RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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  [BG] Aux Origines du Verseau

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Kappa


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MessageSujet: [BG] Aux Origines du Verseau   Sam 4 Juin - 1:11



Chronique I : Une colère dévorante


Quelque part en Sibérie, Octobre 1744.


La température s'abaissait de plus en plus tandis que je suivais mon maitre avec difficulté, les jambes à moitié enfoncées dans la neige, la boite de mon armure pesant sur mes épaules fatiguées. J'avais beau être habitué au froid, cet endroit était vraiment glacial, le vent soufflant tel un blizzard et griffant nos visages tel des serres d'aigle. Nous approchions de notre destination, le Grand Nord, mon mentor m'avait il dit.

Naios était un maitre loyal, bon et juste. Du haut de son mètre quatre vingt douze, il en imposait immédiatement par sa stature puissante et son physique robuste. Ses cheveux blancs et courts s'harmonisaient agréablement avec ses yeux bleus clairs, et les traits sérieux de son visage très peu ridé. Bien qu'il n'ait jamais été chevalier à cause d'une maladie de coeur, son pouvoir et son cosmos n'en demeuraient pas moins exceptionnels. Il avait beau ne pas faire partie de la chevalerie d'Athéna, il n'en restait pas moins qu'il se considérait comme un de ses serviteurs et qu'il donnerait sa vie pour la protéger, s'il le fallait. C'était un homme très apprécié, et connu pour sa bonté d'âme.

Mais c'était aussi un maitre exigeant, et bien qu'il n'ait rien dit devant son vieil ami Drona et devant Arjuna, lorsque nous ne fûmes plus que tous les deux, sa voix pleine de reproches s'éleva soudain :

- Mais est ce que tu es devenu complètement dingue ?! Tu aurais pu te faire tuer ! Ta colère t'aveugle au point qu'elle met ta vie en danger... Ca ne peut plus durer comme ça, je vais t'apprendre à la maitriser.
- Ma colère est ma meilleure arme, et c'est elle qui m'a permis de sauver la vie d'Arjuna ! Rétorquai-je, agacé par ces reproches incessants.
- Oui, et jusqu'à quand, hein ? Et si la prochaine fois, elle ne te sauvait pas la vie ? Tu as pensé à ça ? Non, bien sur que non. La colère, ca donne un petit côté charismatique à ton caractère rebelle, n'est ce pas.
- Ca suffit ! Je t'interdis de me parler comme ça ! J'ai fait ce que j'avais à faire, et si c'était à refaire, je le referais !

Tout à coup, la main de Naios vint violemment gifler mon visage, claquant dans le silence des plaines enneigées, calmant immédiatement mes ardeurs. Il n'avait pratiquement jamais levé la main sur moi, et quand il le faisait, je savais que c'était parce que j'étais allé trop loin. Je fixai intensément le visage de mon mentor qui fit de même, avant de reprendre :

- Je t'apprendrais à maitriser cette colère dévorante avant toute chose, à la suite de quoi nous t'apprendrons la maitrise totale du zéro absolu. Ce n'est pas une requête, c'est un ordre que je te donne en tant que maitre. Maintenant, remettons nous en route, la nuit va bientôt tomber et je ne veux pas être dehors quand ce sera le cas. La température y est encore bien plus froide, et je n'ai pas ta compatibilité avec le froid, râla t'il en enfonçant sa tête dans son col en fourrure.

Je le suivis en marchant la tête baissée, posant les pieds dans ses propres traces, une main sur la joue qui me lançait toujours là où sa main s'était posée pour me réprimander. Quelques dizaines de minutes plus tard, la fin du trajet s'étant déroulée sans le moindre mot, Naios s'immobilisa à la vue d'une cabane, qui était illuminée par quelques lampes : visiblement, on avait préparé notre arrivée car quelqu'un nous attendait sur le pas de la porte de cette drôle de maison perdue près d'un chemin recouvert de neige.

- Nous y voila, me dit Naios qui avait retrouvé son air décontracté. On va pouvoir se réchauffer.

L'homme nous accueillit, nous donna quelques instructions par rapport à la maison, nous tendit les clés, et disparut en courant en disant qu'il devait vite rentrer. Puis nous entrâmes dans le chalet. L'intérieur était rustique mais très agréable, un large feu de cheminée dégageant une chaleur apaisante après le froid pénétrant qui recouvrait la région.

- Voila, me dit Naios en s'approchant du feu. Cette maison est réservée par le village au sanctuaire d'Athéna et à ses chevaliers. Les chevaliers utilisant la glace viennent souvent s'entrainer ici. Nous aidons le village à réaliser certaines tâches, et en contrepartie, ils nous logent et nous nourrissent. C'est un vieil arrangement qui profite à tous.


Mars 1745.


Cela faisait plus de quatre mois que nous étions sous la neige, dans cette région nordique, à coexister avec le froid et la glace jour et nuit. Il est vrai que j'ai toujours eu un feeling particulier avec la glace, mais même pour moi, certaines fois, les températures à affronter étaient réellement rudes. Chaque jour, Naios m'entraînait à contrôler mes émotions. Or, un matin, alors que nous nous entrainions...

- Contrôles toi, Kappa ! Tu dois te souvenir d'une chose : la glace est ton alliée, et si elle peut te permettre de te défendre ou d'attaquer, elle est même capable de t'aider à maitriser tes émotions. Tu dois enfouir tout cela en toi, et te préserver en gardant tes distances. Allez, on essaie encore. Concentres toi à nouveau sur ton cosmos, dit il en s'apprêtant à me faire voyager à travers un de mes souvenirs.

Je fermai à nouveau les yeux, respirant profondément et de façon régulière.

- Bien, reprit Naios d'une voix calme. A présent, revenons à la nuit où ta famille est morte. Que vois tu ?
- Il... Il y a ces quatre hommes à l'allure sinistre.
- Que font ils ?
- Ils viennent de tuer Katha ! Et mon père ! Oh mon dieu ! Papa est couvert de sang !
- Détestes tu ces hommes ? reprit mon mentor dont le ton de voix changea soudain volontairement.
- Oui, je voudrais les tuer... tous les quatre. Mais je ne peux pas...
- Pourquoi ?
- La peur me paralyse, et je n'ai que sept ans cette nuit là.
- Mais les tuer règlerait il le problème ? Cela ramènerait il tes parents ?
- Peu importe ! répondis-je soudain d'une voix forte et tremblante. Ils méritent la mort ! Rien d'autre !

Je n'en avais pas conscience, mais mon cosmos s'était une nouvelle fois enflammé à cause de la colère. Naios le remarqua, et hocha négativement de la tête sans rien dire.

- Ce n'est pas comme ça qu'un chevalier d'Athéna doit régler les problèmes et tu le sais, me dit il en soupirant. Tu vaux mieux que ça, Kappa. Combats cette colère. Dis toi que garder la tête froide te permet de réfléchir et de faire face à toute situation, c'est ça l'important, ajouta t'il en posant sa main sur mon épaule.

Instantanément, je fus extirpé de mon souvenir, et revins à la réalité, pour constater que mon cosmos était encore enflammé par ma colère. J'étais encore loin de pouvoir contrôler ce sentiment dévorant qui me hantait...

- Tu as encore échoué, mais ça ne fait rien... Nous finirons par y arriver... Reposes toi un moment, puis nous recommencerons, me dit Naios avant de s'éloigner.


Cette nuit là.


La nuit était glaciale. Le feu de cheminée crépitant avait beau répandre une chaleur apaisante, le froid n'en restait pas moins pénétrant. La journée avait été particulièrement rude, et l'entraînement beaucoup plus épuisant que d'habitude. Soudain, alors que j'étais sur le point de m'abandonner aux bras de Morphée, je ressentis un puissant cosmos venant de l'extérieur. Malgré le froid ambiant, et ma fatigue, je finis par me précipiter dehors, poussé par la curiosité. Je balayai les alentours de la maison du regard mais ne vis rien. Cependant, le cosmos semblait venir de l'est. Prenant mon courage à deux mains, j'entrepris d'avancée dans l'épaisse neige glacée à pieds nus en direction du cosmos que je ressentais et qui m'attirait inexorablement.

Finalement, je vis contre une falaise un bloc de glace. Et la cosmo énergie semblait bel et bien venir de ce bloc. De plus en plus intrigué, je m'approchai tout doucement de ce bloc de glace et y découvris avec étonnement qu'une personne était enfermée à l'intérieur, comme fossilisée. Je ne sais pourquoi, mais je finis par poser tout doucement une main sur la glace, comme pour entrer en contact avec cet individu. Tout à coup, je fus glacé d'horreur : l'individu se mit à bouger à l'intérieur de sa prison de givre et se tourna vers moi. Mais ce n'était pas là le pire : Cet homme me ressemblait comme deux gouttes d'eau, en un peu plus âgé peut être. Comme un autre moi, mais ayant 20 ans environ. Seuls les cheveux nous différenciaient : il possédait de longs cheveux bruns avec de forts reflets turquoises, surtout sur les pointes. Cette couleur rappelait exactement la couleur représentant le cœur même de la glace.

Puis, brusquement, son regard changea, et devint celui d'un dément, son cosmos s'enflammant. La prison de glace se fissura et finit par éclater en morceaux, me propulsant dans la neige, tandis que le cosmos de mon jumeau explosait de manière inquiétante. Il dirigea ses yeux vers moi et un long frisson glacial me parcourut le long de l'échine. Puis, il prit une position similaire à celle de ma meilleure attaque, l'Aurora Thunder Attack, et un rayon de glace vint me percuter, tandis que de ma bouche s'élevait un long hurlement qui déchira le silence des steppes glacées.

Je fis un bond dans mon lit en me réveillant en sursaut, en sueur malgré le froid glacial qui régnait cette nuit là. Je mis quelques secondes à comprendre que ceci n'était qu'un cauchemar. Il me fallut plusieurs minutes pour calmer mon cœur qui s'était emballé sous l'effet de la peur. Je m'approchai doucement du feu de cheminée qui se mourrait tout doucement, pris une bûche et la lançai doucement dans le foyer pour alimenter le feu. Je ne savais pas si ce rêve signifiait ou non quelque chose, mais cela ne me disait rien qui vaille...


Décembre 1745


Les cauchemars se faisaient de plus en plus récurrents, hantant mes nuits et empoisonnant mon sommeil. Cela se répercutait inévitablement sur mon entraînement, rendu encore plus difficile par le manque de sommeil de qualité. J'avais réfléchi à la façon de réagir à ces cauchemars, mais j'avais fini par décider de ne pas en parler à Naios. Cependant, il voyait bien que quelque chose me tracassait. Cette vision de moi même enfermé dans la glace me perturbait, d'autant qu'il s'agissait chaque fois exactement du même rêve. Plus le temps passait, et plus j'en arrivais à la conclusion que ce rêve signifiait quelque chose qui m'échappait.

Ce matin là, Naios décida de me tester pour voir jusqu'à quel point j'étais capable de résister à ma colère. Nous nous installâmes donc de la façon habituelle, et mon mentor me plongea dans le souvenir de cette fameuse nuit, où ma vie a basculé :

- Et que vois tu ? me demanda une fois de plus Naios.
- Quatre hommes à l'allure sombre.
- Décris moi ce qu'ils font.
- Deux d'entre eux viennent de tuer Katha, et leur chef vient de sauvagement assassiner mon père.
- Voudrais tu les faire payer pour ce qu'ils ont fait ? dit il soudain d'une voix plus agressive.
- Oui, ils méritent de payer pour ce qu'ils ont fait, répondis-je d'une voix calme.
- Tu voudrais les tuer de tes propres mains, n'est ce pas ? Fracasser leur crâne sur un rocher comme ils ont voulu te faire.
- Je veux simplement que justice soit rendue, répondis-je tandis qu'un flash du violent coup que j'avais reçu à la tête me revenait en mémoire, me perturbant quelque peu.
- C'est tout ? Tu devrais vouloir les tuer, après ce qu'ils ont fait ! hurla Naios d'une voix haineuse pour me pousser à la faute.
- Les tuer ne ressuscitera pas ma famille... Même si c'est ce qu'ils mériteraient...
- Ton frère aurait honte de toi ! Et que dirait tes parents ! Tu refuses de les venger par lâcheté ! poursuivit Naios, de plus en plus satisfait des progrès que j'avais réalisé. Et Arjuna, je suis sûr qu'il te traiterait de lâche, lui aussi ! ajouta t'il en changeant d'angle d'attaque avec une rapidité surprenante.

Ces mots eurent un effet immédiat, comme sonnant le glas d'une défense qui n'avait été que trop sollicitée. Le sang ne fit qu'un tour dans mes veines, et mon cosmos s'enflamma plus vite et plus fort qu'il ne l'avait jamais fait auparavant. Mes cheveux, désormais longs, que j'avais laissés pousser depuis notre arrivée en sibérie, s'envolèrent autour de moi pour flotter dans les airs tandis que la puissance de mon cosmos s'intensifiait de plus en plus comme s'il ne souhait jamais s'arrêter.

- Ne mêles pas Arjuna à tout ça ! hurlai-je hors de moi.

Naios recula de quelques pas, impressionné par une telle puissance, mais pas seulement. Mes cheveux avaient viré au brun, avec des reflets turquoises extrêmement prononcés surtout aux pointes. Les pupilles de mes yeux avaient disparu, ne laissant que deux yeux blancs illuminés par un puissant cosmos, de la même couleur que mes cheveux, entourant tout mon corps d'une lumière turquoise. Mes yeux blancs me donnaient un air inhumain, complètement dément, et effrayant. Telle était la puissance de ma colère lorsqu'elle me submergeait. Reprenant ses esprits après avoir observé ce phénomène pendant plusieurs secondes, mon maitre, qui était fasciné, se rapprocha de moi et posa sa main sur mon épaule. Le résultat fut immédiat : mon cosmos s'endormit aussitôt, et mes cheveux ainsi que mes yeux retrouvèrent leur couleur normale. Cependant, une puissante fatigue m'envahit brusquement, contrecoup d'un exercice aussi difficile.

- Que s'est il passé ? demandai-je d'une voix faible.
- Rien, tu as été parfait, me répondit Naios, quelque peu troublé. Tu as fait des progrès remarquables, il m'a fallu te pousser dans tes derniers retranchements pour que tu craques. Du moment que l'ennemi ne les connait pas, tout devrait bien se passer. Nous allons enfin pouvoir nous concentrer sur la maitrise du zéro absolu. Mais pas aujourd'hui. Tu dois être épuisé. Vas te reposer, nous verrons cela demain, me dit il en souriant.
Tout en me dirigeant vers la cabane, je ne pus m'empecher de penser qu'il me cachait quelque chose, mais peut être n'étais ce qu'une impression après tout... Qui sait ?



Dernière édition par Kappa le Sam 16 Juin - 4:36, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [BG] Aux Origines du Verseau   Lun 23 Jan - 14:31



Chronique II : Un Secret Bien Gardé

Rien n'arrive par hasard. Ce n'était pas par hasard si je possédais une telle aversion pour les Marinas. En grattant un peu l'écorce, on finit toujours par trouver les secrets les plus sombres, que tout un chacun tente de dissimuler aux yeux de tous. Il se peut parfois que nous vivions des choses si troublantes, si marquantes, que pour nous protéger, nous les enfouissons aussi profondément dans notre mémoire que nous le pouvons. Un souvenir tellement blessant qu'il a été scellé au fond de mon cœur pendant longtemps. Tout commença au mois d'août 1744, peu de temps après que je n'aie obtenu l'armure de bronze de la Couronne Boréale.


A cette époque, Naios m'avait laissé plus de liberté, afin de me laisser souffler après le dur entraînement qu'il m'avait forcé à fournir, dans le but de remporter le tournoi de l'armure. Je passais donc mes journées avec Eldérion, mon fidèle ami. Un grand blond aux yeux bleus pâles, et aux larges épaules. Et nous avions pris la fâcheuse habitude de nous rendre aux alentours du camp d'entraînement des femmes afin de passer nos journées avec Anna, une jeune apprentie avec qui nous avions sympathisé. Une magnifique jeune fille aux longs cheveux roux et aux yeux couleur de saphir. Bien entendu, Eldérion et moi n'étions pas sensés nous trouver là, et nous risquions gros à chaque fois que nous nous y rendions. Mais nous avions tout deux un béguin évident pour la jeune fille, et nous étions prêts à faire n'importe quoi pour passer du temps avec elle.

Un après midi, nous nous rendîmes sur le rivage à quelques kilomètres du Sanctuaire pour profiter de la chaleur écrasante en ce mois d'août. C'est cet après midi là que tout commença. Alors que nous étions tranquillement allongés sur le sable chaud, la mer méditerranée perdit soudainement son calme et de puissants remous abimèrent la surface bleue. Brusquement, ces remous se transformèrent en une mini tornade, et un chevalier en armure escorté par plusieurs marinas apparurent, comme transportés par cette tornade, directement depuis le légendaire Sanctuaire sous marin. Effrayés, sur nos gardes, nous nous étions entre temps relevés et mis en garde. J'étais le seul à porter une armure, mais il me parut évident que si je devais en venir aux mains face à un tel ennemi, je ne m'en sortirais probablement pas. Tenaillé par la peur, j'avançai tout de même un pas de défi sur le sable avant de lancer d'une voix forte :

- Je ne sais pas qui vous êtes ni ce que vous voulez, mais vous êtes sur une terre qui est autorité du Sanctuaire et de la déesse Athéna ici ! Partez sur le champ, ou vous ne nous laisserez pas le choix !

Pour toute réponse, le mystérieux Marina m'offrit un sourire en coin sarcastique, avant de se présenter :
- Je suis Rakhas, Lieutenant de l'écaille de la Murène. Et je viens pour elle, ajouta t'il en pointant son doigt vers Anna.

Aussitôt, Eldérion cacha la jeune fille derrière son large dos et défia du regard le Marina. Ni lui ni moi n'étions décidés à laisser le lieutenant de la Murène approcher Anna.
- Elle n'a rien à vous dire, repris-je d'un ton agressif et mal assuré.
- Peut être aura t'elle quelque chose à me dire lorsqu'elle aura pris connaissance de ce que je suis venu lui dire.

Quelque peu décontenancé, je ne suis quoi répondre à une telle phrase, et Anna sortit finalement de son refuge pour avancer jusqu'à ma hauteur d'un pas assuré, et avec un regard déterminé.
- Qu'est ce que vous me voulez ? demanda t'elle sans autre forme de procès.
- Anna, tu t'es trompée lorsque tu as décidé de te joindre aux forces d'Athéna. Je viens te chercher car tu es en réalité destinée à incarner le Lieutenant de l'écaille de la Néréide...

L'annonce du Serviteur de l'Empeur des Océans nous plongea dans un mutisme non voulu. Durant plusieurs secondes, je détaillai attentivement Rakhas, à la recherche d'un signe prouvant qu'il se moquait de nous. Pourtant, je dus rapidement me rendre à l'évidence, il était tout à fait sérieux. Impassible, Anna s'avança à nouveau de quelques pas avant de déclarer d'une voix ferme :
- Je ne rejoindrai pas l'armée de Poséidon. Je suis une humaine, et je veux vivre et défendre la surface, pas le fond des océans. Repartez d'où vous êtes venus et transmettez ce message à vos supérieurs !

Le lieutenant marina ferma les yeux et fit non de la tête silencieusement avant de les rouvrir et de faire signe à ses hommes. Il nous tourna le dos pour se diriger vers la mer avant de s'immobiliser soudainement, et d'ajouter :
- Ce n'est pas aussi simple, jeune fille. On ne dit pas non à Poséidon aussi facilement... Attendez vous à des répercussions...

Puis, dans un tourbillon d'embruns, l'émissaire de l'Empereur des Mers et ses hommes disparurent.



Dernière édition par Kappa le Mer 13 Mar - 23:50, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [BG] Aux Origines du Verseau   Jeu 23 Fév - 9:15



Durant plusieurs secondes, nous restâmes tous les trois à se regarder sans mot dire, baignant dans un silence seulement interrompu par le bruit des vagues s'échouant sur le sable fin. Finalement, Eldérion rompit le mutisme général :
- Bon... Et maintenant ?
- Maintenant, on se prépare à les recevoir. On peut être sûrs qu'ils reviendront bientôt, répondis-je d'un ton déterminé.
- Il ne me forcera pas à rejoindre le Sanctuaire sous Marin ! J'aime mieux mourir ! déclara soudain Anna, tremblante de colère.
- Ne t'en fais pas, nous n'en arriverons pas là, lui dis-je en posant une main réconfortante sur son épaule et en souriant.

Je n'étais pas tout à fait honnête avec elle. Je ne savais pas du tout comment régler cette histoire. Et nous ne pouvions compter sur personne pour nous aider puisque nous n'étions même pas sensés être ensemble. Rapidement, je me tournai vers les flots pour dissimuler mon regard inquiet aux yeux d'Anna. J'avais beau réfléchir, les solutions étaient peu nombreuses. Les relations avec le Sanctuaire sous Marin étaient toujours difficiles, et un combat pourrait déclencher une véritable guerre. Il fallait gérer la chose de manière plus intelligente, faire appel à la ruse.
- Il est tard, dis-je soudain. La nuit portera conseil, réfléchissons à la situation chacun de notre côté et retrouvons nous demain matin pour faire le point...

Une fois rentré, je passai la fin de l'après midi en méditation dans le jardin. Quand soudain, je fus interrompu par la voix de mon père adoptif :
- Kappa ! On te demande !
Intrigué, je me relevai rapidement pour me diriger à la porte d'entrée, où je découvris Anna, qui me servit un petit sourire timide en caressant nerveusement sa crinière rousse.
- Anna ?! Mais qu'est ce que tu fais ici à cette heure ? lui demandai-je aussitôt.
- Il faut que je te parle, murmura t'elle d'une voix faible.
- Bon, très bien... acquiesçai-je en fermant la porte pour que nous discutions seul à seule à l'air libre.

Me tournant vers elle, je constatai aussitôt qu'elle fuyait soigneusement mon regard. Que pouvait elle bien me vouloir ? Plusieurs secondes s'écoulèrent ainsi, sans qu'aucun de nous ne dise rien. Et soudain, lorsqu'enfin je m'étais décidé à rompre le silence, elle se jeta dans mes bras et se réfugia au creux de mon cou. Abasourdi durant plusieurs instants, je refermai finalement mes bras autour d'elle.
- J'ai peur, Kappa, me dit elle d'une voix tremblante. Qu'est ce qu'on va faire ?
Pour toute réponse, je posai doucement ma main sur sa joue avant de chasser doucement une larme qui coulait le long de celle ci, puis je lui souris.
- Fais moi confiance, on va trouver une solution.
Immédiatement, Anna m'embrassa langoureusement avant de se réfugier à nouveau au creux de mon cou. Mon pouls s'accéléra aussitôt pour battre à tout rompre. J'avais rêvé de ce moment depuis que je connaissais la jeune femme. Souriant à nouveau, les yeux brillants, je lui dis d'un ton rassurant et chaleureux :
- Calmes toi. Tu sais qu'Eldérion et moi ne te laisserons jamais tomber. On va trouver un moyen de te sortir de là. Tu devrais aller te recoucher à présent. Si on s'aperçoit que tu as disparu du camp, tu vas avoir des ennuis.

La jeune fille acquiesça timidement avant de m'embrasser à nouveau. Puis, elle me fit un signe de main et disparut dans la nuit...

Plusieurs jours s'écoulèrent sans que ni moi ni Anna ne révélâmes la nouvelle nature de notre relation à Eldérion. Nous nous retrouvâmes tous les trois plusieurs fois dans le but de trouver une solution, mais rien de bien probant ne ressortait de ces réunions, et Anna et moi avions du mal à cacher notre relation à Eldérion. Il était évident qu'il ne l'accepterait pas facilement, et nous ne savions pas comment amener la chose. De son propre aveu, la jeune femme appréciait beaucoup Eldérion, mais ce n'était pas comme avec moi. Un après midi, Anna et moi nous étions donné rendez vous sur une portion de côte déserte pour être seuls. L'avertissement du lieutenant de la Murène hantait littéralement le moral de la pauvre rouquine.
- J'en ai assez de me réveiller en sueur la nuit parce que j'ai fait un cauchemar ! Et tout ça à cause d'un dieu à la con ! hurla t'elle en direction de la mer.
- Vas y doucement, Anna. On ne t'a pas appris qu'il est très dangereux de blasphémer sur les dieux ?
- Qu'il vienne ! Je préfère ça plutôt que de fuir toute ma vie !

Il me fallut plusieurs minutes pour calmer sa colère, mais elle finit enfin par se radoucir. Me tournant le dos, elle me dit soudain :
- Il faut que je t'avoue quelque chose, Kappa. Je n'ai pas été tout à fait honnête avec toi... Je crois savoir pourquoi Poséidon s'intéresse particulièrement à moi.
- Je t'écoute, lui dis-je, soudain intrigué.
- Les racines de ma famille servaient il y a près de deux siècles l'Atlantide et Poséidon. C'est un secret familial bien gardé. Seulement, quand ma mère a été emportée par la maladie, je me suis juré de couper les ponts avec ce passé. Ma place est ici, au Sanctuaire, et je ne veux pas me mettre sous les ordres d'un dieu en qui je n'ai pas foi.

La fin de sa phrase fut recouverte par un bruit de remous, des remous que nous connaissions bien. Et l'entrée en scène de Rakhas de la Murène confirma nos craintes. Il surgit des eaux comme il l'avait déjà fait quelques jours auparavant, à ceci près qu'il était seul cette fois ci, mais semblait nettement moins enclin à discuter. Immédiatement, Je me mis en garde devant Anna pour la protéger.
- Te revoila, toi ! hurlai-je sans nouvelle forme de procès.
- Croyais tu vraiment pouvoir blasphémer sur ton dieu sans qu'il n'y ait aucune punition, jeune fille ! rétorqua violemment ce dernier avec un doigt inquisiteur. Tu vas payer ton blasphème. Quant à toi, écartes toi, ou bien je te mets en pièces.
- Essaies toujours.. répondis-je avec une lueur de défi dans le regard.

Aussitôt, le Marina se précipita sur moi, prêt à attaquer. Sa rapidité me prit par surprise, et je ne pus éviter son attaque :
- Subis la morsure de la Murène !

L'instant d'après, le poing du lieutenant me fit l'effet d'une violente morsure et je fus projeté au loin en hurlant de douleur. Rakhas se tourna vers Anna, mais celle ci ne lui laissa pas le temps d'enchaîner. Un coup de pied retourné vint heurter le Lieutenant de Poséidon en pleine tête, et celui ci s'immobilisa, légèrement étourdi par le choc. Pourtant, il esquiva l'attaque suivante que la jeune femme s'apprêtait à lui porter, et la frappa en plein visage. Celle ci s'effondra à terre. Je n'eus que le temps de lancer une attaque avant qu'il n'attrape Anna pour l'enlever.
- DIAMOND DUST !! hurlai-je en projetant une attaque de glace sur l'ennemi.

Celui ci esquiva à nouveau et se précipita avec une agilité incroyable sur moi avant de me frapper violemment au visage. Le choc me fit voler sur plusieurs mètres avant de heurter un rocher pointu au niveau du front. Ce second choc m'assomma presqu'aussitôt, et je n'eus que le temps de voir Anna se faire kidnapper avant de sombrer dans l'inconscience...

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