RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
 

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 [4° Tournoi] Finale

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Moïra


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MessageSujet: Re: [4° Tournoi] Finale   Lun 15 Aoû - 2:53


    Let's RIOT!


Dernière édition par Aukoti le Lun 15 Aoû - 2:55, édité 1 fois
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Panthéon


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MessageSujet: Re: [4° Tournoi] Finale   Lun 15 Aoû - 2:53

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Moïra


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MessageSujet: Re: [4° Tournoi] Finale   Jeu 18 Aoû - 18:23

    Qu'il était traitre, l'esprit de l'homme.
    Fondé de connaissances et conviction, il était implacable machine rhétorique animant les fragiles marionnettes qu'étaient les mortels aux yeux des Dieux. Et pourtant, malgré les imposantes structures qui pouvaient constituer cette conscience, il suffisait d'y introduire un doute, même le plus minuscule, pour en fragiliser la culture, voir même le faire s'effondrer.
    Cependant, les doutes n'étaient pas une mauvaise choses en soi. Le Monde n'était que cycle infini de création et destruction, et suivant se principe les questionnements, remises en questions et autres hésitations parfois considérée comme fatales et signe de faiblesse pouvaient s'avérer salvatrices.
    Oui. Les doutes permettaient au final de continuer à avancer sans s'égarer.
    Et les choses avançaient bel et bien.

    Car le Lion doutait. Reclus dans les ténèbres, sous les éclats d'or de son armure, il se posait des questions. Des questions fondamentales et essentielles, de celles qui constituaient son être. Des questions si fortes, qu'il aurait fallut le vouloir pour ne pas les entendre. Aukoti ne portait guère d'intérêt aux états d'âme du Saint : il n'avait fait que le mettre devant le problème qui, comme une maladie, le dévorait à petit feu... Mais les pensées du chevalier étaient fortes, et s'imposaient à son Sixième Sens sans qu'il cherche à les pénétrer. Ce fut chose brève : un visage, une voix, une odeur, du sang, des peurs, un nom. Jaina.
    L'échange fut coupé lorsque Corell parvint à se rattraper à une certitude, une volonté qui devint résolution. Son âme et son Cosmos avaient balayé ses doutes pour les repousser au loin, du moins pour le moment. Son aura éclatante se répandit sur l'aire de combat comme une puissante vague, faisant émerger de l'obscurité une silhouette déterminée et féroce d'un animal qui avait fait le choix des armes, envers et contre tous.
    Décidé, le Chevalier d'Or l'était. Restait à déterminer jusqu'où cette volonté le mènerait.

    Alors qu'il avançait vers son adversaire et son destin, le Lion d'or détacha sa cape partiellement brulée pour la trainer à la main alors que son Cosmos destructeur s'élevait, toujours plus vif, toujours plus puissant. En face, Aukoti d'Alpha tenait ses position, pieds fermement plantés dans le sol, ne quittant pas des yeux le regard incisif de Corell. Sa poigne se durcit sur la poigne de Diamond, qu'il tenait pointée vers le bas alors que le protecteur d'Athéna parlait avec des mots sans doutes salvateurs pour lui, mais terriblement naïfs. Le regard du GodWarrior se teinta des reflets cruels et durs de l'acier, alors que sa voix vide d'intonation agressive s'élevait pour répondre au Saint.

      « Continue donc à croire en ces paroles rassurantes, si c'est ce que tu désires. Moi, elles ne me touchent pas : tu es bien le seul qu'elles affectent. »

    L'heure n'était de toute manière plus au partage d'opinions, tous deux l'avaient compris. Seule l'issue du combat pourrait donner un indice sur qui des deux était dans le vrai, et celle-ci n'était plus très loin.

    La cape de Corell s'affaissa au sol, signe que la lutte reprenait. Le poing du Chevalier partit à la vitesse de la lumière, fendait l'air qui se situait entre eux pour projeter une immense colonne d'énergie droit sur l'Ase, qui se mit en garde et se courba pour parer l'attaque aveuglante. Celle-ci ne vint cependant pas, et lorsque l'intense lumière quitta les pupilles de l'Alpha, ce fut pour lui révéler une multitude de petits points lumineux flottant dans l'espace autour d'eux. En observant plus attentivement, Aukoti nota que la majorité du Cosmos de Corell l'avait quitté pour prendre la forme de ces petites étoiles flottant autour d'eux... Mais même si elle paraissait insolite, l'Ase connaissait suffisamment bien la puissance des étoiles pour savoir qu'il devait s'en méfier.
    L'énergie du Lion commençait à saturer l'air, repoussant même la présence écrasante de l'aura de son adversaire. Elle finit par provoquer une déchirure dimensionnel qui les engloba tous deux sans qu'Aukoti ne puisse rien y faire. Projetés dans un étroit passage entre les dimensions, les deux combattants se retrouvèrent cernés dans un espace vide composé d'étoiles, nébuleuses et autres phénomènes astraux. Les minuscules étoiles invoqués par le Lion commencèrent alors à grossir, encore et encore, comme si elles se nourrissaient du Cosmos qui constituait cette dimension. C'était donc intentionnellement que le Saint les avait amené ici? Intéressant... Aukoti allait enfin pouvoir voir de quoi son opposant était réellement capable.

    Les centaines d'étoiles, ou de photons s'il fallait être catégoriques, convergèrent d'un même mouvement vers le Guerrier Divin d'Alpha, sur une directive du Lion. Comme une marée inopposable, ils traversèrent l'armure et le corps du jeune homme pour prendre place directement en lui, dans ses chairs, ce qui alarma immédiatement Aukoti qui devina où Corell voulait en venir. Fixant son regard vif dans celui du Saint alors que celui-ci déclamait ses derniers mots avant de lancer son attaque, il prépara de son côté un contre de dernière minute.

    « Monochrome ! »

    L'explosion tant attendue n'eut pas lieu. Au moment où le Chevalier tenta de lancer son attaque, le monde autour d'eux se figea, de même qu'il se colora de noir et blanc. Prisonnier de son propre corps immobilisé, le Lion ne put qu'observer l'Alpha remuer ses membres et observer les photons d'une vive blancheur qui se détachaient légèrement sur sa peau. Marchant dans l'espace comme sur un pont de verre, le Guerrier s'avança d'un pas menaçant vers Corell, sans pour autant laisser paraitre le moindre sentiment sur son faciès.

      « Je vois... Cette attaque possède en effet le potentiel de terrasser des Dieux, mais elle est encore incomplète. De plus, tu as oublié un détail des plus importants... Je ne suis PAS un Dieu. »

    Écartant les bras alors qu'il arrivait au centre de l'espace fermé dans lequel ils se trouvaient, Aukoti provoqua un changement dans ce monde monochrome qui les entourait. Le noir devint blanc, et le clair obscur. Les éclatant photon qui parcouraient l'armure noir du Guerrier d'Odin devinrent plus noir que nuit, sur une surface blanche éclatante. Les étoiles s'obscurcirent, et comme dans un négatif de photographie la nuit s'illumina. Le Cosmos de Corell s'était comme évaporée, remplacée par celui meurtrier du combattant du Nord. Un à un, les photons noirs se détachèrent du corps de l'Alpha pour reprendre leur place dans les airs et luire d'un éclat maléfique.
    Les dirigeant par des gestes souples, tel un chef d'orchestre, Aukoti fit bouger la nuée d'étoiles obscures pour qu'ils aillent tous s'insérer dans le corps du Lion, lui causant dans son cas à chaque fois une déchirante douleur. Lorsque tous les éclats d'énergie brute se furent introduit en lui, le GodWarriot laissa trois secondes de pause au Chevalier pour mesurer l'horreur de sa situation, puis claqua simplement des doigts pour provoquer une explosion aussi puissante que celle qu'il comptait lui faire subir, déchirant son corps, son esprit, l'espace dans lequel ils se trouvaient...
    Ainsi que l'illusion qu'il avait tissé.

    Corell se retrouva soudain dans la réalité, dans l'Arène d'Héphaïstos, avec la pointe d'une lame sous la gorge. Devant lui, un Ase à l'armure presque entièrement en miettes et qui saignait abondamment en de nombreux points. Malgré les blessures qui semblaient l'accabler, Aukoti se tenait toujours droit et ferme, le bras tendu pour pointer Diamond juste sous la pomme d'Adam du Lion d'or. Sous ses cheveux décoiffés et collés par l'hémoglobine, son regard doré éclatait.
    L'explosion du Ligthning Photon de Corell avait effectivement eu lieu, mais avec un peu de retard par rapport à ce qu'il avait voulu, ce qui avait laissé à l'Alpha le temps de supprimer un bon tiers des photons implantés dans son corps et diminué grandement l'impact de la technique ultime du Lion. Prisonnier d'une illusion, le Saint n'avait pu assister à la partielle réussite de son attaque, ni à leur retour dans la réalité de l'Arène d'Héphaïstos, et encore moins à la fulgurante contre-attaque de l'Ase qui avait profité des dernières secondes pour placer Corell à sa merci. Ces explications, le Saint pourrait aisément les déduire des paroles calmes et froides qui franchirent les lèvres serrées d'Aukoti.

      « Tu as fait une erreur en introduisant tes photons directement dans mon corps. Ma spécialité est d'effacer le Cosmos de mes adversaires : il m'a donc suffit de gagner du temps avec une illusion pour absorber le choc d'une grande partie de ton attaque... C'était donc là ton meilleur coup? ... Comme je le disais, tes Crocs sont vides. Vides, incomplets, et plein de failles. »

    Alors qu'il prononçait ces mots, un intense et ardent Cosmos se mit à envahir l'atmosphère atour d'eux. Se massant dans la lame de Diamond, cette énergie la fit rapidement changer de couleur pour lui donner la teinte rougeoyante que le Chevalier d'Or devait commencer à connaitre par cœur. Diamond se mua en Ruby, sa lame incandescente parcourue de flammes léchant la gorge de Corell, comme avides de le consommer. Sans rien ajouter de plus, Aukoti relâcha brutalement une importante quantité de Cosmos, faisant naitre un large et puissant souffle enflammé depuis la garde de sa Star Sword. Englouti dans ce rayon infernal, le Saint fut repoussé au loin, sans qu'on puisse dire si ce fut à une dizaine de mètres ou à l'autre bout de la salle.

    Mettant fin à son attaque, le GodWarrior d'Alpha abaissa son bras et tâcha de reprendre sa respiration. La Star Sword enflammée s'effaça entre ses doigts, comme épuisée par ces incessantes utilisations. Le pas lourd, Aukoti s'avança dans la salle dévastée, répandant de nombreuses gouttes de sang sur son passage. Son Cosmos se démultipliait, encore et encore, se dégageant de son corps comme un geyser jaillissant de sa source et aggravant ses blessures. Pourtant, le visage de l'Alpha restait égal et son regard intense. Il se savait en danger, tant à cause de Corell, d'Héphaïstos et de son Cosmos incontrôlable qui commençait à trop s'élever pour être complètement contrôlé, mais pourtant sa volonté demeurait, inflexible et intouchable. Tant qu'elle serait intacte, il serait toujours victorieux.
    Il n'avait aucun doute depuis longtemps, juste des idées qui naissaient et mourraient dans le vide de sa conscience...
    Comme cette phrase murmurée à lui-même.

      « Alors voilà ta limite... Je dois dire cela ne me surprend guère, mais j'espérais tout de même mieux. »


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MessageSujet: Re: [4° Tournoi] Finale   Sam 20 Aoû - 17:00

Corell transpirait abondamment, et cela ne provenait pas que de l’épée de flammes pointée tout contre sa gorge. Non, l’homme avait les yeux rouges, les traits tirés, comme s’il était subitement atteint par la maladie. Mais cela n’était dû qu’à la désorientation, et aux effets destructeurs de la technique d’illusion d’Aukoti sur son corps et sur son âme. Ces effets disparurent bien vite… Mais Corell mit tout de même de longues secondes à reprendre ses esprits, et à remarquer Ruby qui le menaçait. Mais lorsque le regard du Saint ne fut plus voilé, lorsque le jeune homme reprit totalement ses esprits, avant même qu’Aukoti ne lui expliquât la situation, il avait déjà compris. Il fit un rictus de rage. Ses yeux devinrent noirs de colère. L’homme émis un grondement rauque qui ressemblait à s’y méprendre au grognement d’un Lion prêt à attaquer. L’homme ne semblait pas encaisser le fait qu’Aukoti ait pu contrecarrer une partie de sa plus puissante technique de combat. Le Guerrier Divin semblait prendre plaisir à le ridiculiser. Et en dehors du fait que Corell avait un égo de taille, il prenait cela comme une insulte, tant envers lui qu’envers son armure. Douter de sa force, c’était douter de la force des Chevaliers d’Athéna, et également remettre en cause le choix de l’Armure d’Or du Lion en cette ère.

« Salopard… »

Corell n’avait pas le choix. Il vaincrait son adversaire. Seule sa victoire serait le symbole même de la puissance des Chevaliers d’Or. Ses frères d’armes comptaient sur lui, tels Shion du Bélier et Chronos des Gémeaux. Ils avaient perdu face au Lion. Il honorerait leur sacrifice.

Aussi lorsque la lame d’Aukoti se transforma en un rideau de flammes, Corell ne fut repoussé que sur quelques mètres en arrière. D’un mouvement horizontal du bras emplit de cosmos, il brisa l’attaque favorite du Guerrier Divin avec une facilité déconcertante. Les flammes disparurent dans l’obscurité de la grotte. Corell, tel un fauve déchaîné, se rua sur son adversaire. D’un saut assisté de cosmos, il se catapulta sur Aukoti. Ses poings d’animèrent de lumière, pulsant d’une rage meurtrière.

Tel un boulet de canon, il arriva sur le Guerrier, avec l’intention de faire mal. Il frappa immédiatement son cœur, brisant toute volonté à son ennemi, et brisant sa défense. Puis il enfonça son poing dans son plexus solaire, le privant d’air, diminuant ses mouvements. Il assena alors un coup de poing dans la mâchoire d’Aukoti, et profita du mouvement pour tourner sur lui-même, balayant son adversaire d’un coup de pied tournant d’une incroyable puissance, qui envoya le Guerrier frapper la grotte dans une explosion assourdissante. A chaque coup qu'il avait infligé au Guerrier Divin, le Lion avait fait transiter ses éclairs dans le corps de son adversaire, augmentant la puissance des dégâts, et sapant les forces qui lui restaient.

Bien que de plus en plus brûlé, à bout de forces, Corell parvenait à maintenir encore sa combattivité, devenant de plus en plus un fauve, et moi un homme. Pourtant, le Lion était de plus en plus chancelant. Ses jambes avaient du mal à le porter. Des cloques naissaient sur sa peau, là où la lave avait réussi à passer sous la protection de l’Armure d’Or. Néanmoins, il prenait plaisir à voir que son adversaire était dans un état bien pire. Le Lightning Photon avait totalement brisé son corps. Il saignait abondamment. Le problème, c’est qu’à présent le Lion n’avait plus d’énergie, il avait tout donné dans la formation de ses photons, alors qu’Aukoti semblait en bien meilleure forme de ce côté-là. Corell sentait l’énergie de son adversaire encore présente, forte… Et dangereuse.

Le souffle rauque et rapide, le Lion réussit à prendre la parole d’une voix forte et claire, miroir de sa détermination.

« Combien de temps vas-tu continuer de m’attaquer avec des techniques aussi faibles !!! Tu ne fais pas honneur à ta condition, Guerrier Divin d’Asgard !! Tu es robuste, certes, mais tu as autant de force qu’un Chevalier de Bronze. Tu as beau parler, rien ne vient !! Allez, montre-moi ta force ! Montre-moi tes crocs ! Fais honneur à cette finale ! »

Mettant un pas en avant, le Chevalier d’Or prit une pose de combat. Respirant bruyamment, il ne quitta pas du regard son adversaire, espérant de tout cœur que ce dernier déchainerait les enfers. Si le Lion devait perdre, alors au moins ce serait en beauté.


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Moïra


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MessageSujet: Re: [4° Tournoi] Finale   Dim 21 Aoû - 18:36

    Allez, juste pour une jolie fin?
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Panthéon


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MessageSujet: Re: [4° Tournoi] Finale   Dim 21 Aoû - 18:36

Le membre 'Aukoti' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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MessageSujet: Re: [4° Tournoi] Finale   Sam 27 Aoû - 0:57

      « Le monde dans lequel vous êtes n'est pas tout à fait la réalité. »

    Les paroles prononcées par Hel, dans ce même hall à présent ravagé par la férocité de leur combat, résonnaient encore dans l'esprit d'Aukoti alors que les poings de Corell s’abattaient avec violence sur son corps meurtris. Malmené comme un vulgaire sac d'entrainement, l'Ase n'eut même pas la force de chercher à esquiver les coups enragés du Chevalier du Lion. Cependant, pas la moindre plainte ne s'échappa des lèvres du Guerrier, qui subit la colère du Saint sans y accorder une once d'importance : ses pensées étaient ailleurs, et la blessure qu'il avait infligé à l'ego du Lion était le dernier de ses soucis.
    Après son combat avec Sköll de Zéta, lorsque l'Alpha avait amené la carcasse refroidie mais encore vivante de son adversaire dans la vaste salle où tous s'étaient réunis au début des affrontements, il avait trouvé la Déesse déchue assise au sommet de l'immense pierre volcanique regroupant les noms des derniers participants. Les mots qu'elles lui avait soufflé, après en avoir retranché la dose habituelle de sarcasmes et de diableries qu'ils contenaient, lui avaient entrouvert les portes d'une vérité qu'il avait commencé à deviner au court de son combat contre le Fauve Noir.
    Hépaïstos les avait piégé.

    Des combattants convoqués des quatre coins du monde? Un Tournoi les opposant, organisé dans un lieu fermé? Une récompense aux contours troubles, promise ar une Divinité qu'on croyait oubliée? Cette histoire lui avait semblé louche depuis le début. De combat en combat, cette impression n'avait fait que s'amplifier, jusqu'à trouver une explication la veille de son duel contre Lydia la Vampire.
    Les Dieux étaient véritablement des êtres à part, pouvant grâce à leurs pouvoirs incommensurables manipuler la réalité comme ils l'entendaient. L'Olympe, leur résidence et royaume, n'existant que sur un plan dimensionnel différent de celui des mortels. Était-il donc si étrange d'envisager qu'une de ces Divinité puisse reproduire ce phénomène sur une plus petit échelle?
    Car c'était là ce que Hel avec découvert. L'Etna dans lequel ils se trouvaient n'était pas celui du monde réel, mais une dimension à part crée par Héphaïstos pour réunir ses combattants. Ceci expliquait le fait qu'il soit impossible de sortir de cette montagne, tout comme de la puissance énorme, même pour un Dieu, que le Boiteux tirait de cette réalité sous son contrôle. Il était probable que, dans la réalité située à un saut de puce dimensionnel d'eux, un monde sans Tournoi Divin ou autre pitrerie existait et continuait d'avancer à son propre rythme, comme si rien de tout cela n'était arrivé. Pourquoi une telle mise en scène? Cela, seul le Dieu des Forges le savait. Tout ce qu'Aukoti devinait, c'était qu'il recherchait quelque chose. Quelque chose d'assez important pour valoir ce déploiement de puissance. Quelque chose qu'il voulait être le seul à connaitre ou posséder. Quelque chose qu'il voulait cacher aux autres Dieux en se cachant dans une dimension parallèle qu'il pourrait manipuler, et même supprimer, à loisir.

    Le corps de l'Alpha heurta dans un craquement sinistre l'un des mur du hall, s'enfonçant de plusieurs centimètres dans la roche et la repeignant de pourpre. Corell n'y était pas allé de main morte, mais ses poings ne l'atteignaient déjà plus. La douleur de son corps n'était rien. Il avait déjà connu bien pire. Cependant, il lui fallait à présent faire un choix face à ce fauve qui refusait de reconnaitre sa faiblesse et de s'avouer vaincu. Devait-il épuiser ses dernières forces pour l'abattre, quitte à se retrouver démunie lorsqu'il devrait faire face à Héphaïstos? Ou bien était-il plus sage de s'économiser, au risque de voir la bête désespéré lui porter un coup de trop qui scellerait leur sort à tous les deux? ... Au final, ce choix n'avait peut-être pas tellement d'importance. Après ce combat, nul doute qu'Héphaïstos effacerait toute trace de cette dimension, de sorte qu'aucun souvenir de leurs épreuves ne filtrerait vers la réalité. Ce serait comme si ce Tournois n'avait jamais exister...
    Mais alors, pourquoi combattaient-ils?

    Aukoti se posait la question, alors que ses oreilles étaient pleines des provocations de Corell qui lui firent grincer les dents. Depuis le début, c'était le Saint qui n'était pas à la hauteur de cette finale, et pourtant il lui permettait de lui faire des reproches? Le Lion était remplis de faiblesse, de doutes, de préjugés, d'espoirs brisés et de naïveté. Autant d'attributs qui excédaient l'Alpha. Il n'y avait aucune chance pour qu'un tel personnage l'emporte... Toutefois, Corell continuait de se battre. Il s'agitait, grondait, hurlait, pleurait. Même si il n'avait que peu de chances de l'emporter, même si ce combat n'était qu'illusion... Et au fond de lui, Aukoti se disait que malgré tout, le Gold Saint pouvait, d'une manière ou d'une autre, finir par y arriver.
    Peut-être y avait-il quelque chose à faire après tout...

      « Corell, fait donc silence. Tu m’ennuies à brailler comme un gosse. »

    Ses mots furent prononcés d'une voix égale, sans intonation de rage ou de mépris, mais la puissance de la voix de l'Alpha ne souffrait aucune réplique. Dans un faible craquement, Aukoti dégagea l'un de ses bras du mur, puis l'autre, pour ensuite s'arracher à sa prison de roche et retomber lourdement sur ses jambes. Couvert de sang et de blessures, il ne payait pas de mine dans son armure démolie. Cependant, quelque chose dans son regard avait changé. Ses yeux dorés ne reflétaient plus cette détermination froide et impitoyable qui le caractérisait. Ils brillaient à présent d'un éclat tout autre : celui de la résolution et de l'espoir. Il avait fait son choix.

    Faisant passer son bras à l'horizontale devant lui, l'Ase fit défiler ses douze Star Swords levées vers les cieux, s'enroulant autour de lui dans une étrange farandole. Resserrant alors son poing, Aukoti manipula étrangement son Cosmos, comme s'il écrasait sa propre force, jusqu'à ce que les épées astrales se craquellent et se brisent dans un son cristallin. S'élevèrent alors du corps de l'Alpha des colonnes de Cosmos pur qui s'élevèrent haut dans le hall souterrain jusqu'à heurter le plafond avec violence. Véritable ouragan, cette énergie à l'éclat multicolore continua à s'échapper par tout les pores de la peau du Guerrier Divin, s'évadant vers le haut pour se faufiler entre les failles du volcan jusqu'à la surface. Ce défilement continua quelque secondes, puis stoppa brusquement, ne laissant plus aucune trace du Cosmos d'Aukoti, comme si celui-ci avait entièrement disparue. A présent que les sceaux avaient été brisés et que tout était en place, le jeune homme leva sa paume au-dessus de lui, l'air solennel, et déclama avec un calme effrayant :

      « Tu recherches la puissance? Je te l'offre dans son état le plus brut et absolu : celui de la Destruction. Tiraillé par tes doutes, tu n'as aucun moyen de l'égaler, encore moins de la surpasser. Reviens m'affronter lorsque tu auras libéré le véritable Lion d'Or, celui dont l'éclat incandescent demeure recouvert de suif au plus profond de ton cœur. Ce jour-là, nous pourrons peut-être combattre d'égal à égal. »

    « Alephist's Sentence ! »

    Et Aukoti abaissa son bras.
    Il y eut un bruit assourdissant, comme si Zeus avait déchainé mille foudres sur la surface de l'Etna. Le volcan lui-même trembla tellement que la terre autour d'eux se déforma et manqua de se retourner. La scène ne dura qu'une poignée de seconde durant lesquels de larges blocs de roche se détachèrent du plafond pour s'écraser autour d'eux, avant que ce dernier ne soit purement et simplement pulvérisé. Une immense colonne de lumière remplit la moitié de la salle, annihilant roches, colonnes et tout autre obstacle sur son chemin, Corell au centre. Le choc fut titanesque, et les vibrations se répercutèrent dans la terre et les airs autour d'eux, provoquant une onde de choc soufflant tout sur son passage et manquant de tout faire s'effondrer sur leurs têtes. Lorsque l'attaque disparut, elle fit place à un épais nuage de poussière qui masqua la vue de l'arène pendant de longues secondes, avant de finalement retomber.

    L'arène était désormais éclairée par la lumière du jour. Un immense tunnel semblait s'être ouvert dans le plafond, permettant aux rayons de l'astre solaire d'atteindre une telle profondeur. Le tunnel, ou plutôt le gouffre, avait continué en creusant le sol de la salle jusqu'à une profondeur impossible à déterminer, le fond n'étant éclairé que par la lave qui commençait à le remplir. La Sentence d'Alephist, plus puissante attaque de l'Alpha, venait de remplir son office. Déployée à sa puissance maximale, elle avait perforé cet Etna illusoire de part en part, comme le lui permet son pouvoir de destruction hors-normes. Au bord du précipice, Aukoti se tenait, debout et seul, face à ce spectacle de désolation.
    Un fantôme de sourire apparut sur son visage.
    C'était donc terminé...

      « Allez, Corell. Tu n'es pas encore mort. Montre-moi la valeur du sacrifice de Jaina... »



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Corell


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MessageSujet: Re: [4° Tournoi] Finale   Dim 28 Aoû - 3:08

Il avait souhaité voir la réelle force du plus puissant des Guerriers Divins. Il ne fut pas déçu. Décidément, bien que très différents, les deux hommes étaient égaux dans le cosmos. Lorsque Corell tenta de former un bouclier d’énergie incandescent au dessus de lui pour contrer une partie de la technique d’Aukoti, et que ce bouclier vola en éclat en moins d’une seconde sous la force colossale déployée, il s’en rendit bien compte. Cette finale n’opposait plus deux simples Chevaliers, mais deux légendes, dont la force et le courage n’étaient plus à douter. Les deux hommes avaient prouvé leur maîtrise parfaite du cosmos… Et leur capacité de destruction massive. Car il ne restait plus grand-chose de la grotte. Au départ celle-ci avait été digne d’une finale de tournoi : grande, obscure, mais magnifique de part les multiples flammes accrochées sur les murs dont le ballet de chaudes couleurs se reflétait sur la roche. A présent, il ne restait plus rien. La plus grande partie de la grotte était plongée dans les ténèbres. Une partie du plafond était tombé. Le sol et les murs avaient été retournés, détruits, malmenés, au point où le relief était devenu chaotique, laissant à peine leur capacité de mouvement aux deux champions.

L’attaque d’Aukoti fut certainement celle qui créa le plus de dommages. La colonne d’énergie de plus d’une dizaine de mètres de diamètre qui s’écrasa, occultant totalement le Lion dans la magnificence de sa lumière blanche, creusa un profond cratère dans la grotte. Mais le puits créé fut immédiatement recouvert par la grande quantité de roche qui tomba du plafond, enterrant le Chevalier du Lion sous des tonnes de décombres chauffés à blanc. Lorsque la poussière retomba, la lumière du soleil éclairait la zone sinistrée, amoncellement de blocs de pierre d’une taille variable, allant de plus infime gravillon à des roches colossales. Une tombe bien chaotique pour le Saint. Le cosmos et le bruit du combat tombèrent. Le silence revint. La lumière du soleil éclairant la zone, facile à distinguer grâce à la poussière soulevée dans les airs, offrait une vue magnifique. Une grande quiétude retomba sur le lieu où régnait l’apocalypse depuis maintenant plusieurs heures. Le cosmos de Corell avait totalement disparu, comme si ce dernier avait rendu son dernier souffle.

Mais il était un battant. Le Lion n’était pas un homme comme les autres. Il possédait une force rare, même pour un Chevalier d’Or. Cette force provenait du sacrifice qu’il avait consenti il y a bien des années de cela. Bien que rien ne changea, sa présence s’éveilla à nouveau au bout de longues secondes. Son cosmos renaquit sous terre, dans le plus grand silence, accompagné d’une pensée, un cri spirituel d’une force étonnante, qui vint ébranler l’âme d’Aukoti et d’Héphaïstos.

ATHÉNA !!!!

Le Lion d’Or revint à la vie. Son énergie se déchaîna. Le sol tout entier de la grotte commença à vibrer. Il se fendilla un peu partout, les crevasses se créant à vue d’œil dans toutes les directions, certaines faisant à peine quelques millimètres de large et d’autres se rejoignant et devenant bien plus imposantes. De l’ensemble des déchirures émergea une puissante lumière dorée qui illumina la grotte telle une toile d’araignée, plus puissante encore que la lumière du soleil. Finalement, le bouchon de gravats qui recouvrait la tombe du Chevalier d’Or explosa dans un effroyable cataclysme d’où émergea la lueur dorée, accompagnée d’éclairs crépitants et de volutes d’énergie pure. Au milieu des centaines de blocs de pierre surchauffés, le Lion émergea du gouffre telle une fusée. Dépassant le sol, il monta à plusieurs dizaines de mètres de haut, surplombant le Guerrier Divin. Corell n’était plus lui-même. Ses yeux étaient emplis de cosmos doré, lumineux au point qu’on ne voyait même plus ses iris et ses pupilles. Ses cheveux battaient la chamade sous l’énergie brute qu’il dégageait. Il était tel un démon de lumière volant parmi les rocs, tel un survivant entouré par la désolation. L’Armure du Lion avait été détruite en majorité par l’attaque d’Aukoti. Son corps laissait voir de profondes blessures ensanglantées. Mais le cosmos qu’il contenait était si gigantesque, et tellement concentré, qu’il semblait même agresser le corps du Lion. Incapable de maintenir en lui une si grande quantité d’énergie, du cosmos sortait de son organisme, illuminant le corps du jeune homme. Il ne ressentait même plus ses blessures. Il semblait ne faire qu’un avec le cosmos, comme si sa vie et son énergie s’étaient liées, lui retirant une partie de sa conscience, afin de pouvoir atteindre son adversaire de toute la puissance de ses crocs, une ultime fois avant que la mort ne l’emporte.

LIGHTNING… PLASMA !!!!!


Le Chevalier frappa les airs de son poing, créant une légère trace de cosmos qui disparut bien vite. La grotte se stria alors de lumière dorée, qui s’abattit sur Aukoti avec une puissance phénoménale. Des millions de jets de cosmos acérés frappèrent leur victime, chacune semblant porter un soupçon de vie de Corell, à tel point celui-ci donnait toute son âme dans cet ultime arcane qui serait déterminante dans la fin de cette finale. Le point de non-retour avait été atteint depuis longtemps pour les deux hommes. Leur courage et leur combattivité avaient été exemplaires, dignes des plus grands Chevaliers.

Ils étaient les Champions du Cosmos.

Mais le Lion d’Or ne pouvait se permettre de perdre. Ses amis s’étaient sacrifiés pour qu’il atteigne la finale de ce tournoi. Il honorerait leur mémoire. Aussi, lorsque le dernier jet lumineux frappa Aukoti, le Lion se porta au devant de son adversaire à la vitesse de la lumière, et mit ses mains justes devant le torse du Guerrier. Il joint ses pouces, ses index et ses majeurs, de sorte à former une coupe tournée vers son adversaire. Le regard des deux hommes se croisa durant un millième de secondes, échangeant un respect et un courage mutuel… Ainsi qu’une acceptation réciproque.

« Désolé. »

Le cosmos du Chevalier naquit entre ses deux mains en une lumière éblouissante, qui frappa Aukoti à bout pourtant, catapultant ce dernier en arrière avec brutalité, l’envoyant droit dans les recoins obscurs de la grotte.




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Moïra


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MessageSujet: Re: [4° Tournoi] Finale   Lun 5 Sep - 20:32

    Paisible.
    S'il y avait un mot pour définir son état d'esprit à cette tombée du rideau, Aukoti aurait sans doute choisi celui-ci. Vide de tout ressentiment ou compassion à l'égard de son adversaire, il n'éprouvait nul regret, ni en bien, ni en mal. La simple curiosité de l'Alpha s'était simplement muée en intérêt, puis certitude. Et même si ce combat s'achevait sur sa défaite, cela ne le dérangeait guère. La volonté qu'il s'était forgé en affrontant ce formidable opposant qu'était Corell demeurerait intacte, même dans la honte et la déchéance. La volonté de créer un avenir, même ici, dans ce monde fermé et terminé.

    Les pulsations puissantes du cœur vif que le GodWarrior sentait sous les décombres le lui soufflaient déjà... Le Lion avait subit son ultime assaut et s'en était sortit vivant, remportant par la même occasion la victoire avant même de délivrer le coup fatal. Lorsque le Saint surgit, fendant la roche et les airs, comme possédé par son propre Cosmos éclatant, Aukoti ne chercha pas à se détourner. Depuis le début, l'Ase n'avait accordé qu'une importance précaire à la victoire : son véritable objectif était le Dieu des Forges, ni plus ni moins. Ses adversaires, il les avait simplement éprouvé, testant leur mérite pour déterminer s'ils méritaient la victoire qu'ils réclamaient. Jusqu'à présent, la volonté de l'Alpha avait été invincible... Jusqu'à ce que Corell vienne l'affronter lors de cette finale. Souriant avec un calme déstabilisant, Aukoti se remémora la joute épique qu'il venait de vivre, et comprit ce qu'il avait encore à faire.
    Ce ne serait pas la victoire de Corell. Pas seulement. Ceridwen, Sköll, Lydia... Tous les participants de ce tournoi. Il allait leur offrir la victoire pour laquelle ils avaient tous combattu et souffert jusqu'à l'ultime agonie.

    Le Guerrier Divin d'Alpha planta ses yeux dans ceux du Chevalier. Celui-ci ne faisait plus qu'un avait le Cosmos flamboyant et destructeur du Lion, mais ne parvenait plus à le contrôler comme il le voulait, y sacrifiant pour se faire une partie de sa conscience, de son humanité, voir de son âme... Encore et toujours une force incomplète, mais pourtant supérieure à la sienne, cette fois-ci. Qu'à cela ne tienne! Il avait encore une carte à jouer pour abattre son véritable ennemi.
    Écartant les bras et réunissant le peu de Cosmos qui lui restait, ce qui semblait bien désuet par rapport à la tempête d'énergie astrale que dégageait Corell, Aukoti attendit de voir venir l'attaque finale, qui prit la forme d'une multitude d'éclairs qui emplirent la pièce et vinrent réduire en lambeaux le corps de l'Alpha. Avant que cela ne se produise cependant, l'Ase lança une illusion non seulement sur le Saint, mais aussi sur toute la zone autour d'eux. De nouveau piégé dans le Monochrome, la volonté de Corell qui emplissait ses éclairs fut légèrement manipulée, lui faisant rater sa cible un bon nombre de fois et immobilisant tous les protagonistes et spectateurs dans un monde en noir et blanc.

    Tous? Peut-être pas. A travers l'illusion, à travers le Cosmos et la volonté d'Aukoti, Corell parvint à approcher l'Ase au corps à corps. S'apprêtant à lui porter un ultime coup, le Lion et le Dragon croisèrent leurs regard, y lisant la même noblesse et la même paix lugubre que l'on ressentait sur un champ de bataille, une fois les combats achevés et les survivants désignés. Le Chevalier d'Or libéra son énergie avec un mot d'excuse, ce à quoi l'Alpha répondit par un sourire rassurant.

      « Ne le soit pas. »

    Projeté avec une violence inouïe à l'autre bout de la pièce, Aukoti pulvérisa les bouts de roche volcanique qui eurent le malheur de se trouver sur sa trajectoire, et s'enfonça dans un des coins obscure de l'arène à demi effondré, provoquant fracas et glissements de terrain.
    Terminé? Oui. Le combat l'était indéniablement. Cependant, la pièce ne s'achevait jamais complètement avec la victoire du Héros. Il manquait un épilogue à leur histoire, et c'était Aukoti qui avait décidé d'en jeter les fondations.

    Depuis le coin sombre où l'Alpha avait été envoyé, une onde de choc naquit et plongea une dernière fois l'Arène dans le trouble du monde illusoire et monochrome que l'Ase affectionnait. Dans cette illusion, cette pensée où le temps et l'espace étaient figés, Aukoti avait encore une chose à faire pour concéder la victoire au Lion d'Or. Une ultime morale qui prendrait la forme d'une absolution...
    Dans un tourbillon, toutes les formes noires de l'univers figé autour de Corell se mirent à danser et valser à une vitesse telle qu'elles en donnaient le tournis. Se réunissant en un point à une dizaine de mètres devant lui, la tempête s'apaisa alors que dans une image immaculée, les ombres prenaient forme. Forme humaine, précisément.
    Une silhouette svelte et élancée... Un visage aux traits fins et avenants... De longs cheveux à la teinte de glace et deux iris d'un bleu si intense qu'il semblait solaire, seuls points de couleur dans ce monde qui en était dénué. Le Chevalier n'eut surement aucun mal à reconnaitre celle qui se tenait à présent devant lui : il s'agissait de son sacrifice, de celle dont il disait s'être séparé, mais qu'il gardait au plus profond de son cœur en la chérissant. Jaina. Mais pas la Jaina de ses souvenirs, non. Une Jaina plus vieille, qui avait grandit avec les années qui les avaient séparé. Une Jaina adulte, à la mesure du souvenir et de l'amour que le Lion lui portait, et qui avait pris forme avec les pouvoirs d'Aukoti.

    S'avançant pas à pas, la jeune femme s'avança, vêtue d'une robe blanche immaculée qui aurait pu être celle de la Déesse Athéna, s'il n'y avait eu ces voiles sombres de deuil enroulés autour de sa taille et de ses membres. Au fur et à mesure qu'elle s'approchait et que ses yeux saphirs distinguaient les traits de Corell, son visage s'ouvrait à la surprise, puis à une joie qui se faisait de plus en plus rayonnante... Avant de se muer en détresse infinie à seulement deux pas de lui. Se mettant à pleurer des larmes de sang, Jaina tendit ses douces mains vers le visage de Corell comme pour le caresser, mais ses doigts s'arrêtèrent à un centimètre de son visage avant de retomber vers son torse pour que son visage s'approche du sien, lui soufflant avec une voix emplie de désespoir.

      « Jacen... »

    Une douleur lancinante envahit le corps du Lion. Une douleur qui regroupait toute la souffrance qu'il avait éprouvé en se séparant d'elle à jamais, ainsi que celle des années de solitude qu'il avait vécut et de celle, plus physique, de la dague noire que Jaina avait planté dans son ventre et qui semblait le dévorer... Mais le pire était que la pointe de cette même dague ressortait à présent du bassin de la jeune femme, et que les ténèbres qui la constituaient commençaient peu à peu à l'engloutir.
    Il y eut un tintement de verre. Verre qui, dans un choc, vola en éclat. L'illusion fut rompue par une sensation de présence dans le dos du Saint. Une présence identique à celle de l'homme qu'il avait affronté tout au long de cette finale. Derrière lui, sans qu'il puisse se retourner, Corell entendit la voix d'Aukoti, grave et caverneuse, s'exprimer de manière essoufflée, presque éteinte.

      « Tu devrais aller la retrouver... Avant que ce mal te détruise... Avant que tu ne sois entièrement dévoré par le regret. »

    Soudain, la présence disparut complètement, s'évanouissant dans les airs comme si elle n'avait jamais été là. Derrière le Saint, nul corps inanimé ou âme désincarnée. Juste une armure d'Asgard qui n'était plus que l'ombre de ce qu'elle avait été. Presque entièrement détruite, la GodRob d'Alpha avait cessé de luire et seule sa teinte d'ébène témoignait de ce qu'elle avait été. Son porteur? Nulle trace. Peu importait où l'on regardait dans le hall, le corps du GodWarrior s'était volatilisé...
    Puis, en levant les yeux à l'appel d'un faible, tout faible éclat d'énergie, on pouvait distinguer une forme sur le garde-fou de marbre de la loge d'Héphaïstos. Sur ce balcon à plusieurs dizaines de mètres de hauteur, une forme sombre et courbée se tenait. Les os brisés, la chair lacérée, couvert de sang et tout juste vêtu par les lambeaux de ses vêtement, Aukoti se dressait devant le Dieu des Forges, posant son regard doré et étincelant sur le visage cerné de flammes du Dieu Grec.

    Son Cosmos? Il en avait épuisé la dernière goutte avec sa précédente illusion, qui lui avait permit de se faufiler jusqu'ici en leurrant à la fois Corell et Héphaïstos. Son énergie vitale? Il ne lui restait plus grand chose de tel : dans son état actuel, l'Alpha aurait déjà dû être mort. Son cœur était d'ailleurs déjà arrêté. Sa volonté? Elle avait été brisée lors de la dernière attaque du Chevalier, lacérée par les Crocs impitoyables du Lion d'Or. Comment se tenait-il donc ainsi, debout et menaçant? Quelle énergie lui permettait de continuer?
    Une promesse.

      « J'aurais eu beaucoup de plaisir à vous rencontrer, et pardonnez-moi si je vous ais déçus! »

      « Félicitations et bonne chance pour la suite Aukoti. »

      « T'as intérêt... à lui en mettre... une... de ma part. »

      « Je refuse, je ne suis pas un jouet. Jamais plus, je ne serai la proie de qui que ce soit ! »

      « Essai de ne pas mourir trop vite. »

    Aukoti l'avait juré sur les corps de tous ceux qu'il avait vaincu pour arriver jusqu'ici. Il avait promis de donner un sens à leurs douleurs, de trouver des réponses à leurs questions, de rendre la monnaie de sa pièce à Héphaïstos... C'était la force de ces promesses qui lui permettait de se relever encore. Le courage d'Henriques. L'espoir de Ceridwen. La rage de Sköll. La colère de Lydia. Le désir de Hel... Et la foi de Corell. Toutes ces émotions dont l'Alpha s'était autrefois coupé, et qui leur avait permis à chacun de se relever après les avoir pourtant mis au sol avec ses plus puissantes techniques. D'une certaine manière, comme Corell l'avait fait juste quelques instants plus tôt, ils avaient tous décroché leur victoire, mais personne ne la leur avait encore offerte. C'était ce qu'Aukoti allait faire, ici et maintenant.
    Leur victoire. Et la sienne.

    Il serra son poing. Un intense éclat d'un Cosmos qui n'avait plus rien à voir avait celui de l'Alpha apparut au creux de sa paume. Cette lumière aveuglante sembla un instant se teindre d'une myriade de couleurs avant de brusquement disparaitre. Aukoti se jeta sur Héphaïstos sans le moindre cri, décrochant dans un même mouvement un coup de poing d'anthologie qui alla directement se coller dans la mâchoire du Dieu boiteux. Cependant, aussi spectaculaire que ce coup porté à une Divinité soit, ce n'était pas les dégâts occasionnés qui comptaient pour le GodWarrior brisé. Si, à travers Héphaïstos qui avait crée cette dimension illusoire, il parvenait à fissurer ne serait-ce qu'un peu le mur qui les reliait à la réalité, alors peut-être que tout ce qui s'était passé n'aurait pas été vain. Peut-être qu'un souvenir, une idée, une pensée, un objet qui ferait office de message pourrait atteindre leur réalité, et préparer le monde aux projets de l'Olympien.
    C'était cela son espoir. L'avenir qu'il voulait donner.

    Le choc de l'attaque ébranla le mur où se trouvait la loge du Dieu, qui se retrouva en un instant plongée dans un épais nuage de poussière. Dans le calme qui s'abattit sur l'arène, il y eut un bruit sourd, et quelque chose fut éjecté avec une force prodigieuse hors de la brume de souffre qui voilait la vue à ce qui se déroulait sur ce balcon. Heurtant le sol du hall avec un bruit mou assez écœurant, le corps d'Aukoti rebondit sur la pierre dure à deux reprise avant de s'immobiliser à une vingtaine de mètres de Corell et son armure. Le sang rouge qui se répandit fut sans équivoque : la vie avait définitivement quitté cette enveloppe. A présent, c'était à Corell de conclure ce chapitre oublié de leur mythologie personnelle.

    Dans un des gradins encore intacte, une femme à la beauté ensorcelante mais à la pâleur de fantôme émit un sifflement admiratif. C'était ce qui s'appelait tirer sa révérence avec panache, même si la chute s’avérait quelque peu ridicule. Hel, fille de Loki et Déesse Déchue, applaudit discrètement avec ses petites mains, et se volatilisa dans un souffle après avoir jeté un dernier regard de ses yeux améthyste sur le Chevalier du Lion qui avait vaincu son protégé.
    Quoiqu'il se passe à présent, ce serait ses décisions.


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Kyro


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MessageSujet: Re: [4° Tournoi] Finale   Mar 6 Sep - 14:34

Victoire de Corell !
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Héphaïstos


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MessageSujet: Re: [4° Tournoi] Finale   Mar 4 Oct - 5:33

L'Ichôr de la divinité était en ébullition. Quelle bonne idée il avait eue de convier à sa table tous ces jeunes gens ! Cela avait certes été plus rapide qu'il ne l'aurait cru, mais le résultat n'en était pas moins satisfaisant. La finale où les derniers survivants se disputaient la victoire avec acharnement était un divertissement de premier ordre. Lui qui avait pris l'habitude de s'ennuyer de toute chose se sentait frémir à les voir jouer à la force de leur poing un enjeu qu'il était seul à connaître. Être spectateur n'était plus suffisant : les voir se déchirer avec tant de hargne lui donnait envie de descendre dans l'arène pour prendre part au combat. Une pulsion frustrante car il ne le pouvait pas, s'en mêler voudrait dire mettre à mort les deux protagonistes en un claquement de doigts. Ce n'était pas ce qu'il voulait. Pour avoir un adversaire à sa mesure, il devait forcément piocher parmi ses semblables, se disait-il. Or, un duel de cet ordre ne présenterait aucun intérêt – ou en tout cas jamais autant que ce à quoi il était en train d'assister. L'effervescence était telle que son élément, ce feu destructeur auquel on le liait intimement avait été jusqu'à émaner de son crâne. Les flammes dévoraient son cuir chevelu avec appétit, dardant de leur rage incendiaire. En ayant une parfaite maîtrise, il n'en retirait aucune souffrance et ne broncha pas : ce n'était qu'une preuve de plus de la fascination qu'il avait pour ce spectacle.

Il n'était pas peu fier d'en être l'auteur : sans son concours, peut-être ces guerriers ne se seraient-ils jamais rencontrés. Ou en tout cas ne se seraient-ils pas forcément mesuré l'un à l'autre. À son aide, cela s'était produit, et il prenait un malin plaisir à en scruter le résultat sans en perdre une miette. Les voir combattre en son nom lui avait offert une nouvelle jeunesse. Et s'il ne l'avouerait pas à haute voix, il leur en était reconnaissant. C'étaient des insectes dansant dans la paume de sa main pour honorer sa volonté alors qu'il faisait sauter les verrous de la leur. Les voir jeter toutes leurs forces dans une bataille au résultat incertain le ravissait et être l'unique témoin de ce duel au sommet depuis sa place de choix ne rendait cela que meilleur.
Toutes les bacchanales que l'Olympe avaient à lui offrir n'étaient que valeur négligeable en comparaison des plaisirs simples de la vie. Même si simple n'était ici pas le mot, il ne pouvait décemment pas enlever tous les jours les plus grands combattants de ce monde pour organiser un tournoi qui consacrerait le meilleur d'entre eux. Mais cette expérience avait prouvé que c'était très loin de lui déplaire et l'idée de reproduire ce scénario n'était pas à exclure, même s'il faudrait bien entendu leur laisser le temps de s'en remettre.

Ils n'en garderaient pas trace car il effacerait leur fatigue au même titre que leur mémoire mais leur cosmos se souviendrait en silence... Puis, trop y faire appel serait empiéter sur leur dévotion envers leurs divinités respectives et il ne tenait pas à avoir des comptes à leur rendre, ne se souciant aucunement de leurs affaires. Puis, enfin, un vainqueur se profila à l'horizon et la victoire fut acquise. Jusqu'à la fin cela s'était joué à un fil mais il fallait bien en finir... Pourtant, dans un dernier sursaut d'énergie, Aukoti menaça Corell de le détrôner en lui volant la couronne du champion. De marbre, le divin boiteux suivit le déroulement de cette illusion. Hermétique aux sentiments ou peu s'en faut, ces phases émotionnelles ne l'émouvaient pas outre-mesure et il n'attendait que de savoir à quoi s'en tenir – quelle conclusion s'ébauchait derrière ce tomber de rideau tant attendu. Contre toute attente, il apparut que l'Alpha avait quitté la scène quand enfin s'estompa ce mirage. Et si quelqu'un était bien placé pour savoir où il s'en était allé, c'était le forgeron céleste. Le finaliste n'avait en effet quitté l'arène que pour se rapprocher de lui et prendre place sur l'épais balcon derrière lequel se tenait le maître des lieux. Soutenant le regard doré qu'il portait sur lui, il joua son jeu et le regarda en chien de faïence, ne décroisant pas les bras en signe de défi. Car cette lueur menaçante au fond des yeux du Guerrier Divin, il l'avait bien perçue.

« Qu'attends-tu ? »

Son ton était on ne peut plus détaché. La scène l'avait repu et il n'attendait que d'en connaître le dernier acte en toute quiétude. Pourtant, sa voix résonna avec tant de force dans ce décor caverneux qu'elle en fit vibrer chaque pierre avec une violence rare. Tenir debout malgré cela dans leur état devait être un supplice mais ce n'est pas ce qui arrêta le Dragon. Puisant dans des dernières forces que le Dieu des Forges n'aurait pas soupçonné, il arma un dernier coup avec la volonté qu'il lui restait. Son corps était brisé et il n'était plus qu'un pantin aux mains de son propre cosmos, de cette masse incontrôlée qui l'effrayait tant. Pourtant, s'y soumettre ne sembla pas tant le déranger tant que cela pouvait lui permettre d'aller au bout de ses pulsions. Prenant un dernier élan, le GodWarrior s'éleva dans les airs pour y rassembler ses maigres ressources. Et enfin, il passa à l'action. Ce n'est pas tant la puissance du choc que la surprise qui fit voler de côté la tête du musculeux barbu, car s'il avait très nettement ressenti les intentions d'Aukoti il ne pensait pas que ce dernier irait au bout de son souhait. Il l'avait mal jugé et s'en apercevoir le fit sourire, aussi déformée que soit sa joue à l'instant même. À l'évidence, ce coup ne laisserait pas une trace ; le Guerrier Divin n'était pas parvenu à l'égratigner.

Mais son geste était lourd de sens et s'il appréciait de le voir si audacieux, Héphaïstos ne pouvait rester inactif face à cela. Ainsi, il leva la main sur le malheureux au propre comme au figuré et son revers lui fut fatal. S'il était très loin d'y avoir mis toute sa force, infliger cette riposte à un individu déjà en si piteux état ne pouvait qu'être synonyme de mort brutale. Son hésitation avait été d'autant plus moindre que ce n'était qu'un décès apparent, et qu'à l'instar de tous ceux qui avaient livré bataille entre ces murs tout reviendrait à la normale pour lui d'ici peu de temps. Tous n'auraient pas eu le courage de mener à bien cette ultime action et il saurait se souvenir de ce courage qu'il salua intérieurement. Beaucoup des siens auraient crié au scandale en plus d'exiger une punition exemplaire pour avoir marché dans les pas d'un Déicide mais l'estropié ne l'entendait pas de cette oreille. Rares étaient ceux à avoir le cran de défier ouvertement les dieux et si il n'avait pu faire mieux du fait de son extrême faiblesse du moment ce n'en était pas moins représentatif. Il n'avait pas hésité à s'élever contre ce qu'il pensait être une injustice et pouvait en être fier. Du moins, il l'aurait pu s'il n'avait pas été voué à tout oublier...

Du dos de cette même main, celle qui venait de donner la mort, il essuya sa joue. Pas l'ombre d'une plaie ouverte, certes, mais Aukoti y avait laissé de son sang et de sa sueur. Et s'il était sans doute plus tolérant à l'égard du genre humain que la majorité de ses frères et soeurs, ce n'était pas ce qui lui ferait apprécier d'être souillé par l'un d'entre eux. Peut-être le Lion ambitionnait-il de faire la même chose que son dernier adversaire, mais voir le sort qu'avait connu celui-ci était plutôt dissuasif, et Héphaïstos en concluait que s'en faire pour cela serait futile. Maintenant, il leur fallait passer aux choses sérieuses, ce qui voulait également dire parler affaire. D'un claquement de doigts, il nimba le corps du grand vainqueur d'une lueur rougeoyante. Si celle-ci pouvait être intimidante de prime abord, elle était en vérité purement inoffensive et n'avait pour toute vocation que d'amener le Gold Saint à la position exacte qu'occupait l'autre finaliste une poignée de minutes auparavant.

« Et bien, et bien... Il semblerait que nous ayons un gagnant. Dis-moi, Lion, à quoi t'attendais-tu en remportant cette dernière manche ? La gloire ? Le pouvoir ? Le succès ? L'amour, peut-être ? Je n'ai rien de tout cela à t'offrir. Pour tout te dire, je pourrais très bien considérer que te battre pour mon bon plaisir était un honneur bien suffisant que pour te donner quoi que ce soit de plus. Je ne t'ai rien promis. Je dois rien... »

Le Dieu des Forges ricana. Pendant les quelques secondes qu'avait duré le transport de Corell, il s'était calé confortablement contre son siège et avait à nouveau croisé les bras sur son torse robuste. Une forteresse infranchissable était probablement la meilleure image qu'on puisse en donner. Alpha avait certes réussi à passer ses défenses par surprise, mais ce n'était pas près de se reproduire et le Lion d'Or avait tout à loisir de le remarquer. Puis, la légèreté qui imprégnait ses propos disparut de même que son sourire et il reprit une mine sérieuse, celle d'un homme qui se prépare à parler de choses qui le sont tout autant. Fini de rigoler à présent, il devait s'entretenir avec cet homme d'un sujet de la plus haute importance car son avenir en dépendait directement. Il ne pouvait se permettre d'avoir l'air de le prendre à la légère sans quoi son vis à vis ne mesurerait pas avec la pertinence souhaitée le poids de son offre et l'importance qu'elle pouvait avoir pour son avenir.

« ...Mais je ne suis pas comme les miens. Tu t'es bien battu et tu as mérité ta récompense. Exceptionnellement, je vais donc accorder au mortel que tu es le droit de choisir l'une de mes créations et de s'en servir comme bon lui semblera. Sois conscient de l'honneur que je te fais, certains ont été mis à mort pour n'avoir fait que poser les yeux sur ces œuvres. Chacune d'elles est comme mon enfant, néglige-la et je te tuerai sans remords. Suis-je clair ? »

Indéniablement, il l'était. Et le regard austère qu'il adressa au Chevalier d'Athéna ne faisait que le souligner si ce n'était pas déjà assez flagrant. Sans qu'il n'ajoute ne serait-ce qu'un mot, un coffre placé légèrement en retrait s'anima. Parcouru de fines gravures qui lui donnaient un aspect richement ouvragé et vaguement irréel, le cadenas et les chaînes qui le maintenaient fermé l'étaient tout autant. Cela ne les empêcha pas de sauter sans attendre quand le Dunamis du Dieu des Forges lui en donna l'ordre. L'ouverture s'engagea alors avec lenteur, source de suspens et de doutes. Recevoir un cadeau d'un Dieu avait de quoi faire frémir, sans trop savoir à quoi l'on pouvait s'attendre. La forge d'Héphaïstos était connue pour s'animer jour et nuit, et devait renfermer de nombreux trésors de toutes sortes. Mais s'il était de toute beauté, ce réceptacle de pourpre et d'or restait de taille modeste, et ne pourrait en dissimuler qu'une poignée. Quand enfin l'ouverture fut assez grande pour imaginer les ombres de son contenu, une vive lumière jaillit de la boîte pour aveugler l'espace d'un instant celui qui se tenait face au Grand Créateur. Soudain, la vue lui revint et il découvrit une épée, dont il avait peut-être vaguement perçu le bruit quand elle s'était fermement plantée dans le marbre à ses pieds. Dans les airs gravitait un magnifique bouclier, luisant de mille feux.

Son esthétique était elle que l'on aurait pu penser que sa force avait été sacrifiée au profit de son aspect, mais la puissance qu'il dégageait prouvait que ce serait se méprendre sur son compte. Enfin, un bruit mat précédant le retour de sa vision l'avait averti : le troisième reposait à même ce semblant de sol. Et ce n'était autre qu'un casque, aussi majestueux que pouvaient l'être les options précédentes. S'ils étaient radicalement différents tant dans leur style que dans leur aura, ils étaient tout trois pétris d'une puissance insoutenable. Héphaïstos, comme à chaque fois, avait mis toute son âme dans leur fabrication et son cosmos en transpirait littéralement, reproduisant fidèlement le charisme écrasant de leur concepteur. Ce dernier attendit patiemment que Corell reprenne ses esprits, attendant même qu'il prenne le temps de les inspecter sous toutes les coutures si tel était son souhait. Se résoudre à n'en prendre qu'un serait un choix cornélien à n'en pas douter et il pouvait bien le laisser y réfléchir, même s'il n'était pas réputé pour sa patience. Sans doute la meilleure marque de sa reconnaissance envers le lauréat.

« L'épée volcanique, avec elle ta force de frappe jamais ne faiblira. Tu seras le fléau de tes ennemis et ta force en fera frémir plus d'un sur le champ de bataille. Sa lame est constituée de lave en fusion tirée des profondeurs du volcan où nous nous trouvons et le cosmos qui lui donne sa forme est le mien. Ose douter de sa sûreté et il t'en cuira.

L'égide d'Aphrodite... Je le destinais à ma femme, mais tu as gagné le droit de t'en emparer si tu le souhaites. Quand bien même tu serais seul contre mille hommes, leurs coups ne suffiraient pas à t'inquiéter aussi longtemps que tu l'auras à tes côtés. Avec lui tu seras invincible. Autant que cela est possible pour vous autres, mortels.

Et pour finir, le casque d'invisibilité. Renonce à ta crinière d'or pour le porter et tu n'auras pas à le regretter. Comme son nom l'indique, il a été conçu pour effacer toute trace de son porteur. Si tel est ton souhait, tes errances ne seront connues de personne. Même les Dieux ne sauraient voir au travers.

Que choisis-tu ? »


Sa voix caverneuse avait retenti avec la même vigueur que tout à l'heure. Il s'était contenté d'un bref descriptif, imaginant sans peine que le Lion avait déjà dû comprendre que tous étaient d'égale qualité et qu'il mettait le même coeur à l'ouvrage pour chacune de ses créations. C'était maintenant à lui de décider lequel lui conviendrait le mieux et de s'en saisir, et il avait tout intérêt à ne pas se perdre en conjectures sans quoi il se pourrait que le Dieu des Forges change d'avis. Être généreux ne lui posait aucun cas de conscience mais il pourrait très bien revenir sur sa parole si Corell devait trop tarder, ce qui serait signe d'une trop grande convoitise. L'avarice était un pêché profondément humain mais le forgeron céleste n'y était que peu réceptif. S'il avait choisi des chevaliers, c'était aussi parce qu'ils étaient moins enclins à subir les vicissitudes de la vie et il espérait ne pas s'être trompé en pensant que c'était aussi le cas de celui-ci.

« De plus... J'ai une proposition à te faire. Ce qui se passe sur Terre m'indiffère, mais il m'est pénible d'être dérangé à la première occasion à cause de ces querelles incessantes. J'aimerais y mettre un terme et pour ce faire j'ai besoin de faire comme eux. De rassembler des hommes sur ma bannière. Avec ta force, tu pourrais être le premier soldat de mon armée. Si tu acceptes alors il y aura bien d'autres artefacts, si tu dois me représenter alors je te donnerai de quoi le faire dignement. Ces guerres absurdes n'ont que trop duré et j'ai fait le vœu de leur faire comprendre que j'ai horreur qu'on exploite mon travail pour ces jeux puérils. Sois mon héraut ! Tu sillonneras en mon nom les champs de bataille les plus sanglants et y instaurera ma loi. Le règne de ces incompétents a assez duré ! »
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Corell


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MessageSujet: Re: [4° Tournoi] Finale   Jeu 6 Oct - 20:46

Corell n’était pas un homme facilement impressionnable. Et le surprendre n’était pas tâche aisée. Pourtant, il resta totalement choqué, assistant au spectacle sans rien comprendre à ce qui se déroulait sous ses yeux. Pourtant, lorsqu’il regarda le corps d’Aukoti se briser contre la pierre à plusieurs reprises, finissant une ultime fois à terre avec un bruit sec d’os brisés, il sentit clairement qu’il s’était passé une chose capitale sous ses yeux. Mais il n’arrivait pas à déterminer laquelle. Et bien que le Guerrier Divin soit son concurrent au statut de Champion du Cosmos, il éprouvait tout de même du respect envers cet homme si courageux. Il se porta auprès d’Aukoti et s’agenouilla à ses côtés. Mais alors qu’il allait porter secours au jeune homme, il sentit le dernier souffle de vie le quitter alors que son cosmos blanc brillait une ultime fois dans la l’obscurité des lieux ravagés.

« Pourquoi… »

Quelles avaient été les raison du Guerrier ? Pourquoi aller ainsi au devant de la mort ? L’acte ne gênait pas le Lion : lui aussi ferait face à la mort s’il le fallait. Mais pour frapper ainsi un Dieu, sachant pertinemment ce qu’il allait arriver par la suite, il fallait une bonne raison. Et Corell n’en voyait aucune.

Mais bien vite la logique disparut. Elle fut remplacée par la colère. La colère contre le Dieu qui les avait tous amenés en ces lieux maudits. Un Dieu qui avait pris plaisir à les regarder s’entretuer. Il pensa à tous ceux qui étaient morts, ou dans un état grave : Apeï, le Guerrier Divin… Shion, son fidèle ami… Samiel, le Loup solitaire… Chronos, le puissant Chevalier des Gémeaux… Aukoti, cet homme si courageux… Et même Caedus, son ami d’enfance. Mais la colère naissante fut stoppée dans son élan, lorsqu’il sentit le cosmos du Dieu prendre possession de son corps. Une aura rouge l’entoura et le souleva de terre afin de le porter au plus près du Dieu des Volcans, au même endroit où Aukoti s’était trouvé quelques minutes auparavant.

Bien vite, les trois artefacts apparurent et se présentèrent face au Lion. Ce dernier y vit une opportunité rare à saisir. Aussi, il observa durant de longues secondes les trois offrandes, comparant chacune d’elle, avant de se décider. Car un mot avant retenu son attention plus que nul autre.

Invincible.

« Mon choix est fait. »

Sa main prit la direction de l’égide d’Aphrodite. Ce dernier se mit à flotter dans sa direction, alors que les deux autres retournaient dans le coffre du Dieu. Le bouclier était magnifique. Fait d’or, ses gravures finement sculptées imposaient la puissance, le respect et la beauté. Il luisait de mille feux, s pureté resplendissant dans le cosmos. Il resta face au Chevalier du Lion, dont les yeux rendus dorés par sa lumière se reflétaient sur sa surface. Le Saint amena ses mains de part et d’autre du disque, restant à distance de celui-ci de quelques centimètres. Le cosmos du Bouclier commença alors à fusionner avec celui qui émanait des paumes du Lion, puis de son buste. Lentement, l’Egide d’Aphrodite commença à devenir translucide, à mesure que sa force et son existence étaient aspirées par le cosmos du Saint, devenant partie prenante du cosmos du Chevalier d’Or. Lorsque le bouclier disparut totalement, le jeune homme reprit la parole, murmurant presque.

« Alors tout cela… Toutes ces souffrances… Tous ces morts n’auront servit qu’à vous distraire. Le résultat de tant de sacrifice se résume au choix de votre héraut, Dieu des Volcans.

Je ne le permettrais pas. »


La colère revint. Bien plus puissante. Bien plus pressante. Corell releva la tête vers Héphaïstos. Son regard avait changé. Il était devenu agressif, meurtrier. A cet instant précis, le cosmos rouge sang qui entourait le Saint commença à décroître et à être remplacée par l’énergie dorée du Lion, à mesure que Corell, dont la vitalité revenait à chaque instant, aspirait le pouvoir du Dieu. Un maigre pouvoir, certes… Mais le Chevalier avait été repoussé dans ses plus profonds retranchements durant ce combat. Le Bouclier d’Aphrodite avait réveillé son ardeur. Le cosmos qu’il volait à Héphaïstos aurait de quoi lui redonner bien assez de puissance pour accomplir sa destinée. Le cœur du Lion s’enflamma. Son cosmos jusque là éteint explosa en une puissante onde de choc, qui réussi à surprendre le Dieu qui s’attendait à tout sauf à une telle réaction.

L’onde de choc, d’une rare violence, se termina aussi vite qu’elle avait commencé, laissant l’homme et le dieu face à face, entourés de centaines d’étoiles dorées virevoltantes dans l’obscurité de la grotte, éclairant cette dernière d’une lumière dorée irréelle.

« Je suis Corell, Chevalier d’Or du Lion au service de la Déesse Athéna !!!!! Jamais je ne servirai un Dieu tel que vous. Vous vous amusez de la mort des autres. Regardez la vôtre en face !!!!!!!!! »

PHOTON BURST


Les photons se ruèrent sur le Dieu des Volcans, en pénétrèrent son corps sans la moindre opposition. Car Héphaïstos avait oublié quelque chose… Le Chevalier du Lion était le seul homme sur terre capable de manipuler le Keraunos, la Foudre, unique pouvoir capable de tuer des déités. Il sembla s’en rendre compte à l’instant même où le Lion relâchait son contrôle mental sur les photons. Ces derniers explosèrent les uns après les autres, créant une réaction en chaîne d’une puissance phénoménale qui illumina la grotte dans son ensemble, aveuglant le Chevalier d’Or.
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Héphaïstos


Divinité Majeure
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MessageSujet: Re: [4° Tournoi] Finale   Mar 8 Nov - 17:00


C'était au tour du Lion de se rebeller. Pourtant, celui-ci avait entendu l'offre qu'il avait à lui faire. Il fallait croire que ce n'était pas assez pour dissiper les enseignements utopistes qu'Athéna avait inculqué à ses Chevaliers. Ne poussant qu'un profond soupir, Héphaïstos laissa l'attaque venir à lui sans en être inquiété un seul instant. La foudre était l'arme tueuse de dieux, il le savait parfaitement. Et pour cause : c'était lui qui lui avait donné le jour.

Mais dans son état, tout ce que Corell pouvait produire tenait plus de l'étincelle que de l'éclair. Les photons pénétrèrent le corps massif du divin forgeron et... Rien ne se passa. Tout au plus une éraflure balafra-t-elle la paume tendue vers l'homme à la Crinière d'Or, faisant couler une faible quantité de ce sang bleu que l'on connaît sous le nom d'Ichôr. Le boiteux ne s'en offusquerait pas. Il n'avait pas cette fierté déplacée qui voulait qu'il s'offense qu'un humain réussisse à le blesser. Et ce pour la bonne et simple raison qu'il connaissait ses pouvoirs sur le bout des doigts et avait assez confiance en eux pour certifier que cela ne se reproduirait plus. La journée avait été moins fructueuse que ce à quoi il aurait pu s'attendre, mais il aurait d'autres occasions. Il entendait notamment reprendre contact avec le Guerrier Divin d'Alpha, mort sans qu'il n'ait l'opportunité de lui parler de son projet. L'armure qu'il portait en faisait un meneur d'hommes par définition, et plus que tout autre il le voyait à la tête de ses armées.

Il arracherait le monde aux mains des incapables qui se le disputaient depuis des milliers d'années et le tiendrait loin de leurs querelles infantiles, il s'en faisait la promesse. Observant la blessure qui venait de lui être faite d'un oeil scrutateur, il haussa un sourcil, regrettant d'avoir fait cette proposition. Aussi éreinté soit-il, si c'était le seul moyen qu'il avait d'exprimer sa colère, cet homme n'en valait pas la peine. Puis, une peur glacée s'instilla dans les veines de Corell sans qu'il ne puisse y faire quoi que ce soit. Cette peur n'était pas la sienne à proprement parler ; on la lui suggérait. C'était un ordre donné directement à son esprit, se propageant à sa chair pour lui donner une sueur froide dont il se souviendrait. Et enfin il put voir combien le corps du maître des lieux était massif, tout en muscles, aussi bien bâti qu'on peut l'être et ce au point d'en faire oublier l'état de sa jambe. Un handicap ne représentait rien pour une divinité de son calibre et il entendait le prouver au Gold Saint qui avait cru être de taille à le défier.
Puisque tu le prends comme ça... ATOMIC FLARE !
Une aura incarnat enveloppa sa silhouette à mesure que son Dunamis s'éveillait d'un sursaut, lui donnant l'air toujours plus impressionnant. Le sol se mit à trembler de la même manière que si l’Etna était sur le point de rentrer en activité. Ce n'était pas si éloigné de la vérité, puisque la terre s'éventra sous les pieds du Chevalier d'Or pour qu'une éruption en saillisse et le carbonise corps et bien, le réduisant à l'état de cendres brûlantes. Aux ordres d'Héphaïstos, la lave ne lui avait laissé aucune chance, et même la solidité de sa cuirasse ne suffisait pas à le protéger d'une telle chaleur. Si le zéro absolu était ce qu'il fallait au froid pour en triompher, les entrailles d'un volcan pouvaient en faire autant. Pourtant, alors même qu'il se sentait mourir, Corell fut ramené à la vie en parfait état. Même le magma qui l'avait réduit à néant avait disparu sans laisser de traces, la surface sur laquelle il se tenait étant elle aussi intacte comme si rien ne s'était passé. Pourtant, la souffrance ressentie était bien réelle et il avait du sentir la mort l'étreindre avant d'être brutalement ramené à un stade antécédent. Qu'avait-il bien pu se passer ? Seul le Dieu des Forges en détenait la réponse et au vu de son attitude, il n'était pas près de la lui donner aussi courtoise que soit la demande qu'il pourrait formuler. Celui-ci occupait à nouveau la même place, confortablement assis sur un trône dont il était le seul propriétaire.
C'est ainsi que tu me remercies pour le cadeau que je viens de te faire ? Les mortels sont toujours aussi ingrats... Bah ! J'imagine que le pacifisme honteux d'Athéna vous est monté à la tête. Je l'aime bien, cette petite, mais son pacifisme exubérant lui ôte toute crédibilité. Tu parles sans savoir, tous ceux qui ont péri en ces lieux sont vivants. Tout ceci n'est qu'une illusion, même si les forces que vous avez déployées étaient bel et bien réelles. Quoi qu'il en soit... Hors de ma vue, misérable pourceau, va-t-en d'ici et emporte ton trophée avec toi. Je ne veux plus te revoir ! Oublie tout ce que tu as pu voir, ton armure se souviendra pour toi...
Un claquement de doigts retentit. Il ne fallut dès lors plus qu'une poignée de secondes pour que Corell quitte les lieux de gré ou de force, dévoré par une lumière au moins aussi intense que celle qu'il avait fait exploser dans cette grotte au moment de s'en prendre à l'organisateur. Ce geste anodin n'eut pas que cette conséquence, puisque tous étaient à présent de retour chez eux et pourraient reprendre une vie normale, ignorant tout de ce qui s'était passé pendant la durée de ce tournoi. C'était mieux ainsi. Ce qu'il avait oublié dans la manœuvre, c'est que Lydia avait eu la chance d'être sauvée par ses soins et que ce contact aussi bref soit-il pouvait avoir une incidence sur ce dont elle se souviendrait. Une négligence qu'il ne remarquerait que bien plus tard, sans chercher à y remédier. Tous étaient originaires de camps différents et tant qu'elle serait seule à tout avoir retenu, personne ne voudrait la croire. Cette arène se situait hors du temps et de l'espace et à aucun moment elle n'aurait pu avoir la possibilité de s'y rendre sans que cela ne crée une incohérence. Et puis cela en ferait au moins une à connaître l'étendue de son pouvoir et à colporter sa légende, ce qui ne pouvait que jouer en sa faveur.

Passablement épuisé par les événements de la journée, le Prince des Flammes oscilla la tête de droite à gauche jusqu'à émettre un déplaisant craquement, se massant les épaules tandis qu'il se redressait dans son fauteuil. Cette joute avait été divertissante mais ne l'avait guère avancé dans ses projets. Il était de retour au point de départ. À croire que les mortels prenaient un malin plaisir à jouer le jeu que leur imposaient les Dieux depuis leur piédestal. Les terribles épreuves qu'ils leur faisaient traverser n'étaient qu'un jeu, de ce qu'en retenait le Maître des Forges, et il comptait mettre bon ordre dans ces enfantillages dès que sa situation le lui permettrait. Et ce même si cela devait vouloir dire quitter sa retraite et régler le problème par ses propres moyens. L'heure n'était plus à l'immobilisme, il fallait agir. Et il savait exactement comment s'y prendre.
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[4° Tournoi] Finale

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