RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 A la rencontre d'Anastase

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MessageSujet: A la rencontre d'Anastase   Dim 27 Nov - 21:58

Chronique I, cette Chronique se situe dans le sujet " Plus de ponts et plus de Charon sur le Styx et l'Achéron !!! " juste après le départ d'Inferno et avant son retour

~~~~~~~~~~~~~~

Le tumulte des deux fleuves s'éloignaient alors que son regard se tournait de nouveau vers les Enfers. Finalement, tout s'était arrangé au mieux. Inferno du Démon s'en était allé remplir sa mission avec un enthousiasme certain sans qu'elle n'eut à se répéter. L'Etoile du Tourment semblait en effet trop heureux de cette occasion de pouvoir assouvir une partie de sa vengeance tout en accomplissant les ordres de la splendide Vampire.

De son côté, Lydia se contenta de le suivre du regard jusqu'à ce qu'il disparaisse. Elle se concentra ensuite sur sa trace cosmique jusqu'à ce qu'il franchisse la Porte des Enfers. Ceci fait, elle jeta un regard à Charon qu'elle désigna à ses compagnes comme "sujet à surveiller" tandis que Lucky se penchait à son oreille.

- Tu penses que c'est bien prudent ? Glissa-t-elle d'une voix audible de la seule spectre. Spectre qui ne put s'empêcher de lui répondre sur le même ton avec une pointe d'agacement.
- Que crains-tu, Lucky ? Aucune âme ne peut me blesser, voyons.
- Mais celle-là t'es intime, d'une certaine façon.
- Je...
- Tu vois, tu es troublée.


Le pire est que les chauves-souris semblaient elle aussi ressentir ce fameux trouble. Enfin quoi de plus normal. L'Etoile Céleste les nourrissait de son propre sang. En y ajoutant le fait que qu'elles communiquaient aussi facilement avec elles qu'avec Lucky, tout devenait très clair et ce fameux lien ne ferait que se renforcer.

Quelques battements de coeur s'écoulèrent encore avant que Lydia ne se décide à répondre enfin. A croire que l'Incube était réellement bien plus qu'un simple obsédé. Pour avoir des familiers aussi sensibles et réceptifs que cette fée, il devait être d'un tout autre bois que Kisara.

- C'est son père.
- Et toi, tu aimais aussi beaucoup le tien n'est-ce pas ?


Cette fois, son regard rougeoyant se durcit mais Lucky avait appris à la connaître. Elle savait que Lydia pouvait aussi avoir bon coeur. Que des restes d'humanité flottaient dans son âme. Peut-être était-ce aussi cette particularité qui lui permettait d'évoluer aussi facilement au milieu des foules ? Et la fée reprit.

- Oui, c'est bien cela, tu aurais souhaité qu'il vive bien plus longtemps.
- Lucky, cette part de moi-même n'existe plus. Mieux vaut oublier le passé.
- Pourquoi l'aides-tu alors ?
- Je l'aime, Lucky. Ne cherche pas davantage, je l'aime tout simplement.


Leur conversation s'arrêta là avant que Lydia ne s'adresse de nouveau à ces chauves-souris. Celles-ci se rapprochèrent en un valse lente avant que l'une d'entre elle ne se détache du groupe. La plus ancienne de toutes. Elle voleta encore un moment avant de venir se poser directement entre ses bras sous le regard amusé de la fée qui la salua d'un geste.

Le petit animal battit des ailes avant de tranquillement se blottir tout contre le coeur de la chasseresse au teint d'albâtre. D'un geste empli de douceur elle commença à la caresser tandis que les autres s'élever en barrage entre la spectre et le reste des Enfers.

Ce fut d'ailleurs d'une voix très douce qu'elle donna ses ordres aux autres.

" Merci à vous mes petites compagnes, conduisez-moi maintenant à lui. Que je puisse l'emmener hors de ses lieux sans que personne ne s'y oppose. "

Je vous récompenserai dès qu'on nous aurons quitter les Enfers, mes chères amies. Tout est parfait.

En effet, Lydia n'avait besoin que de deux choses pour parvenir à ses fins et tenir ses promesses autant envers Rochel qu'envers son beau Scorpion. La première était des âmes cobayes de première fraîcheur que lui ramèneraient Inferno sur un plateau d'argent et la seconde, du temps pour mettre à l'abri des combats une âme bien précise.

Face à elle, les petites vampires ouvraient déjà la marche, lui traçant le chemin qu'elle devrait emprunter. Pourtant, elle marqua un temps d'arrêt, demeurant immobile, son regard posé sur le pendentif que lui avait confié son amour avant de quitter la Cathédrale. De ses longs yeux de rubis, elle parcourait les deux portraits, sachant bien qu'il serait difficile de reconnaître en l'âme qu'elle s'apprêtait à récupérer l'homme représenté sur ce fameux portrait.

Enfin, elle prendrait le temps de le rendre plus présentable au cas où sa détention l'aurait trop marqué.
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MessageSujet: Re: A la rencontre d'Anastase   Sam 17 Déc - 16:38

Les prisons défilaient sous ses ailes auréolées de miel tandis qu'elle suivait le chemin tracé par ses petites compagnes. Puis enfin, elle localisa une légère masse mouvante sur le fond morbide de l'une des prisons. C'était si léger dans ce coin d'ombre qu'elle seule pouvait en reconnaître d'aussi loin la nature. Voile noir suspendu dans un recoin encore plus noir, vivant et mortel.

Quelques notes s'échappèrent de ses lèvres délicates, aussitôt emportées, aussitôt captées par des centaines de chauves-souris. Si jeunes et déjà si redoutables. Les petits chiroptères n'avaient nullement gâché le sang dont elle leur avait fait don dans le secret de la Tolomea. Chaque goutte de ce nectar était porteur d'un ensemble de bienfaits insoupçonnés. Elle était la non-vie et la vie au sein des Enfers, capable de se mouvoir dans les deux mondes et de s'y fondre.

Et une fois encore, elle pouvait en constater l'ampleur sur les nouvelles-nées. Plus fortes que leurs aînées et tout aussi sanguinaires et dévouées. Ses petites compagnes balayant l'ensemble du territoire des Enfers en si peu de temps. Et bien encore...

Là où Lydia leur dirait d'aller, elles se rendraient sans la moindre erreur. Insuffler un peu de sa force en elles était son pouvoir. Comme elle venait de le prouver en retrouvant aussi vite une âme au fin fond de l'immensité des Enfers sans avoir à consulter les registres des tribunaux.

Ainsi, elle n'aurait pas à parcourir la liste des méfaits d'Anastase, ce qui lui offrirait une vision non souillée de l'homme qui avait engendré le gold Saint du Scorpion. Lorsqu'elle se posa enfin, la masse des chauves-souris se disloqua tandis qu'une forme chétive et hagarde se tenait face à la resplendissante Etoile des Ténèbres. Davantage de surprise que de crainte dans ses yeux. Ce regard éteint qui avait malgré tout conservé quelques chose de son ancienne vie.

La Vampire sourit doucement en voyant ses yeux vidés de toute vie posés sur elle. Ils la détaillaient avant de se fixer sur un point précis, le pendentif suspendu à sa chaîne dorée.

Puis, la voix de Lucky se fit entendre.

- Mais pourquoi ne bouge-t-il plus ? Ce sont elles qui ?
- Non, elles ne lui ont fait aucun mal.
Souffla la Vampire en retour.
- Mais alors ?

Le petit être était plus qu'intrigué. Il était si rare de voir un spectre s'intéresser à une de ces âmes déchues et plongées dans la prison dévolue à son passé.

- Il se méfie, Lucky. Il se méfie, je suis une des ses geôlières, un de ces monstres qui gardent les prisons.
- Lydia...


Sans davantage répondre à la fée, la spectre à la chevelure de feu tendit la main vers Anastase, laissant le médaillon s'ouvrir sur les deux portraits. Et ce fut à cet instant qu'elle s'adressa enfin au père de Bardamu.

- Pour lui, si tu es encore capable de comprendre mes paroles, suis-moi sans le moindre mot.

Soudain, des échos se firent soudain entendre tout autour d'elle et de son interlocuteur. Une rumeur se répandant telle une traînée de poudre de prison en prison suivie du silence. Les âmes cessaient de se lamenter, un flot d'espoir venait même d'éclore.

Dupes, malheureux dupes... Si vous saviez que jamais aucune âme ne quitte ces lieux avant son heure.

Et voyant l'ancien peintre tendre lui aussi l'oreille aux mots des juges, elle reprit de sa voix la plus douce, la plus envoûtante, s'assurant de capter son attention malgré tout.

- Non, le message des spectres ne l'écoute pas, aucune âme ne ressortira de ce piège. Jamais...

Une pointe de tristesse dans sa voix. L'avait-il crue, peut-être mais rien n'était sûr. Elle le vit enfin saisir le pendentif, le lui arrachant presque d'un air de défi. Le plan de Rochal était bel et bien en marche et l'espoir des âmes leur redonnait un semblant de force. Un piège d'une rare cruauté auquel elle-même participait mais avait-elle d'autre choix ? Pour sa reine, elle était prête à tout avec toutes ses armes. Son sublime regard de rubis scruta le moindre des geste de l'âme nue face à elle, la moindre de ces expressions. En Enfers, nul ne pouvait lui mentir ou se dissimuler. Seuls, les spectres protégés par les sombres monarques voyaient leurs volontés et leurs capacités sublimées.

Une lueur pourtant traversa les prunelles blafardes.

- Bien, si tu as compris. Suis-moi, ne m'oblige pas à utiliser la force.
- Une spectre, pleurer sur le sort d'une âme...
- Ainsi, tu es encore capable de parler ?
- Oui, une spectre respendissante. De son vivant, il n'aurait jamais laissé quiconque le lui dérober et je sais qu'il est toujours en vie. Qui es-tu réellement ? Lumineuse Vampire au teint d'albâtre.


A peine ces mots avaient-ils échappé à Anastase qu'une autre voix se fit entendre.

- Tais-toi !!!
- Lucky, non !
La rattrapa in extremis Lydia. La fée fulminait comme lors de la rencontre avec Lille comme dans les appartements de la Tolomea. Lucky la défendait avec un tel acharnement.
- Il te menace ne l'écoute pas !!! Il n'est pas un simple humain défunt !
- Il est le père d'un chevalier différent des autres, Lucky. Tout simplement mais c'est de la surprise et de dl'espoir qui pointent en lui mêlée d'une sorte de fierté comme s'il avait compris...


Un sourire apparut soudain sur le visage décharné d'Anastase.

- Tu dois être unique en ton genre, lumineuse Vampire.
- Lydia, je m'appelle Lydia maintenant, suis-moi.
Finit par lui ordonner la spectre sans la moindre trace d'agacement ou d'agressivité. Rester impassible malgré les questions d'Anastase ne lui posait aucun soucis puis son fils lui ressemblait tellement qu'elle n'était guère surprise.
- Pourquoi me demander mon avis, l'interrompit-il sans perdre son nouvel aplomb, un spectre peut tout en ces terres. Qu'espères-tu obtenir ? Pourquoi, belle Vampire...
- Pour lui. Ne souhaites-tu pas le revoir ?
- Que t'importe, tu es du même bois que les autres.
- Pense ce que tu veux. Que m'importe en effet, seul son avis compte.
- Cet écho dans ta voix... Ils doivent être vraiment morts et leurs coeurs encore plus desséchés que les déserts des Enfers pour ne se rendre compte de rien.
- Que ?
- Cette lumière qui flotte en toi, sans doute faut-il être mort pour vraiment la voir.


D'autres mouvements se firent soudain entendre, annonçant la fin de cet échange pour le moins surprenant.

- Bien, je te suis. Une occasion d'enfin sortir offerte par une si belle femme sans possibilité de refus, il faudrait être fou pour s'y opposer.

Anastase s'était obstiné à ne point mentionner le nom de Bardamu. Il se méfiait de tout aux Enfers et cela Lydia en était parfaitement consciente. Ici, elle n'arriverait sans doute pas à établir un réel contact avec celui qui était en quelque sorte devenu son beau père.

Aussi tendant la main pour récupérer le médaillon que lui rendit aussitôt le peintre, elle en appela à ses petites vampires.

" Venez à moi mes petites compagnes et saisissez-vous de cette âme. Là, où je vais, vous l'emmènerez. Qu'il reste à mes côtés ".
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MessageSujet: Re: A la rencontre d'Anastase   Lun 19 Déc - 23:24

Un voile semblait survoler les Enfers, s'étalant immense et sans fin. Des centaines de chauves-souris voguant dans une brume à nulle autre pareille créaient cette étonnnate illusion. Lydia avait choisi de diluer son cosmos rouge sombre dans l'immense nuage. Sombre et si léger qu'il se fondait à merveille dans le ciel de cette nuit perpétuelle.

La belle ouvrait la route avec Lucky, heureuse d'évoluer au milieu des vampires, innombrables et chaleureuses, tandis que dans son sillage suivait Anastase. Anastase qui ne perdait pas une miette de ce qu'il se déroulait sous ses yeux. Les Enfers semblaient s'éveiller, des milliers de défunts tendaient l'oreille aux promesses des juges et des spectres. Une masse énorme qui ne demanderait qu'à noyer tout vivants passant à sa portée.

Un seul regard suffisait à rassurer la sublime Etoile. Le père de Bardamu supportait incroyablement bien le voyage et faisait preuve d'un aplomb plus qu'étonnant pour un captif.

Les juge ont allégé leurs souffrances mais on dirait qu'il y a plus en lui. Cette femme, la mère de Bardamu, qui était-elle ?

Sur cette question la rousse chasseresse vit émerger la porte des Enfers avec son inscription tant redoutée.

L'espoir...

Un sourire et elle se mit à planer, dérivant sur les courants laissant ses compagnes la rattraper. D'une main, elle tira une lame de son surplis avant de s'en égratigner la peau. Un léger voile de cosmos rougeoyant se détacha d'elle avant qu'elle n'y jeta quelques gouttes de sang qui ruisselèrent sur l'âme...

Sa voix s'éleva ensuite douce si douce.

- Ainsi, je t'offre les forces nécessaires pour tenir hors des Enfers... Sans être une seule fois inquiété... Aussi longtemps que mon sang et mon cosmos te protègeront, tu pourras demeurer hors du Royaume soutterain mais si d'aventure, je venais à disparaître...
- La fête serait finie. C'est bien cela, belle Vampire ?
- Oui, tu seras aussitôt happé par les Enfers.
- Bien... J'espère qu'il ne sera pas là si cela arrive... Je n'ai qu'un répit et tous nous savons que cette escapade ne peut être que provisoire mais toi... Il t'aura aussi perdue... Comme moi je l'ai perdue, cette souffrance, je ne veux pas la lire dans ses yeux...


Un sourire triste passa sur le magnifique visage de Lydia avant qu'elle ne s'éloigne de nouveau sur ses derniers termes.

- Cela n'arrivera, je refuse de mourir sans l'avoir revu...

La Vampire était une spectre, une battante, elle pouvait se laissait aller quelques instants avant de se relever aussi vite. Plus vite elle évacuait ses trop pleins d'angoisse ou de stress, plus vite elle se remettait.

Une brutale accélération et elle franchit la Porte.

~~~~~~~~~~~~

Europe...

L'Ecosse, son antre, son abri sous un ciel de pluie. Le Manoir de Lydia Carminia d'où s'élevait une fumée tout aussi grisâtre que le ciel qui les accueillait.

De l'ombre, énormément d'ombre alors que des formes se déplaçaient sous eux. L'odeur capiteuse du sang montant de ce groupe en mouvement.

" Hum... Mettez notre invité hors de portée. Ce qui va se passer ne regarde que moi. "

Aussitôt le voile se referma sur le père de Bardamu alors que la Belle filait vers le sol et les bandits en pleine action. Des hommes voués aux Enfers mais que demander de mieux en ce moment. La Chasseresse avait en prime une petite soif à étancher. Décidément, le hasard faisait bien les choses. Une bonne dizaine de tortionnaires à livrer pour grossir leur armée.

Du premier choix que ces tristes sires...

Un seul piqué et elle se débarrassa des premiers hommes qui tombèrent face contre terre comme foudroyés par les ailes de la mort. Epouvantés les autres s'immobilisèrent avant de sortir leurs armes. Dérisoires et empestant la poudre et le sang séché. Une véritable plaie...

Faisant durer l'attente, elle en vit même se signer.

- Face à moi, cela ne vous sera d'aucune utilité. Tournez vous vers votre dieu, puisse-t-il vous prendre en pitié, vous qui si souvent dans les yeux de vos victimes avaient contemplé ce reflet de peur et d'angoisse entremêlés. Leurs voix presque inaudibles qui vous suppliaient de les épargner et cette terreur, cette odeur...

Qu'avez vous ressentis à ce moment, gibiers... ? La potence est tout ce que vous méritez...


La voix désincarnée semblait surgir droit de la terre alors que Lydia était devant eux, dissimulée sous les ailes de son sombre surplis.

La supersition pourrait y gagner de nouvelles idées mais... Non, pas cette fois, je ne peux me permettre de vous laisser vivre.

- Vous qui convoitiez l'or et la chair en cette nuit, préparez vous à comparaître devant votre seul dieu...

Des détonations lui répondirent suivis de chocs lourds. D'un seul geste, elle les avait tous tués, puisant dans leurs veines tout ce qu'il lui fallait avant de les faire passer.

Vous ne méritiez pas de me voir. Conptempler le visage de la Vampire est un privilège dont vous êtes indignes.

Que vos corps retournent à la terre que vous n'avez eu de cesse de souiller autant que ses habitants. Vos âmes elles sont destinées à ma merveilleuse reine. Souffla-t-elle ensuite aux formes hagardes qui ne tardèrent pas à apparaître.


- Allez rejoignez le Royaume des Morts, les vivants respireront mieux sans vous.

Et sans plus un regard pour les ombres se dirigeant vers le destin que leur réserverait leurs vies passées, elle reprit son chemin. Sa demeure était toute proche et jamais elle ne tolèrerait que des brigands s'en approchent de trop prêts. Nul ne pourrait en parler puisque jamais personne n'en ressortait.

Isolé et pourtant bien visible tel était le refuge de la rousse Vampire.

La pluie se remit à tomber de plus belle lorsqu'elle ordonna à se socmpagnes de déposer Anastase à ses côtés.

Un regard en coin vers lui. Il était parfaitement calme comme s'il savait que jamais le moindre mal elle lui ferait.

Un geste à peine esquissé de la belle et la lourde porte s'ouvrit avant que, enfin, Anastase ne puisse retenir un cri.
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MessageSujet: Re: A la rencontre d'Anastase   Mer 21 Déc - 14:48

Le rire amusé de la Vampire illumina un long moment la vaste pièce où tous deux venaient de pénétrer. Le regard d'Anastase semblait s'être comme fixé sur ce qui se trouvait face à lui tandis que les nombreux chandeliers et autres flambeaux diffusaient une lumière réconfortante. Le tout offrant un sentiment d'intimité et de protection alors que des nombreux branchages et autres bouquets de fleurs parsemée la pièce montaient une senteur agréable. A proximité de l'âtre, se trouvaient deux servantes sans âge apparent, toutes deux vêtues de clair et dont le seule objet de suprise étaient lui, l'âme se tenant auprès de la rousse Etoile Céleste.

Etoile qui finit par pousser doucement Anastase avant de se défaire de son surplis. Aussitôt, l'une des femmes la rejoignit pour lui tendre une autre robe aux tons plus doux et plus chaleureux que la sombre tenue qu'elle portait aux Enfers.

- Merci, Mina, peux-tu aussi t'occuper de notre invité ?
- Bien sûr, dame Lydia.
répondit la servante tandis que la Vampire se retournait vers le père de Bardamu.

- A moins que vous ne préfériez que votre fils vous retrouve dans cette tenue ?
- Je... Vous... Qui sont ces... ?
- Toutes sont ici de leur plein gré, Anastase, ne cherchez aucune autre explication. Nulle divinité bienveillante n'a daigné tendre l'oreille à leurs souffrances, aussi ont-elle accepté de se livrer à un monstre sanguinaire plutôt que souffrir en vain pour atterrir ensuite en Enfers.


Se tenant le menton, le peintre sembla réfléchir.

- Bien et maintenant ?
- Maintenant, le temps que Mina nous amène de quoi vous vêtir et vous redonner un semblant d'apparence humaine, veillez me suivre.


Le temps qu'il jette un oeil à la plantureuse jeune femme, la Vampire s'était totalement changée. Sa robe mettant parfaitement en valeur aussi bien sa chevelure de feu que son teint pâle. Parée de tels atours, elle semblait si douce. Hormis Lucky s'empressant de remettre ses longues mèches rousses en place, nul n'aurait pu croire avoir affaire à l'une des sbires d'Hadès. Le charme de la Vampire humaine opérait aussi redoutable que celui de la confidente de Perséphone.

- Comment ? Ne put pourtant s'empêcher de demander Anastase.
- Je suis une spectre, cela donne certains avantages comme celui de pouvoir totalement me changer sans risquer de me faire surprendre par des regards indiscrets.

Enfin dans la majorité des cas... Voilà que Raimï et ses tentacules fureteurs s'invitaient de nouveau dans ses pensées. Enfin, ici, jamais, il ne pourrait venir la surprendre. L'existence même de ce lieu était inconnue de tous ou presque.

- Fidèle et pudique, belle Vampire. Un ton soudain satisfait. J'avoue que quitte à avoir pour bru une spectre, je préfère qu'elle soit comme toi plutôt que comme cette catin qui saute sur tout ce qui bouge.
- Cat...


Un autre rire soudain, Lydia avait parfaitement compris à qui le peintre faisait référence. Mais après tout, cela ne la regardait pas et que les âmes voient ainsi sa "collègue" n'avait aucune importance pour elle. Après tout, cette dernière ne faisait que récolter ce qu'elle avait semé à force de se comporter comme elle n'avait eu de cesse de le faire.

- Tu ne manques pas de courage de parler ainsi, Anastase. Tout comme lui...
- Et toi, tu fais preuve de beaucoup d'imprudence à laisser tes sentiments apparaître si facilement. Tu devrais te regarder dans un miroir. Plus que ta voix, tes yeux et ton visage te trahissent.


Les yeux de Lydia s'ouvrirent tout grands. Surprise sur laquelle dut se méprendre Anastase car il reprit aussitôt.

- Excuse-moi, dame Lydia, le mieux serait que je fasse ton portrait. Que tu puisses au moins pouvoir te comptempler telle que tu apparais lorsque tu laisses tes sentiments parler.
- Si tu le veux mais je crains de n'avoir guère le temps de prendre la pose.
- Donne-moi juste de quoi peindre et tu verras. Un tel modèle, je n'en ai jamais vu q'un seul avant toi...


Le ton du père de Bardamu se fit lointain. Lydia n'eut aucun mal à comprendre qu'il parlait de celle qu'il avait autrefois aimée. Cette mystérieuse étrangère qui avait donné le jour à Bardamu. Il lui aurait été si simple de consulter le livre des morts maintenant que Rochel lui avait confié les clés de la Toloméa mais étrangement, elle s'y refusait. De toutes les âmes emprisonnées, Anastase était l'un des rares à lui inspirer une forme de respect à défaut de parler de tendresse...

La Vampire sentit une émotion lui étreindre de nouveau le coeur. Il ne fallait pas qu'elle s'attarde davantage auprès de lui alors que le temps lui était compté. Les Enfers étaient sur le point d'entrer de nouveau en guerre et sa place était auprès de sa reine.

- C'est une promesse ?
- Oui, belle Vampire, je te le promets.
- Bien, cela sera peut-être tout ce qu'il restera de moi au terme de cette guerre, fais-le pour moi mais aussi pour lui.
- Non, détrompe-toi, c'est le modèle qu'il retrouvera...


Sur cette dernière parole, la vampire se dirigea vers un autre porte donnant sur un escalier en colimaçon. Comme pour la grande salle, le lieu était éclairé de nombreuses bougies même si aucun d'eux n'en avaient vraiment besoin. L'odeur légère de la cire apportait un plus à l'ambiance générale.

Puis enfin, ils arrivèrent à un palier et d'un geste Lydia ouvrit la porte sur un vaste pièce aux murs encore nus mais ce qui frappa aussitôt le défunt peintre, ce fut l'aménagement. Un atelier, cela ressemblait furieusement à un atelier, d'autres portes donnaient visiblement sur les pièces attenantes. Les tentures étaient encore tirées ne laissant rien transpaitre de l'extérieur.

Puis, Lydia reprit.

- Cette pièce sera la tienne et celle où tu pourras rencontrer Bardamu. Pour le reste, mes serviteurs te diront où tu pourras aller et venir mais ne sors pas seul du manoir et en t'en éloigne surtout pas. Nul ne sait comment réagiraient les autres spectres s'ils venaient à te surprendre.
- Bien, dame Lydia.
- Je ne peux rester davantage ici, à bientôt, Anastase... Si tu le vois, dis-lui que je l'aime et ne l'oublie pas.
- Tu le lui diras toi-même lorsqu'on se reverra tous les trois.


Et tandis qu'elle se tenait face à l'une des tentures, Anastase l'ouvrit soudain, laissant la lumière de la pleine lune baigner la pièce.

- Attend encore un instant, belle Vampire, que je puisse retenir tout ton éclat sous la lune. Tu es trop lumineuse pour être une simple spectre.
- Oui, je suis une Vampire, ne te méprend pas, Anastase. Je peux prendre tous les sangs des vivants. Le seul interdit reste celui des divinités mais cela n'arrivera sans doute jamais... Jamais je ne m'abaisserai à prendre le sang de ma reine et pour les autres...


Un léger rire lui échappa alors qu'elle songeait à la déesse Athéna ou à la douce Hestia, ni l'un ni l'autre ne pourrait la contaminer. Les choses en resterait sans doute là et la belle n'aurait rien à redouter.

- Est-ce que cela te suffit ?

Un simple signe alors que l'âme souriait.

- Bien, adieu ou à très bientôt, Anastase...

Et elle s'éclipsa laissant le peintre baignant dans la lumière de la pleine lune. Et un soupir finit par lui échapper.

- Ce que tu es imprudente, belle Vampire. N'oublie pas qu'en ce monde, rien n'est impossible...
~~~~~~~~~~~~~

Quant aux derniers évènements n'appartenaient qu'à la belle Vampire. Tout ce que les serviteurs purent ensuite dire à Anastase, c'est qu'elle était repartie aussi vite qu'elle était venue, revêtant juste son surplis par-dessus sa robe printanière...


==> " Plus de ponts et plus de Charon sur le Styx et l'Achéron !!! "

Fin de la Chronique.

En dehors de Bardamu nul ne peut savoir ce qu'il s'est passé ou ce que Lydia a pu confier à Anastase.
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