RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 Le Royaume de Freyja

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Brunissen


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MessageSujet: Le Royaume de Freyja   Dim 11 Déc - 20:10

Cette chronique suit immédiatement le rp de L'entrevue entre la déesse et la prêtresse.

Elle se passe dans un lieu inaccessible à tous, un autre monde hors du temps.

==> Trône d'Odin

Asgard ne tarda pas à s'effacer sous ses ailes. Les terres du Nord étaient encore en paix, baignées par son doux cosmos doré. Heureusement car sinon, jamais la belle vane n'aurait pu trouver la force de partir en sachant que son peuple et ses guerriers étaient aux prises avec des envahisseurs venant de la Mer, des Enfers ou voire pire encore, des divinités de l'Olympe, désirant les envahir pour les massacrer et assouvir leur désir de pouvoir.

Le froid sur ses serres, était comme une caresse apaisante. Il l'enlaçait avec douceur, endormant sa chair meurtrie. Le froid d'Agsard, jamais, elle ne pourrait oublier cette terre qu'elle aimait qu'elle n'avait eu de cesse de défendre.

Freyja navigua ainsi sur les plus puissants des courants avant de glisser enfin d'un monde à l'autre. Une mélange de couleurs l'entoura sans la troubler. Puis, ce furent les éclairs, les flashes de lumière et enfin l'azur d'un ciel d'été.

La magnificence des paysages de neige et de glace avait laisser la place à d'immenses étendues verdoyantes, des lacs, des forêts, de florissantres prairies à flancs de montagnes. Les décors étaient d'une beauté à couper le souffle.

Bien vite les première habitations apparurent ainsi que la haute demeure de Freyja. Demeure derrière laquelle se dressait la tour gardant en ses murs le précieux Foudre de Zeus. Cette arme que Vanadis Freyja avait personnellement dérobée à l'insu de tous pour la mettre hors de portée de ces fous d'Olympiens. Elle en avait bien sûr souffert mais en avait aussi été soulagée.

Au fond d'elle-même, elle avait la certitude que le monde ne pourrait respirer que le jour où l'arme suprême reviendrait entre les mains de son propriétaire. En attendant, elle demeurerait ici, sur les terres de la déesse de l'Amour. Là où elle ne servirait nullement les desseins de sombres divinités.

Freyja accéléra soudain. Ses brûlures s'étaient de nouveau aggravées mais le plus préoccupant restait son coeur qui battait anormalement.

Le voyage vers ses terres l'avait épuisée et tandis que les portes de son Royaume se refermaient sur une autre réalité que celle d'Asgard, la déesse toujours sous sa forme de faucon perdait de plus en plus d'altitude, vite, si vite, trop vite...

Une nouvelle fois, le poison d'Eris se manifestait. Il lui faisait ressentir aussi bien sa cruauté que son efficacité, lui rongeant autant l'âme que le coeur. Freyja dut retenir ses cris et étouffer au maximum les vibrations de son cosmos pour ne point alerter son peuple.

Nul ne devait savoir quel était la nature du mal qui la rongeait.

Nul sauf eux... Sauf lui...

Et tandis que le sol approchait de plus en plus, elle déploya les pans de son manteau de plumes reprenant son apparence avant de s'effondrer sur un sol verdoyant.
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Odr [PNJ]


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MessageSujet: Re: Le Royaume de Freyja   Dim 11 Déc - 22:18


    Les blés dansaient avec le vent. Comme une brise légère, une main se posait délicatement sur les épis afin de les caresser et de leur donner leur beauté printanière. Alors que la main se relevait, un papillon s'envola pour passer devant deux prunelles à l'éclat azuréen. Celles-ci regardaient le ciel, scrutant la course folle des nuages et l'apparition de nuages plus sombres. Le soleil avait même perdu de son éclat légendaire. Perdu dans des pensées inconnues, l'homme qui regardait au ciel ne disait rien, mais son visage au naturel jovial se refermait lentement vers une incompréhension suivie d'une colère à peine contenue.

    C'est alors que des plumes noires poussèrent sur sa peau, en quelques secondes, il était devenu un magnifique Merle. Il s'envola dans les cieux pour se rapprocher de la source de son inquiétude, de ce tourment qui l'obsédait depuis des secondes. Pour lui, ce temps humain était des heures, des années même, mais la douleur n'en avait rien de moindre. Il rasa les cimes des grandes forêts de ce monde pour prendre de la hauteur. Après avoir traversé les grandes montagnes enneigées de cette terre sacrée, il vit devant lui le palais qu'il n'avait pas vu depuis des éons, une présence diffuse y était enfin revenue.

    L'animal posa ses serres sur le dessus d'un balcon et sauta à l'intérieur des multiples appartements de ce domaine protégé par les Walkyries elles même. Reprenant une forme humaine, l'homme s'avançait en direction de ce cosmos qu'il reconnaissait qu'à peine. Croisant les Walkyries qui gardaient le coeur de ce domaine, il leur fit signe avec majesté d'ouvrir les portes. S'agenouillant devant lui, elles se relevèrent ensuite pour laisser le passage à l'étranger.

    Face à lui, sur un matelas de plumes de faucon, la belle déesse des Vanes était au repos. Cependant, si les Walkyries avaient put ressentir le mal qui semblait la ronger, elles n'auraient pas été si calmes face à ce qu'il se passait. La bonté de la Vanes le fit sourire par compassion, mais ce sourire fût vaincu par une sourde colère qui l'emportait. Grondant comme l'orage au firmament, l'homme fit refermer les portes des appartements avec force dans un silence magique. Il respectait ainsi la volonté de la Dame des lieux.

      " Oh Vanadis Freyja, ma promise, mon épouse, je ressens un mal qui te ronge et je suis venu des grandes plaines pour que tu me dises quel est ton malheur. Je ne jugerai pas, cela est affaire de Tyr et de Syn, mais je peux essayer de te comprendre... "

    S'asseyant sur un coin du lit de son épouse, il terminait doucement sa dernière phrase. Jouant comme avec des osselets, l'homme portait trois beaux saphirs qui scintillaient de concert avec son cosmos. Il connaissait la mission de son épouse sur Midgard, que se passait-il là-bas pour qu'elle lui revienne ainsi ? Quel était son malheur ? Il ne posa aucune de ses questions, son épouse avait le don de lire les sentiments les plus enfuis et il était inutile de poser des questions qu'elle pouvait lire en lui comme dans un des livres du grand écrivain de la destinée.

    Il ramassa alors quelques plumes sur le sol pour les porter à ses narines. Un autre cosmos se mêlait à ces plumes, lourd et empoisonné comme celui du Dieu de la Tromperie, mais il n'avait pas les flammes qui caractérisaient ce fourbe. Fronçant les sourcils, il comprenait que sa femme était sous la charme d'un puissance inconnue pour les gardiens de l'arbre millénaire. Mais il se garda de faire des réflexions, il était simplement ici pour l'écouter, la comprendre, la chérire et la conseiller comme un époux se devait de le faire. Sa colère était contenue au plus profond de lui même, jurant que des mots qu'il allait entendre, il prendrait une décision importante dans les heures qui viendrait...



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Brunissen


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MessageSujet: Re: Le Royaume de Freyja   Mar 13 Déc - 21:29

L'ombre l'avait comme rattrapée avant qu'elle ne finisse par sombrer. Les Ténèbres... Perséphone... Eris... Son poing tenta de se resserer tandis qu'un cri de douleur s'étouffait au plus profond de sa gorge.

Les battements de son coeur se firent plus lents, plus espacés et légers. Puis, ce fut la chute sur le sol. Douce pourtant. Si douce, le parfum des fleurs qu'elle avait soulevées ou écrasées, la caresse de l'herbe se mêlant à celle des plumes.

Des murmures, des voix qui semblaient surgir du plus profond de sa mémoire. Des pas légers, aériens et si rapides. Une assemblée autour d'elle avant qu'elle ne ressente un léger contact. On la touchait, on l'effleurait tout doucement. Ou bien était-ce simplement ses sens qui étaient trop atteints ?

Elle tressaillit une seule fois, lorsque des mains très douces mais qui lui parurent brûlantes la soulevèrent avec une infinie délicatesse. Un nouveau gémissement mourrut au fond de sa gorge tandis que les Walkyries l'emmènaient d'un seul mouvement.

De la crainte, de l'inquiétude dans leurs voix mais pas la panique qu'elle avait tant craint.

C'était une telle satisfaction pour elle. Un véritable baume pour son coeur déchiré. L'apaisement détendit ses traits pour la plus grande joie de ses compagnes tandis qu'elle ouvrait brièvement de magnifiques de yeux de jade, s'emplissant de la vision de ces redoutables guerrières qui la ramenaient en sa demeure.

Chez moi... Enfin...

Une main sur son front, la caresse de la paume d'une blonde Walkyrie. Nul besoin qu'elle ne s'épuise. Elles s'étaient comprises. Vanadis Freyja était de retour en ses terres sacrées. Il lui fallait se reposer.

Nul apitoiement, nulle jérémiades, le peuple de Freyja était fort et fier. Jamais, la majestueuse vane ne serait prise en pitié. Leur présence et leur respect, leurs soins et leurs protections, c'était de cela que la belle Vane avait le plus besoin ainsi que de Lui...

Puis de nouveau la chute mais cette fois dans la douceur du sommeil qui efface tout.

Elle erra ainsi dans les méandres d'un monde onirique quelques secondes, quelques heures des saisons entières. Jamais elle ne sut jamais elle ne saurait. Le temps n'était rien en ces terres.

Une sensation de légèreté puis de lourdeur, celle de son propre corps allongé sur une couche de plumes. De la chaleur douce si éloignée de l'agressif soleil de Grèce ou des flammes de l'Etna. Puis, cette présence qui approchait, cette présence si attendue si désirée. Ce pas à la fois lourd et rapide la tirait vers la surface. C'était le pas d'un homme, de son homme son époux qu'elle reconnaîtrait entre tous. Les accents graves, le timbre d'une voix chérie et cette porte qui s'ouvre enfin sans l'ombre d'un bruit.

Les Walkyries s'étaient éclipées à sa demande. Ainsi, il savait le puissance du mal qui la rongeait mais cela ne l'étonna point. Vanadis Freyja et lui étaient si proches, ils n'étaient qu'un.

Il s'installa sur le coin de sa couche et la déesse sentit le moindre de ses gestes alors que ses yeux étaient encore fermés, sa présence, son odeur qui l'enivrait l'apaisait dans sa souffrance renaissante.

Elle remua lentement si lentement que ses gestes étaient à peine perceptibles mais Odr devait les ressentir aussi bien qu'elle percevait les pensées de son époux. La main de Freyja finit par se poser sur celle de celui qu'elle aimait et enfin, elle ouvrit les yeux.

- Odr... Enfin, je te retrouve.

Elle leva la main pour la poser sur la joue du dieu, s'efforçant de ne pas trembler. Les brûlures sur ses chevilles et ses jambes ne cessaient de s'aggraver, lui causant d'effroyables souffrances.

- Je sens l'inquiétude, l'interrogation et la colère en toi... Tout viendra en son temps, je ne te cacherai rien mais avant, laisse moi juste me blottir dans tes bras.

Et sans prendre garde aux blessures que ses gestes revèleraient la déesse se souleva avant de se serrer tout contre son lui.
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MessageSujet: Re: Le Royaume de Freyja   Mer 14 Déc - 23:18

    La prenant dans ses bras, le divin Odr ne disait rien. A la vue des brûlures sur le corps de son épouse, il fit brûler un peu de son cosmos pour atténuer ses souffrances, si cela était son fardeau, il allait l'accompagner dans sa souffrance. Mais un mal inconnu détournait son énergie et cela l'inquiétait tout de même. Etait-ce l'une des personnification de Loki ? On le disait en activité sur Midgard, cette raison suffisait pour craindre le pire.

    Les deux êtres divins, blottis dans le silence et la compassion, s'étaient murés dans un étrange silence. L'odorat du divin maître du printemps se laissait alors porter vers les parfums de sa moitié, il y sentait le froid rude du sanctuaire d'Odin qui existait dans le monde des Hommes, un musc teinté de sang lui fit soudainement lever un sourcil. Ce n'était pas que la Guerre lui déplaisait, bien au contraire et connaissant son épouse, il se disait qu'elle n'allait jamais rechigner à une bonne joute sur le champ de bataille pour y voir fleurir les amours les plus purs. Non, il y avait aussi un autre parfum, et celui là était plus dangereux car il était celui de la tristesse. Pourquoi était-elle triste ? Elle pensait à quelqu'un dans le vague lointain de son esprit mais cette pensée était aussi une forme de poison pour elle. En avait-elle conscience ?

      " Ma chère, ton âme est morcelée... "

    Il ne disait rien d'autres. C'était quelques mots perdus dans un murmure et il voulait juste lui donner cette opportunité de libérer son coeur de ses tourments. Au fur et à mesure que ces parfums hivernaux s'installaient dans la pièce, il vit une image se former à travers les brumes de l'esprit de sa femme. Une autre femme ? Oui, son coeur avait été brisé à cause de cette femme et le mot de "trahison" n'était pas loin de se rapprocher du musc plus âpre de la sédition.

      " Qui a osé nous trahir ! Te trahir ? Pourquoi les Ases n'ont pas empêché cela ! Par tous les géants du froid, parles moi ma douce, il faut que tu me dises ce qu'il en est. Ton silence te détruit à petit feu, aussi puissant que ce poison que l'on t'a inoculé... "

    Mêlant tendresse et colère, Odr fit trembler les plumes qui s'enroulèrent dans une légère brise. Il commençait à regretter sa décision, il aurait dû être là à ses côtés pour la protéger des ennemis d'Odin. Les Vanes étaient des dieux primordiaux et les gardiens du grand Cycle, ils n'avaient pas l'habitude d'intervenir à la place des Ases dans le royaume de Midgard. Cependant, c'en était trop, il fit voler les trois saphirs qu'il avait dans le creux de sa main pour les sertir sur Balmung. Celle-ci, insufflée par une énergie nouvelle, retrouvait une puissance qui s'était endormi à cause de la Psyché de son épouse.

    La volonté de se battre était encore là, mais pour combien de temps ? Ses sentiments étaient tiraillés entre l'envie d'aller lui même châtier les impudents, de remettre les habits de la guerre encore une fois, et de redonner espoir à sa femme. Sa réflexion fût courte, il avait choisi la seconde option dés l'instant où il avait pénétré ces lieux. C'était ainsi que les choses devaient se passer et il l'avait accepté depuis longtemps. Il attendit alors l'histoire de sa femme avec crainte.



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Brunissen


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MessageSujet: Re: Le Royaume de Freyja   Sam 17 Déc - 12:13

Une caresse sur son corps, celui du cosmos de son époux qui l'enveloppait et la soutenait avec douceur. Elle ferma les yeux se laissant aller contre lui, recherchant la protection et la chaleur de ces bras qui la tenaient tout contre lui dans une quiétude réconfortante.

Un long moment s'écoula ainsi alors que du cosmos et de l'âme d'Odr se dégageait la sérénité, la force et la grandeur du Royaume des Vanes. S'apaisant enfin, Freyja abaissait une à une les immenses défenses qu'elle avait dressées tout autour de son âme. Véritables murailles derrière lesquelles elle avait enfoui sa tristesse et sa peine ainsi que ce poison qui ne cessait de se répandre en elle, la détruisant à petit feu.

Pour défendre Midgard, elle devait être forte et ne rien laisser paraître de sa propre douleur. Pour eux... Pour ceux qu'elle aimait. Une tâche dont son époux découvrait en ce moment le poids sans qu'elle ne s'y oppose. A lui, elle pouvait le dire, le faire ressentir. Elle était comme un soldat revenant d'une effroyable bataille et devant reprendre aussitôt le flambeau de son roi sans s'accorder le moindre répit. Trouver la force de lutter pour son peuple et survivre, survivre envers et contre tous jusqu'à ce qu'elle puisse enfin panser ses blessures.

S'éloigner pour renaître mais pas sans avoir tout mis en oeuvre pour préserver ceux pour qui elle avait tant lutté. Au risque de s'y perdre elle-même.

La voix d'Odr murmura à son oreille. Son souffle chaud tout contre son visage. Le contact de son abondante chevelure ansi que de cette joue tannée. Un guerrier tout comme elle, appréciant les champs de bataille. Séparés puis réunis cela s'était déjà passé, cela se reproduirait.

Rien ne comptait plus que cet instant présent. Ce dieu qu'elle aimait et près de qui, elle se sentait déjà revivre.

Lentement, l'âme de Freyja s'ouvrit avec délicatesse avant de se changer en un véritable maëstrom. Un torrent de sentiments et de sensations plus violentes les unes que les autres la secouait tandis qu'elle se crispait tout contre son divin époux. De la glace et des flocons voltigèrent un instant dans la chambre tandis qu'elle laissait enfin sa tristesse apparaître.

- Odr...

Des larmes d'or sanglant s'écoulaient tandis qu'elle s'efforçait de contrôler les soubresauts agitant son corps. Le front posé au creux de l'épaule de son mari, elle refusait de relever la tête, gardant l'illusion de dissimuler ses pleurs.

Pourtant, elle savait qu'il percevait clairement les sentiments contraires qui lui déchiraient l'âme et le coeur aussi sûrement que ses blessures ravageaient son corps. Laisser cette face apparaître était déjà une épreuve en soi. Freyja restait toujours aussi fière malgré sa détresse, elle était une déesse puissante et non une victime.

Le dieu des Blés le savait aussi bien qu'elle, elle était une battante. Son état ne pouvait que l'alerter encore plus et loin de la blamer ou pire de la prendre en pitié, il l'invitait encore et encore à se confier.

Un instant elle le vit sertir trois nouvelles pierres sur la terrifiante Balmung. Le regard de Vanadis Freyja se focalisa alors sur la réaction de la lame. Elle se mit à resplendir comme jamais auparavant. L'arme ultime du roi des Ases venait d'être comme libérée d'un mauvais sort.

La main de Freyja se crispa soudain sur l'étoffe magnifique que portait son mari. Cette arme que Odin lui avait confiée de ses propres mains, elle avait souffert en même temps que la déesse. Eris avait insufflé un poison encore pire que ce la belle nordique, trop franche et loyale, pouvait imaginer. Seule la perfidie de Loki pourrait sans doute égaler celle de cette fielleuse qui n'y gagnerait qu'un châtiment hautement mérité.

- Le poison qui me ronge, il n'a fait que parachever une oeuvre bien plus ancienne... Eris n'a fait que m'infliger le dernier coup...

Réalisa-t-elle soudain, murmurant à l'oreille de son amour sans s'en rendre compte vraiment avant d'enchaîner sur le même ton doux, triste mais non plaintif.

- En vain, j'ai essayé d'endiguer les blessures qui me rongent le corps. Pour Asgard, je dois rester forte et enterrer mes souffrances sous un voile de silence... Odr, mon dieu, mon amour, je n'ai pas le pouvoir de le faire... Aide-moi à trouver la solution que je redevienne aussi brillante, redoutable et pure que Balmung. Pour toi, pour moi, pour nous, aide-moi...

Sur cette prière de la somptueuse vane, le flot de ses souvenirs acceptaient enfin de remonter sans crainte ni barrage.

La glace se répandait encore remplissant davantage la chambre, recréant le paysage froid et implacable d'Asgard. Les terres sacrées du grand Odin. Une forme ne tarda pas à apparaître. Silhouette féminine si proche de Freyja.

Une voix douce tandis que Odr revivait la venue de Callan au travers des yeux de Freyja. La confiance entre elles, l'amitié quasi fraternelle, leur périple sur les terres de l'Etna alors que Vanadis sommeillant encore au creux de la mystérieuse Brunissen. La Tigresse aux yeux de jade combattant aux côtés du Loup d'Asgard...

La disparition soudaine de Callan... La guerre à Asgard... Le réveil de Freyja en Brunissen et enfin la rencontre avec Athéna...

La guerre sainte au cours de laquelle la jeune femme n'avait cessé de combattre et de protéger son peuple. Puis, enfin la cruelle réalité qui la frappa en plein coeur lors de son voyage à Ahirès.

Callan, l'ancienne prêtresse de Polaris n'était autre que Perséphone, la déesse grecque des Enfers. Ainsi Callan avait-elle bafoué le seigneur Odin et trahi ce qu'il y avait de plus cher au coeur de la déesse avant de porter la main sur elle. L'affrontement des deux déesses sur les pentes de l'Etna s'était achevé par la défaire de Freyja. Comment aurait-il pu en être autrement ? La déesse de l'Amour avait jeté tant de forces dans la guerre. Elle n'avait eu de cesse de soutenir son peuple et luttait seule pendant que Loki agissait dans l'ombre.

Avait-il joué son rôle dans cette triste histoire ? Toujours en était-il que le lien sacré vers Odin passait au travers de Callan et que la trahison de la prêtresse fut la pire des blessures à s'ouvrir dans l'âme de la déesse.

- Trahir Odin, me trahir ainsi que ses anciens frères d'armes et son peuple tout entier. Comment a-t-elle pu ? Comment a-t-elle pu fouler au pied tout ce qu'il y a de plus sacré à Asgard ?

Le poison était là et bien là. Freyja n'avait pu faire le deuil de toute cette histoire et s'il n'y avait que cela.

La première plaie venait de se rouvrir, restaient les autres mais bien moins importantes. La déesse n'avait pas un tel lien avec les divinités grecques et puis, Freyja avait besoin de récupérer avant de pouvoir renaître enfin.
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MessageSujet: Re: Le Royaume de Freyja   Lun 19 Déc - 20:33

    Les sentiments de sa Douce parlèrent dans le givre et dans le vent glacé. Une femme se sculptait avec émerveillement et elle se mit à se mouvoir pour porter la lance des Ases. Cette représentation mystique de la Prêtresse d'Asgard surprit le Dieu des Blés, cette femme était donc la matrice des malheurs de son épouse. Ses iris bleutés observèrent avec attention l'histoire qui prenait place dans ce spectacle de toute beauté. Puis vint le moment fatidique ! La même femme changea alors de couleur pour prendre celle d'une glace aussi sombre qu'un diamant noir. Elle était au pied d'une montagne et elle brisait l'honneur de son ancien rang en se retournant contre sa Déesse, son épouse.

    Le Dieu des Blés plissait les yeux de colère en voyant des nuées de ronces noires qui la frappait, des copeaux de glace se marièrent alors avec la lumière pour créer un faux semblant de sang doré. Il comprenait désormais ce qui la rongeait lourdement et c'était pas les petites piques de cette déesse grecque qui avait pu la déstabiliser. Non, ce n'était que le mariage de la vilénie et de la trahison et bien des personnes - même les Dieux - pouvaient sombrer dans la plus forte des désolations de la pensée. Frôlant sa joue de la paume de sa main pour nettoyer les larmes de sa Tendre épouse, il lui chuchotait quelques mots.

      " Ma douce... Cette jeune femme a été la proie du mensonge et de la fourberie. Loki regardait d'ailleurs ce spectacle en souriant. Il n'est jamais le témoin des malheurs, mais il en est l'inspirateur et le créateur. Son alliance avec les Grecs était peut-être en place et la chute de la Prêtresse de notre race en était le tribut. Face à cela, tu ne pouvais savoir, tu ne pouvais agir car tu venais de t'éveiller après des années de sommeil. Tu t'en veux. C'est compréhensible mais penses que la Prêtresse dort encore dans ce corps, si tu as foi en elle, tu dois te battre pour la ramener à Asgard ! Il est inutile de vouloir comprendre, les faits sont malheureusement ce qu'ils sont, mais regardes cette lame, elle brille car elle croit en toi. Elle peut purifier les âmes maudites, en frappant Perséphone, tu la chasseras de ce corps et la Prêtresse nous reviendra. Crois en elle !

    L'intonation était douce au début. Comme un souffle tempétueux qui lui ressemblait peu, le ton devint de plus en plus martial en insufflant courage et détermination. L'image glacée de Loki éclata alors sous l'impact d'une lance sortie de nulle part. D'un souffle printanier, la Déesse ressentait les rayons protecteurs du soleil mélangés aux vents violents de l'hiver. Etrange sensation de froid et de chaud, le regard saphir de son époux la regardait avec une tendresse particulière, celle-ci était ampli d'un amour sincère avec un aplomb désarmant. Il lui rappelait qui elle était, elle était la déesse des troubadours et des ménestrels, celle dont le chant peut apporter courage sur les champs de bataille. C'était ainsi qu'elle devait renaître et il ferait tout pour la ramener sur le chemin de la "renaissance".

    L'inviter à se relever. C'était son devoir et il prit sa main tendrement pour qu'elle se lève devant lui. Ses mains se posèrent alors sur les joues de sa Promise, elles essuyèrent les dernières larmes et repoussèrent les quelques cheveux qui cachaient son visage. D'un sourire charmeur, il posa ainsi ses lèvres sur les siennes en laissant son cosmos l'inonder de toute sa puissance. Dans ce voyage entre deux consciences qui parcouraient le royaume des Vanes, le poison de la Perfide Eris s'étiolait dans le firmament de leur amour. Le chant des Walkyries se fit entendre dans les pièces aux alentours pour fêter cette bénédiction millénaire.

      " La peur appartient à nos ennemis.... N'ait plus peur, je suis là et même si nous sommes au loin l'un de l'autre, notre amour ne peut être brisé par la perfidie des Monstres. Aimes les Ases comme tu m'aimes. Et aime cette Prêtresse pour lui permettre de revenir à tes côtés, car c'est cela qui fait ta force.... Notre force. "














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MessageSujet: Re: Le Royaume de Freyja   Mer 21 Déc - 19:49

Les larmes continuaient de s'écouler aussi silencieuses que douloureuses. Fines rivières ruisselant sur le pâle visage de la douce Freyja. Au creux de son oreille, la voix de son amour reprenait, profonde et rassurante. Loin de la juger, il lui offrait ce dont elle avait tant manqué au Royaume d'Asgard. Déesse de l'Amour respectée mais seule si seule face aux ennemis et au trouble qui la rongeait...

Seul le regard du dieu des blés semblait cerner la véritable source du mal. Le fléau qui la brûlait et la meurtrissait aussi sûrement que des fers rouges appliqués tout contre sa peau.

Un regard tel qu'il la réchauffait, chassant le froid régnant en elle, autour d'elle. Au travers des glaces d'Asgard, ressurgissait la force de la mystérieuse Brunissen avant que tout n'arrive que Loki n'apparaisse pour la frapper en traître.

Au fil des mots de Odr, elle relevait la tête, le dieu des blés chassait cet hiver qui avait pris place en son âme. Ces mots étaient un baume immense qui pas à pas faisait son oeuvre.

- Callan... Elle existe encore en elle...

Pas la force, elle n'a pas eu la force de me tuer alors que cela était si simple pour elle. Loki, ce qu'il a du enrager de voir cela. Coré n'a pu l'y obliger...

L'espoir renaissait en elle, elle rouvrit ses yeux encore baignés de larmes dorées perdant leur éclat sanglant. La souffrance de Freyja s'étiolait sous la chaleur du printemps. Ses magnifiques yeux de jades rencontrèrent ceux saphir de son époux.

Une telle intensité en ses yeux, si profond si chaleureux. Nul mot nulle description n'était assez forte pour qualifier ce regard et cet échange entre les deux divinités. La force de leur de leur amour brillait tel le plus précieux, le plus pur de tous les diamants. Rien ne pouvait résistait à une telle force. Les rayons du soleil se répandait en Vanadis Freyja, Odr l'attirait à lui pour la faire renaître. La somptueuse Vane se mit à sourire en le regardant, l'espoir renaissait en elle, la submergeait.

Du plus profond de son coeur blessé, une flamme se ranimait avivée par la brise qu'Odr avait fait se lever. Des simples braises sous la cendre et le fiel qui attendaient ce souffle pour renaître et dévorer tout sur son passage. Le poison de la fielleuse et terne Eris ne put que se consumer sous la puissance des deux cosmos unis vibrant à l'unisson.

Elle sentit alors les lèvres d'Odr sur les siennes, répondant avec encore plus de passion à ce baiser de son divin époux.

" Merci, mon amour, enfin, je te retrouve. En cet instant de renaissance, refais de moi ta femme... Qu'auprès de toi, entre tes bras renaisse la déesse Freyja. Pour que notre amour inonde les deux mondes... Et les protège de la folie des olympiens..."

Auprès d'eux, Balmung se remit soudain à briller. La lame reprenait tout son éclat à mesure que Freyja guérissait mais il faudrait encore du temps pour que la déesse puisse la brandir et l'utiliser à pleine puissance. Odr l'aiderait à retrouver sa place de combattante après lui avoir rendu l'espoir.
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MessageSujet: Re: Le Royaume de Freyja   Lun 2 Jan - 20:48


    Un vent divin balayait les épis du royaume des Vanes. Terre à la fois de montagnes et de champs de blés éternels. Les yeux du dieu des blés se relevèrent lentement pour observer les étincelles de l'espoir dans ceux de sa femme. Il ne disait rien de plus car il savait qu'elle avait accompli une bonne partie de ce chemin de la vérité qu'elle avait caché en elle. Mais il restait encore une once de chaos dans son coeur, et cela pouvait fissurer à nouveau son esprit face aux évènements qui pouvaient naître dans le futur.

      " Tu connaitras encore la peur et le mensonge, le cosmos de Loki brille encore dans les étoiles pour nous rappeler notre rôle. Tu devras alors aller de l'avant, car ceux qui resteront seront ceux que tu devras protéger de tout ton coeur. La guerre fait des morts et Hell a été vaincu par les seigneurs Grecs qui gouvernent le monde de la mort, son âme n'est plus. Il faudra donc redoublé de prudence avec nos ennemis. Notre Monde est en danger et tu devras affronté les pires vilénies pour garder la tête haute ! Vanidis Freyja doit rester l'arme à la main pour défendre les traditions de son peuple et sa liberté ! C'est en cela que le Grand Ase Odin t'a fait confiance ma tendre aimée. "

    La paume de sa main se posa avec tendresse sur la joue de son épouse. Le silence qui suivit ses propos était le signe qu'il comptait sur elle, la force de son caractère devait dépasser les carcans de l'Humanité car elle était au-dessus des Hommes. Comment être leur berger si son coeur est empli des mêmes doutes de l'Humanité ? Elle seule et selon les sphères qu'elle gouvernait pouvait déterminé la juste réponse à cette question sous entendue. Ses prunelles se tournèrent alors vers la lame de son lointain "cousin", il la prit entre ses doigts et ferma les yeux. Il sentit les cosmos de chaque guerrier qui portait autrefois les saphirs et les ouvrit tout à coup. Les saphirs devaient retournés aux armures divines, il en allait de la puissance des plus grands gardiens d'Asgard et de Midgard.

      " Les Saphirs doivent retournés sur les armures, ils sont l'essence même qui leur donnent de le souffle des étoiles. La guerre explose sur Midgard et une nouvelle puissance primordiale s'est réveillé après un long sommeil, je la connais, si elle est réveillé c'est que le monde est déséquilibré.... Il est temps que tu reprennes le chemin de ton peuple mon aimé, ma douce... la plus belle des ménestrels "

    Son ton était de plus en plus soucieux. Mais l'heure n'était plus à la faiblesse et au chagrin, le coeur de sa femme avait retrouvé toute sa splendeur. Désormais, elle allait devoir dépassé les chagrins de l'Humanité en tant que chef d'une belle tribu et pas en en tant que guerrière comme autrefois. Posant son doigt sur la poitrine de son épouse, il fit revivre un instant l'esprit de son hôte pour qu'elle l'écoute. L'ancienne guerrière lui demandait de se battre pour cet idéal et de ne plus abandonner.... Callan pouvait revenir si seulement la première des Vanes y croyait au fonds de son coeur. il souriait en voyant entrer un magnifique fauve blanc sur les lieux, il était le messager qu'elle attendait.


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MessageSujet: Re: Le Royaume de Freyja   Lun 16 Jan - 18:51

Le temps s'était écoulé, doucement, paisible sans que rien ne vienne les troubler. Les voix des Valkyries, les chants de la vie, le soleil brillant dans ce monde magnifique constituait un écrin unique même si pour la déesse il n'y aurait jamais de plus somptueux écrin que les bras d'Odr.

Dans un mélange de douceur et de souffrance, la déesse de l'Amour renaissait, au rythme des battements de son coeur, de leurs coeurs entremêlés. Elle demeura ainsi un long moment plongée dans un état second d'où elle ne tarderait guère plus à émerger.

Ainsi le poison d'Eris avait disparu, chassé par la force des deux divintés mais d'autres coups étaient toujours possibles, d'autres blessures, d'autres atteintes à son âme et son corps de déesse.

Freyja fut ramenée à la réalité par les paroles d'Odr. Elle sentit la chaleur de sa paume sur sa joue. Elle devait être forte pour les siens. Maintenant que Hel avait été vaincue par les dieux grecs, un danger encore plus énorme planait sur Midgard.

Freyja en était plus que consciente. La perte de Callan en faveur des Enfers prenait maintenant un tout autre sens.

- Callan ... C'était donc bien cela, un avertissement du destin. La déesse des Enfers se réincarnant dans le corps de la prêtresse d'Odin...

La sauver, je dois la sauver...


Son merveilleux regard de jade tomba alors sur les saphirs que son amour avait récupérés. Il les tenait entre ses mains, les sondant, évoquant les guerriers divins aux God Robes desquels les pierres avaient été arrachées.

Ces mots faisaient leurs chemin dans la tête de Freyja, la douce déesse souhaitait plus que tout protéger ceux qui lui étaient chers même s'il ne la connaissait pas.

- Qu'il en soit ainsi. Qu'elles leur retournent si tu penses que cela est la seule chose à faire.

Elle baissa la tête avant de les saisir à son tour entre ses mains plus frêles mais sans trembler un seul instant.

- Je dois leur rendre leurs forces.

Son immense cosmos s'embrasa aussitôt baignant les saphirs qui s'illuminèrent à en devenir ébouissants avant de soudain prendre leur envol et de disparaître en sept traits azurés. Quelques secondes et la voix de Freyja reprit.

- Les Guerriers sont de nouveaux en possession des saphirs mais Balmung est avec moi. Il ne sert plus à rien de les réunir tant que je n'aurai pas renvoyé l'épée au poing de son maître.

Freyja se laissa aller entre les bras de son époux. Leur temps était si long et à la fois si court. Elle sentait qu'il lui faudrait repartir. Perdre de nouveau ce bonheur qu'elle venait à peine de retrouver. Une nouvelle séparation tandis que soudain un tigre banc apparaissait.

- La blanche Tigresse... Brunissen, te revoici. Qu'as-tu à me dire, guerrière ? Toi qui as protégé Asgard avec cette armure bien avant mon éveil...

Sa main se resserra alors dans celle d'Odr. L'apparition du Tigre Blanc n'était pas anodine, elle sonnait la fin d'un tournant.
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MessageSujet: Re: Le Royaume de Freyja   Dim 26 Fév - 14:11

    Citation :
    HRP : désolé pour le temps d'attente Very Happy

      " Brunissen ! Regardes toi, toi la fière, la noble Brunissen, le Tigre combattant dans les neiges éternelles pour défendre Odin de la proie de ses ennemis. Oui, tu es Brunissen et je ne suis que l'avatar de ce que tu fus autrefois, mais nous restons les mêmes... Nous sommes un et tes larmes doivent laisser la barde combattante qui est toi se réveiller. Je serait toujours à tes côtés pour te conseiller t'aider, je t'ai laisser mon corps Belle Déesse, aurais tu oublié mon sacrifice ? "

    Le ton était donné dans un feulement, seulement compréhensible par les deux Dieux se serrant l'un contre l'autre. Le tigre blanc fit quelques pas pour lever son nez vers la Déesse Freyja. Il avait dit ce qu'il avait à dire, ou plutôt elle avait dit. C'était comme si le temps et les genres n'obéissaient plus aux mêmes règles qu'à Midgard. Intemporel, insaisissable, nul ne le savait à part le seigneur de ce monde. La tigresse lécha alors la main de sa bien aimée pour lui insuffler sa colère, sa rage de voir un monde en flammes. Chaque son, chaque décor d'une cité en flammes montrait ce qu'il pouvait advenir de son Asgard si elle baissait les bras dans la mélancolie la plus fragile.

    Puis, dans un nuage de neige et de poussière, une jeune femme se libéra dans un lourd manteau en peau de tigre, une peau à l'aspect métallique même. Freyja voyait devant elle son double physique, moins fragile et fier, ombrageuse et coriace à la fois. Personne ne pouvait arrêter cette femme à l'allure si féline. Elle salua les deux Dieux quand Odr lui signifia qu'elle pouvait partir.

      " Ma belle ! L'âme qui réside en toi t"invite à te réveiller de ta douleur. Asgard compte sur toi, tes guerriers comptent sur toi, et moi, je compte sur toi. "

    Lovant ses mains à la taille de sa femme, il la regardait avec tendresse. Il prit alors sa main pour y apposer un chaste baiser sur la salive encore présente de la belle Brunissen. les deux salives fusionnèrent alors pour créer une belle opale. La prenant entre ses doigts, il la déposa sur le front de sa bien aimé pour créer un diadème à l'éclat étincelant. Fruit de l'amour qu'il lui portait, il lui fit un petit sourire coquin pour l'inviter à s'allonger dans le grand lit royal... Ses tendres moments étaient comme intemporels pour les deux époux divins.





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MessageSujet: Re: Le Royaume de Freyja   Ven 23 Mar - 20:02

Le silence, la quiétude de nouveau présente alors que les deux femmes se contemplaient l'une l'autre sans un bruit. Le jeu des apparences étaient autant le lot de Freyja que celui de Loki. La belle nordique était passée maître dans l’art de jouer avec les corps et les apparences. Elle pouvait aussi bien changer sa forme que reconnaître sous les traits de nombreux animaux les quelques êtres à avoir osé franchir les portes de son Royaume natal. En bien de points, ces terres magnifiques étaient enchanteresses et gardaient ceux qui avaient l’imprudence de s’y égarer ou simplement de s’y attarder.

Oui, c’était ainsi, tôt ou tard, les égarés devaient perdre leur forme humaine pour demeurer céans.

La sublime Tigresse à la fourrure d’ombre et de neige aurait pu en être un exemple mais cela n'était pas le cas. Elle, la voyageuse des mondes, était une invitée très spéciale. Celle qui avait offert son corps à Vanadis Freyja. Le plus grand des sacrifices sans nul doute sachant que l’âme risquait d'être altérée voir dissoute dans celle de la divinité.

Laisser son enveloppe à un dieu était toujours une épreuve au-delà de tout ce que l’on pouvait imaginer.

Le silence tomba soudain, doux, complice tandis que les deux jeunes femmes se contemplaient sans un mot. Juste un échange subtil entre elles qui n’avaient besoin d’aucun mot pour se parler.

Freyja se tenait dos à Odr, les bras de son cher époux la retenant avec tendresse tandis que le discours de Brunissen résonnait en elle.

Avait-elle oublié ?

Non, jamais, la sublime Vane ne le pourrait. La puissante et fière Brunissen combattant pour Odin, servant le roi des Ases de son mieux. Cette force à la fois calme et intraitable. Ardente mais aussi suffisamment douce pour s’adresser aux autres dieux sans les offenser. Sauvage et passionnée…

Tant de mots la définissaient, elle avait été une Valkyrie aux ordres du divin borgne. Elle resterait ici, fidèle aux siens.

Sa voix s’était ainsi fait entendre avant qu’elle ne rende hommage à sa déesse selon ce que sa forme actuelle pouvait lui offrir. Un geste tout en tendresse et reconnaissance. Ce dont Freyja avait le plus besoin. Entendre cette voix du passé et sentir de nouveau ce cœur battre. Le cœur de Brunissen, fille d’Asgard mais élevée si loin des terres de son enfance.

Tout comme elle, la déesse Freyja. La déesse Eris lui avait du mal ainsi que tant d’autres…

Pourtant, elle n’avait pu l’abattre et jamais plus cette occasion ne se reproduirait. L’heure était passée. Non, mieux encore l’heure n’existait plus.

La déesse se tenait en son monde natal et face à elle se tenait maintenant la glorieuse Brunissen. La jeune femme avait laissé son manteau neige et ombre avant de saluer les dieux et de quitter la pièce. Mais auparavant Freyja lui avait répondu…

- Nul oubli, ma belle…

Jamais plus, ton corps est le mien alors que ton âme a trouvé la paix à Vanaheim…

Les larmes ont coulé, pluie d’or sur la neige et ambre brillant dans la mer. Et toutes ont purifié ce qui
fut souillé par la lâcheté des divinités grecques.

Jamais plus cela ne se reproduira. Asgard est indomptable et insaisissable comme les Valkyries parcourant le ciel de ce royaume vibrant aux brises de l’été. Mon âme s’éveille de nouveau, libérée d’un poids immense aussi pure et éclatante que Balmung, aussi chaleureuse et ensorcelante que Brisingamen.

Cet avenir que tu me montres n’en est qu’un parmi des centaines. Le temps et le futur de Midgard sont si mouvants comparés à la douceur de ce royaume. Nulle flamme ne ravagera les terres gelées tant que les Ases lutteront pour elles. Les guerriers du seigneur Odin sont parmi les plus puissants et le plus craints de l’autre monde. Rien ne les effraie et mon cosmos sera là pour les soutenir aussi longtemps que mon cœur battra pour Asgard.

Le chant des bardes se réveillera avec les chants de la déesse de l’Amour. Autrefois, les divinités m’appelaient pour combattre à leurs côtés. Et cette fois encore, Odin pourra compter sur moi…

N’aie donc nulle crainte, Valkyrie, et reste encore à mes côtés avant de revenir en ce monde qui est maintenant le tien.

Pour avoir sacrifié ton corps à ton peuple, tu renaîtras en tant que Valkyrie et ce dès que la guerre aura atteint son terme…


La féline d’Asgard s’était alors effacée sans perdre de sa prestance.

Quelques instants s’écoulèrent encore avant que Odr ne l’enlace avec amour avant de faire naître des deux baisers une opale qu’il déposa sur son front avant de faire surgir un diadème. Freyja le regardait sans dire un mot jusqu’à ce qu’il l’invite à rejoindre la couche royale.

D’un geste gracieux, Freyja posa ses lèvres sur celles de son époux avant de lui prendre la main avec légèreté et de l’entraîner avec elle pour ce qui serait leurs véritables retrouvailles.

Le regard de la déesse brillait tandis qu’elle se laissait glisser sur le vaste lit…

La douceur de ces instants tantôt tendres tantôt passionnés, brûlants et intenses entre les deux époux n’appartiendraient qu’à eux. Entre les bras d’Odr renaissait la déesse de l’Amour dans toute sa splendeur, se révélant à chaque nouveau tissu ou voile qu’il lui enlevait d’un geste lent si lent...

Chaque geste, chaque caresse se déposait avec art sur le corps sublime de la jeune femme. Freyja se laissait glisser dans le jeu de la passion offrant autant qu’elle recevait. La moindre caresse du bout des doigts, le plus doux des baisers pouvait se faire ensuite plus brûlant, plus fougueux jusqu’à ce que leur passion commune ne les emporte dans un tourbillon de plaisir...

Le temps passa sans un bruit sans déranger un seul instant les amants dans l’intimité de leur chambre.

Jusqu’à ce que Freyja ne repose sur le corps d’Odr, ayant pour tout habit que sa parure et ses cheveux d’or étalés en un magnifique voile aussi doux que parfumé. Sa tête posée tout contre le sein de son époux. Elle se laissait bercer par les battements et la musique de son cœur.

Cela aurait une fin et tous deux devraient de nouveau se séparer…

Mais pour l’instant, Freyja souhaitait juste être l’épouse d’Odr…

Quelques instants pour eux seuls tandis que la main de l’Ase recommençait à caresser ses reins.
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Le Royaume de Freyja

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