RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [BG Zobeida]

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Zobeida


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MessageSujet: [BG Zobeida]   Dim 15 Avr - 15:46

(Ce passage se situe juste après que Marie-Aïcha m'ait rendu visite dans mon pavillon, le lendemain pour être exact)

"- Tiens bien la tige... Aspire un bon coup, voila, parfait... N'avale pas, navale pas !... Recrache aussitôt... Paaaaarfait !... Tu vois, ce n'est pas si difficile que ça...

Marie-Aïcha me montrait comment fumer le narguilé. J'expulsais avec vigueur la fumée de ma bouche et l'air de la pièce s'emplit d'une douceur odeur de tabac et de pomme. La bourguignonne avait tenu parole : elle était revenue le lendemain de sa visite, accompagnée d'autres pensionnaires du harem.
Assises confortablement sur de gros coussins, nous formions un cercle autour d'une table basse emplie d'une corbeille de fruits, d'un plateau de sucreries et d'un service à thé. La vapeur qui se dégageait des tasses fumantes se mêlait à la fumée du narguilé qui ensuite s'échappait par une fenêtre grande ouverte.
Tandis qu'un esclave nous éventait, nous discutions de choses et d'autres, bavardions, rions, cancanions... Bref, ce que faisaient toutes les femmes quand elles se retrouvaient entre elles.

Je passai la tige du narguilé à ma voisine de gauche, Noura : une Noire à la peau aussi sombre que de l'ébène, tellement sombre que quand elle souriait, ce qui lui arrivait souvent, on voyait toutes ses dents blanches ; le plus remarquable était ses seins : ils étaient aussi gros que des pastèques et tressautaient à chacun de ses mouvements, comme animés d'une vie propre.
A ma droite se tenait Thaïs, une superbe grecque à la chevelure sombre et aux yeux bistrés, cernés de mauve, qui lui donnaient une apparence de songe ; elle parlait peu mais riait beaucoup, caressant les cheveux de Khatoun, une Tartare arrivée par la Route de la Soie : elle était de petite taille, avait une belle peau foncée, un visage en toupie et des yeux en amandes ; elle ressemblait à un chat et en avait même les manières : elle baillait comme eux, dégustait les sucreries et les sorbets en ronronnant de plaisir et se couchait en se roulant en boule, comme elle était en train de le faire en ce moment même sur les cuisses de Thaïs. Visiblement, cette dernière éprouvait pour elle une solide affection...

En face de moi, Pimiko affichait un air impassible : originaire de Cipango (1), elle était l'épouse d'un daimyo qui avait été envoyé en ambassade à Cathay (2) et qui avait tenu à ce que sa femme l'accompagne durant ce voyage. Malheureusement, leur navire subit une tempête aussi soudaine que violente et quand elle se fut calmée, ils s'aperçurent que le bateau avait dérivé d'une bonne centaine de lieues de leur destination ; comme il avait été fortement endommagé, ils durent accoster. C'est à ce moment là qu'ils furent attaqués par une bande de pillards ; le mari de Pimiko ainsi que ses samouraïs se défendirent vaillamment mais ils finirent par périr sous le nombre. La japonaise fut épargnée puis vendue comme esclave à un caravanier qui empruntait régulièrement la Route de la Soie. Une fois arrivé à Ispahan, il la vendit pour une coquette somme à Morayma qui l'intégra dans le harem de son maître...

Enfin, à côté de Marie-Aïcha, Giovanna pépiait comme un oiseau. C'était une italienne, née dans la cité de Venise et dont les cheveux blonds comme les blés renvoyaient la lumière du soleil ou des lampes à huile.

Toutes ces femmes, en arrivant dans le pavillon, m'avaient considéré avec curiosité, se demandant comment une gamine de même pas quinze ans avait pu à ce point ensorceler les sens du Shah, au point de lui faire oublier toutes les autres filles du sérail.
Puis nous avions commencé à goûter et rapidement la salle fut emplie de nos rires et de bruits de conversation, dont la teneur n'avait rien de philosophique :

- J'ai connu un homme de mon village qui avait un membre d'un pied et demi ! dit Noura d'une voix enthousiaste.
- Un pied et demi ?! Mais ce devait un monstre ! s'exclama Marie.
- Tout ne doit pas rentrer avec une taille pareille... dis-je d'un air pensif.
- Bien sûr que non ! Mais c'était quand même impressionnant à voir !
- Et les bourses étaient en proportion ? demanda Giovanna d'un air gourmand, enfournant une pâtisserie dans sa bouche, ce qui provoqua un éclat de rire général.
- Il devait avoir une sacrée tête de dragon... dit Pimiko, sortant de sa réserve habituelle. Quoi qu'il en soit, ce n'est pas la taille qui compte...

Et nous nous esclaffâmes de plus belle ! Le reste de l'après-midi se passa agréablement et quand vint le soir, elles prirent aimablement congé de moi, promettant de revenir le plus rapidement possible.
Je les regardai s'éloigner le sourire aux lèvres : cela faisait du bien de se retrouver entre filles pour parler de choses futiles..."

(1) Japon
(2) Chine


Dernière édition par Zobeida le Ven 9 Nov - 21:11, édité 1 fois
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Zobeida


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MessageSujet: Re: [BG Zobeida]   Dim 22 Avr - 15:56

(Ce passage se situe après la rencontre d'Akil et de Zobeida dans le Monde Invisible, la nuit suivante pour être exact)

"Cimeterre au poing, je me promenais dans les couloirs du palais royal, invisible aux yeux des rares serviteurs qui veillaient encore à cette heure de la nuit.
Je repensais à mon entrevue avec Akil : il avait une allure de vieux sage mais en même temps la folie pouvait se lire dans ses yeux ; il détenait bon nombre de connaissances, savait moult choses mais était atteint d'un immense orgueil. Drôle de personnage...
Et puis, comment savait-il que je ne courrais aucun risque à m'aventurer hors de mon corps, laissant ce dernier sans surveillance, ni protection ? Cet homme en savait beaucoup sur mon compte et je trouvais ça un peu dérangeant. M'avait-il espionné auparavant ? Et si oui, durant combien de temps ?

Je remis à plus tard toutes ces choses : Akil m'avait affirmé que nous nous reverrions un jour et je savais que ce n'était pas une promesse en l'air ; à ce moment là je tâcherais d'en savoir plus sur tout ceci. La question était de savoir quand ces retrouvailles auraient lieu...
Une porte attira mon attention. J'allais en tourner la poignée quand je me souvins que j'étais immatérielle : je passai à travers l'huis. La pièce où je me trouvais était une chambre meublée avec goût mais quelque peu austère. Un homme était étendu sur un lit, ronflant comme un soufflet de forge.
Je m'approchai et reconnus l'imam Abul Bakr ; une sphère de couleur rose flottait à quelques centimètres au-dessus de sa tête. J'avais compris que ces sphères colorées étaient les rêves qu'était en train de faire la personne ; la nuance de celui-ci m'intriguait et je me penchai sur le globe...

Rose la veste ouverte sur la poitrine, rose le pantalon bouffant, roses les babouches qu'il portait aux pieds, rose le turban qui couronnait sa tête. L'imam Abul Bakr, celui qui se prenait pour la droite terrible d'Allah, l'homme le plus puissant de Perse, après le shah, était vêtu de rose de la tête aux pieds !
Et ce n'était pas le plus amusant : au son d'une musique joyeuse jouée par de charmantes jeunes femmes, il avait entre les cuisses un cheval de bois et sautait à cloche-pieds sur une marelle !

Voyant tout cela de derrière une colonne où je m'étais cachée, je ne savais pas vraiment si la personne qui rêvait était capable de me voir mais je préférais être prudente, je pouffai de rire devant ce spectacle à la fois drôle et incongru : se pouvait-il que le sévère Abul Bakr soit au fond de lui-même un joyeux luron ?
La musique était entraînante et je ne pus résister à son appel : je sortis de ma cachette et je rejoignis l'imam qui me regarda d'un air égrillard, nullement étonné de ma venue, et me tendit une coupe de vin, qui était sortie de nulle part ; je bus le breuvage d'un seul trait et me joignis à lui, entrant dans la danse.
Les musiciennes s'étaient levées et, tout en continuant à jouer, se mirent à la queue leu leu. A la fin, nous formâmes une chenille dont la tête était Abul Bakr qui nous entraina dans les couloirs et les salles du palais...

Je me réveillais le sourire aux lèvres, me sentant un peu pompette..."
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MessageSujet: Re: [BG Zobeida]   Sam 21 Juil - 23:12

(Ce passage se situe durant l'une des escapades nocturnes de Zobeida, dans le Monde des Esprits)

"Entendant les bruits de pas de la garde, je me cachai derrière une colonne, espérant qu'ils ne me voient pas. Je me morigénai aussitôt car j'avais oublié qu'à leurs yeux j'étais invisible ou, pour être exact, c'était mon corps astral et non mon corps de chair qui arpentait les couloirs du palais royal. Mais bon voila, il était difficile de lutter contre certains réflexes, même quand on était une âme en maraude...
Je sortis donc de ma cachette, me mettant carrément devant les deux soldats. Ils avaient l'air redoutable avec leurs airs farouches et leurs cimeterres effilés et je n'aurais pas donné cher de ma peau si jamais j'avais été un intrus qui aurait eu la folie de s'introduire nuitamment dans la demeure du shah et qui aurait été surpris par une des patrouilles de nuit.

Tandis qu'ils passaient devant moi, je leur fis des grimaces mais aucun d'entre eux ne tourna la tête vers moi. Je continuai donc tranquillement ma promenade à travers les salles et les corridors.
Le palais était immense et il me faudrait encore pas mal d'escapades nocturnes pour le visiter entièrement. Il faut dire aussi que je ne sortais pas systématiquement en astral toutes les nuits : durant certaines d'entre elles, mon âme restait chevillée à mon enveloppe charnelle, comme si elle refusait délibérément de la quitter. En un sens cela ne me dérangeait pas car je m'étais aperçue que trop de "sorties" pouvait être sacrément fatigant.

J'arrivais devant une porte que je ne connaissais pas. Poussée par la curiosité, je la franchis, la traversant comme un fantôme.
J'entrai dans une chambre meublée avec goût, quoique un peu trop sobre pour moi, et entendit, venant du lit, la respiration calme et paisible d'une personne en train de dormir. M'approchant, je vis un homme qui devait avoir la quarantaine, solidement bâti, les cheveux courts et la barbe taillée en pointe. D'après les descriptions que l'on m'en avait fait, j'étais en présence du fameux général Kasim.
Une sphère rouge-sang flottait à quelques centimètres de son front. J'entrai dans le globe, c'est à dire dans le rêve qu'il était en train de faire.

Le soleil couchant dardait ses rayons sur l'immense étendue désertique. Le sable était rougi par le sang des milliers de cadavres qui le jonchaient. Les vautours commençaient déjà à dévorer les corps qui étaient encore chauds.
Je n'étais ni effrayée ni dégoûtée par cette vision, juste un peu amusée : il était normal qu'un militaire fit ce genre de rêve. Un mouvement sur ma droite me fit tourner la tête : le général Kasim était en train d'achever son dernier adversaire. Il était torse nu et son cimeterre était tout poisseux de sang, le sang de ses ennemis, de tous les hommes qu'il avait tué de ses propres mains, dans cette plaine désertique de son rêve.
A cet instant là, alors que la lumière du crépuscule baignait le paysage alentours d'une lumière écarlate, lui donnant ainsi un aspect irréel, cet homme me parut beau et sublime.

Il me vit et me fit signe de le rejoindre. Machinalement, j'obéis. Une fois à sa hauteur, il me toucha la main. L'instant d'après, je me retrouvai nue entre ses bras, ma tête collée contre sa poitrine couverte de sueur et de sang.
Il me coucha sur le sable, entre deux cadavres et me prit sur le champ, comme animé par un désir impérieux, par une soif qui demandait à être satisfaite séance tenante, comme si l'acte ne souffrait aucun retard. J'avais un corps fait pour l'amour et lui, taillé pour la guerre. Nous ne pouvions que nous entendre.
La présence des morts aux alentours ne nous dérangeait nullement : la Mort est sœur de l'Amour...

Un bref cri de plaisir me réveilla, résonnant faiblement dans l'atmosphère de ma chambre..."
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MessageSujet: Re: [BG Zobeida]   Mar 4 Déc - 21:16

"La nuit devait être belle dans le Monde des Hommes, mais dans le Monde des Esprits, cela n'avait pas vraiment une grande importance car qu'il fasse jour ou non...
Toujours sous forme spirituelle, j'arpentai les couloirs du palais. Je commençais vraiment à me faire à ce mode de déplacement : je ne sursautais plus ou n'avais plus le réflexe de me cacher quand se profilaient les silhouettes des gardes qui patrouillaient dans les corridors et les jardins de la demeure du Shah. Ces derniers ne pouvaient pas me voir et si, par extraordinaire, c'était le cas, ils auraient cru voir une ombre.

Au début de mes escapades je me contentais de rester à distance raisonnable du pavillon où mon corps de chair reposait mais maintenant je m'enhardissais, allant de plus en plus loin dans le palais. Ce qui me permit de me rendre compte à quel point ce dernier était immense. Une telle demeure était chargée de secrets et les murs, les colonnes, le sol même étaient imprégnés des évènements, lointains ou récents, qui s'y étaient déroulés.

Je me trouvai non loin des écuries quand j'aperçus, dans un coin de la cour un chat roulé en boule, dormant paisiblement. Ce n'était pas tellement la vision de ce petit félin en plein sommeil qui avait attiré mon attention - j'avais déjà vu des chats en train de dormir - mais plutôt le fait qu'un petit globe de lumière bleutée flottait au-dessus de son crâne, signe qu'il rêvait.
J'étais étonné car j'avais toujours pensé les animaux incapables de rêver ; par ailleurs ce n'était pas la première fois que j'en avais vu en train de dormir durant mon escapades astrales et je n'avais jamais observé ce phénomène auparavant. Soit ce matou était exceptionnel soit mes perceptions mystiques s'étaient accrues. J'optai pour la seconde hypothèse.
Je m'approchai de la sphère, jusqu'à la toucher.

Le soleil brillait, éclairant les rues d'Ispahan. Je me trouvais dans l'une d'entre elles, au beau milieu d'une foule en pleine crise de panique. Les hurlements étaient assourdissants et je me demandais quelle pouvait bien être la cause de cet effroi.
Je la compris quand je vis une ombre gigantesque passer devant l'astre du jour : le chat, ayant atteint des proportions titanesques, surplombait la ville, regardant ses habitants qui s'enfuyaient devant cette masse prodigieuse. Il n'y avait nulle férocité dans son expression, juste une sorte d'amusement teinté de curiosité.
"Pourquoi ont-ils peur de moi ?" semblaient dire ses grands yeux pleins de malice. Il bondit sur un vieillard qui boitait plus qu'il ne courait : il posa d'abord une patte sur lui et le malheureux essaya d'échapper au félin en poussant un cri d'effroi ; le chat le ballota de droite à gauche et de gauche à droite, appréciant tout particulièrement ce "jeu".
Il finit par s'en lasser au bout d'un moment et, d'un coup de griffe négligent, l'envoyant valdinguer dans les airs. Apercevant un minaret, il se mit debout sur ses pattes arrières et enserra avec celles de devant le bâtiment tandis que la flèche élégante était attaquée par ses crocs gigantesques...

Je décidai de m'enfuir car si jamais ce chat m'attrapait, je ne donnais pas cher de ma peau, même si ce n'était qu'un rêve. Au lieu de courir comme une dératée, je me concentrai, essayant de sortir du monde onirique du chat. C'était la première fois que j'essayais ce genre de choses et je ne savais même pas si cela était vraiment possible, l'autre solution étant d'attendre que le félin se réveille...
Le paysage aux alentours devint flou et les cris devinrent une rumeur. Finalement, je me retrouvai dans mon lit, baignée de sueur.

- Quelle frousse j'ai eu !..."
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