RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 Après l'Orage

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Moïra


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MessageSujet: Après l'Orage   Sam 5 Mar - 16:56

    ~¤°Ce n'est que lorsque les mots se dissipent,
    ~¤°Qu'une histoire peut commencer à prendre forme.

    Combien de temps depuis qu'il s'était enterré dans les ténèbres de cette montagne? Des jours? Des mois? Des années? Il n'aurait su le dire. En ce lieu que la lumière ne pouvait éclairer et qu'aucun vent ne pouvait atteindre, le temps était figé, piégé dans un cycle millénaire d'eau et de roches. Seuls les lointains échos de Cosmos s'entrechoquant violemment à des lieux de là pouvaient venir troubler la tranquillité d'esprit de l'ascète plongé alors dans un profond sommeil. Point de rêves ou cauchemar dans la torpeur qu'il y trouvait. Il n'y avait dans ses songes qu'un vide égal et absolu auquel il s'abandonnait volontiers pour noyer et étouffer le chaos qui faisait d'ordinaire rage au fond de son torse.
    Des souvenirs qui auraient pu le hanter? Des remords, des craintes ou des espoirs qui seraient venu troubler la surface place du lac de ses pensées? Et pour quoi donc? Pour ses camarades partis au combat qu'il n'avait pas rejoint? Pour la Guerre Sainte qu'il avait décidé d'ignorer? ... De là où se trouvait Aukoti d'Alpha, tout cela semblait bien futile, et cette guerre plus encore que tout le reste. Les raisons qu'il avait de ne pas s'en mêler étaient trop nombreuses et ne méritaient même pas la peine d'être énumérées. Trop d'impulsivité et un cruel manque de vision sur le long terme semblait avoir fait défaut à ses "frères" Ases au court des dernières semaines... Mais après tout ce n'était pas son problème. Personne ne s'était aventuré dans la Grotte d'Alpha pour le convoquer, au final. Soit l'on avait oublié, soit l'on n'avait pas jugé nécessaire de le faire mander. Dans un cas comme dans l'autre, cela signifiait pour le jeune Godwarrior que tout cela ne le concernait en rien. Ce qui lui convenait tout aussi bien.

    Il fallait dire que si le Guerrier d'Alpha était condamné à vivre dans une caverne, cela ne voulait pas forcément dire que celle-ci se devait d'être un endroit austère et peu agréable. Les générations de Godwarriors qui l'avaient peuplé l'avaient tour à tour aménagé en creusant à même la montagne, à partir de la légendaire grotte où avait logé le dragon Fafnir, et ce jusqu'à former un vaste complexe souterrain aux multiples salles et chambres où il était aussi aisé de se perdre que d'y croiser des cailloux. Salles d'entrainements, de méditation, de repos et autres entrepôts... Autant de pièces différentes, ayant chacune son propre style et sa propre particularité. Avec une telle caverne, se faire ermite et s'isoler loin de tout devenait soudainement plus séduisant...
    Ainsi enfermé de lui-même dans cette prison à la roche dorée, le maitre des lieux ne s'était plus préoccupé du déroulement des évènements, que ce soit en Asgard ou dans le reste du monde. Il avait tout juste senti au loin les Cosmos de ses semblables s'enflammer encore et encore aux contact d'autres qui leur barraient la route, sans pouvoir ni vouloir en savoir d'avantage. Aukoti savait que cette Guerre Sainte prendrait fin bien assez tôt, avec son lot de vainqueurs et de vaincus, et que les enjeux pour Asgard étaient si infimes que le Royaume des glaces s'en sortirait dans tous les cas à moindre cout. Ce qu'il ignorait, c'était que le dénouement des combats surviendrait bien plus tôt qu'il ne l'avait prévu, et d'une manière complètement inattendue...

    Un Cosmos lourd et impérieux s'étendit autour du jeune Godwarrior, le tirant de manière assez brutale de son sommeil. Par réflexe, il étendit son propre Cosmos pour repousser celui de cette présence survenue aussi rapidement que la foudre, mais rien n'y fit. Ce Cosmos écrasait le sien avec une facilité déconcertante. Pire encore, en se concentrant Aukoti se rendit compte que celui-ci ne l'entourait pas lui en particulier, mais englobait toute la planète en balayant et faisant taire au passage les Cosmos de ses habitants. En surface, il pouvait entendre l'orage se déchainer et la foudre marteler la montagne comme pour la réduire à l'état de poussière. Au fond de lui, il sentit un frisson dans son âme qui s'amplifia petit à petit jusqu'à faire vibrer tout son Cosmos comme un vent secoué par la tempête.

    « Chevaliers, Spectres et autres combattants de la terre. Moi, Zeus, le Dieu des Dieux, je vous ordonne de cesser de combattre tout de suite. Cette guerre sainte est d' ors et déjà fini... Obéissez sur le champ sinon la sanction sera à la hauteur de cette guerre ! »

    Les paroles du Roi des Dieux du Panthéon Grec résonnèrent autour de lui comme si la divinité avait été présente dans la pièce. Elle était pourtant bien loin, la source de ce Cosmos infini qui ébranlait même le sien, reconnu pour être inhumain. Le tourbillon informe qu'abritait son âme s'était, au contact de cette force divine, mis à gagner en force et en violence... Plus encore que lorsqu'il avait rencontré son Maitre et libérer l'âme d'Hel... Plus que jamais il ne l'avait imaginé... Et pourtant quelque chose était différent. Quelque chose était sur le point de se produire.
    Peut-être était-il temps pour lui de se pencher un peu plus attentivement sur le visage qu'avait revêtit cette Guerre Sainte...

    ~¤°-------------------------------------------------------------------------°¤~
    C'était le jour en Grèce, bien que le soleil demeurait encore voilé par les nuages orageux soulevés par les Cosmos du Roi de l'Olympe. Ceux-ci commençaient tout juste à se dissiper et les rayons rougeoyants du crépuscule commençaient à se deviner dans les lumières qui perçaient l'épais plafond céleste. Bien que la plupart des combats aient cessés dans le Sanctuaire et ses environs, certaines escarmouches avaient encore lieu, comme c'était le cas en ce moment dans ce petit village non éloigné de la demeure de la Déesse Athéna. Deux combattants s'y donnaient à cœur joie, ayant d'ors et déjà réduit la moitié des habitations à l'état de poussières. L'ordre de Zeus ne semblait pas avoir affecté ces deux bêtes sauvages outre mesure... Restait à voir si sa sentence serait aussi terrible que ce qu'il avait laissé entendre.

      « Zéta... Et un Marina de Poséidon? »

    Sur le toit de l'église du village dévasté et abandonné, observant le combat sans y prendre part, une vague silhouette se découpait dos à l'astre solaire qui commençait à percer. Nulle armure visible sur son corps ne permettait de l'affilier à l'un des camps qui s'étaient affrontés dans la région. Seuls son long et chaud manteau de chasse en cuir et ses bottes rembourrées, pour ceux qui avaient l'œil, pouvaient trahir quelque peu son origine. Quant à son identité...
    Aussi vastes que soient ses connaissances sur le monde, Aukoti n'avait jamais eu l'occasion de le contempler de ses propres yeux. C'était la première fois qu'il s'aventurait en dehors d'Asgard et même s'il savait à quoi s'attendre, une étrange appréhension l'avait envahis. Il savait pourtant bien qu'il n'aurait pas le temps de voir du pays ou de jouer au touriste, en particulier avec son "moyen de transport", mais cela n'influait en rien sur la force de cette pulsion appelée curiosité. Au final, il eu tout de même l'occasion d'admirer plusieurs paysages avant d'arriver sur les lieux, ignorant qu'il était de la location exacte du Sanctuaire d'Athéna. Le Godwarrior d'Alpha n'avait eu d'autre choix que de se diriger selon la sensation qu'il avait du Cosmos des guerriers qui le peuplaient, et ses pas l'avaient menés là où ils étaient les plus éclatants... C'est à dire au beau milieu du dernier combat qui avait encore lieu sur ces terres.

    Le Godwarrior de Zéta qui combattait sous ses yeux était blessé, mais moins que son adversaire qu'il semblait dominer pour le moment. Cela faisait déjà quelques minutes que Aukoti les observait, et en voyant la cage du Marina se briser pour libérer le fauve noir qui enchaina avec une attaque disproportionné, il su que l'issue du combat était toute proche. Il pourrait bientôt questionner à loisir Zéta sur le déroulement de cette Guerre Sainte. ... L'aider? L'idée ne lui avait même pas effleurer l'esprit. Non pas que l'Alpha cherchait à respecter la volonté de Zeus en restant passif, loin de là, mais il n'en voyait tout simplement pas la nécessité. Observer ce combat pour juger au mieux cet allié qu'il ne connaissait pas était a contrario une occasion en or : le Guerrier de Zéta actuel n'était pas celui qu'il avait connu à son arrivée parmi les troupes d'Odin. Ses connaissances à son sujet étaient donc à refaire.
    Et puis un bon combat était toujours un spectacle des plus appréciable pour l'esprit aguerris d'un maitre d'armes...

    Les bras croisés et le visage impassible, le jeune garçon aux cheveux à la teinte saphir attendit patiemment que le nuage de poussière soulevé par le dernier assaut de Zéta se dissipe pour dévoiler si oui ou non la bataille était arrivée à son terme. En son tréfonds, une certaine insatisfaction commençait à poindre le bout de son nez. Aukoti avait attentivement observer leur altercation, et n'y avait pas trouvé ce qu'il y avait inconsciemment cherché. Certes, il avait plus où moins cerné la manière d'être et de combattre du Tigre Noir, mais il s'était attendus à quelque chose de plus... Leur opposition, leurs Cosmos avaient une teinte trop simple pour le satisfaire. Ils manquaient de nuances et de profondeur. Bien qu'ayant assisté un féroce combat entre prédateurs, il avait plus le sentiment d'avoir vu un chiot se démener pour attraper un simple poisson...

      « Ils sont tout petits... »
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Svein


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MessageSujet: Re: Après l'Orage   Mer 16 Mar - 17:10

- Et meeeeeeeerde !

Bon, depuis combien de temps j'étais là à faire la fête ? Franchement, j'en savais strictement. Un moment. Certainement trop longtemps. Oui, c'était ça. Trop longtemps. Bordel, c'était pas très pratique ça quand même. Peut être qu'ils m'attendaient au bercail... Faudrait que j'y rentre... Pourtant, j'étais bien ici ! De nouvelles proies. De nouvelles boissons. De nouveaux endroits à découvrir. Bref, que du bonheur. Mais j'avais quand même des responsabilités. Et oui. J'avais refusé de devenir l'héritière de ma famille car je trouvais ça chiant mais je n'avais pas fui tout devoir. Dommage, ça aurait été trop beau.
En tous cas, je regardais autour de moi. Pas très pratique vu que je savais pas où j'étais mais tant pis. Quelques temps de marche plus tard et je me retrouvais à l'entrée du sanctuaire où je ne sais pas comment ils l'appelaient. Je croisais les bras sous ma poitrine. Là, j'étais à un lieu connu. Mais une question persistait...

- Comment je vais rentrer chez moi ?

Ah et question subsidiaire.

- Et où est ce crétin de Sköll ?

Oui, ça m'embêtait aussi de pas savoir où il était. Car peut être qu'à deux on s'y retrouverait plus vite... J'en serai étonnée, mais on savait jamais ! On pouvait toujours être surprise ! Du moins je pouvais toujours être surprise. Surtout avec lui. Il m'avait prouvé plus d'une fois le manque flagrant d'intellect qu'il avait. Et il faisait en sorte de toujours aller plus loin. Oui, il était fort. Très fort même. Suffisamment pour m'étonner. Alors que j'étais sa jumelle quoi ! Des fois je me disais que c'était la honte. Des fois je me disais que c'était pas grave. Mais sur le coup, je me disais la chose suivante.

- Il est par là !

Et je me dirigeais vers la direction donnée. Et oui, je n'étais pas du genre à faire les choses à moitié. Je choisissais de faire selon le plus pur des hasards et ma seule intuition. Généralement, ça marchait, alors pourquoi pas là ? Voilà, on est d'accord !

Bon, je me mis en route.  Pour me rendre compte qu'en plus il s'était presque pas passé de temps ! Avais je rêvé ? Ouais, fort possible. Enfin, peut être pas tout. Par exemple, lorsqu'on me dit que tout était terminé sur ordre de Zeus, je me dis que le discours que j'avais entendu n'était pas un rêve... Une seule question se posait à mon esprit pour le moment...

- C'est qui Zeus ?

Et une autre question subsidiaire !

- Et c'est qui lui ?

Bon, pour résumer, j'avais trouvé mon crétin de frangin. Qui était en train de se battre. Comme d'habitude quoi. J'étais jalouse. Moi aussi je voulais me battre. Pas juste, c'était toujours les mêmes qui profitaient. Surtout qu'il avait l'air pas mal son adversaire... Peut être pas un canon, mais niveau opposant ça le faisait trop. Faudrait que je tape Sköll en retour alors. Seul moyen d'arranger les choses.
Mais pour le moment, je m'intéressais à la silhouette qui les observait. Je le connaissais pas. Un ennemi ? Oui, peut être. Agile comme un félin, je me précipitais à ses côtés. Pour l'entendre dire quelques mots. Et là, forcément, je devais réagir !

- Petits ? Concernant Sköll, oui son cerveau est petit, mais ça me semblerait bizarre que tu parles de ça. Même si ça serait vrai. Sinon je vois pas. Mais j'ai une grande question pour toi !

Oui, c'était la journée aux questions en fait. Mais celle-ci, elle était vraiment spéciale ! D'une grande force !

- T'es qui toi ? T'es venu taper mon frangin ? Dis oui que je puisse te refaire le portrait !

Oui, il y avait encore eu une question subsidiaire ! Mais ça n'aurait pas été marrant sinon !
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Moïra


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MessageSujet: Re: Après l'Orage   Mar 22 Mar - 0:39

    Le combat entre les deux carnassiers continuait en contrebas. Ni le sang versé, ni la chair déchiré, ni les os brisés ne semblaient capables de faire mettre à genoux l'un ou l'autre des adversaires. Dans la tension écrasante, le fauve nordique avait frappé de toutes ses forces pour en finir avec son opposant... Sauf que ce dernier était parvenus à s'en tirer sans réels dommages grace à un piège qu'il avait tendu. Cependant, rien n'était encore joué. Zéta avait encore de l'énergie à revendre, le spectateur du duel pouvait le sentir... Restait à savoir si le Godwarrior parviendrait à en user judicieusement.
    Malgré l'intensité des échanges des deux combattants, Aukoti restait de marbre en les observant. A vrai dire, il aurait même été plus juste de dire qu'il s'ennuyait. Le combat sous ses yeux avait beau être féroce, il n'en demeurait pas moins vide de sens profond. Entre ces deux animaux, c'était "manger ou être manger", un principe simple et efficace mais qui n'était malheureusement pas assez humain pour faire vibrer son âme atrophiée. Vivre pour se battre. Se battre pour vivre... Où était l'intérêt puisqu'au final on ne faisait que tourner en rond?

    Perché sur le toit de l'église en ruine, le Guerrier d'Alpha allait laisser un soupir de déception franchir ses lèvres lorsqu'il sentit un Cosmos fondre sur lui à une vitesse surprenante, même pour lui. Enfonçant ses pieds dans le sol, Aukoti se tint prêt à dégainer l'une de ses lames au moindre signe d'attaque... Mais ce fut précaution inutile. Après s'être arrêté à côté de lui, ni trop proche ni trop loin, le nouvel arrivant ne déclencha aucune hostilité.
    Première chose que le jeune homme remarqua: il s'agissait d'une femme. Rien de vraiment exceptionnel jusque là. Sous son armure blanche tâchée de quelques traces sang, on distinguait sans mal sa peau mate et ses cheveux clairs qui, couplés à ses étranges yeux opalescents, donnaient une beauté au contraste envoutant. C'était déjà plus intéressant! Et lorsqu'elle se mit à parler, un léger sourire se glissa sur le visage d'Aukoti, chose proprement et véritablement rare. Cette manière de parler, familière aux limites du grossier, lui rappelait l'horrible souvenir de son Maitre à moitié timbré... Bien que la jeune femme soit encore loin de son niveau. Quant à son armure...

      « J'aurais dû m'en douter... Lorsque Zéta est dans les parages, son ombre n'est jamais loin. »

    Scrutant la guerrière de Zéta Prime, qui lui était tout aussi inconnue que le Godwarrior en train de combattre, les yeux dorés de l'Alpha s'attardèrent sur les traces de sang qui visiblement n'appartenaient pas à sa seule personne, avant de se tourner de nouveau vers le combat entre l'Asgardien et le Marinas. Dans l'immédiat, aussi directe et percutante qu'elle puisse être, Zéta Prime n'était pas une menace. Il ne portait certes pas son armure, mais se savait suffisamment habile pour éviter d'avoir d'entrée à affronter ses "compagnons" sur un malentendu. Et, à première vue, la jeune femme était déjà un brin plus subtile et intéressante que celui qu'elle nommait son "frangin".
    Le sourire calme mais fugitif d'Aukoti s'éternisa alors qu'il croisait les bras, signe qu'il n'avait pas l'intention de s'impliquer dans un quelconque combat, et que sa voix imperturbable reprenait.

      « Ne t'en fais pas. Je n'ai pas l'intention de m'en prendre à celui que tu protèges. Tu n'as qu'à me considérer comme un simple observateur... Pour le moment. »

    Un observateur... Oui. C'était là le seul rôle qu'il avait tenus lors de cette Guerre Sainte. Ce n'était pas maintenant que cela allait changer. Sans doute n'aurait-il même pas quitté sa grotte si le Cosmos de Zeus n'avait éveillé en lui cet improbable sentiment d'anxiété, comme à l'approche d'un évènement des plus importants. La Guerre était peut-être terminée, mais ils étaient à présent à l'aube de quelque chose de bien plus grand... Et son rôle là-dedans était encore à déterminer.
    L'attention qu'il portait sur le combat de Zéta n'avait guère diminué, et ce malgré l'arrivée de sa sœur. Le Géant du Nord semblait à présent, de nouveau, enfermé dans la cage de crocs du Marinas au totem du Requin. Se faire avoir 2 fois par le même tour... Voilà qui n'était guère glorieux. Peut-être lui fallait-il un petit coup de pouce? ... Tournant son regard vers celle qui se tenait non loin de lui, Aukoti sourit légèrement de manière assez discrète pour rester polis et présenta d'une main le sinistre et violent spectacle qui se déroulait dans le village à présent presque entièrement en ruine.

      « Ton "frangin" semble justement en assez mauvaise posture. Tu ne comptes pas lui venir en aide? »
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Svein


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MessageSujet: Re: Après l'Orage   Ven 22 Avr - 23:10

- J'ai toujours trouvé ça con que ce soit moi l'ombre. Après tout, c'est lui l'armure noire !

Raisonnement que je m'étais toujours dit en plus. Surtout que j'étais plus belle que lui. Honnêtement, vous métriez qui en avant ? Un colosse sans cervelle ou l'une des plus sublimes créatures foulant ce monde de sa grâce ? Moi, j'opterai sans hésitation pour la première. C'est à dire moi. Et je savais que plus d'un homme ferait le même choix. Quand aux femmes... Tout dépend si elles aussi voulaient profiter de ma compagnie, moi cela ne me dérangeait pas trop. Voir pas du tout même.
Mais intéressons nous de nouveaux à cette personne qui me parlait. Je ne le connaissais pas. Je ne l'avais jamais vu. Ou alors je l'avais oublié. Mais nul doute qu'il était de notre côté vu ses paroles. Ou alors qu'il connaissait beaucoup de choses. Et s'il en savait tant sans être avec nous, et bien c'était une cible à abattre, tout simplement. Et j'étais prête à agir. Malheureusement pour moi, cela ne semblait pas être son cas. Non mais franchement, c'était quoi ces faux mâles ? Ils faisaient chier ? Pour rester polie.

- Protéger ? Il le fait très bien ! Et t'inquiète, ça me dérange pas si tu sors de ton rôle d'observateur.

Je m'installais pour le regarder un peu. Le combat, pas l'inconnu. Je regardais. Et rapidement ça me faisait chier et je laissais s'échapper un bâillement. En fait, j'aimais pas regarder Sköll se battre. Dans le genre pas amusant c'était clairement pas le plus intéressant. Non pas qu'il était faible. Juste que j'étais jalouse. J'aimais me battre moi aussi. Vraiment. C'était intéressant. Plus que regarder. En fait j'aimais vraiment pas ça regarder.

- Bah, s'il perd c'est qu'il était trop faible. Je vais pas aller me bouger pour ça. En plus, il le voudrait pas, donc je vais plutôt regarder. Et s'il perd j'irai défoncer son adversaire.
Et sinon, t'es sûr que tu veux pas te battre ?


Oui, j'avais les idées fixes. Je n'en démordais vraiment pas. Je se faisais chier. Mais au moins je parlais avec un spécimen intéressant. Peut être qu'un jour je le mettrais dans son lit. Si je n'avais rien de mieux à faire. J'avais souvent mieux à faire. Mais c'était mieux d'avoir des réserves. Et j'en avait plein. Et un de plus maintenant. Par contre, il y avait toujours un problème. Un problème pouvant empêcher à ce qu'il fasse parti de ma réserve.

- Sérieux, t'es qui par contre ? Gentil ? Méchant ? Mec dont je peux casser la gueule ? Dis moi que c'est la dernière solution !
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Moïra


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MessageSujet: Re: Après l'Orage   Sam 7 Mai - 18:52

    Dire que les deux observateurs s'emmerdaient profondément aurait été, à ce stade-là, un euphémisme des plus vulgaire. Après l'intense échange de coups destructeurs qui avait été offert à leurs yeux, le Marina et l'Asgardien qui se battaient en contrebas avaient sombré dans une statique joute verbale depuis que le Squale se plaisait à immobiliser coup après coup le Fauve dans sa cage. La chose aurait put être intéressante, et permettre par la même occasion de déterminer si ces deux prédateurs étaient capables d'émettre autre chose qu'un encéphalogramme plat, mais la distance séparant leur toit d'église du lieu de joute était trop importante pour distinguer quoi que ce soit d'intelligible. Dommage. Ou pas.
    Après une lutte interne exténuante, Aukoti céda. La Guerrière de Zeta Prime avait un peu plus tôt lâché un bâillement qui avait eu tôt fait de le contaminer, et sa longue tentative de le retenir s'était au final avérée infructueuse. Sa mâchoire soudain pâteuse tomba pour laisser échapper un léger bâillement au plus vite voilé par sa main gantée. A ce train-là, il risquait vraiment de s'endormir. Cela aurait peut-être même déjà été fait s'il n'y avait eu la voix de la jeune femme à ses côtés pour le maintenir à peu prêt conscient... Et il ne parvenait pas à savoir s'il devait l'en remercier ou la maudire pour ça.

    L'Alpha se força à détourner ses iris dorés du combat pour observer une nouvelle fois celle qui était supposée être sa collègue sans tout à fait avoir sa place parmi les Guerriers Divins. Indéniablement, elle avait des points commun avec le Guerrier de Zeta, tels que sa couleur de peau et de cheveux, mais fort heureusement la ressemblance s'arrêtait là. Sans doutes étaient-ils jumeaux comme le voulait la tradition, mais au détail intéressant que plutôt que de se compléter en une parfaite symbiose, les deux smilodons semblaient entretenir une relation de rivalité et d'opposition. Cela sortait quelque peu de l'ordinaire, mais pourquoi pas après tout? Si cela leur convenait à tous deux...
    De nouveau avec le manque de manières qui lui semblaient naturel, la Walkyrie insista pour le pousser à sortir de sa torpeur et combattre contre elle. Si la première fois Aukoti n'avait répondu que par un soupir ennuyé, sa seconde formulation parvint à lui arracher un sourire moqueur. Se détournant complètement de la guerre des prédateurs qui avait lieux sous leurs yeux, il lui fit face en croisant ses bras et lui adressant un sourire des plus cyniques.

      « Pourquoi tant de scrupules? Si tu veux à ce point me faire la peau, attaque-moi, tout simplement. Tu n'as pas besoin de mon autorisation ou de mon identité pour ça, si? Par contre... »

    A l'instant où le Godwarrior s'apprêtait à continuer sa phrase, la lutte dans le village sembla enfin se réveiller. Un blizzard d'une rare violence, semblant provenir directement d'un des deux combattants, éclipsa en un instant le soleil. Aukoti s’interrompit donc pour lever un bras contre le vent glacé et projeta son Cosmos devant lui. Opposé à une force invisible, l'intense souffle hivernal les contourna sans les heurter ou les gêner. Ce fut tout juste si l'air se rafraichis pour leur rappeler la température de leur terre d'origine. L'Alpha ne baissa son bras que lorsque la tempête se fut calmée, dévoilant à leurs yeux un village complètement enterré sous la glace produite par le dénommé Sköll. Il n'y était pas allé de main morte. Sans doute le Marina l'avait-il un peu trop titillé... Cependant cette attaque de zone manquait cruellement de finesse. A tout vouloir anéantir, il avait peut-être perdus sa cible principale et manqué de porter le coup fatal.
    Enfin... Ils le sauraient bien assez tôt.

      « Eh bien... Ton frère ne s'est pas retenu sur ce coup-là. On se croirait presque en Asgard à présent... Où en étais-je? Ah. Oui... Par contre, ne viens pas pleurer lorsque tu te retrouveras dans un état pire que celui de ton frangin. »

    Prétentieux? Même pas. Juste confiant.
    Répondant à la provocation par la provocation, comme il l'avait appris à force de vivre avec son Maitre, Aukoti savait qu'il ne risquait pas de s'incliner facilement à ce petit jeu. Cependant, à bien y réfléchir, ce n'était peut-être pas la meilleur option d'ainsi jouer avec le feu. Il était, après tout, venus en Grèce uniquement afin de s'informer sur le déroulement de la Guerre Sainte qui venait de brutalement s'achever. La Guerrière de Zeta Prime, au même titre que son frère, pouvait s'avérer être une précieuse source d'informations. Se la mettre à dos ou la mettre en pièce risquait de compromettre ses chances de la voir parler librement de ce qu'il s'était passé...
    Bah! Il n'aurait qu'à la ménager un peu. Il en avait l'habitude de toute manière...

    Mais bien vite, en savoir plus sur la Guerre Sainte allait devenir le dernier de ses soucis...
    Il y eut comme un poids en plomb lui tombant sur la tête, comme une main glacé lui effleurant l'esprit. Une voix résonna à l'intérieur de son crâne, provoquant un dérangeant malaise de ne plus être maitre de son corps.

      * Défenseurs d'Asgard, moi, Odin en appelle aux Saphirs que vous portez sur vos Robes Divines. Je me dois de les réunir, pour faire apparaître Balmung et la remettre à Freyja! A partir de ce jour, elle deviendra la régente d'Asgard, et vous lui devrez obéissance et allégeance! *

    Puis tout disparut. Aukoti se retrouva de nouveau libre d'entendre ses pensées. L'intervention Divine avait été brève et intense, ne laissant comme trace de son passage qu'un rapide battement de cœur dans sa poitrine et un tout léger mal de tête. Son Saphir? Il était resté comme el rester de son armure dans sa grotte, en Asgard. L'avoir ou non à sa ceinture n'avait de toute manière jamais été une véritable nécessité pour lui : il s'en porterait tout aussi bien.
    Non... Ce qui lui restait en travers de la gorge, lui faisant froncer les sourcils, ce n'était définitivement pas la disparition de son Saphir. C'était la nomination de Freyja sur le trône d'Asgard en l'absence d'Odin. Pour la première fois que la Seigneur d'Asgard se manifestait, c'était pour se faire remplacer, visiblement parce qu'il avait quelque chose de mieux à faire... Mais à la sortie d'une Guerre Sainte dans laquelle Asgard avait été manipulé et bafoué, entrainé alors qu'il n'y avait aucun enjeux pour leur contrée, qu'y avait-il de si important pour que le grand Odin disparaisse en confiant Balmung à une Déesse de l'Amour qui avait été incapable d'efficacement diriger ses troupes lors des combats? Quelque chose ne tournait pas rond...
    Portant sa main à ses tempes pour les masser, l'Alpha laissa échapper un profond soupir lourd d'un agacement difficilement refoulé. Il suffisait qu'il quitte Asgard pour que la situation se dégrade et tombe de Charybde en Scylla... Les Dieux devaient vraiment avoir quelque chose contre le monstre de chaos qu'il était. Ce n'était pas possible autrement...

      « Freyja dirigeant Asgard... Il ne manquait plus que ça... Gardons notre idée d'affrontement pour plus tard, Zeta Prime. On récupère ton frère et on retourne en Asgard au plus tôt. Cela ne risque pas d'aller en s'arrangeant. »

    Soudainement peu enclin à la plaisanterie ou à diverser plus longtemps, Aukoti avait perdu toute trace de sourire ou de fatigue. Son air contrarié ne souffrait aucune réplique, ainsi fixé sur Sköll qui semblait ériger un cercueil de glace en l'honneur de son adversaire défait. Bien, à présent, ils allaient peut-être pouvoir bouger du toit de cette église! S'accroupissant pour ne plus avoir à se fatiguer en restant ainsi droit comme un piquet, il suivit les mouvements de son compatriote en se demandant s'il devait lui tomber dessus à l'improviste ou attendre que ce soit lui qui les remarque.
    Mauvais pressentiment, quand tu nous tiens...
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Eren


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MessageSujet: Re: Après l'Orage   Mer 25 Mai - 16:51

Sköll était pensif. Son duel s’était finalement achevé. Après nombre d’hésitations, il l’avait emporté. C’était une victoire ô combien éblouissante, mais son humeur n’était pourtant pas aux réjouissances. Avoir fait la rencontre d’un homme qui partageait tant avec lui lui avait donné à réfléchir. Même si les questionnements idéologiques étaient loin d’être son point fort, il n’en finissait plus de se demander pourquoi tout deux avaient été adversaires et non alliés alors qu’ils étaient semblables en tous points. Pourquoi leurs loyautés respectives les avaient séparés. Et surtout, si c’était irrévocable et que jamais il n’aurait le plaisir de voir ce que pouvait donner leurs forces conjuguées. Bien sûr, le duo qu’il formait par nature avec sa jumelle était loin de le décevoir, mais… Au fond de lui s’était allumée une flamme d’ambition, car c’était là le mot le plus proche de ce qui pouvait désigner le flux de ses pensées. Le désir de voir ce que pourrait donner pareille alliance si l’occasion leur était donnée de faire front commun.

Ce ne serait possible qu’une fois que leur compte aurait été réglé par une revanche inévitable, il n’en doutait pas. La question était de savoir quand, et surtout comment. Si ses informations étaient exactes, l’esprit du défunt devait actuellement faire route vers les Enfers. Et même s’il pouvait théoriquement en sortir, d’après son instruction sommaire, Zeta n’était point en mesure de connaître les détails de ce qui pourrait conduire à cette résurrection. Mais être aussi songeur finit par lui donner la migraine : il avait déjà brûlé assez d’énergie et verrait cela plus tard, à tête reposée. Et qui dit tête reposée dit repos. Pour pouvoir reprendre des forces, le mieux à faire restait de rentrer en Asgard sans perdre un instant. À quoi bon rester, de toute façon ? Même si c’était une infraction au règlement divin, Sköll n’avait fait que suivre son bon vouloir et était fier de l’avoir fait, surtout au vu de ce qu’il en avait retiré.

Ce face à face avait été on ne peut plus instructif, et son style évoluerait en conséquence. Ses mouvements n’étaient guère académiques mais n’en étaient pas moins emplis d’une technicité spontanée qui progresserait avec une expérience qu’il commençait tout juste à acquérir en tant que chevalier. Ce serait long et fastidieux mais l’avoir emporté sur ce héraut de Poséidon l’avait fait avancer à pas de géant sur la voie du carnage qui était la sienne. Ce n’est qu’une fois plus décontracté qu’il se rendit compte qu’il n’était pas le seul à avoir tiré des leçons de cet affrontement puisque des importuns avaient cru bon de se donner le titre de spectateurs. Non pas que cela le dérange dans les faits – il n’avait rien à cacher, même s’il aimait se dire qu’il gardait des cartes dans sa manche en cas de besoin – mais ceux-ci auraient au moins pu signaler leur présence plutôt que de se terrer comme des rats.

Aussi, même si l’énergie lui manquait cruellement, il concentra son pouvoir dans ses jambes et se déplaça à la vitesse de l’éclair jusqu’à l’emplacement susdit. Le toit en question vola en éclats sous son poids, les ardoises s’en arrachant par dizaines alors que les plus proches se fissuraient dangereusement. Tout sens de la mesure s’était perdu avec ses ressources pratiquement épuisées. Pourtant, même s’il avait le souffle court, son regard n’avait rien perdu de sa sauvagerie et porta immédiatement sur l’inconnu qui avait pris place là-haut. Il n’avait même pas eu besoin d’un regard pour savoir que l’un des deux invités d’honneur était sa sœur. Même si rien ne l’y obligeait, le devoir de le suivre comme son ombre restait inscrit dans la tradition et il était logique qu’elle attende son retour pour regagner leurs terres. En revanche, le freluquet à la tignasse bleutée n’était qu’un parfait inconnu et c’était bien cette donnée qui le mettait en péril. L’énorme poigne de Sköll s’ouvrit en grand et ses doigts tendus ne furent que le prélude d’une annonce de circonstance.

« Je te donne cinq secondes pour me dire qui tu es et ce que tu fous là. Si tu refuses ou que ton explication ne me convient pas je te pends par les tripes à la cheminée qui est derrière moi. Je te conseille de pas bégayer… »

Il était fort probable que Hati ne le tienne pas en joue parce qu’elle ne l’avait pas considéré comme dangereux. Mais rien ne disait que ce soit le cas et le géant nordique tenait à s’en assurer par lui-même avant de baisser sa garde, aussi bancale qu’elle puisse être après avoir été martelée de coup tout au long de cette joute dantesque. Peut-être n’avait-elle aussi fait que le retenir en attendant que son frère bien-aimé puisse s’en occuper directement afin de ne pas avoir à se salir les mains, ou tout simplement qu’elle avait exclu toute réflexion en l’ayant trouvé à son goût. Ce qui ne serait guère étonnant non plus, mais ô combien plus affligeant, même si le colosse commençait à en avoir l’habitude – à son grand regret, faut-il le préciser ?

Alors que sa main libre se refermait sur la poigne encore chaude et souillée de sang de Fenrir, une étincelle soudaine enveloppa son Saphir d’Odin, lequel s’arracha à son insu de son plastron réduit en miettes pour prendre son envol. Ce phénomène inhabituel capta son attention, même s’il ne put y dédier qu’un regard en coin afin de ne pas perdre de vue ce trouble-fête sorti de nulle part. Voir prendre vie l’objet qu’il était censé garder en plus qu’il vole de ses propres ailes avait quelque chose de désappointant, et ce même avec l’état de fatigue extrême dans lequel il se trouvait.

« Qu’est-ce que c’est encore que ces conneries ? »
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Moïra


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MessageSujet: Re: Après l'Orage   Mer 25 Mai - 20:06

    Il y eut un craquement sinistre, de ceux qui annonce une fin redoutée de tous. La glace invoqué par le Fauve d'Asgard vola en éclats et le Marina de Poséidon se libéra de son cercueil contre toute attente pour se jeter sur son adversaire. Il était cependant trop tard. Ces mouvements n'étaient plus guidés que par une volonté de combattre tout juste suffisante pour animer le dernier éclat de Cosmos qui subsistait en lui. Il avait été l'éclat d'une étoile mourante, s’affaissant sur elle-même avant de ne laisser place qu'au néant de la mort... Mais quel éclat!
    Ce ne fut cependant pas suffisant pour emporter avec les le Godwarrior de Zeta qui encaissa l'attaque du Requin sans le laisser porter le coup décisif, le revoyant au froid mortel dans lequel il avait en premier lieu souhaité l'envoyer. De l'un ou de l'autre, on ne pouvait véritablement dire lequel était le plus impressionnant... L'endurance de l'un ou la vigueur de l'autre?

    Mais leur hargne et leur volonté de combattre était ici mal placée.
    Leur temps et leur énergie était précieuse. Plutôt que de les gaspiller ainsi dans des combats sans enjeux autres que le besoin de mesurer leur force, ils auraient mieux fait de s'appliquer à trouver un sens à celle-ci.
    A moins que ce ne soit déjà le cas?
    Aukoti n'était de toute manière pas là pour les juger. A vrai dire, il se fichait assez de ce que pouvait bien faire, penser ou croire ces énergumènes en contrebas. Il avait déjà suffisamment de mal à trouver ses propres réponses avant de se mettre à chercher celles des autres... Sans compter qu'ils avaient dans l'immédiat un besoin bien plus urgent.

    Alors qu'il en était toujours au point de réfléchir au moyen de ramener ses compatriotes en Asgard, l'Alpha se retrouva pris de court par le brusque changement de cap du Fauve. Les ayant visiblement repérés, il s'était projeté comme un véritable boulet de canon sur le toit de l'église dont ils avaient fait leur perchoir, en fragmentant une partie de ce dernier lors de l'atterrissage. Il avait bondit entre sa sœur et lui, mais sans nul désir de protéger quoi que ce soit dans le regard. C'était le regard d'un prédateur, d'une bête féroce prête à en découdre avec un adversaire dés que le précédent était tombé à terre, pour sa seule et unique survie.
    Un animal dos au mur.
    Nullement impressionné par les menace de l'Asgardien ou par les cinq doigts qu'il avait tendus devant lui, Aukoti demeura d'un calme olympien, se contentant de foudroyer Zeta du regard de la même manière que ce dernier s'évertuait à le faire. Bien évidemment, il aurait put se présenter à eux sous son titre de Guerrier d'Alpha, mais ainsi vêtu, sans son armure et loin d'Asgard, il y avait peu de chance qu'ils accordent crédit à sa parole. De toute manière, s'il se fiait à leurs caractères, les deux Fauves ne devaient pas vraiment être du genre à se plier aux ordres du premier commandant venus.

      « Je ne pense pas que tu sois en état d'exiger quoi que ce soit, "Sköll", et encore moins de mener un autre combat après celui-ci. »

    Ce fut ce moment que choisis le Saphir d'Odin pour quitter la GodRobe de Zeta et s'envoler vers Asgard en un éclair, ne laissant derrière lui qu'une fugitive lueur azuréenne dans le ciel grec. Visiblement pris au dépourvus par le comportement de son trésor, le Fauve laissa échapper une phrase empreinte d'agacement. N'était-il donc pas au courant? Avait-il dans la ferveur de son duel ignoré le message télépathique d'Odin? ... Peut-être sa sœur avait-elle au final raison quant à la taille de l'encéphale de son frangin.
    Et puis, pour être franc, Aukoti avait eu la même réaction en entendant la nouvelle de la nomination de Freyja à la Régence d'Asgard.
    Laissant planer une ombre de sourire sous le col de son manteau, l'Alpha reporta son regard qui avait suivit la course du Saphir jusqu'à son vis-à-vis. Ses pupilles dorées luisaient d'un discret éclat alors qu'il tendait une paume vers le Fauve Noir sans esquisser le moindre mouvement inutile.

      « Ne t'en fais pas. Nous partons justement pour le découvrir... Mais d'abord il va falloir vous renvoyer d'où vous venez. »

    Se déplaçant soudainement à une vitesse telle qu'il sembla un instant disparaitre, Aukoti fondit sur Sköll pour lui envoyer un violent coup de pied en plein plexus solaire. Avec une précision quasi-chirurgicale, il avait ciblé l'une des zones où Sköll portait ses plus sérieuses blessures pour l'envoyer brutalement vers l'arrière... Où un large vortex ouvrant un trou dans l'air était apparus alors qu'il parlait. Bien évidemment, toute l'intention de son attaque avait été de le projeter à l'intérieur.
    Nul piège là-dedans. Il avait simplement ouvert un passage dimensionnel reliant ce village à la frontière d'Asgard. C'était encore le meilleur moyen pour rentrer rapidement et en toute sureté dans leur pays, à présent qu'ils n'avaient plus rien à faire en Grèce, et surtout si proche d'un Sanctuaire que la Guerre Sainte avait ravagé. Devinant cependant que les deux gardiens de Zeta rechigneraient à le suivre de leur plein grès dans cette faille dimensionnelle qui, au première abord, n'était guère rassurante, le Godwarrior avait simplement opté pour la manière forte.
    Peut-être aurait-il mieux fait de s'abstenir...

    L’Alpha sentit une large poigne se refermer sur sa cheville. Avant qu'il puisse tenter quoi que ce soit, Sköll l'avait entrainé dans sa chute vers le vortex qui les entrainait vers Asgard. Sachant qu'il ne risquait pas grand chose mais tout de même légèrement désorienté lorsque le choc le tira du sol, Aukoti perdit quelque peu le contrôle de son passage qui se déforma et manqua de se refermer. Dans cette situation, le Guerrier Divin eut un réflexe parfaitement humain et tenta de se raccrocher à la premier chose qui lui tomba sous la main... En l’occurrence, le bras de Zeta Prime.
    La force d'aspiration du vortex augmenta alors qu'il se refermait, au tous trois furent happés à l'intérieur en un instant aussi court que celui qui venait de s'écouler lorsque l'Alpha avait frappé le Colosse et que celui-ci l'avait entravé. Bientôt, la forme arrondie du portail se rétrécie pour finalement disparaitre, ne laissant plus dans ce village qu'un champ de glace et de dévastation propre aux guerres menées par les Dieux.

Arrow Asgard, pour cueillir des pigeons.
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Eren


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MessageSujet: Re: Après l'Orage   Jeu 26 Mai - 0:18

Floué. Oui, il se sentait floué. Dépossédé de ce qui aurait dû être son bien le plus cher par une force mystérieuse avide de les collecter. De toute évidence, en empruntant la voie des airs, la pierre précieuse s’était orientée vers leur terre natale. Même si le sens de l’orientation de Sköll laissait autant à désirer que sa subtilité cosmique, il avait tout de même quelques notions – assez pour savoir où était le nord en toutes occasions. Mais ce n’était pas ce qui excuserait ce libre service alors que jamais il n’avait consenti à remettre cet inestimable artefact à qui que ce soit. Quelle était l’utilité d’en remettre un à chaque gardien si c’était pour les reprendre de la sorte sans même une explication ? Zeta ne pouvait le comprendre. Et pour cause. À contrario de ses frères d’armes, il n’avait pas eu droit au message télépathique d’Odin. Non pas à cause d’un manque d’ouverture au pouvoir stellaire cette fois mais bien parce que, trop concentré sur la bataille qu’il livrait avec tant d’acharnement, il n’avait pas su accepter cette indicible communication pourtant diffusée vers chacun de ses compatriotes. Comment donc ne pas être incrédule face à ce sans-gêne, qui qu’en soit l’auteur ?

Et s’il était déjà d’une humeur propice à perpétrer davantage de massacres, le sang de Kyro n’étant que quantité négligeable pour apaiser une soif grandissante, le rictus de cet anonyme n’aidait guère à reprendre ce calme qu’il avait si fragile. Que ce soient ses intonations ou son attitude, tout en son être était détestable et le fauve eut l’envie obsédante de lui en coller une pratiquement à chaque syllabe que ses lèvres laissaient s’échapper. C’était dire si son hostilité y était chatouilleuse. Mais il préféra camper sur ses positions par prudence : il ignorait tout de cet homme, que ce soit son identité, sa faction ou son niveau. Et même s’il n’avait pas pour habitude de refuser une bagarre, Sköll savait également qu’il n’était pas en état d’encaisser beaucoup plus et finirait dans le même état que son défunt adversaire s’il s’en prenait à un trop gros morceau. Il s’était vaillamment battu et il serait dommage que cet acte de bravoure finisse mal. Des personnes qu’il pourrait battre en temps normal ne feraient qu’une bouchée de lui aussi longtemps qu’il serait aussi mal en point, et même s’il se restaurait à vive allure, il faudrait un certain délai avant de pouvoir dire qu’il s’était parfaitement remis de ses blessures.

« J’ai pas souvenir de t’avoir donné le droit de nous dire ce qu’on avait à faire. T’as qu’un droit, celui de la fermer avant que je t’y oblige. J’ai beau être crevé j’en ai encore assez sous le pied pour envoyer un mec gaulé comme un cure-dent bouffer les pissenlits par la racine. »

Avant qu’un sourire vorace n’ait pu s’étendre sur ses lèvres, un coup de pied lui coupa le souffle. Un pied qui, comme de bien entendu, appartenait à cet individu de plus en plus antipathique à chaque seconde passant. Ce geste frondeur ne resterait pas impuni. Sköll en faisait le serment. Désarçonné, il ne put que tomber de son perchoir, comme n’importe qui dans son état l’aurait fait de même. Un homme normal aurait été bien incapable de lui faire perdre l’équilibre de la sorte, et la force que ce quidam y avait mis indiquait que c’était l’un des leurs – comprendre qu’il était au service d’un Dieu. Sa familiarité pouvait laisser penser que ce n’était rien de plus qu’un camarade mais Zeta refusait d’y croire pour la bonne et simple raison que cela lui interdirait d’en faire de la chair à pâtée à moins qu’une autorité supérieure ne lui en donne le droit. Et à moins d’être pris en flagrant délit de haute trahison, il y avait peu de chances qu’on puisse y appliquer pareil châtiment, ce qui serait bien dommage. Même si une infime part de lui-même lui dictait d’avoir confiance, les fibres de son être, en revanche, criaient de le tailler en pièces presque autant que les souffrances les déchiraient de fond en comble.

« Je crois pas non ! »

D’une main rageuse, le Tigre Noir se saisit de la jambe rattachée à cette voûte plantaire coupable de l’avoir précipité vers un gouffre béant qui ne lui disait rien qui vaille. Initié avec parcimonie aux secrets du cosmos, Sköll n’avait pas idée de tout ce qu’on pouvait en faire et ce portail n’était à son sens qu’un danger de plus parmi tous ceux qui avaient croisé sa route tout au long de cette interminable journée. Si ce devait être un piège mortel, ce ne serait pas le seul à y tomber, pas après un affront de cet acabit. Pris à son propre jeu, l’inconnu n’eut d’autre choix que d’y tomber à son tour, non sans avoir au préalable affirmé sa prise sur le support le plus proche. Par réflexe. Et quel réflexe, puisque son appui n’était ni plus ni moins que la jumelle du colosse, qui ne sut retenir un grognement teinté d’agressivité à cette vue. Non content de venir lui pourrir la vie, il semblerait qu’il ait à cœur d’en faire de même avec sa sœur.

C’était décidément une bien mauvaise entrée en scène que l’Alpha faisait là, de celles qui restent dans les mémoires mais pas pour les bonnes raisons. De celles qui font un excellent engrais pour cultiver un ressentiment chaque jour plus amer, chaque jour plus dense. Assimilé au besoin irrépressible qu’avait le champion des terres gelées de s’affirmer en tant que dominant de cette meute qu’étaient les Ases, cela ferait des ravages, même si on ne pouvait pas dire que ces motivations soient les plus saines existantes. Une dernière insulte se perdit dans ce couloir dimensionnel qu’avait ouvert l’étranger avant qu’il ne se referme tout aussi brusquement, laissant ce champ de bataille dévasté exempt de toute âme qui vive…

Citation :
→ Asgard.
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Aphrodite


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MessageSujet: Re: Après l'Orage   Mar 31 Mai - 10:48

Arrow
Olympe

Le char d'Aphrodite laissait derrière elle un sillage diapré dans le ciel matinal. En contrebas, c'était la Terre, là où vivaient, peinaient, se battaient, s'aimaient et festoyaient les Hommes.

De là où elle se trouvait, la Déesse avait une vue imprenable sur le paysage qui s'offrait à elle et elle se demanda alors si un jour les mortels seraient capables de créer des machines ou des artefacts capables de les emmener dans les airs. Voire au-delà.

S'ils continuent ainsi, il leur faudra peu de temps pour y arriver... fit-elle à voix haute. Mais quel prix devront-ils payer pour atteindre cette puissance ?

Elle secoua la tête et sourit : depuis quand était-elle devenue philosophe ?

Elle revint à sa préoccupation première : aller chercher les deux Chevaliers qui, selon Zeus, auraient désobéi à un décret divin. Leurs Cosmos s'enflammaient et elle comprit qu'ils étaient en train de se battre. Une dernière explosion d'énergie puis plus rien : le combat était terminé.

Elle allait arriver à destination lorsqu'elle sentit l'un des deux antagonistes s'en aller, se dirigeant vers le Nord. Une fois sur place, elle vit à terre le corps d'un homme magnifiquement bâti, portant une Armure qui évoquait la mer et les profondeurs abyssales. Un Marina de Poséidon.

Elle atterrit et se dirigea vers le guerrier : il avait subi bon nombre de blessures et son étincelle de vie était éteinte. Aphrodite resta perplexe : que devait-elle en faire ? Le laisser là ou le ramener quand même vers l'Olympe ? Et l'autre, devait-elle aller le chercher vers les Terres du Nord ?

Finalement, elle haussa les épaules : qu'il soit mort ou vif, cela n'avait pas une grande importance, du moment qu'il le ramenait. Quant au second, un autre Dieu pourra très bien se charger de cette besogne : elle n'avait nullement envie d'aller se les geler vers ces contrées glacées qu'éclairait parcimonieusement un pâle soleil.

Elle ramassa le corps qui ne pesait rien - même si elle n'était pas une divinité guerrière, elle était bien plus forte que n'importe quel mortel - et le posa sur le plancher de son char. Puis elle prit son envol, rentrant à la maison.

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Après l'Orage

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