RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [BG] Ironies du Destin [Lydia & Kappa]

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Kappa


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MessageSujet: Re: [BG] Ironies du Destin [Lydia & Kappa]   Mar 3 Avr - 19:00



Enjambant les différents corps, je me rendis directement auprès des corps du leader du groupe. Il était bel et bien mort. Rapidement, je fouillai sans grande conviction ses poches jusqu'à ce que soudain, mes mains se referment sur quelque chose de froid et métallique. Surprise je retirai la chose de la poche pour constater qu'il s'agissait d'une ancienne clé ouvragée en métal. En y regardant de plus près, une rose et une lame étaient finement gravés dessus. Peut être Lydia pourrait elle me dire ce qu'elle ouvrait et me confirmer qu'il s'agissait bien des hommes qui la terrorisaient tant.

En quelques dizaines de secondes, je rejoignis la chaumière en ruines où la belle rousse m'attendait avec impatience et inquiétude. Elle me fit rapidement entrer dans la bâtisse et m'assaillit de questions. Je m'assis docilement face à elle avant de lui répondre calmement :
- Ne vous inquiétez pas, ils sont tous morts. Ils ne m'ont rien dit qui soit digne d'intérêt, et de toute évidence il s'agissait de mercenaire, puisqu'aucun signe distinctif... ajoutai-je lassement. Cependant, j'ai quand même trouvé ça, repris-je en lui tendant la clé.

Je me redressai lentement tandis que Lydia examinait l'objet et me dirigeai vers la fenêtre pour lui tourner le dos. Le moment de poser les questions qui fâchent était venu, et la lueur dans les yeux de la jeune fille lorsque je lui avais montré la clé ne m'avait pas échappé.
- Vous connaissez ces types, et vous savez d'où ils viennent, entamai-je soudain sans même me retourner tout en observant la clairière. Je vous ai protégée sans rien demander, ni exiger d'explications.

Je fis tout à coup volte face pour croiser le regard de la belle avant de poursuivre :
- Mais si vous voulez en finir avec tout cela, il va falloir me raconter la vérité... Que veulent ces hommes ? Et pourquoi tiennent ils tellement à vous attraper ? Je ne suis pas stupide, je sais que vous ne me dites pas toute la vérité. Mais si vous ne voulez pas passer le reste de votre vie à fuir, parlez moi !

Me tournant à nouveau vers la fenêtre, j'ajoutai :
- Je vous offre aujourd'hui la possibilité d'en finir. Je serai votre bras et votre bouclier pour détruire ces ennemis qui vous rongent de l'intérieur. Mais je ne pourrai rien faire si vous ne m'aidez pas... Je vous laisse une minute pour y réfléchir. Rejoignez moi dehors à l'ombre quand vous vous serez décidée...

Sur ces mots, je sortis m'assoir à l'ombre. Je ne pouvais pas forcer la jeune femme à parler. C'était à elle de prendre cette décision...

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MessageSujet: Re: [BG] Ironies du Destin [Lydia & Kappa]   Mer 4 Avr - 16:54

Il l'avait suivie sans problème avant de s'installer face à elle mais quelque chose avait changer en lui. Elle le ressentait. Lydia avait vu cet éclat nouvau dans son regard. De la colère envers elle, la future Etoile le ressentait si bien. Et cela marquait un tournant qui serait définitif. Une délivrance ou un retour en arrière. Un moment qu'elle craignait et désirait à la fois, celui où tout pouvait se jouer en un seul combat.

Elle avait pris la clé sculptée. Du métal dur et sombre représentant une rose et un poignard. Une façon très particulière de représenter le manoir et son tuteur. Sans un mot, ses lèvres à peine entrouvertes, elle la tournait et la retournait entre ses doigts blessés. Ses ongles brisés dans sa chute avaient déjà bien repoussé. Un peu trop bien même une jeune fille comme les autres mais cela Kappa ne l'avait sans doute pas encore remarqué. pas plus que les ombres passant devant la splendide rousse. La fleur attendait juste le soileil qui lui donnerait la force de se relever. Un soleil de nuit mais c'était encore si flou...

La Vampire se dissimulait sous un voile de mystère pour préserver sa descendance. Lydia avait son sang dans les veines aussi incroyable que cela pouvait paraître vu que les membres de cette famille devenaient tous stériles en s'éveillant.

Pourtant les faits étaient là et représentaient le plus grand de tous les mystères. Cela trouverait sans doute son explication plus tard. Bien des années après.

Des pas soudain...

Kappa s'était comme détourné d'elle avant de commencer à parler et tout au long, elle sentait le reproche et aussi le désir de connaître le fin mot de cette histoire. Elle l'écoutait sans réagir du moins en apparence. Lydia portait un masque depuis le début. Celui qu'elle était obligée de porter pour survivre au Manoir. Mais pas seulement elle, elle n'était pas seule dans toute cette histoire et cela, le jeune homme ne pouvait le savoir. "Il" ne pouvait les perdre toutes les deux. Cela s'était fait clair en elle.

Puis, le chevalier fit Volte face ! Des flocons voltigèrent presque dans la petite bâtisse suivant les émotions de Kappa.

Et elle soutint son regard avant de le voir quitter la pièce. La fugitive laissa passer un court instant avant de le retrouver dans l'ombre et d'enfin lui répondre sur un ton plus que déterminé.

- Je n'ai eu de cesse de vous dire qu'ils sont dangeureux !!! N'était-ce pas une preuve que je les connaissais ! Mais que vous faut-il pour comprendre que je ne les connais que trop bien. Vous n'êtes pas le premier, sire Kappa...

Elle baissa le ton avant de se faire plus grave plus tragique.

- Vous n'êtes pas le premier à avoir voulu intervenir. Les villageois sont tous terrifiés et lui amènent e qu'il veut là où ils s'installent. Et il y a tous ces hommes d'armes qui l'entourent. Un d'eux est comme vous. Mais il a une armure noire.

Il... Il a tué dans les pires souffrances tous ceux qui ont voulu m'aider. J'espérais...

Je souhaitais tant qu'on puisse leur échapper sans vous faire prendre davantage de risques, seigneur Kappa !!! Sincèrement avant que l'autre ne vienne !!!

Je m'inquiétais pour vous. Moi, il veut me forcer à devenir sa femme lorsque le moment sera venu. Le maître du manoir, c'est qui qui les envoie. Cet homme est un fou doublé d'un alchimiste et il veut se servir de moi pour tester ses potions...

Il est persuadé que je lui offrirai de nouveau pouvoirs en plus de la fortune de ma famille.


Et elle acheva.

- Vous comprenez maintenant ma crainte. Vous n'aurez pas deux chances. Il fut avant tout vaincre le chevalier noir avant de pouvoir espérer atteindre mon tuteur. Sire Kappa, ai-je réellement droit d'exposer ainsi votre vie ?
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MessageSujet: Re: [BG] Ironies du Destin [Lydia & Kappa]   Ven 6 Avr - 19:36



Adossé à un arbre, à l'ombre de ce dernier, je n'eus pas longtemps à attendre avant que la belle rousse ne sorte me rejoindre. Elle semblait en pleine détresse, apeurée et paniquée. Je n'interrompis à aucun moment son long discours, et attendis qu'elle ait fini. Elle était donc réellement inquiète pour moi. Souriant, je m'approchai lentement de la jeune fille et ma main attrapa doucement son menton avant de le relever. Je lui fis un sourire avant de lui répondre :
- Ne t'inquiètes pas, Lydia. Il ne m'arrivera rien. Il faut plus qu'une bande de ces brutes sans cervelles pour me mettre à terre. Quant à cet homme en armure noire, j'en fais mon affaire.

C'était la première fois que je la tutoyai, et elle dut s'en rendre compte. Je remis délicatement une mèche derrière son oreille avant d'ajouter :
- Cesses de te faire du soucis. Toute cette histoire ne sera bientôt plus qu'un lointain souvenir. Ce soir, tu danseras sur le cadavre de celui qui as osé de traiter de la sorte. Je t'en fais la promesse.
Brusquement, je fus attiré par un cosmos sombre qui s'approchait de nous rapidement.
- Attrapes Hector, trouves toi une cachette restes y !
Non !
ajoutai-je presqu'aussitôt en levant la main, pas le temps de discuter, dépêches toi ! achevai-je à présent tout à fait sérieux.

Gagnant le centre de la clairière pour attirer tous les regards, j'attendis que l'ennemi ne vienne à ma rencontre. Le fameux chevalier noir surgit soudain des bois, suivi par une dizaine d'hommes. Il leur fit un signe de la main et ceux ci s'arrêtèrent.
- Laissez le moi, je m'occupe de lui... dit il à leur intention.
Puis, il s'avança doucement à pas mesurés et s'arrêta à quelques mètres de moi. Sa carrure était impressionnante, il était immense. Plus de deux mètres, sans le moindre doute, et une large cicatrice fendait sa joue droite. Il me détailla en posant ses larges mains sur ses hanches.
- C'est une blague, n'est ce pas ? dit il en se tournant vers ses hommes.

Ceux ci ricanèrent aussitôt, et une pointe d'agacement passa dans mon regard.
- Ne me dites pas que cette demi portion a mis deux de nos groupes de chasseurs à terre, je ne peux pas le croire...
Il se tourna vers moi et ajouta :
- Bon, allez. Je suis dans un bon jour. Dis moi où est cachée Lydia et je te laisserai repartir avec le bras droit cassé. C'est un arrangement honnête, dit il avec un sourire amusé.
- J'ai mieux à te proposer, Neandertal. Je vous élimine tous, et j'efface ce sourire arrogant de ton sale visage. Plutôt arrangeant, tu ne trouves pas ? rétorquai-je froidement.
- Je m'appelle Baragus... Et je suis le chevalier Noir de l'Ours, répondit le colosse en fronçant les sourcils. Et je vais te mettre en pièces...
- C'est ce qu'on va voir...

Le chevalier Noir me chargea en hurlant tel un Ours sauvage. Un petit sourire s'afficha sur mon visage lorsque je fis surgir une série de stalagmites du sol pour créer un barrage de glace. Mais en un instant, cette glace fut brisée, et l'Ours poursuivit sa charge dans ma direction. Le barrage ne l'avait pas stoppé le moins du monde...
- Qu'est ce que... bredouillai-je.
Tendant le bras, je concentrai de la glace qui fut propulsé sur Baragus. Celui ci serra les dents mais ne fut pas stoppé pour autant.
- Impossible... murmurai-je.
L'ennemi me tomba dessus et me décocha une série de coups de poigs en plein milieu du plastron qui me firent décoller en l'air avant de retomber sur le sol. Face contre terre, un goût de sang dans la bouche, j'étais étourdi par le choc de l'attaque.

- Tu n'es vraiment pas de taille... Et dire que tu te prétends chevalier... La chevalerie d'Athéna est vraiment tombée bien bas...
Sur ces quelques mots, il m'attrapa à deux mains et me souleva à bout de bras. La pression qu'il exerçait sur ma nuque était terrifiante. Je savais qu'il fallait que je me libère vite. Lentement, je posai mes mains sur celles de mon adversaire, et celui ci éclata d'un rire caverneux :
- Je ne sais pas ce que tu comptes faire, mais si tu espères desserrer l'étreinte de l'Ours, laisse moi te dire que tu perds ton temps. Elle est le symbole de ma force !
Rapidement, la température autour de nous s'abaissa jusqu'à ce que soudain, en un éclair, ses deux bras ne soient glacés. Hurlant de douleur, Baragus lâcha prise, et je m'effondrai à terre, à bout de souffle. Posant les mains sur mon cou, je profitai de la détresse de l'ennemi pour reprendre ma respiration.

Je mis quelques secondes à me relever pour faire face à mon adversaire. Celui ci souffrait atrocement à cause de ses bras capturés dans la glace.
- Alors, on a pris froid ? lui dis-je d'un ton railleur.
- Espèce de sale gamin, tu vas me le payer !
- Je vais en finir avec toi !
Levant les bras, je me préparai à donner le coup de grâce lorsque l'ennemi se précipita vers moi en hurlant, tel un chien fou ayant perdu tout contrôle. Il me frappa en plein visage avec l'un de ses bras glacés. Le givre écorcha violemment mon visage et je fus projeté dans l'herbe à plusieurs mètres. Je sentis aussitôt du sang couler le long de ma lèvre et de ma joue droite. Le cosmos de l'ours s'intensifia brusquement, et il fit voler en éclats la glace piégeant ses bras. Son corps était vraiment d'une puissance et d'une robustesse représentant dignement son signe. Il m'attrapa au sol et me propulsa contre un arbre, tête en avant.

Le choc fut d'une violence insensée, brisant mon diadème sous la puissance de l'impact. Retombant à terre, du sang coulant à flots le long de mon front aveugla mes yeux. Les bruits se faisaient sourds et ma tête semblait deux fois trop petite pour mon crâne qui tambourinait violemment à mes tempes. Rassemblant mes dernières forces, je me hissai en m'agrippant à des branches. Mes jambes tremblaient, et j'avais le souffle court. Tournant la tête, je vis soudain l'Ours me charger. Son cri se faisait sourd et arrivé à mes oreilles déformé. Réagissant par instinct, je levai rapidement les bras en l'air et mon cri déchira la clairière :
- AURORA THUNDER ATTACK !!

Lorsque mes bras s'abaissèrent, une puissante vague de glace frappa de plein fouet le chevalier Noir dont l'armure vola littéralement en éclats. Il s'envola pour atterrir quelques mètres plus loin au centre de la clairière. Soudain, mes jambes me trahirent, et je m'effondrai au sol. Le contact agréable de l'herbe sembla me bercer rapidement, et je sombrai en quelques secondes dans l'inconscience...
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MessageSujet: Re: [BG] Ironies du Destin [Lydia & Kappa]   Sam 7 Avr - 18:37

Tout, il avait tout fait pour la rassurer. Cette façon qu'il avait eu de saisir son menton avant de se mettre à la tutoyer. Plus les choses avançaient et plus elle devenait proche du jeune homme. Elle lui avait souri. Une certaine complicité était en train de naître entre la douce fugitive et le chevalier.

Elle se plaisait à l'écouter, à goûter sa seule compagnie. Pour la toute première fois depuis des années, la captive se sentait bien. Puis, il y avait cette assurance dans sa voix. Ce timbre grave et chaleureux. Elle avait fermé les yeux lorsqu'il avait passé la mèche derrière son oreille. Une telle gentillesse, c'était tellement nouveau pour elle qui ne côtoyait plus que des brutes.

- Sire Kappa, faites attention à vous. Ne les sous-estimez pas, chevalier. Je ne veux pas être la cause de votre perte...

Un écho dans sa voix, celle de sentiments naissants. Etait-ce ses premiers émois de fleur captive ?

Puis soudain l'expression du combattant d'Athéna changea. Pourquoi lui cédait-elle si facilement ? La confiance, le désir de croire à nouveau en quelqu'un d'autre que ceux partazgeant son sang ? Toujours en fut-il que Lydia prit le cheval par la bride et l'emmena à l'abri.

Autour d'elle, elle voyait les ombres qui murmuraient entre elles alors que les chauves-souris commençaient à battre des ailes. Elles étaient là, toujours là comme des anges gardiens. Certaines pouvaient mordre ou lui ramenaient des baies et tout autre fruit lorsqu'elle souffrait de la faim. Cela pouvait paraître peu mais c'était déjà énorme.

Et ici aussi elle jouaient les rôles de gardiennes, s'agitant comme si elles étaient menacées.

Un danger ?

Elle regretta soudain que le soleil soit encore si haut dans le ciel. La nuit était une alliée depuis toujours, dans son ombre, elle se sentait plus forte alors que bien d'autres tremblaient dans le noir. Elle aurait tant voulu conseiller au saint d'attendre le crépuscule mais cela n'était plus possible maintenant que l'Ours était sur leurs traces. Ce monstre infame vendant des dizaines de jeunes femmes et de jeunes garçons...

Ses craintes se confirmèrent quand elle entendit les clameurs. Hector était en sureté contrairement à son maître. Et si elle ne pouvait combattre, la belle pouvait encore grimper dans l'un des arbres et suivre ce qu'il se passait de loin. Sa vision était si parfaite qu'elle surpassait tous les autres tout en gardant cela précieusement pour elle.

Il lui fallait ruser pour survivre à ses épreuves et se montrer plus que discrète sur à chaque nouveau talent.

Et ce fut donc perchée sur les plus hautes branches de l'un des chênes qu'elle observa le combat. Kappa luttait de toutes ses forces contre un ennemi bien plus imposant mais il y avait bien plus que la seule force physique en jeu. Et surtout, cette espèce de lumière nimbant chacun des deux combattants. Elle pouvait voir ces énergies lutter et enfin celle du chevalier de la Couronne Boréale éclater avec une telle fureur qu'elle terrassa le terrifiant ours noir.

Elle dut retenir un cri de joie vite remplacer par une peur immense.

Kappa ! Non, réveillez-vous ! Je vous en prie , revenz à vous. Les autres.

Les autres hommes de main avaient beau être restés immobiles, ils finirent par s'enhardir tandis que les deux adversaires restaient face contre terre comme morts.

Lydia sentait son coeur battre si vite à mesure que les rats approchaient.

Kappa, réveillez-vous... De grâce réveillez-vous...

Des larmes coulaient sur ses joues alors que le groupe s'était divisé en deux. Trois hommes près de la brute gelée et les autres quant à eux se massaient autour du saint inconscient tels des charognards.

Elle se sentait si impuissante, rongée par le remord. Pourquoi n'avait-elle pas su le convaincre de fuir. Tout était de sa faute et ce sentiment augmenta encore davantage quand elle les vit commencer à frapper le jeune homme inconscient.

Ces lâches profitaient de son état de faiblesse pour le rouer de coups et le dépouiller de son armure avant de finalement l'entraver. Le coeur de Lydia manqua même un battement lorsqu'elle remarqua la charette qui approchait. Elle était pour elle normalement et c'était lui, Kappa, qui allait y être jeté.

Et du haut de son perchoir, elle ne savait que faire. Descendre maintenant l'aurait fait repérer ainsi que Hector qui restait son meilleur atout. Les petites chauves-souris étaient là, elles aussi. Elles la prévenaient de tout danger pouvant survenir dans l'immédiat.

Kappa...

Des larmes coulaient encore tandis qu'elle les vit l'emmener en sang et solidement enchainé. Elle savait parfaitement ce qui l'attendait et pourtant n'osait pas encore bouger...

Vis... Je t'en prie survie. Accroche-toi...

Puis la petite troupe disparut sous le couvert.
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Kappa


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MessageSujet: Re: [BG] Ironies du Destin [Lydia & Kappa]   Dim 8 Avr - 11:15



Couvert de Sang, l'homme qui venait d'atterrir dans une flaque de boue leva des yeux affolés vers les deux enfants. La peur se lisait sur chaque centimètre carré de son visage :
- Fuyez, les enfants ! Ne restez pas là !
L'un des deux jumeaux attrapa son frère par la main, et le força à courir :
- Kappa ! Cours, vite !!

Mais les enfants étaient tous jeunes et encore petits. Rattrapé en un clin d'oeil, le frère du dénommé Kappa fut violemment poignardé au dos et lâcha un hurlement de terreur...

- KAPPA !!! Au secours !! Sauve nous !!!

*****************

Les bruits et les lumières se mélangèrent rapidement, et les ombres s'agrandirent. Seuls le sang et les ombres survécurent à ce mélange infâme avant que je ne sorte de mon état de torpeur. Le réveil avait rarement été aussi difficile. Une migraine m'empêchait d'avoir les idées claires et ma vision était complètement trouble. La douleur battait à mes tempes. Enchainé, pendu par les poignets, il me fallut près d'une minute pour que ma vue retrouve un état normal.

J'étais enfermé dans un cachot sombre en pierres anciennes, au milieu d'une pièce carrée, dotée de petites fenêtres en hauteur. Je vis soudain la Lune qui éclairait mon visage de ses doux rayons. Cela faisait donc plusieurs heures que j'étais inconscient. Dans un coin de la pièce, l'armure de bronze avait été posée en tas et ils m'avaient laissé torse nu dans cette position plus qu'inconfortable. Sans grande conviction, je tentai de me libérer de mes chaînes, lorsque soudain, la lourde porte en bois s'ouvrit pour laisser entrer un groupe d'hommes dont je reconnus certaines têtes : ils accompagnaient Baragus lorsque je l'avais tué. Je savais très bien ce qui allait suivre, aussi me préparai-je à passer un sale quart d'heure. Le plus gradé du groupe s'avança : il était habillé tout en noir et ses cheveux châtains étaient attachés en arrière.

- Bien, commença l'un d'entre eux, tu dois bien te douter qu'il n'y a pas trente six raisons pour lesquelles nous nous encombrons de te garder en vie. Alors, je ne le demanderai pas cinquante fois : Où est elle ?
L'impatience m'envahit à une vitesse impressionnante et mon côté effronté décida soudain de prendre le pas sur le chevalier :
- Juste là, répondis-je avec un sourire en coin en désignant mon armure de la tête.
L'interrogateur laissa échapper un soupir et fit un signe de tête résigné à un de ses hommes. Ce dernier s'avança immédiatement et frappa un grand coup dans mon torse. C'est avec grand peine que je retins une plainte de douleur en serrant les dents.
- Où est Lydia, chevalier ? reprit l'homme en noir.
- Qui ça ? poursuivis-je d'un ton toujours railleur.

Un nouveau geste, et mon bourreau frappa plusieurs fois au visage et aux côtes. Je payais cher mon effronterie. Mais cette petite réunion ne durerait pas bien longtemps. J'y mettrais fin moi même. Et le plus tôt serait le mieux. Le leader croisa les bras et reprit doucement :
- Tu te fais du mal pour rien, chevalier. Cette enfant des démons ne mérite pas d'être protégée.
- Je ne crois pas qu'un mercenaire massacrant des villageois sans dissocier hommes, femmes et enfants soit bien placé pour me faire la morale sur ce qui doit ou ne doit pas être fait ! tranchai-je soudain, agacé.
- La ferme ! hurla celui ci en me décochant une puissante droite en plein visage.

C'était la première fois qu'il levait lui même la main sur moi. J'avais touché un nerf sensible.
- Tu commences sérieusement à m'énerver, gamin ! Dis moi ce que je veux savoir, tout de suite ! Le boss est sur le point de se pointer, et crois moi, tu ne veux pas qu'il s'occupe de ça...
- Fais moi penser à me plaindre auprès de lui pour la qualité de l'accueil dans son domaine, murmurai-je avec un sourire narquois.
- Mais tu vas la fermer ! hurla t'il en me frappant à nouveau au visage.
Un nouveau filet de sang s'écoula doucement de ma lèvre avant que la porte ne s'ouvre sur un nouvel arrivant.
- Qu'est ce que c'est ce que ce bordel, là dedans ?! demanda le nouvel arrivant d'une voix forte, toujours dissimulé dans l'ombre.

- Pardonnez moi, mon Seigneur, balbutia aussitôt l'homme en noir. Ce jeune chevalier joue les fortes têtes, il refuse de parler.
- Tiens donc ? Nous allons voir ça...
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MessageSujet: Re: [BG] Ironies du Destin [Lydia & Kappa]   Lun 9 Avr - 19:43

Du haut de son chêne, Lydia les avaient vu emmené Kappa inconscient, solidement entravé, le corps en sang. Et dire qu'il lui fallait assister à cela sans dire un mot et sans bouger. La belle fugitive ne devait en aucun cas se faire remarquer. Pour eux deux, elle devait rester libre.

Son poing si fragile s'était resserré sur l'étoffe rude de sa robe de paysanne. Elle ne pouvait rien faire seule contre eux. Ces hommes étaient tous des mercenaires lourdement armés. Il lui faudrait agir par ruse. Kappa ne méritait pas d'être aussi maltraité voire pire torturé pour avoir seulement voulu l'aider.

Comme tous les autres avant toi, mon doux chevalier...

D'un revers de la main, elle essuya ses larmes et l'attente débuta.

~~~~~~~~~~~~~~

De longues heures plus tard, un cavalier approchait d'un manoir par des chemins hasardeux tandis que la journée touchait à sa fin. Bien des formes diaphanes passaient près de lui tandis que le voyageur guidait un Hector qui aurait eu toutes les raisons d'être terrifié. Quand à la sihouette sombre, elle était attentive à tout, au moindre mouvement dans les branches, évitant soigneusement tout lieu trop fréquenté.

Resté sur ses gardes sans arrêts, tout faire pour éviter de rencontrer des êtres connus et surtout malintentionnés. Chose plus que probable, les mercenaires devaient toujours être sur ses traces même s'il tenait Kappa. Mais pour une fois, elle avait un avantage, il cherchait une femme blessée, à bout de forces et non un cavalier. Sans compter que les seuls chevaux à des dizaines de lieues non de jours à la ronde leur appartenaient.

Personne ne pourraient se douter qu'elle réapparaisse aussi vite.

La glace de Kappa tenait si bien, qu'elle avait préféré changer carrément de route. L'un de ses plus récents chemins de fuite. Celui suivait le couvert des arbres avant d'aboutir à une ancienne douve à sec. Un endroit boueux et si petit que seule une frêle jeune fille pouvait s'y glisser sans risquer de se retrouver coincer. Quant à son existence, Lydia l'avait découverte grâce aux petites chauves-souris. C'était elles qui le lui avaient fait découvrir lors d'une précédente escapade mais personne n'avait pu le lui faire avouer.

Elle avait reçu une terrible correction avant de s'échapper de nouveau. Pour tomber sur Kappa...

Le coeur de la jolie rousse s'emballa avant qu'elle ne décide de cacher Hector dans un coin encadré de petits chiroptères. En elles, elle avait confiance. Elle avait déjà pu se blottir dans les abris qu'elles lui montraient. Depuis de longues saisons maintenant, elle avait remarqué une certain "affinité" avec les animaux et en particulier les chauves-souris.

Une caresse sur la crinière de Hector avant de passer la main sur ses naseaux. Elle tenait à tranquilliser l'animal pour qu'il ne se fasse pas remarquer. Nul ne savait dans quel état se retrouverait le chevalier de la Couronne Boréale si son tuteur l'interrogeait personnellement. L'aide de Hector ne serait pas de trop pour partir en vitesse.

Un dernier regard à Hector, une ultime vérification pour voir si tout allait bien et elle s'en alla vers la douve.

Tatonnement dans la vase tout en évitant de se blesser davantage et enfin, elle retrouva le passage. Une simple ouverture d'évacuation. Sans hésiter elle se plaque à plat ventre avant de ramper sous les pierres usées par les eaux. Elle passa tout juste, son dos frottant contre le haut du passage.

Elle se mit à respirer à fond avant de ramper encore et encore jusqu'à aboutir auprès de l'une des anciennes fontaines. Tout était si délabré et entouré de ronces et autres végétaux que personne n'en connaissait l'existence pas même elle ou les plus anciens habitants.

Elle commença alors à grimper avant de se retrouver dans l'un de recoins les plus éloignés du parc. Le manoir se trouvait au bout mais elle préféra attendre que la nuit tombe de nouveau. Le parc avait déjà été fouillé à plusieurs reprises après sa fuite et en choisissant bien sa cachette, elle ne risquait point de se faire surprendre. Et puis, surtout, jamais, elle n'avait rebroussé une seule fois chemin. C'était bien cela qui les surprendrait le plus venant de sa part. Enfin encore fallait-il que le soir tombe.

Et tachant de ne pas perdre trop de temps, elle se mit à ramper de buissons en buissons avant de se rapprocher de l'une des portes de service. Les mercenaires devaient tous être trop occupés avec Kappa pour penser à elle mais elle avait intérêt à ne pas se faire surprendre. Chose peu envisageable vu le peu de discrétion de ces hommes en son château.

Et aussi surprenant que cela puisse paraître, elle entra sans encombre dans une des réserves avant de se glisser dans les couloirs. La nuit commençait enfin à tomber et elle s'empressa de se rendre dans l'une des chambres de bonnes avant de se changer vite fait et de cacher soigneusement ses anciens vêtements dégoûtant de saleté.

Puis, elle se glissa prestement dans les couloirs, se glissant dans l'ombre la plus totale au premeir bruit suspect. Son ouie était déjà plus que sensible et elle se mit à éviter chaque garde ou homme avant de trouver la chambre de son tuteur. La porte était fermée mais elle avait une des clés. Celle que lui avait laissée Kappa et cela ne pouvait signifier qu'une chsoe. Un des hommes avait du tenter de fouiller dans ses affaires mais Lydia elle ne cherchait qu'une chose bien précise.

Elle s'empressa de faire glisser la clé mais elle fut très vite déçue.

Mais ce n'est pas la clé de son antre. Qu'est-ce que cela ouvre alors ?

Elle se mit à regarder le motif plus intensément avant de la balancer avec rage sans se rendre compte du risque qu'elle prenait jusqu'à ce que le bruit ne la fasse réagir.

Idiote mais qu'as-tu fait ?

Et rapidement, elle ramassa la clé avant de la poser dans sa poche, bien décidée à vider les lieux. Des bruits de pas ne tardèrent d'ailleurs pas à se faire entendre avant que des lueurs n'apparaissent. Les gardes venaient. Terrifiée, Lydia commença à reculer avant qu'elle n'entende le rappel des hommes par leur chef. Le gamin s'était éveillé !

Kappa !!! Tu es bien dans les prisons.

Elle n'avait pas trop le choix, il lui faudrait agir et vite avec le peu d'armes dont elle disposait. Elle connaissait le moindre recoin de ce manoir et l'affreux endroit où ce monstre de Cedrick enfermait les prisonniers. C'était d'ailleurs là qu'il l'avait fouetté jusqu'à ce qu'elle perde connaissance.

Elle fouilla d'autres pièces, remplissant un sac avant de descendre vers le lieu où ne pouvait que se trouver Kappa.

Des ombres dans la nuit, des âmes fugitives et de nouveau les chauves-souris. Elle traversa le couloir de temps à auter baigné de la luière de la plein lune.

La lune...
Lydia... Come to me...
Mais...
Viens vers moi... L'heure est proche. Pour cette nuit, ton étoile brille...

Elle approcha de l'un des miroirs et se rendit soudain compte que l'une des plaies qu'elle portait sur la joue avant totalement disparu.

Mon Etoile...
Lydia... Ton Etoile brille dans les Ténèbres. Viens, mon enfant, sauve celui qui t'aidera à me retrouver...

Elle sentit son coeur battre plus vite.

- Mère, la dame couronnée, elle est revenue...

Et sans trop chercher à comprendre elle examina une autre de ses blessures.

- Mais je suis guérie...

Des ombres devant la lune, les chauves-souris. Elles se mirent à danser dans la lumière diaphane avant de pénétrer dans le couloir et soudain rassurée par leur présence, Lydia s'empressa de rejoindre le cachot.

D'autres éclats de voix, elle accéléra avant d'entendre un bruit qu'elle ne connaissait que trop bien. Le fouet !!! Il avait frappé Kappa avec cet horrible fouet comme le confirmèrent ses paroles.

- Et bien, remercie-moi, comme ça au moins vous avez cela en commun, toi et Lydia. Je l'ai fait danser à coups de fouet dans la même position et tenue que toi. Jusqu'à ce qu'elle perde connaissance et même ainsi je n'ai pas pu m'arrêter de la frapper. Son sang est un si beau spectale. Le tien lui est d'un médiocre mais je m'en contenterai.

Oui, tu devrais me remercier, gamin.


D'autres coups avant que soudain une voix féminine ne se fasse entendre.

- Maître Cédrick, je suis là. Laisse-le, mon "oncle"...

De surprise, l'homme lâcha presque son arme avant que son regard ne se fasse plus mauvais. Un regard bleu d'une froideur absolue tandis que sa longue chevelure rousse était nouée tout contre sa nuque. La même couleur que celle de Lydia.

- Ma chère nièce. Comme tu me vois ravi de te retrouver sans avoir à te chercher mais...

Sa poigne se referma avant qu'il se remette à frapper Kappa avec une cruauté redoublée.

- C'est pour lui que tu es revenue ! Tu n'avais plus d'autre raison de revenir !!! Tu l'avais déjà sauvée !!!
- Arrêtez !!! Laissez-le.

Un bruit suivi d'un cri avant que Lydia ne comprenne : une des chauve-souris avait attaqué Cédrick.

- Lucrézia !!! Terrifiante Lucrézia. J'ai réussi, tu es en elle, en elle !!!

Un cri de dément avant que Lydia ne recule terrifiée. Elle ne comprenait plus rien.

- Non, je m'appelle Lydia !!!
- Viens ma belle, il est temps de nous unir.
- Jamais !!!

Horrifiée à l'idée qu'il la touche de cette façon, elle se recula, prête à s'enfuir.

- Vous autres, mettez-moi le gamin au frais, il sera aux premières loges !!! Cette fille est à moi seul et je veux qu'il le voit de ses yeux.

Et il s'avança vers Lydia.

- Oui, vas-y mon ange. Cours. Tu peux courir autant que tu le veux. Dans ton état, tu t'épuiseras vite, petite fleur.
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MessageSujet: Re: [BG] Ironies du Destin [Lydia & Kappa]   Lun 9 Avr - 22:31



Ainsi donc, le maître de la maison avait daigné se montrer devant moi. Surgissant de l'ombre, un homme grand aux cheveux longs et roux et aux yeux bleus clairs s'avança vers moi. Quelque chose dans son regard était un peu fou, un signe de démence à demi caché derrière un charisme et une prestance mettant à genoux tous ses subordonnés sans exception. Le diable avait rejoint la partie, et il ne serait pas déçu du voyage...
- Je me demandais quand vous alliez enfin finir par vous joindre à nous, dis-je en préambule.
Fronçant les sourcils, l'homme s'avança encore de quelques pas jusqu'à s'arrêter à quelques centimètres de moi.
- Tu es vraiment une forte tête, toi hein ? dit il en saisissant mon visage dans sa grande main et en resserrant son étreinte. Mais ça n'a pas d'importance. Je passe mes journées à mater des gens comme toi.
- Je n'en doute pas... Il est plus facile de frapper des jeunes filles enchaînées que de les chasser soi même, répliquai-je d'un ton acide.

Toujours aussi calme, l'homme relâcha doucement son étreinte et me tourna le dos pour revenir lentement sur ses pas. Soudain, vif comme l'éclair, il tira un objet de sa ceinture et le fit claquer dans les airs. Un fouet. Je ne pus retenir un cri de douleur lorsque ce dernier vint trancher dans le vif au niveau de ma joue, ouvrant une large plaie.
- Je n'ai pas le temps de jouer avec toi, gamin, alors soyons directs : Où est Lydia ?!
- Encore, avec ça ?! répondis-je, agacé. Quand est ce que vous comprendrez que je ne vous dirai pas où elle est ?!
Le fouet du maître du manoir claqua à nouveau et une plaie se dessina en travers de mon torse. Je retins un cri de douleur de justesse entre mes dents, avant de sombrer l'espace d'un instant.


***************************

Seuls, et entourés par un paysage recouvert de neige à perte de vue, l'homme immense aux cheveux argentés et son élève s'entraînaient. Les cheveux mi longs, ce dernier était installé en position du lotus sur un rocher, torse nu, tandis que son maître tournait autour de lui avec un bâton, en lui enseignant. Brusquement, en passant dans son dos, l'homme frappa vivement l'épaule du jeune garçon qui faillit s'effondrer en lâchant une plainte de douleur. Naios s'immobilisa, et répéta une nouvelle fois :
- Les chevaliers sont capables de dépasser la douleur physique à l'aide de leur cosmos, et de l'ignorer de cette manière. Concentre ton cosmos et renforce tes muscles. Tant que le cosmos suivra, la douleur sera très largement amoindrie...

A nouveau, le chevalier ferma les yeux et fit le vide en lui. L'aura de sa cosmo énergie l'enveloppa doucement tandis que Naios se remit à tourner autour du jeune garçon. Tout à coup, il attaqua vivement le torse de son élève. L'arme de bois s'abattit sur le corps du jeune chevalier qui ne bougea pas d'un centimètre, et le bâton se brisa en deux sous la pression. Impressionné, Naios sourit et dit à son élève :
- Excellent travail, Kappa... Excellent travail...


***************************

A pas mesurés, le maitre des lieux me contourna pour se positionner dans mon dos.
- Quel courage... Se positionner dans mon dos... Voilà qui est digne de louanges.
Ces paroles furent mes dernières avant que je ne ferme les yeux pour me concentrer et faire le vide en moi. Je savais ce qui m'attendait pour la suite.
- Je vais t'apprendre à me respecter, espèce de sale gosse! hurla l'homme en fendant l'air avec son fouet.

Une fois, puis deux, puis trois, sans que je ne montre le moindre signe de faiblesse. L'homme redoubla de violence avant de me débiter tout un discours qui me conforta dans l'idée que cet homme était bel et bien un malade mental. Dire que Lydia avait été sa victime pendant tant d'années... Lydia... Sa voix me fit vivement rouvrir les yeux et je la vis soudain face à moi. Elle venait de débouler dans la pièce à l'improviste.
Mais qu'est ce que tu fais ici ?! hurlai-je par télépathie. Je t'avais dit de rester cachée !

Pris d'une folle jalousie, le dénommé Cédrick se défoula à nouveau sur moi avec son fouet, alors que ma seule défense consistait à utiliser mon cosmos pour ne pas sombrer dans l'inconscience. Ce n'était vraiment pas le moment, elle avait besoin de moi...
Les retrouvailles entre le maitre de maison et Lydia confirmèrent mes pires craintes quant aux projets qu'il entretenait pour elle. Et je compris également rapidement que c'était ce malade qui s'était défoulé sur elle et avait causé ses nombreuses blessures.

La scène prit soudain un tournant imprévu lorsqu'une chauve souris attaqua Cédrick qui hurla de douleur. Il se mit à déblatérer à propos d'une Lucrézia. Etait il devenu fou ? Lydia semblée aussi dépassée que moi par les évènements. Après avoir arraché la chauve souris de sa gorge et l'avoir jetée contre un mur, le roux se tourna vers la belle avec une lueur démente dans les yeux :
- Viens ma belle, il est temps de nous unir.
- Jamais !!! Hurla Lydia, visiblement terrifiée.
- Fuis, Lydia ! Vite ! criai-je à mon tour avant qu'un des subordonnés ne se précipite vers moi.
- La ferme, toi ! me lança t'il en me frappant au visage.

La colère s'empara vivement de moi tandis que je m'apprêtais à voir Lydia violée par ce monstre. Il était hors de question que cela se produise. Mon cosmos explosa instantanément et le gel remonta le long de la chaîne qui me maintenait solidement attaché. Le froid se répandit avec plus de vitesse et de mordant qu'il ne l'avait jamais fait.
- Vous allez me le payer !! hurlai-je.
D'un geste vif, j'arrachai les chaînes fragilisées par le gel du plafond, et forçai dessus pour les briser. Celles ci ne tinrent pas bien longtemps et explosèrent sous la pression exercée, sous l'oeil ébahi des subordonnés de Cédrick restés seuls dans la pièce.

Me tournant vers celui qui m'avait frappé tout ce temps, je lui dis d'une voix vengeresse :
- Tu n'as plus l'air aussi courageux maintenant que je ne suis plus entravé ?
Le premier concerné recula de quelques pas avant que je ne bondisse rageusement vers lui. Ma main se posa sur son visage et le propulsa avec une telle puissance contre le mur qu'il s'y ancra véritablement. Sa colonne fut instantanément brisée à divers endroits et il mourut instantanément.

Je fis ensuite volte face en entendant un de ses frères d'armes dégainer une lame, qu'il me jeta au visage. Inutile... Vive comme l'éclair, ma main attrapa la lame avant de la briser en resserrant simplement l'étreinte. Mon regard était froid, si froid, qu'il en était terrifiant. Plusieurs couteaux de lancer faits de glace apparurent dans mes mains avant que je ne les jette sur mon assaillant qui s'effondra au sol, touché par de multiples projectiles. Les deux autres hommes qui étaient dans la pièce reculèrent lentement et leur visage exprima la peur. L'un d'eux, costaud et vétéran de combat visiblement, se jeta sur moi. Il était doué en combat rapproché, mais pas suffisamment pour rivaliser avec un chevalier.

Après avoir esquivé une nouvelle attaque, mon poing frappa le torse de l'ennemi en pleine cage thoracique qui fut broyée sous l'effet de l'impact. L'homme s'envola pour s'écraser contre le mur du fond. Après cette démonstration, le quatrième garde hurla de terreur et voulut dégainer son épée pour se jeter sur moi. Mais sa lame était bloquée. Avec un sourire narquois, je lui dis soudain :
- Le gel, bloque parfois la lame dans son fourreau.
Ces mots achevèrent de dissuader l'ennemi de m'opposer la moindre résistance, et il tenta de s'enfuir. Mais je n'étais plus d'humeur. Tendant le bras, ma voix s'éleva soudain dans les couloirs du manoir :
- DIAMOND DUST !!!

La poussière de diamant envahit la pièce et s'engouffra dans le couloir pour littéralement engloutir mon adversaire. Il avait eu son compte. Brusquement, un hurlement lointain fit s'accélérer mon rythme cardiaque : Lydia ! Le temps pressait...
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MessageSujet: Re: [BG] Ironies du Destin [Lydia & Kappa]   Mar 10 Avr - 17:59

Kappa...

Son soit disant oncle s'était déchaîné sur le jeune chevalier avec une telle rage. La jalousie décuplait encore davantage sa cruauté. N'importe quel homme normal aurait déjà perdu conscience. Cet horrible fouet, elle devait courir, mettre le maximum de distance entre eux si jamais il la frappait, il pourrait la faire chuter.

Elle avait reculer vers le couloir débouchant sur la porte menant à la plus haute tour du manoir. Là, elle aurait une chance...

Et elle recula tandis que Cédrick passait les grilles de la cellule où il retenait Kappa.

- Fuis !!! Entendit-elle soudain avant d'entendre de nouveau le fouet s'abattre sur le saint de la Couronne Boréale.

- Kappa !!! Ne m'abandonne pas, je lutterai jusqu'au bout de mes forces mais jamais...

Jamais, ce porc ne m'aura. Plutôt m'unir au Démon.

Un souffle énorme avant que la pièce ne se retrouve plongée dans le noir. Le vent froid avait soufflé toutes les torches et à la faveur de cette nuit où la lune lui offrait comme un regain de forces, la jeune fille se mit à courir aussi vite qu'elle le pouvait.

En plus des battements de son coeur, elle pouvait entendre les hurlements de son dément de son tuteur entrecoupés de jurons. Ce monstre avait du glisser sur les plaques de glace de Kappa sans se casser le coup malheureusement. De quoi lui donner une certaine avance et elle s'empressa de passer le premier angle qui donnait sur l'escalier de pierre.

Elle grimpa le plus vite que lui permettaient ses jambes. L'escalier était relativement étroit et longeait le mur avant de donner sur l'étage suivant, une petite pièce presque vide avec heureusement quelques objets bien utiles. Encore fallait-il y arriver.

En tout cas, elle était bien déterminée à lutter avec le peu d'armes qu'elle avait. Par chance, Cédrick était encore seul, les autres hommes étaient tous dans au rez de chaussée ou dans les autres quartiers. Le temps qu'ils arrivent, elle aurait une chance d'atteindre le haut de la tour et de passer par les toits.

Plutôt périr que de finir dans le lit de ce monstre, souillée et détruite.

Elle ne supporterait jamais une telle ignominie. Sentir ses mains, ses lèvres sur elle puis son...

Non !!!

Par la force que lui donnait le désespoir et la peur, elle s'élança du plus vite que le pouvaient ses jambes. Un premier angle avant qu'elle n'atteigne enfin le coin et ne stoppe sur les dernières marches. Elle se tenait prête et dès qu'elle le vit arriver, elle lui balança avec force plusieurs bouteilles d'alcool. La brute les bloqua en ricanant alors que le contenu se répandait sur lui.

- Quoi, tu trouves que je ne suis pas encore assez chaud pour toi, petite fleur ?

Il ricanait en s'essuyant la bouche d'un revers de la main, tout en gardant une attitude plus qu'obscène, de quoi donner la nausée à Lydia. Et toujours cette lueur de démence, elle monta encore quelques marches avant de saisir plusieurs torches.

- Voici de quoi le faire et salue le diable de ma part !!!

Quatres lancers dont un seul atteignit la cible qui s'embrasa aussitôt.

- Maudite, je te ferai hurler pour ça !!!

Prenant sa chance, elle s'élança le plus vite possible pour passer le premeir étage. Un moment, elle voulu quitter la tour en se tournant vers une des portes de service mais les chauves-souris se mirent en barrage.

Quoi ? Je pensais que vous étiez ?

Elles s'immobilisèrent et la regardèrent de leurs petits yeux brillants.

Son coeur battait si fort qu'elle mit du temps à comprendre. Des coups !!!

On commençait à enfoncer la porte. Et à peine eut-elle laissé s'échapper ces quelques mots que les petites vampires recommencèrent à battre des ailes pour l'inciter à monter davantage. Ce qu'elle ne tarda pas à faire dès qu'elle entendit son tuteur approcher.

- Lucrézia, il en faut plus pour m'avoir !!! Viens ici, petit garce. Cette fois, tu vas recevoir ce que tu mérites.

Elle allait s'élancer dans la nouvelle suite de marche lorsqu'elle le vit émerger, torse nu avec juste quelques traces de brûlures.

Mais comment a-t-il pu ?

Et sans plus réfléchir, elle se remit à courir. Il lui fallait mettre le plus de distance entre elle et lui mais il la surpassait sur tout les points. Aussi eut-elle tout juste le temps d'atteindre le second étage et de lui balancer les premiers objets lui tombant sous la main qu'elle entendit de nouveau le fouet.

Un bruit qui la glaça et la figea sur place au milieu de la petite pièce alors qu'elle aurait du fuir vers l'escalier suivant.

- ça te manque, hein ?

Elle ouvrit de grand yeux, tétanisée avant que le prochain coup ne la fasse tomber.

- Oui pourquoi attendre, on remettra le couvert pour lui. Je te ranimerai, mon bel ange.

Lydia hurla en le voyant se ruer sur elle lorsque de nouveau les chauves-souris attaquèrent en nombre cette fois. C'était fou mais elle avait appelé au secours et c'était comme si les petites bêtes attendaient juste cela.

Le bruit du fouet résonna au milieu des cris et certaines revenaient vers elle avec le sang de l'homme sans qu'elle ne comprenne ce que cela signifiait. C'était encore tôt bien trop tôt. Et tout ce qu'elle put faire fut de se relever et de se précipiter vers l'une des niches renfermant une nouvelle torche.

D'autres coups encore avant que cela ne s'abatte sur elle et qu'elle ne réalise qu'il était juste dans son dos. Réunissant ses dernières forces, elle se retourna avant de le frapper en plein visage. Un choc avant qu'elle-même ne se courbe en avant frappée en plein ventre.

Elle vit la lumière vaciller avant d'être empoignée et jetée avec la dernière violence contre un des murs de pierres. Un instant entre conscience et inconcience, entre elle et lui juste des cadavres de chauves-souris sur le sol pour les séparer.

Son regard sombre repéra soudain une lueur avant qu'un poids terrible ne s'abatte sur elle.

- Non !!!!

Elle hurlait et se débattait de toutes ses forces alors qu'il commençait déjà à arracher ses vêtements. Puis, enfin, elle sentit sa main attraper l'objet. Elle ne pouvait le voir mais une des chauves souris agonisantes l'avait poussé vers elle.

Pour qu'elle puisse se défendre contre celui qui voulait le détruire de la plus horrible des façons.

Et dès que sa main se resserra sur la manche du poignard.

- Non !!! Je ne veux pas ! Espèce de monstre. Brûle en Enfers.

La lame brilla avant de s'enfoncer à la base du cou de l'homme, juste à la naissance de l'épaule. Et de nouveau, le cri de la jeune fille fut comme un appel pour de nouvelles chauves-souris qui semblèrent jaillir de nulle part et dont l'assaut fut tel qu'il bascula. Et enfin libre Lydia se mit à ramper vers l'escalier où apparut une nouvelle forme...

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MessageSujet: Re: [BG] Ironies du Destin [Lydia & Kappa]   Mar 10 Avr - 19:12



La douleur me submergea en quelques secondes et je dus m'appuyer au mur pour reprendre des forces. Malheureusement, le temps manquait, et Lydia avait besoin de moi. Les blessures attendraient. Me redressant, j'écartai les bras et les jambes, et mon armure comprit aussitôt ce que j'attendais d'elle. Les morceaux de la couronne boréale s'envolèrent pour recouvrir son protecteur, et je me sentis immédiatement revigoré. Ce peu d'énergie retrouvée me poussa à courir pour rattraper la belle et son poursuivant. Je sortis en trombe du cachot pour prendre la direction de la grande tour lorsque soudain... Un coup de feu retentit et je m'effondrai au sol.
- Attrapez le ! hurla un des gardes à l'autre bout du couloir.

Fort heureusement, l'armure m'avait protégé et le projectile avait simplement ricoché sur le métal cosmique. Me redressant d'un bond, je fis face aux trois tireurs, et leur lançai d'un ton agacé :
- Je n'ai pas le temps de jouer avec vous !
Balayant le couloir avec le bras, je fis apparaître un blizzard glacial qui projeta tous les ennemis contre le mur du fond. Ceci suffit a les neutraliser pour me permettre de prendre la fuite. Reprenant ma course effrénée, je rejoignis l'escalier de la tour, puis l'étage supérieur sans faiblir. Les cris de la pauvre Lydia me poussaient à dépasser ma douleur. Ce salopard ne s'en tirerait pas. Aujourd'hui serait son dernier acte...

En quelques secondes, je pus rejoindre l'étage supérieur où j'entendis Lydia tomber au sol. En grimpant l'escalier, je la vis ramper vers moi, vêtements déchirés, et saignant à nouveau dans le dos. Un hurlement de la part de Cédrick attira mon attention lorsqu'il ôta violemment le poignard de son épaule. Il fit mine de s'approcher de Lydia avec un regard dément, mais ses pas s'immobilisèrent soudain lorsque je surgis de l'ombre. Mon regard glacial cloua le maître des lieux sur place, tandis que Lydia semblait soulagée de me voir. L'espace d'un instant, je baissai la tête pour lui sourire avant de me diriger vers le mur le plus proche, d'arracher une tenture et d'en recouvrir Lydia avec. Visiblement partagé entre le désir d'en découdre et de fuir, Cédrick n'avait toujours pas dit un seul mot.

Dépassant Lydia de quelques pas, je m'arrêtai devant elle avant de croiser le regard de mon adversaire et de lui dire :
- Cédrick, par les pouvoirs que me confère Athéna, je te retire tes terres, et te condamne à mort pour esclavage, torture, meurtre et viol... Je suis sûr que la liste est encore très longue, mais cela sera suffisant pour la peine capitale...
Ce dernier hurla et me chargea sans prendre garde. Esquivant facilement son coup en m'abaissant, je lui décochai un gauche qui frappa directement son estomac. Un cri de douleur et il s'envola pour atterrir contre les marches qui montaient vers l'étage supérieur. Crachant un peu de sang, l'homme à la chevelure rousse se redressa d'un bond et voulut s'enfuir. Mais, m'attendant à cette réaction, je fis rapidement apparaître un couteau de lancer qui vola pour aller directement s'enfoncer derrière la cuisse droite de Cédrick qui cria à nouveau. Un sourire mauvais apparut sur mon visage avant que je ne lance d'une voix forte :
- Où cours tu, comme ça, Cédrick ? Tu devrais me remercier, toi aussi ! Oui, remercie moi, car je vais encore te faire danser un petit moment, à mon tour !

Puis, me tournant vers Lydia qui était toujours recroquevillée à terre, toute tremblante, je mis un genou à terre avant de la prendre doucement dans mes bras.
- Ca va aller, c'est fini. Tu as été très courageuse, ajoutai-je en prenant son visage entre mes doigts. Attends moi ici, j'ai une dernière chose à régler, achevai-je avec une lueur dangereuse dans le regard.

Me redressant, je montai quatre à quatre les escaliers montant en haut de la tour. Cédrick était très ralenti avec une jambe en moins. Il ne me fallut que quelques secondes pour jaillir à l'air libre au sommet de la tour. La peur envahissait lentement le fuyard qui comprenait qu'il s'était lui même condamné. Il n'avait plus aucune issue.
- Je ne crois pas que la fuite te permettra d'aller plus loin... lui dis-je en avançant d'un pas lent et mesuré.

Tournant volontairement le dos à l'ennemi comme pour le provoquer, je m'approchai du bord de la tour pour admirer la vue sous la lumière de la Lune. Prévisible, Cédrick réagit exactement comme je l'avais espéré. Profitant que j'avais le dos tourné, il me chargea en dégainant une dague dissimulée dans sa manche. Faisant un pas sur le côté, je saisis son poignet d'une main et sa ceinture de l'autre et le fis basculer par dessus le mur de la tour. Le maître du manoir hurla en tombant et passa à travers plusieurs couches d'un échafaudage en bois avant de s'écraser en bas.

Je redescendis presqu'aussitôt pour trouver la pauvre rousse toujours grelottante. Je lui tendis la main pour l'aider à se relever en souriant, avant de lui dire :
- C'est terminé, il ne t'ennuiera plus jamais...

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MessageSujet: Re: [BG] Ironies du Destin [Lydia & Kappa]   Mer 11 Avr - 21:15

- Ahhhhhh...

Elle avait sursauté à ce nouvel arrivant avant de s'effondrer presque. Sa peur et la colère lui donnaient encore et toujours la force de lutter, de ne pas s'écrouler et finir entre les griffes de ce porc qui l'outragerait dès qu'il le pourrait.

Elle avait senti son coeur battre à tout rompre avant de reconnaître Kappa revêtu de son armure, entouré de ce courant glacial qui était le sien. Pur si pur...

Essoufflée, la lèvre et le visage blessés, la jeune rousse s'était quelque peu relevée avant de lui sourire, son regard intense traduisait toute la joie qu'elle avait de le revoir, vivant et libre. Il s'en était sorti et ne l'avait pas oubliée. Il était venu à son secours. Pour elle...

D'un geste, il la couvrit d'une tenture dont elle s'enveloppa aussitôt dissimulant ses vêtements déchirés, laissant apparaître bien trop de chair nue. Son dos saignait de nouveau et elle ne pouvait cacher ce qu'elle avait failli subir juste avant l'arrivée du chevalier de la Couronne Boréale. Frissonnante et choquée, elle vit le guerrier des glaces lancer un projectile qui s'enfonça dans la cuisse de Cédrick avant qu'il ne s'enfuit...

Cette scène la fit réagir brusquement !!!

Jamais personne n'avait pu le faire fuir avant Kappa. Et voir ce spectacle auquel elle n'aurait jamais cru pouvoir assister de sa vie lui redonna du courage avant que ce ne soit Kappa lui-même qui la prenne dans ses bras, lui offrant un peu de réconfort avant de partir à la poursuite de l'homme.

Ce qu'elle avait lu dans ses yeux ne laissait la place à aucun doute, cette nuit, son tortionnaire dormirait aux Enfers où ils paieraient enfin pour tous ses crimes.

Moi et tant et tant d'autres...

La suite fut une succession de sentiments et sensations intenses, craintes, espoirs, haine, angoisse, attente et inquiétude...

Des secondes des minutes si longues dans sa vie avant que soudain un cri terrifiant ne surpasse tous les autres bruits.

Cette voix !!!

Mort, il est enfin mort...


Se réjouir de la mort d'un homme... Mais celui-là était le pire des monstres et avait sans doute connu une fin bien douce en comparaison de tout ce qu'il avait fait. Puis, ce fut le retour de Kappa.

Le tout jeune chevalier l'aida à se relever avant de lui dire ses mots...

- C'est terminé, il ne t'ennuiera plus jamais...

Elle le regarda, tout d'abord incrédule, ne sachant que dire avant de réaliser.

- Libre...

Elle posa ses doigts sur le visage de Kappa avant de soudain éclater en sanglots, s'effrondrant soudain dans les bras du chevalier. Ce qu'elle venait de vivre et tout ce qu'elle avaient déjà subi auparavant venaient de lui retomber dessus d'un seul coup.
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MessageSujet: Re: [BG] Ironies du Destin [Lydia & Kappa]   Sam 14 Avr - 21:43



Nous avions l'impression de lentement nous réveiller, d'émerger d'un long et terrible cauchemar qui nous avait happés lorsque la nuit était tombée. Avec Cédrick mort, Lydia était sauve, lorsqu'elle le réalisa, tout le stress et l'angoisse accumulés pendant tout ce temps submergèrent la pauvre jeune fille qui s'effondra dans mes bras. Elle se mit à trembler et pleurer entre mes bras, si sensible, si fragile. Posant ma tête sur la sienne, je lui murmurais doucement de se calmer, que c'était terminé. La belle rousse leva ses yeux vers moi et posa ses doigts graciles sur mes joues. Je ne pus résister à l'envie de lui présenter un sourire enjôleur.

Lentement, mes mains se posèrent sur ses joues, et mes pouces chassèrent avec douceur les larmes qui coulaient le long de ces dernières. L'adrénaline du combat retombait rapidement, et pourtant les battements de mon coeur s'accéléraient très vite. Mon regard détailla son visage mouillé par les larmes et pourtant toujours aussi beau. Sans même que je m'en rende compte, ma tête s'approcha doucement de la sienne jusqu'à ce que je sente l'odeur envoûtante de ses cheveux. Puis, mes yeux se fermèrent, et mes lèvres touchèrent avec délicatesse celles de la magnifique Lydia. Mon coeur battait à tout rompre contre le sien. Le temps s'était comme arrêté, plus rien d'autre ne comptait. J'aurais voulu que ce moment ne finisse jamais. Je rouvris finalement les yeux et enlaçai la jeune fille.
- C'est terminé, Lydia. Tu n'as plus rien à craindre. Le cauchemar est terminé...

Brusquement, mes blessures physiques me firent tourner de l'oeil. Souhaitant cacher mon état affaibli à la belle, mes mains se crispèrent sur le dos de la jeune femme pour me maintenir debout. Serrant les dents, je tentai de résister à la douleur qui se réveillait un peu partout. Mais celle ci était de plus puissante, et bientôt, elle devint aveuglante au point que je sus bientôt que je ne tiendrais pas le coup :
- L...Lydia, murmurai-je soudain alors que mes forces me quittaient.

Le sang coulant d'une large blessure à mon front m'aveugla, et mes mains relâchèrent le dos de Lydia avant que je ne m'effondre à terre. J'étais comme paralysé par la douleur. Je vis le regard inquiet de Lydia se pencher au dessus de moi, et puis, plus rien... Les ténèbres m'envahirent...
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MessageSujet: Re: [BG] Ironies du Destin [Lydia & Kappa]   Dim 15 Avr - 23:41

Les larmes tombaient en cascades, ruisselant sur son magnifique visage. Elle tremblait trop pour arriver à parler. C'était comme si toute la tension contenue depuis des mois, des saisons s'était effacée d'un seul coup et que son masque se brisait laissant enfin apparaître la douleur des années passées sous le joug de son tuteur.

Ses mains se crispaient sur la tenture dont Kappa l'avait enveloppée. Elle tremblait telle une feuille malmenée pour la cruauté des vents jusqu'à ce que le jeune homme ne pose sa tête sur la sienne et ne se mette à la bercer. A ses oreilles, il murmurait des mots pour l'apaiser d'une voix grave mais aussi douce, un timbre protecteur, rassurant. Celui d'un homme qui la défendrait.

Lydia finit par lever la tête vers lui, découvrant son sourire. Elle ferma les yeux en le laissant sécher ses pleurs. Puis ce fut la douceur de ses lèvres qu'elle sentit sur les siennes...

Après ce qu'elle venait de vivre, elle aurait pu le repousser avec la dernière des horreurs mais ce ne fut pas le cas. C'était le jeune chevalier qui la tenait dans ses bras. Elle avait eu si peur pour lui. C'était pour lui qu'elle était revenue en ce Manoir. Elle aurait pu tenter sa chance et fuir avec Hector.

Mais elle n'en avait rien fait, elle n'aurait pu...

Cédrick avait immédiatement vu en Kappa un rival, cette jalousie qui s'était déchaînée sur le jeune homme...

Kappa... Ses larmes n'étaient pas que de douleur mais aussi de soulagement.

Une telle tendresse dans ce premier baiser jusqu'à ce que leurs lèvres ne se séparent et qu'elle ne blotisse dans ses bras.

- Oui, enfin libre. Tout est fini... Fini...

Et tout ne fait que commencer, viens à moi avec ton promis...

Etait-ce son imagination mais à peine, avait-elle entendu cette voix que Kappa se crispa avant de s'effrondrer devant elle, l'appelant une dernière fois.

- Kappa... Non ! Réveille-toi...

De toutes les forces qu'il lui restait, elle tenta de le soutenir, l'empêchant de choir violemment sur le sol. Elle tomba presque sur lui tant il était lourd avec cette armure. Elle-même était si meurtrie mais elle ne devait point se laisser aller. Elle en avait vu d'autres, tant d'autre et jamais n'avait abandonné ni ne s'était résignée. Ainsi se réveillait son courage, pour le sauver, lui. La volonté indomptable de l'Etoile des Ténèbres s'éveillait de nouveau en elle...

- Kappa...

Elle se pencha sur lui pour sentir son souffle et entendre les battements de son coeur. Ce qu'elle découvrit l'alerta. Il allait mal. Ces blessures devaient être soignées au plus vite. Mais où ?

- Kappa...

De légères tapes sur ses joues. Pas sombrer, il ne devait pas sombrer maintenant. Aussi, continua-t-elle jusqu'à ce qu'il revienne un peu à lui.

- Kappa, je dois trouver un abri où t'emmener. C'est trop dangereux de rester ici. Ecoute, je dois vérifier si la voie est libre et fermer la porte... Ensuite, je reviens te chercher...

Elle lui caressa le front ensanglanté avant de l'embrasser timidement. Elle était encore si jeune...

- Fais-moi confiance, je reviendrai...
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MessageSujet: Re: [BG] Ironies du Destin [Lydia & Kappa]   Jeu 19 Avr - 10:27



Le contact froid du sol contre ma nuque fut la première chose que je ressentis. Une voix lointaine semblait me parler, mais les sons étaient distordus et les paroles me parvenaient incompréhensibles. Peu à peu, la lumière traversa le voile des ténèbres qui semblait s'être installé devant mes yeux, et j'entrouvris lentement mes lourdes paupières. C'était comme si j'émergeais d'un long cauchemar, un épais brouillard. Une violente fièvre embrouillait mon esprit, et je vis soudain de le visage de la belle rousse penchée au dessus de moi, avant qu'elle ne m'embrasse doucement. Ses lèvres si douces se posèrent sur les miennes avant qu'elle ne me caresse une dernière fois le front. Puis, je la vis s'éloigner. Une légère appréhension me saisit alors rapidement. Où allait elle ? Reviendrait elle ? Je savais qu'elle m'avait parlé, mais je n'avais pu comprendre ses propos tant les sonorités étaient mélangées et embrouillées dans ma tête.

Pendant plus d'une minute, je demeurai immobile sur le sol, scrutant les poutres du plafond, tentant de rassembler mes forces pour me déplacer. Puis, doucement, tout doucement, je me mis à ramper vers un mur pour m'y adosser. Le souffle court et le corps en sueur, je respirais fort pour tenter de conserver un semblant d'oxygène. D'un geste lourd, je m'essuyai le front souillé par le sang et la sueur. Des frissons, signes évidents de fièvre, m'envahirent assez rapidement. Je ne pouvais pas rester assis là, adossé contre ce mur glacial.

Rassemblant toutes mes forces, je me redressai en m'appuyant contre la pierre froide. Je fis ensuite quelques pas en claudiquant et m'appuyant sur tout ce qui passait devant moi : une chaise, une table, un fauteuil. Je finis par m'effondrer dans ce dernier. Mes paupières étaient lourdes mais je ne devais pas sombrer. J'espérais de tout mon coeur que Lydia allait bientôt revenir. Il le fallait. Et puis, enfin, comme si elle avait entendu mes paroles, j'entendis les pas précipités de quelqu'un sur les pavés du couloir voisin. Ceux ci avaient beau être déformés, je reconnus immédiatement ceux de la belle rousse, et lorsque je la vis, ce fut un soulagement immense. Cela m'arracha même un sourire lorsque mes yeux croisèrent son regard. Il fallait se mettre à l'abri, mais je n'étais pas capable de me déplacer seul. La jeune femme devrait m'aider...

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MessageSujet: Re: [BG] Ironies du Destin [Lydia & Kappa]   Jeu 19 Avr - 16:30

A contre-coeur, elle s'était éloigné de lui. Elle sentait son coeur battre à tout rompre. La peur et l'appréhension la faisaient trembler avant qu'elle ne se mette à respirer à fond. Puis, enfin, elle s'apaisa. Elle sentait de nouveau la peur revenir. Pour Kappa qui saignait abondemment, pour elle, peur de voir Cédrick surgir au détour d'un couloir, derrière une porte.

Ainsi, elle était de nouveau en proie à cette peut primitive qui lui donnait en même temps une telle force. Celle de bouger et d'avancer envers et contre tout

Viens... Glisse sur le sol, laisse la brume et les voile te dissimuler....

Come to me...


De nouveau cette sensation et la rousse jeune fille se glissa le plus discrètement possible dans le couloir le plus proche. Sa main s'était fermement accrochée sur la lourde porte de bois qui avait grincé en s'ouvrant puis se refermant mais rien de bien bruyant en comparaison de ce qui venait d'en bas. Des appels, du remue-ménage, pillage peut-être...

Elle avança à pas de loups, se dissimulant de son mieux dans ce qui s'avéra être un couloir sombre et lugubre. Un endroit qu'elle ne connaissait que trop bien.

C'était un lieu apparemment pauvre et, à première vue, bien moins intéressant que les autres. Seulement, l'ancienne captive savait ce qui s'y dissimulait. Une série de pièces dévolues au seul usage de son tuteur. L'une d'elle lui servant de " cachot doré " lorsqu'il y enfermait la rousse jeune fille pour qu'elle récupère lorsqu'elle perdait conscience ou qu'il l'avait si grièvement blessée qu'il devait la faire soigner de toute urgence.

Ce lieu était aussi celui où il entreposait pas mal d'objets néfastes, diaboliques, du moins aux yeux de la majorité de ses hommes de main. C'était aussi là que se situait un de ses bureaux ainsi que des salles plus suspectes. La jeune fille préférait ne point savoir ce qu'il s'y passait même si parfois, elle s'y était retrouvée piégée.

Elle se souvenait avoir vu les plus robustes de ses mercenaires se signer lorsqu'ils franchissaient la porte tout au bout du couloir. De quoi la conforter dans son choix, ici, elle serait tranquille au moins jusqu'au lendemain.

Mais auparavant...

Elle avança en rasant les murs se dissimulant de son mieux avant d'arriver à l'autre porte juste entrouverte. Elle en entendait des bruits. Des pièces, de l'argenterie, des tissus que l'on arrachait et des chevaux. Ils partaient. Pleine d'espoir, elle ferma la porte avant de la verrouiller et de tirer la série de verrous.

De quoi l'occuper de longues minutes avant qu'elle n'arrive au bout.

Un soupir tandis qu'elle reprenait son souffle contre la porte. Un vertige soudain, elle aussi était mal en point mais ce n'était pas le moment de se laisser aller. Ici, elle pourrait se reposer mais avant de l'y avoir emmené.

Elle se releva avant de passer un regard curieux par l'une des fenêtres. Des torches dans la nuit noire. De quoi suivre le chemin des hommes qui emmenaient tout ce qu'ils pouvaient.

Ainsi, ils se payaient sur ce qui leur paraissaient sains. De quoi leur faire oublier ce lieu misérable et peu chrétien.

Lydia respira avant d'entreprendre la fouille des pièces. Enfin celle ouverte. La seule en fait, une chambre. Elle la fouilla et un immense sourire se dessina sur ses lèvres. Ici, elle pourrait soigner Kappa sans risque de se faire surprendre.

Aussi, elle retourna le plus vite que lui permettaient ses jambes blessées auprès du chevalier.

Elle le trouva installé dans un fauteuil avant qu'il ne lui adresse un sourire.

- J'ai trouvé la cachette idéale. Viens, Kappa, que je puisse te soigner.

Sa voix était si douce tandis qu'elle s'efforçait de le soutenir. Elle était bien plus frêle que lui mais ferait tout pour l'aider à se relever et se déplacer jusqu'au couloir et à la chambre...
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MessageSujet: Re: [BG] Ironies du Destin [Lydia & Kappa]   Lun 23 Avr - 14:56



La douleur reprit de plus belle lorsque la jeune femme m'aida à me lever. J'avais l'impression que mon dos tout entier avait était laminé par une arme chauffée à blanc. Les sons étaient toujours déformés, cependant, je pouvais comprendre environ la moitié des mots que la belle prononçait. Mes yeux commencèrent à se fermer un bref instant avant que je ne me reprenne juste à temps en secouant violemment la tête. Il fallait avancer. L'un contre l'autre, épaule contre épaule, et se soutenant mutuellement, nous quittâmes la pièce, guidés par les pas un peu plus assurés de Lydia.

Le couloir dans lequel nous débouchâmes était éclairé par une série de torches qui donnaient aux lieux l'impression d'être dans un donjon. Seules quelques fenêtres en hauteur laissaient filtrer la lumière dégagée par les étoiles et la lune en cette nuit plutôt claire. Nous passâmes devant une première porte close, en bois massif, qui renforça encore cette idée de donjon ancien émanant de cet endroit. Contrairement aux autres parties du manoir, celle ci ne possédait pas de décorations ni de traces de luxe. C'était un contraste qui tranchait véritablement avec le reste de la maison. Il ne fallait pas être devin pour comprendre à quoi ces lieux pouvaient servir à ce malade mental.

Remontant toujours ce couloir lugubre qui était relativement long, nous doublâmes une seconde porte elle aussi fermée. Les flammes des torches dansaient toujours le long des murs tandis que les bruits du pillage du manoir parvenaient à présent à mes oreilles, bien que toujours déformés. Comme on pouvait s'y attendre de la part de mercenaires, il avaient commencé à fuir en embarquant de quoi remplacer leur paye dès qu'ils avaient compris que leur employeur avait fait le grand plongeon.

Soudain, un nouveau coup de fatigue s'empara de moi et mon pied buta contre un pavé. Emporté par la chute, c'est de justesse que je me raccrochai à la belle rousse.
- Pardon, excuse moi... lui dis-je, gêné qu'elle me voie dans un état aussi pitoyable.
Nous reprîmes notre route jusqu'à une troisième porte un peu plus loin qui était ouverte cette fois. C'était une chambre assez rudimentaire en terme de décorations, mais somme toute assez confortable : dotée d'un grand lit et d'une belle cheminée de style ancien qui réchauffait agréablement la pièce. Un joli fauteuil trônait près de l'âtre. Lorsque j'eus balayé la pièce du regard, j'avançai doucement, toujours soutenu par Lydia.

Elle me mena jusqu'au lit, que je n'atteignis pas consciemment... A quelques mètres du lit, un nouveau vertige me prit, et ma vue se brouilla complètement. Le peu d'ouïe que j'avais recouvré disparut aussitôt, balayé par une forte fièvre, encore plus forte que dans la pièce précédente. Malgré tout le soutien que la jeune femme m'apportait, je m'effondrai au sol, inconscient...

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MessageSujet: Re: [BG] Ironies du Destin [Lydia & Kappa]   Dim 6 Mai - 20:09

Un sourire pour l'encourager lorsqu'il se releva tant bien que mal. Puis, ce fut la traversée même si cela pouvait paraître excessif de dire cela. Et pourtant, c'était bien le cas. Le chemin était plus que ardu avec le poids de Kappa qui était très mal en point. Lydia, quant à elle, avait déjà pu récupérer. Mais lui, que lui était-il arrivé ? Du sang s'écoulait sur son visage. Il devenait urgent de le soigner.

Que t'ont-ils fait le temps que je te rejoigne, mon pauvre Kappa ?

Puis, une plainte légère tandis qu'elle trébuchait. L'armure que le chevalier portait était si lourde, bien plus qu'elle ne le paraissait. Une nouvelle image de la puissance de ce jeune homme qu'elle aidait à se déplacer.

Court et pourtant si long, tel était donc le chemin tandis que la même question revenait.

Que t'a fait ce monstre de Cédrick ?

Come to me, Lydia...

Tu peux le sauver. En cette nuit, ton Etoile brille.


Cette présence qui voulait l'apaiser tout en l'appelant alors que d'innombrables images remontaient en sa mémoire. Les morts auxquelles elle avait assistées. Cette façon de la blesser en martellant son âme et son coeur. Son tuteur en avait fait des exemples assisté par Baragus, l'Ours Noir. A eux deux, ils mattaient toute forme de rebellion.

A cause d'eux, Lydia n'avait pas osé révéler à Kappa ce qu'il se passait en ces murs. De crainte de le voir subir le même sort que tous ses prédécesseurs. Les images de son passé et de ce dément de Cédrick qui fascinait autant qu'il pouvait terrifier l'en avaient empêchée. Elle aurait sans doute pu regretter mais à quoi bon, elle ne pouvait rien changer et la vérité avait éclaté. Enfin...

Puis, enfin, elle butta contre la porte avant d'entrer enfin dans la chambre. Un profonde inspiration et elle dit d'une voix douce.

- Encore un effort, Kappa, nous y sommes enfin. Je vais pouvoir prendre soin de toi.

Lydia lui avait de nouveau souri tout en le poussant à avancer mais c'était sans nul doute au-dessus de ses forces. Le chevalier chuta à quelques pas du lit avant de s'effrondrer. De plus en plus inquiète, la belle rousse l'allongea au mieux avant de lui tapoter les joues après en avoir épongé le sang et poser un linge sur son front, pansement provisoire, en attendant de pouvoir faire mieux. Des larmes brillaient au coin de ses yeux alors qu'elle le malmenait pour le réveiller.

- Kappa, réveille-toi. Avec cette armure, je n'arriverai jamais à te porter sur le lit. Il faut que tu fasses un dernier effort. je t'en prie, essaie de te relever.

Au dehors les bruits se faisaient encore plus intenses et soudain...

Une explosion ?

Sursautant, la jeune fille se dépêcha d'aller voir ce qu'il se passait. La crainte de se faire découvrir lui donner des ailes et elle se hissa jusqu'à l'une des fenêtres pour voir le mur de l'une des annexes éventré. Des torches brillaient depuis l'intérieur.

La réserve...

Ainsi, le pillage continuait. Cette bâtisse à part renfermait la majeure partie du butin et des gains de la traite des esclaves ou des rançons.

Au fond d'elle-même, Lydia soupira. Tant de vies détruites dans cette réserve. Que l'ensemble serve à les faire oublier, elle et Kappa était tout ce qu'elle pouvait espérer de mieux.

J'espère qu'il ne reste plus trop de poudre.

N'aie crainte. Les Ténèbres les feront fuir. Dès qu'ils auront ce qu'ils convoitent tant. Fortune illusoire...

Ton promis... Prend soin de lui, ma douce enfant.


Mais, ils risquent de... Pourvu qu'ils ne nous voient pas. Je ne veux pas qu'ils puissent nous voir. Si seulement, si seulement, je pouvais occulter ces fenêtres.

Un bruit d'ailes qui battaient dans les couloirs et au-dehors. Les chauves-souris étaient toujours là. Elle se massèrent aux fenêtres, voilant l'ensemble des lumières et une nuit sans nom tomba. Un crépuscule à nul autre pareil.

Vous êtes avec moi.
Tu en doutes ? Ma douce, laisse-les t'aider.
Oui, toujours vous avez essayé de me réconforter.

En réponse, l'une d'elle vient se poser tout contre elle.

Trop tôt ma douce. Trop tôt pour vous révéler aux yeux de tous.

Come to me...

Viens à moi avant, douce Lydia. Rejoins ton promis et viens


La voix se faisait plus forte, plus limpide et proche, tandis que Lydia se sentait rassurée dans la nuit noire que lui offraient les chiroptères. Comme si la nuit noire lui offrait des forces supplémentaire.

La nuit est notre refuge et la Lune, le soleil qui nous offre des forces. Va, ma douce...

Maintenant, rien ne pourra nous séparer. L'heure viendra.


~~~~~~~~~~

De retour dans la chambre, Lydia s'empressa de rejoindre le pauvre Kappa toujours inconscient. Elle aussi souffrait de ses blessures, du fouet et des assauts de Cédrick. Elle avait pu le repousser mais il s'en était fallu de peu, de si peu. L'horreur risquait de la reprendre.

Non, ce n'est pas le moment. Kappa, je dois penser à Kappa. Il l'a tué et m'a sauvée. Kappa, il m'emmènera loin de ce cauchemar.

Elle lutta ainsi contre une nouvelle nausée avant de se tourner vers le jeune homme.

Cette armure, il doit y avoir un moyen de l'enlever.

Elle commença alors à prendre le bras du saint et finit par repérer les attaches. Un geste lent et elle fit glisser la protection de l'avant-bras. Un geste délicat et très doux tandis qu'elle respirait rapidement. Puis, ce fut au tour de la protection du bras qu'elle fit glisser de la même façon sur la peau tiède de Kappa. Elle lui prit de nouveau son pouls. Son coeur battait plus fortement. Ce qui la rassura.

Elle répéta les mêmes gestes avec l'autre bras. Puis, ce furent les épaule et le torse qu'elle dénuda de sa protection.

Une larme sur sa joue tandis qu'elle serrait les dents.

Kappa ? Il t'a fouetté. Ce monstre t'a infligé cela à cause de moi...

Une autre larme qui s'écrasa sur le sein du chevalier avant de couler le long de son torse, soulignant la musculature en plein développement.

Non, ce n'est pas le moment.

Et Lydia se reprit. D'un revers, elle chassa ses larmes et sa détresse. Il était temps de le soigner. Restait les protections des jambes.

Et comme pour les bras, la belle fugitive, examina l'armure avant de faire lentement glisser le métal le long des jambes musclées. Ce qu'il restait de son pantalon était souillé de terre et de sang. Elle devrait sans le moindre doute lui trouver d'autres vêtements dans ce que les mercenaires laisseraient derrière eux.

Puis ce fut le tour de l'autre jambe avant qu'enfin, elle ne puisse le hisser sur le vaste lit.

- Voilà. N'aie crainte, je vais préparer de quoi te soigner et j'arrive. Le temps de me nettoyer.

Rapidement, la jeune fille noua ses longs cheveux avant de les entourer d'un linge propre. Elle lava longuement ses mains et ses avant-bras qu'elle sécha soigneusement. Puis, elle revint portant une longue chemise blanche par-dessus sa tenue. C'était pas l'idéal mais elle-même était blessée et elle ne pouvait perdre de précieux instants.

Elle s'arrêta près du foyer, prenant un peu d'eau chaude avant de la mélanger avec de l'eau ayant déjà bouilli. Un peu l'alccol en plus et elle rejoignit le chevalier toujours inconscient.

Avant de commencer à lui ôter ses vêtements, elle vérifîa la blessure qu'il avait à la tête, ôtant avec précaution le linge souillé de sang.

Quelques instants avant qu'elle ne se détende. Quelque chose avait du amortir le choc et il n'avait aucune fracture, juste de grosses plaies et une fameuse coupure au front. Se saisissant de ciseaux, elle coupa les cheveux les plus proches et une fois les plaies bien dégagées, elle se mit à les nettoyer. Kappa était bien dans les vapes pour ne pas réagir au contact du mélange eau et alcool.

Un frisson en se rappelant le contact de l'alcool pur sur son dos déchiré.

Puis, elle prit plusieurs bandes de tissus propres ainsi qu'un pansement qu'elle appliqua sur les blessures. Des gestes doux mais aussi très précis avant qu'elle ne remette l'un des oreillers en place sous la tête de Kappa, installant le blessé au mieux sur la vaste couche.

Elle souffla un bon coup avant de reprendre et d'ôter les derniers vêtements qui recouvraient le chevalier de la Couronne Boréale.

Le feu dans l'âtre baissait et elle s'empressa à le ranimer avant de revenir vers Kappa dénudé sur le lit. Prenant un linge dans la bassine, elle commença à nettoyer les plaies du jeune homme tout en le lavant avec douceur. Les linges humides se succèderent ainsi dans une lumière quelque peu tamisée avant qu'elle n'en finisse avec cette toilette et passe à la désinfection elle-même.

Les plaies les plus graves restaient les coups de fouet qu'elle soigna avec autant d'attention que celles qu'il avait à la tête. Puis, ce furent les écorchures qu'elle recouvrit d'un baume avant d'enfin aller chercher une autre chemise qu'elle lui fit enfiler en le déplaçant le moins possible avant de rabattre enfin une couverture sur lui.

Une dernière vérification de son pouls et elle se rassura de nouveau. Il allait vivre si on lui laissait reprendre des forces.

La belle rousse avisa le fauteuil mais elle ne pouvait pas encore se reposer. Il lui fallait aussi se soigner.

Un regard oblique vers son sauveur endormi et elle renouvella l'eau dans la bassine avant d'aller se préparer une autre tenue qu'elle déposa sur le fauteuil en plus du nécessaire pour s'essuyer et se soigner.

Un dernier regard à Kappa et elle ôta ses vêtements déchirés avant de se laver entièrement. Elle se sentait si souillée qu'elle se frotta jusqu'à ce que sa peau prenne une teinte presque rose avant de finir par se sécher et panser ses propres plaies.

Rapidement, elle se rhabilla avant de laver sa longue chevelure rousse qu'elle sécha et démêla ensuite.

Au dehors le bruit semblait s'être enfin arrêté et la jeune fille se sentit soudain apaisée. les chauves-souris s'étaient d'ailleurs rapprochées comme pour lui dire qu'elle n'avait rien à craindre.

La tension retombant une nouvelle fopis, elle sentit la fatigue mais n'osa pas prendre place dans le lit aux côtés de Kappa comme elle l'avait fait la première fois. Aussi, elle préféra étendre plusieurs couvertures sur le sol face à l'âtre avant de s'allonger à même le sol, se roulant en boule.

Elle tourna le dos à Kappa, s'enfouissant au maximum dans la plus épaisse des couvertures avant de plonger dans un sommeil qui s'avéra vite peuplé de cauchemar...
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MessageSujet: Re: [BG] Ironies du Destin [Lydia & Kappa]   Mar 8 Mai - 21:23



Ma tête tambourinait à mes tempes lorsque j'émergeai à demi de ma torpeur en fixant le plafond. La pièce était toujours faiblement éclairée par le feu de cheminée, donnant aux lieux un côté intimiste. Je n'avais pas encore les idées très claires, la mémoire des derniers évènements me revenant par bribes et flashbacks. C'est alors que je me souvins du combat, de la torture, et des blessures. Puis Cédrick, et Lydia. A son souvenir, mon oeil s'agrandit et redevint soudain plus vif. C'est alors que je sentis que j'étais pratiquement nu, seulement vetu d'une chemise. La belle rousse avait dû soigner mes blessures lorsque je m'étais évanoui. Mais où était elle à présent ?

Un léger mouvement du cou et mon regard tomba sur la jeune femme. Mes joues s'empourprèrent aussitôt, et ce n'était en rien dû à la fièvre. La belle était presque nue, elle aussi, en train de nettoyer ses propres blessures. Un sentiment de culpabilité m'envahit tandis que je détaillais son corps de rêve. Je ne le devais pas, je le savais très bien. Mais mes yeux ne pouvaient se détacher d'elle. Elle était si belle, si envoûtante. Un corps aux formes parfaites. Puis, mon esprit se perdit en pensées. Nous revenions de loin, elle et moi. Et à l'heure qu'il était, nous étions en vie uniquement parce que nous avions compté l'un sur l'autre et avions vaincu tous les obstacles. Finalement, un violent coup de fatigue m'atteignit, et mes yeux se refermèrent peu à peu.

Lorsque je me réveillai, les ombres des flammes dansaient toujours sur les murs de la pièce, l'éclairant agréablement. Le mal de tête était parti, mais les blessures tiraient toujours, même si les bandages de Lydia remplissaient leur office à merveille. Il me fallut plusieurs secondes, mais je finis par me redresser. Mon regard inquiet balaya la pièce avant que je ne tombe sur le corps de la belle rousse recroquevillé près de la cheminée. Pourquoi ne s'était elle pas couchée près de moi ? Avait elle peur de moi ?

Une nouvelle douleur à la tête me traversa le crâne lorsque je me mis debout, et ma main se posa instinctivement sur le bandage qui en faisait le tour. Doucement, je me dirigeai vers une armoire à vêtements. Je l'ouvris à la recherche d'un pantalon. Il me fallut plusieurs minutes mais je finis par en dénicher un blanc en lin qui était très bien et à ma taille. Après l'avoir enfilé rapidement, je m rendis près de la cheminée. Un regard vers la jeune femme m'indiqua que son sommeil semblait agité. Machinalement, je me tournai vers le foyer pour y remettre une bûche, lorsque la pauvre Lydia se mit à parler dans son sommeil. Elle semblait rêver qu'elle était poursuivie. Contrarié, je pris la décision de ne pas la laisser traîner à terre.

Lentement, et avec soin, pour ne pas la réveiller, je pris la rousse dans mes bras avant de l'allonger délicatement sur le lit. Puis je la recouvris avec des couvertures, avant de remettre délicatement une mèche de cheveux en place. Je souris en la voyant ainsi : elle était vraiment belle quand elle dormait. Je fis ensuite le tour pour me coucher à mon tour. La jeune femme était allongée sur le côté, dos à moi. Me glissant lentement sous les couvertures, je me collai doucement à elle en passant mon bras autour de son ventre, et en posant ma tête au creux de son cou. Aussitôt, son odeur enivrante me berça et mes yeux se fermèrent.
- Dors bien, mon ange. Je suis là pour te protéger...
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MessageSujet: Re: [BG] Ironies du Destin [Lydia & Kappa]   Ven 1 Juin - 20:53

Des voix et des formes qui dansaient dans la nuit si attirante. La douceur de la lune et l'ardeur du soleil qui l'avait réchauffée toute la journée. En ces lieux solitaires, Lydia se sentait si bien, apaisée par ces mouvements lents et gracieux qui l'entouraient.

C'était étrange de ne pas les voir réellement mais elle se sentait vraiment bien. Nulle oppression ou frayeur, juste des lueurs attirantes et des couleurs uniques et intenses...

Puis, ce fut la voix qui s'éleva, chaude et douce. Une voix de femme, celle de la belle dame de son enfance.

Celle qui l'avait appelée et la réconfortait dans la solitude de sa chambre... Sa prison...

Flamme de la chandelle autour de laquelle danser les papillons de nuit, se brûlant la pointe des ailes. Petites fées dans le crépuscule avant qu'une lumière ne l'éblouisse et ne la fasse carrément souffrir.

Tel le soleil à son zénith, tel l'éclair déchirant la douceur du ciel crépusculaire, elle lui infligeait une souffrance indicible, une douleur vive si vive qu'elle lui faisait l'effet d'un brûlure au fer rouge.

Un cri que la jeune rousse ne put retenir avant de se débattre sur un sol moins dur que celui où elle s'était assoupie face au feu. Ses paupières se soulevèrent brièvement avant qu'elle ne sombre de nouveau sans pour autant se calmer.

Elle se heurta alors à une masse chaude avant de se calmer soudain. Des bras qui l'enserraient avec fermeté et douceur. Un timbre grave mais paisible. Rien de commun avec les aboiements féroces de Cédrick. Une voix qu'elle reconnut dans son sommeil ainsi que des caresses sur son corps.

On la réconforatit, on prenait soin d'elle. Des gestes tendres presque amoureux. Elle avait froid si froid. Elle errait dans un monde onirique tandis que dans la réalité, ses bras se resserraient autour de ce corps tandis que l'une de ses jambes se glissait au-dessus de celle de Kappa. Ainsi se blottissait-elle près du chevalier d'Athéna.

Elle tremblait tant, cherchant sa chaleur alors que sa chemise s'entrouvrait légèrement. Sa tête reposait sur l'épaule du saint, sa chevelure rousse s'étalant de tout son long alots que le rêve se poursuivait.

En ce monde onirique où tout changeait sans qu'elle ne s'en étonne. Ainsi, la jeune fille se retrouvait balottée entre cauchemar, rêve et fantasme...

Et encore la lumière qui la brûlait. Elle souffrait tant. Cédrick s'amusait à la brûler avec les chandelles puis les fers.
Une voix qui l'aide et la soutient alors que fouet apparapit soudain devant elle.

Lucrézia...


La lumière de la lune diaphane mais pure si pure.

Les voiles dérivant dans une brume iréelle...

Chauves-souris...

De nouveau le feu qui la harcèle dans un décor presque uniforme, vide, ravagé avec Cédrick comme seule figure "humaine".

Follow me...

Le son de la voix de Lucrézia.

Cette voix enchanteresse surlaquelle elle avait toujours pu mettre un nom dans la quiétude de ses rêves. Lucrézia, la lumière dans la nuit, l'Etoile brillant de mille feux dans la pénombre.

Follow me... Lydia... My sweet...

De nouveau la lune révélant chaque pas, chaque tentative de Cédrick avant que les flammes ne se lèvent soudain.

Un cri dément...

Viens, unissons-nous enfin, il est temps que nous ne fassions plus qu'un...

Son rauque à chaque mot de Cédrick... Horreur dans les yeux sombre de Lydia, effroi en son coeur. Dégoût et mort, la jeune rousse qui se débattait avec l'énergie de la terreur et du désespoir...

Poussée violente avant que son tuteur ne chute sur le sol et qu'elle ne s'enfuît..

Flammes sur son chemin, flammes se resserrant autour d'elle. Cri de dément, cri de luxure, de soudard affamé de chair... De sa chair...

Tout allait si vite. Elle sentit son souffle de nouveau presque sur elle avant qu'elle ne se resolve à plonger dans le brasier.

Come to me...

Lucrézia...

La douleur, la crainte avant que le vent ne se lève. Un courant violent et glacé qui la pértifia les flammes avant de la contourner et de frapper Cédrick qui disparut soudain dans un décor blanc immaculé.

La neige et la glace si blanche si pure. Pure comme elle, elle qui avait pu repoussé son agresseur. Pourtant elle craignait aussi le froid et tomba un moment à genoux frissonnante avant que l'Hiver ne se change en ami, l'accueillant dans son giron, la réconfortant de toute sa douceur, de son amour.

Amour... Suis-je destinée à aimer l'hiver et le froid ?

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

Froid...

Elle ouvrit les yeux avant de se rendre compet qu'elle était entre les bras de Kappa. Qu'il la tenait serrée contre lui en un geste protecteur mais aussi très tendre. Ses joues s'empouprèrent soudain et elle sourit avant de retomber dans un semi-sommeil. Au-dessus d'eux se tenaient de nombreuses chauves-souris.

Elles semblaient, elles aussi, veiller sur la jeune fille rousse et son chevalier du froid...

Froid, Hiver... Serait-ce toi qui m'es promis ?

Elle caressa doucement sa joue avant de se laisser sombrer. Kappa l'avait sauvée d'un sort horrible et l'avait respectée malgré sa vulnérabilité. Jamais, il n'en aurait profité et cela la belle en était plus certaine.

La bûche craqua dans l'âtre alors que quelque chose de froid et dur se tenait tout contre sa peau.

Elle glissa la main pour aller la toucher, presque timidement pour ne pas le réveiller.

Un effleurement sur la clé que lui avait remis Kappa.

La clé avec la rose et l'épée... A présent, il lui faudrait découvrir ce qu'elle ouvrait...
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Kappa


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MessageSujet: Re: [BG] Ironies du Destin [Lydia & Kappa]   Jeu 28 Juin - 4:37



A mi chemin entre rêve et réalité, je sentis lentement le corps de la magnifique Lydia se serer contre le mien. Etait ce pour lutter contre le froid, ou pour d’autres raisons ? Je n’aurais su le dire, et honnêtement, je n’en avais cure, j’étais bien. Durant un court instant, j’avais tout oublié, jusqu’à mes blessures, jusqu’à l’endroit où nous étions. Le contact de son corps contre le mien me fit frissonner de plaisir. Je n’avais pas les idées très claires, car à moitié endormi, mais néanmoins, je la sentais contre moi, et c’était tout ce qui comptait. Comme envoûté par ce moment magique et intime entre la belle rousse et moi, je me laissai bercer par cette présence féminine apaisante. Sans même que je m’en rende compte, mes yeux se refermèrent doucement dans la pénombre, avant que je ne sombre une nouvelle fois dans le royaume des rêves. Et des cauchemars…

**************************

- Ne la touchez pas !! …pas.. ! pas…
- Tuez ces deux là… là… Puis récupérez tous les objets de valeur que vous trouverez et brûlez tout… tout… tout…
- Cours.. !! Vite… !! Vite ! Vite…
Les voix me parvenaient de manière distordue et avec un puissant écho, comme si elles venaient de très loin. Les ombres grandissantes m’envahissaient, me faisant revivre les évènements de cette nuit terrifiante où mon destin avait basculé.
- Ne la touchez pas !! …pas.. ! pas…

**************************

Papa ! lâchai-je en me redressant en sueur dans le lit, tremblant de fièvre.

Comme arraché à ce havre de paix que constituaient les bras de la jeune femme, je m’étais réveillé en sursaut. Le souffle haletant, il me fallut quelques secondes pour rassembler mes idées. Balayant la pièce du regard, c’est lorsque ce dernier croisa la silhouette paisiblement endormie de la belle rousse que mes repères revinrent. Espérant ne pas avoir dérangé la jeune femme dans son sommeil, je me levai discrètement pour me diriger vers un seau dans le coin de la pièce. Pris de haut le cœur, je n’eus que le temps de pencher la tête à l’intérieur du récipient en bois pour ne pas vomir directement sur le plancher.

Me redressant, tremblant de la tête aux pieds, et pris de frissons, je puisais dans une bassine de l’eau non loin pour arroser mon visage et mon front brûlants et rincer ma bouche. Attrapant le seau plein de sucs gastriques, je quittai la pièce pour le poser dans une chambre voisine. Il n’était pas utile que Lydia sache ce qui venait de m’arriver, ni qu’elle en supporte l’odeur…

Plus zombie que vivant, c’est d’un pas mécanique que je pris ensuite la direction du fauteuil près du feu pour m’y assoir. Mon cœur battait toujours à vive allure, comme à chaque fois que je revivais en cauchemar le meurtre de ma famille. Cet incident avait à jamais scellé mon destin, et c’était pour éviter que cela n’arrive à d’autres innocents que j’avais tout fait pour endosser cette armure de bronze. Un rapide regard dans un coin de la pièce me tranquillisa lorsque j’aperçus cette dernière, trônant là, attendant sagement que je ne décide de la revêtir à nouveau.

Une migraine probablement déclenchée par la fièvre me faisait souffrir, et mes blessures, bien que pansées, me lançaient toujours. Heureusement, nous étions à l’abri, car je ne donnais pas cher de nos peaux si on nous trouvait alors que j’avais peine à me déplacer. Après avoir attrapé une épaisse couverture, je m’enveloppai à l’intérieur et m’affalai dans le fauteuil. Mes yeux fixèrent les flammes dansant tranquillement dans le foyer de la cheminée sans les voir. Peu à peu, la chaleur me berçait, et bientôt, je m’endormis à nouveau, épuisé par les cauchemars et la température.

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MessageSujet: Re: [BG] Ironies du Destin [Lydia & Kappa]   Mar 20 Nov - 22:38

- Froid...

Un souffle dans la nuit encore profonde, celui de la voix d'une toute jeune femme meurtrie se blottissant entre les draps, s'avançant à la recherche de la chaleur d'un autre corps. Ainsi, sa main aussi fine que délicate s'était avancée pour ne rencontrer que du vide. Plus de présence à ses côtés, plus de chevalier qui l'étreignait en un geste protecteur et encore si innocent malgré le feu qu'elle risquait de faire naître en lui. Un autre geste, ses doigts aux ongles brisés tâtonnant les draps défaits avant qu'elle ne réalise et, soudain alertée, ne se redresse brusquement, réveillant ses plaies.

Une longue plainte lui échappa avant qu'elle ne retrouve son souffle et repousse en arrière sa longue chevelure rousse. Ainsi demeura-t-elle un long moment immobile, assise sur le lit, sa chemise entrouverte sur sa poitrine couverte de pansements qu'il lui faudrait bientôt changer. Frissonnante, elle se couvrit de l'une des couvertures, attendant dans un calme tout relatif que ses yeux ne s'habituent à l'obscurité ambiante.

Une forme ? Quelqu'un se trouve ici. Ce souffle ? Serait-ce ?

Encore perdue dans un semi-sommeil, elle s'approcha du fauteuil sans faire le moindre bruit. La seule idée qu'il puisse s'agir d'un des mercenaires la terrifiait. Encore et toujours cette peur panique à l'idée de voir le sieur Cédrick apparaître dans l'embrasure de la porte, fouet au poing ou à sa ceinture. Cela ne cessait de la hanter. Des frissons suivis de tremblements incontrôlés avant qu'elle ne resserre la couverture sur elle, les évènements de la veille lui revenant en mémoire. La tentative de viol dont elle avait été victime. Ce monstre de Cédrick affalé sur elle, la touchant, lui arrachant ses vêtements. Elle crut un instant s'entendre hurler. L'avait-elle fait ? Peut-être car de petites formes ailées s'agitèrent soudain dans la pénombre avant que la voix de Lucrézia ne résonne dans sa tête.

Lydia... Ma douce... Apaise-toi, il veille sur toi. Laisse l'ombre des cauchemars se dissiper, il veille sur toi, ma tendre Etoile...

L'Hiver et le froid veillent sur toi.


Le froid et l'Hiver veille sur moi...

La tendre jeune fille ne pouvait que se rassurer sans réellement comprendre ce que signifiait les paroles de celle qui la guidait depuis déjà tant d'années. Cette femme qui se présentait comme étant pareille à elle. Les paroles de son oncle au sujet de Lucrézia étaient celles d'un dément. Comment aurait-il pu la connaître, elle qui lui parlait d'une vie bien plus ancienne que ne l'était celle de ce porc qui l'avait séquestrée et torturée si longtemps. Fou, il ne pouvait être fou mais l'était-il vraiment. Tant de questions ?

Un souffle léger contre elle, le bout d'un museau et deux yeux brillant. Un sourire sur le visage pâle de Lydia et elle caressa la chauve-souris. Elle la défendait et la guidait.

Merci, ma belle... Ma belle... Bella...

Cela l'amusait de l'appeler ainsi sans se rendre compte que ce nom était bien le sien mais le contact ne faisait que commencer. Sans le savoir, Kappa venait de provoquer le premier des pas vers l'éveil de l'une des plus envoûtantes Etoiles. Mais qui le savait ? Pas Lydia en tout cas, elle-même ignorait les chemins que son héritage lui ouvrirait. Pour l'instant ne comptait que le présent et cette clé dont ils allaient devoir trouver la serrure une fois son sauveur réveillé. Prenant enfin, son courage à deux mains, elle se leva avant d'approcher le dormeur. Elle se pencha sur lui et un sourire lumineux apparut sur ses lèvres. Il était là. Kappa était resté auprès d'elle en lui laissant le lit.

Les flammes étaient sur le point de s'éteindre lorsqu'elle déposa un baiser sur le front du chevalier avant de déposer sa propre couverture sur lui. Une lueur de remords passa dans ses longs yeux sombres. Elle se sentait coupable de ce qui lui était arrivé. Sans elle, jamais Kappa ne se serait ainsi fait torturé. Tant de meurtres et de cruauté, jamais, l'ancienne prisonnière ne pourrait assez le remercier d'avoir mis un terme à ce cauchemar. Pour elle, bien sûr, mais aussi pour les autres, tous les autres, toutes ces malheureuses victimes.

L'obscurité se faisait soudain presque totale et elle se releva pour essayer de ranimer le feu une fois qu'elle l'aurait alimenté. Quelques gestes et le rougeoiement reparut. Heureuse d'y être parvenue sans réveiller son sauveur qui avait encore besoin de repos, elle se releva avant d'approcher l'armure de la Couronne Boréale. Des murmures se faisaient encore entendre dans le lointain mais c'était sans doute les derniers pilleurs sur le point de partir. Et puis, elle connaissait suffisamment les hommes de mains de son oncle pour savoir que rien ne les ferait venir en cette partie du Manoir si ce n'était l'appel de son oncle en personne. Sans savoir réellement pourquoi, elle posa la main sur l'armure avant que celle-ci ne s'illumine et n'éclaire brutalement l'ensemble de la pièce d'une lueur aussi blanche que froide. Sur le coup de la surprise, Lydia cria avant de heurter une des bûches et de chuter lourdement sur le sol.

Un bruit sourd suivit et sans comprendre ce qu'il se passait, elle entendit des détonations dans le matin naissant. Etait-ce cela qui avait réveillé cette étrange armure aussi froide que la glace ? Une terrible déception sur son visage, elle qui avait cru être enfin libre devait se rendre compte que bien des hommes enviaient la position de l'ancien maître du château.

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MessageSujet: Re: [BG] Ironies du Destin [Lydia & Kappa]   Mar 22 Jan - 19:23



Mon réveil me fit l’effet d’émerger après un très long sommeil lorsque je refis surface. Un mal de crâne lancinant floutait ma vue d’ordinaire si claire, et je savais que j’avais encore une forte fièvre. Mon corps suait toujours, et les vertiges étaient toujours d’actualité. J’aurais encore pu dormir longtemps si la seconde suivante ne m’avait pas complètement éveillé cette fois. Une puissante détonation se fit entendre dans la cour du manoir, agissant aussitôt comme un catalyseur pour me sortir de ma léthargie passagère. Pris par surprise, je fis un bond dans mon fauteuil et la couverture s’effondra au sol. Un regard rapide échangé avec Lydia que je repérai alors près de la cheminée, et je bondis vers le mur donnant sur la cour. Tout en haut, à deux mètres cinquante environ, se trouvait une petit fenêtre grillée. Si je pouvais atteindre celle-ci, j’aurais une vue imprenable sur la cour.

Fort heureusement, même pour un chevalier affaibli et atteint de fièvre, atteindre cette distance était très facile. D’un simple bond, je parvins à attraper les grilles et à me hisser pour observer les jardins. En effet, ceux-ci étaient à présent envahis de pillards en tous genres cherchant les richesses du tyran dont j’avais provoqué la chute. Et ils ne tarderaient pas à venir dans cette aile. Quant aux détonations, pas la peine d’être un génie pour comprendre qu’ils tentaient de forcer les nombreux coffres du Manoir afin de s’emparer des richesses. Un froncement de sourcils, et je me laissai retomber au pied du mur en réfléchissant très vite sur la meilleure chose à faire. Enfin, après un simple claquement de doigts, mon armure vint fidèlement revêtir son propriétaire avant que je ne me tourne vers Lydia :
- Il ne faut pas rester ici. La situation devient trop dangereuse. Dans mon état, il est peu probable que je parvienne à tous les abattre. Le risque est trop grand. Il faut fuir !

Celle-ci acquiesça et nous quittâmes immédiatement la pièce. Longeant rapidement les couloirs, Lydia s’immobilisa soudain en m’attrapant timidement la manche pour me demander de m’arrêter à mon tour. Un regard interrogatif et elle me fit signe d’attendre là. Tous sens aux abois, j’attendis durant de nombreuses secondes avec anxiété le retour de la jeune femme. Enfin, au bout d’un moment qui me parut particulièrement long, elle reparut avec un objet enveloppé dans du tissu. Un autre regard interrogatif mais elle éluda la question, m’entraînant en avant, me forçant à repartir, ce que je fis sans insister. Le temps des réponses viendrait. Pour l’instant, il fallait se sortir de là en vie. Nous courûmes à perdre haleine en traversant un des interminables corridors du Manoir avant de nous immobiliser.

Soudain, un nouveau haut le cœur s’empara de moi accompagné de vertiges. Je ne dus qu’au mur contre lequel je venais de m’appuyer de ne pas tomber au sol. Le souffle haletant, suant à outrance à cause de la fièvre, il me fallut quelques minutes pour me calmer sous l’œil inquiet de Lydia. Nous continuâmes à avancer malgré le désaccord de la jeune femme qui me répétait de me reposer. Enfin, à l’issue d’un autre couloir assez long, une des sorties était en vue. Je dus à nouveau me reposer contre le mur et la jolie rousse me fit signe de me reposer ici le temps qu’elle n’aille chercher Hector. Je voulus la retenir, mais je compris rapidement que mon état ne permettait pas un autre plan. A bout de forces, pris d’autres vertiges, je me laissai glisser le long du mur pour m’assoir quelques secondes, lorsque soudain, des éclats de voix venant de l’embranchement juste à ma gauche se firent entendre. Une poussée d’adrénaline m’aida à me redresser aussi aisément que d’habitude tandis que je cherchai autour de moi comment m’en sortir. Juste à ma droite se tenait une armure ancienne datant du moyen âge, tenant entre ses gantelets de plaque une grande et lourde épée bâtarde.

Si je devais tabler sur la discrétion, mieux valait parier sur une arme traditionnelle que sur mon cosmos. Et puis d’ailleurs, étais-je seulement en état d’utiliser mon cosmos ? Attrapant rapidement l’arme entre mes mains, je me tins en embuscade, prêt à frapper l’ennemi lorsqu’il surgirait du couloir adjacent. Ses pas se rapprochèrent encore, plus près, de plus en plus près. Et il surgit enfin. La lame lourde fendit l’air et transperça la gorge de l’homme en armes qui s’effondra dans son propre sang, mort avant même de toucher le sol. Lâchant l’épée tâchée de sang, je me dirigeai vers la sortie par laquelle Lydia avait disparu. La lumière pâle de l’aube éclaira mon visage, me forçant à plisser les yeux. C’est alors que je la vis revenir discrètement en tenant les rênes d’Hector qui approchait à ses côtés, toujours aussi docile.

Je ne pus m’empêcher de saluer joyeusement l’animal en le caressant avant de regagner mon sérieux. Me tournant vers la jolie rousse, je lui dis alors :
- Ne trainons pas ici, il faut fuir immédiatement…

Après avoir enfourché l’animal et aidé Lydia à grimper, nous quittâmes discrètement les lieux au galop. Près d’une demi-journée passa tandis que nous nous éloignions le plus possible de cet endroit maudit en direction du sud. Affaibli par la fièvre, les blessures, et tenaillé par la faim, je dus finalement m’arrêter. Descendant de cheval, je confiai alors à Lydia :
- Dé… Désolé, Lydia… Je n’en peux plus…

Celle-ci proposa alors de prendre le relais et monta sur Hector pour illustrer ses propos. Attrapant sa main avec un sourire affaibli, je grimpai à mon tour sur notre fidèle compagnon, et nous reprîmes la route. Fatigué, épuisé, j’étendis timide les mains autour de la taille de Lydia pour me tenir à elle. La fatigue et la faim m’affaiblissaient de minute en minute, et je ne pus bientôt plus lutter. Ma tête se posa sans que je ne m’en rende compte contre le dos et la chevelure de la jolie rousse. Entouré par son odeur rassurante et envoûtante, je finis par m’endormir tout à fait…

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MessageSujet: Re: [BG] Ironies du Destin [Lydia & Kappa]   Mar 12 Fév - 16:59

Détonations et cris ne cessaient de se répercuter dans le jour naissant. A croire que l'ombre de Cédrick avait déjà disparu ou que les hommes se réveillaient la peur et l'avidité au ventre. Peur de tout voir disparaître avant d'avoir eu sa part du gâteau. Qu'il soit entaché de sang et saupoudré d'horreur ne le rendait pas plus amer que cela. Non, c'était une part d'or et d'argent, mêlée de l'éclat du diamant. Ce qui faisait qu'exciter davantage la convoitise de chacun de ces charognards et qu'importait les pleurs des âmes et des êtres détruits pour le composer.

De son côté, Lydia s'était recroquevillée dans le lit. Peur si peur, elle était terrifiée à la seule idée que son oncle ne reparaisse et ne s'en prenne à son sauveur, le jeune Kappa avant de s'en prendre à elle. La rousse jeune fille ne pouvait que frissonner d'horreur en se remémorant ces pattes sur son corps, son haleine sur sa peau, leur lutte alors qu'il s'apprêtait à la prendre de force, la souiller et la détruire. Son poids sur elle, lourd si lourd tandis qu'elle luttait avec la force du désespoir et de l'horreur qu'il lui inspirait pour le repousser.

Et ce fut aussi à cet instant qu'elle avait ressenti quelque chose de nouveau alors que l'âme de Lucrézia se rapprochait d'elle. Elle avait entendu sa voix si douce. Elle avait cru comprendre des mots, des pensées à peine formulées. Le langage des Filles de la Lune Sanglante. Des formes qui se mouvaient avec grâce entre les bancs de brume en une danse unique et merveilleuse, si belle qu'on ne pouvait que la suivre.

La danse des Ténèbres, ma douce... La grâce et le charme envoûtant de l'Ange des Ténèbres évoluant dans la douceur diaphane de la pleine Lune...

Viens ma douce... Viens à moi... Qu'enfin, tu puisses étendre tes ailes et rejoindre tes seigneurs...


- Vers toi...

Elle avait parlé en tendant le bras vers le ciel et les chauves-souris, les petites vampires qui dansaient sur les courants. Si belles et porteuses de promesses, celle de cette nuit d'horreur qui s'était achevée sur une aube de délivrance.

Puis soudain, elle entendit un bruit sourd. Kappa, son sauveur venait de se réveiller en sursaut. Il était encore si mal en point. Ce que la tendre jeune fille s'en voulait. Tout était de sa faute. Sans elle, il serait de retour chez lui et non en ces lieux perdus dans la principauté de Liège, aux prises avec un monstre à nul autre pareil. Elle le vit se relever et partir..

Kappa...

Une larme brilla à ses yeux, limpide, en pensant qu'il allait partir et la laisser là. A demi-éveillée, elle n'avait pas encore les idées très claires. Quelques secondes s'écoulèrent si longues dans l'attente et l'angoisse avant que son chevalier ne reparaisse nimbé dans la lumière du joue naissant. A sa vue, le coeur de la Captive fit un bond, ses joues rosirent même. Elle se sentait bien en sa compagnie si bien.

A ses paroles, elle répondit d'un signe de tête. Une nouvelle salve d'explosions se fit entendre, faisant trembler le manoir sur ses bases avant que le calme ne revienne. Kappa avait raison, il était temps de quitter ces lieux...

Ainsi, tous deux filèrent, ombres tremblantes de fièvre, souffrant encore de leurs plaies. Les couloirs s'enchaînèrent les uns après les autres avant qu'elle n'entende un nouvel appel...

Lydia... Ma douce... Lydia, n'oublie pas. Prend ce qui nous réunira...

Soudain, elle stoppa. A sa gauche, une énorme porte renforcée d'acier. Une de ses portes menant dans l'antre de Cédrick. Dans sa poche, la tendre jeune fille ne cessait de tourner et de retourner une clé. Une hésitation et elle s'adressa à son compagnon.

Kappa, je dois prendre quelque chose. Attends-moi, j'en ai pour quelques instants. Fais-moi confiance, c'est très important.

Viens ma douce...

La voix de Lucrézia de nouveau et elle s'engouffra dans les sinistres appartements de Cédrick. Que cherchait-elle si ce n'était la serrure s'unissant à la clé qu'elle possédait. La voix de la dame la guidait et bien vite, elle reconnut ce qu'elle était venue chercher et s'emparant d'une vaste étoffe, elle l'enveloppa avant de repasser le seuil maudit. Une expression de pure joie en retrouvant le chevalier de la Couronne boréale qui l'avait attendue et de nouveau son coeur qui s'emballait. Si puissant, si chaud, elle se sentait revivre près de lui, lorsque son regard plongeait dans celui du jeune saint.

Emotion si forte remplacée par une inquiétude certaine en se rendant de nouveau compte du triste état du chevalier. Elle s'en voulait tellement, la jolie rousse tout était de sa faute. Le reste de leur fuite se passa au mieux avant que Kappa ne doive de nouveau lutter. Quand cela s'achèverait. Quand cela s'achèverait, elle ne pouvait se pardonner de toutes les souffrances du jeune homme. Puis, enfin, ils arrivèrent au terme de leur calvaire.

Le chemin était dégagé. Se retournant vers Kappa, Lydia lui demanda de l'attendre. Ce ne fut pas une mince affaire de le convaincre de la laisser y aller seule mais elle y parvint au prix d'une longue discussion et sur ces derniers mots, elle le laissa.

- Ne crains rien pour moi. Je connais ces lieux comme ma poche. Je vais chercher Hector et je reviens. Reste bien caché dans l'ombre. Personne ne viendra ici. Y a rien d'autres que des pierres brisées dans ces lieux. C'est pas ici qu'on cherche les trésors. Attend-moi...

Elle était restée comme en attente sur ces mots avant de se décider à déposer un baiser rapide sur le front du jeune homme. Elle sentait une douce chaleur l'envahir à ce simple contact. Puis, un dernier regard et elle se dirigea vers le fossé menant à l'abri où elle avait laissé la monture de Kappa. A sa vue, le cheval piaffa et il lui fallu quelques instants pour calmer l'étalon avant de l'amener vers son maître.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le temps passait alors que tous deux avançaient au rythme des sabots de leur monture. Soudain, elle sentit Kappa vaciller et tous deux changèrent de place. Contre son dos, elle sentait le chevalier la tenir entre ses bras, son souffle à son oreille avant qu'il ne sombre dans le sommeil.

Kappa...

Un tendre sourire avant qu'elle ne fasse ralentir le cheval. Au loin, elle aperçut les toits des premières maisons du hameau le plus proche. Lydia savait qu'elle pourrait compter sur les quelques pièces qu'elle avait emmené pour obtenir un abri pour la nuit. Pourtant, elle hésitait...

Un sourire se dessina de nouveau ses lèvres tandis qu'elle faisait stopper Hector, se plaçant sur le bord de la route. De sa poche, elle sortit deux anneaux. Elle en passa à son doigt et saisissant avec une douceur infinie la main de Kappa, elle en fit de même pour lui. Plus simple, tout serait plus simple ainsi. Prenant le temps de replacer au mieux son compagnon, elle reprit la route avant d'arriver enfin à la première des maisons épargnées par la cruauté de Cédrick. Il avait quand même eu l'intelligence de ne pas se mettre à dos ses voisins les plus proches. Combien d'eux se doutaient de la présence d'un tel monstre à une journée de cheval ?

Perdue dans ses pensées, elle approcha de la grille de la vaste demeure, une modeste auberge à première vue. Nul besoin pour elle de frapper, les chiens se chargèrent de signaler sa présence et la belle prit la parole en voyant une femme d'un certain âge apparaître. Elle était ronde et d'apparence joviale quoique fatiguée par des années de labeur aux champs ou autres. Tendant sa bourse, la jeune fille prit la parole.

- Bonjour madame, veuillez excuser de pauvres voyageurs égarés. Mon fiancé et moi souhaitions nous rendre dans ma famille pour annoncer la grande nouvelle.

Disant cela, elle exhiba l'air de rien son anneau, tout simple mais reconnaissable.

- Malheureusement, nous nous sommes perdus et de nos affaires, il ne nous reste plus que le cheval de mon cher Kappa.
- Il m'a l'air bien mal en point ton fiancé, ma belle.
- Oui, il a du se battre contre les bandits pour nous défendre et...
- N'en dis pas plus, petite, viens te réchauffer. On va s'occuper de soigner ton fiancé. Ce serait malheureux de voir une telle jeunesse filer vers la mort.


Les paroles de la dame n'étaient pas vraiment celles qu'on attendait d'une paysanne mais Lydia savait que pas mal de personnes s'étaient retrouvées jetées dans la plus grande misère suite aux actions des grands de ce monde et qu'ils survivaient comme elles le pouvaient.

Faisant avancer Hector, elle suivit la femme que des enfants rejoignirent avant de l'aider à faire descendre Kappa de leur monture et de le porter le plus efficacement possible vers une des pièces. Les instants suivants se passèrent en soins tandis que la femme l'aida à dévêtir et laver les plaies de Kappa. Le temps s'écoula ainsi jusqu'à ce que le chevalier ne repose dans un lit simple mais confortable tandis que Lydia offrait une grande partie de sa bourse à la hôtesse, une joignant les deux bouts en louant des chambres aux voyageurs et en faisant d'innombrables travaux de coutures. Désireuse de l'aider et de payer son séjour, Lydia l'aida à cuisiner avant de rejoindre Kappa et de rester à son chevet.

- Pauvre petite, prends ceci, cela t'aidera...

Elle tendit des bougies à la jeune femme ainsi qu'un chapelet. Prier était la dernière chose que Lydia songeait à faire mais après tout qui sait. Elle alluma les bougies et pria de longues heures auprès de Kappa. Le jour déclina doucement tandis qu'elle n'avait pas quitté son chevet, épongeant son front. Ne s'éloignant que pour manger. L'Eglise au loin, tous deux pourraient la rejoindre et de là, reprendre la route une fois leurs forces revenues.

Elle s'était levée un instant prenant son précieux paquet avant d'entendre la voix de son chevalier. Dans le soir tombant, enfin, Kappa émergeait...
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