RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 L'Île des Sirènes~ Le chant des Sirènes

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Satine


Spectre Céleste
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MessageSujet: L'Île des Sirènes~ Le chant des Sirènes   Lun 19 Mar - 22:11

~My story begins : the call of Mermaid~

L'Île des Sirènes~ Quelque part, à l'ouest de la Sicile.



    Le futur demeurait pour moi, bien incertain. J'existais, sans vraiment vivre tout à fait. Non, en réalité, j'étais tout à fait différente de ce que je fus autrefois. Ma renaissance m'avait doté d'une lucidité dont je ne me serais jamais sentie capable d'éprouver avec tant de force. Assise sur un rocher, je profitais des premiers rayons du soleil pour sécher ma peau nue. Encore une recherche infructueuse. Afin de saluer le réveil du soleil, je fis apparaître entre mes mains, une flûte d'argent. Un son cristallin s'éleva quand ma bouche rencontra le bec, soufflant avec légèreté dans l'interstice, je faisais danser les notes, comme le faisait le vent soufflant dans mes cheveux écarlates.

    L'océan était calme. L'écume venait par intermittence lécher mes pieds tandis que les mouettes accompagnaient ma mélodie mélancolique. Je songeais en même temps à ma très chère sœur Ann, que j'espérais vivante. Mon cœur, lui me criais qu'elle était en vie, quelque part, et depuis, je me prenais à espérer qu'il disait vrai, et qu'elle me rejoindrait. La voix de mon armure posée sur le sable fin et doux, m'intimait à demeurer ainsi, près du rivage. Elle n'avait de cesse de me répéter que quelqu'un venait pour moi.

    Que c'était là ma destinée.

    Je n'avais rencontré pas âme qui vive ici, ni dans les alentours. Je ne pouvais m'aventurer au delà, l'écaille m'exhortant à rester là. Étrangement docile, je lui obéissais sans protester, son côté mystique m'attirant comme un insecte hypnotisé par la lumière. J'espérais un remous à la surface de l'eau pailletée d'étoiles d'argent, mais rien ne venait en plus des vagues lascives, perturber sa surface. Cessant de jouer, je me redressais.

    Ma silhouette nimbée d'un halo lumineux, de la douce lumière naissante du soleil, je faisais dos un instant à l'océan avant de me laisser tomber dans le sable. Autour de ma tête, mes cheveux s'éparpillèrent, des mèches tombant même, parfois, en travers de mon front, de mon cou de cygne. Mon corps blanc prenait une teinte légèrement cuivrée, signe que j'étais là depuis quelque temps déjà. Le temps filait, et chaque minute passée ici faisait grandir ma frustration.

    Un soupir passa la barrière de mes lèvres vermeilles, et j'écartais les bras comme pour embrasser le ciel azur, teinté d'une autre couleur, plus orangé, tirant sur le pêche. Là encore, je me pris à me rappeler mon passé.

    «Ann, où es-tu?» soufflais-je dans un murmure étouffé par une soudaine brise. Fronçant les sourcils, je crus ressentir quelque chose d'anormal dans le cours des choses. Mon armure vibra, commença à chanter. Un chant si beau, que j'en fus ému. Immédiatement, je me redressais sur mes jambes, à l'affût.

    Ma nudité seulement dissimulée par ma longue chevelure de feu, je ne prêtais plus attention à ce genre de détails, en faite, j'en avais cure. Celui ou celle qui se présenterait à moi ne devrait point s'en étonner : mon périple m'ayant contrainte à délaisser toute pudeur.

    Le visage serein, je fis quelques pas en avant pour me stopper à quelques pas de l'eau. Si je ressemblais à s'y méprendre à la Vénus de Botticelli en cet instant dans ma posture celle que les italiens avaient nommé le « contra posto , pour le reste, j'étais simplement moi, Satine.

    Non, Mary Red.

    Mes yeux d'émeraudes fixèrent cette vaste étendue d'eau, dans l'espoir qu'enfin, on répondre à mes appels.

    J'étais prête.
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Panthéon


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MessageSujet: Re: L'Île des Sirènes~ Le chant des Sirènes   Sam 24 Mar - 16:41

    O°° Douceur des Embruns °°O


      " Paix Capitaine ! Tu n'as pas changé... Enfin.... Quelle beauté tout de même... "

    Charmé, envoûté, séduit... Bien des termes pouvaient signifier l'état du vieux cuisinier qui faisait face à la belle carmine. Il ne savait plus trop où se mettre et ses joues d'un naturel rougeâtres étaient encore plus foncés qu'à l'accoutumée. Il sortit alors de son point d'observation pour se rapprocher de la Belle. Il était pas trop dans son assiette depuis la catastrophe qui avait frappé le vaisseau pirate, son monde s'était effondré jusqu'à qu'une voix lui demande de vivre. Cette voix venait des mondes infinis des Océans et il avait senti alors une douce force le ramener sur cette plage déserte. Quelques campements d'Hommes, de Femmes et d'enfants s'étaient mis en place à priori et il était clair que la fortune ne semblait pas trop leur sourire. Il ne fallut que quelques discussions pour connaître la sinistre vérité, le Monde des Mers était en proie au chaos et la Déesse qui gardait le coeur des Marins dans le courage luttait pour sa survie. Il s'était alors mis au service d'une noble princesse que l'on appelait la Nymphe tout simplement. Il l'aimait comme sa petite fille, perdue autrefois suite au naufrage de son premier navire alors qu'il n'était encore qu'une jeune voyageur épris de nouveauté pour le nouveau Monde. La Mer avait alors happée sa vie et elle le lui avait rendu d'une certaine manière en lui donnant deux belles princesses à choyer chaque jour. Pour sûr, il avait bien caché ses sentiments car il les connaissait, les donzelles, et il ne voulait pas finir sur le petit mât.

    D'une légère courbette de la tête, il fit voler son perroquet dans un coin de la grotte. On pouvait pas parler avec lui et il jacassait sans cesse quand il s'y mettait, Old John voulait avoir un peu de tranquillité dans cette situation gênante et exquise en même temps. Enfin bon, il était quand même heureux de la voir en vie et surtout que la vision de l'une des Ecailles dont Tristan lui avait parlé le fit sourire un peu connement. Il avait donc pas menti l'animal lors de cette soirée de beuverie. Bah par les Abysses, elle méritait bien de posséder cela vu son travail pour les Sept Mers à bouter les ennemis de Poséidon de son territoire. Regardant à droite et à gauche, il trouva une petite pierre pour s'asseoir et reposer son vieux corps un peu hirsute, il laissa tomber sa jambe de bois sur une petite flaque née dans la roche et il releva les yeux vers son ancien Capitaine.

      " Suis bien heureux de vous savoir en vie, on m'avait dit qu'une femme magnifique était arrivée ici par la volonté de sa Majesté Amphitrite, si j'avais pu penser que c'était vous... ah sacré Tristan, il s'était pas trompé le gaillard... Ici on est en Sicile, sur la côte des Sirènes et la belle Nymphe veut vous parler je crois... Elle devait savoir que je serai ravi de vous revoir mon Capitaine... enfin Général maintenant ! Mais vous resterez mon Capitaine pour moi, trop vieux pour changer... Et votre soeur ? Je ne l'ai pas vu, Dame Amphitrite a dû la sauver, la prophétie que j'avais entendu sur l'île de Barbossa parlait bien de deux astres rouges dans le ciel, donc elle doit être quelque part je pense.... j'irai la chercher pour vous si vous le désirez, Capt'ain ! "

    Amusé par la situation, il sortit sa tabatière pour rembourrer sa pipe et il l'alluma de l'un de ses vieux briquets à suif des plus sales. Il l'aimait bien et c'était un cadeau de cette femme qui lui avait fait cette étrange prophétie alors qu'il n'était qu'un jeune homme pleurant sa femme perdue dans les Océans. Levant son oeil torve sur les formes généreuses de son capitaine... euh... Générale, il laissait apparaître une dentition noire et cassée par le temps. Il savait qu'elle avait gardé toute sa beauté mais une chose le surprit en regardant la flûte argentée à la main de cette dernière. Pensif, il savait que la Nymphe avait justement un étrange dessin sur une flûte et cela lui faisait pensé que cette flûte n'avait pas la beauté de celle qui était dessiné. Laissant une boule de fumée d'échapper dans les airs, il attendait qu'elle lui donne ou pose ses questions, après tout, il était là pour cela. Il réchauffa alors son vieux corps d'un peu de gnôle en attendant la série de questions qui n'allaient pas tarder...



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Satine


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MessageSujet: Re: L'Île des Sirènes~ Le chant des Sirènes   Sam 24 Mar - 18:21

    Le vieux cuisiner, ce bon vieux John ! C'était donc lui que je devais attendre? Cette voix légèrement nasillarde, ce teint rubicond et cette odeur de vieux tabac... oui, je le reconnaîtrait à coup sûr. Sans aucune once de gêne, je me tournais tout à fait vers lui, le laissant apprécier le galbe de ma silhouette parfaite, soulignée par aucuns artifices. En tenue d'Ève, je le regardais sans sourciller, amusée même par ces bref coups d'œil qu'il jetait par intermittence, sur mon corps légèrement hâlé par le soleil. Je voyais bien à sa mine que le bougre n'était pas au meilleur de sa forme! Cependant, j'étais vraiment heureuse de le voir, vivant. Même si je ne le montrais pas. Mon visage restant parfaitement hermétique à toute trace d'émotion. Mon masque parfait d'impassibilité, celui que je ne quittais jamais en la présence d'un membre de mon équipage. Mon Esperanza avait peut-être coulé, or voir ce vieil homme devant moi me confortait dans l'idée qu'il existait toujours quelque part.
    Que ce soit dans mon cœur, comme dans le sien, ou celui de ma sœur Ann, perdue quelque part dans cette île.
    Tant qu'il y a de la vie, il reste de l'espoir disait-on. Et cet espoir se matérialisait en cet homme âgé, usé par les caprices du temps. Ô pauvre homme qui dans sa vie n'avait eu de cesse de connaître les tumultes de la vie. Semblable à l'Océan. Je plongeais mes yeux de jade dans ses prunelles sombres où la lassitude se lisait : un sourire étira mes lippes et je fis quelques pas vers lui avant de m'arrêter quand il inclina la tête vers moi. Point de cérémonies, en cet instant je n'en désirais pas! Tout ce que je voulais, c'était que l'on m'explique et que l'on me rende ma très chère Ann!
    Le perroquet aux plumages chatoyant du vieux cuistot s'envola à tire d'aile à la demande silencieuse de John qui chercha un peu de réconfort en s'asseyant non loin. Muette, murée dans un silence circonspect j'attendais qu'il ne m'explique de lui-même sa présence en ces lieux. Cette plage baignée par les rayons du soleil matinal.

    Le rose, l'or et le bleu entremêlés dans un superbe canevas. J'écoutais ce discours en haussant un sourcil interrogateur, seule marque visible de mon intérêt pour ce qu'il me racontait. À l'énonciation de ce prénom qui ressurgissait d'outre tombe, mes prunelles s'assombrirent, mais là encore, aucuns sons ne sortirent de ma gorge. Ma bouche étant pareille à une barrière infranchissable. D'ailleurs, j'érigeais des protections invisible autour de mon cœur partagé entre plusieurs sentiments contradictoires. Tristan.
    Quant à notre situation géographique, elle ne m'étonnait guère : après tout, nous n'étions pas très loin de cette île quand notre bateau sombra dans les profondeurs abyssales.

    «Qui est cette... belle Nymphe au juste John?»
    ce furent là mes premières paroles. Ma toute première question. Je gardais les autres pour moi pour l'instant. Bien qu'elles mes brûlaient les lèvres. À plus forte raison qu'il venait d'énoncer la probabilité que ma sœur soit sauve, ici, quelque part. Mue par la curiosité, cela ne faisait aucun doute, c'était là un atout qui me caractérisait, je pris la décision de m'approcher davantage. Tant pis pour les règles de bienséance, il avait dut en voir bien d'autre.
    D'un geste nonchalant, et après m'être postée devant lui, je lui dérobais sa pipe avant de la porter à mes lèvres. Un regard plein de défi lancé à son adresse et je soufflais vers lui une volute de fumée prenant la forme d'un glorieux vaisseau sous l'effet de ma volonté, et de mes dons cosmique. Mon navire, Non, notre navire.
    Il continuait de hanter mes pensées. Je devais me faire à l'idée que plus jamais, je ne le reverrait fendre les flots. Ni lui, ni le reste de mon équipage sans doute. Tandis que je rendais ce précieux objet à son propriétaire, je me permis une fois encore, de lui substituer sa fiole remplie d'un mauvais alcool. Quelle délectation pourtant! Sentir cette chaleur m'envahir! Un plaisir simple, mais drôlement efficace.

    «Je crois que j'en avais besoin. -lançais-je en riant. Puis reprenant sur un ton plus sérieux- Tu vas me conduire à elle, puisque c'est là ce qu'elle désire, pas vrai? J'obtiendrais sans aucuns doutes mes réponses de sa bouche. Mais pour l'heure... parle moi de cette... prophétie? Je serais curieuse de l'entendre tandis que tu me guideras. Tes vieux os, je le crains devront attendre encore un peu avant de profiter du soleil.»

    L'exhortant à me suivre, je fis volteface, laissant, dans ce mouvement, danser mes cheveux telle une oriflamme ballottée par le vent. Un coup d'œil vers Old John, et par la pensée, je demandais à mon armure de me rejoindre. Cette dernière recouvrit partiellement ma nudité, et sa froideur soudaine sur la peau tiède m'arracha un frisson d'extase. Oui, je n'étais plus le Capitaine de l'Esperanza, mais Générale de la Déesse Amphitrite.

    «Ne perdons pas de temps. Plus vite je serais auprès de cette... Nymphe, plus vite tu pourra partir retrouver ma sœur. Oh et autre chose, la prochaine fois que je te surprends à me reluquer ainsi, je t'arracherais les yeux»ajoutais-je dans un nouveau sourire

    Illuminée par le soleil qui venait à poindre à l'horizon, projetant ses bras chaleureux autour de moi, je me sentais puissante parée ainsi de mon armure. Scintillante et si belle, aux courbes délicates... j'imposais le respect, je le savais. J'entendais sa voix langoureuse me murmurer des chansons apaisantes, sur le thème de la mer et des étoiles.

    Belle Nymphe ne cessait-elle de répéter.

    La Nymphe...
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Ann


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MessageSujet: Re: L'Île des Sirènes~ Le chant des Sirènes   Mar 27 Mar - 22:31

Cela faisait jours que j'errais sur l'île, sans la moindre trace de ma soeur. Ne pas l'avoir à mes côtés était pour moi une immense douleur, que la découverte de ce que j'étais réellement, pensait tant bien que mal. Mais autant l'admettre, je souffrais de solitude. Depuis l'obtention de mon écaille, plus la moindre vision onirique ne m'était apparue. Pourquoi? Ne sais-je de me demander.

Pour moi, ce lourd silence n'augurait rien de bon.Je ne savais d'où me venait cette impression, mais elle était là, omniprésente, et je ne parvenais pas à la chasser comme je le voudrais. Où est-ce que j'avais atterri? Allais-je rester ici encore longtemps? Etais-je la seule rescapée du naufrage? Autant de questions qui restaient sans réponses.

Par moments, il me semblait que ma protection cherchait à m'atteindre par des chants, toujours plus beaux l'un que l'autre, et à chaque air revenaient encore et toujours ces deux mots.

Belle Nymphe.

Que cherchait-elle à me dire? Je ne savais, mais il y avait une chose dont j'étais sûre, c'est qu'au lieu de m'apaiser, ces chants m'alarmaient. Je ne sais trop comment l'expliquer, mais il y avait un petit je ne sais quoi de dérangeant. J'avais le sentiment qu'elle cherchait à me transmettre un message. Mais pour quelle raison, est-ce que je ne parvenais pas à l’interpréter?

C'est ainsi que je poursuivais ma route, jusqu'à ce qu'une voix ne me tire de mes lugubres pensées. Une voix que je connaissais de puis toujours. Etait-ce possible? Etais-je abusée? Je me mis à suivre le son cristallin, mon coeur battant la chamade dans ma poitrine, et c'est alors que je la vis, revêtue de cette même écaille aux reflets cuivrés qui m'était apparue dans mon songe.

"- Mary!"

Lentement, je m'approchais en souriant, venant enlacer ma soeur, ma jumelle dans mes bras, soulagée de l'avoir retrouvée. A nouveau nous étions ensemble, complètes et une.

"- Comme je suis heureuse de te retrouver, tu n'as pas idée à quel point."

Puis lentement je me tournais vers Old John en souriant. Lui aussi était vivant, je m'approchais de lui et déposer un baiser sur sa joue, avant de chaparder sa pipe sur laquelle je tirais quelques bouffées, en soupirant d'aise, avant de lui jeter un clin d'oeil espiègle.

"- Je suis aussi ravie de te retrouver vieille branche." Puis-me tournant vers ma soeur je lançais. " Il semblerait que sommes entrées toutes deux au service des Dieux des Mers et des Océans. Tristan est-il ici? J'aurais bien deux trois mots à lui dire à celui-là."



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Panthéon


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MessageSujet: Re: L'Île des Sirènes~ Le chant des Sirènes   Sam 31 Mar - 19:39

    Le vieux pirate était dans un rêve. Il voyait deux étoiles carmines dans son champ de vision, l'alcool devait faire de l'effet plus que de coutume. Mais après un tendre baiser, il retrouvait ses deux capitaines devant lui. Une larme dans un coin de sa joue, il ne voulait pas montrer ses sentiments mais il était heureux le bougre. Il ne savait pas quoi dire et laissait les deux jeunes femmes se retrouver dans ce bonheur, si fugace malheureusement. Toussotant, sa voix éraillée reprit de plus belle et il se leva en sifflant à Coco de remonter sur son épaule. Le perroquet au plumage vert émeraude ne se le fit pas dire deux fois.

      " Mesdemoiselles, si vous me permettez, je pense que la prêtresse des Nymphes de la déesse Amphitrite nous attends. Nous sommes ici entre ciel et terre, un chemin à la lisière de notre Monde en proie à la félonie et à la trahison. Je vous recommande de faire attention car il est à craindre que nos ennemis d'hier et d'aujourd'hui ne profitent de nos faiblesses. "

    Reprenant un peu de tabac, il se demandait quoi répondre su le brave Tristan. Cette question l'agaçait un peu car il n'avait pas de réponse. Enfin bon, il avait changé un peu d'expression, cette fois-ci, le vieux pirate avait laissé la place au fils du peuple Atlante. Il les regarda un instant avec un sourire un peu entendu. Fils de rien, il avait été au côté de Tristan pendant quelques années comme simple mousse avant de devenir cuisinier, un roi du coutelas pour sûr... Claudiquant, il se dirigea alors vers la forêt recouverte des embruns de la mer, étrange artifice du cosmos de sa Déesse. Le chant des sirènes permettait aussi de maintenir cela en état, il savait que le temps de rencontrer la prêtresse allait venir. Soudain, un peu bête, il se rappela de la question de Damoiselle Mary, il se racla la gorge avec sa canne et il parla.

      " La légende ? on l'appelait Stella Rubius. On racontait à Barbossa que quand la Déesse des marins serait prisonnière des Hommes, deux étoiles rouges naîtraient pour la libérer de sa torpeur et pour la ramener dans le cycle des Océans.... Je sais que c'est un vieux Pirate du nom de Henry Morgan, un des fils de l'illustre Flibustier selon ce que j'en sais mais quelque chose m'avait étonné à l'époque... je sais pas quoi mais bon, il parlait souvent que je croyais que j'avais affaire au vrai parbleu ! Enfin je suis pas très intelligent moué, juste un brave homme vivant de la rapine à l'époque alors les histoires et les légendes. Mais cela m'est revenu quand j'ai échoué ici, surtout quand j'ai appris l'existence du peuple atlante... "

    Old John s'émut à ses anciennes histoires, il s'en voulait de ne pas avoir écouter cet homme et ses histoires à l'époque. Un peu coupable, il ne savait plus quoi dire, en effet, depuis de longs mois, il craignait être le responsable de tout cela car il n'avait écouter personne. Par tous les diables ! Il aurait aimé retourner dans le passé pour se rappeler où il pouvait le voir, mais il connaissait le chemin pour la célèbre île de Barbossa. Il gardait cette information quand il en aurait besoin.

    Au bout de quelques minutes à marcher entre les campements de fortune, entre les familles pleurant leurs morts et les rares soldats de la puissante armée des Marinas qui tenaient de sauver ce qui pouvait l'être, ces derniers écarquillèrent les yeux plein d'espoir en regardant les Ecailles des deux maîtresses femmes qui fendaient les campements de leur beauté. Le vieux cuisinier avait l'impression que la gloire lui retombait un peu dessus et il remonta les épaules de contentement. Au bout de quelques minutes, ils arrivèrent devant une lourde porte à double battants en bronze, un immense trident argenté avait été forgé sur sa face extérieure avec la plus grande attention. Dans un bruit sourd, les portes s'ouvrirent dans un chant de sirènes. Un cosmos majestueux et apaisant les souffla un instant, sans qu'elles ne s'en rendent compte, elles s'étaient agenouillées devant l'Ecaille sacrée de Poséidon.



      " Bienvenue à vous filles de la Mer, je me nomme Steredenn et sa Majesté impériale m'a demandé de veiller sur le trésor le plus sacré du Monde marin. De nouveaux généraux se lèvent dans le Monde pour combattre la félonie et je suis heureuse de vous voir séant. Entrez dignes serviteurs de nos Dieux. Même vous, Old John. "

    Une femme sortit des colonnades pour recevoir les nouvelles venues. Son aura était d'un bleu marin des plus purs et ses prunelles opalines embrassaient avec douceur ses cheveux argentés. Sa voix était harmonieuse et douce, comme si elle chantait à ses soeurs dans une douce quiétude qui ne laissait pas paraître la situation de l'empire des Sept Mers. Ironiquement, la beauté des lieux, mélange d'or et d'albâtres rendaient à tout cela une sorte de nostalgie de ce que les jeunes jumelles auraient pu connaître en d'autres circonstances. Elle leur fit signe de la suivre dans ses appartements.

    Les chants des Sirènes apportaient à cet havre une sécurité envoûtante. Les deux jeunes femmes venaient de mettre le premier pas dans le monde des Mers et la Déesse des Ecumes les observer avec attention. Un cosmos de plus en plus puissant émanait de la prêtresse, comme si elle se laissait emporter à son tour par le chant des cantatrices des Sept Mers...

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MessageSujet: Re: L'Île des Sirènes~ Le chant des Sirènes   Mar 3 Avr - 20:23

    Ann, ma très chère Ann. Te voici paraître devant mes yeux de jade, si belle, dans la lumière laiteuse du matin. Je n'ose y croire, pourtant, le réel et l'irréel ne peuvent-ils pas s'entremêler? Un songe, oui, voilà la seule explication. Ou alors, j'avais devant moi le fantôme de ma sœur. Non, mon cœur m'aurait apprit son décès. Très chère sœur, sang de mon sang.

    «Soleil de mes nuits, enfin...» je portais une main hésitante sur son épaule, pour finalement sentir la froideur de cette armure qu'elle portait, épousant son corps parfait. «Jamais plus, non, je te le jure, plus jamais nous seront séparées, petite sœur.» lui assurais-je en enlaçant sa taille avant de déposer un chaste baiser sur ses lèvres vermeilles.

    Le vide qui s'était installé en moi venait de se volatiliser. Le bonheur pouvait se lire dans mes prunelles vibrantes d'émotion. Je ne sus contenir une larme, témoin de ma liesse. En cet instant, moi qui était obnubilée par ces retrouvailles, j'oubliais jusqu'à la présence de vieux cuisinier. Cette abracadabrante histoires d'étoiles carmines. Légende de bonnes femmes, conte pour enfant. J'en avais cure, Ann... te revoici à mes côtés, c'était là, la seule chose que je quémandais depuis ces longs jours d'errances.

    Tandis que je jouais avec l'une de tes mèches de feu, toi, tu me demandes si Tristan est à mes côtés. Hélas non très chère, et je crains que la tempête ne l'ais emporté. Je secoue doucement la tête. «Je ne l'ai pas retrouvé. Il est sans doute mort, à moins que la Déesse ne se soit montrée clémente, comme elle l'a été pour nous. Je prie de toute mes forces ma sœur, mais je suis d'un naturel pessimiste, tu le sais.»

    Old John, par sa voix de crécelle, nous rappela à la réalité. Il nous invitait à le suivre, à être notre guide, alors que ce fut la notre rôle, quelques jours auparavant. Je me souvins... De cette nuit où les flots s'étaient déchainés, que les vagues nous avaient avalés et que ce vieux bonhomme s'était accroché de toute ses forces aux mâts, son coutelas coincé entre ses dents. En vain.

    Je l'avais vu sombrer, comme tant d'autres...

    Et cette douleur qui en avait résulté, je crains qu'elle ne soit indélébile. Or, savoir ma jumelle à mes côtés me galvanisait. Un effet apaisant sur moi, mon être troublé par ces derniers évènements. Ne point user du mot « traumatisme » aurait été un aveuglement. Véritablement affectée par cette séparation, j'en ressortais meurtrie et voir ces familles dépourvues, eux aussi rescapées, fissura mon masque d'impassibilité.

    D'une oreille attentive, j'avais écouté les dires de ce bon vieux John. Atlantes. Ce simple mot éveilla en moi une certaine curiosité. Dans mes lectures, il m'était arrivé de le rencontrer. Un mince sourire étira mes lippes tandis que je saluais d'un simple hochement de tête, cette populace aux yeux plein d'espoir.

    «Si cela est possible, plus tard, j'aimerais que tu m'en dises plus sur ce... peuple atlante.» lui dis-je en le dépassant. «Et bien! En voici un bien beau coq, qu'est-ce qui te rends donc si fier?» achevais-je dans un clin d'œil complice avant de tourner la tête vers Ann. Mais je n'eus hélas pas le temps d'échanger quelques mots avec elle que déjà, nous nous retrouvions devant une porte immense. Qui en imposait par sa magnificence. Le souffle coupé, un sentiment étrange grimpa en moi. Mon armure semblait elle aussi réagir. Reconnaissait-elle des choses? Ce Trident d'argent? Cette vaste pièces? Ces colonnades chargées de fioritures? Du talent de ces artistes inconnus? Quelque chose en ces lieux faisait naître... du respect. Sans m'en rendre compte, d'elle même mon Écaille me fit plier l'échine. Agenouillée face à ce qu'il me sembla être de prime abord, une statue, mon émerveillement s'envola bien au delà de la raison quand une autre voix se mêla à ce chant cristallin.

    Le Chant des Sirènes.

    Cette magnifique apparition me laissa muette de stupéfaction. Par sa simple présence, elle me faisait voyager... naviguer dans des eaux inconnues. Et mon être entier vibra à l'unisson de mon armure, comme pour répondre à cet appel silencieux.

    Steredenn chantait pour nous, une bien belle mélodie. Or, elle sonnait faux.

    Moi qui entendait tout autre chose, je me redressais pour prendre une profonde inspiration.

    Et ainsi entamer une frémissante mélopée, éclipsant d'intensité, le Chant des Sirènes. Je me sentais revivre tandis que ma voix résonna longuement à travers le temple. Très vite accompagnée par d'autres, et ainsi me soutenir.

    Lilium

    Sa pureté, sa blancheur sans pareille. C'est ainsi que je voyais Amphitrite. Ainsi, ma complainte s'était muée en un hymne.



    O quam sancta, quam serena,
    Quam benigma, quam amoena,
    O castitatis lilium.


    Bienveillante, pure et sacrée. Source de bonté. Notre mère à tous.

    Lys blanc.
    Chant d'argent.

    Enfin cessa ce doux prélude à mon serment. Je cessais de chanter pour l'heure, d'accompagner ces créatures ensorcelantes. Je me signa devant la prêtresse avant que mon regard ne vagabonde dans ses appartements.

    «Dame Steredenn, nous avons répondu à votre appel, nous sommes prêtes à entendre ce que vous attendez de nous. Laissez-nous être le bras vengeur de la Mère des Océans.»
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MessageSujet: Re: L'Île des Sirènes~ Le chant des Sirènes   Lun 9 Avr - 14:43

Ma jumelle et moi étions en liesse. Jamais nous n'avions été séparé jusque là, et je pense sincèrement que se fut pour l'une comme pour l'autre, les plus longues heures d'angoisse de toute notre existence. Aussi était-il normal que nos retrouvailles soient aussi touchantes. Ô biensûr, certains auraient été choqués de par le geste de ma soeur qui déposa avec légéreté ses lèvres sur les miennes. Mais il ne fallait voir ici rien d'autre qu'un signe de joie. Nous autres jumeaux, disposons d'un lien que personne n'est en mesure de comprendre.

Nul mouvement de recul de ma part pour échapper à la caresse des lippes jumelles, et mes bras enserrèrent la taille fine et gracile de ma très chère soeur, avant qu'enfin, nos corps ne se séparèrent. Elle m'apprit qu'elle n'avait nullement revu Tristan depuis notre triste mésaventure. Contre toute attente, elle semblait le croire mort, tout comme le vieil homme.

"- Hum, permet moi de douter qu'il repose au fond de la mer. J'ai bien vu le sourire ravi qui ornait ses lèvres lorsque la tempête a éclaté. Je doute fort que tout ce que nous avons vécu soit arrivé par "accident". Il savait, et qu'importe ce que vous pensez, je sais que j'ai raison. Aussi lorsque nous le retrouverons, croyez bien que je serai sans pitié."

C'est avec la plus grande attention que nous écoutâmes alors ce cher bon vieux cuisinier, visiblement tout ému de retrouver ses Capitaines. Il nous parla d'une légende. J'avais du loupé un épisode, mais j'étais certaine qu'il répondait à la question de Mary, néanmoins je prenais grand soin de noter toutes ces informations dans un coin de mon esprit. Au terme "atlante", je vis le regard de ma jumelle briller de curiosité, mais pour l'heure nous savions, ou plutôt, nous ressentions, qu'une autre tâche nous attendait. Après tout Old John ne nous avait-il pas dit qu'il devait nous conduire à un temple?

Nous le suivions, et mon regard se portait sur ses malheureuses gens qui nous observaient, nous scrutaient avec des étoiles dans les yeux. J'avais le sentiment d'être le Messie. Les temps étaient vraiment bien sombres oui, et malgré tout, la boutade de ma soeur à l'encontre de notre guide m'arracha un sourire, et lorsqu'elle tourna la tête vers moi, pour m'adresser un clin d'oeil, je le lui rendis.

Déjà, nous nous trouvions devant une immense porte qui tourna lentement sur ses gonds à notre approche et mon écaille, tout comme celle de ma bien aimée Mary entrèrent en résonnance. Mon regard glissait sur la beauté des lieux. Il y avait une sorte de mysticisme qui se dégageait de ceux-ci, était-ce le chant des sirènes ou bien la majesté de la pièce? J'en eu rapidement la réponse, lorsqu'un cosmos des plus puissants se dégagea des lieux. Lentement, moi qui n'avais jamais courbé l'échine face à personne, m'exécutais lorsque j'aperçu une écaille, sans porteur. Je la reconnaissais pour ce qu'elle était: l'armure de mon Seigneur et Maître: Poséidon.

Pourtant, le cosmos ressenti était semblable à celui qui m'avait guidé lorsque j'étais perdue, et je savais que mon instinct ne me trompais jamais. C'est la présence d'Amphitrite que je ressentais. Aussi lorsque ma soeur se mit à chanter, ma voix se joigna-t-elle à la sienne, faisant écho, merveilleuse et envoûtante, à la mélodie entonnée à l'honneur de l'épouse du Maître des Mers et des Océans.

Lorsqu'il prit fin, une voix, venue de l'ombre des colonnades nous parvint, et une femme d'une beauté époustouflante gagna la lumière pour se présenter à nous comme étant Steredenn, prêtresse des lieux. Je laissais ma jumelle prendre la parole en première, approuvant ses dires d'un hochement de tête, me contentant pour l'heure d'observer et d'écouter.

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MessageSujet: Re: L'Île des Sirènes~ Le chant des Sirènes   Dim 15 Avr - 0:19


    Marchant dans la pénombre, la nymphe leur était apparue. Elle fixa un instant Old John et lui fit congé d'un simple geste de la main. Puis, ses prunelles se concentrèrent sur les deux jeunes femmes. Aucune différence si ce n'était leurs écailles respectives et certaines nuances cosmiques que seul les plus proches du divin pouvait ressentir. Dame Amphitrite avait donc fait les choses en grand et elle souriait à cette nouvelle force qui allait aider les Atlantes loyalistes à reconquérir leur territoire. Confiante dans l'avenir, elle invita les deux femmes à la suivre jusqu'à l'une des centaines de pièces de ce sanctuaire terrestre. Dans l'ombre, un cosmos était là surveillant les alentours comme une murène face à des proies. Toutefois aucune agressivité s'en échappait et personne ne semblait prendre attention à cela finalement.

    Arrivées dans un petit boudoir avec comme seule lumière un oeil de boeuf s'ouvrant vers la mer. Sur de petits canapés de style français, la dame s'asseyait et concentrant un peu son cosmos fit relever les Ecailles en totem dans un coin de la pièce. Une petite vasque d'eau pure lui permit alors de se laver un peu les mains et elle se les essuya avec un carré de soie venant des terres de Cathay. Dans le silence de ce petit rite, elle présenta aux jeunes jumelles l'écrin de bronze qui gardait cette eau sacrée.

      " Mes soeurs. Soyez le bienvenu, vous étiez tant attendues. La Déesse m'a fait rêvé de vous pendant ces dernières nuits et enfin vous voilà, l'espoir est de nouveau permis pour notre Peuple... Baignez vos mains dans cette eau qui a été bénie par la déesse de ses larmes. Elles vous donneront sa chaleur et son affection. Oui mes très cheres soeurs, prions pour que nous puissions retrouver la douceur de notre Empire marin... "

    Elle fit alors une légère pause dans son discours.

      " Selon les lois, vous, Général de la Sirène Maléfique, vous aurez la lourde tâche de préserver les vies de notre Famille Impériale. Votre armée est entièrement dévolue à cette tâche et votre soeur, l'Ecaille que je portais jadis, sera vous donné toute sa fougue dans le futur. Mes soeurs m'ont apprise que des Marinas se réveillaient à travers les Sept Mers... gardons espoir ! Voulez vous manger un peu.... Vous devez être affamées... "

    Claquant des mains, elle fit signe à un serviteur en faction d'amener quelques nourritures aux damoiselles. On leur servit alors quelques pièces de boeufs grillés avec des salades de crevettes et des oeufs d'esturgeon à la moutarde. Un pichet de vin fut aussi déposer sur une petite table pour qu'elles s'abreuvent de tout leur saoul. Pendant qu'elles se restauraient, la jeune nymphe s'éclipsait un instant pour aller chercher un trésor qui se trouvait sous le socle de l'Ecaille de son Empereur.

    Elle ouvrit la boîte et en sortit deux médaillons identiques. Elle sentit alors toute la puissance des deux pendentifs et elle retourna vers le petit salon quand... subitement, un Cosmos apparaissait sur la plage de la côte. Il était agressif et silencieux comme un serpent, la Nymphe se doutait bien que la situation s'accélérait et le Masque ne voulait pas laisser ses adversaires reconstituer ses forces. C'était trop dans le cas présent. Fermant les yeux, elle ressentit alors la disparition de sa soeur sur l'île de Circé. Un filet de larmes se dessinait sur sa jour quand elle revint vers ses invitées.

      " Voici le trésor que je dois vous confier comme le souhaite notre Déesse. La puissance de ces pierres a un pouvoir étonnant et je n'en connais pas l'utilité actuellement. Cependant, ils seront utiles dans le futur. Une autre chose... L'ïle de Circé est attaquée par nos ennemis et nous sommes aussi recherché. Les sirènes nous préservent par leur chant mais il va nous falloir stopper l'ennemi qui se trouve à nos portes, ils profitent que la Déesse de la Sagesse ne soit plus dans ce monde pour tenter de nous faire chuter. Général ! Votre rôle est de sauver notre sanctuaire en repoussant cet ennemi, quand à vous, belle Ann, vous devez partir pour l'île de Circé pour sauver et aider les nôtres. Prenez de cette fiole sacrée pour réparer l'Ecaille de l'un de nos Généraux, il en va de sa vie.... Je vous attendrai tous à votre retour et je vous promets de vous ramener Tristan dès la fin de cette mission urgente... "


    Elle salua les deux jeunes femmes et fit éblouir son cosmos pour laisser apparaître une autre aura encore plus puissante. La Déesse des Ecumes parlait là en cette promesse solennelle, elle pouvait lire dans le coeur des marins et de leurs femmes, c'était son plus précieux don et elle ne s'engageait pas à la légère. Un léger reflet améthyste passa dans ses iris au moment où elle se concentra son cosmos pour protéger les lieux.... Le destin était en marche, les soeurs allaient elles acceptés de se séparer une seconde fois ? Cette décision n'appartenait qu'à elles seules en définitive...

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MessageSujet: Re: L'Île des Sirènes~ Le chant des Sirènes   Mar 17 Avr - 20:45

Un dernier geste de notre part en direction de notre bon vieil Old John, et celui-ci s'en fut, nous laissant seules avec la Nymphe qui nous invita à la suivre, ce que nous fîmes sans nous faire prier, après tout, il en allait de notre devoir d'écouter les nouvelles qu'elle avait à nous porter. Mon regard errait aux alentours, mes sens à l'affût. La vie m'avait appris la prudence, et cela, je ne le regrettais nullement, car à maintes reprises, elle m'avait été fort utile. D'ailleurs, je ressentais un je ne sais quoi de dérangeant, et je ne doutais pas que ma jumelle l'ait également ressenti. Une œillade vers elle et un acquiescement de tête. Nous nous étions comprises.

La salle dans laquelle on nous introduisit était magnifique, mais cela ne m'étonna nullement compte-tenu de ce que j'avais pu voir jusque là du Temple. Je laissais Satine prendre place avant de m'installer à ses côtés. Dans un pieux silence chacune d'entre nous se lava les mains, appréciant le contact de l'eau sur notre peau, avant qu'elle ne soit remplacée par le carré de soie. Nous en apprîmes davantage sur ce qui nous attendait. Le travail qui nous incombait ne serait pas de tout repos. Veiller sur la famille impériale était un immense honneur, mais demandait de grandes responsabilités. Aussi espérais-je que nous serions à la hauteur de cette tâche.

"- Ma Dame, nous vous remercions pour la confiance que vous nous accordez et espérons nous en montrer digne."

Puis vint l'heure de se sustenter. L'ensemble des plats proposés étaient des plus alléchants, surtout après plusieurs jours de jeûne forcé. Aussi était-ce avec grand plaisir que je goûtais à ce qui nous était présenté, jusqu'à ce que mon estomac me somme d'arrêter. Et pendant ce temps, Dame Steredenn s'absenta, revenant dans la pièce en tenant dans ses mains deux colliers.

Quelques secondes plus tôt, j'avais ressenti la présence d'un cosmos, et instinctivement, je me redressais, sur mes gardes, mon visage se tournant en direction des côtes, bien que celles-ci soient cachées de ma vue. Le temps s'écoula avant que je ne reporte mon attention sur la prêtresse. Son visage semblait affecté par une bien triste nouvelle à en juger par la larme qui glissait le long de sa joue. A chacune de nous, elle confia un des colliers. Lentement je pris possession de l'un d'eux, le tenant devant mes yeux pour observer la pierre qui tournoyait avant de la passer autour de mon cou. Il me semblait, que de ce petit morceau caillou, émanait un cosmos des plus puissants.

Mais voila que l'on m'offrait un nouveau présent. Enfin non pas pour moi, mais pour celui vers qui ma mission allait me conduire. Je m'en saisis avant de me tourner vers Mary. Savoir que nous devions à nouveau nous séparer, alors que nous venions à peine de nous retrouver me fendait l'âme, mais ces nouvelles responsabilités nous incombaient.

Je m'approchais d'elle pour venir l'envelopper de mes bras, et la garder ainsi contre moi l'espace de quelques instants.

"- Mary. Ma chère et tendre Mary. Notre Dame compte sur nous, nous ne pouvons pas l'abandonner à ce triste sort. La séparation sera tout aussi dure pour moi, mais au moins, je pars en te sachant en vie. Déverse ta colère et ta rage sur ces ennemis qui arrivent, car sans eux, nous n'aurions nul besoin d'être séparée à nouveau. N'aies crainte, je reviendrai ma chère sœur. Je t'aime."

Mes lèvres se posèrent sur son front, avant que je ne recule de quelques pas, enflammant mon cosmos pour que mon écaille, qui reposait non loin, regagne mon corps. Ainsi parée, je m'agenouillais face à la Nymphe et lançais.

"- Ma Dame, je m'en vais de ce pas remettre ce flacon à qui de droit. Si par ma vie ou par ma mort je peux vous protéger, je le ferais. Mon épée est votre."


Mon petit discours terminé, je me levais, jetais un dernier regard à ma jumelle et m'en allais mener à bien cette quête que l'on m'avait confié, les yeux brillants de détermination. Je suis Ann Red. Mon simple nom suffit à faire trembler les plus audacieux et les plus impétueux marins. Il ne serait pas dit qu'il n'en serait pas de même avec ces nouveaux ennemis.
~> L'île de Circé
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MessageSujet: Re: L'Île des Sirènes~ Le chant des Sirènes   Jeu 19 Avr - 0:30

    Finalement, nous débouchâmes dans une petite pièce décorée avec un goût certain. Chichement illuminée, il me semblait qu'une atmosphère plus calme et plus intime s'installait. Dommage que le vieux cuisiner n'ait point été convié à se joindre à nous. Un peu mal à l'aise, je pris soin de me laver les mains dans cette eau limpide : froide, mais la sensation qui en résulta me fit légèrement frémir de plaisir. Il y avait quelque chose de particulier dans ce liquide, les larmes de la Dame des Flots? Cette donnée me fit arquer un sourcil interrogateur. Puis, sans me faire prier, je pris place dans l'un de ces fauteuils surchargés de broderie d'or, de fioritures en tout genre, de motifs floraux fort élaborés. Une odeur alléchante emplit la salle et mon estomac gronda, me rappelant que la faim me tiraillait depuis plusieurs jours déjà. Pourtant, malgré cela, j'avais pris bonne note des dernières phrases de la nymphe. Ce ne fut qu'après les premières crevettes ingurgitées que je pris la parole.

    «L'espoir est pour les faibles, seuls les actes comptent. Et en tant que Général, je te fais la promesse solennelle de veiller sur la famille Impériale. Jusqu'à ce qu'à mon dernier souffle. Et je compte bien te le prouver, d'une manière ou d'une autre.»

    Tutoyer cette magnifique créature était peut-être discourtois, mais je me moquais bien de l'étiquette! Après tout, si je comprenais bien, nous étions en guerre! Ma sœur et moi continuâmes de nous restaurer sans ajouter quoique ce soit tandis que notre hôte s'éclipsa un instant. Suspicieuse, je la suivit un moment de mes yeux de jade avant de me servir une coupe de vin. J'en humais la douce odeur avant de tremper mes lèvres dans ce nectar. Mes yeux s'agrandirent d'étonnement tant ce breuvage était... divin.
    Tant d'opulence ne pouvait finalement pas laisser de marbre, mais je suspectais que cela n'était qu'une façade, une mise en scène visant à camoufler la menace planant au dessus de nos têtes. Véritable épée de Damoclès.

    Enfin, Dame Steredenn revint vers nous. Je notais dans son regard une ombre fugace, celle d'une tristesse mal-contenue. Pour preuve, je vis une larme rouler sur sa joue pâle, et un pressentiment désagréable me prit à la gorge. Malgré moi, mon Écaille réagit à son tour, vibrant légèrement. Elle semblait à la fois vouloir me prévenir d'un danger imminent et attirer mon attention sur ce que la belle femme voulait nous confier : deux bijoux. Semblable comme deux gouttes d'eau, comme moi et Ann.
    Une véritable merveille. Les pierres scintillaient doucement enfermées dans leurs écrins : griffe complexe les enveloppant... les protégeant. Instinctivement, j'avançais mon visage, comme hypnotisée. Je stoppais mon geste à l'entente de la voix cristalline de la nymphe. Un intrus s'était donc bel et bien glissé séant. Fort bien, j'irais dans ce cas moi même lui faire face. Or une autre donnée s'insinua dans mon esprit avec une force inouïe, j'eus l'impression que la lame d'un poignard venait de se ficher dans mes chairs, profondément, jusqu'à mon cœur déjà malade.

    Une nouvelle fois séparée? Non! Je le refuse!

    Je me redressais vivement, manquant de renverser cette si fine vaisselle. Mes poings serrés, la mâchoires crispée, je m'apprêtais à laisser mon indignation s'exprimer à ma place quand ma jumelle alla m'enlacer. Aussitôt ma rage fut balayée, à la place, une profonde tristesse s'empara de moi : sans un mot, j'allai me réfugier dans ses bras, lover ma tête dans le creux de son cou. Tant de faiblesse en cet instant se dégageait de ma personne, or je me devais d'être forte! Une dernière fois, je sentis son parfum pour mieux lui sourire une fois séparées.

    «Je tâcherais de te rejoindre au plus vite soleil de ma vie. Rien ni personne ne pourra m'empêcher de venir te retrouver. Pour l'heure, je vais déverser ma colère sur ces... ennemis, oui! Ils goûteront à mon courroux! Je déverserais sur eux, mes plus puissantes arcanes! Je serais votre main Dame Amphitrite, malgré ce sacrifice, je demeurais votre obligée.»

    Un temps, où mon regard se perdit dans le lointain...

    «Je t'aime ma sœur, sang de mon sang. Nous nous retrouverons.»

    Je l'imitais en me signant devant la Dame, preuve de mon respect et de ma bonne foi. Puis, avec lenteur, me redressais tout à fait pour regarder ma très chère et précieuse Ann s'en aller, prendre le chemin de son Destin. Loin de moi. Une main posée en travers ma poitrine, je laissais ma chevelure flamboyante tomber en cascade sur mes joues blanches, contraste saisissant alors que mes larmes, d'elles-même s'échappèrent du coin de mes yeux, chaque goutte éclaboussant le sol en marbre noir.

    Tristesse et rage mêlées.

    Sans me retourner, je pris le même chemin qu'Ann venait d'emprunter pour me diriger vers la sortie. Le chant des sirènes me semblait moins... intense. Intriguée, je me hâtais, faisant cliqueter mon armure étincelante. Là, une jeune fille me demanda timidement de m'arrêter. Je la regardais d'un regard froid, détaché tandis qu'elle s'affaira à couvrir mes épaulières d'une cape immaculée. J'en profitais pour passer le pendentif autour de mon cou. Un simple hochement de tête en signe de remerciement et je poussais les lourdes portes.

    Afin de rejoindre la plage, le sable d'or et la mer.

    Cette sombre, silencieuse mais belliqueuse présence.

    Arrow Combat contre le Général des Ombres, Philippe
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MessageSujet: Re: L'Île des Sirènes~ Le chant des Sirènes   Jeu 19 Avr - 0:38

La puissance des dés! °°

Citation :
Edit d'Amphitrite : je vais ouvrir le topic de combat Wink


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MessageSujet: Re: L'Île des Sirènes~ Le chant des Sirènes   Jeu 19 Avr - 0:38

Le membre 'Mary' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'6' :

Résultat :
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MessageSujet: Re: L'Île des Sirènes~ Le chant des Sirènes   Jeu 26 Avr - 19:29

    Arrow Combat Mary / PNJ Marinas


    Surpris par la décision de son adversaire, le géant suivit son adversaire sur ses gardes. Son intuition lui commandait de ne pas pousser plus loin son avantage et ce cosmos pas loin d'eux l'intriguait fortement. C'est vrai que sa curiosité maladive avait pris le pas sur sa raison au moment où la jeune femme s'éloignait de lui. Il aurait pu continuer le combat ou la frapper dans le dos, mais ce n'était pas dans sa nature. Et s'il pouvait s'en aller sans trop de dégâts, des informations de première importance se dessinait, le Masque devait être mis au courant des nouveaux évènements. Une troisième force ? Pourquoi lui ? Pourquoi était-il vivant ? Un dieu l'aurait rappelé dans ce Monde ? Les questions n'avaient pas de réponse et cela l'ennuyait de revenir au sanctuaire les mains vides.

    Marchant avec prudence, il regardait autour de lui et vit au-dessus de la dune un homme à cheval. Tricorne sur la tête, il portait redingote couleur puce sur des épaules bien carré et un petit bouc apportait une majesté en plus. Plissant les yeux sous les premiers assauts d'un soleil enfin levé, il marmonna entre ses lèvres une série de phrases connues de sa peuplade. Le Géant posa la main sur l'épaule de la demoiselle en lui faisant signe de rester sur ses gardes. Etrange phénomène, voilà que le serviteur du Masque protégeait le sbire de ses pires ennemis. Le moment avait aussi son importance et si cet homme était bien le même qu'il avait connu jadis, il allait avoir besoin de l'aide de la jeune femme.

      " Bah m'dame. Si c'est ben celui que je crois, faut nous garder de nous approcher, çuila est pas un drôle d'ami de votre Dame ni de mon Maître ! "


    ************
    Silencieux, le cavalier observait les deux personnes face à lui avec une certaine attention. Levant son tricorne pour gagner en visibilité, il tapota le collier de sa monture avant de s'en libérer pour mettre pied à terre. Retirant lentement ses gants, il replaça sa rapière dans son fourreau et levant un sourcil, il entendit un murmure dans le vent. Les sirènes étaient donc ici, les humains prenaient cela pour de simples chaos des écumes, mais un Atlante pouvait reconnaître entre mille les chants des sirènes qui protégeaient cette côte depuis des éons. Cependant, il était venu ici pour une autre raison et voir devant lui un Général et un des serviteurs du Masque le fit sourire sardoniquement. Avançant vers eux, ses prunelles noires passèrent d'un visage à l'autre.

      " Philippe, Philippe Philippe... Je frissonne à te voir deviser ainsi avec ce tendre poison carmin. Tu es toujours aussi prudent. Mais je ne suis pas là pour toi, ni pour ton Maître. Ooooooh... J'oubliais les convenances, mademoiselle, je me nomme Porthos Fitz-Empress de la Maison Flambeau. Je vois que la Déesse Amphitrite a toujours aussi bon goût en terme de femmes. Enfin, je ne suis pas ici pour parler de telles choses si secondaires, je suis venu offrir...

      - Bah tes services comme d'habitude. Bah ma laisserai pas avoir par toi, fils de Médée et chef de l'une des douze familles qui règnent sur Atlantis. Bah tes sortilèges ne marcheront pas sur moi, le Masque nous protège.

      - Mes sortilèges ? Ne fais pas peur à la demoiselle voyons ! Sans moi, votre Masque serait rester ce simple petit chef de bande de voleurs dans les bas-fonds de notre cité. Enfin, il a très bien appris de mon enseignement et en a tiré profit, sans compter qu'il a cru pouvoir m'assassiner. Mais bon, il a oublié que coule en moi.... Enfin. je ne suis pas là pour parler de cela, Général, je souhaiterai m'entretenir avec la représentante de Dame Amphitrite. Me permettez vous de m'entretenir avec elle ? "

    Enigmatique réponse au général des Ombres, les deux hommes se connaissaient, le premier se méfiant du second dans un silence glacial. Alors que le nouveau venu narguait le géant, il se retourna vers le Général pour lui poser une question anodine mais lourde de conséquences. Il savait que celle-ci n'ouvrirait pas la boîte de Pandore sans prendre certaines assurances avant mais il valait mieux attendre ses questions avant d'y répondre. Puis, brusquement, il posa la main sur le torse du Géant. Il psalmodia quelques mots dans une langue énochéenne et des sceaux apparurent sous les pieds du sbire du Masque. Effaré, il tenta de prendre une contre mesure mais il était déjà trop tard, aspiré dans une autre dimension, il quittait cette plage dans un cri de rage de désespoir.

    Enfin, n'étant plus que deux, l'aristocrate fixa intensément la vierge des batailles pour connaître sa décision ou ses questions. Remontant, les cheveux de la belle pour bien regarder son visage, il susurra quelques mots pour l'inviter à répondre. Un parfum de souffre et de chaleur intense émanait de son cosmos et le souffle s'échappant de ses lèvres lui souriait amicalement. Homme et femme, face à face, se fixant avec ardeur et puissance. Comment allait-elle répondre à cette question une nouvelle fois chuchoter.

      " Alors ? "

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MessageSujet: Re: L'Île des Sirènes~ Le chant des Sirènes   Ven 27 Avr - 16:15

=> Combat Philippe/Mary


    Du coin de l’œil, je surveillais Philippe. Ce dernier semblait perdu dans ses songes, fortement troublé par la présence ayant fait son apparition il y a peu. Je pouvais dire qu'il tombait à point nommé, mais... au final, avais-je pris la bonne décision ? N'allais-je pas tomber, comme le disait le vieux dicton : «de Charybde en Scylla ?». Cette présence occupait toutes les pensées du géant, au moins, il ne pensait pas à me prendre ce bijou que l'on m'avait confié. D'ailleurs, je pris grand soin de le dissimuler sous les plaques de mon armure, la pierre froide reposant au creux de mes seins. Là où il serait sans doute plus en sécurité, qu'à la vue de tous. Car au risque de me répéter : on ne dérobe pas le trésor d'un pirate. Je continuais à marcher, silencieuse, quand je le vis jeter des regards un peu partout autour de lui. Oui, vraiment, il semblait plus que tendu, celui-là.

    Et son regard se figea. Regard que je suivit. Le soleil commençait sa lente ascension dans un ciel rose-orangé où le bleu se mêlerait bientôt avec plus d'intensité. Une belle journée en perspective, enfin, une illusion, encore. Nous étions encore loin de lui mais je pouvais discerner sa silhouette. Une homme d'une bonne stature, aux épaules carrées, apprêté comme un noble. Il avait fier allure sur son étalon. Cet homme imposait le respect. Quelque chose fit échos en moi, sans que je ne sache dire quoi. La main de Philippe se posa sur mon épaulière, immense, tandis que moi, j'eus un geste de recul, pensant qu'il allait m'attaquer. Car il pouvait très bien s'agir d'un piège ! Cependant, les propos tenus par le sbire du Masque me firent froncer les sourcils.

    Pouvais-je le croire seulement ? Car derrière des vérités, se cachaient des mensonges.

    Le contraire était vrai, aussi.

    ~°~ ~°~ ~°~

    Quand nous fumes suffisamment prêt de lui, notre invité surprise mit pied à terre, flattant l'encolure de son cheval tout en prenant grand soin de retirer ses gants. Tout chez lui transpirait les manières aristocratiques, une éducation stricte et minutieuse. Il devait être fort instruit. Et ces prunelles noires brillaient d'intelligence. Quand il retira son tricorne, l'homme libéra du même coup une tignasse aussi noire que la nuit et l'ombre d'un sourire élargie ses lippes.

    L'étranger se présenta à nous sous le nom de Porthos Fitz-Empress, et cela me fit tiquer. Je gardais cette information dans un coin de ma tête, tout en prenant grand soin de l'écouter sans l'interrompre. Je préférais garder le silence, pour le moment. Comme à mon habitude. Préférant laisser les personnes s'exprimer sans détours, avant de moi-même m'impliquer. Ceux deux là ce connaissaient donc, et, indéniablement, Philippe ne le portait pas dans son cœur. Ennemi ? Allié, ni l'un ni l'autre. L'homme semblait agir selon son propre chef. Soit.

    D'autres révélations. Songeuse, il me fallait rester sur mes gardes, si tout ce qu'il disait était vrai, celui-là serait donc à l'origine de la montée en puissance de notre ennemi mortel. Mais cette histoire de tentative d'assassinat à son encontre... Je ne savais pas trop quoi y penser. Enfin, le brun me posa directement une question. Prise un peu au dépourvue mais ne laissant rien paraître sur mon visage de porcelaine, je me contentais de l'observer, un petit sourire en coin.

    Or, à l'instant où je comptais lui répondre, le dit Porthos démontra sa toute puissance. Mes yeux de jades, écarquillés par la surprise, observèrent l'immense Philippe disparaître comme il était venu. Dans un cri tonitruant qui me vrilla les tympans. Abasourdie, je fis volte face, prête à répliquer. Si il me réservait le même sort.

    Si proche de moi, je pouvais sentir son souffle chaud sur ma peau de nacre, les effluves d'un parfum qui ne me laissa pas indifférente me parvenait par intermittence.
    M'arrachaient des frissons qui parcoururent mon échine. Je n'osais bouger, muette, surprise par ces gestes, le son de sa voix. Mes yeux plongés dans la noirceur des siens, je me sentais happer par une force invisible mais réelle. Je finis par me reprendre, papillonnant des yeux quand il me murmura un unique mot. Rentrant dans son jeu, car c'était bien ce qu'on m'avait apprit durant toutes ces années passées dans la maison close, à jouer avec les hommes, je me serrais un peu plus contre lui, me penchais vers son oreille pour souffler ces quelques mots. Malicieuse.

    «Satine, mon nom est Satine, autrefois courtisane, aujourd'hui pirate. Mary Red, nom auquel je réponds désormais. Monsieur... Porthos.»

    Un petit rire cristallin, et je me coiffais de son tricorne que je venais de lui substituer. Un peu trop grand pour moi, il me tomba sur les yeux, et toujours aussi sensuelle, je lui offris un petit sourire innocent. «Pour quelle raison je vous ferais confiance, monsieur ? Dame Steredenn m'a chargé de protéger cette île, je comptes bien tenir ce rôle. Mais je dois dire que vous êtes arrivé à point nommé en me tirant des griffes de Philippe, en fait, je vous remercie.»

    Puis, plus sérieuse : «Aussi je vous propose un arrangement, car pour être franche, vous semblez être plus dangereux que ce géant ! À n'en point douter... -dis-je en jetant un regard derrière moi, où le sceau disparaissait petit à petit.- je resterais aux côtés de la Nymphe tout le long de votre échange. Car je suis curieuse de savoir pourquoi vous tenez tant à la voir.»

    C'était aussi surtout pour m'assurer que les choses ne tourneraient pas en notre défaveur. Ma présence pèserait peut-être dans la balance, et je n'hésiterais pas à m'interposer en cas de problèmes.

    «Et puis-je avoir votre parole d'honneur, monsieur ? Que vous ne lui ferez aucun mal ? Que vos desseins sont nobles, nullement belliqueux ? J'ose le croire, alors, suivez-moi.»

    Sans plus attendre je me détachais de cette étreinte, prenant la direction du Temple. À mesure que je m'approchais, je pouvais entendre les sirènes chanter une plus triste mélodie. Tout en ouvrant la porte à double battants, j’inspirai à mon tour avant de lancer la première note, pure et claire, me mêlant à leur complainte. Je tâchais quelque part de les rassurer, car il me semblait qu'elles étaient nerveuses. La force de ma voix s'imposa à elles tandis que je guidais notre hôte jusqu'aux appartements de la Nymphe. Là, arrivés dans le boudoir, je me tus, il n'y avait personne.

    Je savais qu'elle ne tarderait pas à arriver, aussi, m'efforçant d'adopter une attitude confiante, je m'assis d'une façon lascive, en travers l'un des fauteuils style français, si ma mémoire était exacte. D'un geste, je retirais le chapeau pour l'agiter doucement, lui lançant d'un air espiègle.

    «J'espère qu'il ne vous manquera pas, j'aime beaucoup votre tricorne ! Mais asseyez vous donc en attendant Dame Steredenn, peut-être avez-vous envie de me raconter... des anecdotes ? Ou autre chose, peut-être ? Par exemple... d'où venez-vous?»

    Seul à seul, j'espérais secrètement que la situation ne m'échapperait pas...
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MessageSujet: Re: L'Île des Sirènes~ Le chant des Sirènes   Mer 2 Mai - 16:20

    Un sourire à ses lèvres. C'était ainsi que l'homme suivit la jeune femme jusqu'aux premières loges du territoire sacré. S'asseyant dans un grand canapé de style français, ses yeux noirs s'amusaient de voir la jeune femme s'éventer le visage de son tricorne. Il avait promis sur son honneur de ne pas poser de problèmes mais le côté orageux et fougueux de l'Atlante se ressentait à des lieues à la ronde. Observateur, il tourna la tête de droite à gauche pour contempler les rares éditions des grands auteur du Grand Siècle. Se levant brusquement, il se dirigea vers un des livres et le regarda sous toutes les coutures avant de l'ouvrir. Tournant les pages, il s'arrêta sur les nouvelles étrangères. Oui, il était en train de lire le "Mercure de France", un recueil de l'une des gazettes culturelles la plus influente en Europe.

    Alors que le temps avançait, une jeune femme pénétrait les lieux brusquement. Son teint albâtre et ses yeux noisettes formaient un ensemble harmonieux avec la longue chevelure ondulée. Elle fit signe à l'Atlante de la suivre sur le balcon tandis que son Général lui emboîtait le pas au même moment. Arrivé sur cette esplanade qui ouvrait ses bras à la mer, la jeune femme se retourna avec des prunelles améthyste de toute beauté. Son cosmos aussi fragile que de la porcelaine changeait peu à peu pour inonder les lieux de toute sa puissance.

      " Général, nous vous remercions de nous avoir amener cet homme. Vous vous nommez Porthos Fitz-Empress selon vos dires, nous vous écoutons !

      - Majesté, pour ceux qui ne sauraient pas qui je suis et j'espère que beaucoup l'ignorent, car ma réputation n'est pas aussi limpide que je le souhaiterais, je suis un Maître Hermétique d'Atlantis et l'un des fondateurs de l'actuelle sanctuaire qui vous abrite aujourd'hui. J'ai survécu à des guerres, des intrigues, des pestes, des persécutions, des romances d'amour, des traîtrises, des retours de feux et des tentatives d'assassinats. Certains disent de moi que je suis un excentrique, un cinglé, même mortellement fou, et il se peut qu'ils aient raison. Il est sûr que mon esprit n'est plus ce qu'il était. J'ai toutefois survécu, prospéré, mais ce ne fût pas sans en payer le prix. J'ai connu plus de défaites que toutes les nations du monde combinées, et ma survie est ma plus grande victoire. Ma survie, et les leçons que mes défaites m'ont apprises.

      Silence.

      - Toutefois, je suis ici pour vous informer qu'il sera impossible de vaincre le Masque en l'état, vous devrez rechercher les membres de la première cabale. Ceux qui servirent Poséidon le jour de son couronnement à la tête des mondes marins lors du Grand Partage du Monde, ceux qui fondirent les douze grandes familles patriciennes. Vous savez de quoi je parle n'est-ce pas ?

      - Vous savez que Sa Majesté Poséidon les a nommé pour une mission particulière, nous n'étions pas la femme de l'Olympien au moment de ces faits. Même notre époux ne nous a jamais révéler le fin fonds de cette légende. La seule chose que nous savons c'est que Sept des Douze furent choisis pour devenir les premiers généraux. Chacun reçut alors le privilège de protéger les piliers sacrés...

      - Tempus Dicit ; Sapientia Audit. Majesté, au gré de mes recherches, j'ai appris que le nombre exact des membres de la première cabale était Neuf et pas Douze. Ce qui pose des questions sur les trois derniers, pourquoi le Seigneur Poséidon les a élevé au même rang que les membres originels. Je ne vous apprends rien en vous informant que le premier fût choisi pour devenir le Grand Prêtre de Poséidon, le second fût choisi pour protéger le pilier central et les sept autres furent nommés pour protéger les sept piliers. Oui, là, on arrive à Neuf. Cependant, étrangement, nous avons aujourd'hui douze familles...

      - Cessez de tourner autour du pot, que voulez vous dire et quel est le lien avec ce que traverse notre Empire actuellement ? Etrangement, nous ne pouvons lire dans vos pensées, qui êtes vous donc ?

      - Je vous ai répondu Majesté pour la dernière question. Pour la première, oui cela a un lien. J'ai été le Mentor d'un simple Capitaine de l'Antarctique et il est devenu aujourd'hui le Masque. Son nom ? Il m'a menti et ne m'a pas donné le vrai malheureusement. Et il a appris en même temps que moi pourquoi Poséidon a élevé trois soldats au rang de famille patricienne. A l'heure actuelle, je me tairais sur ce que je sais, je suis ici la volonté de l'Empereur des Sept Mers et je n'ai guère envie de goûter à sa colère à son retour. Avant de quitter ses lieux, vous devez vous méfier de ces trois familles, sans elles et leur soutien logistique, le Masque n'aurait jamais pu agir aussi vite et aussi loin.

      - Bien, vous pouvez repartir Maître Porthos, si tel est votre désir mais ce que vous nous apprenez est important dans la mesure où cela confirme nos soupçons. Vous portez la chevalière de votre Famille, une flamme sortant des eaux. Vous.... La Déesse n'est plus là... "

    Chancelante, la nymphe tomba dans les bras de l'Homme sous le poids du retrait d'Amphitrite de son corps. Le Cosmos divin avait disparu brusquement sans terminer sa phrase, quelque chose clochait fortement et l'Atlante fit signe au Général de s'approcher pour porter la représentante d'Amphitrite dans le canapé du salon jouxtant le balcon. Un silence lourd planait désormais sur l'endroit malgré les chants des sirènes. Alors que le Général observait la nymphe et l'Atlante, elle vit l'Homme serrer le poing en quittant les lieux.

      " Cristavaö ! Tu ne m'auras pas comme ca ! Général, je vous laisse, si je reste ici, vous serez en danger. Nous nous reverrons sur les terres Atlantes rapidement, adieu jeune femme ! Ou plutôt à la prochaine ! "

    Tournant les talons, l'Homme s'engouffrait en dehors du sanctuaire terrestre de Poséidon. Il sentait le regard interrogateur du Général dans son dos mais il savait que les choses se compliquaient si "elles" entraient à leur tour dans la danse. Pensif, il s'arrêtait aux premières vagues de la mer intérieure pour faire d'étranges symboles dans l'eau. Une porte d'eau se forma rapidement et il s'y engouffra dans une nuée de foudre et orageuse... Dans le ciel, de sombres nuages assombrissaient le ciel de plus en plus.

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MessageSujet: Re: L'Île des Sirènes~ Le chant des Sirènes   Mer 2 Mai - 23:56

→ Entrée des enfers


Enfin sorti ! Voila ce que furent les pensées de Mélisandre lorsqu’elle retrouva le ciel du monde réel. Respirant un bon coup, elle mit sa main en visière au dessus de ses yeux tellement le soleil les lui agressait. Lorsqu’elle fut habituée à la vive lumière, elle commença à avancer pour s’éloigner de la grotte dont elle venait de s’extraire pour avancer vers la civilisation qu’elle voyait au loin. Le paysage au alentour lui faisait terriblement penser à l’Italie mais était-ce seulement son imagination qui cherchait a la rassurer ? Elle n’y cru pas au début de peur d’être déçue. Continuant sa route vers le village elle se débarbouilla dans une rivière qu’elle longea pendant un moment. Arrivée en bordure, elle se mit à réfléchir. Que les gens penseront d’une jeune femme en armure d’écaille ? Mais si elle la retirait, elle se retrouverait nue et cette option n’était pas la meilleure non plus. Elle se décida donc de ne pas entrer dans le village et continuer sa route vers une ville plus grande ou elle chercherait une solution.

Attendant la soirée a la lisière d’une foret, elle fit ses ablutions dans une rivière. Sentir l’eau couler sur sa peau lui fit un bien immense et elle se sentait enfin revivre. Son armure était rétractée et se retrouvait nue a se balader dans la forêt. La nuit venue, elle se dirigea vers le village en espérant que l’obscurité cacherait sa nudité. Elle trouva près d’une maison des vêtements pendu, surement en train de sécher après un lavage. Le plus silencieusement possible elle s’approcha pour enfin attraper une robe de lin en train de sécher. Se dépêchant à l’enfiler elle senti le tissu encore humide sur sa peau. Ne supportant guère cette sensation, elle se servi du cosmos pour se réchauffer et faire sécher le tissu plus vite. En écoutant les bruits au alentour elle su très vite que personne ne l’avait remarquée et se décida donc de partir en direction de la forêt ou elle passerait la nuit.

Le lendemain, elle se réveilla entièrement courbaturée. Dormir sur un sol si dur n’étais pas des plus confortable mais il fallait faire avec ! Elle fini par se nettoyer le visage et se décida a partir d’ici pour, elle l’espérait, retrouver sa maison en Italie. Il lui fallut quelques jours pour atteindre une ville plus importante. La faim commençait à se faire sentir et elle savait qu’il lui faudrait se nourrir dans les prochains jours si elle ne voulait pas mourir de faim. Mélisandre alla donc en direction d’une maison en bordure, chez de simple paysan. Elle n’avait pas d’argent et avait peur qu’on la reconnaisse. Et puis… Elle n’était pas très propre, surtout avec ses cheveux qui n’était pas coiffés et cette robe qui était plus jaune que blanche, si elle se présentait ainsi a une personne de sa connaissance pour qui la prendrait-on ? Après avoir frappée a la porte elle fut heureuse d’entendre que la personne derrière la porte parlait italien, un soulagement, au moins elle n’aurait pas des milliers de kilomètres à parcourir pour retrouver son habitation ! Les gens était sans complexe et voyant la jeune femme dans un sale état, ils l’accueillirent chaleureusement et leurs offrirent le peu de nourriture qu’ils avaient. Enfin, ils lui proposèrent de dormir dans la grange a coté de la maison. Chose qu’elle ne refusa pas !

Elle passa enfin une bonne nuit et avait le ventre quelque peu rempli. Avant de partir, elle demanda sa route au couple qui l’avait accueillit et les remercia pour tout ce qu’ils avaient fait pour elle. Malheureusement elle n’avait rien à leur offrir en retour et s’en mordit la joue. Elle connaissait enfin le chemin a prendre ! Il lui faudrait surement des jours mais elle comptait bien voler un cheval ou deux !


Ah qu’il est bon d’être chez soi ! En voyant enfin les portes de son manoir, Mélisandre éclata de joie. Un grand sourire aux lèvres, elle accouru vers l’entrée. Elle ne sentait même plus ses pieds meurtri par le voyage qu’elle venait d’accomplir. Quand elle frappa, un majordome vint ouvrir. Ce dernier ne reconnu pas la courtisane au premier regard. Il lui fallut bien quelques seconde pour réaliser qu’il y avait la maitresse de maison face a lui.

    « M… Maitresse Mélisandre »
    « Orio… J’ai bien crue que vous ne me reconnaitriez pas ! »
    « Mais… Madame ! Avez-vous vu votre état ? La maison s’inquiétait a votre sujet vous étiez partie sans rien dire… »
    « Je sais, je sais… Bon et bien vas-tu me laissait rentrer ou laisser ta maitresse sur le palier de sa porte ? »
    « Si ma dame veut bien se permettre… »

Dans une courbette, le majordome ouvrit la porte pour que la courtisane entre. A l’intérieur, elle reconnu sa maison avec ces fleurs pour parfumer l’atmosphère et tout ces tableau acheté par son maitre ou offert a Mélisandre en remerciement de ses services. Elle était revenue, chez elle ! Mais pour combien de temps ? Un léger sourire aux lèvres, elle se tourna vers son majordome.

« Qu’il est bon d’être chez soi ! Mais hélas, je ne fait que passer. Des affaires urgentes m’attendent en Sicile. Je vais aller me laver ! Fait moi apporter de l’eau chaude dans ma chambre ! Aussi, il faudrait envoyer un message à Lirvono, j’ai besoin d’un bateau avec un équipage en direction du sud de la Sicile. Fait bien préciser que je paye grassement ! La moitié au départ et le reste au retour ! Bon… Je crois que c’est tout… Je pense repartir demain matin d’ici donc fait en sorte que le message parte au plus vite ! »
« Bien madame… Je m’occupe de tout. »
Après cela, Mélisandre se dépêcha de partir dans sa chambre pour retirer cette horrible robe de lin qui commençait a la gratter. Désormais nue, elle se promena dans sa chambre attendant que les serviteurs arrivent. Quelques temps après, des servantes l’appelèrent. Son bain était enfin prêt ! L’eau était chaude mais loin de lui bruler la peau. Cela la fit frissonner. Lorsque son corps fut enfin entièrement dans l’eau, elle se détendit. Pendant que les servantes s’affairaient à lui nettoyer le corps, elle profita de ce petit moment de bonheur en ne pensant plus a rien, sauf au bien que le procurait cette eau chaude.

Après avoir été entièrement lavée, Mélisandre se glissa dans sa couverture pour enfin se reposer dans un lit bien moelleux. La nuit fut bonne, pour une fois elle ne se réveilla pas pleine de courbature. Son corps était enfin en pleine forme. Ce matin la, elle s’attarda devant son armoire pour savoir quelle tenue elle allait mettre. Son choix se porta sur un cacaro de brocart aux dessins de fleurs printanières et d’un jupon d’une couleur orpiment. Même si elle se permettait de s’habiller joliment, elle mit un pantalon de cuir marron et une chemise en laine dans un sac. Il se pourrait qu’elle ait besoin de s’habiller de façon pratique ! Allant vers la porte d’entrée elle rencontra son majordome qui avait fait appeler une calèche pour son départ. Celui-ci lui annonça aussi que le message était bien parti et qu’il espérait qu’un navire serait a sa disposition a son arrivée. La courtisane remercia Orio et parti en direction de la calèche. Elle espérait que sa maison se tiendrait bien mais jusqu’ici les serviteurs avait été fidèle a son maitre, en espérant qu’il en soit de même avec elle.


Arrivée a la ville côtière, Mélisandre respira l’air marin qu’elle aimait tant. Quelqu’un avait attendu son arrivée pour lui annoncer qu’un navire était à quai et prêt a l’accueillir. Remerciant le messager, elle se dirigea donc vers le port. L’équipage du bateau n’avait pas l’air vraiment commode mais les marins étaient de grands superstitieux et accueillir une femme a bord n’était pas toujours bien vu. Le capitaine de bord se présenta sous le nom de Marcelo. Il n’avait pas l’air bien jeune mais au moins il connaissait son métier. Voyant ce dernier nerveux, elle se douta que celui-ci attendait l’argent ainsi que la direction. Regardant les autres marins, elle s’approcha du capitaine pour lui souffler des mots a l’oreille.

    « Je veux aller sur la cote des sirènes, si vous m’y accompagnez, je vous offre le double ce qu’y était prévu. »

Le capitaine fut stupéfait des paroles de la courtisane et se remit à réfléchir de plus belle. Mélisandre ouvrit le sac d’argent a l’homme pour qu’il voit qu’elle ne mentait guère. Tout l’argent y était, elle ne paierait pas en deux fois. De toute façon, elle ne comptait pas revenir aussi vite. Le capitaine lui répondit alors. Le marché était conclu mais ils ne s’approcheraient pas de la cote. Des marins l’y amèneraient en barque lorsqu’ils ne seraient plus très loin.

Le trajet se fit sans encombre. Même si les hommes n’arrêtaient pas de reluquer la jeune femme, celle-ci connaissait très bien cela et n’en fit rien. Elle supporterait jusqu’au bout. Au bout de quelques jours, des chants lointains se firent entendre. Alerté par celui-ci, Mélisandre regarda autour d’elle voir si l’un des marins avait entendu mais rien… A croire qu’ils ne l’entendaient pas. La destination n’était plus très loin et les marins commençaient a stresser. Ils avaient reconnu l’endroit et la peur commençait à tirailler leurs entrailles. Voir que des hommes qui avaient l’air si viril de l’extérieur avaient si peur fit sourire la marina à bord. Le chant se faisait très présent désormais et elle pouvait voir la cote. Le capitaine fit lâcher l’ancre pour stopper le bateau.

Des regards noirs se fixaient sur moi. Leurs stupides superstitions leur avait fait vu juste… Ou du moins, juste dans leurs superstitions ! Deux marins tirés a la courte paille qui s’était bouchés les oreilles avec du coton accompagnèrent Mélisandre sur la cote avec la barque. Lorsqu’ils l’eurent déposée, ils repartirent au plus vite sur le bateau de peur que des « sirènes » viennent les tuer. Lorsqu’ils furent hors de portée, la courtisane ne put s’empêcher de rire. Se ressaisissant, elle avança dans la direction du chant. Elle se demandait combien de temps le bateau resterait la avant de repartir. Le chant des sirènes l’amenèrent dans une crique a première vue invisible. Elle sentait différents cosmos venir de cette crique. Puis elle aperçue un temple. S’arrêtant un peu avant, elle se décida d’avancer et pénétra dans le temple d’où venait les cosmos.


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Satine


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MessageSujet: Re: L'Île des Sirènes~ Le chant des Sirènes   Ven 4 Mai - 21:43



    Cela allait beaucoup trop vite pour moi. Mais je restais attentive aux moindres détails, même ceux qui me semblaient les plus insignifiants. En réalité, maintenant que je repensais à tout cela, je commençais à faire quelques liens. Bien que quelques uns étaient, je le concède, totalement aberrants. Bref, une fois assurée que la Nymphe commençait à reprendre ses esprits en douceur, moi, je tâchais de projeter ma conscience au loin, comme Tristan me l'avait apprit dans l'une de ses leçons. Ô ! Je me demandais où il pouvait bien se trouver, celui-là. Car je croyais ma sœur, plus optimiste que moi de nature, quand elle m'assurait que le manant ne reposait pas aux fonds des eaux. Soit. Nous verrons bien !

    Quoiqu'il en soit, la Dame ne se réveillait toujours pas, j'effleurais donc de mon esprit, les différents cosmos. L'un s'en allant, un autre venant vers moi. Nullement hostile, je pus sentir une certaine sensualité se dégager de la personne qui se frayait un chemin vers les appartements de Steredenn. Me coiffant du tricorne de Porthos, affublée de ma précieuse Écaille, moi, la Sirène Maléfique, ressemblait davantage à un pirate, au capitaine de l'Esperanza. Que je fus jusqu'à cette nuit de tempête où les vents s'étaient levés. Inquisiteurs.
    Une colère sans pareille, je ne l'avais jamais appréhendé avec une telle force ! Et celle que je pressentais arriver sur nous, ne présageait rien de meilleur. Me saisissant d'une pomme rouge que je mordis à pleine dent, je fis signe à une suivante qui se trouvait non loin -son inquiétude se lisait sur son visage de porcelaine à des kilomètres ! Elle puait la peur, pauvresse.- d'ouvrir les portes. Je ne laissais pas le temps à notre invitée -car il s'agissait bien d'une femme au vue de ses formes plantureuses- de pénétrer dans le boudoir, non, je voulais tout d'abord m'assurer qu'aucuns dangers la Nymphe encourraient.

    Une vielle habitude tenace. Peut-être étais-je trop méfiante ? À qui la faute ! Quand elle fut suffisamment proche, je me signais d'une façon théâtrale qui ne me ressemblait pas ! Mais j'étais d'humeur taquine. À la manière des messieurs, je retirais le chapeau noir, dessinant devant moi un large demi cercle. D'une voix chantante, je me présentais à cette belle femme. Car, j'avais beau dire, elle avait une certaine allure ! Quelque chose de familier se dégageait d'elle sans que je ne sache dire quoi.

    «Bonjour gente demoiselle, bienvenue aux appartements de la Nymphe, gardienne de ces lieux. Dame Steredenn, je le crains, ne peux vous recevoir pour le moment. -une pause, durant laquelle je redressais tout à fait mon buste, passait une main dans ma chevelure carmine tout en observant avec intensité, la nouvelle venue- Je me présente, Mary Red, Générale de la Sirène Maléfique, en charge de la protection de la famille royale et de cette île. Et vous ? Qui êtes-vous, et qu'est-ce qui vous amène ici bas ?»

    Suite à ce discours pompeux et courtois, accentué par un sourire ironique, je refermais les portes derrières moi, invitant l'étrangère à me suivre. Mes yeux de jades étudièrent un temps, tandis que je continuais ma progression dans le Temple, l'architecture un rien Baroque sous certains aspects, le marbre blanc surtout me fascinait. En tout cas, je faisais mine de m'y intéresser pour mieux apprécier la présence de la femme. Le chant des sirènes emplissait les lieux, faisait longuement échos entre les colonnades surchargées de fioritures. Subitement, je déclarais.

    «Je sens que quelque chose se trame, mon petit doigt me dit... qu'une tempête va faire rage, en témoigne le timbre de la voix de mes consœurs. J'espère me tromper, mais par prudence, je préfère avoir auprès de moi, un très vieil ami. Vous ne m'en voudrez pas j'espère, mais cette précaution est à prendre. D'ailleurs, quoi que vous ayez à faire ici, je crains que ce ne soit compliqué. Nous verrons, gente dame.»

    Un nouveau rictus sarcastique. Pour mieux dissimuler le trouble qui me gagnait à mesure que mes pas me rapprochaient de mon but. Et il était là, agenouillé devant l'armure de l'éblanleur de la Terre : ce bon Old John !

    «Les hommes sur le pont ! Il nous faut hisser la grande voile matelot !» lançais-je à l'adresse du vieil homme prostré devant l'idole d'or. Je posais une main bienveillante sur l'épaule du cuisinier tout en me baissant à sa hauteur.

    Puis, me tournant vers la belle : «Je vous présente ce bon vieux John ! Un bon gars qui m'a caché bien des choses alors que j'étais encore capitaine sur mon navire. «Notre» navire...» me repris-je avec une pointe d'amertume dans la voix. Une ombre fugace passa devant mes yeux verts. Je songeais à ma sœur qui était trop loin de moi. Son absence commençait à me peser.

    «John ?»


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MessageSujet: Re: L'Île des Sirènes~ Le chant des Sirènes   Dim 6 Mai - 18:37




Le temple était des plus beaux qu’elle avait pu visiter jusqu'à aujourd’hui. L’architecture grecque était facilement reconnaissable grâce aux colonnades que l’ont y rencontrait. Mélisandre se demandait même si elle n’essaierait pas de faire construire quelques colonnades de tailles quoique moins imposantes dans sa demeure. Un sursaut la prit lorsque des portes s’ouvrirent. Se tournant vers cette nouvelle salle, elle vit que le temple était loin d’être abandonné. Des gens y étaient rassemblés. Ils avaient du prendre cela comme un refuge. Puis vint une femme qui se planta devant la courtisane. Le cosmos de cette dernière n’était pas du tout comme ceux qu’elle avait rencontrée jusqu’ici et elle sut qu’était devant elle une femme du peuple qu’elle venait de rejoindre. A voir ses vêtements, elle était une femme de la mer, enfin, qui vivait sur un bateau. Cette femme devait avoir fait quelque chose d’exceptionnel pour se faire respecter des marins. Enfin elle prit la parole après quelques manières. Surement était-ce fait dans le but de ce moquer d’elle, il lui était déjà arrivée plusieurs fois que des manants face des salutations très marquées pour se moquer des plus riches qu’eux. Enfin, là n’était pas le souci.

Dans un premier temps elle ne se présenta pas mais lui présenta les lieux comme étant les appartements d’une nymphe du nom de Steredenn. Une information qui était bon de savoir. Amphitrite devait se servir des nymphes pour communiquer avec ses « chevaliers » par le biais de celles-ci. Il lui faudrait donc en savoir plus sur ces fameuses nymphes dans un premier temps. Parfois le mal se trouvait à la source pour mieux se cacher ! Enfin la marina se redressa, surement pour s’imposer face à Mélisandre. Elle se présenta donc, Mary Red, un nom qu’elle n’avait nulle doute à affirmer qu’il venait d’Angleterre, tout du moins, de cette langue. Cette fameuse Mary donc se désigna comme la protectrice de la famille royale et des lieux. Puis arrivèrent les questions auxquelles elle s’attendait. Se demandant si elle devait cacher encore une fois son identité, elle se mit à réfléchir. Mais elle se présentait aujourd’hui dans ses atours habituels et puis elle n’était guère masquée.

Alors que Mélisandre s’apprêtait à parler, la femme aux cheveux carmin repris soudainement la parole pour lui soumettre ses inquiétudes. Lui laisserait-elle le temps de se présenter ? Elle lui apprit donc qu’elle voulait faire venir un de ses amis avec elles. Enfin, elles étaient juste a cotés puisqu’elle se mit à parler assez fort pour interpeler un homme agenouiller a quelques pas. Elle lui posa la main sur l’épaule et le présenta a la courtisane, il s’agissait d’ « Old John », un homme d’un certain âge. Même si elle n’avait que faire de cet homme pour le moment, elle nota dans son esprit ce nom qui pourrait toujours servir. Elle attendait surement à ce que l’homme parle mais Mélisandre se mit a parler cette fois ci. Ne laissant pas ce fameux John prendre la parole.
    « Hm… Si je puis me permettre, j’aimerais tout de même parler. Je me nomme Mélisandre Grido di Gioia, messagère de sa Majesté Impérial Amphitrite. Je me présente en ces lieux aujourd’hui dans le but de lui faire mon rapport. Je vous prierais donc de m’amener au plus vite auprès de Dame Steredenn qui je suppose pourra m’aider à contacter sa Majesté Imperial»

Mélisandre avait essayée de se faire courtoise mais elle était en même temps assez contrariée et quelque peu stréssée. Elle voulait juste faire son rapport et aussi faire par de ses impression a la déesse des sept mers mais aussi savoir ce qui aller lui arriver par la suite.


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MessageSujet: Re: L'Île des Sirènes~ Le chant des Sirènes   Ven 11 Mai - 23:00

    Le vieil ours leva un oeil quand il entendit le Général l'appeler derrière lui. Pensif, sa Déesse lui avait redonné un peu de courage en bourrant sa pipe de ce tabac venant des lointaines antilles. Il se retourna alors et vit une autre femme approchée derrière elle. Il posa alors sa jambe de bois sur un tabouret et la salua d'une bouffée de fumée cachant un sourire édenté. Sa main lardée de cicatrices caressait son perroquet au plumage vert et or quand il se décida à parler enfin.

      " Bien le bonjour ma bonne Dame, soyez le bien v'nu dans notre paradis. Vous voilà bien vêtu alors que la guerre est à nos portes mam'selle. Fin bon, rien à foutre moi, vous voulez savoir quoi mon Général ? Si Old John peut vous aider, pas de probleme, bah shuis là pour vous. Pour vous, dame italienne, je vous invite à faire vot'rapport à not'général, il sera vous répondre sans problème. Notre Nymphe veut être seule si le bon vieux cusinier que je suis a tout bien compris"

    Une bouffée de fumée terminait sa dernière phrase. L'odeur de tabac chaud lui nargua les narines qui gigotaient comme un rhume des foins. Son humeur maussade semblait s'évaporer et il se leva d'un air réfléchi. Il avait écouter les gardes pendant pres d'une heure et savait ce que la Dame lui ferait confiance pour les guider. Il s'arrêta soudainement en regardant un bas relief représentant Triton tenant entre ses mains la célèbre Conque. Une lueur d'intelligence brilla dans son regard et il se retourna vers les deux jeunes femmes pour leur parler.

    Il fit signe au Général de poser cette question qu'il attendait. Puis, son visage se rapprocha des yeux de la belle italienne. Ses yeux s'écarquillèrent de surprise quand il s'en rendit compte. Il s'asseyait en titubant à moitié et souffla dans sa pipe pour fixer encore et encore la jeune femme à la peau pâle.

      " Vous lui ressemblez tellement ma bonne dame.... Dieu que vous lui ressemblez à Maître Porthos..... dingue ça.... "


    Citation :
    HRP : petit post mais j'attends la question ^^

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Aurore


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MessageSujet: Re: L'Île des Sirènes~ Le chant des Sirènes   Sam 12 Mai - 0:24





Mélisandre observa mieux le vieil homme face à elle, ce que les marins pouvaient mal finir ! Celui-ci avec sa jambe de bois et ses dents en moi était loin d’y faire exception. Enfin, quand elle vit qu’il avait une pire à la bouche, elle sorti un éventail pour éventer la fumée se dirigeant vert elle. Le tabac était bien une odeur qu’elle ne supportait pas ! Surtout que celle-ci s’imprégnait aux vêtements et était horrible à faire partir, il fallait qu’elle les fasse laver plusieurs fois avant de retrouver des tissus n’ayant plus cette odeur. Quoi qu’il en soit, elle écouta attentivement que l’homme parle même si son langage n’étais pas des plus compréhensibles, il fallait l’admettre !

Il appelait ça un paradis ? Ce n’était pas vraiment l’idée que Mélisandre se faisait du paradis. Il lui proposa par la suite de faire son rapport au Général, mais pourquoi ? Cette dernière n’avait pas vraiment l’air de savoir qui elle était, le cuisinier non plus n’avait pas réagi a son nom donc il semblerait qu’Amphitrite ne leur ai pas parlé d’elle donc était elle vraiment au courant de ce qu’elle avait effectuée jusqu’ici. Elle ne le pensait pas vraiment ! A quoi bon faire un rapport a une personne qui vous posera encore plus de question. Non, c’était cette Nymphe qu’elle devait voir, elle devait bien connaitre un moyen de contacter la déesse !

Le vieux cuisinier eu enfin fini de parler en laissant sortir un énorme nuage de fumer, ce qui irrita un peu la courtisane mais elle devrait faire avec ! Quand celui-ci parti un peu plus loin, elle fit aller un peu plus vite son petit éventail pour éloigner le plus possible les mauvaises odeurs. Elle aussi observa le bas relief même si elle ne reconnaissait pas tout à fait la représentation mais reconnu une conque, son esprit chercha pendant quelques instant où elle avait entendu parler d’un tel instrument. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas fait appelle a ce genre de connaissances. Mais désormais il fallait qu’elle réétudie cette partie, les connaissances qu’elle pourrait retrouver au niveau de la mythologie grecque lui ferait du bien. Enfin, il s’agissait surement de Triton, l’un des dieux marins !

Après l’observation de l’œuvre, le vieil homme se retourna vers les deux femmes, une étrange lueur dans le regard. Il fit un signe au Général avant de s’attarder sur Mélisandre. Il finit par écarquiller les yeux avant de reculer de quelques pas. Son comportement perturbait la courtisane qui se demandait ce qu’elle devait faire. Enfin, il prit la parole pour dire qu’elle ressemblait à un fameux « maitre Porthos ». Qui était donc cet homme qui semblait lui être si semblable ? L’impatience commença vraiment a monter chez la courtisane.

    « Ecoutez, je ne sais guère qui est ce maitre Porthos, surtout ce qui vous perturbe dans le fait que je lui ressemble si fort mais je ne suis pas ici pour discuter de ça. Mon bon monsieur, j’ai des comptes à rendre à Sa Majesté Impériale Amphitrite et non a l’un de ses généraux, surtout que je ne pense pas avoir été annoncée donc je ne suis pas vraiment sûre que vous sachiez ce que je rapporte. Alors je vous en prie, faite passer le message a Dame Steredenn que je souhaite lui parler le plus rapidement possible. Si je ne puis lui parler alors j’attendrais de pouvoir voir Dame Amphitrite en personne. »


Ce qu’avait dit le vieil homme juste avant l’avait tout de même perturbée, il y avait bien des gens qui lui ressemblaient mais jamais personne n’avait réagis ainsi ! Si elle lui ressemblait autant c’est qu’il devait y avoir un lien, enfin, ce n’était pas la sa principale préoccupation et dès qu’elle aurait fait son rapport elle essaierait d’en savoir un peu plus pour dire d’assouvir sa curiosité. En attendant, elle observa les gens aux alentours ainsi que la pièce où elle se trouvait notant chaque élément dans sa mémoire, chaque visages, chaque sculptures et exerçant sa mémoire elle réussi à mettre un nom a tout les personnages des œuvres présente. Un sourire naquit sur son visage, au moins, elle pouvait faire confiance à sa mémoire !


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MessageSujet: Re: L'Île des Sirènes~ Le chant des Sirènes   Sam 12 Mai - 10:24


    Ce vieux pirate semblait quelque peu perdu dans ses propres songes. Je le voyais bien à sa mine, oui, je savais reconnaître les différents états d'esprit qui traversaient le faciès de mes hommes. Une pointe d'amertume s'insinua en moi à cette pensée. De mon équipage, il ne restait plus que Old John. Si la vie promettait de belles choses, à l'inverse elle pouvait aussi se montrer d'une ironie déconcertante. Je l'observais faire son petit manège. Notre nouvelle hôte n'appréciait visiblement pas l'odeur du vieux tabac. Je ne pus m'empêcher de rire en la voyant secouer son éventail pour renvoyer la fumée vers le cuisinier.

    Mon regard se perdit dans la contemplation de ce bas relief. Triton. Un petit sourire élargi la commissure de mes lèvres sanguines. Jusqu'à entendre les dernières paroles de l'homme au perroquet. Qu'avait-il dit ? Je croyais avoir mal entendu ! Mais non ! Dos à moi, je m'approchais du pirate. Puis, d'un geste doux et protecteur, je vins enlacer le cou du vieux bonhomme de façon à le soutenir. Un regard pour la jeune femme brune et je compris. «Il est vrai que la ressemblance est... frappante. John, j'ai moi-même rencontré ce personnage, et c'était à propos de lui que je voulais m'entretenir, et aussi au sujet d'un certain Philippe des cornes roides des Abysses que j'ai combattu avant que ce... Porthos ne fasse son apparition.»

    Ces paroles, je venais de les chuchotées au creux de son oreille. Plus haut, j'ajoutais à l'intention de Mélisandre : «Je pense que ce n'est pas la peine d'insister très chère. Quand j'ai quitté Dame Steredenn, elle semblait très affaiblit. Quant à joindre sa divine Majesté, cela me semble compromit aussi.»

    Cette femme paraissait très farouche, et nullement prompte à communiquer ses informations. Soit, je ne l'y obligerait pas, quelqu'un d'autre le ferait. Je n'avais pas de temps à perdre avec elle. Si elle ne désirait pas ce confier à un Général, tant pis. Par contre, je ne la laisserais pas perturber le repos de la Nymphe. Une menace planait toujours sur nous, et je préférais rester sur mes gardes. Car il se pourrait bien que cette femme soit une excellente comédienne et soit à la solde de ce... Ponthos ou pis. Si John était dans un pareil état, il y avait des raisons alors je ne mettais pas de côté mon hypothèse.

    «John -commençais-je à lui murmurer au creux de l'oreille- je compte bien te protéger toi et Dame Steredenn, si tu as quelques révélations à me faire, fait-le. J'ai comme qui dirait l'impression que tu me caches bien des choses encore. Je ne fais confiance qu'à toi. De plus tes connaissances sont précieuses, sur notre bateau déjà, j'ai pus constater que tu savais bon nombre de ces « légendes » il faut que tu m'en dise davantage. Car au fond, moi qui pensais te connaître.... je me suis visiblement totalement fourvoyée.»

    Quelque chose me fit tressaillir jusqu'aux tréfonds de mon âme. Comme un courant électrique, je sentis mon corps réagir à une chose encore invisible à mes autres sens. Mais le lien de sang s'exprimait. Ma sœur revenait vers moi. Je me détachais donc du vieux pirate pour faire volte-face et tourner mes yeux de jades vers l'entrée du Temple. Un peu soucieuse car je la sentais un peu tendue, je fis un pas en avant, finissant de faire dos aux deux protagonistes. Mon attention toute concentrée sur ma jumelle, je l'attendais franchir le seuil de cette immense battisse. La demeure des Sirènes.


[Désolée, post rapide, je ne veux bloquer personne ><]

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MessageSujet: Re: L'Île des Sirènes~ Le chant des Sirènes   Sam 12 Mai - 16:56

~> L'île de Circé


Les vents semblaient aller en notre faveur. Je pouvais l'entendre se glisser dans les voiles, faire claquer celles-ci avec force pour nous mener à bon port. Devais-je y voir une protection de Tristan? Cela ne m'étonnerait guère. Je pus entendre le fameux.

"- Terre droit devant!"

Le bateau et l'équipage, cadeau de mon Maître, étaient excellents. A mon humble avis, celui-ci avait du être formé à la rude. Pas un à mon arrivée n'avait contredit mes ordres et tout de suite, j'avais été "le Capitaine". Comme si ceux-ci savaient d'avance ce qui aller se passer après que le dernier propriétaire du vaisseau ait gagné l'île. L'île des Sirènes n'était qu'à quelques lieues de là, aussi j'ordonnais, une fois assez proche de celle-ci.

"- Jetez l'ancre! Et que l'on mette une chaloupe à la mer."

Ordre aussitôt lancé, aussitôt exécuté. Je perçus le son bien distinct de la coque de chaloupe entrant en collision avec la surface de l'eau. L'échelle lancée par dessus bord, je gagnais celle-ci pour rejoindre la petite coque en contrebas.

"- Je reviens dès que possible, cela ne devrait pas trop prendre de temps. Normalement." ajoutais-je plus pour moi-même que pour eux.

Je ramais aussi vite que possible, désireuse de retrouver rapidement celle pour qui je m'étais tant inquiétée. Je pouvais ressentir son cosmos, là bas. Après plusieurs minutes je gagnais enfin le rivage et sauter en bas de la chaloupe que je tirais sur le sable de la plage, avant de regarder un peu partout autour de moi. Je devinais le temple et pris la direction de ce dernier, saluant au passage les survivants qui s'arrêtaient sur mon passage.

Enfin vint le moment attendu. L'entrée du temple se tenait là, devant moi et c'est sans la moindre hésitation que je passais celle-ci pour rejoindre ma jumelle. Lorsque je la vis, les yeux rivés sur moi, dans cette attente similaire, je me précipitais vers elle pour l'enlacer, un soupir de soulagement s'échappant de mes lèvres.

"- Dieux que je suis soulagée de te voir en bonne santé ma chère Mary. Tu m'as tellement manqué." Lui dis-je, reculant légèrement pour la détailler de la tête aux pieds être certaine qu'elle ne souffrait d'aucun maux. Rassurée, je gardais sa main serrée dans la mienne, avant de porter mon attention sur Old John. "Vieux briscard, je suis heureuse de te revoir également" lançais-je à son attention avant de me pencher vers lui pour déposer un tendre baiser sur sa joue. "Figures-toi mon cher que nous allons fortement avoir grand besoin de toi et de tes histoires."

Alors je perçus la demoiselle qui se tenait non loin de toute cette scène. A la vue de son air pincé, et de la façon avec laquelle elle agitait son éventail, je me doutais qu'elle était incommodée par l'odeur de la pipe. Je dois avouer que je trouvais la situation comique. Après tout, qui pouvait bien se soucier de telles futilités en ces heures bien sombres? Vivement je vint chaparder la pipe de notre bon vieux cuisinier et la portait à mes lèvres pour en tirer une longue bouffée, qu'elle souffla en direction de celle qui semblait être sa consoeur.

"- Bien le bonjour à vous. Je suis Ann, Capitaine de la Sirène des Récifs, au service de sa Majesté Impériale, de retour de la mission qui me fut confiée par Dame Steredenn."

Je me reculais pour porter un regard d'ensemble sur le petit groupe et poursuivais à l'attention de tous.

"- J'ai eu la chance de rencontrer sur l'île de Circé le Grand Prêtre, ainsi que le Général du dragon des Mers, promut au titre de Général des Armées du Sanctuaire Sous Marin. A mon arrivée de violents combats faisaient rage, et nombre d'entre nous sont tombés. Nous avons été rejoint par Tristan, qui s'avère être le Général de l'Hippocampe. Je le savais bien qu'il ne pouvait être mort. D'ailleurs notre naufrage et notre séparation fut de son oeuvre ma chère soeur, mais il l'a fait pour le bien de tous. J'ai également appris ce que sont les présents qui nous ont été fait, mais celà, je te l'expliquerai plus tard. Tout ce que je puis te dire, c'est que cela à un rapport avec les Stella Rubius. J'ai également ordre de ramener tous guerriers de sa Majesté auprès du Grand Prêtre car il va avoir besoin de chacun de nous. Tristan et Haiken sont déjà en route pour Carthage."
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Aurore


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MessageSujet: Re: L'Île des Sirènes~ Le chant des Sirènes   Dim 13 Mai - 23:22





La générale présente n’avait pas envie que Mélisandre aille voir la nymphe qui lui permettrait de prendre contact avec Amphitrite, et bien tant pis, elle attendrait. Elle ne savait d’ailleurs pas vraiment quoi faire, se demandant si le bateau qui l’avait amené ici était toujours présent. Inspectant les œuvres elle reconnue des scènes liées au peuple des mers. Quand a un moment, elle senti un cosmos arriver. La courtisane vu d’ailleurs le pirate tressaillir a celui-ci. Surement une personne importante ou non pas puissante, mais forte car le cosmos qu’elle ressentait n’étais pas au dessus de la dénommée Mary.

Lorsque Mélisandre vu la femme arriver dans la salle, elle aurait eu nul doute d’affirmer qu’il s’agissait la de deux sœur jumelles ! D’ailleurs elle su très vite qu’elle avait raison. La jumelle se précipita donc dans les bras de sa sœur Mary, et bien, on pouvait dire qu’elles étaient très attachées ces femmes là. Ceci fit frissonner quelque peu la courtisane car cela lui rappela ce que pouvait engendrer l’attachement. Il faudrait faire attention a ces deux là, il ne manquerait plus qu’une meure ou soit capturer pour que l’autre devienne incontrôlable et face plus d’âneries que de bonnes choses. Enfin, elle laissa la femme saluer ses amis pendant qu’elle observait le décor.

La dernière arrivante remarqua enfin sa présence et se tourna face à elle. Avant cela elle avait prise la pipe du vieux cuisinier. Mélisandre avait en horreur cette odeur qui n’arrêtait pas de la faire tousser. D’ailleurs, la femme a la pipe eue la mauvaise idée de lui recracher de la fumée en plein dans le visage avant de se présenter. Elle se dénomma comme Ann, le capitaine de la sirène des récifs, elle aussi a service d’Amphitrite. Puis elle commença à dire qu’elle revenait d’une mission confiée par la nymphe, soit, c’était intéressant. Pendant qu’elle parlait, la courtisane se ventilait le visage pour éloigner la fumée. Quand elle eu fini de parler, Mélisandre pris la parole dans un dialogue ponctué de toussotements.

    « Je ne vous renvoie pas le bonjour ! –kof– Je suis Mélisandre, lieutenant du papillon des ombres et messagère de –kof– sa Majesté Impériale. Nous ne sommes surement pas du même monde, mais –kof– revoyez vos manières si vous souhaitez que je vous respecte. »

Enfin, elle la laissa s’éloigner pour qu’elle fasse une sorte de rapport que Mélisandre pris en note dans son esprit. Elle parla d’un grand prêtre puis d’un autre général. Ce fameux grand prêtre devait être quelqu’un d’assez puissant qui devait connaitre le moyen de contacter Amphitrite. Donc si elle n’arrivait pas à voir la nymphe, elle essaierait surement de le voir, il réussirait à la faire contacter la déesse, enfin, elle le pensait ! la dénommée Ann parla ensuite de Tristan, a voir comment elle en parlait, elles devaient le connaitre ! D’ailleurs il avait fait chavirer leur bateau « pour leur bien », enfin, on ne fait pas chavirer un bateau pour le bien ! Ce qui fit sourire un peu la courtisane. Par la suite elle parla de biens qu’elles avaient reçut, les « Stella Rubius » qu’était-ce donc ? Encore une question dont elle devrait trouver la réponse. Enfin elle fini par dire que le grand prêtre voulait voir tout les marinas ainsi que les deux généraux partaient a Carthage… Pourquoi Carthage ?

Mélisandre mit alors tout en ordre dans sa tête, en associant ce qu’elle pouvait et faisait un petit listing des questions à résoudre. Puis c’est en observant de nouveau le bas relief représentant Triton qu’elle eu une idée. Tout lui revenait en tête, la conque qu’avait ce dieu avait, a ce qu’elle se souvenait, le pouvoir de calmer ou de déchainer les eaux. Un pouvoir dont ils pourraient avoir besoin ! Après tout, si les dieux existaient vraiment, les artefacts qui leur étaient liés existaient surement ! Elle se tourna alors vers Mary et surtout le vieux cuisinier.

    « Vous m’avez l’air de bien vous y connaitre, en observant cette œuvre une question m’est venue à l’esprit. Est-ce que la conque de triton existe ? Les légendes parles d’une conque qui pourrait déchainer les eaux mais aussi de les calmer. Je pense qu’un tel artefact ne devrait pas trainer entre toutes les mains. Savez-vous où est-il ? D’ailleurs dans cette fameuse guerre, un tel objet serait vraiment utile. »

Puis elle se tue pour réfléchir de nouveau. La guerre, mais au fait quelle guerre ? Elle avait du passer le message a Perséphone comme quoi le peuple marin était en proie d’une guerre civile mais c’est tout, elle avait aussi aperçue cet homme masqué avant de se faire envoyer a Stockholm par Amphitrite. C’était tout ce qu’elle savait…

    « Et excusez moi, je suis liée à cette histoire depuis peu, mais vous pourriez m’en dire un peu plus sur cette guerre, qu’avez-vous appris jusqu’ici ? J’ai croisée un homme masqué devant qui j’ai vu Amphitrite tressaillir, s’agit-il de notre ennemi ? Je fus envoyée en enfers et je n’ai pu savoir ce qu’il se passait au sanctuaire. Pourriez-vous me mettre au gout du jour ? »


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MessageSujet: Re: L'Île des Sirènes~ Le chant des Sirènes   Lun 21 Mai - 12:15



    Quelques heures tout au plus nous avaient séparées Ann et moi. Pourtant, il me semblait que cela faisait des jours, des mois entiers que nous avions été contrainte une nouvelle fois, d'être loin l'une de l'autre. Chaque fois la séparation était un déchirement, nos retrouvailles, un soulagement. Un bonheur indescriptible. Je me sentais à nouveau complète. Avec affection, je la serrais tout contre moi, respirant à plein poumon, son parfum si apaisant et particulier. Même aveugle, il serait si facile pour moi de le reconnaître ! Mais comme ce serait dommage de ne plus pouvoir la contempler. Je gardais comme si il s'agissait du plus précieux des trésors, sa main entre les miennes, entortillant mes doigts autour des siens. Ce petit jeu dira un temps, jusqu'à ce qu'elle se recule et fasse une bien étrange annonce. En faite, elle faisait son rapport. Je n'en perdit pas une miette, les informations, s'entassant dans un recoin de ma tête lorsque soudain, un nom issu pour moi d’outre-tombe, résonna dans mon esprit.

    Tristan.

    Ainsi donc, ma sœur avait vu juste ? Il était vivant ? Et mieux encore, faisait parti de l'armée de Poséidon ? Quelle histoire ! Une sacrée ironie du Destin même. J'étais quelque part soulagée de le savoir en vie, vraiment heureuse même. Mon visage s'était illuminé d'un large sourire. Sauf que ce dernier fut très vite éclipsé par une ombre sournoise. Subitement dure et froide, je me détournais pour faire dos à l'assemblée. Pantoise et déconcertée, j’essayais de calmer la tempête qui commençait à surgir en moi. L'extériorisé à un pareil instant n'était point adéquat, surtout en tant que Général ! Je me devais d'être irréprochable dans mes agissements. Mes yeux se perdirent dans le vague tandis que je me remémorais cette tragique nuit où nous avions tout perdu. Ce vent colérique, ces vagues assassines... tout serait une mise en scène ?

    On venait de planter dans mes chairs, une lame bien froide, cruelle ! Un soupir franchit la barrière de mes lèvres à la fin de son discours. Un mot ne m'avait pas échappé, celui-ci étant lié à Philippe, l'homme que j'avais combattu sur la plage : Carthage...
    Oui, je commençais à entrevoir les liens.

    «Ma sœur, si ce Grand Prête désire nous voir et nous parler et bien soit, je lui ferais mon rapport. Je crois que nous nous embarquons dans une bien sombre histoire. Old John, tu viendras avec nous, je ne voudrais pas te laisser ici, tu nous es bien trop précieux. Tes connaissances peuvent nous être utiles. Aussi je vous propose tous d'aller sur l'île de Circé et de parler à ce... Prêtre.»

    Suite à mes paroles, l'autre jeune femme se tourna vers moi et le vieux cuisinier. Je l'écoutais attentivement, comprenant que elle aussi venait de mettre les pieds dans le plat si je puis dire ! Mais inconsciemment peut-être, elle venait de m'apprendre quelque chose, et cela aussi, je le conservait pour moi. À part ma sœur, je ne savais pas à qui me confier. Sans doute l'homme, ce Prêtre que ma chère Ann avait rencontré ? Nous verrons. Mais j'étais curieuse de voir ce qu'était exactement un Prêtre dans ce triste royaume en proie au trouble et aux intrigues. Sûrement pas un de ces hommes d'église avec qui j'ai pus parler ! Cette pensée me fit rire.

    «Disons chère Mélisandre que nous sommes à peu de chose prêt, dans la même situation ! Nous venons tout juste d'être promue dans l'armée de Dame Amphitrite et sommes récemment impliquées dans cette sombre affaire. Ce que nous savons doit être rapporté à cet homme que tu as rencontré Ann... aussi il serait peut-être temps de lever l'encre ?»

    Sur ces mots je replaçais ma cape immaculée attachée sur mon épaule avant de darder mes yeux verts sur John. Et lui qui était bien silencieux tout d'un coup, que pensait-il de tout ça ?

    «Je sais que tu voulais contacter Dame Amphitrite par le biais de Dame Steredenn mais j'ai bien peur que le temps joue contre nous. Aussi je te propose de nous suivre et faire ton rapport au Prêtre de Poséidon, lui pourrait t'aiguiller sans doute.»


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MessageSujet: Re: L'Île des Sirènes~ Le chant des Sirènes   Jeu 24 Mai - 20:58

Je m'amusais, follement. Je paraissais peut-être discourtoise aux yeux de ma consoeur, mais je n'en avais cure. Je laissais échapper une dernière bouffée en sa direction avant de rendre sa pipe au vieil homme que j'affectionnais, restant à ses côtés, le couvant d'un regard protecteur et aimant, ma main venant se poser sur son épaule avec affection.. Peu m'importait qu'il soit édenté ou encore unijambiste, Old John représentait à lui seul l'image du grand père que j'aurais aimé avoir.

"- Et bien ne me saluez pas si cela vous chante Mélisandre, cela ne m'empêchera pas de dormir. Quant à mes manières, il y a quelques années de ça, elles étaient parfaitement irréprochables. Mais la vie a fait que j'ai appris à les mettre de côté, et je ne m'en suis jamais aussi bien portée."

Lentement je me détournais du Papillon des Ombres pour porter toute mon attention sur celle qui j'aurais confié ma vie sans la moindre hésitation. Je pouvais ressentir le trouble qui
l'habitait, la colère qui menaçait de faire surface. Je comprenais que Mary était entrain d'imaginer toutes sortes de tortures à l'égard de Tristan, tout comme cela m'était arrivé à moi-même, il y a peu encore.

Aussi décidais-je de l'apaiser. Après tout si j'étais parvenue à lui accorder mon pardon, j'étais certaine que ma jumelle ferait de même. Lentement, je vins me placer derrière elle et c'est tendrement que mes bras vinrent l'enlacer, tandis que mon cosmos s'étendait en une vague calme et apaisante autour de nous deux. Par télépathie, je m'adressais à elle:

*Ma chère Mary calme toi je t'en prie. Je comprends parfaitement ton ire car moi-même je l'ai partagé. Mais regardes autour de toi, n'y avait-il pas urgence à nous révéler à nos véritables pouvoirs? Notre véritable nature? Notre Déesse a besoin de nous plus que jamais, et je pense que Tristan n'a pas eu d'autres choix pour nous mettre à l'épreuve. Comprends-tu? Ce n'est pas après lui qu'il faut déverser le courroux des Sirènes, mais après nos ennemis.*

J'espérais avoir trouvé les mots justes et la gardais ainsi contre moi jusqu'à ce que je sente qu'elle s'apaise. Déjà elle reprenait contenance, et prodiguait ses précieux conseils. A l'évocation d'Astre je ne pus qu'acquiescer. Il était temps pour nous de nous en retourner auprès de lui.

"-Nous ne pouvons nous permettre de nous attarder ici davantage. Notre Grand Prêtre a été très clair sur ce point, nous devons regagner l'île de Circé. Un navire nous attend pour nous y conduire."

Je lançais un regard entendu en direction de ma soeur bien-aimée ainsi que d'Old John, bien décidée à les escorter tout deux jusqu'à Astre, laissant toutefois le choix à la jeune femme qui se trouvait parmi nous de nous suivre si elle le désirait.

~> L'Ile de Circé
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