RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
Bienvenue sur Saints Of The Past !

Venez rejoindre la communauté des Chevaliers du XVIIIème siècle, à l'époque de Shion et Dohko, incarnez votre propre personnage, choisissez votre Armure et participez à l'histoire de l'ancienne Guerre Sainte !

Veuillez vous connecter ou vous inscrire


RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
 

Partagez | 
 

 Le dernier rempart

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Shaun


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 652

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
180/180  (180/180)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Le dernier rempart   Mar 31 Mai - 10:47

Londres Arrow


Cette fois, semblait-il, il avait réussi à fuir la scène de combat. Plus tacticien que lâche, il avait tout de même jugé préférable de battre en retraite. Et si l’ordre de sa Reine lui donnait une excuse valable, il savait qu’en temps normal, il n’aurait pas voulu affronter un chevalier d’ Or accompagné de deux de ses camarades, même si ceux-ci étaient, aux yeux de Shaun, insignifiant. Il était donc a présent dans le ciel de ce monde, rejoignant l’ Italie pour trouver le passage principal menant aux enfers. Non pas qu’il devait impérativement l’emprunter, mais en quittant Londres il avait reçu un ordre très strict qui lui ordonnait de suivre l’un des Juges Infernaux. Minos du griffon, que l’on nommait parfois encore Rochel a cause de son enveloppe. Sur la route, il lui vint une étrange pensée car, réalisant que Minos et Rochel était peut-être deux personnes différentes, il se demanda si lui aussi, était véritablement celui qu’il pensait être, et non pas un pauvre humain offert à l’étoile céleste des Lamentations… Mais le doux chant de ses harpies l’apaisèrent alors et il ne pensa bientôt plus à tout ces bêtises pour se focaliser sur des questions plus essentielles, plus ponctuelles.

- Ces idiots n’ont pas l’air d’être encore partit à ma poursuite. Seraient-ils finalement de vrais couards…

Ces mots, bien qu’ils les pensaient avec force et rage rien qu’à l’idée de ce peureux d’ Andonios et de ce lâche de Chevalier des Poissons…

- Albafika… murmura lentement Shaun tandis que ses paupières se plissaient doucement.

Le Chevalier n’avait pas prit la peine de se présenter, et pour un homme qui attaque dans le dos, il n’y avait probablement rien de surprenant, mais l’autre chevalier d’Or avait lui, prononcé son nom. Albafika. Un nom que Shaun retiendrait surement. Un nom de plus à ajouter sur sa liste d’ami à qui rendre visite. Cependant, au fur et à mesure qu’il se rapprochait de la cathédrale de son maître, il sentait un divin cosmos qu’il n’avait réellement croisé qu’une fois par le passé. Et à sentir l’énergie divine ainsi déployé, il n’avait aucun doute sur le tableau représentant la scène qui se déroulait à la Cathédrale… Pauvre Ostro. Mais peut-être que cela pourrait lui mettre un peu de plomb dans la cervelle. Quoi que, a voir le loustic, c’était une hypothèse peu vérifiable. Il ne tarda donc pas à passer les Alpes et arriva enfin en vue de la forêt maléfique à l’intérieure de laquelle se trouvait la fameuse cathédrale. Mais alors qu’il se préparait à pénétrer dans ce sanctuaire mortuaire, l’une de ses fidèles harpies vint lui chanter une douce information.

- Encore. Décidément, c’est l’ aïd avant l’heure. Qu’ils viennent, je ne permettrais à personne de franchir ces lignes.

Fussent ses sens ou le simple hasard ? Toujours est-il que, pour être sur que personne ne s’approche de la Cathédrale, et que personne n’approche sa Majesté, Shaun se plaça à l’entrée de la forêt. Immobile, comme s’il attendait quelqu’un. Pourtant, personne ne semblait plus prendre sa direction.
Pourquoi le Spectre de la Harpie semblait si sur de lui quant à l’arrivé imminente d’un mystérieux personnage…
Revenir en haut Aller en bas
Mashia


Indépendant
avatar

Messages : 1338

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
170/170  (170/170)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: Le dernier rempart   Mar 31 Mai - 22:24

    La lune, pleine, avait du mal à faire irradier sa majesté dans le ciel obscur de la nuit.
    La noirceur de la voûte éclipsait l'astre argenté en étalant son manteau d'encre, ne lui laissant que de rares instants pour caresser de ses rayons la cime des nombreux arbres avant que de perfides nuages ne viennent les étouffer.
    Un corbeau poussa une plainte dissonante à la maîtresse du ciel, comme si il se riait de son impuissance avant de prendre son envol. Les autres charognards fixaient du haut de leurs perchoirs, deux silhouettes se glissant dans le noir.

    Un raie de lumière éclaira les deux individus au moment où ils quittèrent l'abri des grands pins.
    Une femme leva ses yeux vers les cieux ténébreux alors qu'une petite fille s'agrippa à sa robe de gaze blanche.
    Ce regard azur contempla tristement le visage de sa protégée. Mashia n'avait pas eu le cœur de l'abandonner à son sort en la remettant dans les mains de parfaits inconnus. Peut-être était-ce parce qu'elle même aurait pu connaître un destin moins glorieux si l'on ne l'avait pas recueillie.
    Ce petit visage larmoyant lui déchirait le cœur alors qu'elle constatait que de grosses larmes glissaient sur les joues duveteuse de l'enfant.
    C'est cette détresse qui l'avait décidé à ne pas retourner au sanctuaire mais à faire une escale en Italie.

    Par ailleurs, alors qu'elle avait quitté Henriques pour reprendre le bateau, un évènement surprenant fut l'élément déclencheur de cette folle décision.
    En effet Mashia s'occupait de la petite fille en lui prodiguant divers soins quand soudainement, elle se sentit glisser dans les méandres infernal de l'une de ses transes.

    L'éclat dorée de ces formes mouvantes l'obligea à détourner les yeux de ce tumulte incessant. La jeune femme devinait des visages tordus par la douleur, des corps fauchés par d'horribles créatures recouvertes de plumes. Des harpies.
    Ces dernières ravageaient tout sur leur passage, ne laissant aucune échappatoire à leurs victimes.
    Bientôt, elle distingua la silhouette d'un autre protagoniste, mais celui-ci ne bougeait pas et n'avait pas cette aura dorée qui caractérisait habituellement ses visions.
    Non, une énergie sombre émanait de cet être... Puis un rire sardonique mit fin à ses divagations...

    Mashia avait reprit connaissance quelque temps plus tôt, allongée sur le sol, en état de choc.
    Ce furent les pleurs de la petite qui la ramenèrent à la réalité.
    Au souvenir de cet étrange songe, la jeune femme ne put réprimer un frisson.
    La jeune femme s'agenouilla devant sa protégée. L'ayant prénommé Lya, elle s'adressa à elle d'une voix douce et apaisante. La jeune Lotus lui demanda si elle aimerait qu'elle lui raconte l'une des histoires qu'on lui contait avant de s'endormir.
    L'enfant hocha timidement la tête avant qu'elle ne vienne se blottir contre elle.
    La sainte se redressa et continua sa progression à travers une plaine où l'herbe haute s'agitait au gré d'un petit vent.

    Un sourire adoucit son visage inquiet quand elle sut quelle histoire lui raconter...
    Elle commença alors :

    ***

    "Il existe de bien nombreuses légendes japonaises, de bien mystérieux récits impérissables malgré le temps qui file...

    Il y avait une fois, au sein d'une obscur forêt de pins, une petite bâtisse enterrée sous un saule pleureur.
    Celle-ci était si petite qu'elle était invisible aux yeux des hommes qui s'aventuraient ici bas. Ce n'est qu'à l'instant où le premier rayon du soleil venait à frapper les racines épaisses et apparentes que l'on pouvait peut-être avoir la chance d'apercevoir, un court instant, la réverbération de la lumière sur les vitres d'une fenêtre.

    Les animaux même ne représentaient aucune menace, pas même une nuisance pour l'espèce des petites gens. Il arrivait parfois qu'un scarabée ou une souris venaient à se perdre dans les méandres des galeries éclairées chichement mais la nature généreuse de cette race faisait que ces pauvres âmes égarées retrouvaient très vite la sortie.

    Le petit peuple prenait le chemin de l'extinction et les derniers représentants de cette espèce en avait pleinement conscience.
    Il ne restait plus qu'une famille, composée de trois membres : Un homme d'âge mûr, sa compagne et leur seul enfant, une fille.
    Âgée d'une vingtaine d'années, la jeune femme portait le joli nom de Lotus. C'était dans cette même plante qu'elle avait vu le jour un beau matin de printemps quand les pétales de son cocon s'ouvrirent un à un.
    Car oui, la Mère Nature fut leur génitrice mais pour une raison inexpliquée, celle-ci s'était murée dans un silence inquiétant, annonciateur d'une catastrophe, prélude à l'avènement d'une race orgueilleuse : Les humains.

    L'aube naissante apporta avec elle ses couleurs flamboyantes, conquérantes sur le ciel nocturne. Régisseur des nues, le soleil ne tarda pas à prendre place parmi ses sujets, les nuages. Une ombre se faufilait aisément entre les hautes herbes perlées de rosée. Là, assise sur un champignon au grand chapeau, Lotus balançait gaiement ses pieds dans le vide. Elle appréciait tant le levée du soleil, sentir sur sa peau blanche la chaleur de ses rayons, une caresse délectable.
    Une légère brise emporta ses cheveux blonds dans un tourbillon de boucle révélant des oreilles fines et pointues. Son sourire se figea à l'instant même où la jeune femme entendit un son se répercuter entre les arbres : Un cri, presque bestial résonnait, dissonant à ses oreilles. De nature aventureuse, Lotus se risqua à sauter de son piédestal pour voir de quoi il s'agissait.

    Sa chevelure de jais se balançait au rythme de ses mouvements. Amples et gracieux ils démontraient une certaine habilité pour les arts martiaux. L'homme se mouvait avec aisance alors qu'il sautait de rocher en rocher.
    Il s'agissait d'une danse, d'une merveilleuse valse, d'un ravissement pour son unique spectatrice invisible dans la corolle d'une fleur. Soudainement, l'être aux yeux clairs perdit son équilibre et chuta dans l'eau limpide, troublant sa surface dans de grandes éclaboussures.
    Sa tête ressortit de l'onde, puis, il s'esclaffa joyeusement alors qu'il rejoignait la rive. Lotus, l'observait avec une curiosité certaine : oui, s'était la première fois qu'elle rencontrait l'un de ces... humains.
    Pourquoi disait-on, dans les livres qu'elle avait lu, tant de mal sur eux? Celui que la jeune Lotus avait sous les yeux lui semblait être comme... les petites gens.

    Oh Soleil, réchauffe son cœur de tes rayons doux et chauds, fait fondre en elle l'innocence de l'enfance, de l'ignorance mais épargne lui de bien sombres desseins! Épargne la des jalousies de ton congénère!
    Et toi!
    Malicieuse Lune prends garde! Tu n'es pas la seule démiurge régissant les nues, spectatrice de ce monde!
    Les rouages du destin s'affolent mais jamais ne cèdent ou rouillent, d'habiles mains graciles tissent inexorablement et tressent ensemble les fils de la fatalité pour un singulier et indéfini ouvrage.

    Prends garde car une âme en émoi peut transcender toutes choses...
    Cette fascination grandit de jour en jour en son sein. Tous les matins elle retrouvait le jeune homme alors que l'aurore venait à poindre dans l'horizon..."


    ***
    Son récit s'acheva au même moment où son cosmos s'intensifia malgré elle. Se pourrait t-il qu'elles touchent au but?
    Lya s'agitait anxieusement dans ses bras, ressentait t-elle son appréhension? La connexion qu'elle avait établie pendant le voyage en bateau ne s'était donc pas encore rompue?
    Préoccupée, la jeune femme la berça dans ses bras et la petite sembla se détendre en respirant dans ses cheveux écarlates.

    Mashia avait apprit jadis, quand son maître lui enseignait bon nombre de choses, que le meilleur moyen d'outre passer ses craintes, est encore de chanter. Elle inspira profondément avant de faire élever sa douce et puissante voix.