RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 Discussion entre deux divinités fraternelles

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Daemon


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MessageSujet: Discussion entre deux divinités fraternelles    Mer 6 Juin - 20:00

Le craquement limpide d'une phalange écrabouillée, le doux murmure d'une souffrance enfouie au fond du gosier. Tel était la douce mélodie dont se délectait notre divin maitre des rêves, un être à l'apparence de femme mais à l'âme masculine. Enfin, plutôt qu'il était difficile de réellement positionner un Dieu quant à sa morphologie en sachant pleinement qu'il pouvait adopter le corps qu'il souhaitait et que la réincarnation était chose aisée. Androgyne de nature, Daemon était si joueur qu'il se complaisait à endosser un rôle féminin au quotidien afin de faire baisser la garde de certains chevaliers aux cœurs purs et blesser l'orgueil des femmes guerrières lorsqu'elles se faisaient toucher par notre protagoniste. Vêtu de son habituelle armure Tartare comme l’âme du Seigneur des Enfers, et Grand maitre de tous les Dieux des ténèbres. Les ailes déployées alors que les jambes étaient nues afin de montrer la somptueuse carrure créée de toute pièce. Que voulez-vous mes chers enfants? Lorsque l'on se crée un corps, on ne fait pas les choses à moitié ou alors il ne fallait pas avoir de goûts pour prendre une apparence hideuse lorsque l'on pouvait choisir la perfection. Mais en quelque sorte, ce serait revenir à critiquer les choix de son frère Nas Choka au vu de son visage inspirant la peur aux enfants rien qu’avec un sourire. Méchanceté gratuite ? Voyons, ce n’est pas le genre de notre protagoniste, vous vous trompez surement…Enfin pas tellement en fait. Quant au fait qu'il prenne une apparence féminine alors qu'il pourrait conserver son apparence masculine, c'était pas parce qu'il vit mal son sexe de départ mais il trouve aussi que les femmes ont une certaine pureté, un charme qui fait que l'on a envie de les côtoyer, de les toucher et...De les salir. Pour la pureté, il aurait pu prendre un côté enfantin mais le port d'une armure dans une telle couverture ne porterait pas le même charisme et puis un être aussi petit signifie aussi une idée préconçue du côté geignard...Chose impossible à envisager lorsque l'on était un Dieu, il fallait représenter l'autorité et la classe auprès de la population humaine presque entièrement soumise.

Mais, dans votre lecture longue, vous vous questionnez surement sur le bruit énoncé au tout début je suppose. Eh bien, dans un élan de sadisme non contrôlé, Daemon appui de son talon sur les doigts étalés au sol d'un spectre venu informer des dernières nouvelles. Prévenant que la libération de Zeus a bien eu lieu et qu'en soi, c'était une défaite cuisante de la part des forces armées des Enfers qui n'ont rien pu faire face à l'adversité. Tournant de temps à autres son pieds afin d’exagérer une douleur sans précédents, le Dieu des rêves héroïques conservait un sourire sadique, sans pitiés pendant que son regard admirait l'ensemble de la bâtisse avec un intérêt certain. Admirant avec une certaine délectation les âmes humaines torturées dans cet amas de pierres comme si le Seigneur des Ténèbres avaient enfermé leurs âmes à l'intérieur. C'était un concentré d'ondes néfastes dans un lieu unique en son genre et c'est ce qui plaisait à notre protagoniste. Ce dernier, assis sur un banc afin d’admirer les lumières et écouter les sons de souffrances, affirmait d’une voix tendre et chaleureuse :

« Nous n’avons pas subi une défaite, car la défaite signifie l’utilisation de toutes les pièces en vain. Ce qui n’est le cas ici. Hypnos-sama a été magnanime en n’utilisant qu’une partie des pions, la preuve : Je n’ai pas été sur le terrain. Et mes frères non plus, chose qui aurait changé la donne si ça avait été le cas. » Chose vraie en soi car comment vouliez-vous évaluer la puissance de l’échiquier si toutes les pièces étaient mises de côtés pour ne faire entrer que les pions ? Ce n’était nullement logique d’estimer la situation actuelle comme une défaite. Si la situation était telle quelle c’était simplement parce que le seigneur avait un plan qui promettait d’être grandiose ! L’entrée en scène des 4 plus grands manipulateurs des rêves ne saurait se faire attendre davantage. Ce qu’il faut juste, c’est plus que les signaux du père fondateur des frères pour rendre à la terre ce qui est à la terre.

Rien qu’en pensant au nombre de victimes qui promettaient de s’étendre sur le champ de bataille, Daemon sentit un frisson d’excitation parcourir le long de son corps afin de proliférer un sentiment orgasmique pendant que le talon se plantait dans la chair spectrale du guerrier à terre qui implorait la pitié de son maitre. C’était bien beau de se rendre compte de ses erreurs mais l’expression ‘tourner sept fois la langue dans sa bouche avant de parler’ prenait un tout nouveau sens lorsque c’était en présence de cette personnalité divine. Bien que même sans chercher à la vexer, cette divinité capricieuse était reconnue par les sbires pour torturer simplement pour passer le temps ou pour essayer un nouveau jouet qui pourrait être plus que plaisant. Et lorsque ce n’était pas une torture physique sur les hommes, les recrues femmes souffraient d’une exhibition de luxures de la part de Daemon qui succombait à l’appel de la nature jusqu’à ce qu’elles en perdent la raison et subissent ainsi un lavage de cerveau. Bah quoi ? Ne regardez pas comme ça le pauvre enfant perdu dans l’attente de pouvoir s’en prendre à des adversaires sous la direction d’autres divinités qui ne demandaient qu’à être dévorées. En même temps, notre Dieu était un concentré de sadisme, de luxures mais aussi de fantasmes de rêves humains, comment vouliez-vous qu’il naisse sain d’esprit cet enfant là ? Et ce n’est pas son titre de divinité des rêves et son immortalité qui allait arranger les choses je vous l’accorde.

Plaçant sa tête sur le revers de sa main droite, celle-ci ayant appui sur la jambe repliée par la position assise, Daemon sous sa bannière féminine regarda de haut l’être à terre. Le fait qu’un sous-fifre soit totalement soumis et en grande peine ne lui accordait qu’une excitation éphémère et je ne vous laisse même pas imaginer l’absence totale de pitié le concernant. Ce serait avoir de la pitié pour une chaussette ayant protégée votre pied un temps, une métaphore assez grotesque mais qui englobe bien l’idée. Balançant légèrement la tête d’un côté à l’autre, observant de son œil borgne le torturé, un petit sourire mesquin se dessina légèrement sur son visage avant de prononcer quelques mots dérangeants :

« T’écraser les phalanges m’ennuie terriblement désormais…Si je t’arrachais un œil ? Peut-être relanceras-tu un nouvel intérêt ? » Exprima l’entité impitoyable avant d’approcher sa main de l’emplacement oculaire gauche et ainsi de sa cible. Il fallait estimer à combien de temps un être inférieur pouvait occuper un sadique dans son genre ! C’était comme une expérience scientifique digne de ce nom (mais sans grand intérêt je vous l’accorde, à part pour les psychopathes qui représentent une autre histoire). Je vous laisse représenter l'état de tétanie sous lequel succombait le combattant au sol qui ne pouvait pas se défaire d'une emprise si charismatique et dont la rébellion représentait une mort certaine et sans aucune chance de résurrection. Le pauvre petit soldat n'était pas un Dieu et ne vivait que parce que Hadès-sama l'avait choisi. Voyant l'index ainsi que le pouce de son tortionnaire approcher, il murmurait constamment des mots glorifiants mais aussi appelant au pardon pendant que le sourire démoniaque de Daemon s'intensifiait en préparation au cri de douleur qu'il risquait de pousser s'il parvenait à ses fins. Sous ce courroux divin qui fut décidé, est-ce que quelqu’un interviendra pour arrêter le geste ou plutôt pour l’admirer ? Tout dépendra de l’intervention, s’il y en a une, et selon la personnalité du candidat. Telle est la question mon cher Shakespeare !
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Adrix


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MessageSujet: Re: Discussion entre deux divinités fraternelles    Dim 10 Juin - 23:14

-Certaines choses ne changent pas. Tes loisirs sont toujours aussi vulgaires semble-t-il.

Telle fut la tirade qui interrompit les sanglots à peine étouffé du malheureux en proie au sadisme du Dieu des rêves. Et alors que le soldat tentait d'identifier l'origine de la voix, des bruits de pas résonnèrent à leur tour dans la bâtisse. D'abord distants, puis de plus en plus proches, les échos métalliques de l'armure contre le sol dallé. Un nuage de fumée violacée se forma soudain, s'élevant du plancher à la manière d'un gaz empoissonné. De cette brume angoissante émergea finalement une silhouette. Une armure couleur d'ébène aux reflets dorés, des cheveux formant une cascade blonde ondulant au gré d'un vent invisible, une lueur nonchalante dans le regard, le Dieu de l'Irréel venait de faire son entrée.
Autour de lui voletait une théière affublée d'ailes de mouche, décidée à défier maladroitement toute forme de pesanteur. Alors que la déité des songes s'avançait d'un pas léger vers son frère, le service à thé improbable déversa son précieux liquide dans une tasse volante dont les motifs d'un goût douteux évoquaient farfadets en train de jouer aux cartes. Phantasos l'attrapa d'une main distraite, humant d'un air ravis le délicat fumet qui se dégageait de la concoction brune.
Visiblement pas gêné de faire attendre les individus présents dans la salle quand à la raison de sa venue, il en but une gorgée aussi lentement qu'un être humain peut boire une saleté de thé. Mais à peine la tasse quittait-elle ses lèvres que son visage aux traits efféminés trahissaient une réflexion intense. Après ce qui parut être une éternité d'hésitation, il claqua des doigts, et un morceau de nuage se changea en sucre et atterrit dans sa boisson sans même faire de plouf. Il déposa le tout sur... sur rien en fait, à moins que les enfers ne soient équipées de tables transparentes avant d'enfin reporter son attention sur la scène en cours.

Si le torturé tentait de conserver une expression des plus sobres, les infimes tremblements qui parcouraient son épiderme laissaient transparaître la terreur sincère dont il était la proie. Survivre aux caprices d'un dieu était déjà un exploit en soi, mais en avoir deux sur les bras amenuisait tant les chances de succès qu'il serait plus adéquat de parler de miracle. D'autant que cette déité là ne souffrait guère d'une bonne réputation.
Oh il n'était pas connu pour sa cruauté, ni même pour sa vilénie. En la matière, sans aucun doute Morphée le surclassait-il. Non, les bruits à son sujet parlaient d'un être instable, animé par d'improbables pulsions. C'était un dément, plus changeant encore que le cœur d'une jeune fille. Et peut être un être capable de tout était-il pire bourreau qu'un sadique en bonne et due forme. Au moins avec le second, on savait d'avance qu'on allait en voir de toutes les couleurs, on pouvait s'y préparer. Mais les fous de cette espèce ont le mauvais goût de vous laisser une entrevoir une chance de vous en sortir, de vous accrocher à l'espoir infime que ses caprices les feront changer d'idée avant qu'ils ne passent à l'acte.

L'Irréel se tourna vers son compère, et le sourire qui se dessina sur son visage était si radieux qu'il aurait à lui seul fait chavirer bien des cœurs. Le soldat n'aurait su dire s'il avait prit l'apparence d'une jeune fille ou d'un homme, mais on ne mentait pas en parlant du dieu des apparences. Illusion ou réalité, son faciès était vierge de tout défaut.

-Ca faisait longtemps mon cher frère !

Longtemps ? Ou pas ? Il ne se souvenait plus de quand datait sa dernière réincarnation, ou même s'ils s'étaient rencontrés alors qu'il était dépourvu d'enveloppe charnelle. Un être immortel n'avait jamais une notion normale du temps, mais dans le cas de celui qui commandait aux fantasmes et aux fantaisies, isolé dans son monde de rêves incohérents dépourvu de lois, cette vérité n'était que plus accentuée.
Il claqua des doigts à nouveau, et dans ses mains apparut un gâteau à la crème qui avait déjà disparut dans sa bouche avant que qui que ce soit n'ait eut le temps de réaliser ce qui se passait. Si il y avait bien une chose que les mortels avaient bien fait d'inventé, c'était les pâtisseries. C'est seulement lorsque son regard croisa celui brouillé de peur du condamné qu'il sembla remarquer son existence. Il avait beau être intervenu pour le sauver il n'y a pas 50 secondes, ce n'était pas vraiment quelqu'un à se remémorer ce genre de détails.

-Oh mais que voilà !

Sans crier garde, il saisit le spectre par le poignet et le releva. Le malheureux était toujours en train de se demander ce qui lui arrivait qu'il était déjà entraîné dans une valse avec Phantasos.
Dansant sur une musique inexistante, pirouettes et autres pas se succédèrent en rythme jusqu'à ce que le Dieu ne s'arrête à l'instant même où son partenaire commençait à se faire à ce nouveau jeu. L'Irréel fixa sa "victime" dans le blanc des yeux et, contre attente l'embrassa. Leurs lèvres se joignirent l'espace de quelques battements de cœur avant que le fils d'Hypnos ne le pousse gentiment en arrière... droit dans un trou sans fond qui venait d'apparaître dans le sol.
Le coupable s'esclaffa à son propre mauvais tour.

-Je me demande bien où il va atterrir tiens.

*Eh ! N'en fais pas trop tout de même*

*Il faut te détendre mon jeune ami voyons... Ce n'est pas bien grave*

*Mais...*

*Oui laisse tomber Adrix, il a bien le droit de s'amuser de temps en temps*

*Tu dis ça parce qu'il a embrassé un homme hein ?*

*Exactement*

Ils s'étaient mit d'accords sur le fait que Phantasos serait la personnalité dominante aujourd'hui. Après tout, ils allaient rencontrer ses frères et il semblait normal que ce soit lui le premier à leur adresser la parole. Qui plus est, il était le seul à comprendre les règles de cet endroit, enfin, si elles existaient. Adrix n'était pas assez téméraire pour s'aventurer dans un territoire si dangereux sans en avoir appréhender un peu les caractéristiques avant et Eleonor n'était tout simplement pas d'humeur.
La vie n'est qu'une succession d'évènements inattendus qui, tels des danseurs effrénés lors d'un bal fiévreux, vous entraînent à droite et à gauche de la piste sans que vous ayez vraiment votre mot à dire sur la question. Cela, Adrix le savait. Il l'avait vécu plus que n'importe qui, balloté qu'il avait été par le destin depuis le jour de sa naissance. Tantôt esclave, tantôt chevalier d'or, l'impact que ses décisions avaient eut sur son existence était bien moindre que ce qu'il aurait voulu croire. Sa sœur lui avait été arraché, et peut être le seul choix réel qu'il fit au cours de sa vie fut de la secourir quelqu'un soit le prix à payer. Maintenant qu'il y repensait, peut être les dieux avaient-ils voulus punir cette crise d'indépendance... Peut être était-ce leur volonté que de la faire périr ainsi et que leurs âmes se retrouvent mêlées de la sorte ? Et si Athéna elle même avait planifié tout ça pour le faire devenir le chevalier d'Or des Poissons ?
Tss, quelle ironie. Lui qui n'avait jamais eut foi en tous ces olympiens, le voilà qui se mettait à les soupçonner de tous les malheurs du monde. Pathétique.

Non, la vie, il pouvait en accepter les travers... Mais jamais il n'aurait supposé que la mort était aussi tumultueuse à son tour. Pas de repos infini, pas de longue sieste ni même de banquet où se réunissent les braves. En lieu et place des merveilles promises, il s'était réveillé dans un cercueil de marbre noir, avec un sale goût en bouche et une divinité dans la tête.
Au moins le hasard avait le sens de l'humour, à moins que Phantasos ait délibérément choisi un mécréant pour l'élever au rang céleste ? Et voilà que maintenant il était le premier témoin de la rencontre entre deux frères commandant aux songes... quelle destiné fatigante franchement.

-On dirait bien que je t'ai privé de ton jouet pour le moment. Quelles sont les nouvelles mon cher frère ?
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Daemon


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MessageSujet: Re: Discussion entre deux divinités fraternelles    Mer 13 Juin - 19:50

Dans son loisir personnel, sa grande joie à la vue et l’entente d’une souffrance si bien exhibée de la part d’un soldat messager n’ayant aucun intérêt pour les forces armées des Enfers, notre bon Dieu n’aurait jamais pensé être interrompu si rapidement. Les deux doigts approchant lentement en direction de notre bon samaritain qui était sous la peur d'une perte d'organes. Comme si le bourreau était en face de lui et que rien ni personne ne pourra changer la donne. Dieu était un bon farceur mais aussi un être qui cherchait à lutter contre l'ennui...Cependant l’entente de railleries sur ses goûts en matière de tortures avait le comble de soutirer un visage haineux de la part de Daemon qui se tourna en direction des douces paroles. Peut-être était-ce l'arrivée du sauveur apportant un jour nouveau au torturé? Personne ne le savait pour le moment alors que le jeu allait être drôle s'il n'était pas interrompu. Sous un nuage évoquant les plus profondes brumes des Ténèbres, dans un calme avant la tempête et sous une atmosphère glaçante, un nouvel être divin faisait son apparition. Chaque seconde laissait davantage place à l’armure de la nuit qui entrait dans la place, sous un toit normalement consacré à Dieu mais celui-ci pour un autre. Son œil borgne tourné en direction du nouvel arrivant, un sourire sadique se dessina lentement sur le doux portrait du Dieu des rêves Héroïques sous son apparence féminine. Le fait que l’un de ses frères arrivait, le fait que les ténèbres gagnaient en ampleurs au vu d’un jour nouveau, Daemon comprenait enfin que le grand jour venait de faire son apparition. Douce tyrannie que de faire complaire les adversaires dans une joie éphémère de victoire, amenant une puissance nouvelle sur un échiquier commençant à se vider de ses forces. Sous ce plaisir de voir un frère apparaitre, le pied appuya davantage sur les phalanges du pauvre mercenaire des Enfers.

Les canines de notre protagonistes firent leurs apparitions sur ce visage démoniaque, le plaisir n’en était pas réduis bien que les propos proliférés plus tôt pourrait apporter la mort si ça n’avait pas été son frère. Phantasos serait surement le plus véridique en cet instant précis car ce n’était pas l’hôte qui parlait mais bien l’être divin qui avait traversé les âges à ses côtés. L’homme au sol resta à la fois calme mais aussi perturbé par le fait qu’il pouvait succomber une nouvelle fois aux courroux d’une autre personnalité capricieuse et imprévisible. Il était vrai qu’avec Daemon, on pouvait s’attendre à une exhibition de sadismes et de violences mais dans le cas de Phantasos, quelles seraient les meilleures descriptions de ses actes ? Aucunes. Il pouvait agir différemment à chaque instant au point de le rendre imprévisible auprès de ses ennemis ainsi que ses amis. Afin de répondre aux propos précédents, Morphée craqua ses doigts tout en s’amusant de la situation présente :

« Tu me connais, je ne peux résister à l’envie de soumettre un être faible ! Mais tu peux parler mon cher frère, tes imprévisibles actes enfantins ont fait le tour des Enfers en matière de renommées. Je ne me souviens pas avoir vu quelqu’un partager un thé en ta présence sans repartir les pieds devants…A part peut-être nos frères et Hypnos-sama. »

Dieu gourmet, Phantasos avait le pêché de la gourmandise en ayant toujours quelques mets fins près de sa carrure, prenant toujours un réel plaisir que de se bercer dans les différentes sensations du palet. Chose que ne comprenait pas vraiment Morphée, n’étant pas vraiment un grand fan de la nourriture et préférant apprécier qu’un seul met : le corps d’une femme. Gourmandise et Luxure, deux grands pêchés personnifiés dans une même pièce et portant un intérêt pour le soldat à terre. En tant que narrateur, j’aurais opté pour le conseil de la fuite mais il n’en avait pas les capacités malheureusement…Pour lui.

Une valse s’engagea alors, apportant un peu de joies dans un moment qui n’était pas adapté. Le poignet explosé, le guerrier prenait sa douleur sous son coude afin de ne pas montrer sa faiblesse dans une situation qui pourrait laisser croire à une émancipation. Quelle naïveté car ce n’était simplement que le début de la fin. Morphée observa, septique, la scène ainsi que le baiser en pouffant finalement de rire. Phantasos n’avait pas changé pour finalement opter pour le plaisir de la taquinerie. Le trou se créant derrière fut finalement la dernière marche avant la mort, mort d’un jouet qui fit lâcher un certain soupir à notre protagoniste. De sa main gauche, Daemon se gratta le crâne tout en poussant un peu sa frange et se releva de son banc sous le délicieux son de l’armure s’entrechoquant entre ses métaux. Qu’il était dommage de mettre fin à ce jouet d’une manière si radicale, il aurait été plus drôle de le taquiner encore un peu, que c’est idiot. Se penchant au-dessus du trou, le détenteur de l’armure de Morphia pencha sa tête sur la gauche tout en portant l’oreille aux cris berçant le fond du trou sans fins. S’approchant de son confrère fraternel, l’être aux multiples vices reprit la parole :

« Quel dommage…Tu aurais pu le faire souffrir quelques heures avant de lui donner son dernier voyage. Le plaisir des os se brisant, de la chair se déchirant, des membres arrachés, du sang s’expulsant ! » Tournant sur lui-même, Daemon vivait dans l’optique de répandre la douleur d’un cauchemar éternel. C’était tellement bon de voir un être humain jouir d’une souffrance sans pareilles ! De le voir répandre un cri de douleur au travers de l’horizon et que les spectateurs frémissent d’une peur sans bornes en espérant ne pas être les prochains. Une main allant sur sa propre poitrine et se caressant tout en fantasmant avant de tourner son visage d’extase en direction de l’être partageant ses gênes. « Les nouvelles ? Rien de bien nouveau de ce que tu as pu entendre. Apparemment, Zeus est de retour et Hypnos-sama semble enfin prêt à nous mettre sur le devant de la scène. »

Approchant son visage de celui de son frère, Daemon plaça sensuellement chacune de ses paumes de main sur chaque joue de son divin frangin en mettant son visage à seulement un centimètre du sien. Que son souffle se ressente sur chaque pore de la fausse peau humaine de l’Iréel pendant que son corps en armure se colla au sien alors que son sourire carnassier se dessinait : « Qu’en penses-tu ? Prêt à faire naitre un génocide aux guerriers d’Athéna, Poséidon, Odin et j’en passe ? Moi en tout cas…J’en brule, bouillonne! Je ne peux plus attendre tellement l’envie de boire du sang me déchire la gorge ! »
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MessageSujet: Re: Discussion entre deux divinités fraternelles    Jeu 14 Juin - 21:59

Arrow Des enfers à la jungle

Tandis que nous traversions le portail dimensionnel, je ne pouvais m’empêcher de songer à ce Dormin et à son lien avec deux des hôtes de mes fils. Comment pouvais-je retourner cela en ma faveur ? J’y réfléchirais plus tard car pour le moment j’avais plus urgent à faire, je devais etre prêt pour mes enfants, prêt pour le futur. D'autant plus que j'avais à présent avec moi une femme pleine de promesse...

¤¤¤

Loin, très loin de l’Afrique et du chevalier d’or assoupie, la cathédrale d’Hadès se dressait dans toute sa splendeur et sa majesté. Elle souffrait cependant de l’absence de son maitre et aussi de celle de son armée, seul deux cosmos puissant venaient y troubler le calme qui s’en dégageait. Et pas n’importe quel cosmos, ceux de deux des quatre dieux du rêve et fils d’Hypnos. Et ce fut dans la salle ou les deux frères se trouvaient vacant à leurs étranges occupations que l’air ambiant se mit à frémir, et dans un flash de lumière apparut alors un large portail orné de sculptures de pavot en fleur. Les larges portes d’ébènes encore close s’ouvrir sans bruit et une brume obscure et opiacée s’échappa de l’ouverture ainsi pratiqué. Le silence et les ténèbres peuplaient l’espace qui se voyait dans l’encadrement du portail, mais soudain se détacha de l’obscurité une silhouette humaine, puis des pas résonnèrent sur les carreaux de la cathédrale. Avait émergé du portail un homme vêtu comme un dandy et maintenant son chapeau sur sa tête avec sa main gauche alors que sa main droite se trouvait nonchalamment posée sur sa hanche droite, sur son visage se lisait un air préoccupé et songeur.

Spoiler:
 

Emergea ensuite derrière lui du même portail une femme recouverte du surplis de la harpie et alors qu’elle aussi posée le pied dans cette dimension, le portail se referma sans un bruit et disparut comme il était venu, dans un flash de lumière.

« Tssss, il faudra vraiment que je m’occupe de cette lumière… »

¤¤¤

Emergeant alors en terrain familier, j’eu la désagréable vision de la lumière du jour venant heurter mes yeux après la douce obscurité du passage. Mais cette gêne fut vite éclipsé par la vision de mes enfants réunit en ces lieux et déjà en train de s’amuser. Je remarqua alors également la théière volante accompagné d’une tasse flottante, toute deux d’un gout des plus improbables. Le cosmos qui les constituaient ne laisser aucun doute quant à leur créateur, il en allait de même pour le trou noir visible au sol duquel s’échappait encore les cris d’un malheureux ayant eu le pathétique destin de servir d’amusement à mes enfants.

« Haaaaaaaaa… Les enfants… Je ne peux vraiment pas vous laisser seul. Encore à malmener nos troupes avec vos jeux d’enfants gâtés. Enfin tant que vous ne les tuaient pas… RHAA lui et ses cris ! Il va me rendre sourd ! »

Soudain apparut au plafond une réplique du trou noir duquel jaillit le malheureux encore hurlant qui vint s’écraser lourdement au sol. Relevant alors son visage vers moi, l’incompréhension dans son regard se mêlait à la terreur la plus primaire. Il allait etre difficile de le raisonner, enfin peu importe après tout, il n’était rien et le demeurerait à jamais.

« Laisse-nous maintenant. »

Sans demander son reste, le garde essaya de se remettre tant bien que mal sur ses jambes mais visiblement mes fils s’étaient déjà bien amusés avec lui, et la chute n’avait rien arrangée. Il semblait épuisé et blessé, pas gravement mais assez pour rendre ses mouvements lents, beaucoup trop lent…

« Hors d’ici larve ! »

Et alors le garde fut comme soulevé par une main invisible qui le projeta vers la porte avec suffisamment de force pour les ouvrir à la volée dévoilant le long couloir bordé de parois vitrées qui se poursuivait sur quelque dizaines de mettre au dehors. Tandis que le garde continuait sa progression aérienne les portes se refermèrent d’un coup sec et par la même occasion nous coupèrent de la vision comique de ce projectile improvisé et ma foi fort aérodynamique qui m’avait passablement énervé.

« Enfin seul… Pourquoi faut-il que nous ayons des incapables pareils à notre service, tous justes bons à effrayer les paysans de ce monde… »

Dans mon excès de fureur, j’avais augmenté significativement la concentration de mon pouvoir en ces lieux, et à présent l’étoile sur mon front, bien qu’encore masquée par mon chapeau, devait briller au point d’etre remarquable au travers de mes cheveux. Garder un minimum d’anonymat m’était un effort de tous les instants, enfin en présence de mes enfants, ces simagrées n’étaient pas nécessaires.

En voyant de mes yeux l’hôte actuel de Phantasos, je ne pus empêcher un sourire d’amusement, c’était bien là l’ancien chevalier d’or des poissons, Adrix.

« Phantasos, Morphée, c’est bon de vous revoir après tout ce temps, j’aimerais que ça soit en de meilleurs circonstances, mais le destin en a voulu autrement. Néanmoins à présent il est apparu plusieurs évènements importants qui pourraient bien nous servir à long terme, si nous jouons bien nos cartes. Mais pour le moment il est essentiel de regrouper céans nos forces éparpillées aux quatre coins du monde par le keraunos de Zeus. »

Me tournant pour désigner du regard la jeune femme qui n’avait pour l’instant pas dit mot, j’eu un petit sourire en coin.

« Je vous présente Ellya de la harpie, dernière incarnation de l’étoile céleste des lamentations et ma protégée, je vous interdit formellement de vous en approcher hors de ma présence et de lui faire le moindre mal, elle m’est précieuse et j’ai de grands projets pour elle. »

Pendant que je parlais j’avais déployé ma conscience hors de mon enveloppe physique, gagnant toute la matière et l’énergie environnante, puis toute la cathédrale, puis le pays tout entier et enfin le monde lui-même fut sous mon regard cosmique, chaque personne, chaque atome, chaque cosmos résonnant dans mon essence. Tant d’etre, tant de conscience, tant de cosmos, mais seul quelque uns m’intéressaient en cet instant, ceux des spectres en détresse présent à la surface du globe.

« Hum, tous ne pourrons pas etre amené ici maintenant… Phantasos, le spectre du nécromancien à grand besoin de notre aide, il se trouve actuellement sur l’ile d’Andromède et en présence d’un chevalier d’or. Je t’ordonne d’aller le chercher et de le ramener ici au plus vite, surtout n’engage pas de combat avec l’ennemi pour l’instant, notre heure viendra, mais nous avons encore des préparatifs à accomplir et des forces à retrouver. »

Faisant alors apparaitre une large table d’ébène ronde recouverte d’une nappe de velours noire ainsi que tout autour d’elle cinq vastes fauteuils d’obsidienne aux dossiers sculptés de splendides motifs représentant des chérubins ailées portant des cornes pleines d’opium ou des fleur de pavot, j’ôtais mon chapeau, dévoilant par la même l'étoile encore quelque peu dissimulé par mes cheveux, et je pris place sur un fauteuil.

C'est alors qu'apparut sur la table un service à thé somptueux composée d'une théière fumante, un pot à lait, un pot à sucre et de cinq tasses qui furent tour à tour remplie du contenu fumant de la théière qui se déplaça en lévitant de tasse en tasse, sans jamais verser la moindre goutte à coté.

« Tu me pardonnera de ne pas utiliser ta théière Phantasos, mais j'ai encore en mémoire la dernière tasse que tu m'avais fait goûter, de plus je crains que tes goûts ne soient un peu trop osés pour Ellya ici présente. Le thé dans vos tasses est un des plus raffinés du genre humain, une variété sublime et préparé avec soin, j'espère que vous l'apprécierez.
Prends place Morphée, et toi aussi Ellya, en attendant le retour de Phantasos pourquoi ne pas nous reposer un moment et discuter un peu ?
»

Faisant venir à ma main droite une des cinq tasses, d'un geste de la main gauche j'invitais Ellya et Morphée à en faire autant tandis que d'un signe de tête je fis signe à Phantasos de partir sur le champ.
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Adrix


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MessageSujet: Re: Discussion entre deux divinités fraternelles    Ven 15 Juin - 15:42

Plus Adrix observait leur interlocuteur.. trice ? au travers des yeux de Phantasos moins il parvenait à concevoir que le lien unissant les deux divinités était de même nature que celui qu'il partageait avec Eleonor. Quel fraternité saugrenue était-ce là ? Ils avaient l'air aussi dangereux l'un que l'autre, et quand même le même sang coulaient dans leurs veines, il les imaginait volontiers s'entretuer à la première occasion. Ils se comportaient amicalement l'un envers l'autre, enfin sans doute pour deux divinités des enfers du moins, mais c'était simplement... différent. Ils étaient proches et à la fois distants, leurs liens familiaux étaient comme gangrenés par quelque chose de terriblement malsain.
Mais ce qui l'impressionnait plus encore, c'est qu'en comparaison des élans de violence inutile de son confrère, le comportement immature de Phantasos lui paraissait soudain presque adorable. Il savait que l'Irréel était quelqu'un de dangereux, une menace pour toute créature, quelqu'en soit l'allégeance. Et ce n'était pas ce spectre qui allait le contredire. Le seigneur des apparences n'avait pour la vie d'autrui ni respect ni même considération, il pouvait ôter les âmes par caprices et faire subir des tourments sans noms pour peu que cela le distrait. C'était du moins ce qu'il avait compris de son nouveau colocataire mentale depuis les quelques jours qu'ils cohabitaient dans son enveloppe charnelle. Mais s'il était sans nul doute un psychopathe en puissance il ne dégageait pas cette brutale envie de tuer qu'il percevait chez Morphée. Il était instable, bercé par la démence, mais il y avait dans ses faits et gestes une innocence toute infantile. Il se riait des tourments car il évoluait dans un monde où la réalité elle même n'avait guère de sens. Un peu comme un enfant ne réalisant pas la gravité de ses crimes, il était tout simplement incapable de considérer ce qui lui paraissait aussi illusoire que les songes dont il était le gardien... Et Adrix pouvait le comprendre pour cela, de ce qu'il avait pu entrevoir dans la mémoire de Phantasos, Fantasia était un univers si tangible si... puissant que lui même avait douté qu'il ne s'agissait là que de la création de l'imaginaire éphémère de l'humanité. Comment pourrait-on nier l'existence d'une dimension aussi construite, aussi aboutie dans son chaos tourbillonnant, vierge de toutes règles, de toutes limites.
Mais cet autre Dieu des rêves, lui, semblait parfaitement réaliser toute la corruption de son âme, pire encore, il prenait un plaisir aussi malsain qu'évident à l'étaler. Il n'agissait pas de la sorte parce que c'était sa nature profonde, non, c'était de son total libre arbitre qu'il savourait la souffrance vaine de ses congénères. A côté de son âme entachée, même le chevalier des Gémeaux de son temps aurait eut pour Adrix des allures de petit lapinou gentillet. Et pourtant Dieu sait combien le Gold Saint n'était pas réputé pour sa douceur...
Phantasos n'avait pas à s'embarrasser de ce genre de réflexion de son côté. Il était en territoire connu, et ce qui troublait l'ex Poisson lui était aussi familier qu'il était possible de l'être. Cela faisait des millénaires que la même rengaine se répétait encore et encore. Après avoir traversé les âges en compagnie de ses semblables, s'étonner de leur comportement aujourd'hui serait aussi risible que d'être surpris par le soleil ou la couleur bleue du ciel... Encore qu'en Fantasia, d'aussi simples phénomènes pouvaient sans peine réserver bien des facéties. Il gratifia Daemon d'un sourire complice.

-Tu déclares bien des vilaines choses à mon sujet. Je ne te savais pas homme à prêter l'oreille aux rumeurs mon cher frère. Tu es pourtant le mieux placé qu'il y a entre l'être et le paraître autant d'écart qu'entre le Ciel et la Terre... a part moi peut être.


Comparativement, l'Irréel avait un nombre de victimes bien inférieur à celui de ses collègues. La Mort n'était en effet que le plus ennuyeux des gages qu'il pouvait infliger à ses proies. Plutôt que de les transformer en corps sans vie, il préfèrerait cent fois se complaire à admirer les désirs qu'ils enterraient au fond de leur être. Les humains étaient des créatures fascinantes, leurs fantaisies étaient un régal d'imagination et de dégénéré censé. Offrir à leurs âmes le repos de Fantasia était bien plus amusant que de torturer leur enveloppe charnelle jusqu'à ce qu'ils ne bougent plus.
Daemon approcha son visage du sien, et chacun plongea son regard dans les profondeurs de celui de l'autre. Yeux rubis brillant de démence contre prunelles azure de sadisme, une rencontre au sommet, et chacun des deux opposant était aussi beau que l'esprit était capable de le concevoir. Mais à ce genre de petit jeu séducteur, le Maître des Apparences était loin de se laisser troubler pour si peu.

-Tu m'en vois navré, mais je crois préférer mon thé au sang encore chaud s'écoulant d'une gorge... La tasse est rudement plus pratique et le sucre s'y dissous avec plus d'aise.

*Tu parles d'un argument...*


*Je ne me souviens avoir critiqué tes préférences culinaires*

*Vu comme ça*


Mais avant que leur charmante conversation n'ait le temps de s'approfondir, un troisième larron fit son entrée en scène.... enfin, quatrième si on comptait le malheureux toujours en train de défier les lois de l'espace et de la physique un peu plus bas. Et pas n'importe qui, Hypnos lui même, Seigneur du Sommeil et accessoirement leur père.
Eleonor trouva amusant de constater que personne en Enfers ne semblait capable d'entrer quelque part comme l'aurait fait un mortel. A croire que les effets pyrotechniques et les effets clinquants faisaient partie de la profession divine.
Et dans la même veine, s'en prendre à ce malheureux spectre devait aussi faire partie des qualifications requises, car le nouvel arrivant secouru le torturé avec la douceur d'un hérisson sur lequel on s'assoit, donnant au concept de "foutre dehors" une nouvelle définition.
Mais ce n'était pas vraiment sa façon de mettre à la porte, ni même son accoutrement qui captait l'attention d'Adrix. Non, ce qui fascinait le blondinet c'était de songer que cet individu qu'il n'avait jamais vu était son nouveau père. Lui et Eleonor n'avait jamais connu leurs parents, leur ancien maître était l'être le plus proche d'une figure paternel qu'il ait jamais expérimenté. Et pourtant là, devant lui, se tenait un homme qui le désignait comme son fils. Qu'il s'adresse à Phantasos à travers lui n'avait aucune importance, car le lien qui l'unissait à la déité transcendait totalement la notion d'identité.
La mine de l'Irréel rayonna de bonne humeur à sa simple vue, son maintien et son attitude devenant en l'espace d'un instant celle d'un petit garçon qui salue son père, rentrant au foyer après une dure journée de travail, en brandissant un beau dessin.

-Papa ! Quel plaisir de te revoir après tout ce temps !

*Drôlement familier pour un Dieu*


*Drôle de remarque venant de quelqu'un aussi franche que toi*

*Drôle de conversation dans ce genre de circonstances vous ne trouvez pas ?*

*Désolé, je cherche encore le côté amusant de cette réunion*


Et en bonus du paternel venait une femme. Phantasos tourna vers elle un regard fasciné. C'était bien la première fois qu'il voyait Hypnos aussi attentionné envers quelqu'un d'autre, il en ressentit même une pointe de jalousie. L'idée de faire quelque chose d'aussi stupide qu'inutilement méchant à cette nouvelle invité lui traversa l'esprit, mais l'autorité naturelle de son père était suffisante pour contenir au moins une partie de ses pulsions... ce qui était loin de vouloir dire qu'il agissait en sa présence de manière raisonnable. Et l'interdiction de s'en approcher en son absence sonnait bien étrange à ses oreilles. Il prit un air faussement outré qui se voulait plus taquin qu'autre chose.

-Oh ! Que tu nous prêtes de mauvaises intentions, père. Aurais-tu toi aussi prêter l'oreille à trop de ragots ? Ne fais donc tu même plus confiance à la chair de ta chair ?

*C'était encore MA chair la dernière fois que j'ai vérifié*


*Chut*


Comme pour accompagner les jérémiades de l'Irréel, les motifs de la théière volante se mirent à pleurnicher, déversant d'infimes gouttes de thé dans la tasse juste en dessous.
Mais l'heure n'était pas aux pleurs. Car plus qu'une simple visite de courtoisie, Hypnos avait aussi une mission à lui confier. Récupérer un pecnot ayant eut la mauvaise idée de s'égarer en territoire ennemi... Quelle requête barbante, n'y avait-il vraiment de moins qualifié pour s'occuper d'une mission aussi commune ? Remarque, il n'y avait pas grand monde, même en Enfers, capable de franchir avec son aise les barrières de l'espace et du temps au travers de la dimension des rêves. Tant pis, au moins cela lui ferait-il faire un petit tour en extérieur, il n'avait plus mit les pieds à la surface depuis quelques temps déjà. Et la perspective de respirer à nouveau de l'air frais du monde réel était plus qu'il n'en fallait à Adrix pour être enthousiasmé. L'Irréel fit ce qui ressemblait de loin à une révérence un poil moqueuse.

-Je m'en vais de ce pas, très cher Père, je ramènerais ce spectre en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire... Quel dommage de ne pouvoir s'amuser un peu avec le Chevalier d'Or cependant, je suis sûr qu'on se serait bien entendu.

Il claque des doigts et la brume violette dont il s'était extirpé tantôt se condensa. En son sein s'ouvrit une fissure, d'abord infime. Puis à mesure que le maître des apparences s'en approchait, ses longs cheveux dorés ondulant dans son sillage, plus la brèche gagna en ampleur jusqu'à être de la taille d'un homme.

-Il serait impoli de ma part de vous faire attendre davantage, gardez moi une chaise.

Et en un battement d'ailes, Phantasos s'envola au travers de son domaine onirique, droit vers sa destination.

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Ellya


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MessageSujet: Re: Discussion entre deux divinités fraternelles    Sam 16 Juin - 9:44

Arrow Des enfers à la jungle

Le voyage avait paru quelque peu surréaliste pour la jeune femme. Elle savait qu’il était possible, même à un spectre comme elle de se déplacer de manière extrêmement rapide afin de retourner vers le Domaine sur lequel régnait son Maitre. Mais le procédé utilisait cette fois-ci n’était nullement comparable à celui qu’elle pouvait utiliser, mais après tout ceci était l’œuvre d’un Dieux.

Durant ce voyage, aussi court fut-il, le jeune Spectre put observer un peu plus ce Dieux qu’elle n’avait jamais rencontré ou vu. Dans son enfance et une partie de son adolescence, elle avait perçu sa présence et avait même était en contact avec lui, mais le voir en chair et en os lui donnait une réalité, une présence réelle. Lorsqu’il était apparu devant elle et par la même occasion devant le Saint à l’armure du Capricorne, Ellya n’avait pas pris le temps de l’observer. Mais maintenant qu’elle s’était remise du choc et qu’elle en avait l’opportunité, elle satisfaisait sa curiosité. Pour un Dieux, elle aurait imaginé qu’il aurait choisi une apparence plus imposante, reflet de sa nature et de sa puissance. Mais en y repensant, ce corps semblait tout à fait correspondre à sa personnalité, sa nature. Ellya arrêta son observation lorsqu’elle prit conscience qu’ils allaient bientôt sortir de ce tunnel inter-dimensionnel.

Les magnifiques portes qui s’ouvrirent devant eux, révélèrent à la jeune femme le lieu où ils venaient d’arriver. Ellya reconnut rapidement ce dernier, il s’agissait de la Cathédrale dans laquelle elle s’était rendue peu avant de rejoindre la défense du Domaine de son Maitre. Elle perçut, avant de les entendre, la présence de deux personnes. Ces dernières possédaient un cosmos puissant, mais bien loin de celui du Seigneur Hypnos. Si son estimation était correcte, ils devaient avoir la puissance d’un Gold Saint, ce qui faisait d’eux des dignitaires de rang élevés dans les rangs de l’armée de son Maitre, le seigneur Hadès.

Ellya ne perçut pas tout de suite le gouffre ou les râles d’agonies qui s’en échappaient. Non pas qu’elle ne les avait pas perçu, mais la phrase de son Seigneur avait retenu toute son attention. Il les avait appelé ses fils, Ellya observa avec plus d’intérêt les deux personnes qui semblaient se livrer à des jeux, dont elle ne comprenait pas l’intérêt. Ce ne fut qu’au moment où le Seigneur Hypnos, libéra le malheureux du sadisme de l’un de ses fils, que la jeune femme reconnut en lui, un garde. Le seigneur Hypnos ne sembla pas montrer plus de respect pour ce dernier que son fils, ni même vraiment désavouer leur pratique. Une fois le garde rejeté hors de ce lieu saint, le Seigneur Hypnos présenta la jeune femme à ses deux fils. Dans un geste de courtoisie et de respect, la jeune femme s’inclina légèrement, son regard ne quittant aucuns d’entre eux.

La jeune femme ne put s’empêcher de réagir à certains mots, employés par le Seigneur Hypnos. Il n’y avait aucune crainte dans cette réaction, plus de la surprise. Bien sûr elle n’était qu’une Etoile Céleste, mais elle était bien supérieure à ce garde ou aux simples mortels pour lesquels ils ne semblaient avoir aucune considération. Mais son statut faisait d’elle un soldat d’élite des forces du seigneur Hadès et non un jouet pour deux divinité de moindre importance. Le regard que lui avait jeté Phantasos n’avait pas échappé à la jeune femme et cette dernière le lui rendit avec un plus un petit sourire. Ce dernier n’avait rien de moqueur ou de charmeur, il ne faisait qu’informer cette Divinité qu’elle ne le craignait pas. Cette confiance n’avait rien à voir avec la présence ou l’avertissement du Seigneur Hypnos la concernant et cela Phantasos devait pouvoir le comprendre tout seul.

Puis une fois ce dernier partit, la jeune femme se dirigea vers la table, acceptant de ce fait l’invitation de son Seigneur. Le seigneur Hypnos avait fait, plus tôt, dans sa discussion avec ses fils, d’un sujet qui intriguait la jeune femme et cette dernière se permis de prendre la parole et de poser sa question. Bien sûr comme toute jeune femme bien élevée, elle avait retiré son casque et libéra par ce geste sa longue chevelure noire.


- Si vous le permettez, pourriez-vous m’expliquer ce qu’il s’est passé au cœur du Domaine de notre Maitre, son excellence Hadès ? J’ai ressenti un puissant cosmos plein de folie et de rage, venant de ce lieu lors de mon combat contre Dormin du Capricorne.

Ellya avait posé sa question, une tasse de thé à la main, même si le ton était respectueux, la jeune femme se comportait comme la fille d’une riche famille discourant calmement. Si la présence de deux Divinité pouvait l’intimider, elle n’en montrait rien.
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MessageSujet: Re: Discussion entre deux divinités fraternelles    Lun 18 Juin - 17:03

Perdu dans mes pensées, j’entendis à peine les paroles de mon fils Phantasos ainsi que celle d’Ellya, j’avais tant de choses en tête que je ne répondis pas immédiatement, prenant le temps de savourer ma tasse de thé.

Tant d’évènements c’étaient déroulé dernièrement que j’avais du mal à en faire le tour avec efficacité, sans nul doute cela faisait partie d’un plan à plus grande échelle mise en place par des forces encore invisible, mais je ne parvenais pas encore à discerner les responsables de cette guerre absurde, j’étais resté en retrait en espérant pouvoir cerner les coupables, en espérant qu’il se manifesteraient d’eux même, mais ils s’étaient montré parfaitement invisibles et pourtant tellement palpable, comme un souffle sur ma nuque.

Maudits rats.

Me remémorant les derniers évènements, je remontais le fils de mes souvenirs jusqu’au moment où j’avais scellé l’âme de Minos dans son propre corps pour m’en emparer, et plus j’y repensais et plus je me disais que c’était une erreur, le griffon avait toujours été un allié de poids et un grand stratège, un etre raffiné qui respectais et admirait l’ordre, peut etre devrais-je tenter une cohabitation mentale ? De plus, les informations qu’avait collectées tout au long de sa non-vie le spectre du griffon me seraient surement utiles pour mes plans à venir.

Réveille-toi Minos, il est temps pour toi de continuer à me servir.

Que… Qu’est-ce que c’est ? Où suis-je ?

Tu es avec moi, dans ce qui fut ton corps et qui désormais est le mien, et plus précisément, nous sommes à la cathédrale d’Hadès.

C’est vous, seigneur Hypnos ? Mais pourquoi ? Pourquoi m’avoir réveillé ? Vous avez surement besoin de moi n’est-ce pas ? Alors même un dieu tel que vous estime ce que je suis.

Je n’ai jamais caché avoir beaucoup d’estime pour ce que tu es, et tu me seras bien plus utile conscient qu’endormit, j’ai besoin de tes souvenirs, de tes connaissances, ainsi que de tes conseils.

Vous voulez ce que j’ai de plus précieux en somme, je suppose que je n’aie pas le choix de toute manière, je ne saurais vous résister bien longtemps…

Allons, allons, tu dis ça comme si je te menaçais, bien sûr que je ne m’arrêterais pas face à un refus, mais je suis aussi un être patient, beaucoup plus patient qu’aucun mortel ne saurait l’imaginer. Alors accepte mon offre et tu pourras continuer à apprendre à travers moi et qui sait, si jamais un meilleur corps se présente…

Hum, je comprends, une telle offre seul un simple d’esprit la refuserait, j’accepte.

Magnifique.


Et alors une existence plurimillénaire s’offrit à moi, d’innombrables souvenirs, d’innombrables connaissances, trop pour que je puisse tout assimiler en une seule fois, la connaissance et le vécu du griffon était prodigieux, vraiment impressionnant, même pour un dieu. Parmi les images et les sentiments qui défilèrent en moi, j’en remarqua certains de grandes importances et récents qui plus est, deux nom revenaient à répétition dans les souvenirs du griffon, deux nom, deux femmes, deux mortelles, Lydia et Lyria, l’une spectre du vampire et l’autre chevalier de bronze de la chevelure de Bérénice. L’une comme l’autre ayant imposée leur empreinte dans l’esprit du griffon

Eh bien mon cher Minos, il semble qu’elles t’ais bien plus marqué que ce qu’elles n’auraient dut. Elles ont l’air en effet spéciales.

Sauf votre respect, vous ne savez rien d’elles, vous ne les aves mêmes jamais rencontré, tout ce que vous avez ce sont mes souvenirs, mes interprétations sur elles.

J’ai aussi tes sentiments, ainsi que… Ce petit pion blanc que Lyria t’avais laissé. Je pense même aller lui rendre, en personne. Quant à Lydia, cette femme ne m’inspire aucune confiance, elle a choisie d’aider ce Bardamu par amour mettant en danger ses propres frères d’armes et sa déesse, de plus, malgré qu’elle ait été éjectée des enfers comme tous les autres etre présent au moment de la vague de foudre de Zeus, seul son cosmos et celui de cet Inferno du démon reste diffus à mon regard, comme s’ils ne voulaient pas qu’on les retrouvent, mais je ne suis pas un humain pouvant etre berné par d’aussi piètre stratagème. Je vais la retrouver et alors elle aura plus qu’intérêt à satisfaire mes interrogations ou la brulure psychique que tu lui avais faite par colère lui sera agréable en comparaison.

Ne les touchez pas !

N’oublie pas à qui tu t’adresses humain, sache que je hais le bruit, alors ne t’avise plus jamais d’élever la voix en ma présence, tu le regretterais amèrement.

Je… Je vous demande pardon seigneur, je n’étais pas à ma place.

Silence maintenant, je dois réfléchir, alors fait donc de même.


Je fis apparaitre dans ma main libre ce petit pion blanc que Minos avait gardé de sa rencontre avec la souris du sanctuaire comme elle s’était elle-même baptisé. La signification de cette pièce modeste en apparence mais cachant en elle les possibilités de l’ensemble des autres pièces ne m’échappa pas.

Est-ce vraiment ainsi que tu te considères humaine, comme une pièce d’échec ?

J’avais hâte de la rencontrer, peut etre sera-t-elle un bon amusement, si elle aimait les échecs alors je pourrais sans doute y trouver un passetemps. Quand à cette Lydia du vampire, elle ne perdait rien pour attendre.

Faisant de nouveau disparaitre la pièce d’échec, j’avais entre temps terminé ma tasse de thé, savoureux, vraiment savoureux. Faisant alors apparaitre près de la théière un plateau couvert de ces pâtisseries que les humains nommaient scones, j’en fis venir un fourré à la confiture à ma main droite désormais libérée de la tasse. Croquant dans le biscuit, je comprenais pourquoi Phantasos semblait si friand de ces trouvailles humaines, délicieux, vraiment avoir un corps physique avait de merveilleux avantages.

« Tu as raison de demander chère Ellya, ces évènements survenue dans le sombre empire sont préoccupants, sache pour le moment que c’est le père de l’olympe qui est responsable de cette vague d’énergie qui vous à tous balayé hors de nos frontière, mais il y a plus grave encore et cela, j’attends que nous soyons tous réunis en ces lieux afin de l’annoncer à un maximum de nos forces, car en ce moment même converge vers ce lieu plusieurs spectres, attiré par cet endroits comme le dernier endroit sur terre ou un spectre puisse se sentir chez lui. Mais en les attendant, ma chère Ellya, pourquoi ne commencerions nous pas ton entrainement ? »
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Adrix


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MessageSujet: Re: Discussion entre deux divinités fraternelles    Lun 18 Juin - 23:27

Ile Andromède Arrow Cathédrale

Eh bien enfin, le voilà qui reprenait conscience. S'il l'avait fait patienté quelques secondes de plus, l'infime réserve de patience de l'Irréel aurait implosé. Et mieux valait-il ignorer ce dont était capable le seigneur des apparences lorsqu'il se mettait en tête de tromper son ennui au détriment de son prochain. S'il n'avait pas la maîtrise de son frère en matière de torture, il compensait par son imagination dangereusement débordante.
Le visage d'Adrix se fendit d'un sourire moqueur alors qu'il tapotait doucement la joue du spectre fraîchement revenu à lui. Dans son regard dansait une lueur railleuse, son ton se fit aussi enfantin que son apparence juvénile le permettait.

-La force de me résister ? Non en effet. Mais rassure toi, même en pleine forme tu ne l'aurais pas eut mon mignon.


Arrogant oui, mais le statut divin de Phantasos ne l'avait que peu habitué à la modestie. Comment aurait-il pu en être autrement ? Il avait contemplé l'éternité, parcouru le monde avant même que les Dieux olympiens ne le foulent de leurs gros sabots pour y imposer leurs lois.
Et puis, il commandait aux songes desquels même les plus braves ne pouvaient se défaire. Nul être, mortel ou immortel, ne saurait échapper aux étreintes chaleureuses du sommeil. Tôt ou tard, même les Dieux finissaient par pénétrer dans ce territoire où sa famille avaient tous pouvoirs. Phantasos finissait toujours par mettre le grappin sur ses proies, refuser ses invitations n'était pas une option.
Phantasos prit le temps d'observer plus longuement son colis parlant. Sa parure couleur de nuit ne manquait pas d'allure et si elle manquait quelque peu du brillant qu'arborait celle de l'Irréel il pouvait y sentir une profonde énergie. Décidément, les Etoiles Célestes n'avaient rien à voir avec ces gardes que Daemon se plaisait à tourmenter à longueur de journée. Ils jouaient dans une ligue aussi éloignée que la Lune l'était de la Terre. Il posa un doigt sur ses lèvres, comme plongé dans une réflexion intense.

-Olrik hein ? Bien, je tâcherais de m'en souvenir !

*Dois-je interpréter cette dernière remarque comme "Adrix s'en souviendra pour moi car il n'y aucune chance que j'en fasse l'effort moi même" ?*

*A ton avis ?*


Nécromancien... Il aimait bien ce mot. Il était lourd de sens mais toujours prometteur de grandes choses. Celui capable de commander aux cadavres possédait toujours sur la vie un regard singulier, et les écouter s'avérait souvent distrayant. Phantasos se demandait de quoi pouvaient bien être consistés les rêves d'un tel spectre... Il tâcherait d'y jeter un œil lorsque l'occasion se présenterait.

-Olrik le Nécromancien.... Et moi qui suis-je ? Qui suis-je donc ? En voilà une intéressante question. Si tu es sage, peut être auras-tu la chance d'apprendre mon nom. Mais assez attendu, mettons-nous en route.


Adrix claqua des doigts une fois encore, alors que derrière lui la faille du voile de ce monde s'ouvrait à nouveau. Le passage vers Fantasia était ouvert à nouveau. Mais au lieu de s'y engouffrer comme il aurait dût le faire, le fils d'Hypnos laissa la voie libre à son infortuné compagnon.

-Les combattants réduits en compote d'abord voyons !

Une curieuse invitation à ouvrir la marche qui ne souffrait d'aucun refus, car déjà les mains invisibles qui soutenaient le Nécromancien le tiraient dans la dimension onirique. Et tant qu'à faire, souiller un peu sa fierté ne ferait pas de mal. Et le clin d'œil de la déité n'était pas de ceux qui rassurent un homme, aussi chaleureux qu'il soit.

-Je ne peux que t'inviter à ne pas laisser ton regard traîner plus que nécessaire. Qui sait sur quel sentier tortueux ton âme risquerait de s'égarer si ton esprit venait à se laisser emporter par la splendeur de mon intérieur.


Colis et livreur furent avalés par la faille et se retrouvèrent dans le monde de la démence où plaisirs improbables et délires psychotiques se disputaient le devant de la scène. Un voyage qui aurait pu être aussi bref qu'un battement de cil mais que Phantasos se fit un devoir de prolonger autant que possible. Si son invité pouvait se laisser aller à la tentation de la curiosité, il aurait tout le loisir de voir l'impact sur son mental. Et puis, ce ne serait pas sa faute n'est-il pas ?

---

A peine Hypnos avait-il terminé sa petite déclaration qu'une main surgit du vide se refermait sur un des scones disposés sur la table. Portant la gourmandise à ses lèvres, Adrix apparaissait de nouveau dans la pièce, au sein d'un nuage de fumée dont les teintes oscillaient entre le pourpre et le turquoise. Derrière lui, le Nécromancien était toujours soutenu par des mains invisibles. Bien entendu, Phantasos prit le temps de finir de manger avant de reprendre la parole, la nourriture passait avant la politesse après tout.

*Hmm sympa ça, je ne connaissais pas !*


*Vraiment pratique ce truc de faire apparaître des aliments*

*Il faut bien que la profession ait quelques avantages*


-Mission accomplie. Mais il n'est pas en train bon état. Je le dépose quelque part ?
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Ivictus


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MessageSujet: Re: Discussion entre deux divinités fraternelles    Mer 20 Juin - 18:59

Arrow Les 5 Pics du Rozan


Ivictus revenait de loin c'était le cas de le dire. Il y a quelques jours à peine il errait dans les limbes éternelles et aujourd'hui il arpentait de nouveau le monde des vivants... et des morts. Le Juge savourait chaque instant de sa nouvelle. Il était tout de même curieux de savoir qui le lui avais accordé. Son hypothèse principal et celle la plus logique était qu'un Dieu l'ai ramené, sûrement la Déesse Perséphone d'ailleurs. C'était dans la joie et la bonne humeur que le chef des armées infernales retournait vers son fief. Le seul lieu dans le monde des vivants ou les Spectres se sentaient chez eux, cet espace ne pouvait qu'être la Cathédrale d'Hadès. C'est d'ici que ce déversaient les hordes de Spectres assoiffées de sang et de rage. Or, dans la dernière Guerre Sainte, ce passage avait plutôt été le lieu qui avait permis le siège des Enfers par les ennemis immémoriaux des Enfers : Les Saints. Cette guerre avait montré l'efficacité de l'alliance des chevaliers de l'espoir avec les Ases. Leur coordination parfaite avait permis de mettre à genou les Enfers et les Marinas du moins temporairement...

Quand Ivictus s’arrêta, il pouvait voir de loin la Château gigantesque qui surplombait la colline. Une bâtisse avec des proportions énormes qui faisait à la fois jouer la crainte et l'admiration dans les cœurs de ses spectateurs. Saisi par l'impatience, il reprit sa route de plus belles afin de combler le fossé qui le séparait de sa maison. Cette distance fut franchie en une dizaine de minutes et c'est avec fierté qu'il se tenait devant les deux immenses portes gardiennes. Un mur noir se dressait entre lui et son fief. Les portes poussés, il se mit à sentir des cosmos énergies de puissances incroyables. Des êtres qui dépassait l'entendement humain, surement des Dieux. Il allait devoir se renseigner au plus vite car le Juge de la Wyvern devait reprendre du service immédiatement. Il passa à travers les couloirs déserts et en suivant son instinct afin de repérer les émetteurs de ces énergies. Puis il s'approchait plus l’atmosphère était pesante et lourde. Ivictus fut rassuré malgré son statut de Juge des Enfers que de telles personnes soient dans le camp des Enfers.

La recherche fut courte il trouva dans la salle principale du Château le tandem réuni. Dans cette pièce irradiant d'un mal obscur se tenait 4 personnes. L'une était le Spectre de la Harpie, il la reconnu à son surplis qu'il lui rappela le défunt Shaun. Les trois autres par contre étaient inconnu à l'homme des Enfers mais seulement par la puissance qu'ils dégageaient, Ivictus n'eut aucun doute il devait le respect à ces créatures qui semblaient venir d'un autre monde.

Il arriva juste où l'homme ou divinité qui était habillé de façon atypique avait pris la parole pour expliquer les causes du maelström qui avait touché et ramener à la vie certaines personnes. Le responsable était apparemment le père des Dieux, Zeus.

Qui d'autres aurait pu déclencher une telle vague d'énergie se blâma le Juge de ne pas y avoir pensé plus tôt.

Il reprit vite le cours de ses pensées afin de se présenter devant le groupe qui à présent attendait de savoir qui se tenait devant eux. Il avança calmement de quelques pas et se mit à agenouiller devant l'homme en noir qui était aussi le plus puissant.

Maître, je suis Ivictus, Juge des Enfers de la Wyvern. Je viens revenu dans le monde des vivants il y a seulement quelque jours. Je vous prie de me donner les directives à exécuter... annonça tout aussi calmement Ivictus.

Il se tenait toujours vers le sol n'osant bouger de peur de froisser l'homme. Tandis que pendant ce temps tous le monde le regardait y compris les deux autres êtres surnaturels.




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Loki


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MessageSujet: Re: Discussion entre deux divinités fraternelles    Sam 23 Juin - 23:42

Arrow l'Ile d'Andromède.

II : La Grande Désillusion


Qui était-donc cet être pour le moins mystérieux aux attitudes tellement nonchalantes ? S'il était venu jusqu'à l'ile d'Andromède en un claquement de doigt, pour ramasser le corps éprouvé d'Olrik fraichement victorieux, il ne pouvait être qu'un allier bien puissant agissant dans l'intérêt des Enfers. Puis une telle confiance en lui à se jouer du Nécromancien était une preuve de sa probable grande puissance. Alors, pourquoi tant de mystères concernant son identité ? Surement était-il en mesure d'y répondre mais n'en avait-il tout simplement pas l'envie. Laissant derrière lui des zones d'ombres qui avaient l'art de tourmenter le Spectre de l'étoile céleste des âmes.

Une fois cette dimension ouverte sur eux, Olrik fut invité à passer en premier toujours porter par cette force inconnue. Peu à peu, ses forces lui revenaient comme si le fait de passer par ici l'aidait à se régénérer. Il aurait voulu en apprendre sur ces lieux or, il se rendit vite compte que cet homme n'aurait surement pas l'envie d'y répondre. Cela semblait tellement normal pour lui de passer à travers ce monde aux paysages tellement insencés. Le Spectre en avait vu des choses, mais des dimensions parallèles permettant de voyager plus rapidement : jamais. N'était-ce pas un peu fictionnel après tout ?

Une fois arrivé, Olrik fut stupéfais de voir dans quel endroit il venait d'attérir. A première vue, il ne s'agissait pas des Enfers. Devant lui, trois personnes se tenaient là dans une pièce aux larges dimensions. Malheureusement, il ne put clairement les distinguer probablement à cause du voyage dimensionnelle qui avait affaibli sa vue. Où pouvait-il bien se trouver désormais et qui étaient-ils tous ?

Logiquement, d'après la nature de leurs énergies, il ne pouvait s'agir que de Spectres tout comme Olrik. L'un d'entre eux retenu plus particulièrement l'attention du nouvel arrivant. Son cosmos lui était famillié comme s'ils s'étaient déjà rencontrés en Enfers. Viktor ? Impossible. Minos ? Comment ?

Se redressant sur ses jambes pour enfin toucher le sol, toujours vêtu de son surplis en lambeaux, il s'adressa à tous afin de se présenter.


« Je me nomme Olrik du Nécromancien de l'étoile céleste des âmes. Je présume que vous avez reçu mon appel à l'aide suite à ma victoire face au Saint d'Athéna. Je n'étais pas en état de me déplacer seul. Je vous remercie dans un premier temps pour cela. Cependant, vous m'excuserez ce manque de politesse un peu cru mais, quel est ce lieu et qui êtes-vous ? N'ayant jamais connu personne d'autre que deux Spectres en enfers, je ne suis pas accoutumé à ce genre de réunion. »

Le Spectre semblait totalement perdu en ce endroit totalement inconnu. Avait-il eut raison de demander qu'on vienne le chercher maintenant qu'il voyait où il se trouvait ? Certes sa vie était en danger sur l'ile d'Andromède mais ne l'était pas plus ici en fin de compte ? Tant de question pour si peu de réponse dans un premier temps. Il devait tenter d'en apprendre plus vite.

« Je n'ai jamais vu autant de Spectre qu'en ce jour mais ne sommes-nous pas un peu réduit ? Qu'est-il advenu des Enfers et des autres guerriers ? »

Olrik était très fatigué. Il aurait besoin rapidement de repos afin de récupérer de son combat acharné contre le Dragon. Or pour l'instant, il devait obtenir des réponses et percer le secret de ce lieu et de ces personnes présentes.
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Gabriele


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MessageSujet: Re: Discussion entre deux divinités fraternelles    Lun 25 Juin - 0:55

    Arrow Giudecca - Tartaros

    Ombre et ombre, il n'était qu'un ombre dans un monde de noctambules créé par ses propres soins. Une brume noire s'échappait des confins des Enfers pour pénétrer dans le coeur de sa Cathédrale, tête de pont des anciennes gloires contre le monde mortel. Insidieusement, il avait cacher sa présence, ombre observant le jeu des pièces dans l'échiquier qu'il avait bâti pour son propre amusement pour des désirs qui le fatiguaient. Les Titans étaient désormais dans son royaume, à sa place, et il était hors de questions d'oeuvrer avec le poids de l'innocence lavant le monde de ses pêchés. Dans sa prison dimensionnelle, il avait observé, encore et toujours, avec une grande patience les déplacements de l'échiquier pour se faire une idée de la situation, des égos, des peines, des douleurs, des sarcasmes, des joies... Tous ces sentiments si humains qui vivaient dans le coeur de ses spectres. Alors que la brume reprenait lentement entité physique, il se demandait que penser de tout cela et et sa réflexion l'avait conduit à prendre du repos.

    Posant le pied sur le sol froid de la cathédrale, derrière le Dieu du Sommeil. Il dévisagea un instant son juge se prosternant devant une vache sacrée ou une idole des temps anciens. Inquisiteur, froid, il retourna la tête pour regarder les autres membres de cette Assemblée si "enfantine". Ses longs cheveux noirs de jais cessèrent de virevolter dans les airs pour s'abattre avec élégance sur ses épaules et il posa la main sur l'épaule de l'un de ses deux lieutenants.

    « T'entraîner ? Voilà une chose peu habituelle pour une personne de ton rang, n'oublies pas quel est le service pour lequel tu te trouves ici Fils de Nyx. Tu es ici à notre service et laisses les juges décider de ce genre de fadaises. Tes fils feront de bons éléments pour les assister si besoin. De toute façon, nous ne sommes pas ici pour parler de tout cela mais indiquer que nous allons devoir nous reposer dans le coeur de la Cathédrale. Nous ne sommes plus en état d'agir pendant quelques temps et il faut se préparer aux actions des membres de notre Famille dans les années à venir.... Fils de Nyx, Hypnos, Thanatos, vous allez avoir la lourde tâche de prendre vos responsabilités le temps de notre retour aux affaires du Monde de la nuit. »

    Faisant apparaître un immense voile indigo pour couvrir la vue sur le coeur de la Cathédrale, il fit cependant quelques pas en direction des autres membres de cette Assemblée. Il ne disait rien, ses prunelles noires pénétraient tel une lame de glace dans leur âme afin de les connaître et de leurs donner un courage bienveillant. Etrange paradoxe que ce regard ampli de tendresse et de froideur, de chaleur et de glace, il était le symbole même des terres dont il avait la garde, chaque prison était selon certaines croyances le lieu où il avait enfermé chacun de ses sentiments les plus mauvais pour devenir un être de pureté, oeuvrant pour le bien commun de l'Humanité. Il était cette faux qui permettait les changements d'Ere nécessaire à la survie même de Gaïa sa tendre mère. Fermant les yeux, son esprit s'envola dans les confins de Gaïa pour voir sa femme qui combattait encore les sbires d'Odin. Cruel retour, cruelle chose que cette guerre qu'il n'avait pas voulu. Soufflant silencieusement, il vit un fairy se poser sur son épaule pour lui parler et il fût surpris par la nouvelle. Souriant mystérieusement, il ne se doutait pas que lui pouvait faire preuve de sentiments. Bien des choses avaient changés en quelques mois et il sentait que son armée, désorientée, apeurée, sans attache, ne savait plus quoi faire.

    « Fils de Nyx, Fils d'Hypnos, vous nos fidèles Juges, vous nos fidèles Spectres, entendez notre Voix et devenez des fantômes dans le monde des Humains jusqu'à notre retour. Le temps reviendra où la grande faucheuse du Destin reprendra son envol pour donner à Gaïa une nouvelle Ere de paix et de silence. En attendant ce jour béni, Thanatos et Hypnos, fidèles parmi les fidèles, auront le commandement de cette période où vous serez des murmures dans le monde des Hommes ! »

    C'était un simple murmure. Le Sombre Monarque n'était pas de ceux qui hurlent dans les confins de l'univers pour prouver quoi que ce soit au Monde. Il laissait cela à sa "tendre" Nièce. Quelque chose l'étourdit un moment, le corps d'Alone ne tenait plus à cause de la surcharge de la Foudre de son Frère. Il était important de se reposer dans les heures à venir, voire même les années. Posant sa main sur le sol, une ombre verdâtre se faufila dans chaque coin de la cathédrale pour lui donner une nouvelle force et une nouvelle protection. Désormais, tout homme non protégé par le cosmos des Enfers serait immédiatement une marionnette entre les mains des Spectres, Par ce geste, il montrait la voie à Hypnos pour créer le sien et son frère devrait faire de même à son retour. Les trois Dieux devaient à nouveau travailler de concert pour protéger la Cathédrale.

    Marchant dans la pénombre, son regard se leva vers un des vitraux le représentant en tant qu'ange salvateur. Etonné ? Non, plutôt sans expression, ses sentiments ne devaient pas apparaître au commun des Mortels, il ne devait pas s'abaisser à devenir comme ses neveux dépravés qui jouaient des misères humaines avec une certaine délectation. Non, il n'était pas de ceux là mais quelque chose le poussait à regarder ce qui était aussi lumineux derrière le vitrail. Plissant les yeux, il comprit cette sensation qui l'avait perturbé un moment. Ainsi donc, le Dieu le plus mystérieux de l'Olympe entrait à nouveau en scène après 544 Anno Domini dans le comput humain. Au plus profond de lui même, il comprenait que lorsque ce dernier se décidait à entrer en scène, une nouvelle révolution de civilisation allait s'enchaîner. Naissance de Rome, chute de Carthage, chute d'Alexandrie, chute de Rome, naissance de Constantinople, naissance de Bagdad, chute de Constantinople.... Toutes ces civilisations naissant et mourant de sa simple présence. Hadès ne comprenait pas pourquoi il avait tant d'acharnement à vouloir donner aux hommes le meilleur en détruisant le passé sans pitié. Décidément, il y avait du Zeus en lui par certains souvenirs d'une jeunesse trop lointaine.

    Les secondes s'égrenèrent et il semblait comme enfermé dans ses souvenirs dans le plus grand silence. Aucun de ses seconds ou encore de ses soldats n'avaient encore ouvert les lèvres pour s'exprimer devant lui.... Son retour allait-il faire réagir les siens ?

    Citation :
    HRP : Kekkai d'Hadès créé à la Cathédrale

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MessageSujet: Re: Discussion entre deux divinités fraternelles    Lun 25 Juin - 21:20

Un dieu entrainant un spectre, cela n’était pas des plus communs, mais après tout pourquoi pas ? Si je voulais m’assurer du niveau des spectres qui m’étaient proches, le mieux serait sans nul doute de les éprouver moi-même.
Cependant à peine avais-je finis ma question qu’une main émergea devant moi pour se saisir d’un scone avant d’etre suivie par une boche enfantine et vorace engloutissant le biscuit avec avidité. Mon fils Phantasos était de retour, mais sa voix avait quelque chose de différent, comme si c’était une autre personne qui parlait, Phantasos avait toujours été quelqu’un de joueur et d’inconsistant. Peut-être était-est-ce là sa dernière trouvaille…

Avec un air amusé n’appartenant qu’à lui, il trainait avec lui l’objet de son voyage, un spectre des plus prometteurs nommé Olrik.

Parfait.

Et c’est à ce moment qu’entra dans la pièce le juge du wyvern, décidément la cathédrale devenait le nouveau quartier général du sombre empire, tous les spectres devaient sentir cette présence en provenance du tartare, leur maitre était libre, et même si ils ne le savaient pas encore, ils le sentaient, comme un implant dans leur esprit. Rien de plus naturel pour une relation de dépendance aussi marquée que celle des spectres envers le sombre empereur.

Mais lorsque je le vis s’agenouiller devant moi comme devant son sombre maitre, j’eus un sourire amusé. Effectivement je n’étais pas mon frère, et cela les forces infernales le savaient que trop bien, mais en revanchent ils ignoraient encore en quoi nous étions si différent.

« Phantasos, merci pour ton aide, sert toi je t’en prie, après tout ce n’est pas comme si nous risquions d’en manquer, vous autres n’hésitez pas, le thé et les pâtisseries sont là pour vous, nous avons beaucoup à nous dire, mais si peu de temps. »

Tout en me relevant le chapeau à la main, je me tournais vers Olrik du nécromancien. Son surplis en lambeau indiquait clairement la rudesse du combat qu’il venait de remporter d’après ces dires.

« Inutile de te présenter, spectre du nécromancien, les souvenirs de mon hôte, ainsi que ma fonction m’ont déjà informé de tout cela. »

Puis ce fut vers le juge du wyvern et dernier arrivant que je me tournais, il y avait maintenant bien assez de spectre en ces lieux pour le désigner comme notre nouvelle base temporaire, il n’y manquait plus que son chef attitré.

« Relève-toi, juge du wyvern, ici n’est pas ton maitre, ici il n’y a que des alliés. Tu demandes des directives, et toi Olrik demandes mon nom, je vous répondrais à tout deux que je suis l’un des deux dieux jumeaux se trouvant au côté du sombre empereur, je suis Hypnos et je reviens vers vous maintenant en ce moment éclatant du destin, et je ne reviens pas seul. »

Comme pour venir illustrer mes propos, l’espace derrière moi s’ouvrit sans bruit pour laisser passer un etre millénaire, une âme noble, le dieu des enfers venait de poser son pied sur le carrelage de sa cathédrale. Posant sa main sur mon épaule, ses mots me rappelèrent l’originalité de ma proposition à Ellya, il était en effet rare pour un dieu de s’occuper du sort d’un mortel en personne.

Je me retournais pour lui faire face et m’inclina en apposant mon chapeau sur ma poitrine dans une révérence pleine de respect.

« Je vous attendais, Hadès, mon seigneur, soyez le bienvenue en votre cathédrale. »

Dans toute sa gloire céleste, l’empereur des morts parla, le long sommeil allait commencer pour lui, six ans, six longues années en reclus dans les profondeurs obscures de sa cathédrale à reprendre des forces, six années durant lesquels mon frère et moi-même allions devenir les commandants des sombres forces. Son dernier ordre, devenir fantôme, disparaitre de la surface de la terre et des mémoires de tous, juste attendre et nous préparer à son retour dans la plus grande discrétion.

Si je n’avais aucune objection à une telle demande, je n’avais aucun doute que nombre de spectre s’interrogeraient sur une telle demande. La raison en était pourtant évidente, même si certaines informations leurs manquaient encore. Après tout ce n’était pas chose facilement envisageable que deux titans en liberté sur ce qui fut encore il y a quelques heures vos terres ancestrales.

C’est alors que le sombre empereur apposa le premier sceau sur ce qui allait bientôt devenir son écrin, la barrière d’Hadès s’éleva autour de la cathédrale, comme un appel lancé aux deux autres barrières que mon frère et moi devions à présent ériger autour de notre seigneur.

Cela n’allait pas pouvoir ce faire simplement, la barrière du sommeil était un sort des plus puissants, j’allais devoir etre un peu plus concentré et sérieux que pour faire apparaitre une plateforme transparente ou une table.

« Que votre volonté soit faite, sur la terre comme aux enfers. »

Me redressant alors de toute ma hauteur, dans ma main libre, une flamme verte émeraude apparut, sa brillance et sa pureté furent bientôt tintées par des volutes obscures à la couleur de la nuit, le tout devint un maelstrom scintillant que je levai au-dessus de ma tête avant qu’elle ne devienne une bourrasque s’échappant de ma main, comme une sphère croissant encore et encore, passant au travers de chaque personnes ici présentes les laissant parfaitement indemnes. Le champ continua son expansion, imprégnant chaque pierres, chaque arbres, chaque êtres vivants à des kilomètres à la ronde. Désormais seules les faveurs du sombre empereur ou les miennes parviendraient à contrer la barrière du sommeil qui était à présent ériger aux côtés de celle d’Hadès. Sous mes pieds apparut le pentacle lumineux qui serait le garant de la pérennité de cette barrière même si je devais m’absenter de ces lieux, la barrière du sommeil était achevée, deux des trois barrières étaient à présent en place, et la cathédrale vibra à l’idée de cette puissance ainsi retrouvé, les carillons de la cathédrale du sombre empire sonnèrent toutes à l'unisson dans une série de battements dantesques, le seigneur du monde souterrain était de retour et maintenant le monde entier allait le savoir alors que sous mon pouvoir sa cathédrale s'embrasait d’énergies infernales. Bientôt les trois dieux infernaux auraient réuni leurs pouvoirs en ces lieux pour faire de cet endroit le cœur du sombre empire sur Terre. Bientôt trônerait au dessus de la cathédrale nos trois emblèmes scintillantes, embrassant le firmament comme une promesse lancée à la face du monde et des cieux, nous sommes de retour...

Ce ne fut qu’une fois la barrière en place, et retrouvant l’opportunité de me concentrer sur le monde que je compris ce qui semblait occuper l’esprit du sombre empereur. Oui ainsi IL était de retour, et cela ne pouvait signifier que l’approche d’un grand cataclysme dans un futur proche.

Ainsi cette ère toucherait à sa fin, dommage, je l’appréciais…

De quoi pouvez-vous bien parler enfin ?

Voyons enfin, qui donc dispose du cette sphère d'influence sur les mortels ?

Hum... Il n'y a qu'un être capable de cela, mais il s'est délaissé de cette voie il y a longtemps, préférant la contemplation à l'action, son influence ce faisant à distance.

Et bien il semble que désormais il ce soit lassé de cette inertie et qu'il veuille participer de ces mains au continum. J'ai hâte de voir ça.


Un sourire amusé apparut sur mes lèvres, je ne pouvais prédire l’avenir, mais j’étais certains que déjà la machine était en marche…

Oui, nous allons bien nous amuser…

Les ordres avaient été donnés, l’empereur avait parlé, tout ceux présent en étaient témoins, mais de nombreux spectres manquaient à l’appel, parmi eux un spectre très particulier, une femme, un vampire. Beaucoup de questions avaient été soulevé par ses actes, des questions auxquelles il fallait des réponses de toute urgence, sans compter l’impératrice des morts en ce moment même aux prises de ses barbares païens du nord. Oui, beaucoup de choses allaient devoir etre faites avant le retour de notre seigneur.

Spoiler:
 
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Daemon


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MessageSujet: Re: Discussion entre deux divinités fraternelles    Mer 27 Juin - 17:35

Que d’émotions, quelle surprise d’apprendre que le Seigneur du sommeil pouvait être accompagné dans un sentiment bien nouveau que celui de l’amour. Bien que ce dernier ne l’avouera jamais, les deux fils présents dans la cathédrale ne furent pas dupes en pouvant aisément comprendre le lien qui unissait la harpie avec le Dieu fondateur des 4 Rêves. Dans un sourire carnassier, amusé d’une telle situation, Morphéus observa du coin de l’œil la jeune femme en se demandant bien quels genres de services elle avait bien pu accomplir pour obtenir tant de protection de la part d’un père qui fut autoritaire envers ses enfants mal élevés qui n’en aurait fait qu’une bouchée si l’ordre n’avait pas été aussi précis. Ce n’était pas drôle si on privait notre protagoniste d’un possible jouet ! C’était vexant de savoir qu’il ne pourrait pas la torturer aussi bien physiquement que mentalement dans les plus grandes plaisanteries divines. La salir, la détruire, la dévorer, l’amputer, tant de termes possibles dans un jeu exclusif à la façon du maitre de Morphia, le domaine des rêves héroïques. Au moins, si elle s’avérait être une gêne et que Hypnos-sama relève son ordre de protection, Daemon se fera une joie de la punir comme il se doit pendant une semaine de tête à tête. Pas plus, après ça devient lassant.

Table créée de toute pièce dans cette immense pièce, comme un diner mondain dans un lieu morbide, Hypnos-sama faisait preuve d’une grande convivialité en faisant en sorte de créer une excellente ambiance dans l’attente. Des guerriers en tous genres feront bientôt leurs apparitions afin de pouvoir réunir les plus puissants. Curiosité prenant le dessus, Daemon était bien curieux de connaitre le visage de ceux qui ont luttés dans cette dernière Guerre Sainte. S’installant sur une chaise sans prendre de gants, soupirant comme une sale gosse et croisant les jambes d’une manière barbare et sans distinctions, Daemon sous sa forme féminine observa la conversation avec un calme olympien. Il était si difficile de tenir la chandelle dans une conversation qui ne l’intéressait point. La seule envie qui gagnait notre Dieu était de connaitre les prochains ordres afin de pouvoir faire une démonstration de ses pouvoirs…C’était Phantasos qui avait eut la chance de se rendre dans une autre contrée afin de récupérer un combattant sur le front mais sans engager de combats. Quel dommage…Il était réellement navrant de devoir encore se retenir alors que des chevaliers d’or d’Athéna rodaient sur les terres des Dieux. Morphéus ne pouvait retenir son envie carnassière et c’était peut-être dans cette optique là que le grand maitre ne l’avait pas choisi pour une mission discrète et sans bavures.

Un premier gâteau porté aux crocs avant de l’éclater pour le déguster. Aucun ordre ne fut donné avant le retour du frérot parti en mission qui ramena l’être blessé au point d’en être disgracieux. Pouvait-on perdre un duel à ce point ? Ou alors les guerriers de la Déesse de la Guerre étaient bien plus forts qu’il n’y paraissait. Il sera marrant de pouvoir évaluer ça dans un futur proche. Seconde figure et pas des moindres : L’un des trois Juges ! L’homme qui portait l’armure ténébreuse de la Wyverne et dont les pouvoirs égalaient sans problèmes les grands de cette pièce. Impressionnant cosmos que voilà ! L’air devenait palpable rien que par les mots prononcés et par la stature de celui-ci. D’une certaine manière, Daemon serait bien curieux de combattre à ses côtés afin d’analyser la manière que possède un Juge des Enfers pour répandre la mort. Le blessé fit une présentation de sa personne en se définissant comme le spectre du nécromancien. Un pouvoir au nom bien fort, aux sens divers et variés et dont chaque religion a ses historiques du réveil des morts. Bien que légèrement plus réduis, ses pouvoirs semblèrent indispensables pour réduire le nombre de gêneurs. Cela promettait d’être amusant !

Mais quelle ne fut pas la surprise de sentir l’arrivée de l’Homme ! De l’être absolu ! Sous une arrivée calme et sereine, le Dieu des rêves héroïques resta figé avant de poser un genou à terre. Le Dieu suprême était si calme mais ne dégageait aucun sentiment d’animosité. Il ne semblait pas si dangereux lorsque tout d’un coup, Daemon en venait même à se demander si lui tordre le cou à cet être chétif ne serait pas plus facile et ainsi donner la place du Seigneur des Enfers à son père. Il serait plus convenable de confier ceci à quelqu'un qui avait plus de stature! Serrant le poing, notre être divin se préparait à une bêtise quand soudain, il sentit son erreur…Pendant un instant, il avait eut une pensée déplacée, perçu la situation d’une manière enfantine ! La mort l’aurait attendu s’il avait mit en situation ses pensées les plus viles. Sentant un cosmos puissant faire acte d’une gravité sans précédents lorsque le regard divin du Seigneur balaya l'assemblée. Appuyant sur son dos afin de le soumettre et ne pas faire un acte de disgrâce devant le Dieu vivant de tous les spectres. Daemon venait de comprendre que même en parlant avec calme, Hadès dégageait un pouvoir bien plus grand qu’un simple enfant d’Hypnos. Le souffle coupé, la sueur dégoulinant de son front, Daemon venait d'échapper de peu à la mort rien que par des pensées simplettes...

Lors de la dernière Guerre Sainte, Daemon avait déjà senti la puissance d’Athéna mais elle ne représentait pas la même sensation d’oppression que Hadès alors qu’ils étaient tous deux des Dieux. Par ses paroles, les ordres étaient concis mais aussi étonnant : ils allaient devoir reprendre des forces durant les prochains temps afin de se préparer au prochain affrontement qui se promettait bien violent. Notre protagoniste avait envie de dire quelque chose pour questionner le grand maitre, en savoir davantage sur les projets mais aussi la raison qui poussait l’homme dirigeant la plus puissante armée d’attendre mais ne pu se résoudre à le faire. C’était comme si ses lèvres furent cloutées. Comment pouvait-il penser, une seule seconde, attenter aux ordres du plus grand ? Inimaginable !

Lorsque Hadès quitta les lieux en érigeant une barrière surpuissante qui réduirait la puissance des attaquants pendant que Hypnos fit de même avec son propre pouvoir. Deux Kekkais pour une bâtisse immense. Relevant la tête, Morphéus passa sa main devant son visage puis la glissa le long de sa peau, retirant par la même occasion son bandeau faisant office de sceau à son cosmos, afin de faire apparaitre son véritable hôte. Un homme au visage fin, aux allures de gentleman pendant que, sur sa main droite, ornait le symbole des Dieux : signe de son lien de parenté avec l’un des plus grands du monde des Enfers. D’un œil démoniaque et d’un sourire impitoyable, l’être divin au nom démoniaque demanda sans hésitations à son paternel :

« Hypnos-sama, quels sont vos ordres ? Prononcez les mots qui prépareront nos hommes, qui érigeront une mer de cadavres, une symphonie de cris de douleurs, d'un horizon de flammes sur le monde sous l’emblème de notre Dieu suprême. » Toujours agenouillé, faisant gronder son cosmos sous l’excitation d’avoir vu le symbole même du Chaos, le fils continua sur sa lancée : « Ordonnez simplement et mon Cosmos mettra à terre les ennemis qui attenteront à notre suprématie ! »

Morphéus était prêt, paré à accomplir n’importe lequel des ordres érigés au nom d’un camps qui revenait sans cesses dans l’histoire de la chevalerie sombre. Bien que violent et impossible à canaliser lorsque la furie meurtrière prenait son âme, notre homme savait pertinemment sa place mais aussi à qui il la devait ! Son erreur devant le plus grand le calma sur sa mauvaise lancée pour le moment...Bien que ce ne soit que pour un court moment. D'un grand sourire maléfique, il était prêt à faire ce qui devait être accompli. Quelque soit la tâche, qu’elle soit plaisante ou répugnante, il sera prêt à faire le maximum pour qu’elle soit accomplie dans les plus brefs délais !
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Adrix


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MessageSujet: Re: Discussion entre deux divinités fraternelles    Mer 27 Juin - 22:05

Était-ce la pression de l'air qui avait soudain gagnée en intensité ? Ou bien y avait quelque chose de louche dans le thé que tous avaient partagés en son absence ? Quelle qu'en fut la raison, Phantasos trouvait l'ambiance bien sérieuse tout d'un coup. Même son petit colis, qui avait pourtant gardé le silence devant toutes les merveilles de Fantasia, se découvrait soudain une verve que l'Irréel ne lui soupçonnait pas. Il trouvait presque vexant que la seule présence de son père provoque une telle réaction là où sa dimension adorée avait eut l'effet d'un pétard mouillé. Le nécromant aurait pu au moins laisser échapper quelques exclamations de surprise, ou questionner un peu le Seigneur des Apparences. Oh bien sûr il ne lui aurait sans doute pas répondu, mais c'eut été plus amusant s'il avait joué le jeu plus longtemps. Le blondinet, nonchalamment assis sur la table, laissa s'échapper un soupir d'ennui avant de porter un nouveau gâteau à sa bouche. Les spectres étaient des êtres si étroits d'esprit, incapables de reconnaître une plaisanterie aussi évidente soit-elle. Sigh, l'humour semblait aussi absent dans les rangs d'Hadès qu'il ne l'était au sein des protecteurs d'Athéna. Avec un peu de chance, il y avait en Enfers un rouquin avec un peu de plus de conversation. Au travers de son hôte, Phantasos semblait supposer que la couleur des cheveux avait un quelconque rapport avec la capacité à plus distrayant qu'un morceau de parpaing.

Mais ce n'était pas avec les nouveaux arrivants qu'il allait dénicher un compagnon de beuverie. Car comme si l'atmosphère n'était pas déjà assez solennelle ainsi, voilà que débarquait un nouveau laquais du Dieu des Morts. Enfin, laquais, c'était ce que laissait supposer sa parure noire d'ébènes aux reflets inquiétants.


*Tu ne devrais pas juger les gens sur leur apparence tu sais*

*Tu sais de quoi tu parles hein ?*


*Je le prendrais comme un compliment*


Il se présentait comme un juge, et au vu du cosmos impressionnant qui s'échappait de lui, l'ancien chevalier des Poissons voulait bien le croire. Il était d'un niveau comparable à celui de l'Irréel, non, il l'égalait même parfaitement. Adrix ne connaissait que peu de choses sur la hiérarchie de l'autre monde, mais de son expérience, cet Ivictus n'avait absolument rien à envier aux Chevaliers d'Or. Que ce soit en termes de puissance ou de dévotion d'ailleurs. Sa révérence et sa soumission évidente trahissaient la loyauté qu'il avait pour son maître. Encore un prêt à se sacrifier pour protéger les ambitions démesurées d'une divinité qui ne lui rendra jamais la pareille... L'androgyne en avait déjà trop vu pour ne pas être blasé.

Et justement, en parlant de déité sujette à une adoration excessive, voilà qu'un nouveau joueur des plus inattendus se joignait à leur petite fête privée. D'un joyeux pique nique en famille, cette cathédrale était soudain devenue le théâtre d'un défilé improbable.
Majestueux, grandiose, superbe, nimbé de l'aura porteuse de mort, celui qui commandait à la seconde vie était plus qu'il n'en fallait pour que tous se figent de stupeur.
Son corps était d'une beauté à couper le souffle, tous pouvaient s'accorder là dessus. Mais plus que son enveloppe de chair, c'était ce qu'il se trouvait à l'intérieur que les yeux de l'Irréel sondaient. Même sans l'aide des dons de son parasite immortel, Adrix pouvait dire que ce n'était pas là une âme ordinaire. Si il avait du la représenter, sans doute son choix se serait-il porté vers un cristal de glace. Pure, translucide, immaculé, mais d'un froid mordant. C'était l'exact contraire de ce qu'il avait ressenti lorsque la Déesse de la Guerre s'était présentée à lui jadis. En lieu et place de la bonté étouffante qui l'avait submergé à l'époque, se dressait une noirceur comme il n'en avait jamais vu. Non pas qu'il s'en dégage des intentions particulièrement féroces. Oh non, a ce petit jeu, Daemon surclassait probablement le monarque infernal de très loin. C'était différent d'une simple envie de tuer, d'une violence bestiale et aveugle. Ce n'était... rien. Juste rien. Un néant si profond, si dépourvu de sentiments qu'il en devenait terrifiant. Une pureté si prononcée, si poussée, qu'Adrix ne pouvait que la trouver malsaine. Lui pour qui un esprit ne pouvait qu'être qu'un équilibre de noir et de blanc, voir un individu si dévoué à rompre cette balance était une aberration de l'existence.
Et le suzerain des Enfers parla, et sa voix résonna jusqu'au plus profonds de leurs esprits comme une infinité de murmures. Ses ordres étaient aussi simples qu'étranges, cachez vous, attendez votre heure et on bottera des fesses plus tard. Devant de telles paroles, tous furent subjugués, pendus aux lèvres de leur Seigneur, au moindre de ses mots.
Adrix, lui, reprit un gâteau. Il était à la cerise, fort bon soit dit en passant, il devrait demander la recette.

*Aussi répugnant qu'il t'apparaisse, tu ne m'as pas l'air très préoccupé par sa présence*


*Je me moquais éperdument d'Athéna il y a des siècles de ça. Je ne vois aucune raison d'agir différemment aujourd'hui. Qu'il parle, vous autres Dieux pouvez être aussi grandiloquents que vous le désirez, je n'en ai rien à faire. Ce n'est pas votre titre qui vous attirera mon respect.*

*D'ailleurs, rester cacher ne te dérange pas ?*


*Une petite guerre sainte, en suspend ou non, ne change rien pour moi. Je trouve toujours quelque chose à faire.*


Hadès apposa alors une barrière autour de cet endroit, rapidement suivi par Hypnos qui y grava son sceau lui aussi.
Décidant enfin qu'il était temps de participer un tant soit peu aux évènements, l'Irréel se leva enfin de cette table où il s'était affalé et... alla fermer la porte de la cathédrale à clé. On aurait pu rire de cette défense futile si l'instant d'après, il n'était pas déjà en train de poser des clous sur le sol histoire d'accueillir ceux qui en franchiraient les battants sans méfiance.

*Pourquoi personne ne pense jamais aux solutions simples ?*

*J'aime bien l'idée mais je doute de son efficacité ?*


*Eh, ca fait très mal un clou dans le pied ! Surtout rouillé !*

Après tout, qui, après avoir réussis à franchir un trio de barrières divines surpuissantes, ferait attention à ses petits petons sans défense ? Ils ouvriraient dramatiquement les portes et seraient percés par les clés d'élite du dieu des fantasmes... Bon, même le blondinet ne pouvait se convaincre d'une telle argumentation, mais cet excès de dramatisme le fatiguait, et faire le pitre semblait une bonne échappatoire. A moins que Phantasos n'ait déjà plus déteint sur lui qu'il ne voulait le croire.
Et à vrai dire, la transformation de Daemon lui apparut subitement comme l'élément le plus intéressant de cette petite entrevue. Voir son "frère" sous l'aspect d'un homme élégant plutôt que d'une jeune fille était cent fois plus amusant que de méditer sur le pourquoi du comment des objectifs d'Hadès. Il trouvait son véritable jour intriguant d'ailleurs. C'était un bel homme, indéniablement, mais d'une beauté différente de celle de l'androgyne. Si ses traits étaient fins, ils restaient totalement masculins là où Adrix avait une grâce féminine quel que soit le sexe que revêtait Phantasos.

« Hypnos-sama, quels sont vos ordres ? Prononcez les mots qui prépareront nos hommes, qui érigeront une mer de cadavres, une symphonie de cris de douleurs, d'un horizon de flammes sur le monde sous l’emblème de notre Dieu suprême. Ordonnez simplement et mon Cosmos mettra à terre les ennemis qui attenteront à notre suprématie ! »


Adrix soupira, soudain prit d'un gros coup de fatigue. Il avait dépassé la limite de protocole militaire qu'il pouvait encaisser après une résurrection. Ces manies d'en faire des tonnes l'insupportait, encore un blabla et il allait régurgiter. Il retourna sur sa table, enfournant un biscuit dans son bec en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, sa théière remplissant joyeusement sa tasse en même temps.


-Et bien moi, tous ces beaux discours me fatigue. Et comme nous avons plusieurs années devant nous, je pense que tout ces tracas pourraient au moins attendre la fin de notre petit goûter non ?


Si Adrix avait autant conscience que Morphée des principes hiérarchiques et du respect qui leur était dû, il avait décidé de les ignorer. De toute façon, il était déjà mort une fois, alors ne plus faire de courbettes inutiles ne pourrait pas lui valoir pire que ce qu'il avait déjà traversé.

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MessageSujet: Re: Discussion entre deux divinités fraternelles    Ven 29 Juin - 1:05

Arrow Cocyte: Hyperdimension (projection astrale)

Au delà du réel et du monde des hommes se trouvait la dimension sacrée que l'on nommait l'Hyperdimension: Le couloir des dieux. Cette dimension infini était le passage qu'empruntaient les plus grandes déités du plan infernal afin de se déplacer entre les mondes et les espaces en dehors du Royaume du sombre empereur car, l'Hyperdimension englobant toutes les sphères que pouvait contenir cette réalité par son immensité était alors le passage privilégié pour ceux qui avait la force d'imposer leurs volontés et leurs pouvoir sur la réalité elle même. Ceci était l'apanage des dieux jumeaux des Enfers dont justement l'un des deux était en train de traverser le couloir interdit au mortel sous la forme d'un astre de puissance divine: créant alors de son simple passage des remous dans l'espace sans limite de l'Hyperdimension par le Dunamis affluent de chaque partie de son surplis, allant même jusqu’à briser un pan du réel entre lui et le monde des hommes; donnant alors accès à l'un des territoires de la Terre dont la concentration de cosmos et de pouvoir stoppèrent alors l'étoile filante dans sa course. Celle-ci observa un court instant la faille qu'elle avait crée avant de poser son regard sur le précieux chargement qu'il transportait dans ses bras: il ne pouvait amener celle qu'il avait sauvé de l'Enfer glacé du Cocyte là... Pas encore pensât-il avant de faire bruler de nouveau le cosmos du dieu qu'il était: déversant alors une infime partie de sa noirceur dans l'entaille dimensionnelle avant que celle-ci ne se referme suite au départ du dieu redevenu lumière sombre dans une réalité ténébreuse...


Au delà de la dimension des dieux, dans le monde des hommes où se tenait la cathédrale symbole du pouvoir du Dieu des Enfers: une déchirure apparue soudainement dans le réel où se tenait les rescapés de l'assaut des Saints et des Marinas sur l'Enfer d’Hadès. La terre alentour se mit alors légèrement a trembler, les animaux a des lieux a la ronde s'enfuyaient, toutes les vermines quel qu’elles soient se cachaient dans la terre tandis que les âmes de ceux qui n'ont pas pu rejoindre le sombre Royaume se mirent à se rassembler autour de la blessure béante tel un amas mortel. Accueil funèbre pour l'être qui traversa la fissure sous la forme d'une concentration d'énergie divine: apparaissant alors entre tous sous l'apparence d'une ombre portant en sa noirceur un pentacle a cinq branche irradiant de puissance. L'ombre s'éleva doucement jusqu'a atteindre la taille d'une personne de haute taille avant que l'étoile en son sommet ne se mette a briller d'une lueur infernal: attirant alors les âmes des défunts dans l'ombre divine du dieu qui, se servit alors de l'âme de ceux qui furent coincé ici pour matérialiser lentement son corps. Des éclaires de Dunamis lézardaient de chaque partie de ce qui commençait a ressembler vaguement a un corps humanoïde avant que celui-ci ne se pare d'une immense armure cauchemardesque et déploya ses immenses ailes mortelles dans un tourbillon funeste... L'apparition s'était pleinement incarné: ses longs cheveux d'argent flottait entre ses ailes par la puissance qu'il dégageait, ses mains fortes et meurtrière étaient parcourue d'arc de puissance sombre alors que son regard s'illumina à l'instant où sur son front réapparue le symbole du dieu de la mort: Thanatos se tenait debout entre tous.

Son regard sombre se posa sur chaque personne présente dans la cathédral: les observant, les analysant jusqu’à même percer le passé de leurs hôtes de cette ère. Par eux le dieu de la mort vit ce qu'il n'avait pu empêcher lors de son combat avec les fils jumeaux du Roi des dieux... Son visage portant encore la trace de ses anciennes blessures observa alors a nouveau les trois spectres présents avant qu'il ne se tourne pour faire face à deux créatures dont il n'aurai jamais crue être obligé de changer d'enveloppe charnel suite au combat aux Enfers... Cependant l'action des fils de Zeus avaient totalement chamboulait la trame du monde et cela ni leurs forces ni leurs courages n'auraient pu empêcher ce qui avait frappé le sombre royaume au ventre.



" Comme l'a ordonné notre seigneur et maitre Hadés: nous devons rester caché aux yeux du monde, attendre dans l'ombre que notre heure arrive... Laisser croire aux chevalier d'Athéna que vaincu et sans maitre, nous disparaitrons de la surface de cette Terre. Qu'ils s’endorment sur les lauriers que les rejetons du très haut ont confectionné avec leurs bassesses. Nous reviendrons ! Nous revenons toujours ... Quand Hadés le décidera... Nous prendrons notre revanche dans le sang d'Athéna et de ses Hommes! Mais pour l'instant: Obéissons à ses ordres ..."

Avec une amertume certaine pour ses paroles: le ton du dieu de la mort était sans équivoque et s'adressait autant aux spectres qu'à la progéniture de son frère jumeaux dont il sentait le désir d'essayer de venger leurs royaumes perdu ou tout simplement par désir d'action... Mais autant dieu qu'ils soient: ils devaient tous se soumettre a l'autorité de celui qu'ils avaient couronné Empereur et cela pour le meilleur comme le pire pensa Thanatos en se mettant en marche pour atteindre la crypte protectrice du dieu des Enfers. Dépassant alors un être étrange sans poser un seul regard sur lui mais devinant facilement avec un sourire qui il pouvait être: la nuit noir au dessus d'eux ne pouvait que confirmer ses pensées.

*Ainsi nous nous retrouvons... Je vois que tu as choisi un corps fort robuste, du moins s'il est a l'identique du mien... Mon frére. Quel joie de te retrouver, Hypnos...*

Parole que seule l'intéressé pouvait entendre et répondre au dieu de la mort s'approchant alors de la "retraite" du dieu auquel un pacte éternel conclue au début des ages le tenait toujours sous l'autorité de ce dernier: fidèle a ses paroles Thanatos commença a concentrer son Dunamis entre les paumes gantés de ses mains, faisant alors luire plusieurs arcs d'énergie autour de ses doigts tandis que le ciel s'assombrissait d'avantage quand l'énergie accumuler a chaque main du dieu commençait a déborder. Creusant alors le sol de sillons profonds par la fureur du Dunamis Divin quand celui qui fut autrefois Rochel décida alors de joindre ses deux mains devant lui: amalgamant ses deux concentrations de cosmos mortel avant de la relâcher devant lui sous la forme d'une immense déflagration de lumiere consumant la forêt et les contrés aux alentour.

" Que la volonté d'Hadés soit accomplis, sur la Terre comme aux Enfers !"

Rugit alors Thanatos tandis que l'air devint subitement plus lourd, plus pesant et plus malsain... Une force mortel régnait en ce lieu a présent et dans l'ombre de la Cathédrale se dessinait lentement l'ombre d'un être encapuchonné et portant sur l'épaule ce qui ressemblait l'instrument de la triste représentation qu'on les mortels de ce monde de la mort. La troisième barrière était maintenant en place soupira le dieu de la mort dont le corps commença soudainement a se désagréger : les ailes du Dieu d'argent se dispersaient alors une longue nuée de plume métallisés, l'apparition était en train de disparaitre tel un songe maintenant sa tache accomplie.

"J'ai répondu a l'appel de notre Seigneur et j'ai exécuté ses ordres, je n'ai plus de raison de rester... A vous d’obéir à votre tour..."

L'incarnation de Thanatos s’effaça de plus en plus rapidement du plan réel dans une volée de plume sombre jusqu'a ce qu'il ne reste que son visage disparaissant a son tour. Son regard se déposa alors sur le drôle de personnage qu'il avait reconnue comme son frére et lui adressa les derniers mots de l'écho qu'il était.

* Il est temps de prendre la main, Hypnos... Apollon et Artémis sont responsable de cette situation et le seul qui aurait pu empêcher cela n'a pas été a la hauteur... Devines tu ce qu'il reste a faire, mon frère ? Il est temps de tout reprendre en... Main*
C'est sur cette dernière pensée que Thanatos s'évanouit dans les airs, porté par un vent puissant: soufflant alors les plumes de l'ange noir en direction de terre plus hospitalière avant de venir se perdre dans les nuages.


Citation :
HRP: Barrière de la mort mise en place, le corps Astral de Thanatos disparait
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MessageSujet: Re: Discussion entre deux divinités fraternelles    Ven 29 Juin - 14:53

Faire une liste exhaustive de tout ce qui me mettait hors de moi serait sans nul doute un travail des plus simple tant peu de chose pouvaient se targuer de pouvoir me faire sortir de mes gongs, mais en l’occurrence l’insubordination et l’incapacité en faisait partie, l’incompétence de mon fils Phantasos, ou tout du moins de son hôte, et l’incapacité actuelle du maitre des enfers.

Ce fut vers l’insubordination de mon fils que ma colère se porta en premier. Tandis que la table ainsi que tout ce qu’il y avait dessus prenait subitement feu pour totalement disparaitre, une rafale psychique envoya mon fils insolent s’écraser contre le mur qui se trouvait derrière lui, puis le maintint en place, encastrer toujours plus profondément dans la pierre alors que je m’avançais vers lui d’un pas tranquille, tranquille mais implacable. Ce pourrait-il qu’il m’ai oublié depuis notre dernière rencontre ?

« Ecoute moi bien Phantasos, je ne le redirais pas, si il y a bien une chose que je déteste, c’est l’insubordination, ne t’avise plus jamais, et je dis bien plus jamais de manquer de respect à un supérieur. Si tu ne crains plus le châtiment à cause de ta divinité, c’est que tu es stupide, Sache que je ne te laisserais pas salir ton nom et celui de notre famille par tes paroles, ou par tes actes. »

La pression cosmique autour de mon fils disparut alors aussi vite qu’elle était apparue.

« Considère ceci comme un avertissement amical, tu n’aimerais pas me mettre en colère mon fils, vraiment tu n’aimerais pas. Si tu as besoin d’apprendre le respect, alors je serais ton maitre en plus de ton père. »

Phantasos se décrocha alors de la paroi de pierre laissant derrière lui une empreinte profonde, témoin de son insubordination.

Peu m’importais en ce moment que les regards de l’assistance soit portés sur nous, rien de ce qu’ils ne pouvaient penser n’avait d’importance, car à cet instant émergea d’une faille de l’hyperdimension celui que j’attendais maintenant depuis mon récent retour dans cette sphère de réalité. Mon frère arrivait.

Avec une mise en scène n’appartenant qu’à lui, la nature et la terre elle-même tremblèrent devant celui qui incarnait le destin de toute chose vivante. Puis il prit forme, mais ce ne fut qu’une projection astrale qui vint à moi. Néanmoins, c’était bien lui. Pourquoi donc ne venait-il pas en personne ? Qu’avait-il de plus urgent à faire ? Tandis que son regard d’argent se portait sur chacun des convives de la pièce, il ne m’accorda pas la moindre parole, mais son sourire en disait plus que je n’en attendais de lui. M'adressant alors à lui seul de la même manière qu'il l'avait fait pour moi, je lui adressais mes remerciements.

*Eh bien mon frère, que t’est-il donc arrivé ? Faire dans les sentiments ne te ressembles pas. Mais je suis moi aussi ravis de te voir en pleine forme, et toujours adepte du grand spectacle. Tu sembles en pleine forme, tu t’es enfin décidé à prendre les commandes de ton hôte humain, j’ai bien crus à un moment que je devrais intervenir moi-même. Enfin, maintenant tu as hérité de son pouvoir, n’est-ce pas merveilleux que de pouvoir jouir d’un corps robuste, un corps qui sait que le dunamis n’est pas le bouclier de l’incapable, mais bien au contraire le glaive tout puissant du valeureux. J’ai moi-même dut prendre un des meilleurs éléments du sombre empire pour avoir l’opportunité de vérifier cette théorie, j’ai plus que hâte de pouvoir l’expérimenter moi-même.*

J’avais comme lui choisit mon hôte plus pour ses aptitudes guerrières que pour ses vertus physiques, mais lorsque l’on dispose du pouvoir de changer d’apparence à volonté, l’esthétisme de l’hôte n’a aucune importance. Sa puissance en valait largement la peine, je pouvais la sentir, bouillonner dans chaque parcelle de mon corps physique, ce nouveau pouvoir, ce cadeau laissé par le titan Coeos. Un don inestimable encore indomptable, mais le temps jouait pour moi, je le tenais et maintenant ce n’était plus qu’une question de temps avant que je n’en acquiers la maitrise.

Puis, comme répondant lui aussi à l’appel du sombre empereur, mon frère érigea lui aussi sa barrière, la cathédrale avait de nouveau retrouvée sa pleine puissance, et désormais chacune des pierres qui la composaient vibraient de nos pouvoir combinés. L’empreinte de mon fils dans le mur se résorba d’elle-même, laissant le mur comme neuf. Les sillons creusés par mon frère furent également réparer alors que je me dirigeais vers sa forme spectrale maintenant sur le point de disparaitre. Lui aussi avait conclu que le système actuel ne pouvait plus perdurer, il était temps en effet.

Ainsi le temps est venu pour nous d’avoir un rôle plus actif dans les affaires du sombre empereur. Qu’il en soit ainsi, cela fait trop longtemps que nous ne cessions de comptabiliser les échecs que ces caprices ridicules nous faisaient subir. Cela devait changer, maintenant et pour toujours.

Suivant alors le maitre des enfers dans sa retraite comme l’avait fait mon frère avant moi, je savais pertinemment ce qu’il me restait à faire, je l’avais déjà fait tant de fois, mais encore jamais avec contrainte.

Un pavot éclatant apparut alors dans ma main droite, en lui était concentré une incroyable puissance narcotique, la seule capable de faire dormir un dieu aussi puissant.

« Ni voit rien de personnel Alone, mais je vais y prendre du plaisir. »

Lançant alors le pavot dans la direction de l’hôte du sombre empereur, il devint lumière éclatante. Sur le carrelage de la salle apparurent des dizaines de pavot dont les pétales s’envolèrent sous l’effet d’un vent puissant, les pétales écarlates s’assemblèrent en lianes de lumières s’élevant autour du frêle petit corps humain du dieu des enfers, puis elle se rejoignirent au-dessus de lui, et ce fut ainsi qu’Hadès, le dieu des enfers, fut entouré d’une cage aux barreaux d’obsidiennes. Sa fragilité et sa faiblesse me révulsaient, jamais le dieu des enfers ne devrait avoir à apparaitre devant autrui avec un tel état. Son hôte ne convenait plus, il n’avait jamais convenu, il était temps d’en changer… Le pendentif… Voilà ce qu’il me fallait. Ce ne serait plus Pandore qui en disposerait, mais nous, les dieux jumeaux.

D’un mouvement de la main, le pendentif en forme d’étoile quitta le cou de ce jeune humain qui aussitôt fut libérer de l’emprise d’Hadès, ses cheveux redevenant blond en étaient une preuve incontestable.

Le pendentif vibrait dans ma main, résonnant de l’essence même du sombre empereur à présent en attente d’un nouvel hôte, d’un meilleur hôte.

N’ayez crainte seigneur Hadès, votre hôte viendra, et cette fois il sera digne de vous.

Désormais le frêle petit corps humain qui se tenait en cage ne me servait plus à rien, autant qu’il retourne parmi les siens, la plus proche zone habitée par les humains conviendrait parfaitement. Tout fut réglé en un flash de lumière…

Le tout n’avait duré que quelques secondes, tout fut fini dans un souffle, sans bruit, sans bavure. Le maitre des enfers était maintenant endormi au plus profond de mon royaume, et maintenant que j’avais le pendentif en ma possession, les préparatifs pour son retour pouvaient commencer.

Revenant alors à la salle ou j’avais laissé les autres convives, je compris que rester en ces lieux n’apporterait plus rien, il était encore trop tôt pour une contre-attaque, mais il était encore temps pour de la reconnaissance.

Puis sans ajouter un mot, je verrouilla derrière moi les portes menant à la pièce ou se trouvait encore il n’y a pas si longtemps le maitre des enfers, pièce où ne se trouvait plus rien d’autre à présent que le silence. Une fois le sceau en place, plus personne ne pourrait les ouvrir si ce n’était un dieu.

« Spectres du sombre empereur, et vous aussi mes enfants, le temps est venu pour la clandestinité, le temps est venu pour l’infiltration. Notre empereur s’est à présent retirer dans ses quartiers et y restera jusqu’à son complet rétablissement, les portes en sont interdite à quiquonc, aucun etre dans cet univers ne devra y pénétrer ni même y poser le regard. La retraite de notre empereur se déroulera sans anicroches je vous en fais le serment. Mais en attendant son retour, il nous faut rester actif, mais invisible. L’ennemi ne nous oubliera pas, mais nous non plus. Qui sait combien de temps nous sépare encore du retour de notre empereur, alors autant mettre ce temps à profil, devenaient tous plus fort, que la rage et la rancœur qui vous animent deviennent vos nouvelles forces, que votre cosmos s’élève jusqu’à son paroxysme pour que jamais plus un tel évènement ne se produise, tenez-vous le pour acquis, l’immortalité qui vous échoit ne doit vous servir qu’à devenir meilleur que n’importe quel humain, vous devez devenir plus, beaucoup plus. Maintenant partez et que le maitre du sombre empire vous protège et vous guide. »

Puis ce fut à mes fils en plus particulier que j’adressai ce message télépathique audible d’eux seul.

*Mes enfants, vous-même n’êtes pas comme eux, en vous coule mon sang, en vous coule ma force, laissez les spectres aller à leur occupation, nous aurons les nôtres, de plus nobles taches, de meilleures taches. Mais en attendant, je vous libère pour un temps, faite ce que bon vous semble et attendez mon appel. Bientôt nous serons de nouveau face à face. Mais en attendant, des affaires de la plus haute importance m’appellent. Des affaires plaisantes…*

Je n’avais moi-même plus rien à faire en ces lieux, je devais partir, et ce fut en silence et sans éclat de lumière ni mise en scène aucunes que je m’estompa pour finalement disparaitre complètement, laissant mes fils et mes deux enfant libre de leur actions pour le moment, après tout, les ordres avaient été donnés, maintenant il fallait les suivre ou prendre les devants…

Un cosmos bien particulier était apparue récemment sur terre, c'était là ma prochaine destination.

ArrowVomis des Enfers ~ Lucille

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Dernière édition par Hypnos le Lun 2 Juil - 19:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Discussion entre deux divinités fraternelles    Dim 1 Juil - 1:07

Certaines choses sont plus douloureuses que d'autres. Marcher sur un clou par exemple est douloureux. Se faire transpercer le bide pour protéger une déesse nunuche l'est aussi. Mais subir la fureur d'un papa divin est une souffrance d'un tout autre niveau sur l'échelle des galères, juste en dessous de la femme au foyer prenant son mari volage la main dans le sac.
Le Dieu du Sommeil n'était pas de ceux qu'on met en rogne sans le regretter amèrement, et le comportement insolent de son fils avait enfin eut raison de sa réserve de patience. Et ça, il comptait bien le faire comprendre à Phantasos. Car alors que l'Irréel s'apprêtait à manger une nouvelle pâtisserie, celle ci s'embrasa entre ses doigts tâchés de crèmes. Etrange, il ne se souvenait pas que la combustion spontanée fasse partie de la recette... Etait-ce donc cela qu'on appelait "une saveur explosive" ? A moins qu'il n'ait eut la main lourde sur les épices ?
La baffe mentale qu'il reçut en pleine poire se chargea de répondre à cette profonde interrogation. Le maître des apparences fut littéralement arraché de sa chaise, balayé par une frappe invisible comme un vulgaire fétu de paille ballotté par le vent. Son souffle se coupa net, tous ses os protestèrent d'une seule voix. C'était comme si un troupeau de buffles en colères venait de le percuter en plein thorax. Le maître de Fantasia chercha le coupable du regard, déjà certain de la réponse. Les yeux du fils d'Hypnos se rétrécirent lorsqu'ils se posèrent sur son père qui s'avançait avec un sang froid presque terrifiant, son aura écrasant celle de sa progéniture. L'habituelle candeur qui caractérisait l'ancien Gold Saint avait quitté son visage, remplacée par une expression plus... tranchante. La lueur riante avait laissé la place à une détermination à s'en sortir. Ce n'était pas de l'hostilité, pas plus que de la peur. C'était l'expression d'un combattant qui anticipe le danger. Et alors que la pression qui l'écrasait contre le mur leur faisaient comprendre ce que ressentait une tranche de jambon entre deux morceaux de pain, pour la première fois depuis leur union les trois âmes de ce corps furent exactement sur la même longueur d'onde, pointées vers le même objectif : La survie. Oh bien sûr, pour le moment ce n'était pas grand chose.... Mais si le sermon allait plus loin, comment espérer se soustraire à la colère d'un Dieu majeur ? Si Phantasos n'avait pas tant à s'en faire, Adrix ne se faisait pas d'illusion quant à son rôle dans cette histoire. Il n'était guère plus qu'un hôte, une enveloppe qui pouvait être détruite sans mettre en danger la survie de l'entité qui l'habitait. Hypnos pouvait décider de lui broyer les os, ce ne serait que priver son fils de son nouveau jouet, rien de plus. C'était à l'Irréel que revenait l'immortalité, lui et Eleonor n'en profitaient que par procuration. Il avait été arraché des griffes de la mort par caprice d'un Dieu, et il pouvait y être renvoyé par celui d'un autre. Ce manque de contrôle sur sa destinée l'écœurait. Il commençait à en avoir assez d'être à la merci de force supérieure, un petit joujou soumis à leurs caprices. Il se surprit un instant à désirer, dans un élan de cupidité quelque part dans les tréfonds de son cœur, la puissance de vaporiser ces chaînes qui l'entravaient. Mais il n'était ici qu'un papillon épinglé à un mur de briques. Dans un réflexe de défense purement animal, il voulut embraser son cosmos, briser cette prison pour se carapater loin d'ici. Mais plus qu'Hypnos, ce fut Phantasos qui l'empêcha d'agir... Aussi floue que puisse être la mémoire de l'Irréel, il savait que provoquer davantage son père serait suicidaire. Personne n'échappait au Sommeil, personne.

« Ecoute moi bien Phantasos, je ne le redirais pas, si il y a bien une chose que je déteste, c’est l’insubordination, ne t’avise plus jamais, et je dis bien plus jamais de manquer de respect à un supérieur. Si tu ne crains plus le châtiment à cause de ta divinité, c’est que tu es stupide, Sache que je ne te laisserais pas salir ton nom et celui de notre famille par tes paroles, ou par tes actes. »

Phantasos déglutit. Ne plus craindre le châtiment ? Non, c'était différent. On ne pouvait craindre que ce en quoi on croyait. Mais le maître des apparences avait perdu le fil de la réalité depuis bien trop longtemps pour s'inquiéter des souffrances terrestres. Il avait vécu une infinité. Même ce père qui se tenait devant lui, il le reconnaissait à peine, tant il avait pu contempler son image déformée au travers de centaines de songes. Plus qu'une réprimande d'un papounet à son fiston, c'était la réalité elle même qui venait lui mettre une claque, lui rappeler la différence entre Fantasia et l'extérieur. Que son univers n'était qu'un monde d'illusions.
La pression qui retenait le blondinet disparut aussi subitement qu'elle était apparut. Adrix manqua de s'écraser au sol, son souffle légèrement saccadé, le front trempé de sueur.

« Considère ceci comme un avertissement amical, tu n’aimerais pas me mettre en colère mon fils, vraiment tu n’aimerais pas. Si tu as besoin d’apprendre le respect, alors je serais ton maitre en plus de ton père. »

*Qu'il aille... se faire cuire un œuf*


*Chez les grecques si on y est*

Pour Adrix qui n'avait jamais eut de parents pour le réprimander, c'était une expérience nouvelle. Et il ne pouvait pas dire qu'il appréciait ce genre de traitement. Jadis, son maître pouvait lui tenir de telles propos sans qu'il en prenne offense le moins du monde, mais ce Hypnos qu'il connaissait à peine n'avait aucun droit sur lui, aussi puissant soit-il. C'était différent pour Phantasos hélas. Les jumeaux pouvaient sentir son âme vaciller sous un mélange subtil de respect, de crainte et d'énervement. Leur camarade divin avait toujours agit comme un gosse pourri gâté jusqu'à la moelle, ce genre de claque avait davantage d'impact sur lui que ne pouvaient l'imaginer le duo.

*Phantasos... ca va ?*


Au fond de son esprit, Adrix pouvait s'entendre s'élever comme une étrange mélodie mentale, comme si l'âme de L'Irréel chantait son ressenti.


*Oh la ferme !*


Sa mauvaise humeur, doublée avec ce surdramatisme avaient balayé en un rien de temps le peu de compassion qu'il avait à l'égard de Phantasos.

*Adrix !*

*Désolé ca m'a échappé...*


La suite, ce fut Adrix qui l'observa avec un intérêt certain. Voir le Dieu du Sommeil s'en prendre à son "Maître" était assez inattendu. Mais pas grand chose qui puisse concerner le Poisson plus que ça... Ou presque. Des affaires entre Dieux, certes, mais un mortel était impliqué, et cette raison seule justifiait qu'il y jette un coup d'œil. Cet Alone qu'on débarrassait des pouvoirs d'Hadès était comme lui, un hôte, mais leurs places semblaient inversées... Quelle était son histoire ? Pourquoi ? Comment ? L'androgyne était curieux de le savoir. Et il avait un moyen facile d'acquérir ce genre d'informations une fois la nuit tombée. Il avait hâte de voir ça.
Les dernières instructions d'Hypnos résonnèrent en lui comme la meilleure nouvelle qu'il ait eut de la journée : Quartiers libres pour quelques temps. Parfait, il aurait tout le loisir de se consacrer à la compréhension de son nouveau statut et de ses nouveaux pouvoirs. Il se découvrait un intérêt nouveau pour ces dons qu'il avait reçu inopinément. Et il avait des choses à vérifier, beaucoup de choses...

*"Meilleur que n'importe quel humain" hein ?... Je me demande si je suis concerné aussi.*

*Tu es moi, je suis toi, nous sommes nous. Humain ou Dieu, tout dépend de ta façon de voir*


*Tu parles d'une crise d'identité...*


Alors que son père disparaissait à son tour, Phantasos jeta un coup d'oeil à la salle. Il ne restait là que quelques spectres et son frère ainsi que les restes carbonisés de ses gâteaux. Il lâcha un soupir en se redressant.

-Eh bien eh bien. Il n'y a de bonnes compagnies qui ne se quitte. J'ai à faire moi aussi. Je vous souhaite à tous une charmante soirée... et de beaux songes....

Il s'approcha du nécromancien dont il tapota doucement la joue dans un geste des plus... particuliers.

-Nous nous reverrons mon mignon. Si tu te sens seul à nouveau, ferme les yeux et rêve. Je surveille. Toujours.

Et c'est sans un bruit que l'Irréel disparut à son tour, sa silhouette se dissipant à la manière d'un volute de fumée pourprée.

Cathédrale => Fantasia (?)
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Ellya


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MessageSujet: Re: Discussion entre deux divinités fraternelles    Mar 3 Juil - 17:02

Le thé était vraiment savoureux, le cadre était idyllique, quand à la compagnie que dire on pouvait trouver pire. Mais heureusement que le seigneur Hypnos était présent car ses deux fils eux, donnaient à ces retrouvailles un côté assez malsain. La jeune Spectre entendit un rire au fond de son âme et elle y répondit en souriant, un sourire des plus charmeurs et carnassier, promesse de maintes violences.

Mais la jeune femme pris sur elle et fit disparaitre ce sourire en croquant dans la délicieuse pâtisserie que le Seigneur Hypnos avait fait apparaitre en même temps que le thé. La jeune femme n’aurait jamais imaginé que ce Dieux pouvait réaliser un tel prodige, le thé, tout comme les pâtisseries étaient dignes des plus grand salons de thé. Puis ce dernier accepta de lui répondre la félicitant presque pour son intérêt, ce qui la fit la légèrement rougir. Réaction, trouble, qu’elle tenta de cacher par une gorgée de cet excellent thé. Mais malgré ce léger trouble, il ne lui avait pas échappé que la responsabilité du Père des Dieux, Zeus dans ce qui s’était passé, n’était pas l’évènement le plus important. Il s’était passé quelque chose d’autre de bien plus inquiétant, du moins pour une personne ne possédant un statut Divin.
Mais Ellya n’eut pas le temps de se questionner plus sur les dons du Dieux du Sommeil, que le dénommé Adrix réapparut accompagné, tenant, un Spectre en bien triste état. Ellya frissonna de sympathie pour son frère, elle aussi avait connu la douleur du combat, mais elle fit bien attention de ne rien montrer au deux prédateurs qu’étaient les fils du Seigneur Hypnos.

Cette arrivée l’avait empêché de répondre à la proposition de ce Dieux envers qui la jeune Spectre montrait une certaine dévotion.

Peu après cette arrivée, prévue, un puissant cosmos se fit sentir tout prêt et la porte s’ouvrit laissant apparaitre une silhouette. Ce cosmos même si il lui était inconnu, était familier, de plus le Seigneur Hypnos ne montra aucun signe de contrariété à la venue de cet inconnu. L’homme qui apparut observa la scène puis se dirigea vers la table et s’agenouilla devant le Seigneur Hypnos se présentant. Il aurait fallu être totalement ignare pour ne pas reconnaitre la Supplie que ce dernier portait.

Peu après le Juge, ce fut au tour du Spectre, que le fils du Seigneur Hypnos avait ramené, de se présenter. Ce dernier avait dû être lui aussi victime de la colère de Zeus et désirait lui aussi avoir des réponses. Alors que Ellya s’apprêtait à lui céder sa place afin qu’il puisse récupérer quelque peu, elle sentit un cosmos d’une puissance hors norme.
Ellya s’agenouilla dans l’instant, dans un signe de plus grand des respects. Devant ce tenait le Maitre de tous les Spectres, l’Empereur du Royaume des Enfers, le Seigneur Hadès en personne. Ellya n’avait jamais eu l’occasion de voir l’hôte de son Maitre, mais elle était capable de le reconnaitre entre tous, comme tous les Spectres. La jeune femme resta dans cette position, visage face au sol, ne bougeant nullement, immobile telle une statue. Elle perçut l’arrivée du Seigneur Thanatos, frère de son Seigneur. Elle entendit aussi les mots de son Maitre et sans témoin son visage se crispa se rendant compte que la situation était bien plus alarmante que ce à quoi tout elle aurait put songer.

Ce ne fut qu’une fois le Seigneur Hadès, accompagné par les Seigneurs Hypnos et Thanatos, hors de la pièce, que Ellya se releva. Il semblait que son entrainement allait devoir prendre une autre tournure. Mais cela ne faisait rien, elle était habituée à s’entrainer seule et puis elle sentait qu’elle ne l’était pas vraiment, elle percevait de plus en plus comme une ombre au fond de son âme, l’ombre d’un souvenir qui commençait à retrouver vie. Puis Ellya se tourna vers le Juge présent et le salua avec moins de solennité que pour le Seigneur Hadès.


- Je vais me rendre en les ruines de la demeure de ma Famille et ferait reconstruire leur maison. J’y vivrais et reprendrais les affaires familiales, je reste malgré tout à votre disposition, comme l’exige mon devoir.

Puis Ellya se détourna du Juge et se dirigea vers la porte afin de quitter ce lieu et commencer à suivre les ordres de son Maitres et se fondre dans la société humaine tout en se préparant pour un futur conflit.

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[HRP: Je mettrais le lien vers le sujet du premier post de ma Chronique, une fois ce dernier fait ^^]
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Ivictus


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MessageSujet: Re: Discussion entre deux divinités fraternelles    Mar 3 Juil - 18:54

La Cathédrale des Enfers était devenu en quelques temps la place principal des Enfers. Les Spectres s'y regroupaient à un à un comme si elle appelait à l’union en ces temps troubles. Ivictus s'était agenouillé par respect envers son supérieur Hypnos monarque du sommeil mais aussi grand commandant des Enfers. Ce dernier avait refait apparition récemment juste après la guerre malheureusement donc sa puissance n'avait pas pu profiter à notre cause. Ivictus se sentait de rassurer de voir réincarné les deux grands mastodontes des Enfers en même temps. De plus, le maitre des Enfers le glorieux Hadès avait été libéré au cours des batailles infernales. Malgré la défaite essuyée par les Enfers, un avenir plus ou moins glorieux commençait à se dessiner sur la trame du Temps. Cet avenir ce serait à chaque spectres, chaque Juges et divinités de le définir.

L'ambiance était encore calme quand le Juge se releva sur demande de la divinité du sommeil. Un tel respect des mortels par un divinité était bien étrange surtout chez les Spectres. Cet divinité à apparence de mortel dégageait une énergie bien moins agressive et combattive que son homologue Thanatos. Il n'en n'était pas moins cruel selon le juge des Enfers. Le Dieu était plus atypique que son frère sur bien des points comme pour sur son attitude. Il était accompagné ici de ses deux enfants, aussi terribles l'un que l’autre.

La suite fut pour le moins déroutant, un ombre vint s’abattre sur la sombre Cathédrale. Une entité immémorial et de puissance infinie, une seule personne correspondait à cette description le sombre Monarque Hadès. L’atmosphère devint lourde et pesante caractéristique de présence des Dieux il semble. Ce dernier s'exprima d'une voix calme et à la fois sourde, d'un ton solennel il annonça que ses serviteurs devaient désormais se cacher dans l'ombre jusqu’à nouvel ordre. Les Enfers recouvriront leurs forces pour dans un prochain avenir participer à l’Éternel conflit. Ces ordres là énoncés, le sombre monarque disparut et alla plonger dans un sommeil profond attendant son heure pour que les ténèbres reviennent s’abattre sur le monde.

Le sombre monarque partit, un autre présence arriva. Moins puissante, mais tout aussi terrible. D'une dimension que seuls les Dieux maitrisaient, Thanatos la personnification de la mort, en émergea. Ivictus se tourna son regard vers son ancien rival Rochel, un homme destiné à devenir un Dieu. La divinité balaya la salle de son regard, chacun était analysé jusque dans les moindres recoins de son âme. Le regard inquisiteur de Thanatos vint se poser sur le Wyvern et cela lui glaça le sang si ce n'était que quelques secondes. Un homme de cette envergure aimait faire trembler ses amis tout autant que ses ennemis. Il finit par prendre la parole. Il repris les propos du maitre des Enfers encore là quelques minutes plus tôt. La discrétion devait être aujourd'hui de mise, les Spectres devaient se faire oublier, du moins tant que Hadès le voulait. Sa tâche accompli, le maitre de la mort s'en alla aussi vite qu'il était arrivé. Le commandant des Enfers sut qu'il était parti lorsque l’atmosphère devint moins oppressante.

Hypnos redevint redevint le seul dieu présent dans cette salle. Cependant, ces enfants eux commencèrent à devenir particulièrement irrespectueux. Du moins c'est que clama haut et fort leur père Hypnos qui monta le ton sur eux. Troublé, Ivictus observa la scène n'osant rien dire, après tout ils étaient des immortels donc à un rang au dessus le commandant. Il assista au spectacle comme les deux autres spectres auxquels il lança des regards déroutés. Pour une des premières fois de son existence, Ivictus tacha de se taire mais aussi de rester impassible de peur de manquer de respect à ces immortels dont il ne pourrait se protéger si il les mettait en colère. Il commençait à devenir amusé par la scène, on pourrait croire à une famille tout bonnement banale, juste un père qui reprend ses enfants sauf qu'ici on avait des Dieux qui portaient la charge de représenter la puissance et la dureté des Enfers. Ici, on avait juste des enfants qui n'en faisaient qu'a leurs têtes.

Hypnos finit par partir laissant ces deux rejetons libres d'assouvir leur désirs. Ce dernier avait selon ses dires des affaires à régler. D'un hochement de tête, Ivictus attendit que le maitre du sommeil tire sa révérence. Ce fut au tour des ses enfants ainsi que la spectre de la harpie de partir, Ivictus s'attarda quelques instants sur cet jeune spectre qui lui rappelait le jeune Shaun, un spectre bien prometteur qui était aujourd'hui porté disparut. Peut être serais t-elle digne de porter le fardeau de ce surplis et d'être digne de l'attention que le Juge commençait à lui porter, seul l'avenir le dira.

Le Wyvern était désormais en compagnie du spectre du nécromancien qui semblait dans un bien piètre état. Les cicatrices de son combat étaient encore présentes. Cependant, il avait vaincu et c'était la seule chose qui comptait.

Bien joué jeune spectre, j'ai eu vent de ta victoire. Remet toi de tes blessures dans le monde des vivants et n'oublies pas, tu dois être invisible au yeux des humains.

Ce discours tenu, Ivictus allait lui aussi partir afin d’exécuter les sombres desseins du seigneur des Enfers. Où irait-il il ne le savait pas encore, mais il avait quelques idées. Le temps donné ne serait pas du temps perdu, il espionnera les humains et s'intègrera à leur fratrie pour mieux les faire tomber. Il se retourna vers là ou il était arrivé et poussa les portes vers la liberté.


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Dernière édition par Ivictus le Mer 11 Juil - 18:26, édité 1 fois
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Daemon


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MessageSujet: Re: Discussion entre deux divinités fraternelles    Lun 9 Juil - 19:14

Dans une révérence digne des plus fidèles soldats, une soumission totale aux plus puissants que lui, Daemon mettait finalement en évidence son vrai visage afin qu'il ne joue plus aucune fourberie devant son père créateur. Il dévouait ses pouvoirs à l'accomplissement du Dieu du Sommeil qui choisira surement le meilleur chemin pour les Enfers ainsi que pour le Dieu Suprême des Ténèbres: Hadès. Il était temps de répandre la souffrance chez ces humains pitoyables qui vivaient encore dans le luxe de la paix sans se douter qu'une vague de guerriers allaient les soumettre à la volonté divine. Tout ce qu'il restait à faire était de vaincre les représentants des Dieux. Des guerriers élus pour affronter ceux qui s'opposent aux plus forts, surement sous la même idéologie que notre perverti enfant d'Hypnos. L'oncle de Morphée et des autres enfant arriva aussi afin d'exprimer un discours des plus importants, renforçant l'idée donc de l'attente pour un retour des plus grands. Seulement, quel pouvait bien être ce plan qui se concoctait dans l'ombre? Qu'est ce qui pourrait faire remonter la pente aux spectre ayant perdus leurs territoires? Dans tous les cas, quelle que soit l'idée machiavélique construite, notre maitre des rêves héroïques se fera un plaisir de l'accomplir!

Cependant, dans une grande naïveté mais aussi maladresse, l'hôte de Phantasos fit l'acte de ne porter aucun intérêt à ce qu'il se passait dans la cathédrale. Comme si les paroles des dirigeants des Enfers étaient soporifiques. Pourquoi son frère n'avait-il pas entièrement parasité sa cible comme l'avait si bien fait Morphée en réduisant à néant toute la personnalité de l'humain? Égoïsme passionnant dont il faudra apposer un oeil curieux afin de pouvoir observer comment cohabitait un Dieu ainsi qu'un humain reconverti. Seulement, Hypnos-sama ne vit pas la chose de la même manière puisqu'il apposa une punition digne de ce nom. Phantasos, ou plutôt son hôte, traversa la pièce par l'énergie d'un des Dieux Jumeaux. Sourire narquois se dessinant sur son visage, le maitre de la citadelle de Morphia s'amusait d'une telle scène, trouvant terriblement divertissant de voir son frère se faire mettre au tapis. Tel un enfant s'amusant de voir son frère puni par son père, Daemon cacha son plaisir d'observer la punition ainsi que la leçon de morale.

Lorsque tout se calma finalement, le moment des départs se fit sentir pour que finalement chacun s'en aille à ses occupations. Mais dans un dernier message, le Dieu du Sommeil offrit des paroles apportant une certaine liberté de sadisme sur un plateau:

*Mes enfants, vous-même n’êtes pas comme eux, en vous coule mon sang, en vous coule ma force, laissez les spectres aller à leur occupation, nous aurons les nôtres, de plus nobles taches, de meilleures taches. Mais en attendant, je vous libère pour un temps, faite ce que bon vous semble et attendez mon appel. Bientôt nous serons de nouveau face à face. Mais en attendant, des affaires de la plus haute importance m’appellent. Des affaires plaisantes…*

Comment? Qu'entendait-il? Il pouvait faire ce qu'il souhaitait le temps du prochain appel? Bien que réduire quelques pays en cendre attiserait trop de curiosités chez les ennemis, la perte de quelques citoyens par-ci par-là ne ferait aucune différence n'est-ce pas? Se levant afin de s'en aller dans sa maison. Daemon tourna son regard en direction de la foule pour lâcher les dernières paroles à ses confrères avant un bon moment.

"N'oubliez pas, chers spectres, que les Oneiris hanteront à jamais vos rêves, vos fantasmes afin d'en faire des armes. Cette bataille va prendre une nouvelle tournure avec notre arrivée." Dans un dernier ricanement malsain, Daemon avança au travers de la pièce. Le pas gracieux, l'homme entra dans une porte apparaissant devant lui. Une porte menant dans un monde que peu pouvaient se vanter d'entrer à moins qu'ils ne soient enfermés dans les méandres des chambres de Morphia. Mais pour le moment, ce n'était pas propices à des collègues mais bien pour des ennemis. Il était temps de se préparer pour la bataille prochaine.

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Shizuo


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MessageSujet: Re: Discussion entre deux divinités fraternelles    Ven 13 Juil - 10:03

==> Sanctuaire sous-marin

J'avais directement sauter dans le vortex qu'avait créer le dieu pour moi et j'étais censé me diriger rapidement vers la cathédrale d'Hadès sur Terre. Autour de moi, de nombreuses lumières fusaient et je compris que je passais brièvement dans une autre dimension. Je me suis alors retourné un bref instant et je vis alors une autre personne sauter dans le vortex alors qu'il se refermait. A première vue, il s'agissait là d'un marina mais je n'avais que faire d'eux, je devais me rendre auprès des Seigneurs des Enfers et les informer de la situation aux Enfers. Je créa une explosion afin de sortir du vortex et j'atterris à l'entrée de la cathédrale.

A priori, il n'y avait plus personne à l'intérieur hormis les quelques gardes insignifiants. Je ne ressentais plus non plus le puissant cosmos du Seigneur Hypnos auquel je devais annoncer la situation au sanctuaire de Poséidon. J'étais visiblement arrivé trop tard...à croire que le vortex du dieu des rêves n'avait servit qu'à m'emmener ici mais en prenant un temps considérable. Je ne savais absolument pas où Hypnos avait bien pu se rendre et même pas un juge n'était présent.

Je ressentis alors une étrange sensation, comme si les dieux jumeaux des Enfers étaient là. Je compris alors que les barrières avaient été installées autour de la cathédrale, une barrière du sommeil ainsi qu'une barrière de la mort. Je n'étais pas réellement rassuré de tout ceci mais je n'en tins pas compte plus longtemps et daignant enfin entrer dans la cathédrale déserte, je me mis à réfléchir. Essayer de contacter un dieu par télépathie était vraisemblablement inutile de fait que ma puissance était nettement inférieur à la leur.

Ne trouvant aucune solution, je quitta alors la cathédrale pour me rendre en un endroit où je n'étais encore jamais aller. Bondissant en franchissant de longues distances, je quitta bel et bien la cathédrale d'Hadès afin de me rendre en Sibérie, un pays où règne le froid et où je pourrais sans doute renforcer la puissance de mes flammes afin qu'elles ne cèdent pas face au froid.

Ne voulant pas décevoir le dieu des rêves, je suis retourné à la cathédrale rapidement et j'ai gravé -en petits caractère et en laissant une trace de mon cosmos- sur ses portes un message à l'attention des juges et des dieux lorsqu'ils reviendront enfin.

« Le Sanctuaire Sous-Marin est victime d'une guerre civile, j'ai préféré ne pas combattre et ne pas impliqué les Enfers dans ce problème qui ne nous concerne pas. Grâce au dieu des rêves, je suis parvenu à m'échapper et il m'a demandé de vous communiquer la situation sous les eaux. »

Puis, je quitta définitivement la cathédrale d'Hadès afin de me rendre en Sibérie où je pourrais m'entrainer un moment seul. Je ne reviendrais que lorsque ma force sera améliorée ou que les Enfers seraient menacés ou aurait besoin de moi.


==> Sibérie [Entrainement]
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