RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 Colisée - L'armée d'Athéna

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Liana


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MessageSujet: Re: Colisée - L'armée d'Athéna   Dim 22 Jan - 16:51

Elle s'apprêtait à gagner le portail, lorsque la question de Lyria concernant son maître l'arrêta et la fit se détourner pour l'observer. Aux côtés du chevalier de bronze se tenait à présent un nouveau gold, qu'elle n'avait pas encore eu le privilège de rencontrer jusque là. A l'armure qu'il revêtait, elle n'eut aucun mal à
deviner de qui il s'agissait: le chevalier d'or de la Balance, qui en soit était le symbole de la Justice et de l'équilibre.

Revenant sur ses pas, la Louve salua respectueusement le gardien de Septième Maison du Sanctuaire, tandis que son compagnon à quatre pattes se tenait sagement assis, laissant son regard perçant errer sur le petit groupe.

"-Pour ma part, je suis Liana, chevalière de Bronze du Loup. Et le sac à puces qui se trouve juste derrière moi et qui nous observe avec le plus grand intérêt est Shadow."

Par ce fait, elle répondait à la question qui lui avait juste été posé quelques secondes auparavant par Lyria. Mais l'affectueuse appellation de Liana, n'eut guère l'air deplaire au loup, qui émit un grognement de réprobation et fit claquer ses mâchoires.

*Un peu de respect jeune fille pour tes ancêtres. C'est quasiment blasphématoire.*

*Tu sais très bien que je plaisantais et que tu as mon plus grand respect.*

"- Je pense que nous devrions y aller, il ne nous reste plus que onze heures, regardez l'horloge."

Dit-elle en désignant du bout de l'index, le cadran des douze constellations qui se trouvait non loin. En effet, le Bélier venait de s'éteindre. Il n'avait perdu que trop de temps. Si seulement elle était arrivée plus tôt! Mais Athéna, lui avait confié une mission de la plus haute importance qu'elle avait mené à bien. Elle savait que Lyria avait compris qu'il s'était passé quelque chose de grave. Le regard plein de surprise et d'interrogation n'avait nullement échappé à la perspicace Louve. Les réponses viendraient, en leur temps. Et ce temps était venu.

* Tu as raison, il s'est passé quelque chose de terrible. Le Lion d'or a été perverti par les perfides paroles des Dieux du Royaume Souterrain, qui ont utilisé ses faiblesses pour lui faire perdre raison, en lui faisant croire que notre Divinité avait assassiné sa dulcinée. Asmita de la Vierge l'a intercepté aux Cinq Pics, mais après un combat titanesque, il ne put lui faire reprendre ses esprits.
Alors Athéna, notre bien aimée déesse est intervenue, se déplaçant en personne, pour stopper cette folie meurtrière. En utilisant son cosmos pour dévier l'attaque du lion, qui aurait été fatale à la Vierge, elle s'est effondrée. Nous l'avons tous cru morte.
Corell fuyait, c'est là que je suis intervenue et que nous avons combattus. J'étais prête à donner ma vie pour le ramener à la raison. Je suis passée très près de la
Grande Faucheuse, mais il a suffit d'un mot pour qu'il me reconnaisse et comprenne que tout ce qu'on lui avait dit n'avait été que mensonge et manipulation. Dans sa grande bonté, Athéna a pardonné au Lion, et elle lui a restitué son armure avant de gagner Asgard.*

Elle fit une pause, restant quelques instants silencieuse pour réfléchir à ce qu'elle pourrait dire à son amie, pour répondre à sa question concernant le chevalier d'argent.

*Je ne sais rien sur ton Maître, mais je n'ai, depuis mon arrivée ici, nullement entendu parlé du chevalier d'argent de la Lyre. Tout comme toi, je cherche à savoir ce qu'il est advenu d'un être qui m'est cher. Je pense connaître la réponse, mais elle ne pourra être que confirmée, que si je me rends aux Enfers. Alors Lyria, je suggère que nous ne perdions pas davantage encore de ce temps précieux. Es-tu partante pour que nous fassions équipe toi et moi, mon amie?*


Elle espérait avoir répondu au mieux aux questions de la chevalière de bronze et portait son regard sur le Portail vers lequel elle se dirigea lentement. Elle savait -en tout cas elle espérait ne pas se tromper sur ce point- que la guerrière travestie la suivrait, car elle comprendrait que tout comme elle, les réponses à ses questions, se trouvait dans l'antre de l'infernal royaume.

~> Entrée des Enfers.
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MessageSujet: Re: Colisée - L'armée d'Athéna   Dim 22 Jan - 22:37

[HRP : je réponds maintenant pour suivre directement Liana]

La réponse de Liana ne tarda guère. Comme l'avait pressenti le chevalier de la Chevelure de Bérénice, des choses graves s'étaient effectivement passées avait qu'elle ne vienne en ces terres sacrées. C'était incroyable de voir comment les guerriers du sombre monarque pouvaient jouer sur les émotions des chevaliers. Avec une indicible cruauté mais après tout, ils étaient les Enfers, les plus vils et effroyables reflets de l'humanité, baignés dans ce monde et taillés pour y vivre. Spectres aux 108 visages. Quant aux chevaliers de la grande Athéna, tout vaillants qu'ils soient, ils n'en demeuraient pas moins des hommes. Doués de qualités, de faiblesses et de sentiments qui pouvaient autant les faire souffrir que se surpasser.

Angel, ne dit rien, se contentant d'hocher doucement la tête en approbation. Nul besoin d'en ajouter, le chevalier de bronze faisant face à Liana comprenait. Elle-même avait subi les méfaits et contemplé les ravages que pouvaient provoquer le désir, la convoitise ou la passion. Nul mot de trop ne sortirait alors que la situation point ne le permettait. Tout allait très vite et déjà une heure s'était écoulée. Le temps était précieux si précieux, aucun d'entre eux ne pouvait se permettre de le gaspiller. Mais était-ce le cas ?

Certainement pas car pas un instant, Angel Lyria n'avait détaché son regard de sa soeur d'arme tout comme elle étudiait ses mots, le ton de sa voix, la plus infime intonation, le moindre de ses gestes. Et elle ne tarda guère à comprendre.

Je vois, cette femme que le Lion à la Crinière d'or aime, c'est toi. Mais n'aies crainte, personne ne le saura. En tout cas, ça ne viendra pas de moi.

Ainsi étaient les choses, la jeune femme avait toujours ce don de lire dans les attitudes, les regards et les voix des autres. Plus qu'attentive et méticuleuse, elle avait consacré une grande partie de son temps à apprendre à observer et à se glisser dans des vies qui n'étaient pourtant pas les siennes. Tant de masques qu'elle revêtait.

Soudain, elle réalisa le silence qui venait de s'installer entre elles. Calme gêné, si révélateur. Que craignait-elle de lui annoncer ?

Puis, enfin, elle lui répondit. Cette fois, Angel dut faire des efforts pour que rien ne se voit de l'inquiétude qui ne cessait de croître mais elle n'était pas seule. Liana aussi était dans ce cas. Un autre lien qui les rapprochait. Elle releva alors la tête et lui répondit tout en se tournant vers le seigneur de Balance, d'un ton grave et décidé.

- Vous vouliez savoir si j'étais prêt ? Et bien maintenant, je le suis !!!

" Oui, Liana, je suis prête à faire équipe avec toi. Ensemble nous découvrirons la vérité "

==> Entrée des Enfers
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Saikhan


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MessageSujet: Re: Colisée - L'armée d'Athéna   Dim 29 Jan - 11:23

Rejoindre les enfers n’avait rien d’une perspective réjouissante pour le commun des mortels. Cela se traduisait dans l’esprit de n’importe quel Saint comme le champ de bataille d’une guerre dont il ne serait qu’un simple soldat et dans laquelle la mort n’était pas à proscrire. Après tout, ils allaient combattre dans le Domaine des Morts, ce qui avait de quoi être ironique lorsque l’on se prêtait à ce genre de digression mentale. Mais c’était ainsi que se déroulait en règle générale la Guerre Sainte, ce à quoi ils étaient préparés dès leur arrivé sur la terre sacrée d’Athéna, et davantage encore lorsqu’ils revêtaient leurs armures. Rien d’étonnant en soi à ce que le chevalier d’or de la Balance y soit préparé. Il avait eut tout le temps de son voyage de retour pour le faire pour être plus juste.

Le jeune saint répondit à sa question voilée, se présentant tout en admettant en s’inclinant en signe d’excuse visiblement, qu’il n’était pas tout à fait près à partir pour diverses raisons qui de toute façon, ne le regardaient pas. Un de ses sourcils se haussa, perplexe fasse à certains mots du chevalier et il se sentie obliger d’ajouter à sa suite des paroles tout aussi surfaite.

« C’est notre détermination et notre foi en la justice d’Athéna qui nous rend fort, pas le métal dont est fait notre armure, Angel de la Chevelure de Bérénice. » Chaque force avait son importance, chaque être sa raison d’être et son utilité. C’est ainsi que Dohko concevait la vie. Qu’une armure d’or recouvre son corps ne le rendait pas plus indispensable que le bronze qui lui faisait face, ou n’importe quelle autre vie humaine. Il sourit au saint apaisant le sérieux de sa voix et de ses mots, même si il n’en demeurait pas moins sincère. « Mais je comprends. »

Tout le monde n’était pas près à se jeter dans la gueule du loup dès leur retour précipité des confins d’un pays étranger. Lui si. Et il serait parti immédiatement si la Sainte au loup n’avait pas fait demi-tour sans doute stopper dans son élan par un échange, et ne s’était pas présenté. Sa présentation eut le mérite d’arracher un sourire amusée des lèvres de la balance qui détailla la guerrière masquée et son superbe animal totem qui semblait peu apprécier le terme sac à puce de Liana. Croiser un loup qui pouvait comprendre le langage humain aurait put étonner nombre d’humain normaux, hors, les Saints n’étaient pas vraiment des humains normaux, et quand on avait été entrainé par un homme devenu dragon, on ne s’étonnait guère de ce genre de trivialité.
Il inclina légèrement la tête avant de se présenter de nouveau vu que celle-ci n’avait pas dut l’entendre plus tôt :

« Dohko, Chevalier de la Balance. »


Il précisait pour l’armure par habitude et n’ajouta pas de fioriture à sa présentation comme se fut le cas avec la déesse qui contemplait avec concentration l’arche divine. Qui plus est, les paroles de la guerrière louve étaient bien plus importantes qu’une politesse excessive et inutile. A ses mots, le chinois leva la tête vers l’horloge zodiacale sur laquelle la flamme bleuté du Bélier s’éteignait, égrenant une première heure sur les douze que comptait l’horloge. Donc une heure c’était déjà écoulée depuis que les premiers saints s’étaient jeté dans le domaine d’Hadès…Tout du moins était ce qu’il en déduisait – avec raison. Une heure déjà. Il retint à grande peine un claquement de langue agacé par son propre retard et le temps qu’il continuait de perdre à l’instant en blablatant. Il était un homme d’action que diable ! Rester ici à ne rien faire d’autre que de dénouer une pelote de laine ne lui ressemblait pas…Bien qu’il n’était ici que depuis quelques minutes…

Et il serait parti immédiatement à la suite de ses autres frères, s’avançant de quelques pas, si il n’avait pas intercepté un message qui ne lui était pas spécialement destiné mais qui l’informait sur un point qui clarifiait et obscurcissait en même temps le tableau qui s’étalait devant lui, et le fit stopper net.
Cela semblait totalement surréaliste. La surprise se grava sur ses traits et il se détourna sur la femme masquée comme pour jauger de la véracité de ses paroles. Point qu’il ne doutait réellement de sa sincérité mais cette histoire tragique qu’elle contait et qui s’était déroulé si près de son lieu de naissance ressemblait si peu au chevalier du Lion tel qu’il croyait le connaître ! Lui qui l’avait toujours vu aussi noble que l’animal dont il portait l’armure blesse leur Déesse semblait inconcevable…Il n’aurait jamais songé que quelqu’un puisse le manipuler de la sorte, mais si un autre dieu était derrière tout ça…Ses poings se serrèrent et son regard s’obscurcit. Comme il détestait la perfidie dont avait fait preuve la divinité régnant sur les enfers ! Cet art pour la manipulation révulsait le chevalier d’or qui aimait tant la justice et la sincérité, ainsi que la liberté pour laquelle ils se battaient sous l’égide d’Athéna.

Ce furent les paroles du chevalier de la chevelure de Bérénice qui le ramenèrent à la réalité, lui permettant de tempérer la colère qui grondait en lui. La gravité de son ton faisait écho à son propre cœur et il n’hésita pas à passer l’arche après la Sainte. Ebouriffant ses propres cheveux avec sa main pour s’éclaircir les idées, il soupira :

« Je serais bon dernier. »
dit il pour lui-même.

Il s’inclina rapidement devant la divinité puis suivit les deux autres chevaliers à travers l’arche lumineuse sans aucune hésitation. Ses frères l’attendaient et il ne voulait pas être davantage en retard.
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Mashia


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MessageSujet: Re: Colisée - L'armée d'Athéna   Sam 4 Fév - 12:47

==> Entrée du Royaume d'Asgard (Course contre le Temps)

    Point de Zéphyr, point d'étoiles tapissant la voûte d'encre, seule la lune irradiait d'une beauté irréelle, impératrice dans ce ciel dénué de parures. L'astre du soir projetait sa lumière d'argent sur le Colisée, faisant se mouvoir d'inquiétantes ombres tordues.
    L'ombre prenait le pas sur la lumière, même ici, en Grèce, on ressentait les prémices des batailles dans le Monde du Roi du Pandémonium. Atmosphère inquiétante donc, d'autant plus que l'air était chargé d'une senteur lourde, capiteuse. La mère des Jumeaux venait de finir sa ronde dans les cieux, jetant ci et là, négligemment, ses fleurs de pavot aux mortels. Point de bruit, mais un silence assourdissant.

    L'apparition soudaine de la Sagesse, écarta l'assaut des pions de la Noirceur. Toujours en armes et en armure, Athéna foula ses Terres avec force de cliquetis. L'or et l'argent s'entremêlant, aucunes salissures ne venaient en perturber l'éclat. Devant sa sœur, la jeune femme retira son heaume, libérant sa chevelure flamboyante. Comme une oriflamme, celle-ci se répandit dans son dos, exécuta un court ballet devant ses yeux pers avant que la Déité ne brandisse le trident de son Oncle. Il ne fallait pas voir dans ce geste un signe de victoire car Athéna ne revenait pas triomphante, juste préoccupée. À ses côtés se tenait le chevalier d'or du Bélier qu'elle remercia d'un sourire à peine esquissé.

      «Il nous faut mettre l'arme de l'Ébranleur de la Terre en sûreté, je ne voudrais pas qu'elle subisse le même sort que le Foudre. Niké! Viens à moi!» Un appel dans le lointain. Un froissement soyeux et la Chouette immaculée parut en poussant un piaillement plaintif. Ses serres se refermèrent sur le trident, et à tire d'aile, la déité l'emporta dans un endroit sûr, connu d'elles seules.


      «Onze heures... Il ne nous reste plus que onze heures à évoluer dans le Monde Souterrain. Mais nous ne pouvons nous permettre d'échouer. Le Monde, sans Zeus, serait plongé dans le Chaos, pour le plus grand plaisir de la Discorde! L'humanité à coup sûr, se verrait balayé d'un revers de main. Shion, ici, auprès de mes frères et sœurs, je ne crains rien et je ne pense pas que l'enceinte du Sanctuaire sera le berceau de quelques conflits. Va, et transmet force et courage au reste de ma Chevalerie. J'ai toute foi en vous. -Athéna jeta un coup d'œil au portail- Je vous rejoindrais un peu plus tard... j'ai à faire ici.»


    Éluda t-elle en pointant son sceptre vers le sol, puis vers le portail. Le sol commença alors à prendre vie. De la terre sableuse, naquit l'Espoir. Une silhouette noueuse grandit encore et encore pour étendre ses bras, comme pour pourfendre les nues. Ces mêmes ramures qui se chargèrent de feuilles vertes tirant sur le gris-bleu. Un olivier, symbole de force, d'espérance et de victoire, traduisait le soutien qu'Athéna apportait à Artémis et à ses Chevaliers, une part d'elle-même face à l'adversité.
    Sa belle parure ainsi que son tronc solide s'illumina, à l'instar d'un phare brillant dans la nuit noire.

      «Artémis, ma très chère sœur, permet moi d'être une épaule sur laquelle tu peux te reposer, les heures qui vont suivre promettent d'être difficile.»


    Athéna se signa légèrement avant de lever ses bras pour embrasser le ciel. Son armure se volatilisa en poussière d'or, à la place, les pans de sa robe blanche furent emportés légèrement par une douce brise. Au revoir la morsure du froid du Royaume des Glaces, ici, elle se sentait chez elle, bercée par la douce chaleur de Grèce. Yeux clos, la Déesse de la Sagesse projeta son esprit ailleurs, dans un autre monde ou peut-être, ses prières seraient entendues...

    Là, elle n'entendait que la rumeur des armes s'entrechoquant.
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Shion


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MessageSujet: Re: Colisée - L'armée d'Athéna   Sam 4 Fév - 18:47

Arrow Entrée du Royaume d'Asgard (Course contre le temps)

Finie la beauté des grandes étendues blanches. Plus de paysages s'étendant à perte de vue et parsemés de flocons emportés par le vent. Ils se retrouvaient à nouveau à l'entrée du Sanctuaire d'Athéna, prêts à observer les douze maisons qui les dominaient de toute leur hauteur. Enfin, c'est probablement ce que devait ressentir quelqu'un pouvant jouir de ses cinq sens. Car pour Shion, il ne s'agissait que d'un nouvel espace de ténèbres que sa cécité ne parvenait pas à franchir. Seuls éléments auxquels se rattacher, le Bélier reconnaissait la flagrance propre des lieux et commençait doucement à effacer la morsure du froid bien trop présente à l'entrée d'Asgard.

Faisant quelques pas pour accompagner Athéna, Shion retira la fourrure qu'il avait revêtue pour rejoindre les étendues glacées et la déposa non loin de celle-ci. Si l'expression "Bruler en Enfers" était utilisée à juste titre, il n'en aurait pas besoin pour sa prochaine destination. Son armure à nouveau à l'air libre, le Bélier tourna son regard aveugle vers sa Déesse, le bruit de son armure étant un des rares sons venant troubler la paix des lieux. Peu ou pas de Cosmos aux alentours si ce n'était celui d'Athéna et de sa soeur Artémis. Shion resta silencieux un instant, désireux de réfléchir aux actions à venir et d'attendre les ordres de sa Déesse maintenant que la menace Asgardienne était écartée. Ou plutôt déplacée, vu qu'elle allait se retrouver en Enfers.

Shion écouta comme à son habitude les paroles avisées de sa Déesse. Son visage prit une tournure plus sévère lorsque celle-ci lui demanda de la laisser ici en allant rejoindre les autres Saints en Enfers. Il était actuellement le seul rempart la protégeant. Etait ce vraiment une sage décision? Encore qu'elle ne restait pas seule puisqu'Artémis était présente ainsi qu'Apollon. Et au vu de son dernier discours, celui-ci ne semblait pas prêt à abandonner le combat. Peut-être qu'en effet ses frères d'armes avaient plus besoin de lui que sa Déesse, en cet instant.

Prenant une inspiration, Shion posa à nouveau genou devant sa Déesse:

Je vais aller soutenir mes frères d'armes en Enfers. Et nous allons libérer votre Père de son emprisonnement, ne vous inquiétez pas. Faites attention à vous Déesse. Je ne me pardonnerais pas de vous avoir laissée en ces lieux s'il vous arrivait quelque chose. Les Spectres sont sournois, qui sait ce qu'ils peuvent encore préparer. Ainsi que leurs alliés...

Puis, se relevant et se tournant vers la direction de la porte ouverte par Artémis

J'oubliais presque de vous transmettre le message que j'ai reçu d'un Guerrier d'Odin lorsque vous nous avez téléportés ici. "Asgard paiera sa dette". Cela leur ressemble bien, je trouve. Enfin... j'espère qu'à notre retour, vous pourrez me parler de Scipion et des autres Saints qui ont combattu pour nos idéaux par le passé. J'aimerais en savoir plus sur eux, et sur le porteur de ce Rosaire.


Shion prit ensuite la direction de l'arche ouvert par Artémis et laissa entendre avant de disparaitre:

Car notre seule direction est notre foi en Athéna.


Arrow Porte des Enfers
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Kappa


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MessageSujet: Re: Colisée - L'armée d'Athéna   Dim 5 Fév - 13:33


Arrow Course contre la Montre ( Entrée d'Asgard )


Il m'avait fallu déployer toute la puissance de mon cosmos pour me déplacer à pleine vitesse, mais c'était un risque nécessaire si je voulais arriver au Sanctuaire avant que la guerre ne soit finie. Rapidement, les immenses plaines immaculées laissèrent la place aux collines verdoyantes, puis bientôt aux plateaux remplis d'oliviers caractéristiques de la Grèce. Finalement, Rodorio fut en vue plus vite que ne l'avais pensé. Mon premier réflexe fut de courir dans les rues, et je constatai avec plaisir que le village n'avait pas été à nouveau attaqué comme à la précédente Guerre Sainte. Cette fois, j'avais de toute façon fait évacuer ses habitants, juste au cas où...

Soulagé, je poursuivis ma route et entrai dans le Sanctuaire. Les gardes me reconnurent aussitôt et me laissèrent passer sans mot dire. Fonçant à travers le Sanctuaire, je me dirigeai droit vers le cosmos divin que je ne connaissais que trop bien : le cosmos qui m'avait arrachée ma meilleure amie mais pour lequel je me battrais jusqu'au bout, Athéna. Drôle de paradoxe...

Finalement, j'arrivai en vue du Colisée qui m'avait vu naître sous l'identité du chevalier de la Couronne Boréale, là où tout avait commencé pour moi. Au centre de celui ci se tenait un grand portail : sans doute le portail nous permettant de pénétrer les Enfers. Et à côté se tenait Mashia, ou plutôt non, Athéna. J'avais encore du mal à m'y faire et une pointe d'amertume passa dans mon regard et sur mon visage sali et fatigué par l'enchaînement des combats. Malgré tout, je retirai mon diadème et approchai la déité d'un pas lent et mesuré avant de poser genou à terre :
- Me voilà au rapport, Princesse Athéna. Conformément à vos Ordres, j'ai quitté les terres d'Asgard, et suis prêt pour la suite. J'ai pu constater de mes yeux la virulence des attaques des Marinas contre nos alliés d'Asgard. Si l'armée de Poséidon se dirige réellement aux Enfers, nous avons peut être du soucis à nous faire...

Ces paroles étaient celles du soldat et chevalier, pas de l'homme. Car il restait toujours une affaire en suspens entre la déesse et moi, et c'est à peine si je masquai la peine que me provoquait le fait de revoir l'enveloppe de Mashia sans pour autant la revoir, elle...
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Serafim


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MessageSujet: Re: Colisée - L'armée d'Athéna   Lun 6 Fév - 0:10

Arrow Rodorio

Serafim avait donc laissé son compagnon de voyage, Signun le chevalier d'or du sagittaire dans le village paisible de Rodorio, sans laisser d'autre message à l'attention de celui-ci. Il ne serait pas difficile pour lui de trouver le chemin qui menait aux enfers, le cosmos divin qu'il avait perçu à Asgard illuminait le point de rendez-vous comme un phare aux lumières dorées. Le dresseur de corbeau reconnaissait l'aura spectaculaire de la déesse Athéna, mais quelque chose avait changé, cette énergie ressemblait beaucoup à celle qui l'avait irradié à Ahires quand il fut chargé d'escorter le dieu du soleil.

Curieuse sensation, ce changement aurait-il un lien avec les modifications qu'avait subi le sanctuaire ? Troublant, mais finalement cela ne restait qu'un simple détail quand on pensait au probable sort funeste qui l'attendait s'il prenait part au conflit ou aux sanctions qu'il encourait si la déesse avait eu vent de ses propos blasphématoires. Justement, le saint d'argent se demandait s'il ne ferait pas mieux d'avouer ses fautes à la déesse de la sagesse avant d'emprunter le chemin de guerre, pourquoi ? Parce que cela lui paraissait impossible d'affronter son futur en craignant ses actions du passé.

C’était décidé ! Avant d'entreprendre quoi que ce soit dans cette guerre, il se soumettra au jugement éclairé de sa déesse protectrice. Cela sera une épreuve qu'il s'imposera et qu'il devra impérativement réussir pour gagner le droit d'arpenter fièrement sa voie. Comme pour signifier leur accord à leur ami humain , Corvi et Morrigan qui depuis leur arrivée sur le sol méditerranéen n'avaient pas quitté les épaules de Serafim, poussèrent un cri rauque avant de s'envoler vers le Colisée à tire d'aile. L’excitation des corvidés était visible, eux aussi devaient avoir hâte de connaitre le dénouement de cette histoire.

Le Colisée semblait être le lieu parfait pour les confessions choquantes que le maitre des corbeaux comptait faire. Il s'agissait de l'endroit qui l'avait vu naitre en tant que saint d’Athéna et c'est peut-être ici que sa vie de guerrier s'achèvera si ce n'était pas sa vie tout court, le sanctuaire avait toujours durement puni ceux qu'il considérait comme des déserteurs. Chose qui ne semblait pas perturber les deux oiseaux noirs de Serafim qui se posèrent devant les deux silhouettes présentes dans l’arène.

Serafim reconnu l'armure d'or de Verseau et poussa un juron silencieux. Pourquoi de tous les membres de l'ordre de la chevalerie d’Athéna, il fallait que cet homme, qu'il voyait comme un adversaire et un obstacle à la conquête du cœur d'Aurora soit présent, pourquoi ? Par contre, il ne reconnaissait pas la seconde personne, d'où émanait le cosmos divin d’Athéna.

"Que signifie tout cela ?"

D'un pas hésitant,Serafim se rapprocha de la scene et prit la parole avec un peu d’inquiétude dans la voix.

"Serafim du Corbeau, de retour d'Asgard, pour vous servir"

Le saint posa un genou au sol, sans même regarder le Kappa du verseau, il le fallait puisque le regard qu'il posera sur lui sera si ardent de colère qu'il pourrait faire fondre le métal doré de son armure étincelante.
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Mashia


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MessageSujet: Re: Colisée - L'armée d'Athéna   Lun 6 Fév - 2:05

    L'argent se répandait dans le ciel sombre. Les feuilles de l'arbre, agitées doucement, valsaient au rythme d'une danse lente, perpétuelle. Infinie? Non, car cela ne durerait qu'un temps. Tout fane, tout s'éteint, tout disparaît si vite... que nous n'avons le temps que d'effleurer les choses. Sans jamais réellement les atteindre.

    La Déité de la Sagesse, perdue dans les méandres de son esprit, conversait avec cette partie de son âme qui ne s'était pas totalement effacée. Voguant donc entre deux mondes, Athéna suivit pourtant des yeux, la silhouette d'or du Bélier disparaître dans le portail... vers son destin.
    Une dette avait-il dit? Cela ressemblait fort bien au peuple du Nord. Elle secoua légèrement sa tête de droite à gauche avant de sourire plus franchement. Si les Trois le veulent, il lui faudrait parler à la belle Vane, pour l'heure, son attention se porta ailleurs.

      ~Kappa.~ murmura son âme avant de se taire tout à fait, le laissant approcher. Son animosité était aussi palpable qu'elle se sentait dans ses paroles détachées. Si le Chevalier pensait vraiment dissimuler sa frustration à sa Déesse, pis, à son ancienne meilleure amie, il se fourvoyait complètement. Car non, la Mashia qu'il avait apprit à connaître n'avait pas disparue, non, Athéna ne l'avait pas tuée! Elle n'avait pas volée la vie de la Sainte d'argent du Lotus!


      «Tant de cérémonies, Kappa... c'est bien inutile. Tu sais, tu ne peux rien me cacher. Pas plus à moi, qu'à elle! - Athéna rompit sa posture pour se tourner vers le Chevalier d'or.- Il y a tant de colère en toi quand tu poses tes yeux sur mon enveloppe... mais, elle n'est pas morte. Alors, parle-moi Chevalier, ne ferme pas ton cœur dans cette prison de glace.»


    Ses yeux pers jugeaient avec impartialité, Kappa du Verseau qui, toujours agenouillé, évitait soigneusement son regard.
    Quelque peu peinée, la jeune femme rousse s'avança de quelques pas avant de se stopper net. L'arrivée impromptue d'un deuxième chevalier la coupa dans son élan.

    La tête basse en signe d'allégeance, ces deux hommes ne se ressemblaient pas, mais une chose les liait pourtant. La colère. Un bien vil sentiment que la Déesse ne pouvait ignorer. Il lui fallait donc apaiser ces pauvres âmes torturées. Trop de questions hantaient ces jeunes gens, Athéna saurait peut-être être une voix réconfortante, un guide pour eux, qui avançaient dans des brumes sombres. Son cosmos divin s'éleva pour aller à la rencontre des deux chevaliers. Son énergie les effleura avant de les submerger d'un seul coup, déversant en eux, une incomparable douceur.

      «Chevaliers, relevez-vous.
      -son regard se posa sur le Saint du Corbeau- Serafim, la dernière fois que je t'ai vu, je ne t'observais pas avec ces yeux, mais... ne doute pas, je suis bien Athéna, Déesse de la Sagesse. Beaucoup de choses se sont passées depuis ton départ en Asgard. Celle que vous connaissiez sous le nom d'Arianna n'est en effet plus mon hôte depuis quelques évènements tragiques...


    Éluda t-elle en brandissant son sceptre faisant apparaître l'image de Corell, le Saint d'or du Lion dans ce ciel sans étoiles. Elle leur montra brièvement cette scène, où elle et le Lion s'étaient fait face dans ce triste décor de Chine. Où l'ombre et l'éclat lumineux mais menaçant des éclairs s'étaient mêlés pour teinter les cieux de pourpre.
    Le poing du chevalier déchu allait s'abattre, avant d'interrompre sa course et finalement, rattraper, impuissant, le corps sans vie de la femme à la chevelure violine. Un soupir, et d'un geste, Athéna effaça ces souvenirs.

      «La Sainte du Lotus est arrivée peu de temps après sur les lieux, et elle m'a offert son corps de son propre chef
      -ces dernières paroles, elles les avaient prononcé plus durement, à l'intention de Kappa- elle m'a sauvé des desseins de la Discorde, elle, qui, sans que je ne m'en rende compte, m'avait empoisonné.»


    Athéna continua de s'approcher d'un pas léger, pieds nus, dans le sable tiède du Colisée. Un sourire bienveillant illuminait à présent ses traits de porcelaine. Ses prunelles turquoises, rivées sur Kappa du Verseau, cherchaient à lui transmettre un message, mais l'écouterait-il seulement? Lui, aveuglé par une rage sourde?

      ~Kappa, je suis et je demeure un chevalier d'Athéna, souvient-en, mon ami, pourquoi persiste-tu as croire à ma mort?~


    Une main posée sur son plastron d'or, des pensées transmises à lui et à lui seul, des paroles qui faisaient écho à un passé pas si lointain...
    De ses paumes tournées vers les nues, naquit une forme voluptueuse. Une fleur, qui doucement s'épanouissait sous la lumière de la lune. Un lotus écarlate, un cadeau offert à Kappa. Il comprendrait...

      «Je serais heureuse de faire la connaissance de tes amis Serafim, car je vois là une corneille que je ne connais pas aux cotés du corbeau...»


    La Déesse tendit un bras pour inviter les deux oiseaux à s'y poser. Elle caressa songeusement du bout des doigts, leurs ailes noires.

      «Autrefois, oui, je m'en souviens... ces oiseaux étaient aussi blancs que pouvaient l'être la colombe... Cependant, moi je sais qu'au fond d'eux, ils demeurent aussi blancs que neige!
      Un changement, qu'il soit visible ou non, n'altère pas complètement ce que nous sommes vraiment, vois, c'est bien une plume blanche que je distingue parmi ce plumage d'encre!»


    Ces paroles, ambigües, s'adressaient tout aussi bien au Saint d'or, qu'au Saint d'argent. À présent, la Déesse sondait le chevalier du Corbeau, sans pour autant le brusquer. Morrigan et Corvi encourageaient même leur maître à se laisser faire, à ne point lutter. Les vérités, même les plus inavouables seraient de toutes manières mises au grand jour...

      «Je sens tant de doutes te parcourir Chevalier, n'ait pas peur de moi, ne me craint pas, car... ne suis-je point ta Déesse protectrice? Je ne veux pas être juge, encore moins un bourreau.»
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MessageSujet: Re: Colisée - L'armée d'Athéna   Lun 6 Fév - 13:59



Les premières paroles de la Déité ne m'arrachèrent aucune réaction. En colère, bien sûr que je l'étais. Personne ne pouvait comprendre ce que le chevalier du Lotus représentait pour moi. Elle était la première personne à avoir touché si profondément ma sensibilité par son innocence depuis Ahina... La première personne à qui je m'étais confié et avais fait confiance depuis tant d'années d'isolement. Lui avoir arrachée, c'était presque comme avoir arraché une partie de lui. Et le fait que Mashia ait ou pas pris cette décision d'elle même ne changeait rien à l'affaire...
Au contraire même... Bien sûr qu'elle avait pris cette décision de son propre chef. La jeune Mokushi était comme ça, toujours prête à aider son prochain et à l'envahir de sa gentillesse et de sa douceur caractéristiques. Comment pouvais je accepter son sacrifice ? Je n'en avais ni l'envie, ni le désir.

Ces pensées furent rapidement dissipées par l'arrivée de mon frère d'armes Serafim, qui revenait lui aussi des plaines enneigées. Lorsque nous nous fûmes relevés, nous regardâmes avec un grand intérêt la scène que nous montra Athéna. Ainsi, voila ce qui s'était passé avec le Lion. Ca expliquait l'absence de son armure la dernière fois que je l'avais vu ainsi que sa demande de pardon à Athéna. Durant une seconde, un brin de colère se refléta vivement dans mes yeux, une colère destinée directement à Corell lui même pour avoir osé tenter de frapper Athéna. A la suite de quoi, je m'avançai derrière Serafim d'un air fier et posai des mains fraternelles sur ses épaules, tel un maitre fier de son élève :
- Corell du Lion a peut être été indigne de son armure, mais en tout cas Serafim s'est conduit en héros en Asgard ! Grâce à lui, Aurora a pu être sauvée, et j'ai pu lui dire au revoir comme je le souhaitais avant qu'elle n'entame son long voyage.

Ma voix se brisa aussitôt que j'entendis le chuchotement de cette voix si douce et si caractéristique dans ma tête, un timbre que j'aurais pu reconnaître n'importe où. Après avoir reculé de quelques pas, je vis avec un air fasciné le Lotus s'épanouir avant de venir se poser dans ma main. Sous le coup de l'émotion, je tournai le dos à Athéna et Serafim, et pressai la fleur si fragile contre mon coeur avant qu'une larme, puis deux, ne viennent couler le long de mon visage sale où l'on pouvait lire la fatigue, et la lassitude.
MASHIA ! hurla mon âme, envahie par l'émotion.
Mais qu'arrivait il donc à Serafim ? Athéna ne cessait de faire des sous entendus sur des doutes qu'entretiendrait le jeune homme. Mais à propos de quoi ? Bon nombre de question naquirent dans ma tête, et les sentiments et les émotions m'empêchaient de réfléchir clairement.

Je décidai finalement de profiter de la discussion qui s'était engagée entre la déesse et le Corbeau pour m'éloigner de quelques mètres et me rapprocher du côté du Colisée qui avait vu ma victoire face à Matria, lorsque j'avais combattu pour l'armure de bronze de la Couronne Boréale. La fleur de Lotus toujours pressée délicatement contre mon coeur avec la main gauche, je pris une poignée de sable à terre avec ma main libre, et l'observai lentement s'écouler entre mes doigts. C'était ici que tout avait commencé pour moi...

Finalement, lorsque mes émotions se furent calmées, je me décidai à me diriger à nouveau vers Serafim et Athéna. Mais pas avant d'avoir soigneusement plié la fleur de Lotus dans un morceau de tissu et mis celui ci dans ma poche. Je revins d'un pas lent et calculé m'immobiliser aux côtés de Serafim avant de sourire furtivement à Athéna.
Message reçu, ma douce amie. Je vais essayer de l'accepter, mais je ne te promets rien...



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MessageSujet: Re: Colisée - L'armée d'Athéna   Lun 6 Fév - 19:07

A l'invitation de la déesse de la sagesse, Serafim se releva lentement, son regard toujours rivé sur le sable du collisée, de crainte de voir se refleter sa couardise dans les pupilles à l'éclat cristallin de son interlocutrice. La présence de Kappa du Verseau, l'intimidait un peu plus, en effet le maitre des corbeaux ignorait comment se comporter face à ce redoutable combattant qui était revenu couronné des lauriers de la victoire du royaume blanc, alors que lui, l'insignifiant pleutre, voulait fuir le plus loin possible du front.

Seules les terribles images contant l'acte dément du chevalier d'or du Lion parvint à lui faire oublier momentanément cette sensation de malaise. Cela se répercuta sur son attitude. L'échine du chevalier d'argent qui était voutée sous le poids de la honte se redressa, permettant à ses interlocuteurs de voir son visage dont les traits restaient toujours tirés. Même Serafim ne pouvait pas imaginer qu'un chevalier d'or puisse un jour lever le poing contre la déesse Athéna, pourtant il restait étrangement stoïque devant cette scène, voir même fasciné, par l'aplomb dont avait fait preuve ce saint d'or. Il devait être le seul, la réaction de Kappa lui permettait de comprendre que cet acte, même s'il semblait a priori avoir été gracié par la déesse de la sagesse, sera un jour ou l'autre juger par les autres saints. Le dresseur de corbeau ne voyait pas les choses ainsi, il avait juste vu un homme qui avait défié un dieu. Un homme qui avait la force de son côté, une puissance assez grande pour tuer un dieu, un exemple.

Serafim évita de révéler au grand jour ses impressions, à la place il répondit d'un ton neutre à la première question de sa déesse protectrice.

"Cette corneille se nomme Morrigan, elle appartient à une Ase qui m'est très chère, elle m'accompagnera le temps que sa proprietaire revienne de son long voyage."

C'était la première fois que Kappa devait prendre connaissance des forts sentiments que nourrissait le dresseur de corbeaux pour Aurora. Le fait qu’Athéna soit présente sur les lieux n'était pas anodin à cette hardiesse, le saint d'argent se savait provisoirement à l'abri d'une explosion de colère venant de maitre des glaces.

"Ce que j'ai fait à Asgard n'avait rien d'héroïque, je l'ai fait pour d'autres raisons qui m'étaient personnelles."

Le saint marqua une petite pause, il avait l'impression d'être en proie à une douce ivresse provoquée par le cosmos chaleureux de la déesse porte égide. Son rythme cardiaque s'accélérait, ses tempes se réchauffaient, il ne semblait plus maitriser sa langue qui subitement exposa la honteuse vérité.

"J'ai voulu fuir cette guerre à Asgard et bien qu'ayant répondu à votre appel, une partie de mon être me pousse toujours à fuir le plus loin du sanctuaire et je ne sais pas si je pourrai lui résister longtemps. Je doute en vous, de votre cause, du bien fondé de ce conflit, du sanctuaire et plus que tout de mes compétences."

La discussion qu'il avait eue avec Christa puis la déesse Freyja avait dissout une partie de ces doutes comme les premiers rayons de soleil du printemps faisaient fondre le givre sur la végétation gelée, mais cela n'était pas suffisant pour chasser l'hiver récurent qui ravageait son cœur depuis son enfance.

"Je ne vaux pas mieux que ce chevalier d'or, aujourd'hui je vais combattre uniquement pour moi."

C'est sur cette phrase que le saint d'argent conclut. Il était désormais debout fièrement devant sa déesse, arborant une posture presque arrogante et irrévérencieuse, malgré la présence de Kappa à ses côtés. Le buste droit et le poing fermé, on sentait presque de l'agressivité dans ses dernières paroles.
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MessageSujet: Re: Colisée - L'armée d'Athéna   Lun 6 Fév - 21:53

    Or donc, la Déesse de la Sagesse ne c'était point trompée. Le cœur de ce Saint d'argent, éperdu, était gagné par l'affliction. Un effet provoqué par l'amour. Entraîné dans les affres d'une souffrance plus profonde, cette douleur allait au delà de celles que pouvait provoquer la passion. La Déesse ne semblait pas étonnée, nullement surprise par ce que Serafim venait de lui révéler. Cependant, elle ne lui en tenait pas rigueur de s'être épris d'une Ase. Bien que peu encline à comprendre ce genre de sentiments qu'elle voyait plus comme des tribulations, la chaste Athéna comprenait mieux que quiconque, le cœur des hommes.
    N'était-elle pas celle que les héros appelaient quand tout autour d'eux s'écroulait? N'était-ce point auprès d'elle qu'ils venaient chercher réconfort? Elle qui leur vouait une affection irraisonnée en leur prodiguant conseils avisés. Le rusé Ulysse, s'il était encore de ce monde, ne le contredirait pas.
    L'amour avait toujours existé, quel que soit sa forme! Instigatrice de beaucoup de choses, mauvaises ou bonnes, il était toujours l'élément déclencheur de bon nombre de péripéties. Athéna se prit à sourire en se rappelant le doux visage de la Troyenne.

      «Cette femme doit être aussi belle qu'Hélène, pour ainsi faire fondre deux cœurs en si peu de temps. Aurora dit-tu? C'est amusant, elle porte le même nom que l'Aube aux doigts rose, qui, chaque matin, vient parer de rosée les feuilles de l'olivier. Aurora, celle qui relie le jour et la nuit...»


    Morrigan, jusque là silencieuse, poussa un cri roque avant d'aller se poser sur l'épaule nue de la Déesse aux yeux pers. L'oiseau passa sa tête dans les cheveux écarlates de la jeune femme, lui murmurant aux passages, ses souvenirs, en plus de ce qu'elle avait vu durant sa très longue vie. Elle lui compta d'incroyables aventures, des rencontres surprenantes, tant de choses, que la Déité ne pus s'empêcher de rire.
    Hilarité très vite balayée par de terribles révélations. De nouveau, l'un de ses Chevaliers doutait d'elle, de ses idéaux, de sa foi en l'humanité?

    Non, c'était cet homme qui avait perdu sa conviction. Ou bien? Voir leurs représentants s'entre déchirés pour des foutaises l'avait sans doute contraint à voir les Dieux comme une menace pour les hommes, eux, terribles démiurges ayant tout pouvoirs sur eux, eux, pantins désarticulés qui ne pouvait rien contre eux. Eux qui s'amusaient de leurs souffrances, eux qui ne cessaient de les torturer.
    Nous, qui parfois, nous sentons profondément trahis. Oui, cette révolte était justifiée, et l'amoureuse des humains fut profondément touchée.

      «Tu as voulut fuir Serafim, mais, n'est-ce point la volonté de protéger quelqu'un qui t'as fais te retourner? Mes conceptions ne sont point différentes, tu le sais.
      -La Déesse de la Sagesse fit apparaître entre l'une de ses mains, son bouclier d'or- en témoigne l'œuvre d'Héphaïstos! Je suis celle qui vous protège, pas celle qui vous détruit. La guerre fait partie intégrante du cycle de cette Terre, bien que le plus souvent infondée, barbare et cruelle, elle est nécessaire pour permettre la renaissance, elle fait partie d'un tout qui, sans elle, s'écroulerait comme un château de carte. C'est ce que nous appelons l'harmonie. Sans la guerre, à quoi me servirait ce bouclier? Comprends-tu ce que j'essaie de te dire jeune Serafim? Même nous les Dieux, ne pouvons avoir une emprise sur tout, ainsi est tissée la trame du Monde! Vouloir la changer est louable, j'aimerais tant pouvoir accorder aux hommes tout ce qu'ils désirent, mais je ne veux pas les leurrer, aussi, Chevaliers, si vous croyez en moi, c'est parce que j'ai toujours été une épaule sur laquelle vous pouviez vous raccrocher. Épancher vos pleurs, ou bien trouver une main secourable, et vous vous devez être les représentants de mes convictions, de ce que je suis.»

    Une bien longue tirade, qui somme toute se voulait rassurante. Oui, elle signifiait quelque part que malgré sa volonté de partir, la Déesse demeurerait une alliée pour le Dresseur des Corbeaux qui, visiblement, était en proie aux doutes, perdu, hésitant sur la voie à emprunter.

      «Mènes ta vie comme tu l'entends jeune Saint, si tu veux partir, je ne peux te retenir, et je ne le dois pas. Car oui, je ne désire que votre bonheur à tous, et si tu ne connaît pas les raisons qui te pousseraient à prendre part à cette guerre et bien... n'y participe pas. Combattre pour toi? Mais à quel prix?
      Sans armure, je crains que tu ne puisses combattre. Elle aussi à une âme et elle, peut très bien se retirer si elle le décide. Mais... comment protéger ceux que tu aimes sans elle? Tu as dû tant te torturer Chevalier.»


    La Déesse se retourna. Dos à eux, Athéna se sentait submergée par la tristesse, elle avait aussi besoin de réfléchir plus posément aux propos de Serafim. Elle tourna une dernière fois sa tête vers les deux Chevaliers pour leur sourire d'une façon mélancolique avant de s'éloigner doucement vers Artémis, sa sœur.

    Prendre du recul, car elle ne pourrait arrêter la tempête qui se profilait. Et ce ne serait pas à elle de le faire.
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MessageSujet: Re: Colisée - L'armée d'Athéna   Lun 6 Fév - 22:39



Les paroles du dresseur de Corbeau résonnèrent en écho dans ma tête, comme immortalisées par mon regard ébahi : ainsi donc, Serafim n'avait rien du héros que je croyais. Et non seulement, il ne l'avait sauvée que par intérêt, mais en plus il portait sur Aurora un regard amoureux. La surprise était telle que durant plusieurs secondes, je ne bougeai pas d'un pouce. Mais la suite était encore plus forte : il annonça directement à la déesse de la Sagesse qu'il remettait en doute ses manières de faire, qu'il LA remettait en doute. La colère grimpa en moi telle une vague se formant au large pour ensuite déferler quelques minutes plus tard sur les rivages d'une côte. Par respect pour Athéna, je ne réagis pas davantage devant ces révélations, ni lorsqu'il se tint de façon arrogante face à elle, mais il ne perdait rien pour attendre.

Il m'avait trahi. Je lui avais confié la personne qui m'était la plus précieuse au monde, et il ne m'avait rien dit, préférant de loin éluder une vérité trop honteuse pour être dévoilée au grand jour. En l'espace de quelques instants, l'image héroïque et emplie de respect que je m'étais faite de Serafim se craquela pour en révéler la pourriture qui se cachait sous cette écorce de mensonges et de trahisons. Comment avais-je pu me planter à ce point sur l'un de mes frères d'armes. Plus les secondes défilaient, et plus j'avais du mal à contenir ma rage. Athéna le lui pardonnait aisément en plus de ça. C'en était vraiment trop, cette fois. Et lorsque la jeune femme à la chevelure de feu s'éloigna doucement, je réagis aussitôt en me tournant vers le Corbeau.

Le saisissant sans ménagement par le col, je lui infligeai un terrible crochet du droit. Après quoi, je lui lançai d'un ton hargneux et avec un regard glacial :
- Espèce de sale cafard ! Comment oses tu parler ainsi à ta déesse alors que tu n'as même pas été capable de faire honneur à l'armure que tu portes ! Cette même armure qui fait que tu es encore en vie, au moment où nous parlons. As tu oublié grâce à qui tu possède cette armure ?! Allons, debout, relèves toi, misérable !
Après avoir tourné brièvement la tête pour m'assurer qu'Athéna n'était pas revenue vers nous, je poursuivis sur le même ton :
- Estimes toi heureux... Par respect pour Athéna, je ne te mettrai pas en pièces ici même, dans ce colisée. Mais tu as tout intérêt à te tenir à carreaux, Serafim, ou bien je t'écrase de mes propres mains, ajoutai-je sur un ton haineux en frappant mon poing droit ds ma main gauche.

Je fis volte face, dans le but de me diriger vers Athéna avant de changer d'avis :
- Je te faisais confiance, Serafim. Et tu m'as trahi. Et cela, je ne te le pardonnerai jamais. Si je te vois tourner autour d'Aurora à nouveau, je n'hésiterai pas à te tuer, j'espère que tu m'as bien compris... Maintenant, disparais, avant que je ne change d'avis, achevai-je sans même le regarder.

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MessageSujet: Re: Colisée - L'armée d'Athéna   Mar 7 Fév - 3:33

Athéna répondit avec sagesse et douceur aux interrogations du dresseur de corbeaux, la déesse avait compris Serafim et lui laissait même le choix de quitter le sanctuaire. Une solution qu'envisageait le dresseur de corbeaux, mais il était encore trop tôt, sa renaissance passait d'abord par la participation au conflit en cours afin de dompter sa lâcheté viscérale, c'est aussi pour cette raison qu'il avait répondu à l'appel aux armes d'Athéna.

Celles de Kappa étaient violentes et cinglantes, comme le coup de poing que lui asséna le chevalier d'or du Verseau. Serafim se laissa choir sans protester ou emmètre de plaintes. Ce coup ne lui semblait pas si dévastateur que les crocs déchiqueteurs du requin vorace qui lui avait fracturé son armure à Asgard, de même que les mots virulents de Kappa n'eurent pas de prise sur son esprit. Le saint d'argent resta quelques instants étendu sur le sable de l'Arène, d'où émanait une légère odeur de sang, celui de tous les postulants qui s'étaient affrontés pour revendiquer le titre de Saint. Un léger rictus ironique anima son visage toujours aussi neutre quand il sentit un trait tiède se dessiner sur la commissure de ses lèvres. Un petit filet de sang teintait son teint pale suite à la punition expeditive du chevalier dorée.

"Espèce d'hypocrite" Rétorqua le dresseur de corbeaux en ricanant « au moins je n'ai pas déçu Aurora, tu sembles avoir la mémoire courte, ne l'as-tu pas abandonnée alors qu'elle avait besoin de toi et te suppliait de rester avec elle, juste pour satisfaire tes envies belliqueuses. Mérites-tu de porter cette armure alors que tu sembles déterminé à utiliser ta puissance pour m'exécuter sans autre forme de procès ? C'est cela la justice que tu défends ? »

Lentement le saint se releva tandis que sur les gradins de l'arène ses familiers prenaient place par petits groupes jusqu'à rendre la structure entièrement noire.

«Es-tu seulement honnête avec toi même ? Tu veux me tuer parce que j'ai envie de suivre ma voie ou tout simplement parce que je convoite la même femme que toi ? » Questionna-t-il avec cynisme.

Serafim projeta nonchalamment sur Kappa un nuage de sable en fouettant avec nervosité le sol de l'arène. En utilisant cette poussière qui s'était aussi imprégnée de son sang Serafim contestait une autre affirmation de Kappa. L'armure de corbeau n'était pas un don, il s'était entraîné durement et avait bataillé dur pour meriter de la porter.

« Je ferai comme bon me semble et tu ne m'intimides pas, c'est à Aurora de décider si elle veut toujours me voir et pas toi, tu ne pourras pas m'en empêcher, donc tu devrais mettre tes menaces à exécution tant que tu le peux, avant que je ne devienne plus fort que toi. » Conclu-t-il après avoir craché un caillot de sang sur le sol, toujours en gardant un ton neutre assez énervant.

Une lueur d'ambition fit briller les pupilles d'obsidienne du chevalier d'argent. Il savait que ses paroles pourraient être interprétées comme une demande de défis, une folie quand on jugeait la différence de niveau entre les deux saints, mais Serafim était bien déterminé à combler cet écart.

« Alors Kappa que décides-tu ? Que vas-tu faire, si tu me laisses sortir vivant de cette arène tu le regretteras. »

Serafim était bien déterminé à conquérir la belle Aurora, quel que soit le prix à payer. Il l'avait dit, il ne comptait combattre que pour lui dorénavant et la bataille pour l'amour de la jeune Ase était sûrement le combat le plus homérique qui l'attendait.
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MessageSujet: Re: Colisée - L'armée d'Athéna   Mar 7 Fév - 19:29



La situation s'était rapidement envenimée, et la tempête entrevue par la déité de la Sagesse avait éclaté rapidement, libérant la colère et la haine que Serafim dissimulait en lui depuis trop longtemps. Malgré cela, et malgré ma propre colère envers lui, j'avais décidé, et ce uniquement par respect pour notre déesse, de l'épargner, pour le moment du moins...
Les choses auraient pu s'en tenir à ce simple avertissement. Elles auraient peut être dû... Mais la lâcheté du dresseur de Corbeau avait cédé la place à une hardiesse insolente, et à tout un lot de répliques cinglantes bien senties. Il n'avait visiblement pas compris que je lui avais offert une porte de sortie. Il avait besoin d'une remise à l'heure des pendules, il devait apprendre où était sa vraie place.

Alors que je m'éloignais déjà, je m'immobilisai totalement lorsque le chevalier d'Argent répliqua avec un virulence décuplée. Mes sourcils se froncèrent au dessus de mon regard déjà glacial, tandis que je me tournai à nouveau vers Serafim :
- Tu n'as pas à juger mes actes, lui répondis-je soudain d'un ton parfaitement calme et distant. J'ai fait ce que j'avais à faire parce que le Requin représentait une menace. Quant à savoir si je mérite mon armure... tu es très mal placé pour en débattre, rétorquai-je d'un ton toujours aussi détaché mais terriblement inquisiteur.
A ces mots, la nervosité presque palpable du Corbeau prit forme lorsqu'il souleva un nuage de poussière avant de poursuivre sur le même ton toujours aussi agressif. Durant de longues secondes, après qu'il ait fini de s'exprimer, je le détaillai soigneusement, hésitant sur la meilleure décision à prendre.

- Tu es stupide, Serafim... Je t'ai laissé une porte de sortie, et non seulement tu n'en as pas voulu, mais en plus, tu n'as pas compris la leçon. Tu as raison sur un point, cependant : Aurora a le droit de choisir. Ce que je m'apprête à faire n'a donc rien à voir avec ce différend qui nous oppose. Je le fais parce que tu le mérites, et que c'est mon devoir en tant que ton supérieur de t'apprendre où est ta place, chevalier.

Avançant d'un pas lent et mesuré vers le jeune homme, je m'arrêtai à bonne distance avant de reprendre :
- Serafim du Corbeau, pour avoir à plusieurs reprises proféré des paroles blasphématoires envers Athéna, pour avoir manqué de respect à de nombreuses reprises à l'un de tes supérieurs hiérarchiques, et enfin pour avoir souhaité t'enfuir en pleine période de Guerre Sainte, je te condamne à mort !

Sur ces terribles paroles, mon cosmos se déploya dans tout le colisée avec une puissance glaciale, gelant tout autour de nous. Ma puissance était bien plus hargneuse qu'auparavant : cet homme était un lâche, et un traitre, et il méritait sans doute de mourir. En limitant mes pouvoirs depuis l'incident de Boston, j'avais mis mes jours en danger. Mais ca n'arriverait plus. A présent, j'étais décidé à utiliser toute la puissance de mon cosmos pour arrêter les ennemis du Sanctuaire venant aussi bien de l'extérieur, comme de l'intérieur. Et Serafim était à présent un ennemi de l'intérieur...

L'aura caractéristique du Verseau apparut autour de moi et mes cheveux voletèrent tout autour au rythme du cosmos. Ma voix se répercuta soudain dans tout le Colisée, imprégnée de toute la détermination qui m'animait :
- Mets toi en garde, dresseur de Corbeaux ! Si c'est un combat que tu veux, alors tu vas être comblé !





Dernière édition par Kappa le Jeu 1 Mar - 11:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Colisée - L'armée d'Athéna   Mar 7 Fév - 23:30

Kappa se trompait, malgré son ton acrimonieux, le dresseur de corbeaux ne désirait pas d'un combat. Qui voudrait engager une bataille perdue d'avance ? La colère du saint d'or qui rendait fou ses compagnons aillés le rendait-il aveugle au point de ne pas remarquer les stigmates que portait le plastron de son armure ? Où alors en bon opportuniste ce dernier voyait-il dans cet affrontement le moyen d'ajouter une victoire facile à son palmarès? C'est donc cela un saint d'or, quelle affreuse déception.

« Tu me condamnes à mort, alors que ta déesse m'a absous de mes fautes ? Tu te prends pour qui ? Celui qui devrait apprendre à rester à sa place ce ne serait pas toi plutôt ? Le succès te serait-il monté à la tête ? »

Le saint d'argent se rapprocha calmement de Kappa malgré l'ouragan de poussière que déchaînait son aura perturbée dans le ventre du Colisée. Il n'y avait pas de peur dans le regard de Serafim, curieusement alors qu'il avait toujours fui dans son existence, il faisait front au courroux du maître de glace, soutenant son regard empli de haine avec détermination.

« Non Kappa si tu veux ma mort, tu devras m'exécuter, je ne te laisserais pas croire que tu m'as donné une chance ou dire que j'ai succombé à un duel à la loyal, je ne te laisserai pas mentir. Tu devras me trancher la tête et expliquer à Aurora, ce qu'il s'est passé ici. »

Difficile de croire que le saint d'or agissait uniquement pour faire respecter la justice du sanctuaire et si tel était le cas, si la justice du sanctuaire préconisait d'éradiquer toutes les sources d'objections de conscience alors le sanctuaire devrait disparaître dans les méandres de l'oubli. Un régime qui ne peut pas faire respecter ses lois sans utiliser la force est une dictature. Kappa se comportait en tyran et dire que les saints étaient supposés protéger l'humanité de ces despotes. Tout cela n'avait aucun sens et confortait les idées frondeuses du saint d'argent.Tout cela n’était qu'une incitation à la désertion, un doux chant qui trouvait un écho favorable dans l'esprit de Serafim.

Serafim avait donc fait le point. Il ne comptait pas esquiver le coup létale du Verseau, mais il ne voulait pas se battre. Si Kappa voulait sa tête, il avait tout le loisir de la prendre et ainsi de le transformer en martyr, car même Athéna ne l'avait pas puni. Le chevalier d'or devra prendre en considération tout cela avant d'agir, car il pourrait bien être entraîné dans le même abysse sans fond que le chevalier du corbeau.

Les deux hommes se faisaient face. Serafim dont le visage n'était pas déformé par la colère fixait avec une certaine placidité le chevalier d'or, on aurait presque dit qu'il le narguait. Morrigan, vint subitement se poser sur l'épaule du maître des corbeaux,elle aussi fixait de ses yeux aussi noirs que le charbon le chevalier d'or.

Qu'allait donc faire Kappa, maintenant que le saint du corbeau avait remis en cause la légalité de sa sentence .Tout chevalier d'or qu'il était et tout supérieur qu'il s’imaginait , il ne pouvait pas tuer Serafim sans devenir lui même un renégat.

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MessageSujet: Re: Colisée - L'armée d'Athéna   Mer 8 Fév - 0:06


La réponse de Serafim me parut totalement hors de propos. La gloire et les succès n'avaient pas leur place dans cette histoire. Mon cosmos s'éteignit aussi vite qu'il s'était déployé, et le calme regagna le colisée. C'était donc là le véritable problème du Corbeau ? un égoïsme et une jalousie dévorantes ? Pas sûr...
- Qui a parlé du moindre succès ? Il ne s'agit en aucun cas de cela. Mais peut être ta jalousie t'aveugle t'elle au point de ne pas le voir ? J'ai combattu en Asgard, et pour Asgard, pour protéger le peuple du Royaume des Glaces, protéger les innocents des attaques des Marinas. Mais c'est sans doute un fait inconnu pour toi. Seule compte ta petite personne, ton égoïsme narcsissique. Si tu crois que nous, chevaliers, nous battons pour accumuler gloire et récompenses, alors, en effet, tu n'as pas ta place au Sanctuaire...

Par son comportement, le dresseur de Corbeaux m'avait étonné plus d'une fois. Cette soudaine hardiesse ne lui ressemblait pas, lui qui de son propre aveu, était un lâche invétéré. Et pourtant, face à moi, il faisait preuve d'une bravade, et d'une insolence rares. Poussé par ma curiosité, j'avais voulu savoir jusqu'où il était capable d'aller, s'il était capable d'aller jusqu'au bout. Mais le masque de bravoure se fissura à l'instant où il refusa le combat : il pouvait invoquer toutes les raisons de la terre qu'il souhaitait, le fait était qu'il avait peur, et qu'il avait encore une fois fui le combat. Lentement, mon visage se décrispa tandis que Serafim m'observait, et un petit sourire apparut sur mon visage.

- Je pense que tu es celui qui n'est pas honnête avec lui même... dis-je soudain d'un air énigmatique. Si tu vouais la même bravoure, le même courage, aux ennemis du Sanctuaire, que pour me défier et me braver, toute trace de cette lâcheté que tu possèdes aurait disparu depuis longtemps. Je crois que tu ne manques pas de courage, Serafim du Corbeau. Je crois que tu as un sérieux problème d'égoïsme... conclus-je en tournant les talons. Tu as peut être raison, te tuer maintenant ne servirait à rien. Je t'offre une chance de devenir plus fort, et de te mettre au service d'une cause juste, Serafim. J'ose espérer que tu ne la gâcheras pas. Mais je ne peux pas choisir à ta place...

Sur ces mots, je m'éloignai lentement et à pas mesurés vers Athéna, afin de laisser le chevalier d'Argent méditer sur ce qui venait de se passer. Après une brève révérence aux dieux, je me tournai vers Athéna avant de lui dire d'un ton qui avait retrouvé un brin de douceur :
- Veuillez m'excuser pour ceci, princesse, il s'agissait là d'un simple argumentaire avec le chevalier du Corbeau, mais mes mots ont dépassé ma pensée, mentis-je pour protéger Serafim.




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MessageSujet: Re: Colisée - L'armée d'Athéna   Mer 8 Fév - 16:29

L'égoïsme était bien un des défauts qui caractérisait le plus le saint du Corbeau en effet. C'était sûrement la source de sa prétendu lâcheté, mais Serafim ne voyait cela que comme un instinct de survie exacerbé par les événements tragiques qu'il avait traversés. Vivre ou plutôt survivre dans ce monde de fous, quoi qu'il en soit, quitte à enjamber le corps mutilé de ses semblables ou à ignorer les râles d'agonie des innocents que prétendait protéger le saint du Verseau, voilà telle était la conclusion qu'il avait faite et le chemin de vie qu'il suivait. Mais depuis il avait fait la connaissance de la gracieuse Aurora, une rencontre qui changea quelque peu sa manière de voir les choses.

Pour ce qui était de la jalousie, il n'était pas difficile de comprendre pourquoi le pitoyable saint d'argent enviait Kappa du verseau. Il jalousait sa force et sa position et plus que tout la relation privilégiée qu'il entretenait avec l'Ase et ce sentiment le consumait de l'intérieur. Kappa ne pouvait pas le voir, mais Serafim, malgré sa bravade désespérée, souffrait silencieusement.

«Je saisis la chance que tu me laisses, mais ce sera à tes dépends, je te surpasserai bientôt. Je le jure sur le sang et les larmes que j'ai versés aujourd'hui. » Murmura-t-il en lissant les plumes sombres de Morrigan. « La prochaine fois je relèverai ton défi, tu ferais mieux de te préparer aussi. »

De sombres idées traversèrent l'esprit du maître des corbeaux. En observant la marche digne du chevalier du Verseau qui se dirigeait vers la déesse, un voile de sang obstrua sa vision altérant momentanément sa perception de la réalité. Le dresseur de corbeaux voyait le saint doré blésé et agonisant dans une marre de sang , tandis qu'un ricanement lugubre retentissait dans l'atmosphère glacée qui s'etait installé. Cette vision ne dura qu'un battement de cils et paraissait si réelle, que des gouttes de sueurs tièdes perlèrent sur son front. On aurait dit la matérialisation d'un fantasme meurtrier, c'était la première fois que ce genre de chose lui arrivait et ce n'était pas si désagréable.

Serafim se précipita en courant rageusement vers le portail ouvert par Artemis, on aurait pu le comparer à un papillon de nuit volant vers une flamme vorace. Le maître des corbeaux n'adressa aucun regard aux dieux qui avaient dû assister à leur dispute, il ne se retourna même pas pour admirer une dernière fois la beauté de son pays natal. Conscient d'avoir survécu de peu au jugement de ses pairs, il ne lui restait plus qu'à se soumettre au jugement impartial de la force. L'épreuve du feu était le seul moyen de tester sa force et de voir s'il avait vraiment les moyens de réaliser ses objectifs. C'est pour lui qu'il se battra aux enfers, pour soutenir sa cause égoïste.

Dans cette arène, la plus dangereuse des relations s'était installée entre les deux saints, la rivalité.

Arrow Porte des enfers


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MessageSujet: Re: Colisée - L'armée d'Athéna   Mer 8 Fév - 20:50

    La calme après la tempête.
    Zéphyr avait soufflé avec force pendant de longues minutes, balayant le sable du Colisée à tout va. Deux chevaliers, deux frères, s'étaient cherchés querelle, tant bien par les mots, que par les actes. Athéna avait regardé cette odieuse scène sans ciller. Bien sûr, son cœur avait hurlé de douleur quand le Verseau en était venu aux mains. Lui, d'ordinaire si froid et détaché, s'était montré aussi violent que le feu dévorant un champs de blé. Le Saint d'argent du Corbeau, lui, était resté étrangement calme, stoïque face à la rage de son adversaire.

    La jeune femme déplorait leur comportement, mais ne désirait rien dire de plus. Un soupir franchit la barrière de ses lèvres et ce fut presque à regret qu'elle regarda Kappa s'approcher d'elle, s'efforçant de conserver toute sa prestance malgré la fatigue qui marquait son visage. Las, les deux chevaliers devaient se surpasser afin de continuer la lutte aux Enfers. Là-bas, son père l'attendait.
    La main tenant son sceptre se crispa de frustration, mais elle n'avait pas d'autres choix que d'attendre.
    La déité de la sagesse ne prit même pas la peine de répondre au chevalier d'or, trop contrarié, non, trop plongée dans ses pensées pour prêter attention à ses excuses. D'ailleurs, elles étaient tout simplement superflues.

    Puis Serafim fila comme le vent pour traverser le portail. Peut-être était-ce la dernière fois qu'elle voyait le Saint d'argent?
    Ses yeux turquoises observèrent cette silhouette noire s'estomper dans l'immaculé.

      ~Bonne chance, Saint du Corbeau. J'espère que tu trouveras ton Chemin à travers toute cette noirceur qui t'entoure.~


    Presque mélancolique, la jeune femme tourna son visage vers sa sœur avant de se tourner tout à fait vers le chevalier d'or.
    «Ta colère a encore aveuglé ton jugement, Kappa du Verseau, je suis si triste de constater une telle violence chez l'un de mes chevaliers d'or. -Athéna secoua doucement la tête, faisant glisser une mèche de cheveux en travers de son front.- Je ne désire pas parler davantage de cela, cette histoire de rivalité ne me concerne en rien, mais, fait bien attention aux pièges de l'amour. C'est un dangereux poison.»

    Certes, l'idée de la Déesse, bien que très arrêté, ne se résumait point à cela, mais... il s'agissait là plutôt d'un conseil, que tout autre chose. Elle ne pouvait personnellement intervenir dans cette histoire, ce n'était point son rôle. Cependant en tant que guide, elle pouvait se permettre d'avertir ses hommes. Et Athéna venait de le faire. La page se tournait.

      «Je vais moi aussi partir pour le Royaume des Ombres, mais pour l'heure, s'il te plaît, transmet ma force aux autres, avant que moi-même vienne illuminer le Pandémonium, dissiper les brumes de la torpeur...»


    Ses pensées s'envolèrent pour la douce Freyja qui, avant qu'elle ne parte de ses Terres, l'avait remercié pour avoir tenu parole. Athéna avait fait preuve une fois encore de diplomatie et de prudence, et cela avait joué en sa faveur. Elle avait reconquit la confiance de la Souveraine des Glaces, lui avait prouvé son retour.
    Mieux, elle espérait, suite à son entretien avec Amphitrite, qu'une réelle amitié pouvait se tisser entre les deux camps rivaux. Une lueur d'espoir qui la faisait sourire.

    Ne jamais dire jamais. Les ramures d'argent de l'olivier prenaient à présent une belle couleur bleutée, signe de son apogée. Resplendissant, l'arbre éblouissait les alentours par sa majesté, son éclat comparable à la lune brillant dans le ciel d'encre. À ne point en douter, ce monde possédait en son sein des merveilles que la Déesse s'était promis, il y a fort longtemps, de préserver.
    Quoi qu'il lui en coûte.

      Elle continuait de réfléchir, à étudier les lieux avec un réel intérêt. Perdue dans ses contemplations, la Déesse était bien silencieuse, si bien, qu'on entendait à présent le chant des cigales. Et sa voix cristalline brisa enfin le silence.

      «Je ne suis pas mécontente de retrouver la chaleur de la Grèce. Même ici, une odeur de sang plane, et je ne parle pas de celui de ton « frère d'arme » -commença t-elle en accentuant chaque mots- ni ceux des jeunes gens ayant combattu pour l'acquisition d'une armure. Non... elle est plus... capiteuse, plus dangereuse. Quelque chose ne va pas, et je ne sais pas quoi. Les Moires s'amusent à nos dépends, qu'elles rient tant qu'elles le peuvent, c'est tout ce qu'elles ont pour oublier la douleur de leurs doigts fatigués.»


    [Navrée pour ce post court.]
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MessageSujet: Re: Colisée - L'armée d'Athéna   Mer 8 Fév - 21:42



Le calme de la nuit avait à présent repris ses droits sur le Sanctuaire de Grèce, et le silence avait à nouveau envahi le Colisée, seulement perturbé par une légère brise qui soufflait ce soir là. Eprouvé et fatigué par les dernières heures, j'avais été quelque peu soulagé lorsqu'il avait refusé d'aller jusqu'au bout. Un nouveau combat avant de gagner la ligne de front m'aurait véritablement épuisé.

Je ne savais pas bien quoi penser de ce qui venait de se passer. Quelque part, je venais d'accepter de pardonner à Serafim sans même m'en rendre compte. Plutôt que de le laisser au niveau d'ennemi, je l'avais élevé au rang de rival.Avant que le Corbeau ne franchisse le portail, je l'interpellai d'une voix tout à fait calme :
- Serafim... ! Fais gaffe à toi, là dessous... Je suis le seul habilité à te battre ! lui dis-je d'un ton presque amical.
Puis, je le regardai disparaître par le portail menant au Royaume d'Hadès, espérant secrètement que cette expérience décuplerait son potentiel.

La déesse de la Sagesse avait visiblement été touchée par ce qui venait de se passer. Son visage affichait une expression soucieuse, et lasse. Malgré la peine que cela m'infligea, l'agacement fit place à la tristesse lorsqu'elle me donna son avis sur la situation. Cette histoire ne regardait que Serafim et moi, et personne d'autre. Si une rivalité s'était installée entre nous, c'était notre volonté à tous deux, notre choix. Et toute déesse qu'elle était, elle me semblait mal placée pour juger cela.
- Sauf votre respect, princesse Athéna, je ne souhaite pas évoquer le sujet avec vous. C'est une chose qui ne regarde que nous.

Le visage contrarié de la déesse m'attrista légèrement. Ce visage, dont je connaissais le moindre trait. Aussitôt, une pointe de colère revint en moi. Artémis était présente, mais nous étions seuls à part ça. Le temps était venu de crever l'abcès. Plongeant mon regard ds les yeux azurés d'Athéna, j'entamai une discussion télépathique avec elle :
Je vous ai déçu, n'est ce pas, princesse ?
J'attendis quelques secondes avant de poursuivre.
Une chose que nous avons en commun... Si vous voulez bien m'excuser, je vais me reposer un instant, mon corps a besoin d'un peu de repos avant de repartir au combat....

Sur ces mots lourds de sens, je fis une profonde révérence avant de m'éloigner doucement. Tranquillement, je grimpai petit à petit les marches des gradins pour m'arrêter au dernier rang. D'ici, la vue sur le Colisée était superbe. Fatigué, épuisé, j'écartai les bras pour que mon armure quitte mon corps pour se remonter non loin de moi. Soulagé par cette liberté de mouvement retrouvée, je m'étirai légèrement les membres avant de m'assoir au dernier rang. J'avais intérêt à profiter de ces quelques secondes de pause, car bientôt, je retournerais au combat....

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MessageSujet: Re: Colisée - L'armée d'Athéna   Ven 10 Fév - 10:08

Arrow Death Queen Island


Après un long voyage, Ishiro arriva enfin au sanctuaire, il avait passé les restes de Rodorio, les mauvais souvenirs de ce village retentissant dans sa tête. Bondissant de toit en toit, le Phoenix sentit un cosmos extraordinaire à proximité. Il passa les collines séparant Rodorio du sanctuaire et reconnut le Colisée, là ou semblait-il des chevaliers acquéraient leur armure. C'est comme ça que son maître avait reçu la sienne avant de faire maintes guerres et d'être en mission sur Death Queen Island. Arrivant dans les gradins, il pouvait voir quelques personnes en son centre. Trois personnes avaient un cosmos qui dépassaient l'imagination du saint, étaient-ce des dieux ? Il vit un saint qui courut en direction de l'étrange portail, vers où menait-il ? Ishiro n'en savait rien... Il fut ensuite attiré par une armure dorée, non loin de lui au sommet des gradins, il reconnut ce visage pour l'avoir vu une fois dans le passé dans la forêt à proximité de Rodorio. Kappa du Verseau ... Pourtant, l'homme n'avait plus la même couleur de cheveux plus sombres passant du brun au turquoise. Le cosmos de feu brilla alors, Ishiro retenant l'attention de ce dernier. Ayant appris par le bavardage des villageois de Rodorio que les marinas étaient en guerre contre le sanctuaire, Ishiro pouffa de rire en revoyant le chevalier d'or. Arrivant à proximité de celui ci, le Phoenix lui adressa la parole.

"Hé bien Kappa du Verseau, il semblerait que votre méthode pacifiste n'ait pas fonctionné face aux marinas, je sentais ce représentant nommé Astre, faux dans ses paroles et j'avais raison !"


Le Phoenix se contenta juste lui sourire et descendit les gradins vers l'arène où la déesse Athéna se trouvait, du moins il pensait que c'était-elle aux vibrations de son armure. Elle était magnifique, Ishiro la contemplait, il vit les deux autre dieux à proximité otut aussi magnifique mais Athéna étant sa déesse signifiait plus de choses pour lui qui ne l'avait jamais vue.

"Déesse Athéna, je suis Ishiro du Phoenix, revenant d'un long séjour dans mon île, je ne suis pas au courant de ce qu'il se passe, sommes-nous en guerre ? Où mène ce portail ? Chez les marinas ? Dans ce cas je vous ferai l'honneur de vous ramener la tête d'Astre."


Attendant la réponse de sa déesse, Ishiro croisa les bras, son cosmos de feu sortit, il se réjouissait d'en découdre face aux marinas ou autres êtres maléfiques. Il regarda le Verseau derrière lui et hurla.

"Que dirais-tu d'un duo de feu et glace chevalier ? Je serais honoré de combattre aux côtés d'un chevalier d'or !"

Ishiro savait reconnaître la puissance de ceux qu'ils côtoyaient, il se rappelait la puissance de Corell qui l'avait endurci par le passé...


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MessageSujet: Re: Colisée - L'armée d'Athéna   Sam 11 Fév - 0:39



Le visage tourné vers les cieux, humant l'air frais et agréable de la nuit, je profitais de ces quelques instants de tranquillité passés à me reposer au clair de lune. Je le savais, je serais rapidement à nouveau sur le front, et tout cela semblerait bientôt bien lointain face à la violence des combats et à la hargne des spectres et des Marinas. Plusieurs minutes silencieuses s'écoulèrent ainsi avant que mon regard ne soit attiré par un nouveau cosmos qui approchait du Colisée. Un cosmos, que je connaissais bien, mais qui avait disparu depuis l'épisode Boston : Ishiro, le chevalier du Phénix, et son cosmos flamboyant.

Son retour me soulagea légèrement, sa disparition m'ayant fait imaginer le pire. Toutefois, ce soulagement fut quelque peu troublé lorsque le jeune chevalier s'approcha de moi pour me narguer légèrement. Pour une fois, je ne répondis rien. Seul, un sourire en coin à son intention lui montra que j'avais entendu sa phrase. Je ne pouvais pas lui donner tort, après tout... Les Marinas avaient démontré leur véritable nature, et même si je ne cautionnais pas vraiment ce que le Phénix avait fait subir au Général de Poséidon, le fait était que les Marinas étaient indignes de confiance.

Le chevalier de Bronze alla présenter ses hommages à la princesse Athéna, et après avoir échangé quelques mots avec elle, revint lentement vers moi avant de hurler pour que je l'entende, en me proposant un duo aux Enfers. Ishiro était pressé d'en découdre, je reconnaissais bien là le chevalier du Phénix. Il avait beau avoir ses défauts, il semblait être un bon combattant. Après m'être relevé lentement, je descendis d'un pas décontracté les marches pour aller à sa rencontre. Je lui souris finalement doucement avant de lui tendre la main :
- Eh bien, je dois avouer que je ne m'attendais pas à te revoir. Tu nous as inquiétés après ta soudaine disparition à Boston. Où étais tu passé, durant tout ce temps ?

Je fis une légère pause, avant de poursuivre :
- Quoi qu'il en soit, tu tombes bien. Nous avons pu repousser l'assaut des Marinas au Royaume d'Asgard, mais ils se sont à présent repliés sur les Enfers afin de venir en aide à leurs alliés les Spectres. Un combattant supplémentaire de ton envergure ne sera pas trop, compte tenu de l'enfer qui nous attend là bas. J'accepte donc ton offre avec plaisir. Tu feras partie avec moi de la prochaine vague d'assaut sur les Enfers. Nous ne devrions pas tarder à partir, mais je dois encore reposer ma jambe droite quelques minutes. Elle a été blessée durant un rude combat en Asgard.
Puis, sur un ton plus bas :
- Excuses Athéna, elle est un peu contrariée en ce moment...

Sur ces mots, je m'assis au premier rang des gradins, à quelques pas d'Ishiro, afin de poursuivre la conversation tout en reposant ma jambe.
- Je vais te faire un topo rapide sur la situation, repris-je d'un ton plus sérieux et militaire. Pour faire bref, Zeus en personne a été emprisonné dans une urne par Eris suite à un complot fomenté contre lui. Perséphone, qui bien entendu n'était pas étrangère à tout ceci, a récupéré l'urne et l'a dissimulée quelque part aux Enfers. Nous devons à tout prix la récupérer. C'est à peu près tout ce que tu as besoin de savoir pour l'instant. Pour ce qui est de la situation sur place, je n'y suis pas encore allé, vu que je combattais au Royaume de Freyja. J'ose espérer que quelqu'un pourra nous renseigner une fois sur place... Si tu as des questions, c'est le moment d'en profiter... ?

Je me tus finalement pour laisser la parole au jeune chevalier de Bronze.
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MessageSujet: Re: Colisée - L'armée d'Athéna   Dim 12 Fév - 13:05

Kappa se demandait ce que le bronze était devenu après l'affaire de Boston. Le saint regardant le sol et lui répondit:

"J'ai fui le combat ... Je suis ensuite retourné au sanctuaire ou j'ai parlé un peu avec le chevalier du Capricorne mais je ne l'ai pas suivi, je suis retorné me ressourcer là ou je me suis entraîné sur Death Queen Island."


Le Verseau était d'accord pour que le bronze l'accompagne dans la prochaine vague, ainsi donc il avait vu juste pour les marinas, son intuition ne l'avait pas trompé à ce sujet. Kappa continua à parler de ce qui s'était passé en Asgard où il dut combattre de toutes ses forces apparemment vu l'état de sa jambe. Il lui demanda d'excuser Athéna ce qu'il comprenait. Cela devait être difficile pour elle tout ce qu'il se passait. ainsi donc Zeus le grand dieu suprême fut emprisonné dans une urne par Eris. Ishiro essaya de se remémorer les cours de son maître sur les dieux, déesse de la discorde donc ... Perséphone cachant l'urne aux enfers. Le saint de bronze comprit alors à quoi servait le portail ici présent mais se posa des questions et vu que le chevalier d'or lui dit de lui poser ce qui lui gênait, le Phoenix en profita pour poser deux questions:

"Mais ne risque t'on pas de perdre en puissance là bas, je me souviens que Abranius disait que les saints ne possédaient qu'un dixième de leur force en enfer ...


Puis le regrd d'Ishiro changea, la haine revint un peu, son iris devenant rougeatre, une flamme en son milieu et posa la seconde question d'une voix moins douce:

"Est ce que ce Astre sera là bas ? Je me ferai un plaisir de lui couper sa tête !"


Ishiro croisa les bras attendant les réponses du saint d'or, son cosmos grandissant et s'impatientant d'aller en découdre en enfer ....


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MessageSujet: Re: Colisée - L'armée d'Athéna   Dim 12 Fév - 22:06



Etait ce parce que revoir le jeune saint en vie m'avait fait plaisir, ou bien parce que j'étais fatigué après tous ces accrochages en Asgard et dans le colisée ? Je n'en avais réellement aucune idée, mais toujours était il que j'avais décidé de laisser une seconde chance au Phénix, de repartir de zéro et d'oublier l'incident d'Ahirès. Et même si je ne pouvais pas cautionner la manière dont il nous avait abandonnés à Boston, je comprenais parfaitement que l'horreur de Boston ait été trop pour un jeune garçon de seize pritemps. Les expériences comme celles de Boston changent un être à jamais, n'importe qui, dur ou pas, combattif ou non. Il n'était pas étonnant que même quelqu'un comme Ishiro ait ressenti le besoin de se ressourcer, de se recentrer. J'en avais moi même ressenti le besoin, alors je pouvais aisément le comprendre. Aussi, même si sa fuite me fit légèrement froncer les sourcils, je ne relevai pas se trait de faiblesse.

Docile, le jeune chevalier de Bronze écouta le petit résumé de la situation, et en profita pour poser une question lorsque je lui en laissai l'occasion :
- Eh bien, comme tu peux le constater, lui dis-je en faisant un rapide signe de tête en direction des dieux, nous avons l'appui des dieux, qui nous permettent durant un court laps de temps d'attaquer les Enfers en nous soustrayant aux règles du Royaume souterrain. Mais ça ne durera pas, c'est pourquoi il faut attaquer immédiatement, conclus- je en me relevant.

Je fis un simple signe du doigt à mon armure après avoir écarté les bras. Aussitôt, l'armure d'Or du Verseau se mit à briller plus fort avant de décoller pour venir protéger son propriétaire. Je sentis immédiatement sa puissance m'envahir avec un net sentiment de satisfaction. Un léger sourire sur le visage, mais un regard enflammé par la détermination, je me tournai à nouveau vers le jeune chevalier de bronze.
- Bien, le repos est terminé, lui dis-je en levant et en serrant le poing devant mon visage. Il est temps de retourner au combat. Je ne sais pas si Astre sera sur place, mais il y a de grandes chances. Cependant, je te suggère la prudence : il possède de toute évidence un cosmos d'une puissance écrasante. Normal, pour le représentant de Poséidon, en personne, me diras tu...

Je fis quelques pas jusqu'à me trouver à quelques pas d'Athéna. La voir si contrariée, presque fragile, me donna des remords. Plongeant mon regard dans le sien, je lui souris avant de communiquer par télépathie :
Je regrette ce que je vous ai dit, princesse. Pardonnez moi... C'est juste... Mashia me manque, avouai-je soudain presque sans le vouloir. Mais ca ne change rien, vous restez ma déesse, et je mourrais pour vous protéger, s'il le fallait. Je vous laisse, il est temps pour moi de rejoindre les autres, ajoutai-je avant d'incliner la tête.

Me tournant vers le portail, j'entamai une marche lente et calculée avant de me tourner vers Ishiro une dernière fois :
- Je pars devant, Ishiro. On se revoit de l'autre côté, achevai-je avant de traverser le portail.

Arrow L' invasion commence ! Première ligne en avant toute !! ( Porte des Enfers )

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Signun


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MessageSujet: Re: Colisée - L'armée d'Athéna   Mar 14 Fév - 12:10



Asgard Arrow Rodorio

La chaleur, tel fut la première sensation que Signun Iscariot sentit au moment ou ses sens lui permit de se reconnecter à la réalité. Quand il parvint enfin à ouvrir les yeux, il ne vit qu'un voile flou devant lui, ou plutôt au dessus de lui. S'il ne parvenait pas à distinguer quoi que se soit autour de lui, le chevalier savait qu'il était couché, ou du moins il l’imaginait, car dans son état il n'aurait de toute manière pas put tenir debout. Il entendait des voix, dont certaine qui devait lui adresser la parole, mais il n'en comprit pas un traitre mot. C'était comme si malgré le fait d'être revenu à lui il serait resté à demi inconscient.

Mais voilà, le sensation revinrent à lui, il sentit clairement qu'on l'avait allongé sur le dos, certainement à même le sol ou sur une couverture, puis des picotements dans ses doigts qui lui firent comme une décharge électrique. D'un coup, tout devient de plus en plus net autour de lui et les paroles plus compréhensible.

Quelle ne fut pas sa grande surprise de voir qu'au lieu de se réveiller dans une maison de pierres massives comme on trouve en Asgard, mais bien une bâtisse en bois à l'odeur de pin méditerranéen. Il savait qu'il se trouvait en Grèce, qu'on l'avait ramené non loin du Sanctuaire, Signun en fit encore plus sur quand il vit penché au dessus de lui Éléonore, sa femme.


" - Mon ange, quelle joie de te revoir."

Parvient-il a dire péniblement alors que la douleur de son précédent combat commençait à revenir. La femme laissa échapper quelques larmes de soulagement que son chevalier de mari soient en vie, mais elle ne dit pas un mot. Le saint savait qu'elle s'inquiétait de lui, surtout depuis qu'elle l'avait vue avec son armure dorée.

Sans attendre un moment de plus, le chevalier ailé se redressa et se mit debout. Sa femme s'agrippa à son bras comme pour l'empêcher de partir, il comprenait sa détresse. Mais il avait une mission à accomplir, tel est le lot de tous les chevaliers.


" - Je suis heureux de voir que tu te porte mieux que moi."

- Dis, tu voudrais pas abandonner ton armure et vivre simplement auprès de nous, ta femme et ton fils ?

" - Impossible, pas tant que les dieux ne menaceront l'humanité. Je ne pourrais vivre tranquille pas avant que la paix ne soit instaurée"

- Et si elle n'arrivait jamais ?

Le saint ailé savait parfaitement que la question de sa femme était pertinente. Après tout, les dieux se faisaient la guerre depuis des siècles, des millénaires même. Alors comment pouvait-il croire qu'un simple humain comme lui puisse finalement arrêter ces combats incessant ? Non, Signun savait bien qu'il faudrait bien plus qu'une vie pour arriver à un tel résultat. Mais en même temps, il était bien décidé à poursuivre son objectif.

Le chevalier du sagittaire se retourna et regarda Éléonore droit dans les yeux en lui adressant un sourire.


" - Dis, ça te dirais pas de venir habiter dans la maison du sagittaire avec moi ? Je sais, se sera pas marrant de toujours devoir descendre les marches pour aller au village, mais au moins, tu seras dans l'un des lieux les mieux protégés du monde."

La femme ne dit pas un mot, mais elle acquiesça de la tête. Signun avait oublié de le lui demandé la dernière fois et désireux de ne plus revoir une tragédie comme l'attaque des spectres sur Rodorio toucher sa famille. Ensemble, ils restèrent dans les bras de l'autre durant de longues minutes avant de finalement se séparer.

***

Rodorio Arrow Sanctuaire

Un peu plus d'une heure après avoir reprit connaissance, Signun prit le chemin du sanctuaire. Il avait aidé sa femme et son fils à préparer une partie de leurs affaires avant de finalement se décider à rejoindre ses frères d'armes dans cette terrible guerre qui faisait rage dans les enfers.

Il arriva dans l'arène, un lieu qui normalement était fréquenté par les apprentis chevaliers mais qui en ce jour particuliers semblait bien silencieux et dont l'atmosphère semblait lourde et pesante. Il faut dire que la situation était bien particulière par rapport à un jour normal : aujourd'hui ce lieu servait de passerelle pour attaquer l'enfer, le royaume maléfique du dieu Hadès.

Au centre de ce petit Colisée se trouvaient un autre chevalier, celui du phénix à en juger par cette armure que le sagittaire avait déjà croisé de l'époque où lui même était chevalier d'argent. Mais deux autres personnes étaient présentes : deux femmes. Leur cosmos irradiait d'une telle intensité et le chevalier du bien reconnaitre là qu'il avait à faire non pas à une, mais deux déesses.

Le fait le plus étrange est que celle qui semblait être Athéna lui était totalement inconnue. Avant de partir pour Asgard, il savait que son hôte était la précédente capricorne, Lianna, qu'il avait croisé alors que la guerre faisait rage au pied du sanctuaire. Tandis que là, la déesse de la guerre et du savoir semblait avoir de nouveau changé d'aspect, de corps. Mais que c'était-il passé ?

Alors que le saint ailé se posait cette question, il lui revint subitement ce moment où il cru sentir le cosmos de la déesse disparaitre. C'était lorsqu'il mangeait en compagnie de Ysselda de Mjolnir. Mais avant d'avoir put comprendre ce qui se passait à l'époque, tout redevint normal et l'aura divine d'Athéna était de nouveau perceptible comme si rien ne s'était produit. Le changement de corps de cette dernière devait certainement être lié aux évènements qui eurent lieu à cette époque.

L'autre divinité était totalement inconnue pour le saint de l'espoir. Mais force de constater que son divin cosmos ressemblait assez bien à celui de Apollon. En croisant ce fait et ce qu'il avait entendu peu de temps après le conseil des chevaliers d'or, Signun en vint à la conclusion qu'il devait plus que certainement s'agir de Artémis, la déesse de la chasse.

Le chevalier arriva face à sa divinité protectrice avant de poser un genoux au sol eyt de la saluer respectueusement.


" - Oh Athéna, ton humble serviteur que je suis est heureux de voir que vous n'avez subit aucune attaque ennemie lors de votre passage en Asgard. Je suis désolé de ne pas avoir put vous rejoindre et de vous demande pardons d'avoir échoué dans la mission que vous nous aviez confier, à savoir protéger Asgard comme notre demeure."

L'homme à l'armure aux longue ailes dorée se retourna alors vers l'autre déesse qu'il salua bien bien toujours en respectant ainsi son statut divin.

" - Déesse Artémis, moi, Signun du sagittaire, je suis heureux de vous rencontrer."

Puis il se releva, attendant les ordres de mission de sa déesse, sachant qu'il allait très certainement devoir se rendre en enfer pour libérer le père des dieux, Zeus.
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Celsius


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MessageSujet: Re: Colisée - L'armée d'Athéna   Mer 15 Fév - 0:42

:: Dashing Entrance :.

Passé Rodorio, Celsius n'avait eu qu'une hâte : forcer l'allure pour se rendre au Sanctuaire. La dernière ligne droite. Son maître lui en avait tant vanté les mérites qu'il éprouvait un zeste d'impatience à l'idée de le découvrir de ses propres yeux. La place forte de la lumière, élevée au culte de la déesse Athéna. On l'avait préparé à ce qu'il allait découvrir là-bas mais il était important qu'il se forge sa propre opinion. Sauf erreur, ce serait là sa dernière demeure, et l'armure d'or son ultime costume. Voir par les yeux d'un autre peut biaiser l'impression qui en ressort. Sur son dos pesait l'urne nitescente où reposait ce qui était à ce jour sa protection. Il n'avait pas idée de qui en était l'ancien porteur. Sans doute pourrait-on l'éclairer à ce propos en cet endroit béni des dieux, même si en définitive il n'en avait cure. Il avait pris le train du destin en marche en se saisissant de cette cuirasse, sa provenance ne lui importait que dans une moindre mesure considérant qu'elle était devenue sienne. Les lanières de cuir lui en ceignaient les épaules tandis que ses mains avaient trouvé repos au fond de ses poches.

Sur son dos, un long manteau noir qui aurait pu la dissimuler à merveille en dépit de ses courbes et de ses arêtes, le tout pouvant y disparaître assez aisément. Sa crinière céleste ondulait au gré d'un vent de révolution, et de sombres pressentiments l'accablaient tandis que ses pas foulaient le sol poussiéreux qui l'avait toujours attendu. Ici était sa place, elle y avaittoujours été. Mais il ne le réalisait que maintenant qu'il pouvait enfin contempler d'un oeil scrutateur la périlleuse ascension qui menait jusqu'aux confins des étoiles, au sommet de Star Hill. Ce pic dominait le monde et jamais il ne pourrait le voir, lui avait dit son instructeur, n'ayant pas voulu l'assommer des modalités de l'accession au rang de Pope. De par son jeune âge, il avait encore beaucoup à apprendre et lui conférer une telle responsabilité dès son arrivée n'aurait été que pure folie. Et puis, il ne pouvait tout lui dire d'avance, à plus forte raison que lui-même n'y avait plus mis les pieds depuis des décennies. Les changements pouvaient avoir été légions sans qu'il en soit informé, aussi était-il resté vague dans ses explications.

Le reste, ce serait à son jeune apprenti de s'en faire une idée. Dès qu'il eut pénétré le proche périmètre, il se sentit écrasé. Une masse considérable de cosmo-énergie flottait dans l'air, incluant celle de plusieurs divinités. Pour lui qui en dehors du sien n'avait jamais ressenti que celui de Zénon, en éprouver autant d'une seule traite manqua de l'estourbir. Traversé par ce flux inarrêtable, il dût attendre que sa perception se stabilise pour continuer sa progression, le pas peu assuré de prime abord. Mais il reprit rapidement de l'assurance quand lui vint en tête de devoir faire bonne figure auprès de ceux qui, dorénavant, seraient ses frères d'armes. À la vérité, ce contact suscitait en lui une peur incontrôlable par avance. Cette appréhension était entièrement dûe au fait qu'on lui ait fait comprendre que même les éveillé au cosmos ne seraient pas immunisés au poison qui coule dans ses veines, et que lui-même n'était mis à l'abri que par une des décoctions qu'il s'était inoculé pour ralentir les affres du temps.

La perspective d'être abhorré de tous pour n'avoir pas su contrôler son pouvoir était une hantise qu'il avait inspecté sous toutes les coutures tout au long de son voyage. Pourtant, nulle réponse ne pouvait être donnée sans qu'il se soit risqué à les approcher comme le voulait le rôle qu'il aurait à tenir une fois sur place. Et enfin, ce trajet touchait à sa fin. Et sa destination s'érigeait droit devant, fière et majestueuse. L'émotion lui noua les tripes mais ne l'empêcha pas d'avancer, cependant, tandis qu'une main légèrement tremblante repoussait quelques mèches claires derrière son oreille. Vu de loin, quiconque l'aurait aperçu aurait cru à une présence féminine : nul doute que ceux qui auraient la chance toute relative de le penser comme tel seraient déçus à son arrivée. Cette pensée l'aida à se détendre jusqu'à ce qu'il soit assez près pour discerner clairement les traits de tout un chacun – soit encore à une certaine distance, son excellente acuité visuelle aidant. Le regard fier et droit des hommes de bien. La mine basse pour ne pas trop se faire remarquer, il les dévisagea tour à tour. Plusieurs étaient des guerriers de son ordre, bien qu'il ne puisse reconnaître aucun d'eux – ses connaissances en astrologie étant tout sauf complètes. Puis soudain, il sut.

Derrière le rideau chatoyant de cette crinière de feu se cachait la déesse Athéna. Il ne l'avait jamais vue par le passé, pas même en rêve, mais son maître lui avait certifié que le jour où il la verrait il ne pourrait que la reconnaître au premier coup d'oeil. Et il ne s'y était pas trompé. En la détaillant, son coeur avait paru manqué un battement, comme si le temps soudain s'était suspendu autour de sa fine silhouette pour laisser cette vérité l'imprégner jusqu'au plus profond de son âme. En réaction, il posa genou en terre, une effusion de cosmos jaillissant de son être pour teinter les cieux de sa couleur dorée. S'ils n'avaient pas déjà réalisé de quelle couleur était le récipient qu'il transportait sans coup férir, le doute n'était plus permis. Sa place était au bout du chemin, dans le douzième temple du Zodiaque d'Or, placé sous la protection d'une constellation comme chacun de ses homologues. Oui, il était...
Celsius des Poissons... Tel est nom. Vous comprendrez, je pense, que j'observe une distance de sécurité. Vous devez déjà connaître la malédiction qui pèse sur les élus de ce signe. Faire votre connaissance est pour moi un immense honneur. Je suis aussi porteur d'un message. Sachez que les pensées d'un chevalier du nom de Zénon ont été pour vous jusqu'à son dernier souffle. Il m'a dit que vous comprendriez.
Autrefois, il n'aurait pu parler de son “mal” avec tant de légèreté. La formation subie l'avait changé, lui avait appris à vivre avec sans se laisser affecter par ses conséquences. Il demeurait cependant bien conscient du caractère nocif de sa personne, aussi se tenait-il à plusieurs mètres de là. Il ignorait si une divinité y était aussi sensible qu'un humain ordinaire, mais même s'il pensait bien qu'il n'était pas si simple de la tuer il ne voulait pas non plus l'importuner à lui faire courir ce risque inutilement. Elle qui parlait de dangereux poison une seconde auparavant allait être servie. Un frisson dévala son échine des suites de sa tirade, se demandant s'il avait bien fait de s'adresser à elle en ses termes. Cette introduction avait été spontanée, mais peut-être aurait-il dû prendre garde à mieux tourner ses paroles.

C'était la première fois qu'il avait à faire à une personne de cette importance, aussi était-il forcé d'improviser quant à la conduite à adopter. Il inclina respectueusement la tête envers Artémis, qu'il devinait d'égale importance à l'aura qui l'entourait, sans pouvoir l'identifier. Circonspect, l'empoisonneur considéra le trou béant que constituait le portail, sans oser s'en approcher de trop près. Étant enfant, il devait avouer avoir été quelque peu superstitieux, ce qui le poursuivait encore ce jour bien qu'apprendre tout ce qui avait trait à la Guerre Sainte lui avait fait revoir ses positions à ce sujet. Dans une nuée d'étincelles, l'urne qui reposait à ses côtés depuis qu'il avait proifté de s'être agenouillé pour s'en défaire s'ouvrit à la volée. L'instant d'après, son corps luisait du même éclat précieux, chaque pièce étant à sa place exception faite du casque qui pour sa part reposait sous son bras. Engoncé dans cette cloth, si scintillante qu'on l'aurait cru flambant neuve, il avait fière allure. Lui qui n'en menait pas large se bardait d'aplomb, devant devenir une toute autre personne une fois revêtu de cet habit d'or et de lumière.
Votre verbe est mon ordre.
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