RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [BG] Naissance d’une idéologie

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Damon


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MessageSujet: [BG] Naissance d’une idéologie   Mar 18 Oct - 13:02

« - Mais où est la frontière ?! Damon ! Où est-elle ?! »

Les hurlements du maître prenaient directement à la tête le jeune saint. Son seigneur lui avait promis une rudesse d’entraînement implacable, il n’était pas déçu. Cette puissance extraordinaire des mots, dignes des orateurs les plus puissants au monde, voilà une force que l’apprenti ne pouvait affronter.

Assis dans cette sombre crevasse, perdue en pleine Autriche, sale et meurtri, c’était une séance de méditation. Pas vraiment dans le sens attendu cependant, il s’agissait plutôt d’une réflexion sur le monde et la condition humaine, sous des allures philosophique, l’imminent Albafika cherchait à lui ouvrir son propre jugement, plutôt que d’être conditionné aux idéaux farfelus de ses frères. Du moins, c’est ce que croyait naïvement Damon, alors que son modèle n’effectuait qu’une propagande précaire visant à mettre son propre état d’esprit dans celui de Damon.

« -
Tu penses que c’est une erreur d’avoir tué cet enfant ? Le penses-tu vraiment ?! »

Il lança une pierre sur Damon qui plia sous la puissance du choc. Le but était simple, assimiler à la douleur ses erreurs, pour ne plus qu’il les reproduise. Tout était minutieusement calculé. Tout. Il n’avait qu’à se taire et acquiescer, tandis que son seigneur entama la leçon.

« -
Il était voué à devenir un ennemi, voué à rejoindre les forces du mal. Les apparences sont trompeuses Damon. Accordes-tu donc ta confiance si facilement ? C’est là une erreur qui te sera fatale. Tu dois rester implacable, ne jamais montrer des sentiments aussi superflus. Personne n’est innocent, tout le monde a une part de mal en soi. Même toi. Tu dois t’en servir, la tournée à ton avantage. Il n’y a pas de frontière entre une bonne action et une mauvaise action, personne ne peux en juger, hormis toi. Ce sont tes choix qui te guiderons, pas ce que l’on te soumet. »

La force de ces mots l’assommait littéralement, complètement abasourdi, il se contenta de ravaler un sanglot, d’essuyer une larme et d’hocher timidement la tête. Un grand enfant. De seize ans. Voyant que son disciple en or était à l’écoute, le maître se mit à sourire sournoisement. Il savait qu’il faisait mouche.

« -
Tu es fort. Je sais que tu sauras faire ce qui te paraît juste. Ça fait maintenant trois années que je te côtoie, que je t’apprends tout sur les origines de ce monde extraordinaire, que je te lègue ma puissance, que j’observe tes talents naturel. Et je peux le dire, tu es à mon niveau, moi, un saint d’or. Je suis fier de toi, et tu n’es pas un pourri. Pas comme ces saints de bronze. »

Damon releva des yeux dubitatifs sur les derniers mots de son maître, tant celui-ci les avait appuyées ; où voulait-il en venir ? Il ne prononça aucun mot, il savait de toute façon que son chef vénéré n’en resterait pas là et qu’il allait continuer son explication, sans doute attendait-il que le jeune apprenti lui montre sa curiosité.

« -
Oui, la vermine de nos rangs, qui portent des armures indignes. Tandis que nous saint d’or gardons le sanctuaire sacré d’Athéna et que les saints d’argent supervisent les générations futures, les bronzes eux ne servent à rien, ils représentent tous les mauvais côtés d’un saint et sont voué à une seule utilisation : la chair à canon. Ne te lie pas avec eux, surtout pas. Haït les, humilie les, frappe les. Tu seras de toute façon plus fort qu’eux. Heureusement pour toi, je n’entraînerais jamais un vulgaire bronze. »

Damon ne disait toujours rien, laissant son maître poursuivre. Même si le jeune homme n’était pas convaincu par l’idée que lui transmettait son seigneur, il ne le fit pas savoir. Il préférait se faire, comme il lui avait expliqué plus tôt, son propre opinion sur le sujet. Comptant appliquer de ce fait ce qu’il lui avait enseigné.
Mais ça, le saint d’or le savait déjà. C’est pourquoi il ne continua pas plus longtemps à bavarder sur le sujet. D’autant plus que dans un timing parfait, il se mit à pleuvoir.

« -
Ne restons pas là. Rentrons, on reprendra demain. »


Dernière édition par Damon le Mar 10 Jan - 20:59, édité 2 fois
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Damon


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MessageSujet: Re: [BG] Naissance d’une idéologie   Ven 28 Oct - 20:22

Le plan était parfaitement ficelé pour retourner la tête de l’apprenti. Et ça, il le savait. Depuis tout temps, il a rêvé de quelqu’un qui partagerait ses idéaux, ses passions, et enfin sa haine de l’humanité et de l’idéologie de base des saints. Jusqu’à ce qu’il rencontre cet enfant abandonné de tous, brisé, une âme égarée qui avait perdue toute sa foi en l’humanité. La victime parfaite pour subir ce qu’on pouvait aisément qualifié de lavage de cerveaux.

Il avait passé trois ans. Trois années neutres à lui apprendre le cosmos et les arts martiaux. Trois années à subir les pires jérémiades et plainte du gamin égaré. Et contre toute attente, il s’y attachait carrément, c’était surprenant. Mais au final, cela faisait une raison de plus pour qu’il devienne comme lui. Le saint d’argent du lézard serait bientôt un être exceptionnel qui aura acquis toute la puissance de son maître, mais aussi son idéologie tordue et perverse. Comme quoi, c’est sa propre personne le centre d’intérêt.
Pour transformer cet être innocent en abomination de la sorte, il avait donc tout un plan qu’il comptait dérouler lentement mais surement, jusqu’au lever de rideau final. Une véritable œuvre d’art dont le sujet principal était Damon, le pauvre petit orphelin.

Il faisait jour maintenant. Il était temps de lever le camp, l’Autriche n’avait plus rien à fournir, non. De plus, le bronze qui allait servir dans son plan se trouvait en Italie, pas ici. Il alla réveiller l’adolescent encore assoupi.

« -
Debout toi. »

Toujours froid, comme d’habitude. Le futur saint plissa les yeux, aveuglé par la lumière qui filtraient par les rideaux. Il lui fallut deux bonnes minutes pour être bien réveillé, sous les réflexions de son maître qui n’en ratait pas une pour le rabaisser, décidément. Une fois levé, il questionna enfin. Ses paroles étaient encore rare, mesurées et prudente. Introverti.

« -
Que faisons-nous ? »
« - On lève le camps. »

Pas de réponse. Un simple hochement de tête discret et timide. Le voyage de l’Autriche vers l’Italie allait être assez long puisqu’Albafika ne pouvait user de sa vitesse à cause de l’apprenti. Enfin c’est la raison qu’il lui lançait ; il voulait surtout le rôder à se débrouiller par lui-même. Une fois ravitaillé – ce ne fut pas long ; le strict minimum - les deux individus se lancèrent aveuglement sur la route. De l’espoir pour Damon, et de conquête pour Albafika. Comme quoi une même action pouvait avoir des conséquences radicalement différente et pour l’un, et pour l’autre. Seulement Damon ne savait pas ce qui l’attendait là-bas, en Italie.

Quelques minutes à peine qu’ils voyageaient sur les traces de la personne que traquait Albafika qu’une première embuche venait se mettre sur leur chemin. Des brigands de base les avait interpellé puis rapidement encerclé, la dizaine pile.

« -
Donnez-nous tout ce que vous avez ! »

A la phrase, le saint d’or ne répondit pas, se tournant simplement vers Damon, un sourire radieux aux lèvres.

« -
Tu vois Damon. L’humanité est pourrie. »

Sacré concours de circonstance pour le maître, il n’avait pas prévu ça mais c’était tant mieux ! Comme quoi l’humanité elle-même tendait à prouver les arguments que lançait Albafika. Il ne pouvait pas mieux rêver.

« -
Hé il nous ignore ! On va leur foutre une branlée mémorable, on m’ignore pas, moi ! »

Telle une meute enragée, ils se jetèrent sur le petit groupe, leurs armes braquées vers l’avant. Damon ne bougea pas, imperturbable. Et il en allait de même pour son maître, qui leva simplement sa main. Un torrent de roses noires emporta quasiment tous ses ennemis, dévorés jusqu’à la chair même puisqu’aucune armure ne les protégeait : un pouvoir de destruction horrible et effrayant. L’action fut tellement rapide que les survivants n’avaient encore rien vu, et celui qui s’approcha d’un peu trop près eu le crâne réduit en bouillie par la seule pression du doigt d’Albafika. Le dernier, voyant le sort cruel de ses camarades tenta une fuite. Mauvaise idée. Une rose d’un blanc écarlate traversa son cœur. Il tomba, agonisant.

« -
N’hésite pas à frapper dans le dos. La pitié n’a pas sa place dans notre monde. »

Tournant le dos aux cadavres, il pointa son doigt dans la direction à suivre. Ils se rapprochaient de son but.

« -
Par là. Aux prochains problèmes, c’est toi qui te battras. »

Tant mieux. Il savait quel serait le prochain problème. Il avait tout préparé.
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