RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
 

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 Battle of the Heroes

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Mashia


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MessageSujet: Re: Battle of the Heroes   Mar 1 Nov - 23:26






    C'est ainsi que les Parques, penchées sur son canevas, brandirent ensemble le dernier fil de son destin.

    Passé. Présent. Futur.

    Les trois gardiennes du fatum se concertaient du regard afin de rendre leur verdict pour figer définitivement la trame de sa vie. La rendre parfaitement immuable, l'achever? Non! Ce n'était point cela qu'Elles avaient entrevus. La réalité était toute autre. À la fois somptueuses et complexes, leurs broderies pouvaient prendre des formes tout à fait particulière : s'entremêlaient diverses couleurs tantôt dissociées tantôt s'accordant d'une divine manière. Parfois, il arrivait que les Moires soient indécises. Hésitantes entre choisir l'aiguille et le ciseau. Atropos, l'implacable, serrait contre son sein, son instrument préféré, désireuse de couper le fil de la Fileuse, celui de sa sœur Clotho qui s'extasiait devant son œuvre dorée. À l'écart, Lachésis, celle que l'on disait être la plus bénéfique des trois, celle là aussi que l'on surnommait la « Réparatrice », les observaient sans mots dire. Depuis leur Royaume Noir, là où Elles se complaisaient sans jamais rechigner à leur tâche éternelle, cette triade mystérieuse n'était soumise à aucune loi divine.

    On disait même que les autres divinités ne pouvaient aller à l'encontre de leurs visions. Leur œil unique et sans paupière ne pouvaient jamais se tromper. Il voyait tout. Rien ne pouvait lui échapper. Et ce qui se déroulait en Chine monopolisait toute son intention.
    Le rire des Sœurs résonnaient dans tout le Pandémonium. Cette soudaine hilarité ne leur ressemblaient pas, Elles qui demeuraient si austères en toute occasion. Seulement, il devait être exaltant de constater comment les choses suivent leur court sans jamais être éthérées, souillées voire, ébranlées. C'est ainsi. Et voir la divinité de la Sagesse lutter de toute ses forces contre l'inévitable les amusaient beaucoup.

    De la main d'un Chevalier tu trépasseras?
    Or non tu te leurres, Déité de la Sagesse,
    C'est la Discorde qui là haut, t'empoisonnas.
    Nous voyons, nous savons! Que tu tiendras tes promesses!

    C'est ce qui te perdras,
    Mais, de ce fait, le Lotus s'éveillera,
    Grâce à l'effleurement de ta lumière!
    Alors, vos deux âmes fusionneront lors d'un rêve éphémère!

    «Non!» Ce hurlement empreint d'une douleur intolérable s'envola sans jamais atteindre son but à temps. Cette détresse, les divines spectatrices s'en délectaient avec un ravissement non feint.
    Fils de Calliope serait-ce toi qui couvre d'une funeste mélodie, les entrailles des Enfers? Ton destin aussi restera inéluctable, ta bien-aimée, à jamais restera dans le Royaume des Ombres.
    Cet air de lyre en déclin, marquerait à tout jamais ton erreur. Tout comme celle de la Déesse Athéna fut de se montrer trop imprudente.
    Une main tendue. Des doigts qui ne rencontrèrent que du vide. Voilà comment tout ceci devait s'achever.

    Le silence. Ce fut cet être sans visage qui vint m'ouvrir les bras tandis que je sentais mon corps s'affaisser. Épuisé.
    Pourquoi? Pourquoi fallait-il que je sois si impuissante? Pourquoi n'étais-je pas arrivée à temps pour empêcher cela? Pourquoi!
    Pourtant, mes jambes ne s'étaient pas une seule fois dérobées, j'avais soutenu un rythme effréné sans faillir. Hélas! Ce ne fut pas suffisant. Nous avons tous été désarmés face à ce revirement incroyable et soudain. Je ne comprenais pas.
    Je ne voyais plus rien à travers ce rideau de larmes. Et le temps semblait s'être arrêté. Comme pour appuyer cette tragédie le vent souffla une longue complainte, pour emporter au loin, au delà de l'horizon, cette nouvelle inadmissible.
    Je serrais les poings, comme mon cœur un moment, cessa de battre. Mes yeux ne pouvaient se détacher de ce visage figé dans une expression si sereine, apaisée. Si je ne sentait plus la présence de la Déesse dans ce corps, il n'en demeurait pas moins que cette hôte reposait désormais dans un sommeil profond, je le sus à peine eus-je déposé un index contre son cou.
    Et de ce contact, je me sentis inexorablement tirée dans le néant par une main invisible.

    «Mashia...» Inlassablement, cette voix que je ne connaissais que trop bien, résonnait dans mon esprit.
    Mes paupières frémirent, or, quand le rideau se leva, ce ne fut pas pour revoir le paysage de Rozan. Non, je me voyais au milieu de la noirceur. Juste illuminée par l'éclat dorée que projetait mon armure.

    «Mashia...» Encore cette voix? Je me redressais, non sans mal car un insidieuse douleur enserrait mon cœur.
    L'image d'une femme au port altier, habillée d'une sublime armure d'or se matérialisa devant moi. Le souffle coupé, j'assistais à l'apparition d'Athéna. Son sceptre, par trois fois frappa le sol dans un bruit métallique et puissant. Alors enfin, tout se révéla. Et je vis.

    ***



    De l'eau. Elle serpentait entre les rochers pour finir par s'écouler inexorablement dans cette vaste étendue d'eau. Le soleil, éclatant, faisait briller l'onde de mille feux.
    À sa surface brillaient d'innombrables petites paillettes d'argents ainsi que des nénuphars d'un vert sublime.
    L'un d'entre eux se tenait à l'écart de cette attroupement comme si il avait été exclu de cette si belle communauté. Son seul réconfort était de sentir les rayons du soleil le caresser, mais, par jour de pluie, celui-ci se retrouvait de nouveau seul.

    Un jour, une femme d'une grande beauté, qui chassait des papillons avec son époux, ne tarda pas à le remarquer.
    Elle s'agenouilla dans l'herbe tendre tout en écartant les pans de son kimono tandis que l'homme, de haute stature, dont la prestance était sans conteste, s'avança pour se pencher à la surface de l'eau limpide.
    Comme devant un miroir, leurs deux visages s'y reflétèrent : l'homme possédait de très longs cheveux rouges et des yeux d'un bleu intense tirant sur le vert d'eau.
    Sa femme quant à elle possédait un teint de porcelaine et des lèvres naturellement vermeilles. La façon dont ils se regardaient témoignait d'un amour fort et sincère.
    La femme posa l'une de ses mains sur son ventre arrondi par la grossesse. Elle leva vers son mari un regard plein de tendresse avant de désigner un bourgeon s'efforçant de sortir de l'eau.

    Le hasu.
    Cette fleur aux diverses significations représentait à merveille le parcours de chaque être humain.
    Naître. Vivre. Mourir.

    Voilà le chemin tracé depuis la naissance de chaque être, quel qu'il soit. La Destiné. La Vengeresse y veillait, à veillé et y veillera jusqu'à la nuit des temps. C'est ainsi. Et donner naissance restera sans nul doute la plus belle des choses accordée. Le hasu.
    Tu t'éveilles en eaux troubles, grandis jusqu'à la lumière, t'efforces de percer la vase qui t'empêche de progresser. Il arrive que parfois, tu ne trouves jamais le chemin vers la lumière, seulement, à la différence de nous, pauvres mortels, tu demeures le symbole de la renaissance.

    Renaître.

    ***

    Le noir complet s'installa à nouveau, oppressant. Seulement, la Déité de la Sagesse reparut à mes côtés , un sourire radieux accroché à ses lèvres.

    «Mashia, Chevalière du Lotus sens-tu ton armure vibrer? C'est elle qui m'a appelée, c'est elle qui fut ma lumière quand je fus contrainte d'abandonner Arianna. -Athéna se pencha vers moi, me couvant d'un regard bienfaisant- Eris, cette infâme vipère à finement joué sur ce coup, mais elle ne perds rien pour attendre, j'ai besoin de toi, Lotus Écarlate.»

    Les paroles de la Déesse, n'eurent aucuns mal à se frayer un chemin dans mon esprit. À l'instar d'un tourbillon, je les ressassais sans pour autant trouver la force de répondre. L'émotion était-elle que je ne pus briser le silence lourd de sens qui s'installait entre elle et moi. La réponse pourtant me semblait évidente, et je n'hésitais pas, cependant mon cœur lui, ne s'y résignait pas totalement. Ma raison, prit rapidement le dessus sur mes doutes.

    J'écartais les bras pour l’accueillir.
    La dernière chose que je vis, fut une chouette immaculée prenant son envol...

    Où suis-je? Quelle est cette douleur insupportable? Je lutte, repousse cette entité incroyablement puissante. J'ai peur.
    Pour la première fois de ma vie ce sentiment s'empare de moi avec une force insoupçonnée. Serait-ce cela, le poids de la fatalité? Or je me fourvoie et me débat inutilement. Car une douce chaleur m'envahit, une voix me susurre des mots doux et réconfortants. Je ne songe plus à rien en cet instant d'absence. Puis de nouveau, je me raccroche à mes souvenirs, ceux là même qui me caractérisait, faisaient que j'étais moi.
    Mashia Mokushi, Sainte du Lotus.

    Le doute.
    Il est plus fort que tout. Se succède d'étranges images : des visages que je savais familiers, mais... j'oublie... tout se mélange, s'entremêle.
    La confusion.
    Qui suis-je? Je décide de fermer les yeux, trop épuisée pour aller à l'encontre de ce que je deviens.

    Ma renaissance, sa renaissance...



    Une à une, les pièces de son armure se décrochèrent. Ces dernières, baignées dans une pâle lueur, s'envolèrent pour reprendre leur forme originelle : celle d'une fleur de lotus. Séparée de son armure, cette silhouette prostrée vers l'avant semblait bien frêle : sa robe blanche, par endroit déchirée, témoignait de sa précédente lutte contre le spectre du basilic.
    Une paume, tournée vers les cieux, un hululement répondit à ce silencieux appel. Niké à l'aile opaline alla se poser avec légèreté sur le poignet de la jeune femme. Sans mots dire, elle se releva pour se tourner vers Asmita.

    L'armure du Lotus fila, jusqu'à disparaître dans les nuages pour rejoindre le Temple de la Vierge. «Tout commence par une interruption. -sur ces mots, une ombre fugace passa devant ses yeux clairs- Née de celle-ci, le renouveau est possible. Comprends-tu Chevalier ? -La Déesse se détourna pour contempler deux formes indistinctes d'un air absent- J'ai eu raison de penser que Corell n'était pas totalement corrompu par cette haine malsaine qui le rongeait et le tourmente encore... À présent, c'est à Jaina de le ramener totalement à la raison, il comprendra... Asmita -reprit-elle dans un souffle- Eris m'a trompée, elle a endormie ma vigilance lors de ma plaidoirie en Olympe. La Discorde à une fois de plus usée avec habilité de ses poisons et démontré qu'elle demeure la maîtresse de la félonie.»

    La divine chouette tourna sa tête en tout sens puis, se mit à luire intensément. L'instant d'après, Athéna brandit son sceptre dans la direction des nuages afin de les disperser. Un rai de lumière de l'astre solaire tomba à l'oblique sur le Chevalier d'Or et Athéna, les caressant de ses rayons. Son frère Phoibos ainsi que sa sœur la chaste Artémis avaient sans nul doute ressentit sa brusque disparition et devaient s'en inquiéter. Aussi elle leur adressa une brève prière. On ne pouvait le nier, elle était à bout de force et tenait à peine debout. Seulement, ses pensées se tournaient vers Arianna qui reposait là, comme une morte. De nouveau, la Déesse ressentit une pointe de douleur. Sauf qu'il s'agissait là d'amertume. Dans quel but cette perfide Eris l'avait-elle empoisonné? Et pourquoi ne parvenait-elle plus à capter l'aura de son père?
    Quelque chose se tramait. Une chose qu'elle même ne pouvait imaginer.

    La mine triste, elle s'agenouilla devant ce corps inerte qu'elle avait autrefois investi. «Arianna... Je promets de veiller sur toi, pour l'heure, il est temps de rejoindre le Sanctuaire...» déclara t-elle en la prenant dans ses bras.

    La tête calée au creux de son cou, la Déesse versa des larmes amères qui allèrent mourir les unes après les autres dans cette chevelure violine. Plus jamais elle ne se laisserait berner ainsi, jamais. Non, elle ne pouvait plus supporter de voir les autres souffrir ainsi...

    Jamais.
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Lancelot du Lac


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MessageSujet: Re: Battle of the Heroes   Mer 2 Nov - 19:44

Arrow L'entrée du Sanctuaire

Non, ce n'était pas un chevalier blanc sur son destrier tout aussi albâtre, non, ce n'était pas un dieu, ni même un diable en boite. Mais ce n'était pas non plus simplement une personne lambda comme on en croise partout, c'était quand même un chevalier d'or. Tsurugi arrivait à toute allure sur son nuage jaune dans le ciel de Chine. Il croisa un objet qui filait à toute vitesse dans la direction opposée la sienne, si bien qu'il faillit le percuter.

- Qu'est ce donc ? Une armure ? Un valeureux chevalier serait donc tombé au combat ?

Le saint n'était pas du genre à prier pour les morts, mais il eut une pensée pour ce chevalier décédés, ignorant qu'en fait l'armure avait quittée son porteur pour d'autre raisons qu'il ne découvrirait que plus tard. C'est peu de temps après qu'il fut en vue des Cinq pics de Rozan, un lieu légendaire souvent cité dans les histoires de Wuffei, mais jamais jusqu'à présent Tsurugi ne s'y était rendu.

Amorçant la descente, il vit deux groupe distincts : deux personnes qui semblait vouloir en découdre, dont l'un des deux semblait être le fameux Corell, et un autre groupe composé de trois personnes. Il s'approcha du second, surtout quand il vit l'armure d'or portée par l'homme aux long cheveux blond qui devait être Asmita de la vierge.

Sans un mot, Tsurugi sauta de son nuage pour enfin toucher le sol. Il y avait deux femme avec le saint, qui d'ailleurs n'était plus en très bon état et devait avoir perdu son combat. En son fort intérieur, le capricorne était convaincu que le traitrer serait déjà mort si c'était lui qui l'aurait affronté. Puis son attention se concentra sur les deux femmes dont l'une était allongée sur sol, inanimée, et le chevalier la reconnu : c'était sous les traits de cette femme qu'il avait vu Athéna au sanctuaire.


- Par les cent huit kamis !

S'exclama t-il interloqué par le fait que l'autre blonde divine avait raison. Le cosmos divin de la divinité grecque avait quitté le corps de la jeune femme qui pourtant semblait encore attaché à la vie. Ce qui était étonnant était le fait qu'elle ne portait aucune blessure. Tsurugi détacha sa cape et couvrir la femme inconsciente avant de s'adresser aux deux autres personnes présente.

- Aidez moi à la mettre sur mon nuage, elle y sera plus confortablement installée.

Il s'abaissa pour la ramasser quand il se rendit compte que quelque chose n'allait pas. En effet, au moment où il s'approcha des deux femmes, il vit que celle qui était consciente portait une robe. Jusque là, rien d'anormal, sauf que quelque chose clochait en elle. Mais il ressentait au plus profond de son âme une aura qui émanait d'elle, si familière et réconfortante. De plus, le sceptre d'Athéna semblait luire de mille feu entre ses mains.

- Heu, c'est quoi ce bordel ?


Aucune finesse dans ses mots, c'était là son naturel qui prenait le dessus. Mais en même temps qu'il se posait des question, il entrevit une début de réponse : et si Athéna, la divinité qu'il se devait de protéger, s'était réincarnée dans le corps de cette femme ? Bien qu'il y pensait, cette notion semblait si improbable dans l'esprit de Tsurugi qui se trouvait là, complètement confus, ne sachant s'il devait s'excuser, s'agenouiller, ou n'importe qu'elle autre réaction possible.
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Bardamu


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MessageSujet: Re: Battle of the Heroes   Jeu 3 Nov - 19:50

[HRP]Je m'excuse si je ne reprends pas tous vos posts mais mon perso débarque et il comprend que dalle ^^[/HRP]

Arrow Maison du Bélier

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!!!

Splash !

MERDE !

Bardamu venait d'arriver aux 5 pics de Rozan avec sa discrétion et sa subtilité habituelles...

Accompagné de Kyros, il était parti vers la Maison du Bélier afin de rencontrer la Déesse Athéna. Mais cette dernière n'était plus là parce qu'elle était partie (logique !) : elle s'était téléportée vers l'Orient du Monde, plus précisément la Chine, terre de contraste et d'harmonie, où tout le monde mangeait avec des baguettes, faisait des courbettes et crachait sur l'impérialisme occidento-capitalo-américain (ah non ça, ce sera pour plus tard).

Se téléporter sur quelques dizaines ou centaines de kilomètres n'était pas une chose trop difficile pour un Chevalier d'Or, mais là on parlait de plusieurs milliers de kilomètres et ce n'était pas une mince affaire que de se transporter là-bas ; sans compter qu'il emmenait quelqu'un avec lui et que la moindre erreur pouvait être dangereuse, pas tellement pour lui - il était un Gold Saint quand même - mais plutôt pour Kyros qui pouvait se retrouver transformé en kebab...
Bref, le Scorpion fut obligé d'exécuter une manœuvre des plus délicates : concentrant davantage son Cosmos, il se focalisa sur le point d'arrivée. Point d'arrivée qu'il ne connaissait pas du tout autrement que par les récits qu'on lui avait fait (encore que certains étaient tout bonnement fantaisistes : la Chine était un pays peuplé d'habitants "fourbezécruels" qui noyaient les bébés à la naissance et qui bouffaient des œufs de dragon au petit-déjeuner...

Accroche-toi ! recommanda-t-il à Kyros, on va passer dans une zone de turbulences !

Et pour une zone de turbulences, c'en était une ! Un long tunnel coloré par lequel on pouvait voir de temps à autres des fragments d'univers, des paysages étranges, des constructions non-euclidiennes, des créatures complètement bizarres, des figures géométriques aux formes délirantes, des trucs, des machins...


Finalement, au bout de ce qui parut une éternité (bien qu'en fait ça n'avait pas duré plus de quelques secondes, les joies des distorsions spatio-temporelles...), nos deux compagnons arrivèrent enfin à destination... à quelques mètres au-dessus d'une rivière !

Bardamu tomba dans l'eau et poussa une juron. Fort heureusement le cours d'eau n'était pas trop profond et il put regagner la rive sans trop de mal. Trempé, il maugréa sur les "joies de voir du pays" et tordit sa cape pour en extraire l'eau. Il râlait pour la forme mais dans l'ensemble il était plutôt satisfait de lui : il avait réussi à téléporter deux personnes vers un endroit très éloigné qu'il n'avait jamais vu auparavant. Évidemment, s'il avait été un maître des dimensions, comme le Chevalier d'Or des Gémeaux, il aurait atterri sans se mouiller et aurait pu même emporter avec lui une bonne dizaine de personnes. Mais bon, à chacun sa spécialité...

Il avait senti plusieurs Cosmos avant d'arriver en Chine : celui d'Athéna, bien sûr (encore qu'il avait quelque chose d'étrange), trois de ses confrères, deux Or et un Bronze (s'il était aussi précis c'était grâce à sa maîtrise du 7° Sens) et un Cosmos sombre comme l'ébène qui appartenait à... Corell !

Bon sang, mais qu'est ce qu'il fout là ?! s'exclama-t-il.

Et il se dirigea au pas de course vers l'endroit d'où venait les différentes auras, ne s'attardant pas trop sur le paysage naturel qui était vraiment magnifique, digne d'une des plus belles peintures chinoises...
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Kyros


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MessageSujet: Re: Battle of the Heroes   Sam 5 Nov - 15:03

Maison du Bélier Arrow

Combien de temps s'était écoulé depuis que Bardamu nous avait téléporté? Une seconde? Une minute? Une heure? Une semaine?

Il était difficile pendant ces déplacements spatio-temporels de définir ce qui était rêve ou réalité. Il était impossible de savoir si le temps s'écoulait à son rythme normal et calme, ou bien si ce dernier était tout simplement en suspens, attendant la fin du voyage. Est-ce que j'existais en ce moment même? Mon corps physiques ne faisait plus parti de ce monde et pendant combien de temps?

Je commençais à comprendre la difficulté d'une telle technique et qu'elle ne pouvait être utilisée à la légère. Peut-être Bardamu s'était précipité à vouloir nous catapulter tous les deux à l'autre bout du monde. Agissant toujours sur son instinct, le Gold Saint du Scorpion avait entamé ce voyage et semblait en difficulté à présent. Son Cosmos donnait des signes de fatigues, fort compréhensible lorsqu'on se rend compte que nous allions franchir des milliers de kilomètres en une fraction de secondes.

Finalement, le chemin arriva à son terme, enfin nous étions libéré et la lumière du soleil vint de nouveau baigner nos corps engourdi par ce voyage invraisemblable, mais bien réel au final.

Seulement voilà, un voyage de cet envergure ne peut jamais se dérouler comme nous l'entendions et c'est dans une rivière que nous atterrissions. L'eau était diablement froide. Nos corps étaient encore il y a un instant habitués à la chaleur de Grèce, le choc thermique fut violent. Bardamu laissa échapper un juron. Avait-il trouvé l'eau trop froide? Ou bien était-il déçu de ne pas être parvenu à contrôler le lieu atterrissage?

Quoiqu'il en soit nous étions arrivés entiers, et c'était bien là le principale. En sortant de l'eau, Bardamu s'exclama soudain.

- Bon sang, mais qu'est ce qu'il fout là ?!

Je m'arrêtais surpris, n'ayant rien senti. Je fermais les yeux et me concentrais finalement pour essayer de sentir les présences alentours. Je n'étais pas encore très doué pour cela, mais depuis mon entrainement avec le Scorpion j'étais capable de sentir les auras à proximité, même si je devais me concentrer pour y parvenir et que je n'arrivais pas à reconnaitre les personnes rien qu'en sentant leur Cosmos, comme Bardamu semblait être capable de le faire. Quoi qu'il en soit, un Cosmos que j'avais déjà ressenti était présent. N'ayant pas rencontré beaucoup de monde jusqu'à présent, et d'après la réaction de Bardamu, il semblerait que Rozan ne comptait pas que des alliés parmi ses occupants.

Alerté par cette présence qui semblait représenter un danger bien réel, je courais derrière le Chevalier du Scorpion qui s'était déjà précipité vers le lieu où il était possible de sentir ces présences.
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Mashia


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MessageSujet: Re: Battle of the Heroes   Ven 11 Nov - 21:19

    Lointaine et familière à la fois, cette voix d'homme lui parvenait par intermittence. Comme un murmure étouffé.
    La divinité de la sagesse serrait contre son cœur le corps inanimé d'Arianna. Si cette dernière ressemblait à s'y méprendre à une morte, elle ne l'était pourtant pas. Tandis que ses yeux turquoises observaient avec tristesse ce visage figé dans une expression sereine, ses doigts, eux, courraient le longs de cette joue pâle.
    Un bref soupir échappa à la barrière de ses lèvres. Une dernière larme alla mourir dans cette chevelure violine. Puis, se détachant d'elle, celle que l'on appelait tantôt Mashia leva son regard vers le chevalier d'or du capricorne.
    Visiblement interloqué, celui-ci s'exprima certes, d'une grossière façon, mais réussi tout de même à lui arracher un sourire.
    Le temps était aux explications.
    Oui, tous avaient dû ressentir un bref instant l'extinction de son cosmos. La nuit commençait à étendre son voile ténébreux sur l'immensité du ciel. Aussi si l'ocre et le rose subsistaient, ce n'était que grâce au bon vouloir de la belle Nyx.
    Parée de son sombre manteau, il sembla à la Déesse qu'elle l'exhortait à la suivre sur son char tiré par ses chevaux fait d'ombre. Recouverte de la cape du chevalier, c'est avec douceur que la jeune femme prit de nouveau celle qui fut son hôte dans ses bras. Elle ne voulait pas s'éterniser ici, sachant qu'elle était une proie facile, une proie de choix puisque la voici dans un état de faiblesse extrême. Éreintée, subissant les séquelles de cet être ayant été soumis aux rudesses d'un long combat acharné, elle se voyait incapable pour le moment d'user de ses pouvoirs.
    Agenouillée dans l'herbe haute et verte, une aura bienfaisante planait autour d'elle, nimbant sa silhouette d'un délicat halo d'or.

    Deux nouvelles présences se firent ressentir : aux fluctuations de leurs deux puissances, l'un était d'or, l'autre de bronze. La déité n'eut alors le temps de répondre aux interrogations du capricorne. Sous le couvert de la nuit naissante, l'éclat de leurs plastrons attira son œil. Prémices du dévoilement. Elle connaissait ces armures, mais pas leurs porteurs. Un trouble dans sa mémoire? La jeune femme les laissa s'approcher sans mot dire. Puis, quand elle les vit, ainsi trempés jusqu'aux os, elle se redressa en s'aidant de son sceptre. Par cet effort tout à fait anodin, son être entier trembla. Or, elle se reprit bien vite, se constituant un masque parfait de stoïcisme. L'expression de son visage ne cilla pas. Elle était Athéna et même devant ses chevaliers, la Déesse ne pouvait se permettre de faillir.
    Une légère brise souleva sa chevelure de feu, sa mise abimée. Et elle ne put cacher sa délectation, sentir sur sa figure, la caresse du vent.

    «Chevaliers...» commença Athéna avec un brin d'hésitation dans la voix. «Je suis heureuse de vous voir ici. Les terres de Rozan ont été lavé de toutes formes de souillure, la menace des Spectres s'est envolée et je ne doute pas que le Lion est sur le point de revenir à la raison.» Elle se tut un bref moment, tournant la tête sur le côté. «Je n'ai su le faire revenir à la raison... L'emprise de Némésis était trop forte sur le lui. Mais... sachez qu'il n'est pas responsable de ce qu'il vient de se passer. -La jeune femme désigna le corps inerte d'Arianna- C'est à la Discorde que je dois ce coup de théâtre. Astucieuse Eris ! Ce mal qui me rongeait depuis mon retour d'Olympe était de son fait. Elle m'a empoisonné. M'a obligé de quitter ce corps, pour me réfugier dans un autre...»

    Cette révélation ne manquerait sans doute pas de les interpeller. Elle-même avait-du mal à admettre qu'Eris ait si finement manœuvré. «Ne vous méprenez donc pas sur la défection de Corell : il n'est guidé que par la douleur. Bientôt, je le sais, il reviendra vers nous. Liana réussira. Elle saura le ramener à la raison. Chevaliers! Je vous demande de ne pas intervenir dans leur combat.»

    Sur ces dernières paroles, la divinité s'avança vers le chevalier du Scorpion et du Cygne. Ses yeux se posèrent tour à tour sur eux avant qu'elle ne dépose sa main libre sur l'épaulière du chevalier de bronze. Elle lui offrit un petit sourire avant de projeter une onde de cosmos afin de le sécher. Athéna fit de même avec Bardamu, laissant transparaître toute sa bienveillance, et quelque part, l'inquiétude qui naissait dans son cœur.
    Elle sentait que quelque chose n'allait pas, quelque chose qui dépassait son propre entendement.
    Une menace plus grande qu'elle ne pouvait l'imaginer se dressait comme une épée de Damoclès au dessus de leurs têtes. Ce sentiment de malêtre grandissant la tenaillait. Et elle devait se résoudre à rentrer. L'appel de sa sœur et de son frère se faisait pressant.

    «Nous devons rentrer au plus vite. Non pas que le Sanctuaire soit dénué de défense, mais... je sens... comme un trouble. Artémis et Apollon sont agités, et ils ne sont pas seuls... Je suis désolée mais je dois me rendre au plus vite dans la chambre du Grand Pope. Montrer que je ne suis pas... morte. -Une brève pause- Cherchez Marcus, il est grand temps de nous rassembler. Je vous attends.»

    Athéna adressa un regard à Asmita puis à Tsurugi. Elle se pencha pour prendre dans ses bras la pauvre Arianna. Les yeux clos, la Déité disparut peu à peu, pour s'effacer totalement, ne laissant derrière elle, que de la poussière étoilée.


[ Désolée post rapide, manque d'inspi]

=> Temple du Bélier.
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Lancelot du Lac


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MessageSujet: Re: Battle of the Heroes   Sam 19 Nov - 12:48

Ainsi donc, comme il l'eut presque deviné, Athéna avait quittée l'enveloppe de son ancienne hôtesse pour en choisir une autre. Elle expliqua alors que c'était un coup d'une certaine Éris que Tsurugi ne connaissait de toute manière pas. Toujours est il que l'homme au casque cornu ne l'aimait déjà pas dans sa façon de combattre en utilisant des poisons plutôt que d'affronter ses adversaires face à face. Si cette Éris 'aurait pas été une déesse, il l'aurait traitée de faible chose juste bonne à mourir sur le champ.

C'est alors que deux nouvelles présences se fit ressentir un peu plus loin. On aurait dit qu'ils s'étaient téléporté sur place car leur cosmos apparut d'un coup. Le saint chercha des yeux l'apparence de ceux qui étaient capable de faire cela quand il vit une armure à l'éclat aussi doré que la sienne, accompagné par un autre chevalier dont le japonais put deviner qu'il s'agissait d'un guerrier en armure de bronze. Soit, c'étaient des alliés.

Puis Athéna reprit la parole, parlant de Corell. Elle dit qu'il fut trompé et que Liana qui l'affrontait actuellement le remettrait dans le droit chemin. Autant dire que ça n'arrangeait pas les affaire de Tsurugi qui devait ramener la tête du lion de jais. Soit, il allait rester là, pour s'assurer du retour de son confrère d'une manière comme d'une autre au cas ou la chevalière échouerait.

La déesse parla ensuite d'Artémis et d’Apollon, certainement les deux dieux présent au sanctuaire. Elle disait qu'elle se devait de les rejoindre au plus vite afin de les rassurer sur son état de santé. La divinité parla aussi d'un rassemblement, certainement d'une réunion entre chevalier d'or pour parler des évènements récents. Puis elle s'en alla, laissant là cinq de ses serviteurs dont trois des plus fidèle.


- Et bien, je sens que les prochains jours vont être agités.

Dit-il pour lui même avant de fixer son regard sur le combat qui avait lieu un peu plus loin. Corell était un guerrier puissant, ça se ressentait dans ses attaques. EN fait, c'était typiquement le genre d'adversaire que Tsurugi aurait aimé combattre et il se mit à envier la femme chevalier. Mais en même temps, l'affrontement contre le chevalier d'or aux longs cheveux blonds devait l'avoir sévèrement épuisé, ce qui rendait le combat plus accessible pour un chevalier de bronze.

Puis le capricorne se retourna vers ses deux compagnons d'arme qui pataugeaient dans l'eau, se demandant pourquoi ils étaient venus en ce lieu. Peut être simplement était-ils inquiets de la disparition du cosmos divin d'Athéna, tout simplement. Mais maintenant qu'ils pouvaient être rassurés, ils n'avaient plus grand chose à faire en ce lieu.


- Vous deux, vous devriez rentrer au sanctuaire. Il est inutile d'être trois chevaliers d'or ici. Quand à moi, j'attends que les deux autres ont fini de combattre pour les ramener, si toutefois il reste grand chose à ramener du chevalier du lion.

Sa dernière phrase, bien que pas très encourageante, était là uniquement pour signifier que si Liana échouait, que lui serait là pour s'occuper du renégat qui fut autrefois un de leur frère d'arme. Car malgré tout, le doute pouvait exister quand à la réussite de la femme chevalier et Tsurugi préférait rester pragmatique en imaginant tout les scénarios possible, même le pire.
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Kyros


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MessageSujet: Re: Battle of the Heroes   Lun 21 Nov - 19:34

Nous arrivions enfin auprès de nos compagnons. Un combat faisait rage non loin de là mais tous se tenaient à l'écart, pourquoi? Je pouvais apercevoir deux Chevaliers d'Or présents. L'un d'eux en piteux état. Le corps d'une femme allongée, sans le moindre signe de vie s'en échappant et finalement une autre femme, se levant gracieusement en nous voyant arriver. Ce que je ressentis à ce moment me transporta six dans le passé, cette fameuse rencontre qui changea ma vie et me fit adopter la vie que je vivais aujourd'hui. Le physique était différent, mais la Cosmos était tout simplement unique, il s'agissait de la Déesse de la Sagesse!

"Athéna!"

Enfin je la rencontrais. Finalement je pouvais faire ce dont j'avais toujours voulu faire, me présenter et me mettre officiellement à son service. C'était en effet mon attention, mais l'heure était à autre chose. Le temps était trop court et la Déesse semblait affaibli. Je ne comprenais pas très bien ce qu'il se passait, ni le lien qui existait avec cette jeune femme inerte, mais j'avais pu comprendre que la présence d'Athéna au Sanctuaire était urgente et qu'une divinité, nommée Eris, semblait avoir mis la vie de la Déesse de la Justice en danger.

Athéna nous parla également de Corell. Elle était donc au courant, mais à ma surprise, elle ne semblait pas lui en vouloir, ou du moins, elle semblait croire que tout cela n'était pas de la faute du Chevalier du Lion. Je ne pouvais pas me prononcer sur cette histoire n'en connaissant que trop peu, mais il était encore très clair dans ma mémoire notre rencontre en Enfers et que si Bardamu et moi étions restés quelques secondes de plus il nous aurait attaqué sans aucune pitié.

Athéna s'approcha finalement de nous et posa tout d'abord sa main sur mon épaule. Je sentis l'eau sur mon corps s'évaporer peu à peu. Je baissais la tête en signe de respect et voulait prononcer un mot, quoique ce soit, mais rien ne sortit. Je n'en fut pas capable. Toujours refermé sur moi-même, il me fallait passer peut-être plus de temps avec le Saint du Scorpion pour être moins introverti, tenter de suivre son exemple.

Quoiqu'il en soit, Athéna parti, nous demandant de la rejoindre au plus vite. Ne pas nous mêler du combat entre Corell et le Chevalier qui l'affrontait. Facile à dire, mais mon envie était réellement d'intervenir.

- Vous deux, vous devriez rentrer au sanctuaire. Il est inutile d'être trois chevaliers d'or ici. Quand à moi, j'attends que les deux autres ont fini de combattre pour les ramener, si toutefois il reste grand chose à ramener du chevalier du lion.

Le Chevalier du Capricorne venait de s'adresser à Bardamu et à moi-même. Peut-être avait-il raison, nos présences n'étaient pas nécessaires pour le moment en ce lieu. Je me tournais vers le Chevalier du Scorpion et lui demandait quelle serait notre prochaine étape.

- Que faisons-nous Bardamu? Nous attendons ici pour faire face à Corell ou nous rentrons?

Je n'étais pas capable de me téléporter comme lui, j'étais donc dépendant de sa décision pour pouvoir rentrer. Il aurait quand même pu me demander mon avis avant de m'emmener si loin, maintenant que j'y pense...
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Asmita


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MessageSujet: Re: Battle of the Heroes   Jeu 24 Nov - 16:56


    Pour la première et dernière fois de sa vie, il pu embrasser le monde de son regard turquin et en cet instant précis, alors qu'une myriade de petits soleils convergeaient vers lui, il fût heureux de sacrifier son corps pour préserver tant de majesté et de perfection. Jusqu'à présent le monde n’était pour lui qu'un vague assemblement d'odeurs et de bruits formant un tableau dépareillé. Un tableau dont il avait apprit à apprécier toutes les subtilités mais aujourd'hui ce tableau était devenu autre chose. Un chef d’œuvre.
    Façonné par le cosmos, cette œuvre avait atteint la perfection à ses yeux. Le cosmos avait réussit à créer un tableau qui se réinventait chaque jour. Chaque nuage dans le ciel, chaque souffle de vent, chaque ride à la surface de l'eau rendait unique chaque instant. Ce tableau se nommait la Vie.
    Tout autour de lui elle pullulait et s'exprimait avec plus d'intensité encore que l'énergie qui se dirigeait vers lui. Au dessus des deux silhouettes informes les éclairs déchiraient le ciel, formant de nouvelles formes à la surface des nuages d'un bleu-gris profond. Plus loin dans l'horizon, les rayons du divin Hélios venaient crever la couche nuageuse pour aller chatouiller le haut des monts de Rozan de leur douce lumière dorée. Cette lumière aussi pure que le cœur de leur Déesse bien aimé, Asmita l'avait ressentie pendant des années au plus profond de son être. Une lumière chaude et agréable dont il voyait pour la première fois la couleur. Cette couleur était sans doute banale pour la plupart des voyants mais pour lui elle était bien plus. Cet or immaculé était le symbole de tout ce pourquoi il s'était battu.
    Alors que Nyx allait couvrir une dernière fois son regard d'un voile ténébreux, le Chevalier à la crinière d'Or plongea ses iris d'un bleu irréel dans les deux fentes noires qui servaient de pupilles au renégat du Lion. C'est au fond de cet abysse de souffrance de de noirceur qu'il aperçu l'éclat de l'espoir. Qu'il s'agisse d'une brèche dans la prison de ténèbres qui enserrait le cœur de Corell ou d'une de ces visions du futur précédant la mort, Asmita regarda la vie défiler dans les yeux de son ancien camarade. Il le vit sourire comme autrefois, se tenant fièrement aux côtés de la Déesse. Puis, comme si ce Corell souriant avait appartenu au monde matériel, il lui sourit en lui tendant la main comme pour l'attirer dans ce monde paisible auquel il appartenait.
    Alors qu'il se sentit aspiré par une vive lumière aveuglante, persuadé que enveloppe corporelle relâchait son étreinte sur son âme, Asmita réalisa que l'homme à l'armure resplendissante qui lui tendait amicalement la main n'était ni l'âme défunte de son ancien camarade qui l'accueillait au royaume des morts mais bien une vision d'un futur plus éloigné. Un futur parmi tant d'autre qu'il percevait pourtant avec netteté et qui s'imposait à lui. Il se permit un dernier sourire devant le visage quelque peu ridé du Lion, satisfait de savoir que la Terre ne perdrait qu'un seul de ses protecteurs aujourd'hui. Lentement, il laissa glisser son corps vers la mer de nuages immaculés. Bientôt son âme rejoindrait les Havres blancs de la Mort. Ainsi allait l'ordre naturel des choses.

    Puis, avec une brutalité inouïe, il émergea à la réalité, comme un nageur retrouve la surface, en aspirant une grande goulée d'air ionisé par les énergies cosmiques. Hagard, désorienté comme s'il venait d'échapper à la noyade, le Chevalier de la Vierge mit quelque secondes avant de revenir de pleins pieds sur la terre ferme de la réalité sensorielle et physique. Il avait voyagé durant quelques micro secondes dans un domaine de perception ordinairement accessible aux seuls élus. Il avait vu comme les oracles de jadis. Puis les Moires avaient fait leur travail en lui ôtant à nouveau la vue. Telle était le prix à payer pour avoir réussit à voir au delà des limites de l'univers. Mais peut être que tout cela n'était qu'un délire de son esprit fatigué par un combat harassant et que privé de son cosmos il avait de nouveau retrouvé la nuit.
    Toujours en vie malgré l'attaque qui aurait du le frapper de plein fouet, l'homme à l'armure d'Or sentit la puissance phénoménale et pure de leur Déesse ainsi que celle plus discrète d'un cosmos qu'il avait déjà perçu auparavant. Alors qu'il se relevait péniblement, Asmita sentit les intentions d'Athéna. Elle comptait arrêter le Chevalier du Lion elle même et lui révéler la vérité. Elle n'avait jamais pu supporter que ses chevaliers puissent périr à sa place. C'était à la fois la plus grande qualité et le plus grand défaut de la Déesse de la Sagesse et de la tactique guerrière. Mais cette fois ci Asmita savait que Corell reviendrait dans la lumière. Il l'avait vu.
    Si la Déesse avait pu stopper la plus puissante attaque du Lion alors qu'il avait utilisé la majeure partie de son cosmos, elle n'aurait aucun mal à le neutraliser après le combat acharné qu'ils avaient menés quelques instants plus tôt.
    Mais alors que l'espoir renaissait enfin lorsque le Seigneur Noir se brisa le bras pour arrêter son attaque, le poison insidieux de la traîtrise fit son sinistre office, foudroyant la Déesse sur place dont le corps frêle s'affaissa lourdement sur le sol. Tétanisé un instant par ce revirement de situation, Asmita tenta de bondir vers le corps d'Athéna et ne parvint qu'à chanceler en se redressant totalement tandis qu'une vague insoutenable de peine et de douleur lui fît mettre genoux à terre.
    Ne prêtant plus attention au chevalier du Lion qui s'enfuyait, terrassé par les remords et poursuivi par la Louve de bronze, Asmita concentra le peu de cosmos qui lui restait pour soutenir le corps de la Déesse dont la vie s'échappait à une vitesse fulgurante, rongée par cette énergie pernicieuse surgit du néant. Soudainement, l'aveugle fût expulsé de la psyché de la Déesse, tant et si bien qu'il s'écrasa violemment sur le dos, projeté en arrière par une vague de puissance brute. Quelques mètres plus loin, il perçu le cri bref mais apeuré de sa disciple dont le cosmos avait disparu brutalement avec celui d'Athéna.
    Toujours écrasé par cette force monstrueuse, le Chevalier d'Or fît brûler une nouvelle fois son cosmos à son paroxysme pour faire voler en éclat la camisole énergétique qui le maintenait au sol comme un insecte. Qui que fût la personne ou la chose qui avait terrassé sa disciple et fait disparaître Athéna de la surface de la terre, sa puissance devait être celle d'une divinité. Dans un tourbillon furieux d'Or et d'éclairs, la Vierge se redressa tant bien que mal sur ses deux jambes déjà meurtries, prêt à affronter le souverain des Enfers en personne. Mais alors que l'étreinte s'estompait doucement en même temps que son aura, Asmita ne fit face qu'à du vide. Un vide aussi profond qu'un râle. Devant lui il n'y avait plus que des ombres à combattre et les corps inertes de deux jeunes femmes. L'ennemi, quel qu'il fût, avait frappé vite et fort avant de se retirer, emportant avec lui les âmes de Mashia et d'Athéna.
    Puis, un battement de cœur retentit, suivit d'un second.
    Et soudain il comprit lorsque le cri de l'espoir perça les nuages.
    Avec grâce et majesté, le corps svelte de sa disciple se releva tandis que son ancienne armure laissait sa place à la Victoire. Aussi revivifiant que le doux souffle de Zéphyr, le cosmos d'Athéna rayonna doucement en chassant l'épaisse masse orageuse qui surplombait encore Rozan. Et alors que cette paisible région montagneuse révélait toute sa beauté au contact des rayons du Soleil couchant, la trahison de la vile Discorde lui fût révélée. Ainsi l'orage qu'il avait sentit arriver dans ses méditations était bien réel. Quelque chose de plus préoccupant que la défection d'un chevalier se tramait à l'ombre du royaume infernal.
    Interrompu dans sa réflexion par l'arrivée du vaillant Chevalier Capricorne, le plus hardi d'entre eux, bientôt rejoint par le pragmatique Bardamu et son disciple du Cygne, Asmita fût pourtant heureux de savoir ses frères d'armes présents en ces lieux pour protéger la Déesse des griffes vicieuses de la Discorde. Lui même n'était plus en état de la protéger efficacement. Et si la menace que représentait Corell n'était plus d'actualité après ce qu'il avait vu, la possibilité d'une attaque d'Eris à un moment de fragilité aussi important restait hautement probable.
    Après un bref résumé de la situation, la déesse aux yeux pers disparue dans un tourbillon étoilé en emportant avec elle le corps inconscient de sa précédente hôte.
    Tendant son esprit vers le lieu de l'affrontement entre le Lion et la Louve, il sentit le doute émaner de l'esprit du seigneur Noir. Un doute qu'il n'avait pas réussit à instiller malgré ses efforts. Le boucle serait bientôt bouclée.
    S’autorisant un soupir de soulagement, le Chevalier de la Vierge laissa son armure se détacher de son corps meurtrit avant d'y instiller un message à travers le cosmos à l'attention du gardien de la première maison. Puis, comme si l'armure était triste de quitter son maître, elle s'éleva doucement dans cieux avant de filer vers la Grèce, telle une comète d'Or embrassant l’éther.

    *Shion mon ami, je confie mon armure à tes soins. J'aurais souhaité te l'amener en personne mais je dois me rendre à Jamir dans les plus brefs délais pour méditer sur les événements à venir. J'espère que le sang déjà présent sur mon armure sera suffisant pour la réparer. Je serais bientôt de retour parmi vous.*

    Sans son armure pour couvrir ses plaies, Asmita pu sentir le sang couler de ses blessures. Le combat avait été violent et il lui faudrait plusieurs heures de transe de guérison pour se soigner. Vêtu d'une simple tunique blanche et d'un pantalon crème maintenant tachés par son sang, Asmita se sentait pourtant presque nu sans son armure. La sensation était étrange mais il l'ignora pour se concentrer sur l'instant présent. Tsurugi se proposait de rester sur place au cas où Corell ne reviendrait pas à la raison. Ce doute était parfaitement légitime mais vain. Le Lion reviendrait parmi eux. En revanche il faudrait prendre garde à ce que la culpabilité ne brise pas ses crocs et sa confiance en lui. Cela serait un problème de taille pour le Sanctuaire.

     «Bien, pour ma part je vais m'employer à méditer sur ma défaite et soigner mes blessures, annonça l'homme aux cheveux blond d'une voix douce avant de poser sa main sur l'épaule du Capricorne, ne sois pas trop dur avec lui. Le mensonge est un arme redoutable lorsqu’il est bien employé. Le dieu de la Mort a su frapper dans la seule faiblesse de Corell. Le plus important reste à venir, nous devons restés soudés et confiants pour remporter la terrible bataille qui se prépare. Prenez soin de vous chevaliers, conclu-t-il avant de disparaître dans une multitude de rayons dorés. »



==>Jamir
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MessageSujet: Re: Battle of the Heroes   Sam 26 Nov - 18:46

Arrow Sombre Voyage, 5 pics de Rozan


Il marchait droit, mais n’avait pas fière allure. La Surplis du Lion étaient en grande partie détruite, seules quelques rares protections noires recouvraient encore son corps. Pourtant, bien qu’il ressemblât toujours à un Spectre d’Hadès, toute haine l’avait quitté. Ses yeux étaient redevenus normaux, d’un vert clair et symboles de l’espoir de sa rédemption. Il tenait la main de la Chevalière du Loup, mais la lâcha à contrecœur lorsqu’il aperçut les deux Chevaliers d’Or et le Chevalier de Bronze. Alors que les trois hommes le toisaient, il baissa la tête, incapables de faire face à leurs regards. Y verrait-il de la désapprobation ? Du Mépris ? De la colère ? Allaient-ils le tuer, ici et maintenant ? Il méritait de mourir, et il le savait. Mais tout n’était pas simple. Et avant de ne faire qu’un avec le cosmos, il souhaitait voir Athéna. A tout prix. Ainsi, il saurait. Car la Déesse avait les réponses, il le sentait.

Lorsqu’il arriva à hauteur des trois Saints, le renégat mit un genou à terre. Du jamais vu. Car après tout il était un ancien Chevalier d’Or, à présent devenu un ennemi. Qui plus est il était sûrement le Chevalier à l’égo le plus démesuré… Ce qui montrait à quel point il était prêt à faire amende honorable.

« Chevaliers… Je n’ai aucune excuse, aucune explication, à vous fournir. Je sais quels ont été mes actes. Je sais que je ne mérite que votre mépris pour avoir ainsi trahi. Et si je mérite la mort, alors je l’accepterai comme ma destinée.

Je sais que je suis votre ennemi. Mais au nom de l’homme que j’étais autrefois. Au nom du Chevalier d’Or du Lion, j’ai une seule, une unique requête à vous formuler avant que je ne sois puni pour mes actes. »


Il osa enfin relever la tête, observant les deux puissants Chevaliers d’Or qui le surplombaient de toute leur hauteur, dans leurs armures resplendissantes. Ils étaient si différents de lui en cet instant… Et pourtant si semblables.

« Je vous en prie. Menez-moi à Athéna. Sur mon honneur, je jure que je ne lui ferai aucun mal. Jamais je n’ai pu la frapper. Jamais je ne le pourrai… »
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MessageSujet: Re: Battle of the Heroes   Dim 27 Nov - 14:05

Le chevalier du lion était ainsi victorieux, mais son cosmos était redevenu plus serein, comme s'il avait connu la rédemption lors de ses combats successifs. D'ailleurs, cela se voyait aussi dans ses yeux. Tsurugi n'était pas du genre à reconnaitre les sentiments, mais là, c'était différent tant le changement de personnalité était radicale.

Corell avait honte d'avoir accomplit de tels actes, il s'agenouilla devant les deux chevaliers d'or encore présent aux cinq pics. Il ne chercha pas d'excuse, il avait encore ce petit supplément de fierté qui faisait la réputation du chevalier du lion. Mais en même temps, ces paroles sonnaient comme une demande de pardon.


- Corell, tu te rends compte que ce que tu nous demande est énorme ? Tu veux qu'on t’amène à Athéna alors qu'il y a encore quelques minutes tu désirais sa mort.

Ses paroles étaient dures sans pour autant être pleine de colère, mais Tsurugi n'en pensait pas moins. Les yeux du capricornes regardèrent le chevalier d'or de haut même s'il le respectait en tant que combattant, mais il fallait bien dire que les derniers actes qu'il avait accomplis en tant que renégats ne pouvait que lui apporter du mépris.

- De plus, une divinité m'a ordonnée de lui ramenée ta tête pour le mal que tu était supposé avoir fait à sa sœur.

Le chevalier d'or s'approcha de Corell et il tendit son bras droit en l'air tandis que son cosmos s'intensifia. Quiconque connait la légende du saint du capricorne sait qu'une lame légendaire existe dans son bras. Dans le cas du japonais, c'était la légendaire lame forgée par Masamune qui prit le nom de son créateur.

Le regard de Tsurugi semblait en dire long sur ses intentions, apparemment, il ne semblait pas vouloir pardonner les actes du renégat. Puis il abattit son attaque la plus puissante sur Corell, soulevant beaucoup de poussière. Quand l'épais nuage se dissipa, le renégat n'avait aucune trace de blessure quelconque, mais les derniers morceaux du surplis du lion se brisèrent en libérant totalement l'ancien saint de leur présence néfaste.

Tsurugi se retourna pour se diriger vers son nuage avant de s'arrêter après d'avoir fait quelque pas. Il se retourna de nouveau vers son ancien homologue, ses yeux étaient plus doux, pas de la compassion, mais quelque chose qui s'en rapprochait pas mal même si son visage restait presque figé sur une expression guerrière qu'il avait depuis sa plus tendre enfance.


- Personnellement, je ne vois pas ce que Athéna a à craindre avec toi. Car après tout, l'homme que je vois à genoux, je le considère comme un frère d'arme qui cherche à prouver sa bonne foi. De plus, tu n'as pas commis le crime de porter la main sur notre déesse, je n'y vois pas de raison suffisante pour séparer la tête du reste de ton corps.

C'était sa manière un peu à lui de dire qu'il pardonnait à Corell pour ses actes. Même s'il aurait voulut le combattre, le japonais savait qu'une victoire contre un adversaire épuisé ne serait jamais une victoire honorable. Néanmoins, le saint désirait affronter un combattant aussi puissant au moins une fois.

- Par contre Corell, tu rentres au Sanctuaire avec moi. Vu que je ne peux pas ramener ta tête, tu viendras entier avec moi. Il y a assez de place sur mon nuage.

Fit-il en sautant sur son étrange moyenne de locomotion en forme de nuage doré. Ce dernier semblait pouvoir accueillir deux ou trois personnes suivant que le saint du capricorne se tienne debout ou assis. Autant dire que vu que la chevalière de bronze risquait devenir avec eux, il préféra la position debout, d'ailleurs, il ne s'asseyait que très rarement dessus.
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Bardamu


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MessageSujet: Re: Battle of the Heroes   Dim 27 Nov - 22:28

[HRP]Désolé du retard mais je ne savais plus trop quand c'était mon tour de répondre ^^[/HRP]

Et Bardamu et Kyros se retrouvèrent devant Athéna. Pour le Chevalier du Scorpion, ce devait être la 3ème fois qu'il se trouvait en présence d'elle ou pour être exact c'était le troisième "corps d'accueil" qu'il rencontrait : la 1ère fois c'était la douce et voluptueuse Ahina, qu'il avait pris pour un simple servante (ce souvenir amena un bref sourire sur ses lèvres) ; la seconde fois c'était Arianna une ancienne Gold Saint (d'il ne savait plus quel Signe. Capricorne peut être...). Et maintenant, il se trouvait en face de... une femme, une ex-Sainte qu'il n'avait jamais rencontré jusque là (et à vrai dire il s'en foutait un peu).

*Décidément, c'est le jeu des chaises musicales avec elle...* pensa-t-il.

Enfin bon, tout ce qui comptait était qu'il avait en face de lui la Déesse de la Guerre et de la Sagesse. Qu'importe le corps qu'elle occupait dans le fond car seul son Cosmos prévalait. Ceci dit, Bardamu se demanda si un jour Athéna choisirait de se réincarner dans un corps d'homme...

Il s'agenouilla devant elle, retirant son diadème puis se releva quelques secondes après, sans mot dire.

De la bouche de la Déesse, Bardamu et Kyros apprirent que si Corell était devenu ainsi, la faute en incombait à Némésis, une sombre divinité. Quant à elle, c'était aux manigances d'Eris qu'elle avait due sa réincarnation dans ce nouveau corps...

*Eh ben, je suis bien content de pas être un Dieu !*

Puis, après leur avoir demandé de ne pas intervenir dans le combat qui opposait le Lion Noir à une certaine Liana, elle les sécha tous les deux en faisant briller doucement son Cosmos divin. Le Scorpion sentit comme un grand champs de fleur s'épanouir dans son cœur et une larme coula le long de sa joue.

Ça fait bien longtemps que j'ai pas chialé ! constata-t-il à voix haute, s'adressant à personne en particulier.

«Nous devons rentrer au plus vite. Non pas que le Sanctuaire soit dénué de défense, mais... je sens... comme un trouble. Artémis et Apollon sont agités, et ils ne sont pas seuls... Je suis désolée mais je dois me rendre au plus vite dans la chambre du Grand Pope. Montrer que je ne suis pas... morte. -Une brève pause- Cherchez Marcus, il est grand temps de nous rassembler. Je vous attends.»

Athéna prit la dépouille d'Arianna dans ses bras et se volatilisa comme un nuage de fumée.

Ils se retrouvaient donc en compagnie du Capricorne et de la Vierge. Bardamu ne se rappelait plus vraiment de leur nom ; non pas qu'il souffrait de trous de mémoire, bien au contraire, mais il n'avait jamais vraiment eu l'occasion de s'entretenir longuement avec eux. Et puis, il n'avait jamais vraiment été du genre à faire ami-ami avec quiconque. D'un autre côté on ne pouvait pas dire qu'il était méprisant envers les autres : il était absent la plupart du temps.

- Que faisons-nous Bardamu? Nous attendons ici pour faire face à Corell ou nous rentrons? demanda Kyros.

Il le regarda longuement avant de répondre :

J'en sais rien ! fit-il d'une voix laconique. Le Chevalier d'Or du Capricorne intervint à son tour :

- Vous deux, vous devriez rentrer au sanctuaire. Il est inutile d'être trois chevaliers d'or ici. Quand à moi, j'attends que les deux autres ont fini de combattre pour les ramener, si toutefois il reste grand chose à ramener du chevalier du lion.

Ne me dis pas ce que j'ai à faire ! répondit Bardamu avec humeur. A vrai dire il était un peu frustré d'avoir fait tout ce chemin pour des clopinettes !

La Vierge s'en alla quelque part. Il avait dû livrer un combat car son Armure semblait amochée en certains endroits et sa tunique était maculée de sang. Bardamu savait que les porteurs de la sixième Armure étaient des types bizarres qui passaient leur temps à chanter des prières bizarres ou encore à s'adonner à une activité bizarre qui s'appelait la méditation : c'est à dire poser son cul au sol et à se concentrer sur les mystères de l'univers et autres joyeusetés métaphysiques du même genre. Enfin, il tenait ça de d'un Chevalier qui le tenait de Dieu sait qui...

Puis Corell fit son apparition lui aussi avait dû livrer un sacré combat car son Surplis était en piteux état ; il tenait par la main une femme-Chevalier que Bardamu trouva jolie...

*J'en ferais bien mon ordinaire un soir !* pensa-t-il avec un petit sourire.

Le Lion Noir s'agenouilla devant eux et le Scorpion nota avec intérêt que son regard était redevenu normal : plus de haine ni de noirceur dans les prunelles. La suite fut plus intéressante :

« Chevaliers… Je n’ai aucune excuse, aucune explication, à vous fournir. Je sais quels ont été mes actes. Je sais que je ne mérite que votre mépris pour avoir ainsi trahi. Et si je mérite la mort, alors je l’accepterai comme ma destinée. »

Le Scorpion le regarda perplexe : était-ce une ruse destinée à leur faire croire qu'il ne représentait plus une menace pour Athéna et ses serviteurs ?

« Je sais que je suis votre ennemi. Mais au nom de l’homme que j’étais autrefois. Au nom du Chevalier d’Or du Lion, j’ai une seule, une unique requête à vous formuler avant que je ne sois puni pour mes actes. »

Les bras croisés, il attendit que Corell exposât sa requête qui ne tarda guère :

« Je vous en prie. Menez-moi à Athéna. Sur mon honneur, je jure que je ne lui ferai aucun mal. Jamais je n’ai pu la frapper. Jamais je ne le pourrai… »

*Alors là, il se fout de notre gueule ?!* pensa-t-il, décroisant les bras, sentant une sombre colère monter en lui... C'est alors que le Capricorne leva son bras et l'abattit sur Corell : l'instant d'après le Surplis (enfin ce qui en restait) fut découpé en moult endroits avant de tomber en morceaux par terre.
Le coup avait été très rapide, porté à la vitesse de la lumière * normal pour un Chevalier d'Or me direz-vous* mais Bardamu avait quand même eu le temps de le voir : une sorte d'épée au tranchant effilé comme une rasoir...

*Pratique son coupe-chou, pour la cuisine !*

Dans tous les cas, il était manifeste que le Saint d'Or du Capricorne lui avait pardonné. D'ailleurs ce dernier s'était dirigé vers un... nuage qui flottait dans les airs, à quelques centimètres du sol. Le Scorpion se dit que ce devait être sûrement un moyen de locomotion même s'il n'en avait jamais entendu parler auparavant. *Ces bridés sont vraiment bizarres...*

Bardamu choisit d'intervenir : oulah, attends mon coco : tu as peut être accordé ton pardon à Corell mais moi je lui fais pas confiance ! Qui nous dit que ce n'est pas une de ses ruses pour nous embobiner et foutre le bordel au Sanctuaire ?!

Il se tourna ensuite vers le principal intéressé : ne va pas croire que sous prétexte que tu n'as plus ton Surplis sur le dos et que tu nous fait ton numéro de la rédemption, que nous allons te croire. Enfin, moi en tout je ne te crois pas !

L'ongle de son index s'allongea démesurément et devint d'un beau rouge sang.

Je refuse de te laisser aller voir Athéna !

Un mince rayon écarlate jaillit de son doigt, transperçant Corell de part en part.


L'Aiguille Écarlate ! Elle n'inflige qu'une piqûre d'aiguille par où s'échappe le sang... Mais en réalité l'adversaire ressent une intense douleur comparable à celle procurée par la piqûre venimeuse d'un scorpion. Celui qui reçoit cette attaque n'a plus que deux choix possibles : la mort ou la capitulation ! Que choisis-tu Corell : accepter une mort digne ou rebrousser chemin et retrouver ton maître maudit ? Tu as 15 coups, le nombre exact d'étoiles composant la Constellation du Scorpion, pour te décider...

Bardamu était curieux de voir combien de coups le Lion serait capable de supporter. En fait, il y avait une bonne part de comédie dans la colère du Scorpion car une partie de lui-même était convaincue de la sincérité du Lion. Néanmoins, il était possible que l'influence d'Hadès restât encore en lui et la meilleure manière de s'en débarrasser était de le purifier et c'était justement à ça que servait l'Aiguille Écarlate : si elle apportait la mort au sens propre du terme, elle pouvait apporter une mort symbolique : la personne mourrait pour faire place à un être nouveau, lavé de ses impuretés et de ses imperfections.

Kyros avait subi cette épreuve et Bardamu espérait qu'il comprit l'allusion.
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Liana


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MessageSujet: Re: Battle of the Heroes   Lun 28 Nov - 18:36

~> Sombre Voyage

Tout le long du trajet qui les séparaient des Saints qui les attendaient, Liana n'avait pas lâché la main de l'ancien Lion, et plus ils se rapprochaient, plus la pression de cette dernière sur celle de son aimé se faisait plus importante, comme si par ce simple geste, sans qu'ils n'échangent le moindre mot, elle cherchait à lui communiquer de sa force, à lui prouver son soutien. Mais parvenus en vue du trio qui les attendait, la Louve sentit la main de Corell abandonner sa chaleur.

Elle savait ce qu'il comptait faire: se racheter aux yeux de ses frères d'armes, faire amende honorable. En voyant le Lion si fier s'agenouiller face aux deux Golds qui se tenaient là, et qu'elle ne connaissait pas, soulignons le au passage, elle ne put empêcher son cœur de se serrer. Depuis leur plus tendre enfance, elle pouvait compter sur les doigts d'une main le nombre de fois où son fier chevalier avait poser genou à terre pour se repentir de ses actes.

Le chevalier d'or du Capricorne fut le premier à prendre la parole. Lorsqu'elle entendit ce dernier faire mention de rapporter la tête du Lion déchu à une divinité, elle qui jusque là était demeurée silencieuse ne put s'empêcher de réprimer un sursaut, relevant son faciès orné du masque en direction du gardien de la Dixième maison du Sanctuaire. Allait-il l'abattre purement et simplement sans aucune autre forme de procès? A peine cette pensée lui effleura-t-elle l'esprit, qu'elle le vit abattre son bras sur Corell.

Il n'y avait pas un Saint qui ne sache pas ce que renfermé le bras du Capricorne: Excalibur. Il allait le tuer! Sous le choc, un nuage de fumée enveloppa l'ensemble des protagonistes présents, et lorsque celui-ci se dissipa, elle put constater que Corell se tenait toujours agenouillé. Un soupir de soulagement s'échappa de ses lèvres. La seule chose qu'avait détruite le Capricorne, n'était autre que les dernières pièces de la sombre armure qui recouvrait encore le Lion déchu, qui étaient à présent retournées au Néant auquel elle appartenaient.

Mais le soulagement de la chevalière fut de courte durée, car le Scorpion venait à son tour de lancer son attaque envers Jacen, menaçant celui-ci de lui faire à nouveau tâter de l'Aiguille Ecarlate. S'en était trop pour la Louve, qui jusque là, était restée en retrait. N'écoutant que les élans de son cœur, la Demoiselle à la longue chevelure noire vint se placer devant le Lion, bras écartés, son loup, Shadow, se plaçant entre elle et le blessé dans une attitude défensive, tandis qu'elle prenait la parole.

"- Permettez-moi de vous interrompre, chevaliers d'or. Tout d'abord laissez moi me présenter. Je suis Liana, chevalière de bronze du Loup."

Elle porta son regard en direction du Scorpion pour ajouter.

"- Je sais que mon jugement vous importe peu, mais je puis vous assurer que l'homme qui se tient à vos pieds ne désire que la rédemption. Ce qui me permet d'affirmer une telle chose? De vous tous, je suis celle qui connaît le mieux Corell, pour la simple et bonne raison que nous avons été élevé ensemble. Athéna m'a conduite avec elle car elle savait ce que nous représentions l'un pour l'autre. Et elle a eut raison."

Lentement, la jeune femme inclina la tête.

"- Je vous prie de me faire confiance et de le conduire auprès de notre bien aimée Déesse. Elle seule à la Sagesse nécessaire pour rendre son Jugement."

Ce qu'elle venait de dire pouvait paraître comme irrespectueux, mais elle ne pouvait laisser Corell être davantage blessé.
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MessageSujet: Re: Battle of the Heroes   Lun 28 Nov - 22:18

Le Chevalier de la Vierge, récupérant de son long et douloureux combat contre Corell, quitta alors la scène, s'en allant reprendre des forces et soigner ses blessures. Il déposa une requête au près du Chevalier du Capricrone, de ne pas s'en prendre au Chevalier du Lion. Malgré l'état lamentable dans lequel ce dernier l'avait mis, la Vierge ne semblait pas garder la moindre rancœur envers lui, pourquoi? Était-ce vrai? Ce Cosmos noir qui semblait s'être volatilisé, brisé en morceau, tout cela signifierait-il que Corell était redevenu lui-même?

Le doute planait au-dessus de nous tous. Même si Asmita pensait le contraire, rien ne nous garantissait que le Lion avait vaincu son côté obscur et qu'il ne se rangerait pas, une nouvelle fois, de l'autre côté de la barricade.

Bardamu et Tsurugi échangeaient quelques impressions, le Scorpion se montrant toujours aussi cordial, comme à son habitude. Arrivait-il réellement à maintenir de bonnes relations avec ses pairs? J'arrivais à le supporter tant bien que mal, d'ailleurs j'avais une dette envers lui et malgré le calvaire qu'avait été son entraînement, et surtout le malin plaisir qu'il tira à me faire souffrir, il n'en restait pas moins un fervent serviteur d'Athéna, d'ailleurs, notre rencontre avec la Déesse Athéna en avait été la preuve.

Finalement, Corell apparut devant nous, accompagné d'une jeune femme, portant une armure de bronze, assez endommagée. C'était elle qui se battait contre lui sans aucun doute. Ils arrivaient devant nous, main dans la main. Corell tentait de fuir le regard de ses compagnons, puis, se mit à genou devant eux, leur demandant pardon et de l'emmener devant Athéna.

Le Capricorne fut le premier à réagir à la requête du Chevalier du Lion.

- Corell, tu te rends compte que ce que tu nous demande est énorme ? Tu veux qu'on t’amène à Athéna alors qu'il y a encore quelques minutes tu désirais sa mort. De plus, une divinité m'a ordonnée de lui ramenée ta tête pour le mal que tu était supposé avoir fait à sa sœur.

Tsurugi s'approcha alors de son compagnon, qui était toujours agenouillé à terre, puis brandit son bras, entouré d'une fine lumière de Cosmos doré. Tout le monde au Sanctuaire connaissait la légende de l'Épée Excalibur, qui ne faisait qu'un avec le bras du Chevalier du Capricorne, à chaque génération. Allait-il vraiment faire rouler la tête du Lion?

Un épais manteau de fumée occupa l'espace dans lequel nous nous trouvions. Quand les silhouettes des deux Chevaliers d'Or furent à nouveau visible, nous pouvions tous constater que, ce que Tsurugi avait coupé, n'était pas la tête du Chevalier du Lion, mais si ce qui restait de son surplis. Ainsi, le Capricorne ne semblait pas en vouloir à Corell. Il lui avait manifestement pardonné.

Et moi? Quelle était mes intentions quant au Lion. Ce n'est pas qui m'ait demandé pardon, je ne sais même pas s'il m'avait vu ou non. Mais n'aurais-je pas moi aussi une parole à dire? Ne devrais-je pas éprouver de la colère envers celui qui avait attaqué Athéna?

Je n'arrivais pas à éprouver le moindre sentiment. C'est comme si je désirais ressentir la moindre émotion, que ce soit de peine, de colère ou bien même de soulagement, mais je n'y parvenais pas. Cette situation passait devant moi à toute vitesse, sans que je puisse le saisir, l'apprécier à sa juste valeur et me laisser emporter à l'intérieur. Pendant ce bref instant, j'étais redevenu moi-même, celui que personne ne voit, celui que tout le monde ignore, celui qui veut entrer dans le monde, en faire partie, mais qui n'en pas jamais eu le courage. Ce sont les mots de Bardamu, une nouvelle fois, qui me réveillèrent de ma léthargie.

- oulah, attends mon coco : tu as peut être accordé ton pardon à Corell mais moi je lui fais pas confiance ! Qui nous dit que ce n'est pas une de ses ruses pour nous embobiner et foutre le bordel au Sanctuaire ?!

Le Scorpion se tourna alors vers Corell, lui adressant la parole pour la première fois depuis l'arrivée du Lion.

- Ne va pas croire que sous prétexte que tu n'as plus ton Surplis sur le dos et que tu nous fait ton numéro de la rédemption, que nous allons te croire. Enfin, moi en tout je ne te crois pas ! Je refuse de te laisser aller voir Athéna !

Bardamu fut prompt à utiliser la Scarlet Needle. Sans avertir, la première fut lancée et Corell dut la recevoir de plein fouet. À ce moment précis, mon corps se remémorait la douleur que le Chevalier du Lion pouvait ressentir. Il n'y a pas si longtemps que ça, j'avais subi la même chose.

- L’Aiguille Écarlate ! Elle n'inflige qu'une piqûre d'aiguille par où s'échappe le sang... Mais en réalité l'adversaire ressent une intense douleur comparable à celle procurée par la piqûre venimeuse d'un scorpion. Celui qui reçoit cette attaque n'a plus que deux choix possibles : la mort ou la capitulation ! Que choisis-tu Corell : accepter une mort digne ou rebrousser chemin et retrouver ton maître maudit ? Tu as 15 coups, le nombre exact d'étoiles composant la Constellation du Scorpion, pour te décider...

Je voyais parfaitement où le Chevalier du Scorpion voulait en venir. Il avait probablement raison, c'était le meilleur moyen de ce certifier du bien fondé de la parole de Corell. Si ce dernier était vraiment repenti comme il l'affirmait, alors ce traitement de choc serait le meilleur moyen de s'en assurer. Néanmoins, cela n'en restait pas moins douloureux, mais étant donné les actions récentes du Chevalier d'Or, cela serait une punition bien plus faible que celle qui devrait l'attendre normalement.

Cependant, cette décision de Bardamu n'était pas du goût de tous. Le Chevalier du Loup, jusqu'à maintenant bien silencieuse, intervint alors dans l'espoir de dissuader le Chevalier du Scorpion de son intention de continuer à lancer ses aiguilles sur Corell.

- Je sais que mon jugement vous importe peu, mais je puis vous assurer que l'homme qui se tient à vos pieds ne désire que la rédemption. Ce qui me permet d'affirmer une telle chose? De vous tous, je suis celle qui connaît le mieux Corell, pour la simple et bonne raison que nous avons été élevé ensemble. Athéna m'a conduite avec elle car elle savait ce que nous représentions l'un pour l'autre. Et elle a eut raison. e vous prie de me faire confiance et de le conduire auprès de notre bien aimée Déesse. Elle seule à la Sagesse nécessaire pour rendre son Jugement.

Voilà qui n'était pas vraiment prévu. Comment Bardamu réagirait à cela? Attaquerait-il même ayant la jeune femme entre lui et sa cible? J'avais la firme conviction que non. Il avait un certain penchant pour les jolies femmes, et il ne faisait pas de différence selon le camp, mais une fois une aiguille lancé, le venin ferait déjà son effet et seul Bardamu pourrait alors stopper la propagation du poison et l'hémorragie si réellement Corell était redevenu qui il était.

Je m'approchais alors du Chevalier du Loup et m'adressait aussi à Tsurugi, qui aurait probablement envie d’intervenir lui aussi.

- Liana! Chevalier du Capricorne, mon nom est Kyros. Je sais que cela peut paraître une vengeance de la part de Bardamu, mais croyez-moi je sais qu'il est le premier à vouloir croire que Corell est repenti. Pour avoir passé une épreuve similaire je sais ce qu'il prétend avec cette attitude et même si cela peut vous donner un sentiment de violence gratuite, vous pouvez être certains que Bardamu ne le fait pas, entraîné par une envie sadique de faire souffrir son prochain, même s'il peut laisser paraître cette impression. Je vous demande de vous écarter Dame Liana! Laissez-les se faire face, Corell lui-même devait s'attendre à ce genre de représailles, je suis certain qu'il ne désire pas de la pitié. Si il est réellement redevenu le Chevalier d'Or dont j'ai entendu parler, alors tout se passera bien.

Je ne savais pas si mes paroles auraient un quelconque impact. La tristesse de mon visage et de mon âme était bien visible et perceptible. C'était mon cri contre la solitude qui me rongeait encore et encore. Mon envie de laisser une preuve de mon existence. Je ne voulais pas redevenir invisible et il me fallait donc faire un choix. Soutenir le seul qui jusqu'à présent m'avait donné une réelle importance était le choix le plus logique, mais sachant comment tout cela se terminerait, je savais qu'à la fin, nous tous serions de retour au Sanctuaire.
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Corell


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MessageSujet: Re: Battle of the Heroes   Lun 28 Nov - 23:39

Une main ensanglantée se posa subitement sur l’épaule de la jeune femme, la faisant sursauter. Elle se retourna, laissant le loisir à tous de découvrir le Renégat du Lion chancelant sur ses jambes. Il saignait abondamment de ses multiples blessures. Les piqures du Scorpion avaient réouvert les multiples meurtrissures dont il hérité au fil de ses deux combats, notamment celui contre le Chevalier d’Or de la Vierge, qui avait été l’un des combats les plus éreintants qu’il avait vécu. Mais plus que tout, c’était son second bras qui dégoulinait littéralement de sang et qui pendait lamentablement sur son côté. Ce bras qu’il avait stoppé in extremis pour ne pas blesser Athéna, ce qui avait rompu ses os et ses tendus, générant une hémorragie interne qui débordait à présent à travers les morsures que lui avait infligées Liana. Pourtant, le jeune homme parvint à repousser lentement la femme qu’il aimait sur le côté.

« Jaina, je t’en prie… Ecoute le Chevalier du Cygne… »

Le Lion pressait d’une main crispée la minuscule marque rouge qui naissait sur son torse. Il avança d’une démarche hésitante, courbé en avant, tremblant de tous ses membres. Il était vraiment à bout de forces, faisant face à un Chevalier du Scorpion frais et prêt à tout pour lui ôter la vie. Il savait que ce ne serait pas facile… Il avait même été surpris de la décision du Chevalier du Capricorne de lui laisser une chance. Mais le Scorpion était bien différent. Et il ne manquait pas de piquant. Si le Lion réussissait à tenir debout, c’était par la seule force de son cosmos. Le venin coulait déjà dans ses veines, lui brûlant les entrailles et lui faisant un mal de chien. Ses yeux étaient à nouveau imbibés de sang, non plus à cause des sombres énergies qui faisaient partie de lui un peu plus tôt, mais à cause de l’Aiguille Ecarlate, qui brisait ses entrailles avec une facilité déconcertante.

Quelle ironie. Tsurugi lui avait ôté sa Surplis par confiance… Et sans cette Surplis, il ne pourrait jamais faire face à Bardamu. Mais en y songeant, Corell ne le voulait pas. Il n’avait ni la force, ni l’envie de s’opposer au procès du Chevalier d’Or. Il s’était retourné contre les siens. Il avait trahi. Il avait presque tué un Chevalier d’Or… Il avait presque tué sa propre déesse. Oui. Il méritait de mourir. Et si Bardamu décidait de lui donner la mort, alors il en serait ainsi. Au moins, il mourrait heureux. Heureux d’avoir retrouvé l’amour de sa vie. Heureux de n’être pas mort avec la haine dans le cœur. Heureux de mourir de la main d’un Chevalier d’Or.

Mais pas aujourd’hui. Pas maintenant. Pas avant d’avoir revu la Déesse Athéna.

« Bardamu … Si le prix pour revoir la Déesse Athéna est de me soustraire aux quinze coups de l’Aiguille Ecarlate, alors qu’il en soit ainsi. »

Il n'y avait plus à se justifier. Il n'y avait plus à hésiter. Il ferait face, comme un vrai Chevalier d'Or, sans peur et sans remords. On disait que l'Aiguille Écarlate était une technique unique en son genre, et que personne n'avait pu survivre à ses quinze coups. Rares étaient ceux qui parvenait à rester sains d'esprit au delà du quatorzième...
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Bardamu


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MessageSujet: Re: Battle of the Heroes   Sam 3 Déc - 21:49

Par l'Aiguille Ecar...

Bardamu s'apprêtait à lancer de nouveau son arcane quand il fut interrompu par la demoiselle qui s'interposa entre lui et sa "victime". Il était heureux que le Scorpion eut de bons réflexes sinon la Femme-Chevalier se serait pris le coup à la place de Corell.

"- Permettez-moi de vous interrompre, chevaliers d'or. Tout d'abord laissez moi me présenter. Je suis Liana, chevalière de bronze du Loup."

Il hocha la tête, fronçant les sourcils : il n'aimait pas trop qu'on le dérange pendant qu'il "jouait". Mais cette Liana était mignonne comme tout (Bardamu pardonnait beaucoup de choses aux femmes, surtout quand elles étaient jolies), aussi laissa-t-il son bras retomber le long du corps.

Enchanté Liana ! fit-il avec un petit sourire.

Puis elle se lança dans un vibrant plaidoyer sur Corell qui ne désirait rien d'autre que la rédemption et patati et patata. Le Gold Saint l'écouta, la mine grave, les bras croisés, se demandant quand elle aurait fini...

"- Je vous prie de me faire confiance et de le conduire auprès de notre bien aimée Déesse. Elle seule à la Sagesse nécessaire pour rendre son Jugement." conclut-elle en s'inclinant.

Eh bien je... commença-t-il. Mais l'intervention de Kyros l'interrompit :

Liana! Chevalier du Capricorne, mon nom est Kyros. Je sais que cela peut paraître une vengeance de la part de Bardamu, mais croyez-moi je sais qu'il est le premier à vouloir croire que Corell est repenti.

Bardamu sourit : le Cygne avait dû également arriver aux mêmes conclusions que lui en ce qui concernait Corell. Son sixième sens s'était considérablement amélioré. Nul doute qu'un jour il finirait par atteindre le Septième Sens.

Pour avoir passé une épreuve similaire je sais ce qu'il prétend avec cette attitude et même si cela peut vous donner un sentiment de violence gratuite, vous pouvez être certains que Bardamu ne le fait pas, entraîné par une envie sadique de faire souffrir son prochain, même s'il peut laisser paraître cette impression.

Ah merde, lui dévoile pas tout bon sang ! Mon effet dramatique est foutu là ! pensa-t-il, jetant un regard en biais au Bronze Saint.

Je vous demande de vous écarter Dame Liana! Laissez-les se faire face, Corell lui-même devait s'attendre à ce genre de représailles, je suis certain qu'il ne désire pas de la pitié. Si il est réellement redevenu le Chevalier d'Or dont j'ai entendu parler, alors tout se passera bien.

Bardamu ne dit rien mais se contenta de hocher la tête. C'est alors que le Lion posa une main sur le Loup, la repoussant doucement, la priant d'écouter Kyros. Puis il se tourna vers le Scorpion et dit dans un souffle :

« Bardamu … Si le prix pour revoir la Déesse Athéna est de me soustraire aux quinze coups de l’Aiguille Ecarlate, alors qu’il en soit ainsi. »

Bardamu, quand il vit l'état lamentable de son frère d'armes eut un doute : pourra-t-il être capable de supporter l'intégralité de mon arcane ? pensa-t-il, lui jetant un regard apitoyé. S'il était sincère - ce dont il ne doutait pas - il aurait sûrement un cadavre sur les bras... Il fut tenté d'en rester là mais il se souvint que Corell était un Chevalier d'Or et qu'il pouvait certainement aller au-delà des limites de ce qu'un homme ordinaire pourrait endurer. Qui plus est, il n'aimait pas vraiment laisser une tâche inachevée !

Bon ! s'exclama-t-il, maintenant qu'on en a fini avec ces simagrées, on pourrait peut être repasser aux choses sérieuses ?!

Bien entendu, il ne considérait pas les paroles de ses frères et sœurs comme des "simagrées" mais il aimait bien donner aux autres une image je-m'en-foutiste de sa personne.
Il concentra de nouveau son Cosmos et leva sa main : de son index jaillit quatre rayons de couleur écarlate qui allèrent frapper Corell de plein fouet.


Cela fait cinq piqûres maintenant ! C'est le maximum que pourrait supporter un homme ordinaire mais tu n'est pas un "homme ordinaire" n'est-ce pas ? fit-il avec une pointe d'amusement dans la voix.
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Corell


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MessageSujet: Re: Battle of the Heroes   Lun 5 Déc - 16:21

Spoiler:
 

Cinq piqures. Cinq tortures. Son sang bouillonnait dans ses veines. Tout son corps lui faisait mal à mesure que le venin se propageait dans ses artères. La force de l’impact l’avait fait reculer de plusieurs mètres, ses pieds encore recouverts des restes de sa Surplis ayant creusé deux profonds sillons dans le sol noir de Rozan. Mais le Spectre était resté debout. Il était courbé en avant, ses cheveux lui collant sur le visage, où la transpiration se mêlait à la crasse des combats. Son bras blessé pendait toujours mollement, perdant du sang en quantité, alors que de son autre bras il tentait vainement de recouvrir ces minuscules plaies qui ornaient à présent son buste, des plaies rougeâtres presque invisibles, car elles ne relâchaient pas de sang.

Le venin commençait à se propager dans ses muscles et ses organes : déjà ses mouvements devenaient erratiques, sa posture légèrement déformée. Il perdait la notion du temps et du mon qui l’entourait ; son regard devenait flou, il avait du mal à entendre… Le poison du Scorpion avait atteint sa tête et commençait lentement à le priver de ses sens.

Le poison avait investi son cœur. Chaque battement était un supplice. Il avait envie de crier. Il avait envie de dire à Bardamu de l’achever, ici et maintenant. Il le méritait. Mais pas immédiatement. D’abord, il devait voir Athéna.

L’Aiguille Ecarlate… La capitulation ou la mort. Le Lion ne changerait pas d’avis. Il ne capitulerait pas. Il resterait fidèle à lui-même. Il irait jusqu’au bout. Il trouva suffisamment de forces pour relever la tête et regarder le Scorpion.

« Qu’attends-tu, Bardamu… Est-ce tout ce dont tu es capable, Chevalier... »
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MessageSujet: Re: Battle of the Heroes   Sam 10 Déc - 20:13

Dire que le Lion souffrait était un euphémisme tant que les piqûres de l'Aiguille Écarlate avaient perforé la peau de Corell. Vues comme ça elles avaient l'air superficielles mais en réalité elles avaient pénétré en profondeur les chairs de sa "victime", lui causant une douleur difficile à imaginer. Ceci dit Bardamu n'en avait jamais ressenti les effets ; il était de tradition que tout futur porteur de l'Armure du Scorpion se doit de subir les quinze coups de l'Aiguille Écarlate. Bien entendu, cela n'était uniquement valable que si le mentor était soi-même Chevalier d'Or de la huitième Constellation. Mais celui de Bardamu était un Silver Saint à la retraite et par conséquent il n'avait jamais pu lui faire subir cette épreuve. De toute manière, les traditions et le jeune homme, cela faisait deux : il détestait les usages stupides, les coutumes ridicules auxquels certains peuples s'accrochaient pour on ne savait quelle raison ; de la même manière, il avait le plus grand mépris pour les religions du Livre : à ses yeux, loin de libérer l'homme, elles ne faisait que l'enfermer dans un carcan de lois idiotes et de préceptes fumeux sujets à moult interprétations ("tu ne dois pas mélanger le sang du mouton au lait de chamelle avec la viande issue d'un animal à patte non fourchue le jour de la pleine lune qui suit le jour du Créateur...").

Mais revenons à Corell : ce dernier s'était donc pris de plein fouet l'attaque du Scorpion et avait reculé plusieurs mètres en arrière, creusant ainsi deux sillons parallèles dans le sol. Malgré cela, il se tenait toujours debout. Bardamu admira sa résistance mais il se demanda s'il serait encore capable d'endurer d'autres piqûres : le poison devait couler dans ses veines, affaiblissant ses cinq sens et ses organes, notamment le cœur et le cerveau ; à ce sujet, puisqu'on parlait de ce dernier, il était fort probable que le Lion ne devait plus vraiment avoir les idées claires (mais les avait-il toujours eues ?!).

Le Lion ouvrit la bouche : « Qu’attends-tu, Bardamu… Est-ce tout ce dont tu es capable, Chevalier... »

Cette remarque qui sentait fort l'ironie fit monter la moutarde au nez du Scorpion : comment, il ose ramener sa fraise après tout ce qu'il a fait ? Il se détourne de la Déesse de la Guerre et de la Sagesse pour embrasser les "idéaux" du Sombre Monarque, troque son Armure d'Or contre un Surplis, il retourne sa veste et il se moque de moi par-dessus le marché ! pensa-t-il, furibard.

Prends-ça ! s'écria-t-il, projetant du bout de son long ongle recourbé cinq rayons de couleur rouge-sang qui allèrent frapper Corell de plein fouet. Cela faisait maintenant dix piqûres, bien plus que ce qu'un homme ordinaire pouvait supporter. C'est maintenant que ça va devenir intéressant ! pensa-t-il, un sourire mauvais aux lèvres. Jusqu'ici ça n'a été que les amuses-gueules mais place au plat de résistance maintenant !

Il jeta un coup d'oeil à ses compagnons mais ces derniers observaient la scène calmement. Approuvaient-ils ou désapprouvaient-ils ce qui se déroulait sous leurs yeux, Bardamu n'aurait su le dire mais de toute manière cela n'avait pas une grande importance tant il se fichait un peu de ce que pensaient les autres.

Il reporta son attention sur le Lion qui devait certainement souffrir le martyr. Si avec ça il ne se met pas à gueuler comme un putois, je veux bien être pendu !
Alors, que choisis-tu ? La capitulation ou la mort ? demanda-t-il d'une voix douce, l'ongle de son index continuant à briller doucement d'une lueur écarlate...
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Corell


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MessageSujet: Re: Battle of the Heroes   Lun 12 Déc - 15:29

Tout allait si vite. Bien trop vite pour le Lion. A peine distingua-t-il plusieurs éclairs rouge sang que la douleur des piqures le frappa une nouvelle fois, délaissant son torse pour s’attaquer à ses jambes. Les piqures en elles-mêmes n’étaient presque pas douloureuses. Mais lorsque le venin se déversa d’un coup dans ses cuisses et ses mollets, le Renégat perdit complètement l’équilibre, ses jambes étant incapables de soutenir son corps. E, ajoutant à cela la force de l’impact, le Lion fut repoussé en arrière, s’étalant face contre terre dans son propre sang. Le liquide rouge baignait sur sa peau et imprégnait ses vêtements, tellement la flaque devenait de plus en plus grande. La terre des Cinq Pics de Rozan, malmenée par les combats successifs qui avaient opposé le Spectre aux Saints de la Vierge et du Loup, mais rassasiée par la récente pluie torrentielle, ne parvenait pas à absorber le sang.

Jamais Corell n’en avait perdu autant. Jamais il n’avait été aussi mal en point, aussi désarçonné, incapable de répondre aux attaques de son frère d’armes, voire même de tenter de la minimiser. Il n’avait plus d’énergie, et la douleur l’empêchait de se concentrer suffisamment pour rester maître de lui-même. Le Scorpion, lui, était au sommet de sa forme. Frais, disponible, son cosmos flamboyait d’intensité et son regard était déterminé. En temps normal, le Lion aurait très bien pu lui opposer une farouche résistance… Mais il n’en faisait rien. Il n’en avait ni l’envie, ni la force, ni la volonté.

Chaque parcelle de son être résonnait de souffrance. Chaque seconde de souffrance rappelait au renégat les dégâts qu’il avait fait. Les choix erronés qui l’avaient conduit jusqu’à l’être qu’il était devenu en ce jour : un traître, un meurtrier. Bien qu’en réalité il n’ait au final tué personne, cela ne changeait pas la donne : ce sont nos actes qui reflètent ce que nous sommes. Et tous les actes n’avaient fait que compliquer la situation. Au lieu de tuer un Juge des Enfers, il n’avait réussi qu’à éveiller un Dieu maléfique. Il avait affaibli deux puissants Saints alors que les Spectres étaient encore puissants et attendaient leur heure pour envahir la Terre. Il avait même provoqué le coma d’Athéna.

Oui. Cette souffrance il la méritait. Et la seule chose qui le décevait, c’était qu’il ne ressentait plus rien dans son bras droit. Ce bras qu’il avait brisé pour éviter de tuer sa Déesse. Ce bras qui gisait inerte au sol, où se situait le plus de sang. Il aurait aimé ressentir le venin du Scorpion dans son corps tout entier. Dommage qu’il ait dû se briser le bras.

Durant quelques secondes qui semblèrent durer une éternité, le Renégat ne bougea pas, reposant au centre de la flaque rouge grandissante. Pourtant, il ne choisit pas la mort. Ni la capitulation. Car lentement, avec des grognements de douleur, il se releva. La tâche était ardue. Il n’avait plus qu’un bras valide. Son corps était terriblement lourd. Ses combats l’avaient affaibli. Ses jambes ne le soutenaient presque plus, manquant se briser à tout instant. Pourtant, il parvint à se relever tant bien que mal, chancelant et parvenant à peine à relever la tête.

« Je ne choisis ni la mort, ni la capitulation. Je ne peux me le permettre. Plus tu me frapperas, Chevalier, plus je serai déterminé à survivre pour revoir Athéna… Au moins une ultime fois. Dans cette vie ou dans l’autre. »

Sa voix était lente et rauque. Bien différente de cette lourde empreinte maléfique qu’il avait lorsqu’il était sous l’emprise de l’obscurité. Ici, c’était la fatigue, la douleur et la honte qui agissaient sur le jeune homme. Étrangement, même si on pouvait aisément lire la souffrance qui lui barrait le visage, le jeune homme était étrangement calme et résolu.

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Bardamu


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MessageSujet: Re: Battle of the Heroes   Lun 12 Déc - 16:38

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Les cinq piqûres suivantes touchèrent Corell qui perdit l'équilibre, chutant en arrière. Le Lion reposait littéralement dans une grande flaque de sang. L'expression "baigner dans son sang" prenait tout sens. Pendant un moment Bardamu crut qu'il l'avait fait définitivement passer de vie à trépas mais non, sa "victime" bougeait encore, faiblement certes, mais il restait encore un peu de vie dans cette carcasse qui devait endurer une souffrance abominable. A moins que ce ne fut le dernier spasme avant l'agonie...

Pourtant, Corell se releva tant bien que mal. Son bras droit pendait lamentablement le long de son corps, ses jambes avaient du mal à le porter et chaque respiration devait être un supplice. Il était possible que, comme ses sens étaient engourdis, il ne devait plus vraiment sentir quoi que ce soit. Raison pour laquelle il arrivait encore à bouger sans hurler de douleur. Peut être.

« Je ne choisis ni la mort, ni la capitulation. Je ne peux me le permettre. Plus tu me frapperas, Chevalier, plus je serai déterminé à survivre pour revoir Athéna… Au moins une ultime fois. Dans cette vie ou dans l’autre. »

Mauvaise réponse ! rugit Bardamu tout en projetant quatre nouveaux rayons lumineux qui allèrent frapper le Lion.
Cela nous fait quatorze piqûres de l'Aiguille Écarlate maintenant ! Il ne manque plus que la dernière, l'Antarès, pour parachever mon œuvre ! Prépare-toi à mourir !

Il concentra son Cosmos, le poussant à son paroxysme quand il entendit une petite voix dans sa tête qui le coupa net dans son élan. Il la reconnut aussitôt, c'était celle d'Athéna ! Le message était on ne peut plus clair : Zeus, le Roi des Dieux était tombé suite aux manigances d'Eris (ah celle là, dans le genre "je casse l'ambiance", elle est forte...) ; elle s'était alliée avec Arès, les fils de Poséidon et l'épouse d'Hadès (eh ben, on est pas dans la merde !). En conséquence de quoi, il fallait que les Saints marchent vers les Enfers afin de récupérer une statue où était enfermé Zeus (hum...). Pour le moment, les Saints devaient rentrer au Sanctuaire afin de se rassembler... Bref, c'était la Guerre !

Bon ben, j'en étais où avec tout ça ?... Ah oui l'Antarès ! dit-il à voix haute. Il ne faisait aucun doute dans l'esprit du Scorpion que ses compagnons avaient dû eux aussi entendre l'appel de la Déesse. Ce n'était donc pas la peine de perdre du temps à leur expliquer.
Il fit immédiatement exploser son Cosmos : une aura dorée et rouge sang enveloppa son corps et son Armure. Il tendit de nouveau son bras et aussitôt l'ongle recourbé se mit à briller d'une lueur écarlate des plus intenses. On eût dit une escarboucle brillant dans les ténèbres. L'instant d'après il fut sur Corell, hurlant à pleins poumons un MEUUUUUUUUUUUUUUUURS !!!!! sauvage tandis que son doigt pénétrait profondément dans l'abdomen du Lion.

Il dégagea son index et soutint son camarade afin de l'empêcher de tomber au sol. Puis il lui dit d'une voix amicale : rassures-toi, je n'ai pas porté l'Antarès. J'ai pressé un de tes points vitaux. Maintenant le sang va s'arrêter de couler et ton corps pourra en fabriquer de nouveau. Ceci dit, on peut considérer quelque part que tu es mort, au sens figuré du terme : l'ancien Corell est mort pour laisser la place à un nouveau, débarrassé de la souillure d'Hadès. Allez, relève-toi, Chevalier d'Or du Lion (et il avait appuyé sur ces cinq mots), nous avons du pain sur la planche !

Toujours le soutenant du bras, il sortit des replis de son Armure une fiole : un coup de gnôle ? Ça te remettra d'aplomb !


Dernière édition par Bardamu le Sam 31 Déc - 21:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Battle of the Heroes   Mer 14 Déc - 14:59

Comment faisait-il ? Comment arrivait-il à une maîtrise si pointue et si facile de son cosmos ? Le Scorpion était lancé, et rien ne l’arrêtait. Dans les idées brumeuses du Lion, qui succombait peu à peu à l’inconscience, le jeune homme du avouer que Bardamu était réellement étonnant. Le Chevalier était capable de générer des piqures d’une telle intensité à une vitesse surprenante… Et avec le sourire. C’était sûrement l’un des plus puissants Chevaliers d’Or… Ce qui n’était pas à l’avantage du fauve. Le Capricorne, le Cygne et sa bien aimée Louve restaient à l’écart… Qu’auraient-ils pu faire d’autre ? Le Chevalier du Scorpion punissait un traître… Et le traître souhaitait être puni. Mais même à distance, Corell sentait le regard inquiet de Liana peser sur lui. Son amour était palpable, et lui donnait la force de résister. Elle, et son souhait de revoir Athéna. Mais Liana le connaissait que trop bien. Elle savait que le Lion était un homme fier. Elle savait qu’il ne servirait à rien d’intervenir dans cet échange.

Mais malgré ce support spirituel, c’en était trop pour le fauve. Il était au bord de l’inconscience. Il faillit partir dans les bras de Morphée, voire même mourir, quand la douleur le réveilla à nouveau. Les quatre dernière aiguilles le frappèrent, déversant dans son corps un venin de plus en plus concentré et douloureux. Mais avec ce venin venait également une bonne dose d’adrénaline, qui réveilla le Lion, pour que ce dernier ressente encore mieux la terrible souffrance qui le parcourut, faisant bander ses muscles, le parcourant de spasmes. Lorsque la quatorzième piqure le frappa jaillit des quatorze plaies des gerbes de sang accompagnés du premier et véritable cri de douleur du renégat. Un cri long, bestial, fort et rauque, à vous glacer les sangs.

Epuisé, physiquement et psychologiquement, ses plaies dégoulinantes de sang, ses vêtements mouillés du fluide vital, le jeune homme tomba à genoux. Les spasmes disparurent pour laisser un corps paraissant sans vie, hormis ce regard, cette intensité dans l’âme, qui ne parvenait pas à quitter le Chevalier Déchu. Le corps ne fonctionnait plus… Mais l’esprit, la détermination, étaient eux bien présents. La vie du jeune homme pouvait se lire dans ses yeux presque lumineux de courage.

Antarès.

Seul ce mot resta dans l’esprit de Corell. Antarès. La piqure mortelle du Scorpion. Ce mot que Bardamu venait de prononcer. Le Lion releva la tête. Le doigt du Scorpion brillait de son cosmos écarlate, mais à une intensité bien plus grande que les fois précédentes.

Le moment est venu.

Il ferait face. Qu’il vive ou qu’il meure, cela n’avait plus d’importance. Il payait ses péchés. Il récoltait ce qu’il avait semé. Et il le ferait debout, fier, la tête haute. Il se releva tant bien que mal. Respectueux, le Scorpion comprenait son ancien frère d’armes et laissa à ce dernier le temps de se relever… Du moins le plus correctement possible. Et alors que le Huitième Chevalier d’Or se jetait sur lui sans la moindre hésitation, le Chevalier Déchu puisa dans ses dernières forces. Il se redressa au dernier instant, droit comme un i face à la mort. Il écarta les bras, les mettant tendus perpendiculairement au sol, accueillant sa destinée dans l’ombre d’un doute dans le regard. Une explosion de cosmos écarlate, et c’en fut fini. Antarès se planta en plein thorax, sans un seul bruit. Le Lion ferma les yeux, accueillant la mort comme une juste punition.

Les multiples arômes du champ de bataille montaient à ses narines : l’odeur âcre des brûlures infligées par ses éclairs, tants à ses ennemis qu’aux restes de flore ambiante. Le parfum de la terre retournée, laissée à vif. Les effluves de sang, presque omniprésentes. Mais dans ces reflets de désolation, le tintement cristallin de l’espoir naquit. Le chant d’un oiseau parvint à ses oreilles. Alors le Chevalier commença à douter. Le froid qui le traversait, après tant de sang perdu, devenait chaleur. Une chaleur puissante qui envahissait son corps, réagissant aux rayons du soleil lui rendant peu à peu son énergie.

La mort ne venait pas.

C’est presque avec peur qu’il rouvrit les yeux… Et découvrit le visage illuminé du Scorpion d’Or. Le sourire sadique qu’il affectionnait depuis quelques instants avait changé, devenant franc et amical, presque heureux, et entièrement tourné vers lui, le Lion. Bardamu le soutenait. Sans même avoir à regarder, Corell sentit qu’il ne saignait plus. La souffrance avait disparu. Le froid s’en était allé. Etonnamment, il avait chaud et se sentait apaisé… Voire même purifié. Le Saint parla d’un ton enjoué, confirmant l’impression du Lion. Ce dernier sourit à son frère d’armes. Les paroles du Scorpion le touchèrent en plein cœur. Bardamu lui pardonnait ses actes, tout comme les autres Saints présents. Les larmes montèrent aux yeux du Lion. Après des temps si sombres, il se rendit compte à quel point les relations lui avaient manqué. Ils étaient comme des frères pour lui. Incapable de prononcer un mot, il accepta d’un signe de tête la fiole de Bardamu et la vida d’un trait. L’alcool se répandit en lui, le réchauffant agréablement de l’intérieur.

« Oh Bardamu… Mes amis… Il est si bon de vous retrouver enfin… Si vous êtes ainsi capables de me pardonner, alors j’ai une chance qu’Athéna veuille encore de moi… »

Il nota alors la mine grave des autres Saints, qui échangeaient des regards lourds de sens entre eux. Corell les connaissait. Quelque chose n’allait pas.

« Mes amis, je sais que je suis encore votre ennemi… Mais dites-moi, que se passe-t-il ? »




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MessageSujet: Re: Battle of the Heroes   Jeu 15 Déc - 22:02

Ce que la Louve avait redouté était arrivé. Elle le savait depuis le moment où elle s'était placée face à lui pour faire barrière de son corps, mais ce geste n'avait été dicté que par son amour inconditionnel pour le Lion. La chevalière était parvenue à attirer l'attention du Scopion sur elle, lequel lui accordait un sourire. Mais alors qu'il s'apprêtait très certainement à la rassurer, le chevalier du Cygne vint prendre la chevalière par le bras et l'entraîner à l'écart de la scène qui se déroulait sous ses yeux.

Pour la première fois, la demoiselle porta son attention sur le prénommé Kyros. Il se lisait une certaine souffrance, un goût amer de solitude au fond de ses prunelles. Tout en l'écoutant, elle reporta son attention sur les deux chevaliers d'or ainsi que sur l'homme qui se tenait aux pieds de ceux-ci. Elle avait croisé son regard émeraude qui lui demandait en une prière muette de ne pas intervenir, de laisser les choses se faire.

"- Je me dois de vous faire confiance, car vous connaissez davantage le chevalier du Scorpion que moi. Aussi vais-je m'en remettre à votre jugement, espérant que vous ne vous trompez pas sur ses intentions, Kyros du Cygne."

A chacun des coups portés, la jeune femme serrait davantage les poings, crispant les mâchoires, tandis que son corps souffrait pour lui, avec lui. Mais un message lui parvint, la tirant de la contemplation de cette scène, alors qu'en son esprit raisonnait la voix d'Athéna en personne, intimant à l'ensemble de la Chevalerie de regagner le Sanctuaire car la nouvelle Guerre Sainte venait d'être déclarée.

Le visage grave, le corps de la chevalière se crispa au son du cri de pure douleur émis par le Déchu. S'en était assez, elle ne pouvait en supporter davantage. Elle cherchait à se dégager de la poigne du Cygne.

* NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON!!!*
fut le cri muet qui frappa l'esprit de la Demoiselle lorsque le Scorpion annonça la dernière heure du Lion arrivée. Elle ne voulait pas le perdre, pas encore. D'un mouvement brusque elle s'arracha de l'étreinte de Kyros pour s'élancer vers Corell, soutenu par Bardamu. Mais contre toute attente, ce n'était pas le cadavre de son amant tenait, mais bel et bien un corps vivant.

Cette vision lui fit stopper nette sa course. Un immense soulagement s'empara de son corps. Elle aurait aimé s'approcher, le serrer dans ses bras mais cela n'eut pas été digne. La jeune femme sentit la fourrure du loup glisser sur ses doigts, tandis que l'animal quémandait une caresse.

* Veux tu cesser de dire des bêtises? Aller vas y personne ne t'en voudra tu sais.*

Son visage se tournait en direction de Kyros auquel elle adressa un sourire avant d'incliner légèrement la tête en guise de remerciement. Puis, lentement elle avança en direction du groupe composé des trois chevaliers d'or, se glissant aux côtés du Lion de façon à venir le soutenir. Malgré l'émotion de l'instant, l'heure n'en demeurait pas moins grave et cela son aimé l'avait bien compris.

"- Je ne doute pas qu'Athéna te pardonne, et tu n'as plu rien d'un ennemi et cela grâce à la volonté de beaucoup. Cependant, nous venons de recevoir l'ordre de rentrer au Sanctuaire. La Guerre Sainte est déclarée. Plus rien ne nous retiens ici, alors rentrons. Qu'en dites-vous?"

Elle porta son attention sur l'ensemble des trois autres Saints, qui visiblement eux aussi semblaient d'accord. Shadow rejoignit le petit groupe. Et lorsque tous furent d'accord, l'ensemble des Saints quitta les Lieux.

~> Le Sanctuaire, le Colisée
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MessageSujet: Re: Battle of the Heroes   Ven 16 Déc - 13:17

Perdu entre un sentiment de devoir et de préoccupation, Liana dû finalement se résigner à laisser Corell affronter Bardamu. Elle avait accepté de me faire confiance. Pourtant, rien ne pouvait garantir que le Rénégat en sorte vivant. Néanmoins, et grâce à l'entrainement de Bardamu, j'étais maintenant capable de sentir le Cosmos des autres. Pas au point de les reconnaitre, mais ayant vu Corelle en Enfers et ici en ce moment même, la différence était tout simplement frappante.

Il n'y avait plus cette agressivité et furie dans un Cosmos baigné par les ténèbres, ne laissant entendre qu'une seule chose, une incroyable pulsion meurtrière. Le Cosmos du Chevalier d'Or était à présent différent. Plus calme, beaucoup plus éclairé et serein.

Bardamu l'avait senti aussi, il était inconcevable qu'il ne s'en soit pas rendu compte. Néanmoins, sûr de sa technique il préféra attaquer Corell avec son Scarlett Needle, afin d'être certain que le Lion était de nouveau prêt à tout pour la Déesse Athéna. Car c'était bien celle-ci la finalité de cet épreuve qui semblait pourtant si inssuportable au Chevalier du Loup. Seul un être certain de ses convictions et de sa foi pourrait survivre aux Aiguilles Écarlates.

Ayant alors lancé quatorze piqûres, la dernière se préparait. Antarès allait frapper Corell, apportant alors la mort qu'il méritait après tout, pour sa trahison. Cependant, J'étais certain que Bardamu était arrivé à la même conclusion que moi. Corell était redevenu celui qu'il était auparavant, avant de se tourner vers le côté obscur.

Alors que le doigt de Bardamu frappait sa victime, Liana se libéra de l'emprise que j'avais sur son bras et se jeta sur le corps du Chevalier du Lion. Elle put alors s'apercevoir que son bien aimé n'était pas mort, loin de là.

- Rassures-toi, je n'ai pas porté l'Antarès. J'ai pressé un de tes points vitaux. Maintenant le sang va s'arrêter de couler et ton corps pourra en fabriquer de nouveau. Ceci dit, on peut considérer quelque part que tu es mort, au sens figuré du terme : l'ancien Corell est mort pour laisser la place à un nouveau, débarrassé de la souillure d'Hadès. Allez, relève-toi, Chevalier d'Or du Lion nous avons du pain sur la planche !

Un léger sourire se dessina sur mon visage. Après tout, j'avais déjà pu imaginer cette image dans ma tête. Liana me regarda alors. Nos regards se croisaient et mais aucun mot ne fût prononcer. Ce n'était pas la peine. Je pouvais facilement comprendre qu'elle m'était reconnaissante, mais de quoi? Je n'avais pourtant rien fait? Peut-être de l'avoir réconforter? Ou de lui avoir donné espoir que les choses finiraient de la meilleure manière, que Corell regagnerait la confiance du Chevalier le plus têtu qu'il m'avait été donné de rencontrer.

Je me laissais sourire une nouvelle fois. Je n'avais pas ressenti autant de joie depuis longtemps. J'avoue que c'est un sentiment auquel je n'étais guère habitué .

- Mes amis, je sais que je suis encore votre ennemi… Mais dites-moi, que se passe-t-il ?

Je répondis à mon tour. Le message que nous avions reçu d'Athéna à l'instant était clair. Le temps jouait contre nous, nous devions nous dépêcher.

- Désolé de vous contredire Chevalier! Mais vous n'êtes plus notre ennemi, du moins je ne vous considère plus comme tel. Mais nous devons rejoindre le Sanctuaire au plus vite.

Je me tournais alors vers Bardamu pour rentrer. Il m'avait ramener ici par téléportation, un petit tour supplémentaire ne serait pas trop difficile pour lui, du moins c'est ce que je pensais.
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MessageSujet: Re: Battle of the Heroes   Sam 17 Déc - 12:37

Alors que Corell continuait à subir courageusement les piqures du dard du scorpion, Tsurugi entendit une voie dans sa tête. C'était une personnes connue, et comme il s'en doutait, seul un dieu pouvait le faire. Soit, c'était un message de la part d'Athéna qui s'adressait à tout les saints de l'espoir, leur indiquant qu'elle voulait les voir revenir au plus vite possible au sanctuaire pour la guerre à venir. En même temps, la déesse parla de se rendre en Asgard, certainement pour prêter main forte aux forces du royaume du nord qui devaient déjà faire face à un danger qui nécessitait la présence de renforts.

Bardamu promit la mort au lion, mais il lui sembla au dernier moment retenir son coup, ou plutôt ne pas le porter comme il se devait et stoppa l’hémorragie grâce à la puissance de l'acuponcture chinoise. En gros, il épargnait la vie d'une personne qu'il considérait jusqu'alors comme un ennemi et lui proposa un remontant pour se remettre de ses émotion.

Le chevalier d'or du capricorne observait de manière distante ce qui se passait, il faut dire que l'annonce faite par Athéna n'avait eu qu'un seul effet sur lui : attiser sa soif de combat, car comme c'était si bien dit, c'était la guerre. Quoi de mieux pour un guerrier de laisser libre cour à sa violence et de laisser s'exprimer dans son art de combat qu'une série d'affrontement violents dans lesquels les adversaires ne se feraient pas de cadeau ? Le japonais trépignait d'impatience de pouvoir se lancer au combat dans un futur assez proche, même si, d'apparence, il savait se montrer stoïque.


- Bon, et si on retournait au sanctuaire comme Athéna nous l'a gentiment demandée ?

Personnellement, il se serait passé de se rendre en Grèce pour aller directement en enfer et affronter une horde de spectre qui se presseraient devant lui pour tenter vainement de l'arrêter. Mais une fois n'était pas coutume, il allait se plier aux ordres de sa déesse et retourner au sanctuaire prendre son affectation.

C'est ainsi que sans dire un mot, il monta sur son nuage doré, son moyen de locomotion supersonique offert par son vieux maitre Wuffeï. Un étrange artefac pouvant prendre l'apparence d'un nuage capable de porter les gens une fois qu'il est gorgé de cosmos. Mais avant de s'en aller, Tsurugi se retourna vers Corell.


- Je pense que tout le monde est d'accord de dire que tu es purgé du mal qui te rongeait, chevalier. Retournons ensemble au sanctuaire, ton armure t'y attends là bas. De plus, je serai heureux de combattre à tes côtés.

Dit il alors qu'un sourire bienveillant apparut sur son visage. En son fort intérieur, il désirait aussi l'affronter, juste histoire de voir lequel des deux serait le plus puissant dans le cosmos. Juste un combat amical en somme, quelque chose que le capricorne imaginait assez courante parmi les chevalier d'Athéna.

- Si cependant tu es fatigué de ta journée, il y a encore de la place sur mon nuage.

Ses paroles furent accompagné d'une main tendue pour aider le chevalier du lion à monter, une invitation en somme. De toute manière, que Corell monte un non, Tsurugi s'en alla, avec ou sans passager, vers le sanctuaire, et ce à toute allure, à une vitesse fendant l'air et faisant trembler les arbres.

Arrow Le sanctuaire.

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MessageSujet: Re: Battle of the Heroes   Sam 17 Déc - 19:42

Le Lion demanda ce qui se passait, ayant certainement remarqué les visages graves de certains de ses compagnons. Ce fut Liana qui lui répondit : la Guerre Sainte était déclarée et il fallait rentrer daredare au Sanctuaire afin de décider de la stratégie à adopter en vue des évènements. Pour sa part, Bardamu était plus excité qu'effrayé par la perspective d'avoir à livrer combat et il ne devait certainement pas être le seul...

Il sourit quand il entendit Kyros dire à Corell qu'il n'était plus leur ennemi : malgré tout ce qu'ils lui avaient dit, il avait peut être un peu de mal à croire à sa rédemption. Ou alors il avait été tellement affaibli par les piqûres de l'Aiguille Écarlate que ses pensées étaient encore un peu confuses. D'ailleurs...

Sans crier gare, le Scorpion enfonça très très légèrement son long ongle recourbé couleur rubis dans le corps du Lion, en un point précis. Il répéta cette opération plusieurs fois, à une telle vitesse que ses mouvements étaient difficiles à suivre à l’œil nu. Une fois fini, il sourit et dit d'une voix satisfaite :

Voila, j'ai pressé tes points vitaux stellaires ! Puis, se disant que les autres ne comprendraient peut être pas de quoi il parlait, il se lança dans une explication, les yeux fermés, l'index en l'air, pareil à un professeur : le destin de chaque homme dépend d'une étoile. C'est encore plus vrai pour nous, les Chevaliers d'Athéna, qui sommes placés sous la protection d'une constellation qui influe sur notre destin. Autrement dit, pour un Saint, l'emplacement de chaque étoile de sa constellation correspond à celui de ses points vitaux.

Il se tourna ensuite vers Corell : comme tu es protégé par la constellation du Lion, qui compte 13 étoiles - dont Regulus - j'ai donc pressé 13 de tes points vitaux. Ainsi, tu devrais très rapidement récupérer de tes blessures et être de nouveau frais comme un gardon, prêt à casser du Spectre !

Ayant fini son exposé, il reporta son attention sur Tsurugi du Capricorne qui était monté sur son nuage ; Bardamu se doutait bien que ce devait être un moyen de locomotion efficace mais... en cas d'arrêt brusque, il fait comment pour ne pas être éjecté de son nuage ? Faudrait qu'il mette une ceinture... pensa-t-il, amusé. Le japonais proposa à Corell de l'emmener avec lui. Le Scorpion haussa les épaules : le Lion était un grand garçon et par conséquent il n'avait pas besoin qu'on lui dise quel moyen de transport prendre : nuage ou téléportation ?

Quoi qu'il en soit, Bardamu préférait le dernier : il était plus rapide ! Posant sa main sur l'épaulière de Kyros, il concentra son Cosmos, dit "prêt ?" et l'instant d'après, il disparut en un rien de temps, lui et le Bronze Saint...

Arrow Sanctuaire des Chevaliers d'Athéna
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MessageSujet: Re: Battle of the Heroes   Dim 18 Déc - 2:58

« Une nouvelle Guerre Sainte ?... »

Voila qui n’était guère encourageant. Le Chevalier d’Or n’était pas au meilleur de sa forme. Et bien que son énergie revienne peu à peu, il n’était pas prêt de retrouver son pouvoir total avant des semaines. Son cosmos l’aiderait à guérir rapidement, mais même sa maîtrise de cette énergie universelle ne pouvait lui permettre de guérir son bras brisé. Le Lion était faible, éreinté, et ses crocs étaient brisés. Mais quand bien même, si une Guerre Sainte d’annonçait, il irait combattre si Athéna le lui demandait. Il vaincrait, ou mourrait la tête haute. En Saint d’Or.

Du moins il l’espérait de tout son cœur. Tout dépendait de la Déesse…

Il laissa le Scorpion lui administrer ses obscures techniques de guérison. Il sentit alors que son cosmos recommençait à fluctuer normalement en lui. Les vannes se rouvraient. L’énergie pénétra son corps, le réchauffant, lui redonnant ses sens et ses facultés de raisonnement. A un tel point que c’en était époustouflant. Bardamu prouva une fois encore son génie. Corell était tel un aveugle qui recouvrait la vue.

Le Scorpion repartit bien vite, accompagné de son apprenti. Le temps n’était plus aux réflections. Si une Guerre se préparait et qu’Athéna demandait à ses Chevaliers de revenir au Bastion de l’Humanité, alors la situation était grave, et critique. Le Lion se tourna vers son homologue du Capricorne.

« Je te remercie Tsurugi. Ce sera un honneur pour moi que tu m’emmènes au Sanctuaire Sacré… Je profiterai du voyage pour récupérer le plus possible de mes blessures. »

Sans la moindre hésitation, Corell alla sur le nuage du Capricorne, accompagné par la Louve. Le Lion se mit en tailleur, ferma les yeux, et se concentra sur le cosmos afin de soigner ses plaies. Il était bien décidé à se rétablir dans les plus brefs délais.

Arrow Sanctuaire Sacré
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Battle of the Heroes

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