RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Prusse] Après la Folie

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Saikhan


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MessageSujet: [Prusse] Après la Folie   Dim 3 Juin - 9:05

Arrow ~ Le Giudecca

Folie.

Celle-ci avait tout emporté dans son monde de déraison, emportant dans son sillage la Sagesse de celle qu’ils protégeaient de leur vie. L’incompréhension vrillait son cœur, l’entrainant dans les méandres du doute et de la crainte. Il n’avait pas réagit lorsque la divine guerrière s’en était prise au cancer. Si rapide, si prompte à verser le sang, elle qui pourtant apportait la paix dans le monde, elle n’avait pas hésitée à attaquer son frère d’arme et lui était demeuré figé face à cette démence véhémente qui avait finit par l’atteindre. La poigne de fer d’Athéna avait marquée sa gorge, brutalement, appuyant sans hésitation sur la trachée de celui qui avait voué sa vie à la protéger.
Il ne voyait plus qu’elle. Plus que le visage déformé par la folie de celle pour qui il était prêt à mourir de sa Déesse…Pourtant ce ne fut pas son nom qui lui vint en premier lieu à l’esprit alors que la chevelure vermeille de la vierge se faisait bannière de flamme, sa gorge parvenant difficilement à laisser passer deux syllabes se perdant entre les éclairs divins. Douloureusement. Un essai infructueux.

« Ma…shia. »


Tout c’était passé si vite. Il n’était pas parvenu à se dégager en réalité trop choqué pour y parvenir, pétrifié par cette situation incongrue et par autre chose, propre à son cœur. Il ne pouvait pas s’attaquer à elle. Pas ainsi. Pas comme ça. Jamais. La douleur masquait tout emportant son esprit. Il perdait pied.

Des paroles confuses d’une voix reconnue parvinrent jusqu’à ses oreilles puis l’univers s’écroula dans un maelstrom apocalyptique.

Mais qu’importait. Il ne pouvait pas plus souffrir. Un cauchemar éveillé qui le tourmenta durant cette inconscience infime qui l’emporta au loin de cette scène dans lequel il n’avait été qu’un acteur passif. Brutalement, son corps malmené rencontra un sol dur sur lequel bruissèrent des feuilles ou autre chose tapissant la terre d’un tapi végétal. Un gémissement rauque passa la barrière de ses lèvres, alors que le choc lui faisait perdre le peu de souffle qui lui restait. Il toussa violement, sentant encore sous sa gorge la poigne de sa déesse tutélaire qui l’avait privé d’oxygène.

Si difficile.

Son esprit vacillait alors qu’il s’accrochait à la réalité, les sons lui parvenant difficilement tant son cœur battant frénétiquement les occultaient. Les yeux clos, sa toux sembla incapable de cesser alors qu’il tentait maladroitement de se redresser, son corps criant face à cet affront, la douleur se répandant dans son être. Mais qu’importait. L’air parvint à s’insinuer dans ses poumons, douloureusement, alors que devant ses paupières closes passaient la même scène, encore et encore, ce même visage déformé par la démence de celle qu’il devait protéger. Le temps s'écoula et lui demeurait sourd à son défilement, reprenant lentement pied, reprenant souffle et force, demeurant hanté.

Ce fut comme un pantin que le chevalier parcourut de son regard confus les alentours.

Des arbres s’élançant vers le ciel, vert et vigoureux, de l’herbe tendre et si il tendait l’oreille il pourrait même entendre le bruissement de l’eau qui s’écoule. Mais la seule chose qui s’inscrivit dans son esprit était que sa Déesse n’était pas là, elle aussi. Ni aucun autre de ses compagnons. Ni Zeus. Rien.
Un tremblement parcourut son corps alors qu’il se plaçait en position assise. En réalité, ses membres n’arrêtaient pas de trembler de manière incontrôlable. Il observa un instant cette main parcourut de frisson avant qu’il ne referme le poing avec fermeté. Il devait…Il devait faire quelque chose. Retrouver Athéna. Ses compagnons.

« Que c’est il passé… ? » souffla t’il pour lui-même alors que ses doigts rejoignait sa gorge sur laquelle s’étendait les marques de l’étau de sa divinité. Rouge, il ressentait encore sa pression. Il ferma les yeux et dans son esprit s’inscrivit le visage de la divinité folle. « Mashia…Déesse... »

Le lotus n’était plus. Ce dernier lien si ténu avec sa chère amie. Disparu. Emporté par la folie. Il devait la retrouver, l'aider, savoir si ses compagnons allaient bien, comprendre ce qu'il s'était passé...Il était sur terre, nul doute là dessus mais comment ? Son pauvre esprit avait toutes les peines du monde à rassembler les morceaux, son cœur hanté par ce regard pers si différent de celui qu'il avait toujours connu. Ce n'était pas elle. Comment la Sagesse avait elle put sombrer ainsi ?

Il ignorait où il se trouvait mais il savait qu'il n'était pas seul ici…Et il connaissait cette aura.
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Ceridwen


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MessageSujet: Re: [Prusse] Après la Folie   Mar 5 Juin - 19:41

~> L'Ile de la Reine Morte




La blanche silhouette de la dragonne d'Asgard se découpait dans le ciel azuré, prenant le chemin des landes enneigés du Royaume qu'elle servait et protégeait. A cet instant, Ceridwen survolait la Prusse. Depuis son départ de l'Ile de la Reine Morte, elle n'avait cessé de rechercher encore et sans relâche la plus petite trace de Cosmos qui lui aurait permis de localiser la présence de ses frères d'armes ou bien encore celle de leurs alliés. Elle désespérait de retrouver chacun d'eux, tentant bien que mal de se rassurer sur le sort de chacun: après tout n'était-elle pas toujours en vie?

Alors qu'elle survolait le paysage verdoyant, elle ressentit ce qu'elle recherchait depuis un bon moment. Elle reconnaissait l'emprunte de l'aura qui se dégageait. Toutefois, il y avait quelque chose de changé en elle. Elle lui semblait plus tourmentée, brisée. Décidée à se rapprocher, l'Asine fendit l'air pour aller se poser avec légèreté sur une branche d'un arbre, portant son attention sur le chevalier qui se trouvait en contrebas.

*Dohko.* Songea-t-elle à la vu de son ami qui se tenait là, parfaitement immobile. Amorphe même. Se laissant glisser en bas de son perchoir, la jeune femme avançait, son cosmos l'enveloppant légèrement tandis qu'au fur et à mesure de ses pas, les pièces de l'armure se séparaient de son corps pour aller se reformer un peu plus loin. Ce dont le Saint avait besoin, en cet instant, était de la chaleur, il n'avait sûrement nulle envie de ressentir la froideur et la morsure du métal d'une armure.

Silencieuse, elle vint alors se placer devant lui, les iris ambrées croisant les prunelles émeraudes de la Balance. Ce qu'elle put y lire lui fendit le coeur. Jamais encore elle n'avait vu le jeune homme dans cet état. Lui qui était si débordant de vie semblait parfaitement éteint.

Dans un geste guidé par les mouvements de son coeur,la demoiselle se laissa tomber à genoux face à lui. Une douce brise vint à jouer dans la chevelure flamboyante de la Belle. D'une main tendre elle vint emprisonner celle du guerrier qui ne cessait d'errer sur sa gorge marquée pour l'y emprisonner. Tel du fer rouge, Athéna y avait laissé son emprunte, horrible et cruelle. La main libre de Scatha enlaça alors son vis à vis pour l'amener contre elle et l'envelopper de sa chaleur et de son réconfort.

Elle n'avait eu nul besoin de poser la question sur ce qui n'allait pas. Ceridwen avait parfaitement compris la situation. Après tout n'était-elle pas une femme avant d'être une Guerrière Sacrée? Dohko, n'était ni plus moins amoureux. Non pas de sa déesse. Non, comme tous les Saints, il l'aimait à sa manière, mais celle dont il était éprit n'était autre que le réceptacle de la Sagesse, et à travers l'acte de folie causé par l'Olympienne, c'était l'être aimé qu'il voyait.

De longues minutes s'écoulèrent avant qu'elle ne recule légèrement, son regard plongeant dans celui qu'elle réconfortait du mieux qu'elle le pouvait. Tendrement, les doigts vinrent effleurer le visage ami en une apaisante caresse tandis que la voix aux douces intonations s'élevait.

"-Dohko, mon ami, je sais que tu m'entends. Ecoute-moi je t'en prie. Reprends-toi. Dans un tel état tu ne pourras jamais la ramener. Est-cela que tu veux? Crois-tu que c'est ce qu'elle voudrait? Je t'aiderai s'il le faut, mais reprends-toi!"
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Saikhan


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MessageSujet: Re: [Prusse] Après la Folie   Mer 6 Juin - 15:23


Hanté. Troublé. Le chevalier demeurait emprisonné dans ses propres réflexions, mais surtout par ce détail qui ne le quittait plus. Ce regard emplit de folie qui n’appartenait ni à sa Déesse, et encore moins à celle qui lui avait fait don de son corps. Non, ce n’était pas là ce qu’il se souvenait de la douce Mashia. Que c’était il passé pour que la raison et la sagesse ne soit emporté dans les flots de cette guerre semblant de plus en plus absurde ? N’avait elle pas également frappée le dieu des dieux ? Et ses yeux pers rivés aux siens dans lesquels ne brillaient plus que les lueurs d’une démence illogique…Aucune réminiscence. Rien qui n’arrêtait son geste.

Les choses auraient été si différentes si ce regard n’avait pas été le sien !

Ce n’était pourtant pas le genre de la Balance de se perdre dans des conjectures inutiles, mais cette situation n’était pas de celle qui pouvait être vaincu par les armes de la raison. L’inquiétude perçait son cœur pourtant mais le faisait réagir de manière inhabituelle. Tout était si étrange, et lui demeurait comme noyé dans un cauchemar que les rayons du soleil ne parvenaient à dissiper.

Se fut un regard d’ambre qui troubla ses pensées, amenant au fond de ses prunelles, une vague lueur de vie. Il crut déceler quelque chose dans ses iris reconnues alors que la douce aura de l’ase l’enveloppait tendrement. Le chevalier se laissa entrainer dans son étreinte amicale réchauffant son corps glacé sans un mot mais avec une légère crispation né de la surprise de voir ici la dragonne blanche. Son esprit avait toutes les peines à se mouvoir correctement, enlisé dans un monde englouti. Mais alors que les bras de la guerrière sacré l’enlaçaient, quelque chose se brisa à cet instant en lui, lorsque l’incompréhension et l’étonnement coulèrent hors de lui pour révéler cette vérité criante qui malmenait son cœur. Il ferma les yeux, la tension de ses épaules s’effaçant alors que devant ses paupières closes dansaient des souvenirs teintés de vermeilles. Des souvenirs se superposant à cette vérité qu’il avait cherchée et affrontée et qui laissait une horrible marque sur son âme.

La barrière qu’il avait érigée à la hâte se brisa. La guerrière avait comprit, il l’avait lu dans ses yeux.

La vérité faisait si mal…Jusque là il était parvenu à garder cela en lui parce que la guerre n’attendait pas, parce qu’il devait se montrer fort et solide pour protéger sa déesse, mais à présent, tout cela n’était plus…Inutile. Et devant la prévenance de la guerrière et la compréhension qui avait teinté ses iris ambré, il pouvait s’y abandonner un instant, trouver une épaule pour épancher cette douleur insidieuse. Un instant. Un tout petit instant pour mieux pouvoir l’exorciser par la suite. Peut être…

La sainte au lotus n’était plus vivante, mais elle n’était pas morte non plus. Elle qui avait pris tant de place dans son cœur et qui aujourd’hui avait été emporté par sa Déesse et la folie.

Il était temps d’affronter le monde.

Le jeune homme évita sciemment le regard de la belle ase, la tête baissé, dissimulant ses iris, il semblait fragile tel un enfant que l’on aurait prit en faute. Ses sentiments pour la douce sainte, il les avait toujours gardé pour lui, même il ne s’était fait criant que lorsqu’il avait comprit qu’il l’avait perdu. A présent, il avait l’impression d’avoir exposé aux yeux du monde quelque chose qu’il n’aurait pas dût ressentir. Sa voix eut quelques difficultés à s’extraire de sa gorge encore douloureuse, se faisant plus rauque qu’elle ne l’était habituellement.

« Je suis désolé… »
L’humidité sur ses joues le poussa à essuyer les larmes silencieuses qui avaient coulé sans qu’il n’en prenne conscience, un peu honteux. « Tu as raison…Je sais que tu as raison… » Le mais resta coincé dans sa gorge. Ça faisait mal, juste mal et cette douleur, il ne la connaissait pas vraiment, ne l’avait jamais réellement expérimenté avant. C’était différent de ses précédentes pertes. Sa main se crispa.

Mais il n’avait pas à se lamenter ainsi, ce n’était pas son genre, ce n’était pas lui ! Il devait se reprendre même si cela demandait des efforts, il ne devait pas rester ainsi dans la confusion en espérant que les choses se régleraient d’elle même. Il devait la retrouver. Les retrouver. Le temps n’était pas encore venu…Et il espérait que son court finirait par apaiser les maux.
Lorsqu’il redressa la tête pour fixer la demoiselle, un sourire léger étirait ses lèvres, pauvre comparativement à celui débordant de vie dont il était coutumier mais il avait le mérite d’être présent.

« Excuse moi Ceridwen. Ça va… »
Il était un piètre menteur aussi reprit il avec plus de mesure. « Enfin ça ira mieux... Merci. Je suis heureux que tu aille bien.»

Maladroitement, il se redressa, un peu vacillant mais bien décidé à se remettre debout et à se reprendre par la même occasion. Il devait réfléchir. Si Ceridwen était sur terre, alors tout le monde devait y être, non ? Il n’avait visiblement pas été transporté au même endroit cependant sinon, sa Déesse serait là ainsi que Shion et le Cancer. Cette pensée laissa planer une ombre dans son regard ravivant un brasier toujours ardent.

« Je ne la ressens pas… »
murmura t’il pour lui-même avant qu’il ne remarque qu’il avait parlé tout haut, inquiet. C’est avec une certaine gêne qu’il ajouta à l’adresse de la jolie ase une demande qui lui tenait à cœur. « Est-ce que…Est-ce que tu pourrais garder ça pour toi s’il te plait Ceridwen ? Je… » Parler de lui, lui était difficile, surtout en cet instant aussi laissa t’il sa phrase mourir à peine avait elle commencée.
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MessageSujet: Re: [Prusse] Après la Folie   Mer 6 Juin - 22:26

==> Giudecca

Poison...

Ses longs yeux de jade brillèrent de colère tandis qu'elle ressentait en sa chair la morsure du serpent. Le venin qui se répandait dans ses artères, tachant d'atteindre le coeur...

Poison... Démence...

Une nouvelle fois, la folie tentait d'envahir les êtres et de replonger la Giudecca dans la tourmente qui commençait à peine à s'apaiser.

Ma main...

La paume de la splendide vanir lui parut étrangement floue lorsqu'elle la plaça devant ses yeux. Elle avait le souvenir de la poignée de Balmung. Cela lui revint en mémoire tandis que, ceint sur son front, brillait le diadème que lui avait offert Odr.

Odr...

Et tout commença à s'éclaircir. L'amour de son époux la protégeait tandis que les cris l'entouraient. Debout, comme isolée hors de la violence qui balayait la Giudecca dans un souffle de démence, la déesse demeurait étonnement impassible comme hors de la scène...

Puis ce fut l'enchaînement des chocs. Athéna qu'elle contemplait, ne pouvant que reconnaître l'étendue des ravages dont était capable la fille de Nyx. Qu'elle semblait inversée la déesse de la Sagesse, presque méconnaissable tant l'aura perverse d'Eris la possédait.

Athéna, ma pauvre Athéna...

Que fais-tu donc ? N'as-tu pas la force en toi ? Sagesse...

Que cette épreuve t'offre les armes pour te relever lorsque la prochaine crise viendra. Moi aussi, j'ai eu à lutter tant de fois...

C'est au coeur de la tourmente lorsque nos âmes menacent de s'effondrer dans un abîme sans retour que tout commence vraiment, que l'on réalise seulement...

" Athéna !!!

J'ai confiance en toi mais dois moi-même lutter. Puisse le destin faire en sorte que tu recouvre la rasion au plus tôt !!!

Reviens-nous déesse de la Sagesse !!!

Reviens à tes chevaliers et cette terre que tu aimes tant "


Une autre décharge de poison la fit tressaillir tandis qu'Amour et Tendresse la rejoignaient. Tous deux la cernaient, la séparaient des autres. Son regard croisa celui de Zeus.

- Seigneur Zeus, c'est pour préserver les autres de moi que tous deux tournent ainsi, faites ce qu'il faut, faites le vite. Seigneur Zeus, à très bientôt...

Et maintenant...

L'immense cosmos de la blonde Vanir se déploya avant qu'elle se laisse la puissance d'Eris prendre le dessus sur sa volonté.

Envie...

Chaleur sur ses lèvres rougies, gouttes sur sa peau parfaite, fièvre en son corps que sa robe moulait à la perfection, enveloppant si intimement ses formes voluptueuses.

Brillance dans son regard tandis que, sublimée par la flamme vivante de Brisingamen, la déesse de l'Amour en était que plus redoutable...

Sens enflammés par le désir, l'Envie.

Puis enfin...

- Eris... Sois maudite... Tu as trop joué.

Ouvre bien tes oreilles, Eris ! Voici l'envie qui me ronge, l'envie qui attise mes sens et sublime mon aura en y ajoutant la puissance que m'ont confiée odr et Odin. Vois ce que tu as déclenché par ta propre perfidie et savoure...

Savoure le Désir que tu as allumé en moi.

Celui de t'anéantir, de te faire envier le sort des condamnés du Tartare.

Je te maudis Eris ! Que la malédiction des Vanirs et des Aesirs te tombe dessus. Qu'importe le temps que cela prendra mais tôt ou tard, tu sentiras ce qu'est la cruauté du destin, la sécheresse qui s'emparera de toi et l'ensemble des plaies...

Qu'importe ce que tu feras nul ne peux se soustraire à la malédiction des divinités du Grand Nord !


Le cosmos de la blonde vanir s'était enflammé alors que ses paroles s'étaient envolées vers la Discorde avant de se fondre en elle. La malédiction prit racine aussitôt. Mais cette fois, point de Valkyrie pour porter la parole de Freyja, non.

La vengeance est un plat qui se mangeait froid et pour Freyja, celui qu'elle avait concocté s'avérait plus que glacé...

A l'image des terres glacées d'Asgard, terres que cette perverse avait plus que largement contribué à faire ravager...

Une autre explosion avant que les choses ne s'enchaînent et que tout s'emballe.

Un dernier regard avec Zeus qu'elle salua d'un signe de tête.

- A bientôt Zeus. A bientôt !!!

~~~~~~~~~~~~~~

Des forêts et deux cosmos connus...

Freyja oscillait encore entre folie et lucidité. Sa violente décharge contre Eris avait en partie calmé la déesse de l'Amour avant qu'elle ne soit quelque peu sonnée par la tempête de Zeus.

Pourtant, elle n'avait point encore recouvré son cosmos normal, chaud et si doux. Le trouble était encore présent en elle, affectant son énergie.

Ainsi apparut-elle aux deux guerriers présents, le chevalier de la Balance et sa vaillante amie, Ceridwen de Scatha.

Amour et Tendresse l'encerclaient toujours, tournant et retournant autour d'elle tandis qu'elle approchait le regard encore un peu trop brillant.

Encore quelques pas supplémentaires et elle stoppa. Le soleil se mit comme à la saluer tandis qu'elle sortait Balmung de son fourreau...
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Ceridwen


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MessageSujet: Re: [Prusse] Après la Folie   Jeu 7 Juin - 22:56



Depuis combien de temps était-elle là à soutenir de son mieux le gardien de la Septième Maison Zodiacale? Elle n'aurait su le dire, mais après tout, tout au fond d'elle-même une petite voix lui disait: "qu'importe?". Oui qu'importe. Celui qu'elle considérait comme un ami depuis qu'ils s'étaient rencontrés avait besoin d'une épaule sur laquelle se laisser aller l'espace de quelques secondes, de quelques instants. Et s'il avait besoin de davantage de temps, et bien, elle le lui donnerait, le lui accorderait.

Il était pour elle son premier et véritable ami, et cela avait pour la Demoiselle une importance capitale. Bien qu'elle ne connaisse rien aux sentiments amoureux, elle savait ce que causait la perte d'un être cher, et de se sentir impuissant. C'était exactement ce qui lui était arrivé le jour de la mort de son Père. Elle aurait aimé, à l'époque, avoir une épaule amie sur laquelle se laisser aller, mais elle avait dû se montrer forte et surmonter, seule, cette terrible épreuve que la vie nous impose.

Lorsqu'elle sentit le jeune homme répondre à son appel, elle s'écarta quelque peu de lui, sans toutefois détourner le regard. Ame bienveillante et protectrice qui habitait le coeur de la noble Dragonne. Oui un coeur pur pour une armure qui l'est tout autant. Un tendre sourire vint ourler ses lippes lorsqu'elle constata que le chevalier chercher à lui mentir pour la rassurer sur son état. Mais Scatha était loin d'être dupe. Cela prenait du temps de cicatriser d'aussi terribles blessures. De plus, le sourire qu'il lui avait adressé n'était qu'une pâle copie de celui-ci si franc et jovial qui le caractérisait.

Elle observait le Saint, l'écoutait, et lorsqu'il lui demanda de garder le silence, elle se redressa lentement tout en disant.

"- Tu n'as pas à t'excuser d'éprouver un si noble et beau sentiment. On ne s'excuse pas d'aimer. Tout du moins, je ne pense pas. Je ne sais pas grand chose de l'Amour, mais après tout n'est-ce pas de lui que nous tirons notre force? N'est-ce pas lui qui nous fait avancer? Nous transcende? Il n'y a nulle honte à avoir crois moi. Mais sois sans crainte Dohko, jamais je ne révélerai ton secret à quiconque."

Elle ressentait un autre cosmos approcher, familier également. Mais tout comme celui du Gold, il lui semblait tourmenté, mais de façon bien différente. Son aura vint envelopper la Guerrière Sacrée, et instantanément, l'armure protectrice vint recouvrir son corps. Tournant la tête vers la Balance, elle lança à son intention, tout en lui adressant un clin d'oeil complice:

"- Reprends contenance, car rien n'échappe au regard de ma déesse, surtout lorsqu'il s'agit d'Amour."

Quelques instants plus tard, la Vane arrivait, encerclée par ses deux félins qui accompagnaient chacun de ses pas. La façon qu'ils avaient d'agir, tout comme le Cosmos de la Déité la mit instantanément en alerte, un éclair d'inquiétude traversant les iris ambrées.

"- Ma Dame, allez-vous bien? Souffririez-vous d'un quelconque maux?"

Elle avisa alors Freyja tirant Balmung au clair. Instantanément, la Dragonne se porta devant le chevalier d'or. Premièrement, il s'agissait de sa Déesse. Dans le cas où cette dernière serait également prise d'une crise de folie, elle voulait être celle qui tenterait de la ramener à la raison. Et deuxièmement, Dohko venait juste de subir un traumatisme, il n'avait guère besoin d'un autre. Oui s'il y avait bien un mot pour définir Ceridwen celui-ci serait très certainement: protectrice.



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Saikhan


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MessageSujet: Re: [Prusse] Après la Folie   Sam 9 Juin - 11:41

L’amour. Un mot mainte fois utilisé, brandit comme une flèche perçant les ténèbres, bouclier paré d’or dont ils usaient pour protéger cette Terre qu’ils aimaient. Ce sentiment était partout, tapissant leur vie d’un voile scintillant, les amenant à combattre et protéger, à avancer chaque jour durant quitte à en souffrir. Qu’importait après tout puisque leur sentiments étaient si fort, plus fort que les aléas et les obstacles se dressant sur leur chemin ?
Ils avaient la foi. Eprouvait de l’amour pour l’humanité qu’ils défendaient et pour la divinité qu’ils servaient, c’était aussi ce qu’il ressentait. Mais aujourd’hui, tout cela semblait chamboulé dans son esprit. Mashia. Sa Déesse.

Noble et beau. Il pensait la même chose. Pourtant, à cet instant, il était bien en peine de partager son avis dans son cas particulier. Son monde avait trop changé et il n’en voyait pas encore tous les contours et il lui fallait prendre un recul qu’il ne pouvait pas encore avoir. Bientôt, se promit il. Dès lors que le temps ne leur ferait plus défaut, il s’en préoccuperait peut être, mais pour le moment, il n’avait pas ce luxe. Il s’était déjà trop laissé aller, en avait trop dit, trop fait et il n’avait pas à faire peser sur les épaules de la dragonne blanche le poids de ses propres faiblesses. Il avait dit que ça irait mieux, et il ne manquerait pas à ses paroles, même si il devait se forcer pour ce faire.

« Oui, tu dois avoir raison…Mais c’est un peu compliqué…trop confus pour le moment ... »
Une courte pause dans lequel il fut assaillit par autant de question sans réponse. L’amour n’avait rien de simple ou de raisonnable, il n’en faisait qu’à sa tête. « Mais je te remercie Ceridwen. Pour tout. »

Un sourire un peu plus franc couvrit ses lèvres à ses derniers mots.
Etait ce par honte qu’il était désireux de cacher ce sentiment ? Par crainte ? Ou simplement parce qu’en parler ne ferait que raviver ce qui devait s’éteindre ? Sans doute était ce un peu de tout, et d’autres choses encore, plus mystérieux et qui l’avait toujours poussé à se taire et rester discret sur lui. Ce n’était pas par goût du mystère mais simplement inscrit en lui, depuis son enfance là-bas dans les confins de la Chine. Et puis à quoi cela servirait il mise à part gêner ses proches et les inquiéter inutilement sur ce qu’ils ne pouvaient contrôler ?

Le chevalier se crispa bien malgré lui aux paroles de son amie qui suivirent, mais essaya d’empêcher son trouble de s’afficher ouvertement sur son visage. Il devait se concentrer sur la suite. Il devait retrouver sa déesse, le reste attendrait. Il s’inquiétait pour la Sagesse plongée dans la folie et ce qu’elle pourrait faire dans cet état. Au fond de lui, il était persuadé qu’elle souffrirait si elle faisait du mal à qui que ce soit, qu’importe d’où cette folie était née. Elle s’accablerait de mille reproches et eux seraient impuissants à la réconforter, et malgré la confusion dans son cœur, la balance se refusait à l’abandonner à ce triste sort.

Peut être faisait il un triste amalgame entre la divinité et Mashia, mais si c’était cette dernière, il savait qu’elle réagirait ainsi. Et la voir ainsi souffrir était bien ce qu’il ne pourrait supporter.

Lorsque la régente d’Asgard apparut devant eux cernée par les deux félins, le saint ne put s’empêcher de voir une étrange ressemblance avec sa propre divinité. Ce n’était cependant pas dans son allure qu’il fallait chercher, mais dans le trouble même semblant hanter l’aura de la noble Amour. Son cosmos était différent de ce qu’il se rappelait avoir ressentit au plus profond des enfers. La douceur et la chaleur s’était évanouies telle une bougie soufflée par le vent ne laissant derrière elle que les ombres tapies. Comme Athéna.

Il resta debout, sourcil froncé alors que la guerrière sacrée se plaçait devant lui, bouclier humain essayant de raisonner sa divinité tutélaire alors que celle-ci sortait son arme de son fourreau. La surprise se lut sur son faciès devant ces deux mouvements conjoints. Il était touché de la prévenance de la guerrière de scatha et aussi un peu chagriné, si ce n’est blessé. Il ne voulait pas être un poids pour son entourage, et se refusait à attendre derrière la demoiselle que la déesse Vanes se comporte comme sa propre Déesse. Non. Pas deux fois de suite, il ne pourrait se le pardonner si il arrivait quelque chose à son amie à cause de cela, déjà, Shion et Urio avait payé cette faiblesse, il n’était pas désireux de recommencer.

Le saint plaça sa main sur l’épaule de la demoiselle se faisant bouclier avant de se placer à ses coté avec un léger sourire disant très clairement qu’il ne la laisserait pas seule face à sa Déesse. Le trouble, la confusion…Celle-ci ne devait plus être, aussi c’est un regard lucide qui se porta sur la Déesse de son amie.

« Déesse Freyja…Que vous est il arrivée ? Votre cosmos semble troublé comme celui de ma Déesse avant que l’on ne soit emporté ici. »


Sa voix avait récupérer sa fermeté même si à la mention de celle qu’il protégeait, celle-ci c’était faite plus troublée, inquiète, hanté. Il s'empêcha de toucher son cou marqué. Il ne savait guère si celle-ci serait en état de dire quoi que ce soit ou si elle les attaquerait comme l’avait fait la Sagesse, mais au moins étaient ils prêts, au cas où…Ensemble.
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MessageSujet: Re: [Prusse] Après la Folie   Mer 13 Juin - 17:23

Le ciel s'assombrissait et l'ombre s'agrandissait au-dessus des trois êtres et des deux fauves.

Le regard de Freyja semblait encore errer dans le vague, en proie à la fièvre et au poison. Les deux fauves tournaient et retournaient en s'éloignant. D'instinct, Tendresse s'avança vers la blanche dragonne de Scatha. Dans le regard de la tigresse, toute la douceur de la déesse qu'elle accompagnait depuis des temps immémoriaux.

Puis, ce fut au tour d'Amour de se dresser en barrage devant le chevalier de la Balance. Un nouvel arrivant que le fauve avait déjà croisé et reconnu comme un de ces humains entourant la déesse que soutenait la blonde Vanir.

Mouvements et pas feutrés sur le sol de Prusse alors que la voix de Ceridwen s'était élevée, inquiète à l'approche de celle qu'elle avait juré de protéger.

Pour toute réponse, Freyja sourit et resserra encore davantage sa poigne sur Balmung.

Ensuite, ce fut au tour du Dragon d'or de prendre la parole. Deux fiers guerriers prêts à se soutenir et faire face à la déesse du Grand Nord. Le regard de jade se faisait encore plus indéchiffrable alors que son cosmos troublé se déployait lentement.

Encore et encore le ciel s'assombrissait, un orage soudain sur les terres européennes. Une ambiance électrique rappelant le seigneur des nuées.

Les premières gouttes s'écrasèrent sur le sol avant qu'enfin, Freyja ne bouge.

La lumière de l'épée sacrée du seigneur Odin n'était pas sans rappeler la lumière qui avait accompagné le déchaînement de violence à la Giudecca.

Le mouvement était très lent, la pointe de la lame captivait les regards. La pureté et la puissance de Balmung. Le fil devait être incomparable.

Freyja avait levé l'épée vers les deux guerriers avant de la pointer vers le ciel. Puis, ce fut le geste, si rapide que même les deux guerriers ne purent le suivre complètement...

Le tonnerre gronda après que des éclairs eurent déchiré le ciel et lorsque le silence revint le sang coulait... En abondance.

Des ombres se tenaient autour de Freyja avant de s'effacer de la réalité du moins en partie. Une d'elle aidait la déesse à soutenir l'épée fichée au travers de sa cuisse. Là où le serpent avait mordu. La lame de Balmung se remit à briller encore et encore tandis que l'orage s'apaisait.

Auprès des deux guerriers, les fauves avaient choisi de ne plus demeurer.

Debout Freyja laissait son cosmos se maintenir alors que le flux de sang se tarissait. Il avait gorgé une terre qui serait l'une des plus belles que l'on puisse contempler.

Un geste et Freyja releva la tête, se tournant vers la blanche dragonne, son amie, tandis que la lame commençait à quitter sa chair. Sans hésiter, la déesse avait frappé au coeur de la morsure, Balmung, Odr et sa propre volonté avaient fait le reste...

Elle avait erré un moment mais la voix de Ceridwen l'avait guidée. Tout comme les fauves avaient protégé les guerriers de ses excès.

Une pluie d'été se mit à tomber, purifiant les trio de tout le mal qu'Eris leur avait infligé.

- La pluie emporte les larmes et purifie les corps des miasmes des Enfers. Balmung a chassé le mal en moi. Ce que j'ai fait, d'autres déesses le peuvent si on leur ouvre leur coeur et les soutient...

Balmung est la force d'Odin, Brisingamen est ma force et ensemble, nous avons veillé sur Asgard. Sa parole et la mienne ont mené les Ases et soutenu les saints, nos alliés.


Le rythme s'accélérait, l'eau ruisselait en une vague vivifiante et pourtant loin d'être glacée. Tel était le pouvoir de Freyja avant qu'elle ne s'avance vers Ceridwen tenant toujours Balmung avec la même fermenté.

Sa main libre se posa sur l'épaule de la jeune femme avant qu'elle ne reprenne la parole.

- Je vais bien, Ceridwen, je vais bien. Parfois, il faut se blesser soi-même pour chasser le poison. Deux fois de suite...

C'est la différence entre Athéna et moi mais elle aussi a une force immense, aies confiance en elle, chevalier. Aies confiance en ta déesse et en celle en qui elle s'est incarnée. Je ne puis rien faire de plus...

Un dernier acte doit être accompli en Olympe, mon chemin doit encore croisé celui de Zeus. Mais garde confiance, Athéna a la force pour survivre. La force et ses chevaliers comme moi, j'ai Odr et j'ai les Ases.

Mon chemin va vers l'Olympe et Asgard. Et vous, mes amis, quels seraient les vôtres ?


La voix de Freyja s'était élevé douce et si chaleureuse avant que la pluie ne perde de son intensité et que les rayons du soleil ne vienne la carresser, dessinant entre les mondes un magnifique arc-en-ciel...
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Ceridwen


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MessageSujet: Re: [Prusse] Après la Folie   Mar 19 Juin - 19:33

Satisfaite des réponses du chevalier d'or de la Balance, Ceridwen sut qu'elle pourrait à présent se consacrer entièrement aux actes de sa Déesse. Elle ne demandait pas au guerrier d'Athéna d'aller mieux tout de suite. Sa peine était des plus sincère et profonde qui plus est. Ce genre de plaies, seul le temps permettait de les cicatriser, mais jamais, elles ne disparaitraient vraiment. Elle en savait quelque chose.

La Dragonne eut pour la Balance un sourire de remerciement, lorsqu'elle le vit se placer à côté d'elle pour faire face à la Vane au cosmos perturbé. Elle le reconnaissait bien là, se porter au secours des autres était chose naturelle pour lui. Elle se rappelait qu'au moment de leur rencontre, elle n'avait guère eut de mal à le convaincre de leur venir en aide, à Eldir et à elle. Oui vraiment, elle pouvait le considérer comme un ami. Même en Asgard, en y réfléchissant, ils n'étaient que peu, ceux qu'elle pouvait considérer comme tel.

Maintenant qu'un soucis était en partie résolu, elle pouvait s'atteler à la tâche d'en résoudre un second. Le regard d'ambre se porta sur la divinité qui leur faisait face. Les Tigres qui jusque là allaient sans cesse en rond autour de leur maîtresse quittèrent ses côtés pour venir se placer devant les deux guerriers dans une attitude défensive. A nouveau, Tendresse se trouvait avec elle.

Sans la moindre crainte, la guerrière approcha du familier, sans quitter des yeux Freyja, tandis qu'au dessus des trois protagonistes le ciel ne cessait de s'assombrir encore et encore, jusqu'à que l'orage n'éclate, déversant sa pluie, Ô eau salvatrice, sur eux. Le cosmos de l'Amour était différent, troublé, et Balmung, l'épée sacrée, étincelait comme jamais.

Un éclair des plus aveuglants étourdit l'espace de quelques secondes les sens de la Demoiselle, et lorsqu'elle recouvrit la vue, se fut pour voir le sang. Avant qu'elle n'ait pu faire le moindre geste pour l'en empêcher, la vane avait plongé la lame dans ses chairs. Alors Ceridwen comprit toute l'importance de l'acte commit: par ce geste, Freyja se débarrassait du poison de la Discorde.

"- Majesté!"

Vivement, accompagnée d'Amour et Tendresse, la Belle se porta au devant de sa suzeraine pour l'épauler, la soutenir, tandis qu'elle retirait d'elle-même l'épée du Seigneur Odin. Une main se posa sur son épaule, attirant l'attention de la Walkyrie qui détourna son regard de la plaie pour rencontrer celui, doux et aimant, de Freyja. Elle était redevenue telle qu'elle la connaissait, et à ce simple constat, le faciès de la Dragonne d'Albâtre se vit orner d'un sourire ravi. Pour les deux guerriers, la déesse eut un mot de tendresse et d'espérance.

"- Ma Dame, c'est un plaisir que de vous revoir et je vous prie de m'excuser de n'avoir pu vous protéger du poison d'Eris. Pour ma part, je n'ai toujours pas choisi ce que j'allais faire. j'avais pensé essayer de résoudre la question des Minotaures, des Alfes, comme jeme l'étais promis à mon retour de Stockholm. Toutefois, je ne puis vous laisser vous rendre seule en Olympe."


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MessageSujet: Re: [Prusse] Après la Folie   Mer 20 Juin - 16:14

La folie. Elle s’était emparée de l’esprit de sa déesse et alors que la divinité des Ases leur faisait face, il ne pouvait que voir dans son aura, les échos de celle qui avait émergé dans le cœur de celle qu’il devait protéger. Il n’avait put faire face, trop choqué pour faire un geste avant que le roi des Dieux ne les emporte dans sa propre foudre loin de l’antre de son frère. Un instant, alors que l’un des tigres de Freyja s’approchait de lui, le jeune homme se demanda ce qu’il aurait put faire pour arracher le voile de folie dans ses yeux pers. Est-ce que ses gestes auraient put l’aider ? Est-ce que sa voix aurait put l’atteindre ? Dans ce regard, il n’avait vu que la démence et à travers ses yeux, c’était son amie qu’il avait vu. C’était elle qu’il avait appelé. Est-ce que cela aurait changé quelque chose qu’il appelle sa déesse plutôt que la sainte ?

Un instant qui s’oublia. Ceridwen c’était approchée du fauve, lui-même n’ayant aucune crainte face à ses animaux dont on disait qu’il était bénit. Dans son pays les Tigres étaient aussi respectés que craint, et il éprouvait pour eux, un attachement particulier qu’il devait sans aucun doute à son propre nom.
Tendu, le saint observa la Déesse, silencieux comme son amie, ne sachant pas réellement à quoi s’attendre alors que dans les cieux s’amoncelaient des nuages d’encre chargé de tonnerre grondant. Une première goutte s’écrasa sur la terre, bientôt suivit par ses comparses avant que la noble Vane lève sa lame étincelante vers eux puis vers les cieux.

Le geste fut si rapide, que la balance parvint à le comprendre qu’une fois l’éclat aveuglant de la foudre éteint, voyant de ses propres yeux le geste de la divinité. Fiché dans ses propres chaires, la belle Amour maintenait sa lame, laissant son sang divin s’écouler sur la terre au même rythme que la pluie. Freyja n’était pas sa propre divinité, mais cela ne l’empêcha nullement de suivre la dragonne blanche et de se porter à son coté. Il laissa cependant la walkyrie s’occuper d’elle, écoutant ses paroles qui laissèrent dans son cœur, une trace indélébile. Elles étaient paroles d’espoir pour lui qui avait subit la déraison de sa divinité tutélaire. Le poison d’Eris. Les poings du chevalier se serrèrent à ses mots. Si il devait haïr une personne dans sa vie, la déesse de la discorde serait sans aucun doute dans le haut du tableau.

Avoir confiance. Il avait la foi en sa Divinité mais…Il avait peur. Peur que dans sa folie, elle ne se fasse souffrir. Et il n’arrivait pas à se pardonner son inaction.

Dohko !


L’appel envahit son esprit, brutalement, il le laissa surprit et confus, perdant le fil de la conversation qu’entretenait son amie et sa divinité. Son regard se porta vers l’horizon, ignorant la pluie lavant le sang de ses blessures, son cœur accélérant sa cadence alors que résonnait en écho cette voix qu’il ne pourrait jamais oublier.

« Mashia. »


Ou Athéna, mais qu’importait à cet instant, alors que son cœur se faisait désordonné, de savoir qui exactement de la divinité ou de son hôte l’avait appelé. Il s’en moquait et seul le besoin impérieux de se rendre à ses cotés lui importait. Il la sentait à présent, tel un fil d’Ariane qu’il n’avait qu’à suivre. Vacillant et troublé, le chevalier se retourna sur les deux femmes alors que déjà naissait en lui cette conviction absolue. Il n’eut guère besoin de s’appesantir davantage sur cet éclat, appel lointain mais vivace pour savoir ce qu’il allait faire.
Son regard de jade rencontra celui d’ambre de son amie, reflétant sa conviction et ce besoin se faisant absolu de ce rendre là où la Sagesse était. D’être à ses cotés et de réparer ce qu’il n’avait put faire dans les enfers…Elle avait besoin de lui et…Il ne pouvait l’abandonner, pas plus qu’il ne le voulait.

« Elle m’appelle. »

Il était sur que la guerrière saurait de qui il parlait, tout comme sa déesse d’ailleurs. Le chevalier s’inclina devant cette dernière avant de reprendre. A présent, il sentait se tiraillement le presser. Son armure était aussi désireuse que lui de se rendre au coté de sa protégée.

« Je vous remercie pour vos paroles et vos conseils déesse Freyja, je saurai en faire bon usage, mais même si j’ai toute confiance en ma déesse et en sa force, je ne peux la laisser en mauvaise posture alors qu’elle m’appelle. Alors je vais la rejoindre et la soutenir de toute mes forces. Je vous souhaite bon courage pour votre propre quête en ne pouvant que vous intimer à la prudence face au Dieu des dieux. »


Intérieurement, il sourit. Lui aussi allait au devant du danger, il le savait, mais il n’y avait plus d’hésitation dans son cœur. Il ne savait pas encore ce qu’il pourrait faire pour l’aider, mais il trouverait. La Balance se tourna de nouveau vers son amie avec un sourire qu’il voulait rassurant, ses doigts serrèrent brièvement sa main.

« Merci pour tout Ceridwen. La prochaine fois, j’espère te revoir dans de meilleures circonstances que cette guerre. Bon courage à toi mon amie. »


Un dernier sourire accompagnant un signe de tête signifiant un au revoir avant que le chevalier ne s’effacent en usant de son cosmos, suivant ce fil d’Ariane qui le conduirait jusqu’à celle qu’il devait protéger.

~ Amérique Arrow
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MessageSujet: Re: [Prusse] Après la Folie   Ven 22 Juin - 11:12

Le ciel commençait à se dégager au-dessus du trio alors que les félins se plaçaient à ses côtés. Elle sourit aux paroles de la blanche dragonne. Le dévouement de la jeune femme n'était plus à prouver. Elle était même prête à reprendre le risque de se rendre sur la terre des dieux grecs. Peu de guerriers oseraient se frotter au roi des dieux mais Ceridwen, elle était prête à prendre le risque.

La Blonde féline ferma un instant les yeux, se remémorant les évènements de Vanaheim, ceux de Giudecca. Le choc de voir leur propre déesse les agresser.

En même temps, elle songeait à Eldir. Le jeune Ase avait perdu une partie de sa jeunesse lors de leur voyage en son Royaume. Cela avait permis de ramener le Foudre à Asgard. Elle avait senti la bienveillance d'Odr à son égard. Et le destin de l'Ase d'Eingana ne faisait que commencer.

Puis, enfin, elle rouvrit ses yeux. Son regard de jade se posant sur son amie. Elle songea à Aurora maudite, soumise aux affres d'un terrible destin. Leurs chemins se recroiseraient mais bien des choses auraient changer.

Puis, enfin, elle prit la parole d'une voix douce.

- Ceridwen de Scatha, je comprends ta motivation et ton désir de te rendre en Olympe mais les terres du seigneur Zeus sont interdites aux humains. Sa colère a été immense et je dois veiller à ce que plus aucun Ase ne soit blessé.

Elle rengaina Balmung avant d'embraser avec puissance son cosmos divin. Elle avança alors les mains vers la guerrière. Une lumière blanche illumina les lieux avant que la déesse ne fasse apparaître une épée de glace éternelle. Mais cela ne s'arrêta pas là, les larmes de la déesse coulèrent sur la lame. Des larmes dorées qui s'incrustèrent dans l'épée, lui conférant un éclat unique, mélange de glace et d'or. Une image de pureté glacée.

Et Freyja reprit.

- Prend cette lame, elle est imprégnée de la puissance de Vanadis Freyja. Elle porte la bénédiction des Vanirs et chassera toute pourriture ou poison d'un corps. Uses-en si la situation le nécessite. Mais sache que cette bénédiction ne peut s'accomplir qu'avec mon consentement. Elle ne peut lever aucune malédiction issue de ma volonté...

Mais toute malédiction a une fin...


Son regard glissa vers la Balance et elle acheva.

- Va vers la déesse de la Sagesse. Nous sommes alliées et si je ne peux intervenir directement, les Ases sont aussi là pour accomplir la volonté d'Asgard. Assure-toi que tout ira pour le mieux pour la divine Athéna et qu'elle recouvre la voie de la raison.

Tu seras aussi ma représentante en tant que déesse alliée et amie...

Que le lien entre Asgard et le Sanctuaire se maintiennent...


Et se tournant vers Dohko.

- Va vers ta déesse, Ceridwen t'accompagnera. L'épée qu'elle tient pourra vous aider.

Sur ces mots, la déesse enflamma son cosmos avant de se changer en faucon. les deux félins avaient comme disparu. Elle cercla un moment avant de lancer ce dernier message.

" Hâtez-vous, mes ailes me porteront jusqu'à l'Olympe...

Tous avons une mission à remplir. Que la bénédiction des Vanes vous protègent"


==> Olympe
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MessageSujet: Re: [Prusse] Après la Folie   Dim 24 Juin - 20:23

Elle souriait. Oui Freyja souriait, ne laissant plus aucun doute sur son état actuel. La Vane était guérie, ce qui rassura complétement la Blanche Dragonne qui attendait les ordres que sa Déesse allait lui donner. Lorsque cette dernière refusa qu'elle l'accompagne en Olympe, la jeune femme sursauta, visiblement surprise par ce refus, aussi s'apprêtait-elle à protester quand elle croisa le regard de la divinité.

L'aura du cosmos divin l'éblouit quelques instants, et ce qu'elle vit alors dans les mains de Freyja lui fit arquer un sourcil. L'Amour tenait une épée à la teinte des glaces, qui prit une teinte dorée lorsque les larmes divines coulèrent sur l'arme, avant qu'elle ne la lui tende.

Prenant l'arme qui lui était offerte, Ceridwen contempla alors cette dernière tout en écoutant avec attention celle qu'elle avait juré de protéger. Qui lui était étrange de tenir une épée. L'étrangeté ne résidait pas dans le fait que la demoiselle porte une arme non, elle résidait tout simplement dans le fait, qu'elle n'avait pas pratiqué l'art de manier l'épée depuis bien longtemps.

La dernière fois qu'elle en avait eut une en main avait été ce jour funeste, qui avait marqué le tournant de sa vie, faisant d'elle ce qu'elle était aujourd'hui: une Guerrière Sacrée au service d'Odin. Pourtant, d'instinct, les gestes lui revinrent en mémoire. Après tout, il ne fallait pas oublier que depuis son plus jeune âge l'Asgardienne avait été élevée dans le but de prendre la succession de son père à la tête du domaine familial. Poussant un soupir pour chasser ses souvenirs douloureux et lointains, la jeune femme reporta son attention sur Freyja.

"- Il en sera fait selon vos désirs ma Dame. j'accompagnerai Dohko dans sa tâche et ferai mon possible pour ramener la Sagesse à la raison. Je vous en prie, faites attention à vous en Olympe, car s'il devait vous arriver quoique se soit, jamais je ne me pardonnerai de vous avoir laissée partir seule."

Elle observa la divine se transformer en faucon, écoutant le dernier message qu'elle avait à transmettre avant de s'envoler en direction du Royaume des Olympiens.

"- Soyez prudente."


Lorsqu'elle se détourna, elle constata la disparition de son ami, ce qui amena un sourire aux lèvres de Ceridwen.

"- Et bien me voila seule, mais pas pour longtemps, ne penses pas m'échapper Dohko."


Un claquement métallique, signe que les blanches ailes venaient de s'étendre, et d'un bond prodigieux , la Dragonne gagna les cieux, tenant en main le précieux présent de Vanadis Freyja. Oui, Ceridwen de Scatha serait le bras armé de l'Amour et aiderait à ramener à la raison Athéna.
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[Prusse] Après la Folie

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