RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
Bienvenue sur Saints Of The Past !

Venez rejoindre la communauté des Chevaliers du XVIIIème siècle, à l'époque de Shion et Dohko, incarnez votre propre personnage, choisissez votre Armure et participez à l'histoire de l'ancienne Guerre Sainte !

Veuillez vous connecter ou vous inscrire


RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
 

Partagez | 
 

 Fuite du Colisée

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
AuteurMessage
Aiakos


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 214

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
170/170  (170/170)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: Fuite du Colisée   Lun 30 Jan - 9:55

Tout juste venait-il de s'excuser auprès du seigneur Thanatos, qu'un cosmos bien plus grand que celui de la mort elle-même, fit irruption à la cascade de sang. Sylphide avait pour ainsi dire rompu l'échine dans sa tentative de rédemption et maintenant que ce cosmos venait de faire son apparition, sans plus tarder il se remit debout afin de recevoir comme il se doit la déité.

Car oui, une telle prestance et une telle puissance dans ce cosmos ne pouvait provenir que d'une seule personne: La reine des enfers. Sa beauté et son regard envoutant laissa pantois le jeune spectre du Basilic, qui ne sachant plus vraiment comment se mettre à son approche, fit la même chose qu'auparavant à savoir s'agenouiller en guise de respect et de soumission...

Mais contrairement à ce à quoi il s'attendait, sa reine ne lui porta que très brièvement son Attention, préférant s'adresser à Agito qui avait eu la maladresse de se prosterner et de réitérer son allégeance au seigneur Thanatos, alors qu'elle venait dans leur direction. Ce rappel avait été salutaire aussi bien pour son compagnon, que pour lui-même qui doutait en cet instant de ses capacités à pouvoir servir le royaume infernal et son monarque.

Parenthèse refermée, de nombreuses questions fusèrent alors dans l'esprit de Sylphide: Pourquoi leur reine s'était-elle déplacée en personne en ce lieu? Pourquoi maintenant? Interrogations qui trouvèrent rapidement des réponses par le biais d'un appel psychique que la seule reine des enfers était capable de réaliser...

Ainsi soit-il les enfers allaient être le théâtre d'affrontement entre les deux plus anciens camps rivaux que la terre ai connu. Et quoi de mieux pour préparer une guerre qu'une réunion afin de planifier un stratagème? C'est donc dans cette optique, que l'épouse du monarque des enfers convia l'ensemble des spectres à se réunir en ce lieu...

En quelques minutes tout au plus, de nombreux spectres et tous plus inconnu les uns que les autres, répondirent favorablement à la demande de ralliement de la déesse. Maintenant, ils étaient une belle bande de guerriers sanguinaires, prosternés devant leur reine en attendant de recevoir leurs affections et les consignes à suivre...

Mais tout à coup et alors que Sylphide attendait les ordres, une vive douleur à la tête lui fit se tordre de douleur ou du moins, au sens figuré. Chose inexplicable, sa tête lui faisait un mal de chien, comme si des étaux lui ressaieraient le crâne afin de lui broyer son cerveau. Il faut l'avouer, dès lors plus rien n'avait d'importance, s'isolant du reste des spectres, il tenta de combattre la douleur comme il le pouvait, à savoir en ne pouvant rien faire si ce n'est attendre qu'elle s'atténue, son cosmos étant vraisemblablement la cause de ce mal...

En effet, sans s'en rendre compte, son cosmos s'était libéré et déferla dans toute l'antre des enfers, ondulant aux grès des pics de douleurs. Quelque chose n'allait pas, mais vraiment pas, c'était comme si tout à coup le spectre du Basilic ne supportait plus son armure et rejetait par conséquent son cosmos malsain... Mais très vite, l'origine de ses maux apparu au grand jour. Un pentacle venait d'apparaitre sur son front et clignotait par intervalles, tel les battements d'un cœur...

Ôtant son heaume de sa tête afin de toucher son front, la douleur se fit de plus en plus intense, lui faisant courber l'échine une nouvelle fois, mais pas pour les mêmes raisons que précédemment. Il devait au plus vite se reprendre afin de ne pas montrer ce spectacle désolant à ses frères d'armes, mais à vrai dire un tel déferlement de cosmos et de gémissement ne pouvaient passer inaperçus...

Il aurait tôt ou tard tous les regards braqués sur lui et ce même contre son gré. Puis dans un dernier mugissement semblable à celui d'une bête féroce, son cosmos forma un dôme tout autour de lui, avant qu'il n'explose dans un halo de lumière et ne détruise tout ce qui se trouvait autour de lui. Les deux genoux à terre, Sylphide semblait exténué, son visage dégoulinant de sueur, tandis que le pentacle avait disparu...

La mine fatiguée, il se rendit auprès de Perséphone afin de s'excuser de ce petit intermède, qui avait duré bien trop longtemps... Car ce qui n'avait été que quelques minutes pour lui, avait duré des heures durant lesquelles ses frères d'armes s'étaient battus pour défendre les enfers! S'inclinant pour une énième fois face à sa reine, Sylphide prit alors la parole:

« Ma reine, veuillez m'excuser pour mon retard... Si vous n'y voyez aucune objection je m'en vais de ce pas défendre les enfers... » Dit-il tout en se substituant délicatement afin de partir pour le front...


Arrow La demeure du jugement!
Revenir en haut Aller en bas
Eclair Noir


Ombre de la Foudre
avatar

Messages : 508
Armure : Ombre de la Foudre

Feuille de Personnage :
HP:
170/170  (170/170)
CS:
190/190  (190/190)
Dieu Protecteur: Aucun

MessageSujet: Re: Fuite du Colisée   Sam 4 Fév - 3:08



Les minutes défilaient, et les défenses des Enfers s'affaiblissaient à vue d'oeil. Petit à petit, chacun de nos frères d'armes tombait sous le coup de l'ennemi. Sans doute l'armée d'Athéna avait elle envoyé les plus puissants chevaliers à l'avant, et le résultat s'en ressentait automatiquement. Je ne pouvais détacher ma concentration de ces différents cosmos dont la puissance fluctuait avec les secondes, si bien que j'aperçus à peine Sylphide partir à son tour au combat. Nos premières lignes ne seraient pas contre un renfort supplémentaire. Elle avait fière allure, l'armée des Enfers, pensai-je amèrement.

La Rose des Enfers semblait étrangement silencieuse, depuis quelques minutes. Peut être réfléchissait elle à la marche à suivre. Peut être son plan fonctionnait il comme elle l'espérait, comment savoir ? Elle m'avait déjà étonné une fois, alors pourquoi pas deux ?

Soudain, je fus tiré de mes rêveries par une attaque d'une puissance phénoménale qui se ressentit dans tout le Royaume Souterrain. Le responsable de cette puissance divine, je le reconnus aussitôt : Rochel, l'incarnation de Thanatos, le dieu de la Mort. Il était de retour aux Enfers, et d'autres cosmos l'avaient suivi. Les évènements semblaient se bousculer à l'entrée du royaume des Morts. Lorsque mon esprit se concentra sur le combat de Rochel, je sus immédiatement que l'homme responsable de mon trépas le combattait. Ayant assisté à l'orgueil démesuré du Dieu de la Mort, je ne pus qu'espérer qu'il prendrait au sérieux l'Aldébaran. Car ce n'était pas un adversaire à prendre à la légère.

C'est à ce moment là que je le sentis : le cosmos du chevalier que Lydia avait amené jusqu'ici s'éloignait en direction du Giudecca. Aussitôt, mon instinct de prédateur se réveilla, et je pris ma décision. Il était inutile d'humilier Lydia en faisant remarquer à tout le monde que celui pour qui elle s'était portée garante l'avait trahie pour tenter de la poignarder dans le dos. Je ne savais pas grand chose sur ce chevalier, mais c'était comme cela que je voyais les choses. Me tournant vers la jeune femme, je voulus lui dire quelque chose mais rien ne vint.
- Il ne s'en sortira pas à si bon compte, murmurai-je tout bas entre mes dents serrées.

En toute discrétion, je me retirai lentement de la cascade de sang, et pris la direction de la septième prison. Tandis que mes muscles encore engourdis s'éveillaient pour déployer ma véritable vitesse, l'ivresse du combat monta rapidement en moi.
- Je suis désolé, Lydia... Tu sais que je te respecte beaucoup. Ca n'a rien de personnel, mais ce traître n'ira pas plus loin. Pour la simple et bonne raison que je l'ai promis à Perséphone, et que je tiens mes promesses...
La Cascade de Sang était hors de vue à présent, et je me rapprochais du fugitif. Je l'aurais rapidement rattrapé, la vitesse était de très loin mon point fort en tant que combattant et en tant que Spectre...

Arrow 7ème Prison
Revenir en haut Aller en bas
Callan


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 2380

Feuille de Personnage :
HP:
422/424  (422/424)
CS:
375/425  (375/425)
Dieu Protecteur: Aucun

MessageSujet: Re: Fuite du Colisée   Sam 4 Fév - 14:20

[HRP: Mes plus plates excuses pour le temps de réponse les amis]

Le sang versé, nécessaire à la restauration du Surplis du Démon, avait quelque peu affaibli la Déité. Ce laps de temps et de cette perte de pouvoir fut alors jugé comme opportun et amplement suffisant pour permettre à l'hôte de la Déesse de reprendre l'ascendant sur la fille de Déméter, et de reprendre possession de son corps. Il s'agissait de passer inaperçue pour la Prêtresse d'Odin, enfin l'ancienne Prêtresse. Car oui c'était bel et bien Callan qui réapparaissait à cet instant, et le seul indice fut le changement de couleur de la chevelure de la jeune femme qui passa de l'ébène au brun foncé.

Tout occupés qu'ils étaient par l'avancée des Saints dans le Royaume des Morts, il était fort à parier que les Spectres ne constateraient même pas ce léger changement. Ils n'avaient même pas remarqué le trouble de l'un des leurs qui se tenait en retrait depuis le début. Elle avait ressenti les perturbations de son âme et de son cœur avant même qu'il ne laisse exploser son cosmos troublé. L'Asgardienne comprenait parfaitement ce qu'il ressentait ayant elle-même vécu cette expérience avant que Perséphone ne prenne le dessus sur elle. Elle avait tenté de juguler ce pouvoir divin qui sommeillait en elle. En vain. Il fallait de l'aide à ce jeune homme, mais avant qu'elle n'ait pu tenter la moindre chose il s'en était allé pour gagner le front.

Levant ses iris de jade en direction des douze constellations qui ornaient le ciel des Enfers, elle fit alors le constat que le Bélier venait de s'éteindre. il ne restait plus que onze heures aux Saints pour combattre et récupérer l'urne emprisonnant Zeus. En une heure ils étaient à peine parvenus à percer la défense des Spectres.

Et tandis qu'elle faisait ce constat, la remarque de celle se prénommant Kisara, parvint à ses oreilles. Regagner la Giudecca? Certainement pas, et au fond d'elle-même elle ressentait cette divinité affaiblie qui se rebellait à cette idée.

*Comme quoi nous pouvons être d'accord, tu vois.*

"- Je te remercie de te soucier de moi, mais il est hors de question que je me replis pendant que vous combattrez. J'ai combattu lors de la dernière Guerre Sainte et je combattrai encore à celle-ci. Je ne suis pas de ceux à rester en arrière, je participe. Et je suis ravie que tu te sois aperçue que cette idée que tu me suggérais était idiote."

Un cosmos venait d'apparaître sur les lieux, et elle connaissait celui-ci on ne peut mieux. Même si la jeune femme qui venait d'arriver était une Spectre, Callan appréciait cette dernière à sa juste valeur et comprenait pourquoi Perséphone s'était liée d'amitié avec elle. Elle venait à sa rencontre, aussi devrait-elle veiller à ne pas se faire démasquer. A la requête de la Vampire, la jeune femme arqua un sourcil interrogateur. Permettre à Bardamu du Scorpion de s'entretenir avec elle? Que pouvait-il bien avoir à lui dire...

* IL SUFFIT!!!*

Une douleur lancinante lui vrilla les tempes, l'obligeant à se tenir la tête entre ses mains avant qu'elle ne tombe à terre, le souffle rendu court, tandis que des vagues de cosmos nimbaient son corps. Un cosmos d'albâtre et glacial faisait face à celui à la teinte améthyste bien plus puissant, et montrait parfaitement la dualité qui possédait ce corps.

*Pensais-tu vraiment que je resterai les bras croisés à te regarder détruire cette guerre? Je ne permettrai à personne, pas même à toi, de se mettre en travers de ma route pour récupérer mon époux. Ai-je été assez claire? A présent retombes dans le sommeil qui et le tien.*

Et à ces mots, le cosmos de la divinité enveloppa celui blanc comme neige, comme pour l'étouffer et le faire disparaître. En se redressant, la seule chose qu'aperçut la Rose Infernale, fut le Spectre du Démon qui s'en allait. Croisant le regard de son amie, elle y lu toute la détresse de cette dernière, et la peur. Cette peur de perdre l'être cher, l'être aimé. La fille de Zeus était en cet instant la mieux placée pour comprendre les sentiments qui animaient la Spectre Céleste.

S'avançant alors vers cette dernière, elle posa sa main sur l'épaule de la jeune femme et plongea son regard dans le sien.

"- Je vais aller à la rencontre de Bardamu, Lydia, écouter ce qu'il à dire. Mais je me dois de te prévenir, que s'il s'avise à m'attaquer, je laisserai Inferno se charger de lui. En attendant, reste là, et prends le commandement le temps de mon absence."

Sa prise de parole terminée, l'Impératrice Infernale disparut aux yeux et à la barbe de tous.

~> 7ème prison
Revenir en haut Aller en bas
Invité


Invité



MessageSujet: Re: Fuite du Colisée   Dim 5 Fév - 20:46

Un poids, un regard braqué sur elle. Inferno, elle ressentait parfaitement la désapprobation du jeune Démon. Si peu de temps, cela faisait si peu de temps qu'ils se connaissaient. Pourtant d'entrée de jeu, ils s'étaient bien entendus, aussi bien que le pouvaient des spectres. Et ce reproche que son regard lui renvoyait, il le dissimulait clairement aux autres. Un respect, un réel respect existait entre les deux guerriers de l'ombre.

L'amour, son amour pour Bardamu devait lui être apparu même s'il n'en disait rien. Cela était limpide pour lui. Restait-il encore humain ? Comme elle... Ceci expliquerait cela.

Lydia serra un instant les poings. Pourquoi ne s'était-elle pas éprise d'un spectre comme elle ? Cela aurait sans doute arrangé bien des choses et renforcé les rangs vu ce qu'elle était capable de faire pour celui qu'elle aimait. N'avait-elle pas fait sortir une âme en plus d'amener un saint aussi loin derrière la ligne de front alors que tous les autres luttaient pour contenir les vagues successives ?

Bardamu... Attend-moi... J'ai transmis ta demande à ma reine. Essaie de contenir ton impatience, mon amour.

Si tu as un moyen d'épargner tes frères et les miens, laisse-moi le temps. Juste le temps.


Elle gardait cet espoir de ne pas être trahie par celui qu'elle aimait.

La voix de Kisara devenue Phantasos, la fit sursauter.

Qu'est-ce que Bardamu avait à lui offrir ? Certainement pas ce que cette... homme femme, femme homme, comment savoir, espérait le plus obtenir de la part de chaque humain qui croisait son chemin. Insatiable... Encore pire qu'avant.

Mais pourquoi ne pas te servir de tes talents contre les saints et les épuiser. C'est pas les mâles plus que virils qui manquent dans leurs rangs.

L'image des nombreux combattants qu'elle avait combattus autrefois lui revint. Puisque cette obsédée ne pensait qu'à ça autant lui envoyer tout cela en cadeau. Qu'elle s'en choisisse un et elle la laisse en paix ainsi que Bardamu.

Elle, la Vampire, au moins savait à quoi les combattants, enfin quelques-uns, ressemblaient.

Elle en aurait presque soupiré lorsqu'elle sentit le cosmos de son cher Scorpion éclater et se diriger vers la septième prison...

Aussitôt, Inferno quitta les lieux. Ce qui allait se passer, elle ne pouvait que s'en douter.

Pourquoi...

Un tremblement la prit mais elle ne put se laisser aller à sa peine, cette sensation d'être trahie de la pire des façons comme s'il s'était servi d'elle depuis le début.

Non, il ne peut avoir fait ça. Son amour est sincère. C'est encore elle, cette déesse. Si elle n'existait pas tout serait si simple. C'est elle, l'obstacle entre nous.

Lydia sentait tout son ressentiment et sa colère se déplacer contre Athéna. Elle ne pourrait jamais en vouloir au Scorpion mais cette déesse, elle, s'il n'y avait l'interdit de boire le sang des dieux, elle aurait volontiers planté ses crocs dans son gorge...

Enfin, elle ne put se laisser aller davantage à sa haine naissante envers la déesse de la Guerre. Quelque chose n'allait pas.

Ma reine !!! Ce froid... Le trouble en Perséphone était visible aux yeux de la chasseresse des Enfers. Plus que tous, elle était sensible aux émotions. Et ce cosmos blanc comme la neige ne faisait que réveiller une autre blessure.

Ma reine !!! Le froid, je ne peux lutter contre le froid. A moins de...

Poussée au bout de ses limites, Lydia prit une sa décision à l'instant précis où Perséphone lui annonçait son départ sur les traces de Bardamu.

- Oui, ma reine, comme vous le désirez...

Un ton neutre qui reflétait son trouble alors qu'elle se relevait.

Des pas...

~~~~~~~~~~~~~~

Elle s'était éloignée de Phantasos. Pour ce qu'elle souhaitait faire, elle devait être seule.

- Lydia ?
- Oui, Lucky.
- Tu as déjà de nouvelles lames pour te renforcer, est-ce bien nécessaire de faire ça ?
- Tu veux les voir, Regardes..


D'un geste elle embrasa son cosmos, déployant les ailes de surplis remis à neuf avant d'en tirer deux lames tandis que toutes les autres brillaient sous l'effet de son énergie.

- Je suis plus forte maintenant et plus rapide, les armuriers ont tous fait un travail remarquable mais il n'y a pas que ça.
- Les perles écarlates.
- Le sang de Rochel.


Acheva-t-elle en détachant quelques-unes d'entres-elles.

- Non, tu as vu l'effet que ça te fait ? C'est trop fort, tu ne dois plus en absorber.
- Qu'importe, Lucky. Les effets néfastes ne se feront ressentir que plus tard mais ce sang lui m'offrira davantage de force. Puis, il ne pourra pas me faire basculer vers la lumière mais bien replonger encore davantage dans l'ombre des Enfers.
- Fais attention. Si tu en prends de trop, tu mourras...
- Ma reine est en danger, Lucky. Et ce froid... Je ne supporte pas le froid. Contrairement à Rochel. Si je prends de son sang, peut-être que cela me donnera la force de surmonter aussi cela.
- Soit... Euh, je pourrais garder une de tes lames.
- Hein ?
- Pour la plonger dans les yeux de ces saints s'ils précipitent ta mort. Je suis une fée infernale et mon maître m'a laissé un ordre.


Un rire de la Vampire avant qu'elle ne détache une de ses lames la donnant à la fée. Monstrueuse, elle était toujours aussi monstrueuse.

Quelques instants plus tard, elle absorba les deux perles rouges. Aussitôt, son cosmos s'embrasa, laissant apparaître des lueurs plus sombres. Cela la changerait avant de la précipiter vers la vie ou la mort...

Seul l'avenir le dirait.


Revenir en haut Aller en bas
Invité


Invité



MessageSujet: Re: Fuite du Colisée   Mer 8 Fév - 19:29

Arrow Tolomea

La cascade de sang...

Pour une vampire cela devait être l’Elysion. Des chutes d’une hauteur vertigineuse alimentées par des millions de mètres-cube de sang en provenance des puits aux criminels de la première vallée de la septième prison. Ce sang devait avoir un gout particulièrement riche et puissant, car on y faisait bruler les âmes de ceux qui ont passé leur vie à faire preuve de violence envers autrui. Cessant mes digressions hors de propos, je me focalisais alors sur la recherche de Lydia qui d’après Lucille devait se trouver quelque part ici. Je me mis donc en vol stationnaire et entrepris de repérer les plus proches Cosmos, si seulement je savais lequel cherchais, cela aurai été bien plus simple. Je n’avais pourtant pas à me plaindre, car le fait de voler accroissait drastiquement mes chances de la repérer. Je peinais à imaginer la difficulté que cela devait être de faire cette opération à même le sol, parmi les cosmos de toutes les âmes damnées qui jonchaient le sol des enfers et le Colisée. Je repérais alors deux cosmos puissant situé un peu plus loin en contrebas, l’un me sembla d’instinct être celui que je cherchais tant il correspondait à l’idée que je me faisais d’elle, doux, sombre, suave, délicat, mais aussi acéré et mortel comme une rose épineuse, tel le baisé du vampire. Les légendes que j’avais entendu sur les mystérieux effets de cette étreinte, disons pour le moins intime, attisaient ma curiosité à l’égard de cette femme. L’autre cosmos quant à lui était beaucoup plus insidieux, le seul fait de le ressentir provoqua en moi des changements, des pensées totalement déplacées en cette instant virent à mon esprit, mon rythme cardiaque s’accéléra, de même pour ma respiration et je sentis le désir poindre en moi. Reprenant immédiatement possession de mon esprit et chassant toutes pensées impures de ma tête je me demandais alors qui pouvait posséder un tel pouvoir de suggestion, capable de suggérer à un juge des Enfers de telles idées. Certes il avait bénéficié de l’effet de surprise, mais sa puissance était non négligeable.

J’entrepris alors de descendre en direction de des deux cosmos, lorsque soudain, le cosmos que je présentais être celui de Lydia se déchaina telle une tempête, il gonfla et s’assombri à une vitesse prodigieuse, perdant peu à peu son côté doux et suave pour devenir plus ardent, plus combatif, mais aussi beaucoup plus instable, cela n’était plus le même cosmos. Deux cosmos tentaient en vain de se mélanger, l’un d’une fureur sans borne, l’autre d’une douceur extrême. L’entreprise était vouée à l’échec. Ces deux cosmos ne pourraient jamais coexister, l’un allait devoir absorber l’autre. Le risque était immense pour le corps comme pour l’esprit de la vampire, les deux pouvaient être irrémédiablement endommagés pendant ce combat interne. Si je n’intervenais pas rapidement je risquais d’arriver trop tard. Je concentrai alors mon cosmos, et courbant l’espace-temps autour de moi fila à une vitesse quasi luminique vers ce cosmos en danger de mort.

« Pourvu que j’arrive à temps. » Elle représentait mon lien avec cette époque, et même avec cet autre moi qui livrait bataille pour notre seigneur en ce moment même. Elle ne devait pas mourir, pas maintenant ! Je la sentis alors toute proche dans les oubliettes infernales. Je plongea alors, passant au travers les murs comme s’il s’agissait de feuille de papier, quand soudain je la vis et réduisit ma vitesse pour me poser près d’elle avec douceur, nous enveloppant de mes larges ailes noires. Elle était à genou et se tenait la tête entre les mains, son visage déformé par la douleur et l’effort exprimait un message parfaitement clair, elle avait besoin d’aide au plus vite ; car le pouvoir qui se déchainait en elle était colossal, il menaçait de la détruire de l’intérieur.

Tandis que je m’agenouillais devant elle, une étrange petite fée armé d’une lame, sortie de derrière elle et m’attaqua soudainement, je reconnu son visage et la lame. Elle se stoppa en plein vol, immobilisé.

« N’ai crainte Lucky, je suis ici pour aider Lydia. » Le visage de la fée changea et je relâcha alors mon étreinte.

« Si tu es vraiment ici pour l’aider, alors fait vite, elle est en danger. »

« Quel est ce mal qui la ronge ? C’est comme si deux cosmos se battaient en elle. »

« Elle à absorbait du sang de Rochel, l’ancien spectre du Bénou, devenu spectre du griffon et … »

« Je suis au courant Lucky, mes ombres m’ont informé des événements survenu dans mon palais durant mon absence. »

« Ton palais, dis-tu… ? Tu portes le surplis du griffon, tu m’as immobilisé à distance, tu commandes aux ombres de Tolomea… Alors tu es… ! »

« Oui, je suis Minos du griffon, spectre de l’étoile céleste de la noblesse et juge des Enfers, et j’aimerai, si tu veux bien me laisser me concentrer, sauver Lydia ! » Coupais-je avec impatience.

Encore… Elle avait de nouveau bu le sang de cet autre moi. La première fois avait déjà laissé des séquelles, cette fois cela ne se passerai pas ainsi. Murmurant une incantation, j’apposais les mains sur la magnifique chevelure du spectre des ténèbres. Et commençais à tenter de juguler le flot de puissance en provenance du sang ingéré. Cela s’avéra plus difficile que je ne m’y attendais, la fureur et la puissance de ce cosmos étaient sans nul doute gargantuesques.

« Je n’en attendais pas moins de moi-même. » Ironisais-je avec un sourire en coin. Tandis que Lucky décrivais des cercles autour de nous, visiblement nerveuse. Je parvins à réprimer cette puissante fureur, mais le puissant cosmos étranger était toujours à l’œuvre en elle, tentant de vaincre son hôte. Pas de chance pour lui, cela ne me convenais pas, et c’est aussi contre moi qu’il allait à présent devoir se battre. La perte de sa fureur l’avait ébranlé, mais il n’était pas encore maitrisé, il se débattait en elle, tel un fauve en cage. Mais cela n’allait pas durer, car lançant mon propre cosmos contre lui, et avec l’aide du cosmos de Lydia je l’endiguai totalement et nous parvinrent à le maîtriser.

Laissant alors mon cosmos s’apaisait progressivement, j’entrepris de soigner les dommages infligeaient au corps et à l’esprit de Lydia. Tout en priant Hadès pour qu’il n’y ait pas de séquelles permanente.

Tandis que je terminais, elle se reprit et leva les yeux vers moi, Lucky semblait ravi et virevoltait autour de nous. Pendant un long moment nous restâmes ainsi, les yeux dans les yeux, avec pour ma part un mélange de curiosité et de fierté. Elle avait soutenu cette épreuve deux fois maintenant et s’en relèverai plus forte que jamais. Quelles autres surprises me réservait-elle encore ? L’avenir nous le dira.

« Me reconnais-tu Lydia, spectre de l’étoile céleste des ténèbres ? » Lui demandais-je avec un sourire.
Revenir en haut Aller en bas
Invité


Invité



MessageSujet: Re: Fuite du Colisée   Sam 11 Fév - 18:24

A peine avait-elle absorbé le sang qu'une véritable tempête éclata en elle. Tel un volcan qui grondait et menaçait de la détruire de l'intérieur. Brûlant et dévastateur, ainsi était le sang de Rochel. Si puissant qu'il avait contrecarré le processus normal. Pire encore, il tentait de prendre le dessus et d'inverser le cours des choses. En Lydia, deux cosmos s'affrontaient, se heurtaient sans jamais se mélanger.

Une épreuve encore pire que la précédente. Et comme si la douleur et le combat de deux cosmos ne suffisait pas, il fallait que le flux des souvenirs associé au savoir de l'ancien juge déferle en elle, traversant son esprit sans lui laisser le moindre répit. Elle qui recevait déjà tant de souvenirs, d'images au travers du Baiser des Vampires devait en plus lutter contre le choc que lui occasionnait la simple vue des immenses connaissances de Rochel.

Tant de déferlantes, de bouleversements en si peu de temps. Entre la remontée en surface de ces anciens souvenirs du Tournoi et l'assaut des Enfers, la rousse chasseresse commençait à perdre pied.

Et la douleur venait s'ajouter à l'ensemble. Souffrance du à la lutte des deux cosmos luttant toujours en elle. La douceur teintée de noirceur de la Vampire face à la violence et la cruauté implacable du dieu de la Mort. Deux opposés qui ne cessaient de se heurter.

La douce Vampire ne savait combien de temps, elle pourrait encore endurer ce supplice. En temps normal, jamais, elle n'aurait pris un tel risque et jamais Rochel ne l'aurait laissé commettre un tel acte, si proche du sacrilège sans la châtier durement, pour sa propre survie. Seulement, le seigneur de la Mort luttait seul contre deux des plus puissants chevaliers d'or alors que d'autres montaient vers eux. D'ailleurs, aussi incroyable que cela puisse paraître, les cris de rage et de douleur de ses frères retentissaient jusque dans son esprit. Elle pouvait aussi ressentir le cosmos de sa reine à proximité de celui de son amour.

Bardamu...

Où était-il ? Si loin d'elle...

Où es-tu, mon amour...

Elle s'était montrée imprudente en l'emmenant aussi loin dans les Enfers. Sentait-il seulement le danger qui la menaçait ou se moquait-il totalement de son sort ? Une seule chose était sûre, il n'était plus là, il ne l'avait pas attendue...

Si imprudente, oui, si imprudente presque aveugle. Pourtant, cette fois encore, ni la divine Coré ni le terrifiant maître de la Mort ne lui avait reproché quoi que ce soit.

Contrairement à Inferno...

Le regard du jeune spectre serait celui que lui porteraient sans le moindre doute ses frères s'ils venaient à apprendre la nature du lien existant entre elle et le gardien du huitième temple du Zodiaque. Et elle n'osait imaginer la réaction qu'aurait Ivictus de la Wyvern. Lui qui ne la portait déjà pas dans son coeur ne manquerait pas une occasion de la remettre à la place qu'il jugeait être la sienne, voire pire encore.

Une nouvelle vague de souffrance tandis qu'un nouveau râle s'étouffait dans son sang. Le propre sang de Lydia qui commençait à s'écouler dans sa gorge. Les dégâts internes se faisaient de plus en plus graves tandis que son cosmos vacillait sous les assauts de celui de Rochel. De nombreuses marques ne tardèrent pas à apparaître sous la peau si douce de la spectre. Son teint commençait à dangereusement virer au rouge et au bleu suite à l'éclatement de plus en plus rapides de ses vaisseaux sanguins. Bris et guérison accélérée, deux autres processus qui se heurtaient, augmentant encore davantage les souffrances de l'Etoile Céleste.

Pourquoi... Je n'y arrive pas... Pourquoi... ?

Une toux brutale alors que le sang continuait à s'écouler en elle. Les choses s'accéléraient et le risque d'une explosion cosmique interne se faisait de plus en plus grand. Approchant dangereusement du point de rupture, la Vampire finit par perdre le contact avec la réalité, plongeant dans un monde uniformément rouge. Un peu comme si elle avait fini par chuter dans la cascade de sang. La Cascade, quelle ironie pour une Vampire que de finir noyée dans le sang des damnés des Enfers même si au final, elle ignorait totalement si cela pouvait la tuer. Ni vivante ni vraiment morte, Lydia ne pouvait le savoir, en souffrir sans le moindre doute mais en mourir...

Soudain, elle sentit comme un vide brutal au fond de son abîme de souffrance. Une perte d'agressivité et ce fut aussi à cet instant qu'elle découvrit la présence d'une autre énergie luttant contre celle de Rochel. Puisqu'en dépit de sa fureur éteinte, le cosmos du dieu de la Mort se heurtait à...

Rochel ? Non il se bat toujours ailleurs. Alors qui ?

Elle ne chercha pas davantage, cette force lui venait en aide. Une aide inespérée contre ce cosmos qui ne cessait de le marteler. Moins violemment mais toujours actif. Elle devait saisir sa chance et enfin le mettre à bas...

Le sang, elle devait disperser le sang goutte par goutte avant d'enfin pouvoir l'assimiler au moyen de son splendide cosmos rougeoyant. L'autre affaiblissait le pouvoir de Rochel lui permettant de l'absorber.

Puis, enfin, ce fut l'apaisement final et la sensation de ces deux mans posées sur sa chevelure. Deux paumes étonnement chaleureuses et protectrices. Puis, ce fut un cosmos sombre et curatif qui l'enveloppa, soignant ses blessures, refermant une à une ses plaies.

Une éternité sembla s'écouler ainsi même si dans les faits, cela ne dura que quelques minutes avant qu'elle n'ouvre les yeux, découvrant enfin le visage de celui qui venait de la sauver. Son magnifique regard de rubis encore fiévreux plongea dans celui si bleu du Griffon.

Autour d'eux voltigeait Lucky. Lucky enfin rassurée, agitait la lame que Lydia lui avait offerte.

Puis, enfin, elle entendit la voix du juge l'appelait par son nom. Elle passa sa main dans sa chevelure rousse, écartant les quelques mèches encore collées à son front avant de réaliser que sous le choc quelques-unes avaient viré à l'argenté. Quelques fines mèches brillantes dans le feu de sa magnifique crinière détachée.

Souriante, elle se redressa quelque peu avant de répondre d'une voix douce et enchanteresse.

- Seigneur... Minos du Griffon. Oui, je vous reconnais et suis heureuse de vous voir enfin de retour. Les Enfers ne peuvent que se réjouir de vous voir enfin parmi nous.

Et s'inclinant doucement, elle déposa un léger baiser sur la main du juge autant en signe d'allégeance que de reconnaissance.

- Je suis à vos ordres, mon seigneur et vous remercie infiniment pour ce que vous venez d'accomplir pour moi. Sans vous, je n'aurais pas pu survivre ou au prix d'irréparables séquelles. Merci, mon seigneur...
Revenir en haut Aller en bas
Invité


Invité



MessageSujet: Re: Fuite du Colisée   Lun 13 Fév - 21:46

Hadès soit loué… Elle était saine et sauve. Aucunes séquelles permanentes ne semblaient être à déplorer. Ah si, sa splendide et soyeuse chevelure de feu s’était orné de plusieurs mèches argentées. Sans aucun doute un lègue du pouvoir nouveau qui coulait en elle à présent, aussi puissant et brulant que le cosmos que nous venions tous deux de maitriser. Cette tâche accompli, je pus alors détacher mon regard de ces yeux carmin encore fiévreux et reconnaissant pour me concentrer sur les cosmos que je ressentais aux alentours immédiats. Près de nous se trouvais la sources du cosmos si insidieux qui m'avais surpris un peu plus tôt, et bien que je ne la voyais toujours pas, je sentais qu'elle était toute proche, nous observant peut-être. Peu importe pour le moment. J'élargi alors mon champ de recherche et remarquais alors que nombre de chevaliers étaient déjà sur place, la plupart se trouvant derrière le temple du jugement, ma seconde demeure, Certain combattaient déjà contre nos forces tandis qu’au-delà du fleuve achéron un déploiement pantagruélique de dunamis avait lieu en ce moment même. Bien qu’atténué par une étrange perturbation, un tel déchainement de puissance brute ne pouvait passer inaperçu, même aux yeux d’un novice, alors à ceux d’un juge des Enfers… Cela n’était pas vraiment une surprise ; mais je fut stupéfais qu’un gold saint ait pu se trouver si loin dans les Enfers et isolé de ses frères d’arme. Cette troublante surprise se changea en incompréhension totale lorsque je perçu le dunamis de notre divine impératrice à côté de celui du saint. De nouvelles questions m’assaillir de plein fouet, augmentant mon stress et mon anxiété. Comment un saint, fut-il gold, avait-il pu franchir seul tous les enfers pour arriver indemne à la septième prison ? Pourquoi sa majesté Perséphone se trouvait-elle devant lui sans apparemment vouloir le combattre dans l’immédiat ? Que se passait-il donc aux Enfers ?! Je devais d’abord me calmer et analyser la situation avec le peu d’information que je possédais pour l’instant, comment ce saint pouvait se trouver là ? Ce n’était certainement pas là une ruse ennemi, ni même un pouvoir ennemi, si tel avait été le cas, il ne serait pas seul loin devant ses confrères et serait déjà au prise avec la moitié des Enfers en ce moment même. Le fait que sa divine majesté Perséphone se soit déplacer en personne pour lui accorder une audience ne pouvait indiquer qu’une seule chose, son importance. Que pouvait-il avoir comme importance en ces heures sombres, était-il un émissaire venu formuler une demande, un souhait ou une requête ? Cela, je ne pouvais le deviner, mais ce dont j’étais sûr, c’est du fait que sa présence à la septième prison n’avait rien d’un hasard, plus grave encore, l’hypothèse qu’il est pu être aidé dans sa tâche par un des nôtres me traversa l’esprit, comme un éclair douloureux. Un traître ? Ici aux Enfers ? Non, cela ne se peut, les spectres sont loyaux jusque dans la non-mort aux enfers et à leurs divines majestés Hadès et Perséphone. Néanmoins, seul un spectre aurait pu le mener aussi loin dans les Enfers sans attirer l’attention et obtenir une audience auprès de sa divine majesté. Je devrais redoubler de vigilance pour la suite. Je me surpris ensuite à me demander si mes réflexions internes n’avaient pas transparut sur mon visage tandis que je rejoignais le regard de rubis du spectre des ténèbres. Elle pourrait m’en apprendre plus, beaucoup plus, sur ce qui se passait et sur ce qui s’était passé aux Enfers durant mon absence. J’espère que le sang de cet autre moi, de ce Rochel, n’avait pas trop altéré sa conscience.

« Lydia des ténèbres. Malgré ce que ce sang t’as fait subir la première fois, tu en as réingéré aujourd’hui et cela au mépris des énormes risques encourus pour toi. Je ne peux imaginer la terrible situation qui fut la tienne pour avoir eu recours à une telle solution… Cependant sa majesté Hadès à dut entendre ta détresse et m’as envoyé à ton secours, loué soit-il. Je sens que désormais, ce pouvoir te renforcera, et te procurera puissance et protection. » Il était trop tôt pour en être tout à fait sûr, le cosmos de la vampire était encore trop troublé par cette épreuve. Mais je le présentais. J’en aurai juré à cet instant, le pouvoir de Lydia des ténèbres allait grandir de concert avec ses aptitudes, si Hadès le voulait bien. Tandis que je devisais avec elle, je gardais une part de mon attention concentré sur cette intrigante rencontre entre sa divine majesté et cet insensé chevalier d’or, comment cela allait-il se terminer pour lui ?

« Spectre de l’étoile céleste des ténèbres, nous avons peu de temps, bien que j’aimerai que nous fassions mieux connaissance sur le champ, je me vois contrains de remettre cette plaisante tâche à plus tard. Je ne t’apprendrai rien en te disant que nous sommes en ce moment même en guerre avec le Sanctuaire, et que ces chiens impies et impurs souillent déjà de leur présence notre terre sacré. Bien que la plupart d’entre eux se trouve encore loin d’ici, j’ai perçus le cosmos d’un seul gold saint à la septième prison, et plus intrigant encore en présence de sa divine majesté Perséphone. Elle ne semble pas vouloir le tuer au moment où je te parle. J’ignore ce qu’il est venu chercher ici seul, mais il est certain qu’il ne trouvera que la mort en ces lieux. Cela n’a que peu d’importance pour l’instant, ce qui est important c’est que je suis presque sûr qu’un spectre l’a aidé dans sa tâche, et je compte bien trouver lequel pour faire toute la lumière sur cette affaire, et si cela s’avère nécessaire, appliquer sur lui la juste sentence que j’applique à tous les traitres. Mais le plus urgent pour le moment est de remédier à mon ignorance des derniers événements survenu aux Enfers et ailleurs durant mon absence. Mes ombres m’ont montrée tout ce qui s’était passé au sein des murs de Tolomea, mais hélas, leur présence ne dépasse pas ces mêmes murs. J’aimerai que tu m’apporte ton aide, et m’éclaire de tes connaissances. Dans tes souvenir se trouve de nombreuses réponses aux questions qui m'assaillent. Je te demande de m'y laisser accéder.»

Tout en disant ceci, je tendis la main vers elle et ne manquais pas de remarquer sa nervosité.

« Ne crains rien chère Lydia, le procédé est parfaitement indolore, tu ne sentira rien. Donne moi juste ta main et laisse moi faire.»
Revenir en haut Aller en bas
Invité


Invité



MessageSujet: Re: Fuite du Colisée   Mer 15 Fév - 18:44

Lentement, les choses s'éclaircissaient. A mesure que la douleur s'estompait et ne finisse par ne plus être qu'un souvenir au milieu de tant d'autres. Un soupçon dérivant sur un océan d'images et de sons, de vies qui avaient déferlé avant de retrouver un cours normal et enfin se stabiliser. La quiétude, une bien étonnante quiétude l'avait envahie tandis qu'au-dessus d'eux une nouvelle constellation s'éteignait. Plus que dix songeait la Belle. La Belle et la Bête, Lydia contre l'Aldébaran, le colosse d'ébène... Le tournoi, un autre souvenir qui s'éloignait et de nouveau la quiétude alors que chaque chose revenait à sa place. La paix intérieure, aussi singulière que brève puisque la magnifique Etoile des Ténèbres reprenait déjà pied dans la réalité. La réalité et le présent, la guerre qui faisait rage au coeur des Enfers, ses amis, ses frères d'armes luttaient de toutes leurs forces ainsi que le seigneur Rochel. Thanatos qui, seul, faisait face à deux de ces immondes sacrilèges. Comment pouvait-on être aussi lâche et irrespectueux ? Au point de porter la main sur l'un des plus remarquables des dieux. L'admiration de la vampire pour le seigneur de la Mort était toujours aussi grande sans doute même encore davantage. Et face à un tel crime même le Cocyte serait trop doux pour eux.

Mais les choses ne s'arrêtaient pas là, il y avait aussi cette pointe enfoncée dans son propre coeur. Une blessure et cette honte qui lui revenait en pleine face.

Bardamu...

Bardamu, celui qu'elle aimait de tout son âme était tout proche, auprès de la reine des Enfers et d'Inferno du Démon.

Ma reine... Pardonnez-moi cette nouvelle imprudence. J'ai mis en jeu ma non-vie sans votre permission... Mais je sais aussi que vous n'êtes pas seule face à lui. Rien ne peut davantage me soulager. Il le fallait, pardonnez-moi, il le fallait...

Semblant enfin se réveiller totalement, Lydia reporta son magnifique regard de rubis sur le visage de Minos. Ce qu'elle y lut l'inquiéta. Lui aussi avait ressenti la présence du saint du Scorpion et nul doute de l'instant de payer pour ses fautes risquaient de sonner juste après son salut. Elle en tremblait presque de honte, réalisant qu'elle s'était peut-être fait duper depuis le début. Les doutes l'assaillaient de plus en plus. Pourquoi ne l'avait-il pas attendue ? Avait-il si peu confiance en elle ? En sa parole ? Ne lui avait-elle pas fourni d'innombrables preuves de son amour, allant jusqu'à soustraire une âme des Enfers et la mettre hors de portée des combats. Lydia aimait le Scorpion d'or, d'un amour d'une pureté inégalée parmi les combattants des Enfers et de cela, le saint semblait ne pas se soucier ou si peu. Ce qu'elle ressentait en sondant les Enfers lui faisait mal. Il était totalement tourné vers sa mission, nulle trace d'inquiétude pour elle alors que quelques minutes auparavant, elle était encore en train d'agoniser.

J'ai failli mourir une deuxième fois non loin de toi. Et pourtant, seuls les Enfers semblent s'en soucier.

Le regard de Lydia se ternit lorsqu'elle sentit ce doute atroce grandir en elle. Se servait-il d'elle depuis le début et de cet amour qu'elle lui portait ?

Non, c'est impossible, je ne peux me tromper à ce point... Il m'aime...

La Vampire se sentait misérable face à ce qu'elle ressentait mais elle n'avait guère de temps à perdre sur elle-même. Les Enfers et ses dieux passaient avant. Hadès lui avait envoyé un sauveur mais aussi un juge. C'était ainsi, elle ne pourrait plus y échapper. Désormais, son secret avait volé en éclat devant Inferno et devant Kisara. L'heure était venue d'en payer le prix.

La voix du juge reprit d'ailleurs aussitôt, lui faisant part de ses doutes sur les spectres et de la présence d'un traître dans leur rang. Lydia sentait que la suite serait sans doute la dernière étape. Ce qui se révéla être vrai. Elle tremblait en effet mais pas pour les raisons que Minos lui attribuait.

Bien, si tel est mon destin, j'accepte la sentence quelle qu'elle soit.

L'appel de la Vampire provoqua le retour non seulement de Lucky mais de presque toutes les chauves-souris. Bella, sa plus fidèle compagne se posa tout près elle, tout contre son sein, avant d'être rejointe par la fée. Toutes attendaient maintenant un geste de l'Etoile des Ténèbres.

Elle avança simplement la main, sans trembler.

Puisse mes souvenirs remonter du plus ancien au plus récent... Pour nos dieux, puissent-ils remonter en ce sens. Si je dois subir le châtiment des traîtres que cela se passe après...

~~~~~~~~~~~~~

Ainsi défilèrent les souvenirs entre les deux êtres. Le juge plongeant dans ceux de la Vampire en une suite rapide de flashes, des scènes ou de simple mots.

Un son dans l'obscurité... Etouffé lointain puis soudain plus précis.

Un bruit mat, lugubre et sinistre. L'appel de la Mort. Nuit de nouvelle lune, nuit sanglante alors que la cloche sonne le glas. Le glas de ceux qui ont tenté d'arracher une Etoile Céleste au seigneur du monde souterrain.

Ce fut au travers du sang que la Vampire s'éveilla de nouveau. Ce fut au travers du sang qu'elle se renforça avant de rejoindre le monde des Enfers...

Une Porte... Celle des Enfers. Lydia, à peine née au monde des Enfers dut retourner à celui de la lumière. Le sanctuaire... La précédente guerre sainte battait son plein et elle, d'office, fut envoyée au feu et aux rayons d'Hélios.

Les temples du Zodiaque, les douzes temples et l'énorme horloge zodiacale. Des marches, un énorme escalier. A chaque étape, la jeune spectre put traverser. Elle n'avait qu'à se faufiler entre les guerriers trop concentrés sur leurs combats pour pouvoir l'arrêter.

Elle croisa les spectres. Elle les découvrait pour dans certains cas ne plus les retrouver.

Puis, enfin, elle finit par croiser le chemin de son premier ennemi. Un chevalier à l'armure doré, un Scorpion.

Le Scorpion, son pouls s'accéléra à sa vue. Une réaction physique sur laquelle le juge pouvait difficilement se tromper. Lui qui jugeait les âmes devaient connaître cela et le reste ne pourrait que le confirmer.

Ainsi, un instant, la scène avait vacillé avant de reprendre. L'attitude presque désinvolte du chevalier d'or face à la rousse Vampire avait de quoi surprendre. Mais cela n'était qu'un masque, il avait eu beau se cacher derrière cette apparence, il menait le combat avec une rudesse et un sérieux plus que certains. Les Scarlet Neddle s'étaient enchaînées et sans le secours de sa nature profonde, Lydia aurait sans doute succombé au poison mais elle était la fille des Ténèbres, la Chasseresse à la Chevelure de feu. Les petites Vampires tournaient autour d'elle autant que les lames brillantes. La rapidité de l'Etoile mais aussi le secret du Baiser des Vampires. Elle avait posé ses lèvres sur celles du Scorpion...

Celui-ci avait répliqué en la faisant plonger dans une sphère psychique qui révéla son autre visage, le visage lumineux de la Vampire humaine. Elle ne put oublier la réaction du chevalier à cet instant puis, son obsession à vouloir la ramener vers la lumière...

Jusqu'au bout du combat, il voulut la ramener à la lumière...

Le calme soudain. Tout était fini. Contre toute attente, Lydia avait triomphé de son adversaire avant de le faire prisonnier dans son propre Temple. Trop faible, elle choisit de rester le temps que les autres spectres la rejoignent. Des golds à l'avant et des golds à l'arrière, elle était coincée.

Les souvenirs se voilèrent, cela touchait aux sentiments de la Vampire et elle n'aimait pas qu'on y entre, fut-on juge. Le reste serait aussi limpide pour apporter une réponse.

Les appartements privés du Scorpion, les choses auraient sans doute encore pu durer encore un bon moment si un autre saint n'avait fait son apparition.

Cette fois, ce fut une explosion de colère et de haine qui se fit ressentir. Dire qu'elle n'appréciait pas le chevalier des Poissons était sans doute encore trop doux.

Albafika venait de faire irruption dans l'Oikos du Scorpion et bien plus que le combat en lui-même, ce fut l'attitude du saint qui la choqua. Ce mépris profond qu'il avait de ses propres frères, de l'amour et de la vie. Elle se tenait derrière le saint du Scorpion, en toute logique, elle aurait du se servir de lui comme d'un bouclier et emporter la victoire contre les Poissons. Mais elle ne le put. Elle s'en sentait incapable comme elle serait incapable de lui faire désormais le moindre mal. Elle le relâcha simplement avant de le lui faire ses adieux en lui offrant un ultime Baiser de Vampire, le véritable baiser de l'Etoile Céleste.

Le combat avait été âpre et malgré ses blessures, elle lutta jusqu'au bout, jusqu'à ce qu'une rose sanguinaire ne la fauche. Finir vidée de son sang, la honte pour un Vampire mais elle n'avait pas à en rougir. Novice et toute jeune, elle avait au bout de ses forces pour servir ses sombres monarques.

Une chute dans le vide, dans les ombres...

Puis un cosmos qui l'entoure puissant si puissant. Son coeur qui recommence à battre et cette aura, cette voix qui résonne dans sa tête.

Perséphone, ma reine...
Revenir en haut Aller en bas
Invité


Invité



MessageSujet: Re: Fuite du Colisée   Jeu 16 Fév - 19:02

Spoiler:
 



Plonger dans une âme quelle quel soit est toujours une expérience particulière. Mais celle-ci était exceptionnelle, car l’âme en question possédait des attributs la rapprochant de mon propre pouvoir. Lydia semblait nerveuse devant ma demande mais obtempéras après mes rassurantes paroles. Elle se résolut finalement, tout en rappelant à elle ses familiers, et me tandis la main. Je sentis dans son cosmos une impression de malaise. Cela augmenta mon trouble, et n’eut pour effet que de me faire plonger avec plus de hâte dans les souvenirs du spectre des ténèbres.

La vision commença alors, des siècles, non, des millénaires de vie terrestre défilèrent alors dans une vision globale, cohérente, un récit complet d’une très longue existence de nosferatu. Mais ce n’était pas là ce qui m’intéressait et je me concentrais donc sur des événements plus récents.

La précédente guerre sainte arriva alors devant mes yeux aussi distinctement que si j’y étais. J’assistais à un combat entre Lydia et un chevalier d’or qui d’après son armure était le gardien de la huitième maison du zodiaque, le scorpion. Ce cosmos… C’était celui qui se trouvait en ce moment même à la septième prison. Le scorpion était donc en ce moment même en présence de sa divine majesté Perséphone…

Pauvre naïf… Quel que soit tes espoirs, tu aurais dut les abandonner avant de franchir l’achéron, ici les vivants n’ont pas leur place…

Actarus ?


Non, ce n’était qu’une mauvaise blague à n’en pas douter… Lydia semblait avoir le dessus sur le chevalier, les techniques empoisonnées du scorpion n’ayant apparemment pas l’effet escompté par celui-ci. Cela devait avoir un rapport avec ses pouvoirs de vampire, son sang plus particulièrement. Ce n’était pas de chance pour lui en effet d’être tombé sur un tel adversaire. Le scorpion faisait de son mieux pour avoir l’air confiant, mais cela ne trompait personne… Même un idiot pouvait prédire la fin du combat… Il tenta de briser l’esprit du vampire et même de ramener Lydia à la lumière par des efforts louables mais totalement futiles. Le pauvre ignorant, les ténèbres du vampire le définisse plus qu’il ne saurait l’imaginer… A l’aide de ténèbres et de chiroptères Lydia terrassa son adversaire, le laissant exsangue et agonisant sur le sol de sa propre maison, prisonnier.

Bardamu du scorpion…

La vision se poursuivit mais une chose me troublais dans ces souvenirs, Il y avait autre chose que de l’excitation dut au combat, je sentis clairement un sentiment puissant, et… Inavouable pour un spectre. La vision s’obscurci quelque peu, mais peu importe, je devinais aisément ce qui allait se déroulait dans la maison du scorpion, plus particulièrement dans son salon entre lui et l’étoile céleste… J’aurai pu percer ces ombres par ma volonté, mais je n’insistais pas, car en plus d’être très douloureux, cela aurai été comme un viol pour elle.

Lydia… Quelle erreur… Tu aurais dû le tuer tant qu’il en était encore temps.

La suite fut tout aussi tragique, l’arrivé du Chevalier portant l’armure d’or des Poissons fut accompagné par une gargantuesque vague de haine et de colère. Lydia semblait avoir ce chevalier en horreur… Et tandis que le combat se déroulait, mes craintes se confirmèrent. Bien que sous son pouvoir, Lydia n’utilisa pas Bardamu pour se protéger, allant même jusqu’à le couvrir lui… Elle semblait incapable de lui faire le moindre mal, ni par sa main, ni par sa faute… Elle le relâcha simplement avant de le lui faire ses adieux en lui offrant un ultime baiser du vampire, le véritable baiser de l'étoile céleste. Je compris alors l’aversion de la chasseresse des Enfers pour ce chevalier car son attitude, orgueilleuse et méprisante avec celle qui semblait s’inquiéter du chevalier du scorpion bien plus qu’il ne le semblait lui-même, le rendait monstrueux à mes yeux. Il y avait un réel mépris dans les mots du chevalier d’or quand il parlait, son poison s’insinuait aussi bien par son sang que par ses mots. Et son apparente beauté cachait en fait une âme des plus immondes.

J’aurai grand plaisir à te faire taire, à jamais…

Le combat toucha à sa fin alors que Lydia combattait de toutes ses forces malgré ses blessures datant du combat contre le scorpion. Albafika… Misérable charognard, fourbe et lâche opportuniste, sa seule vision me répugnait, il se prenait pour un juge, avait copieusement insulté son frère d’arme et le spectre des ténèbres, et semblait n’avoir que mépris pour les êtres qu’il jugeait plus faible que lui. Sa dernière attaque vida l’étoile céleste de son sang tandis que sa rose blanche, plantée en plein cœur du vampire, se gorgeais de la vie de sa malheureuse victime.

Quelle tragédie… Albafika… Chevalier des poissons, tu me paieras cher ton ignominie, des éternités de souffrance ne sauront effacer le dégout que tu m’inspire, pour ton attitude inhumaine envers tes semblables et tes ennemis, pour avoir confondu l’amour de la puissance et le mépris de la faiblesse, et enfin pour avoir usurpé éhontément le pouvoir ainsi que le droit sacré de juger tes semblables, moi, Minos du griffon, étoile céleste de la noblesse et juge des Enfers te promet que notre prochaine rencontre se terminera dans ton sang impur. Je t’y noierais une bonne fois pour toute avant de t’envoyer pourrir pour l’éternité dans le cimetière des orgueilleux.

Alors que les deux chevaliers d’or devaient savourer leur victoire, un pouvoir colossal entra dans la maison du scorpion tel un vent puissant. Faisant voleter les pétales empoisonnés des roses du Poisson, les balayant sur son passage. Je constatais alors que les dits pétales venaient de virer de leur couleur écarlate à la noirceur la plus totale, chacun d'eux enveloppés d'une puissante aura à la teinte violette, bien plus puissante que celle des Chevaliers d'Or. La bourrasque devient bise trainant dans son sillage les pétales dont quelques-uns vinrent à recouvrir le corps de la Vampire. Ce pouvoir était reconnaissable entre mille, sa divine majesté Perséphone avait décidé de rendre un dernier hommage à Lydia. Un dernier hommage ? Non. Le courant d'air caressant enveloppa le corps de la Belle et vient jusqu'à ses fines lèvres, s'immisçant entre elles pour lui offrir un souffle de vie. Pour preuve, la poitrine de cette dernière se soulevait légèrement. L'Eole devient alors plus fort, et soudain plus rien, tout redevient calme. Le puissant cosmos de Perséphone avait disparu, tout comme le vent. Telles des marionnettes dont on aurait coupé les fils, les sombres pétales tombèrent à terre, Lydia avait disparu corps et âmes dans une scène onirique au nez et à la barbe des deux chevaliers hébétés par ce qu’ils venaient de voir. Ainsi j’appris que la rose blanche que Lydia portait dans ses cheveux était en fait cette même rose qui lui avait ôté la non-vie de la main abjecte d’Albafika. Elle la portait désormais sur elle, comme un défi lancé au chevalier des poissons. Oui, la vengeance d’une femme est véritablement une chose terrible et magnifique à contempler.

Lydia… Eros peut-être si cruel parfois… Je fus pris de pitié pour elle, et pour son amour impossible avec un de nos plus mortel ennemi. J’avais par le passé vue défiler devant moi d’innombrables âmes qui avaient connu un destin similaire, et jamais il ne s’était bien terminé. Certaines inspirèrent même aux écrivains humains les plus belles tragédies que leur espèce n’avait jamais écrites, rendant en quelque sorte immortel tous ces malheureux morts de leur amour mutuel improbable et fatal.

Les souvenirs défilèrent à nouveau avec des scènes plus familières comme sa venue à Tolomea, ma demeure, étant alors celle de celui que l’on nomme Rochel. De leur entrevue dans ma petite salle de lecture privée, je sentis encore une fois entre ces deux êtres plus que du simple respect mutuel. Lydia semblait voué une véritable admiration pour ce Rochel, qui lui-même semblait tenir Lydia en très grande estime. Il lui avait confié le sort des Enfers, la garde de sa divine majesté et une partie de ses pouvoirs si jamais il venait à disparaitre. Un être prévoyant apparemment. Sa faiblesse était évidente à mes yeux, il semblait revenir de terribles batailles et son cosmos était… Confus, comme ajouré, il manquait de nombreux morceaux à son âme. Sa décision de partager son sang me parut d’autant plus improvisée, comme un acte désespéré. Il disparut peu après avoir reçu un message alarmant informant que dame Pandore été décédée.

C’est à ce moment que le contrecoup du sang du juge frappa le vampire.

Tandis qu’elle luttait, isolé dans ces appartements, contre la douleur et la fièvre causée par le sang de Rochel, arriva cette étrange créature qu’est le spectre du ver, Raïmi de l’étoile terrestre de la soumission, qui comme à son habitude fit une entrée pour le moins fracassante, puis parla grossièrement avec des sous-entendu obscène d’une rare finesse… Oui, un être sans la moindre dignité, sans le moindre bon gout, sans la moindre manière. Je m’étais toujours senti mal à l’aise avec lui, comme gêné par sa seule présence. Je n’avais jamais compris pourquoi sa divine majesté Hadès avait fait don de l’immortalité à cet être répugnant. Si cela n’avait tenu qu’à ma seule volonté, je l’aurai donné en pâture à Cerbère. Lydia ne lui en tînt pourtant pas rigueur et l’invita même à venir faire avec elle un entrainement amical devant les portes de mon palais. Ce fut un spectacle particulièrement grotesque qui se déroula devant moi, Raïmi semblait etre comme un enfant humain découvrant les plaisirs solitaires pour la première fois, complétement tordu, le visage ébahie, les yeux écarquillés, la bouche baveuse, ses tentacules aux physiques pour le moins évocateurs désespéraient d’attraper la vampire pour lui faire subir des traitements que la décence la plus élémentaire m’oblige à taire. Lydia semblait quant à elle être toujours sous l’emprise de la forte fièvre et sa démarche était incertaine, ses attaques manquait de précisions et elle fut surprise de nombreuses fois par son "adversaire" qui était quant à lui visiblement sous l’emprise d’’une fièvre d’un tout autre genre. C’est alors que le ver lança ses appendices disgracieux sur la chasseresse des Enfers qui se fit aussitôt solidement ligoter, comme dans une mauvaise scène de bondage. Le ver exultait sa joie comme sous l’emprise d’une folie profonde, savourant sa victoire à l’avance ainsi que les traitements qu’il allait faire subir à sa partenaire d’entrainement, lorsque le cosmos de Lydia explosa, sa fièvre avait disparu. Son cosmos s’embrasa alors en une tempête digne d’un juge qui illumina la nuit éternel du Cocyte et révéla alors la nouvelle forme du vampire. Son surplis jusqu’alors en pièces, fusionna avec le sang de la vampire et revint à la vie cicatrisant au passage le corps de l’étoile céleste. Elle brisa alors l’étreinte déplacée du ver avant de le faire tournoyer avec ses propres appendices et l’expédia d’un geste puissant hors du Cocyte.

Quel combat ridicule… Songeais-je alors avec amusement.

Une autre vision survint alors ou la jeune et belle spectre des ténèbres fit de multiples voyages, allant tout d’abord au désert des envieux ou elle rencontra Lucille et ce cher Raïmi, puis vers la cathédrale des Enfers ou elle revit Bardamu accompagné du chevalier de bronze du cygne, puis vers Giudecca ou elle retrouva Rochel désormais pare de la kamui du dieu de la mort, et commis alors le sacrilège de toucher, pire, de prendre dans ses bras sa divine majesté Perséphone afin de, me sembla-t-il, la consoler d’un mal terrible. Le simple contact de la déesse semblait la faire souffrir et pourtant Lydia ne lâcha pas prise. Quelle que furent ses motivations, son impertinence était choquante un tel acte aurai normalement dû être sévèrement puni par sa divine majesté, mais pourtant elle ne réagit pas à cette preuve naïve et imprudente d’affection, elle resta impassible même lorsque Lydia lui caressa les cheveux ou chanta pour elle. Ce fut finalement le porteur du surplis du wyvern qui stoppa net cette scène irréelle en arrachant la douce enfant de sa déesse avant d’entamer un discours des plus déplacer en cette occasion. Ce qui lui valut d’ailleurs le sermon du dieu de la mort et la remontrance de sa divine majesté. Je fus abattu de voir que ce wyvern n’était pas mon frère, et pire encore, semblait être un spectre brutal, agressif, dénué de toute subtilité et de toute finesse, en somme un être parfaitement indigne du poste qu’il occupait. J’appris de cette scène que mon antipathie pour le wyvern actuel semblait être plus que partagée, et plus important, que notre divin empereur ainsi que le père de l’olympe lui-même avaient été scellés. Cette nouvelle eu l’effet d’un véritable coup de poing et je manquais de peu de perdre le contrôle de la vision. Tandis que les dialogues entre les personnages continuaient, de nouvelle question m’assaillir, Comment ? Par qui ? Où ? Tous ces événements se bousculaient dans ma tête, apportant autant de questions que de réponses. C’est alors que d’un ton solennel et divin, après que sa divine majesté eu quitté Giudecca pour l’Olympe, le dieu de la mort pris la parole. Il ordonna l’état de guerre maximal pour les Enfers et assuma son rôle de commandant provisoire du sombre empire. Il ordonna à Lydia de couper tous les ponts qui reliaient les rives de l’Achéron entre elles. Une sage décision mais qui s’avèrera bien insuffisante face au chevalier d’Athéna, ils n’auront qu’à geler la surface du fleuve maudit pour pouvoir traverser. Lydia obtempéra pourtant sans répliquer et quitta alors Giudecca pour Tolomea avant de se rendre à l’Achéron pour y détruire les ponts.

Et le passeur dans tout cela, cette canaille cupide de Charon ? Je ne tardais pas à avoir ma réponse, deux gifles retentissante s’abattirent sur cet hideux avare et la promesse des pires tourments lui fut annoncée si il osait, d’aventure et jusqu’à nouvelle ordre, prendre qui que ce soit sur sa barque. Cela eut un effet immédiat sur le passeur. Arriva ensuite sa divine majesté, suivie de près par une femme d’une grande beauté au pouvoir colossal, divin même, accompagnée de guerriers portants des armures d’écailles… Des marinas… Il devait donc s’agir, sans l’ombre d’un doute, de la déesse Amphitrite, femme de Poséidon. Mais que faisait-elle en ces lieux ?

Sa conversation pour le moins tendu avec notre divine impératrice allait sans nul doute me l’apprendre…

La guerre sainte avait débuté, et les chevaliers d’Athéna avaient noués une alliance avec les ases d’Odin pour nous envahir.

Maudits soit-ils…

Les images et les sons s’estompèrent de nouveau avant de reprendre au même endroit me sembla-t-il excepter le fait que dans les alentours les combats avaient commencés, de puissant cosmos s’affrontaient tout autour de nous. Sans nul doute un chevalier d’or parmi eux, son cosmos était prodigieux, d’une puissance et d’une bonté rare chez un humain.

Même chez les chevaliers d’Athéna, il se trouve des êtres bons et nobles après tout… Soudain j’aperçu Lydia et Bardamu, devisant d’une manière plus qu’explicite au lieu de s’affronter. Vint alors une scène que je ne pus admettre, Lydia s’envola alors emmenant le scorpion loin de la porte des Enfers.

Non… Cela ne se peut, elle ne peut pas avoir fait cela… Pourquoi le ferai- t-elle ? Sa fidélité à sa divine majesté n’était pas feinte, alors pourquoi ? Je savais qu’un lien inavouable et honteux unissait la vampire au scorpion depuis leur rencontre au Sanctuaire, mais de là à trahir les siens, cela été impardonnable… C’est donc le cœur rongé par le chagrin que j’assistais a la fuite des amants apostat au travers des Enfers.

Absurde… Totalement absurde… Tu ne pourras le cacher ici, ni nul par ailleurs, rien sur la Terre comme aux Enfers ne pourra vous sauver, aucune tanière ne sera assez obscure, aucun trou ne sera assez profond car vous êtes maudits et serez poursuivi par les dieux eux même... Ma colère embrasait mon cosmos, causant sans nul doute d’horribles souffrances au vampire, mais peu m’importait en ce moment la douleur d’une traîtresse, je n’avais désormais plus de larme à verser pour elle, son destin était de périr par ma main. Plein de rage, je m’apprêtais à la châtier sans pitié lorsqu’un autre souvenir, indépendante de ceux de Lydia me revint, celui ou j’avais perçu le cosmos de Bardamu près de celui de sa divine majesté.

Peut-être après tout n’avait-elle pas trahie… Mais une chose était sur, elle n’en avait pas reçus l’ordre. Elle avait agis égoïstement et sans prendre la peine de consulter qui que ce soit. Sans mesurer la gravité de son acte. J’entrepris donc de calmer ma rage et mon cosmos, laissant le bénéfice du doute à l’accusée pour le moment. La vision me fit arriver à la cascade de sang où le couple improbable mis pied à terre, lorsque soudain un prodigieux pouvoir les enveloppa pour les cacher aux yeux du reste des Enfers. S’était, à en juger par la nature et la puissance du cosmos, l’œuvre même de sa divine majesté qui semblait être finalement avisée des projets de Lydia et avait concocté ce petit nid douillet pour accueillir les deux amoureux. La scène se poursuivie dans un cadre paisible et agréable. On n’aurait pu croire à les regarder que, au dehors de ce cadre idyllique, se déroulait une guerre sainte opposant des forces d’une puissance dépassant l’entendement. Cette touchante et naïve scène fut rompu par Lydia qui s’envola alors pour, selon ses dires, rejoindre sa divine majesté afin de lui remettre un message du scorpion, laissant celui-ci seul et lui demandant de ne pas quitter les lieux.

Elle n’a pas trahis, elle est juste pure et naïve, surprenant pour quelqu’un d’aussi âgée... Elle atteint rapidement sa divine majesté et, après lui avoir révéler ses actes, elle se prépara à une réponse ou un châtiment. Deux autres spectres assistés à cette scène pathétique. Je reconnu le cosmos du premier immédiatement, il s’agissait là de la source de ce cosmos si insinueux qui m’avait surpris lors de mon vol au-dessus de la cascade de sang. Il s’agissait d’une sensuelle jeune femme dont l’apparence comme les manières semblaient toutes faites pour vous inviter à la luxure et à la débauche. Son visage androgyne m’était inconnu. Le second spectre m’était familier, je l’avais déjà vue dans d’autre souvenir de Lydia, il s’appelait Inferno, et Lydia avait plus que de l’estime pour lui, une sorte d’affection. Tandis que les secondes s’écoulaient avec une lenteur proprement stupéfiante, je ressentis soudain le cosmos du scorpion d’embraser avant de s’éloigné de la cascade pour se diriger vers Giudecca. Cela me mit dans une rage sombre. Ce fourbe été donc parti malgré ses recommandations, surement pour rencontrer plus vite sa divine majesté. En fait peu lui importait Lydia, il s’était servis d’elle. Comme d’un outil que l’on jette après usage. Je vis alors qu’Inferno avait certainement remarqué lui aussi le cosmos du scorpion. Il s’éclipsa alors discrètement, ses intentions étaient claires, même si il ne dit rien, surement pour ne pas accabler de honte la pauvre vampire. Lorsque sa divine majesté posa la main sur l’épaule de Lydia, je crus que sa dernière heure été venue… mais non. La divine impératrice du sombre empire avait accepté de rencontrer le scorpion et avait donné ordre à Lydia de rester sur place et de prendre le commandement en son absence. Elle avait donc pardonné à l’étoile céleste des ténèbres. Voilà qui résolvait l’énigme de cette entrevue étrange avec le scorpion.

Je pouvais deviner la suite, car j’avais assisté au début des évènements grâce aux ombres de Tolomea, et était arrivé juste à temps pour éviter un dénouement tragique. Je vis donc sans surprise la douce vampire prendre les deux perles écarlates de son collier, perles qui contenait les gouttes de sang de Rochel puis les ingérer. Le fit-elle pour se châtier elle-même de sa naïveté, par remord, par honte, je ne saurais le dire, car toutes ces émotions étaient présente en son cœur en ce moment précis. Je n’avais plus besoin d’en voir d’avantage. Je stoppais alors la vision sur les sentiments de honte de colère et de résignation de la chasseresse des Enfers.

« Lydia, qu’as tu fais… ? Te rends-tu bien compte de la portée de ton geste ? Ta naïveté et ta pureté d’âme ton fait mettre en danger, non seulement ta propre existence, mais aussi celle de notre divine impératrice ainsi que celle de ton bien aimé scorpion ! Tes sentiments à son propos sont sincères, mais comme pour toi, son devoir passe avant tout. Et cela tu le savais. Tu n’as jamais cru une seule seconde qu’il trahirait ses frères ou sa mission pour toi. Votre romance est absurde car le sort vous a placés vous, des guerriers, dans des camps opposés et en guerre. En temps normal je devrais te châtier immédiatement pour ton insouciance et ta naïveté quasi-criminelle. Mais, j’ai lu en ton cœur que ta loyauté était pure, que seul ton amour pour notre divine impératrice et ton scorpion ont motivé tes actions. Ton âme est innocente, bien plus pur que ne devrait l’être celle d’un vampire millénaire. Tu dois devenir plus responsable, étoile céleste des ténèbres, tu dois apprendre à mesurer les conséquences de tes actes, car en ce monde comme dans les autres, un seul acte peut avoir des conséquences universelles irréversibles. Nous sommes ici dans les Enfers, et ils sont pavés de bonnes intentions. Rappelle-toi en à l’avenir. Mon instinct me dit que de ton acte peut encore dépendre le sort de beaucoup. Et j’ai appris à ne pas dispenser à la légère mort et jugement, en particulier sur ceux accusé à tort. Tu auras à répondre de ton acte, mais aux Enfers tout entier, et non à moi seul. Alors pour l’heure je réserve mon jugement et attends de voir ce que tu vas faire du temps qui t’as était imparti. »

J’avais parlé d’un ton solennel et sévère à celle qui s’était ouverte cœur et âme à moi. Mes mots étaient durs, mais une telle chose ne devait plus jamais être reproduite. De plus elle avait déjà reçu une terrible blessure en la trahison du scorpion et son apparent désintérêt pour elle, elle qui avait failli mourir si près de lui sans pour autant qu’il ne s’en soucie le moins du monde, entièrement tourné vers sa mission. Un jugement en cette situation aurai été cruel et contraire à tout ce que je croyais. Un jugement peut avoir deux sens, la justice, ou la vengeance. J’avais cette fois choisie la justice et j’espérais avoir fait le bon choix. Même les plus sages ne peuvent connaitre toutes les fins, et je sentais que le scorpion avait encore un rôle à jouer dans cette histoire, en bien ou en mal...
Revenir en haut Aller en bas
Sacha


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 380

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
0/0  (0/0)
Dieu Protecteur: Odin Odin

MessageSujet: Re: Fuite du Colisée   Ven 17 Fév - 14:02

L'ennuie, c'est ce qui ganga peut à peut celle qui se faisait passer pour Phantasos depuis que le saint était partit suivit d'Inferno et de leur reine à tous. Si bien qu'un soupire s'échappa presque inconsciemment, marquant son désarrois de ne pas avoir plus d'action que ça à sa porté. Si l'ancienne succube aurait su un seul instant ce qui l'attendait, elle se serait jetée sur le chevalier d'or que Lydia avait rapportée, pas su que se soit juste pour le combattre.

Mais bien vite quelque chose se passa : un bruit d'aile vint perturber son ennuis. Il était certain que c'était un nouveau spectre, mais Kisara n'arrivait pas à distinguer duquel il s'agissait. Toujours est-il que son cosmos était relativement puissant, certainement autant que le sien et la belle du se résoudre à abandonner l'idée de lire dans son esprit tant ce dernier lui opposait une forte résistance.

Bien vite, un sourire apparut sur son visage presque juvénile de jeune femme pas encore adulte. Non pas un sourire cruel et carnassier, mais plutôt une expression à la fois amusée et soulagée de voir le surplis du griffon de nouveau porté par un valeureux combattant de l'armée de Hadès. La projection astrale de la belle parvint à lire son nom sur la porte des rêves de ce beau guerrier : Minos.

Ainsi donc, le spectre du griffon était de nouveau incarné par ce monarque légendaire. A croire que son âme maudite, ou bénie, c'est selon, s'ennuyait dans son coin de "paradis" et décida de remettre l'armure sombre pour combattre au nom du seigneur des enfers.

" - Intéressant, voilà qui promet pour la suite."

Mais le juge ne s'arrêta pas pour rencontrer Kisara, non, il ne l'avait même pas vue. Toute son attention fut braquée sur la spectre de la vampire qui était en train de boire du sang. Quoi de plus normal pour un être de cet acabit, mais dans le cas de ce liquide, il avait quelque chose de particulier : c'était celui qui coulait dans les veine de Rochel peu de temps avant de devenir Thanathos. C'est du moins ce qu'elle put lire dans l'esprit ses collègues car aussi bien l'un que l'autre semblait lui résister.

Néanmoins, l'ancienne courtisane incestueuse n'en avait pas fini : Bien qu'étant trop loin pour entendre quoi que se soit de la conversation, elle voulait savoir de quoi il en retournait. C'est ainsi qu'elle se concentra sur sa collègue, son cosmos formant un tunnel entre son esprit et celui de la spectre. Mais la puissance des deux individus firent interférence, et elle ne vit que ce que Minos voyait, du moins en partie. Déjà que lire l'esprit d'une personne n'était pas chose aisée si elle était de puissance équivalente à la sienne. Mais lire l'esprit d'une personne qui elle même lit celui d'une autre, c'était clairement le bordel, une orgie de souvenirs s’entre-pénétrant...

Soit, la belle préféra rompre le contact astral, d'autant plus que de nouvelles puissances se fit sentir au loin. Notamment au Tolomea où un cosmos puissant semblait rugir. Kisara le connaissait bien celui là, c'était l'aura du juge qui lui avait offert en son temps le surplis de la succube : Eaque du Garuda. En contant Ivictus et le spectre du griffon ici présent, les trois juges étaient désormais réunis.

Mais une autre énergie se fit sentir, un cosmos proche du sien, enfin, de celui qu'elle puisait à Phantasos. Un autre fils d'Hypnos et pas n'importe lequel : celui avec qui elle s'était entrainée il y a même pas trois jours, Oneiros. Quand ce dernier la verrait, pour peut qu'il s'en souvienne, il risquerait d'avoir un choc.

L'ancienne succube fut interrompue dans ses pensées par les paroles de Minos qu'elle ne comprit que par bride. De toute manière, elle avait cessée de s'intéresser à ce dialogue depuis l'apparition de ces deux énergies en Enfer et une seule chose lui vint à l'esprit : qu'elle allait bien s'amuser. Néanmoins, elle en voulait pas se faire oublier sa présence par ses deux compatriotes infernaux présents.

" - Très cher Minos, je suis profondément déçu que tu ne soit pas venu à ma rencontre."

Dit-elle dans un ton faussement outré à l'encontre du juge en parlant de sa personne au masculin pour jouer son rôle de "fils" d'Hypnos. La belle disparut et apparut aux côté du spectre du griffon, comme si elle venait de sauter en sa direction mais dont atterrissage se fit au ralentit comme pour lui laisser le temps de bien regarder son corps généreux le temps qu'elle arrive.

" - Il est certain que tu ne dois pas me reconnaitre, surtout depuis que j'ai pris le corps de la spectre de la succube."

Alors qu'elle parlait, elle tenta de lui caresser le visage. Mais nul doute qu'il ne se laisse pas faire ainsi par une personne qui lui semblait totalement inconnue aux premiers abords. Puis soudain, la poitrine de la spectre fondit, son visage prit une aspect plus masculin tout en restant fort androgyne. En fait, elle ne fit que utiliser les pouvoirs de son hôte qui lui permit de changer son apparence pour se changer en homme.

" - Je suis Phantasos, dieu de l’irréel."

Dit-"il" d'une voie masculine mais douce avant de peu à peu reprendre son apparence initiale d'un sourire enjouer avant de peu à peu prendre une expression plus sérieuse qui ne lui sied guère.

" - Je suis heureux de te voir marchant à nos côtés, d'autant plus que nous n'allons pas tardé à être rejoint par l'un de tes homologues ainsi que l'un de mes frères."

Kisara termina par parler du juge qu'elle avait ressentie quelques instants plus tôt au cas où que celui qui fut en face d'elle ne l'avait pas ressenti. Après tout, il était très occupé à parler longuement avec Lydia du vampire, son attention ne pouvait pas être partout, il n'était pas omniscient comme un dieu.
Revenir en haut Aller en bas
Eaque


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 31
Armure : Trucider les Chevaliers d'Athéna et les ennemis des Enfers

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
170/170  (170/170)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: Fuite du Colisée   Sam 18 Fév - 0:28

Arrow L'Antenora

La Cascade de Sang… voilà bien longtemps qu’il n’avait pas mis les pieds dans cet endroit. Endroit qu’il n’avait d’ailleurs jamais aimé. Pour le Juge du Garuda, les larmes étaient un signe de faiblesse et la Grande Cascade n’était ni plus ni moins que la concentration des larmes des pêcheurs qui avaient rejoins le royaume d’Hadès. En fait, à part l’Antenora, son domaine, et le Cocyte, qui correspondait parfaitement à son tempérament pragmatique et froid, Eaque n’aimait guère les différentes zones des Enfers. Sans doute un complexe de supériorité de l’ancien roi des Myrmidons par rapport aux mortelles ayant été trop stupide pour réfuter leurs plus bas instincts. En quel honneur devrait-il se montrer indulgent envers des hommes et des femmes qui ne l’étaient pas avec eux-mêmes ? Enfin, l’heure n’était pas aux réflexions de ce type. Il arrivait enfin à la Grande Cascade et il y avait là certaines connaissances, plus ou moins proches, du Garuda.

Finissant sa course sur un promontoire rocheux, Eaque, accroupis, prit quelques minutes avant de se relever et de daigner regarder les autres guerriers d’outre-tombe présents. Oh, il ne faisait aucun doute que ces derniers avaient déjà senti son Cosmos, il était un des trois Titans des Enfers tout de même, mais il aimait se faire désirer.

Exécutant un nouveau bond, il arriva cette fois-ci près des autres Spectres. Alors qu’il se relevait lentement son regard alla sur chacun des trois protagonistes présents. Deux d’entre eux lui était connu. Il fit quelques pas vers le guerrier le plus proche et entama le dialogue d’une voix légèrement amusée.

" - Bien le bonjour, petite Kisara. Je savais bien que ce Cosmos très… chaleureux était le tien. Comment pourrais-je oublier le jour où je t’ai offert ce Surplis de la Succube ? Et je crois, sans devoir me tromper de beaucoup, que tu en es toujours aussi digne. Mais je sens quelque chose de différent en toi ? Nos seigneurs t’auraient-ils fait un cadeau spécial ? Tu me sembles bien plus puissante qu’avant… Peut-être même aussi puissante que nous autres, Juges des Enfers. "

Il ne pensait pas ce qu’il venait de dire. S’il avait offert le surplis de la Succube à cette jeune femme, c’était bien parce qu’il croyait en elle. Mais elle ne pouvait pas avoir atteint sa puissance à lui, Eaque du Garuda. Seul un dieu aurait pu le lui permettre. Et, à sa connaissance, aucun dieu n’était suffisamment fou pour prendre le corps de cette jeune femme au caractère si… spécial.

Mais Eaque n’était pas d’humeur à débattre sur les choix de réincarnation des dieux, ou demi-dieux comme certains les appelais. Ainsi, il préféra se concentrer sur les deux autres Spectres. Enfin, il se contenta d’un simple hochement de tête envers la jeune femme vêtue du Surplis du Vampire, et se concentra réellement sur le dernier serviteur d’Hadès, celui qu’il connaissait certainement le mieux. Et pour cause, ils étaient tous deux frères.

" - Minos du Griffon de l’Etoile Céleste de la Noblesse… Mon frère ! Je vois que tu n’as rien perdu de ta superbe ! Tant mieux ! Je suis heureux de te revoir parmi nous à ton plein potentiel de combat. Les Enfers ont besoin de meneurs tels que toi et moi pour abattre ces chiens du Sanctuaire. Pourtant, tu me sembles plus enclin à faire la leçon à nos guerriers… "

Puis, tournant la tête vers la Spectre.

" - Guerriers qui, au vu de ta réaction, semblent eux-mêmes au bord de la trahison ! J’aimerai beaucoup savoir ce qu’a fait une Etoile Céleste pour mériter un tel châtiment de la part de mon bien aimé frère… Dans tous les cas, saches que jamais je ne permettrais, et je suis sûr que mon cher frère en ferra de même, qu’un Spectre hésite sur le champ de bataille. Soit tu es avec nous, soit tu es contre nous ! "

En utilisant ce discours très dur, le Juge tentait de faire comprendre aux Spectres qu’ils lui appartenaient et qu’il pouvait, d’un simple mouvement d’humeur, mettre fin à leur vie. Il était l’un des trois Juges des Enfers, l’un des trois Titans Démoniaques et tous devaient le craindre et le respecter. C’était la meilleur façon, pour lui, de mener cette guerre avec brio et d’abattre une bonne fois pour toutes le Sanctuaire, ses Chevaliers et Athéna elle-même...

Revenir en haut Aller en bas
Invité


Invité



MessageSujet: Re: Fuite du Colisée   Dim 19 Fév - 23:43

Mon discours ainsi que la brulure psychique infligé par ma colère semblaient avoir profondément atteins le spectre des ténèbres. Je ne devais pas me laisser attendrir par son visage résigné ou son apparente fragilité. Ses souvenirs m’avaient montré à quel point ses aptitudes de combat étaient élevées, et sans nul doute, le sang de Rochel allait la rendre encore plus puissante. J’avais suspendu mon jugement dans l’espoir que sa volonté de se racheter surpassera sa honte et son désespoir, que sa colère décuplerait son cosmos et la rendrais ainsi encore plus dangereuse.

Mortelle petite Lydia, tu seras une alliée de poids dans cette guerre, et je plains d’avance la pauvre âme qui aura la malchance de croiser ton chemin… Il appréciera sans doute tes travaux manuels.

Tandis que j’attendais la réaction de la chasseresse des Enfers, je ressentis soudain un puissant sentiment de désir pour elle, comme peu auparavant, alors que j’étais au-dessus de la cascade de sang… Mais cette fois-ci la surprise était passée, et d’une vague de cosmos je balayais cette honteuse et étrangère sensation hors de mon esprit. Exaspéré par cette intrusion récurrente dans mon esprit, je me focalisais alors sur la source de ce cosmos, le spectre de la Succube, Kisara... Mais cela s’avéra inutile car elle se manifesta d’elle-même, émergeant des ombres devant nous.

« Très cher Minos, je suis profondément déçue que tu ne sois pas venue à ma rencontre. » Cet air faussement outré ne trompait personne. Elle semblait au contraire à la fois ravie et amusée. Son image s’estompa alors pour réapparaitre devant moi. Une vitesse de déplacement quasi-luminique… son niveau dépasse de loin celui d’une simple étoile céleste, de plus l’armure qu’elle portait n’était pas celle du succube. Elle s’afficha alors devant moi dans toute son envoutante sensualité, me laissant admirer son corps qui semblait tailler pour l’amour.

«Il est certain que tu ne dois pas me reconnaitre, surtout depuis que j'ai pris le corps du spectre du succube. » Tout-en disant cela, elle approcha sa main de mon visage sans nul doute pour le caresser. Mais elle se ravisa à temps pour éviter que je n’intervienne alors en l’immobilisant. Cette Kisara semblait très bien me connaitre, mais d’après mes propres souvenirs, je n’avais eu que peu de rapport avec le spectre du succube. Ses manières lubriques me choquaient, son insatiable faim de chair et d’amour m’irritait, à tel point que je préférais l’éviter pour sa propre sécurité.

Mais en sondant son âme, je décelais alors un pouvoir bien plus grand qu’il ne l’était lors de notre dernière rencontre. Sans nul doute le pouvoir d’un autre être, un être que je connaissais bien lui, le propriétaire de l’armure qu’elle portait à présent, l’un des quatre fils du divin Hypnos ; Phantasos, le dieu de l’irréel.

Comme pour me confirmer mes pensées, la somptueuse poitrine de Kisara fondit tandis que son visage de nymphe devint plus masculin, gardant toujours un aspect hermaphrodite.

« Je suis Phantasos, dieu de l’irréel. » Sa voix elle-même avait muée pour devenir plus viril, mais toujours empreinte de suavité. Cela ne me surprit pas. C’était même parfaitement logique, quel meilleur réceptacle pour ce voyeur sadique que le spectre du succube et ses formes opulentes… Formes qu’il semblait particulièrement apprécier car il les reprit aussitôt dans un sourire aguicheur.

Phantasos… Il y avait quelque chose de différent dans son cosmos, quelque chose d’imperceptible pour le commun des spectres, mais pour moi, qui avait passé plusieurs millénaires à lire au travers de dizaines de milliard d’âmes; cela s’avéra évidents. De plus, l’ancien Phantasos et moi ne pouvions pas nous supporter, il n’aurait jamais essayé de me caresser le visage, ni fait admirer ses formes par jeu ou plaisir. Oui… Kisara… ingénieuse jeune femme… Je me demande qui d’autre aux Enfers pouvait être au courant de ta supercherie…

Son expression changea alors en un air plus sérieux qui me fit sourire.

J’étais certain qu’elle ne pouvait pas avoir lu mes pensées, plus maintenant que j’avais isolé mon esprit grâce à une barrière psychique m’immunisant contre son pouvoir et ses indélicates incursions psychiques. Il allait falloir désormais que je maintienne cette barrière pour un temps indéterminé, je ne devais pas lui apprendre que je savais pour sa duperie, pas maintenant. Si sa majesté Perséphone l’apprenait, je n’osais essayer de deviner sa réaction à l’égard de la jeune Kisara. Je devais encore jouer le jeu de celui-qui-est-dupe.

« Je suis heureux de te voir marchant à nos côtés, d'autant plus que nous n'allons pas tarder à être rejoint par l'un de tes homologues ainsi que l'un de mes frères. » Ces nouvelles me rappelèrent alors qu’il se trouvait autre chose dans les enfers que nos trois seules présences. Je m’en voulue horriblement pour avoir baissé ainsi ma garde devant autrui… Cela ne se reproduirait plus.

Elle disait la vérité, deux puissant cosmos s’avançaient vers nous, l’un a très grande vitesse. Je les reconnu alors à leur signature unique, le premier était celui d’Oneiros, dieu des rêves. Le frère de Phantasos, cela promettais d’être intéressant, il connaissait son propre frère bien mieux que je ne le connaissais moi-même. Petite Kisara, arrivera-tu à ne pas te trahir devant sa propre famille ?

Le second m’intéressa encore plus et raviva une immense vague de souvenirs agréables. Mon frère Eaque du Garuda filait vers nous à grande vitesse. Il avait dut ressentir mon cosmos lors de ma résurrection a Tolomea et m’avait alors suivit à la cascade de sang, abandonnant la flèche de sa citadelle de glace. Il me tardait de le voir à nouveau, et j’étais certain que c’était réciproque. Je n’eus pas à attendre longtemps car il tomba avec force près de nous trois avant de se relever lentement, plein de cette fierté qui le caractérisait. Son regard ardent nous scrutant tous uns par uns. Il n’avait pas changé, tout du moins physiquement. Sa nouvelle enveloppe corporelle semblait être le sosie de son ancien corps. Tandis qu’il s’approchait de moi, je le vis lancer un regard incrédule vers Kisara.

« Bien le bonjour, petite Kisara. Je savais bien que ce Cosmos très… chaleureux était le tien. Comment pourrais-je oublier le jour où je t’ai offert ce Surplis de la Succube ? Et je crois, sans devoir me tromper de beaucoup, que tu en es toujours aussi digne. Mais je sens quelque chose de différent en toi ? Nos seigneurs t’auraient-ils fait un cadeau spécial ? Tu me sembles bien plus puissante qu’avant… Peut-être même aussi puissante que nous autres, Juges des Enfers. » Mon cher frère... Ta faculté à lire dans les âmes des autres est toujours aussi peu développé. Tu as toujours était trop pragmatique pour t’intéresser à ces choses-là.

Il m’observa avec inquiétude des pieds à la tête pour se rendre compte de mon état, ce qu’il vit semblât le satisfaire au-delà de ses espérances.

« Minos du Griffon de l’Etoile Céleste de la Noblesse… Mon frère ! Je vois que tu n’as rien perdu de ta superbe ! Tant mieux ! Je suis heureux de te revoir parmi nous à ton plein potentiel de combat. Les Enfers ont besoin de meneurs tels que toi et moi pour abattre ces chiens du Sanctuaire. » Son ton était chaleureux, cette retrouvaille familiale s’annonçait prometteuse.

« Pourtant, tu me sembles plus enclin à faire la leçon à nos guerriers, guerriers qui, au vu de ta réaction, semblent eux-mêmes au bord de la trahison ! J’aimerai beaucoup savoir ce qu’a fait une étoile céleste pour mériter un tel châtiment de la part de mon bien aimé frère… Dans tous les cas, saches que jamais je ne permettrais ; et je suis sûr que mon cher frère en fera de même ; qu’un Spectre hésite sur le champ de bataille. Soit tu es avec nous, soit tu es contre nous ! » » Il avait par contre toujours cette esprit vif et observateur, déduisant de mon attitude et de celle de Lydia que je l’avais sévèrement sermonnée. Il se sentit alors obligé de rajouté sa propre brique à l’édifice, bien qu’il ignorait tout de ce qui venait de se passer entre nous, comme le fait que sa divine majesté Perséphone elle-même avait consenti aux demandes de Lydia. Son impétuosité n’avait pas était réduite par le temps, son feu intérieur brulait toujours avec la même force et les autres en était toujours les victimes…

« Eaque du Garuda de l’étoile céleste de la vaillance… C’est une joie sans borne de te retrouver égal à toi-même après tout ce temps passé séparer loin de toi. Tu sembles en grande forme, nul doute que la nouvelle de l’invasion des chevaliers impies doit faire bouillir ton sang et ton cosmos… J’aimerai beaucoup pouvoir converser plus longtemps avec toi, mais la seule pensée que des chevaliers d’Athéna foulent nos terres m’est insupportable. A vous tous ici présent ; toi Eaque du Garuda, mon frère ; toi Phantasos dieu de l’Irréel ; et toi Lydia des Ténèbres, j’annonce que je m’en vais désormais vers nos ennemis pour leur appliquer le châtiment qu’il mérite. Je vous invite à vous joindre à moi si vous le souhaitez. Lydia, quant à toi agis selon ta conscience, tes actions futures détermineront mon jugement final. Mon frère, je ne te demanderai pas de me suivre, je sais que tu en brule d’envie, alors allons-y sans plus attendre. Vers la guerre ! Vers la gloire ! »

Déployant alors mes ailes, je pris mon envol. Tout en prenant de la hauteur et de la vitesse je me mis à la recherche des cosmos ennemi les plus proche. Le scorpion était toujours en présence de sa divine majesté, et je fut amusé de voir que les chevalier d'Athéna les plus avancé n'avait pas encore dépassé la seconde prison. C'était là ma destination...

Arrow Seconde prison
Revenir en haut Aller en bas
Invité


Invité



MessageSujet: Re: Fuite du Colisée   Lun 20 Fév - 21:40

Le coeur de Lydia battait à un rythme changeant. Parfois elle le sentait sur le point de s'emballer tout comme son souffle se faiait plus rapide. Une excitation proche de celle du combat alors qu'elle se tenait sans cesse sur la défensive. Les souvenirs s'écoulaient, comme un flot indomptable. Un flot qu'elle aurai pu soumettre à sa volonté mais qu'elle laissait s'écouler en toute connaissance de cause sous le regard de juge du Griffon.

Une à une, elle voyait les preuves de sa culpabilité s'amonceller, lentement en une longue torture. Celle que devait ressentir tout être installé sur un baryl de poudre et ne pouvant que contempler une mèche en train de se comsumer. Une toute petite flamme qui avançait vers elle. Peut-être pouvait-elle bouger, remuer, se mettre hors de portée, elle en avait la possibilité mais il y avait ette force en elle qui la poussait à rester immobile, à devenir le témoin de sa propre chute.

Sous son regard et celui de Minos, les ailes de la Vampire se déployèrent, emmenant dans le fin fond des Enfers un passager qui, sans son aide, n'aurait jamais avancer aussii loin...

Sans son aide... Sans elle...

Sans elle... " Il y a un traître parmi les spectres. " Nul doute que Minos n'aurait jamais cru se trouver face à ce fameux et encore moins lui demander de lui fournir sans courciller la preuve de sa culpabilité.

C'était comme si elle avait mis le feu à son propre bûcher.

La rousse Chasseresse ne se chercha nulle excuse, elle n'en avait aucune. Elle avait juste fermé les yeux, serrant Bella contre elle tandis que Lucky lui caressait les cheveux. Elle s'était ainsi inclinée Juste avant que l'Etoile de la Noblesse ne lise en elle ce terrible constat. La Vampire à la chevelure de feu s'était laisser entraîner par la force de ses sentiments et cela avait mis les Enfers en danger. Qu'importait le reste, les faits étaient là et elle en portait le poids. Elle ne les reniait pas.

Un geste, un seul et la tempête éclata si brutale qu'elle en eut le souffle coupé. Pourtant, nul cri ne franchit ses lèvres closes. Quand bien même elle l'aurait voulu, elle ne l'aurait pu. C'était si brutal, si douloureux car aussi sûrement qu'il avait voulu la sauver, Minos maintenant désirait la châteir. Etait-ce cela son châtiment ? Recouvrer l'espoir pour mieux s'effondrer par la suite ? Quoiqu'elle ne chuta pas. Aussi étonnant que cela puisse paraître, elle ne topmba pas, son corps demeureait obstinément immobile comme figé.

La chasseresse s'était figée en une statue au teint d'albâtre, refusant de s'échouer sur le sol. La douleur qui lui vrillait le crâne était telle qu'elle se sentit un instant happée par l'ombre.

Puis, enfin, tout s'éteigniit, la laissant hagarde un moment, son âme se raccrochant aux derniers évènements.

La tristesse de Minos, sans doute la seule chose qui l'avait surprise.

Pourquoi es-tu triste Minos ? Pourquoi alors que je ne suis qu'un pion parmi les autres ?

Pourquoi cette peine que j'ai pu un instant ressentir ? Comme si quelque chose t'avait atteint... ?

Rochel, toi aussi, tu semblais triste...

Ce que vous vous ressemblez tous les deux... Lille... Toi aussi...


La jeune femme reprenait pied tout doucement. Kisara et Eaque les avaient rejoints mais elle se maintenait toujours aussi loin d'eux, repliée en elle-même.

Les mots de Minos et d'Eaque lui parvinrent. Tout était suspendu, du moins pour un instant. Lydia se contenta de relever, la tête, plongeant un instant ses longs yeux de rubis dans ceux de Minos. Quelque chose avait changé en elle ou plutôt était sur le point de refaire surface...

Quelque chose dont seul Rochel avait pu jusqu'ici mesurer la puissance...

Un signe de tête pour dire qu'elle avait comprit et elle prit à son tour son envol.

==> deuxième prison
Revenir en haut Aller en bas
Eaque


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 31
Armure : Trucider les Chevaliers d'Athéna et les ennemis des Enfers

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
170/170  (170/170)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: Fuite du Colisée   Lun 20 Fév - 22:53

Eaque sourit. Oui, c'était bel et bien son frère, nul doute n'était possible. Minos avait toujours aimé prendre les choses en main. Et, apparemment, rien de tout cela n'avait changé. Tant mieux. Cela éviterait au Garuda de devoir gérer toute la partie stratégie de cette opération. Partie qui, bien qu'il s'y débrouillait, l'ennuyait au plus haut point. Lui préférais affronter et écraser les ennemis d'Hadès. Les autres étaient suffisamment nombreux pour pouvoir s'occuper de cela sans lui. Qu'ils lui laissent l'action.

« - Eaque du Garuda de l’étoile céleste de la vaillance… C’est une joie sans borne de te retrouver égal à toi-même après tout ce temps passé séparer loin de toi. Tu sembles en grande forme, nul doute que la nouvelle de l’invasion des chevaliers impies doit faire bouillir ton sang et ton cosmos… J’aimerai beaucoup pouvoir converser plus longtemps avec toi, mais la seule pensée que des chevaliers d’Athéna foulent nos terres m’est insupportable. A vous tous ici présent ; toi Eaque du Garuda, mon frère ; toi Phantasos dieu de l’Irréel ; et toi Lydia des Ténèbres, j’annonce que je m’en vais désormais vers nos ennemis pour leur appliquer le châtiment qu’il mérite. Je vous invite à vous joindre à moi si vous le souhaitez. Lydia, quant à toi agis selon ta conscience, tes actions futures détermineront mon jugement final. Mon frère, je ne te demanderai pas de me suivre, je sais que tu en brule d’envie, alors allons-y sans plus attendre. Vers la guerre ! Vers la gloire ! »


Il regarda son frère déployer ses ailes en prendre son envol vers l’entré des Enfers. Très vite, le Griffon disparu de son champ de vision. Mais Eaque ne le suivi pas de suite. Se retournant vers Kisara, il l’examina de la tête aux pieds. Les dieux étaient vraiment surprenant… Phantasos certainement plus que les autres. Là où certains répugnaient à garder l’apparence de leur réceptacle, le dieu de l’Irréel, lui, s’amusait à prendre celles de jeunes femmes de grande beauté.

« - Et bien, et bien, qu’est-ce que cela signifie ? Ma petite Kisara serait monté en grade et aurait reçue l’honneur de recevoir l’esprit de Phantasos ? J’avoue être très surpris. J’étais loin de penser qu’un personne de ton… caractère attire l’attention d’un fils d’Hypnos. Hé hé, comme quoi le destin sourit même à ceux qui en son le moins digne à première vue… Je suis ravi de t’avoir revue, petite Kisara. Je ne me fais pas de soucis : avec tes nouveaux pouvoirs, tu seras certainement une des grandes gagnantes de cette guerre. »

Puis il prit la même direction que Minos. En moins rapide, ne pouvant pas voler lui, il suivit la trace que le Cosmos de son frère laissait derrière lui.

Mais à peine eut-il quitté Kisara qu’il s’arrêta de nouveau. Loin devant lui, il sentait une présence qu’il n’avait plus sentit depuis longtemps. Une présence non pas liée au Juge du Garuda, mais à son réceptacle. Un Cosmos puissant était en Enfer.

« - Urio… murmura-t-il d’une voix pleine de souvenirs et de colère. Urio du Cancer ! Bien sûr… Un homme comme toi ne peut que vouloir ramasser le plus d’honneurs possible. Non… pas cette fois. PAS CETTE FOIS ! »

Et, comme revigoré par la rage, il bondit en avant en direction de la Seconde Prison.

Arrow Seconde Prison
Revenir en haut Aller en bas
Sacha


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 380

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
0/0  (0/0)
Dieu Protecteur: Odin Odin

MessageSujet: Re: Fuite du Colisée   Mer 22 Fév - 20:07

Quelque chose ne se passa pas comme la belle l'aurait espéré : et ce par rapport à Minos. Les souvenirs hérités de la part de Phantasos étaient imprécis, ou du moins trouble. Est ce que le dieu de l’irréel tentait de faire comprendre sa supercherie. Toujours est-il que le juge du griffon sembla fermer son esprit, mais pour quelle raison ?

L'ancienne succube tenta d'y lire, sachant parfaitement que ce dernier avait visité le sien, mais elle se heurta à un mur mentale de la part du spectre haut gradé. Certe, lire l'âme des gens était son métier, mais pouvait-il vraiment en interdire l'accès à une entité capable de franchir les rêve pour sonder les âmes ? En son fort intérieur, Kisara se dit que ça devait être dut à son inexpérience dans le domaine, qu'elle ne contrôlait pas encore totalement son pouvoir et qu'il vaudrait mieux abandonner. Cependant, plus il maintenait ce blocage, et plus il attirait son attention.

Plutôt que d'attaquer de front, la belle se décida de tenter de contourner ce mur en projetant son enveloppe astrale dans le monde des rêves où elle y retrouva la porte de Minos. Cette dernière était également fermée, mais aucune porte des rêve ne pouvait lui résister. La jeune femme commença à pousser sur la porte à l’allure noble et magnifiquement ouvragée, quoi de mieux pour un juge infernal ? "Phantasos" se concentra sur cet obstacle pour finalement l'entrouvrir. Ce n'était pas assez pour pénétrer clairement l'âme du griffon, mais assez pour en voir une partie. C'est alors que la belle vit sa propre image avant que tout disparaisse soudainement.

Revenant à la réalité, Kisara se rendit compte que Minos venait de s'envoler plus que certainement rejoindre les défenses et combattre les ennemis des enfers. Cependant, ce dernier avait plutôt bien manœuvré en bloquant toute intrusion de son esprit et en partant juste avant qu'elle ne puisse connaitre ce qu'il avait découvert, même si elle se doutait de quoi il en revenait. C'est alors qu'elle préféra répondre à Eaque, son cher ami, amant d'un soir même, celui qui lui avait offert son surplis de la succube.

" - Très cher Eaque, comme tu viens de le deviner, c'est désormais Phantasos qu'il faut m'appeler. Néanmoins je ne serai pas contre que tu m'appelle encore Kisara lors d'une de nos rencontre moins solennelle."

Kisara savait que Phantasos était un esprit volage, ça, ce n'était pas les souvenirs volés de ce dernier qui le lui disait, mais les dires sur son compte. Elle savait parfaitement que le dieu de l'irréel aimait faire certain jeu très adulte avec d'autre âmes ou spectres. Néanmoins, est ce que le juge du garuda accepterait de faire partie d'une de ses parties fines ? Seul l'avenir le dira.

C'est alors que le second juge qu'elle venait de croiser partit, suivant son frère de pas trop loin et devant certainement aller dans la même direction que lui. Soit, Lydia de la vampire parti également sans un mot, il ne restait plus qu'elle.

Au loin plusieurs cosmos apparaissaient, les ennemis ne finissaient pas d'affluer, mais aussi des alliés. Aussi étrange que cela puisse parraitre, les fidèle de Poséidon étaient suffisamment fous pour aider les enfers par compassion avec leur état particulier. Mais aussi des cosmos de spectres apparurent, enfin, presque : Kisara reconnu ceux des frères de Phantasos dont elle avait usurpée la place : Oneiros qui était apparut depuis un moment mais qui se faisait arda ment désirer et plus récemment Ikelos, mais son aura semblait différente, comme dérangée.

Elle se concentra pour apparaître mentalement devant chacun d'entre en pénétrant par leur porte des rêve. Vu leur distance et leur position inconnue, il lui fallait plus de concentration pour y arriver, surtout qu'il y avait de forte chance qu'il ne lui laisse pas l'accès à leur esprit si facilement. Elle apparut sous forme d'un homme à l'allure fortement androgyne plutôt que son apparence physique classique.

" - Oneiros, Ikelos, mes frères, c'est une joie pour moi de vous revoir. Comme vous l'avez ressenti, l'enfer est en grand danger et c'est pourquoi je ne puis attendre votre arrivée pour aller à la rencontre de nos ennemis. C'est pourquoi je me rend dés à présent dans la demeure du jugement."

Puis elle rompit le contact pour finalement disparaître physiquement dans un vortex menant au monde des rêves et ainsi voyager en direction du lieu sus-mentionné dans le message télépathique précédent.

Arrow La demeure du jugement.
Revenir en haut Aller en bas
Grenat


Spectre Céleste
Spectre Céleste
avatar

Messages : 375

Feuille de Personnage :
HP:
140/170  (140/170)
CS:
128/190  (128/190)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: Fuite du Colisée   Sam 3 Mar - 16:03

    ________________ ~~ °° Retour de l'enfant Roi. °° ~~ ________________

    Observer, ne pas bouger d'un pouce et attendre. Il n'avait pas fait grand chose pendant de longues minutes, regardant les spectres se presser de toute part et se fendre d'amabilités à peine voilées. Finement, il n'avait rien dit, le froid cosmos de Nox avait rappelé à l'ordre l'Etoile céleste du Commandement. Après quelques pas dans le silence, il regarda au loin les évènements, le temps de son entrée en scène allait arriver et il ne voulait pas rater le premier acte. La règle de l'Etiquette lui commandait d'attendre l'ordre de sa Déesse pour planter le décor qui allait naître.

    Malicieusement, il ressentit la chute de l'un des Saints. Ironiquement, le temps avait fait son oeuvre et la "mort" s'étendait placidement sur les constellations du Zodiaque, la dixième avait pris une teinte violacée fort agréable. Puis, comme une fragrance mortelle, des effluves iodées narguèrent ses narines et il l'entendit. Son appel le fit sursauter, les Marinas étaient donc la proie d'un nouvel ennemi. Mais il n'était plus son serviteur, non, il obéissait désormais à son étoile et il avait la tâche d'assombrir les constellations qui baignaient dans le soleil. Avec majesté, il bondissait au-dessus d'une crête pour observer l'Achéron au loin. Plusieurs cibles approchaient et une d'entre elles l'intéressait plus que les autres. Il devait mettre à bas l'estime que l'ancien Général avait eut pour lui, pour ce chevalier. C'était le seul moyen de rompre les deux destinées qui se battaient en lui, les Moires s'étaient bien amusées à nouer ces deux fils si opposés l'un à l'autre.

    Comme un coup de tonnerre, il comprit que le juge de la Wyverne était la proie de sa propre folie. Amusant comment le manque de bon sens pouvait jouer de mauvais tours, l'Hubris de sa puissance l'avait rongé plus vite qu'il ne l'avait cru. Ce Phénix ? Oui, un souvenir vague refaisait surface avec un goût ferreux dans la bouche. Caeron cracha alors sur le sol un petit caillot purpurin. Il devait bien admettre que cette sensation était désagréable et il allait pouvoir se rattraper d'une vieille histoire à Ahirès avant de revoir l'ami d'Astre. Ou était -il d'ailleurs celui là ? Il n'était pas là ! Il devenait clair que son ancien Monde était la proie des flammes à sa manière, une ironie de plus dans le monde qui était celui de l'apparence, de la forme plus forte que le fonds. Il se focalisait sur ce combat qui l'intéressait fortement, devenir le sauveur de ce juge l'amusait.

    Alors qu'il s'apprêtait à prendre le chemin de la Wyvern, un cosmos d'une rare intensité refit son apparition. Sa déesse allait être de retour et as forcément avec les meilleurs sentiments. Il ne comprenait pas pourquoi, l'aurait-il trop taquiné ? Il ne savait pas quoi penser et s'en foutait un peu. Cependant, il devenait manifeste que la Guerre entrait dans sa Quatrième heure, celle du Prasesepe, celle des morts donc. Il attendait de savoir ce que la Déesse allait lui commander avant d'avancer. Chevalier d'or ? Chevalier d'argent ? Chevalier de Bronze ? En fait, il s'en moquait, seul le résultat compte et qu'importe les moyens.




Revenir en haut Aller en bas
http://www.saints-of-thepast.com/t7551-grenat-spectre-de-la-voui
Callan


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 2380

Feuille de Personnage :
HP:
422/424  (422/424)
CS:
375/425  (375/425)
Dieu Protecteur: Aucun

MessageSujet: Re: Fuite du Colisée   Sam 3 Mar - 17:02

~> Le Puits des Morts



Elle était heureuse que cette entrevue avec le chevalier d'or du Scorpion soit finie. Elle était certaine que pour lui, elle n'était rien de plus qu'une petite déesse sans cervelle. Mais c'était là qu'il se trompait.Son petit numéro à la fin de leur entrevue n'avait été qu'un leurre. Tromper l'ennemi, voilà seul ce qui comptait. Peut-être n'avait-il pas été dupe.

Toujours est-il qu'elle avait accepté cette rencontre et la discussion, jusqu'à ce que cet idiot n'évoque une rencontre avec sa très chère sœur. C'était bien là l'idée d'un Saint. Mais Perséphone elle, se moquait grandement de négocier avec Athéna. Comment pouvait-on discuter avec une personne qui l'avait privé de tout amour: celui d'un père et celui de son époux. Cela, elle ne pourrait jamais le lui pardonner.

C'est en douceur qu'elle posa pied à la Cascade de Sang, son cosmos l'auréolant, tandis qu'elle levait ses yeux en direction du ciel infernal. Ce qu'elle y vit amena un sourire ravi à ses lèvres carmines. Une nouvelle constellation venait de disparaître tandis que celle du Capricorne avait perdu de sa superbe.

Les Enfers résonnait des différents combats. L'un d'eux avait le plus retenu son attention: celui de Rochel. Il s'en était sorti, ce dont elle n'avait point douté, fauchant, en véritable maître de la Mort, l'âme de celui qui avait été autrefois l'un des plus grands fervents défenseurs d'Athéna.

*Sois prudent.*

Elle sondait à présent l'aire de combat de la Wyvern. Face à ce qu'elle découvrait, une grimace vint déformer son visage. Sa prétention le conduirait à sa perte à n'en point douter.

*Pauvre idiot. Tu fais honte aux Spectres. Avec une telle attitude, tu mériterais d'être châtié et privé de ton Surplis. Tu n'es pas digne d'en être son porteur.*

Tous combattaient ou s'apprêtaient à combattre, sauf un qui se trouvait encore et toujours là, attendant sur ses ordres. C'est lentement que la Déité se détournait de son point d'observation pour porter toute son attention sur le Spectre du Commandement.

"- Caeron. Tu es donc le dernier présent ici. Dis moi voir, quel ennemi aimerais-tu combattre? Ce Bélier, qui t'a si gentiment aidé lors de ta précédente vie en réparant ton écaille? Ou bien ce Phénix qui lui, t'avait mis à mal. N'affiche pas cet air surpris. Il n' y a rien d'étonnant à ce que je connaisse le passé de mes Spectres."
Revenir en haut Aller en bas
Grenat


Spectre Céleste
Spectre Céleste
avatar

Messages : 375

Feuille de Personnage :
HP:
140/170  (140/170)
CS:
128/190  (128/190)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: Fuite du Colisée   Sam 3 Mar - 18:04

      " Oh plus belle des Saisons, celle que l'on ne sent que par le murmure du vent, je suis votre serviteur et valet. Un Dragon envie votre beauté et s'est installé en son palais. Avant le Phénix ou le Bélier, je me fais fort de tenter de l'arrêter avec l'humilité d'un simple soldat. "

    S'agenouillant devant sa Reine, il n'était plus le jeune garçon de tout à l'heure. Son étoile prenait le pas sur son âme et le destin de sa tâche dépassait les petites choses de la vie qu'il aimait tant. Sans un mot, il se releva alors et salua la Déité avec un sourire enjôleur, il ressentait en elle une telle tristesse qu'il ne put saisir la parfaite signification de ces batailles. Elle aimait et voulait être aimé en retour, il en serait ainsi. Hadès devait revenir au plus vite car il en allait de la beauté de cette rose pourpre qui flottait dans les vents infernaux.

    Se retournant, il avança de quelques pas pour constater que la voie était dégagé jusqu'à la terre de la prison des Envieux, les chevaliers d'Athéna n'étaient pas encore assez nombreux dans la région et il devait retrouver ses talents martiaux pour défendre cette Rose si fragile et si pleine de vie dans ce monde de Silence. Il marcha pendant de longues minutes dans près de cette rivière de sang, chaque clapotis lui rappelait son passé. Chaque écume de ce sang le fit frisonner, encore ce passé qui se répétait. Haussant les épaules, il rabattait sur ses épaules une lourde cape de laine noire matelassée de velours pourpre.

    Puis, il se mordit les lèvres et ouvrit de son sang un portail par quelques runes qui restaient dans l'air pour se brouiller dans un trou noir abyssal. Des milliers de tentacules en sortirent pour le happer et le mener là où il devait aller. Il acceptait de se battre et autant commencer par le premier venu. Il sentait déjà le cosmos de ses frères d'armes de se battre tout autour de lui, mais il continua son chemin spectrale pour arriver dans la prison des envieux. Le décor allait être planté. Que le spectacle commence !

    Arrow Prison des envieux


Revenir en haut Aller en bas
http://www.saints-of-thepast.com/t7551-grenat-spectre-de-la-voui
Eclair Noir


Ombre de la Foudre
avatar

Messages : 508
Armure : Ombre de la Foudre

Feuille de Personnage :
HP:
170/170  (170/170)
CS:
190/190  (190/190)
Dieu Protecteur: Aucun

MessageSujet: Re: Fuite du Colisée   Ven 9 Mar - 14:31


Arrow Réflexion ( 4e Prison )

Poussé par ma vitesse habituelle, atteindre la Cascade de Sang ne fut pas très long, et c'est avec plaisir que je reconnus les reliefs de ce qui nous avait servi de lieu de rassemblement improvisé depuis le début de cette Guerre Sainte. Le bruit du sang s'écoulant paisiblement entre les rochers acérés des Enfers sonna comme une douce caresse à mon oreille. Après un rude combat contre le Scorpion, un peu de repos ne serait pas de refus.

Je pus constater avec grand plaisir que plus personne à part la Reine ne se trouvait sur place. Je n'aurais pas pu espérer mieux, sauf peut être que Lydia se trouve elle aussi en sécurité. Demeurée seule, la Rose des Enfers semblait surveiller avec le plus grand intérêt la suite des opérations. Toutefois, un regard neuf sur ce qui se passait actuellement ne pourrait lui être que bénéfique. Après m'être avancé jusqu'à elle, je posai un genou à terre avant de lui dire d'une voix douce et calme :
- Ma Reine, Bardamu du Scorpion est tombé sous mes coups. Il ne sera plus un problème, ni pour vous, ni pour Lydia, ajoutai-je en appuyant malgré moi sur le dernier mot.

Malheureusement, la mort de Bardamu et d'un autre de ses frères d'armes à quelques secondes d'intervalle a eu l'air de remotiver les troupes d'Athéna. Ses chevaliers ont accéléré le pas depuis quelques minutes et une certaine agressivité transparait dans leurs cosmos. Ils ont soif de revanche, de toute évidence. Inévitablement, ils seront plus déterminés que jamais, et donc plus difficiles à combattre.

Tandis que je lui déballais ce rapport militaire aussi précis que possible, mes pensées s'envolèrent vers la jeune vampire, qui était en danger en ce moment même. Sans que je m'en rende compte, ma main posée sur le sol enserra une poignée de terre.
- ...Pour le moment, le gros des troupes est contenu au niveau du fleuve par Rochel, mais cela ne saurait durer éternellement. Une poignée de chevaliers a forcé le passage et s'approche des premières prisons.
Ma voix se tut soudain. C'était là la fin de mon rapport, et il ne promettait rien de bon pour la suite. Levant les yeux vers Perséphone, je lui demandai soudain :
- Quels sont vos ordres, à présent ?

Revenir en haut Aller en bas
Callan


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 2380

Feuille de Personnage :
HP:
422/424  (422/424)
CS:
375/425  (375/425)
Dieu Protecteur: Aucun

MessageSujet: Re: Fuite du Colisée   Dim 11 Mar - 16:04

Peu lui importait l'adversaire que se choisirait Caeron, la seule chose qu'elle désirait, était qu'il élimine ce dernier et elle savait pouvoir compter sur lui pour y parvenir. Aussi se contenta-t-elle d'acquiescer lorsqu'il lui désigna l'adversaire qu'il s'était choisi: le chevalier de bronze du Dragon. Elle savait que se dernier serait un adversaire des plus coriaces, car il avait beau n'être qu'un chevalier de bronze, il n'en demeurait pas moins un élève de celui que les Saints considéraient comme leur Général: l'Aldébaran, porteur de l'armure d'or du Taureau.

En parlant de ce dernier, il ne devait sa survie qu'à l'intervention de son ami et gardien de la première Maison: le Bélier. Elle sentait que Rochel se tenait toujours sur les rives du Fleuve, dans l'attente d'un futur combat très certainement, et elle était reconnaissante à son bras droit de retenir l'attention des plus puissants guerriers de l'ordre d'Athéna, ralentissant de ce fait leur avancée. Mais elle savait que tout cela ne durerait pas éternellement. Ils étaient trop peu et tout cela la faisait enrager intérieurement. Elle devait faire quelque chose, et une idée germait dans son esprit.

Toutefois, cette rage s'apaisa, lorsqu'elle ressentit deux cosmos disparaître, et un extrêmement affaibli. Deux Saints venaient d'être fauchés. Le premier n'était autre que Bardamu, tombé sous les coups de celui qu'elle considérait à présent comme son champion: Inferno. Le second, était un un bien étrange Saint qui se prénommait Mattheus, tué par la rage du Bénou. Quant au dernier qui il ne devait sa survie qu'à l'intervention d'une Asine. Le Corbeau avait failli mourir sous les lames de sa fidèle Lydia. Il n'était vivant que grâce à l'amour que lui portait sa sauveuse, même si les sentiments de cette dernière semblaient tiraillés.

Oui voilà que tout cela la réjouissait et elle savoura ces instants jusqu'à ce qu'un cosmos qu'elle ne connaissait que trop bien revenait vers elle. Inferno apparut à nouveau à ses côtés, venant lui faire un rapport détaillé de la situation. Lentement, la Déité Infernale s'approchait de son serviteur, venant effleurer en une douce et tendre caresse la joue de ce dernier.


"- Tu t'es bien battu Inferno, et je suis fière de toi. Cette rage que tu as à l'égard des Saints te fait accomplir des miracles et soulever des montagnes. Tu mérites d'être mon Champion. Sache toutefois, que pour l'instant, je t'interdis formellement de retourner sur le champ de bataille. Tu vas rester à mes côtés. Tu as raison en disant que la mort de leur frères d'armes galvanisent les Saints, et ils chercheront à se venger de ceux qui les ont tué. Il est inévitable qu'ils progressent, car nous sommes trop peu nombreux, et le gros des troupes ases ne saurait tarder."

Elle sentait un autre cosmos approcher, elle savait qu'elle allait devoir apaiser et calmer la Spectre de la Vampire dont les tourments et la peine la rongeaient à petit feu. Quant à Caeron, elle sentait que son combat touchait à sa fin.

"- Lydia ne saurait tarder et j'espère que Caeron pourra nous rejoindre. Dans tous les cas, nous serons amenés à reculer. Mais ne t'en fais pas Inferno, ce n'est que pour mieux sauter."
Revenir en haut Aller en bas
Callan


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 2380

Feuille de Personnage :
HP:
422/424  (422/424)
CS:
375/425  (375/425)
Dieu Protecteur: Aucun

MessageSujet: Re: Fuite du Colisée   Mar 13 Mar - 20:59

Le temps passait plus vite qu'elle ne l'aurait souhaité. Les Saints poursuivaient leur avancée. Inferno avait raison: la perte de quelques uns de leurs frères d'armes avait galvanisé l'esprit chevaleresque des guerriers de sa sœur. Cette petite constatation établie, la langue de la Déité claqua sèchement contre son palais, et le Spectre du Démon pouvait parfaitement constater, au regard de jade de sa Déesse que cette dernière était contrariée.

Mais plus encore, elle ressentait un cosmos approcher des Enfers, et avec l'arrivée de leur bien aimée déesse, les Chevaliers ne manqueraient pas de redoubler d'efforts pour parvenir à leur but. Mais il était hors de question pour Perséphone de rester là, à regarder son Royaume se faire ravager par ces indésirables individus.

Inspirant profondément, la Rose Infernale ferma les yeux, tendit la main, paume vers le ciel, alors que lentement son cosmos se déployait autour d'elle et que du creux de cette main tendue apparaissait la Sombre Lame de l'Empereur des Morts. Alors, se fut seulement au moment où elle s'empara de l'arme que son aura gagna en puissance, faisant voler en éclat les roches alentour, les réduisant en poussière.

Un délicieux parfum fleuri enveloppait le lieu, du sol germait plantes et fleurs aux teintes multicolores, des arbres dressait leurs cimes en direction du ciel obscur des Enfers. La Cascade de Sang se voyait parée d'un décor luxuriant et abondant, né du pouvoir de la fille de Déméter et de Zeus. Et tandis que ce décor paradisiaque naissait de la volonté de la maîtresse des lieux, cette dernière rouvrait brusquement les yeux tandis qu'elle lançait d'une voix forte, pouvant être entendue dans l'ensemble des prisons.

"- Ô Grande Mère! Moi, Perséphone, Fille des Quatre Saisons, j'en appelle aux Quatre Eléments!"

Le cosmos de la jeune femme ne cessait de s'amplifier à chacune de ses paroles, tandis qu'elle poursuivait, inébranlable.

"- A toi, Printemps, Symbole de Renaissance et de Légèreté, je remets l'Air."

Une douce brise vint alors soulever la sombre chevelure de la Déesse, faisant bruisser sous sa caresse l'ensemble des végétaux.

"- A toi, Eté, dont le Soleil inonde les terres de ses chauds rayons, revient le Feu."

Avec un sourire, Perséphone relevait son faciès en direction des constellations zodiacales qui ornaient les cieux infernaux. Des trois constellations éteintes, naquirent trois boules de feu qui vinrent en sa direction avant de fusionner. Il ne restait là qu'une vague emprunte cosmique de son frère Apollon, mais c'était suffisant.

"- A toi, Automne, toi aussi sec que les sols, je confie la Terre."

A ces mots, une pierre s'éleva dans les airs venant prendre place autour des deux autres éléments.

"- Enfin à toi, Hiver, Froid et glacial, sans la moindre once de pitié, je transmets l'Eau."

Le cosmos de Perséphone perdit alors toute sa chaleur tandis qu'au creux de sa paume, naissait alors du pouvoir de la Déesse, une orbe glacée.

"- Que chacun de vous trouve celui qui sera son gardien, et que tout quatre, forment mes plus dévoués serviteurs, ma Garde!"

Et sur ces paroles, les éléments se dispersèrent. Pourtant l'un d'eux n'eut guère à aller bien loin. En effet, il choisit comme elle le lui avait demandé. Et son dévolu fut jeté sur la personne d'Inferno. Oui voilà qui était parfait pour le Spectre du Démon et correspondait à merveille avec sa personnalité. Ce constat fait, le cosmos de l'Impératrice Infernale décroissait, tandis qu'elle gardait à présent en main l'épée de celui qu'elle aimait. Les Saints pouvaient approcher, les Enfers n'avaient pas encore dit leur dernier mot.
Revenir en haut Aller en bas
Invité


Invité



MessageSujet: Re: Fuite du Colisée   Mar 13 Mar - 22:29

==> Quatrième prison

Les Enfers défilaient de nouveau sous ses ailes tandis qu'elle tenait sa précieuse charge entre ses bras. Etait-ce sa présence où son corps demeurait presque indemne sous son armure d'or ? Son corps à elle aussi continuait de se régénérer, son parfum venait de reprendre le dessus sur l'odeur du sang, les traces des coups s'étaient effacées alors que son teint reprenait tout son éclat.

Sa peau était si douce, elle se demandait si le fantôme de son fol Amour en gardait le souvenir. Il était resté si "vivant", pareil à lui-même au point de la faire réagir d'une façon inattendue. Il lui avait parlé des penseurs qui devrait prendre du bon temps avec les filles de joie plutôt que de...

- Quoi ? Tu voudrais que je m'offre le harem de Kisara alors ?

S'était-elle soudain exclamée avant d'éclater d'un rire nerveux. Etrange mélange de sanglots et d'éclats presque joyeux. Même ainsi, il était parvenu à la faire rire. Tous deux étaient si différents, l'ombre et la lumière... Ils se complétaient si bien.

Puis, sa brusque euphorie passée, Lydia avait senti la douleur revenir à la charge, aussi forte mais pour lui, elle avait refoulée celle-ci en elle. De toutes ses forces. Cela ne ferait que rendre ses réactions encore plus brutales et imprévisibles mais elle était presque à prendre le risque.

Elle avait juste eu un dernier geste avant de décoller. Elle avait posé ses lèvres sur celles fantomatiques du jeune homme, passant une main dans ses cheveux.

Ainsi l'Etoile Céleste avait repris son vol et approchait maintenant de la Cascade de sang. A la remarque de Bardamu, elle n'avait pu trouver de réponse sauf une mais cela lui semblait si incroyable.

- Peut-être es-tu encore moins humain que tu ne le pensais tout simplement. Certaines de tes particularités le prouvent. Comme moi, j'ai du sang de Vampire dans les veines. Mais tu n'as jamais voulu de mes remèdes...

Cela ne peut venir que de cela, de tes origines...


Sur ces phrases empreintes de mystère, elle repère leur cachette avant de fondre dans leur oubliette.

Un nouveau voile se posa autour d'eux. Ce qu'il se passeraient dans cette pièce n'appartiendraient à eux...

~~~~~~~~~~~~~~~

Quelques instants plus tard...

Elle n'avait pu s'attarder davantage. La Guerre faisait rage et sa reine avait besoin d'elle. Perséphone aurait la priorité, toujours.

Ses splendides ailes s'étaient alors redéployées et tandis qu'elle remontait le cours de la Cascade, la voix de sa reine se fit entendre. Elle se concentra avant de voir une boule de flammes descendre vers elle...

Celle-ci se mit à tourner avec rapidité avant de se changer en une sorte de magnifique comète qui dansa autour d'elle, l'effleurant, se glissant sur son surplis avant de finalement la rejoindre, elle, la Vampire.

" Ma reine... Je suis votre garde personnelle aux couleurs de l'Eté. A moi dont la chevelure brille comme les flammes revient la Boule de feu. Les Ténèbres les plus sombres alliées à la flamme la plus vive...

Pour vous, ma reine, je serai toujours là... "


Et ce fut ainsi, les sens et l'esprit encore tant bouleversés qu'elle elle se posa sur le sommet de la Cascade, là où se trouvaient non seulement la reine des Enfers mais aussi le dernier spectre qu'elle aurait voulu croiser.

- Inferno !!!

Sous le choc de ce qu'elle venait de vivre avant d'obtenir cet élément, elle perdit soudain pied, son regard reprenant son éclat dément.

- Comment... !!! Tu le savais mais cela n'a rien changé...

Sa voix résonna à son tour tandis qu'elle fondait lui. Au final cette Ase avait du agir trop vite pour qu'elle retombe aussi vite. Mais il y avait peut-être pire.

Et que l'état du spectre du Démon lui échappasse totalement en était un premier signe. Son état était de nouveau si proche de la démence. Oui, la Vampire Bestiale était à deux doigts d'éclater de nouveau quand elle s'en prit à son frère d'armes. Ses poings s'abattant avec la dernière des violences sur celui qui lui avait pris son Amour.

- Comment as-tu pu !!!

La douleur de la Vampire était si palpable. N'importe qui aurait compris qu'elle venait de rebasculer.
Revenir en haut Aller en bas
Eclair Noir


Ombre de la Foudre
avatar

Messages : 508
Armure : Ombre de la Foudre

Feuille de Personnage :
HP:
170/170  (170/170)
CS:
190/190  (190/190)
Dieu Protecteur: Aucun

MessageSujet: Re: Fuite du Colisée   Mar 13 Mar - 22:34



Champion de Perséphone. Ce titre signifiait à la fois beaucoup, et pas grand chose. Quelques jours auparavant seulement, je n'étais qu'un simple rôdeur sillonnant les routes, cherchant à accomplir ma vengeance. Et aujourd'hui, la Reine de l'empire Infernal me considérait comme l'un de ses meilleurs guerriers. Un honneur que je n'étais pas certain de mériter. Honoré, mais gêné, je baissai la tête encore davantage avant que ma Reine ne me fasse signe de me redresser.

Je n'étais pas habitué à obtenir de reconnaissance, et je n'en demandais pas. Bien que cette guerre soit pas directement la mienne, une partie de ses protagonistes, eux, étaient bel et bien mes ennemis. Des ennemis que je m'étais promis de terrasser à tout prix. Pourtant, ces quelques jours m'avaient permis de voir mon futur sous un jour nouveau, d'envisager un futur. J'avais rencontré des personnes qui avaient éveillé mon intérêt, même si pour le moment ma vie n'était toujours qu'un tas de ruines fumantes. Mais peut être, au loin, une petite lueur s'était elle allumée. Peut être ma vie n'était elle pas si vide et inutile que je le pensais. Mais il était encore trop tôt pour penser à tout ça. La guerre était encore loin d'être terminée, et il fallait encore que j'en ressorte vivant...

Alors, Lydia s'approchait de la Cascade de Sang ? Il y avait fort à parier que cette nouvelle rencontre ne serait pas facile. Après tout, je venais d'abattre celui qu'elle aimait. Il était fort probable qu'elle m'en veuille...

La Rose Infernale me tira brusquement de mes songes en faisant apparaître l'épée du divin monarque. Et puis le cosmos de la magnifique épouse d'Hadès s'embrasa, tandis que j'écoutais son discours sans mot dire, observant ce spectacle fascinant d'un oeil attentif. Tout autour de moi changea et une végétation luxuriante se mit à pousser, me désorientant légèrement. Mais je n'étais pas au bout de mes surprises. Alors que les quatre orbes élémentaires se dispersaient rapidement, l'une d'entre elles, l'orbe d'eau se dirigea droit vers moi et s'arrêta à quelques centimètres de mon torse. De plus en plus décontenancé, je fis un pas en arrière, méfiant. Comme si elle restait là à m'observer, l'orbe tourna sur elle même devant moi avant d'avancer à nouveau. Soudain, un nouveau pouvoir m'envahit, me soulevant de quelques centimètres du sol, et l'orbe pénétra ma poitrine avant de disparaître, absorbée par mon corps. Un lien étrange naquit entre Perséphone et moi. J'étais lié à elle, de manière plus proche, je le sentais.

Quelques secondes plus tard, une voix enragée hurla mon nom. Une voix que je reconnus aussitôt. Tournant vivement la tête, je pus lire immédiatement sur son visage que mes pires craintes étaient fondées. Lydia était hors de contrôle, et sa soif de sang était désormais tournée vers moi. Reculant de quelques pas, les mains en avant, je murmurai par télépathie à Perséphone :
Ma Reine, s'il vous plait, n'intervenez pas. J'ai déclenché son état. C'est à moi de régler ça.
Puis, me tournant vers la jeune vampire qui avançait lentement :
- Je devais le faire, Lydia. Pour toi, et pour elle, ajoutai-je en pointant du doigt Perséphone pour faire réagir la jeune femme.

Loin de me décevoir, celle ci me chargea à l'évocation de sa déesse, et c'est d'un bond rapide et précis que j'esquivais son coup tout en reculant à nouveau :
- Il représentait un danger pour les Enfers ! Et il t'a mise en danger ! Je ne pouvais pas laisser passer ça ! Bardamu t'a mise en danger, Lydia ! Il t'a trahie, que tu le veuilles ou non ! lui dis-je calmement d'un ton dur.
Lorsque j'eus prononcé son nom, la vampire se jeta sur moi avec une hargne impressionnante, que j'avais heureusement prévue. Son état rendait chacun de ses gestes désordonné et imprécis, et par conséquent facile à esquiver. Usant de ma vitesse, j'évitai chacun de ses coups tout en continuant à lui parler :
- Ne fais pas ça, Lydia ! Je ne veux pas te faire de mal ! Mais je le ferai, si j'y suis contraint ! insistai-je.

Soudain, un de ses coups atteignit ma joue gauche et me fit reculer de quelques pas. Réagissant instinctivement, j'empoignai fermement son bras alors que celui ci tentait à nouveau de me frapper et le bloquai dans son dos de manière à réaliser une clé de bras, tandis que mon autre main attrapa sa nuque et la plaqua contre un rocher tout proche. La pauvre vampire se débattit quelques secondes avant que je n'intervienne à nouveau d'une voix ferme et soudain dangereusement dure :
- Ca suffit, maintenant ! Calmes toi ! lui dis-je en reprenant mon souffle tandis qu'un léger filet de sang coulait de ma lèvre là où je venais de recevoir un coup.

Me penchant soudain vers son oreille, je lui murmurai d'une voix subitement plus douce :
- Ca va aller, Lydia... Je sais que tu as mal... Mais ca va passer, je te le promets...

Revenir en haut Aller en bas
Invité


Invité



MessageSujet: Re: Fuite du Colisée   Mer 14 Mar - 22:33

Les paroles d'Inferno ne faisaient qu'exciter davantage la Bête, faisant grandir encore et encore la rage qui l'animait. Parler en son nom, en celui de sa merveilleuse reine, pour justifier la mise à mort de celui qu'elle aimait de tout son coeur. Mais comment osait-il !!!

- Comment peux-tu...!!! Dire cela !

Sa voix était devenue encore plus froide, d'outre-tombe et poursuivait son long changement. De temps à autres des accents gutturaux se faisait entendre, fureur bestiale d'une femelle primitive. La Vampire millénaire existait belle et bien cachée quelque part sous la pâle apparence de Lydia.

Puissante et primite, elle demeurait pas moins l'une des plus belles femmes à hanter les Enfers. Apparence fragile en totale opposition à ce qui rugissait en elle. Une véritable lionne enragée et rapide sous les traits si doux d'une blanche tourterelle.

Ses poings fendaient l'air à une vitesse hallucinante mais pas encore assez pour inquiéter un spectre du Démon parfaitement lucide. Si ce n'était pour elle, comme il n'avait de cesse de lui répéter. Pour elle, il s'en faisait pour elle...

Et les mots s'enchaînaient, rudes et cruels. Le pire est qu'ils avaient un accent de vérité. Autant de coups de poignards qui augmentaient sa fureur, la piquant à où cela faisait le plus mal. Comment pensait-il l'aider ainsi, aigir pour elle en détruisant l'être le plus précieux en son coeur. Le sang coulerait encore, celui de la Vampire et du Démon. Deux frères d'armes, deux amis très proches, deux gardes du corps de la reine des Enfers en train de s'affronter au sommet d'une Cascade sanglante.

Le Scorpion même mort continuait à faire des ravages, faisant planer son ombre sur les deux belligérants. Peut-être même était-il là ? Quelques part à guetter ce spectacle aussi tragique que brutal. La dernière des violences. Les coups et les gestes de Lydia si éloignés de ceux gracieux et délicat de la sensuelle étoile des Ténèbres.

Des coups désordonnés mais pourtant capables de l'atteindre. En plein visage ! Avant qu'il ne la saisisse et ne la plaque contre un rocher en un choc brutal. Le poids du corps d'Inferno pesait sur elle tandis qu'elle sentait son sang s'écoulait. Il la maitrisait à l'aide d'une clé parfaite. Ce que sa voix était dure.

Il la broierait s'il le voulait. Lydia et lui étaient de spectres, des tueurs implacables, aucun d'eux n'hésitait dès que leur reine ordonnait. C'était ainsi, tous deux avaient ce coté sauvage et indomptable.

Lydia tentait de se débattre, de se dégager mais la force physique d'Inferno la surpassait. Et toujours cette voix !

- Me calmer !!!

Lache-moi, espèce de brute ! Jamais plus personne ne me traitera comme cela.


Le ton était rude. Elle revenait mais de loin de si loin.

- Et surtout pas toi...

La voix était à glacer le sang. La Vampire Bestiale s'exprimait au sommet de sa puissance tandis que la jeune femme se tendait sous lui. Puis soudain...

- Lâche-moi...

Cette fois, ce fut la voix de la douce Lydia. Chantante et presque éteinte.

Le changement était si brutal que le Démon lui-même avait du être surpris. Tant le passage entre la Bête avide de vie et la Vampire humaine avait été rapide.

Pourtant les choses étaient bien là. Lydia souffrait. Sans doute était-ce la seule chose sur laquelle tous deux tombaient d'accord.

- Lâche-moi...

" Mes soeurs, aidez-moi..."

Des cris stridents se firent aussitôt entendre. Mais sans doute fallait-il posséder son ouïe pour les entendre au moment exact ou toutes chargèrent. Les petites vampires se ruèrent sur l'Etoile du Tourment avant de se mettre à le mordre, le frapper, le harcelant sans la moindre pitié.

- Pour moi..

Qu'est-ce qui te pousse à agir ainsi... Inferno ? Pourquoi ?


Un geste de recul du spectre tandis qu'elle se dégageait enfin.

- Non ! Ne fuis pas !

Il était encore si près qu'il lui suffit de se retouner pour que ses lèvres se posent sur celles de son frère d'armes en un baiser du Vampire à peine appuyé. Ce fut bref si bref mais suffit à la faire stopper...

Bardamu... Tu aurais raison... ?
Revenir en haut Aller en bas
Eclair Noir


Ombre de la Foudre
avatar

Messages : 508
Armure : Ombre de la Foudre

Feuille de Personnage :
HP:
170/170  (170/170)
CS:
190/190  (190/190)
Dieu Protecteur: Aucun

MessageSujet: Re: Fuite du Colisée   Mer 14 Mar - 23:20



Peu à peu, la magnifique vampire retrouvait une voix calme, du moins en apparence. Mais comment savoir si elle faisait semblant pour que je la libère ou si la crise était réellement passée. Hésitant, je maintins la prise fermement lorsque Lydia me demanda de la libérer. Elle était en rage contre moi, et cela me faisait de la peine. Mais rien ne pouvait me faire changer d'avis sur le fait que j'avais eu raison. Tuer Bardamu était la meilleure solution pour tout le monde et si c'était à refaire, je le referais...

Cette fois, la voix de la jeune spectre était si douce que ma prise se relâcha l'espace d'un instant, avant de forcer à nouveau la prise. Cherchait elle à me piéger ? Je n'eus pas vraiment le temps d'y réfléchir puisque surgissant de nulle part, une nuée de chauve souris m'attaqua sous tous les angles. J'aurais dû y penser... Elle avait fait appel à ses compagnons de toujours... Cela prouvait au moins qu'elle avait retrouvé un semblant de lucidité.

L'attaque éclair des chiroptères me força sous le coup de la surprise à lâcher prise au moment même où Lydia me posait une question à laquelle je n'avais pas de réponse à fournir. C'était vrai, au fond ? De quel droit m'étais-je permis de décider de faucher la vie du Scorpion ? De mon point de vue, c'était la meilleure solution pour tout le monde mais la réaction de la vampire me faisait sérieusement douter de la solution que j'avais prise. Chose qui ne m'arrivait généralement jamais...

Profitant de cet instant de doute, la jeune femme se tourna vers moi et posa ses douces lèvres sur les miennes l'espace d'un instant. Dépassé par les évènements, et par instinct de conservation, le voile ténébreux m'entoura soudain, et je reparus plusieurs mètres en arrière, littéralement figé par ce baiser inattendu dont je ne connaissais absolument pas la signification. Leur maîtresse étant libre, les chiroptères ne me chargèrent pas à nouveau, et un silence lourd et embarrassant s'installa à la Cascade de sang, sous le regard intéressé de la Rose des Enfers.

Je me sentis soudain comme pris au piège dans une ruelle sans issue, dos au mur. Mon regard se fit plus dur et j'observai chacun des gestes de l'étoile des Ténèbres, prêt à une éventuelle attaque de la jeune femme. Ma main gauche effleura distraitement mes lèvres sans que je puisse comprendre ce qui venait de se passer dans la tête de Lydia. Si j'avais écouté mon instinct, je me serais enfui sur le champ, pour m'éloigner de ces lieux qui déclenchaient soudain en moi un profond malaise. Mais la fuite n'était pas dans ma nature, et cela n'arrangerait rien...


Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: Fuite du Colisée   

Revenir en haut Aller en bas
 

Fuite du Colisée

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 3 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
RPG Saint Seiya : Saints Of The Past :: Théâtre des Guerres Saintes :: Zone RP :: Royaume des Morts :: Enfers :: Cascade de Sang-