RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 L'ombre d'une étoile [Aukoti/Callan]

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Moïra


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MessageSujet: L'ombre d'une étoile [Aukoti/Callan]   Dim 13 Mai - 20:18


[Asgard - Quelques mois plus tôt]
    La nuit était déjà tombée sur le Palais d'Odin. Étirant son manteau d'étoiles, le ciel nocturne avait enveloppé l'immensité gelée d'Asgard, la plongeant dans un silence apaisant. Exempt de nuages pour les masques, la lune et les étoiles déversaient avec générosité leur éclat d'argent sur la neige qui couvrait le sol de la terre du nord. Seules les quelques lumières qui s'échappaient des petites fenêtres des chaumières de la villes, alimentées par les deux mourant dans les cheminées, venaient faire concurrence aux astres de la nuit.
    En cette heure avancée, les Asgardiens dormaient, pour la plupart, à poing fermés. Les rares mortels luttant encore contre les assauts du sommeil devaient bien se compter sur les doigts des deux mains. Parmi eux, signalé par une lumière vive et isolée au coin de la haute masse sombre de la citadelle, un homme ignorait sans mal les affres dus à un manque de sommeil pour se plonger inlassablement dans l'amer réconfort procuré par l'inépuisable flot des pages de tournant au fil de ses lectures. Retiré depuis déjà de nombreuses heures dans la bibliothèque du Palais, enchainant ouvrage sur ouvrage sans lassitude ni fatigue, le nouvellement nommé Guerrier Divin d'Alpha se perdait dans la lecture des raretés que recelait ce lieu d'érudition.

    Combien de temps s'était écoulé depuis qu'il avait été accepté par son armure? Une semaine? Deux? Malgré le tournant que cet évènement avait signifié dans son existence, Aukoti avait perdu la mesure du temps qui s'était écoulé depuis. Après avoir argumenté avec son géniteur et renvoyé celui-ci lors d'une scène qui resterait gravée dans sa mémoire longtemps encore, l'Alpha s'était perdu dans une monotonie qui ne lui convenait guère. Il avait espéré donné un sens à son existence blasphématoire en ce mettant au service d'Odin, mais depuis ses journées s'étaient résumé à ses entrainements quotidiens et ses longues plongées dans les méandres du sommeil. Comme à son habitude, il avait veillé à maintenir une prudente distance entre lui et les autres habitants du château, où il conservait ses appartements d'invité à défaut d'avoir un autre endroit où loger. Depuis la cérémonie de son entrée dans le cercle des Guerriers Divins, les autres GodWarriors étaient repartis sur leurs territoires, et les rares qui étaient demeuré non loin du Palais n'avaient pu l'approcher de prêt ou de loin, tant Aukoti évitait soigneusement tout contact qu'il jugeait superflus. Les seuls qui avaient pu échanger quelques mots avec lui étaient les serviteurs qu'il apostrophait au détour d'un couloir pour leur poser des questions usuelles. Déjà, l'Alpha sentait qu'on chuchotait dans son dos, mais cela ne le dérangeait guère.

    Le seul évènement notable pour le Guerrier de Fafnir avait été la découverte de la bibliothèque du Palais. Lui qui avait toujours excellé dans l'étude théorique et qui avait toujours voué aux livres un intérêt toujours grandissant, il avait trouvé entre ces hautes étagères croulant sous les ouvrages reliés un sanctuaire paisible où passer son temps libre. C'était ainsi qu'il s'était retrouvé à une heure aussi tardive à feuilleter les pages d'un vieux livre poussiéreux qui devait bien être aussi vieux que le Palais lui-même. Tournant les pages avec délicatesse, cela faisait désormais plusieurs heures qu'Aukoti s'évertuait à déchiffrer les runes qui parcouraient les pages de cet ancien recueil écrit en langue ancienne. La traduction lui avait pris bien plus de temps qu'il n'avait envisagé, et c'était presque sans s'en apercevoir qu'il avait veillé une bonne partie de la nuit.

    L'aube était encore loin, mais l'Alpha n'avait pas l'intention de patienter encore pour la voir poindre à l'horizon. Alors qu'un souffle de vent s’engouffrait par une fenêtre qu'il avait ouvert, Aukoti prit la décision d'arrêter là son étude et referma doucement le livre couvert d'enluminures. Regardant autour de lui d'un air affable, il se leva sans le moindre bruit et entrepris d'éteindre une à une les bougies dont il s'était servi pour éclairer ses lectures. Passant au bord d'une porte vitrée donnant sur un long balcon qui entourait toute l'aile du Palais où il se trouvait actuellement, le jeune Deivams eut une hésitation. Un appel silencieux du paysage au-delà du verre l'attirait inexorablement et finit par amener la main du Guerrier sur la poignée de la porte. L'ouvrant et s'avançant dans le froid glacial de la nuit, le jeune homme réprima un frisson sans que son faciès neutre n'en fut le moins du monde affecté et alla s'appuyer contre la rambarde du balcon. Perdant son regard sur le relief sombre d'Asgard qu'il dominait depuis les hauteur du Palais, Fafnir se plongea dans une contemplation silencieuse de l'immensité des terres qu'il avait fait serment de protéger. Pour lui qui était issu d'une famille dont les terres se situaient sur les territoires frontaliers d'Asgard, il n'y avait pourtant aucun lien, aucune attache qui le retenait en ces lieux. Comment pourrait-il en être autrement? Malgré son statut de protecteur, il était au fond avant tout une menace pour le peuple d'Asgard, comme il l'avait prouvé par ses actes passés.

    Alors que ses doigts se serraient sur le bord du balcon, Aukoti finit par sentir une présence toute proche de lui qu'il n'avait pas remarqué. D'ordinaire alerte et prudent, le jeune homme n'avait pas pour habitude de se laisser surprendre. Aussi, lorsqu'il entendit une respiration à seulement quelques mètres de lui, l'Alpha eut un mouvement de recul assez violent, bien qu'aucune panique ne puisse se lire sur son visage. Depuis combien de temps cette personne se trouvait-elle ici? Venait-elle de le rejoindre, ou avait-il manqué de la remarquer dès le début? Le Guerrier Divin eut à peine le temps de se poser la question qu'il reconnaissait la silhouette de celle qui lui faisait face et perdait par la même toute hostilité envers la personne qu'il avait en face de lui.

      « Grande Prêtresse... Pardonnez-moi de vous avoir dérangé. Je ne vous avais pas vu. Je vais me retirer immédiatement. »

    En prononçant ses paroles, Aukoti avait posé genoux à terre et avait baissé la tête avec déférence. La position de la Prêtresse était, pour bien habitants des terres du Nord, identique à celle d'un régent en l'absence des divinités tutélaires de ces contrées. Par cette simple position, elle se situait bien au-dessus de lui dans la hiérarchie d'Asgard, et par conséquent le jeune Guerrier Divin en concluait qu'il devait se comporter avec elle comme il avait vu les vassaux de son père se comporter avec ce dernier : en lui obéissant aveuglément et en se soumettant à sa volonté. Personnellement, il ne l'avait rencontré que lorsqu'il avait reçu son armure, et ne l'avait depuis qu'entraperçu dans les couloirs du Palais. Il ignorait tout d'elle, hormis le fait que son père avait, à l'origine, l'intention de le forcer à se rapprocher d'elle de manière plus intime, et à vrai dire n'éprouvait pas le besoin de faire plus ample connaissance. Elle ordonnait, et il exécutait. Telle était sa tâche à Asgard. Il n'y avait nul besoin de s'étendre d'avantage, le moindre rapprochement avec sa personne comportant un risque pour tous deux.
    Déjà, Aukoti avait commencé à se redresser pour reculer vers la porte par où il était sorti.
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Callan


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MessageSujet: Re: L'ombre d'une étoile [Aukoti/Callan]   Lun 14 Mai - 22:56




Spoiler:
 

Encore et toujours ce même rêve. Elle ne cessait de voir dans ce voyage onirique encore et toujours le même homme, à la stature élégante, duquel émanait un certain charisme. Certes bel homme, le regard de ce dernier était intense et pourtant si doux lorsqu'il se posait sur elle. Bien qu'il ne dégageait qu'amour à son encontre, il y avait quelques chose qui la dérangeait. D'où prouvait bien lui venir cette sensation de familiarité, alors que de sa vie, jamais, elle ne l'avait vu.

Le sommeil ayant décidé de la fuir, la Demoiselle laissa échapper un petit soupir navré avant de se redresser sur son séant, son faciès se tournant en direction de la fenêtre. Au loin, l'aurore commençait à poindre, mais malgré tout, les cieux restaient sertis de leurs précieux diamants. L'astre diurne brillait encore, irradiant les landes de ses rayons d'argent qui se reflétaient sur l'étendue de poudreuse. Là parmi les étoiles, se détachait encore nettement la constellation de la Grande Ourse. Quittant la chaleur de son lit, l'Asgardienne posa ses pieds nus à terre. Le contact froid du sol lui arracha un petit frisson, tandis qu'elle se dépêchait de rejoindre la cheminée pour attiser les dernières flammes en y ajoutant une bûche, afin d'attiser les flammes qui menaçaient de s'éteindre.

Plusieurs minutes s'écoulèrent avant qu'elle ne sorte de la pièce, fraîche et dispose. Nul vêtement d'apparat pour d'atours pour marquer sa condition, pas même une robe. En ce matin, elle avait opté pour des vêtements masculins. Les couloirs du Palais étaient déserts, mais elle savait qu'elle n'était pas seule. Elle esquissa un sourire à la vue de quatre paires d'yeux rivés sur elle. Ses gardiens et protecteurs se tenaient là, deux d'entre eux étendus à terre, les deux autres quant à eux étaient perchés sur le rebord d'une fenêtre. Nul garde pour veiller sur sa porte. Après tout, pourquoi monopoliser des hommes alors qu'elle n'en avait nullement besoin, puisqu'elle disposait déjà de sa petite garde personnelle.

Un croassement se fit entendre, suivit de battements d'ailes. Les deux ombres avaient quitté la fenêtre pour venir se poser, chacun d'eux, sur ses épaules.

"- Hugin, Munin, je vous souhaite bien le bonjour." lance-t-elle à l'adresse de ses deux compères en laissant ses doigts caresser le sombre plumage des oiseaux, avant que deux grognements de soient émis à leur tour, tandis que les deux animaux aux yeux dorés, qui jusque là étaient restés couchés, se relevaient, dévoilant toute leur formidable carrure avant de venir près d'elle."Ne pensez pas que je vous ai oublié Freki et Geri. Allons-y il est temps pour nous d'aller accomplir notre tache."

La tache en question, la jeune femme la répétait chaque jour depuis de nombreux mois, inlassablement, avec toujours la même ferveur: protéger Asgard et le Monde au nom du puissant Odin. Ainsi, celle qui s'enfonçait dans les ténèbres du vaste couloir n'était autre que la Prêtresse des Royaumes du Nord: Callan de Polaris. On pouvait mieux comprendre, à présent, la présence des familiers du Père des Dieux du Panthéon Nordique aux côtés de l'asine.

Toutefois, elle qui pensait être la seule debout à cette heure matinale, se rendit compte rapidement qu'elle était dans le faux. Passant près d'une fenêtre menant à un balcon, elle put alors constater la présence d'une autre personne, visiblement perdue dans ses pensées et dans la contemplation du paysage. La carrure lui était familière et elle n'eut aucun mal à reconnaître l'Alpha. Aukoti Deivams. Bien qu'elle n'ait guère eu trop l'occasion de le rencontrer depuis son arrivée il y a peu au Palais, elle avait eu vent des bruits de couloir qui qualifiaient l'homme de taciturne. Pour autant, elle n'accordait que très peu de cas aux rumeurs, préférant se fier à son propre instinct et celui-ci lui disait qu'elle pouvait se fier à lui.

Décidée à en apprendre un peu plus sur lui, la Prêtresse s'avança, faisant signe à ses quatre comparses de rester là. Lorsqu'il perçut sa présence, elle put constater son mouvement de recul, avant qu'il ne reprenne contenance pour s'incliner face à elle. Callan avait toujours détesté les règles protocolaires, tout au moins celle-ci. Le vent jouait avec sa chevelure à la couleur de l'or en fusion et son regard émeraude restait fixé sur le lointain. Derrière elle, elle pouvait entendre les pas de l'homme qui se retirait.

"- Vous pouvez tout aussi bien rester, je n'y verrai nulle offense. Au contraire, c'est en agissant de la sorte que vous m'offensez."

Lentement, elle se détourna pour lui faire face, ses lèvres s'étirant en un fin sourire qu'elle voulait rassurant et aimable. Elle avait l'impression d'avoir face à un elle un animal sauvage, craintif, et selon toutes vraisemblances épuisé.

"- Vous m'avez l'air épuisé. N'avez-vous point fermé l'oeil de la nuit? Serait-ce les précieux recueils de la Bibliothèque de Palais qui vous ont tenu en éveil?" demanda-t-elle avec une pointe d'amusement dans la voix avant de reprendre son sérieux. "Cela me plairait beaucoup si nous pouvions deviser vous et moi pendant quelques minutes. Nous n'avons que très peu eut l'occasion de nous rencontrer depuis votre arrivée ici. C'est à l'homme que je formule cette requête, nullement au guerrier. Si vous êtes trop fatigué, je comprendrais, et dans ce cas, peut-être pourrions nous remettre à plus tard cet entretien? "

Elle n'imposait nullement, demandait simplement, et guettait la réponse de l'homme qui aurait pu être son fiancé à l'heure actuelle si elle avait accepté à l'époque la proposition du père de son vis à vis.

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Moïra


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MessageSujet: Re: L'ombre d'une étoile [Aukoti/Callan]   Sam 21 Juil - 18:23

    L’Alpha n’était pas du genre à se laisser surprendre. Son esprit demeurant de loin la plus affutée de ses armes, il était fort rare de le voir perdre contenance ou laisser paraitre la moindre trace d’hésitation. Pourtant, c’était là la deuxième fois qu’Aukoti était ainsi désarmé par la Prêtresse d’Asgard, sans que celle-ci n’agisse pourtant dans ce sens de manière manifeste. Etait-ce la fatigue du Guerrier Divin qui, à défaut de pouvoir s’exprimer à travers son physique, prenait le pas en émoussant ses sens? Ou bien la dame Callan de Polaris était-elle la source de cet étrange trouble?
    Incapable de trouver une réponse satisfaisante, Aukoti restait figé entre deux postures, interrompu dans sa marche arrière par les paroles de celle à qui il avait juré fidélité. Offenser cette dernière n’était nullement son intention. Au contraire, il avait pensé qu’il serait plus prudent d’éviter toute rencontre prolongée, pour l’un comme pour l’autre. L’Alpha n’avait encore jamais été confronté à un Cosmos d’origine divine ou s’approchant, et la réaction de son propre Cosmos face à une telle présence l’inquiétait, si ce n’était plus… Comment pouvait-il rester aux côtés de la dame du Nord, si sa simple présence risquait de faire de lui l’épicentre d’un cataclysme où seuls destruction et souffrances demeuraient? Et, paradoxalement, comment pouvait-il espérer être à son service sans demeurer auprès d’elle?

    Cette hésitation demeura dans les recoins de son esprit alors que le jeune héritier de la famille Deivams s’avançait de nouveau de quelques pas, reprenant la position qu’il avait occupé un peu plus tôt, le visage baissé et le bras placé en porte-manteau, à la manière d’un majordome devant son maitre. Dans l’indécision de sa pensée, son corps avait obéis instinctivement à la demande implicite de la Prêtresse. Pour les pantins habitués à répondre aux demandes de ceux qui agitaient leurs ficelles, les vieilles habitudes avaient la peau bien dure… Bien que cette fois-ci, le sourire de la marionnettiste fut bien plus sincère.
    Veillant à demeurer impassible face à Callan, Aukoti écouta ses paroles avec un air distant. Son masque de cire figé dans un air neutre, par deux fois mis à bas par la surprise et le doute, se durcit d’avantage en réalisant que les yeux d’émeraude de la Prêtresse avaient percé à jour sa fatigue, une faiblesse qu’il aurait pourtant dû cacher à la vue de tous. Le regard doré du jeune Guerrier d’Odin remontèrent un instant du sol où ils s’étaient figés, observant son interlocutrice en considérant sa dernière demande. Après avoir pesé le pour et le contre durant quelques courtes secondes, une ombre de sourire passa sur le visage de l’Alpha, avant que celui-ci ne livre la réponse qu’il devait à la Dame d’Asgard.

      « Vous avez vu juste. J’ai effectivement passé une bonne partie de la soirée à veiller sur l’étude des ouvrages de cette bibliothèque. Je ferais cependant un bien piètre Guerrier Divin si une simple nuit blanche suffisait à me vider de mes forces. Si vous vous sentez d’humeur à converser avec l'homme qui subsiste une fois l’armure du Guerrier mise à l’écart, je suis à votre disposition. »

    Aukoti avait décidé de se prendre au jeu du risque. Après tout, c’était en espérant changer sa condition qu’il avait rejoint les rangs des serviteurs du Dieu Borgne, mais à quoi bon, si ce n’était que pour s’enfermer dans les mêmes mécanismes de prudence et de distance que pas le passé? Cette rencontre était plutôt une occasion, une expérience inattendue qui se présentait à lui et qui ne demandait qu’à être saisie. Le jeune homme allait-il s’affranchir de sa malédiction solitaire, ou bien y plonger d’avantage? Il lui tardait d’en connaitre la réponse.

    Alors que le vent continuait à souffler doucement sa brise glaciale sur les balcons du Palais, le vêtement sombre de l’Alpha s’agita, lui rappelant que les lieux ne convenaient guère à la conversation avec une dame, en particulier sous les rayons encore faibles de l’astre matinal. Dame Callan avait beau être vêtue comme un homme –ce qui l’avait, de prime abord, intrigué-, sa tenue n’était guère plus chaude que ses robes cérémonielles, et il valait mieux la conduire en un lieu plus adapté. Se dirigeant vers la porte donnant sur les rayons de la bibliothèque, où quelques lueurs issues des bougies qu’il n’avait pas encore éteintes subsistaient, il l’ouvrit d’une main avant de s’écarter pour inviter d’un geste la Prêtresse à s’avancer devant lui. Derrière cette marque de galanterie se cachait également la recherche d’une occasion de placer une question, prémices à la conversation que la jeune femme cherchait à entretenir avec Aukoti.

      « Si je ne m’abuse, vos serviteurs et les autres Guerriers ont déjà dus vous fournir de nombreuses informations me concernant avant que je ne sois nommé Alpha. Que voudriez-vous apprendre de plus que vous ne savez déjà? »

    Le regard du Guerrier Divin se fit insistant, sans pour autant faire preuve d’une curiosité trop mal placée. En effet, il ne souhaitait pas s’engager plus que de raison sur la pente glissante que devait être sa réputation au sein du Palais et d’Asgard en général. Avant de savoir comment se comporter envers Callan, il espérait néanmoins pouvoir connaitre quelles étranges rumeurs avaient pu atteindre les oreilles de la Grande Prêtresse. Que savait-on sur lui? Que pensait-on de lui? Tant de questions qu’Aukoti ne se posait guère d’ordinaire, et qui pourtant commençaient ce matin-là à effleurer son esprit… Bien qu’au bout du compte les désastres de son passé ne laissaient alors pas grande place au doute les concernant.
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