RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 Entre chiens et chats

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Managarm


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MessageSujet: Entre chiens et chats   Dim 18 Mar - 21:24


Leene, 11 ans.

Le félin s’élançait, agile sur les terres glacées, sa fourrure d’encre ressortant avec force sur le blanc de la neige qu’il foulait avec grâce. L’animal s’arrêta, observant derrière lui de son regard vairon – ambre et bleu – secouant sa queue au bout immaculé tel un serpent, narguant la fillette qui essayait en vain de l’attraper. Courroucée par l’arrogance du félidé qu’elle poursuivait, ses sourcils d’argent se fronçant face à l’attitude de l’animal, la jeune fille l’appela de nouveau de sa voix fluette mais non moins ferme.

« Nacht reviens ici ! »

Le chat semblant peser le pour et le contre, fit un pas vers sa maîtresse avant de brusquement faire demi tour et de s’élancer plus en avant sur la neige d’Asgard. Son dernier regard lui sembla moqueur et l’agacement de la fillette s’embrasa face à cette interprétation subjective. Avec un soupir irrité, la gamine le suivit en l’appelant de nouveau, agrémentant son discours de divers sévices qu’elle lui ferait subir si celui-ci ne cessait pas son petit jeu de course. Aucune de ses paroles n’eurent l’effet escompté si ce n’est d’accélérer la vitesse du chat qui finit par disparaitre de sa vue.

« Quand je te rattraperai, tu me le payeras Nacht ! »
marmonna l’enfant en resserrant son écharpe de laine autour de son cou pour diminuer la morsure du froid.

Ses bottes s’enfoncèrent dans la neige, crissant sous ses pas alors qu’elle reprenait sa marche, son regard se fixant sur une immense bâtisse se détachant sur l’horizon du ciel au lourd nuage gris. Asgardienne depuis à peine une année, l’enfant n’était pas coutumière des changements parfois brutaux de climat qui sévissait ici, mais elle croyait Misha lorsque celui-ci disait qu’à la nuit tombé, une tempête risquait de se lever. C’était la seule raison pour laquelle elle se retrouvait à crapahuter sur les versants d’Idavoll à la poursuite de leur félin. Une rafale de vent fit voleter ses longs cheveux d’argents rattachés en deux couettes hautes telle deux bannière opaline, son visage pâle se colorant de légère rougeur au niveau de ses joues. La fillette couvrit sa tête avec la capuche brune de son manteau de cuir recouverte de chaude fourrure décorant aussi son pourtour. Les pans de son manteau claquèrent sans pour autant laisser le vent s’engouffrer sous sa protection chaleureuse, et c’est avec un sourire qu’elle s’emmitoufla davantage dans sa douceur. Petite silhouette engoncée dans son long manteau semblant robe suivant les traces de pattes que la neige lui révélait.

La bâtisse se faisait plus imposante à mesure qu’elle s’en approchait, les traces indiquant clairement à la fillette que le félin s’était dirigé par là. Leene laissa sa main gantée se perdre sur le mur extérieur semblant muraille infranchissable, la laissant courir alors qu’elle continuait de suivre les indices qui contournait la pierre. Avec une grimace, celle-ci découvrit avec agacement que l’animal avait grimpé un arbre décharné qui venait de lui apparaître, ses branches se tordant vers la muraille minérale. Le regard vairon de l’animal la détailla, sa queue serpentant avec affabilité semblant s’amuser de la situation présente, profitant qu’il demeure inaccessible à la fougue de sa maîtresse.

« Descend Nacht ! Vient ici ! »


Le félin bailla, se releva et disparut dans l’enceinte du manoir pour seule réponse. Tempêtant, la fillette piétina furieusement la neige, s’empêchant d’élever le ton pour ne pas que les habitants de la demeure ne l’entende. Ce n’était pas pour un quelconque respect de ne pas déranger pourtant. C’était pour…autre chose.
Son regard d’émeraude suivit le chemin qu’avait emprunté l’animal pour grimper, se faisant vague et pensif. Son univers avait changé. Brutalement, sans transition, il s’était peint de couleur funeste, dansante comme les flammes qui la hantaient chaque nuit malgré le temps passé. Sa méfiance était plus vive que jamais, même si elle s’était apaisée au contact de leur mentor, elle restait encore là, à fleur de peau, n’attendant qu’une étincelle pour flamber. Elle méprisait ces autres tout en les enviant, les détestant, les craignant. Au fond, elle n’était pas tout à fait à sa place dans ce monde fait de neige et glace…Même si elle s’y sentait étrangement bien.

Le froid mordant. Le blanc immaculé. Le murmure du vent.

Elle les avait découverts récemment et pourtant, ils semblaient vibrer dans son âme telle des échos lointains et rassurants d’un rêve devenu réalité. Les doigts gantés de la fillette s’appuyèrent sur l’arbre avant de s’y accrocher, son regard se faisant déterminé en examinant son écorce. Avec agilité, elle grimpa, faisant fit de toutes les règles qu’on lui avait inculquée sur le respect et tout le reste. Si personne ne la voyait, il n’y aurait aucun problème et elle récupèrerait son chat par la peau du cou. Sa besace autour de la taille, elle réussit à se hisser sur une branche pour se réceptionner avec une grâce relative sur le haut du mur. Son cœur battait la chamade mais après avoir retrouvé son équilibre sur le mur de pierre, elle avisa un tas de neige dans lequel elle se jeta, songeant nullement à la manière dont elle repartirait.

Les flocons amortirent sa chute et c’est dans un rire enfantin qu’elle fit voleter les cristaux glacés autour d’elle, sa capuche retombant dans son dos et libérant de nouveau sa chevelure immaculée. L’amusement avait reprit sa place dans sa petite chasse au félin où elle se retrouvait chat. Elle se releva vivement, vacillant sur ses membres engourdis avant de se remettre à suivre les traces de pattes de son animal, une oreille tendue vers la demeure. C’était étrange que son éclat de voix n’est pas rameutée des personnes de la maison, mais après tout, le terrain était grand bien que pas forcément bien entretenu…La fillette haussa les épaules sans y prêter davantage garde. Elle devait trouver son chat et partir si tôt que cela sera fait.

« Nacht !? »

Un crissement sur la neige, subtil, discret…
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Moïra


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MessageSujet: Re: Entre chiens et chats   Mar 20 Mar - 2:36


Aukoti, 12 ans.
    La neige était froide, mais son corps était chaud. Son âme était lourde, mais son cœur était léger.
    Le jeune garçon avait perdu son regard dans l'immensité du ciel d'Asgard. Les nuages gris avaient commencé à s'accumuler petit à petit, masquant le rare et fugace ciel bleu qui lui était apparu quelques instants plus tôt. Pourtant, il parvenait encore à le voir. Cette image, gravée dans sa mémoire, apparaissait encore devant ses yeux, infinité inaccessible. Il y a encore peu, cette constatation aurait emplis le cœur du garçon de tristesse, mais aujourd'hui ce sentiment lui était étranger. Alors qu'il tendait la main vers le ciel, il n'aspirait désormais plus qu'à percer se voile impénétrable pour, encore une fois, poser ses yeux sur l'azur infini.

    Aukoti retrouvait sa respiration. Son corps se refroidissait, lui qui un instant plus tôt avait été brulant comme la braise. La sueur achevait de couler sur son front pour aller se perdre dans la neige sur laquelle il était allongé, sur le dos, et sommairement habillé. Cela faisait à présent plusieurs semaines que son Maitre Alephist était arrivé sur le domaine Deivams, et qu'il avait commencé à formé le garçon à la maitrise de cette énergie, cette calamité qui sommeillait en lui, prête à s'éveiller à tout moment pour apporter le chaos et la destruction.
    Bien, sur, ce n'était pas simple. Autrement, le jeune garçon ne se serait pas retrouvé dans un état aussi lamentable, incapable de se bouger sans avoir préalablement refroidit ses muscles endoloris dans la neige glacée qui recouvrait les jardins de leur manoir. Cela faisait longtemps, bien longtemps qu'il ne s'était pas sentit à ce point épuisé. Quelque part, ça énervait Aukoti : son Maitre lui en demandait trop, à lui qui n'avait aucune endurance. Pourtant cette sensation contribuait aussi à lui permettre de se sentir vivant, de sentir qu'il n'était pas qu'un fléau né pour ravager la terre qui l'avait vu naitre. Il sentait le sang lui monter à la tête, la neige fondre au contact de sa peau et le piquer quelque peu. Il sentait ses muscles hurler à l'agonie et sa sueur se déverser le long de ses corps, glacée comme un torrent d'hiver.
    Oui, il se sentait vivant.

    Un son parvint à ses oreilles. Un aboiement. Tournant la tête vers la droite, Aukoti reconnu le cri d'un des chiens de la résidence. Cet aboiement, le garçon l'aurait reconnu entre mille, car il l'avait accompagné depuis sa plus tendre enfance jusqu'à aujourd'hui. Se redressant et époussetant la neige qui recouvrait ses vêtements, le jeune Deivams se mit soudainement à frisonner au contact de l'air froid. Il lui faudrait encore du temps, avant de pouvoir dormir dans la neige! Mais cela viendrait, un jour...
    Au coin du manoir, un chien husky au poil aussi blanc que la neige dans laquelle il bondissait se mit à le regarder en aboyant joyeusement. Sautant sur place, l'animal semblait lui faire signe. Penchant la tête sur le côté, Aukoti considéra la chienne avec le regard inexpressif dont il ne parvenait pas à se séparer depuis à présent deux ans.

      « Diena? ... Qu'y a-t-il? Tu as flairé quelque chose? »

    Comme seule et unique réponse, la chienne immaculée, jappa une dernière fois en remuant la queue, et disparut à l'angle du bâtiment. Le gamin se releva à son tour, intrigué par ce comportement pour le moins inhabituel de la part de Diena, pourtant d'ordinaire si calme et douce. Il n'y avait guère que lorsqu'elle jouait avec lui qu'elle s'excitait à ce point. Quelle découverte avait-elle encore fait?
    Il fallut quelques secondes à Aukoti pour faire disparaitre l'engourdissement dans ses membres en les remuant doucement pour étirer les muscles, puis s'empressa de resserrer ses vêtements chauds en fourrure pour ne plus avoir à craindre le froid d'Asgard. Enfilant alors une chapka sur sa tête, le garçon se mit à trottiner dans la neige déjà bien haute pour regagner un sentier et continuer dans la direction qu'avait prise Diena, et dans laquelle il entendait à présent des aboiements plutôt excités.

    Lorsqu'il arriva finalement sur place, le jeune garçon comprit la raison se cachant derrière le changement d'humeur de sa chienne. Un chat s'était introduit dans leur propriété, et Diena était à présent en train de gratter l'écorce de l'arbre où la petite créature sombre s'était réfugiée. Ce genre d'animaux étaient rares dans la région, et seules quelques personnes des environs en avaient domestiqué. Était-ce le cas de celui-ci? Pourrait-il le garder?
    Alors qu'il s'approchait de la scène, Aukoti nota qu'il n'était pas tout seul dans les environs. Une drôle de personne était en train de se diriger dans leur direction. C'était un enfant, comme lui. En voyant ses longs cheveux, le jeune garçon jugea qu'il devait s'agir d'une fille, mais la teinte argentée de ces longues mèches surprirent le garçon. Ils étaient blancs! Encore plus que ceux de leur plus vieux serviteur, mais elle, elle n'était pas moitié chauve! C'était possible? Peut-être que ce n'était pas un simple être humain. Peut-être que c'était une fée des neiges.

    Délaissant un instant Diena qui continuait à aboyer avec ardeur sur le chat perché sur sa branche, le garçon se dirigea vers la petite fée pour la voir de plus prêt. Alors qu'il descendait une pente pour aller vers elle en ligne droite, le pied Aukoti tomba dans un petit trou masqué par la neige. Dégringolant comme un sac à patate le long de la descente, il se rétama de tout son long devant la fille, le visage dans la neige et dans un bruit parfaitement ridicule.
    Lentement, Aukoti se releva en se massant la tête et le dos. Une fois les morceaux de neiges chassés de son visage, on put constater que nulle trace de souffrance n'y paraissait. Sa chute ne devait donc pas être trop grave. Ce qui était plus étrange, c'était qu'en plus de cette absence de souffrance, c'était une absence de toute émotion qui habitait le faciès du jeune garçon. Seul signe de sa vivacité : l'éclat qui s'alluma au fond de ses pupilles dorées lorsqu'il leva les yeux vers celle qu'il pensait être une fée des glaces. Elle était un peu plus grande que lui. Son père lui avait dit que c'était normal, que les filles grandissaient plus vite que les garçon, mais elle ce devait être parce qu'elle était spéciale. Sinon, comment expliquer ces cheveux.
    Penchant la tête sur le côté, signe de curiosité presque animale, le garçon considéra le jeune fille devant lui et ouvrit la bouche, sans qu'un son n'en sorte. Timidité? Peut-être. Avec l'absence totale de signe sur son visage, c'était difficile à dire. Finalement, Aukoti finit par adresser la parole à la petite fille, d'une voix monocorde et dénuée du moindre ton.

      « Dis, petite Sniegas, pourquoi es-tu venue te perdre chez moi? »

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Managarm


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MessageSujet: Re: Entre chiens et chats   Sam 24 Mar - 21:27




Le vent murmurant emporta dans son sillage glacé la chevelure de nacre, apportant en son sein des rumeurs s’approchant. Un aboiement bouscula brutalement le silence, premier d’une symphonie s’ouvrant sur la propriété qui avait semblé si morte à la fillette. La vie se faisait cacophonie virulente et joyeuse qui la poussa à se diriger vers ces bruits. Au loin, elle pouvait voir l’animal au pelage de neige sauter gaiement sur l’écorce d’un arbre déchiré par le dur hiver qui abritait en son sein une petite tâche noire. Perché sur une branche en hauteur, le chat bien à l’abri observait le chien bondissant comme une étrange curiosité, son regard double rivé sur la silhouette nacré du canidé excité par sa seule présence.

Puis un crissement dans la neige, faible plainte, qui fit se retourner la fillette vivement dans cette direction. L’aboiement de l’animal se fit lointain alors que ses prunelles d’émeraudes se posèrent sur le garçon tombant inélégamment dans les flocons cristallins, sa chute l’emportant sur la pente douce qui le mena jusqu’à ses pieds. Le silence se fit, profond, simplement perturbé par le souffle d’un vent glacial entremêlant les mèches d’argent de la petite sorcière étonnée par cette brusque apparition. Par réflexe, elle avait entamée deux pas de recul pour éviter que le garçon aux jolis cheveux océan ne se prenne dans ses pieds. Ses mains gantées se placèrent devant sa bouche, masquant mal son expression ahurie de se voir ainsi surprise dans cette demeure étrangère d’une manière aussi incongru.

Elle resta ébahie devant le visage délicat de l’inopportun qui riva ses iris d’ambre sur son visage. Le garçon semblait avoir son âge, ses cheveux teinté de la même couleur que le bleu océan, ses traits marqués par un masque inexpressif étrange. Interdite, elle demeura muette même lorsque celui-ci prononça ses premiers mots que le capricieux vent emporta jusqu’à elle. La fillette ne comprit pas entièrement les paroles du garçon, mais se fut son expression et sa voix, ajouté à la situation grotesque de sa chute qui finirent par avoir raison de la stupeur de la Nokomis. Doucement, son rire se fit éclat devenant plus franc à mesure des secondes, sonnant avec gaieté dans le paysage hivernal les entourant.

« Je suis désolé ! » réussit elle à articuler entre deux éclats de rire se faisant incontrôlable. De petites larmes perlèrent aux coins de ses paupières. Une de ses petites mains gantées se plaça devant sa bouche dans l’espoir de calmer son hilarité. « Tu devrai voir ta tête ! Tu as plein de neige dans les cheveux ! »

Cela lui faisait tant de bien de rire ainsi ! Tout s’envolait dans le vent, carillon d’argent au son cristallin, plein d’une vie dont elle devait se gorger. Progressivement, son éclat de voix se tari, ne laissant derrière lui qu’un sourire et des joues rougies par son éclat.

« Je ne suis pas perdue tu sais, je suis juste venu récupérer Nacht! »
répondit elle simplement, souriante, des tremolos dans la voix.

Son doigt pointa l’arbre dans lequel le félin continuait d’observer le monde d’en bas de son air affable, sa queue à la marque blanche sillonnant dans les airs avec paresse, guère effrayé par tout ce tapage. Le calme fait félin. Elle lui jeta un coup d’œil irrité par son dédain plus que visible, lui qui d'habitude lui obéissait si bien, prenait aujourd'hui un malin plaisir à la faire tourner en bourrique !
La fillette fit quelques pas qui la rapprochèrent du chien d'argent et l’éloignèrent du garçon, avant qu’elle ne se détourne de nouveau vers lui, inclinant sa tête sur le coté dans une imitation inconsciente de son interlocuteur quelques minutes plus tôt. La mine franchement interrogative, elle demanda, de cette même voix fluette d’enfant innocente, carillonnant gaiement dans l’air.

« C’est quoi une…Sni…Snega…Sniagas… ? »
demanda t’elle, hésitante, ayant toutes les peines du monde à se souvenir du mot exact que l’enfant avait utilisé pour la dénommer quelques instant plus tôt et qui avait sonné étrangement à ses oreilles.
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Moïra


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MessageSujet: Re: Entre chiens et chats   Ven 27 Avr - 19:31

    Un tintement de cristal s'éleva dans l'air du du domaine désespérément vide en cette froide journée, un rire enfantin et joyeux qui fut comme une caresse aux oreilles du jeune garçon. Celui-ci, quelque peu désarçonné par la réaction de la petite fée, ne parvenait pas à comprendre les raison d'un tel éclat. Penchant la tête, il attendit que la visiteuse se calme pour lui fournir des explication qui ne firent au final que l'enfoncer d'avantage dans la perplexité. Sa tête? A ces mots, Aukoti se mit à toucher son propre visage, tâtant du bout de ses doigts pour voir s'il avait encore de la neige ou quelque chose collé dessus. Rien. Il parvint néanmoins à enlever ce qu'il restait de neige dans ses cheveux. Le résultat ne fut guère plus concluant cependant, et l'hilarité de la petite fille n'en fut pas calmée pour si peu. Au contraire, il le sembla que ses tentatives ne firent qu'aggraver le fou-rire de la petite fée. Lui, pas le moindre sourire ne vint éclairer son faciès tout du long... Pas qu'il y puisse grand chose, en vérité.

    Finalement, le jeune Deivams attendit patiemment que l'inconnue calme progressivement son rire pour qu'elle lui fournisse une raison à sa présence sur les terres de son père. Cela finit par venir lorsque son rire décru progressivement, presque au regret d'Aukoti qui trouvait la propriété bien trop calme ces derniers temps. En suivant le doigt de la jeune fille, il arriva jusqu'à la tâche noire sur la branche de l'arbre au pied duquel Diena aboya avec une vigueur que son jeune maitre ne voyait que rarement chez elle. Le chat? Le garçon l'avait presque oublié, celui-là. Il était donc déjà apprivoisé... Le garçon en fut légèrement déçu. Avoir un chat au manoir aurait surement amené un peu d'animation dans sa morne maisonnée, bien qu'en vérité il ne ressente aucune forme d'empathie envers le genre félin.

      « Il s'appelle Nacht? »

    La pointe de déception dans la voix du petit garçon, quasiment invisible dans son intonation naturelle, était largement supplantée par un semblant de curiosité. Il ne connaissait pas ce nom, et sa prononciation elle-même lui était étrangère. N'attendant pas de réponse concrète à sa question, il regarda la petite fée le dépasser pour grimper la pente qu'il avait dévalé tête la première un peu plus tôt, avant de s'arrêter et de se retourner pour à son tour lui poser une question. Haussant légèrement les sourcils, Aukoti la regarda comme si la réponse à sa question avait été évidente. Sans doute cela l'aurait-il été pour toute personne originaire de la région : il s'agissait d'un mot de la vieille langue d'Asgard. S'avançant à la suite de l'inconnue, le garçon ne tarda guère à lui répondre sur le même ton monocorde qui était le sien depuis le début de la rencontre.

      « Sniegas. La neige. Comme tes cheveux. »

    Entrecoupé par ses larges enjambées dans l'épaisse couche de neige, les paroles d'Aukoti se frayèrent malgré tout un chemin jusqu'à la petite fille, tout comme il ne tarda guère à la rattraper en mettant plus de force dans ses pas qu'il ne l'aurait fallut. L'accompagnant jusqu'au pied de l'arme où le petit Nacht s'était réfugié, le garçon aux yeux ambrés le considéra un instant, un étrange éclat dans le regard, avant d baisser le regard jusqu'à sa chienne qui les ignorait royalement. Son attention toute focalisée sur l'étrange intrus qui avait pénétré son territoire, Diena ne cessait d'aboyer, visiblement partagée entre l'excitation et la fureur.
    Son jeune maitre siffla pour l'appeler et frappa dans ses mains, mais rien n'y fit. L'animal au pelage aussi clair de la neige autour d'elle ne voulait pas cesser de sautiller autour de l'objet de sa curiosité. Finalement, Aukoti finit par s'avancer pour la saisir par le collier de cuir autour de son coup et la tirer vers lui, l'enfermant dans ses bras avec une force insoupçonnée pour la forcer à reculer. Contre lui, le jeune garçon sentait sa chienne trembler. Décidément, la relation entre les chiens et les chats était bien loin d'être une légende. C'était bien la première fois que le jeune Deivams voyait sa compagne de jeu ainsi.

      « Calme, Diena. Il faut laisser Natch tranquille. »

    Alors qu'il caressait la tête de la chienne pour progressivement calmer ses aboiements, Les yeux ambrés du garçon se posèrent sur la fille à côté de lui. La petite fée voulait visiblement récupérer son animal, mais Aukoti ne pouvait en aucun cas aller le récupérer et calmer Diena en même temps. Si Nacht était plus obéissant que cette dernière, un simple mot de sa maitresse devrait suffire à le faire descendre. Dans le cas contraire... Les deux enfants allaient devoir se montrer un brin plus imaginatifs.
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MessageSujet: Re: Entre chiens et chats   Sam 5 Mai - 13:30



« Oui Nacht. Ça veut dire nuit dans ma langue natale. »
La fillette pointa du doigt le félin paresseusement assis les observant de son regard double. « Tu ne trouve pas qu’il ressemble à la nuit ? Il est tout noir mais le bout de sa queue est blanc, comme la lune. »

A l’utilisation de son nom, le chat avait dardé ses yeux verrons sur la petite fille à la chevelure d’argent, celle qui, malgré les apparences, considérait comme sa maîtresse. Ne disait on pas que les familiers des sorcières étaient des chats à la fourrure d’encre, tâche d’ombre envoyé de Satan lui-même ? Mais qu’importaient pour la fillette ces mythes imbéciles. Elle aimait les félin pour ce qu’ils étaient : des créatures ivres de libertés, chasseur souple et habile quémandant ce dont ils avaient besoin et ignorant ce qui ne leurs convenaient pas. Une vie qu’elle leur enviait, à l’abri des tracas et d’une soumission excessive. C’était la raison pour laquelle elle finissait toujours par pardonner les écarts de l’animal ne lui obéissant que quand il le désirait réellement.

La petite sorcière en devenir se détourna sur le garçon répondant à sa précédente question de sa voix monocorde. Quel étrangeté était ce là d’ailleurs ! Toute expression semblait avoir quittée son faciès, et il semblait si…si terre à terre, presque terne d’une triste manière. Une moue. C’était comme si le froid de ce pays avait gelé son cœur et son âme, le laissant abandonné dans une gangue de glace épaisse.

Les doigts de la fillette gantée attrapèrent une de ses mèches de cheveux opaline à sa réponse, les observant avec une moue étrange. Un trait de famille, héritage d’une mère à présent disparue…Un trait qu’elle partageait avec son grand frère. Ce frère qu’elle adorait autant qu’il pouvait aujourd’hui l’agacer.

« Sniegas… »
Un murmure avant qu’elle ne rejette sa mèche en arrière, le vent jouant avec eux pour les emmêler davantage. « C’est jolie. » Un rire léger emplit l’air un instant, ignorant l’animal aboyant, alors qu’elle sautilla, légère sur ses jambes, plaçant ses bras derrière elle avant de se tourner avec un sourire vers le garçon. « Tu n’as qu’à m’appeler comme ça alors ! » Un de ses doigts graciles vint se poser avec délicatesse devant ses propres lèvres, muet secret.

Enfin, il n’était plus l’heure de ce petit jeu là, l’important était à présent d’aller récupérer son chat bien perché dans son abri des vilains crocs du canidé. Il aboyait, encore et toujours, plus que désireux de faire déguerpir le noir félin de l’arbre de sa propriété.
Comme les chiens pouvaient être bruyant ! Au moins les chats étaient ils discrets fureteurs, ombre parmi les ombres sachant se jouer de la plus solide vigilance. Un soupir alors que l’animal ne cessait son tourment malgré la demande de son jeune maître.

« Il fait beaucoup de bruit ton chien… »
Marmonnement évanescent emporté par les vents gelés. « Ce n’est qu’un chat ! Il ne va rien te voler et puis il n’est pas méchant ! Et ce n’est pas bien d’aboyer à tout va, tu vas faire peur aux gens pour rien ! » s’insurgea la fillette en prenant le chien à partie, se moquant bien que cela pouvait être étrange de parler ainsi à l’animal au blanc pelage.

Après cette petite tirade à l’adresse de Diena, la petite Nokomis redressa la tête pour s’adresser cette fois ci à son propre animal.

« Nacht, descend ! Tu as assez joué et on doit rentrer à présent! Misha et Klan nous attendent, enfin, surement… »
Des marmonnements incompréhensible suivirent sa tirade, celle-ci se perdant dans sa langue natale bien plus rêche que celle du nord. Le chat redressa la tête à ces mots allemands, ses oreilles se tournant vers le flot de parole avant qu’il ne se redresse finalement.

La fillette l’encouragea d’un sourire en tendant les mains vers lui.

« Viens ! On sera mieux chez Misha, tout au chaud tu verras. »


L’animal sauta dans le vide avec une certaine grâce toute féline, utilisant le tronc de l’arbre pour ralentir sa chute avant d’atterrir pile sur la tête du chien qui c’était pourtant calmé avant que ses pattes noires ne touchent la neige.
Les aboiements reprirent, tonitruant alors que déjà le félidés s’éloignait en courant ventre à terre, poursuivit par la chienne.

« Nacht ! » Malgré elle, la fillette ricana tant la situation lui échappait, le chat s’amusant au dépend du chien l’amusant bien malgré elle.
Ça n’en finirait donc jamais !

Un soupir et elle se laissa tomber dans la neige, vaincue.
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Moïra


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MessageSujet: Re: Entre chiens et chats   Jeu 31 Mai - 19:25

    Les yeux d'ambres posés sur la frêle silhouette bien emmitouflée de la petite fille ne trahirent aucune émotion, ni à son rire, ni à ses remarques sur la chienne. Pourtant, au fond de l'esprit plongé de la torpeur du garçon, c'était un effet bien différent qui se faisait sentir.

    Alors que, dans les bras d'Aukoti, Diena se calmait progressivement, le jeune maitre du domaine ne pouvait s'empêcher de ressentir un étrange intérêt pour l'étrangeté que représentait cette fée des neiges échouée dans son "jardin". Le garçon n'avait que rarement eu l'occasion de jouer avec des enfants de son âge, à fortiori avec des "filles", ces créatures mystérieuses dont il ne parvenait pas encore à saisir la particularité qui les différenciait des "garçons". Ce premier contact était plutôt étrange... Le rire de Sniegas, son sourire, son regard, provoquait un étrange écho dans la poitrine du garçon. L'étrange envie de l'imiter l'envahissait, petit à petit... Mais son corps ne pouvait pas suivre.
    De toute manière, ce sentiment disparut bien vite lorsque la petite fée se mit à réprimander sa chienne. Imperceptiblement, les sourcils d'Aukoti se froncèrent alors que ses bras se refermaient un peu plus sur sa compagne de jeu au poil d'argent. Celle-ci s'était tournée vers la fillette pour la regarder d'un air enjoué, en laissant sa langue glisser le long de ses babines alors que sa respiration saccadait se calmait après son intense activité. Bien entendu, elle ne comprenait pas ce que disait cette sinistre inconnue, et quand bien même la chienne aurait été douée de la parole elle n'y aurait surement porté que peu d'attention. Ce n'était cependant pas le cas de son maitre, qui n'appréciait nullement de voir sa brave bête réprimandée par une autre. Avec une moue toute légère, Aukoti détourna son regard de la jeune fille pour marmonner dans sa non-barbe.

      « Bien sur qu'elle fait du bruit... Elle a des poumons... Et puis elle est surprise... A cause de Nacht. »

    S'enfermant dans un air aussi boudeur qu'il le pouvait (c'est à dire parfaitement neutre), le garçon aux cheveux azur détourna le regard pendant que la fée faisait appel à l'obéissance de son propre animal pour le faire descendre de son perchoir. Il ne porta qu'une attention toute distante aux paroles de Sniegas qui demeurèrent assez peu compréhensible, jusqu'à ce que, à sa grande surprise, le chat ne bondisse au bas de son perchoir juste sur la tête de Diena. Aussitôt, celle-ci échappa aux entraves que lui imposait son maitre, le renversant pour partir comme une fusée à la poursuite du petit éclair noir. Déboussolé par cette brusquerie, Aukoti mit plusieurs secondes avant de se redresser, de nouveau couvert par la neige ça et là. Il regarda les deux animaux s'éloigner à toute vitesse, avant de tourner son visage vers le fillette qui s'était écroulée, abattue, dans la neige à côté de lui.
    A lors que les grands yeux verts de Sniegas se perdaient dans le vide devant eux, dans la direction qu'avaient emprunté leurs deux compagnons, Aukoti s'attarda sur son visage, se demandant quelle pensait devait passer par sa tête en cet instant. Suivant son regard, il considéra calmement les options qui s'offraient à eux, et arriva à une conclusion simple et évidente... Il fallait les rattraper. L'abandon n'était pas une option... Tout bonnement parce que le garçon ignorait le sentiment de défaite, au même titre que tous les autres.

      « Allez. Il faut les rattraper. Ils ne vont pas revenir tout seuls... »

    Avec cette simple constatation, Aukoti se releva sur ses deux jambes en enlevant la neige de ses vêtements. Se retournant, il se pencha vers Sniegas pour lui prendre doucement la main et l'inviter à se relever. Son regard rivé dans le sien, il l'aida à se redresser sans un mot, avant de s'élancer à la poursuite des deux animaux de compagnie au pas de course, les mains toujours serrées l'une dans l'autre. Le jeune garçon guida la petite fée au travers des arbres sans feuilles et des quelques fourrés du parc du domaine qu'il connaissait comme sa poche, les rapprochant immanquablement vers la source des aboiement en les rapprochant de plus en plus. Bien décidé à rattrapé Diena et Nacht malgré son air affable, Aukoti amena l'étrange duo jusqu'en face du haut mur qui délimitait leur terrain. Ils eurent alors tout juste le temps de regarder autour d'eux avant de voir un animal au poil blanc disparaitre dans le mur pour s'évanouir dans la nature, comme par magie.

    S'approchant de l'endroit où il avait vu sa chienne disparaitre, le jeune Deivams découvrit un petit passage aménagé dans le mur, tout juste assez large pour permettre à un animal (ou un enfant) de s'y engouffrer pour atteindre l'extérieur. Lâchant seulement à ce moment la main de sa complice, Aukoti se pencha au ras du sol pour regarder par l'ouverture. Dans la pleine blanche qui s'étendait à l'extérieur, il voyait sa chienne bondir dans la neige avec gaité, à la poursuite d'une boule de poil noire. Les pas des deux animaux semblait les conduire vers la forêt non loin...
    Soudain, le garçon eu un mouvement de recul et se redressa. Il n'avait pas le droit de sortir... Et l'idée de se confronter au monde extérieur et à tous les problèmes que cela pouvait engendrait l'effrayait. Portant une main à sa poitrine, il serra son vêtement pour tenter de réprimer le faible frisson qui l'avait envahis. Sa détermination s'estompant un peu plus à chaque seconde, Aukoti baissa les yeux et recula d'un nouveau pas. D'une voix faible, presque timide, il laissa échapper quelques mots à l'attention de la petite fée des neiges.

      « Ton chat nous met vraiment dans le pétrin... Je n'ai pas le droit de sortir. »

    Bien sur, Diena avait aussi sa part de responsabilité là-dedans, mais si l'on y regardait bien, c'était le chat qui était entré dans ce domaine. Cela ne se faisait pas, d'ainsi s'introduire chez les gens pour y mettre le désordre. Les chiens aux moins étaient mieux éduqués et savaient se tenir... Finalement, Aukoti était bien heureux d'en avoir un.

      « Nacht aurait mieux fait d'être un chien... »
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Managarm


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MessageSujet: Re: Entre chiens et chats   Lun 11 Juin - 18:31


Tout cela pour ça ! Au final, il ne restait plus que les deux enfants observant impuissants les deux animaux disparaitre en faisant s’envoler les flocons d’argent derrière eux. La fillette en était aussi atterrée qu’amusée, elle qui ne cessait de poursuivre le chat noir pour le ramener à l’abri chez eux dans la seule intention de le protéger voyait ses efforts nullement récompensés. Pourtant elle faisait ça pour son bien ! Mais le félin n’en avait que faire et s’amusait visiblement de la situation à leur dépend à tous…Pourtant, d’un autre coté, elle ne pouvait s’empêcher de s’amuser de la hardiesse de son animal de compagnie, s’élançant sur son adversaire sans peur en faisant tourner en bourrique le chien du jeune garçon à ses cotés.

D’ailleurs, ce dernier demeurait tout aussi étrange que son propre animal. Il était là, semblant décalé avec la réalité d’autant plus franchement que la demoiselle à la chevelure d’argent était d’une nature vive. Contrairement à elle, il était figé. A chaque fois qu’il parlait, elle avait cette étrange impression, comme si sa voix était gelée par la plus dure des glaces, n’admettant aucune intonation ou modulation. Aussi s’étonna t’elle lorsque son compagnon d’infortune tendis sa main vers elle pour lui donner l’impulsion nécessaire pour continuer sa quête. Lui qui semblait si lointain, tellement neutre et semblant presque absent de ce monde ! Un peu surprise, elle attrapa la main du garçon qui l’aida à se relever en douceur puis le suivit dans cette poursuite qui continuait et semblait ne pas avoir de fin.

« Tu as raison. »


La petite sorcière sourit.

Voila un jeu qui devenait intéressant ! Elle qui jouait si peu avec les autres enfants, elle se retrouvait dans une situation aussi nouvelle qu’exaltante, partant sur la piste d’animaux presque sauvage qui s’élançait toujours plus loin sur les terres du domaine. C’était donc ainsi que l’on jouait avec les autres enfants ? Son cœur battait fort dans sa poitrine et son sourire se faisait plus franc encore.
Bientôt, le duo se retrouva face au grand mur d’enceinte délimitant la propriété, voyant une forme blanche disparaitre comme un fantôme au travers de la grande muraille. Une exclamation surprise passa la barrière de ses lèvres et ce, malgré une respiration qui s’était faite plus erratique.

« Elle a disparut comme un fantôme à travers le mur ! »


Mais en s’approchant à la suite du garçon, celle-ci ne put que constater que la chienne n’avait aucun pouvoir magique. Un trou bien assez grand pour laisser passer l’animal leur laissait apercevoir la plaine immaculée s’étendant à l’infini. Les paroles de son compagnon de jeu la fit se tourner vivement vers lui. Ah non ! Elle s’amusait tant, pas question que le garçon ne reste là ! Elle s’amuserait beaucoup moins…Et puis elle ne pouvait pas s’occuper de sa chienne, et bien qu’elle préférait les félins aux canidés, elle n’aurait guère souhaité qu’il arrive malheur à cette dernière !

« Ah non ! Tu ne peux pas rester là alors que ta chienne est dehors ! Et puis, tu fais toujours tout ce qu’on te dit de faire ? Parfois il faut savoir prendre les choses en mains et faire ce qui doit être fait ! Je ne pourrai pas m’occuper de Nacht et de Diena en même temps ! Et puis elle m’écouterait pas en plus…Alors tu dois venir toi aussi ! »


Joignant les gestes à la parole, la gamine prit la main du garçon et l’entraina à sa suite, faisant fis de ses protestations et autres gesticulations. Elle ne lâcha pas la main du garçon et continua à suivre les deux animaux.
Elle se retourna vers lui ne le lâchant pourtant pas, avec un sourire amusé, sa chevelure d’argent s’agitant dans le vent auréolant son visage de leurs éclats immaculés.

« Si tu as peur, tu as qu’à continuer de me tenir la main. »


La course continuait, encore et toujours dans la neige immaculée. La fillette semblait tout à sa place dans cet univers opalin, elle qui pourtant n’était qu’une étrangère à ce pays. Elle semblait à son image en apparence tout du moins.
Ils les suivaient, voyant de loin le pelage ténébreux du chat disparaitre dans la neige…Suivit du canidé. Un aboiement plaintif suivit la disparition des deux animaux. Choquée, la petite fille faillit s’arrêter brutalement mais alors qu’elle avait ralentie, celle-ci s’élança en avant, relâchant la main du garçon.

L’amusement avait disparut.

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Moïra


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MessageSujet: Re: Entre chiens et chats   Sam 21 Juil - 18:18


Aukoti, 12 ans.
    A peine Aukoti avait-il commencé à battre en retraite face à l’incompréhensible crainte que lui inspirait cette ouverture vers le monde extérieur qu’il se retrouva noyé et immobilisé sous le poids du flot de parole que la petite fée des neiges déchaina contre lui. Toujours avec son air affable, mais cette fois-ci avec de grands yeux ronds, le jeune garçon n’eut pas la moindre occasion de répondre à la pluie d’arguments et d’impératifs qui lui tomba dessus en un flot ininterrompu. La seule forme de rébellion qui put prendre forme dans la bouche de l’enfant furent de faibles balbutiements qui ne le menèrent nulle part.

      « Mais… Mais il m’ont… Je… Elle… »

    Sans se laisser le moins du monde impressionner par cette rhétorique bancale, la petite Sniegas se saisit de la main qui avait lâché la sienne pour l’entrainer à sa suite dans l’ouverture aménagée dans le mur d’enceinte. Aukoti ne se débattit pas, pas plus qu’il ne tenta de résister. La petite fille aux cheveux d’argent ne l’avait pas tout à fait convaincu, du moins pas au point de le persuader de franchir cette limite interdite, mais cela faisait à présent plus de deux années que le jeune Deivams n’avait plus trouvé la volonté de s’opposer aux ordres de quiconque, qu’il s’agisse de son père ou d’une parfaite inconnue rencontrée au détour d’un buisson. Il avait été conditionné pour demeurer un pantin aisément manipulable, et ce n'était pas encore aujourd'hui qu'il pourrait se défaire de ses fils.
    Pourtant, une fois passé le malaise de cette passivité dérangeante, le petit Aukoti se sentit envahis par une étrange sensation. Au fur et à mesure que ses pas et ceux de son « guide » s’éloignaient du domaine de sa famille, c’était comme si des décharges électriques de plus en plus fréquentes secouaient ses membres. Les souvenirs de sa dernière sortie de son foyer lui revenaient, lointains, diffus. De quand dataient-ils ? Le garçon ne se souvenait plus avoir quitté le domaine depuis l’arrivée de son Maitre. Et si tous ces entrainements insensés qu’il avait suivis avaient enfin payé? Et si le fléau en lui avait enfin disparu? Et si le fait qu’il soit enfin dehors soit un signe de sa liberté enfin retrouvée?

    Les paroles rassurantes dans sa camarade furent comme un déclencheur qui actionna toute l’étrange mécanique qui s’était mise en place dans le corps du garçon. Alors que la prise sur la main de Sniegas s’affermissait, le jeune Deivams se mit à courir plus vite, avec un entrain renouvelé, allant jusqu’à rattraper l’allure de la petite fille pour ne plus être celui qu’on traine, mais celui qui entraine. Leur course continua ainsi, l’un passant devant l’autre à tour de rôle, sur plusieurs longues centaines de mètres, jusqu’à atteindre les premiers arbres de la forêt qui recouvrait les basses pentes des montagnes avoisinantes. Les aboiements de Diena qui les avaient guidé jusque-là, aidé des silhouettes des deux animaux bondissant dans la neige, étaient en train de s’éloigner dans cette direction quand ils cessèrent soudain, interrompus par un jappement plaintif.
    Tout ce qu’Aukoti avait espéré s’effondra soudain alors que son sang se glaçait et que ses pieds se fixaient sur le sol aussi surement que s’ils y avaient été cloués. Dans le silence de la plaine blanche, le jeune garçon n’entendit plus que les battements sourds de son cœur, si réguliers qu’ils en devenaient effrayants. La main de la petite fée le lâcha, l’abandonnant sur place pour continuer sa course de manière bien plus affolée et chaotique. De nouveaux jappements plaintifs furent émis au loin, libérant le garçon de sa paralysie aussi brève qu’inexplicable. Courant à la suite de la fille aux cheveux d’argent, il se retrouva bientôt au bord d’une crevasse de glace à moitié masquée par une congère qui l’avait recouverte. Première sur les lieux, la petite fée en fixait le fond, comme ne tarda pas à l’imiter Aukoti. Au plus profond de la crevasse, une silhouette aussi blanche que la neige qui la recouvrait à moitié s’agitait faiblement, émettant irrégulièrement des jappements de douleur.

    En poursuivant Nacht, Diena devait avoir chuté dans la crevasse. Pourtant, ce n’était pas le simple fait d’être tombé qui aurait dû bloquer ainsi la chienne blanche au fond de ce trou : la crevasse ne devait guère avoir une profondeur supérieure à quatre ou cinq mètre, et la neige qui y était tombée constituait une rampe rendant la remontée plutôt simple. Où était le problème donc? Et où était passé ce maudit chat?
    Sans un mot ni une réflexion de plus, Aukoti fit le tour du petit précipice pour atteindre la pente de neige qui tombait jusqu’en bas. Plus abrupte qu’il ne l’avait pensé, celle-ci manqua de le faire dégringoler au fond bien plus vite qu’il ne l’avait prévu. Parvenant tout de même tant bien que mal jusqu’à Diena, le jeune garçon entrepris de repousser la neige qui recouvrait les pattes arrière de la chienne. Alors que les flocons blancs disparaissaient, d’autres, rouges et collants, se fixaient à ses vêtements. Lorsque finalement le jeune Deivams libéra sa fidèle amie, ce ne fut que pour constater que celle-ci s’était blessée à la jambe. Une salle entaille bien profonde s’étendait tout le long de sa cuisse droite, et même si elle pouvait à présent se lever, Diena ne pouvait plus poser que trois de ses pattes au sol. La vue du sang affola quelque peu Aukoti, qui se mit soudain à respirer de plus en plus fort alors que son cœur recommençait à tambouriner dans ses oreilles. Des images sombres et lourdes issues de ses souvenirs passèrent devant son regard, avant qu'il ne les chasse en se les frottant énergiquement. Levant les yeux vers la pente qui les séparait de la surface, il tenta malgré tout de se calmer en respirant profondément et en parlant à sa chienne.

      « Ne t’en fais pas Diena, je vais te sortir de là. »

    Lorsque les bras du garçon entourèrent le corps de l’animal, celui-ci émit encore un cri plaintif, mais ne se débattit pas, signe qu’il semblait avoir confiance en son jeune maitre pour la tirer de ce mauvais pas. Alors qu’Aukoti tentait de grimper pas à pas la pente de poudreuse qu’il avait dévalé un peu plus tôt, il entendait contre lui la respiration sifflante et douloureuse de Diena, dont chaque souffle résonnait dans son âme en la déchirant un peu plus à chaque fois, manquant de le faire s'effondrer. A chaque centimètre, ses pieds s’enfonçaient d’avantage dans la neige, le ramenant à son point de départ. Lorsqu’il parvenait à s’élever d’un mètre sur la pente, celle-si semblait lui tomber dessus, le ramenant au fond de la crevasse avec une violence toute cruelle. Après plusieurs tentatives et cri de fatigue étouffés, le jeune garçon sembla abandonner la lutte et glisser doucement le long de la pente jusqu’en bas. A présent, la rampe de neige était constellé de traces écarlates, peinture effrayante issue du sang de la chienne qui se faisait au fil du temps de plus en plus silencieuse.

    De nouveau, les battements de cœur se mirent à cogner, plus fort que jamais, dans la tête du jeune Deivams. Portant ses mains à son crâne, il poussa un bref et faible gémissement alors que la douleur se faisait plus présente. Se souvenant alors des entrainements avec son maitre, il tenta de museler ces sensations avec la force de son esprit, serrant des dents en cherchant à surpasser ces émotions qui l’assaillaient et qui montaient en lui, destructrices. Les larmes lui montèrent aux yeux, mais ne purent se mettre à couler, scellées qu’elles étaient par un maléfice inconnu. Levant le visage vers la lumière du jour, et vers la petite fée qu’il voyait toujours en haut, Aukoti l’appela d’une voix toujours aussi distante, mais plus forte et marquée par des sanglots bloqués derrière son masque de cire.

      « Je n’arrive pas à la remonter… Va chercher de l’aide, je t’en prie! »

    Les lèvres du garçon se tordirent dans une grimace de douleur. Il sentait son cœur s’agiter de nouveau. Son regard embué se tourna vers Diena, qui ne bougeait plus mais respirait encore.
    Il ne voulait pas qu’elle disparaisse, elle aussi.
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MessageSujet: Re: Entre chiens et chats   Jeu 6 Sep - 18:02


Elle ne comprenait plus ce qu’il se passait, affolée, la fillette s’était précipitée en avant, sans même mesurer le danger qui aurait put s’abattre sur eux. Le cri de l’animal se répercutait dans ses oreilles, encore et encore, et même si celui-ci n’était pas le sien, la gamine craignait pour la bête. Elle aimait les animaux, les respectait, et comparativement aux humains, elle ne pouvait s’empêcher de les préférés. Eux au moins étaient ils francs. Eux, ils ne la rejetaient pas pour des stupidités. Eux, ils étaient toujours là. Et si Nacht aussi était blessé ? Elle ne l’avait guère entendu, mais son cri aurait put être couvert par celui, puissant, de la chienne du garçon avec qui elle était. Son cœur battait la chamade jusqu’à ce qu’ils parviennent à la crevasse où Diena avait disparue, et même alors, son regard d’émeraude affolé recherchait près de la chienne, le pelage noir de son propre animal.

« Nacht ?! »


Un appel qui resta vain.
L’angoisse s’installa en elle alors que le chat n’apparaissait pas. Pourquoi ? Est-ce qu’il lui était arrivé quelque chose à lui aussi ? La jeune fille frissonna, réitérant son appel qui n’aboutie à rien, comme le précédent. Ce furent les paroles de son compagnon d’infortune qui la tirèrent de son désarroi. Déjà, il était au près de son animal. Une tâche rouge de mauvais augure se répandait autour de ses pattes, signe manifeste qu’elle était blessée plus sérieusement que ce que la chute aurait put prévoir.
La petite fille observa les alentours à la recherche d’une aide qui ne pourrait venir. Ils s’étaient bien trop éloignés même de la demeure du garçon à la chevelure azuréenne.

« Attends, j’arrive. Je vais t’aider, à deux, on aura plus de force que toi tout seul. »

Aussi tôt dit, aussi tôt fait, la fillette se laissa glisser jusqu’au bas de la petite pente sans même un regard en arrière, sans appréhension aucune. Elle avait reprit son assurance coutumière et comptait bien en faire profiter le garçon. Lui qui jusque là, c’était retrouvé étrangement inexpressif s’ouvrait davantage face à ce tragique accident. Trébuchant en arrivant en face du petit noble, Leene ne se laissa pas démonter et s’accroupit à coté de la chienne gémissante qui avait cessée de bouger pour préserver ses forces. Avec timidité, elle présenta sa main à l’animal avec un regard contrit.

« Je suis désolée petite Diena. »
Puis elle ajouta au garçon. « Je peux peut être faire quelque chose. Je ne suis pas encore très forte avec ça, mais ma mère m’a apprit…elle… » Un silence endeuillé avant qu’elle ne reprenne, la voix un peu trop forte pour dissimuler son malaise, et l’absence qu’elle venait d’avoir en songeant à sa génitrice. « Enfin, peut être que je peux la guérir. Un peu. Je l’ai déjà fait avec des égratignures, alors c’est pareil mais juste un peu plus profond ! »

Les plaies étaient profondes, plus profonde que ce qu’elle avait soignée par le passé avec l’aide de sa mère, mais à nul sacrifice, nul victoire ! Aussi la fillette plaça t’elle ses mains au dessus des plaies embrasant son cosmos en se mordant la lèvre de concentration. C’était un exercice qu’elle avait du mal à appréhender. En réalité, sa mère n’avait guère eut le temps que de lui donner des bases succinctes de cet exercice dont elle n’était pas très friande au contraire des potions qu’elle s’amusait à faire avec plaisir. Elle n’avait pas réussit à utiliser cette capacité depuis…depuis ce jour. Depuis que les flammes…

La fillette secoua la tête pour ne pas se déconcentrant, songeant simplement à la douleur de la pauvre chienne qui gémissait doucement en perdant son sang. La surprise de voir le halo d’argent entourer sa main faillit la déconcentré, mais galvanisé par ce petit éclat, la fillette y mit toute sa force, toute son énergie pour la faire passer dans la plaie de l’animal. Il lui fallait de la force pour se régénérer, et lentement, il semblait que celle-ci se faisait plus mince pourtant…

Un tremblement incontrôlable naquit de ses mains, faisant se résorber le halo d’argent qui s’était déployé jusque là. Elle entendit le gémissement lointain de la chienne, alors qu’elle fermait les yeux, son cœur battant à ses tempes dans une cacophonie insupportable, le souffle court. Il lui fallut quelques minutes pour reprendre ses esprits. Les flammes dansaient dans son esprit, un long frisson ébranla son corps à cette image qui la ramena immédiatement à la réalité.

« Je… »

Un grondement puissant la coupa, et c’est avec précipitation qu’elle tourna sa tête vers la source du tapage. Le silence, puis un autre grondement, plus proche du grognement rauque accompagné par la puissante présence d’un être gigantesque – a leurs yeux d’enfant. L’odeur de sang semblait saturer ses sens alors un animal – ou autre chose – n’aurait aucun mal à les pister…

Aucun.

La fillette, l’esprit encore engourdit, ne parvenait pourtant pas à tenir des propos cohérent, ni même une pensée logique.
Peut être aurait elle dût ramener un adulte…

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