RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 Yellowstone [Entrainement Sven] Même les spectres doivent grandir

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Thanatos


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MessageSujet: Yellowstone [Entrainement Sven] Même les spectres doivent grandir   Sam 9 Juil - 1:25

Spoiler:
 

Arrow La chute d'un Héros

Le décor semblait idyllique pour quiconque s'aventurait dans les terres sauvages du future parc de Yellowstone: plusieurs hectare de forêt riche en animaux sauvage, en ressource naturelle et en phénomène géothermique sous la forme de plusieurs point de source chaude; un vraie paradis sauvage en somme. Cependant ce qui allait arriver; allait très prochainement le transformer en Enfer vivant.

Au dessus d'une cascade azuré; sur un grand rocher divisant la cascade en deux couloirs d'eau distinct, alors que les nuages commençaient à recouvrir le soleil d'un voile ténébreux: les ombres se regroupèrent alors au dessus du dit rocher avant de prendre consistance sous la forme de deux masse noir: une titanesque en comparaison d'une bien plus petites à ses cotes. Les ténèbres des deux formes s’évaporèrent alors pour laisser place à un petit garçon vêtu de simple apparats alors qu'une homme à la chevelure argenté, habillé d'une immense armure venant du plus profond de la nuit se dressa face à lui; face à la chute. Le dieu de la mort venait de poser le pied dans ce qui pour l'instant encore ressemblait au paradis d'Adam et Eve; pour l'instant encore.

Le dieu qu'était devenu Rochel; posait son regard sur le jeune spectre devant lui: un regard agacé, une colère froide brillé dans son regard tandis qu'il toisa l'enfant de toute sa taille titanesque.

"Sven... Tu m'as déçut une fois de plus. Pourquoi as tu dont rejoins le chevalier d'or sans ton surplis ? Sans quoi que ce soit pour te défendre s'il t'agresser ? Tu es venu stupidement à lui comme un enfant sans défense!"


Le cosmos de Rochel éclata monstrueusement autour de lui tell un ouragan se déchainant autour des deux des êtres de l'Enfer tel un tsunamis noir. Une flamme violette apparu alors au bout de son index droit qu'il leva en direction du front de l'enfant. Le touchant doucement de cette flamme noirâtre.

"Sven... Il est temps d'arrêter d'agir comme un enfant... Par Hadès tu es un spectre ! Pas un stupide mortel ! Ne comprends tu pas que ton existence est trop importante pour de pareille enfantillage ?"

Ce n'était pas le dieu de la mort qui parlait à l'instant: c'était tout bonnement Rochel. Il fallait qu'il lui inculque une leçon à présent.

"Je ne peux pas te laisser continuer ainsi Sven. Tu n'es encore qu'un enfant...Un enfant avec les pouvoirs d'un spectre... Je vais donc te retirer tes pouvoirs et sceller ton cosmos !"

La flamme sur le doigt du dieu s'intensifia alors avant de pénétrer dans le corps de l'enfant: marquant son front d'un pentacle noir à 5 branche tandis que son cosmos se faisait engloutir sous celui du dieu; de plus son âme aussi recevait la sanction de Thanatos: l'étoile maléfique de Sven ne brillait plus à l'instant où le dieu de la mort rassemblât le cosmos de l'enfant sous la forme d'une sphére noir: il venait de rendre Sven mortel.

"Mon garçon; te voila dépossédé de ton pouvoir de spectre: tu ne le regagneras que si tu te décide enfin à grandir. M'as tu bien compris mortel ? Maintenant tu vas devoir te débrouiller tous seul si tu veux regagner ton pouvoir."


D'un claquement de doigt: Rochel fit apparaitre une épée ainsi qu'un arc, des fléches et des couteaux affilé sur le jeune garçon avant de pointer une montagne peu visible au lointain et y lancer la sphére sombre qu'il lui avait prit.

" Il faut que tu retrouves cette orbe afin de récupérer ton pouvoir et ton lien avec l'Enfer. Fenris sera ton seul compagnon. Tout ce que tu as a faire est de survivre pour me rejoindre, murir afin d'avoir la force de parcourir la route que je t'impose... Alors ne meurt pas."

Le dieu de la mort posa une main réconfortant sur la tête de l'enfant avec un sourire amical avant de subitement le projeter en arriéré en direction de la chute d'eau.

"Je suis désolé de te faire subir cela mais je n'ai pas le choix Sven: Grandis ! Survit et alors tu pourras enfin accomplir ta destiné de spectre d'Hadés !"


Regardant l'enfant tomber dans la cascade: il ne put empêcher sa peine à voir ce qu'il faisait; seulement il n'avait pas le choix. Il le fallait pour préparer son disciple comme il avait fait avec tous: Sven devait maintenant grandir se dit-il avant de disparaitre dans une faille qu'il créa d'un regard.

"Bonne chance Sven... Ne me déçoit pas une nouvelle fois..."


Arrow Elsysion, Enfers
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Asash


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MessageSujet: Re: Yellowstone [Entrainement Sven] Même les spectres doivent grandir   Mar 12 Juil - 16:59

[Arrow La Cathédrale d’Hadès]

Un paysage à la beauté sauvage, une nature tout aussi sauvage, mais également dangereuse, il le ressentait dans son cœur et dans ses tripes. Au lointain, le hurlement d’une meute de loup lui parvint à travers le bourdonnement de la cascade. Lorsque Rochel le lâcha enfin, Sven fit un tour complet sur lui-même pour observer le paysage et il sourit, c’était exactement ici, par delà la mer et les montagnes… Alors qu’il se retournait pour laisser exploser sa joie envers son maître, le regard de ce dernier le stoppa net. L’enfant ne compris pas sur le coup la raison d’un tel regard, il n’avait pourtant rien fait, si? Tout à coup, les paroles du Dieu de la Mort le traversèrent de part en part, le faisant reculer d’un pas sous la peur de son cosmos.

Mais il pouvait appeler son surplis quand il voulait non? et puis de toute façon le Chevalier d’Or ne lui avait rien fait, pas comme l’autre!! Il voulut répliquer, mais de nouveau les paroles de Thanatos l’arrêtèrent, le laissant sans voix. Vraiment il ne comprenait pas ce qui lui arrivait, et fit un nouveau pas en arrière alors que le doigt de son Maître arrivait vers lui, cherchant inconsciemment à se soustraire à cette punition. Mais on ne peut éviter la sentence d’un Dieu et l’index de la Mort elle-même venait de se poser sur son front moite. L’enfant déglutit, se demande ce qui allait se passer maintenant, frissonnant de peur et refermant ses bras autour de son corps dans une veine tentative de protection. Ses yeux s’écarquillèrent d’effroi alors que la sentence tomba.

Un cri de douleur passa la barrière de ses lèvres alors qu’il se pliait en deux au sol, sentant tout son pouvoir être aspiré de force par son maître. Cela ne dura que quelques secondes, mais cela lui parut durer une éternité. Lorsqu’enfin la douleur cessa, son souffle était haletant, il porta une main à son front mais ne sentit rien, pourtant quelque chose le brûlait encore un peu à cet endroit là. C’était diffus et supportable, mais ça le gênait quand même. Quand il se releva, plusieurs armes se matérialisèrent dans son dos et à sa ceinture; l’enfant les regarda surpris d’en trouver autant. Puis un mouvement attira son regard et il vit la sphère qui enfermait son pouvoir voler droit vers une montagne au loin. Il voulut la poursuivre, mais une main l’arrêta, une main réconfortante contre laquelle il s’appuya volontiers. Mais traitresse, celle-ci le projeta tout à coup en arrière.

Le regard vairon d’abord surpris se posa sur celui du Dieu de la Mort, cherchant à comprendre ce qui lui arrivait alors qu’il tombait doucement en arrière. Puis ce fut la peur qui traversa ses yeux alors que le paysage se reculait et que le haut de la chute d’eau commençait à entrer dans son champ de vision. Dans la panique, il tendit instinctivement une main vers le Dieu de la mort, l’appelant à l’aide, le suppliant de venir le chercher, il ne voulait pas mourir!! Quelques larmes apparurent aux coins de ses yeux, à moins que cela ne soit dut aux gouttes de la chute d’eau qui venaient désormais mouiller tout son visage, mais également ses vêtements. Mais ne recevant aucune aide de la part de l’homme qui venait de lui infliger une telle punition, ce fut cri déchirant qui passa la barrière de ses lèvres.


-MAMAN!!

Le hurlement retentit à travers toute la chute d’eau, s’élançant vers le ciel, effrayant plusieurs oiseaux au passage et divers animaux qui gambadaient sur les berges de la rivière. Mais déjà, le corps de l’enfant était engloutis dans les eaux tumultueuses et avait disparus à la vue des deux seuls êtres resté en haut sur le rocher. Fenrir poussa un long hurlement qui suivit le parcourt du cri de son jeune maître. Puis il se tourna lentement vers le Dieu de la Mort, dardant son regard jaune emplit de rancœur sur l’être immortel. Etant également lié à Sven, une étoile sombre était apparut en même temps sur son front, teintant son pelage. Ce furent dans ses oreilles que les dernières paroles du Dieu résonnèrent, pris d’un accès de rage, il claqua des dents dans sa direction, fit mine un instant de s’élancer contre la Mort, mais se retourna sur ses pattes et s’élança à son tour dans la cascade. Si son jeune Alpha devait mourir, alors il mourrait avec lui!!
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MessageSujet: Re: Yellowstone [Entrainement Sven] Même les spectres doivent grandir   Mar 19 Juil - 3:36

Semaine première: Un cri dans le néant

Une première inspiration passa la barrière de ses poumons, ainsi qu’un peu d’eau alors que sa tête émergeait de l’eau. Ses bras et ses jambes battaient vigoureusement afin de le maintenir à la surface et de ne pas sombrer au fond du lit de cette rivière démonté. Mais voilà, l’eau était plus forte que ses faibles muscles et plusieurs fois il était projeté vers le fond, buvant quantité d’eau en cherchant à respirer, s’épuisant un peu plus à chaque fois pour remonter prendre une bouffée d’air. Sans oublier le poids de l’épée qu’il avait à la ceinture et qui le faisant couler un peu plus à chaque fois. Dans un dernier sursaut pour tenter de survivre, il réussit à se défaire de l’arme qui coula à pique, mais la fatigue et l’engourdissement gagnait un peu plus de terrain à chaque seconde que le temps faisait. Jusqu'à ce moment fatidique où il n’eut plus la force de remonter et ne put que regarder la lumière s’éloigner, sa vue se faisant plus floue chaque instant passés. L’eau commençait à pénétrer ses poumons, la panique qui l’avait gagné s’en fut peu à peu, laissant place à une résignation qui l’emmena un peu plus loin dans les ténèbres.

Ce fut quelque chose de râpeux qui le réveilla, dés lors il se mit à tousser afin de chasser l’eau qui était arrivé dans ses poumons, recrachant un peu de ce liquide de vie qui avait bien faillit le tuer. Il se sentait faible et resta coucher à terre, observant autour de lui de ses yeux hagards. La nuit avait pris ses quartiers et tout était sombre, néanmoins, il réussit à distinguer les contours flous de son compagnon de toujours: Fenrir était à ses côtés. Leurs deux âmes étant liées, si l’un survivait, l’autre ne pouvait mourir, de fait ils étaient tous deux en vies, du moins l’étaient-ils encore pour le moment. L’enfant était complètement frigorifié et vidé de ses forces, de nouveau ses paupières se firent lourdes et il commença à les fermer, mais à ce moment-là, Fenrir reprit ses cops de langues, l’exhortant à combattre. Cette pointe de chaleur réveilla à nouveau le petit blondinet, dont le compagnon l’encourageait à s’éloigner de la rivière qui l’avait recrachée sur la rive.

C’est en rampant qu’il commença à s’éloigner, n’ayant aucune force pour se lever. Fenrir l’aida en attrapant le carquois vidé de ses flèches –toutes perdues dans la rivière- dans sa gueule et en tirant dessus pour le trainer. Lorsqu’ils furent assez loin et à couvert sous un épais buisson, l’animal laissa son maître tranquille et se coucha contre lui, prodiguant une source de chaleur au petit frigorifié. Ce dernier réussit à enlever le carquois de son dos, ainsi que la ceinture où reposaient encore plusieurs lames, pour plus de confort, et ne tarda pas à s’endormir à nouveau, au chaud contre l’épais pelage de son chien-loup. La nuit fut rude, couché à même le sol sur la terre irrégulière, et lorsque les premiers rayons d’un timide Soleil traversa les branches du buisson, il réveilla à la fois l’enfant, mais aussi ses courbatures. Un couinement de douleur passa les lèvres rosées, se perdant dans la nature sauvage qui l’entourait. Néanmoins, il se leva avec le peu de force qu’il avait récupérer et sortit de son petit abri, rapidement suivit par sa petit meute. Mais cette fois en observant autour de lui, il fut ébloui par la beauté de cette nature, même si dans la situation où elle était, elle lui semblait plus inhospitalière que jamais.

Son ventre gargouilla avec force, le ramenant à la dure réalité: il avait faim et il fallait qu’il mange!! Seulement il avait beau regarder tout autour de lui, il ne voyait rien qu’il puisse manger… En désespoir de cause, il revint près de la rivière dont l’écoulement était déjà plus calme, d’ici il put voir aussi combien le courant l’avait mené très loin, assez pour qu’il ne voit ni n’entende plus la cascade. Les Dieux seuls savaient jusqu’où il avait atterrit et s’il retrouverait son chemin jusqu'à la montagne. De fait il devait prendre une décision et vite: remontait-il en amont pour retourner près de la cascade, ou prenait-il un chemin plus large pour la contourner? De ce qu’il se rappelait, il serait impossible de grimper le long de la paroi rocheuse à côté de la cascade. Donc dans tous les cas, il serait obligé de la contourner et de trouver un autre chemin. Cependant, en suivant la rivière il aurait un point d’eau où il pourrait se désaltérer, et sans doute quelques animaux viendraient-ils s’y désaltérer? Son choix fut finalement vite fait: il suivrait un temps la rivière, le temps de trouver de quoi manger pendant plusieurs jours et de quoi fabriquer quelque chose pour transporter de l’eau.

Ainsi Sven revint prés du buisson et ramassa sa ceinture; faisant rapidement le tri dans les couteaux, il ne garda qu’un grand couteau de chasse pour dépecer la viande et couper des branches, ainsi que deux ou trois petits couteaux pour les lancer et tailler dans de l’écorce. Une fois le tri fait, il observa longuement le carquois vide, puis le pris et revint prés de la rivière. Il le plongea dans l’eau et s’arrêta en apercevant son reflet: là sur son front était apparut une étoile noire… Il porta sa deuxième main à son front et ne sentit rien de rugueux ou en relief. Puis il sursauta alors que Fenrir apparaissait à ses côtés, lui aussi arborant une étoile noire à cinq branches sur son front. Il ne l’avait pas remarqué jusqu'à maintenant, et quand il passa son doigt dessus, il constat qu’elle était directement imprimée sur le pelage. Il tenatt bien de les faire partir à l’eau, mais elle restait là, comme un tatouage. Il finit par se résigner, ne comprenant le pourquoi de ceci, était-ce lié à Maître Rochel? Finalement il abandonna la question et remonta le carquois plein d’eau afin d’examiner s’il ne fuyait pas, pour son plus grand bonheur, le carquois gardait parfaitement le liquide en son sein. Il ne lui resterait plus qu’à tailler un couvercle pour le poser dessus, afin que l’eau ne s’échappe pas facilement s’il venait à courir. Peu à peu, ses instincts de chasseur du Grand Nord reprenaient le dessus, aussi une fois prêt, il se mit en route après s’être désaltérer un peu, Fenrir sur les talons.

Le jeune spectre devenu mortel pour l’heure, remonta lentement la rivière, observant autour de lui s’il reconnaissait une plante, mais rien ne lui était familier dans cette contrée. Aussi examina-t-il attentivement le sol à la recherche de traces d’animaux. Il finit par en trouver, des traces de lapins, qu’il suivit jusqu'à leur terrier, faisant confiance au flair de Fenrir lorsqu’il perdait la piste. Là, il construisit un petit piège qu’il posa tout près et repartit sans faire de bruit plus loin, cherchant un endroit où se reposer un moment, la fatigue refaisant surface. Un regard vers le ciel lui apprit que la journée n’en était même pas encore à son milieu, mais la rivière lui avait pris beaucoup d’énergie. Aussi se posa-t-il sur une pierre, buvant un peu d’eau au carquois, avant de laisser Fenrir de désaltérer à son tour, puis il déposa le récipient bien droit à terre, creusant même un petit trou afin qu’il ne tombe pas facilement. Après ça, il se reposa, essayant de récupérer un peu de force.

Ce fut d’abord l’attitude de Fenrir qui le mit en garde, puis un bruit quelques mètres plus loin. Avec lenteur et sans faire de bruit, il s’approcha de la source, qui n’était autre qu’un cervidé qui mangeait tranquillement quelques baies dans les branches d’une plante grimpant le long des troncs. Sven l’observa un instant, puis observa autour de lui, repérant un buisson semblable avec les mêmes fruits, en y regardant de plus prés, il l’avait vu en marchant prés de la rivière, mais ne savait si elle était comestible. Mais si l’animal les mangeait, c’est qu’elle devait être nourrissante et non toxique, aussi se risqua-t-il à en gouter une qu’il jugea assez mûres. Le goût sucré du fruit fut un délice à son pavé, et il continua à en manger, recouvrant peu à peu ses forces, en donnant aussi à Fenrir au passage. D’abord réticent, ce dernier finit néanmoins par les manger, comblant un peu le vide de son estomac.

Une fois un peu rassasié, Sven revint prés de son espace de repos improvisé et cueillit plusieurs plantes assez solide à son goût, avant de couper des branches à l’aide de son couteau de chasse. Enfin, il passa environ une heure à construire un panier à peu prés convenable pour accueillir les fruits qu’il avait repérer. Une fois cela fait, il repartit à sa cueillette, recueillant autant de fruits que possible, avant de revenir prés du carquois et les y laver, avant de les recouvrir de feuillages lavés également. Il tressa enfin des herbes afin d’attacher les feuilles sur le petits panier et éviter ainsi que les fruits ne s’éparpillent. Une fois tout ceci fait, il repartit vers le piège qu’il avait posé presque trois heures auparavant. A sa grande joie, un lapin y était prit, il aurait donc de la viande pour manger!! Attrapant le petit animal, il le ramena prés de son petit campement et ne mit pas longtemps avant de le tuer.

Le chasseur trouva une pierre plate dans l’eau et la sortir sur la berge. Il l’utilisa pour dépecer consciencieusement sa proie, jetant les organes à son compagnon qui les avala goulûment. Une fois le lapin découpé en lamelles de viande qu’il lava à nouveau, il entreprit d’en faire sécher une partie, tandis qu’il recueillit de quoi faire un petit feu pour en cuire quelques unes. Il passa un moment à préparer son feu, rassemblant autant de bois mort que possible, ainsi que de l’herbe sèche pour le faire démarrer. Une fois son petit bois rassemblé, il rassembla de grosses branches, afin de faire tenir le foyer le plus longtemps possible. Il prit finalement la décision de s’établir ici quelques jours, le temps de préparer de quoi voyager vers l’intérieur des terres. Sa première bouchée de viande fut un vrai régale pour son estomac.

Ainsi durant plusieurs jours, le jeune garçon se prépara comme il put, posant plusieurs pièges, afin de faire une réserve de nourriture conséquente. Il fit également sécher des fruits pour les conserver plus longtemps –une technique qu’il avait lut dans un livre. Se rappelant également des traineaux qu’on utilisait dans sa terre natale, il tenta d’en reproduire un. Pour cela, il avait coupé les plus grandes branches qu’il avait trouvées pour en faire une sorte de grand plateau, usant dans un premier temps de lianes qui couraient le long des arbres pour les attacher toute ensemble, et usant également de ses vêtements afin de créer de quoi amortir le bout sur le dos de son compagnon pour ne pas lui faire mal. De fait l’enfant se retrouvait avec une chemise sans manche. Pour celui aurait put passer dans le coin, son œuvre n’était pas loin de ressembler à un de ses traineaux utilisés par les premiers Amérindiens pour transporter leur affaires, en plus grand évidemment.

Spoiler:
 

Il avait également recouvert les branches avec du feuillage, afin de s’isoler au maximum du sol, sa fabrication lui servant également à dormir et ainsi voir moins froid la nuit, économisant son énergie.

A partir de ce moment-là, la vie commença à être un peu plus facile. L’enfant continua à fabriquer quelques paniers comme il pouvait et avec ce qu’il pouvait. Il avait également réussit à taillé un couvercle pour le carquois, ainsi le transport de l’eau était beaucoup plus facile sur son dos. Fenrir transportant la nourriture que son maître avait accumulée au fil des jours, ainsi que les pièges qu’il avait fabriqués.

Ne chômant pas non plus, pendant les jours où il resta ici, Sven s’entraina au lancer de couteau, s’améliorant un peu plus chaque jour, même s’il se coupait très souvent. Aussi à la fin de sa première semaine de solitude, il arrivait à toucher sa cible assez souvent. Peut être pourrait-il bientôt manger autre chose que du lapin!! Lorsqu’il se sentit enfin prêt à reprendre la route, Sven rassembla toutes ses affaires et les mit sur son traineau, dont il avait consolidé les liens en remplaçant peu à peu les lianes par la peau des bêtes qu’il avait chassé, dont il avait enlevé les poils et qu’il avait faites sécher. De fait, il se retrouvait avec du cuir qui tiendrait ne lâcherait pas de sitôt. Il pouvait donc partir tranquille de ce côté-là. Le reste de cuir qu’il n’avait pas utilisé sur son traineau, il l’avait utilisé pour consolider également les petits paniers qu’il avait faits. Lorsqu’il se sentit enfin prêts et que les lapins se firent plus rare, il se mit en route, longeant d’abord la rivière. Il allait montrer à Maître Rochel de quel bois il se chauffait et qu’il n’était pas aussi stupide qu’il le pensait!! Et il sembla à Fenrir que son maître avait légèrement, mais vraiment très légèrement changé…
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MessageSujet: Re: Yellowstone [Entrainement Sven] Même les spectres doivent grandir   Ven 22 Juil - 17:01

Semaine deuxième: La sauvagerie n’est pas pour l’homme

Cela faisait environ deux jours qu’ils marchaient sans relâcher, et sur leur route, ils ne croisaient que des fruits, très peu de gibier. De fait il en était réduit à essayer d’attraper des poissons, mais ces derniers étant trop agiles pour lui, il n’en attrapait aucun. Fenrir quant à lui pêcher avec l’aisance de ses lointains cousins, réussissant à attraper deux poissons en une demi-journée. Sven avait bien essayé de l’imiter dans sa façon de faire, mais il avait encore beaucoup de progrès à faire. En conséquence, il en était réduit à manger des fruits et la viande qu’il avait faite sécher. Il aurait grandement préféré garder la viande séchée pour un plus voyage à l’intérieur des terres, mais s’il voulait conserver un minimum de forces, il fallait qu’il mange… Il se rationnait comme il pouvait, mais son jeune âge faisait qu’il n’y arrivait pas beaucoup, de fait il mangeait le plus souvent à sa faim, prenant un peu plus que nécessaire à chaque fois.

Plus d’une fois, il avait suivit la trace d’un cervidé, mais il n’arrivait presque jamais jusqu'à l’animal. Et les seules fois où il les avait trouvés, il n’avait jamais touché sa cible une seule fois. Et à chaque fois il se mettait en colère, sa rage se dirigeant vers celui qui l’avait mit dans cette situation, vers son Etoile qui lui avait promis de l’aider à devenir un vrai Loup et qui au final n’était pas là!! Mais au fond, il ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même, qu’à sa faiblesse de corps et d’esprit, mais ça, il était encore bien trop jeune pour le comprendre. Ce que Fenrir mettait en pratique naturellement et instinctivement, lui ne pouvait s’y résoudre, car si l’homme est l’animal le plus cruel sur terre, il n’en reste pas moins humain, la sauvagerie ne sied pas à l’homme. Tout comme la sauvagerie ne se trouve pas dans le monde animal, plus il avançait et plus il découvrait un équilibre parfait, fragile mais parfait.

Devait-il donc abandonner sa part d’humain en lui? Mais en ce cas, ça voudrait dire qu’il devait abandonner sa mère et ça il ne pouvait encore s’y résoudre. Il s’accrochait aux souvenirs de sa mère comme un naufragé s’accrocherait à un bout de bois providentiel. Par conséquent, il était bloquer, acculé, et ne parvenait à avancer, un peu comme si des ronces s’était enroulé autour de son corps, s’ancrant profondément dans sa peau et l’empêchant de faire un pas de plus sur la route de son destin. Le problème étant que ses ronces avait la forme et la douceur de sa mère, alors il n’osait les repousser, et faisait donc du sur place. Fenrir étant déjà loin devant lui, il ne pouvait que voir cette partie de son être marcher au loin.

On dit qu’il faut environ une semaine à un animal pour redevenir sauvage. C’était sans doute son attachement à l’homme et qu’il était une partie de son âme qui empêchait Fenrir de devenir totalement loup. Aussi s’était-il assis un peu plus loin et attendait depuis que son jeune maître se libère de sa prison pour le rejoindre. Cela prendrait du temps, mais il était décider à aider son jeune maître. D’ailleurs, il avait déjà repérer au loin le hurlement d’une meute qui, sans doute, pourrait aider le jeune blond à avancer sur sa route. Le quatrième jour, il décida donc de prendre la tête et de diriger son maître droit sur l’intérieur des terres. Sven tenta bien de l’arrêter, mais rien n’y fit, et il dut se résigner à suivre son compagnon s’il voulait pouvoir conserver ses affaires. Il avait bien remarqué quelques changements chez son chien-loup, mais il ne se doutait pas de l’ampleur.

Après plusieurs heures de marche intensives, l’animal s’arrêta en haut d’une colline surplombant une immense plaine. Exténué, l’enfant se laissa tomber à ses côtés et porta son regard sur l’immensité verte qui s’étendait à ses pieds. La plaine aurait été recouverte de neige qu’il se serait presque cru de retour chez lui. Était-ce à cela que pouvait ressembler sa terre natale une fois la neige fondue? Mais ce qui l’attira tout particulièrement fut ce troupeau de bêtes étranges qui paissaient tranquillement. Elles étaient deux fois plus grosses que les cervidés qu’il avait croisés jusqu'à présent. Une énorme fourrure les entourait, les protégeant sûrement du froid, de même qu’une bosse se faisait voir sur leur dos. Il ne savait pas du tout à quoi servait cette dernière mais elle était impressionnante. Et pour couronner le tout, deux cornes se faisait voir sur sa tête, elles étaient très différentes de celles des cerfs, car courbée vers le haut. Aucun doute que s’il se prenait un coup, il en mourrait.

Une ombre furtive attira soudainement son attention plus loin sur sa droite. Des loups s’approchaient doucement du troupeau, leurs yeux jaunes se posant sur les herbivores et analysant tout. Sven se coucha à plat ventre et prit le partit d’observer la chasse qui allait se produire sur ses yeux. Il se passa encore quelques minutes où les loups tournèrent autour du troupeau, à la recherchent d’une proie potentielle. Ayant sans doute sentit le danger imminent, les animaux commencèrent à bouger, toisant leur prédateur de leur grands yeux et de toute leur hauteur. Les petits étaient mit à l’abri au milieu des adultes. Soudain, les loups se mirent en action et commencèrent à courir en direction de leur proie, dispersant le troupeau de leurs mouvements agiles et rapide. Tout était calculé et ils finirent par coincer leur proie en l’isolant du reste du troupeau qui abandonna leur semblable à son triste sort. Après une lutte de plusieurs minutes, les loups finirent par attraper leur proie et procédèrent à la mise à mort de cette dernière.

Il resta ainsi pendant des heures, à observer ces animaux fascinant, et lorsque le mâle Alpha releva le regard sur lui, il se noya dans ses yeux jaunes, cherchant à comprendre comment il réussissait à savoir quelle proie abattre. Il passa ainsi tout son temps à les observer avec attention, à étudier de ses yeux d’enfants leurs moindres mouvements, à tenter de comprendre tous leurs cris. Il attendait également que les loups veulent bien laisser les restes de leurs proies pour aller finir la viande sur les os. Il en récupérait également la peau déchiquetée, qui le protégeait un peu du froid de la nuit. Si au début les loups furent un peu stressé par leur présence, ils s’y accommodèrent et continuèrent à vivre leur vie.

Plus il passait de temps à les regarder, plus il lui semblait comprendre la nature. En observant mieux les proies que les loups abattaient, l’enfant se rendit vite compte que les prédateurs ne tuaient que des proies affaiblies, malades ou en fin de vie. Etait-ce de la fainéantise, une solution de facilité? C’est ce qu’il cru, mais en y regardant mieux, il comprit que c’était simplement ainsi que fonctionnait la nature. Seuls les plus forts survivaient, les faibles n’avaient plus qu’à mourir. Et il eut envie de faire partie de cette nature, de ne faire qu’un avec elle. Il voulait devenir plus fort et transcender le genre humain pour à son tour retrouver sa place dans la nature. Un dernier regard dans les yeux de son compagnon finit de le persuader. Alors, à l’aube du septième jour, il détacha le traineau du dos de Fenrir, ne gardant que ses armes sur lui. Et c’est d’un pas résolu qu’il se dirigea vers la meute.

A partir de cet instant, toute son énergie serait consacrée à faire partie de cette meute, car il en était convaincu: eux-seuls pouvaient l’aider à devenir plus fort. Si ni son étoile, ni Maître Rochel ne concevait à venir l’aider, alors il s’aiderait lui-même et irait trouver sa force ailleurs. Devant lui, la meute toisait ces deux étrangers à l’odeur ni tout à fait animal, ni tout à fait humaine, qui les observait depuis quelques jours. Ce fut le mâle Alpha qui bougea en premier et les observa venir à sa rencontre avec méfiance. Et quelque part, au plus profond de son âme, les ronces commencèrent doucement à fanées…
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MessageSujet: Re: Yellowstone [Entrainement Sven] Même les spectres doivent grandir   Sam 23 Juil - 20:21

Semaine troisième: A la frontière de l’humanité

Les premiers contacts furent extrêmement difficiles, la meute ne les laissant pas s’approcher à moins d’une dizaine de mètres. Plus que méfiant, les loups les jaugeaient du regard et surveillaient leur moindre fait et geste. Dés qu’ils faisaient un pas, il y en avait un pour les surveiller de ses yeux jaunes. Les deux compagnons mirent toute leur patience à l’épreuve afin de respecter les lois de la meute, s’appropriant leur code et s’y conformant. Tout doucement, au fil des heures et des jours, ils purent s’approcher un peu plus à chaque fois. Sven s’essaya également à la chasse de la même façon que les loups, mais il n’arrivait à rien et rageait toujours autant qu’au premier jour. Il avait beau observer son modèle, il ne parvenait à comprendre comment il faisait.

Il continuait également à s’entrainer à lancer ses couteaux, visant des cibles de plus en plus petites, affinant sa technique au fil des heures et des jours, devant encore plus précis à chaque tir. Il ne s’en rendait pas encore compte sur le moment, mais ceci lui faisait travailler ses muscles, le rendant physiquement plus fort. De loin, le mâle Alpha regardait cet être étrange lancer ses crocs au loin. Lui aussi ne parvenait à comprendre leur fonctionnement, et Mère Nature savait pourtant combien il essayait de percer leur but!! Il ne parvenait à déceler de la bonté où de la méchanceté chez eux, mais une odeur le mettait à chaque fois en alerte. Aussi préférait-il les tenir à distance pour le moment.

Le jeune blond releva la tête et plongea malgré lui ses yeux dans ceux de l’animal. Cependant, le Grand Loup Gris ne s’en offusqua pas et profita de ce contact visuel pour plonger au plus profond de l’âme de cette chose qui cherchait à rejoindre les siens. De l’autre côté, Sven aurait put se rétracter, mettre fin au contact visuel et donc se soustraire à cette invasion de son âme. Mais il n’en fit rien et laissa son interlocuteur visuel pénétrer au plus profond de son âme et la sonder. L’échange ne dura que quelques minutes, mais qui lui semblèrent une douce éternité. Puis le loup Alpha rompit le contact et s’en fut rejoindre les siens, étonné de découvrir et cet être quelque chose qui ressemblait à ses propres enfants. Il avait besoin de réfléchir.

Ce fut le contact humide de la langue de son compagnon qui ramena le jeune blond à la réalité. Une caresse sur le haut de sa tête rassura l’animal sur ce qu’il venait de se produire. Puis l’enfant reprit ses exercices de tire, avant de se reposer pour aller ensuite courir avec son compagnon à la recherche d’une proie à tuer. Les loups habitant en lisière d’une épaisse forêt, il était sûr d’y trouver des animaux et des fruits. Il avait presque épuisé son stock de viandes séchées et il lui fallait absolument trouver de la viande fraiche sans quoi il pourrait bien mourir…

Avant toute chose, il se désaltéra dans la petite rivière qui coulait paisiblement, puis s’arma de courage et s’enfonça dans les profondeurs de la forêt, à la recherche de nourriture pour sa survie. Au bout d’environ une heure, il finit par trouver un magnifique cerf dans la force de l’âge. Il se fit le plus silencieux possible et s’approcha tout en douceur de l’herbivore. Mais à quelques mètres de lui, l’animal releva subitement la tête et partit à toute vitesse entre les arbres. Sven bondit en avant, décochant un couteau dans la direction de la proie fuyante, mais le rata de peu, et l’arme vint se planter profondément dans un tronc d’arbres. Un nouveau cri de rage passa la barrière de ses lèvres. Il était certain d’avoir été parfaitement silencieux, comme la panthère!! Alors c’était quoi le problème? Pourquoi ne parvenait-il jamais à tuer ses proies?

La solution lui vint d’elle-même lorsqu’il ne sentit plus Fenrir. Il se leva et le chercha tout autour de lui, avant de le voir accroupie au sol, s’avançant vers un jeune lapin inconscient. Le jeune garçon l’observa, et avant que le lapin ne se rende compte du danger, le chien-loup avait refermé ses crocs sur le petit animal, le tuant sur le coup. L’enfant le regarda sans comprendre: comment avait-il réussit ce tour de maître? En y repensant, il avait adopté exactement la même posture que les loups, et avait, comme eux, semble-t-il deviner la trajectoire de sa proie avant même que celle-ci ne s’y engage. Mais comment diable faisait-il? Devenait-il sa proie pour réfléchir comme elle? Ou était-ce autre chose? Le jeune enfant y passa la nuit à essayer de comprendre, et ce n’est que lorsque le jour commença à naître qu’il commença enfin à comprendre.

En y réfléchissant bien, lorsqu’il regardait les loups chassait, il les voyait de ses yeux, mais ne les sentait pas. Aussi, ils auraient bien put tenter de le tuer qu’il ne les aurait même pas sentit arriver avant de sentir leur crocs sur sa gorge. Un frisson parcourut son corps et il porta une main fébrile à son cou. En les observant à nouveau toute la journée, il se rendit compte que plus que leur proie, il devenait la nature elle-même. Il n’était plus une partie d’elle, mais la nature même, devinant ainsi ce qu’allait faire leur proie avant même que ces dernières n’y pensent. C’est ainsi qu’ils repéraient les animaux les plus faibles à éliminer afin que les plus forts survivent. C’est également à ce moment-là qu’il se rappela des paroles de son mentor lorsqu’il apprenait la chasse: un bon chasseur ne faisait qu’un avec la nature. Il n’avait jamais réussit jusqu'à présent, à transcender son état et à ne faire qu’un avec Mère Nature. D’après son ancien Maître, il fallait des années pour y arriver, et il arrivait même parfois que certains n’y arrivent jamais. Alors c’était décider!! A partir d’aujourd’hui il allait concentrer ses efforts à arriver à cet état de fusion avec tout ce qui l’entourait. Car s’il voulait survivre en ces terres sauvages, et être accepté au sein de cette meute, il devait y arriver!!

Il passa les deux journées suivantes à chercher cette paix intérieure qui lui permettrait de trouver la voie vers une fusion totale avec la nature. Mais il avait beau reste allongé dans l’herbe fraiche, rien n’y faisait, il continuait à ne rien ressentir. Ou plutôt trop de choses se bousculaient dans sa tête et il n’arrivait pas fixer son regard sur une seule chose. De fait il continuait à se tourner et se retourner, sans trouver la position adéquate à son exercice. Aussi finissait-il par arrêter de colère. Mais au bout du troisième jour, ce fut de lassitude qu’il arrêta, triste de ne pas réussir quelque chose qui semblait aussi simple.

Le quatrième jour, le ciel c’était couvert et il plut une partie de la journée. Si durant la matinée ce fut seulement de la petit pluie, tout changea dans le courant de l’après midi, alors que le ciel se déchainait sur la terre, pleurant d’énormes gouttes d’eau. Pourtant, l’enfant de bougea pas, il avait plutôt l’impression que toute cette pluie effaçait ses sentiments, qu’elle le lavait de nombreuses dont il n’avait pas réellement conscience. Aussi resta-t-il coucher sur le dos dans l’herbe, les yeux fermés à apprécier le contact de cette pluie. Peu à peu, il commença à prendre conscience de tout ce qui l’entourait: du moindre brin d’herbe à la feuille la plus haute des arbres. Le vent qui soufflait entre les branches, le souffle rauque d’une biche qui s’abritait de la pluie avec son faon. Les cœurs qui battaient à l’unisson des loups qui l’entourait, le regard de Fenrir posé sereinement sur lui, ainsi que celui scrutateur du mâle Alpha. Il savait avec exactitude où allait atterrir la prochaine goûte d’eau, comme s’il était devenu la pluie elle-même. Tout comme il sut que cela allait s’arrêter bientôt.

Lorsque la dernière goutte tomba au sol, Sven rouvrit les yeux pour les poser sur un ciel qui s’éclaircissait. Le premier rayon de Soleil qui réussit à transpercer les épais nuages gris fit apparaître un doux sourire sur ses lèvres. Et il se mit à rire à gorge déployée, comme lorsqu’il était enfant, et il ne put s’arrêter, emporter par une joie qu’il n’avait pas ressentit depuis longtemps. Quand il réussit enfin à se calmer et qu’il se releva en position assise, il rentra de nouveau en contact avec l’âme du loup Alpha qui le sonda une nouvelle fois avant de s’en retourner prés des siens. Cette nuit, l’enfant dormit d’un sommeil nouveau et réparateur, bien plus serein que les premières nuits qu’il avait passé sur ces terres inhospitalières. Lorsqu’il se réveilla le lendemain matin, il sut qu’une ère nouvelle commençait.

Après s’être entrainer toute la matinée durant et avoir mangé un peu, il partit se désaltérer à la rivière. Il en profita pour regarder rapidement son reflet et vit que ce dernier avait légèrement changé. Il avait l’impression que ses cheveux avait un peu poussé, et était-ce lui ou avait-il pris un ou deux centimètres? Il ne s’attarda pas plus sur ce fait et partit à la recherche d’une nouvelle proie, plus serein que jamais. Il la trouva plus loin dans les bois, un jeune cerf qui mangeait tranquillement les feuilles d’un arbre. Cette fois, ce fut instinctivement qu’il retrouva cet état de fusion avec la nature, s’approchant à pas feutré de l’animal; il savait exactement où poser ses pieds pour ne pas se faire repérer. C’est également ainsi qu’il put saisir les mouvements de Fenrir prés de lui, et il sut ce que ce dernier allait faire. Avant même que l’animal ne prenne d’initiative, il sut dans quelle direction il allait se diriger. Le blondinet n’hésita pas une seule seconde et décocha un tir mortel, droit sur le thorax de sa proie qui s’effondra au sol. Sans attendre, il sortit des buissons et sauta sur le dos de l’herbivore pour lui trancher la carotide et l’achever. Le sang gicla, le maculant de sa rougeur: des mains jusqu’au visage et même sur son torse.

Le jeune garçon planta profondément son couteau de chasse dans le ventre de l’animal afin de l’ouvrir sur toute la largeur et d’en sortir les entrailles encore chaudes. Il laissa ces dernières à Fenrir qui s’empressa de les manger avec appétit. Leur première vraie prise de chasse était savoureuse sous ses crocs. Sven ne garda que le cœur qu’il mit de côté avant de commencer à dépecer l’animal sur place. Il découpa de longue lamelle de viande qu’il pourrait transporter plus facilement que l’animal entier. Plus loin, il repéra un animal des plus imposant et identifia rapidement un ours, l’odeur du sang l’aura sans doute attiré jusqu’ici. Ne souhaitant en aucun de confrontation, l’enfant observa ce qu’il avait déjà réussit à découper et conclut qu’il en avait assez, aussi prit-il son butin sur ses frêles épaules avant de suivre la route du retour, sans oublier le cœur qu’il avait gardé.

Une fois de retour prés de son camp, il laissa tomber les morceaux de viande, avant de se diriger droit sur la meute, le cœur du cerf à la main. Il se planta droit devant le loup qui les dirigeait tous et qui le toisait du haut d’un rocher, la posture et le regard fier. L’enfant au regard vairon lui lança le cœur de la bête qu’il avait tuée entre les pattes. Le mâle Alpha renifla ce présent, gageant du souhait de l’être étrange de rejoindre sa meute, ainsi que du désir d’apprendre au près de lui. Il n’avait en aucun cas envie de prendre sa place, juste une soif de connaissance et de devenir plus fort, ça le canidé le savait déjà. Sa seule réponse fut de prendre le cœur dans sa gueule et de partir le dévorer.

Et lors que la nuit vint et que la meute les entoura pour les renifler de plus près avec encore un peu de méfiance, Sven sût qu’il avait réussit. A partir de cet instant lui et Fenrir était acceptés dans la meute et ils leurs apprendraient tout ce qu’ils savaient, leur transmettant toutes les connaissances qu’ils avaient acquises jusque là. Et il put reprendre des forces, entouré de doux pelages chauds et réconfortants. Il passa là l’une des plus belles nuit de sa vie.
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MessageSujet: Re: Yellowstone [Entrainement Sven] Même les spectres doivent grandir   Sam 10 Sep - 17:22

Semaine quatrième: Un chasseur sachant chasser

Il eut juste le temps de sauter de côté afin d’éviter la charge du puissant animal qui l’aurait sans aucun doute tué sur le coup. C’était sa première chasse avec la meute, après quelques jours passés avec eux à apprendre à se soumettre à leurs règles. Et il était déjà en mauvaise posture, leur proie l’ayant repérer comme l’élément le plus faible, cette dernière l’avait prit pour cible, et ses couteaux étaient trop faible pour percer l’épaisse fourrure qui recouvrait tout son corps. Il ne pouvait donc que regarder les muscles puissants rouler sous la peau de l’animal et le propulser à chaque fois droit sur lui. Tout autour, la meute continuait ses assauts afin de tuer la bête, chose plutôt difficile étant donné sa vélocité actuelle. Néanmoins, il ne tournait pas le dos face à l’ennemi et continuait inlassablement à lui faire face, évitant à chaque fois ses assauts avec l’agilité d’un chat. Le combat fut long et difficile, mais au bout du compte, la meute finit par en venir à bout, juste à temps alors que les jambes de l’enfant le lâchaient.

Sven tomba à terre, ses jambes se dérobant sous lui, ses muscles ankylosés par l’effort qu’ils avaient dû fournir et auquel ils n’étaient pas habitués. Cherchant à reprendre son souffle perdu, le jeune blond regarda les loups mettre la bête à mort et commencer à la dévorer. Il aurait voulut se joindre au festin, mais il n’avait plus de force dans les jambes. Il put juste se traîner jusqu’à un rocher à la force de ses bras où il s’adossa pour se reposer. Ce fut Fenrir qui lui apporta un bout de viande, qu’il s’empressa de manger, et peut lui importait bien qu’elle soit cru, au moins il mangeait et reprenait ses forces!! Il se repu ainsi de la viande que Fenrir lui apportait au fur et à mesure.

Après ce copieux repas, la meute au complet pris un repos bien mérité, l’enfant s’endormit même contre son compagnon de toujours, alors que d’autres loups paraissait ou jouait un peu entre eux. Et ce ne fut qu’après quelques heures que les chasseurs se remirent en route pour rentrer chez eux, rejoindre les louveteaux rester dans la tanière, garder par quelques louves. Une fois arrivé, les adultes s’empressèrent de nourrir les petits en leur régurgitant de la nourriture à leur demande. Sans doute eurent-ils compris qu’il ne parviendrait à leur donner quoique ce soit, car aucun d’eux ne vint lui demander de la nourriture. Enfin, la meute prit un repos bien mérité d’environ deux jours, durant lesquels Sven fit comme eux et se contenta d’encas au mulot ou au lapin quand il était chanceux. Durant cette période il joua également avec les jeunes louveteaux, renforçant déjà ses muscles sans s’en rendre compte.

Pour la deuxième partie de chasse donc, il put déjà avancer un peu plus loin, un peu plus longtemps, même si ce n’était pas encore ça. Et cette fois, ils jetèrent leur dévolu sur un vieux cerf essoufflé qu’ils n’eurent pas énormément de mal à tuer, même si ce dernier résista bravement à leur assaut. Cette fois, il voulut manger avec les autres loups, et ne compris pas vraiment quand on lui grogna férocement dessus. De fait, il se recula instinctivement, cherchant à comprendre le pourquoi de cette réaction. Son regard se tourna alors vers Fenrir qui disputa un morceau de viande avec un autre loup, et lui tenait bravement tête.

Dans un coin de sa tête, le jeune garçon se demanda comment il pourrait faire pareil, il n’avait pas les crocs de Fenrir, ni sa puissance. Aucun doute qu’il se ferait mettre en pièce s’il décidait ainsi de tenir tête à un loup plus âgé… Alors il se résolut à s’asseoir et à attendre que les autres aient finis avant de pouvoir manger à son tour. Fenrir ne lui avait rien apporté cette fois, et le jeune garçon se demanda bien pourquoi son compagnon de toujours l’abandonnait ainsi à sa faim!! Mais il ne dit rien et prit son mal en patience, avant de se jeter voracement sur la carcasse pour en retirer le peu de viande qu’il restait.

Après cet épisode, il se rabattit volontiers sur plusieurs mulots et quelques lapins, cherchant à étancher sa faim. Il ne profita aussi pour observer Fenrir, et put constater que ce dernier, s’il ne s’élevait en grade, se faisait respecter par ses pairs. Malheureusement pour le jeune Spectre, il n’avait pas encore compris toutes les subtilités de la meute et ne pouvait donc que rester tout en bas de l’échelle et apprendre, souvent à ses dépends. Quelques cicatrices pouvaient se faire voir sur son jeune corps, là où il avait déjà été mordu quand on le remettait à sa place ou qu’on cherchait simplement à le soumettre. Il ne parvenait pas encore à se faire respecter, jeune et ignorant comme il était, mais avec le temps, il comprenait déjà mieux comment cela fonctionnait.

Lors de la dernière chasse de la semaine, tout se passait déjà mieux. La meute avait de nouveau jeté son dévolu sur un cervidé un peu en retrait de son groupe. La mise à mort fut de nouveau rapide, et cette fois, Sven ne tenta rien et patienta simplement en attendant son tour pour manger. Au moins cette fois ses muscles étaient moins ankylosés que lors de leur première sortie, même s’ils lui faisaient mal. Mais il fit abstraction de la douleur alors qu’il se jetait sur la nourriture, en avalant autant qu’il le pouvait, se gavant jusqu’à plus faim, car il savait qu’ils ne repartiraient pas à la chasse avant au moins deux ou trois jours. Mais malgré tout cela, il n’aurait échangé sa place pour rien au monde, et c’est avec bonheur qu’il se pelotonna contre Fenrir pour dormir un peu.

Ça aussi c’était une nouveauté pour lui, les loups ne dormaient jamais complètement, ou alors si peu de temps qu’il en avait été fatigué pendant plusieurs jours. Mais déjà aujourd’hui ça allait mieux et il profitait pleinement de chaque instant de repos, reprenant ses forces dés qu’il le pouvait. Dormant quand on le luit permettait, somnolent le reste du temps, afin de pouvoir bondir sur ses jambes au moindre problème. Pour sûr, la vie avait bien changée, et qu’il le voulait ou non, il était désormais obliger d’apprendre s’il voulait survivre et récupérer la totalité de ses pouvoirs…
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MessageSujet: Re: Yellowstone [Entrainement Sven] Même les spectres doivent grandir   Dim 11 Sep - 0:30

Semaine cinquième: La morsure du loup

Il retroussa ses lèvres, comme s’il retroussait les babines, découvrant par la même des dents tachés de sang. En fait c’était tout son visage qui était couvert de sang, de même que ses vêtements sales et en lambeaux. A bien y regarder, il n’y avait guère que son pantalon qui était sauf, et encore, car plusieurs tâches noirâtres pouvaient le parsemait sur toute sa longueur et des trous se faisaient voir par endroit, dévoilant une peau qui avait du être blanche fut un temps. Ses pieds sales s’enfonçaient dans la terre rendu boueuse par la pluie qui s’était abattu un peu plus tôt et qui venait juste de prendre fin. De fait ses cheveux bonds étaient plaqués sur son front et sur sa nuque, contrastant parfaitement avec sa peau parcheminée de tâches rougeâtres, grise et noires. L’eau en dégoulinait et venait glisser le long de son visage, se glissant dans son cou avec de parcourir son torse imberbe et de venir se perdre dans son pantalon lorsqu’elle ne se perdait pas au sol au cours de leur route.

Accroupis, le jeune sauvageon toisait son ennemi de son plus farouche regard, grognant aussi férocement que sa gorge le pouvait. C’était loin d’égaler celui plus sourd de l’animal qui lui faisait face, mais c’était déjà ça, et au moins ça prouvait qu’il n’avait pas l’intention de se laisser faire!! Lentement les deux adversaires tournèrent en rond autour de l’autre, les muscles bandés et prêt à se jeter à l’assaut. Tout autour d’eux, la meute s’était réunis à observait se combat pour le respect de ses pairs. Soudain, tout changea, et son monde se résuma à des crocs, des claquements de dents et une fourrure grise. Il n’avait pas la force physique de résister, alors il esquiva tant bien que mal le premier assaut et se releva avec vivacité, juste à temps pour recevoir 50 kilogrammes de muscles en pleine poitrine.

Le souffle court, il mit instinctivement ses bras devant sa gorge, et c’est sans doute ce qui le sauva sur le moment. Mais le fait est qu’il se retrouvait coincé et que la gueule de l’animal claquait violement juste au-dessus de son visage, sans moyen pour s’échapper. Il tenta dans un premier temps de repousser l’assaut, mais l’autre était bien plus fort que lui, et il ne faisait que s’épuiser ainsi, alors il commença à se débattre avec violence. Il enfonça profondément son avant bras entre les crocs de l’animal, ne sentant pas la douleur sous le coup de l’adrénaline, et accrocha une touffe de fourrure de sa main, afin qu’elle se glisse pas. La réaction de l’animal ne se fit pas attendre et il commença à mordre tout en essayant de se reculer sous la sensation désagréable alors que le bras appuyait au fond de sa gueule.

Mais le petit ne s’arrêta pas, et tandis qu’il neutralisait la tête de l’animal et l’empêchait de reculer en passant son deuxième bras derrière sa tête, il commença à donner plusieurs coups de genoux dans le ventre de la bête, jusqu'à ce qu’il la sente plier. A ce moment là donc il agrippa ses flancs entre ses jambes serrés et bascula de toutes ses forces sur le côté pour la retourner et inverser la situation. Il se retrouva donc à califourchon sur le loup, ses cuisses fermement serrée autour de ses flancs. Dans le mouvement, son bras fut dégager, saignant et dégoulinant de salive, mais il ne s’en soucia guère car déjà l’animal sous lui se rebiffait. Il donna un violent coup en direction de la tête de l’animal avant de saisir sa gorge entre ses deux mains et de commencer à serrer.

Ce ne fut que lorsqu’il entendit son adversaire couiner et quémander sa clémence qu’il commença à relâcher la pression peu à peu, permettant de nouveau à son adversaire de respirer. Il put alors s’apercevoir que ce dernier évitait son regard afin de ne pas le défier plus que cela. Enfin, Sven commença à le relâcher et lui permit de partir, non sans avoir lancé un dernier cri sourd en direction de l’animal qui l’évitait dorénavant. Il put alors se concentrer sur ce qui l’avait amené à cette bataille: un magnifique morceau de viande de bison. La faim pouvait parfois vous faire faire de rôle de chose, comme celle de défier un autre loup pour avoir droit à sa part de nourriture. Et lorsqu’un autre loup s’approcha pour tenter de lui subtiliser sa part, il lui grogna dessus, à la limite sur hurlement sourd. Aussitôt l’autre loup se replia et laissé l’enfant attraper son morceau de viande pour y planter ses dents avec délice, apaisant dés lors son estomac qui grondait férocement.

Et lorsqu’il voulut aller en chercher un autre et qu’on lui grogna dessus, Sven répondit de la même manière, à savoir de façon menaçante, et il put alors prendre un autre morceau gouteux pour aller le manger un peu plus loin. Il avait participé à la chasse et même aidé à la mise à mort, et dans on esprit c’était suffisant pour qu’il ait droit à une part et non plus que des restes!! Il avait donc réclamé sa part, mais un autre loup avait voulut le soumettre, ce à quoi l’enfant blond ne c’était pas laissé faire, revendiquant par la même une place au sein de la meute et surtout, gagnant le respect de ses pairs. Dorénavant, il faisait partie intégrante de la meute et on commença à le laisser tranquille.

Ainsi cette semaine se déroula sans grands heurs et il put simplement apprécier sa place au sein de cette grande meute. Il avait retrouvé son compagnon et chaque jour il gagnait toujours plus en endurance, la plante de ses pieds se fortifiait, devenant plus dure, et ses muscles étaient aussi plus puissant. Il avait grandit aussi, prit quelques centimètres, ses cheveux descendaient plus bas dans sa nuque, chatouillant gentiment la naissance des épaules. Son regarda aussi avait changé, comme s’il commençait à apercevoir le monde d’un œil nouveau. Mais déjà au fond de lui les ronces s’étaient estompés, et il avait enfin put faire en premier pas vers sa véritable destinée…
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MessageSujet: Re: Yellowstone [Entrainement Sven] Même les spectres doivent grandir   Mer 14 Sep - 4:12

Semaine sixième: Dans l’œil du loup

D’un mouvement ample et sec, il tranche la gorge de l’animal, qui dés lors fut secoué de soubresaut alors qu’il se vidait lentement de son sang. Une rivière rougeâtre se forma peu à peu à ses pieds, se transformant bientôt en marre. Et lorsque le cerf ne bougea plus, il se rua sur son flanc, comme la meute l’imitait en un seul mouvement pour venir commencer à déchirer la chair tendre. A grands coups de couteaux bien placés, le jeune garçon finit par découper un large morceau de viande, qu’il prit pour lui et s’écarta des loups pour le manger de son côté, grognant sur le premier qui faisait mine de l’approcher d’un peu trop près.

Dans ses yeux se lisait peu à peu la même folie qui atteint ceux qui ont été trop longtemps loin de la civilisation, cette part d’ombre qui peu à peu vous entraine toujours plus bas que terre. Celle qui vous pousse dans vos derniers retranchements et qui est à deux doigts de faire de vous un être sans âme ni conscience. Mais son regard, aussi fou et limpide qu’il pouvait l’être n’arrêtait pas de se porter au loin, sur les flancs d’une montagne éloignée, comme si quelque chose l’appelait là-bas, le poussait à avancer dans cette direction. Mais il ne savait ce que c’était, et il avait beau recherché dans sa mémoire, il ne voyait pas ce que c’était…

Ses yeux vairons se tournèrent ensuite vers les loups, désormais repus de viande fraiche, et il les observa un moment. C’était bien sa famille non? Il avait gagné sa place parmi eux, donc il était un loup également, n’est-ce pas? Puis ses yeux se posèrent sur le loup qui venait de s’installer tout contre lui, Fenrir, son compagnon, son frère… C’était bien lui qui l’avait élevé non? Mais il ne pouvait s’empêcher de ressentir un malaise en pensant à tout ça. Comme si au final, sa place n’était pas ici, mais ailleurs, et ce n’était qu’une transition dans son voyage.

Mais quel voyage justement? Il ne se rappelait plus vraiment pourquoi il était ici, mais il y était, et c’était bien tout ce qu’il savait pour l’heure. Il plongea alors son regard dans celui de son compagnon de toujours, celui qui ne l’avait jamais quitté, jamais trahi de toute sa vie. Il chercha un moment une réponse dans les yeux presque humains de son frère, lui posant toutes les questions possible à travers son regard. Mais aucune réponse ne vint, et un soupir échappa de ses lèvres rougies par le sang et il entreprit de se reposer un peu avant de prendre le chemin du retour avec la meute.

Encore une fois, il ne put s’empêcher de porter son regard sur cette montagne qui l’attirait tant. Il en avait même arrêté de jouer avec les louveteaux, et ces derniers c’étaient finalement rabattus sur un autre loup pour continuer leurs jeux. Quant à notre jeune Spectre, il continuait à observer cette montagne dont le sommet fut peu à peu éclairer par les étoiles alors que la nuit prenait place. Et il se passa quelque chose d’étrange en son cœur, réminiscence de vieux sentiments, une avalanche de souvenirs qu’il ne se souvenait pas avoir vécu, mais qu’il ne se rappelait pas avoir oublié…

Qui était cette femme sur laquelle il pleurait? Qui était cet homme qu’il avait voulut tuer? Et qui était celui qu’il avait tué? Qui était celui qui l’avait tué? Et celui qui l’avait fait revenir d’entre les morts? Qui était cette femme pour qui il éprouvait une affection particulière? L’homme qui avait changé pour le faire venir jusqu’ici? Qui l’avait jeté du haut d’une falaise? Qui? Qui était-il? Mais et lui au final, qui était-il? Etait-il vivant ou mort? En Enfer ou au Paradis? Et eux? Etaient-ils comme lui, ni vivant, ni mort? Trop, trop de questions, et aucune réponse, trop d‘informations, trop de souvenirs, trop de trop…

Alors il prit sa tête entre ses mains, retenant un cri de rage alors qu’il avait l’impression qu’il allait exploser sur place!! Il n’arrivait plus à penser, ni à réfléchir, et peu à peu le calme le quittait, laissant place à une rage insoupçonné. Il avait subitement envie de mordre et de déchiqueter tout ce qui serait à porter de ses crocs et de ses mains. Et il faillit bien y céder, pendant un court instant il fut à deux doigts de laisser libre cours à cette rage qui venait s’il ne savait où. Lorsque son regard croisé celui du chef de meute, un regard tellement calme et emplit de sagesse qu’il sut à cet instant qu’il passerait toutes les épreuves qui s’élèveraient face à lui.

Et presque comme elle fut venue, la rage repartit se terrer au fond de son cœur, de son âme. Comme un chien enragé qui aurait comprit que son heure n’était pas encore venu et qui s’était résolu à attendre encore un peu avant de briser ses chaines. Alors le calme revint dans on esprit et il put enfin se souvenir que quelque chose l’attendait là-bas, une chose perdue qu’on lui avait volé, et qu’il devait impérativement retrouver.

Un museau froid contre sa joue attira son attention, Fenrir était à ses côté, comme toujours. Un coup de langue sur son front amena un doux sourire sur le visage de l’adolescent qu’il était devenu. Doucement, il porta sa main jusqu'à son front, caressant l’étoile à cinq branches qui y était tatoué. Son sourire s’élargit et il finit par enfouir ses mains dans l’épaisse fourrure de l’animal, avant de venir se lover contre lui, frottant son visage contre son pelage, en un geste enfantin qu’il n’avait pas eut depuis longtemps. Il était peut être temps désormais qu’ils reprennent leur voyage…
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MessageSujet: Re: Yellowstone [Entrainement Sven] Même les spectres doivent grandir   Mer 14 Sep - 16:16

Semaine septième: Un pied devant l’autre

D’un coup puissamment porté, il enfonça profondément son couteau dans le ventre de la biche, et commença à l’ouvrir sur toute la longueur de l’abdomen, laissant ressortir les abats qu’il enleva après avec minutie, vidant littéralement la biche de ses entrailles. Enfin, il commença à détacher la peau qui encerclait la chair, avec des gestes précis afin de ne pas l’abimer, la coupant par endroit lorsque c’était nécessaire. Tout autour de lui les loups regardaient cet étrange loup à visage humain s’acquitter de sa tâche avec application et une grande concentration. Ils n’osaient approcher, préférant observer ce curieux rituel de loin, avant de pouvoir se jeter sur la chair fraiche qui était juste sous leur nez. Chose qu’ils purent faire avec un enthousiasme non feint quelques minutes plus tard lorsque le jeune homme blond se releva, la peau de la bête sur les épaules, et un morceau de viande dans les mains. Car après tout c’était sa proie, et il en emportait donc une part avec lui pour la manger tout en finissant ses travaux.

Durant toute la semaine, le jeune blondinet avait chassé des lapins afin de récupérer leur peau pour réparer le vieux traineau qu’il avait fabriqué lorsqu’il était arrivé ici. Ce dernier était en mauvais état et il s’était appliquer à le remettre en état de marche. Il avait entre autre découpé de nouvelles branches pour le fortifier à certains endroits, et en avait remplacé d’autres. Il avait également enlevé une partie des premières peaux qu’il avait utilisées et qui n’était plus bonnes, ces dernières se craquelant ou se déchirant à plusieurs endroits. Il avait également amélioré le confort du porteur en entourant les longues branches d’attaches avec de la fourrure de lapin. Sans oublier bien sûr d’en amélioré le maintient afin qu’il soit plus facile à tirer sur les longues distances.

Bien évidemment, il avait aussi récupérer le carquois qui lui avait servit à porter l’eau, et il en avait amélioré l’étanchéité en apposant de la peau de cerf à l’intérieur. De même, désormais il le bouchait avec un morceau de peau qu’il serrait autour avec une corde végétale qu’il avait tressé à partir de différentes plantes résistantes. De fait, peu à peu son équipement reprenait vie, s’améliorait même, et il était prêt à reprendre la route qu’il avait un temps abandonnée. La touche final était cette magnifique peau de biche qu’il venait de récupérer et qu’il pourrait porter, ainsi il serait en partie isoler du froid, mais surtout de la pluie!! Car là où il allait s’aventurer il n’aurait plus la chaleur de la meute pour le réchauffer, ni de terrier pour l’abriter pendant les nuits d’orages.

Et pendant tout ce temps, le loup Alpha avait observé se préparer cette étonnante créature qu’il avait accueillit dans sa meute. Il avait vu le jeune louveteau en lui grandir et s’épanouir afin de devenir un magnifique jeune loup, pleine de vie et d’assurance. Il lui avait transmit ses connaissances, au point qu’il en était devenu un membre à part entière de sa meute. On aurait put penser que la tristesse l’envahissait à la vu de ce petit bout blond grandir et finir par partir, mais au contraire, il était heureux de ce que lui et les siens avaient accomplis. C’était ainsi que la vie était faite et il ne pouvait en être autrement. C’est donc le regard serein qu’il observa ce duo hétéroclite prendre la route, désormais prêt à suivre le sinueux chemin de leur destin…

Il n’y eut aucun adieu, car l’adieu chez les loups n’existe pas, comme il n’existe nulle part ailleurs dans la nature. Ce n’était qu’une aberration inventer par quelques stupides hommes!! La vie n’était qu’un éternel commencement, si quelque chose disparaissait, c’était pour laisser place à quelque chose de nouveau qui prendrait sa relève. Et c’était bien quelque chose qu’il avait comprit en vivant avec cette meute. Alors non, il n’y eut pas d’adieu, tout comme il n’y eut aucun regard en arrière, car ça aurait été faire honte à l’enseignement qu’il avait reçut. Leur destin se trouvait désormais droit devant eux et sous leur pas; c’était à eux et à personne d’autre de l’affronter et de lui faire face.
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MessageSujet: Re: Yellowstone [Entrainement Sven] Même les spectres doivent grandir   Mer 28 Sep - 3:59

Semaine Huitième: Long is the road

Il arrêta un instant sa course à la lisière de la forêt pour observer le paysage qui s’offrait à ses yeux vairons. Devant lui s’étalait une immense plaine herbeuses, avec seulement un ou deux arbres perdus par endroit, mais après, ce n’était qu’une vaste étendu d’herbe vierge. Rien ne pourrait le cacher aux yeux du monde, rien ne pourrait le protéger de la pluie ou des dangers. Seul son instinct de survie le servirait dans cette traversée et le ferait sortir vainqueur. Malgré lui, il jeta un regard par-dessus son épaule, observant les bois sombres et protecteurs qu’il avait appris à aimer et à ressentir au fon de lui. Il était encore temps, il pouvait toujours faire demi-tour et rester ici, cacher, et vivre pendant encore longtemps.

Mais son destin n’était pas là, il le savait, ce dernier se trouvait encore à des kilomètres, perché sur une montagne, et il attendait qu’il vienne à sa rencontre. Alors dans un dernier regard, il reprit sa route, son fidèle compagnon sur ses talons. Et lorsqu’ils pénétrèrent dans la plaine, aucun d’eux ne frémit, et c’est la tête haute qu’ils dépassèrent les deux derniers arbres qui marquaient définitivement la fin de la forêt. Désormais il était trop tard pour faire demi-tour, le choix ne leur était plus permis, et quoiqu’il advienne, il leur faudrait continuer à avancer, sans quoi la mort viendrait les prendre…

Ils marchèrent sans discontinuer, mettant leurs muscles à rude épreuves, ne s’arrêtant que pour manger ou se reposer un peu, avant de repartir de nouveau. La mort rodait à chaque instant autour d’eux, cherchant à les décourager, à les emmener avec eux, attendant qu’ils baissent leur garde pour frapper au moment le plus propice. Et c’est bien ce qu’il faillit se passer, alors qu’il se laissait tomber au sol de fatigue. Et il ne dut la survie qu’a son frère d’arme, qui avait réagit promptement et surtout rapidement, assez pour lui sauver la vie. Il avait presque oublié que de dangereux serpents vivaient dans cette plaine, dont certains étaient vénéneux. Et c’était justement l’un de ceux-là, qui venait de tenter de le mordre pour avoir osé le déranger dans son sommeil. Fenrir venait encore une fois de le sauver en sautant à temps sur la bête pour lui arracher la tête.

Ses yeux vairons se fixèrent sur la dépouille sanguinolente du serpent qui bougeait encore. Il le regarda se vider de son sang, jusqu'à ce qu’il ne puisse plus bouger. Après quoi il dégagea un endroit pour faire un feu, au moins il aurait de la viande fraiche à manger, et puis ce n’était pas si mauvais que ça le serpent grillé… Certes ce n’était pas très copieux, mais cela leur servirait pour marcher le reste de la journée, jusqu'à la nuit tombée. Bien qu’il fasse plus frais la nuit que le jour, tous deux avaient étés d’accords de concert pour ne pas avancer la nuit, la vision de Sven étant médiocre pendant ces moments-là, ne voyant donc pas les multiples danger de la nature. Et si auparavant la meute était là pour veiller sur lui, désormais il devait veiller sur lui seul, avec l’aide tout de même de Fenris. Mais ce dernier ne pouvait assurer leur protection à tous deux sans en pâtir.

Alors lorsque la nuit venait, ils s’arrêtaient, et veiller à tour de rôle, Sven jusqu'à ce que la nuit s’installe, puis Fenrir prenait le relais le reste de la nuit jusqu'à ce que le Soleil ne soit sur le point de se lever. A ce moment-là, Sven prenait la relève et laisser Fenrir se reposer quelques heures jusqu'à ce que le Soleil ait entamé sa course dans un ciel bleu. Enfin ils se remettaient en route, mangeant un morceau sur le chemin, avançant d’un bon pas pour rattraper leur retard. Ça ne semblait pas, mais ils avançaient tout de même à un bon rythme, de fait ils arrivèrent au bout de leur calvaire au bout d’une semaine de labeur. Et enfin ils purent retrouver la sérénité des bois qui marquaient le début d’une première montagne…
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MessageSujet: Re: Yellowstone [Entrainement Sven] Même les spectres doivent grandir   Ven 30 Sep - 5:56

Semaine neuvième: Chiens boueux

Cela faisait plusieurs jours déjà qu’ils pataugeaient dans la boue, leur pas étaient rendus instable et glissant, l’équilibre n’existait plus et il était rendu d’un marron salissant à force de leurs chutes. Si au début ils prenaient régulièrement des bains dans la petite rivière qu’ils remontaient, très vite cette idée les avait abandonnées. Car au final ça ne faisait que les ralentir et que quoiqu’ils fassent, ils ressortaient toujours aussi sales de leur avancée. Alors désormais, ils continuaient comme ils étaient, faisant fit autant que possible de la lourdeur de leur habits et de leur pelage rendu collant par la terre humide.

La peau de biche sur ses épaules afin de se protéger de la pluie incessante, avançait au côté de Fenrir, l’aidant à tirer leur traineau d’une main, ce dernier glissant mal sur le sol, les ralentissant plus qu’autre chose. Mais le jeune homme ne souhaitait pas l’abandonner pour autant, simple question de sécurité; il ne savait pas ce qui les attendait plus loin, et s’ils devaient à nouveau affronter une grande plaine, mieux valait avoir une réserve de nourriture, aussi petite soit-elle. D’ailleurs, avec cette pluie discontinue, il n’avait trouvé aucune grande proie, ces dernières semblant fuir la pluie, et devait se rabattre sur des rongeurs lors de courtes accalmie. De fait, leur dernière réserve de nourriture était en train de descendre, et ce malgré leur rationnement. La rivière à côté d’eux était trop petite pour abriter assez de poissons, de fait il n’en croisait pas beaucoup. D’autant plus qu’il était impossible de faire un feu correct avec toute cette pluie.

Leur salut vint deux jours plus tard, lorsqu’ils trouvèrent une caverne naturelle, assez profonde pour qu’ils y entre et s’y abritent jusqu'à la fin de la pluie. Ils s’y précipitèrent, enfin heureux d’être à l’abri des gouttes d’eau et d’avoir un endroit au sec pour dormir. D’autant plus qu’ils n’étaient pas très loin de la rivière, ce qui leur faisait un point d’eau et de chasse durant les courts moments ou le ciel daignait arrêter de pleurer. Les deux compagnons s’installèrent donc aussi confortablement que possible lorsqu’un bruit dans leur dos attira leur attention. Prêt à bondir s’il s’agissait là d’un nouveau danger, les deux amis se retournèrent vivement pour faire face à leur ennemi.

C’est avec circonspection qu’ils regardèrent une jeune louve leur faire face avec courage, se demandant ce que faisaient ses deux intrus dans son antre pour la nuit. Les trois êtres se regardèrent, se jaugèrent durant un moment, cherchant à savoir qui aurait le privilège de l’endroit, si l’autre était une menace ou pas. Finalement, un pacte silencieux fut conclut et une frontière imaginaire tracée; chacun garderait ses distances et respecterait l’intimité de l’autre. Ce qui n’empêchait que chaque camp observait toujours l’autre, parfois avec méfiance, souvent avec curiosité, des fois juste pour le plaisir. Et ainsi une petite routine s’installa, chacun allant chasser de son côté pour débusquer divers lapins, aller étancher sa soif à la rivière, dormir à tour de rôle pour surveiller l’entrée…

Sven se paya également le luxe de laver le peu de vêtement qu’il avait, et surtout la peau de biche couverte de boue. Egalement, il fit un petit feu avec du bois sec qu’il avait trouvé à l’intérieur de la grotte. Grâce à ce petit feu, la chaleur monta un peu, lui permettant de faire sécher ses habits et la peau de biche, mais également du bois ramené de l’extérieur et aussi un peu de viande. La grotte lugubre devint un peu plus chaleureuse pour les deux compagnons. Il fallut néanmoins une petite période d’adaptation à la louve pour comprendre qu’elle ne risquait rien tant qu’elle ne s’approchait pas trop près des flammes.

Cette monotonie continua pendant encore plusieurs jours, et malgré tout, la pluie ne s’arrêtait toujours pas. Comme si le ciel pleurait d’une grande blessure, un peu comme quand on ressort d’un combat éprouvant où l’ont a perdu quelque chose. Et en ressentant la nature au fond de lui, c’est que le jeune homme comprit en partit, le ciel semblait amputer d’une partie de lui-même. Mais il ne parvenait totalement à saisir le sens de cette blessure, comment cette immensité pouvait être amputé de quelque chose?

Il lui fallut beaucoup de temps pour finalement s’en rendre compte. Il avait beau écouter de toute son attention, aucun coup de tonnerre ne se fit entendre, tout comme aucun éclair n’était apparut dans le ciel depuis le début des pluies…
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MessageSujet: Re: Yellowstone [Entrainement Sven] Même les spectres doivent grandir   Sam 1 Oct - 4:33

Semaine dixième: Le cœur du Loup

Un soupire échappa au jeune homme alors qu’il regardait le rideau d’eau qui tombait devant l’entrée, rendant les contours du paysages extérieurs plus flous à tel point qu’on ne savait plus très bien ce qu’on regardait. Cela fait presque une semaine entière qu’il pleuvait, l’empêchant lui et son compagnon de continuer leur route, tout comme cela empêchait la jeune louve, qui occupait l’endroit avec eux, de s’en aller rejoindre les siens. D’ailleurs, Sven ne comprenait pas très bien ce qu’elle faisait ici, loin de sa meute. Elle ne semblait pas prête à mettre es petits au monde, alors pourquoi s’écarter de ce qui faisait sa survie?

C’est à force d’observation qu’il finit par comprendre, en voyant de multiples traces de petites blessures plus ou moins anciennes. Si au départ il pensait que cela résultait simplement de bagarres, il ne pouvait plus en ignorer la raison maintenant. Il n’avait assisté qu’une seule fois à une scène de telle sorte, et n’avait pas tout à fait compris sur le moment, mais en avait saisit le sens plus tard. La femelle qu’il avait face à lui était sans aucun doute une Oméga, chassé par sa meute car la nourriture venait à manquer. A moins qu’elle n’ait choisit de partir seule, mais il en doutait fortement, sans quoi un autre loup plus âgé l’aurait accompagné. En conséquence donc, elle s’était retrouvé seule, loin des siens, à devoir survivre comme elle pouvait.

Cependant, il doutait fort de la voir passer de vie à trépas rapidement, surtout au vu des merveilleuses capacités de chasse dont elle faisait preuve. A elle seule elle arrivait à attraper plus de proies que Sven et Fenrir réunis!! Tous deux étaient en admiration devant la grâce et la beauté de cette chasseresse avertis. Sans doute trouverait-elle un jour une nouvelle meute, ou alors un mâle avec qui fonder une famille. Elle était tellement belle qu’il était difficile de ne pas en tomber amoureux!! Surtout qu’au fil des jours elle devenait moins craintive et méfiante, et peu à peu les frontières entre les trois occupants se faisait plus floues et inexistante. Il y avait toujours se respect mutuel et un coin d’intimité à ne pas enfreindre, mais la cohabitation se faisait sans heure.

De leur côté Sven et Fenrir pouvait partir explorer un peu le font de la grotte, sans pour autant arriver au bout. C’était comme s’il n’y avait pas de fond et qu’il s’agissait là d’un tunnel qui traversait la montagne de part en part. Pour le moment, les deux compagnons ne préféraient pas partir plus loin et continuaient à attendre que la pluie se calme à l’extérieur. Mais au bout d’un moment il fallut bien se rendre à l’évidence que le ciel ne cesserait pas de pleurer avant encore longtemps. Alors peu à peu ils commencèrent à préparer leur départ, afin de voir si effectivement ils pouvaient traverser la montagne en passant par cet étrange tunnel, le tout sous le regard intrigué de la jeune louve.

Enfin, après quelques jours de préparatif, ils furent enfin prêt, le traineau de nouveau attacher sur le dos, Fenrir prit place derrière son maître. Ce dernier avançait prudemment, une torche à la main, cette dernière n’éclairant que faiblement le terrain, mais assez pour qu’il ne tombe pas ou se blesse gravement. Ainsi entreprirent-ils le début d’un long voyage sous la terre; ils pénétrèrent au plus profond des entrailles de cela montagne, s’enfonçant toujours plus loin dans les ténèbres, là où la lumière ne pouvait les atteindre.

Cela fut long, très long, et extrêmement difficile, car ne sachant combien de temps cela durerait, ils devaient se rationner de façon sévère sur la nourriture, afin ne pas être en manque. Mais également, ils devaient poussés leur corps jusqu’à leur limites, et souvent même au-delà, afin de survivre à cette nouvelle épreuve. Sven ne sut jamais exactement pendant combien de temps ils étaient resté à crapahuter sous la terre, à ramper entre les cailloux pour s’en sortir. Mais au final, tout ce qui comptait, c’était qu’ils en étaient sortis vivant!! Et ce fut un magnifique ciel rougeoyant d’un lever de Soleil qui les accueillit lorsqu’ils atteignirent enfin la sortie!!

Mais leur plus grande surprise vint lorsqu’ils entendirent un bruit derrière eux. Se retournant vivement, ils eurent la joie de voire la magnifique louve qui leur avait tenu compagnie dans la grotte. Cette dernière les avaient suivit durant tout leur périple; comment avait-elle fait pour survivre durant tout ce temps? Personne n’avait la réponse et aucun ne l’aurait jamais. Elle était là c’était tout ce qui comptait dans leur cœur des garçons. De même, le pourquoi importait peu. Peut être les avait-elle suivait par simple curiosité? Ou alors son instinct l’avait peut être poussé à les suivre, sentant qu’ils avaient raison dans leur folie. Ou tout simplement était-elle là juste comme ça, parce qu’elle devait être là. De toute façon, une chose était sûre, il manquait une touche de féminité à leur meute!!

Alors, sans un mot, le cœur léger et le sourire aux lèvres, le nouveau trio reprit la route, et lorsque Sven leva les yeux, ce fut pour apercevoir son but, là tout près. Il lui semblait qu’il n’avait qu’à tendre la main pour l’attraper, en haut de la prochaine montagne. Il était heureux, heureux de pouvoir bientôt retrouver les siens, et surtout Maître Rochel. Il espérait aussi revoir le chat qu’il avait croisé avant d’arriver ici. Mais il était aussi malheureux de quitter cet endroit, donc il sentait qu’il faisait un peu partit, même s’il n’était qu’une tâche noire sur un tableau blanc. Ce dernier l’avait accepté comme il était, et ça le rendait euphorique au fond de son cœur. Mais malgré tout, il savait qu’il ne pouvait y demeurer, mais qu’il pourrait toujours revenir. Parce que grâce à tout ça, il avait enfin trouvé un havre de paix pour son corps et son cœur. Alors c’est d’un pas guilleret que le jeune adolescent posa un premier pied sur la montagne qui le mènerait à son destin inéluctable.
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MessageSujet: Re: Yellowstone [Entrainement Sven] Même les spectres doivent grandir   Mer 12 Oct - 23:28

Semaine onzième: Un croc pour dix balles

Cela faisait maintenant deux jours que le trio avançait d’un bon pas sous un Soleil radieux. Un vent frais venait souvent jouer dans leur pelage, faisant voler les cheveux désormais mi-long du jeune homme qui était en tête. Une odeur de pins flottait dans les airs, emplissant leur cœur de joie et les enivrant, leur donnant presque des ailes. Ainsi leurs pieds avalaient les kilomètres qui les séparaient de leur but ultime, de leur destin. Rien ne semblait pouvoir gâcher le plaisir qu’ils éprouvaient.

Les relations entre la jeune louve et les deux jeunes mâles s’étoffaient peu à peu, la confiance venait et chaque jour les fossés se rapetissaient. Sven avait même trouvé un nom à leur nouvelle compagne, Eryn… car dans ses yeux se reflétait toute la forêt et sa profondeur, à se demander si ce n’était pas l’âme de la forêt elle-même qui avait pris forme pour le suivre. Il lui avait donc semblé naturel de l’appeler ainsi, et c’était venu tout naturellement un soir sous un croissant de lune. Et la jeune louve semblait apprécier cette dénomination et sonnait bien dans ses oreilles.

Néanmoins, car le bonheur n’est jamais éternel, ce fut à l’aube du quatrième jour que tout changea. Il y avait quelque chose de lourd dans l’air, comme une odeur désagréable qui flottait et qui surplombait celle des pins. Cela leur piquait le nez et leur irritait la gorge. Et ce ne fut que lorsqu’une grande vague de chaleur commença à se faire sentir que leur esprit comprit ce qu’il se passait. En tournant sur eux-mêmes, ils purent voir plus loin la lueur rougeoyante des flammes. Sans attendre plus longtemps ils se mirent à courir de toute la force de leurs pattes, aussi loin et aussi longtemps qu’elles pouvaient les porter, le plus loin possible du danger, laissant toutes leurs affaires sur place. C’est ainsi qu’ils se retrouvèrent face à plusieurs hommes, armée de carabine, prêts à vider leur cartouche sur eux.

Eryn ne sut quoi faire, son instinct la poussait à fuir les hommes, mais aussi à fuir le danger du feu dans son dos. Ce fut cette hésitation qui lui couta une blessure, évitant la mort seulement de justesse alors que la surprise de voir un jeune homme sortir des bois avaient stupéfié le groupe d’hommes. Mais l’un d’eux c’était vite reprit et avait tiré sur la belle louve blanche. Son pelage immaculé se mit alors à se teinté de sang et un cri de douleur et de terreur parvint aux oreilles du jeune Spectre. Son sang ne fit qu’un tour et son premier réflexe fut de se jeter à la gorge à la gorge de l’homme en question.

Sorant son couteau, il le planta avec violence et délectation dans la poitrine de cet hérésiarque, ce dissident assassin qui venait de commettre un parjure irréparable, un meurtre devrait-il dire même!! Et la sentence pour un tel crime était la mort avait-il décidé!! Il tourna ainsi sept fois le coupeau dans la plaie, énumérant à sept synonymes du meurtre. Et l’homme finit par rendre l’âme dans un dernier râle de douleur. Après quoi ses yeux fous se posèrent sur un nouvel homme qui venait de le désigner comme cible à la place de Fenrir. Un grognement sourd s’échappa de sa gorge alors qu’il se relevait et commençait à se diriger vers lui lorsqu’un coup retentit dans les airs.

La balle l’érafla, blessant son bras au passage, mais ceci ne l’arrêta pas et il continua à avancer en direction de l’homme qui rechargeait. Un autre coup retentit, le stoppant dans sa course alors qu’il portait une main à son torse. Un point rouge était apparut et commençait à grandir, jusqu'à ce que le sang ne comment à glisser le long de ses muscles. Sven regarda ses doigts tâchés de sang sans vraiment comprendre ce qu’il se passait, puis posa ses yeux sur l’hérétique qui venait de lui tirer dessus.

A quelques pas derrière l’homme qu’il visait au départ, s’en tenait un autre, l’arme levée et pointé droit sur lui, le canon encore fumant du coup qu’il venait de tirer. Le blondinet pencha la tête sur le côté avant de montrer les crocs et de recommencer à avancer en directions des deux hommes, prêt à leur faire payer cet affront. C’est alors que plusieurs coups retentirent dans les airs, chargeant l’atmosphère de plomb, la rendant plus lourde, tout comme son corps. Il finit par tomber à genoux, alors qu’autour de lui la peur qu’il avait inspirée commençait à retomber.

Le démon qu’il était planta alors ses yeux vairons dans ceux de l’homme qui s’approchait et qui venait de charger une dernière fois sa carabine. Il put sentir la peur qui emplissait son être, la puanteur qu’elle dégageait, et il s’en délecta, de savoir que même à deux doigts de la mort il leur inspirait encore une terreur sans nom. Celui qui serait connu comme le démon du Yellowstone, accompagné d’un loup blanc et d’un loup noir, observa la mort droit dans les yeux, alors que la dixième et derrière balle venait se nicher sans son crâne et que son corps partait à la renverse, tombant dans un bruit mat, les yeux ouverts sur l’immensité du ciel rougeoyant.

Mais alors que les hommes tournaient peu à peu le dos à la chose qui venait de croiser leur chemin, un cosmos aussi noir que la nuit commença peu à peu à entourer le corps du jeune garçon. Et alors qu’il partait de l’étoile noire marqué sur son front, il s’étendit graduellement et finit par envelopper tout son corps. Petit à petit, ses blessures se refermèrent, détruisant au passage tout objet intrus, ainsi les différentes cartouches furent réduites à néant. Et c’est au crépuscule qu’un souffle de vie secoua le corps désormais guérit du jeune spectre et l’air s’engouffra à nouveau dans ses poumons, agitant son torse de façon frénétique alors qu’il cherchait un souffle nouveau.

Le jeune homme roula sur le ventre, humant la terre sèche, avant de lever le visage vers la cime des arbres, respirant le parfum du soir et l’air frais que la nuit apportait avec elle. Enfin, ses yeux se posèrent sur les deux canidés qui étaient près de lui, semblant attendre son retour. Si au départ Eryn semblait un peu apeurée, elle avait apprit que tout pouvait être possible au près de ces deux êtres et fêta dignement le retour du jeune homme en chantant à la lune pleine avec son compagnon. Leur chant parvinrent à d’autres meutes qui se mirent à chanter avec eux, que le vent se mit en tête de transporter et de faire parvenir jusqu’au campement humain qui avait été établit.

Autour du feu crépitant, un même frisson parcourut l’assemblé réuni, et toutes les têtes se tournèrent d’un même mouvement vers la forêt noire. Et la même scène leur revint en tête, le visage de la bête humaine se délectant des cris de terreurs de leur ami dont le corps reposait désormais sous une couverture. Les regards convergèrent vers la dite couverture, et la même terreur put se lire dans leur yeux: allait-il se réveiller sous le commandement du démon aux yeux vairons?

C’est alors que le craquement d’une branche les fit tous sursauter et chacun se jeta sur son arme à feu, prêt à en découdre. Mais rien ne vint, rien hormis cette désagréable sensation d’être épié par des yeux inhumains, des yeux qui transcendait l’âme, qui voyait à travers votre corps et vous déshabillait de fond en comble, vous laissant comme nu. Soudain, le bruissement des feuilles sur leur droite attirèrent leur attention, et une ombre furtive passa rapidement, inquiétante et dangereuse. Un grognement sur leur gauche cette fois, et d’autres bruissement de feuilles, comme si un millier d’ennemis les entouraient, tous plus dangereux les uns que les autres.

L’atmosphère était pesante et menaçante, chargée de peur et d’excitation. L’adrénaline leur montait à la tête et exaltait leur sens, jusqu'à ce que l’un d’eux ne craque et ne tirent dans les broussailles, faisant voler quelques pauvres feuilles. Et alors deux yeux jaunes se découvrirent, semblable à l’Enfer qui les attendait. Puis ce fut la peur primitive qui prit le pas sur leur sens, et le pauvre fou se mit à courir, courir le plus loin et le plus vite possible, espérant ainsi sauver sa vie. Malheureusement pour lui, un bras l’attrapa et l’envoya rouler au sol, et lorsque l’homme releva la tête se fut pour voir une créature magnifique se tenir devant lui, splendide dans sa nudité. Ses yeux se plantèrent dans ceux de son agresseur et il sut qu’il était perdu alors qu’il regardait le jeune homme d’une vingtaine d’année s’approcher de lui d’un pas félin.

Le jeune blondinet enjamba alors sa proie et plia ses jambes, se retrouvant donc à genoux au-dessus de l’homme. Puis il finit par s’asseoir sur son ventre, laissant ses jambes épouser parfaitement le corps docile qu’il avait sous lui. Enfin, il se pencha en avant, laissant ses longs cheveux tomber autour de sa tête comme un rideau dorée où Mère Lune venait se reflétait. Ainsi coupa-t-il sa victime du monde, ne lui laissant d’autre choix que celui de se concentrer uniquement sur lui, sur ses yeux rieurs et sa bouche étiré en un sourire sadique.

Son doigt fin se posa sur les lèvres de sa pauvre victime terrorisé, dont le corps était secoué de frissons tantôt de peur, tant de plaisir. Peu de voir le diable en personne face à lui, et plaisir de sentir ce corps juvénile contre le sien. Le doigt du diable glissa sur les lèvres, retraçant leur contour, avant de gentiment dérapé sur la joue, pour ensuite atteindre le cou et la pomme d’Adam qui bougeait à chaque fois que l’homme déglutissait. Les yeux fascinés de ce dernier ne parvenait à se détacher du visage d’ange qui le surplombait, et ses mains tremblantes vinrent se poser sur les cuisses de l’éphèbe assit sur lui. Un sourire d’encouragement l’enhardit à les poser plus fermement et il commença à apprécier la douceur de la peau, remontant lentement vers les hanches.

Le démon raccourcis dans le même temps l’espace qui séparait leur visage et posa ses lèvres sur les siennes, étouffant le cri qui tentait de s’échapper alors qu’il venait de planter ses ongles dans les côtes de sa proie et se débattait pour essayer de s’en sortir vivant. Mais ses dents se joignirent à la partie quand elles attrapèrent la langue de l’homme, serrant de plus en plus fort, jusqu’à ce que le blondinet se relève subitement, arrachant alors le muscle de la bouche de son ennemi. Ce fut un cri de douleur et d’horreur qui s’échappa alors, retentissant dans le froid de la nuit.

Le chasseur tenta tant bien que mal se libérer, mais son agresseur ne semblait pas décider à le laisser s’en aller, au contraire même, il resserra délicieusement la pression de ses cuisses, comme un serpent resserre ses anneaux autour de sa proie. Et la friction du corps contre le sien commença à engendrer une chaleur au creux de son ventre. Son souffle se fit un peu plus rauque et il s’accrocha à la chemise de sa tendre victime en même temps qu’il laissait tomber la langue qu’il avait arrachée plus tôt. Sauf que l’homme bougeait trop dans tous les sens pour qu’il puisse vraiment étudier cette chaleur naissante. Il décida donc de le faire taire, et pour se faire lui trancha la carotide, le sang chaud venant recouvrir son visage et glisser sur son corps, lui donnant s’agréable frisson, mais ce n’était pas encore ça.

Mais dés que l’homme cessa de bouger, la chaleur se stabilisa, et il fut déçut. Peut être aurait-il dut le laisser continuer un peu, juste pour voir, mais il était maintenant trop tard. Pas grave, se dit-il, il en restait d’autre encore pour jouer avec lui, d’ailleurs plusieurs bruit de pas se dirigeait dans sa direction. Alors Sven sourit, un sourire démoniaque, joueur et heureux, il se releva sur ses jambes et s’éloigna lentement du corps que la vie quittait et s’enfonça dans la noirceur de la forêt. Et lorsque sa silhouette fut engloutit par les ténèbres, plusieurs hommes, huit en tout, arrivèrent sur les lieux du crime. Quelques uns, ne purent garder leur dîner dans leur estomac, et le rendirent un peu plus loin. Mais tous néanmoins furent prirent par l’horreur, en même temps qu’une même pensait leur traversait l’esprit. La chose qu’ils avaient rencontrée n’était pas morte et était revenu pour se venger.

La décision fut prise de rentrer au campement, les traces partaient vers le plus profond de la forêt, là où ils n’auraient aucune chance de vaincre la bête. Alors le groupe rebroussa chemin, rejoignant leur tente à la faible lueur des torches qu’ils avaient rapidement confectionné pour venir porter secours à leur ami. Cependant, sur le Chemin du retour un petit trainard qui devait surveiller leur arrière se fit prendre dans les filets du diable, et n’y survécut pas. Tout comme le premier, il trouva la mort entre les mains d’une beauté sans nom, rendant son dernier râle dans la nuit, qui ne trouva pour écho que le silence. Et parmi les hommes, la peur montait à chaque fois d’un cran, chacun se demandant s’il serait le prochain sur la liste, qui allait mourir et qui allait survivre. Mais au troisième disparut, ils surent qu’aucun n’en réchapperait vivant.

Le jeune démon blond s’amusait comme un petit fou, tuant ses proies apeurés une à une jouant avec elle comme un chat jouait avec une sourie, se délectant du sang chaud qui réchauffait son corps, redécouvrant à chaque cette chaleur si particulière qui naissait dans son ventre et qu’il aimait ressentir. Jouant avec les corps de ses victimes, appréhendant à chaque fois une nouvelle manière de la faire naître, l’approfondissant aussi à chaque fois un peu plus, allant toujours plus loin, mais ne parvenant vraiment à la saisir. Il joua ainsi avec eux pendant plusieurs jours, jusqu'à ce qu’il n’en reste plus qu’un seul, le plus sensé, celui qui l’avait tué, et grâce à qui il avait put renaître. Celui par qui il s’était enfin trouvé et qu’il voulait remerciait pour ça.

Et parce qu’il savait qu’il ne pourrait rien contre le Diable, lorsque le jeune homme blond sortit des fourrés par une magnifique nuit étoilé, il laissa choir son fusil au sol et s’offrit tout entier à cet être surnaturel. Avec délectation, la nouvelle entité découvrit le corps de l’homme, de ses yeux d’abord, puis de ses mains alors que la chaleur revenait, encore plus forte cette fois. Et sa proie l’aida alors à lui faire découvrir plus en avant, répondant à ce corps juvénile qui se pressait contre le sien, faisant enfler un désir primitif et bestial que lui seul pourrait combler.

Enfin, lorsque le démon fut rassasié, il déposa un baiser tendre sur les lèvres de l’homme qu’il maintenait entre ses cuisses et lui glissa au creux de l’oreille tous ses pêchés, tout comme il le remercia de l’avoir fait naître. Et lorsque la sentence tomba, ses yeux s’écarquillèrent et le démon aux yeux vairons se releva et laissa le pauvre homme où il était. Ce dernier ne serait plus jamais le même après cette nuit et devrait désormais vivre avec sur la conscience le fait d’avoir créé le Diable en personne, vivre était la pire des sentences qu’on pouvait lui infliger. Car il devrait alors vivre avec cette scène dans la tête qu’il n’oublierait jamais…

De son côté, Sven partit tranquillement nettoyé son corps dans l’eau fraiche d’une rivière, lui redonnant l’éclat de la beauté qui sortait de l’enfance et entrait dans sa phase adulte. Pour finir, il revint au campement des hommes une dernière fois, Eryn et Fenrir sur les talons. Là il prit de nouveau habits et les enfila pour couvrir son corps avec décence, avant de reprendre la route de son destin, ne se souciant déjà plus de l’homme nu qui était resté allongé près du feu éteint. Il n’avait plus qu’une idée en tête, rejoindre le haut de la montagne où il était attendu. Il n’était plus très loin de son but…
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MessageSujet: Re: Yellowstone [Entrainement Sven] Même les spectres doivent grandir   Ven 14 Oct - 23:48

Semaine douzième: La fin d'un début...

Son cœur battait à mille à l’heure –si tant est qu’il ait encore un cœur- à mesure qu’il approchait de son but. Il pouvait sentir le vent frais qui portait toutes les odeurs de la forêt tandis qu’il montait toujours plus haut. La pente c’était accentuée au fur et à mesure qu’il progressait, rendant la marche plus difficile, de même que les animaux avaient disparut, restait-il à peine quelques rats pour se nourrir. Mais peu lui importait dés lors qu’il parvenait à son but: le sommet de cette foutue montagne.

Ce dernier n’était pas très loin, et pourtant il lui semblait qu’il en était encore à des années. Il avait l’impression qu’un étau se resserrait autour de ses poumons, l’empêchant peu à peu de respirer. Il dut faire donc plusieurs pauses, parfois longue, afin de ne pas s’évanouir, tout comme les deux loups qui l’accompagnaient. Même eux, pourtant plus robuste à la base, ne parvenait vraiment à se faire au manque d’air, et devaient puiser dans leur réservé d’énergie pour avancer. Eryn était sûrement la plus touché à cause de sa blessure à l’épaule, même si cette dernière restait superficielle, elle l’empêchait de marcher correctement.

Cette fois, Sven fit une pause plus longue, à la fois pour lui, mais aussi pour ses deux compagnons. D’ailleurs, il décida qu’ils n’iraient pas plus loin aujourd’hui et resterait là où ils étaient. Il choisit donc un abri sous un rocher, les arbres devenant rare, afin d’être un minimum protéger du vent et d’une éventuelle pluie qu’il n’aurait pas sentit venir. Il faut dire qu’en ses hauteurs, tous ses sens étaient brouillés et il n’était plus très sûr de ce qu’il ressentait. Afin d’avoir plus chaud, ils se roulèrent en boule, les uns contre les autres, afin qu’il y ait un minimum de perte de chaleur, car les nuits étaient plus glaciales à chaque fois qu’ils montaient d’un mètre. De fait, les trois compagnons ne laissèrent pas un seul espace libre entre leur peaux, et c’est ainsi qu’ils passèrent la nuit, à l’abri du vent et bien au chaud.

Lorsqu’il se réveilla le lendemain matin, le blondinet n’avait pas vraiment l’impression d’avoir dormit aussi longtemps, mais au moins se sentait-il déjà un peu revigoré. Aussi se mit-il immédiatement en route, à pas mesuré, afin d’économisé son énergie et d’aller le plus loin possible, malgré son impatience à retrouvé ses pouvoirs. Mais il devait rester en vie s’il voulait les récupéré justement, donc mieux valait y aller doucement, mais sûrement. C’est ainsi donc qu’il gravit la montagne pendant encore deux jours, deux jours de labeur où il dut mettre toute son énergie à avancer, à se concentrer à mettre un pas devant l’autre. C’est à deux doigts de l’évanouissement que le jeune Démon parvint enfin à se hisser au sommet de la montagne, au-dessus des nuages et plus près encore du Soleil qui lui brulait la peau. Il resta un instant allongé au sol, à la recherche d’un oxygène qui se faisait rare, à tel point qu’il en avait du mal à respirer et que chaque geste devenait une torture.

Une fois qu’il eut réussit à reprendre un minimum son souffle, il aida ses deux jeunes compagnons à monter, puis se dépoussiéra grossièrement, avant de lentement tourner sur lui-même. Et enfin il la vit, cette petite sphère noire brillant de milles feux et qui renfermait tous ses pouvoirs. Dés lors, plus rien ne comptait d’autre que cette dernière, et sans s’en rendre compte, il commençait déjà à marcher dans sa direction, ses yeux vairons fixés sur la petite boule qui le fascinait, un peu comme un cadeau de noël fascine un enfant. Lentement, il leva le bras dans sa direction et tendit sa main afin de la toucher. Et lorsque ses doigts entèrent en contact avec le globe, et qu’il put le prendre à pleine main, il put sentir avec délectation et soulagement le flux de cosmos glisser doucement en lui. Enfin il retrouvait ses pouvoirs!!
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MessageSujet: Re: Yellowstone [Entrainement Sven] Même les spectres doivent grandir   Sam 15 Oct - 20:19

Entraînement validé, tu peux faire ta demande comme il se doit ^^

EDIT : suite sur ce même topic Wink
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MessageSujet: Re: Yellowstone [Entrainement Sven] Même les spectres doivent grandir   Mar 25 Oct - 16:39

De Crocs en Griffes [Post d’évolution]


Il le sentait enfin, son pouvoir qui glissait en lui tel un serpent, il avait l’impression de se retrouver enfin, d’être de nouveau complet, à une chose prêt… Il gardait un arrière gout amer qu’il n’aimait pas, comme si quelque chose n’allait pas. Il cherchait quoi quand une grande douleur se fit ressentir dans tous son corps, lui fauchant les jambes et le faisant tomber à genoux, plier en deux, la tête posé au sol. Un cri déchirant passa la barrière de ses lèvres, faisant paniquer ses deux compagnons lupins qui partirent à l’autre bout du petit plateau sur lequel ils se trouvaient. Leurs yeux restaient fixés sur cet humain maintenant couché au sol en position fœtale qui hurlait de douleur.

Tout autour d’eux, le ciel se mit à noircir, et d’imposant nuages noir s’amoncelèrent autour d’eux, soustrayant le Yellowstone à leur vue, les coupant du reste du monde. L’atmosphère également se faisait plus lourde et plus menaçante, comme si une tempête se préparait à leur fondre dessus. Sven bascula sur le dos, fixant son regard vitreux sur le ciel désormais aussi sombre que les ténèbres. Une nouvelle douleur arcbouta son corps au-dessus du sol dans un angle qui aura put semblait impossible. Il ne pouvait retenir aucun cri alors qu’il avait l’impression de brûler de l’intérieur, que son sang c’était transformé en acide et dévorait son corps, que son cœur allait s’échapper de sa poitrine, que sa tête allait exploser… Autant de chose qui le faisait plier sous la douleur, alors qu’il ne comprenait pas ce qu’il se passait. Et ceci continue jusqu'à ce qu’il tombe dans l’inconscience, aux portes de la mort.

Quand il ouvrit les yeux, il ne vit rien, rien hormis les ténèbres. Il était bien coucher sur quelques choses, mais il ne pouvait dire ce que c’était, peut être de la pierre, ou autre chose. Il put aussi se mettre debout, mais il ne savait qu’il était en fait réellement debout ou toujours couché. Il fit néanmoins un premier pas dans ce néant absolu et l’absence de son le perturba. Etait-il vraiment en train de marcher? Ici, tout semblait être remit en question et plus rien de ce qu’il connaissait n’avait de valeur en ces lieux. Alors il marcha, pour autant qu’il pensait marcher, pendant un temps qui lui semblait infini et pourtant si court, comme si une seconde venait de durer une éternité, parce que le temps lui-même semblait avoir une autre emprise ici.

Il finit néanmoins par arriver jusqu’à une porte, ou était-ce la porte qui était arrivé jusqu’à lui? Une faible lueur s’en échappait, éclairant assez pour laisser apparaître la poigné. Mais rien d’autre autour n’était éclairer et elle semblait se tenir là au milieu de rien, comme par magie. Il ne lui restait donc que deux solutions, soit il passait cette porte et découvrait ce qu’il se cachait derrière, soit il passait son chemin et continuait à marcher pendant il ne savait encore combien de temps… Le choix fut vite fait, et mût par sa curiosité, il prit la poigné à pleine main et la tourna en poussant de toutes ses forces pour ouvrir la porte qui n’émit aucune résistance, à peine émit-elle un léger grincement de désaccord. Et lorsqu’il posa ses yeux vairons sur le décor que cachait la porte, il n’en revint pas. Il y avait des escaliers, des escaliers et encore des escaliers!! Partout ce n’était que des escaliers qui partait dans tous les sens, on ne savait donc s’il l’on se trouvait à l’endroit ou à l’envers.

Spoiler:
 

Il laissait un environnement inquiétant pour un environnement déroutant…avait-il gagné au change au final? Pas sûr… Mais maintenant qu’il était là, autant avancer. De fait, il posa un premier pied sur l’escalier face à lui, mais impossible de dire si c’était pour descendre ou pour monter, et lorsqu’il se retourna, la porte avait disparut lais place à…un escalier!! Impossible donc de faire demi-tour désormais, il ne lui restait plus qu’à avancer à travers cet étrange dédale de plus en plus déconcertant.

Il ne savait depuis combien de temps il avançait au gré de ses pas, suivant les escaliers sans véritable but autre que celui d’avancer. Mais il lui semblait que cela faisait deux éternités qu’il était là. Soudain, un mouvement sur sa droite attiré son œil, mais lorsqu’il y fixa son regard, il ne vit rien. Il eut beau chercher autour de lui, il ne vit rien; pourtant il était certain d’avoir vu quelque chose!! Au finale, il reprit sa route, la tête pleine de question, mais l’étrange sensation d’être épié lui prit au ventre pour le plus le quitter. Et lorsqu’il se retournait dans l’espoir d’apercevoir le voyeur, rien… Rien d’autre que ces étranges escaliers, dont il ne savait même pas où il était. Par où était-il arrivé déjà? Et pourquoi lui semblait-il que cela était sans fin? Qu’il n’arrêtait pas de tourner en rond? D’ailleurs n’était-ce la énième fois qu’il passait à cet endroit précis? Il n’était pas loin de perdre la tête si ça continuait!!


-Hé bien perds-là!! s’exclama soudainement une voix, le faisant sursauter. Peut être trouveras-tu enfin la solution…, susurra-t-elle.

Le jeune blond tourna sur lui-même à la recherche de la source, mais il lui semblait que la voix venait de nulle part en particulier et arrivait par toutes les directions en même temps. Désormais sur ses gardes, tous les sens aux aguets, ses yeux essayait d’être partout à la fois. Tout à coup il capta un mouvement sur sa gauche, entre deux colonnes mais lorsqu’il regarda, rien. Ceci recommença dans son dos, au-dessus de lui, et tout autour en fait, comme si la créature –il ne pouvait l’expliquer, mais il savait que ce n’était pas humain- s’amusait de lui, de sa vulnérabilité. Jusqu'à ce que le jeune Spectre en eut marre de ce stupide jeu.

-Qui es-tu? lui demanda-t-il au bout d’un moment, ses nerfs proches d’exploser.

Le manège cessa un instant, avant qu’un mouvement plus lent ne se fasse entendre derrière lui. Le jeune homme se retourna donc et ses yeux s’écarquillèrent lorsqu’il reconnu la forme qui se tenait face à lui. Quelle ne fut pas sa surprise de trouver face à lui une forme à fois humaine et lupine. Là juste devant lui se tenait un Loup-garou, debout sur ses deux pattes arrières, exactement comme la première fois qu’il l’avait rencontré. Tout ce qui changeait par rapport à sa dernière rencontre, était la lueur de ses yeux qui était beaucoup plus bestiale, presque haineuse à son encontre.

-Pourquoi donc me regardes-tu ainsi? finit-il par lui demander.
-Tu oses me poser cette question?! lui hurla en réponse l’Etoile, dévoilant ses crocs saillant de bave. Toi qui me trahis éhonteusement!! Toi qui t’éloigne du chemin!!


La surprise put se lire clairement sur le visage du jeune homme, qui chercha dés lors à comprendre ce qu’il passait tandis que le Loup-garou se tenait désormais sur ses quatre pattes et avançait dans sa direction en grognant.

-Je ne comprends strictement rien à ce que tu racontes, lui avoua-t-il. Et d’abord où sommes-nous? l’interrogea-t-il, espérant avoir une réponse à au moins une de ses questions.
-Où nous sommes? reprit la bête. Te moquerais-tu de moi, stupide humain?! poursuivit-elle. Mais nous sommes dans les méandres de ton esprit aliéné!! finit-elle par lui cracher au visage. Mais ne t’inquiète pas, je ferais en sortes de régler tout ça et te remettre dans le droit chemin…


Et lui qui espérait des réponses, maintenant il se retrouvait avec plus de questions… Il s’apprêtait donc à demander quelques éclaircissements, lorsqu’une voix sourde retentit dans son dos, le faisant sursauter.

-Laisse-le donc la Rage, il n’est plus pour toi désormais…

Se retournant promptement, Sven fit un pas en arrière alors qu’une ombre gigantesque surgissait dans le couloir. Semblant sortie des profondeurs de l’Enfer, un immense démon se tenait désormais devant lui, le dépassant aisément de plusieurs dizaine de mètres, si ce n’était une centaine… Le jeune Spectre fit un premier pas en arrière, non seulement sous l’effet de la surprise, mais aussi de la peur. Ce fut un grognement sonore qui arrêta le second pas qu’il avait commencé. Et lorsqu’il tourna la tête, ce fut pour apercevoir le Loup-garou tassé sur ses pattes arrières, prêt à bondir à l’attaque. Allait-il vraiment se lancer à l’assaut d’un tel monstre? Un autre grognement lui indiqua que oui, l’Etoile Céleste de la Rage était prête à attaquer. Mais ce qui l’interpella à ce moment-là, fut la phrase du Loup-garou qui lui revint en mémoire. S’ils étaient bien dans son esprit, comment cela se faisait-il que cette énormité soit-là, devant lui?

-Intrusion!! Effraction!! Tu n’as rien à faire ici, le garçon est à moi!! s’égosilla le Loup-garou.
-Il n’est plus à toi désormais, répliqua le démon avec calme.


Sven ne put dans un premier temps que les écouter débattre pour savoir à qui il revenait de droit. N’avait-il pas son mot à dire, il s’agissait tout de même de son âme… Comme s’il avait lut ses pensées –d’ailleurs peut être l’avait-il réellement fait-, le démon s’avança d’un pas et tendis une main griffu dans sa direction.

-En ce cas, laissons donc la jeune âme décidée du chemin qu’elle pendra, susurra l’être démoniaque.
-Hors de question!! répondit derechef le Loup-garou. Je l’ai revendiqué depuis longtemps déjà!!
-Mais il était incomplet, précisa l’ombre géante. Il a grandit depuis et a grandement changé, admet donc ta défaite que l’on en finisse!!
-Jamais!!
-Moi je trouve que c’est une bonne idée, s’invita soudainement le blondinet.


Les deux monstres tournèrent automatiquement la tête vers le jeune Spectre qui se ne démonta pas pour autant. C’était à lui se mettre fin au conflit, de faire face à son destin, et donc de choisir quel chemin prendre. C’est pourquoi il fit un pas, afin de se mettre en les deux protagonistes et les jugea chacun leur tour. Il se tourna en premier vers les ténèbres.

-Il est bon de vouloir me revendiquer, mais il se trouve que je ne sais toujours pas qui vous êtes, fit-il remarquer.
-Etoile Céleste du Talent, dit aussi le Balrog, lui répondit l’inconnu.


Au moins maintenant il savait qui voulait son âme à la place de son Etoile actuelle. Après quoi, il se tourna vers le Loup-Garou, qui se tenait de nouveau debout sur ses deux pattes arrières.

-Tu m’as déjà offert la puissance de la rage, et cela m’a déjà joué des tours, lui dit-il avec franchise. Aujourd’hui que m’offres-tu? lui demanda-t-il.
-La mort de tes ennemis!! La puissance de l’âme du loup, tu domineras la Lune Rouge et répandras le sang par le monde!! lui répondit l’Etoile avec fierté.


Une fois sa réponse obtenue, Sven s’intéressa de nouveau au Balrog, qu’il trouvait de moins en moins effrayant.

-La Rage m’offre la folie et le sang de la destruction. Que m’offrira le Talent? interrogea-t-il le Balrog.
-La souffrance des tes ennemis, répondit le Démon. Leurs cris de désespoirs et les lamentations de leur âme. Je t’offre le fouet des Enfers et le jugement de l’humanité…, susurra-t-il à son oreille.


Une offre des plus tentantes qu’on lui proposait là. Faire souffrir ses ennemis, se délecter de leurs cris jusqu'à la lie, et s’abreuver de leur désespoir… Le démon qui sommeillait en lui s’éveillait à nouveau au contact du Balrog, et il sut à ce moment-là quel serait son choix. Il allait faire un premier vers l’Etoile du Talent lorsqu’une petite main s’agrippa à sa chemise, le retenant dans on mouvement. Sven se tourna à moitié et baissa la tête pour tomber sur une petite bouille blonde avec un œil jaune et un œil rouge, qui le regardait avec colère.

-Alors comme ça, tu m’abandonnes toi aussi!! l’accusa-t-il de sa voix enfantine.

Le jeune homme sourit et s‘agenouilla à sa hauteur, posant ses deux mains sur les épaules frêle du petit bonhomme, dardant sur un regard chaud.

-Ne t’inquiète pas Sven, entreprit-il de le rassurer. S’il y a bien une chose que j’ai apprise, c’est que le passé est le passé. Revenir sans cesse dessus ne sert à rien, car on est alors prit dans une spirale infernale, essaya-t-il de lui expliquer.
-Alors tu vas m’oublier, et maman aussi!! répliqua l’enfant.
-Mais non, contra le futur Balrog en passant une main dans les courts cheveux blonds de l’enfant. Jamais je ne vous oublierais, car on ne peut effacer le passé.
-Tu ne veux plus la venger?
-Au fond de moi si, mais c’est différent aujourd’hui. Et puis, maman préfèrerais sûrement que je continue à vivre avec le souvenir de son plus beau souvenirs, plutôt que de vivre rattaché à sa mort.
-J’comprends pas…
-C’est normal, dit-il en se relevant. Tu comprendras quand tu seras plus grand…


Et sur ces dernières paroles, il se détourna du souvenir, entamant le chemin vers la destinée qu’il avait choisit. Le visage résolut et aucun doute en tête il s’adressa au talent d’une voix forte et claire.

-Marché conclut, lui dit-il.

Dés qu’il eut prononcé ses paroles, un vent violent se leva autour d’eux, faisant voltiger ses cheveux dans son dos. Un grognement féroce retentit à côté de lui et il n’eut que le temps de voir l’ombre du Garou se ruer à l’assaut du Balrog, qui le repoussa sans aucune difficulté, avant que le vent ne se fasse trop violent pour la bête. Cette dernière tenta tant bien que mal de résister, s’accrochant de toutes ses forces, mais elle finit malgré tout par être balayée, avant d’être engloutie par les ténèbres. Puis tout autour de lui, les escaliers commencèrent à se disloquer, morceaux à par morceaux, avant de se reconstituer autre part, différemment, changeant totalement le décor où il se trouvait.

Après un court laps de temps, il sentit peu à peu une nouvelle puissance l’investir avec chaleur, remontant le long de ses veines comme un flux sanguin, et arrivant jusqu'à son cœur pour s’y condenser et pulser en rythme. Il avait l’impression que son corps était plus léger qu’auparavant; il se sentait nettement mieux qu’avant et plus en forme. Un sourire naquit sur ses lèvres, un sourire à la fois joueur et un peu sadique aussi, avec aussi un brin d’une douce folie…

Lorsqu’il ouvrit à nouveau les yeux, ce fut pour les poser sur un magnifique ciel bleu et rougeoyant, où brillait une insolente étoile ténébreuse. Sven sourit et se releva en position assisse; levant la tête, il tomba nez à nez avec une armure noire et luisante. Se mettant sur ses jambes, un grand sourire étirait ses lèvres alors qu’il effleurait le Surplis du bout des doigts. Tout à coup, ce dernier se disloqua et vint revêtir son corps, comme une seconde peau. Une chaleur indescriptible l’envahit, en même qu’il sentait sa puissance revenir et son cosmos onduler légèrement autour de son corps. Il était enfin de nouveau entier!!

Tournant sa tête vers les deux loups qui attendait patiemment son retour, Sven leur fit un sourire des plus doux alors qu’il s’agenouiller à leur hauteur. Les deux loups vinrent alors lui faire la fête, heureux de le retrouver. Enfin, le jeune homme se releva et tourna son regard vers le crépuscule, toujours un fin sourire aux lèvres. Il était désormais temps de rentrer…

[Arrow La Porte des Enfers]


Dernière édition par Sven Chernavska le Sam 5 Nov - 19:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Yellowstone [Entrainement Sven] Même les spectres doivent grandir   Mar 25 Oct - 19:26

Cette évolution est validé: Sven de Loup Garou de l'étoile céleste de la Rage devient Sven du Balrog de l'étoile céleste du Talent.
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MessageSujet: Re: Yellowstone [Entrainement Sven] Même les spectres doivent grandir   

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Yellowstone [Entrainement Sven] Même les spectres doivent grandir

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