RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 Coeur de la forêt d'Ahirès

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Astre


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MessageSujet: Re: Coeur de la forêt d'Ahirès   Mar 14 Juin - 17:09

L
ya, c’était un joli nom pensa-t-il, qui seyait parfaitement au petit ange qu’il tenait dans les bras avant de le rendre à celle qu’il pensait être sa mère. Lorsque dans son dos résonna les paroles du Phoenix, ce fut au quart de tour qu’il se retourna pour lui lancer un philosophique:

-Tu sais ce qu’il te dit le cinglé de service?!?

Mais le jeune Prêtre n’eut vraiment le temps de lui répondre que le Phœnix partait déjà vers une autre destination. Astre lâcha un "Tss" bien sentit, avant de se concentrer de nouveau sur la jeune femme Chevalier à qui il avait rendu l’enfant. Mais il n’eut vraiment le temps de faire quoique ce soit, que sa tête partit sur l’avant, grâce à une baffe amicale bien sentie sur l’arrière de son crâne. Lui ressortant un truc sur l’autorité qui le fit hausser un sourcil. Ah parce que c’était un Chevalier de Bronze qu’il avait tenté d’écraser? Il aurait plus pensé à une mite ou un truc dans le genre oO Mais bon, quoiqu’il en fût, ce qui était fait était fait, et la réponse qu’il rendit au chevalier du Bélier fut hautement philosophique!!

-Gnagnagna!! fut sa réponse. Ouais c’est ça, à tout à l’heure…, lança-t-il avec une petite tête boudeuse.

Toute façon cette femme devait être mariée pour avoir un enfant non? Aussi il ne pouvait sciemment pas lui faire les yeux doux, même s’il en rêvait. Sauf que le rêve pouvait bien devenir réalité au vu des paroles que lui dit la jeune femme. Ainsi elle n’était pas la mère biologique de la petite, mais l’avait seulement adopté? Ceci fit naître un espoir en son cœur, et fit naître un sourire rayonnant sur ses lèvres.

-Ceci est tout à votre honneur, lui dit-il avec sincérité.

Puis l’enfant –qui était partit embêter un instant le Chevalier du Verseau-, revint vers sa mère adoptive pour remonter dans ses bras et réitérer la promesse faite par cette dernière. Il trouva le tableau touchant, un amour sincère en ressortait et son sourire se fit doux, se rappelant à son tour des bras de son père qui lui promettait de le protéger. Une lueur passa dans les yeux couleur de ciel de la jeune femme, et Astre sut qu’elle tiendrait sa promesse, ce qui renforça quelque chose au fond de lui. Cette femme l’attirait, et pas seulement de par sa beauté, mais il avait envie d’en apprendre plus à son sujet, de connaître les moindres traits de son caractère. Finalement la petite lui fit remarquer qu’il avait plein de feuilles dans les cheveux, ce qui le fit rire.

-Je crois que l’arbre a surtout voulut se venger, répondit-il dans un rire à la petite fille avant de la regarder filer de nouveau vers le Verseau.

Puis la belle fit un pas vers lui, et il plongea son regard dans le sien, sentant un courant électrique remonter le long de son dos. Elle était proche de lui, à tel point que les effluves de parfum commençaient à lui parvenir. Elle se proposa pour l’aider à enlever les feuilles qui c’étaient prises dans sa chevelure et il accepta d’un simple signe de tête, ayant peur que sa voix ne trahisse la chaleur qu’il sentait en son corps. Il sentait le souffle de la jeune femme sur dans son cou –cette dernière s’étant mise sur la pointe des pieds pour l’aider- et il frissonna de plaisir, tandis qu’il respirait son odeur à pleine poumon. Puis sa douce voix lui parvint, dans le creux de l’oreille tandis qu’elle se présentait.

-Mashia, répéta-t-il dans un murmure. C’est un très joli nom, poursuivit-il sur le même ton. Il est originaire de l’Est si je ne me trompe?

Puis la dernière feuille tomba, tandis qu’une légère brise venait jouer dans leurs cheveux. Le sourire d’Astre était toujours là, toujours aussi empreint de douceur. Mashia chercha alors sa petite fille des yeux et la trouva derrière une luciole en train de courir. Astre assista à la chute de la petite et se demanda si elle s’était fait mal, mais un rire cristallin lui indiqua que tout allait bien. Il regarda à nouveau Mashia et émit un léger rire sous sa phrase, ses yeux brillèrent alors qu’il se remémorait toutes les bêtises qu’il avait put faire.

-Je crois que mon père a bien dû prendre une cinquantaine d’années avec toutes les frasques que je lui ais faites!! s’exclama-t-il avec amusement. Ne vous inquiétez pas, eut-il envie de la rassurer, se faire du souci pour un enfant est parfaitement normal. Mais je suis sûr qu’elle saura vous rendre au centuple toute l’attention que vous aurez put lui porter, ajouta-t-il. Je crois que c’est ce qu’on appelle le bonheur d’avoir un enfant…

Il aimerait pouvoir connaître un jour ce bonheur à son tour, celui de tenir son enfant dans ses bras, de le voir grandir et s’épanouir, de connaître le même bonheur que son père avait connu. C’était sans doute l’un de ses souhait, et en voyant cette enfant courir partout, il en était certain, il voulait se battre pour que ses propres enfants connaissent la paix eux aussi. Mashia reprit ensuite, lui expliquant ses craintes quant à l’avenir de la paix entre leurs deux camps. Mais il n’eut le temps de lui répondre qu’elle enchaina sur un cadeau. Les yeux du jeune Prêtre s’illuminèrent alors que la jeune femme ouvrait ses mains pour y découvrir un lotus qui s’épanouissait sous la lumière su Soleil qui décroissant, faisant jouer une dernière fois ses rayons pour leur offrir un concert de lumière qui vinrent se refléter sur la fleur immaculé. Il tendit ses mains et pris celles de Mashia entre les siennes.

-Je la chérirais, lui dit-il avec douceur. Je la chérirais autant que je chérirais la paix naissante.

Enfin, il prit la fleur de glace et la porta à son cœur en réitérant son serment, ses yeux émeraudes plongé dans ceux de la jeune femme face à lui. Il avait envie de la prendre dans ses bras et la chérir également, mais il avait peur de sa réaction, peur de lui faire peur justement. Alors il se contenta de remettre l’une de ses mèches en place, toujours en lui souriant tendrement. Puis il sentit le cosmos du Général de Chrysaor se rapprocher et bientôt la tête blonde émergea d’entre les arbres. Il lui adressa un signe de tête respectueux auquel il répondit avant de se tourner une dernière fois vers Mashia.

-Si vous voulez bien m’excusez un instant, le devoir m’appelle, lui expliqua-t-il. J’ai à parler à mon Général.

Dans un dernier sourire, il la dépassa et rejoignit les deux Chevaliers qui discutait ensemble, la fleur de Lotus toujours serré contre son torse. Il se posta prés d’eux et darda son regard sur son Général.

-Général de Chrysaor, le salua-t-il avec une voix calme. Pourrais-tu me renseigner sur ta présence première en ces lieux? lui demanda-t-il. Il y a-t-il un problème au Sanctuaire Marin? questionna-t-il en fronçant les sourcils.

Il espérait sincèrement que ce ne soit pas trop grave, sans quoi il devrait abréger les négociations s’il ne parvenait à confier le problème à ses subordonnés. Mais pire que tout, il devrait écourter sa rencontre avec Mashia, et ça s’était impensable!! Il était peut être bien tombé sur son âme sœur et il était hors de question qu’il la laisse tomber ainsi comme un goujat!! Il avait encore envie d’entendre sa douce voix, de sentir son parfum, d’apprendre à la connaître, de se noyer dans ses yeux, de pouvoir la serrer dans ses bras, de…

…Ok, il était foutu…définitivement foutu…
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Kappa


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MessageSujet: Re: Coeur de la forêt d'Ahirès   Mer 15 Juin - 22:00



Quelques secondes plus tard, mes doutes se confirmèrent lorsque le Général de Chrysaor déboucha dans la clairière. Après avoir rapidement balayé les lieux, et constaté que son supérieur hiérarchique était occupé à converser avec Mashia, il s'avança directement vers moi et me sourit après un rapide signe de tête. Il portait dans les bras le corps visiblement toujours inconscient du mystérieux chevalier qui avait été attaqué par le spectre qui s'était enfui. Il semblait porter une armure de bronze, mais je n'en étais absolument pas sûr, ou du moins, si c'était le cas, je ne la connaissais pas. Puis, mon vieil ami me demanda discrètement ce qui s'était passé ici durant son absence :

- Eh bien, je suis arrivé au beau milieu, lui répondis-je. Mais, apparemment, Ishiro, le chevalier de Bronze du Phénix, a utilité l'illusion du Phénix sur le général de Kraken, ce fameux Caeron, que tu as dû croiser. C'est pour cette raison que nous avons senti son cosmos vaciller toute à l'heure. Ensuite, Astre et Shion sont arrivés. Astre était dans une colère noire, mais heureusement, Shion, et la petite, poursuivis-je en montrant Lya qui jouait toujours, ont réussi à calmer sa colère il y a quelques secondes. Voyant que la situation était maîtrisée, le chevalier du Bélier est reparti à son temple. J'allais moi même repartir quand je t'ai senti approcher, je t'ai donc attendu, conclus-je en lui souriant l'espace d'un instant.

Ile me tendit ensuite le corps inanimé du chevalier, que je déposai doucement sur le sol pour l'examiner à mon tour, d'un bref coup d'œil. Il fallait que je le ramène au sanctuaire pour le faire soigner, Arjuna n'avait pas tort. Je me redressai doucement, pour constater que le prêtre de Poséidon se dirigeait vers nous. Sa colère avait beau être retombée, il était toujours aussi impressionnant. C'était comme si l'Empereur des Mers en personne se tenait à ses côtés. Je posai le poing gauche sur mon torse et inclinai doucement la tête en signe de respect lorsqu'il arriva près de nous. Mais il se désintéressa totalement de moi pour demander des explications à Arjuna sur sa présence en ces lieux. Me sentant de trop, je m'éloignai des deux Marinas pour me rapprocher de Lya, qui courait toujours partout. Elle va finir par se faire mal, ne pus-je m'empêcher de penser en la voyant faire. Il ne fallut pas longtemps pour que la fillette me donne raison. Après avoir trébuché sur une racine, elle s'étala de tout son long sur le sol tandis que je marchais lentement vers elle. Toujours au sol, elle tourna alors son regard apeuré et empli de larmes vers moi. A nouveau, je mis un genou à terre, puis après l'avoir relevée et époussetée, je lui dis doucement en souriant :

- Ca va, tu n'as pas de bobo. Plus de peur que de mal, achevai-je avec un clin d 'oeil à son intention.

Visiblement rassurée, celle ci me rendit mon sourire et réprima ses larmes. Je la pris doucement dans mes bras et me dirigeai lentement vers le chevalier du Lotus, qui observait la scène en silence. En approchant de la jeune Mokushi, je lui tendis précautionneusement la petite Lya qui cherchait déjà les bras protecteurs de la jeune femme, et lui dis :

- Tiens, je crois qu'elle veut un de tes câlins de réconfort.

Puis, sur ces mots, je fis volte face pour observer les deux marinas qui semblaient en pleine conversation. Je n'avais plus grand chose à faire ici. Il allait être temps pour moi de retourner au temple du Verseau. Cependant, je ne voulais pas partir sans prendre le temps de dire au revoir à Arjuna. Et il fallait aussi que j'emmène le chevalier inconscient pour le faire soigner.


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Mashia


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MessageSujet: Re: Coeur de la forêt d'Ahirès   Jeu 16 Juin - 2:18

    Ô divine providence, pourquoi as-tu choisis cet instant pour imposer ta volonté au Temps? Bien cruelle démiurge toi qui par caprice empêche le Sablier de s'écouler normalement. Oui, il sembla à la jeune femme qu'une éternité s'était écoulée entre le moment où elle avait offert son présent et celui de la réaction du Prêtre de Poséidon. Un instant elle avait pensé qu'elle s'était montrée déplacée et impolie.
    Après tout, la jeune femme ne connaissait rien de leurs coutumes, alors elle s'en voulut pour cette hardiesse.
    La jeune Lotus s'apprêta donc à s'excuser platement quand deux mains vinrent se poser sur les siennes : à ce contact elle tressaillit et releva ses deux yeux turquoises pour les plonger dans ceux du jeune homme.
    Ces paroles étaient tellement emplies de douceur qu'elle en resta muette. Visiblement apprécié, ce présent reposait maintenant contre le cœur du jeune Prêtre. Non, elle ne doutait pas un seul instant de sa sincérité, et cela la toucha profondément.
    Mashia ressentait tant de suavité dans cette personne et en même temps une telle force! Pourquoi? Quelle était cette chaleur naissante dans son être? Comment se fait-il que son cœur s'emballe ainsi? Pourquoi, alors qu'Astre s'éloignait afin de parler avec son Général, ressentait-elle là, au creux de sa poitrine comme un vide?
    Ses paupières papillonnèrent un instant, ce fut comme si on l'avait tiré brutalement hors du royaume des songes. D'un rêve merveilleux...
    La jeune femme se ressaisit enfin quand le Chevalier du Verseau vint à sa rencontre. C'est avec un sourire maladroit qu'elle reprit la petite Lya dans ses bras, toujours aussi débordante d'énergie. La petite jouait avec quelques mèches de ses cheveux quand soudain, tout lui revient. Kappa! Mais oui, pourquoi n'y avait t-elle pas songé plus tôt? Quelle sotte!
    D'une voix mal assurée, tandis que la jeune femme se plaça doucement aux côtés du Chevalier d'Or tout en observant les deux Marinas, elle déclara :

    «Monseigneur... -hésita t-elle- Je... Ma question semble bien précipitée et quelque part hors de propos mais... mais je n'ai d'autre choix que de vous demandez une faveur. -Une lueur de détermination illumina alors ses prunelles- J'aurais besoin d'un entraînement visant à m'endurcir physiquement et je sais que vous pourriez m'aider. Excusez mon insolence, mais comme je vous l'ai dis, je me dois de devenir plus forte. Pour Lya....»

    En entendant son prénom, la petite Lya, plongée dès-lors dans une intense contemplation du ciel nocturne, leva de grands yeux étonnés vers sa protectrice.
    «Mais Lotus! Tu es une princesse, et les princesses ne combattent pas!» s'exclama t-elle avec tant de sérieux que la jeune femme ne put s'empêcher de rire aux éclats.
    Avant de concentrer son attention sur la petite, elle adressa un petit sourire au jeune homme, lui indiquant qu'elle s'excusait.
    La jeune Mashia s'agenouilla dans l'herbe et déposa Lya devant elle. C'est avec un certain intérêt que la petite écouta ses propos :

    «Tu penses vraiment que je suis Lotus, la princesse du conte que je t'ai raconté? -la petite hocha la tête, la jeune femme l'embrassa alors sur le front tout en affichant un petit sourire malicieux aux coins des lèvres- Et bien tu as tout à fait raison! En quelque sorte. Car voit-tu, cette légende était très appréciée de mes parents, c'est peut-être pour ça que j'étais prédestinée à l'armure du Lotus qui sait? -ajouta t-elle pour elle même dans un nouveau sourire- Quoi qu'il en soit tu ne connais pas encore la suite de cette histoire, mais je ne peux t'en dire davantage pour l'instant, sauf, que mon prénom, Mashia est effectivement celui de la princesse Lotus.»

    Lya, dont le regard pétillait, alla se blottir contre la jeune femme. «Mais c'est comme si tu en étais une! -Puis un instant elle réfléchit et lui demanda vivement- Je peux te faire une natte? Je sais très bien les faire! Maman m'a montré comment les faire!»
    La jeune Mashia inclina légèrement la tête pour lui murmurer finalement son accord : la petite, ravie s'exécuta.
    Ces petites mains semblaient effectivement habituées à coiffer de très longs cheveux. La petite pouvait déjà faire preuve à son âge d'une telle patience! C'en était remarquable! Celle-ci chantonnait, heureuse de s'occuper de cette chevelure écarlate. Alors que la belle observait le ciel, ses yeux machinalement s'étaient dirigés vers Astre. Il semblait toujours en pleine discussion avec le jeune homme à la tignasse blonde. Sa tête se détourna donc, pour observer Kappa. Comment avait t-elle réussit à lui demander de l'entraîner avec tant d'assurance? Sa nature timide, normalement, l'empêchait d'aborder ainsi des personnes. Lya. C'était principalement pour elle qu'elle faisait cela. Elle comprit que c'était son cœur qui s'était exprimé, faisant naître à ses lèvres, des mots qu'elle se savait normalement incapable de prononcer avec aisance.

    «Voilà! J'ai fini!»

    La voix de la petite Lya la fit redescendre sur Terre. Bientôt sa petite tête brune apparut dans son champ de vision. Ce petit visage souriant la fit fondre.
    «Es-tu contente de ton ouvrage jeune fille?» s'enquit Mashia avec douceur. La petite secoua à nouveau la tête lui expliquant avec ferveur que Mashia avait de très beaux cheveux, très doux! Comme des plumes!
    Soudainement la petite Lya agrippa le bas de sa robe blanche et tira quelque peu dessus. Avec des yeux suppliants, la petite lui demanda si elle pouvait aller chercher le violon que la jeune femme avait oublié près du point d'eau. La jeune Mokushi haussa les sourcils, stupéfaite. Dans sa précipitation pour tenter de rattraper la petite, elle en avait complètement oublié ses affaires, notamment son violon. Celui-là même qu'Hector lui avait offert il y a de cela des années.

    «Oui, mais fait attention, et reviens vite...» Cette négligence l'attrista, et elle se remémora les propos du Prêtre de Poséidon quant au sujet des enfants et le fait qu'ils étaient une source de craintes perpétuelles. Ses pensées s'envolèrent. Son père adoptif lui manquait. Hector, homme infiniment bon et tendre mais aussi très farceur l'avait élevée comme sa propre fille. Lui aussi a certainement connu les mêmes peurs qu'elle ressentaient à l'égard de Lya : Jamais elle n'aurait pensé qu'elle reproduirait le même schéma que lui. Décidément, si il la voyait! Il ne manquerait pas de se railler d'elle...

    «A quoi tu penses Lotus?» questionna la petite en tenant l'instrument dans ses bras. Les mains de la jeune femme saisirent d'abord l'archet avant de prendre avec précaution le tout premier cadeau d'Hector. Finement ouvragé, cet objet avait été travaillé dans le bois d'un cerisier connu pour sa dureté et la beauté du son qu'il pouvait produire. La jeune Mashia le serra contre elle avant de répondre à Lya :

    «Je pensais juste qu'il serait peut-être temps de te présenter à mon père. Tu sais, je t'en ai déjà parlé...» «Oui! -enchaîna la petite en riant- C'est lui qui te prend pour une poupée?» La jeune femme baissa la tête dépitée.
    Oui, Hector avait la fâcheuse manie de vouloir la vêtir avec des habits qu'elle considérait comme très exotiques : la dernière tenue en date étant une robe à crinoline blanche dont elle ne supportait pas le bustier.
    Vraiment, elle ne comprenait pas comment les Occidentales faisaient pour mettre de telles horreurs!

    «Oui, celui là même, d'ailleurs, tu devrais faire attention, car tel que je le connais, il voudra très certainement t'attraper pour en faire de même avec toi. Il est dangereux... et sadique, mon père...»


    Lya désigna alors le violon tout en l'exhortant à jouer. Cette petite expression, cette lueur dans les yeux la fit craquer. Tant et si bien qu'elle l'invita à se lever.
    Mashia ferma alors doucement les yeux afin de sentir les énergies environnantes. Elle s'en revigora tandis qu'une brise caressa son visage de porcelaine. Dès que les première notes partirent, elle se sentie transporter ailleurs, comme si plus rien n'existait.