RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [BG Kappa & Aurora] Rencontre avec l'Aurore ( Part 1 )

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Eilaine


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MessageSujet: Re: [BG Kappa & Aurora] Rencontre avec l'Aurore ( Part 1 )   Dim 27 Nov - 0:37

    Là encore, ce fut le noir qui m'ouvrait les bras. Je ne rêvais plus avec des couleurs. Les images qui se dessinaient dans mon esprits, sans attraits, ne possédaient aucunes teintes vives qu'avait tissé mon esprit au fil des années. Tout me paraissait terne quand j'imaginais un ciel d'été ou m'essayais à imaginer le visage de Kappa. À la fois douce et froide, je m'en faisais une idée grâce à elle et aux souvenirs que mes mains en avait : oui, il devait être à l'image de sa voix.
    Peut-être un jour, mes yeux de nouveau s'ouvriront pour retrouver la puissance d'un rouge ou la douceur d'un jaune, le froid d'un bleu, ou l'apaisement d'un vert. Autant de teintes, que de perceptions. Je ne pouvais qu'imaginer, tandis que progressivement, c'est le noir de la nuit qui occupait tout mon esprit.
    J'en étais très touchée et tourmentée de plus que la fatigue n'aidant pas, je sombrais toujours un peu plus dans un mutisme dangereux. Jusqu'à présent, je ne m'étais jamais ouverte à personne, pas même à mon père, la plupart du temps je préférais garder mes états d'âme pour moi.

    Je m'éveillais, enfin, après sans doute quelque temps de repos bien mérité et que mon corps quémandait depuis un moment déjà. L'odeur caractéristique du pin attira mon attention. Mon sourire s'étira quand mes doigts frôlèrent la surface lisse d'un bol. Je l'approchais de mon nez pour en humer les senteurs capiteuses. Surprenant, il semblerait que le chevalier apprends vite! Ma main se plaça devant ma bouche quand un petit rire amusé faillit franchir la barrière de mes lèvres.
    Je le reposais pour attraper la tasse emplit d'un thé encore tiède. Vraiment, je ne devais pas être des plus facile à vivre. Je pris la décision de faire un effort, prendre sur moi et répondre sans détour quand il me poserait des questions. Mais comme le dit très bien le dicton : chasser sa nature, elle revient au galop, ne s'appliquerait-il pas? Nous le verrons bien, seul l'avenir nous le dira. La trame du temps étant contrôlé aussi par Dagda, je me demandais si les autres Dieux avaient aussi une main sur le passé, le présent et le futur? Je bus d'une traite, le breuvage qui me fit le plus grand bien.

    Ma soif d'apprendre revenait en même temps que mes douleurs, alors, je décidais de me rallonger un moment. Mon cœur s'accéléra un bref instant. Je parvenais à en contrôler l'émoi, et, je me sentais bête en cet instant : je n'avais même pas fait attention à ce qui m'entourait. Aussi, je fus surprise de constater la présence du jeune homme allongé à mes côtés. Le rouge me montait aux joues, puis, chassait d'un geste de la tête, cette gêne qui m'envahissais. J'approchais mon visage vers le sien, très lentement. Son souffle chaud et régulier me parvenais par intermittence, un nouveau sourire éclairait mes traits. Je voulus murmurer doucement son nom pour le réveiller, seulement, les mots n'arrivaient pas sortir. Lui aussi méritait de dormir, le soin de mes blessures pourrait très bien attendre. Je restais donc là sans rien faire ni dire avant de passer mes doigts dans sa chevelure soyeuse. J'arrêtais ce geste déplacé et me relevait subitement. J'espérais ne pas l'avoir éveillé, aussi, je m'enquis de savoir si il sommeillait toujours. Je me fiais à sa respirations régulière et hocha la tête.
    Après tout, je me sentais bien capable de me soigner seule. Sous mes pieds, le parquet grinça légèrement sous mon poids.Silencieuse, je me glissais dans la pièce d'à côté, le bol plein d'onguent dans une main ainsi que des fines bandelettes, dans l'autre. J’ôtais un à un les boutons de ma chemise de coton avant de laisser le tissu glisser le long de mes épaules, de mes bras avant de courir le long de mon dos en une caresse aussi légère que la plume d'un oiseau et terminer sa course en un léger froissement. Mes longs cheveux d'ébène, une fois tout à fait libéré de l'étreinte de cette coiffure compliquée, finit de se rependre le long de mon corps, dissimulant ce dernier en partie. Je m'avançais vers ma couche de fortune, appréciant les divines caresses de la chaleur du feu sur ma peau laiteuse.
    Je plongeais mes doigts dans le bol. Je n'avais rien à en redire, la préparation était parfaite. Je n'oublierais pas de le remercier une fois éveillé. Tout en appliquant un peu au hasard la pâte de pin sur mes blessures, je me demandais quelle heure il était. La nuit devait déjà être bien avancée, et comme le temps filait vite, je me pris de nouveau à soupirer. Combien de temps à mon corps faudrait-il? Les voix des Dieux nordique se faisaient de plus en plus pressentes. Je m'appliquais à faire de mon mieux pour recouvrir la totalité des plaies tout en m'efforçant de ne pas trop grimacer.

    Découragée, je déposais le bol encore à moitié plein près de moi pour me tourner vers l'âtre. Si le jeune homme venait à me découvrir ainsi, il ne manquerait pas d'être gêné, tout comme je pourrais l'être. Cette pensée m'amusa pourtant et si il avait été en cet instant à mes côtés, je lui aurais déclaré dans un ton taquin, l'une de mes plus belles répliques. En faite, je n'étais plus intimidé par ce genres de détails, pourtant d'un geste pudique, alors que j'attendais encore que l'onguent ne sèche, j'enroulais mes bras autour de moi afin de dissimuler ma nudité. Songeuse, je continuais d'écouter le crépitement des flammes.

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Kappa


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MessageSujet: Re: [BG Kappa & Aurora] Rencontre avec l'Aurore ( Part 1 )   Dim 27 Nov - 0:38



Le sommeil avait rapidement refermé ses griffes sur moi, me kidnappant pour m'amener de force dans l'univers de Morphée. Je ne sais combien de temps s'écoula mais lorsque je m'éveillai à nouveau, il faisait toujours nuit noire. Tendant l'oreille, je n'entendis pas la respiration régulière caractéristique de la jeune femme. Tâtonnant prudemment, je compris rapidement qu'elle n'était pas dans la chambre. Me levant silencieusement, mon pied fit craquer le plancher lorsqu'il le foula. Etouffant un juron, je fis quelques pas jusqu'à la porte avant de l'ouvrir. La lumière dégagée par les flammes dont les ombres dansaient sur les murs me parvint aussitôt. Voilà donc où elle était passée. La jolie jeune femme était tournée vers les flammes, dos nu, les bras autour d'elle comme pour se protéger. Je ne pus m'empêcher de l'observer quelques secondes en silence en pensant qu'elle était vraiment très jolie malgré les blessures. Une profonde sensualité se dégageait d'elle, malgré l'état de son corps, et surtout compte tenu de son éducation de druide qui n'avait cure de ce genre de détails d'ordinaire.

Ne sachant que faire, hésitant, je finis par m'approcher doucement d'Aurora qui semblait pensive en écoutant le feu crépiter. A mesure que j'approchai du dos nu qu'elle me présentait sans le savoir, les battements de mon coeur s'accélérèrent. Aussitôt que je ne fus plus qu'à quelques pas d'elle, l'atmosphère redevint intime mais embarrassante, exactement comme lorsque je l'avais soignée la dernière fois. Sans vraiment m'en rendre compte, mes jambes m'amenèrent jusqu'à quelques centimètres du corps de la jeune femme, jusqu'à ce que mon nez ne puisse presque plonger au coeur des jolis cheveux de la druidesse pour s'emplir de son parfum enivrant. Contrôlant au dernier moment une pulsion qui me poussait à étendre mes bras autour d'elle, je m'immobilisai finalement à quelques centimètres, suffisamment près pour sentir son odeur, mais assez loin pour qu'elle ne se sente pas agressée, je l'espérais, du moins. Je voulus lui demander si elle allait bien, mais je me remémorai au dernier moment qu'elle n'aimait pas les questions. Et après mûre réflexion, j'étais persuadé que nous n'avions pas besoin de parler pour nous comprendre.

La jeune femme tourna soudain sa tête vers moi en plongeant son regard aveugle dans le mien. Doucement, j'attrapai son bras gauche, et la fis se tourner à nouveau de dos. Après avoir hésité, la jeune femme se tourna finalement une nouvelle fois vers le feu. J'attrapai ensuite le bol d'onguent que j'avais moi même préparé quelques heures plus tôt, et commençai lentement et avec douceur à l'étaler sur ses blessures. Le feu éclairait sa jolie peau diaphane, si douce au toucher. Le contact de ma main sur sa peau déclencha un frisson à Aurora, je le sentis distinctement. Redoublant de douceur et d'attention, je poursuivis mon soin alors que le feu de la cheminée nous éclairait faiblement et nous réchauffait, ajoutant à l'atmosphère déjà quelque peu embarrassante une touche intime qui me gênait, compte tenu du fait que j'étais à présent clairement attiré par cette jeune femme. C'est en général à ce moment là que je prenais peur, car avoir une vie privée signifiait pour moi s'exposer à de nouvelles faiblesses facilement exploitables par l'ennemi. C'est pourquoi j'avais toujours évité jusqu'à présent.

Mais les derniers évènements passés en compagnie de Mashia et de Naios m'avaient beaucoup fait réfléchir. Se pourrait il que je me comporte mal ? Qu'au lieu de se transformer en faiblesse, un amour ou une amitié se transforme en force ? J'avais du mal à le comprendre, mais dans l'absolu, ce n'était pas forcément impossible. Les idées se bousculaient dans ma tête. Merde, pour une retraite faite pour me clarifier les idées, ce n'était pas vraiment réussi de ce point de vue... pensai-je, perdu dans les méandres de mon esprit.
Je me rendis soudain compte que j'étais sur la même plaie depuis un petit moment et que mon soin ressemblait davantage à une caresse du dos qu'à un soin. Rougissant d'un seul coup, je retirai ma main et lui dis soudain d'une voix troublée :
- Euh, le... le dos est terminé.


FIN DE LA PREMIERE PARTIE
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