RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Ellipse 1748]Île de Circé - Sud de Chypre! Parler à Amphitrite

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Haiken


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MessageSujet: Re: [Ellipse 1748]Île de Circé - Sud de Chypre! Parler à Amphitrite   Lun 7 Mai - 21:54

Haiken avait adoré le spectacle. Observer les réactions de ses compagnons, laissant transparaitre doute et inquiétude, l'avait laissé de bonne humeur. Mais, car il y avait toujours un mais quand quelqu'un se laissait aller à faire ce qui lui plait, le Général s'attendait déjà à une réprimande de la part du Prêtre.

Astre était très pointilleux sur le respect et autre joyeuseté du genre avec lesquelles Haiken avait cessé de perdre du temps, depuis bien longtemps. Quoiqu'il en soit, sa réaction allait venir. Le silence s'installait, comme si tout ce qui se passait autour d'eux s'étaient arrêtés de bouger pour observer la suite des évènements.

Le Prêtre éclata de rire. Haiken hocha la tête. Il s'attendait à beaucoup de scénarios possibles, mais celui-ci ne lui était tout simplement pas venu à l'esprit.

- En effet, dit-il à l’encontre de Tristan, mais je crains d’avoir un instant sous estimé le Général du Dragon des Mers. Car il peut se révéler bien pire qu’une véritable tempête.

Haiken n'avait pas compris grand chose à cette phrase, mais qu'importe. Il avait mieux à faire de toute manière. Il sortit les parchemins du coffret, mais dissimula les deux derniers. Il les avait à peine lu, mais il lui avait semblé comprendre de qui il s'agissait. Quoiqu'il en soit, le premier parchemin avait été écris par un certain Eraen, dont le nom n'était pas tout à fait inconnu pour le Dragon des Mers. Le deuxième, sans nom, de la personne qui lui semblait être cet homme. Ça ne pouvait être que lui, sinon quelle importance auraient ces parchemins pour lui et pourquoi Aménophis aurait voulu que son disciple les retrouve?

- J’espère au moins que tu éprouveras un minimum de remord à détruire ainsi le temple d’une défunte. D’autant plus que cela va prendre un temps fou avant de tout nettoyer et remettre en état…

Haiken fronça les sourcils avant de lui répondre, assez mécontent de sa remarque, bien que au final, il s'y attendait.

- Ça va joues pas ton rabat-joie! Et puis ces statues étaient immondes, tu peux pas le nier. Et puis ça a valu le coup, regarde!


Il lui montra les deux parchemins qu'il avait en main. L'un d'eux semblait attirer tout particulièrement l'attention du jeune rouquin. Il demanda à Haiken de bien vouloir lui donner, ce que ce dernier accepta, puis observait la réaction du prêtre en lisant le parchemin. Il laissa échapper un léger mot, père! Ainsi, voilà d'où venait ce nom. Le Dragon des Mers se souvenait maintenant où est-ce qu'il avait entendu ce nom.

- Je me disais bien que c'était ton père! Le vieux a laissé échapper ce nom lorsqu'il t'as vu la première fois! La ressemblance devait être frappante à mon avis.


Astre commença alors à lire le second parchemin. Il était évident que ces "Brasier du Phénix" étaient des artefacts très puissant et probablement leurs ennemis les recherchaient activement, si jamais il ne les avaient pas encore en leur possession, ce qui serait une très mauvaise nouvelle pour les Marinas.

Après quelques minutes de réflexions, le Prêtre se tourna vers eux, les informant de ses nouveaux ordres. Ann rejoindrait sa soeur, comme elle le désirait tant, tandis que le Général de l'Hyppoccampe partirait pour Carthage afin de tenter d'en savoir plus sur ces fameux Brasiers.

Haiken intervint alors lorsque Astre terminait de donner ses ordres.

- Astre, si tu n'y vois pas d'inconvénients, j'aimerais accompagner le Général de l'Hyppoccampe. Si les Brasiers se trouvaient à Carthage, on ne sait pas si les sbires du Masque ni sont pas déjà. De plus, je pense pouvoir obtenir certaines réponses que je recherche. Je n'ai plus rien à apprendre sur mon passé ici!

Astre semblait comprendre la position de son Général et accepta. De toute façon, il était fort peu probable que les troupes du Masque revienne attaquer l'île de Circé, du moins pour le moment. Haiken s'approcha du Prêtre de Poséidon en tendant sa main, puis créa une fine lumière de Cosmos. Le résultat final était une plante de corail, cristallisée et de toute beauté.

- Si jamais tu es en danger, brise cette plante. Les coraux pourront alors me prévenir que tu as besoin d'aide et je viendrais.


Il lui laissa la plante puis se tourna vers Tristan, lui faisant signe de le suivre. Mais avant de partir, il s'arrêta devant Ann et lui fit un large sourire.

- Je t'ai pas encore remercié de m'avoir rapporté le flacon avec la larme d'Amphitrite. Mon Écaille est comme neuve. Tiens!

Il exécuta le même procédé qu'il avait réalisé juste avant avec Astre. Puis il reprit la parole.

- J'ai une dette envers toi apparemment! Si jamais toi, ou ta soeur, étiez en danger, fais la même chose et si je le peux je viendrai vous aider. Mais attention, fais en bon usage!

Un petit sourire narquois, afin de provoquer la jeune Marina qui avait eu à son encontre les même paroles. Probablement s'attirerait-il les foudres de la jeune fille, mais qu'importe. Mais une chose était sûre, il était sincère quand il disait avoir une dette envers elle et il ferait tout ce qu'il pourrait pour honorer sa parole. Haiken était peu commode, un rustre selon les dires du jeune Prêtre de Poséidon, mais il était un homme d'honneur avant tout.

- Partons Général de l'Hippocampe! Nous avons beaucoup de travail.

Il partit alors, suivit de Tristan, dont il ne connaissait même pas encore le nom, ne lui ayant même pas demander, vers Carthage.


Arrow Carthage (Afrique)
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Ann


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MessageSujet: Re: [Ellipse 1748]Île de Circé - Sud de Chypre! Parler à Amphitrite   Jeu 10 Mai - 18:47

Il n'avait pas nié, bien au contraire. Cela me surpris, je devais l'admettre, et le voir afficher cette mine dépitée que je ne lui connaissais pas m'arracha une légère moue. Je n'avais pas pour habitude de remettre mes décisions en cause, mais peut-être (et j'insiste bien sur le peut-être), avais-je été trop dure avec lui. Bien que je comprenne les raisons qui l'ont poussé à agir de la sorte, je ne pouvais toutefois pas lui pardonner, complétement en tout cas, la perte de notre équipage et de notre navire. J'aurais aimé dresser une barrière entre lui et moi pour ne pas entendre ses mots en mon esprit.

Mais cependant, malgré ma rage et ma colère, je ne pouvais cacher cette petite parcelle de moi, qui, elle, se réjouissait de le savoir encore en vie. Un petit soupir s'échappa de mes lèvres et tandis que nous rejoignions le Temple, je ne pouvais m'empêcher de songer à ce qu'aurait été ma vie, à cet instant, si Tristan ne nous avait pas enseigné l'art d'utiliser notre cosmos. Pour l'heure toutefois, je préférais jouer à celle qui faisait la sourde oreille et le laisser quelque peu mariner avant de lui accorder mon pardon.

L'état de désolation du Temple nous laissa quelques instants sans voix. Au milieu des ruines se tenait, immobile, celui qui était à l'origine de tout ces dégâts, et visiblement, cela semblait l'amuser davantage qu'autre chose. Bon en même temps, si je puis me permettre, des statues de cochons, j'ai quand même déjà vu mieux niveau décoration. Je sais bien de quoi était capable Circé, mais tout de même. Aussi, ne puis-je réprimer le sourire amusé qui vint ourler discrètement mes lippes, et qui s'étira davantage encore lorsque je vis l'hilarité de notre Prêtre. Rire en ces heures si sombres pouvait-être mal perçu, mais cela faisait du bien.

Entre les mains d'Haiken reposaient divers morceaux de parchemins, que celui-ci tendit à Astre. Après avoir prit connaissance du contenu des documents, ce dernier se mit à faire les cents pas dans la pièce.

*Que peuvent-ils donc bien contenir?* M'interrogeais-je.

C'est alors qu'il s'adressa à moi, me demandant d'aller récupérer Mary sur l'île des Sirènes et de revenir ici-même, avec elle. Alors nous nous verrions confier une mission.

"- Il en sera fait comme vous le désirez."

Chacun de nous reçut ses ordres, et visiblement, il semblerait qu'Haiken et Tristan devraient se rendre ensemble à Carthage. Enfin le Général du Dragon des Mers s'était plutôt invité à suivre mon maître qu'autre chose, mais je ne pouvais m'empêcher de penser que cela était une bonne chose: l'un protégeant ainsi les arrières de l'autre.

En passant près de moi, le Dragon s'arrêta à ma hauteur. J'arquais un sourcil interrogateur, me demandant ce qu'il pouvait bien me vouloir... encore. Il tendit la paume de sa main vers moi, un faible rayon lumineux venait de naitre en son centre et un corail apparut. Je n’eus alors pas le moindre doute de ce dont il s'agissait, puisqu'il venait d'offrir le même présent à notre Prêtre. C'était là le premier présent qu'un homme m'offrait (de son plein grès j'entends bien) et je ne pus masquer l'incrédulité qui se lisait sur mon visage. Lentement je pris la plante avec grand soin, avant de la garder contre moi, souriant par devers moi en tendant les derniers mots qui m'étaient adressés. Il me semblait que notre Général était un homme plein d'humour.

"- Merci à vous, mais la vie m'a appris à ne rien attendre d'un homme, car ses paroles ne sont que vaines promesses."

Après tout, il m'avait provoqué! Il méritait bien que je le moleste un peu. Je ne pouvais l'admettre (il en allait de ma fierté!) mais le geste m'avait touché. Je le regardais quitter le Temple, à la suite de Tristan. Je ne pouvais le laisser partir de la sorte en laissant planer entre nous cette colère. (Je parle de mon Maître bien sûr, n'allez rien imaginer non plus.)

M'inclinant face à Astre, je lançais alors.

"- Comme vous me l'avez demandé, je m'en vais chercher ma soeur et reviendrai ici même avec elle. Je vous dis donc à très bientôt."

Puis je me relevais et courais en direction de la sortie, marchant sur les pas des deux Généraux. Je me mis alors à crier son nom.

"- Tristan attends!"

Je me précipitais vers lui, et vint l'enlacer, laissant mon front reposer contre son torse.

"-Je te pardonne, sache le, tout comme je veux que tu saches que je suis contente de te savoir en vie et que la peur de t'avoir perdu nous a tordu les entrailles à Mary comme à moi. Alors sois prudent, je t'en prie et que chacun de nous veille sur les intérêts du Royaume Sous Marin."

Lentement, je me détachais de lui, portant mon regard sur Haiken.

"- Soyez tous les deux prudents."

Puis virevoltant sur moi-même, je m'en allais, gagnant la plage et ce navire, cadeau précieux offert par un maître à son élève. A peine montée à bord que mes ordres fusèrent, je ne pouvais me permettre de m'attarder, Mary m'attendait.

~> L'île de la Sirène
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Tristan


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MessageSujet: Re: [Ellipse 1748]Île de Circé - Sud de Chypre! Parler à Amphitrite   Sam 12 Mai - 18:16

Des parchemins. Telle était donc la raison pour laquelle le Général du Dragon des Mers avait brisé toutes les statuettes du Temple. Mais qui avait bien pu cacher des parchemins dans un tel endroit et pour quelle raison? Et d'ailleurs, comment Haiken avait il appris que les parchemins se trouvaient à cet endroit? De nombreuses questions auxquelles il faudrait tenter de trouver une réponse quand l'instant y serait propice. Pour le moment, il semblait être le moins bien informé de tous et devait se contenter d'écouter et de noter les informations qu'il jugeait dignes d'intérêt.

Lorsque le Prêtre de Poséidon récupéra les Parchemins pour en lire le contenu, Tristan resta debout à côté de lui afin de pouvoir en apercevoir le contenu. Si Haiken avait pris la peine de semer la destruction dans un tel endroit et s'attirer les reproches de son Prêtre, c'est que leur contenu devait être important. Pourtant, après être parvenu à en lire une partie, Tristan ne se sentait pas vraiment plus avancé. Les Brasiers de Carthage ne lui rappelaient absolument rien et de l'Argos, il ne savait rien de plus que ce qu'il avait pu entendre dans les Légendes.

Tristan soupira légèrement devant toutes ces énigmes et resta immobile, laissant les autres présents poursuivre leurs échanges. Il nota l'information que venait de clamer Haiken: le père d'Astre avait rédigé un des parchemins. Hm. Pas seulement des énigmes et mais des histoires de famille en plus. De quoi rendre les choses encore plus compliquées. Mais finalement, le Prêtre de Poséidon se tourna dans sa direction pour lui donner de nouvelles directives à suivre: se rendre à Carthage et se renseigner sur les fameux Brasiers. Un lieu qu'il ne connaissait pas pour trouver des objets dont il n'avait jamais entendu parler. Cela promettait d'être un défi intéressant. A la hauteur de ses compétences.

Ne vous inquiétez pas, mon Prêtre. Si des informations ou même les Brasiers se trouvent à Carthage, je les trouverai. Rien ne peut échapper à la vigilance du Vent, et surtout pas les flammes...

Tristan s'apprêtait à quitter le Temple pour se lancer dans sa mission mais visiblement, celle-ci ne se ferait pas en solitaire pour une fois. Haiken proposa en effet à Astre de l'accompagner à Carthage pour trouver des informations sur les Brasiers mais aussi sur des recherches personnelles. En espérant que le premier devoir passerait avant le second... Probablement. Après tout, il s'agissait d'un Général de Poséidon. Tristan attendit donc que le Dragon des Mers termine ses adieux et cadeaux de départs pour se diriger à sa suite vers la sortie du Temple.

Arrivé à l'extérieur, Tristan se stoppa en entendant une voix familière l’interpeller. Se retournant, il aperçut Ann se précipitant dans sa direction. De nouvelles brimades quant aux évènements passés? Non, pas cette fois. Et avant même qu'il n'ait le temps de dire quoi que ce soit, la Marina l'enlaçait pour lui avouer ce qu'elle gardait au fonds d'elle et lui accorder son pardon pour l'épisode de la destruction de l'Esperanza et de son équipage. Le Général resta un instant, interdit, surpris par ce revirement inattendu, se contentant de passer sa main dans les cheveux d'Ann.

Finalement, lorsque la Sirène des Récifs s'écarta pour partir rejoindre sa soeur, Tristan lui répondit:

Je veillerai toujours sur les intérêts du Royaume Sous-Marin. Car tel est mon devoir de Général. Je suis content que tu comprennes finalement mon geste. Car pour Poséidon, nous ne devons jamais avoir de limites, jamais de remords.

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Panthéon


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MessageSujet: Re: [Ellipse 1748]Île de Circé - Sud de Chypre! Parler à Amphitrite   Dim 13 Mai - 21:23

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Khayr Ab'In


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MessageSujet: Re: [Ellipse 1748]Île de Circé - Sud de Chypre! Parler à Amphitrite   Mer 16 Mai - 11:24

Le Sanctuaire sous-marin Arrow

Sans surprises, Dame Amphitrite avait dit vrai. Dès lors que j'atteignais les courants marins qui menaient à l'extérieur de notre territoire, la faible présence des empreintes cosmiques de mon prêtre me permirent de choisir le bon chemin. Dès lors que j'y plongeais, je fus propulsé à travers les océans. Je n'avais aucune idée de l'endroit ou elles me mèneraient s'il n'avait été les indications de la Déesse des Abysses. L'île de Circé, je n'en avais alors qu'entendu parlé par mon mentor. Que devenait-il d'ailleurs. Je le savais toujours occupé depuis la mort de mon père, car ce dernier gérait le domaine familial pour moi. Il m'était amusant de remarquer à quel point il excellait dans tout les domaines. En combat comme en affaires, et bien souvent je me demandais si, lorsque le temps serait venu, si je parviendrai à en faire autant. Mais j'y reviendrais une autre fois.

Enfin, j'émergeais de l'océan qui s'avérait être une Mer. Le berceau de l'empire Atlante : La Mer Méditerranée. Levant rapidement les yeux, seul le soleil me rendit mon regard. Sur la place, pas l'ombre d'une âme vivante. Mais au loin, je pouvais voir de nombreuses statues fracassé, et rapidement, le doute naquit grossièrement. L'île avait-elle déjà été attaqué ? Impossible, car quelques mètres plus loin, enfoncé dans cette épaisse forêt j'avais pu ressentir un cosmos qu'il m'eut été impossible d'oublier.

Est-ce lui la cause de l'état de ces statues ? Souriant, je repensais au prêtre que j'avais connu. Et bien, il n'a pas changé alors, ajoutais-je, franchement heureux de revoir l'un des miens.

J'avançais alors à pas lourds, la joie de revoir mon prêtre restait faible en comparaison de toutes les augures que j'escortais en ma poitrine. Et si cela me semble ridicule aujourd'hui, il y avait un autre problème qui me causait du tourment. Mon Prêtre était-il au courant de ma défection ? Pouvais-je ainsi me présenter à lui sans la moindre honte ? A dire vrai, mon apparence avait suffisamment changé pour qu'il ne me reconnaisse. Mais l'écaille que je portais aurai tôt fait de me trahir.
Je n'y croyais pas, mais j'espérais vraiment qu'il ne pourrai me reconnaître, ou au moins, qu'il n'en fasse pas mention.

Arrivant finalement dans une sorte de clairière ou un trou dans le sol marquait l'origine des dégâts causés à l'île, je tombais enfin sur lui. Ses cheveux et son aspect général semblaient avoir quelque peu changé, mais il était reconnaissable entre tous. Un peu plus et je pourrai jurer qu'il allait trébucher comme avant. Mais rien n'était plus pareil alors. Et il me fallait faire le vide avant de m'adresser à lui. Je révélerai les informations importantes. Pour le reste, j'allais bien voir.
Approchant silencieusement à quelques pas de lui, je posais alors un genoux au sol, baissant la tête.
L'ombre de mon casque voilait mon regard et mes cheveux, bien plus longs participaient à mon camouflage, mais il faudrait, tôt ou tard, que je révèle mon identité.

Mon Seigneur, j'apporte les mots de l' Impératrice des Mers. Lançais-je d'une voix légèrement plus grave qu'à l’accoutumé.


Si ma voix avait légèrement modulé au cours des mois, cette fois-ci il était clair que j'en rajoutais. Que voulez vous, je n'étais qu'un enfant, encore sous l'égide de la honte. Toujours est-il que je patientais alors, jusqu'à ce que mon seigneur me donne permission de faire mon rapport. Mais je luttais pour ne pas laisser s'échapper les mots de ma Déesse.
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Astre


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MessageSujet: Re: [Ellipse 1748]Île de Circé - Sud de Chypre! Parler à Amphitrite   Jeu 17 Mai - 22:18

C
’est un peu étonné que le jeune Prêtre regarda la magnifique plante de corail qui était entre ses mains. Le Général du Dragon des Mers était finalement partit avec son acolyte de l’Hippocampe pour enquêter à Carthage. Il ne s’y était pas opposé, il n’y avait de toute façon aucune raison pour qu’il s’y oppose. De même, Ann était reparti selon les ordres qu’il lui avait donnés; il attendait son retour sous peu et espérait que tout se passe bien, réfléchissant à la mission qu’il voulait confier aux deux jumelles. En son fort intérieur, il ne voyait personne d’autre capable d’une telle tâche.

Quoiqu’il en soit, le temple lui parut d’un coup vide alors que plus personne n’était là; tout du moins était l’impression qu’il avait. Les serviteurs encore vivants qui peuplaient le temple étaient aussi discrets que les ombres, lui laissant une impression de solitude. Un soupir lui échappa et il ferma les yeux, appréciant un court instant la quiétude du lieu; non pas qu’il n’aime pas l’action, mais le calme était une source revigorante dont on ne soupçonnait pas la puissance. Ainsi prit-il le partit de mettre à profit le temps qu’il lui restait à attendre à aller lire quelques livres de la bibliothèque de la défunte Nymphe. Peut être pourrait-il y apprendre quelque chose d’intéressant.

S’installant sur un divan, quelques livres à la main, il en disposa certains sur la petite table basse et entreprit de commencer à feuilleté celui qu’il avait gardé entre les mains. Mais il n’eut pas vraiment le temps de l’analyser qu’un serviteur vint toquer à la porte, lui indiquant qu’un homme approchait du temple, sans doute un marina au vu de l’armure qu’il portait. Un sourire se dessina sur les lèvres du Prêtre de Poséidon, il semblerait que ses ordres soient rapidement délégués au près des autres marinas. Il se leva donc avec joie, allant à la rencontre de ce nouvel homme de main, arrivant en même temps que lui à l’entrée du temple. Ce dernier vint par ailleurs rapidement s’agenouiller devant lui, semblant vouloir lui délivrer un message.

Replaçant calmement une mèche volante qui avait réussit à s’échapper du nœud qui retenait ses sœurs prisonnières, il s’avança simplement jusqu’à sa hauteur. Là il s’arrêta et baissa sur le jeune homme un regard presque paternel, très doux; il lui semblait reconnaître quelque peu cette silhouette et ce timbre de voix qui était pourtant très différents de toute celles qu’il avait déjà entendues. Puis il lui tendit simplement la main, afin de l’aider à se relever.


-Relève-toi donc Djinn Marin, lui dit-il en reconnaissant aisément l’écaille. Vient donc te reposer un instant et nous pourrons alors parler calmement, lui expliqua-t-il. Mais avant toute chose, dis-moi donc ton nom et d’où tu viens ? le questionna-t-il, curieux de savoir d’où il venait pour avoir un message d’Amphitrite.

Aux dernières nouvelles, cette dernière était toujours emprisonnée au Sanctuaire Sous Marin, et seule les Nymphes qui étaient sur terre pouvaient réellement communiqué avec elle. Avait-il rencontré l’une d’elle, ou venait-il encore d’ailleurs…? En ce cas, les réponses et les informations qu’il pourrait lui apportait pourrait d’être d’une importance capitale.
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Khayr Ab'In


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MessageSujet: Re: [Ellipse 1748]Île de Circé - Sud de Chypre! Parler à Amphitrite   Ven 18 Mai - 1:30

Comme à son habitude, le Prêtre de Poséidon m'accueillit avec avec sourire et une chaleur digne d'un père. Il m'invita à me relever d'un geste de la main, un honneur que je pouvais refuser. J'attrapais donc son poignet avec une vigueur plus que contrôlé, je me relevais tout en gardant mon visage baissé, voilant encore une partie de mon visage. Mais pour faire mon rapport, je savais, je devais regarder mon Prêtre. Soupirant, je me décidais enfin à relever la tête. Je n'avais d'autre choix que de lui faire face, maintenant que j'étais debout.

Tout en me proposant un peu de repos, ce que je n'aurai su prendre, il me demanda la nature du message que j'avais à transmettre, ainsi que d'autres informations que je préférais écarter temporairement, le temps de traiter le cas le plus important.
Et tandis qu'à mouvement mesurés, je glissais mes mains à mon torse pour sortir la broche d' orichalque que l' Impératrice Amphitrite m'avait confié à son intention.

Je me trouvais il y a quelques heures à peine au Sanctuaire Sous-Marin. J'ai vu de mes yeux le Grand Pilier de l'Océan Pacifique Nord écroulé, et remplacé par nouvelle et étrange colonne d'ombre. Je trifouillais encore dans mes vêtements pour récupérer la broche tout en continuant mon rapport. J'ai été confronté aux gardes de celui que l'on nomme le Masque, mais Sa Majesté Amphitrite est intervenue pour me donner ceci.

Je sortais enfin la broche de ma poche pour la tendre à mon Seigneur. J'ignorais de quel artefact, ou simple message dont il pouvait s'agir, mais je savais que je devais le lui remettre.


- Vous devrez porter cette Broche d' Orichalque en témoignage de son affection, a-t-elle dit.

Je n'en savais pas plus et ne voyais ce que j'aurai pu ajouter. Il me restait cependant à répondre aux deux dernières questions de mon seigneur. J'avais beau souhaiter les esquiver, je ne pouvais décemment faire preuve d'une outrecuidante impolitesse en faisant mine de ne pas avoir souvenance de la question. Quel était mon nom ? J'avais entre-imaginé l'idée de donner une fausse identités aux pantins du Masque, mais je ne pouvais délivrer un mensonge à cet homme. Cela m'était Impossible.


- Je viens d'une île qui abrite une caverne situé dans le vaste Océan Indien. J'y ai passé des mois pour récupérer de lourdes blessures. Je suis le le nouveau Marina du Djinn Marin, gardien de la volonté trois capitaines de Chrysaor. Mon nom est... J'y arrivais, pourtant j'hésitais. J'avais peur de sa réaction. J'avais échoué lamentablement... Arjuna. Glissais-je enfin, fixant Astre à présent silencieusement.

Jamais le poids de la mort de mes camarades ne s’allégera. Et je commençais à peine à en subir les conséquences. Il me fallait faire mon deuil mais je crois que je n'étais tout simplement pas encore prêt.
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Legios


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MessageSujet: Re: [Ellipse 1748]Île de Circé - Sud de Chypre! Parler à Amphitrite   Dim 20 Mai - 14:40

Spoiler:
 

Arrow L'île des Cyclopes

J’avais chevauché pendant des heures, m’avançant toujours plus dans la lumière du soleil en direction de Chypre. Perdant peu à peu ma puissance tandis que les ombres s’effilochaient autour de moi. Mais j’avais à présent un espoir, un espoir de fou, je voulais sortir de ma solitude, je voulais que le prêtre de Poséidon devienne un contact humain avec lequel je pourrais me révéler, je voulais un ami, un vrai…

Pauvre fou, tu t’illusionnes.

Tu es seul dans les ténèbres.

Tu es une nuisance pour tes semblables autant que pour tes ennemis.

Tu dois abandonner ces idées d’amitié avec les autres.

Tu nous as nous n’est-ce pas suffisant ?

Vos paroles me réconforte, vous ne craindriez pas cette rencontre si elle ne pouvait pas vous faire de tort. J’ignore encore pourquoi, mais le pouvoir de cette nymphe vous à fait taire pendant une longue période, je dois arriver à reproduire ce processus, si jamais il existe ne serais-ce qu’une chance que le prêtre de Poséidon puisse m’enseigner une telle méthode, alors je la tente sans hésiter.

Tu n’en auras pas le temps.

Nous sommes peut etre encore sous l’emprise des pouvoir de la nymphe, mais plus pour longtemps.

Prendras-tu vraiment le risque de mettre en danger le prêtre de Poséidon par ta présence ?

Et tout ça pour un souhait égoïste ?

J’en ai assez de devoir toujours me cacher, de vivre dans la peur, dans le noir, dans la solitude, tout ça par votre faute, je vous hais par-dessus tout et parfois je me demande ce qui me maintient en vie… Mais dans ces instants je me rappelle les jours heureux que j’aie eu malgré votre présence, et je me dis que malgré tout, vous n’êtes pas entièrement maléfique, vous aussi avez le plus grand respect pour leurs divines majestés Poséidon et Amphitrite, c’est pour ça que je sais que vous ne tenterez rien contre leur grand prêtre. Ce serait une trahison.


Le silence qui suivit ma dernière réplique m’indiqua clairement que j’avais fait mouche, malgré leur apparente cruauté, mes amis n’étaient pas moins des serviteurs du sanctuaire sous-marins. Peut etre étais-ce là ma chance…

¤¤¤

J’arrivais en vue de chypre, à présent je pouvais ressentir deux cosmos, dont un beaucoup plus puissant que l’autre. Vraisemblablement le prêtre de Poséidon n’était pas seul…

Maudit soit le destin pour ses cruelles désillusions ! Mais pas question que je rebrousse chemin, j’ai enfin un espoir de délivrance et par Poséidon j’irais jusqu’au cœur des enfers si cela pouvait me délivrer. Il est temps pour moi de demander de l’aide.

Personne ne peut t’aider.

Tu es seul avec ta malédiction.

Nous sommes les seuls à pouvoir te comprendre.

Silence ! Taisez-vous ! Je ne veux plus vous entendre ! Rien de ce que vous pourriez dire ne me fera changer d’avis ! Trop longtemps je suis resté emmuré dans les ombres de la solitude. Je commence à me rendre compte que jamais je ne pourrais y arriver tout seul, alors autant essayer une approche différente.


Accélérant le galop de mon cheval d’ombre, j’abandonnais toute tentative de dissimulation, me révélant aux yeux de quiconque lancerait son regard dans ma direction. Plus rien n’avait d’importance en cet instant, j’avais enfin un espoir…

J’arrivais enfin sur la plage de l’ile, je ne pris même pas le temps d’inspecter les traces de combat qui s’y trouvait, aucune importance… Je traversa l’épaisse forêt pour arriver devant un temple antique devant abriter un vaste réseau de pièce, de nombreuses statues brisées jonchait le chemin, mais ce fut l’étrange clairière circulaire qui m’intriga le plus, que c’était-il passé ici ?

Kyahahahaha tu perds tout sens commun pauvre fou !

Ton espoir te fera commettre l’irréparable.

Quelle vision délectable sera celle te ton désespoir lorsque tu comprendras ta solitude.


« SILENCE DEMONS ! SOYEZ MAUDIT !»

J’arrivais enfin en vue des sources des deux cosmos que j’avais suivis depuis que j’étais en vue ce cette ile. Deux hommes, un portant une écaille, vraisemblablement celle du djinn marin, l’autre étant vêtu de luxueux habits de cérémonie, ses cheveux roux rassemblés ensemble en arrière dans une queue de cheval. C’était lui…

Abandonnant mon cheval d’ombre qui rejoignis mon manteau dans un souffle, je courrais à présent vers lui, je sentais des gouttes d’eau couler sur mes joues, était-ce des larmes ? Etais-je réellement en train de pleurer ?

Bien, cette mascarade a assez durée.

Il est temps pour tes frères de te voir sous ton vrai visage.

Nous espérons qu’ils vont apprécier.


Alors que j’arrivais devant celui que j’imaginais etre le prêtre de Poséidon, je tombais alors à plat ventre sur le sol les bras tendu vers lui, ignorant complétement l’homme à ses côtés, je sentais monter en moi la fureur de mes amis et déjà les ombres alentours commençaient à grandir et à se concentrer autour de moi, l’air devint soudain plus froid et des murmures semblables à des lamentations de femmes se firent entendre. Je me redressais, luttant de toute mes forces contre l’influence de mes amis, mes mains s’étaient déjà faites serres acérées, je n’avais plus beaucoup de temps…

« Oh grand prêtre de Poséidon, je vous en conjure, aidez-moi… »
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MessageSujet: Re: [Ellipse 1748]Île de Circé - Sud de Chypre! Parler à Amphitrite   Jeu 24 Mai - 3:42

F
ace à lui se tenait un homme dont les remords semblaient peser sur ses frêles épaules. Un froncement de sourcils plus tard et l’homme se relevait déjà, continuant à caché son visage derrière une cascade de cheveux blonds, avant de finalement relevé la tête pour enfin lui faire pleinement face. Une lueur d’interrogation passa dans les yeux émeraudes, mais qui s’effaça bien vite pour donner lieu à de la curiosité alors que la broche d’orichalque glissait dans sa main une fois que le Capitaine lui eut fait son rapport. Il joua un instant du bout des doigts avec l’objet, avant de finalement accéder à la requête qu’Amphitrite avait émise à travers le Marina, et il accrocha le petit trident à ses vêtements.

Néanmoins le jeune Prêtre releva vivement la tête à l’entente du nom qu’il lui donna. Soudainement, la lumière se fit dans son esprit et il tendit la main devant lui, allant toucher ce visage à la fois semblable mais si différent des souvenirs qu’il avait acquis d’Astre. De même que la voix avait changée depuis, mais gardant pourtant des intentions d’avant. Tout était à la fois pareil mais tellement méconnaissable. Si ce dernier ne lui avait rien dit, il doutait un seul instant de l’avoir reconnu par lui-même. Mais ce qui le touchait également droit au cœur, était cette tristesse qu’il pouvait lire au fond de ces prunelles opalines. Comment diable en était-il arrivé là ?


-Chrysaor, laissa-t-il échapper dans un murmure. Tout, lui dit-il, raconte-moi tout depuis que nous nous sommes séparés, lui demanda-t-il dans un souci de compréhension.

Mais il n’eut à aucun moment le loisir d’entendre le début du récit de cet homme que déjà un autre intervenait, apparemment aussi perturbé que l’était Arjuna, ou peut être même plus ? Des larmes glissaient le long de ses joues, et il ne put que regarder cette homme –un général– se jeter à ses genoux pour implorer son aide. Il ne savait exactement quelle aide il lui demandait, mais une chose était sûre : il allait la lui accorder. Ainsi s’approcha-t-il de Scylla et sans rien dire, s’agenouilla à son tour face à lui et le prit dans ses bras, le berçant comme on aurait bercé un enfant, se moquant éperdument de la transformation qui commençait à s’opérer –qu’avait-il à craindre d’un Marina ? Invitant le Général à venir calée sa tête dans son cou, il plaça sa main à l’arrière de sa nuque tandis que son cosmos venait les entourer, tentant de repousser les ombres par sa lumière et sa douceur. Puis il vint gentiment murmurer au creux de son oreille.

-Si tu as besoin d’une épaule pour pleurer, sache que je serais là, commença-t-il. Si tu as besoin d’un bras pour te soutenir, je serais là, continua-t-il. Si tu as besoin d’une oreille pour parler, je serais là. Si tu as besoin de bras pour te réconforter, je serais là. Si tu as besoin d’une présence à tes côtés, je serais là, enchaina-t-il. Quoiqu’il se passe, quoique tu ais besoin, je serais toujours là pour toi Scylla, finit-il en déposant un baiser sur son front.

Puis il se recula légèrement, lui adressant un sourire digne d’un père, une douceur infinie au fond des yeux. Du pouce, il vint gentiment sécher les larmes qui inondaient ce visage. Puis il se releva, entrainant avec lui le Général de Scylla, le soutenant un instant, avant de se tourner vers Arjuna, toujours un sourire doux collés aux lèvres.

-Je t’en prie Arjuna, installe toi à ton aise et prend tout le repos dont tu as besoin avant de me compter ton histoire, lui dit-il.

Il espérait que le Capitaine comprendrait que la détresse du Général ne souffrait aucune attente pour le moment. Il lui fallait rassurer cette âme en peine, l’apaiser dans sa terreur avant de lui accorder à son tour le loisir de reprendre des forces. Ainsi un serviteur s’avança-t-il pour guider le Djinn Marin jusqu'à une pièce où il pourrait reprendre des forces et se restaurer. Pendant ce temps, le Prêtre de Poséidon guida le Général jusqu’au petit salon qu’il avait quitté quelques minutes auparavant. Les livres qu’il avait sortit étaient encore étalés sur la table basse, sur laquelle se trouvait également un pichet d’eau fraiche ainsi qu’un verre; délicate attention des serviteurs.

Installant avant toute chose le Général sur l’un des canapés, il le força gentiment à s’allonger. Puis, s’installant à côté de lui, au niveau de sa tête, il versa de l’eau dans le verre grâce à sa télékinésie, avant de faire venir le verre jusqu’à lui. Enfin il aida le jeune homme à se désaltérer; l’eau fraiche le calmerait déjà un peu. Après quoi il entreprit de mouiller légèrement son front l’aide d’un linge humide, essayant de le calmer par tout les moyens, son cosmos ondulant toujours autour d’eux afin d’en chasser les ténèbres.


-Allons donc, commença-t-il d’une voix douce, raconte-moi donc ce qui te tourmente tant, l’invita-t-il.
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MessageSujet: Re: [Ellipse 1748]Île de Circé - Sud de Chypre! Parler à Amphitrite   Jeu 24 Mai - 15:36

J'inspirais un grand coup. Le Seigneur Astre fut si surpris à l'entente de mon nom, que je compris alors que lui-même, autorité quasi-suprême à l'intérieur des frontières Atlantes n'avait pas été mis au courant des événements déclencheurs de ma disparition. Je ne cillais pas lors de son examen juvénile, j'en souriais presque. Mais je savais alors qu'il me faudrait tout lui conter.
Comme je m'y attendais, il me demanda un rapport précis. L'intensité de ses mots n'était pas feinte et alors je fus soudainement confronté à toute la gravité de nos actes.
Il fallait que non seulement parler de la mort de ma camarades, pour lesquelles j'avais été impuissant, mais aussi de la créature que nous avions rencontré. Et je ne pense pas à ce satané Léviathan, mais bien à celui qui le contrôlait dans l'ombre.

Transit par ce douloureux souvenir, mon corps se mit à trembler, chancelant entre rage et désespoir. La scène repassa en mémoire, et la voix de cet individu résonna une nouvelle fois entre mes oreilles. Je fermais les yeux stupidement, comme un enfant qui aurai voulu se cacher d'un monstre sous ses draps, mais l'espace d'un instant j'eus l'étrange conviction de reconnaître la voix. Était-ce un jeu de mon imagination frissonnante, ou avais-je déjà entendu cette voix auparavant.

Je ne pouvais savoir, car si cette impression restait vague, le souvenir de ses paroles était, semblable à un rêve éthéré, indiscernable, tout du moins suffisamment clairement pour être analysé.
Je réalisais alors que j'étais resté un moment silencieux face à mon Prêtre, regardant dans le vide. Je ne pensais pas l'épreuve si difficile, et bien que conscient qu'il ne serait pas aisé de parler de cet incident, je n'aurais jamais imaginé me retrouver ainsi aphone. Ces étranges pensées me firent songer à l'une de mes camarades. Le Lieutenant de la Tortue Lyre. Tsing. Elle-même muette et que je n'avais pas revu depuis que nous nous étions croisé au Sanctuaire d' Athéna. Cette marina était pleine d'une conviction forte et son souvenir me revigora. J'ouvrais lentement les yeux, inspirais profondément, et m'apprêtais à démarrer le récit de la chute des Guerriers Indien.


Malheureusement, ou heureusement, je n'eus pas l'occasion de commencer. Un étrange personnage déboula soudainement dans la clairière. Instantanément, son cosmos me submergea tout comme les ombres qui semblaient s'installer dans son sillage. Sa puissance me paru elle aussi supérieur à la mienne, mais pourtant bien plus instable. J'avais l'étrange impression en regardant cet homme qu'il était l'esclave de sa puissance. Il semblait plongé dans une souffrance dépassant tout ce qu'un homme normal pouvait endurer et bien qu'un sentiment de compassion naquis rapidement dans le fond de mon cœur, ma méfiance à son égard se fit plus intense encore. Quelque chose en lui m'inquiétait.

Bien que ses paroles demandaient de l'aide, tout son corps était tendu comme celui d'un chasseur prêt à bondir. D'un regard bref, j'invitais mon prêtre à faire montre de prudence, mais je déchantais rapidement. Ce dernier s'approcha de lui sans crainte. Là ou je percevais une menace, lui ne voyait que le Marina blessé.
Comment écarter aussi facilement la possibilité pourtant flagrante d'un guet-apens. Une attaque sournoise et assassine pouvait survenir à n'importe quel moment, et bien qu'une partie de mon âme se réjouissait de savoir notre prêtre toujours aussi bon avec les siens, je ne pouvais accepter son invitation et le laisser seul avec cet individu qui se révéla, aux dires de mon Prêtre, le Marina de Scylla.

J'avais rencontré le jeune Storm une fois. Et bien que discret, il n'avait pas montré de faiblesse, et le voir aujourd'hui dans un état proche de la folie me laissa en pleine interrogation. Avait-il été victime de l'ennemi, ou de sa propre force.
Évidemment à l'époque, j'ignorais qu'il ne s'agissait pas de l'ancien Capitaine. Mais de son remplaçant.

Un servant s'approcha de moi tandis que le Seigneur Astre accompagna celui que je pensais être Storm de Scylla dans une pièce à l'écart. Me reposer ? Alors que celui qui avait la confiance de mon Impératrice avançait seul sur une pente savonneuse ? Impossible.
D'un sourire, je refusais le bol que l'on m'apporta.

- N'y voyez aucune offense, mais je ne saurai trouver le repos tant que le Grand Prêtre ne sera pas assuré d'être entouré d'alliés. Fixant le garçon qui travaillait, j'ajoutais de toute ma hauteur. Prends donc un peu de repos à ma place, et apprécies ce bouillon qui me semble délicieux.

L'espace d'un instant, je cru retrouver mon insouciance d'autres fois, mais j'avais changé. Mon regard se ferma rapidement et je m'avançais vers le lieu ou se trouvaient les deux protagonistes principaux. Suivant mon prêtre à une distance suffisante pour intervenir sans outrepasser mes droits de simple Capitaine.
J'essayais de percer le cosmos de Storm, en essayant de savoir pourquoi ce dernier m’apparaissait si chaotique.
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MessageSujet: Re: [Ellipse 1748]Île de Circé - Sud de Chypre! Parler à Amphitrite   Ven 25 Mai - 15:34

Tout devenait flou, je perdais le combat, mes amis étaient unis pour mon désespoir, j’allais perdre encore une fois. Grand prêtre, vous tous, pardonnez-moi… Je sentais mon corps se transformer sous la volonté de mes amis, bientôt je ne serais plus qu’un cauchemar vivant, voué entièrement à la destruction et à la mort de ce qui m’entourerait, ils devaient fuir, ils devaient fuir aussi vite qu’ils le pouvaient, ou alors m’abattre sur le champ avant que je ne blesse quelqu’un ou pire. Ma capuche était tombée en arrière dans ma précipitation, révélant ma tête ainsi que le heaume qui la surplombait, j’étais à présent découvert, mon existence même était découverte, mais ça n’avait plus d’importance maintenant, j’avais perdu tout espoir, j’avais échoué, mes amis avaient trop de puissance, trop de pouvoir et face à eux j’étais seul, si seul… Trop seul. Qu’on en finisse maintenant…

Mais ni les bruits de fuites, ni les cris d’effrois, ni le coup de grâce ne virent.

Un cosmos extraordinairement puissant vint m’envelopper dans sa douce étreinte et instantanément, je fus comme plongé dans un bain chaud et apaisant, je me sentais si bien, en paix, plus aucune voix, plus aucuns cris, j’étais dans la lumière et je flottais parmi les nuages, je crus entendre le bruit du ressac, le doux murmure de la fontaine de ma cachette, le clapotis des vagues, et ainsi bercé, j’entrais dans un état second, comme endormis, mais pourtant éveiller, je ne pouvais plus penser à autre chose qu’a cette félicité que j’avais presque oublié, la paix… Les sensations étaient revenues mais elles commençaient déjà à disparaitre, comme emporté par cette vague de béatitude qui m’envahissait, j’entendais des voix autour de moi, je sentais une main sur ma nuque, je sentais ma tête appuyée contre ce que je crus etre une épaule, j’étais accueillis et écouté, enfin… Je voulu répondre, je voulus remercier, mais je n’eus même pas la force d’ouvrir la bouche, j’étais comme hypnotisé par ce cosmos bienfaiteur.

Dans cette transe merveilleuse, je me sentis comme emporté par une voix douce et bienveillante, je me sentais à l’abri, je n’avais aucune idée de ce qui se passait, mais j’étais bien, tellement bien… J’avais presque perdu toutes mes sensations mais je me sentais si bien… Je ne percevais plus le monde que part échos et silhouettes lumineuses, toujours enveloppé de ce cosmos curatif. Je crus un moment etre comme emporté, soulevé par des bras délicats, puis je me sentis comme étendu de tout mon long sur quelque chose de mou, comme un lit. Il faisait bon, j’étais si bien, un liquide froid se présenta à mes lèvres et comme un enfant je bus sans réfléchir à ce que cela pouvait etre, j’étais si bien… Je crus entendre comme un écho de voix près de moi, une voix m’interpellait, voulant me rappeler vers elle alors que je sombrais toujours plus profond dans les bras réparateurs de Morphée, j’étais si bien… Je ne parvenais plus à garder les yeux ouverts, je ne pouvais plus penser à quoi que ce soit, j’étais si bien… Depuis combien de temps n’avais-je pas était aussi bien ? Des mois ? Des années ? Avais-je seulement jamais connu une telle paix ? Je ne pouvais pas y réfléchir correctement, les sensations se voilèrent, toutes submergées par cette félicité incroyable qui s’était emparée de tout mon corps. Tout mon etre inspirait maintenant à maintenir cet état le plus longtemps possible, je ne parvins plus à lutter contre la torpeur qui me gagnait, et ce fut avec le sourire des bienheureux que je sombra dans un profond sommeil. Puisse-t-il qu’à mon réveil, tout ceci ne s’avère pas avoir été un rêve…


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: [Ellipse 1748]Île de Circé - Sud de Chypre! Parler à Amphitrite   Mer 30 Mai - 16:05

I
l semblerait que le nouveau capitaine ne daigne obéir à ses ordres, allant même jusqu'à les bafouer et le suivre jusque dans le petit salon où il installait le Général de Scylla. Il tiqua, mais ne dit rien, les explications viendraient plus tard, pour le moment sa priorité était de venir en aide au Marina de Poséidon qu’il avait dans ses bras et qui semblait au bord du gouffre. Quoiqu’il en soit il ne put en apprendre d’avantage au sujet de ce dernier car une fois qu’il eut but un peu d’eau, il s’endormit d’un sourire heureux et calme. Il dormirait désormais du repos du juste, jusqu'à ce qu’il soit en forme pour lui raconter quel était ce problème qui semblait consumer sa vie.

Une fois qu’il fut sûr que le jeune homme couché sur le canapé ne s’éveillerait pas avant un moment, il se leva et alla chercher deux autres verres qu’il remplit d’eau, dont un qu’il tendit au Djinn Marin. Puis il revint s’installer confortablement dans un fauteuil, près de l’endormit, tout en invitant l’ancien Chrysaor à s’installer également confortablement. Ils avaient à parler en attendant le réveille de Scylla.


-Ce bouillon est le tiens, commença-t-il, boit-le, il te redonnera des forces.

Buvant quelques gorgées d’eau fraiche, il prit un instant, réfléchissant à ses prochaines paroles. Il y avait deux ou trois petites choses qu’il faillait mettre au point. Et s’il s’en tenait aux souvenirs qu’il avait d’Astre, ce jeune homme face à lui avait connu ce dernier. Seulement voilà, bien des choses avaient changées, et il lui fallait l’expliquer clairement, mais avec douceur, au Marina destitué.

-Avant de reprendre notre conversation, reprit-il d’une voix légèrement plus fermer mais toujours aussi douce, j’aimerais que nous soyons clair sur une chose. J’apprécie ton initiative, mais je pense pouvoir me protéger seul, d’autant plus que je doute d’avoir quelque chose à craindre d’un Marina…, lui expliqua-t-il. Cet endroit est notre nouveau bastion, continua-t-il, et sa défense reste une priorité, le Masque pourrait aisément nous attaquer à nouveau. Imagine un peu s’il nous avait attaqué pendant que tu gaspillais tes dernières forces à vouloir me protéger d’un danger qui n’existait pas, lui dit-il avec toujours autant de douceur et de fermeté dans la voix. Bien des choses ont changées en ton absence, et comme tu as sans doute put le remarqué je suis bien différent de l’homme que tu as connu. Astre est mort, avoua-t-il de but en blanc, tout comme Lune, les jumeaux de Poséidon ne sont plus, et je suis né de la fusion de leurs âmes grâce au Cosmos d’Amphitrite.

Il fit une nouvelle pause pour finir son verre, laissant un peu de temps au jeune Marina pour comprendre et analyser les informations qu’il venait de lui donner.

-Néanmoins, reprit-il d’une voix déjà plus douce, étant donné que j’utilise le corps d’Astre pour me mouvoir, je ne vois aucun inconvénient à ce que tu me m’appelles ainsi, comme le font déjà tes camarades, finit-il les explications dans un sourire amical.

Reposant le verre sur la table basse avant de se caler de nouveau confortablement au fond du fauteuil, le Prêtre de Poséidon croisa ses jambes, rivant ensuite son regard sérieux sur le Djinn Marin.

-Bien, dit-il d’une voix douce et amicale, puisqu’il semble que nous ayons du temps devant nous, pourrais-tu me raconter ton histoire ? lui demanda-t-il. Saches que tu pourras également me poser toutes les questions que tu veux et que j’y répondrais dans la mesure du possible.
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MessageSujet: Re: [Ellipse 1748]Île de Circé - Sud de Chypre! Parler à Amphitrite   Jeu 31 Mai - 17:24

Etrange scène dont je venais d'être témoin. Par sa puissance et son aura, mon Prêtre était parvenu à apaiser celui qui s'avéra, au final, ne pas être Storm.
Son visage m'était inconnu et il semblait plus jeune, alors cela voulait dire que Storm avait disparu lui aussi ?
Peut-être avait-il retrouvé son grade de Capitaine du Lion des mers. Je ne pouvais répondre à aucune de ces questions, mais d'autres vinrent s'imposer à moi, par la voix du corps d' Astre. Il m'invita à m’asseoir, et une fois encore, je ne pus simplement décliner l'offre pour respecter le protocole et m'assis en prenant le bol tendu. Il se lança alors dans un long discours. Comme s'il avait été possible que je laisse mon Prêtre sans protection alors qu'il devenait difficile de distinguer les alliés des ennemis. N'avais-je pas été attaqué par des Marinas renégats ?
Mais il me fallait contenir mes remarques et écouter la suite de ce qui me semblait, ce jour là, un sermon ou une leçon de morale. Mais Quelques changements que ce fut, mon Seigneur Astre n'a jamais véritablement disparu
Pourtant à l'époque, il ne me fut pas si aisé de comprendre l'étrange propos de mon Seigneur. Il n'était plus le même, mais avait fusionné avec son jumeaux pour devenir un autre.

Mes desseins divins étaient alors bien loin de mon degrés de compréhension, et tout ce que je comprenais ici, c'est qu' Amphitrite elle-même avait participé à l'éclosion d'un nouveau Chef des Marinas, et de cela, je ne pouvais douter. J'appris qu'il n'était pas vraiment Astre, mais ce nom ne l'incommodait pas. Pour finir, il me demanda enfin de reprendre le cours de mon propre récit.
Je pris lentement ma respiration avant de me lancer. Mais l'idée de ne savoir à qui j'avais à faire me tiraillait doucement, et la question qui me brûlait les lèvres m'échappa.


- Comment dois-je vous nommer, Ôh Grand Prêtre. N'avez-vous pas de nom ? Si la lune qui régit les marées, et les Astres protecteurs s'unissent, ne peuvent-il dominer toutes les mers ? En ce cas, votre nom ne serait-il pas...

Mais seul un souffle s'échappa. L'idée saugrenu que l'Impératrice avait un plan pour chacun de nous vint me marteler l'esprit. Et une fois de plus, je ne pouvais que voir les nombreuses pièces amassés, sans en voir une infime partie du tableau final. Mais cette idée qu' Astre avait peu à peu prit davantage de Charisme et de stature, me donnait presque l'impression de me trouver face à mon Seigneur. Sa puissance avait elle aussi considérablement augmenté depuis notre dernière rencontre... cela me ramenait rapidement à la fin de mon rapport. Ma mine se fit grave, j'étais prêt à tout raconter. Astre aussi avait perdu son frère, et lui aussi avait fusionné avec son essence. Notre histoire n'était pas si éloigné l'une de l'autre.

- Il y a des mois, lorsqu'une créature est apparu à nos frontières. Mes fidèles Capitaines partirent à sa recherche sans autorisation, et débusquèrent une légende vivante. Moi-même je n'avais jamais croisé sa route. Les souvenirs gelaient mon visage. Je sentais le souffle abyssal du Léviathan sur ma peau, la pression qu'il exerçait sur moi. Mais il me fallait reprendre. Aux frontières de l'Empire, le terrible Léviathan rôdait. Lorsque je suis arrivé sur place, les trois capitaines se battaient déjà. Mais même en joignant nos forces, nous ne sommes parvenu qu'à le blesser légèrement. Nous n'avons rien pu faire. Et des trois capitaines, il ne reste que cette écaille. Chrysaor est brisée et sommeille jusqu'à l'arrivé de son porteur, et mon Impératrice m'a accordé le droit de porter le Djinn Marin.

Je marquais une courte pause, j'avais volontairement survolé la mort de mes camarades, car je sentais déjà l'amertume et la tristesse m'envahir, bien que je le savais, mes yeux devaient me trahir.

Je bus la froide mixture qui me réchauffa quelque peu les entrailles. Le regard de cet homme était posé sur moi, et cette expression si sérieuse n'était nullement un gage de jugement. Pour la première fois, je pouvais parler de ce qui s'était produit et cela me libérait.


- Je suis revenu dernièrement au Sanctuaire pour y découvrir des colonnes écroulées, et des Marinas ennemis. Cela expliquant ma méfiance à l'égard de cet homme. Pardonnez moi seigneur, je ne veux plus prendre le risque de perdre l'un des miens, ni de faillir à ma tâche. Je suis prêt à mettre ma vie dans la balance.

Je faisais face à l'enveloppe de mon prêtre Je me levais de mon siège et mit un genoux à terre.


- Aujourd'hui, vous n'êtes plus Astre, mais je ne suis plus non plus Arjuna. Dame Amphitrite m'a gracié d'une nouvelle vie. Si j'étais Jadis l'épée de l'Empire, j'en suis désormais le bouclier. Il ne saurai en être autrement.

Je fixais enfin le sol, attendant sans vraiment savoir quoi. Mes mots m'avaient largement dépassés, même aujourd'hui, je ne sais pas trop ce qui m'a prit alors... Mais aux côtés de cet homme, je ne doutais jamais. Là aussi, j'aurai pu voir une pièce du tableau. Mais il est aisé de pointé les imperfection avec toutes ces années pour me permettre de correctement analyser la scène. Je n'étais pas parfait. D'ailleurs, ce vieux Haiken dirait sûrement que je ne le suis toujours pas. Mais ça, c'est une autre histoire.
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MessageSujet: Re: [Ellipse 1748]Île de Circé - Sud de Chypre! Parler à Amphitrite   Lun 4 Juin - 21:54

Emergeant lentement des limbes de rêves éparts, je m’éveillais déposé sur les rives d’une amer réalité par les vagues de sensations qui fluaient et refluaient, en proie à la souffrance fulgurante de l’éveil, et à l’écœurement de la vie. J’ouvris les yeux sur une vaste salle, visiblement une bibliothèque, ou une salle de lecture tout du moins. J’étais allongé sur un large canapé près d’une table basse sur laquelle se trouvait un pichet d’eau ainsi qu’un verre. Me jetant avec empressement sur cette offrande bienvenue, des bribes de souvenirs récents me revinrent en mémoire, ma poursuite après mon espoir nouveau, ma rencontre avec le prêtre de Poséidon, ma perte de contrôle, le cosmos si doux qui m’avait apporté une telle paix, une voix presque paternel, une main sur mon front, des mots à mon oreille… Tout cela semblait à la fois si réel et si onirique… Avais-je vraiment vécu tout ceci ? Etais-je vraiment réveillé ? En m’asseyant sur le canapé, je pris ma tête entre mes mains et découvrit que la capuche de mon manteau ne la recouvrait plus, j’avais le visage découvert !

Bondissant d’instinct du divan, je jeta aux alentours des regards inquiets afin de découvrir si il se trouvait à proximité des personnes susceptibles de m’avoir vu dans cet état de faiblesse. Mais j’étais seul, totalement seul dans cette pièce. Je pouvais pourtant sentir de nombreux cosmos présent aux alentours, que devais-je faire ? En remettant ma capuche sur ma tête, je sentais comme un voile de ténèbres tomber de nouveau sur mon esprit, je me sentais de nouveau seul et invisible… Et toujours ces flashs de mémoires, ces images qui me revenaient sans cesse, je devais en avoir le cœur net, je devais retrouver ce prêtre au plus vite tant que mes amis étaient encore endormis. J’ignorais combien de temps avait duré mon inconscience, le jour avait fait place au crépuscule, les ombres avaient grandies et mes pouvoirs aussi par la même occasion, je pouvais désormais partir de cette pièce sans me faire repérer. M’enveloppant d’ombres occultantes je quittais la pièce pour commencer ma recherche du prêtre tant désiré. Je devais me fier à mes sens, car le bâtiment était manifestement de taille colossale et aménagé d’une multitude de pièces rendant mes recherches beaucoup plus complexe qu’il n’y paraissait. En chemin je croisais nombre de serviteurs de l’empereur des mers, tous s’afférant à leur tâches comme si leur vie en dépendait, peut etre même était-ce le cas après tout, avec le sanctuaire sous-marins inaccessible et l’empereur Poséidon scellé par son propre frère…
Je déambula dans de nombreux couloir de pierre blanches, croisant des patrouilles, des serviteurs, des postes de gardes, des réfectoires, des entrepôts d’armes et de vivre, tout ce qu’il fallait pour transformer cet endroit en un véritable quartier général.

Espionnant au passage les conversations de ceux qui croisaient ma route, j’appris que mon arrivée n’était pas passée inaperçue, en fait elle était même devenu un des principaux sujet de conversation des fidèles de l’empereur des 7 mers,

« …apparemment ce serait un général de Poséidon. Quelle chance nous aurions si c’était le cas, avec le grand prêtre pour nous guider, un général ne ferait que renforcer notre assise sur cette ile.

Ne rêves pas tout haut enfin, tu as vu son visage, c’est un enfant dans un drap noir, il est beaucoup trop jeune pour etre un général, en plus je n’ai jamais entendu parler d’un aussi jeune soldat de sa divine majesté Poséidon, il ne peut etre un général.

C’est sûr, en plus j’ai entendu dire qu’à son arrivée sur l’ile il avait attaqué le grand prêtre.

Attaqué ? Ce serait un traitre au service de nos ennemis alors ?

Mais non voyons, si c’était un traitre, le grand prêtre l’aurait fait exécuter pour l’exemple.

A moins qu’il ne veuille en apprendre d’avantage sur lui avant d’en finir… »


Ainsi ils savaient… Tous ici présent étaient au courant de ma présence en ces lieux, et pire encore ils avaient vus mon visage… Que devais-je faire maintenant ?

Je voulais m’enfuir, je voulais crier ma rage, je voulais tout recommencer depuis le début, mais ce n’était pas possible, ça n’avait jamais été possible… J’étais impuissant face à mon destin, depuis les premiers jours je n’avais jamais pu stopper les évènements qui composèrent mon existence. Mon destin se jouait de moi et je ne pouvais rien faire pour l’en empêcher. A présent je devais encore faire un choix, je devais choisir entre la fuite que je connaissais si bien, et l’affrontement qui m’était proposé.
L’espoir, ce sentiment que j’avais auparavant presque oublié, à présent resurgit d’entre les ombres tel un mauvais rêve, s’agitant devant moi avec ce caractère si attirant que je ne lui connaissais que trop bien, cette fois-ci serait-elle comme toutes les autres ? Une cruelle désillusion ? Une cruelle déception ?

Non

« Pas cette fois, pas cette fois ! »

J’avais parlé sans le vouloir, emporter par une colère sans responsable si ce n’est ma propre faiblesse, j’en avais plus qu’assez de devoir me cacher, d’avoir peur, d’avoir froid et d’etre seul parmi les ombres à causes de ceux que j’appeler mes amis, ils m’avaient plus qu’assez empoisonnés l’existence, et si je pouvais parvenir à les vaincre voir les détruire une bonne fois pour toute, alors je n’avais pas à hésiter.

Mes mots avaient attends les oreilles des personnes se trouvant à proximités, elles cherchaient à présent leur auteur, mais caché dans les ténèbres du crépuscule, j’étais invisible à leur yeux, mais plus pour longtemps. Faisant tomber un panier remplis de fruit sur le sol, j’attira l’attention des serviteur sur une alcôve isolée où je savais pouvoir apparaitre sans que cela ne paraisse trop suspect.

« Tu as entendus toi aussi ?

Tu parles, j’ai même crus que c’était l’un d’entre nous tellement la voix était proche.

Mais cette voix n’était pas l’une des nôtres.

Alors à qui était-elle ?

C’est pourtant simple, nous ne sommes pas seul ici, et je vous paris que notre dernier invité y est pour quelque chose… »


Faisant alors le tour du petit groupe je me plaçais dans leur dos avant de faire disparaitre l’arcane de dissimulation. Faisant tomber ma capuche, je me révélé enfin devant des humains normaux sans pour autant vouloir les faire souffrir par la suite.

« Excusez-moi …

AAAAAAAAAAAAAAAAAH !

AAAAAAAAAAAAAAAAAH !

AAAAAAAAAAAAAAAAAH !

Kyaaaaah pardon !

Mais enfin d’où sortez-vous ?

J’ai bien crut mourir, je me voyais déjà en chemin vers le sombre empire.

Que faite vous ici ? Qui êtes-vous et que voulez-vous ?

Parlez maintenant ! »


Je voyais bien que je faisais peur à ces hommes, même si ils étaient tous plus grands que moi d’au moins une tête, ils pouvaient certainement sentir une partie de mon cosmos et je ne pouvais leur reprocher leur ton prudent voir menaçant. Je devais jouer carte sur table, le vin était tiré, il fallait le boire.

« Je suis Legios de Scylla, générale de Poséidon et gardien du pilier du pacifique sud, si je suis ici, c’est parce que je dispose d’information de la plus haute importance et je me dois de les transmettre au grand prêtre de notre divin empereur.

Vous, un général ? Vous vous moquez de nous ?

Je ne suis peut être pas un soldat, mais je sais reconnaître un général de Poséidon lorsque j’en vois un, vous n’êtes qu’un enfant avec un manteau sombre.

Si vraiment vous êtes un général de Poséidon, alors prouvé-le sur le champ.

Très bien. »


Enflammant mon cosmos, je révélais ce qui se trouvait sous mon manteau sombre, l’écaille de scylla resplendit alors sous les feux du soleil mourant me révélant dans mon rôle véritable.

« Si cette preuve vous suffit, j’aimerai votre assistance pour m’aider à retrouver le grand prêtre de Poséidon dans cette immense bâtisse, j’avoue etre un peu perdu.

Ce cosmos…

Si sombre, si noir...

Vous n’êtes pas un marina, vous ne pouvez etre qu’un spectre d’Hadès et cette écaille n’est qu’une illusion ! »


Je ne pouvais hélas pas changer la nature de mon cosmos, il était un concentré de cauchemar, d’horreur et de ténèbres, j’avais pensé que mon écaille aurait suffis à apaiser leur crainte, mais la peur s’avéra la plus forte, plus forte que tout… La colère monta en moi comme un feu dévorant, consumant tout sur son passage. Et tandis que le trio continuait ses insultes et ses menaces à mon égard, je fut pris d'une de ces pertes de bonté que je ne connaissais que trop...

« Silence, pauvres imbéciles, votre ignorance n’a d’égale que votre stupidité, il est temps que quelqu’un vous apprenne à rester à votre place… »

Les ténèbres se répandirent dans l’alcôve et engloutirent les trois serviteurs, rien de mortel, mais ils allaient comprendre ce que le mot cauchemar voulait dire, je sentis leur peur et prenait plaisir à leur tourment, je ne me rendis compte que trop tard que j’agissais désormais sous l’influence de mes amis qui tentaient de refaire surface malgré ma volonté. Je devais arrêter, et vite. Les ombres se dispersèrent soudain, révélant trois corps inertes mais vivant, ils auraient sans doute d’énormes séquelles psychologiques suite à ce qu’ils avaient vus, mais je ne pouvais plus rien pour eux pour le moment, je devais partir tant que j’en avais encore la volonté, je devais trouver le grand prêtre !

Reprenant alors ma route à nouveau dissimulé dans les ombres du crépuscule, je suivis à nouveau les traces du cosmos du grand prêtre, et je me rendis compte qu’elles me conduisaient à nouveau vers la salle de lecture que j’avais quittée plus tôt.

« Quel imbécile j’ai été, si seulement j’étais resté sur place, je n’aurais jamais rencontré ces pauvres gens… »

Filant alors aussi vite que je le pouvais, j’ouvris alors la porte de la salle et y trouva les deux hommes que j’avais vu à mon arrivée en ces lieux, ils étaient visiblement surpris de me voir arriver ainsi, totalement visible et réveillé.

« Grand prêtre, marina dont j’ignore le nom, je vous salue. Je suis Legios de Scylla, gardien du pilier du pacifique sud et ...»

Je sentais la fureur sanguine gagner du terrain dans mon esprit, déjà mes yeux se voilèrent, le monde devint rouge et je commençais à le percevoir différemment, à la manière d’un animal furieux, je tombais à genoux sous l’effort que je devais fournir pour maintenir ma conscience éveiller, cette fois je ne devais pas perdre, pas encore !

« J’ignore si je pourrais encore maintenir ma santé mentale bien longtemps. Je vous en prie grand prêtre, vous devez m’aider, jusqu’à maintenant, seul le pouvoir des dieux parvenait à les calmer, mais apparemment, votre pouvoir le peut aussi, je vous en prie, aidez-moi à les faire taire ! »
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MessageSujet: Re: [Ellipse 1748]Île de Circé - Sud de Chypre! Parler à Amphitrite   Mer 6 Juin - 1:09

    Arrow Les Enfers


    Un étoile brillait dans l'aurore du ciel. Les vagues se mirent à rouler de plus en plus pour devenir une tempête. Les embruns frappaient les abords du Temple de Circé dans des rafales sans interruption. L'Etoile se détacha alors du ciel pour voguer dans le ciel jusqu'aux récifs de l'île. Dans un grand déchirement, une sphère bleue marine créait un cratère dans une des plages aux alentours. Un homme nu en sortit un Trident à la main, il fixait l'horizon et son cosmos, quoique affaibli, se répandait dans les récifs pour se mêler aux chants des Néréides. Il sortit alors du cratère pour voir devant lui des centaines de ruines et de gravats d'une bataille récente. En outre, le cosmos de sa chère et tendre épouse protégeait manifestement le lieu et cela l'intriguait, que se passait-il pour que sa femme est activée les terroirs secrets d'Atlantis ? Plein de questions en tête, le Dieu avança directement vers l'entrée du sanctuaire secret, les Atlantes et les Marinas se levèrent surpris par cette arrivée et crièrent brusquement de joie de revoir leur Empereur séant.

    De son trident, il nettoya les plaies de ses sujets et des bâtiments autrefois détruits reprenaient vie pour devenir des demeures finement ornementées. Il s'approcha de l'un des trois personnes devant les grandes portes de son Temple quand il salua le jeune Astre d'un signe de la tête, il voyait que le jeune homme à la chevelure de feu avait bien évolué comme sa femme lui l'avait prédit tant de fois. D'un sourire énigmatique, son regard se posait ensuite sur le jeune Général de Scylla et l'odeur iodé de la Scale ne lui laissait pas de doute sur son rang. Silencieusement, il fit de même avec le jeune capitaine et sa main se posa sur son épaule. Ce signe était une forme de remerciement pour son sacrifice face à la créature des Sept Mers, il lisait les derniers évènements dans l'esprit de ce dernier et cela ne lui plaisait pas du tout. Sa rage intérieure bouillonnait mais l'heure des règlements de compte n'était point venu. Dans un geste, il planta son trident dans le sol et il s'agenouilla devant le prêtre pour marquer le sol d'étranges lettres énochéenne, le langage des Dieux. L'ensemble des lettres formèrent un sceau gigantesque de huit pointes sur l'île, désormais, son cosmos était couplé avec celui de son épouse et ce lieu n'en gagnait que plus d'importance.

      " Astre, tu as oeuvré pendant de longs mois pour sauver ce qui a pu l'être, je t'en remercie encore et je serai m'en rappeler. Quand à vous, mes fiers généraux, je suis désormais de retour et ce Masque, ce butor qui a trompé la sagesse de ma femme, mérite le plus grand jugement. Cependant, je ne peux commander nos troupes à l'heure actuelle... "

    Son cosmos s'enflamma alors pour communiquer un message à tous les soldats sur Terre.

      " Marinas, de toutes les terres du monde terrestre, je vous appelle pour que vous me rejoignez ici, sur cette île ou réside votre Prêtre. Le temps de la reconquête peut attendre un moment, il me faut vous voir et vous entendre, ensemble, nous allons porter un message d'espoir à nos Sujets se battant dans notre Empire. Je suis de retour et le temps d'une grande nouvelle est venue pour tous nos ennemis et alliés.... J'ordonne que tout combat contre ma nièce cesse, je n'oublie pas son aide au moment où mon épouse devait affronter les affres de la félonie. La guerre est terminée, nous chevaucherons plus tard, le temps de la cavalcade des flots reprendra le moment voulu.... Venez ici et j'écouterai vos doléances ! "

    Sa voix de stentor brisa un moment les récifs pour voguer sur les vagues. Ce message était envoyé à tous les siens et le temps de la GRANDE CONVOCATION était venue. Une grande nouvelle et un renouveau allaient poindre dans ce ciel si rougeoyant du sang de ses loyaux sujets...

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MessageSujet: Re: [Ellipse 1748]Île de Circé - Sud de Chypre! Parler à Amphitrite   Mer 6 Juin - 19:05

B
ien calé au fond de son fauteuil, le jeune Prêtre écouta ce que son soldat avait à lui raconter, ne sourcillant pas une seule fois, ne l’interrompant à aucun moment. Il le laissa débiter jusqu'à la dernière parole, prêtant une oreille des plus attentives à son histoire et à ce qu’il avait découvert. Ainsi ce Masque avait-il déjà soumis plusieurs de leurs soldats à son emprise, ce qui le fit légèrement tiqué de fureur. Il blâmerait cet homme pour avoir osé touché aux Marinas, il le tuerait pour la traitrise et la lâcheté dont il faisait preuve, il l’étranglerait de ses mains pour son outrecuidance envers les Dieux Marins… Cet homme ne perdait rien pour attendre, son heure viendrait, peut être dans une heure, peut être dans dix ans, mais elle viendrait, et il serait là pour assister à sa chute, s’il pouvait lui-même en être l’instigateur par ailleurs, cela n’en serait que plus jouissif.

Soudain, il revint au moment présent, réalisant que son expression s’était considérablement durcie, au point de se faire presque haineuse, et son cosmos d’ordinaire si calme avait commencé à s’agiter, sa houle se faisant de plus en forte, comme une mer se préparait à la tempête qui allait s’abattre sur de pauvres marins égarés. Il se reprit juste à temps, apaisant son cosmos, tout comme il s’apaisait lui-même par une courte méditation. Tout venait à point à qui savait attendre, il serait patient et attendrait le bon, cela ne servait à rien de se précipiter sans un minimum d’informations et de préparation. Enfin, lorsqu’il rouvrit les yeux –qu’il n’avait pas eut conscience d’avoir fermés– ce fut pour les poser sur le Djinn Marin. Son regard se fit immédiatement plus doux et compréhensif; cela faisait un petit moment maintenant qu’il avait arrêté de parler et qu’il n’avait pas réagit, plongé qu’il avait été dans les limbes de la colère.

Lentement, avec la prestance dut à son rang, le rouquin se leva et rejoignit le marina en quelques enjambés. Désormais d’un calme olympien, ses lèvres qui jusque là avaient étés serrées, se détendirent en un sourire franc et amical. La main du jeune homme vint se posée sur l’épaule d’Arjuna, la serrant affectueusement. Par ce simple geste il lui démontrait clairement qu’il ne lui en voulait pas, sa colère n’était pas dirigé contre lui, mais contre un autre. Par cette poigne, il lui transmettait également ses encouragements à se reprendre, la mort de ses camarades ne serait pas vaine, ils continuaient à vivre en son cœur et ils seraient là pour toujours. Enfin, il se pencha et déposa un simple baisé sur son front, comme l’aurait fait un père ou une mère pour pardonner et consolé son enfant.


-Bienvenue à la maison, lui dit-il simplement, condensant dans ses simples mots, tout ce qu’il pensait.

Puis il se recula, lentement, gardant toujours ce sourire collé aux lèvres, il invita le Marina à finir sa soupe et se lever. Se tournant une dernière fois en direction du Général étendu sur le canapé, il replaça une mèche volage derrière son oreille, la coinçant comme il pouvait. Aucun doute qu’elle s’échapperait à nouveau, mais au moins pour les cinq prochaines minutes elle le laisserait tranquille.

-Je pense que notre jeune ami dormira encore un petit moment avant de s’éveiller, pensa-t-il à voix haute. Que penses-tu d’aller faire le tour du propriétaire avec moi ? proposa-t-il à Arjuna en se tournant vers ce dernier. Cela nous permettrait de passer agréablement le temps en attendant que notre invité se soit remis de ses émotions, non ?

Ainsi enjoint-il le blondinet à le suivre parmi les dédales de couloirs qui formait ce temple à la gloire de Circée et des Dieux Marins. Ils visitèrent ainsi chaque pièce, découvrant la cuisine, les chambres, ainsi que la salle d’eau et plusieurs salons qui donnaient sur presque autant de balcons, eux-mêmes donnant lieu à des vues imprenables sur l’île où ils résidaient actuellement. Ce n’était certes pas bien grand, mais au moins cela servirait-il aisément aux Marinas pour se reposer de leurs longues missions avant de repartir. C’était vraiment parfait comme endroit, on y respirait l’air pur et le vent marin venait vous revigorer, rien n’aurait sût être mieux pour ses soldats, il en avait la certitude.

Une fois que le tour du temple fut fait, il entraina Arjuna sur les plages, et plus exactement vers le petit village qui avait subit nombre de dégâts. Déjà ses derniers avaient commencés à être effacés, chacun s’afférant à réparé ce qui avait été cassé et à enterré les morts avec dignité. Ainsi apprit-il que les préparatifs du dernier voyage d’Aménophis seraient bientôt terminés. Sans doute à l’aube pourrait-il partir, emporté par les premiers rayons du Soleil qui se reflèteraient sur la mer. Un spectacle magnifique pour un homme qui avait voué sa vie au Royaume de Poséidon. Quoiqu’il en soit, une fois qu’il eut finit de faire le tour de la petite île, le jeune Prêtre entreprit de rentrer jusqu’au temple, prenant son temps, appréciant l’air qui se faisait plus frais, le crépuscule approchant à grand pas.

Il était temps de voir si leur jeune ami était désormais réveillé, et voir ce qu’il avait à leur apprendre. Il était curieux de savoir ce qui avait ainsi poussé ce jeune homme dans les limbes du désespoir. Ainsi revint-il sur ses pas, toujours en compagnie d’Arjuna, retournant à la salle de lecture où il l’avait laissé. Quelle ne fut pas sa surprise de constater qu’il n’y avait plus personne d’allongé sur le divan ! Bien qu’il en fût également heureux, il s’inquiéta tout de même un peu de savoir où était passé son jeune invité. Augmentant légèrement l’intensité de son cosmos, il le chercha à travers le temple, le trouvant par ailleurs rapidement. Scylla semblait se diriger par ici, sans doute avait-il perçut leur retour et venait désormais à leur rencontre. Aussi, le rouquin ne se posa-t-il pas plus de question et attendit patiemment que le Général fasse son entrée, ce qui ne tarda pas à se produire par ailleurs.

Se redressant de toute sa stature, le regard bienveillant, "Astre" le regarda venir à eux et se présenter, avant de quérir à nouveau son aide. Le Prêtre laissa Arjuna se présenter à son tour, avant de s’avancer vers le Général du Pacifique Sud. Posant ses mains sur ses épaules, il serra ses dernières avec convictions, plongeant son regard dans ses yeux carmins, sans aucune crainte visible, ni aucune pitié. Cet homme n’avait pas besoin de ça, juste de son aide pour aller mieux et combattre avec toute sa force. Et il l’aurait assurément, comme tout les Marinas pourraient être assurés de trouver chez lui une oreille attentive et une aide à toute épreuve. Le devoir premier d’un Monarque était de protéger ses sujets, et c’est ce qu’il s’assurerait de faire !


-Tu auras mon aide Legios, lui dit-il doucement, sois en assuré. Allons calme toi, je suis à tes côtés maintenant et jamais je ne te laisserais tomber, continua-t-il à le rassurer. Commence déjà par te mettre à l’aise, tu es ici chez toi, tu n’as rien à craindre. Retires donc ton écailles, nous seront sans nul doute plus à l’aise pour parler, l’invita-t-il avant de se tourner vers Arjuna. Cela vaut également pour toi Arjuna, la nuit va bientôt tomber, autant nous mettre à l’aise pour le dîner.

Mais il n’eut véritablement d’en dire plus qu’une grande puissance se fit sentir, de la taille de celle d’un Dieu. Très rapidement cette dernière se condensa autour de l’île avant de se stabiliser à l’entrée du temple. Enfin, un cosmos coula le long de l’île et les trois hommes purent assister à un miracle tandis que les bâtiments reprenaient leur forme initiale. Se précipitant à l’entrée, le Prêtre n’osait croire à ce qu’il se produisait, n’osant espérer ce qu’il souhaitait du plus profonde de son cœur. Pourtant, lorsqu’il fut face à Lui, resplendissant comme jamais, il ne put que se résoudre et constater que c’était vrai. Son cœur se mit à battre la chamade, tambourinant dans sa poitrine, et il ne put retenir les larmes de joie qui se mirent lentement à couler le long de ses joues tandis qu’Il s’approchait d’eux; sous le choc comme il l’était il ne réagit que lorsque le Trident se planta dans le sol et que la déité s’agenouilla devant lui pour tracer d’étranges lettres qui formèrent une protection en plus autour de l’île.

D’une main fébrile il essuya ses larmes tandis que ses lèvres s’étiraient en un sourire soulagé et heureux. Il ne put s’empêcher de frissonner lorsque son nom résonna à ses oreilles. Il avait été dit d’une telle manière, qu’il sut qu’il savait. Et le fait qu’il lui témoigne ainsi sa confiance le réjouit au plus haut point. Enfin, il se recula de quelques pas et frappa de son poing sa poitrine, avant de s’agenouiller devant Lui, la tête basse en signe de respect. Ses cheveux glissèrent le long de sa nuque qui se découvrit, venant chatouiller ses lèvres qui s’entrouvrir pour laisser passer quelques mots.


-Bon retour parmi nous, Seigneur Poséidon, dit-il simplement, mais avec un profond respect et une joie non feinte.
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MessageSujet: Re: [Ellipse 1748]Île de Circé - Sud de Chypre! Parler à Amphitrite   Jeu 7 Juin - 21:40

~> L'île des Sirènes





Guidé par l'Eole qui soufflait avec force et vigueur, s'engouffrant dans les voiles, les faisant claquer afin de permettre au navire de fendre les flots de façon majestueuse et magnifique. Les ordres sur le pont fusaient, et chacun savait parfaitement quel rôle il avait à tenir. Mary se tenait à la barre, tandis que moi-même je m'affairais afin d'aider au mieux nos membres d'équipage. Toutes deux, nous chantions, afin de donner du cœur à l'ouvrage à nos hommes, et plus encore pour informer les personnes se trouvant sur l'Ile de Circé de l'approche des Sirènes guerrières.

Levant mon regard en direction des cieux, j'admirais l'aurore se lever. C'était là l'un de mes moments préférés de la journée, ainsi que le crépuscule. Instants où nuit et jour se croisaient. Je pus alors constater qu'une étoile brillait davantage que les autres qui elles, s'éteignaient lentement dans le firmament.

Je la fixais, comme attirée par elle. Il me semblait qu'elle trouvait écho et résonance en moi. Et tandis que je l'observais, je crus être victime d'une hallucination. Comment cela pouvait-il être possible? En effet, l'étincelle nocturne se détachait du ciel pour prendre le chemin de la Terre. Je suivis sa trajectoire parabolique, jusqu'à la voir s'échouer sur les récifs sans perdre la moindre miette de tout ceci, et m'adressais télépathiquement à Mary:

*Vois-tu ceci mon Aimée? As-tu ressentis la même chose moi? Mon coeur semble s'être gonflé de joie, tout comme mon armure. Qu'est-ce donc?*

"Jetez l'ancre! Nous voici parvenus à destination!"

Tel fut l'ordre que j'adressais et qui fut instantanément suivi. On put entendre le fracas du métal frappant la surface de l'eau avant de s'y enfoncer jusqu'à toucher le fond. Lentement je m'avançais sur le pont jusqu'à venir m'accouder à bastingage, pour admirer la vue qui s'offrait à moi.

L'île me semblait avoir changée depuis ma dernière venue. Comment était-il possible que les bâtiments, qui avaient été détruits lors des affrontements dont j'avais été témoin, soient à nouveau debout alors que je ne m'étais absentée que peu de temps? Serait-ce le fruit de cette mystérieuse étoile? En effet, des cris d'allégresse nous parvinrent, et de plus en plus intriguée, j'arquais un sourcil interrogateur.

Un sourire ourla mes lèvres, franc et plein de chaleur. J'étais heureuse pour les Atlantes qui connaissaient un instant de paix et de sérénité après les dures épreuves qu'ils avaient traversés. Lentement j'extirpais de ma poche le corail qui m'avait été offert par le Général du Dragon des Mers. Telle la tige d'une fleur je le fit délicatement tourner entre mes doigts, l'observant d'un regard rêveur. Allait-il bien? Vivement je secouais la tête ainsi que ma magnifique chevelure flamboyante. Que m'arrivait-il? Je n'étais pas le genre de personne à s'en faire pour les autres. Vivement, je replaçais l'objet de mon attention là où je l'avais extirpé.

"- Nous devrions y aller Mary."

Je me tournais vers elle, impatiente, pour la première fois de ma vie de rejoindre la rive. Cette allégresse, je ne me l'expliquais pas. Mais il ne me fallut pas longtemps pour en comprendre la raison lorsqu'une voix forte et majestueuse s'imposa à moi. Poséidon. Ainsi donc l'Empereur des Mers et des Océans était de retour. Je jetais un regard en direction de ma jumelle. Nuls doutes que cette nouvelle la ravissait également.

Nous savions à présent ce qu'il nous restait à faire. Les hommes mirent une chaloupe à la mer, et pendant ce laps de temps je me tournais en direction de notre bon vieux cuisinier.

"- Old John? Je pense qu'il serait bon que tu viennes avec nous et je suis certaine que l'aventure te plaira."

Puis sans rien ajouter de plus, je passais par dessus bord pour gagner la petite coque. Quelques minutes plus tard, nous fûmes à terre. J'enflammai alors mon cosmos et l'armure qui se trouvait à bord du navire se disloqua pour venir me recouvrir. Portant mon attention sur Mary je dis alors.

"- Le Temple se trouve par là. Etant donné que tu es mon Général, je ferai en sorte de respecter le protocole et de me tenir en retrait par rapport à toi. Old John restera à mes côtés. A présent, allons-y, nous devons pas faire attendre davantage encore l'Empereur."


J'ouvris la marche pour les guider tous deux vers le lieu de rassemblement. Plus j'approchais, plus mon armure chantait son allégresse. Lorsque nous parvînmes près des portes, je m'écartais pour laisser mon reflet s'avancer en direction des différents protagonistes. Adressant un clin d'oeil complice au vieillard qui nous accompagnait, je pénétrais à mon tour au coeur même du Temple, à ses côtés.

Je pus alors admirer celui auquel j'étais dévouée tout mon saoul, en oubliant même lla présence de mes frères d'armes qui se trouvaient déjà sur les lieux. Et parvenue non loin de ma jumelle, je plongeais dans une profonde et élégante révérence. Puis ôtant mon casque, la chevelure soyeuse tombant en cascade, je posais un genoux à terre, signe de mon plus profond respect à mon Seigneur et Maître, laissant à Mary le soin de faire les présentations, dans le but de respecter le protocole.



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MessageSujet: Re: [Ellipse 1748]Île de Circé - Sud de Chypre! Parler à Amphitrite   Jeu 7 Juin - 23:20

De longues heures passèrent. Mon prêtre m'avait écouté et réconforté comme à son habitude. Et déjà, le poids de mes échecs semblait s'atténuer. Ma résolution d'avancer en honorant la mémoire de mes Capitaines fut profondément encré en moi à l'instant même ou notre père posa sa main sur mon épaule, signe de respect et d'estime fraternel, bien plus que mon ego ne pouvait endurer. Et comme un enfant félicité, je rougissais timidement. Je devais avoir un visage bien étrange, mais je n'avais que peu l'habitude d'être ainsi soutenu. Pour la première fois depuis mon entrée dans l'armée de mon Seigneur, j'oubliais mes responsabilités et mon rang.
Le cosmos de mon prêtre faisait son œuvre, et mon cœur s'en trouva infiniment soulagé. Jamais, pensais-je, je ne pourrais ressentir un tel sentiment de bien être.

Aussi, lorsque le jeune prêtre qui, peut-être sans trop y faire attention ne m'avait pas donné son véritable nom préférant probablement garder sa position, me proposa de marcher un peu, je ne pus qu'accepter avec honneur. Je savais Astre attentionné et bienveillant, mais à bien y réfléchir, je découvrais cette facette pour la première fois de l'intérieur, et cette félicité me renforça distinctement. Était-ce une impression ou certains de mes Chakra s'étaient rouvert pour laisser s'échapper les forces que je pensais avoir perdu.
Mais bien évidemment, je n'y pensais pas, et nous marchâmes ainsi un long moment, ce qui ne fit que me remplir davantage d'un sentiment grandissant de bien-être. Comme si tout mon corps me disait que de bonnes augures se profilaient à l'horizon.

Mais lorsque nous fûmes enfin de retour, l'invité que nous avions laissé au repos avait disparu. Pourtant mon prêtre restait calme, et son visage me laissa tout simplement confiant. Il eut plus que raison car à peine quelques instants plus tard, le jeune Légios se présenta, et presque aussitôt, mon cosmos se mit en alerte. Mais cette fois, il me semblait percevoir plus clairement le trouble de cet homme. Comme si tout fut dessiné en plans simples, j'avais l'impression de le comprendre.
Je pense que mon prêtre l'avait comprit aussi, puisqu'il me laissa, d'un imperceptible hochement de tête, prendre la parole.


- Général, mon maître m'a dit un jour que si l'on désire maîtriser sa course, il est préférable d'essayer de suivre le courant, plutôt que de le prendre à contre sens. Si cela est possible, le Capitaine du Djinn Marin que je suis souhaiterai vous aider à trouver la sérénité.

Laissant la parole à mon prêtre, je ne pus qu'apprécier ses douces paroles, bien qu'adressé à Légios. Cet homme était vraiment d'une pureté sans égal, proche de celle de notre Seigneur. Et comme pour venir casser mes pensées, l’inimaginable se produit.
Sans signe annonciateur, un puissant Cosmos apparu soudain, et une étoile divine vint s'écraser à quelques mètres. La pression était importante, mais mon écaille et mon cœur ne sentaient aucun danger. J'eus l'impression brève que mon Seigneur Triton était de retour, mais lorsque, sous mes yeux écarquillés, apparu mon Seigneur et Maître, le temps stoppa net sa course.

L'empereur des Mers était clairement de retour, et nul ne pouvait douter de son identité.Il s'avança en premier lieu vers mon Prêtre, son bras droit sur terre comme sous la mer et le salua, puis plongea son regard en direction du Général de Scylla. Stupidement, je pensais alors que, n'étant plus qu'un simple capitaine, je n'aurai pas l'insigne honneur d'un regard, et commençais à plier un genoux pour reprendre ma place. Mais je me trompais. Mon sang ne fit qu'un tour lorsque, tout comme son Prêtre avant lui, l'Empereur des Océans posa sa main sur mon épaule.
Par ce contact, je fus en réaction directe à l'influence de son Cosmos divin. Et si l'âme d' Astre m'avait apaisé, celle de mon Maître me donna l'impression d'une puissance infinie coulant directement dans mes veines. L'honneur immense dont j'avais été le bénéficiaire me laissa sans voix. Et même lorsque je sentis son esprit plonger dans le miens, je n’éprouvais qu'une fierté indescriptible.

Une fois encore, il me semblait impossible d'approcher davantage une telle sensation de plénitude. Mais lorsqu'il s'adressa à son prêtre, et à ses Généraux, je crus tout bonnement défaillir.

Bien que portant l'écaille d'un Capitaine, il s'était adressé à moi comme l'égal de Légios. Mon Seigneur ne m'en voulait aucunement, pis encore, il voyait toujours en moi le Général du Pilier Indien.
Sans que je ne puisse rien faire, les larmes montèrent inonder mes yeux d'un bleu brillant. J'essayais de reprendre ma respiration, et instinctivement, je remerciais mon seigneur de tant d'honneur, en m'inclinant humblement.

J'étais dans une bulle si délicate, que je ne fis qu'à peine attention à l'arrivé d'un nouveau Capitaine.
Je ne pensais même pas à prendre la parole, Mon Seigneur était de retour, et rien ne pouvait me donner davantage confiance en notre destin. Nous allions reprendre le Sanctuaire sous-marin, et bientôt, nous libérerions notre Impératrice de sa prison marine...
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Legios


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MessageSujet: Re: [Ellipse 1748]Île de Circé - Sud de Chypre! Parler à Amphitrite   Ven 8 Juin - 16:47

Tandis que je me sentais encore une fois perdre pied face à la fureur de mes hôtes, je vis le grand prêtre s’avancer vers moi sans une once de crainte dans le regard, chose qui m’apaisa déjà quelque peu, mais lorsqu’il me saisit fermement les épaules avant de m’assurer de son soutien, j’eu comme un regain de force, ma volonté en fut stimulée et le combat contre mes amis reprit de plus belle.

Bien que cette fois je n’étais pas aidé du cosmos apaisant de mon prêtre, sa présence et l’assurance de son soutient était pour moi de puissants exutoires, je devais tenir bon, je devais vaincre, pour moi et pour lui.

Pauvre fou, jamais tu ne pourras nous vaincre !

Tes efforts sont vains, nous sommes nombreux et tu es seul.

Abandonne-toi à nous et nous te protègerons.

Vos paroles me réconfortent, vous ne me craindriez pas si je ne pouvais l’emporter ! Vous ne cessez de me répéter que je suis seul face à vous, et trop longtemps j’y ai crus, mais plus maintenant ! Maintenant j’ai compris que j’avais toujours fait fausse route, jamais je n’aurais dû m’isoler du reste de mes frères d’armes, j’aurais dut au contraire aller vers eux, j’aurais dut demander de l’aide face à vous, vous êtes peut-etre nombreux et puissant, mais moi et mes frères d’armes le somme encore plus !

Ingrat, nous avons toujours étaient là pour toi !

Tu nous dois tout, ton destin, ton rang, ta place, tes pouvoirs !

Tout ce que tu es, tu nous le dois, tu as survécu à toutes ces épreuves grâce à nous !

Que serais-tu devenu aujourd’hui sans nous ?

Un marchand comme ton père, un vendeur anonyme de plus !

Tu ne serais rien, tu n’aurais rien !

Vous avez tords, vous avez parfaitement tords, j’aurais toujours mon père, j’aurais été heureux à ses cotés, tout ceci vous me l’avez volé, vous avez fait de moi un monstre, un meurtrier, un parricide ! Je vous hais et je vous maudis depuis bien trop longtemps maintenant, je me suis rendu compte que cette haine et cette colère n’ont fait que vous servir, vous renforcer dans mon esprit, et si je n’avais rencontré le cosmos apaisant de mon prêtre, jamais je n’aurais pu m’en rendre compte. Ce sera ma première décision nouvelle en ce qui vous concerne, je ne pourrais jamais changé mes ressentiments pour vous, mais je peux les atténuer à tel point que vous ne pourrez plus vous en servir contre moi.

Maudite engeance ne crois pas avoir gagné !

Jamais tu ne seras débarrassé de nous, nous serons à jamais avec toi, en toi.

Et la haine te reviendra, elle te submergera à nouveau.

Et ce jour-là nous reviendrons plus puissants que jamais et ton âme misérable et croupissante sera enfin à nous.

En attendant, enterrez-vous très profondément…


Je prenais l’avantage, je prenais l’avantage ! Malgré leurs efforts combinés pour tenter d’inverser la tendance, mon calme et ma résolution froide face à eux les laissez impuissant face à ma volonté, les espoirs d’un avenir libéré de la peur que j’avais obtenu du grand prêtre avaient décuplés mes forces, je pouvais enfin vaincre !

Ce fut une intense bataille de volonté qui ravagea l’intérieur de mon corps et de mon âme, je ne pouvais voir que des bribes du monde qui m’entourait, mais je distinguais clairement les émanations de mon pouvoir qui se déchaînaient aux alentour, faisant danser les ombres autour de moi, transformant en partie mes mains en serres, mes jambes en tentacules, mon visage en une vision d’horreur, tout mon etre était le théâtre de l’affrontement que je menais contre mes amis, et au fur et à mesure de mes victoire sur chacun d’eux, c’est autant de partie de mon corps qui redevenaient humaines, la pièce redevint claire ainsi que ma vision, je pus distinguer les sensations avec plus de finesse, je reprenais pied enfin…

Alors que les dernières ombres s’atténuaient je sentis la fatigue m’envahir, mon corps était si lourd, si difficile à bouger, je ne parvenais même pas à me relever. Non, ce n’était pas mon corps le problème, c’était mon écaille ! Elle était devenue si pesante d’un seul coup… Comment ? Pourquoi … ?

Levant les yeux vers ceux de mon prêtre, j’avais en moi un conflit entre la joie d’avoir enfin réussit à remporter une bataille contre l’ensemble de mes amis ligués contre moi, et la crainte nouvelle du poids de mon écaille, je ne pouvais plus bouger avec elle sur moi… Ce fut donc avec une certaine crainte que j’acquiesça d’un signe de la tête aux demandes de mon prêtre, l’écaille de scylla me quitta en un éclair passant outre mon manteau d’ombre pour aller se rassembler sous sa forme de totem un peu plus loin. Instantanément je me sentis plus léger, plus libre, plus "moi"… Qu’est-ce que cela voulait dire ?

Posant mes mains désormais nues sur celles de mon prêtre qui ne m’avait pas lâché tout au long de mon épreuve, je me relevais avec cette fois la tête libre, je pouvais enfin parler avec ma vrai voix sans crainte de devenir un monstre.

Une forte lumière perça alors par les fenêtres alors que je me redressais et je sentis un pouvoir familier et impérieux se condenser sur cette ile, cela ne pouvait etre que l’œuvre d’une seule personne, Il était là, Il était de retour et déjà son pouvoir nous entourait.

Spoiler:
 

« Grand prêtre, capitaine du djinn marin, Il arrive, notre empereur arrive ! »

Je n’eus pas le temps d’en dire plus. Il arriva dans toute sa gloire divine, paré de son trident et de son écaille resplendissante, l’empereur des mers, notre empereur, notre dieu était de retour et il était devant nous ! Son pouvoir apaisa mes plaies et diminua ma fatigue en même temps qu’il rendait aux bâtiments leurs gloires passée. Plantant alors au sol son arme et son symbole d’autorité, Il commença alors le tracé d’un sceau qui une fois achevé alla rejoindre ceux déjà en place pour renforcer encore d’avantage la protection de cette ile, j’avais déjà pu constater dans les couloirs les aménagements pour faire de ce lieu une base de grande importance, mais elle pouvait bien devenir notre nouveau quartier général.

Mes forces retrouvées et mon esprit apaisé, je mis un genou à terre devant sa divine majesté, Sa parole s’éleva dans les airs alors qu’Il annonçait la grande convocation à l’ensemble de Ses forces, le temps de la reconquête était arrivé, le temps de la vengeance pour les outrages et des récompenses pour les fidèles.

Fier de ma victoire et ravis du retour de mon dieu, j’oubliais totalement l’épineux problème de mon écaille, je n’avais plus que des raisons de me réjouir, des larmes de joies perlèrent sur mes joues et je ne voulus même pas les sécher, cela faisais si longtemps que je n’avais pas pleuré de joie…

Relevant la tête pour Le contempler dans toute sa majesté, je savais que bientôt l’heure serait à la guerre, et je n’avais pas peur, j’étais prêt.

« Divin empereur des flots, que votre volonté soit faite, sur la Terre comme dans les mers. Commandez et nous obéirons. Vos serviteurs sont prêts. »

Je faisais du zèle, j’avais eu trop de bonnes nouvelles d’un seul coup et mon adrénaline associée à mon jeune âge me faisaient croire que rien dans l’univers ne pouvait désormais se mettre sur notre route. Sans doute allais-je recevoir une rapide remise en place…
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Haiken


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MessageSujet: Re: [Ellipse 1748]Île de Circé - Sud de Chypre! Parler à Amphitrite   Dim 10 Juin - 12:55

Carthage (Afrique) Arrow

Haiken s'y attendait, Tristan n'avait pas aimé son intervention et ses dires. Non que le Dragon des Mers ne s'y attendent pas, d'ailleurs il aurait été déçu que cela se passe autrement, mais il n'avait pas apprécié que l'Hippocampe lui fasse la remarque qu'il avait blessé le vieillard, sous prétexte que celui-ci se massait l'épaule.

- Me prendrais-tu pour un imbécile? Crois-tu que j'aurais mis assez de force pour lui laisser une blessure à l'épaule? Il est normal qu'après que l'on t'ai serré la main avec plus de virulence, une certaine démangeaison ou impression te gagnes pendant quelques instants. Je peut t'assurer qu'à l'instant actuel, il n'a aucune douleur!

Haiken continua alors, afin de répondre complètement au Général.

- Quant à ton intervention, tu peux en penser ce que tu veux, je continue à trouver que ce n'était pas nécessaire. De plus, tu sembles ne pas avoir compris ce que je t'ai dis. Je ne t'ai pas mis en garde contre ce genre de menaces, armes en mains, mais contre ce qui se passerait si jamais cette arme venait à aller plus loin qu'elle ne le devrait! Tant que tu n'en termines pas avec la vie d'innocents ou que tu t'en prennes à eux sans raisons apparentes, je n'aurais rien à te reprocher.

Tristan désirait éviter tout affrontement, mais Haiken n'était pas plus intéressé à se battre contre lui. Il avait juste pris peur que ce dernier n'en finisse avec la vie du pauvre vieillard. Après tout, il venait à peine de rencontrer cet homme et ne savait, pour le moment, pas à quoi s'en tenir. Quoiqu'il en soit, l'avertissement était donné et Tristan, pouvait d'ors et déjà, savoir à quoi s'en tenir quant à son compagnon.

Les deux hommes suivaient alors leur chemin, en silence. Haiken était pensif. La libération de Poséidon était tout sauf une bonne nouvelle pour lui. Mais que faire? Il était de toute manière coincé pour le moment. Il ne fallait pas qu'il se précipite, chaque chose à son temps. Il fallait d'abord en terminer avec ce "Masque" et son père avant d'entamer les démarches qui pourraient le mener à la liberté.

Ils arrivèrent finalement sur l'île de Circé. Haiken s'arrêta un léger instant. Il pensait à ce qu'il devrait faire une fois qu'il verrait Poséidon. Comment réussir à amenuiser sa colère. Car oui, il ressentait de la colère, car Poséidon avait caché de lui tout ce qu'il savait sur sa famille sur ses origines. Plus il y pensait et plus sa colère grandissait. Pour lui c'était simple, il n'arriverait pas à se contrôler.

Ils arrivaient finalement auprès des Marinas, et du Dieu des Mers. Beaucoup de monde que Haiken ne connaissait pas, bien que sans s'attarder à les reconnaitre, cela aurait été très difficile. Il s'aperçut à peine de la présence de la jeune fille, Ann. Sa colère le rendait presque aveugle.

- Les Généraux du Dragon des Mers et de l'Hippocampe se présentent Seigneur Poséidon!

Tristan s'arrêta, mais Haiken continua d'avancer, jetant son casque par terre, passant prêt de Astre et regardant le Dieu des Mers face à face.

- Bien que le Général du Dragon des Mers ne soit pas ici parce que vous l'avez demander! Il me semble que vous en sachiez plus sur mon passé que je ne l'aurai cru! Fort bien, je suis ici pour que vous me disiez tout ce que vous savez sur mes parents et mes origines Seigneur Poséidon! J'ai combattu pour vous libérer et je combats maintenant pour reprendre votre Sanctuaire Sous-Marin, je pense que j'ai déjà asses prouvé ma valeur pour que vous cessiez de vous jouer de moi! Qui suis-je réellement? Et que c'est-il passé il y a 20 ans?

Haiken risquait une nouvelle fois sa vie de manière puérile. Mais sa colère parlait pour lui et il ne mesurait pas, dans ces conditions, la portée de ses gestes, sachant que cela, un jour ou l'autre, pourrait lui coûter cher. Mais que ferait Poséidon? L'achèverait-il? Peu probable! Son armée avait été décimé, et il avait besoin de ses meilleurs combattants. Haiken était l'un d'eux, et le Seigneur des Océans ne le savait que trop bien, raison pour laquelle il l'avait libéré du Triangle des Bermudes!
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Satine


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MessageSujet: Re: [Ellipse 1748]Île de Circé - Sud de Chypre! Parler à Amphitrite   Dim 10 Juin - 20:05



    => Île des Sirènes


    La danse des flots m'hypnotisait littéralement : mes yeux se perdaient dans une intense contemplation tandis que les vagues venaient s'échouer sur la coque de notre navire. Ô il n'y avait pour moi, rien de plus enivrant que de sentir l’embrun sur ma peau d'albâtre. Je naviguais le cœur plus léger, en parfaite symbiose avec la mer.
    La voix de ma très chère Ann commandant les hommes qui s'affairaient sur le pont me faisait davantage glisser dans cet état second. Quand subitement une voix de stentor me traversa littéralement. Sous le choc, je plaçais une main sur mon cœur avant de sourire. Le Seigneur des Mers et des Océans était de retour ! Une nouvelle inespérée en ces temps de troubles ! Comme quoi, il ne fallait jamais perdre espoir. Un signe de la tête affirmatif pour toute réponse à ma jumelle et je laissais la barre à un matelot à l’œil trogne.

    Je ne disais rien, bien trop focalisée sur l'énergie phénoménale de notre Maître à tous. Enfin, nous allions rencontrer notre Dieu. Lui saurait nous guider ! Lui nous indiquera la route pour la grande cavalcade ! Lui enfin, pourrait sans doute nous apporter des éclaircissements. Une chaloupe à la mer, et nous voici en route pour les berges de l'île de Circé. Je jetais un coup d'oeil à Old John, lui aussi de toute évidence murer dans un mutisme étrange. Je n'avais pas le temps de l'interroger pour savoir de quoi il en retournait que je sentis le bois racler le sable fin et doré.

    «Qu'importe le protocole ma sœur, tu es la lune de mes jours, le sang de mon sang, mon égale, qu'importe l'armure. Nous sommes pareilles toi et moi, ne l'oublie pas. Mais comme il ne semble pas que j'ai le choix, je vais me plier à l'étiquette pour l'heure »


    Ann nous guida jusqu'au temple. Son air sérieux m'amusait beaucoup, je ne l'avais jamais vu aussi impliquée dans un rôle. Non, cela n'était point un jeu, nullement une pièce de théâtre. Aussi je me décidais d'adopter la même attitude. Une énergie familière me contraignit à plus de froideur. À mesure que nous approchions du but, l'atmosphère se faisait plus électrique, plus dense et surtout, surtout... angoissante quelque part pour moi. Je ressentais... une once d'animosité sans que je sache d'où cela provenait. Mes yeux de jade scrutèrent les environs sans pour autant se perdre à droite à gauche comme je le faisais habituellement. Mon visage à moitié dissimulé sous l'ombre de mon casque ne permettait pas aux différents protagonistes de constater la ressemblance avec celui de Ann.

    Je me stoppais dans mon élan, surprise par le comportement d'un des hommes présents. Je n'aimais pas ses mots, ni même la façon dont ils les adressaient à Poséidon. Ma colère se prit de nouveau à résonner avec plus de virulence, comme éveillée avec brusquerie. Le bruit métallique de métal contre le marbre me fit froncer les sourcils. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, soit avant que le casque du Général n'arrête sa course aux pieds d'un homme à la chevelure rousse, je me dressais devant l'impudent. Faisant barrage de mon corps entre lui et l'ébranleur de la Terre. À mon tour je retirais mon casque pour ainsi libérer ma propre chevelure carmine qui cascada dans mon dos. Le vert de mes yeux s'étaient assombrit et jetaient des éclairs en signe d'avertissement.

    «Nous avons cure de vos histoires Général du Dragon des Mers ! Veuillez vous adresser autrement à sa Majesté ou il vous en cuira ! En tant que protectrice de la famille Impérial, je vous demande de faire un pas en arrière s'il vous plaît. Je pourrais me montrer moins courtoise, alors, n’attiser pas ma colère et calmer la votre.»

    Sur ces mots, je tournais la tête vers notre Seigneur sans pour autant tourner le dos au potentiel danger.

    «Veuillez excuser cette entrée en matière Ô divin Poséidon. Je me présente, Mary Red, Générale de la Sirène Maléfique. -je fis signe à ma sœur jumelle d'avancer pour la présenter comme il se doit-
    et voici ma sœur, Ann Red. Toutes deux promues récemment aux bons soins de votre épouse, Dame Amphitrite. Nous répondons à vôtre appel... »

    Pour ponctuer mes derniers propos, je me signa dans une profonde et élégante révérence, invitant Ann à en faire de même. Car c'était à lui et à sa femme à qui nous portions allégeance.

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Aurore


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MessageSujet: Re: [Ellipse 1748]Île de Circé - Sud de Chypre! Parler à Amphitrite   Lun 11 Juin - 18:44

→ Cote des sirènes





Les courants avaient amenée Mélisandre a bon port, désormais sur les cortes de l’idée de Circé, la jeune femme sortie tranquillement de l’eau et se servie de son cosmos pour se sécher les cheveux, elle laisserait le soleil faire la même chose avec le reste de son corps. Elle sentait la présence de plusieurs Marinas dans les parages avec celui de Poséidon, en tout cas la courtisane était loin d’être dans les premiers arrivés ! N’ayant pas eu de véritable notion de temps durant son chemin dans l’eau elle n’aurait su dire combien de temps elle avait mit pour arriver ici mais au moins, tout le monde était encore là !

Quand Mélisandre arriva au niveau de ce rassemblement de cosmos elle pu compter un total de huit personnes dont Poséidon. Parmi eux, la jeune femme connaissait déjà les jumelles qu’elle n’eut aucun mal à repérer, les autres, elle ne les connaissait pas mais se mémorisa chacun des visages pour n’oublier aucune personnes ici présente, cela pouvait toujours servir… Avec ce qu’elle avait entendu lorsqu’elle était avec Mary et Ann, la courtisane devina que l’homme aux cheveux de feu était le prêtre car son cosmos était des plus puissants, si on oubliait celui du dieu présent. Avec des vêtements et une allure de pirate, Mélisandre devina en l’homme Tristan, la personne dont les jumelles avait parlées et a ses coté cela devait être Haiken, le général du dragon des mers qui, d’après les dires d’Ann était en compagnie de Tristan pour aller a Carthage. Pour ce qui était du reste elle ne pouvait faire aucune supposition vu qu’elle n’en avait pas entendu parler.

Au milieu de toute ces personnes se trouvait un homme dont on ressentait un pouvoir très puissant, en plus de cela, une certaine prestance se dégagé de lui qui intimé le respect. Mélisandre savait ce qu’elle devait faire, mais ne savait pas vraiment quelle attitude prendre car les protocoles avaient évolué au fil du temps et la jeune femme avait peur de mal faire. Enfin, ne rien faire aurait était la pire des erreurs, elle avança donc en direction du dieu et lorsqu’elle fut a quelques pas de lui, elle posa un genou a terre et c’est en regardant en direction du sol qu’elle prit parole :

    « Votre majesté Impériale… Je suis Mélisandre, le lieutenant du Papillon des ombres. Je suis ici aujourd’hui suite à votre appel. »

La jeune femme se releva et se recula, ensuite elle fit un signe de tête en signe de salut aux personnes présente puis alla se mettre derrière tout le monde afin d’écouter les futures parole de Poséidon.


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Tristan


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MessageSujet: Re: [Ellipse 1748]Île de Circé - Sud de Chypre! Parler à Amphitrite   Jeu 14 Juin - 23:03

Arrow Carthage (Afrique)

Tristan soupira devant les réponses de son compagnon de quête. Que de mauvaise foi, que de mauvaise foi. Comment pouvait-il être certain que le vieil homme ne souffrait pas de la poigne dont il avait fait preuve sur son épaule? Il était Général et avait bien plus de puissance que le commun des mortels. D'autant que les grimaces du vieillard prouvaient bien qu'il ressentait bien plus qu'un picotement dans son épaule ou une simple sensation étrange. Mais après tout, le Général du Dragon des Mers avait bien le droit de se voiler la face s'il le souhaitait. Autant le laisser soulager sa conscience s'il en éprouvait le besoin. Une preuve de son humanité après tout.

Puis ce fut au tour des critiques sur ses justifications. Donc, s'il comprenait bien, il pouvait faire preuve d'autant de barbarie qu'il le souhaitait tant qu'il ne tuait pas sa cible? Très bien, il retiendrait ce détail la prochaine fois. Quant à s'en prendre aux gens sans raisons apparentes, tout était relatif. Il était toujours possible de trouver une raison à chaque acte. Sans oublier le fait que toutes ces restrictions ne s'appliquaient qu'en la présence d'Haiken. Il jugerait plus tard s'il était réellement nécessaire de les appliquer ou non.

Bah, laissons de côté cette histoire et allons retrouver Poséidon. Bien que cela m'ennuie d'abandonner nos recherches, je doute qu'on entendre très souvent parler de la patience du Dieu des Mers...

Le silence reprit sa place entre les deux Généraux. Haïken ne semblait pas désireux de discuter sur le chemin de l'île de Circé, pensif. Peut-être craignait il les retrouvailles avec Poséidon? Encore que. Quel Général pourrait redouter de retrouver le Dieu des Océans. Sa libération était une bonne nouvelle pour le Sanctuaire Sous-Marin et probablement un soulagement pour Amphitrite qui combattait seule actuellement. D'autant que quelque chose était arrivé à son pilier et il devrait savoir encore savoir quoi.

Finalement, les deux Généraux parvinrent à atteindre leur destination et se dirigèrent lentement vers le lieu des "retrouvailles". Plusieurs personnes étaient déjà présentes, Guerriers de Poséidon eux-aussi, ainsi que leur Dieu bien entendu. Rapidement, Tristan parcourut les différents protagonistes du regard tentant de les reconnaître ainsi que leur grade. Généraux, Capitaines, tout le Sanctuaire se rassemblait.

Nul besoin de se présenter auprès du Dieu des Mers puisqu'Haiken semblait décidé à s'en changer pour tous les deux. Néanmoins, pas un instant Tristan ne s'était imaginé la suite des évènements. Alors que lui-même avait stoppé ses pas une fois arrivé au lieu de rencontre, Haiken poursuivit son avancée pour demander des comptes au Seigneur Poséidon. Visiblement, une vieille histoire, mais Tristan en ignorait totalement l'origine. Une chose était certaine en tout cas, Haiken était un Général couillu pour oser parler de la sorte à Poséidon lui-même.

Et comme un problème de venait jamais seul, voilà qu'une de ses vieilles connaissances apparaissait face à Haiken. Sans qu'il s'y attende, Mary, Générale de la Sirène Maléfique s'était approchée pour défendre le Dieu des Océans. Instinctivement, Tristan jeta un regard surpris en direction de sa soeur, Ann, avant de reprendre un regard plus sérieux. Décidément, le Sanctuaire Sous-Marin avait beaucoup de problèmes et ne cessait de s'en créer de nouveaux. Si tous les Généraux s'opposaient, cela ne prévoyait rien de bon. Tristan fit quelques pas en direction des deux Généraux, levant une rafale de vent de Sciron entre eux, puis posa une main sur l'épaule d'Haiken, lui murmurant:

J'écouterai tes conseils si tu écoutes les miens. Chaque histoire en son temps. Et l'instant présent n'est pas celui pour régler tes comptes. Sois patient et évite plus de problèmes au Sanctuaire Sous-Marin. Pour Amphitrite au moins.

Tournant ensuite son regard en direction de Mary puis de Poséidon, Tristan prit la parole à voix haute:

Moi, Tristan, Général de l'Hippocampe, me présente à vous Seigneur des Océans comme vous l'avez demandé. Excusez cette intrusion mais le Sanctuaire Sous-Marin est à cran actuellement. Mais votre retour signe le début d'une époque nouvelle.

Retirant sa main de l'épaule d'Haiken, Tristan attendit sa réaction, espérant que ce dernier écouterait la raison. Son regard impassible s'arrêta une nouvelle fois sur Mary avant qu'il ne le repose à nouveau sur son Dieu.
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Poseidon [PNJ]


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MessageSujet: Re: [Ellipse 1748]Île de Circé - Sud de Chypre! Parler à Amphitrite   Ven 15 Juin - 0:20

    Silence. Autour des Marinas, des petits cailloux dansaient sur le sol et les vagues refluaient pour donner à l'île encore plus de grandeur. Un vent iodé provenant de l'ouest s'engouffra alors entre les arbres pour les faire trembler par un effeuillage imprévu, telles des femmes, les arbres retiraient leurs voiles pour laisser sentir leur pudeur. Deux prunelles à la teinte bleu océan s'abaissèrent alors vers ses soldats et plus particulièrement l'un d'entre eux. Le roulis des vagues frappa alors les récifs de plus belle et un autre cosmos se fit sentir dans les lieux, celui-ci semblait naître des flots et les jeunes Atlantes eurent le loisir de voir une créature gigantesque qui apparaissait. Le légendaire Kraken était donc venu et il ouvrit en grands ses tentacules pour frapper le sol à sept reprises autour de l'assemblée. C'est alors que la créature ouvrit sa gueule parsemée de crocs pour laisser une jeune femme en sortir. Cette longue chevelure noire, cette peau nacrée et ces deux iris améthyste ne laissaient pas de doute sur son identité. Elle avança telle un fantôme vers le Dieu des Océans dans le plus grand silence et son image s'étiola pour ne laisser que sept perles cristallines sur le sable.

    L'image du Kraken et de sa femme disparurent alors. Poséidon s'abaissa pour ramasser les perles et les goba en quelques instants. Son cosmos tressaillit alors et ses yeux se révulsèrent pendant quelques secondes avant qu'il ne reprit ses pensées. Il se releva et fixa de nouveau le général du Dragon des Mers avec un sourire énigmatique. Celui-ci avait pu noter que sa chevelure azurèenne reprenait une teinte blanchâtre. Une de ses pupilles redevenait rouge vive. Le cosmos de Poséidon disparaissait de ce monde assez rapidement mais il voulait au moins répondre à tout le monde avant d'en dire plus.

      " Ne t'inquiètes pas Général de la Sirène. Les questions de Haiken sont logiques et s'il est là devant moi, c'est que le temps était venu de tout mettre sur la table entre nous.

      Ecoutes moi bien Général ! Il y a une vingtaine d'années, alors que tu n'étais qu'un bébé et issu de l'une des grandes familles de ma capitale. Ton père m'a trahi pour récupérer l'un des symboles de ma propre défaite : L'oeil de Polyphème. L'histoire a voulu que la Déesse de la Sagesse se mêle de ce qui ne la regardait pas, comme à son habitude.... Enfin là n'est pas la question. Ta mère, Victoire Fitz-Empress qui était la fille de Thétis des Tytalii et dernière héritière de cette famille aujourd'hui éteinte, avait eut la noble tâche de veiller sur la clé qui gardait cette arme maléfique dans le Triangle des Bermudes. Cette clé était son sang et si les porteurs de ce sang meurent, la prison disparaît en même temps. C'est la confiance que je porte envers mon Peuple qui m'a conduit à faire cela. Mais ton père, l'un de mes meilleurs Généraux, m'a trahi et a tenté de vous tuer pour récupérer le sang encore chaud de vos corps. Il fit appel au Kraken avec l'aide d'une force inconnue, oui, autant te le dire, ton père a été la proie d'un autre Dieu de l'Olympe. Je suis allé en Olympe en partie pour cette raison, mais les circonstances qui se sont déroulées étaient imprévus ou prévus... Je n'ai pas encore de réponse. Oui, t'enfermer ! Cacher ton frère dans une famille ! ont été ma décision, c'était le dernier testament de ta Mère s'il lui arrivait quelque chose.... Tu ne devais plus être une proie pour ton père et gagner en maturité pour l'emporter, ta colère est comme la mienne et sans ma femme, la Déesse Amphitrite, j'aurai rasé Atlantis à plusieurs reprises. Que tu me hais, certes, mais pendant que ton père attendait ton retour, il ne s'occupait pas de ton frère, ce sacrifice était suffisamment noble tu ne penses pas ? Alors, calmes toi et bats toi pour moi, soit mon bras droit car c'est avec tous ceux présents ici que l'on forme une famille unie face à nos ennemis. Notre idéal de paix n'est pas compris par Athéna, après tout, j'ai donné les chevaux aux hommes et les poissons pour les nourrir pendant qu'Athéna leur donnait l'intelligence de s'entretuer.... Si tu le souhaites, je répondrai à toutes tes questions, mais ton oncle y répondra mieux que moi, crois moi, c'est le plus grand savant de notre Empire ! "

    Se retournant vers les autres, il posa la main sur celles d'Haiken, il lui montrait que sa Famille était ici et que la vie n'était pas forcément liée à la colère et l'insoumission. Pendant des années, son cosmos l'avait aidé à tenir dans les mondes du Triangle des Bermudes, lui avait insufflé cette force mais son cosmos colérique et ombrageux avait agi de façon plus radicale qu'il ne l'avait souhaité. Titubant subitement, crachant du sang sur l'épaule des généraux de la Sirène et du Dragon des Mers, ses yeux se révulsèrent entre la vie et la mort. D'un geste, il se posa sur une grosse pierre pour se rattraper et fit signe aux Marinas de bien l'écouter.

      " Marinas, prenez quelques années pour vous entraîner et vous préparer à la Guerre Sainte de nouveau pour la reconquête de notre territoire. Une chose dont n'a pas conscience ce Masque est que l'Oeil de Polyphème est lié à l'armure primale des Marinas. Oui, deux esprits y cohabitent et l'ultime gardien du Sanctuaire Marin ne laissera pas Polyphème agir à sa guise.

      En plus, en ingérant ces perles j'ai assez de force pour briser le pouvoir de ce parvenu pendant Six longues années, il va s'endormir et entrer en stase en même temps que moi. Amphitrite est décidément retors de lier mon cosmos à celui de cet Etre. C'est pour cela que pendant six années, je vais disparaitre et libérer le corps d'Unity, précédent Général du Dragon des Mers pour le renvoyer à Blue Grad. Un nouveau Poséidon se prépare à revenir et nous nous reverrons marinas, je vous aime... Haiken..... Haiken..... Ta mère..... la Quatrième Nymphe.... "

    S'effondrant sur le sable, tenu par ses guerriers, Poséidon quittait l'âme d'Unity pour de bon. Une faible respiration continuait de se sentir dans le jeune homme. La présence du Dieu des Mers ne se sentait plus que par la présence de son trident sur cette terre sacrée. Désormais, le temps que Poséidon avait donné était de six années pour que chacun des camps se préparent à nouveau à la Guerre. Celle-ci cessait et chaque Marinas savait désormais que Poséidon reviendrait dans SIX années.

    Citation :
    HRP : Poséidon a quitté le corps d'Unity.

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MessageSujet: Re: [Ellipse 1748]Île de Circé - Sud de Chypre! Parler à Amphitrite   Lun 18 Juin - 21:04

Je me tenais là, immobile, les yeux rivés sur mon Seigneur et Maître, le fixant avec une certaine dévotion. C'était là chose nouvelle pour moi, et je me rendais compte que cette sensation, ce sentiment, n'avait rien de dégradant, contrairement à tout ce que j'avais pu penser jusque là.

En présence de l'Empereur des Mers et des Océans, je me rendais compte que j'abaissais les barrières que j'avais érigé pour me protéger du monde et de ses douleurs au fil du temps. Peut-être était-ce pour cette raison que Mary et moi avons la charge de la famille impériale? Mais peu m'importait, c'était ainsi, et je savais qu'elle comme moi prendrions notre rôle très au sérieux.

Tous ici présents semblaient être dans le même état d'esprit que nous. Un cosmos familier fit son apparition, et je n'eus nul besoin de me retourner pour le reconnaître: il s'agissait là de cette jeune femme qui était restée derrière nous sur l'île des Sirène: Mélisandre. Cette dernière fut rapidement suivie par deux autres auras non moins familières: Tristan et Haiken. Toujours agenouillée, il n'en demeurait pas moins que je laissais mon regard glisser en direction des deux "compères". Il y avait quelque chose de sombre dans les prunelles du Dragon des Mers qui me fit arquer un sourcil.

Avec stupeur je vis que celui-ci ne semblait guère vouloir s'arrêter, il avançait jusqu'à faire face à Poséidon lui-même, semblant le défier, tout en s'adressant à lui d'une façon que je jugeais bien trop familière. je comprenais son besoin d'en savoir davantage sur lui et ses origines, mais je ne tolérais cet éclat. Mary fut plus vive et prompte que moi. Je pouvais ressentir la colère qui rongeait ma jumelle et qui trouvait écho en moi également.

Vivement je me redressais, abandonnant mon casque aux bons soins d'Old John. Tout en avançant en direction de ma soeur et de celui qui était notre Général je fis apparaître au clair l'une de mes lames. La pointe de l'épée vint se poser sur la gorge de l'homme que je fixais intensément droit dans les yeux. Par ce geste je ne désirais qu'une chose, protéger à la fois mon Empereur et ma soeur. les mots qui suivirent ne furent échangés que par le biais de la télépathie.

* Votre voyage à Carthage vous aurait-il fait perdre la raison pour que vous vous adressiez de la sorte à notre Souverain? Quelle mouche vous a donc piqué? Faites comme vous l'a dit ma soeur, reculez, et croyez bien que cette attitude ne restera pas impunie, tout général que vous êtes. Nous réglerons ce différent entre nous plus tard, pour l'heure nous avons mieux à faire.*


Je me doutais que mes propos n'auraient que peu de poids et de répercussion sur l'ardent Général, mais je m'en moquais. C'est alors qu'un vent souffla, nous séparant tout trois. Ma lame regagna son fourreau tandis que j'observais Tristan discuter avec notre fougueux Commandant. j'adressais à mon Mentor un signe de tête en gage de ma reconnaissance et me tournais vers ma soeur, tandis que je sentais quelque chose de différent dans l'air.

C'est alors qu'une scène d'un réalisme certain prit naissance sous nos yeux. Le Kraken et notre Déesse se tenaient là, tous deux, le premier libérant la seconde pour qu'elle puisse faire don à notre Empereur de sept perles, avant de disparaître, nous laissant tous perplexes. Les sept précieuses furent alors avalées par le Dieu que nous servions. Au fur et à mesure il me semblait que son cosmos s'affaiblissait, s'amenuisait. Etait-il possible qu'à peine retrouvé il ne disparaisse à nouveau? Je lançais une oeillade à ma bien aimée soeur, certaine qu'elle, comme tous les autres, avaient pu ressentir la diminution de l'aura divine.

Pourtant, bien que faible, le frère de Zeus prit le temps de répondre aux questions d'Haiken, lui en apprenant davantage sur ses origines. Toutefois lorsque je le vis tituber, je ne pus réprimer un cri.

"- Majesté!"

Je m'élançais vers mon Seigneur pour le soutenir avec l'aide Mary. J'aurais voulu lui dire d'arrêter, de se reposer, mais je savais que ce qui allait suivre était inévitable, et il lui restait peu de temps pour nous dire tout ce qu'il y avait à dire. Et lorsque l'âme de Poséidon quitta le corps de son hôte, je ressentis une profonde tristesse m'accabler. Je n'avais rien connu de tel depuis la disparition de notre mère, et pour la première fois depuis bien longtemps, des larmes perlèrent à mes yeux.

Six années. Il ne réapparaitrait à nous que dans six ans. Et pendant ce laps de temps qui nous était offert, nous ne devions pas perdre de vue notre but: mener notre quête à bien et nous préparer au combat. Cependant, pour l'heure, je ne pensais qu'à chanter, chanter à la gloire de ce Dieu qui avait prononcé un petit mot de quatre lettre, qui pourtant, représentait tout pour moi. Oui tel un père, Poséidon avait dit nous aimer. Je venais de retrouver une famille.
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[Ellipse 1748]Île de Circé - Sud de Chypre! Parler à Amphitrite

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