RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 Paix à Ahirès.

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Serafim


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MessageSujet: Re: Paix à Ahirès.   Mar 1 Mar - 19:13

La présence d'Athéna et celle du maitre des mondes souterrains, avait quelque chose de chimérique, un peu comme si la lune faisait son apparition en plein milieu de la journée. L'ennemi déclaré de son camp se trouvait en sa présence à quelques pas de sa déesse protectrice et il ne pouvait qu'assister impuissant à cette scène. Les paroles d'Athéna se voulaient réconfortantes, mais le chevalier à l'armure d'argent ne pouvait s'empêcher d'être inquiet, en guise d'acquiescement il se contenta de se prosterner, un genou à terre la tête penchée vers le sol.

« Très bien. »

C'était bref et court, mais que pouvait-il dire de plus et surtout que pouvait-il faire de plus. Ce n'est que lorsque le dieu Apollon vint compléter le trio divin que le chevalier d'argent se sentit soulagé. Un sentiment étrange, surtout si on sait que le dieu du soleil avait comme mission d'escorter Athena en Olympe pour qu'elle soit jugée.

Silencieusement Serafim écoutait les dieux converser entre eux, se demandant par moment s'il ne rêvait pas éveillé, mais ce n'était pas le cas, cette sensation de suffoquement, cette impression que son cosmos se noyait dans l'atmosphère éthérée que dégageait les êtres divins, tous ces signes lui démontraient que ce qu'il vivait était vrai. Aussi Divines qu'elles pouvaient être, les paroles du dieu Apollon eurent pour effet de provoquer la colère du chevalier du corbeau, bien entendu il s'efforça de sceller ses sentiments au plus profond de son être, afin que son corps ne trahisse pas ses pensées. Il ne s’était jamais vu comme une pièce d’échec qu’on pouvait déplacer ou sacrifier a loisir, Apollon avait tort.

Apollon finalement convia les autres divinités à le suivre dans le domaine des dieux, c'est à ce moment que Serafim sortit de sa réserve.

« Un instant. »

Réalisant que ce qu'il faisait pouvait être interprété comme un blasphème, le chevalier du corbeau, courba la tête un peu plus et essaya de reprendre la parole avec une voix hésitante et tremblotante.

« Pourquoi les juger, il est vrai que notre existence est insignifiante, nous n'avons ni votre sagesse, ni votre puissance, mais nous avons notre propre volonté, ceux qui ont péris aujourd’hui sont morts en suivant leurs propres choix. »

Il n'arrivait pas à croire qu'il venait de dire cela, en voulant défendre sa maitresse il avait aussi fait la plaidoirie d'Hadès, mais il pensait vraiment ce qu'il disait.

« Les hommes se battent et s'entretuent parce qu'ils le veulent, parce que c'est dans leur nature, le vrai coupable est celui qui nous a façonné ainsi. »

Il en avait trop dit et il s'empressa de couvrir sa bouche avec sa main, mais le mal était déjà fait, cela ne pouvait empêcher le blasphème qu'il venait de prononcer d'atteindre les oreilles divines de ses orateurs.
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Arianna


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MessageSujet: Re: Paix à Ahirès.   Dim 6 Mar - 18:42

Se fut après une petite moue qui fit sourire Athéna du coin des lèvres qu’Apollon prit la parole à son tour. Bien qu’elle garda le silence durant son discours, elle n’en pensait pas moins des propos du dieu solaire. Au moins était-elle ravit que la rencontre avec ses chevalier, fusse-t-il qu’un, se soit bien déroulée.

La déesse tressaillit lorsque son frère lui caressa les cheveux. Il était certain que de tous les dieux du conseils la plupart trouveraient de bons arguments contre elle et bien qu’elle ne le montra pas elle redoutait ce jugement qui l’obligerait à renoncer à la Terre. Tout comme les Saints qui luttaient pour préserver la paix, elle lutterait pour que la Terre ne tombe pas sous le joug d’un autre dieu qui ne ferait que causer la perte de l’humanité. Aussi lorsqu’il proposa qu’elle et son oncle le suive, allait-elle prendre la parole mais la voix du chevalier d’argent du Corbeau la coupa, alors qu’elle avait à peine ouvert la bouche. Se courbant encore plus il s’adressa aux trois dieux d’une voix hésitante mais claire. Ses paroles touchèrent la déesse.

Dans le fond il n’avait pas tort et sans doute qu’Apollon se rangerait de cet avis lui aussi mais malheureusement la volonté humaine n’avait que peu d’importance pour d’autres dieux… A ses dernières paroles la déesse fronça légèrement les sourcils, voilà bien des mots qui ne risquaient pas de plaire et le Saint s’en était rendu compte lui-même. Athéna fit quelques pas vers le jeune chevalier et prit la parole, ses traits et sa voix restant doux.


« Nous pourrions lancer un débat sur desquels de Prométhée, Pandore, Zeus ou même de moi-même est le plus coupable de la condition humaine, mais je crains que nous n’ayons actuellement pas le temps pour cela. »

Elle posa alors doucement sa main droite sur l’épaule du chevalier et lui sourit.

« Je te remercies d’avoir mené Apollon jusqu’ici, j’aurais une nouvelle mission à t’octroyer. J’aimerais que tu fasses passer ce message aux Saints que tu croiseras et qui seront disponibles. Que ceux qui sont aptes, rejoignent Rodorio et participent à le reconstruction. S’il reste des blessés qu’ils soient amenés ici à Ahirès. »

Retirant alors sa main de l’épaule de l’homme, elle ferma doucement les yeux et se concentra. Bien que le Saint du corbeau soit au courant de son départ pour l’Olympe, la déesse préférait tout de même prévenir ne serait-ce les chevaliers d’or d’elle-même. Une pâle aura d’or blanc fit luire son sceptre et elle s’adressa alors aux Gold qui étaient tous réunis. Une fois fais elle rouvrit les yeux et se tourna vers Apollon.

« Je te suis. Il me tarde d’en finir avec cela… »

L’impatiente n’était guère le lot de la déesse de la guerre et de la sagesse, mais bien qu’elle sache que la raison du conseil était importante, il était certain que certains allaient lui faire perdre son temps en propos inutiles… Pour certains dieux elle imaginait déjà les commentaires qu’ils lui adresseraient… La déesse se retint de soupirer une nouvelle fois. La lutte risquait d’être rude mais elle était prête, la détermination qui pointait dans sa voix et brillait dans son regard le prouvait.
La jeune femme se tourna une dernière fois vers Serafim et inclina légèrement la tête pour le remercier une dernière fois avant de reporter son attention sur son frère et de le suivre quittant les frontière du Sanctuaire.


--------
---> Olympe
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Serafim


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MessageSujet: Re: Paix à Ahirès.   Dim 6 Mar - 23:10

Il s'attendait à recevoir les foudres de la colère divine des êtres suprêmes pour avoir osé prononcer de telles paroles en leur présence, mais point de tonnerre plutôt la voix douce et mélodieuse de sa déesse qui réchauffa son cœur meurtris. Quand l'incarnation d'Athéna posa sa main sur son épaule, il sentit son armure vibrer, à moins que ce ne soit lui-même qui tressaillit à ce contact.

Athena mit donc fin à sa mission d'escorte. Les sentiments de Serafim étaient un peu mitigés entre le soulagement et la crainte. Mais à part avoir confiance en Athena, il ne pouvait rien faire de mieux, de toutes les manières, le chevalier du corbeau reçut une autre mission à exécuter, celle de délivrer un message aux autres chevaliers.

« Vos ordres seront exécutés. »

Répondit à haute et intelligible voix, le maitre des corbeaux. Le jeune chevalier s'était redressé prêt à partir pour exécuter sa nouvelle mission. A son tour il inclina humblement la tête pour répondre à la salutation de la jeune femme, qui entamait son voyage vers l'Olympe. Tout en contemplant la silhouette des trois dieux s'évanouir dans l'horizon comme un mirage disparaitrait, le saint d'argent murmura.

« Et surtout revenez vite, nous avons besoin de vous. »

Une déclaration accueillie par ses amis à plumes par un opéra de croassement, il semblerait que ses corbeaux partageaient aussi son opinion. Serafim se tourna en direction de la chambre du grand pope, il se rappelait que Signun du sagittaire avait dû le quitter précipitamment, la bas aussi un événement crucial était en cours, il en avait la certitude.

Maintenant il fallait rendre compte de la situation aux autres saints et le chevalier du corbeau disposait d'alliés précieux pour ce genre de travail. Ses compagnons aux plumes d'ébène étaient très sensibles à l'odeur du sang, mais ils pouvaient aussi repérer le cosmos d'autre chevalier.

« A vous de jouer, retrouver d'autres saints. »

A peine avait-il fini de parler que les oiseaux s'envolèrent vers le firmament, sous le regard apeuré des habitants qui devaient se demander si le jeune chevalier aux corbeaux représentait une menace. Serafim n'eut pas longtemps à attendre, deux de ses éclaireurs revinrent, le premier se posa sur son épaule, tandis que le second plus imposant se servit de l'avant bras comme perchoir. Le plus gros poussa un croassement en ouvrant les ailes, curieusement Serafim lui répondit.

« Très bien, je te suis. »

Comment pouvait-il communiquer avec les corvidés, cela resta un mystère, mais c'était une des spécificités du chevalier du corbeau. Suivant son éclaireur sombre, le chevalier du corbeau entama une course vers les douze temples du sanctuaire, bientôt rejoint par d'autres serviteurs ailés.

Arrow Temple du bélier
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Apollon0123


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MessageSujet: Re: Paix à Ahirès.   Mar 8 Mar - 11:20

    Athéna avait écouté sans mot dire les paroles de la Divinité Solaire... Le Seigneur d'Outre-tombe n'avait lui même pas ouvert la bouche pour s'opposer à ses dires... Que fallait-il en juger..? A croire que tous les deux se résignaient sur leurs sorts qui à ce moment précis leur apparaissait si funeste...

    Quelle ne fut pas sa surprise en entendant le jeune Saint ouvrir la bouche... Des mots remplis d'inepties et de sagesse liés à son jeune âge et à sa brève perception du monde, sa petite existence en tant que mortel n'était que brève et éphémère et malgré ce statut il osa défier les paroles Divines...

    Mais au lieu de rester droit et fier, la crainte envers les Dieux de l'Olympe était trop présente et trop forte pour un mortel... Aussi celui-ci prit le pli de se rabaisser encore plus contre le sol... Cette image provoquée par le Saint et les Dieux renvoyée à une métaphore ou le mortel était une bactérie alors que les Dieux représentaient les planètes...

    Malgré tout cela, les paroles avaient été dites avec tant de véhémence et de volonté forçait l'admiration... Tant de simples paroles proférées au travers d'une existence si courte... Certes les humains ne portaient pas en eux la Sagesse éternelle mais ils étaient empreints d'une volonté sans faille et c'était grâce à celle-ci que les Dieux s'étaient écartés pour les laisser mener leurs vies...

    Apollon n'était pas un Dieu colérique pour autant et tout grand orateur qu'il était, il laissait la parole à tous, mortels comme Dieux, sans émettre de jugement de valeur... Les humains l'avaient éblouis par certains aspects et déçus sur bien d'autres mais telle était sa ligne de conduite et ce, grâce à cela, il était devenu un Dieu respecté par tous...

    Il laissa Athéna sermonnait délicatement son Chevalier... Sa jeunesse excuse sa fougue et son imprudence mais avant que le jeune Chevalier ne parte pour sa nouvelle mission il lui confia quelques paroles...

    ♫♪ -"Chevalier d'Athéna, bien que la voie de la Sagesse soit accessible il est parfois bon de ne pas exprimer ses sentiments... Tu parles de choix et de volontés humaines... Et ensuite de votre nature, de la faute des personnes qui vous ont créées..
    A qui la faute jeune mortel..? Est-ce ta nature, notre faute, qui te pousse à te battre..? Ou bien ta propre volonté pour servir ta Déesse..? Te bats-tu pour ta propre cause ou penses-tu être un pion..?
    Libre à vous de ne pas vous soumettre à votre statut mais votre volonté et votre sagesse est bien faible en comparaison des Dieux... A moins de vous élever, vous ne serez à jamais que des pions pour les Dieux... Enfin... Peut-être qu'un jour un nouvel "Icare" viendra à moi... Médites ces paroles et ces questions, Chevalier, parce que la voie de la Sagesse commence par la compréhension de soi avant le jugement des autres..." ♫♪


    Il espérait à travers ces phrases que le mortel réfléchisse à ses paroles prononcées sous le coup de l'émotion et non de la raison comme il aurait aimé... Se détournant du Chevalier qui prenait son envol... Il acquiesça les dires de la Déesse avant d'enjoindre elle et le Seigneur des Enfers, étonnamment muet, à les suivre...


Arrow Salle des Dieux du Conseil
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Gabriele


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MessageSujet: Re: Paix à Ahirès.   Ven 25 Mar - 19:10

Le véritable combat allait pouvoir commencer contre l'ennemie de toujours du Dieu des Enfers. Et personne ne pourrait s'interposer. Pas même un simple humain, et encore moins le Dieu d'une autre contrée. L'enjeu était bien trop grand pour laisser filer une occasion en or comme celle-ci. Un coup d'épée suffisait juste pour décapiter la tête de Athéna, et Hadès ne le savait que trop bien. Depuis le temps qu'il attendait ça, afin de transformer une bonne fois pour toutes la planète à son image. Entouré de son puissant cosmos pourpre, il se mit alors en garde sans plus attendre, déjà prêt à charger la jeune femme au sceptre. Mais finalement, toutes ces minutes précédentes perdues à écouter chaque intervenant ne lui jouèrent pas en sa faveur.

Le ciel, qui était déjà repeint par les ténèbres du Sombre Monarque dès son arrivée, devint encore plus instable, et prit bientôt une nouvelle teinte intriguante. Des lumières blanches flashèrent ensuite ça et là dans les cieux. Puis le sol se mit à vibrer fortement, dès que des éclairs destructeurs firent leur entrée en matière. Un cosmos aussi incommensurable que tous ceux des divinités présentes s'imposa en maître. Quelques arcs électriques grondèrent très sévèrement dans les oreilles des deux rivaux divins, et une voix grave et solennelle résonna.

Le Seigneur du monde souterrain baissa la tête sans mot dire, et écouta l'intrus qui n'était autre que son frère Zeus ! Ce dernier annonça la fin de la Guerre, mais aussi et surtout, que le Conseil des Dieux avait été réformé. Cela ne voulait dire qu'une seule chose. Toute l'Olympe allait pouvoir mettre son grain de sel à propos des derniers événements survenus. Peut-être même aussi sur toutes les autres Guerres que Athéna et lui-même avaient mené jusque-là.
Hadès calma donc ses intentions meurtrières à l'égard de la fille de la déité de la Foudre, sachant qu'il n'était plus en position de force, et abandonna sa fidèle épée. Que pouvait-il faire de plus, si ce n'est se rebeller vainement ?

Puis, comme si la lumière du tonnerre ne suffisait pas, ce fut au tour d'Apollon de faire son apparition, et d'apporter sa lumière. Le Dieu solaire venait justement à la rencontre des deux belligérants. Il avait apparemment pour mission de les ramener à bon port, vers la résidence céleste, là où ils passeraient tous deux en jugement. Après quelques gestes amicaux entre frère et soeur, Apollon désigna le chemin. Toujours aussi taciturne, le souverrain du Monde des Morts ne se manifesta donc guère, et préféra les regarder s'éloigner, plutôt que d'avoir à marcher à leur niveau. De toute manière, quoiqu'il advienne, Hadès ne pouvait pas se défiler, et lui aussi prendrait la route vers la salle du conseil.

Après quelques longues et pensives réflexions, le Dieu infernal se décida enfin à emboîter le pas des deux tourtereaux fraternels. Ruminant une dernière fois sa défaite sur la Terre, il leva les yeux au ciel et se laissa attirer par sa nouvelle escale. L'Olympe.


=> l'Olympe.
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Raïmi


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MessageSujet: Re: Paix à Ahirès.   Ven 29 Avr - 18:22

=> Cap Sounion


La course folle, au travers des champs et des bois, arriva bientôt à son terme. Les pupilles de Raïmi s'en étaient vraisemblablement tenues au strict minimum. Fixer droit devant lui et pas ailleurs, pour ne pas perdre une seconde de distraction à son élan. Pas même un gage pour le perdant qui n'arriverait pas le premier sur place. Le sprint ne fut donc qu'un sprint sans encombres et sans rencontres de simples mortels à démembrer, broyer ou écarteler. Ça aurait pu agrémenter le voyage du combattant, démontrer sa force et ses talents à une Marina. Mais non. Raïmi fonça aveuglément jusqu'à Ahirès.

Ahirès... le village qui ressemblait étrangement à Rodorio, mais en moins dévasté. Pourquoi ? Parce que même si le Ver l'ignorait, ou ne voulait se l'avouer, il n'y avait pas eu de bataille finale entre divinités, malgré une certaine trace de cosmos résiduel. Il faut dire, même Zeus avait survolé la zone, sans compter la longue liste des autres divinités passagères.
Par contre, on sentait bien l'exode massif des habitants de Rodorio en ce lieu. Il suffisait de voir les riverains s'affairaient ici et là, sortant d'une maison, entrant dans une autre, et vice versa. Il y avait évidemment aussi, les fameux blessés qui n'arrêtaient pas de souffrir. Le bossu ne mit donc pas longtemps à deviner que le bénévolat allait bon train.

Il sourit à ce spectacle, alors qu'il se remémorait ses scènes de barbarie avec son compère du Rhino. Ce dernier avait eu l'idée saugrenue de baffer les pauvres passants, à coups de mûle. C'était le bon temps. Même encore maintenant, les tentacules du Ver le démangeaient déjà. Il devait sûrement avoir deux ou trois veuves qui avaient besoin d'affection ? Cependant, le bossu s'en tiendrait à sa mission. Alors il resta planté sur son perchoir, et contempla le paysage un moment. De là où il était dissimulé, personne ne penserait à chercher. Le toit de la première maison venue, histoire d'avoir un vif tour du propriétaire... enfin, du village.

_ C'est bien ici que Sa Majesté Hadès est venu alors, se dit Raïmi, pour lui-même.

Il tourna ensuite la tête vers sa complice, avant de reprendre.

_ Je nous fraye un passage, bouge pas !

Le Spectre plongea tout bonnement de son étage et disparut aussitôt dans le sol, en tournoyant comme de la viande chauffée sur une broche. Crak ! Une légère secousse, un écran de fumée, et le tour était joué. La terre déchirée ressemblait maintenant à un chemin vers les égoûts des Tortues Ninja.

La tête de Raïmi ressortit du terrier et se figea sur les jambes de Tsing. Comme par hasard, il avait visé juste pour y faire son nid souterrain. La aïnoue se fit accueillir par une paire d'yeux ronds malicieux, qui n'attendaient plus qu'on les rejoigne.

_ Par ici, ce sera moins louche, lança-t-il, la bave au coin de la lèvre. Et comme je l'ai déjà dit, personne n'aura vent de notre présence, héhéhé.

Moins louche ? Ça dépendait surtout de quel point de vue on se plaçait !

Néanmoins, il avait sans doute raison, après tout. Mais bondir de toit en toit aurait aussi pu faire l'affaire, ou se couvrir d'une cape ou autre vêtement. Toujours est-il qu'à la surface, les chances de paraître suspect étaient largement plus grandes tout de même. Autant à cause des badauds que les Saints alentour. Alors, pour la Tortue-lyre, il ne semblait pas lui rester de nombreux choix, en fin de compte, si ce n'est patienter là, peut-être, et faire le guet.

Pourtant, le bruit du marteau-piqueur allait, qui sait, attirer des proches curieux ? Oups ! Et qui reboucherait le trou ?


/hrp: pour pas créer un topic "Ahirès bis" (lol), je me permets donc de poster à la suite.
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Tsing


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MessageSujet: Re: Paix à Ahirès.   Dim 1 Mai - 14:22

=> Cap Sounion


Tsing avait suivi sans broncher le spectre du ver dans sa course ininterrompue. Toujours méfiante vis-à-vis du sombre individu, elle espérait néanmoins pouvoir rencontrer les dirigeants des Enfers pour leur demander leur assistance : l'inquiétant cosmos qu'elle avait ressenti à Atlantis l'y incitait, et dans son innocence, même si l'Enfer lui inspirait a priori une sensation de danger, elle espérait y trouver de l'aide et des explications, car l'ambassadeur Raïmi lui avait laissé entendre qu'elle y trouverai des réponses ...

Le paysage que les deux compères devaient rejoindre n'était plus qu'un champ de ruines irradié au cosmos, successivement blessé, brûlé, maudit, puis reconstruit, guéri ... Quelques maigres fleurs avaient poussé à l'aide de cosmos d'origine humaine sur les décombres. Tsing considéra les lieux avec une certaine curiosité. A quoi bon reconstruire, sachant que ce lieu était voué à la destruction pendant les guerres ? Si sauver des vies humaines était si important pour les chevaliers, pourquoi autoriser des gens à s'installer ici. Elle fit part de son étonnement à Raïmi en jouant un petit air de lyre en sourdine, après avoir vérifié que personne ne se trouvait dans les environs.

~ Seigneur Raïmi, ce sont bien des habitations que je vois en pleine reconstruction. Pourquoi les saints d'Athena gardent-ils leurs proches tout devant leur sanctuaire ? N'est-ce pas le pire endroit pour des gens qui ignorent tout du maniement du cosmos ? L'oiseau construit son nid sur les plus hauts arbres, le renard met ses petits en sécurité dans son terrier, l'ours cache sa famille dans les grottes au pied des montagnes ... Pourquoi ces guerriers placent-ils ce qui leur est cher sur le passage obligé de leurs ennemis ? ~

Après avoir analysé la situation de son côté, Raïmi avait conclut au passage d'Hades en ces lieux. Et aussitôt il décida de passer à l'action en forant un passage dans le sol. Tsing le fixa un instant tandis qu'il affirmait que ce serait le meilleur moyen pour éviter de se faire pincer. Elle lança un regard à la ronde. Oui, ils seraient moins repérables à découvert, d'autant plus que leurs armures ne leur donnaient pas une allure franchement banale pour une infiltration incognito. Et comme le Ver commençait à reluquer beaucoup trop les jambes de la guerrière pour leur propre bien, elle sauta d'un bond dans le tunnel sans faire d'histoires.

Il faisait sobre là-dessous, et mieux valait ne pas être claustrophobe. Cependant, Tsing n'avait pas spécialement de phobies, et il lui était déjà arrivé d'explorer des grottes sous-marines où le danger n'est pas en reste. En une petite volée de notes, elle demanda au spectre comment il comptait s'y prendre.

~ Au fait, comment saurez-vous où nous devrons déboucher ? Avons-nous une destination précise ? ~

Il ne s'agissait pas de sortir de là pour tomber en plein milieu d'une auberge accueillant une tablée de chevaliers d'or ou dans la fosse aux ordures du village. Sans parler d'un éventuel charnier, après les récents évènements ... L'aïnoue se guida à tâtons en longeant la paroi du trou. Elle préférait rester dans le noir plutôt que de faire joujou avec son cosmos. De toutes fafçons, à part suivre le Seigneur Raïmi, il y aurait peu de choses à faire, sinon couvrir leur progression, lorsque l'autre ferait son travail de taupe.
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Raïmi


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MessageSujet: Re: Paix à Ahirès.   Lun 2 Mai - 22:47

Raïmi avait d'abord agité les mains en tirant la grimace, lorsque Tsing dégaina son instrument de prédilection. Elle, qui appréhendait de tomber sur l'ennemi plutôt deux fois qu'une au début, voilà qu'elle allait chatouiller les cordes de sa lyre. Ouf ! Fort heureusement, elle pensa à baisser le volume au mini. De toute manière, il n'y avait pas d'autres moyens plus efficaces pour correspondre avec le Ver. Alors qu'il le voulait ou non, il fallait faire avec. C'était rigolo, en fin de compte. Les voix qui résonnaient dans son heaume n'étaient plus que des chuchotis. Le Spectre écouta le long discours et tendait parfois l'oreille dans le vent, par réflexe, s'assurant sans doute de bien capter les ondes.

_ Hmm hmm, avait-il simplement répondu, le poing fermé sur son menton. Peut-être pour nous divertir, ou pour éloigner les combats de leur Sanctuaire si cher à leurs yeux. Mais je ne me lasse pas de les voir mourir. Une fois partis pour un monde meilleur, ils n'auront plus à se soucier de l'hypocrisie de ces soi-disants protecteurs de l'Humanité. Car Sa Majesté Hadès est bon. Encore meilleur que cette maudite Déesse de la Justice. Il saura les accueillir et leur donner un nouveau départ. Sans crainte du mensonge et du chaos.

Après quoi, il n'avait plus qu'à ravaler sa goutte de salive au coin de la bouche. Tsing s'engouffra à son tour sans plus de délai dans le terrier du lapin euh... noir. Wouah ! Si Raïmi s'attendait à ça. Eh bien ma foi, peut-être que la confiance entre les deux compères s'installaient encore et encore. Évidemment, il ne souhaitait pas un tel rapprochement du genre... surtout si c'était pour recevoir de nouveau les semelles de la jeune aïnoue dans le visage.

_ Hmpf ! Se plaignit-il, une empreinte de pas poussiéreuse entre les deux yeux.

Puis de nouveau présentable, il trempa son doigt sur la langue, le pointa dans le vide, et fit mine de détecter les vibrations cosmiques de sa divinité dans les environs. C'était très con, bien entendu. Mais pendant ce temps, ses tentacules se chargeaient de cosmos obscur. Non, il n'avait pas l'intention d'enlacer qui que ce soit !

_ Comme ça.

Ses foreuses de l'Enfer s'étaient enchevêtrées l'une dans l'autre. Tout à coup, tel un bélier du GIGN, la huitaine d'appendices défonça les entrailles de la terre. Sans s'arrêter, elles partirent au loin en éclaireur. Miraculeusement, les gens de la surface n'eurent vent d'aucune secousse. Si ça avait été le cas, il aurait fait un piètre Taupiqueur silencieux.

_ Les Profondeurs n'ont aucun secret pour moi, ma chère, récita le bossu. Si le Cosmos de notre Seigneur Hadès peut nous ressusciter grâce à son appel, c'est justement parce que les Spectres peuvent l'entendre. Comme les notes verbales d'une lyre, héhé.

Il se mit à renifler dans la direction du souterrain formé plus tôt. Car c'est bien connu, on écoute avec les narines. Mais c'es surtout aussi que ses tentacules lui servaient de caméras télescopiques, et quelque chose qui n'avait pas sa place dans le décor, il le remarquerait aisément.

_ Et là, il est tout près. Tu n'as pas peur du noir, dis ?

Il était temps de ramper, sur ce. Désolé pour les salissements à venir. Raïmi avançait d'habitude comme un palet de curling, sur son terrain de jeu. Mais avec une novice, il décida de s'engager en douce. De plus, il éviterait ainsi de donner à manger des confétis de cailloux à sa copilote.

Étrangement, arrivé à une sorte de carrefour, un rais de lumière brillait, provenant du ciel. Le Spectre avait-il encore foiré ce coup, dont il était pourtant si fier ? L'infiltration, c'est sa grande passion, bordel ! Avançant alors avec une discrétion de velours, sa tête finit par se placer dans la lumière. Oups ! Des gens s'activaient au-dessus... de quoi inquiéter la Tortue-lyre ?

_ Euh, c'est pas moi, ça, s'excusa-t-il piteusement, en revenant dans les yeux de la fille.

Peut-être était-ce la foudre de Zeus, ou tout autre dommage collatéral d'une bataille cosmique. Par ailleurs, le sol était sacrément calciné à cet endroit. Les Dieux n'y avaient vraiment pas été avec le dos de la cuillère, dirait-on. Bref, les deux zouaves feraient mieux de traverser rapidement. Sinon, les témoins gênants ne vivraient pas longtemps.
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Tsing


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MessageSujet: Re: Paix à Ahirès.   Jeu 5 Mai - 23:11

A la suite du foreur des Enfers, Tsing avait progressé à tâtons dans le boyau souterrain nouvellement creusé. Comme le bossu n'avait pas pour ambition de faire passer une route là-dessous, la musicienne était contrainte de ramper derrière le spectre de la soumission. Cela prenait un certain temps, alors la jeune aïnoue avait tout le temps de méditer sur les paroles pour le moins étranges du ver. Hades offrirait une vie meilleure aux humains une fois qu'ils seraient morts et qu'il l'aurait emporté ? Une vie sans mensonge et sans chaos ? Tsing se demanda un instant si elle ne s'était pas trompée de dieu. Voilà qui était terriblement tentant, à première vue.

* Finalement, le Seigneur Ver n'est peut-être pas aussi hostile qu'il en a l'air. *

L'étrange méthode de repérage du suppôt d'Hades les mena dans un endroit non moins étrange : un trou dans le sol. En se redressant, la musicienne se rendit compte qu'elle avait posé les mains sur un sol rocailleux dont la surface était recouverte d'une pellicule de cendre, comme si la foudre avait frappé à cet endroit. Une grimace de contrariété tendit ses traits en contemplant ses paumes noires, et elle entreprit de les essuyer consciencieusement sur la paroi de pierre qui faisait le tour de la crevasse où ils avaient abouti. Ou plutôt le puits, au vu de la margelle tout en haut, avec son armature métallique qui se devinait, malgré son piteux état. L'ouvrage en fer forgé avait littéralement fondu sous les éclairs. Cela sentait le souffre, pourtant, pas la moindre trace d'un quelconque Seigneur des ténèbres dans les parages.

A cor et à cri, le Ver se défendait que ce n'était pas de sa faute. Pourtant, Tsing ne lui reprochait rien a priori. Elle se contentait le regarder de ses grand yeux ronds et noirs, sans perdre son calme, et lui adressait cette même expression interrogative que tout à l'heure, lorsqu'il lui expliquait que l'appel d'Hades était comme des ondes de musique. L'aïnoue tendit l'oreille pour vérifier que personne se s'approchait. Elle se tourna vers son compagnon d'aventure, l'air un peu embêtée de se retrouver coincée là. Puis elle humecta son doigt de sa langue et le tendit à son tour en l'air, pour voir si elle parviendrait à capter des vibrations cosmiques susceptibles de les sortir de ce mauvais pas.

* Voyons voir si ça marche. Moi, les vibrations, ça me connaît. *

Pendant une minute, l'aïnoue se mit à l'écoute de son environnement, de l'espace, des êtres qui les entouraient, des cosmos qu'elle pouvait ressentir au loin. Peu à peu, elle sentit diverses présences, plus ou moins faciles à cerner. Il y avait en particulier en endroit qui regroupait une concentration de cosmos flous. Drôle comme il y avait du marina là-dedans. Pourtant, cela n'avait aucun sens, la guerre était certes finie, mais les saints n'étaient pas non plus leurs amis ... Pour en avoir le coeur net, Tsing se dépécha de grimper la paroi de pierre en silence. Elle mit doucement le nez dehors, à l'air libre.

* Ah, nous sommes en bordure du village. La concentration de cosmos de tout à l'heure, c'est au-loin, dans ces montagnes ... Je ne vois pas où pourrait être le Seigneur Hades, dans ces conditions. Que s'est-il passé de ce côté ? Il y a des trous et des failles partout, ce n'est qu'un vaste chaos. Ce n'est pas normal que la foudre tombe comme ça et ... *

Tsing fut interrompue dans ses réflexions par un bruit de voix. Elle rentra aussitôt la tête dans les épaules et descendit au fond du trou en quatrième vitesse. Agitée par la crainte de se faire découvrir, elle agita les bras en faisant signe à Raïmi de fendre la roche. Ce qui voulait dire en d'autres termes plus explicites : ''IL FAUT SE TAILLER !'' Puis, elle attendit anxieusement que le Ver agisse, lançant quelques regards inquiets en direction de la bouche du puits, l'oreille aux aguets.
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MessageSujet: Re: Paix à Ahirès.   Sam 7 Mai - 22:49

Si on avait décidé de traverser le village par les tréfonds, ce n'était en aucun cas pour y dépasser la tête au moindre couloir de secours du tunnel créé. Mais Tsing était intriguée tout de même. Ou peut-être étouffée. Il est vrai que le souterrain ne pouvait pas accueillir n'importe qui. Un simple gosse aurait eu des chances d'y mourir asphyxié en deux tremps, trois mouvements. Alors Tsing, tel un mammifère marin, se sentit obligée de regagner la surface pour y reprendre son souffle. Ou tout du moins, quelque chose du genre. C'était ce que croyait le Ver, en tout cas. Elle grimpa aux parois du tube et consulta le spectacle à l'air libre. Comme il fallait s'y attendre, des villageois faisaient des va-et-vient dans les environs.

_ Mais qu'est-ce que tu fais !? S'inquiéta Raïmi. Puisque j'te dis que ce tunnel-là n'est pas de mon cru !

Mais la Capitaine avait dû sentir les différents Cosmos aussi, qui subistaient encore dans la place. Qu'est-ce qui pouvait tant lui accaparer de temps là-haut ? Un coup d'oeil n'aurait dû lui prendre qu'une fraction de seconde. Peut-être que quelque chose clochait après tout.

Le Spectre soupira dans son coin, tout en surveillant sa comparse alpiniste. C'est sûr, la lumière du soleil ne passait plus aussi clairement qu'auparavant, désormais. Néanmoins, le contre-jour offrait toujours une vue splendide. Raïmi resta donc là, sans bouger, la tête renversée. Malheureusement pour lui, le matage tourna court lorsque la jeune femme redescendit en catastrophe au fond du gouffre. Rha, zut ! Le pervers dut se remettre aussitôt de ses émotions, s'il voulait espérer comprendre les trois-quarts d'explications muettes de la Capitaine. Elle avait vraiment l'air agitée, tout à coup.

_ Quoi ? T'as tout fait foirer ? Et tu as donné notre position à l'ennemi ? S'affola-t-il, sidéré et tentant de retranscrire la mimique. Eh m*rde ! Si on s'en sort, faudra qu'on ait une autre conversation, toi et moi !

Il grogna une dernière fois entre ses dents, puis se mit au travail. Bien sûr, il savait ce qu'il lui restait à faire dans des cas comme ça.

Tentacules à la rescousse, il leur commanda de creuser davantage. La huitaine de pioches câblées s'enfoncèrent dans la terre, dans la seconde. Encore et toujours, big boum, badaboum ! Une énième portion de leur mine fut grattée sur une dizaine de mètres déjà. Par contre, cette fois-ci, Raïmi employa les grands moyens, en ce qui concerne le déplacement. Il démarra donc sur les chapeaux de roues, en prenant soin d'emporter la Tortue-lyre dans son sillage. Maintenant, si un curieux en pleine ronde se penchait, il n'y verrait que silence et ténèbres.

Plus loin sous le village de Ahirès, Spectre et Marina firent une autre halte. La dernière, espérons-le. Une nouvelle cavité leur montrait le chemin vers la lumière, à la verticale. Raïmi décida d'escalader. Chacun son tour, non mais !

_ Je passe le premier, fit-il à voix basse.

Étrangement, il n'y avait plus âme qui vivaient par ici. Pourquoi ? Comment ? Le terrain était fissuré de part en part. D'autres trous parsemaient le sol, ornés de débris en tout genre. D'habitations, principalement. Bref, un bout de décor quelque peu entaillé, en somme. Était-ce à cet endroit précis que Sa Majesté Hadès avait engagé le combat contre Athéna ? Tout portait à le croire. De plus, les émanations cosmiques divines du Royaume des Morts semblaient justement plus frissonnantes dans ce périmètre.

_ C'est bon, rien à signaler, lança le bossu ensuite via l'égoût improvisé.

Ils étaient certes à découvert, tandis que les bénévoles avaient les yeux rivés ailleurs pour l'instant, mais il fallait maintenant opérer au grand jour, en priant pour ne pas y élire domicile trop longtemps.

Raïmi éleva ses tentacules dans les hauteurs, et laissa ses appendices aux extrémités oculaires fouiner pour son compte. L'objet de tant de convoitise ne tarda pas à apparaître. Obscur, maléfique, mais éblouissant dans l'iris des huits pupilles de la Soumission. L'épée d'Hadès était étalée sur le sol, au beau milieu de ce sol meurtri. Et personne n'avait encore osé l'approcher, dirait-on. Sans doute que l'arme démoniaque avait le don d'écarter les infidèles.

_ Wouah ! S'excita Raïmi en s'avançant vers elle. Alors l'épée de Mon Maître continue de dégager autant de puissance, même sans sa main !

Aveuglé par des idées de domination future, il ignora même Tsing quelques secondes, pour le coup, et se disait donc que les affaires pourraient, pourquoi pas, reprendre plus vite que prévu. Désolé Capitaine ! On est juste venu pour un bout de métal. Mais celui-là, quand il pique, il fait très mal.

Il s'accroupit pour mieux la savourer des yeux, et toucha le manche de l'index. Une insolite onde de choc tonna dans l'air, et le ciel bleu azur semblait commencer à prendre une teinte pourpre.
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MessageSujet: Re: Paix à Ahirès.   Mar 10 Mai - 19:51

Arrow Temple du Bélier

    Venant de contourner le village de Rodorio, Caeron ressentait de plus en plus un cosmos sombre et violent, de nature divine certainement. La teinte pourpre du ciel ne fit que confirmer le général dans ses pires craintes ; désormais, il devait faire vite pour éviter un incident diplomatique très grave. Il traversa rapidement un petit cours d'eau et son bois environnant, pour voir apparaître un autre village, il semblait bien plus "vivant" que celui de Rodorio. Les sens toujours en éveil, le Kraken pouvait maintenant percevoir l'épicentre de l'énergie obscure qui se répandait maintenant dans le ciel. Il était clair que les chevaliers du Sanctuaire allaient réagir à ce phénomène, et de façon peu courtoise. Caeron soupirait déjà face aux explications futures à venir, puis il concentra son énergie pour contourner rapidement le village...

    Autour de lui, il y avait des trous béants dans le sol, des cosmos puissants et divins résonnaient encore avec les ombres environnantes. Les chocs du combat avaient du être violents pour noircir la roche à un tel degré, mais maintenant, il était aussi clair que quelqu'un jouait avec le feu. Il profita de l'ombre pour se faufiler à travers la lisière des bois, les cris des quelques survivants d'Ahirès n'étaient pas bon signe. Faisant un bond sur une corniche, il vit des restes d'habitation et une espèce de créature, accroupie près d'un ancien puits à priori en mauvais état. Cette "chose" ressemblait à une pieuvre à sa manière, mais plus noire que les créatures abyssales que le Général côtoyait régulièrement. Il observait la scène, le cosmos divin et obscur semblait émaner de quelque chose d'invisible.

    « Il faut agir vite ! » Pensa rapidement le Général.

    D'un bond, il quittait son point d'observation pour se lier avec les ombres, il disparut un instant pour apparaître derrière la "créature". Elle portait manifestement un surplis avec des tentacules mécaniques tout aussi étrange, elle restait concentré sur son nouveau "trésor" et n'avait même pas pris conscience de sa présence. Il y avait ce trou béant derrière lui, le cosmos iodé, qu'il avait une première fois ressenti, sortait aussi de là. Il vit à ce moment là l'objet de l'attention du "bonhomme", une épée noire et violacée comme l'ébène, avec des runes étranges sur la bas de la lame ; c'est elle qui concentrait ce cosmos incroyable. Caeron fut surpris par la puissance qui se dégageait de cette arme, mais il reprit rapidement ses esprits, il ne disposait que de très peu de temps pour agir.

    Chuchotant quelques mots, le Général posait la paume de sa main sur le sol. Son ombre éclatait alors en filaments sombres qui s'engouffrèrent dans le puits, ils cherchèrent leur proie et la remontèrent à la surface rapidement. C'est ainsi qu'il vit une superbe Marinas, emberlificotée et muette à cause des filaments d'ombres qui paralysaient sa gorge, sortir de son trou. Caeron était quand même satisfait d'avoir trouvé une telle proie, aussi ravissante en plus. Puis, il la jeta en direction de la "créature" encore perdue dans sa réflexion...

    « Bon ! Alors, deux choses, je vous laisse cinq secondes pour me dire ce que vous faîtes ici et dix secondes pour retourner immédiatement au temple sous-marin.... toujours aussi calme. Ensuite, vous m'expliquerez cela plus tard, les chevaliers de la dame, qui se prétends la sagesse incarnée, vont arrivés d'ici peu... Pour les présentations, je vais faire court. Le regard du général devenait glacial et animal. Je suis le Général Caeron du Kraken. »

    Il fit signe en même temps au spectre de prendre l'objet de ses désirs, son regard exprimait qu'il n'avait pas envi de voir un tel "trésor" tombé entre les mains des Saints. Il en allait de l'alliance entre les Enfers et les Océans... Puis, d'un geste, il créait une ombre entourant l'avant bras de la jeune Marinas, il lui chuchota alors à l'oreille que le Seigneur Astre n'appréciait pas les mauvaises surprises de la sorte. Le Général leur précisait un point de rendez vous près d'une des entrées de l'Empire des Sept Mers, et, se faufila dans une ombre pour disparaître sans un mot...

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Tsing


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MessageSujet: Re: Paix à Ahirès.   Mar 10 Mai - 21:36

La communication entre le spectre et la marina restait toujours aussi médiocre, mais l'essentiel était qu'ils fussent passés à travers les mailles du filet. A la rumeur paisible des environs, on pouvait constater que les villageois n'avaient pas remarqué le duo de choc qui avait traversé le sous-sol pour déboucher dans un autre puits. Peut-être se trouvaient-ils en cette heure dans les profondeurs d'une cave, en-dessous du terrain vague apperçu tout à l'heure. Raïmi se proposa pour jouer le rôle d'éclaireur cette fois-ci. Peut-être doutait-il des talents d'espion de l'aïnoue depuis tout à l'heure. Pourtant, Tsing avait passé sa jeunesse dans les bois à traquer les animaux avec les autres enfants de sa tribu et avait peu à envier aux chasseurs les plus discrets.

La Tortue Lyre ne s'en offusqua pas le moins du monde et profita même de cet instant de répit pour épousseter son écaille qui en avait vu pendant la toute dernière ligne droite. Raïmi n'y avait pas été de main morte, et la jeune marina avait eu, en avant-première, une bonne idée de l'effet que cela faisait d'être coincé dans une bétonnière. Alors que l'étoile terrestre de la soumission lui faisait signe que la voie était libre, le regard de Tsing surprit un mouvement dans les airs, dans le dos du spectre. Qu'était-ce ? Un oiseau noir, probablement un corbeau. Quelque chose clochait ...

* Ce n'est pas normal. Les animaux n'auraient pas envie de fréquenter un endroit comme celui-ci, il dégage des ondes beaucoup trop mauvaises. Et puis, les charognards auraient plus de profit à aller dans les arbres près des charniers. *

Quoiqu'il en soit, si un piège s'apprêtait à se refermer sur eux, mieux valait ne pas se trouver dans ce trou sans issue, mais bien plutôt à l'air libre, où la retraite était possible. Tsing renonça à utiliser sa lyre pour prévenir le Ver, et commença à escalader la paroi. Lorsqu'elle émergea pour la deuxième fois, ce fut pour apercevoir son compagnon gadouiller plus loin avec une jubilation proche de celle de l'aventurier qui découvre un trésor. Il annonça qu'il venait de trouver découvrir l'épée de son maître, une arme très puissante, à ce qu'il disait. Ainsi, ils venaient de terminer le donjon, ils n'avaient pas croisé un seul monstre, et voilà qu'ils obtenaient l'épée d'Hadès ? Ebouriffant ... Tsing se hissa pour sortir de la crevasse, lorsqu'une onde de choc lui fit perdre son équilibre. Une fois de plus, la Tortue Lyre se retrouvait au fond du trou, dans la caillasse. Jamais deux sans trois, dit-on.

La guerrière se releva rapidement et lança un regard inquiet en direction du ciel devenu rouge au-dessus de leurs têtes. Et avant d'avoir eu le temps de dire ''Super-Raïmi'', l'adolescente se faisait enlever dans les airs par des filaments d'ombres. Naturellement, la muette fut bien incapable de pousser un seul cri, a fortiori parce que les liens d'ombre l'en empêchaient, mais il suffisait de voir son visage terrifié pour se rendre compte qu'elle avait peur. Elle était aux prises avec un cosmos bien plus puissant que le sien, et s'il lui était hostile, il y avait peu de chances pour elle d'en réchapper.

Lorsque les filaments la ramenèrent à la surface, elle se retrouva nez à nez avec l'un des généraux de l'Empire sous-marin, qui avait l'air particulièrement contrarié de retrouver un capitaine dans un tunnel de ver à Ahires. Lorsque le Kraken la lâcha, la Tortue Lyre se réceptionna sur les mains et rentra la tête dans les épaules, lui lançant le même regard vexé que celui du chat que vous venez de gourmander pour avoir piqué votre portion de cabillaud, alors qu'il n'a pas la moindre notion de ce qu'est la propriété. Non, Tsing n'avait pas l'impression d'avoir mal agit. Elle s'empara de sa lyre pour s'expliquer. Cela prendrait plus de quinze secondes, mais tant pis.

~ Il y a une entité maléfique qui rend les marinas fous au sanctuaire. L'ambassadeur Raïmi doit me conduire aux Enfers où nous trouverons des explications et peut-être une idée pour la contrer ! ~

Tsing faisait référence à un événement auquel elle n'avait assisté que de l'extérieur et qu'elle n'avait pas compris : des marinas rendus ivres par la visite du dieu des délires, Dionysos. Elle ne savait d'ailleurs pas qu'il était parti et que les marinas en seraient quittes pour une méchante cuite qui ne durerait plus trop longtemps désormais. Mais le marina du Kraken ne l'écouta pas plus longtemps : il s'était retiré dans l'ombre, invisible aux yeux de tous. Elle écouta avec un pincement de lèvres ses dernières recommendations. L'aïnoue venait de comprendre qu'elle allait servir d'appât, et ça ne lui plaisait pas du tout ! Elle se tourna vers Raïmi, et continua de jouer de sa lyre enchanteresse qui savait si bien parler à sa place.

~ Il faut se dépècher, ces oiseaux de malheur qui tournent autour de nous ne présagent rien de bon. Ne touchez plus à cette arme, Seigneur, elle a l'air dangereuse. Je vais vous donner ma ceinture pour l'envelopper. ~

Et Tsing dénoua le foulard blanc qui lui ceignait les hanches et le tendit au spectre de la soumission. La Tortue Lyre était nerveuse, et avait très envie d'être déjà partie.
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Oyoken


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MessageSujet: Re: Paix à Ahirès.   Mer 11 Mai - 16:07

    Plusieurs jours s'étaient écoulés depuis sa rentrée au Sanctuaire et pourtant tant de choses s'étaient passées dans ce court laps de temps... Sa victoire contre un Spectre... Ses quelques déboires au temple du Bélier avec plusieurs chevaliers sacrés... Mais pas de combat en vue au cours de cette altercation...

    Au cours de cette escapade il avait tout de même pris conscience de la justesse de son cosmos... Son premier adversaire lui avait posé des problèmes sur le plan physique et les rôles auraient pu être inversés au cours du combat... L'entrainement était donc de rigueur maintenant qu'il avait appréhendé le cosmos et il lui fallut par dessus tout des techniques lui permettant de détruire ses adversaires physiquement et psychiquement... L'une des deux étaient acquises, la seconde beaucoup moins...

    Enfin vint l'appel du Dieu des Forges... Un tournoi allait avoir lieu et quoi de mieux pour tester ses nouvelles armes et assouvir son besoin incessant de combat... Les deux conditions étaient réunis et les combats eurent lieu... Des combats inédits certes... Il fit la connaissance d'un autre Guerrier d'Or... l'Aldébaran du Sanctuaire... Ainsi qu'une Déesse des contrées Nordiques... Leur combats à trois fut rude mais de la satisfaction était à ressortir de cette joute... Ces techniques avaient fait de l'effet et c'était justement ce qu'il cherchait...

    C'est donc rentrant du Mont Etna vers le Sanctuaire que l'atmosphère changea du tout au tout... Un cosmos écrasant tournoyait proche de Rodorio et semblait engloutir le village de son emprise... Mais l'Oiseau de Paradis n'était pas homme à flancher pour si peu... Il se rua alors vers l'épicentre du problème...

    A son arrivée se tenaient deux personnes... Une armure de couleur bleue comme la sienne était présente sur le corps du premier... Une femme d'ailleurs... Mais le second...
    Le sourire d'Oyoken s'élargit d'un cran... Une armure sombre et violette... Et ce cosmos sur-puissant semblait provenir de cet homme... Le Chevalier de Bronze n'était pas apte à maitriser l'étendue du cosmos et il n'avait pas remarquer que ce n'était pas le Spectre qui émettait cette puissance mais bel et bien autre chose qu'il tenait dans ses bras...

    Mais c'était le dernier souci d'Oyoken... Il fondit de toute sa vitesse sur Spectre aux tentacules... La lame d'Aura prête à pourfendre cet homme qui laissait apparaitre un puissant cosmos... Oui, il n'y avait qu'en tuant des gens puissants qu'il serait le plus fort... Cela ne saurait tarder peut être...



//J'ai inclus le tournoi dans mon post comme lien temporel//
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MessageSujet: Re: Paix à Ahirès.   Mer 11 Mai - 20:59

Étouffé et impressionné par l'énergie divine qui se répandait toujours autant dans les environs, Raïmi ne discerna pas le moins du monde, le cosmos d'un nouvel arrivant sur la scène. Il y avait bien des remous de panique des villageois en sourdine, en arrière plan, mais rien de bien méchant ou urgent pour s'en inquiéter. Surtout pas lorsqu'en prime, on venait de toucher le pactole. Ce fut alors la chute de Tsing qui vint le sortir de ses rêveries. Des visions où il se voyait déjà en train de présenter ses orteils nus à lêcher, devant le minoi de Athéna... entre autres.

_ Rha, mais chut ! Murmura-t-il, en restant de dos. Tu vas encore nous attirer des problèmes.

Aussi étrange que cela puisse paraître, une voix lui répondit. D'un mâle, qui plus est ! Une jeune fille qui parlait comme un mec, c'était plus que bizarre. Surtout pour une muette.

Le Spectre pivota d'abord discrètement. Mais en voyant que l'armure était dorée, son sang ne fit qu'un tour. Un Chevalier d'Or ? Ici ? Déjà ? Ouf, non. Juste un Général de Poséidon. Il était bien sympatoche, cet allié, malgré ses strictes directives de brefs délais. Pourtant, on était en droit de se demander pourquoi un Général s'était déplacé en personne en ces lieux ? Mais vu que le compte à rebours des quinze secondes était lancé, lorsque le bossu voulut répondre, la Tortue-lyre s'en chargea aussitôt grâce à son instrument. Après tout, entre Marinas, il était normal qu'elle règle ça.

Puis, Raïmi remarqua enfin l'assombrissement du ciel, tandis que la aïnoue parlait d'oiseaux. Ah m*rde ! En effet, un changement climatique de cette envergure n'aurait rien de très enthousiasmant pour les résidents du Sanctuaire. Mais quand une acolyte propose de se dévêtir, on se dit qu'ils peuvent bien patienter cinq minutes. Bon d'accord, juste un foulard à la taille, certes. Mais du tissu quand même.

_ Tu as raison, merci, fit-il en exécutant la requête de la Capitaine. Avec cet emballage, on se doutera moins de ce qu'on transporte. Ne trainons pas plus longtemps ici, sur ce !

L'étoile terrestre enroba donc l'épée dans le long foulard, mais il fallait s'y attendre. Tout ne se dissimulerait pas à la perfection.

Emballé, c'est pesé ! Et tant qu'à faire, autant fuir en rebroussant chemin sur ses propres pas. Sous terre, en l'occurence. Malheureusement, même un seul pied devant l'autre ne suffit pas au professionnel de la discrétion pour repartir incognito. Quelque chose... ou plutôt quelqu'un heurta méchamment les tentacules de ce dernier, ce qui leur valut de s'emmêler tous deux, le temps d'une glissade de dix mètres dans la terre.

_ Qui va là !? Gueula l'étoile terrestre, figée par la surprise de cet affront soudain.

Il s'était évidemment redressé, éloigné et recomposé, aussi vif qu'un bond de sauterelle. Quant à l'épée, l'arme lui avait glissé des mains pendant la collision des deux hommes en armure.

D'ailleurs, à ce propos, le coupable se tenait pas bien loin, en fait. Un beau jeune homme assez grand... du moins quand on s'appelait Raïmi, et avec une démarche de gorille, tout le monde avait la chance de paraître assez grand. Et il n'y avait pas besoin d'être trop intelligent pour deviner que ce garçon, convié de force, devait être un de ses superhéros de la ligue des Justiciers d'Athéna. Bref, un Saint tout en armure, qui mettrait sans doute tout en oeuvre pour empêcher la taupe de regagner son nid.
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MessageSujet: Re: Paix à Ahirès.   Mer 11 Mai - 23:14

    Regardant tranquillement le drôle de couple qui était devant lui, le Kraken avait trouvé un point d'observation qu'il appréciait. La jeune Marinas portait une Ecaille, de celle que l'on portait dans l'Océan Atlantique Sud. Quand à son compère... Son style "particulier" lui rappelait ces maraudeurs écossais que son père rudoyait, quand ils s'approchaient de trop près de la vieille maison familiale. Ils discutèrent ensemble, pendant quelques instants, sur la meilleure façon de cacher l'arme divine. Mais la remarque des deux compagnons sur l'arrivée des Saints étaient vaines, Caeron voyait déjà apparaître une ombre menaçante à l'orée du bois, dégageant un cosmos extrêmement combatif.

    Cette ombre se détacha rapidement pour bondir sur le pauvre homme à tentacules, que le Kraken surnomma "le poulpe". Ce manque de courtoisie, dans le combat, était un signe de nervosité de l'agresseur... Le choc fût rude et le pauvre "poulpe" fit quelques tonneaux en s'entourant de ses tentacules. Ce dernier se releva, excédé, et injuria la personne qui venait de le catapulter de quelques mètres ; son regard redevint alors tout mielleux, quand il se rendit compte de la cause de son malheur. Le regard de Caeron se reportait alors sur le nouveau venu, son cosmos était d'un rang inférieur, il était juste un peu plus puissant que l'un des chevaliers de bronze croisé au temple du Bélier. Toutefois, il était de ces hommes qui attaquaient deux ennemis potentiels, sans calculer le danger.

    « Voyez vous ca ! Ce jeune homme veut s'attirer les foudres du ciel.... Les chevaliers de la "mijorée" sont vraiment stupides ! » Se mit à penser le Général, en se rappelant le décret du Roi des Cieux.

    Le jeune homme se délectait déjà d'être le témoin d'une violation de la loi divine. Après tout, rien n'interdisait à ces deux là d'être ici, à la condition qu'ils ne fassent pas d'esclandre, ce qui avait été le cas. Se léchant les babines, à la pensée de son rapport au Seigneur Astre, il se remit à cogiter pour trouver une solution à ce problème "sacré", il fallait veiller à ce que cette arme, désormais sur le sol entre les deux belligérants, se trouvasse en sécurité dans le monde sous-marin ou, au mieux, aux Enfers. Le Spectre était clairement la clé de la réussite de cette opération, réalisée dans la précipitation à priori...

    Profitant de l'excitation du combat qui risquait d'éclater, Caeron déversa, au fil de l'eau, son cosmos dans les boyaux du trou qui se trouvait à quelques mètres de lui. Il préparait ainsi une porte de sortie potentielle, en cas de fuite des jeunes "tourtereaux". Cette dernière pensée fit froid dans le dos du Général, il se jura de demander des explications, plus tard, à la jeune Nymphe qui portait une bien belle lyre. Enfin, il concentra son énergie spirituel sur chacun de ses sens, il devait savoir rapidement si d'autres adversaires risquaient d'arriver...

    Le Général portait dorénavant toutes ses attentions sur les prochains évènements qui risquaient d'exploser ici. Il espérait juste que Seigneur Astre ne ressentisse pas le Cosmos de la jeune Marinas, un cauchemar était en train de se mettre en place sous ses yeux et ce n'était que le prologue du menuet d'Ahirès...

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Ishiro


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MessageSujet: Re: Paix à Ahirès.   Ven 13 Mai - 12:04

Ayant terminé son entraînement, Ishiro arriva enfin près du sanctuaire d'Athéna, il avait suivi Corell suite à son combat avec lui. Courant à vive allure, le saint approcha de Rodorio, un paisible village qui bordait le sanctuaire, comme un avant poste contre les ennemis d'Athéna. Ce que remarqua le Phœnix, c'est qu'il ressentait plus sieurs cosmos présents en ce lieu. Il vit aussi que les villageois étaient apeurés. Ishiro n'hésita pas une seule minute et se dirigea vers les cosmos en question grimpant la première maison qu'il vit, il sauta de toits en toits de manière très discrète et à ce que les cosmos en question ne le repairaient pas. Il vit alors trois personnes en armure. Un en bleue ciel tenant une lyre, un à l'armure d'un blanc éclatant et enfin une autre personne au cosmos aussi sombre que son armure. Ishiro se colla alors derrière une cheminée accroupi. il regarda discrètement ce qu'il se passait et vit que le spectre, s'il en était un, portait un objet bizarre mais dégageant comme une aura.

"Qu'est-ce que des spectres font ici?"


Pensa-t-il. Ishiro scruta les environs et personne d'autre à part eux se trouvaient là, il sentait pourtant comme un cosmos présent, il ne savait pas dire où. Il devina alors qu'il n'était pas le seul à suivre ce qu'il se passait, caché. Le chevalier de bronze, ne bougea pas de sa cachette masquant son cosmos du mieux qu'il le pouvait, lui qui était plus habitué à l'augmenter de toute sa puissance.

"Ne faisons rien et voyons ce qu'il se trame..."


Continua-t-il de penser. Ishiro resta quand même aux aguets scrutant de temps en temps les moindres petits recoin, histoire de ne pas se faire attaquer. Mais ce qu'il se passait là bas l'intriguait beaucoup plus.


Hrp: je ne suis là qu'en tant que spectateur, je ne réagirai pas à vos rp par la suite ^^


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Tsing


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MessageSujet: Re: Paix à Ahirès.   Dim 15 Mai - 23:44

Alors que le Ver et la Tortue Lyre s'apprêtaient à filer à l'anglaise avec leur magnifique trophée dûement empaqueté dans l'étoffe blanche de la ceinture de la musicienne, un mouvement fendit l'air. Tsing se baissa instinctivement, et c'est peut-être ce qui l'épargna peut-être de subir le même sort que Raïmi. Celui-ci tomba sous l'impact et glissa sur une bonne longueur de boue. Tsing se redressa pour observer le nouvel arrivant responsable de la nouvelle mésaventure du spectre de la Soumission. Un chevalier d'Athena, sûrement, avec son armure évoquant l'oiseau. Pourtant, il avait un cosmos très agressif, et ne s'était pas présenté.

Tsing qui sentait le regard du Kraken peser sur elle n'osa pas s'avancer. Le précieux fardeau de l'ambassadeur des Enfers était tombé dans la terre humide, et malgré son enveloppe de tissus, la marina ressentait de la répugnance à récupérer cet objet pour son compagnon d'infortune. Elle n'aimait pas les ondes que l'arme produisaient, elles avaient quelque chose de si hostile pour ce qui était vivant ...

Tandis que l'étoile de la Soumission hurlait son mécontentement à la vexation qu'on lui avait fait subir, les grands yeux noirs de la jeune guerrière se contentaient de balayer les environs, qui étaient envahis par les volatiles. L'atmosphère se faisait oppressante. Plus de deux siècles plus tard, les oiseaux deviendraient le sujet d'un film d'horreur bien connu. Les deux compères de l'ancienne alliance s'y trouvaient d'ores et déjà plongés. Du coin de l'oeil, la marina remarquait la présence d'un autre volatile, sur un toit.

L'aïnoue s'assura qu'elle se trouvait en bonne position pour empêcher quiconque de s'emparer de l'épée sans passer devant sa garde, puis entreprit de dévisager l'oiseau blanc du regard. Et comme elle n'avait pas l'intention de devenir une proie facile en s'occupant de parler avec ses mains, elle choisit d'utiliser sa lyre. Les cordes de l'instrument émirent une lègère musique sous les doigts aériens de la musicienne, et ce qu'elle avait à dire devint parfaitement clair pour qui l'écoutait, traduit avec plus d'exactitude et de nuance par les notes que pas les mots eux-mêmes.

~ Qui es-tu donc, oiseau de jour, et que nous veux-tu ? La guerre est terminée, et les dieux délibèrent ; mieux vaut pour nous mortels tâcher d'éviter leur courroux. Nos intentions ne sont pas belliqueuses, nous ne sommes que de passage, et sache que tu viens de renverser un important ambassadeur d'Hades : t'excuser serait plus sage. ~
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Oyoken


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MessageSujet: Re: Paix à Ahirès.   Mar 17 Mai - 13:31

    Longue fut la roulade où le Ver et l'Oiseau s'enlacèrent dans un ballet digne des plus grands récitals... Ils mélangèrent leurs corps longtemps, les tentacules du Ver voltigeant entre eux, parfois leurs faisant prendre de la vitesse et parfois les ralentissant, jusqu'au moment où ils s'arrêtèrent enfin...

    Plus rapide que l'Oiseau, ce fut le Ver qui se releva en premier et beugla en direction du Chevalier de Bronze... La montée de tension passée, le Saint posa genou et saisit un tentacule que le Ver avait sans doute oublié de "ranger" près de lui... Il allait s'apprêter à ramener sa proie vers lui lorsque quelque chose d'autre attira son attention... En mettant de côté la femme en armure bleue, une autre personne avait un cosmos puissant était apparu... Il se tenait derrière ses deux premiers adversaires...

    Avançant d'un pas alerte vers le dernier protagoniste, toujours le tentacule en main, il commença à se rapprocher de lui lorsqu'un son fit résonner ses tympans... Un bien beau son d'ailleurs qui remplissait son être et montait en lui comme une résonance... Détournant le regard, il s'aperçut que c'était la jeune femme qui, au moyen de son objet, jouait les notes de musiques douces et envoutantes...

    Elle ne se présenta pas pour autant mais posa différentes questions à l'Oiseau de Paradis... Elle ne le savait sans doute pas mais c'était inutile d'essayer de converser avec le Chevalier... N'ayant pas été aguerri à l'usage de la parole et "Ash" qui dormait profondément en ce moment, il n'y avait, dans l'immédiat aucun moyen de communiquer, mais Oyoken avait bien compris le sens des paroles...

    Les Dieux délibéraient... Certes cela lui faisait une belle jambe... Subir leurs courroux... Oui et alors... Est-ce qu'ils étaient fort ces Dieux..? Certainement, vu que la jeune femme les craignait... Intéressant alors que fallait-il faire pour attirer l'attention...

    Son regard se porta alors vers le tentacule qu'il tenait et l'idée germa rapidement... D'un geste vif il ramena l'excédent vers lui...


//Fais toi plaisir Raïmi Smile //
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MessageSujet: Re: Paix à Ahirès.   Mar 17 Mai - 19:09

Le Kraken n'avait pas menti alors. Les Saints n'allaient donc pas tarder à se ramener, et pourquoi pas encercler les intrus ? Raïmi s'était remémoré brièvement ces paroles. Ce Général était vraiment tombé à point nommé, en fin de compte. Mais il avait fallu consacrer quelques secondes à recouvrir l'épée maléfique, et résultat, l'un des fervents protecteurs avait profité de l'occasion pour plonger sur le Spectre. Maintenant, le regard de celui-ci se portait ici et là avec hésitation. Comme au poker, tout un travail d'espionnage semblait se mettre en place. Quel jeu cachait ce nouvel individu ? À quoi pensait Tsing ? Pourquoi le Général de Poséidon s'était éclipsé si vite ? Qu'allait-il advenir à l'épée ? Bref, tout un bordel qui se chamboulait dans le petit pois du bossu.

_ Ouais ! Écoute la demoiselle ! Si nous sommes ici, ce n'était pas pour tuer des innocents. Sinon, ils seraient déjà tous morts avant ton arrivée, haha !

Prétention quand tu nous tiens... Raïmi ne put s'empêcher de remuer le couteau de la dernière Guerre Sainte dans la plaie.

_ Alors laisse-nous passer sur-le-champ, et 'y aura pas de bobos, continua-t-il sur le même ton. Ou alors, moi et mes copines...

Ses tentacules gigotèrent dans le vide, en guise de fin de discours. Pourtant, si on y faisait le compte, l'une d'entre elles n'avaient pas suivi le mouvement du rembobinage juste après la glissade tumultueuse.

Oyoken en tenait une fermement dans les mains. Il ne lui fallut pas plus d'une seconde pour que l'idée de tirer dessus ne lui traverse l'esprit. Raïmi s'apprêta à repartir pour un nouveau crash-test. Pratiquement aspiré par la force brute de l'Oiseau du Paradis, le Ver décolla d'un coup sec dans les airs et en direction de sa future proie athénienne, en fin de compte. Le guerrier d'Hadès n'allait certainement pas se laisser faire, cette fois-ci. Le choc précédent lui suffisait amplement, ainsi que les dernières prouesses de la jeune aïnoue au Cap Sounion.

Ce fut pourquoi, à la fin de son vol plané, Raïmi sauta judicieusement à pieds joints dans la face de son assaillant, histoire de l'envoyer paître un peu plus loin, et de lui faire lâcher prise. De nouveau sur la terre ferme, le bossu se pressa d'enchaîner avec sa technique du massage de choc, grâce à ses appendices infernaux élastiques. Si le Saint serait surpris de découvrir son nez sans doute enfoncé dans le crâne, le fouettage de la mort, lui, ajouterait de nouvelles souffrances sur tout le reste du corps. Pif, paf, pouf ! La torture l'ensevelissait aussitôt de tous les côtés. Étrangement légères, les grosses chaînes noires slalomaient à la perfection, flottant dans le vide, tout autour du trouble-fête sans voix. Esquissant des virages tantôt larges, tantôt serrés, Oyoken réussirait-il à se trémousser entre les coups de l'étoile terrestre, afin de les esquiver ? En tout cas, une chose était sûre, ce ne serait pas une mince affaire.

Tandis que Raïmi savourait ce moment, les fouets terminèrent de cogner durement sur l'armure du jeune garçon. L'effet de cette technique avait le chic de chercher la paralysie du gibier... comme chez les araignées. Après tout, avec sa huitaine de pattes géantes, le Ver aurait pu en être une.

_ Worms Tentacles, annonça-t-il, pareil à un point final, avec une certaine sensualité empoisonnée. Tu vas rester tranquille maintenant. Et si tu t'excuses, je ne t'en tiendrai pas rigueur.

Il s'était approché tout près du rival, qu'il espérait évidemment engourdi, et après avoir relevé la tête, lui sourit au nez. Mais déjà dans dans l'ombre, le poing du Spectre s'enfonçait bien profond, dans le bidon du Chevalier. Ça voulait dire quelque chose du genre, "jacques a dit : fais-le tout de suite, et sans discuter, boudidiou !".


/hrp: oui oui. ça va partir. ^^
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MessageSujet: Re: Paix à Ahirès.   Sam 21 Mai - 0:34

Les conseils de Tsing furent purement et simplement ignorés. A peine avait-elle achevé sa mélodie que les deux guerriers s'empoignaient. L'oiseau blanc s'était mis en tête de malmener le Spectre de la Soumission en lui secouant les puces par le biais des tentacules. Il était frappant de voir à quel point c'était un réflexe chez les guerriers de s'attaquer aux appendices de ce surplis. A force, le Seigneur Raïmi en avait l'habitude, et la contre-attaque fut aussi rapide que cinglante. Tsing observa un instant les duellistes sans chercher à se mêler à tout cela. Elle n'avait pas envie d'être punie par les dieux, et puis Caeron l'observait. Les tentacules d'ombre pouvaient surgirent d'un instant à l'autre de la terre pour l'empêcher de nuire.

Alors Tsing se tourna vers l'autre adversaire. Pas celui qui se trouvait caché non loin de là pour se contenter de les observer, il était hors d'atteinte. Non, la musicienne voyait une autre menace : les corbeaux. Les nuées de corbeaux qui tournoyaient au-dessus de la zone sinistrée. La jeune aïnoue reprit sa lyre pour reprendre son morceau de musique. Mais cette fois-ci, son langage était assez obscur pour un être humain. Et pour cause : il était destiné aux oiseaux. Les sons tirés de la harpes étaient sauvages et sinistres, leur rythme aussi cahotique que les échos qui ruissèlent dans les carrières désertiques du Mont Pentélique.

* Je sais que vous nous observez, obscurs messagers. Que cherchez-vous dans cette lande désolée ? *

Les croâssements des charognards répondirent de leur chant funeste, tandis que l'aede des flots continuait de leur répondre des notes de sa lyre. Ce faisant, elle lançait de temps à autres un regard à la bataille qui se déroulait à deux pas, pour éviter une technique perdue, pour s'assurer que l'affrontement ne tournait pas au désavantage de son compère le Ver.

* Vous parlez à quelqu'un d'autre, je le devine à votre chant. Qui est-il ? Où se cache t-il ? *

La musicienne suivit le vol des corbeaux des yeux, tenta de déchiffrer leur signes, et tourna ses yeux noirs vers le Sanctuaire.

* Nous ne sommes pas venus faire la guerre, dites-lui. Nous sommes sur les traces de nos dieux, pour tenter de comprendre ce qui se passe en ces temps troublés. *

L'aïnoue se demanda soudainement si la divinité maléfique qui avait visité le Sanctuaire Sous-Marin n'était pas passée dans les environs du repaire d'Athena, ou si les saints n'avaient pas relevé quelques précieux indices à ce sujet. Pourtant, à voir la réaction des deux oiseaux de la déesse de la guerre, il y avait fort à parier qu'ils n'étaient pas enclins à aider l'armée des mers.

[HRP : Caeron passe son tour, je ne me suis rendue compte qu'au dernier moment que ce serait en fait à ton tour Ishiro. Mais comme tu dis ne vouloir être qu'un observateur ... Si problème : MP. ^^ ]
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Ishiro


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MessageSujet: Re: Paix à Ahirès.   Sam 21 Mai - 11:23

Le Phœnix continua à observer la situation, il sentait bien qu'il avait été détecter malgré sa grande discrétion. Ishiro n'était sûrement pas encore apte à camoufler son cosmos comme il fallait. Il n'en avait cure et ne bougea pas de sa cheminée qui lui servait de cachette. Le jeune femme avec sa lyre continua à propager sa musique. Le bronze ne fit pas attention plus que ça et trouvait que la musique détonait comparé à la tension qu'il y avait entre les protagonistes. Il vit alors que le chevalier en blanc secouait le spectre. Il entendait bien bavarder mais pas ce qu'ils se disaient, Ishiro étant à quelque distance d'eux quand même. Il sentait bien un cosmos oppressant et caché mais ne pouvait décidément pas savoir ou ce cosmos se trouvait, le saint n'aimait pas trop ça. Ishiro regarda alors la scène voyant quelques corbeaux tourner dans le ciel de Grèce. La jeune femme avait l'air de leur parler mais le Phœnix n'entendait rien. Il sentait bien par contre quel e saint en blanc possédait un cosmos puissant mais les autres aussi.

"Quel imbécile de se jeter dans la gueule du loup comme ça, ils sont trop nombreux et un cosmos plus puissant observe de loin je le sens, inutile de tenter un suicide, j'aiderai le bronze en cas d'extrême nécessité ..."


Ishiro ne bougea pas de sa cachette et se contentait toujours d'observer ce qu'il se passait, ne voulant pas aider son compagnon d'arme, du moins pour l'instant. Le ciel se remplissait toujours de corbeaux et il se demanda si ce n'était pas un tour du sanctuaire à venir observer ce qu'il se passait. Le plus intriguant pour le Phœnix était cette objet emballé, que pouvait contenir son emballage? Ishiro sentait une grande puissance, ça ne présageait rien de bon, le saint le sentait...


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MessageSujet: Re: Paix à Ahirès.   Lun 23 Mai - 22:42

    La poussière volait dans tous les sens. Raimi était en train de se préparer une nouvelle victime, ses tentacules avaient bloqué le pauvre chevalier, il semblait se délecter, comme un maître rôtisseur de la Cour de France, face à un gigot qu'il allait huilé prestement. Caeron, tout en observant cette scène avec un certain sourire, concentra son cosmos sur le toit de l'une des maisons un peu à l'écart. Une énergie à la fois chaude et hostile était au repos, il était manifeste que l'on surveillait les trublions en train de jouer comme des jeunes chatons... Tournant à nouveau la tête vers les trois protagonistes de cette histoire burlesque, il regardait désormais avec insistance la belle Capitaine des marinas, séduit par sa douce mélodie, semblable à des remous de la mer. D'ailleurs, comme une réponse à sa musique, une belle plume noire s'échappa de l'un des corbeaux pour tomber dans la paume de la jeune Aïnoue. Semblant satisfaite de sa prestation, le départ des Corbeaux était la meilleure réponse aux pincements de sa lyre.

    Le Kraken, fier des talents diplomatiques de la jeune Atlante, fit résonner son cosmos avec les ondes cosmiques de sa "soeur".

    « Noble demoiselle, je vous laisse soin de veiller sur ce bellâtre. Cette épée doit revenir à qui de droit, et, je vais veiller à couvrir les émanations de cette lame. Le fil d'ombre à votre poignet sera votre fil d'Ariane, pour retrouver le trésor de ce spectre... mais je vous interdis d'intervenir dans ce duel, sauf en cas d'agression caractérisée ! Reprenant un ton plus chaleureux. Ce fut un plaisir de vous connaître, jeune Aïnoue. Nous vous attendons rapidement au temple de Poséidon, une affaire urgente nous attends. Je ressens une menace inquiétante pesant sur notre Empire... »

    D'un geste de son index en direction de l'épée, les fils d'ombre firent disparaître la lame dans les ombres, sa main pénétra alors dans les abysses pour ressortir la lame. Après avoir observer la beauté de l'arme, il tissa une sphère noire autour d'elle, et la fit disparaître dans le trou d'où venait précédemment la jeune Capitaine. Dorénavant, il regardait la toiture d'une maison et avec un sourire carnassier, il détendit les muscles de ses jambes et disparut en un instant. Par des jeux de dupes avec les rayons du soleil, le Général s'approchait très rapidement de sa proie, puis, bondissant tout à coup, sa main se posa fermement sur sa gorge pour éviter tout cri. Concentrant son cosmos sombre et bleutée dans un seul point de sa paume, il projeta le corps du chevalier - car c'en était un au premier regard - dans la pénombre des arbres de la forêt environnante.

    Le corps du jeune chevalier de bronze percuta alors quelques branches d'arbre, avant d'atterrir lourdement sur le sol. Le chevalier allait vite se relever de cette soufflante, assez simple pour un simple apprenti chez les Marinas, enfin c'est ce que pensait le Général. Par conséquent, à une vitesse prodigieuse, l'Atlante se posa lourdement dans un souffle glacial face à son nouvel interlocuteur... Quelques fougères gelèrent et se brisèrent instantanément en fleurs de glace, l'air ambiant étant devenu aussi froid que les abysses, ces dernières s'emparèrent alors des ombres pour leur donner encore plus de vigueur. D'un geste de la main, il fit annonce de paix, ce qui pouvait calmer toute tentative de réplique du jeune Chevalier se trouvant devant lui.

    « Chevalier, qui que tu sois, je ne suis pas ici pour combattre et je ne veux pas que d'autres personnes interviennent dans ce duel..... illégal. Nous resterons ici jusqu'à que les choses se calment, la paix est à ce prix. Tendant la main en signe de paix et de salut. Excusez moi pour mon impolitesse, je me nomme Caeron, fidèle serviteur de Poséidon. »

    Le Général regardait maintenant le jeune chevalier de bronze avec une certaine noblesse, le froid de son cosmos commençant déjà à atténuer la douleur de la gorge de ce dernier. Autour d'eux, il n'y avait que des arbres de grandes tailles, cachant la lumière du soleil, ils avaient dû tomber dans une zone sauvage et peu fréquentée par les hommes. Les ronces et les buissons devaient être le repère des sangliers et des loups, quittant ses pensées, le Général regardait à nouveau le jeune Chevalier...



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MessageSujet: Re: Paix à Ahirès.   Mar 31 Mai - 18:03



Arrow Temple du Verseau

Les raccourcis du sanctuaire étaient extrêmement bien bâtis, constitués de labyrinthes de galeries s'entremêlant capables de conduire n'importe où dans le sanctuaire pour peu qu'on sache les utiliser. Cela faisait partie de la formation que la plupart des chevaliers recevaient, car ils permettaient en cas d'urgence de gagner un temps de voyage phénoménal, qui pouvait donner un avantage tactique certain dans certaines situations. Après un long chemin à travers ces galeries tortueuses uniquement éclairées par quelques torchées accrochées ça et là aux parois, je pus enfin distinguer la lumière du jour.

Je sortis par une porte dérobée pratiquement à flanc de falaise, et me dirigeai droit vers les cosmos que j'avais ressenti. Deux d'entre eux s'éloignaient vers le cœur de la forêt : je reconnus à nouveau le cosmos caractéristique du chevalier du phénix. En quelques sauts furtifs, je m'approchai des autres cosmos qui occupaient toujours la zone. Je finis par repérer une corniche idéale pour assister à la scène tout en étant dissimulé aux yeux des autres.

Un drôle de spectacle s'offrit alors à moi : Un chevalier qui semblait être une marina se tenait debout aux côtés d'un être bossu, qui semblait porter un surplis, mais à cette distance, c'était difficile à confirmer. Ce dernier individu avait engagé un combat avec un second chevalier qui était probablement un saint, mais encore une fois, ce n'était qu'une conjecture. Je n'aurais jamais imaginé voir une marina faire équipe avec un spectre d'Hadès. Ceux ci n'étaient ils pas nos ennemis jurés communs ?

Tandis que le spectre et le chevalier continuaient à s’affronter, la marina, elle, semblait étrangement sur la défensive, comme si elle s'attendait à une attaque furtive venant d'un nouvel ennemi invisible. Elle se mit soudain à jouer de la lyre, ce qui, vu d'ici, paraissait assez irréel compte tenu du fait que les deux autres chevaliers s'affrontaient joyeusement devant elle.

Toute cette histoire éveilla de plus en plus ma curiosité, et tout en dissimulant autant que possible ma cosmoénergie, je pris la décision d'observer la suite des évènements, et éventuellement d'agir en fonction. Après tout, pour le moment, aucun d'entre eux ne menaçait le sanctuaire...

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MessageSujet: Re: Paix à Ahirès.   Mar 31 Mai - 18:24

Arrow Entrée du Sanctuaire

Tandis que je dévalais la pente, je continuais de réfléchir. Je sentais à présent mon prêtre derrière moi, qui fusait lui aussi à une vitesse folle. Ainsi, le représentant de Poséidon ne semblait pas être un simple prêtre, mais bel et bien un guerrier aussi fort vivace que je l’étais moi-même. Voire peut-être même plus. Passant rapidement aux abords d’une ville en pleine reconstruction, je remarquais que le petit cosmos qui m’intriguait devenait de plus en plus grand, si bien que rapidement, des goutes de sueurs perlaient de mon visage. Qu’est-ce que ça voulait dire. Pourquoi semblais-je si terrifié à la simple idée de m’approcher de ce cosmos. Cela aurait-pu être un Cosmos divin, mais dans la mesure ou notre empereur ainsi que le seigneur Triton avaient été convoqués en Olympe, j’imaginais avec facilité qu’il en était de même pour les autres dieux responsables de la précédente Guerre Sainte. Pourvu que je n’arrive pas trop tard. Murmurais-je.

Je fonçais toujours de plus belle et je comme je me concentrais sur ce que je ressentais, je remarquais en dehors de deux guerriers prit dans un combat observé par un troisième, qu’un autre Cosmos, plus grand cette fois, devenait de plus en plus sombre. Mais ils n’étaient que deux et si combat il y avait, mieux valait que je me dirige vers ce cosmos passif. D’autant plus qu’il semblait le plus proche de ce Cosmos maléfique qui ne cessait de grandir.

J’arrivais finalement en bordure d’un village qui semblait ma foi plus vivant que le précédent. Je l’apprendrais plus tard, mais il était bien question du village d’ Ahirès que je cherchais, plus loin du sanctuaire que ne l’est Rodorio. A peine arrivé, caché des yeux qui pourraient m‘observer, le constat fut simple et rapide.

Plus loin dans la forêt se trouvait deux personnages en pleine confrontation, tandis qu’à quelques mètres seulement se trouvait un étrange chevalier, portant une armure de Bronze, au prises avec la créature la plus étrange que j’ai jamais vu de ma vie. Même parmi les créatures de l’océan. Mi-homme, mi-poulpe, il avait une étrange armure sombre et de nombreuses tentacules qui enserraient un ennemi qui ne semblait pas vouloir se laisser faire. Mais ce qui importait se trouvait à quelques mètres seulement. Une jeune femme portant une lyre et ce qui ressemblait à s’y méprendre à une écaille de Marina. J’aurais du m’adresser à elle directement, mais mon attention était focalisé ces corbeaux qui volaient dans le ciel au dessus de nous.

- Ce ne peut être…

Soudain ma lame est entrée comme en résonnance avec quelque chose qui se trouvait dans un trou a côté de la Marina, produisant un son aigüe et dérangeant, comme un enfant qui hurlerait d’effroi face à un monstre terrifiant. Que mon épée puisse réagir ainsi… J’étais simplement estomaqué. Se pourrait-il qu'un objet d'une puissance supérieure à mon épée d' Or soit à l'origine de ce cosmos dérangeant ? Mon intuition avait vu juste, mais je l'ignorais. Inspirant profondément je m’apprêtais à sortir de ma cachette pour leurs ordonner à tous de se calmer. Mais j’eus la surprise de revoir mon ami.

- Quoi ? Tu es monté devant moi, et tu es arrivé en même temps. Je crois que question vitesse, tu me surpasses .

Je n’avais pas élevé la voix, j’avais parlé doucement comme pour moi-même. J’ignorais alors que le Sanctuaire d’ Athéna regorgeait d’autant de raccourcis que le sanctuaire sous-marin. Du coup, je me rapprochais de lui, sans pour autant dissimuler mon cosmos. Lorsque j’arrivais à sa hauteur, je l’abordais toujours avec un sourire.

- Finalement, ces adieux n’auront pas été si long. Tournant la tête vers celle qui se présenterait plus tard comme Tsing, je repris un air sérieux pour dire ce que je savais à mon ami. J’ai bien l’impression que des gens ont fait une découverte Intéressante. Mais cette découverte est probablement un danger pour la paix que mon Prêtre tente de mettre en place. Inspirant profondément, je demandais à Kappa, Me fais-tu confiance mon ami ? Je l’espère.

Je le dépassais en marchant tranquillement, Kappa à ma suite. Je ne saurais dire ce qu’il y avait d’étonnant à ce qu’un Général de Poséidon marche aux côtés d’un Chevalier d’Or, mais il faut croire que cela n’avait rien d’habituel. Et après nous être révélé à ceux qui étaient déjà présent, j’annonçais d’une voix sans doute.

- Guerriers, qui que vous soyez, l’ordre de cesser les hostilités a été déclaré. Soyez donc sage et arrêtez vous avant que le Chevalier du verseau et le Général de Chrysaor ne vous en empêchent.

Mon regard se posa sur la Marina. Elle était ravissante c’est vrai, et quelque chose en elle m’empêchait de me montrer trop sévère, aussi, trouvais-je la formule qui me semblait la plus appropriée.

- Marina, expliques moi donc ce qui se passe ici. Et quelle est donc ce cosmos si noir que je ressens derrière toi ?

Je n’y avais pas été par quatre chemins. Mais d’une, s’ils étaient présent et en plein combat, ils devaient savoir pourquoi ils s’affrontaient, et de deux, j’avais une confiance totale en Kappa, aussi n’avais-je aucune raison de lui cacher le peu que j’avais comprit.
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MessageSujet: Re: Paix à Ahirès.   Mar 31 Mai - 21:16

Oyoken avait apparemment ignoré les dernières paroles de Tsing. Peut-être était-il trop concentré sur le combat, après tout ? La Marina de Poséidon reprit alors sa lyre pour jouer un nouvel air, sans doute pour y mettre plus d'insistance dans ces propos. Mais en fait, non. Elle joua pour le ciel assombri. Car oui, il n'y avait pas que des effluves démoniaques qui étaient capables de faire de l'ombre comme une éclipse. Des oiseaux volaient tout bonnement en cercle et en groupe. Tous piaillaient de leurs cris sinistres, en agitant des ailes aussi noires que le fond d'une geôle du Colisée sans fenêtre. Il ne manquait plus qu'ils s'amusent à repeindre en blanc le Surplis ténébreux du Ver, et ce serait le bouquet.

Raïmi, lui, savourait toujours son oeuvre avec un certain succès apparent. La menace athénienne restait debout, paralysée et sage comme une image. Ce Saint de malheur n'allait sans doute plus pouvoir broncher, ni l'ouvrir de si tôt. Même les muscles de son faciès avaient dû être touchés, avec un peu de chance. Le bossu souriait bêtement, tandis qu'il devait réfléchir à son prochain coup de grâce, mais les cordes de l'instrument de la Tortue-lyre refirent surface, et les notes bourdonnèrent dans ses oreilles illico.

Dans le dos du Ver, le Général du Kraken avait réapparu un bref instant. Il laissa un dernier message d'au revoir à la jeune aïnoue, puis quitta aussitôt les lieux. Décidément, cet homme du Pilier Arctique n'était vraiment pas commun. Furtif, cachotier, pressé... bref, il devait avoir quelque chose sur le feu, celui-là.
De toute façon, il était aussi temps pour le Spectre de regagner les siens. Il n'avait que trop vagabondé en ces lieux, que ça en devenait presque malsain à force, en quelque sorte. Mais soudain, l'impossible se présenta ! En tâtant le sol à l'endroit prévu où l'arme tranchante du Dieu des Enfers avait pourtant atterri, rien ne s'y trouvait !

_ Hein ? Mais où... s'interrogea-t-il avec une belle crainte à la clé. Impossible !

Quel était donc cette mauvaise blague ? Paniqué, Raïmi se repassa alors rapidement la scène de sa chute précédente, et la seule conclusion qui en ressortit fut que l'épée aurait dû se trouver à ses pieds. Ou tout du moins, à quelques centimètres de là.

Heureusement, l'Oiseau du Paradis demeurait vraiment bel et bien coincé par la technique d'immobilisation de l'étoile terrestre de la Soumission. Comme il n'était pas près de bouger d'un ongle, Raïmi put se permettre de fouiner ailleurs du regard, abandonnant donc son attention qu'il portait à l'ennemi. Mais bien vite, Raïmi se demanda si ce n'était justement pas un tour de passe-passe du volatile de bronze, au détour de leur galipette de tout à l'heure.

_ Où est-elle ? Où tu l'as mise ? postillonna le Ver, très faché. Et moi qui étais pourtant dans un bon jour, tu viens de t'ôter la seule et unique chance de survivre.

Le Ver était sur le point de coller une beigne magistrale au Saint de Bronze, avant de ressentir les fameuses émanations cosmiques de l'objet divin, qui l'avaient d'ailleurs poussé à venir aux abords du Sanctuaire, au tout début de son périple.

Stoppant net son coup de poing, il se retourna vers son acolyte Marina et l'engueula avec des grognements incompréhensibles. Bah oui ! Il fallait bien que la faute soit rejetée sur quelqu'un. Évidemment, il ne comprenait pas le mystère autour de l'épée, qui s'était dissimulée de son propre chef aux pieds de la aïnoue, tel un petit apeuré derrière les jupes de maman... mais puisque le plus important était en sécurité, c'était le principal, en fin de compte.

Raïmi se calma alors et repivota pour faire face à Oyoken sans défense, un peu déçu de le laisser dans cet état. Vivant, en l'occurence. C'était une proie facile, au vu de sa position statique, mais l'heure n'était pas au duel jusqu'à la mort. On ne l'avait que trop répété dernièrement, qui plus est. Les deux alliés avait un autre pain sur la planche, celui de ramener enfin la lame sacrée des Enfers à la maison.

_ Bon ! On n'a plus rien à faire ici, annonça-t-il à Tsing, presque sur un ton solennel. Mettons-nous en route vers la prochaine étape. Et tu auras droit toi aussi à tes faveurs, héhéhé.

Puis Raïmi s'éloigna du Saint ancré pareil à une statue...

EDIT (je fais court, car mon post est déjà assez long) :
Mais en relevant les yeux au bout de quelques pas, deux intrus venaient d'apparaître, en tenue brillante comme le soleil. L'un deux prit alors rapidement la parole, en remémorant les dernières directives du Dieu des Dieux, après la récente Guerre Sainte.

_ Eh m*rde ! Jura Raïmi, tandis qu'une tentacule rampait déjà au sol. Je vais faire diversion, Tsing ! Tiens-toi prête à plier bagage !

L'appendice slalomma jusqu'au fond d'un trou et récupéra son bien précieux. En un éclair, une ombre jaillit du terrier, à la verticale, et prit son envol. Le flou créé se matérialisa aussitôt en une lame énorme, malgré le bout de tissu qui la recouvrait. Et pour clore son final, le Ver usa de son attaque foudroyante, le Thunder Hammer, qui vint s'abattre brutalement aux pieds des deux rangs Gold, épée à l'extrémité du long câble infernal. Une énergie cosmique violette explosa instantanément alors, crachant un souffle divin démoniaque... de quoi balayer toute résistance.


=> les Enfers.

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Paix à Ahirès.

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