RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 Destins Croisés (Cae)

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Narcisse


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MessageSujet: Destins Croisés (Cae)   Mer 6 Juin - 15:00

¤ 1 ¤
Tandis que le destin attirait dans ses filets de nouvelles victimes…
… un homme sans âge mais d’une beauté éternelle arpentait les étroits couloirs du Palais d’Hadès. Sa longue chevelure d’émeraude flottant dans ses pas, cet être hors du temps mais à l’apparente jeunesse jaugeait sur ce qui l’entourait un regard emprunt de distance, car l’arrogance était sa seule arme en ces lieux où tous pouvaient porter des Surplis sauf lui. De ses yeux bleus, il n’hésitait pas à croiser le fer dans les yeux des passants mais savait également baisser les yeux -à contre-cœur- lorsque passait un être supérieur à lui.

Et heureusement pour son égo, il y avait peu de Spectres au Palais capable de rivaliser avec sa divine destinée qui était de succéder à maître Oneiros et de devenir le nouveau Dieu du Rêve à sa disparition malheureusement prochaine. C’était très étrange pour lui de se dire que son maître allait disparaître mais s’il l’avait lui-même prédit, qui était-il pour le contredire ? Claquant du talon sur le marbre blanc, Narcisse tourna en direction de la bibliothèque vers laquelle Oneiros l’avait envoyé. Ce dernier avait besoin d’un ouvrage pour une raison qui ne regardait que lui et c’était à son élève que revenait la mission d’effectuer toutes ces petites courses. Le jeune homme ignorait d’ailleurs pourquoi, mais faire cela le faisait toujours sourire voir rire suivant la nature des courses à effectuer. Comme si ceci ne lui était pas totalement inconnu… Avait-il joué les pages pour Zénon avant le grand vide ?

Le grand vide oui, c’était ainsi qu’il nommait cette période de sa vie de quelques années dont il n’avait gardé aucun souvenir concret. Même sa propre mort lui était inconnue et de toute façon, cela n’avait plus d’importance depuis bien longtemps à ses yeux. Il était « vivant » et était en chemin pour accomplir le destin que lui prédisaient les Dieux : qu’importe ces quelques années de sa vie durant lesquelles tout avait été trop rapide et chaotique, jusqu’à le conduire à la mort.

Pénétrant dans la bibliothèque sans n’avoir croisé âme qui vive, Narcisse se plongea dans la recherche de l’ouvrage désiré et ne tarda pas à le dénicher, habitué qu’il était à passer autant de temps que son maître à consulter divers livres sur le monde de l’extérieur et les rêves. Car il fallait une culture très précise et poussée des cultures et de leurs aspirations pour manipuler leurs rêves le plus aisément possible. Faire apparaître « Dieu » ou un aigle royal à tel ou tel général d’armée pouvait faire basculer sa volonté ou au contraire le plonger dans le doute. Et lorsque l’on était assez puissant, la manipulation pouvait être plus générale et étendue à bien des personnes en même temps. Jusqu’à ce que finalement, les humains tombent d’eux-mêmes sous les coups de leurs propres rêves…

Son livre sous le bras, Narcisse ressortit donc de la bibliothèque avant de stopper sa course, quelques instants. Dans le couloir, arrivant par sa droite, une autre âme s’avançait lentement, comme perdue. Un Spectre sans armure, dont émanait une certaine maîtrise du Cosmos qui n’était en rien sublimée par la possession d’un quelconque Surplis Ces choses là se sentaient pour des êtres aussi puissants que lui. Que faisait donc ce garçon ici ? Quelqu’un d’autre avait-il eu l’idée comme Oneiros de prendre un disciple ? C’était une chose bien rare aux Enfers mais pourquoi pas ? Le Dieu du Rêve avait peut-être lancé une nouvelle mode…

Les bras croisés dans son dos, Narcisse s’adossa au mur du couloir et se contenta d’observer jusqu’à ce que l’inconnu soit à sa hauteur. Dans ses beaux atours sombres on aurait dit un magnifique prince venu converser avec un nouveau venu au sein de maisonnée.

« Et bien, qu’avons-nous là… » Dit-il avec douceur lorsque le nouveau venu ce fût arrêté face à lui, voyant de toute évidence que Narcisse s’était arrêté pour lui parler. « Qui es-tu donc pour traverser le Palais d’Hadès ? »
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Grenat


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MessageSujet: Re: Destins Croisés (Cae)   Jeu 7 Juin - 3:32

Tremblement de la Renaissance



Ombre parmi les ombres, Caeron n'était plus rien que le fantôme de lui même. Lui, l'ancien Général de Poséidon était aujourd'hui au service des maîtres de ce Palais aux confins des Enfers. Il n'avait eut sa survie que grâce à son volonté propre et avait fui sa prison à la barbe de ses geôliers. Il avait dût tuer un pauvre laquais pour prendre sa place et il s'était inséré en quelques jours dans le service des grands de ce Monde. Il avait pendant de nombreuses années surveiller les agissements des serviteurs de la Cour de Versailles et connaissait les règles d'étiquette, qui permettait de se faire oublier du commun des Mortels et surtout des Spectres sans importance.

Sinistre palais pour le fier guerrier qu'il avait été pendant des années mais il n'avait pu échapper à la décision du divin Thanatos. Il avait été libéré de la prison de glace du Guerrier Sora pour venir dans une autre prison, celle des envieux. Marchant dans la pénombre des âmes servant de torchères, il ne disait rien et obéissait sans se prendre la tête dans un état second. Il était inutile de se faire prévaloir d'autre chose que de son rang de "squelette" au service du Sombre Monarque. Il maudissait l'ennemi tapissé dans son esprit, cette hérésie qui rongeait de plus en plus son être pour renaître dans les Enfers. Mais le moment de son retour n'était pas encore venu. Silencieux, il pénétra dans la grande bibliothèque pour venir chercher un ouvrage parmi tant d'autres. Le disciple du Seigneur Oneiros, bel Apollon dans le style mais sa beauté était si éphémère, il attendit dans un coin son départ pour quitter la bibliothèque par une autre sortie.

Mais les Dieux aimaient se moquer des arrogants, voilà qu'au détour d'un couloir il revoyait le jeune disciple que l'on appelait Maître Narcisse chez les serviteurs. Celui-ci s'adossa au mur latéral et baissant les yeux, Caeron passa devant lui sans dire un mot. Sauf que cela n'était qu'une comédie pour s'adresser à lui, l'ancien Général eut un rictus de déplaisir en se voyant ainsi apostropher. Il baissa la tête par habitude mais il savait que quelque chose clochait, son poil se hérissait pour le prévenir d'un danger et il n'avait pas connu cela depuis ses combats contre les Ases. Il aimait cette sensation de fléau qui envoûtait chaque parcelle de sa peau pour lui donner une assurance malsaine. Retournant lentement la tête vers le jeune homme, les prunelles opalinescentes de Caeron croisèrent celles saphir de son allocuteur.

« Et bien, qu’avons-nous là… Qui es-tu donc pour traverser le Palais d’Hadès ? »

Un moment de silence fût sa seule réponse. Fixant les atours de cet homme, il convenait qu'il devait savoir se battre et qu'il n'était pas le dernier perdreau de ce palais. Le Seigneur Narcisse avait déjà fait sa réputation parmi les serviteurs pour son ego, tel un envoûtement qui faisait naître de violentes pulsions même chez la gente masculine, mais Caeron n'était pas de ceux qui se laissait prendre par le mal le plus beau qui soit.

« Seigneur Narcisse, je ne suis qu'un humble serviteur de sa Majesté Hadès. Je ne suis qu'un laquais parmi tant d'autres et me tiens à votre disposition pour votre plaisir. »

Un sourire sardonique fugace aux lèvres s'échappa sans qu'il n'en prenne garde. Le Kraken était encore la bête qui dévore ses ennemis et les ombres aux alentours sentaient sa présence glaciale. Il réprima subitement ce côté bestial pour ne pas laisser son cosmos se répandre et donner des indications sur sa réelle puissance. Mais si cet Homme que l'on disait "Disciple" d'Oneiros était là, il avait certainement des capacités mentales un peu dérangeantes. Concentrant une parcelle de son cosmos dans sa Psyché, il y forma une immense brume d'encre dans les premières orées. Au même moment, un sentiment étrange traversa ses pensées et il se tût en attendant les questions de son "Maître".
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MessageSujet: Re: Destins Croisés (Cae)   Jeu 7 Juin - 4:53

¤ 2 ¤
Tandis qu’un sourire disparaissait des lèvres d’un Homme…
… un autre prenait place sur les lèvres d’un « serviteur ». Bien étrange serviteur et bien étrange façon de baisser le regard et de garder le silence. Certes, servir au Palais d’Hadès n’était pas le gage de joie le plus flagrant mais cela n’empêchait guère ceux qui y résidaient de posséder une forte personnalité. Tels étaient les Spectres, choisis par Hadès pour leurs forces mais aussi et surtout pour leurs faiblesses. Car il fallait être faible pour accepter le marché du Seigneur des Morts. Partant de là, chaque Spectre en ces lieux possédait sa faiblesse. Celle de Narcisse était aussi flagrante que dangereuse, ce qui faisait de lui aux yeux d’Oneiros le parfait successeur à la tête des Fils d’Hypnos, Manipulateurs de Rêves et Oracles des Destinées.

Alors… Quelle était la faiblesse de cet homme cherchant à dissimuler derrière un écran de fumée sa véritable nature ? De toute évidence, sa vanité. Oui d’un simple coup d’œil, Narcisse n’hésitait pas à juger les gens, mais ne le jugeait donc pas aussi hâtivement en retour ? Tout ceci n’était que partie remise. Un être sans Surplis, n’hésitant guère à mentir à un homme dont il connaissait l’identité. Croyait-il donc le disciple d’Oneiros si hautain qu’il soit incapable de voir l’évidence dans sa voix ? Se jouer ainsi de la situation ne révélait qu’une vanité plus grande encore qu’il n’y paraissait. Et surtout, cet homme possédait en lui bien plus de puissance qu’un simple serviteur à sa « disposition ».

« Un laquais à la langue bien agile. » Commenta-t-il avant de se détacher du mur derrière lui. « Relèves la tête, montres moi donc tes yeux… »

Ce à quoi l’inconnu releva immédiatement la tête, mettant ainsi fin au petit jeu de dupe auquel il avait voulu jouer avec lui. Des yeux d’opale croisèrent ceux de saphir de Narcisse. Une aura de froid émana d’eux comme l’impression d’être immédiatement plongée sous les yeux glacés du nord. Le Cosmos de l’inconnu l’annonça comme un être d’une puissance palpable et dont les liens étroits avec l’élément aquatique se firent ressentir jusque sur son épiderme. Narcisse ne détacha pourtant pas ses yeux des siens, même après que le Cosmos du Spectre n’ait commencé à palper sa victime, comme cherchant la faille à exploiter avant de l’envelopper d’un linceul de mort. Méthode douce et trompeuse qui pouvait laisser croire l’utilisateur de celle-ci faible. Bien au contraire, maîtriser ainsi son Cosmos était preuve d’une grande expérience.

Plus les secondes passaient, plus le jeune homme en apprenait sur quelqu’un qui avant cela lui était totalement inconnu. Bientôt, de la même manière que celui-ci cherchait une faille inexistante à Narcisse, ce dernier dénicherait le levier sur lequel appuyé pour assujettir son âme et la lui dérober. Ou en tout cas, lui montrer l’étendue de son pouvoir. Et pour cela, le contact visuel était bien utile…

Une douce chaleur enveloppa le regard glacial du laquais d’opérette. Elle ne luttait pas contre son aura mais passait au travers, pour venir caresser son esprit et l’engourdir. Les défenses de cet homme étaient impressionnantes, mais son voile d’encre avait pour faille la volonté même de l’ériger. Remontant le long de cette volonté, le Cosmos de Narcisse continua son exploration silencieuse et immobile, moins imperceptible encore que la brise du matin. Et enfin, il atteignit dans l’esprit de son adversaire le cœur de ses rêves, là où le futur Dieu du Rêve qu’il était pouvait agir dans toute sa puissance. Et bien qu’il ne puisse pas encore compter sur le Surplis de son maître pour l’aider et consolider son attache au monde réel tandis qu’il agissait, Narcisse se laissa galvaniser par cette victoire : d’un coup d’un seul, il explosa dans la conscience de son « adversaire » et acquit dans son esprit toute la latitude possible pour y agir tant la décharge de Cosmos venait d’être dévastatrice.

De l’extérieur, les deux hommes se regardaient simplement dans les yeux depuis une seconde. Mais sur le bras de Narcisse, l’ombre venait de stopper sa course. La suite, allait se dérouler dans la psyché de celui dont il venait de découvrir le nom… Et bientôt, le reste de sa personne allait apparaître à son regard acéré.

« Caêron de Fragrance. » L’image comme la voix de Narcisse n’existait plus à présent que dans une étrange dimension partielle crée dans l’esprit du Spectre où l’image de celui-ci venait d’apparaître à la suite de son appel. « Dans quelques instants tu seras bel et bien à mon entière disposition… si tu ne me révèles pas de toi-même qui tu es. »

La menace de Narcisse n’était pas faite en l’air, et il avait les moyens de faire pression sur cet… homme de la mer.
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Grenat


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MessageSujet: Re: Destins Croisés (Cae)   Jeu 7 Juin - 22:47

Tremblement de la Renaissance


Je ne sais plus ce que je suis depuis longtemps
et je t'ai enfermé dans cette maison
sous l'aubépine noire de mon âme.

Telle la petite Alice, le petit Rêveur avait suivi le Lapin Blanc par curiosité. Etrange sensation de sentir sa volonté remonter avec une telle facilité mais cela n'était que les prémices d'une rencontre imprévue. Mais alors que son cosmos se répandait dans son esprit, deux lourdes portes se fermèrent derrière lui. Il avait pénétrer un esprit sans prendre garde et par orgueil, il était désormais auprès d'une demeure incrustée dans un vieil aubépine avec ses branches épineuses formant un dôme qui empêchait toute sortie. Ainsi était l'âme de Caeron, épineuse et craintive. Au bas de la porte, une petite lanterne avait été posé pour l'étranger. Si une personne avisée aurait pu se émettre des réserves sur cette incongruité, le disciple d'Oneiros se devait de réfléchir à chaque sens de ce rêve si particulier. C'était comme si le rêve profond et l'âme de Caeron étaient imbriqués sous ce dôme d'épines.

Alors que l'impudent posait la question que beaucoup de monde s'était posé avant lui. Une des branches se détacha de ses soeurs pour frapper le sol dans un déchirement suintant, une rigole de sang venait de naître de cette action brutale. Par des cercles concentriques, le sang se mit à bouillir pour former une étrange brume qui prit la forme d'un jeune homme au teint de porcelaine et la chevelure châtain clair. Ses yeux s'ouvrirent pour laisser deux pupilles ambrées à la place des opales observées par le disciple d'Oneiros au même moment. Des ombres se formèrent alors pour tisser des filaments en lui créant une tenue noire de belle apparence. Un cosmos glacé, iodé et glacial explosait alors pour repousser les jambes de l'esprit de l'importun dans une gangue de glace digne des grands pôles.

« Narcisse, c'est bien cela, je me présente à toi comme tu le demandes avec outrecuidance. Je suis Caeron de Fragrance, Général du Kraken, Gardien de l'Océan Arctique. Tu te penses si puissant de venir me défier sur cette terre, je ne te laisserai pas approcher de Caeron, il a été assez saigné par ces deux destins qui s'affrontent ici même sous l'aubépine de son âme. Laisses moi te faire goûter au sel de ta curiosité : Seal of Shadows ! »

Des milliers de filaments d'ombres se formèrent dans l'ombre cosmique de Narcisse qui sentit alors des milliers de sombres choses emberlificoter ses membres comme une mouche entre les fils d'une araignée. Des fleurs de neige mélangées à des aiguilles de glace tombèrent dans la zone pour atteindre le coeur même de ce cosmos. Elle suivirent alors le cosmos de Narcisse en sens contraire pour l'atteindre dans le palais du Sombre Monarque. Alors que le jeune éphèbe observait de ses yeux saphir le coeur de sa proie, il ne se rendit compte que trop tard que les tentacules du Kraken dansaient sur son corps. Un sourire malsain au lèvres, une giclée de sang salissait le visage matois de Caeron.

Le jour le plus froid du monde s'abattait sur ce couloir et les gardes qui passaient par là furent agrippés pour être geler sur place. Cette fois-ci, c'était Caeron qui prenait le doux visage du bellâtre en lui souriant de manière carnassière. Son regard maintenant ambré attendait de dévorer sa proie et de la découper morceau par morceau, de faire glisser son corps dans les débris glacés de son cosmos...
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MessageSujet: Re: Destins Croisés (Cae)   Ven 8 Juin - 7:27

¤ 3 ¤
Tandis qu’un corps subissait les assauts d’un esprit d’outre-tombe…
… son esprit lui, agissait au même instant pour s’assurer la victoire au-delà des barrières conventionnelles. Tant qu’il procédait ainsi, son corps pouvait bien subir mille supplices, cela ne l’affectait « presque » pas. L’unique réaction de Narcisse fût d’augmenter en réponse l’intensité de sa cosmo-énergie, la laissant passer à travers lui avec une force et une intensité accrues. Cela allait vite lui permettre de cicatriser et surtout, allait réveiller dans son cœur et son esprit la puissante énergie qui était la sienne. Car si celui qui se faisait appeler Caeron faisait appel à l’élément auquel il était lié, il en allait de même pour le disciple d’Oneiros dont l’aura s’auréola de flammes et de lumière. Paradoxal pour un Spectre mais pourquoi pas ? La chaleur qu’il créa autour de lui combattit l’effet néfaste de l’attaque de son « adversaire » -bien qu’il eut du mal à le considérer comme tel- et provoqua chez celui-ci une soudaine crise de transpiration. La proximité avec Narcisse allait vite devenir dérangeante…

Au plus profond du rêve, la lumière se faisait elle aussi plus intense encore, et le feu de son esprit réveillé par son Orgeuil, plus fort car il ne supportait évidement nullement d’avoir été prit de vitesse par l’ancien Général du Kraken de Poséidon. Car il s’agissait de l’identité de cet homme, ou tout du moins celle qu’il possédait avant de mourir et de devenir un Spectre au service d’Hadès. La lumière balaya l’ombre cosmique ainsi que sa propre ombre, coupant le chemin emprunté par le Kraken pour l’atteindre. Le sourire de Narcisse ne disparut pas de ses lèvres et c’est avec une certaine satisfaction qu’il s’étira avant d’avancer, non-pas vers l’ancien général mais vers la demeure de l’âme de Caêron. Lorsqu’il fût à la hauteur du Kraken, il stoppa cependant sa course avant de lui jeter un simple regard.

« Je n’ai que faire des vains efforts d’un mort pour tenter de me surprendre. Car contrairement à toi, je n’ai rien à prouver Général du Kraken. » D’un mouvement, Narcisse s’approcha au plus près de son visage, et ses lèvres s’agitèrent pour former les quelques mots qui allaient le laisser ici, à l’entrée de l’âme de Caêron tandis que lui continuerait son exploration. « As-tu peur de la lumière ? As-tu peur du Jugement ? Tous tes actes seront révélés, et punis, pour le déshonneur qui fût le tien. Tu as été vaincu, et par peur, tu as accepté l’inacceptable pour un serviteur de la mer : te voici, fantôme à ton propre esprit, Spectre. Mais regardes donc devant toi… Ne serait-ce pas l’ombre de ta propre mort revenue te hanter jusque dans ton dernier refuge ? » La lumière de Narcisse diminua légèrement d’intensité tandis que face au Général du Kraken, des ombres plus noires encore que les siennes se formaient, avant de révéler un visage qui, au Général, devait paraître bien familier. « Deadly Dream… » Murmura-t-il avant de se détourner du spectacle.

Le combat de cette âme brisée face à ses propres cauchemars n’était pas ce qui intéressait le plus Narcisse en ces lieux. L’avantage de cette attaque était qu’elle ne coûtait guère à Narcisse en attention ou en créativité : le subconscient de Caêron, dans lequel semblait résider le spectre de son passé de mortel, allait nourrir ses propres cauchemars révélés ainsi par le disciple du Dieu du Rêve. Quand à ce dernier, il s’avança de quelques pas et s’arrêta sous le porche de la demeure. Tendant la main, il se saisit de la lanterne qui devait jouer ici le rôle de guide, et le symbole d’un espoir lié à l’esprit de sa victime. Un mince espoir que Narcisse allait aimer à avoir en main car si sa lumière ne lui était pas utile, ici, elle pourrait l’être, lorsqu’il arriverait devant la Chambre de son Âme…

Le désir de briser la psyché de Caêron de Fragrance commençait à croître dans son esprit, et cela allait vite se faire ressentir sur sa force à aller au plus profond de l’âme de sa victime. Narcisse poussa la porte de la demeure et pénétra ainsi dans le « refuge » mental de celui qui, contrairement au Général du Kraken « existait » bel et bien à l’heure actuelle et devait servir Hadès. Le « vrai » lui, en somme.
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Grenat


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MessageSujet: Re: Destins Croisés (Cae)   Ven 8 Juin - 21:06

Diurne


Enfant de pure innocence,
qui danse avec évanescence,
sous le toit de l'Essence.

« Noooooooon... Oh Poséidon ! Pardonnes les Offenses.... »

Le déchirement plaintif du Général s'accompagna d'une explosion de ce cristal d'ombre faisant office de corps. Un tourbillon de glace et de neige se répandait alors dans tout l'espace et elle était repoussée par la flamme de cette lanterne que tenait entre ses mains le disciple d'Oneiros. Tempêtes, pluies glaciales, hurlement du vent sous les entrailles des épines du vieil arbre, c'est cela qui avait été déclencher et qui se répandait dans toutes les veines de son âme.

A l'intérieur de la maisonnée, une petite pièce réchauffée par un poêlon discret dans un des coins de la pièce. A sa droite, il pouvait admirer un pan de mur à étagères où des milliers de parchemins et d'ouvrages étaient soigneusement rangés dans un ordre alphabétique très classique. En face d'elle, à la gauche de Narcisse, un petit lit d'enfant était accoudé au centre du mur. Un grand tapis persan ou Hindoue ornementait le sol pour éviter que le froid ne pénètre les lieux. A la droite et à la gauche de la tête de lit, deux miroirs étaient accrochés à équidistance et formait un ensemble parfait avec un dernier miroir incrusté sur le mur au-dessus. Subitement, la lanterne se mit à résonner avec puissance et un flash lumineux explosa dans la pièce.... La lanterne roula part terre alors pour s'arrêter contre le mur latéral.


« Monsieur, monsieur.... réveillez vous.... Vous allez bien ? »

Deux petites mains tapotaient les joues du jeune homme désormais allongé sur le tapis. Un garçon d'à peine six printemps tentait comme il pouvait de le sortir de sa torpeur en le bousculant de ses maigres forces. Aucun cosmos n'émanait de lui et une peluche semblable à un ourson était à côté de lui pour observer la scène sans bouger. Etrange situation, le maître des Rêves avait pénétré le coeur de l'âme de Caeron et avait face à lui un jeune garçon lui parlant un Latin des plus anciens. Ses petits mèches blondes dansaient sur son visage et ses prunelles opalines montraient une inquiétude bien frappante.

« Monsieur, fallait pas amener la lanterne ici, j'avais eut tant de mal à la laisser dehors.... Elle me fait peur et l'obscurité était si apaisante. Maintenant, il peut regarder ce qu'il se passe ici.... » Un silence suivit ses propos hachés et plaintifs. « S'il vous plaît, réveillez vous. Mon doudou pourra plus me protéger. Monsieeeeeur.... S'iiiil vous plaît, me laissez pas seul avec la lanterne.... »

Un souffle traversa la maisonnée et la porte d'entrée s'ouvrit alors en grand. L'enfant prit son nounours en criant d'horreur, un homme de grande taille à la chevelure châtain claire venait d'ouvrir la porte et il portait une étrange Ecaille d'orichalque sur son corps. D'un geste de la main, il propulsa l'enfant contre le mur avec son compagnon de laine et de tissu. Caeron s'approcha alors de Narcisse avec un grand sourire en coin...

« Tu vas me payer ce que tu m'as fait, je ne suis pas un fantôme du passé mais bien le contraire, cet enfant doit être tué pour le bien de tous.... Oui, je parle de toi Diurne, c'est comme cela que t'appelle notre hôte d'une certaine manière, enfoiré de garnement.... Je vais bientôt reprendre ma place auprès du Seigneur Poséidon et arrêterait cette folie qui se prépare au Sanctuaire Marin. »

Serrant le poing, il laissait le spectre à priori inconscient pour se rapprocher de l'enfant. La lanterne n'était pas un "guide" mais était l'objet de la discorde de cette âme déjà brisée par la volonté des Dieux. Les trois miroirs avaient retrouvé la vue, ils observaient la suite des évènements avec un certain intérêt.
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Narcisse


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MessageSujet: Re: Destins Croisés (Cae)   Jeu 14 Juin - 15:12

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Tandis que le bruit d’une âme meurtrie retentissait…
… le silence d’une âme perdue lui succéda derrière la porte de sa demeure. Il y faisait sombre et le froid n’y était pas entré malgré la très forte explosion de puissance plus spectaculaire qu’efficace du Général du Kraken. Tout y était calme, discret, et surtout d’un très mauvais goût. Narcisse pinça ses lèvres de désapprobation, lui qui était habitué à un luxe latino-grecque depuis bientôt un demi-millénaire. Seul détail incongru, un lit d’enfant trônait en lieu et place du lit d’adulte que l’on aurait attendu d’un tel lieu vu ce qui s’y trouvait. Ainsi donc, celui qui devant lui s’était présenté avec tant d’arrogance n’était en lui qu’un enfant craintif ? Voilà bien une chose étrange. Mais les apparences, surtout celles des rêves, pouvaient être trompeuses et pleines de sens cachés.

La main droite du disciple d’Oneiros se mit à vibrer. Baissant les yeux, il vit que la lumière de la lanterne semblait s’intensifier brusquement, plus que la lumière intérieure de Narcisse lui-même. Incontrôlable, elle émit un fulgurant flash lumineux et le jeune homme la renvoya dans la pièce, se protégeant les yeux d’une main pour éviter d’être aveuglé. Mais la décharge n’avait pas été seulement faite de lumière, mais de Cosmos… Un domaine que Narcisse maîtrisait parfaitement bien.

« Je vais bien. » Répondit-il au jeune garçon qui tentait de le ramener à lui.

Narcisse se redressa et resta assit sur le tapis de sol, le temps de retrouver ses esprits. Voici donc Caêron, pensa-t-il avec un intérêt mitigé, un gamin peureux caché au plus profond de son âme avec pour seule compagnie une peluche ? La vraie source de sa puissance sans doute. La chevelure verte du Spectre se déversa sur son torse à mesure qu’il se redressait pour dominer de toute sa taille le garnement qui, tout effrayé, lui expliquait qu’il n’aurait pas dû amener la lumière au plus profond de la maison, car à présent quelqu’un d’autre pouvait le trouver et lui faire du mal, sans aucun doute.

Et l’identité de cette personne n’était plus un mystère : dans un fracas, celui qui était autrefois Général de Poséidon pénétra dans la maison, avec pour projet de tuer l’âme de ce jeune garçon pour reprendre les rennes de son propre corps et ainsi retourner auprès du Dieu des Océans. Si le fait qu’un Spectre se torture l’âme pour des histoires aussi banales ne l’intéressait pas, la défection d’une recrue était quand à elle plus regrettable. En clair, Narcisse ne pouvait pas laisser faire ça, car d’une manière ou d’une autre, ce Spectre avait été choisi par Hadès, et ce pour une excellente raison. Et cette raison, ce n’était pas la personnalité glaciale de ce Général du Nord. Détail de son discours, il précisait que ce garçon se prénommait Diurne, et qu’il n’était finalement qu’une autre personnalité de Caêron au fond de son cœur. Un être n’étant pas parachevé sans une âme, le Caêron que Narcisse avait croisé dans le couloir devait être constitué de ce qu’il avait été et des acquis qu’il avait retirés de ses précédentes vies. Mais aujourd’hui, deux âmes se retrouvaient dans le même cœur et cette situation ne pouvait aboutir qu’à l’autodestruction.

Encore une fois, ce n’était pas par charité mais bien par soucis de sauvegarder la volonté d’Hadès que Narcisse se décida à agir… D’un coup puissant, le Général étala Narcisse au sol, l’écartant du chemin menant à l’âme de Diurne. Son corps d’Apollon heurta une table et roula sur le ventre, sous le regard effaré du gamin effrayé… Rien ne semblait plus pouvoir entraver la route du serviteur des Mers…

C’est alors que le corps de Narcisse se mit à gonfler… Comme de l’eau en train de bouillir, sa chair et son sang se mirent à gonfler et dégonfler dans un rythme aussi morbide qu’effréné jusqu’à ce que tout le corps du futur Dieu du Rêve ne fonde en une flaque informe de vêtements et de sang épais.

« Miaou… »

Du sang rependu sur le sol émergea un chat noir portant un collier orné de deux mâchoires d’argent. Sous sa patte, le chat maintenait prisonnier une truite qui se débattait encore mais bientôt allait s’épuiser et mourir. Immobile, le chat fixa droit dans les yeux l’homme à l’armure d’orichalque avant de se redresser et de feuler, le poil hérissé.

« Trop tard. » Murmura une voix à l’oreille du Spectre.

D’un coup aussi précis que mortel, Narcisse trancha de la main droite la tête de son adversaire. Son bras, nimbé de Cosmos, luisait d’une lumière verte infernale. Lorsque la tête roula sur le sol, celle-ci put voir que le chat avait disparu, tout comme la marre de sang d’où il était sorti. Une illusion créée par Narcisse alors qu’il lâchait la lanterne avec laquelle il était entré, quelques instants plus tôt. Depuis cet instant, ombre à son esprit, le Dieu du Rêve s’était caché dans l’ombre du cœur de Caêron, attendant l’occasion d’agir. Se baissant, il ramassa par les cheveux la tête du Général du Kraken. Il était loin d’être mort.

« Tu es déjà mort Général. Oublie donc tes rêves de vivant et accepte ceux du mort qui est appelé à servir les Enfers. » Il rapprocha son visage du sien et dans le blanc des yeux, acheva de lui parler. « Tu n’as plus ta place dans ce monde. »

Puis d’un geste, provoqua une bourrasque de Cosmos qui ouvrit la porte de la maison par laquelle il lança la tête du Général. Cela allait le calmer pour quelques temps… Mais Narcisse ne pouvait le détruire, tout simplement car il faisait parti intégrante de la personne qu’il avait été et qui survivait aujourd’hui même dans la mort. Si Caêron voulait rester maître de lui-même, il devait affronter et vaincre lui-même cette part de son âme. Poussant un soupire de lassitude, Narcisse se retourna vers l’enfant, le jaugeant d’un œil instigateur : avait-il réellement en lui la force de servir les Enfers ?
Ou plutôt, avait-il en lui la peur nécessaire… ?

« Ça va ? »
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Grenat


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MessageSujet: Re: Destins Croisés (Cae)   Mer 20 Juin - 3:19

Diurne et les trois miroirs


Enfant de pure innocence,
qui danse avec évanescence,
sous le toit de l'Essence.

La tête semblait le regarder dans un murmure plaintif. Le petit garçon leva les yeux en tressautant à la demande du grand homme. Il regardait avec attention les beaux yeux saphir et avait la sensation de les connaître. Quand ? Comment ? Pourquoi ? Il ne savait pas mais il n'était qu'un enfant sans pouvoir ni cosmos dans un monde ou tout était énergie pure. Il avait si peur et la lumière était toujours sur le rebord de la pièce. Ses yeux s'écarquillèrent alors pour se retourner vers un des miroirs sur le mur au dessus de son lit. Il savait que la chute du Général était lourde pour sa tranquillité. Il se décida enfin à répondre à cet étranger au si beau regard.

« Oui. Ca va. Mais vous devriez pas être ici, avec la lumière.... sans Nox pour me protéger.... Nounours, viens là ! »

Le geste était maladroit et il prit son nounours à ses côtés en regardant son reflet avec frayeur. Le mal était désormais dans la maisonnée et le Général des Mers était mort. Ami ? Ennemi ? Ami ? Ennemi ? ... Bien des questions taraudaient l'esprit d'un enfant quand la lumière apportait les ténèbres. Il n'y avait pas de ténèbres sans elle et cet étranger l'avait conduit ici. Serrant son nounours sur sa poitrine, il chuchota timidement quelques mots à Narcisse. Il eut quelques hésitations sur chaque mot à prononcer et on pouvait sentir une certaine gêne pour son "invité" de dernière minute.

« Vous êtes qui monsieur ? Vous ressemblez à.... Je sais plus mais je suis sûr de vous connaître. Mon nom est Diurne et je sais pas ce que je fais ici, je ressens juste les cosmos mais je ne peux rien y faire, je ne peux le contrôler, suis si faible et pourtant suis ici face à lui là... Il a pas toujours été comme ça vous savez, avant, j'étais dehors à sa place... »

Le verbe s'arrêtait brusquement. Se mordant la langue d'avoir trop parler, il regarda son nounours en hochant de la tête par l'affirmative. Puis, d'un geste simple, il s'approcha de la bibliothèque pour prendre un livre au hasard. Sa couverture verdâtre et ses reliures dorées formaient un ensemble de grande beauté. Se retournant, il fit signe à l'homme aux yeux bleus de le suivre jusqu'à son lit dans le plus grand silence. Après une hésitation, il s'écarta pour laisser Narcisse l'observer. Le livre semblait scellé par une armature de cuir où y étaient gravées en attique quelques anciennes lettres : Ἀθηνᾶ. Hésitant, il échangea quelques mots étouffés avec sa peluche dans la plus grande inquiétude.

Diurne était un peu perdu, il avait écouter les conseils de son ami et avait donné l'ouvrage ; même le Général des Mers l'avait protégé quand il était sur son étagère. Et voilà qu'il le donnait à lire à un étranger. En regardant derrière lui, il vit les pupilles noires de son ancien ennemi qui semblait le fustiger de sa bêtise. Craintif, il serra son animal de poil pour s'asseoir aux abords de son lit. Il ne voulait pas le donner à la base mais c'est son nounours qui lui avait dit de le donner. Il savait plus quoi faire et commençait à sangloter dans sa perdition absolue.

« Dis Grand Frère, on a bien fait de le lui donner hein, c'est un grand lui et il a l'air gentil...

Ne t'inquiètes pas, le livre ne peut sortir d'ici. Tu es le seul à pouvoir le sortir d'ici, mais il faut que notre nouvel ami lève le sceau de la Sagesse. Ton âme ne s'est pas remis de cela lors de la dernière Guerre Sainte et encore Poséidon est intervenu aussi pour y mettre son grain de sel...

Tant mieux alors, je veux pas faire de bêtise, surtout que les miroirs regardent maintenant. »

La voix résonna dans la tête du petit garçon à ses interrogations. Il aimait encore plus son "doudou" pour cette attention. Cela le détendit un peu de moins se poser des questions. Levant la tête, il regardait le jeune homme en train de l'observer en regardant le livre. Il est clair que le voir parler tout seul avec un nounours était étrange, mais bon, il avait l'habitude avec le Général ayant fait remontrance sur remontrance à l'époque où ils cohabitaient sous le même toit. Dans un souffle de fatigue mélangé à ses quelques larmes, il s'enfermait dans ses pensées.

Dans le reflet de la lanterne sur l'argentique des miroirs, des prunelles rouge sang et dorées s'ouvraient pour observer le nouvel invité dans cette âme. Sur les murs, des estafilades horizontales fendaient silencieusement le bois en même temps que l'apparition d'un cosmos d'un puissance de plus en plus redoutable. Quelque chose d'une rare puissance qui dormait depuis des années étaient en train de prendre sa place avec les autres. Enfin, dans un dédale cosmique, l'enfant se leva brusquement en laissant tomber pour la première fois son nounours. Un cosmos pourpre et violacé était en train de naître en lui.

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MessageSujet: Re: Destins Croisés (Cae)   Mer 20 Juin - 4:52

¤ 5 ¤
Tandis que son esprit était clair et son cœur enclin à l’innocence…
… Les informations approximatives et les faux-semblants continuaient de se multiplier dans cette âme meurtrie. Une âme dont il ignorait encore l’histoire exacte. Une histoire qui ne s’était pas terminée avec la mort du Général du Kraken. Autre chose vivait sous ce toit, quelque chose dont cet enfant et le Marina avaient peur, d’une manière ou d’une autre. Mais plus les minutes passaient, plus la folie était lisible en cette demeure du cœur. Lisible, et risible, car cela faisait de cette engeance la pire des infirmités aux yeux de Narcisse, perfection incarnée en ce monde. Car s’il était bien une chose dont il n’appréciait que peu la vue, c’était bien de l’anomalie, de la malformation, de l’anormalité…

Et la folie d’un esprit perdu dans les méandres de plusieurs personnalités faisait partie intégrante des choses qu’il répugnait à côtoyer. Pourtant, être arrivé aussi loin dans l’esprit de Caêron de Fragrance lui donnait envie de fouiller plus profondément encore. Et le geste qu’il avait accompli, en condamnant pour un temps le Général de Poséidon au silence, lui avait valu de la part de l’âme de sa victime une aide inattendue.

Un élément nouveau entre les mains, Narcisse prit le temps de s’assoir dans l’un des fauteuils qui se trouvaient dans la pièce pour faire le point sur ce qu’il avait apprit des quelques échanges du jeune garçon avec « lui-même ». De ce qu’il comprenait, ce garçon était ce qu’il restait de l’innocence de Caêron de Fragrance. Une âme d’enfant, la véritable flamme dans les ténèbres d’un cœur d’adulte aux prises avec plusieurs traumatismes. Face à Diurne donc, s’était tenu ce qu’il était devenu par le fait du destin : un Général de Poséidon. Mais ce nom, Nox… Représentait-il ce qu’il était avant d’être ce Général ? Dans ce cas, à qui appartenaient les yeux qui l’observaient dans les miroirs de la demeure ?

« Pathétique. »

Fût le seul mot qui s’échappa de ses fines lèvres, avant qu’il ne se mette à rire, prit d’un tremblement proche de la jouissance mentale face à la situation. Il comprenait le plaisir presque malsain de son maître à présent. Celui de se faufiler dans le cœur et l’esprit des êtres vivants pour les mettre à nue sous son regard scrutateur.

« Jusqu’où peut donc aller l’être humain dans sa démence… Voilà un bien étrange exemple de la folie de l’Homme. »

Loin d’ouvrir le livre qui lui avait été confié, Narcisse se leva d’un bond et aussitôt se matérialisa sur lui une étrange armure d’ombre. Elle était née de sa volonté de combattre au nom de… De quoi déjà ? Il ne se souvenait plus, mais une partie de lui se souvenait de cette impression de réconfort au port de cette cuirasse qui aujourd’hui n’était plus qu’une ombre d’oubli plus résistante encore que la plus forte des lumières. L’oubli pouvait tout engloutir, voilà où se trouvait sa force.

D’un simple geste, un pan entier de la demeure disparue dans l’obscurité de l’oubli, sur sa droite. D’un autre geste, la lanterne retrouva le chemin de sa main gauche.

« Crois-tu vraiment que je vais briser le sceau d’Athéna ? Quel serait mon intérêt à te voir retrouver le contrôle sur ton âme ? En fin de compte, cette folie est peut-être la véritable force qui te caractérisera en tant que Spectre d’Hadès Caêron de Fragrance. »

Mais en réponse à cela, celui qui était né d’une autre manipulation commença à prendre possession de la dernière flamme d’espoir de cette âme. Un Cosmos violet et pourpre s’installa lentement mais surement dans le corps du jeune garçon et les restes de la demeure furent envahit par cette puissance, ce qui menaçait de les faire s’effondrer. Mais c’était sans compter sur le troisième pouvoir du futur Dieu du Rêve qu’il était.

« Gardes ça pour un autre jour. » Son regard plongea dans celui de Caêron, et dans un battement de cils, il se retrouva à une longueur de bras de lui, bras droit tendu, tenant fermement le front du garçon, mais aussi celui de son véritable corps dans une réalité qui semblait si lointaine… « Oublie, oublie ce qui se cache au fond de toi. Car ce n’est pas l’heure pour toi de laisser s’exprimer ta véritable nature. » Sa voix était suave. Son étreinte devint une caresse. Son regard doux une invitation au repos, et au sommeil… « Mais n’oublie pas cela. » Continua-t-il en descendant sa main sur son visage dont il ferma les yeux avant de saisir sa gorge. « Ici tu n’es qu’un pion sur l’échiquier de la Mort. Si tu viens à l’oublier, ton âme… Sera à moi. » Murmura-t-il à son oreille avant de relâcher son emprise.

Et en cela, il se retira, d’un seul coup, de l’esprit et du cœur de sa victime.
De retour dans la réalité, Narcisse apprécia avec dégoût l’odeur de son sang sur ses vêtements et la douleur relative que cela lui procurait. Caêron était toujours debout face à lui, le regard dans le vague. Le sommeil allait-il finalement le gagner ? Est-ce que la dernière image que lui avait laissée Narcisse allait-elle l’endormir et le conduire dans les bras de Morphée ?

Car dans l’âme de cet homme qui quelques minutes plus tôt était un parfait inconnu pour lui, le disciple d’Oneiros avait laissé un dernier message, sous la forme d’une simple vision. Sur fond de néant, une petite table de lecture était dressée. Dessus reposait la lanterne qu’il avait tenue dans sa main et qui avait conduit la véritable anomalie de Caêron à pouvoir retrouver une partie de sa force et de son contrôle sur ce corps. Sur un petit chevalet de lecture, le grand ouvrage de cuir scellé sous le nom d’Athéna reposait, toujours clos. Et dans la lumière projetée par la lanterne dans le néant, on pouvait lire ces quelques mots…


ελπίδα είναι ένα όνειρο
ξεχνώντας είναι ένα θέμα

.
Des mots qui allaient être gravés dans sa mémoire, jusqu’à leur prochaine rencontre…
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MessageSujet: Re: Destins Croisés (Cae)   Lun 25 Juin - 21:19

Sourire face à l'arrogance


Enfant de pure innocence,
qui danse avec évanescence,
sous le toit de l'Essence.

La tête de l'enfant restait stupéfait par les propos de l'homme venu d'ailleurs. Son cosmos irradiait de son corps et il fixait l'homme avec une certaine concupiscence. Quelque chose le gagnait et il savait, il savait.... Qui était-il ? Pourquoi la voix lui demandait de se défendre ? Non, rien, le silence et il ne fit rien contre l'oraison funèbre et la morgue de son ennemi. Dans la moiteur de la lumière, Diurne vit des lettres grecques se figer dans le crépuscule pour devenir une litanie secrète qui se posait en chrysalide dans son âme tourmentée. Tout à coup, tout stoppait et personne ne put dire si cela était un maléfice de Narcisse ou la volonté de son âme. Il lui était comme interdit d'outrepasser les lois qui régissaient cette demeure sacrée.

Le départ de Narcisse ne changeait rien à la situation, il était à nouveau seul et la bougie de la lanterne brillait encore faiblement. Il s'approcha de celle-ci pour aller la replacer dehors quand un cosmos d'une rare intensité s'échappa des miroirs pour laisser apparaître trois pupilles ambrées. Elles resplendissaient avec une puissance étonnante et se refermèrent aussi subitement qu'elles étaient apparues. Dans le dehors, une tornade de glace et de givre se levait en redonnant naissance au Général du Kraken. Sa tête avait disparu de l'endroit qu'avait choisi le fils d'Hypnos. Dans un sourire sardonique, le visage de l'enfant se figea avec sadisme en regardant la lanterne.

« Pathétique ? Dément ? Oui et non Narcisse mais tu le seras bien assez tôt dans le futur. Ne jouis pas trop facilement de cette intrusion car cela serait mal venu de se penser au-dessus des lois des Enfers. Tu n'es qu'un enfant qu'Athéna n'a pas dressé, le temps te l'apprendra... »

Dans un moment de lassitude, Caeron s'avançait vers le perron de sa petite demeure. Il était observé par la peluche avec une certaine gourmandise et il ne fit rien pour tenter de l'arrêter. Il était clair que la partie ne faisait que commencer dans ce Monde et il n'était pas dit qu'il laisserait sa proie à plus puissant que lui sans se battre avec une certaine impatience. sans rien dire, la peluche avait observé, analysé les différentes probabilités qui lui étaient offertes et ses pupilles rouges rubis observaient tranquillement le livre posé sur la couverture du lit.
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