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 [1751] Les petits plats font les plus bons amis (Krauser/Kenshiro/Caeron)

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Kenshiro


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MessageSujet: [1751] Les petits plats font les plus bons amis (Krauser/Kenshiro/Caeron)   Sam 9 Juin - 2:48

Citation :
Cela se passe en 1751: Kenshiro est en civile et vient profiter de la vie sur recommandation de son mentor.

France, Paris
Spoiler:
 

Après plusieurs jours de voyage depuis l'antique sanctuaire d'Athéna situé en Grèce: le jeune adulte aux long cheveux de Jais venait d'arriver à la capitale du beau pays de France. Pays dans lequel il s'attarda quelque semaine pour prendre le temps de découvrir la culture et la vie des habitants de cette nation aussi vielle que le monde lui même d’après ce qu'avait pu lui apprendre son maître Marcus. Le tour du monde que lui avait offert le chevalier d'or du Taureau ne lui avait pas suffit, loin de là pour l'héritier d'Hokuto dont la soif de découverte des merveilles que le monde pouvait offrir semblait sans limite. Le gardien de la deuxième maison pouvait s'estimer heureux d'avoir fait naître un tel intérêt dans l'esprit du jeune dragon à travers le long entrainement qu'il lui fit subir durant leurs périple à la suite de la Guerre Sainte. L'entrainement terminé, le Taureau lui recommanda d'aller découvrir les merveilles du Continent.

Ce que fit le jeune dragon pendant plus d'un mois: Remontant jusqu'en Italie avant d'explorer la belle Prusse (ex saint empire) pour finir en descendant sur la France, faisant alors une nouvelle halte dans la Capital du Pays le plus réputé pour sa gastronomie innovante et son renouveau perpétuel. De plus: le jeune saint avait entendu parler lors de ses voyages dans les pays avoisinant l'ancien Gaule que les Français auraient semblerait-il trouver un moyen de lutter contre la famine dans le monde... Un nouvel ingrédient. De quoi donner a cette halte gastronomique une touche d’espoir pour les villes qui on souffert des chevaliers et de la Guerre pensât-alors Kenshiro en passant les portes de la ville.

"Paris me voila !"
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Krauser


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MessageSujet: Re: [1751] Les petits plats font les plus bons amis (Krauser/Kenshiro/Caeron)   Sam 9 Juin - 20:17

Lorsqu’il avait rejoint les rangs d’Hadès, Krauser s’était demandé pourquoi le spectre qui l’avait choisi était celui de l’ogre. Etait-ce un hasard, ou présentait-il certaines prédispositions à cet attribut ?
Il avait compris que son physique étonnamment développé avait probablement constitué un réceptacle idéal pour cette créature monstrueuse. Mais il avait entendu parlé des autres spectres susceptibles de se réincarner, et parmi eux, le spectre du géant. Alors pourquoi pas lui ?
La réponse était pourtant évidente. Pendant toutes ces années passées à maudire son physique qui faisait fuir les honnêtes badauds, Krauser avait oublié de déceler un autre caractère hors du commun le caractérisant.
Il était un goinfre.
Mais pas un goinfre au sens commun ; c’est ainsi que les humains caractérisent un semblable capable de manger un peu plus que les autres. Pour Krauser, ce n’était pas la même échelle.
On ne pouvait pas parler de « plaisir de manger » : c’était littéralement un besoin. Il lui fallait avaler pas moins du triple de son poids, quotidiennement ; sans quoi son état de santé se dégradait rapidement.

Il l’avait compris à ses dépens : c’est peu après sa fusion avec le spectre, alors qu’il avait retrouvé ses comparses en terre australe, que la principale caractéristique de l’ogre s’était faite sentir. Là-bas, la nourriture manquait cruellement, et les premiers symptômes étaient apparus. Il lui avait fallu tuer pas moins d’une dizaine d’animaux autochtones (un genre de lapin géant, se déplaçant en sautant sur ses deux pattes antérieures et muni d’une poche sur le ventre) pour pouvoir se rassasier et calmer le sevrage.

Un juge des enfers du nom d’Aiakos, manifestement proche de ses hommes, lui avait recommandé d’effectuer un voyage afin de se repaître des plus délicieux mets que le genre humain aie pu imaginer. Cela serait, avait-il dit, une occasion de reprendre des forces après cet incident, tout en renforçant ses capacités physiques par l’assimilation de nourriture aussi délicieuse que nourrissante. Krauser avait donc quitté son surplis pour un accoutrement civil, et avait entrepris un périple gastronomique des plus délectables.
On lui avait recommandé de se baser sur l’Europe. C’est là-bas, paraît-il, que se trouvaient les meilleures spécialités mondiales. Krauser avait goûté à la cuisine chaude et bourrative de la Russie, aux repas « alcoolisés » de la Prusse, aux plats goûteux de l’Italie, et aux spécialités épicées de l’Espagne. Son passage en Angleterre l’avait cependant déçu, la cuisine n’étant manifestement pas la spécialité du pays. Mais il avait gardé le meilleur pour la fin.

Dans le bateau quittant Douvres et à destination de la France, Krauser songeait déjà avec enthousiasme à ce qui l’attendait de l’autre côté de la Manche. En effet, sorti des gastéropodes et batraciens ayant constitué une mise en garde de la part des Anglais, Krauser avait entendu mille éloges de la cuisine Française. Son ultime étape, et pas des moindres, serait donc le pays au Lys, et plus précisément la ville dont l’éclat retentissait dans le monde entier : le resplendissant Paris. Les restaurants de cette ville étaient, disait-on, réputés mondialement, et classés parmi les meilleurs. Les spécialités Françaises lui avaient été vantées mille et mille fois, et lui avaient été présentées comme variées, savoureuses et uniques.
Mais la principale raison de son enthousiasme était un nouveau mets révolutionnaire, dont il avait entendu parler dans toute l’Europe. C’est le roi lui-même, disait-on, qui avait permis l’arrivée dans les assiettes françaises de ce nouvel ingrédient qui, selon les rumeurs, se préparait de multiples façons plus délectables les unes que les autres, qui se trouvait en toutes saisons et qui avait stoppé la famine dans tout le pays. Krauser voulait voir cet ingrédient prodigieux de ses propres yeux, et surtout, y goûter.

Après avoir accosté sur le territoire Français, Krauser poursuivit sa route durant encore quelques jours, s’arrêtant dans des auberges de villages pour se repaître de plats délicieux, et goûter à des breuvages d’une rare saveur. Les vins étaient également une spécialité du pays, et ça, Krauser n’allait pas le démentir.

Il parvint finalement en bordure de Paris. Il admira avec stupéfaction la ville, s’étendant à perte de vue, majestueuse et imposante. Et pourtant, il n’était encore qu’en banlieue.

En passant l’écriteau du nom de la ville, il sentit la salive lui emplir la bouche.

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Grenat


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MessageSujet: Re: [1751] Les petits plats font les plus bons amis (Krauser/Kenshiro/Caeron)   Dim 17 Juin - 21:55


    Une Calèche s'engouffrait dans une brume verglacée. A des lieues et des des lieues à la ronde, des moulins regardaient les étrangers du haut de leurs toits de chaume. Quelques restes de murs de maisons branlantes arpentaient la grande route de Paris venant de l'auguste Palais de Versailles. Cela devait bien faire quelques jours que le passager dans la calèche vivait à Paris le jour et fêtait à Versailles un soir sur deux. La fête en l'honneur de sa Majesté Louis le Quinzième du nom avait été assez agréable mais l'aube venue, la faim le tenaillait et il avait décidé de prendre voiture pour aller à Paris chez "La Madelon", une de ces petites gargotes de restauration qui faisait le charme de Paris.

    Les lourdes murailles de la cité montraient leur minois dans la brume de façon lourde et majestueuse. Des centaines de torches sur les murailles indiquaient que la garde était en activité encore à cette heure de la matinée. Un cri masculin sortit de la brume pour faire une halte, une fois payée le guet et l'impôt de passage, la calèche traversa les portes de Paris sans encombre. Brusquement, les cahots des petites rues pavées oeuvrèrent à rendre le voyage plus pénible. Sans arrêt, les coups de fouet et les jurons des mouches de coches exaspéraient le passager. Quelques secondes plus tard, une odeur d'iode boueuse leva le morceau de tissu faisant office de rideau dans la voiture. Soufflant entre ses lèvres, l'hôte de la voiture ne disait plus rien et relaissa le rideau tomber à sa place initiale. La calèche continua son chemin...

    Alors qu'elle s'arrêtait, un des cochers descendit de son petit banc pour aller ouvrir la porte de l'auguste personnage qu'il avait conduit jusqu'ici. Un homme à la peau ivoirine et à la chevelure noire sortit alors pour poser un pieds devant l'établissement qu'il avait souhaité, il déposa quelques Livres dans la paume du voiturier. Il réajusta son lourd manteau vénitien sur les épaules de sa redingote bleu nuit. Il veilla à ce que la culotte noire et ses bas de soie blanche soient parfaitement ajustés avec ses gants blancs relevé sous les dentelles de sa chemise.

    « Tenez mon grand. Attendez moi en notre Hôtel particulier rue des Blancs Manteaux, profitez de votre repos, vous l'avez mérité... Je prendrai ce soir mes habits d'automne... »

    Avec élégance, il invita le cocher à se retirer. Quelques instants plus tard, il était devant la petite auberge dont on lui avait parlé. Cependant, au moment où il allait entré, deux faibles cosmos dans le lointain éveillèrent son intérêt. Deux personnes étaient venus ici sans cacher aux éveillés leurs présences et cela le fit sourire. Il n'était pas en guerre et tout cela était derrière lui, il allait les laisser en paix et profiter de sa soirée autour d'une des spécialités de l'auberge : Un entrefilet de sol truffé à la persillade et aux rognons de porc. Un bon vin rosé avec cela ferait bien l'affaire. Souriant, il remarqua en même temps que les deux cosmos se dirigeaient aussi vers ici, il est vrai que la tenancière était connue à travers toute l'Europe pour ses petits plats simples et revigorants.

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Kenshiro


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MessageSujet: Re: [1751] Les petits plats font les plus bons amis (Krauser/Kenshiro/Caeron)   Jeu 21 Juin - 1:55


C'est avec le sourire que le jeune homme fendait la foule de sa stature solide pour venir poser son regard de droit a gauche avec l’émerveillement d'un enfant qui vient de pénétrer dans le nouvel espace de jeu de son village sauf que la dite salle n'était qu'autre que l'une des villes les plus réputé du continent, tellement réputé que même les chevaliers d'ors d'Athéna vantaient ses louanges ainsi que les souvenirs qu'ils acquirent en ses murs. Un mot revint souvent de leurs discussions nostalgiques: "Cuisine et le jeune bronze avait entendu par son maitre Aldébaran que la cuisine de France était l'une des plus grandes merveilles de ce monde, une gastronomie des plus célèbres dont même certaines des plus anciennes Nation ne pouvaient rivaliser en théme de gout. La gastronomie était d'ailleurs des plus en avance sur son temps lui avait expliqué le chevalier d'or du Taureau en disant que la nourriture était là-bas en avance sur son temps, révolutionnaire même... A croire que ce pays ne fait rien d'autre que cela s'était amusé Kenshiro, se faisant il fut envoyé alors en voyage par son maitre afin de prendre "sois disant" un peu de repos dans une voyage "gourmet" afin de profiter des bienfaits de ce monde: la vie d'un chevalier oblige ceux qui la suivent de vivre leurs vie au maximum et, les plaisirs de la bouche en faisaient partie.

Cela, le dragon de Bronze l'avait compris grâce au voyage qu'il avait pu entreprendre depuis le Sanctuaire sacrée jusqu’à maintenant. Kenshiro avait retrouvé un sentiment perdu lors de son voyage en Enfer: la tranquillité de l'âme et de l'esprit... Oh doux sentiment que celui de la sérénité: le chevalier de bronze se promenait dans la grande ville tel une feuille ballottait par le vent tout en se laissant faire afin de voir où sa route le conduira sans craindre le moindre tourment ni aucun sévices. Pendant un moment il ne pensait plus a la Guerre Sainte qui l'avait marqué d'une cicatrice indélébile ni a ses expériences passé... Il se perdait dans la foule et laissait ses sens en pleine ébullitions se gorgeaient de chaque sensation autour de lui jusqu'a ce qu'une odeur forte et savoureuse ne chatouille son nez: le dragon regarda dans la direction de celle-ci et vit un grand bâtiment ressemblant à une auberge. Son sang ne fit qu'un tour avant qu'il ne lèche ses lèvres avec appétit tout en répondant a l’appel de son appétit réveillé.

Ce qui n'était pas le cas de son attention alors qu'un homme se présenta a son tour vers l'auberge: faisant alors connaitre sa présence au jeune chevalier du Dragon a l'instant où les deux essayérent d'entrer en même temps. Chose impossible au vue du gabarit de l'homme qui écrasa alors Kenshiro dans l'encadrement de la porte: le premier reflexe du jeune homme fut de sortir pour le laisser passer mais, avec le fait qu'ils étaient tous les deux coincé: le pauvre inconnue fut jeté dehors par le dégagement du Dragon qui le rejoignit alors confus.

"Oh pardon ! Excusez moi, est ce que ça va ?"

Demanda Kenshiro en s'empressant de le remettre sur ses jambes en attrapant son bras entre les siens: s’apercevant alors que celui-ci était vraiment... Grand, beaucoup plus grand que lui.

"Vous allez bien ?"

Terminât-il en s'excusant d'une réverence.

Citation :
[Le gaillard c'est Krauser ^^ s'il y'a un probléme: Envoyez moi
un MP ]
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Krauser


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MessageSujet: Re: [1751] Les petits plats font les plus bons amis (Krauser/Kenshiro/Caeron)   Jeu 21 Juin - 18:26

A mesure que Krauser s’enfonçait dans la ville, les bâtiments se faisaient de plus en plus massifs, et de plus en plus resserrés. Si en banlieue, il n’avait croisé que quelques badauds et n’avait doublé que quelques maisons campagnardes, l’agitation qui régnait au centre de la ville était diamétralement opposée au calme de la zone périphérique. Les avenues, pourtant larges, étaient encombrées d’individus pressés, se bousculant les uns les autres. Autant dire que sa carrure impressionnante ne l’aidait pas pour se frayer un chemin dans la masse.

Bon sang, il y a des jours comme ça ou j’envie le spectre de la fourmi…

Non qu’il souffre d’agoraphobie, mais Krauser n’appréciait pas particulièrement les fortes concentrations de population. Il décida de s’éloigner du centre ville afin de trouver un secteur plus calme.

Quelques minutes plus tard, il se trouva dans un quadrillage de rues moins larges, ramifiées de nombreuses ruelles auxiliaires. Le flux de passants y était moins dense, et les auberges se trouvaient parfois par trois dans une même portion de rue. Les besoins de l’ogre commençaient à se faire remarquer, et Krauser sentait un vide se former au creux de son estomac. L’heure du repas était dépassée de plus de trois quarts d’heures, et la vue des bourgeois attablés autour d’un savoureux repas lui mettait l’eau à la bouche.
Il ne se tenait plus. Il fallait qu’il mange quelque chose. Mais quelle échoppe choisir ? Il y en avait tant, toutes similaires et pourtant toutes différentes.
Soudain, la foule se pressa vers la gauche. Une calèche se frayait un passage parmi les passants, sortant d’une petite rue adjacente.
Machinalement, Krauser se dirigea vers là d’où venait la voiture. Il lui fallait faire un choix, et il avait interprété cet évènement comme un signe. C’est là que se trouvait sa satisfaction gustative !!!
Il tourna à l’angle de la ruelle, et déboucha sur une rue assez large bordée de platanes. Là se dressait un bâtiment un peu plus grand que ses voisins. Sur sa devanture, une enseigne annonçait « AUBERGE ». Dans toute la rue planait une douce odeur émanant de cette échoppe. Un harmonieux mélange de fumets de rôtisserie et de vapeurs de bouillon. Krauser s’emplit les narines de cette agréable et voluptueuse senteur, et dut réprimer d’abondantes salivations.

Spoiler:
 

Le doute n’était plus permis : il avait trouvé le cadre de son premier repas a Paris. Il se dirigea à grands pas vers l’auberge, et s’avança vers la porte d’entrée. Il voulut franchir le seuil, mais quelque chose le bloqua. Il n’était tout de même pas assez large pour ne pas pouvoir passer une porte ! Mais alors…
Il baissa les yeux, eut à peine le temps d’apercevoir un homme coincé entre lui et l’encadrure de la porte. Avant d’avoir pu réagir de quelque façon que ce soit, l’homme se dégagea brutalement, le tirant en arrière. Le poids de Krauser le fit vaciller, et il perdit l’équilibre, pour aller s’effondrer au sol un mètre plus loin. Il vit alors l’homme, de bonne constitution bien que plus petit que lui. Il était vêtu d’une tenue traditionnelle asiatique, et ses longs cheveux noirs s’envolèrent lorsqu’il se précipita vers lui.
Il s’excusa et saisit son bras, sans doute dans l’intention louable de l’aider à se redresser. Cela amusa Krauser, pensant que l’aide d’un homme de taille moyenne ne lui serait d’aucune utilité. Il commença à se remettre sur ses jambes, et se sentit tiré vers le haut. Plus que d’essayer, l’homme l’aidait bel et bien à se relever ! Il devait pour cela disposer d’une force considérable…
Une fois remis sur ses jambes, l’homme s’enquit de son état. Aussi fasciné par sa force que charmé par sa politesse, Krauser ne songea pas un instant à se montrer menaçant envers cet homme qui, tout de même, venait de l’envoyer au sol…

Je vais bien, je vous remercie. Excusez-moi, je crois que les odeurs émanant de cette auberge me privent de tout bon sens.

Je vous en prie, passez devant. Je vous suis.


L’homme passa l’embrasure de la porte, et Krauser s’empressa de l’imiter. Là, l’ambiance de cette auberge le séduisit. Simple, agréable, les vitres fumées laissaient passer une douce lumière tamisée, une légère vapeur de cuisine emplissait la pièce, baignée dans la même odeur étonnamment agréable.
L’homme s’était arrêté au centre de la salle, à la recherche d’une table vide. Krauser, disposant d’un meilleur angle de vue, repéra la dernière place libre. Il posa la main sur l’épaule de l’homme, et lui lança amicalement :

J’ai repéré la dernière table vide. Je vous propose de la partager avec moi, nous avons manifestement la même hâte à nous remplir l’estomac. Et puis un repas tout seul, ce n’est pas très enrichissant.

Allons-y.


En vérité, Krauser avait l’intention de lui poser quelques questions. Sans être chétif, cet homme, semblant pourtant tellement moins robuste que lui, disposait manifestement d’une force étonnante.
Il ouvrit la marche vers la table. Là, il remarqua un homme, seul, installé à la place voisine. Richement vêtu, bien présenté, il ne semblait pas à sa place dans cette échoppe à la décoration modeste. Il semblait attendre d’être servi.
Krauser prit place à la table, et invita son nouveau comparse à s’installer en face de lui. Il entama la conversation.

Je ne me suis pas présenté. Je me nomme Krauser Cailevare.

Je suis de passage à Paris. J’effectue un périple gastronomique, qui arrive à son terme. Ceci en est la dernière étape, et je l’espère, pas des moindres.



Krauser se prenait à parler sans retenue à cet homme. Lui qui était d’ordinaire si solitaire, si distant, il lui semblait qu’il le connaissait depuis longtemps. Il n’avait manifestement pas peur de lui, et cela le mettait en confiance. La haine qui guidait ses actes jusqu’à présent semblait s’inhiber peu à peu, laissant place à une camaraderie qui ne lui déplaisait pas.
A ce qu’il avait pu entendre, une guerre sainte venait de prendre fin. Sans doute était-ce ce retour à la paix qui calmait les pulsions destructrices de l’Ogre.
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Grenat


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MessageSujet: Re: [1751] Les petits plats font les plus bons amis (Krauser/Kenshiro/Caeron)   Mar 3 Juil - 19:21

      " Tiens, donc l'Ogre et le Dragon..."

    Ce chuchotement venait d'une alcôve de l'auberge ou un homme observait les deux protagonistes. Portant son verre à ses lèvres, il esquissa un sourire. Le regard acéré du courtisan voyait deux crottés entrer dans la bergerie qu'était le Paris de ce temps. Ne disant rien, il scrutait les deux hommes en se demandant comment ils allaient pouvoir régler un différent vieux de plusieurs millénaires, un bon repas peut-être ? Le gout amer sucré dansant sur ses papilles ramenait le Juge à la raison. Il fit signe à Dame Paulette de préparer le plat du jour et d'inviter les deux personnes en train de discutailler à la porte de venir le rejoindre. Un peu surprise par cette demande incongrue pour un Courtisan de la Cour de Versailles, elle leva les épaules dans un sourire en foucades.

    La femme de main, large d'épaules en robe de crénoline, s'approcha des deux invités avec un grand sourire. Vieille madelon de la Garde Française lors de la dernière Guerre contre l'Autriche, elle fit une légère pirouette du visage pour reprendre contenance. Scrutant les deux bonhommes, elle se demandait pourquoi le sieur Chevalier de Laugrémont, ami connu de Monsieur de La Borde, Premier Valet de Chambre du Roi Louis le Bien aimé, avait tiqué en voyant d'obscurs palefreniers. Ne comprenant pas un traître mot des deux hommes, elle s'essaya à la langue de Molière avec une certaine politesse. Craintive vis-à-vis du géant, interrogative par rapport à l'Oriental, elle fit un pas en arrière sans s'en rendre compte avant de se reprendre.

      " Mes Seigneurs, soyez le bienfenu chez Dame Paulette, fot'serfiteuse ! Un noble homme de la Cour fous donne l'honneur de le rejoindre à sa table. Il a été décidé de vous infiter à une Tourte champenoise en plat principal, un second plat sera la Tour farcie aux huîtres vertes de fot serfante et enfin en dessert, nous afons de la Confiture de cerises framboisées avec un lit de pain cuit au four.... si fous fous bien fous donnez la peine. "

    Aguicheuse dans un clin d'oeil, elle fit signe de la suivre. des fumets de cuisson s'échappaient dans toute l'auberge. Tout cela se mélangeait au vin et aux liqueurs des étagères. Pudiquement, Caeron nettoya sa table tout en réajustant sa chemise à jabot. Il observait avec une certaine froideur les visages des deux nouveaux venus. Son teint poudré avec sa perruque blanche de toute beauté, il ne pouvait s'empêcher de se demander pourquoi le destin avait choisi ce jeune Dragon et l'un des soldats de Hadès. La paix était il est vrai propice à la raison dans un monde en proie à la religion. Certains murmures de colère s'entendaient ici et là contre la nouvelle favorite du Roi, la belle Mademoiselle Poisson. Se relevant lentement, un hochement de tête suivi d'un salut de la main invitant les invités à s'asseoir fit le reste.... C'est à ce moment là que la Dame Paulette s'approcha de la table. La pièce était en place, il restait plus qu'à jour cette comédie des plus étranges pour des êtres tels qu'eux.

      " Madame Paulette, décrivez nous ces plats si ravissants pour nos hôtes ! "



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MessageSujet: Re: [1751] Les petits plats font les plus bons amis (Krauser/Kenshiro/Caeron)   Dim 15 Juil - 1:38

L'homme qui se trouvait au sol était des plus singuliers devina le jeune dragon à l'instant où il se saisit de son bras en joignant les siens sous son épaule afin de le remettre sur ses pieds le plus rapidement possible pour effacer l’embarras dans lequel Kenshiro se trouvait pour l'avoir mis au sol: ce personnage avait la taille que son maître Aldébaran mais pas son immense gabarit, ceci dit il n'avait absolument rien a lui envier se disait le chevalier de Bronze en voyant la largeur de ses bras et ses épaules une fois le colosse mis sur pied. Ce personnage était aussi large que deux hommes mis côte a cote et le dépassait d'une bonne tête et demie: un solide gaillard comme il en existait peu souriait-il en repensant qu'en lui prenant le bras il put sentir les muscles incroyablement développé de cet homme... Celui-ci devait exercer une tache des plus ardues pour avoir un physique pareil imaginât-il sans penser un seul instant qu'une personne pareil pouvait être dangereuse, du moins pas avec ce qu'il voyait dans son regard à présent.

"Je suis vraiment confus de vous avoir fait tomber, j'en suis des plus désolé et je comprend que vous pouvez m'en vouloir... Je "

Fut-il coupé avec incompréhension par la personne face a lui qui, lui expliqua alors qu'il était lui aussi responsable de cette situation: soulageant alors le dragon du remord de l'avoir fait chuter par sa maladresse avant de lui proposer de le suivre a l'intérieur avec un grand sourire dévoilant une grande rangée de dent brillante. Laissant deviner alors que cet homme devait avoir un bonne appétit s'amusât-il en levant légèrement la tête a sa seconde phrase avant de passer devant lui, pénétrant avec le géant dans l'immense taverne sentant le pain chaud et la joie de vivre: belle ambiance pour prendre un agréable repas murmura le jeune homme avant que le géant de l'entrée ne l'interpelle de sa voix forte et l'invite a le rejoindre avec une proposition des plus philosophique et plaisante. Un repas est plus apprécié quand il est partagé...

Kenshiro s'installa alors en face du personnage qui se présenta sous le nom de Krauser, un nom allemand a priori pensât-il avant d'écouter le reste des paroles de son nouveau compagnon avec la curiosité d'un enfant s'étant trouvé un nouveau camarade. C'est alors qu'il lui répondit avec une certaine douceur dans la voix, se montrant le plus amicale possible avec ce sympathique personnage.

"Enchanté Krauser. Je me nomme quant a moi Kenshiro, Kenshiro Hôkuto et comme vous je fais un voyage... Cependant le mien n'avait pas pour objectif premier d'expérimenter mon palet mais de découvrir la beauté de ce continent ainsi que ses Richesses. Tout comme vous mon voyage devait s'achever ici mais j'ai apprit qu'un nouvelle ingrédient avait été découvert et travaillé dans cette ville même. Curieux je veux savoir ce qu'il peut être avant de partir... Cela vous dit quelque chose ? "

Lui demanda Kenshiro afin de savoir si le gourmet en face de lui connaissait le fameux ingrédient que Paris aurait commencé a cultiver... Cependant il n'eu pas le temps de répondre a sa question qu'une personne les interpella et leurs demanda de la suivre en leurs informant qu'un noble désirait leurs parler: chose des plus étranges sachant que le Dragon ne connaissait absolument aucun noble français, était-ce un chevalier d'or ? Ce n'était pas impossible pensât-il en se levant de table suivi de Krauser pour rejoindre la fameuse table où leurs présence étaient demandé; là où le sang du Dragon ne fit qu'un tour à la découverte de la personnalité qui les avaient appelé.

"Caeron de Fragrance... Je présume."

Murmura Kenshiro en revoyant l'homme qui l'avait mortellement torturé pendant la derniere Guerre Sainte. Il n'aurait jamais crue le revoir du fait de la défaite du Sombre Empire et pourtant il était là devant lui en ce moment précis. La réaction de tout chevalier aurait été de mettre le spectre qui lui faisait face hors d'état de nuire, cependant ce n'était pas un spectre aux yeux du jeune Dragon qui tendis sa main à la porté de son ancienne adversaire: c'était l'homme qui avait retrouvé son âme et sa foi en l'affrontant et non l'horrible spectre qui lui avait offert tant de sévices et traumatisme. C'était... Un valeureux marina de Poseidon et non le jouet de l'étoile du Commandement pensait-il... Hélas pour lui: ce n'était pas le cas mais il ne pouvait le savoir.

"Je suis ravie de vous retrouver, Caeron. Laisser moi vous présenter mon compagnon du jour: Krauser Cailevare."

Terminât-il en souriant avant de s'assoir prés de l'ancien Marina alors que la serveuse qui était venue a leurs rencontre vint leurs expliquer le menu du jour.




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Krauser


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MessageSujet: Re: [1751] Les petits plats font les plus bons amis (Krauser/Kenshiro/Caeron)   Lun 16 Juil - 11:33


Une impression de déjà vu…

Cet homme, qui venait de les inviter à sa table, avait quelque chose de familier pour Krauser.
Il trouvait déjà étrange qu’un individu si bien présenté, semblant issu des plus grandes familles, propose de partager son repas avec deux hommes qui, somme toute, semblaient misérables en comparaison. Mais… son visage… sa voix… quelque chose sonnait étrangement à l’oreille de l’Ogre. Il lui sembla un instant que…
Oui, c’était bien lui ! Mais…

Non, impossible. Pas depuis l’Océanie…

Alors, Kenshiro murmura d’un ton assez étrange un nom qui n’était pas celui que Krauser avait à l’esprit.

Mais que… Qu’est-ce que ça veut dire?

Pourtant, l’erreur n’était pas possible. C’était bien lui… Mais comment Kenshiro pouvait-il le connaître, et ce, même sous un autre nom ?
Cependant, le ton amer avec lequel son comparse venait de nommer un certain Caeron fit comprendre à Krauser que les deux hommes se connaissaient ; mais pas dans les meilleures conditions.
Il ne tenait pas tant que ça à assister à un règlement de compte… Sans compter que si les choses devaient s’envenimer, il n’aurait d’autre choix que d’assister son maître. Et pour la première fois, ce ne serait pas avec le même dévouement… Il appréciait Kenshiro, et, chose inédite, il commençait même à le considérer comme un ami. Ils ne se connaissaient pourtant que depuis quelques minutes, mais quelque chose dans cet homme faisait disparaître l’animosité et l’anthropophobie qu’il ressentait jusque-là.

Heureusement, les choses semblèrent se passer mieux que prévu, car Kenshiro s’empressa de serrer la main de l’homme, et s’employa aux plus élémentaires politesses. Il prit même la peine de lui présenter Krauser… Ce qui était inutile, mais ça, il valait mieux que l’Ogre le garde pour lui..
Jouant la comédie, Krauser fit mine de se présenter.

Monseigneur, heureux de faire votre connaissance. Je vous remercie de nous inviter à votre table.

Pendant un court instant, alors qu’il imitait Kenshiro en serrant la main de l’homme, il laissa une légère décharge de cosmos parcourir son bras, afin de monter à celui qui se faisait appeler Caeron que son identité n’avait pas échappé à son serviteur.
Toujours souriant, Krauser prit place en face des deux hommes. Alors, l’aubergiste qui les avait mandés de rejoindre cette table prit la parole.

Tandis qu’elle exposait le menu, Krauser ne la regardait que du coin de l’œil, avec un regard froid et une moue frisant la colère. Cette femme l’agaçait. Elle n’était manifestement pas à son aise en présence de l’Ogre. Elle bafouillait lorsque son regard croisait le sien, et son attitude lorsqu’elle était venue le chercher laissait transparaître sa méfiance.
Et c’était précisément ce genre de comportement que Krauser ne pouvait pas supporter.
Mais un seul regard jeté sur Kenshiro, semblant très attentif au discours de l’aubergiste, un franc sourire illuminant son visage, et toute l’amertume de Krauser s’envola.

L’influence qu’il a sur moi est tout de même étrange…

Quoi qu’il en soit, les choses sérieuses allaient pouvoir commencer. Lorsque la femme eut terminé son exposé, Krauser fit un mouvement de tête montrant son accord, en attendant la réaction de ses voisins de table.
Puis l’aubergiste les laissa. En attendant le début du repas, Krauser se saisit d’une bouteille de bourbon qui avait eu le malheur de se trouver devant lui, et la vida rapidement et goulûment.
Spoiler:
 
Puis il reposa la bouteille, maintenant vide, et brisa le silence en ouvrant la conversation.

Monsieur, si je puis me permettre, pourquoi nous avez-vous invités à votre table ? C’est un honneur que vous nous faites, mais il me semble que nous n’appartenons pas au même monde…

Lui et le prénommé Caeron, si. Ou du moins ; à la même cause. Mais pourquoi les avaient-il convoqués…
Pour lui, il aurait pu le comprendre. Mais pourquoi Kenshiro avec lui ? Ce jeune homme était décidément étrange. Il semblait à Krauser qu’il lui cachait quelque chose…
Mais finalement, il ne voulait pas tellement savoir quoi. Il était venu à Paris pour reprendre des forces et se vider l’esprit, alors ce genre d’intrigue ne l’intéressait pas…

Du moins, s’il ne chercherait pas de réponses, il ne les refuserait pas pour autant.
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Grenat


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MessageSujet: Re: [1751] Les petits plats font les plus bons amis (Krauser/Kenshiro/Caeron)   Lun 16 Juil - 18:46

    Dans son ombre, les propos chaleureux du Chevalier du Dragon firent sourire celle-ci. Il était vrai que la dernière fois où ils s'étaient quittés, il était redevenu un serviteur de Poséidon mais cela avait bien changé depuis quelques années, depuis la fin de cette Guerre aux Enfers pour être précis. Cette naïveté n'était pas passé inaperçue au regard de l'Ogre qui avait gardé ses distances avec méfiance ou défiance, cela ne pouvait se juger sur son visage agacé par la loghorée de la femme de l'aubergiste. Brusquement, son sourire s'éteignit à la vue de l'Ogre en train de boire une bouteille à même le goulot. Ce manque de délicatesse, cette manière rustre de boire de cette eau de vie de bas étage laissait pantois le Juge des Enfers. Levant la main, il prit un verre en étain et le posait devant l'Etoile terrestre avec une certaine animosité.

      " Tenez ce verre monsieur, nous ne sommes pas dans la rue tout même ! Un peu de retenue ne vous ferait pas de mal ! "

    Le ton était froid et monocorde, cependant, il ne cachait pas une certaine colère devant ce manque de courtoisie. Pour la première fois, le regard de Caeron était devenu aussi froid que du métal tranchant, ses prunelles pénétraient ceux de l'Ogre pour lui signifier qu'il n'admettrait pas une seconde fois une pareille outrecuidance en sa présence. Passé le flottement de la situation, le Juge reprit contenance et tourna la tête en direction du jeune Dragon. Il semblait avoir vieilli un peu et son regard avait pris de l'assurance. C'était une bonne chose. Le Juge estimait qu'être impitoyable envers ses ennemis était une marque de faiblesse, on devait toujours permettre à son ennemi de se relever pour l'affronter de nouveau. La mort ne souriait qu'aux faibles et les emportait si les combattants n'avaient pas la force de se relever de leurs blessures, c'était la Loi que Sombre Monarque et c'était aussi le principe fondateur de la vie de son serviteur. Prenant une bouteille d'un bon Cognac, il versa une lampée dans le verre de Kenshiro et fit de même avec l'Ogre en signe de bonne entente malgré tout.

      " Si je vous ai invité à ma table, c'est simplement par envie et sans esprit retors de ma part. "

    La dernière phrase fut dite dans un grand sourire amusé. Dit sur le ton de l'ironie bienveillante, Caeron ne voulait pas cacher plus longtemps la drôlerie de la situation, il fallait éviter les ambiguités de toute sorte. Alors que l'aubergiste servait une petite soupe de lardons aux écrevisses pour se mettre en appétit, le Juge servit le vin blanc venant tout droit de Lorraine. Prenant ensuite les écrevisses entre ses doigts, il écrasa leurs abdomens pour libérer leurs chairs des carcasses solides qui les protégeaient jusqu'alors. Trempant la chair dans la soupe blanche aux épices, il l'avala en prenant une miche de pain frais pour l'accompagner. Quand il vit que les assiettes se poser devant ses convives, il les invita à faire de même. De tels mets se savourent et ne s'ingurgitent pas d'un coup, il espérait juste que le Spectre comprendrait cette nuance qui permet de développer son palet à de haut niveau de plaisir.

      " Sinon, qu'êtes vous venus faire à Paris ? Je réside actuellement à Versailles personnellement pour des raisons politiques... "


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MessageSujet: Re: [1751] Les petits plats font les plus bons amis (Krauser/Kenshiro/Caeron)   Dim 5 Aoû - 18:27

Jamais au grand jamais il n'aurait espéré revoir l'ancien général du Kraken hors des Enfers, de l'influence d’Hadès et en vie de surcroit: Zeus l'avait-il lui aussi ramène au monde des vivants après qu'il pu reconquérir son âme et son corps suite à leurs effroyables combats ? Kenshiro espérait de tout coeur que c'était le cas pour celui qui fut son mentor et son bourreau lors du même affrontement, ne se doutant pas un seul instant que l'homme face à lui n'avait rien de la personne qu'il respectait par le passé si ce n'est le visage confiant et amical: seul restait le monstre qui s'était emparé de son corps et portait sa peau aux yeux de tous tel un trophée macabre cachant sa vrai nature ... Mais cela le jeune dragon de Bronze ne pouvait le savoir.

Celui-ci décida de s'assoir prés de celui qu'il considérait comme l'un de ses ainés avec un grand sourire sur le visage: il n'avait pas envisagé de faire de si agréable rencontre aujourd'hui, cette journée s'annonçait des plus belle murmurât-il intérieurement avant de porter son attention sur la serveuse a qui il offrait un sourire des plus radieux tout en écoutant ses mots avec intérêt afin de savoir si le fameux ingrédient qu'il recherchait était là. Une fois que celle-ci eu fini de réciter son menue, le jeune homme cacha sa déception dans un haussement d'épaule avant de sentir soudainement un frisson traverser l’atmosphère: comme s'il avait pressentit un danger le Dragon fronça les sourcils et porta immédiatement son attention sur la source du trouble qu'il ressentait à cet instant et écarquilla les yeux... De surprise avec une touche d'amusement à la vision de Caeron en train de foudroyer du regard son compagnon Krauser se rinçant le gosier à coup de bouteille de la façon la plus naturelle qui soit. Celui-ci essaya d'intervenir alors pour aider son camarade de table:

"Allons, Sir De Fragrance... Ne lui en voulez pas pour ce petit écart bénin il fera plus attention la prochaine fois."

Terminât Kenshiro en essayant de rattraper Krauser avant de se tourner vers lui en souriant doucement avant de lui présenter la serviette posé face à lui et qu'il lui tendait en ce moment même: il lui en restait un peu sur le menton et voulait éviter de le dire a voix haute avec Caeron à leurs coté; il était de souche noble après tout il n'a pas été élevé dans le même milieu que l'enfant d'un chevalier décédé et d'une mère doctoresse avec l'aide d'un art inventé par l'ancien chevalier du Scorpion qu'était le pére de Kenshiro. Deux mondes différents pouvait-on dire pensa le Dragon avant de remarquer que Caeron venait de remplir son verre avant de lui donner le motif expliquant leurs présences à sa table: explication que le naif Dragon cru sans la moindre interrogation; aprés tout: c'était Caeron du Kraken qui était avec lui, pas le spectre qui avait prit sa place, du moins le croyait-il...

Une fois que les hors-d’œuvres étaient à table le jeune homme se permit de porter son verre à son visage pour en humer le contenue avec curiosité: le dragon n'était pas habitué à la dégustation de l'alcool et n'avait jamais eu l'occasion d'en voir de si prés, il prit alors le temps de respirer le parfum de sa boisson avant que le "général de Poseidon" ne vient lui demander le pourquoi de sa présence ici. C'est avec un sourire que le dragon aux cheveux long lui répondit après avoir reposé son verre à pied face à lui.

"Je suis venu a Paris pour mener a terme un long voyage que j'ai entreprit dans tous le continent afin d'ouvrir mon esprit à la beauté de ce monde: vivre des expérience et m'ouvrir d'avantage à tous ce que je ne connaissais pas encore... C'est justement pour cette dernière raison que je suis venue à Paris: il se trouve qu'une rumeur existe sur les cuisines de cette capitale: un nouvel ingrédient encore inconnue vient d'apparaitre et c'est dans cette ville qu'on l'expérimente. Ce que je sais de cette chose est que ce serait un fruit poussant à même le sol, tel une pomme provenant de la terre elle même."

Terminât Kenshiro avec un sourire.
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MessageSujet: Re: [1751] Les petits plats font les plus bons amis (Krauser/Kenshiro/Caeron)   Sam 15 Sep - 18:34


La froideur avec laquelle le seigneur Aiakos venait de réprimander Krauser le fit sursauter. Il se saisit du verre d’une main presque tremblante. Récupérant discrètement la serviette que lui tendait Kenshiro, il bafouilla quelques mots d’une voix honteuse.

Veuillez… veuillez m’excuser. Je n’ai pas encore eu l’occasion de me faire à la bienséance Française… Chez moi, en Allemagne, la boisson s’ingurgite plus qu’elle ne se savoure.

La tension diminua un tant soit peu lorsque le Juge lui servit un verre de Cognac, mais afin d’éviter toute tension, et malgré le fait que la réprimande lui eut coupé toute envie de boire, Krauser s’efforça de vider, le plus lentement possible, sa coupe.

Lorsque les hors-d’œuvre furent posés sur la table, les sens de l’Ogre s’éveillèrent. Un tel arôme, rendu fort par les crustacés, mais adouci par les sauces… Un équilibre parfait entre les saveurs s’opérait juste sous son nez.

L’eau à la bouche, Krauser s’empara de son assiette d’une main et d’une cuillère de l’autre, et s’apprêta à porter le plat à sa bouche lorsqu’il se remémora la toute récente remontrance de son maître. Il laissa l’assiette posée sur la table, et imita le plus soigneusement possible le geste du seigneur Aiakos. Mais là ou le gentilhomme délestait d’un geste expert les écrevisses de leur carcasse, le spectre réduisait les crustacés en miettes d’une simple pression du doigt. Sa force, si utile en combat, l’handicapait plus qu’autre chose lorsqu’il s’agissait d’opérations de précision. Résigné, craignant que le fait d’éparpiller la nourriture agace plus son maître que de la faire disparaître sans grande préparation, Krauser trempa les écrevisses encore entières dans la sauce avant de les croquer une par une.

S’efforçant malgré tout de prendre son temps, il lui était difficile de savourer les riches arômes du plat en sachant que le moindre écart lui attirerait les foudres du Juge. L’ogre termina son plat en premier, n’ayant pu profiter pleinement des saveurs qui lui étaient offertes.

Pourvu que le prochain plat nécessite une dégustation moins méthodique…

Afin de patienter, il s’empara de la bouteille d’alcool et remplit son verre, qu’il vida à moitié. Ce qui, pour l’hôte du spectre de l’Ogre, nécessitait un réel effort.

Mais si le regard du Juge le préoccupait particulièrement, son attention fut vite absorbée par ce que venait de dire son voisin de table.

Un fruit qui pousse de terre ? Serait-il possible qu’il s’agisse…

Ce même ingrédient qui lui avait été décrit avec tant d’enthousiasme par les Anglais… Saurait-il quelque chose à son sujet ? Si, comme on le prétendait, cet ingrédient présentait de nombreuses qualités, telles qu’une culture facile et diversifiée, une bonne résistance aux éléments, une bonne faculté nourrissante… Krauser y trouverait la ration idéale pour contrer son handicap physiologique.

Voilà qui est intéressant. Pouvez-vous nous en dire plus ? Cela m’intrigue tout particulièrement.

Un rapide coup d’œil en direction du seigneur Aiakos visant à lui suggérer la même question, et l’Ogre termina de vider son verre en écoutant avec attention ce qui allait se dire. Voilà qui risquait de devenir intéressant…
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MessageSujet: Re: [1751] Les petits plats font les plus bons amis (Krauser/Kenshiro/Caeron)   

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[1751] Les petits plats font les plus bons amis (Krauser/Kenshiro/Caeron)

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