RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [BG] les Chroniques de Mimick.

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Raïmi


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MessageSujet: [BG] les Chroniques de Mimick.   Dim 25 Déc - 17:29

Ceci se passe bien avant le total éveil de l'étoile maléfique (et donc de Spectre) de la Soumission enfouie au fond de Raïmi, mais déjà quelques soubresauts se font sentir.

L'HABIT DU MOINE

Ces jours-ci, Raïmi passait ses journées pour gagner sa vie comme il pouvait. En faisant la manche. Pas la meilleure méthode en soi, mais même s'il avait pu se déguiser en femme, il y avait fort à parier que son physique originel ne lui donnait pas l'avantage. Alors d'une certaine manière, entre faire le trottoir assis le jour plutôt que la nuit debout ne changeait pas grand chose à son problème de pauvreté.

Il était arrivé dans cette ville environ une semaine auparavant, et les passants le dévisageaient toujours autant, comme si c'était la première fois qu'ils le croisaient. Montant la garde à sa manière devant l'église, il espérait que sa quête avait plus de chances de rapporter gros. Au début, la réticence dominait, mais le fait qu'on leur inculquait sans cesse d'aider son prochain, les premières pièces de monnaie finirent enfin par tomber dans ses paumes tendues vers le ciel. Pas de quoi casser trois pattes à un canard, certes, mais pouvoir se payer ne serait-ce que des miettes de pains lui permettait au moins de se combler quelque peu la panse.

Parfois, les enfants se moquaient de lui ou lui jetaient des cailloux au visage, mais Raïmi n'en faisait rien. Quant aux belles demoiselles, une oeillade discrète se voyait illico cassée par une violente insulte... quand ce n'était pas leurs maris qui, eux, lui cassaient la mâchoire. Ce cinéma perdura donc sur la huitaine de jours qui suivit, jusqu'à ce que finalement, les habitants finissent par s'habituer à ce nouveau détail dans le décor. Mais résultat, Raïmi eut de moins en moins droit à son salaire quotidien, et l'estomac criant famine se fit sentir par conséquent.

Tous ces gargouillis avaient dû réussir à traverser la brique de la grande bâtisse, car à la fermeture, le prêtre en chef, tout de noir vêtu, se décida à mettre les pieds dehors pour aller s'entretenir avec ce nouveau sans-abri qu'était Raïmi. À moins que ce ne soit à cause de la saison hivernale qui allait bientôt refroidir les rues.

_ Ne reste pas trop longtemps ici, mon garçon, commença-t-il d'une voix sereine.

Les fesses plates et le dos tout recroquevillé, Raïmi releva son menton coincé entre ses genoux. Il avait dû s'endormir à force de rester sans rien faire.

_ Hein ? Réagit-il, encore un peu sonné à la sortie de son rêve. Vous voulez que j'me casse, c'est ça ?!

Le prêtre eut un mouvement de recul à la vue de la sale face de grenouille du futur Spectre du Ver. Effectivement, il était aussi laid que ce que les on-dit perçus ça et là dans son église.

_ Non, non, reprit-il toujours aussi doucement, après s'être ressaisi. Bien au contraire. Je suis venu te proposer de venir te réchauffer sous le toit de cette église.

L'homme esquissa un geste du bras indiquant la grande porte d'entrée du bâtiment, avec un léger sourire de compassion. Raïmi fronça d'abord les sourcils car il ne le croyait pas. Pourquoi ce type serait plus généreux que tous les autres, s'interrogeait-il. Après un temps de réflexion, Raïmi se leva enfin et accepta la proposition de son interlocuteur.

Les deux hommes entrèrent dans la pièce principale aussi large et haute qu'une gare de trains. Il y avait des bancs, des cierges allumés, des sculptures, des tableaux. Et bien sûr, une imposante statue d'un type quasi à poil et crucifié sur une croix, jambes entremêlées comme une mannequin tapant la pose à un défilé, devant des photographes.
L'écho de leurs pas résonnèrent dans toute la salle. Ceux de Raïmi étaient hésitants, tandis que sa tête faisait des sortes de moulinets entre ses épaules pour prendre ses repères et admirer la grandeur de cette chaumière gigantesque.

_ Merci pour votre hospitalité, Monsieur, sortit Raïmi au bout de la brève visite guidée.

_ C'est de bon coeur, répondit le prêtre. Tu es maintenant ici chez toi.

Sa bouche s'ouvrait un peu trop radieusement, qu'il y avait de quoi se demander s'il était réellement content, ou s'il avait déjà une sournoiserie cachée derrière la tête.

Quelques minutes plus tard, le meilleur des repas depuis des lustres l'attendait à table, et n'attendait plus qu'à être englouti. Raïmi s'en donna à coeur joie et mangea comme un goret. C'était toujours mieux que des restes de pain sec. Sa première soirée dans un gîte commençait bien, et tout ça, sans rien demander. Il y aurait néanmoins une contrepartie, mais ça, c'était la prochaine surprise. Lorsque l'hôte aurait assez pris ses aises pour comprendre qu'on n'avait jamais rien sans rien.

Pour le moment, un bain n'était pas non plus de refus, car toutes ces dernières épopées à la belle étoile dans les mêmes fringues ne donnaient pas cher de son hygiène.

_ Je te présenterai ensuite quelqu'un, glissa soudainement le croyant. Pour que tu ne restes plus tout seul et abandonné.

Raïmi fut surpris aussitôt, mais cela ne l'intrigua pas des masses, tellement l'accueil était déjà à la hauteur de ses espérances les plus improbables dans ce monde intolérant.


Dernière édition par Raïmi le Mer 28 Déc - 15:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [BG] les Chroniques de Mimick.   Lun 26 Déc - 9:17

Sainte Marie, mère de Dieu ! Qu'était-ce donc, que cette armoire à glace ? Raïmi avait pénétré dans sa nouvelle chambre de bonne (ou de nonne, c'est selon), une pièce avec deux lits séparés, où justement un autre grand gaillard se tenait presque au garde-à-vous devant le nouveau pensionnaire. Le grand costaud tendit sa grosse paluche, que Raïmi finit par serrer après avoir tremblé deux-trois fois en son for intérieur.

_ Salut mec ! Dit-il de sa grosse voix enjouée. Moi c'est Casinodo.

_ Euh... ouais, enchanté. Je m'appelle Raïmi.

Raïmi tourna le regard vers la porte de la chambre discrètement, au cas où il aurait besoin de fuir en quatrième vitesse, mais elle était déjà fermée. Et le prêtre devait déjà être au lit, afin de les laisser faire plus ample connaissance.

Qui aurait pu penser que l'on pouvait retrouver deux erreurs de la nature au même endroit ? Pas le bossu, en tout cas. Le plus petit, bien sûr. Car oui, l'autre type était non seulement aussi moche, si ce n'est plus, mais son dos possédait une bosse bien réelle et très flagrante. Même sa trogne avait de quoi faire vomir, avec un oeil plus gros que son voisin, et décalé par rapport au nez. Un peu comme s'il avait morflé contre l'héritier du Hokuto. On ne savait d'ailleurs même pas comment il fallait le zieuter, ou si ce dernier regardait quelque chose à côté.

_ Alors ? Lança l'asticot, pour éviter un trop long silence. Ça fait longtemps que tu habites ici ?

Il en profita pour lui tourner le dos aussitôt, et s'installa bien chaudement sous la couette.

_ Ça remonte à loin, en effet. Depuis ma naissance, pour être exact. Mon père adoptif m'a recueilli sur le pas de la porte d'entrée, m'a-t-il raconté. Et en grandissant, je suis devenu son assistant.

_ Du genre ?

_ Je suis chargé de faire sonner les cloches tout au long de la journée, répondit le colosse en brandissant un de ces biceps bien bandés. Tu verras demain, si tu veux. Enfin, si mon père est d'accord.

Raïmi dormait déjà à poings fermés. Ou en tout cas, il jouait superbement bien la comédie. Grand mal lui avait pris. Si seulement il avait pensé à lui demander si l'autre ne ronflait pas au moins, le choc aurait été moins rude au milieu de la nuit lorsqu'une horrible respiration, carrément plus rouillée que celle de Dark Vador, lui bourdonna dans l'oreille.
Le Spectre ne supporta évidemment pas tout ce vacarme qui, dans une église, même au grenier, avait de quoi résonner un max ! Il tenta alors diverses techniques d'isolation, mais en vain. Même marteler la tête du fautif à coups d'oreiller n'y changea rien. À un moment mal calculé, la grosse boule de tissu s'était coincée dans la bouche grande ouverte du gros balaise. Merci au filet de bave qui s'incrusta sur le sac de plumes.

Et rebelotte ! Au petit matin, alors que le soleil distribuait ses premiers rayons, une cacophonie infernale explosa les tympans de Raïmi, qui devait sûrement commencer enfin à s'endormir. Il était sept heures et Casinodo s'attelait déjà à sa tâche principale. Faire sonner les cloches de l'église. Avec le temps et l'expérience, il s'était réglé justement comme une horloge, et ne râtait jamais l'occasion de jouer un peu de musique pour la ville et ses habitants.

_ P*tain d'enf*iré ! Gueula une voix au dernier étage.

La musculature de Casinodo venait donc principalement de cet exercice intensif et répétitif. Manier ces grosses pièces de métal au bout d'une corde n'était pas aussi simple que l'on pensait, en fin de compte.

Plus tard, après une sévère remontrance du prêtre, Raïmi s'était enfin bougé le fion. Il lui expliqua notamment que la générosité avait parfois un prix, et qu'il fallait se montrer serviable à son tour. Une leçon de morale que le Ver ne retiendrait certainement pas à l'avenir. Lui, ce qu'il désirait au fond, c'était que sa propre passion devait automatiquement être réciproque. Alors s'il aimait un être ou une chose, qu'il estimait avoir tout fait pour le conquérir, ça lui revenait exclusivement de droit.

L'exemple-type se présenta justement un soir où une femme trainait longuement agenouillée devant la statue du barbu à la couronne d'épines, cloué en croix. Pendant ce temps, Casinodo et Raïmi s'affairaient à rallumer des feux éteints par les courants d'air extérieurs, dès que la grande porte s'ouvrait. Trop petit pour atteindre certains emplacements, le Ver avait eu la bonne idée de monter sur les épaules du tout dur de l'échine courbée. Le jockey se permettait même de donner des ptits coups de talon quand sa monture n'allait pas assez vite, ou de lui tirer les cheveux. Le tout pour rigoler, bien entendu, même si dans l'ombre, les premiers signes de la Soumission se manifestaient.

Une fois leur travail accompli, les deux anomalies de la perfection épièrent la dame au sol. Elle avait l'air triste, les yeux fermés et humides, et baragouinait des phrases apprises sans doute par coeur. Pour des mâles du genre en manque d'amour, la femelle était évidemment à leur goût. Pourtant, sous le refus catégorique de Casinodo, ce fut donc Raïmi qui décida d'aller mettre la main à la patte, le premier. Le bossu géant savait pertinemment ce qui l'attendrait s'il avait osé. Mais pour Raïmi...
Celui-ci se mangea donc une claque surpuissante et et un cri d'alerte de crécelle à la face. Le prêtre, qui avait dû se souvenir de ce déjà-vu, sortit du confessionnal où il s'était terré, et ordonna à son fiston d'homme de main de le décoller de là.

Raïmi connut un de ses premiers interdits, et le tout dans une Maison de Dieu. Bravo ! Et la correction n'en fut que plus terrible, après que la femme s'était barrée.

_ Ne refais plus jamais ça ! S'exclama le prêtre en colère, d'une voix sèche. Je veux te l'entendre dire tout haut !

Mais qu'il le dise ou non, la sentence serait tout de même infligée par les bons soins de son propre copain. Au fouet fait-maison. Casinodo ne s'en servait que très rarement, car ô grand jamais, l'église collectionnait de méchants incidents. Il y avait bien eu la fois où un mari complètement torché croyait dur comme fer que sa femme se tapait l'homme en robe noire. Heureusement, le fils aux gros bras était intervenu comme Tarzan au bout de sa liane.

La torture dura une heure et Raïmi fut privé de dîner, en prime. De toute manière, les lacérations lui avaient supprimé toute envie à cet instant. Rha, ces sales gosses ! Il fallait les dresser très jeunes si on ne voulait pas perdre le contrôle du jour au lendemain.


/hrp: toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé ne serait que pure coïncidence. Very Happy
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MessageSujet: Re: [BG] les Chroniques de Mimick.   Mar 27 Déc - 10:58

Le lendemain, des bandages plein le corps sous ses vêtements, on retrouva Raïmi assis non loin de la statue. Il était consigné à lire un livre de prières en face, et devait se faire pardonner devant le Seigneur d'avoir mal agi. C'est ainsi que le futur Ver en apprit un peu plus sur l'histoire de Jésus et la religion de tous ces gens qui venaient se prosterner devant la représentation à son effigie, pour tout et rien à la fois. Cependant, alors que le puni de service lisait, récitait – voire, priait – des sifflements étranges lui parcouraient les oreilles. Le son se transforma doucement mais sûrement et devint bientôt un chuchotement. Puis une voix bien distincte. Était-ce des paroles sensuelles ? Faut pas rêver ! Quoique...
Raïmi avait l'impression d'entendre que quelqu'un l'appelait au plus profond de ses entrailles. C'était sans conteste son étoile maléfique, bien sûr, mais il l'ignorait encore à cette époque. Elle lui susurrait comme quoi son seul Seigneur et Maître n'était autre que Hadès.

Puis, pendant cette journée d'étude forcée, Raïmi avait aussi pu prendre le temps de surveiller les déplacements du prêtre. Il allait parfois s'enfermer dans cette sorte de cabine sombre et étroite, dans le coin de l'église. La seconde d'après, des gens venaient s'y installer à leur tour. Pas plus d'une seule personne à la fois. Que pouvaient-ils bien se dire ? Ou faire ? Drôle de spectacle, en tout cas.

_ Hé ? Casi ? Appela-t-il à voix basse, les mains en porte-voix autour de la bouche. Tu sais ce que fait ton père là-dedans, depuis tout à l'heure ?

Le sonneur de cloches, resté dans l'ombre, se faufila jusqu'à être à bonne distance d'écoute. À vrai dire, le balourd n'aimait pas se montrer en public. En même temps, on le comprend. Et de toute manière, son boulot et autres tâches pseudo-ménagères ne lui demandaient pas de faire le réceptionniste, ou encore de ramasser des sous pour la paroisse, par exemple. Sinon, gare aux crises cardiaques en série.

Casinodo lui expliqua donc ce qu'il savait à propos de cet endroit à huis clos. Pas grand chose, en fait. Que le cabanon était séparé en deux box, où chacun s'asseyait de son côté, dans le noir. Pourquoi ? Peut-être pour rajouter du mystère, de l'intimité, ou cacher son identité...
Raïmi se gratta le menton avec un grand sourire qui pouvait en dire long sur ses conclusions. Il fallait, en effet, qu'il teste ce nouveau jouet à tout prix. Car si peloter une nana à découvert lui était quelque peu fatal, entre quatre murs ce ne serait pas le même refrain... pour son plus grand plaisir.

Se mettant alors à l'oeuvre dans les jours qui suivirent, Raïmi avait dû commencer par trouver le moyen de rencontrer le prêtre en tête à tête, afin que son cher garde du corps ne soit pas alerté de la suite des événements. Car il fallait bien l'avouer, la seule façon de mettre l'homme à la toge sur la touche, c'était de purement et simplement s'en débarrasser ! Pour ce faire, le petit bossu sournois attendit la nuit, où de force, il avait fini par devenir insomniaque. Et plutôt que de passer ses nerfs à baffer le nez de son acolyte de chambrée avec le coussin, Raïmi quitta cette fois-là la pièce en douce et se rendit dans celle du Père. Rien de plus facile pour le futur professionnel des Enfers, en ce qui concerne l'infiltration.

Vous l'aurez compris, le pauvre homme de Dieu aurait eu beau penser à prier qui vous savez, de vouloir vivre un peu plus longtemps, c'était râpé pour ce coup-ci. Le destin était déjà écrit et en marche. Raïmi écrasa sans plus attendre son oreiller sur le pif de sa proie, et l'étouffa sans remords. Il cacha le corps dans la foulée sous le lit, en prenant soin de lui piquer son uniforme de travail dans l'armoire, et le revêtit.
La prochaine journée serait décisive. Casinodo devait connaître son père, bien qu'adoptif, comme sa poche. Alors évidemment, si la voix était trop différente, sans mentionner la taille et le gabarit du bonhomme, Raïmi devait quand même rester sur ses gardes. Il simula alors qu'il était malade d'une vilaine toux ou quelque chose d'approchant. L'autre simplet à tête enflée n'y vit que du feu.

Maintenant que le ton était donné, Raïmi dans son déguisement de moine, capuche et tout, n'avait plus qu'à s'enfermer dans le confessionnal et attendre que de la poulette morde à l'hameçon. Exceptionnellement, vu l'état de santé du soi-disant prêtre, il ne fallait pas trop lui en demander, alors il pouvait compter sur l'aide de son naïf compère pour s'occuper des autres types de corvées.

_ Bonjour Mon Père, tenta un client.

_ Kof, kof, kof ! toussa piteusement Raïmi dans son isoloir. Désolé, je crois que ça va pas le faire pour aujourd'hui. Veuillez m'excuser, je vous recevrai une autre fois.

Et hop ! Emballé, c'est pesé ! Les mâles pouvaient tous passer leur chemin. Alors que les femmes, elles, avaient toutes étrangement reçu la convocation verbale de venir après la fermeture de l'église. Pourquoi ? Car le prêtre leur avait promis qu'il serait guéri, pour pouvoir leur parler plus clairement (Bah oui, les médicaments devaient d'abord faire effet, mouarf !).

Raïmi n'avait pas vu le temps passer et s'était finalement cloîtré toute la journée, sans manger. Il fallait juste espérer que Casinodo ne soit pas assez malin pour se poser des questions. D'ailleurs, lui aussi, en fin de compte, il fallait le neutraliser. Le caméléon noir n'avait rien trouvé de mieux que de lui enrouler une corde -celle pour les cloches- autour du cou, alors que c'était justement l'heure de les faire sonner pour la dernière fois de la soirée. Ce ne fut pas une mince affaire, mais le fourbe n'allait pas s'en plaindre. Tant que ça marche.
Il avait juste oublié de vérifier si le gros buffle avait réellement succombé.
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MessageSujet: Re: [BG] les Chroniques de Mimick.   Mer 28 Déc - 10:07

Il faisait nuit noire et un froid de canard pour la saison. Dans la cour derrière l'église, servant de petit jardin fleuri ou de terrasse en été, une silhouette bien emmitouflée sous une cape épaisse posa le pied et attendit. Elle balaya l'obscurité du regard, puis après un long silence, se découvrit. C'était une femme. Une des fidèles de l'église, plus précisément. Elle attendait impatiemment quelque chose ou quelqu'un, mais comme initialement prévu, le prêtre n'arriva pas. Au contraire, ce fut une autre silhouette bien dissimulée dans des vêtements chauds qui lui prêta compagnie. Et encore une autre. Encore une. Et ainsi de suite. Toutes des femmes crédules, comme de par hasard. Elles finirent par se reconnaître entre elles, étant voisines, amies, ou parce qu'elles allaient faire leurs courses chez untel.

Leur incompréhension passa vite en appréhension... voire, une légère panique. Un bruit de pas retentit ensuite dans leur dos, et sous un hoquet de surprise général, le prêtre apparut. Du moins, c'est ce qu'elles pensaient toutes. À cause du collier de prières et les fringues que le nouvel intrus portait.

_ Mon Père ? Demanda l'une des femelles en détresse. C'est bien vous ?

Un rire sadique lui répondit.

_ Ce n'est pas drôle, vous savez ? Expliquez-nous cette mascarade, voulez-vous ! Pourquoi vous avez demandé à chacune d'entre nous de venir vous rejoindre ? Jamais je ne me confesserai devant tout le monde, si c'est que vous espériez !

Un autre rire encore plus diabolique rétorqua, à n'en plus finir, jusqu'à ce que le soi-disant homme de Dieu soulève sa capuche. C'était ce saligaud de Raïmi. Il fut aussitôt acclamé de surprise et de peur. Premièrement pour sa laideur, mais aussi pour sa tentative de fouille au corps de la dernière fois. Eh oui, les nouvelles se répandaient vite dans les rues.

Le bossu de ses dames brandit dans la seconde le fouet qui l'avait lacéré quelques temps auparavant, et sans top-départ donné, il mitrailla son poulailler illico presto. Il ne fallait évidemment pas qu'elles se sauvent. Alors, dans la douleur, les cris et les fessées en lanière de cuir, la dizaine (autant de naïves, c'était balaise, j'avoue) de paires de jambes en prit plein leur grade.

_ Mouhahaha ! Beugla la hyène voûtée, excitée par les premières effusions de sang. C'est bien... voilà... comme ça... prosternez-vous devant votre nouveau Seigneur, héhé ! Et racontez-moi vos plus grands secrets, vos plus grands fantasmes.

Les vêtements déchirés et la chair à vif, les victimes tombèrent au sol. Elles priaient et suppliaient leur bourreau, mais pas pour les mêmes raisons attendues par Raïmi. Celui-ci se voyait déjà avec son tout premier harem, tandis qu'elles souhaitaient juste que cette souffrance s'arrête.

_ D'accord mes chéries, fit Raïmi, aussi étrange que cela puisse paraître. Si vous me laissez goûter, je ferai peut-être une exception.

Raïmi n'attendit pas leur approbation, enroula son arme et la rangea à sa ceinture. Il fit un pas dans leur direction, s'arrêta pour réfléchir une seconde, et fredonna une comptine à la con tout en comptant quelle donzelle passerait à la casserole en premier.

_ Hmmm... ce sera toi, ma minette ! S'exclama-t-il enfin fièrement.

_ Jamais ! Éclata une voix... de mâle (?), par-dessus les halètements de la désignée.

Grrrr, avait grogné le Ver, après avoir levé les yeux au ciel. Une ombre énorme était suspendue au sommet de l'église. Pas besoin d'être fûté pour deviner qu'il s'agissait de celle de Casinodo. D'ailleurs, le mastodonde lâcha son perchoir, et après un gros boum au milieu des rampantes sanguinolentes, il se mit en garde face à son adversaire.

_ Mais qu'est-ce qui t'a pris d'en arriver là, Raïmi ? Cria le Grand Bossu, poussant sa gueulante. Tu peux me dire ce que t'ont fait toutes ces femmes ? Pourquoi tu as tenté de me tuer ? Et pourquoi tu portes les vêtements de mon père ?

_ Je ne sais pas, sortit tout simplement le Petit Bossu. Je crois que c'est ma conscience qui me l'a soufflé, et j'ai été pris d'une soudaine envie. Déjà depuis la fois où j'ai caressé le corps de cette fille en pleurs, un seul objectif m'importait plus que tout, et ce n'est pas ton vulgaire passage à tabac qui aurait pu me faire changer d'avis, ou la punition du padré.

Il n'avait pas tort. Une petite voix lui avait gentiment obnubilé le cerveau de ce genre de cochoncetés. Et certainement pas Dieu... ou alors, pas celui auquel tout le monde pense. Allez savoir pourquoi. Bref, il était grand temps de conclure ce petit désaccord par la force, apparemment. Le Ver aussi se mit alors en garde.

Pensant avoir un certain avantage, Raïmi entama la bataille directement à coups de fouet. Mais après plusieurs tentatives infructueuses sur le corps robuste du sonneur de cloches, ce dernier stoppa net son élan en attrapant le bout de ficelle chahuteuse entre les dents. L'apprenti Indiana Jones tira tout de même vers lui pour tenter de le récupérer, mais ça semblait foutu pour de bon. L'autre bête ne lâcherait pas prise.
Raïmi abandonna alors sa liane de domptage à ses pieds, et courut à mains nues vers le monstre. Dans les derniers centimètres, il termina sa charge à vol d'oiseau, en bondissant, et le martela de pains insignifiants.

_ C'est tout ce que tu peux faire, alors ? Lança Casi. À mon tour, maintenant !

Le gros costaud chopa le nabot à la gorge, le souleva très haut, telle une offrande pour les cieux, puis le burina d'un seul coup dans la face. De quoi lui déformer la tête encore un peu plus qu'à l'origine. Raïmi décolla sur les chapeaux de roues et vint s'encastrer littéralement dans le mur de l'église. Les quelques gazelles restantes encore dans les parages, blessées précédemment, hululèrent en choeur, avant de continuer leurs lentes glissades de limace agonisante vers une possible terre plus accueillante.
Les jambes du Ver gambadèrent dans le vide pour nager la brasse, jusqu'à ce que l'adversaire les empoigne. Il délogea l'asticot de son terrier mural, prêt à lui faire subir bien d'autres molestages. Une cheville coincée dans chaque main, Raïmi était totalement à la merci du colosse. Alors au vu de sa position inversée, la seule alternative semblait être d'asséner un coup de tête dans les boules de l'autre mec. Ce qu'il fit sur-le-champ et qui fonctionna magistralement. Casinodo préféra libérer son rival déloyal et se presser les baloches, yeux révulsés.

D'une roulade de singe, Raïmi regagna la terre ferme, droit comme un... C. Les chances de victoire venaient enfin de changer de camp. Il prit un débris du mur de l'église et profita du massage de son ex-compère sans défense, pour lui défoncer le crâne. Le petit bloc de pierre se brisa sous l'impact, et Casinodo saigna abondamment du front, sonné. Puis Raïmi continua son exécution en enchaînant des coups de poings au visage. Bientôt, ce ne serait plus seulement difforme que le punching ball humain allait être qualifié par les habitants.
Malheureusement, Casinodo était vraiment endurant. Et il se releva donc. Une fois encore, Raïmi se fit surprendre et retourna valser dans le décor par une projection vengeresse. À son tour de méchamment déguster et dégouliner. Le troll s'approcha du piteux poisson gigotant et lui marcha dessus avec son talon, l'incrustant un peu plus dans le parterre en pierres.

_ Tout prend fin ici pour toi, Raïmi, annonça Casinodo. Tu dois payer pour tes crimes, au nom de Dieu !

_ Beuaaarrgh ! Cracha Raïmi, souffrant le martyr sous le poids de la godasse.

Mais providentiel ou non, le futur Spectre croisa de nouveau la route du fouet abandonné, non loin de sa tombe. Il réussit à s'en emparer et à enrouler le cou du monstre, après un "shlak" stylé à la Félindra. Cependant l'ultime assaut était à double tranchants, car en ferrant sa canne à pêche, le gros gibier perdit certes l'équilibre tandis qu'il s'inclinait, mais sa bottine sur la cage thoracique du challenger avait de quoi être brisée au moindre gramme de trop.

_ Que tu es laid, mon cher ami ! Se moqua Raïmi d'une voix étranglée, yeux dans les yeux. Mais tu te trompes. Celui qui devrait s'abaisser sous ma botte, c'est toi !

Soudainement pris d'un énième rire du diable, une force obscure enflamma l'autre main libre de Raïmi. Il la changea en poing fermé aux allures féroces et boxa les poumons de Casinodo, de toute son âme. Un rayon ténébreux foudroya alors l'abdomen du "tel est pris qui croyait prendre", et ressortit de l'autre côté. Le grand gaillard, souffle coupé, partit ensuite à la renverse, un trou en guise de méga téton central. Façon Cassios, quoi. Dans son dos, la bosse avait éclaté bizarrement.

L'énergie cosmique finit sa course dans la bâtisse, provoquant une explosion dans le toit. Les débris, qui se crashèrent à sa suite, écrabouillèrent ce qui restait de la mocheté. Après ça, des renforts du village arrivèrent de tous côtés, mais Raïmi avait déjà fui.


Fin.
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