RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
 

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 [1748] Lady lake is calling~["libre"]

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Dormin


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MessageSujet: [1748] Lady lake is calling~["libre"]   Sam 16 Juin - 22:43

Musique~Those who remain

Ah... mon vieil ennemi... les escaliers! C'est ce que le petit théâtre mental de Dormin déclara en arrivant aux pieds de ces immenses successions de marches, les bras chargés de nourriture. Quel tortionnaire ce Narcisse. L'envoyer aux aurores quérir au marché d'Athènes les meilleures légume... et ce ... Truc à base de lait fermenté! POUAH! Ca empeste! Comment un être aussi raffiné que son nouveau maître pouvait-il avaler ce genre de cochonnerie? Dormin n'avait jamais rien vu d'aussi écœurant dans une assiette. Même la cuise de son défunt maître, l'ex-chevalier d'Andromède, lui donnait d'avantage envie. Et pourtant ils s'étaient nourri de denrées périmées et de rats et autres pendant un moment!

Berk! Non! Jamais de la vie, on lui ferait avaler ça. Ce..cette... Cochonnerie! Argh! Il pose un torchon dessus pour atténuer l'odeur trop forte s'en dégageant et il entame les marches du sanctuaire, le panier au bras. Certes, ça lui faisait un bon exercice, mais était-ce bien? ... comment dire... bien honnête de se servir de ce prétexte pour envoyer le pauvre Dormin réaliser les caprices de sa diva de maître? Grommelant un peu, il grimpe une à une ces maudites marches. Après les avoir parcourues une bonne dizaine de fois, maintenant, il avait fini par comprendre cette aversion générale pour ses dernières de la part de tous les chevaliers du sanctuaire. Quelle idée de s'infliger un tel supplice! Et puis... Était-ce vraiment utile en cas d'invasion?

La fatigue et l'effort le ramenèrent progressivement au calme et à de meilleurs sentiments. Lui si doux d'apparence! Une attitude si belliqueuse ne lui allait guère... Après tout, n'était-ce pas un plaisir que de se rendre utile? D'autant plus s'il pouvait créer un peu de bonheur autour de lui. Un sourire le changeait tant de ce qu'il avait pu laisser dans son sillage jusque là en Britannia... Finalement il atteint la maison du Capricorne. Il passa devant son coquelicot sauvage, ce dernier avait bien poussé depuis son arrivé. Mais il le savait éphémère... Comme les beaux jours les quittaient, il se flétrirait bientôt. Mais Dormin espérait le voir encore grandir un peu et s'épanouir.


Un sourire rêveur se dessina sur les lèvres du rouquin alors qu'il sortait de sa méditation... Tout ceci semblait bien loin à présent. Ce n'était plus pour apporter des provisions au sanctuaire qu'il montait ces marches quotidiennement mais pour réparer ce précieux sanctuaire... Il lève son regard vers le ciel. Ce dernier se charge à présent d'épais nuages gris. La voute céleste se teintait à présent d'une douce et chaude lumière orange. Un orage? Il était vrai qu'il avait fait plutôt lourd ces derniers temps, rendant les entrainements avec l'armure pénible pour certains. A ces pieds, il fixe un point précis entre les marches. De sa belle dame rouge luttant pour grandir entre celles-ci, plus de traces... Elle avait dû être détruite et n'aura donc pas pu grandir et se reproduire... Dormin perd son sourire, un petit pincement au coeur avant de tourner les talons.

Il entre dans le dédale de pierre et se fraie un chemin à travers celui-ci. Ses pas résonnent sur le marbre blanc alors qu'il grimpe les dernières marches menant aux appartements. Il imagine la silhouette de son ex mentor, et de ses camarades. Certes, il y avait bientôt un an qu'il s'était éveillé, mais des jours comme celui-ci le tourmentaient quelque peu, réveillant de vieilles cicatrices. Il s'avance et se laisse tomber sur son lit, appréciant à nouveau ce confort inespéré. Un peu de repos.

Musique~Silence

C'est à la nuit tombée alors qu'il dort profondément que quelque chose vint troubler la paix régnant dans la maison du capricorne. Ou plutôt dans l'esprit de son gardien. Son visage jusque là serein voit ses traits se crisper et ses doigts se serrer sur les draps. Grommelant, il se retourne dans son sommeil et se recroqueville, comme tourmenté par d'étranges échos venus de loin. Mais ces murmures ne lui proviennent pas du monde réel... C'est plus diffus... Dans sa tête, son esprit.


Soudain, il rejette tout son corps sur le dos et ses yeux s'ouvrent... d'un blanc éclatant. Les pupilles rétrécies dans leur orbite, d'un noir d'ébène. Il se redresse comme pour crever la surface d'un lac imaginaire, cherchant le bon air frais qui s'engouffre dans ses poumons alors sursaute dans son sommeil. Sa main droite, contenant l'épée de légende tendue dans une direction bien précise. Son bras irradie d'un cosmos doré venant lécher sa peau nue. Haletant, il se lève et fait quelques pas en direction de la salle principale. Haletant, il déambule et se dirige vers la sortie du temple.

Il passe devant la cloth box dorée qui entre en résonance avec le cosmos émit depuis son bras droit et qui libère l'armure venant recouvrir le chevalier instinctivement pour le protéger. A ce contact, Dormin tombe face contre terre, écrasé par le poids soudain de sa camarade dorée. Ses cornes heurtent la pierre, lui évitant de se prendre les marches de pleins fouet. Le poids de l'armure s'amoindrit progressivement à mesure qu'il note sa présence dans son inconscient. Ses sensations lui reviennent, juste assez pour la porter et se relever. Libre à nouveau de se mouvoir, il descend les escaliers, bras tendu regard rivé vers cet étrange point qui semble l'attirer irrésistiblement.

De longs instants s'écoulent avant qu'il ne pénètre finalement la forêt de Rodorio... Toujours tel un pantin, il avance, ne prenant pas la peine d'écarter les branches sur son passage qui glissent sur son corps. Il trace en ligne droite. Il sait où il va de son allure modérée et mal assurée... Pour finalement atteindre ce qui ressemble à un lac. Si seulement il avait put étendre son cosmos, réagir, mais il semblait toujours endormi. Ne prêtant guère attention à ce qui l'entourait, il arrive au bord de l'eau et l'éclat blanc de ses yeux le quitte alors qu'ils clignent et déclinent. Dormin tombe à genoux, les yeux révulsés et porte une main à son bras droit endoloris. Sa tête est aussi douloureuse, mais son bras, lui, le brûle d'autant plus. Il rouvre ses yeux verts, revenus à la normale.

    "Que... Comment suis-je arrivé ici?... Où suis-je?..." Murmure-t-il pour lui même.
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Eilaine


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MessageSujet: Re: [1748] Lady lake is calling~["libre"]   Dim 17 Juin - 19:11












    Une voix s’élevait, lancinante...

    «Dewch, Caledfwlch. Dylai'r Mae'r haul yn cyffwrdd chi eto» [Viens, excalibur. Le soleil doit à nouveau t'effleurer]

    ~°~°~°~°~

    Quitter les brumes rassurantes d'Avalon n'avait pas été chose aisée. Une force inconnue obligeait même ses habitants à errer longuement dans ce monde perdu, à déambuler encore et encore afin de s'extraire de ses bras. De ce cocon moite mais réconfortant. La nouvelle Prêtresse du Royaume d'Alba marchait en silence sans se soucier des présences qui la précédaient. Une mission leur avait été confiée par la Dame Blanche elle-même, celle plus connue sous le nom de Morgane la Fay. À présent, c'était à Aalanna d'endosser son rôle en tant que fille de sang, celui de représentante du pays blanc. Quelques mois s'étaient écoulés depuis la dernière fois où elle avait réintégré le monde visible. Rien n'avait changé. Fouler de ses pieds nus l'herbe tendre, sentir le vent souffler sur sa peau de nacre, tout cela l'avait quelque part manqué.

    Les choses étaient tellement différentes ici. Un sourire ourla ses lèvres, avant que ce dernier ne disparaisse sous l'ombre de son capuchon ocre. Ils devaient parcourir une partie du monde afin de rejoindre les Terres de la Déesse Athéna. Le Sanctuaire des Saints, voilà où ils devaient se rendre. Quelle ironie. Le destin le voulait ainsi. Seulement, la jeune druidesse espérait secrètement ne pas croiser celui qui hantait parfois ses pensées. Si toutefois il arrivait que leurs chemins se recroisent de nouveau, la jeune femme espérait secrètement que le chevalier d'or du Verseau ne la reconnaisse pas. Comment le pourrait-il seulement ? La demoiselle avait tant changé ! Méconnaissable, sa transformation achevée, la druidesse s'était muée en la petite Fay de l'Aube qu'Antiokus avait entrevue en Aurora, la petite dame du Matin. Il lui arrivait souvent de repenser à cette période pas si éloignée avec nostalgie.

    Celle marquée par le sang. Le rouge et le noir. Une bien douloureuse épreuve qu'elle avait surmontée grâce au soutien infaillible de Serafim. À eux deux, ils étaient parvenus à atteindre les berges avaloniennes, à tisser des liens plus forts encore qu'ils avaient pu soupçonner. Liés à jamais, leur promesse réitérée sous le vénérable pommier, ils étaient depuis quelques mois mari et femme. Et bientôt parents.
    Oui, les Dieux, bien cléments, leur avaient fait ce don magnifique. Deux âmes, deux êtres, deux enfants à naître. En témoigne son ventre arrondi dissimulé sous de lourds tissus chauds et doux. Le voyage serait long et éprouvant sans doute, mais Aalanna quittait ce havre de paix avec sérénité. Après tout, même dans son état, elle demeurait une guerrière.

    Autrefois ils avaient suivit ce même sentier. Traversés cette même forêt de France, connu les aléas du temps. Soutenue par Antiokus, son maître et père véritable, l'éternel enfant à la crinière de feu, Aalanna se sentait en sûreté. Elle comprenait mieux son côté sur protecteur, l'acceptait sans trop de mal. Des lourdes révélations l'ayant contrainte à s'enfermer un temps dans le Temple de Morgane. Ce fut là qu'elle entreprit de comprendre sa nouvelle identité, qui elle était vraiment.

    Aujourd'hui elle comprenait. Maintenant elle voyait vraiment. Sa cécité s'était évaporée en même temps que la malédiction ayant pesé sur ses épaules. Or, les marques apposées par le second druide Ellias resteraient à jamais gravé sur sa chair : preuve indélébile de son passé ensanglanté. D'autres choses restaient. Comme ce livre qui ne la quittait plus ; ce livre des psaumes que Gilles de Rais, au moment de sa mort lui avait remit dans un souffle.
    Pourquoi l'avoir conservé ? Elle n'en savait rien. La jeune femme se permit même un coup d’œil rapide sur cette couverture violacée où en lettres d'or étaient marqués la phrase suivante : « Laudate Dominum, omnes gentes, alleluia »

    Avant de reprendre sa route pour cette contrée chaude aux étranges senteurs. Mélange de pins et d'oliviers.

    Drôle de réminiscence.

    ~°~°~°~°~

    Cette voix, limpide et clair se faisait plus pressante. Était-ce parce que cette nuit noire oppressait le cœur de la prêtresse ? Indéniablement, elle sentait les battements erratique de son cœur cogner dans sa poitrine. À la demande d'Antiokus, la jeune femme s'était avancée jusqu'aux abords du même fleuve où elle avait entamé sa renaissance. Jusqu'à mouiller le velours de sa cape d'or, immerger son corps tout entier. Comme autrefois.
    Reverrait-elle la Dame du Lac ? Non, car elle était la Dame du Lac. ~Lady Lake calling.
    Elle sentait l'épée légendaire toute proche à présent. Elle répondait à ses appels silencieux.

    ~ Dewch, Caledfwlch !~ lança t-elle une dernière fois par la pensée avant de faire sortir son bras de la surface de l'eau. L'onde se rida par ce geste. Et ce fut sous l’œil surprit du guerrier doré qu'une main présenta sa paume comme si elle saluait le chevalier et l'invitait à ne pas la craindre. Aussitôt, un champ de coquelicots s'épanouit tout autour du jeune homme aux cheveux carmin. Ils étaient si beaux, éclairés par la lumière laiteuse de la Lune d'argent...

    «Ne crains rien Dormin. Je ne te veux aucun mal...»


    Ses mots, cette voix cristalline, peut-être la reconnaissait-il ? Ce chant envoûtant accompagna sa sortie des eaux. La silhouette d'une personne drapée et encapuchonnée se mouva doucement vers le Capricorne. Lenteur calculée, ne désirant pas le brusquer outre mesure. Cette apparition devait lui paraître déjà bien étrange. Là, avec tout autant de douceur, elle dévoila son visage à la lumière de l'astre du soir. Deux grands yeux azurs à l'éclat sans pareils jugeaient l'homme en silence. Sans animosité aucunes. Une légère brise souleva sa chevelure encore humide et blonde, couleur du soleil d'été.

    «Je suis Aalanna, la Dame de l'Aube et Grande Prêtresse d'Avalon. Je te le répète, ne me crains pas car mes intentions ne sont nullement hostiles. Vois, Excalibur à répondu à mon appel, ne la sens-tu pas vibrer ? On m'a envoyé ici pour t'aider chevalier...»

    Un nouveau sourire encourageant. Puis, cette mystérieuse et belle jeune femme tendit les mains vers le chevalier d'or...

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Serafim


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MessageSujet: Re: [1748] Lady lake is calling~["libre"]   Mar 19 Juin - 19:50

De tous les endroits connus du monde, pourquoi fallait-il que le destin guide ses pas, ici, sur les terres d'Athéna et de ses saints ! Pourquoi fallait-il que sa femme se rende sur ce territoire plein de souvenirs qu'il voulait bannir de sa mémoire. Un tel voyage n'était pas prudent, pas dans son état, elle qui allait bientôt donner naissance à ses enfants comme le démontrait la rondeur de son ventre. Et le fait qu'Antiokus escorte sa bien aimée dans ce pays, n'aidait pas à calmer l'angoisse de Serafim, aussi malgré les recommandations avisés de son mentor Elias il n'eut d'autre choix que de suivre secrètement son épouse. Geste puéril ? Surement, mais avant tout il s'agissait d'un geste amoureux. Il avait promis d'être toujours présent pour la belle druidesse et sa future paternité donnait encore plus de valeur à son serment.

Mais cette filature n'était pas sans risque et le dresseur de corbeaux en avait bien conscience. Il était en territoire ennemi, lui le renégat qui avait rejeté les préceptes d'Athéna. Lui qui avait décidé de tirer un trait sur son ancienne vie de Saint, ses longues heures d'entrainements à parfaire un art qui devait lui servir à défendre une cause qu'il ne soutenait même pas.

Cependant, malgré la crainte de tomber sur un chevalier un peu trop zélé, Serafim ne pouvait s'empêcher de ressentir une certaine nostalgie en traversant telle une ombre ces bois si familier. L'ancien Saint refusait de l'admettre, mais il se sentait à l'aise dans cette forêt encore endormie et calme. Il avait grandi dans cet endroit, joué dans ces bruissons épineux tout en se délectant des fruits qu'ils portaient pendant les longues journées d'été, il avait escaladé les grands arbres massif de cette forêt. Qu'il le veuille ou pas cet endroit était lié à lui, tout comme le domaine d'Avalon.

Très rapidement un murmure capta son attention. Un petit filet d'eau dessinait un tracé sinueux et brillant dans l'herbe verte de la forêt. Encore un endroit plein de souvenirs, cette fois il s'agissait de bons souvenirs. Le lac ou celle qui allait devenir sa femme avait commencé sa métamorphose n'était pas loin. Simples coïncidences ou ingénieuses machinations du destin ?

En se désaltérant dans ce fin filet d'eau fraiche, le maitre des corbeaux vit son reflet sur la surface plane de l'eau. Il avait vraiment changé depuis cette nuit là, son visage était devenu plus mature et plus vivant, maintenant qu'il avait ôté le masque permanent de la tristesse. Ses cheveux avaient poussé à tel point qu'ils lui arrivaient aux épaules, des épaules bien plus larges depuis qu'il avait accepté de faire face aux obstacles qui se présentaient devant lui au lieu de fuir ou de les contourner. Peu pourrait le reconnaitre, emmitouflé dans sa cape sombre comme un ciel d'encre, maintenu par une agrafe en argent en forme d'un croissant de lune, comme celui dessiné sur son front par Elias.

Un bruit d'aile nerveux perturba le silence de lieu de recueillement. Corvi, le fidèle éclaireur de Serafim atterrit gracieusement sur l'épaule de son maitre pour lui faire son rapport. Les nouvelles semblaient bonnes, sa femme n'était pas loin. Très bien !
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Signun


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MessageSujet: Re: [1748] Lady lake is calling~["libre"]   Mar 19 Juin - 22:59

De nombreux mois étaient passés, la paix semblait désormais s'installer au sanctuaire et la reconstruction était bientôt terminée. Depuis la fin de la guerre, Signun n'était plus à l'aise avec sa femme et son enfant. Rester avec Éléonore était tout simplement impossible, pour une raison quelconque, il ne ressentait plus rien pour elle. En fait, avant il n'hésitait pas à regarder les jolies filles, sachant qu'il n'avait de toute manière pas besoin de chercher ailleurs, mais là, plus rien. Le femme ne provoquait plus aucun désire en lui. Même avec s'occuper de son fils le laissait sans saveur. Plus rien ne tournait rond autour de lui et le saint ne savait pas pourquoi.

Il marchait dans la forêt non loin de Rodorio en habit de civil. En ces temps de calme, il n'y avait pas de besoin de porter son armure. De toute manière, en cas de problème majeur, il n'avait qu'a utiliser le lien télépathique entre lui et la cloth pour l'appeler et la revêtir. Néanmoins, c'était une belle journée, il n'avait que peu de risque de devoir se battre, surtout si proche du sanctuaire alors que tout l'armée d'Athéna pouvait intervenir en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Personne ne serait assez stupide pour prendre ce risque.

Signun se promenait quand il se sentait perdre le contrôle avec sa femme. Elle le trouvait changé depuis la fin de la guerre, sans cœur. Alors il préférait s'isoler avant de se disputer une nouvelle fois avec elle. De plus, il devenait fou à rester monter la garde dans son temple, il fallait qu'il bouge. Alors il allait se ressourcer dans la forêt à chercher le calme et la sérénité.

Au fur et à mesure qu'il progressait entre les arbres et les fougères, il entendit le bruit du ruisseau qui se situait à peu plus loin. Il n'y aurait pas porté attention si une légère présence ne s'était pas fait sentir. C'était quelque chose de furtif, comme si quelqu'un avait prit la peine de dissimuler son cosmos pour tenter de rester inaperçu.

Discrètement, le chevalier du sagittaire s'approcha de la source de cette présence afin de déterminer à qui il avait à faire. Signun utilisait sa formation de chasseur qu'il avait eu pour se déplacer furtivement. Si cette personne était hostile au sanctuaire, elle risquait de s'enfuir en le sentant arriver.

C'est alors qu'il fut surpris par un oiseau qui le survola pour se poser sur l'épaule de l'inconnu. Ce dernier était un homme de plutôt bonne taille, épaule large et cheveux sombre longs. Le saint le voyait de dos, il ne voyait que le physique globale de cette personne. Ce qui l’intrigua le plus, se fut le corbeau. Il était totalement noir, à l'exception d'un plume blanche dans son plumage de jais et qu'il semblait borgne. Cela lui rappela un corvidé qu'il avait connu par le passé.

    " - Serafim, est-ce toi ?"


Dit-il visiblement surpris et oubliant toute notion de discrétion. Il faut dire qu'il était surpris de voir cette personne en particulier ici, surtout qu'il savait très bien qu'il n'était plus affilié à l'ordre de chevalerie d'Athéna. Bien sur, il pouvait très bien se tromper, mais là, il avait une intuition d'être en face de la personne qui fut le chevalier d'argent du corbeau. Si tel était bel et bien le cas, l'ancien saint allait devoir répondre à certaines question notamment sur le pourquoi de sa désertion.
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Dormin


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MessageSujet: Re: [1748] Lady lake is calling~["libre"]   Mer 20 Juin - 19:54

Reprenant son souffle, Dormin constata qu'il se trouvait au bord d'un lac. L'humidité ambiante était assez élevée et l'air était froid. Il faisait encore nuit. Avait-il marché jusqu'ici?! Comment était-ce possible? La soudaine douleur à son bras le rappela à l'ordre, le contraignant à saisir son avant bras droit fermement. C'était brûlant, comme si le cosmos émis par sa précieuse alliée lui dévorait le bras de son feu salvateur.

    "Que... m'arrive-t-il?"


Il l'entendit alors à nouveau! Cette voix qu'il avait perçu dans ses songes tourmentés par d'étranges souvenirs. C'est elle qui l'avait appelé et guidée jusqu'ici. Mais impossible de savoir d'où elle venait. C'était comme si elle s'adressait directement à lui dans sa tête. De la télépathie... Il n'eut guerre le temps de se pencher d'avantage sur la question qu'une main perçait la surface devant lui. Dormin eut un léger haut le coeur et l'envie de ruer en arrière, mais il n'en fit rien. Retenu par l'apparition soudaine de myriades de coquelicots. Quel était ce prodige? Cependant, la présence des fleurs l'apaisa quelques peu... Le mettant un peu plus en confiance. Etait-ce un tour? Avait-on sondé son esprit pour y puiser les informations nécessaires à l'amadouer? La curiosité l'emportait peu à peu sur son côté suspicieux et il décida d'observer. Et cette fois la voix s'adressa à lui en langage courant, l'appelant même par son prénom. Ce qui ne manqua pas de piquer d'avantage l'intérêt du Capricorne.

    "Qui sunt vobis? Qui loquitur mea lingua?"


Qui voulait dire: "Qui es-tu? Toi qui parle ma langue maternelle?" .Et elle se présenta finalement à lui. Une jeune femme aux cheveux d'ange et aux yeux d'un bleu profond presque glaciale. Il pu mieux détailler son interlocutrice lorsqu'elle-ci s'avança et retira la capuche de son manteau de voyage. Dormin profita du temps pris par la jeune femme pour le rejoindre et passa de deux à un genoux à terre, posture plus assurée et respectueuse. Mais au fond, peut-être cherchait-il simplement à se rassurer par un minimum de confort.

Elle répondait donc au nom d'Aalanna... La grande prêtresse de l'Aube? Avalon? Le feu lui monta aux joues d'embarras... Il regrettait mais il ne voyait pas de quoi la jeune femme pouvait bien parler... Et pourtant! Dans son esprit, ces noms sonnaient comme familier. Le cerveau humain n'oubliait jamais rien, mais les informations trop lointaines n'étaient pas toujours accessibles. Avait-il entendu ces mots encore très jeune? Avant de rencontrer le bronze saint d'Andromède?

Il se leva néanmoins, la douleur à son bras lui arrachant un léger grincement de dent, mais il ne voulu pas se montrer désagréable pour autant. Il laissa une faible quantité de cosmos s'étendre, juste assez pour détendre l'atmosphère de son aura apaisante et se mit debout sur ses jambes légèrement engourdie. Cette jeune femme était-elle envoyer pour répondre à son état? Depuis son réveil, il se sentait incomplet... Comme si sa puissance avait décliné. Comme pour répondre au geste de Aalanna, il fit un premier pas vers elle et entra dans l'eau pour lui faire face.

    "Comment connais-tu mon nom?"


Son regard fut soudain happé par le ciel, brisant sa concentration. Ses yeux reflétèrent d'abord la surprise puis... Une légère expression de colère. Cette fois c'était la suspicion qui prit le dessus. Il dû serrer le poing pour se retenir de jeter un Excalibur en direction de battements d'ailes furtif. Le cosmos qui les avait survolé ne lui avait pas échappé... et il n'aimait pas ce cosmos, si diffus soit-il. Il lui rappelait de trop mauvaises choses. Dormin fulminait intérieurement et c'était chose... très... très rare.

Serrant les dents en inspirant profondément par le nez, il tenta de se calmer, mais désormais il se faisait plus alertes. Et c'est peut-être grâce à ça qu'il sentit le cosmos familier du Sagittaire. Décidément ces bois étaient bien fréquentés à une heure si tardive... Mais ils étaient encore loin... Le frisson qui lui agitait la nuque et le bas du visage disparut et il retrouva vite son calme apparent sans pour autant sourire.

    "Veuillez m'excuser... Je me suis laissé distraire pour un oiseau, je suis confus. Vous dîtes qu'Excalibur a répondu à votre appel? ... Si tel est le cas... Puis-je savoir qui vous envoie me quérir?"




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Eilaine


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MessageSujet: Re: [1748] Lady lake is calling~["libre"]   Jeu 21 Juin - 13:06









    Ce feu, comme il devait brûler ce chevalier à la chevelure de feu ! Les yeux de la druidesse s'attardèrent un moment sur celle-ci, se perdant dans une intense contemplation. Elle dansait de la même manière qu'une oriflamme. Étrange, car cela lui rappelait quelque chose. Et cette sensation de déjà vu s'accentuait à mesure du temps qui passait. Une rencontre fortuite pour ce jeune homme, l'effet du destin pour elle. Aalanna.
    Croire en la Grande Trame tissée par le Père Régisseur, créateur de toutes choses, s'était accepter ses caprices.

    Dagda posait sur eux, un regard amusé.

    La jeune femme sentait que son malaise grandissait : son cœur vacillait entre la crainte et une peur viscérale. Pis, un pressentiment la tenaillait, enserrait son cœur dans un étau. Insupportable. Son attention s’accrochait néanmoins à Dormin, bien que la jeune femme fut l'espace d'un instant déconcentrée par l'ombre d'un oiseau qu'elle reconnaissait sans mal.
    Rien. Elle ne laissait rien transparaître de son trouble, son visage de porcelaine parfaitement figé dans une expression bienveillante. Non, elle ne devait pas montrer cette inquiétude ! Ce serait mettre en péril celui qu'elle soupçonnait dissimulé quelque part. Ne pas alerté le Saint d'Athéna ! Si il apprenait la présence d'un de leur renégat ici...
    Aalanna espérait secrètement qu'elle s'était trompée. Le manque s'imposant à elle, peut-être avait t-elle tout simplement vu en cette ombre volante, l'espoir mince que son bien-aimé veillait sur elle.

    «Dormin, chevalier du capricorne -reprit t-elle avec douceur- il ne te faut point craindre les oiseaux de la nuit. Ils sont les messagers, les yeux et les oreilles des « Plant y lleuad », les enfants de la Lune.»

    Puis, d'un geste lent, elle se saisit des mains du Capricorne. «Beaucoup de questions débordent de ton cœur chevalier, ta crainte est concevable, mais il te faut la refouler. Je te connais parce que je t'ai déjà vu. -un sourire énigmatique étira ses lippes- Enfin, c'est grâce à Excalibur... c'est grâce à elle ! Elle m'a murmuré ton nom. Dormin.»

    Le champs de coquelicots resplendissait toujours, ils offraient leur corolles pourpre à la lumière de l'Astre d'argent. Dans tout ce rouge, une haute silhouette apparue. L'individu fit un pas en silence dans la direction d'Aalanna et Dormin qui lui tournait le dos. Sa voix de stentor retenti.

    « Pourquoi trembler face à tes pairs jeune chevalier ? -il accentua sciemment le mot « jeune » avant de reprendre tout en continuant de marcher- L'épée légendaire que tu brandies perds de sa vitalité. Elle a besoin de notre feu solaire pour revivre. Elle est ta compagne Dormin, ne sens-tu pas sa souffrance ? Toi-même tu es affecté par ses lamentations.»

    L'être se révéla à eux sans ajouter quoique ce soit à son discours énigmatique. À présent, Dormin pouvait contempler un homme d'une haute taille, au port altier aux muscles noueux roulant sous son habit safrané. Il posa ses yeux rouges sur lui avant de se tourner vers la druidesse. L'encourageant à reprendre son discours.

    «Voici mon maître, Antiokus, nous sommes deux à avoir été désignés pour t'aider chevalier. À la demande de la Fée Morgane, ma mère. -imperceptiblement ses mains se détachèrent de celles du jeune homme pour les poser sur son ventre. Un froncement de sourcil, une moue douloureuse.- Nous avons fait tout ce chemin depuis Avalon dans cet unique but.»

    Le maître des métamorphose, celui que l'on surnommait aussi l'éternel enfant, offrit un large sourire au Saint avant de lui tendre un coquelicot. «Ydych yn blentyn ofnus, gan gadw Caledfwlch! Ond rydym yn ymchwilio, a gweld ein bod yn ei ddweud yn wir. [Tu es un enfant apeuré, porteur d'excalibur! Mais sonde nous, et tu verras que nous disons vrai.] »

    Le druide aida Aalanna à sortir de l'eau. Sa marche était laborieuse et on ressentait la souffrance qu'elle pouvait éprouver en cet instant. Le mal s'évapora peu à peu, et la jeune femme à la blonde chevelure resserra plus étroitement encore autour d'elle, sa cape de velours.


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Serafim


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MessageSujet: Re: [1748] Lady lake is calling~["libre"]   Dim 24 Juin - 19:43

Le renégat reconnu aisément la voix qui l'interpella, Il s'agissait de Signun du Sagittaire, surement le saint avec lequel il avait passé le plus de temps quand il était encore le porteur de l'armure d'argent du Corbeau. Les deux hommes se connaissaient bien, c'était donc normal qu'il le reconnaisse malgré les changements de son anatomie, normal et peut-être dommage. En effet Serafim n'ignorait pas qu'il était un hors-la-loi aux yeux de la chevalerie d'Athéna, cette simple rencontre pouvait avoir des conséquences néfastes pour lui.

Le brun pivota de quelques degrés pour fixer de ses pupilles d'obsidienne le saint d'or, il n'émanait de lui aucune aura agressive, il n'arborait pas une posture de combat d'ailleurs il ne portait même pas sa cloth, ce qui laissait présumer qu'un dialogue pouvait être possible, pas étonnant Signun, lui avait toujours parut comme un homme réfléchi et calme, des qualités qu'il avait démontrées lors du voyage à Asgard. De toutes les manières fuir n'était plus une option depuis son éveil en tant que disciple des corbeaux. Cependant, cette assurance ne l'empêchait de rester sur ses gardes et à l'affut de tout signe qui trahirait des pensées belliqueuses. Vivre comme un druide au milieu de la nature et du mysticisme avait aiguisé ses sens et l'avait rendu plus réceptif aux signes extérieurs.

« Oui c'est bien moi, je suis bien Serafim ! »

Déclara-t-il d'une voix calme et posée tandis que mentalement il ordonna à Corvi de reprendre sa mission d'observation dans les bois. L'oiseau s'envola silencieusement et disparut en moins d'une seconde dans le firmament sombre qui recouvrait Rodorio.

« C'est un soulagement de constater que tu as survécu à tes blessures et à cette guerre. »

En effet la dernière fois qu'il s'était vu c'était au retour d'Asgard après l'invasion des Marinas. Signun avait affronté un adversaire redoutable qui l'avait laissé dans un terrible état, mais l'homme était robuste, il ne semblait pas avoir gardé de séquelles de ces combats ou du moins aucune séquelle visible. Serafim le savait que trop bien, les plaies les plus douloureuses étaient toujours les plus discrètes, celle de l'esprit, heureusement le dresseur de corbeaux avait trouvé un antidote à tous ces poisons qui le rongeaient de l'intérieur, il avait trouvé l'amour. Il lui semblait que Signun avait lui aussi une famille, peut-être que l'archer doré avait lui aussi été immunisé.

« Je suis vraiment content de te revoir et j'espère que c'est réciproque. Cependant, je préfère te prévenir, l'homme que tu as connu il y a huit mois n'est plus. Le saint du Corbeau n'est qu'une relique du passé. Mais j'imagine que cela ne t'empêchera pas de poser ces questions qui te brulent les lèvres. »

Rien que son expression verbale pouvait prouver cela, il parlait d'une voix ferme et tonique, tout en fixant Signun. Son buste était droit, ses pieds fermement ancrés dans le sol de la forêt. Il suintait de lui une assurance que peu lui connaissait au sanctuaire. Oui il avait changé et c'est avec sérénité qu'il attendait la première salve d'interrogation de son interlocuteur.
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Signun


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MessageSujet: Re: [1748] Lady lake is calling~["libre"]   Mar 26 Juin - 14:51

[hrp=Apparemment, ma malédiction à été levé durant ma seconde rencontre avec Apollon, donc tout ce qui concerne cette dernière dans mon post précédent n'est pas à prendre en compte.]


C'était bien lui, l'homme aux longs cheveux avait lui même confirmé son identité en tant que Serafim. Le chevalier du sagittaire pouvait se rendre compte que malgré le masque d'homme imperturbable, celui qui fut saint du corbeau semblait sur ses gardes à son égare. C'était compréhensible, même si les deux savaient parfaitement qu'ils ne risquaient rien de l'autre.

Néanmoins, l'homme aux cheveux long était un déserteur, son nom avait été radié de la chevalerie d'Athéna, Signun ne devait pas l'oublier. En fait, en temps normal, ce genre de rencontre devait se terminer par la mort d'un des deux individus, après tout, c'était là l'un des ordres concernant ceux qui quittaient ainsi le sanctuaire et que certain n'auraient pas hésité à suivre avec zèle.

Mais ce chevalier d'or était différent, pacifique de nature, il préférait d'abord parlementer et comprendre les motivations des gens avant d'attaquer. Cela lui permettait de savoir si elles étaient louable ou non, s'il y avait mérite de sanction ou non,...

    " - Je crois que nous avons à parler."


Dit-il a son interlocuteur en s'approchant de lui doucement de quelques pas pour se révéler totalement par les quelques rayons de lumière qui percent à travers les branches. Les deux hommes n'étaient séparés que par une longueur plus ou moins égale à l'amplitude des ailes de l'armure du sagittaire quand celle ci sont totalement déployées. Soit, une broutille pour un combattant comme eux qui pouvaient parcourir une longue distance en un bond. Pour Signun, cela pouvait représenter qu'une fraction de seconde pour passer derrière l'ancien corbeau. Mais l'heure n'était pas à l'affrontement, pas entre eux deux.

En effet, les deux hommes se connaissaient assez bien, ils avaient passés du temps ensemble. Un certain respect existait entre eux deux, ils se connaissaient d'une certaine manière. Du moins, Signun connaissait le Serafim de cette époque, il le croyait. Car la question qui lui brûlait les lèvres était :

    " - Pourquoi as tu quitté l'ordre de la chevalerie d'Athéna."


Telle fut sa question posées sans agressivité aucune, avec uniquement l'envie de vraiment comprendre les raisons du jeune homme. Il le regardait droit dans les yeux, décidé à ne pas partir sans avoir eu sa réponse. Tout ne dépendait plus que de Serafim.
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Dormin


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MessageSujet: Re: [1748] Lady lake is calling~["libre"]   Mer 27 Juin - 15:45

    "Je ne crains point les oiseaux de nuit, encore moins les oiseaux de mauvaise augure. C'est d'avantage ce qu'ils remuent au fond de moi, dans mes expériences passées qui me tourmente quelques peu."


Son regard alors détourné de la jeune femme l'espace d'un instant, il fut surpris par le contact doux de ses mains sur la sienne. Ce dernier le rappela à l'ordre et il sursauta sous les doigts d'Aalanna. Il sentit le feu lui monter légèrement aux joues, n'ayant encore jamais été au contact d'une femme de ce genre de façon. Dormin n'avait aucun souvenir de sa mère, et Fidélis avait pris la place de son père dans son esprit très tôt. Ce qu'il n'avait pu connaître ne lui manquait pas et il n'avait jamais cherché à le retrouver. Cependant, il ne pouvait réprimer ce petit frisson dans sa nuque.

Les paroles de la jeune femme firent naître une expression de stupeur non dissimulée sur le visage de Dormin. Il interrogea la lame sacrée qui reposait dans son bras droit du regard. Ainsi donc elle avait parlé à Aalanna? Excalibur parlait donc à d'autres? Stupéfiant... Loin d'avoir peur, c'est la curiosité qui s'éprit du Capricorne. La dame de l'aube n'avait pas tort, il avait des questions qui lui brûlaient les lèvres, des tas... Mais comme les choses s'embrigadaient, il aurait sûrement les réponses en temps et en heure. Pourquoi tant de hâte?

    "Vous me... connaissez?"


Voilà une question qui était lourde de sens. Qui était Dormin? Lui même n'en avait aucune idée. D'où venait-il? Quel était son véritable nom? Aux yeux de tous il avait toujours été Dormin d'Andromède, Dormin du Lion ou encore Dormin du Capricorne.... Dormin le saint d'Athéna, Dormin le doux... Mais toujours sa véritable identité lui avait échappé. Il l'avait abandonnée loin en Britannia à ses 4 ans. Il était d'ailleurs amusant de constater que Dormin n'avait jamais parlé de lui véritablement... Lui et non le chevalier.

    "Je dois avouer que vous piquez ma curiosité... Moi qui ne connait pas mes véritables origines. Je me trouverais bien sot d'en savoir moins que vous." Il poussa un petit rire nerveux étouffé. "J'ai laissé mes origines derrière moi en Britannia tout jeune. Je n'en ai aucun souvenirs, bien malgré moi... Aujourd'hui je doute pouvoir faire machine arrière."


Il fut surpris une nouvelle fois, n'ayant pas senti la venue du nouvel arrivant. Il tourna la tête pour l'observer du coin de l'oeil, sans lâcher les mains d'Aalanna. Mais le vieil homme avait raison, il avait ressenti la peine de la lame au coeur de la bataille et ce soir plus que jamais. Il posa sa main gauche à son bras droit, l'effleurant comme pour caresser et conforter la lame dans sa chaire.

Dormin reporta son attention sur Aalanna lorsque ses mains quittèrent la sienne doucement. Ainsi donc ils étaient deux à lui avoir été désigné pour une bien mystérieuse quête. Tout du moins à avoir été envoyé chercher Excalibur plutôt que lui. Dormin fronça imperceptiblement les sourcils alors que la jeune femme affichait une mimique douloureuse sur son joli visage pâle. Ce n'est que maintenant qu'il comprenait l'effort de ces deux personnes pour venir jusqu'à l'épée de légende.

Le ventre d'Aalanna était déjà bien rond, la vie grandissait en elle. Se serait mentir de dire que Dormin ne fut pas touché par tel spectacle. C'était la première fois qu'il voyait une femme attendant un enfant. Il ne pouvait qu'imaginer la peine éprouvée par la dame de l'aube cependant. Il suivit sans mot dire cet Antiokus qui ramenait la jeune femme sur la berge, ne leur coupant pas la parole, puis vint se poser près d'elle.

Doucement, sans geste brusque, Dormin posa sa main gauche, celle du côté du coeur, sur l'épaule d'Aalanna. Le gold saint ferma les yeux et concentra sa cosmo énergie pour l'intensifier. Une brise légère s'éleva autour d'eux, apportant avec elle l'odeur de l'été et de l'herbe fraiche du nord. Le fond de l'air légèrement Iodé rappelait l'air de Britannia d'antan. Dormin faisait appel à ce qu'il lui restait de cosmos d'Andromède pour soulager un peu la peine de la jeune femme. L'énergie du chevalier d'or passa du corps de Dormin à celui d'Aalanna, apaisant douleur et tourment. Un pouvoir auquel il ne pouvait faire appel pour lui même, mais qu'il appréciait toujours de partager.

    "Vous sonder je n'ai nulle besoin, car si vous aviez été animés de mauvaises intentions, je l'aurais immédiatement ressenti. De même, j'ai foi en Excalibur depuis mon arrivée au sanctuaire il y a de celui près de 1300 ans... Je me fierai donc à son jugement. Vous avez fait un long voyage jusqu'ici.... Votre peine sera récompensée. Mais si je dois vous accompagner, je pense de bonne Augure d'en informer ma déesse. Je ne voudrais pas l'inquiéter ni passer pour un déserteur."
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Eilaine


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MessageSujet: Re: [1748] Lady lake is calling~["libre"]   Mer 27 Juin - 20:57









    Un sourire à peine perceptible étira les lèvres d'Antiokus. Sous le regard amusé d'Aalanna, le maître des métamorphoses, jusque là sous une apparence d'un vieillard, révéla un tout autre visage. Ses traits se lissèrent, comme si une main venait remodeler ce faciès buriné par les aléas du temps. Désormais, c'était un jeune homme qui contemplait Dormin de toute sa hauteur. Ses yeux d'émeraude, rappelant sans mal les grandes forêt de conifères ayant jadis peuplées Britannia , jugeaient silencieusement le Saint d'Or. L'être pleins de mystères conservait néanmoins sa longue chevelure de feu. Un drôle de point en commun qu'il partageait avec le porteur de l'épée de Légende. L'homme ouvrit grand les bras comme pour les embrasser tout deux. Cela était juste un geste bienveillant, en réponse à celui du guerrier d'Athéna.

    Aalanna assise aux côtés de ces deux personnages, se laissa faire sans ciller. La fatigue s'estompait peu à peu tandis qu'une énergie issue d'autrefois l'enveloppait d'une chaleur agréable. Tel un baume, cette aura douceâtre effaçait même ses sensations inquiétantes qui enserraient son cœur. Ce n'était pas pour autant que la dame de l'aube en oubliait cette ombre furtive. À présent, elle en était persuadée, il s'agissait bel et bien de Serafim. Un soupir plus de soulagement que d'appréhension, passa finalement la barrière de ses lèvres vermeilles.

    «Ta sollicitude m'enchantes Dormin. Il est rare de nos jours de rencontrer une personne telle que toi. Je l'ai senti, et j'en suis désormais certaine : tu étais destiné à devenir la main d'Excalibur. Elle t'a choisi, toi. Uniquement toi. Ce n'est point là l'effet du hasard ! Mais de sa propre volonté.»


    Comment ne pas être décontenancée par le précédent discours de ce chevalier ? Peut-être parce qu'elle-même était la Gardienne des Secrets. Le Royaume d'Alba offrait lui aussi bon nombre d'intrigues ! Avalon, il y a de cela des millénaires, n'avait pas toujours été dissimulée aux yeux des êtres humains. Elle avait fait partie intégrante de ce vaste pays appelé encore de temps à autres Britannia.
    Or les hommes possédaient et possèdent toujours une mémoire défaillante. Ils reléguaient ces histoires du passé, à des légendes ! Contes de bonnes femmes. Seulement, ils n'avaient fait qu'oublier. Les oublier. Une bénédiction pour les derniers druides qui s'étaient vus offrir une vie recluse dans les brumes immaculées, une perte considérable pour les autres.

    «Je sais que nous te connaissons depuis ta naissance. Comme chaque être de notre espèce, ceux dotés de cette énergie que nous appelons « cosmos », toi-même à été observé par les Banshees. Elles se sont penchés sur ton berceau, c'est une certitude. - la jeune femme laissa son regard errer sur la trame noir du ciel- J'ai aussi cherché longuement qui j'étais réellement. Moi aussi, je suis née sans identité. J'ai été baptisé par feu Artus, un druide m'ayant recueillit, extirpé des racines d'un vieux saule. Hier Aurora, aujourd'hui Aalanna, j'ai pus compter sur l'aide précieuse de personnes avisées pour dissiper les ténèbres qui m'entourait.»

    Ce discours laissait à penser que les avalonniens ne faisaient aucunes différences entre les nombreuses factions qui pouvaient se livrer batailles ou former des alliances. Pour eux, aucunes distinctions. Qu'ils soient Spectres d'Hadès, Marinas de Poséidon, Saint d'Athéna ou bien Guerriers d'Odin. Doucement, le druide dénoua le fibule d'or qui retenait la cape d'Aalanna. Qu'il était appréciable de sentir le vent frais du soir, chargé d'une senteur douce, capiteuse ! Les coquelicots embaumaient l'air d'une manière presque enchanteresse ! D'ailleurs, tout dans cette scène laissait à penser à un conte de fée.

    La créature aux cheveux blonds, ondulant autour d'elle avait certes quelque chose de surnaturel mais au demeurant, elle restait une jeune femme d'environ une vingtaine de printemps. Habillée d'une ample robe blanche au tissu vaporeux, elle n'avait que pour seule fioriture, un unique fleur rouge dans sa chevelure de soleil. Maintenant, il était plus aisée de la détailler : son regard azuréen ne semblait pas vouloir décrocher de la voûte, ainsi, illuminés par la clarté de la lune, les dessins autour de ses yeux et de son front apparaissaient d'une manière saisissante. Trois triangles sous l’œil gauche, quatre au dessus de la paupière, et un au milieu du front cerclé par deux croissants de lune. Symboles étranges, signe distinctif de son rang.
    Dans son dos, l'illusion de deux grandes ailes qui se déploient et qui ajoute un caractère insolite à cette histoire.

    «Certainement pas un déserteur, mais un invité. Si tu désires nous accompagner. Saches une chose pourtant : il est très ardu de ce rendre dans nos terres. Même nous avons du mal à en sortir. Tu devras te rendre seul dans ta terre natale, écouter l'épée car elle connaît le chemin qui te mèneras aux berges d'Avalon. -une pause- Puis attendre que la barque vienne te chercher, si les Autres te juge digne. As-tu compris, chevalier d'Athéna ? Saisiras-tu ta chance de connaître ton identité véritable?»


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Serafim


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MessageSujet: Re: [1748] Lady lake is calling~["libre"]   Dim 1 Juil - 12:04

« C'est aussi simple que complexe ! »

Répondit avec une voix amusée l'ancien saint en soutenant le regard de Signun. Aucune émotion ne teintait le regard du maitre des corbeaux en ce moment. Il se contentait juste d'observer, sans porter de jugement, un comportement que semblait adopter le chevalier du Sagittaire aussi, bien qu'il se posait de nombreuses questions. C'était légitime après-tout, Serafim ne pouvait pas lui en vouloir, mais est-ce qu'il était vraiment prêt à entendre les réponses qu'il réclamait, certaines choses devaient rester secrètes, non seulement pour lui, mais aussi pour sa femme et ses enfants qui allaient bientôt venir au monde.

« Tu as passé plus de temps que moi au sanctuaire, n'as-tu jamais eu l'impression d'être enfermé dans une prison aux cages dorés, poings et pieds liés ? »

Dans un bruissement de feuille, Serafim se déroba au regard aquilin de son interlocuteur et se rapprocha instantanément d'un vieil arbre qui défiait le ciel de ses branches coriaces. Une rougeur coloria son visage quand il posa la main sur son tronc massif. C'était non loin d'ici, sous un arbre de la même stature qu'il avait fait la promesse la plus importante de sa vie.

« J'ai toujours eu cette impression, cette sensation inquiétante de n'être qu'un oiseau en cage, ayant autant de mobilité qu'un pion sur un échiquier. Mais j'ai joué le jeu et fait l'hypocrite. »

Une petite étincelle éphémère naquit de l'extrémité de ses doigts et lécha un morceau d'écorce de l'arbre. Ce n'était qu'un murmure cosmique, à peine audible pour un observateur proche de lui. Aussitôt, au point d'impact naquit un rameau ligneux vert.

« Cependant, lors de mon combat contre l'étoile des Ténèbres, j'ai compris que je préférais vivre plutôt que de mourir pour des doctrines que je ne comprenais pas ! Finalement le sanctuaire, Athéna et mon armure n'avait pas d'importance, je voulais juste vivre, en liberté. »

A quoi bon mourir en héro ? S'il avait succombé à ce duel, si Aalanna ne s'était pas interposée pour recevoir à sa place le coup mortel de la délicieuse vampire, alors son armure serait retournée au sanctuaire, son nom aurait fini gravé sur une pierre du cimetière, pour fatalement finir oublié. Les défunts ne profitaient pas de la victoire ! bien entendu l'autre raison, la raison principale, de sa désertion était l'amour qu'il éprouvait pour sa femme, mais de cela, il ne voulait pas en discuter, pas tout de suite en tout cas.

Un autre éclair argenté éclaira ses doigts et un bourgeon fit son apparition à l'extrémité du rameau.

« Je peux te trouver de nombreuses raisons pour quitter le sanctuaire, mais dis-moi pourquoi fais-tu toujours partie de l'ordre de la chevalerie d'Athéna ? Il me semble que tu as une femme et enfant, préfères-tu mourir au combat que de vivre avec eux ? »
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Signun


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MessageSujet: Re: [1748] Lady lake is calling~["libre"]   Lun 2 Juil - 11:57


Le chevalier du sagittaire écoutait attentivement les paroles du jeune ex-saint. Ce dernier parlait qu'il ne se sentait pas à l'aise au Sanctuaire, qu'il était comme prisonnier, qu'il ne pouvait pas être lui même. Ce n'est que dans la bataille en Enfer qu'il le comprit vraiment, qu'il ne voulait plus suivre les règles imposées par d'autre, surtout une divinité.

Déjà lors de sa première rencontre avec celui qui était chevalier d'argent du corbeau, Signun avait sentit un certain malaise, une mélancolie dans son regard. A l'époque, il ne comprenait pas cette sensation dégagée par le jeune homme, même maintenant c'était difficile. Néanmoins, il était certain d'une chose, si Serafim a quitté l'ordre de la chevalerie d'Athéna, ce n'était pas à cause de paroles trompeuse d'un spectre, mais bien de sa propre volonté à trouver la liberté.

C'est alors au tour du renégat de poser les question, enfin, une en particulier. Il toucha clairement un point sensible de Signun : sa famille. Néanmoins, c'était également son point fort, ce que pourquoi il aurait tout risqué, sa fureur de vivre. Le chevalier du sagittaire se contenta d'arborer un sourire bienveillant avant de répondre :

    " - Au départ, j'étais comme toi, je me sentait prisonnier comme le maillon d'une chaine est attachée à d'autre et ne peut se libérer sans se briser ou en briser une autre. Cependant, j'avais une certaine fierté d'accomplir mon devoir, en mémoire de mon père qui a jadis porté l'armure que je revêt aujourd'hui. "


Signun ferma les yeux un moment, se remémorant les moment durs avec sa mère qui attendait désespérément la venue de son père. Il vit aussi le souvenir de Bertanders lui parler de son père, puis Athéna qui s'était déplacée jusque chez lui pour lui rapporter un fragment de la dernière flèche tirée par l'ancien sagittaire, fragment qu'il porte désormais autour de son coup accroché à une chaine, tel un talisman.

Il revit aussi le moment ou l'apparition de son père lui était apparue face à lui alors qu'il perdait espoir. L'homme avait dit au Signun de cette époque les raisons de son absence ainsi que celles qui l'ont poussée à combattre encore et encore au nom d'Athéna. Rouvrant les yeux pour fixer Serafim, il allait lui dire à peu de chose près les même paroles.

    " - Si je combats encore aujourd'hui, ce n'est pas au nom d'Athéna, enfin, pas directement. "


Il fit une pause afin de trouver l'inspiration de les prononcer, de revoir encore une fois le visage de sa femme et de son fils, comme pour lui donner le courage de les dire.

    " - Si je porte l'armure du sagittaire comme j'ai porté autrefois l'armure d'argent de la flèche, c'est uniquement pour protéger ma femme et mon fils. Je combats pour forger un monde meilleur pour eux, seule Athéna me semble la plus apte à pouvoir un jour nous permettre de vivre en paix."


Il venait de parler sa détour, Signun avait dit ce qu'il avait dans le coeur et ce qui lui permettait encore de vivre et de se battre : pouvoir créer un monde meilleur pour les siens. Maintenant, Serafim était libre d'interpréter ses paroles comme il le voulait. Mais nul doute qu'il comprenne l'avis du sagittaire, même s'il ne l'approuverait peut-être pas.
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Serafim


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MessageSujet: Re: [1748] Lady lake is calling~["libre"]   Dim 8 Juil - 18:49

Une fidélité sous condition ? Etait-ce donc cela que Signun essayait de lui faire comprendre ? Il combattait pour la bannière d'Athéna uniquement parce qu'elle était la plus apte à ses yeux, il le faisait donc plus par choix que par déterminisme. Cette réponse avait comme mérite d'être intéressante et honnête, c'était beaucoup mieux que les déclarations zélées qu'il avait entendues lors de son apprentissage au sanctuaire. Combien fois avait-il entendu sortir de la bouche de ses condisciples que leur unique but était de protéger le monde et de faire régner la justice alors qu'en réalité seul le prestige de porter une cloth avait de l'importance pour certain.

«Je vois, changer le monde .... En effet c'est une bonne raison pour devenir Saint et certainement pas la plus évidente des quêtes. »

L'air pensif, l'ancien saint fit rouler entre ses doigts la brindille qu'il avait collectée sur l'arbre. Le bourgeon sous l'influence du cosmos du dresseur de corbeau, avait donné naissance à une petite fleur blanche.

«Mais le monde mérite-il vraiment d'être changé ? Et désire-t-il être changé ?»

Serafim n'attendait pas de réponses à ces interrogations, lui-même se posait toujours la question après cette fameuse nuit où il avait ordonné à ses corbeaux d'attaquer un village. Changer le monde, le rendre meilleur, cela lui paraissait impossible tant que l'homme foulera le sol, mais dès qu'il posait son regard amoureux sur le ventre rond de sa femme, il ne pouvait s'empêcher de réfléchir à un moyen de le rendre plus accueillant pour ses enfants. Voilà quelle était toute l'ambigüité de l'homme, prédisposé à se faire du mal et pourtant désireux de changer le monde.

« Tu es quelqu'un de noble et si j'étais resté affilié au sanctuaire j'aurais surement tout fait pour te ressembler et pour t'égaler, pour ensuite te surpasser. C'est l'impression que j'ai eu lorsqu'on essayait de sauver ce villageois à Rodorio. »

Cela faisait donc si longtemps ? C'était la veille du départ d'Athéna pour Olympe, un jour qui restera gravé dans sa mémoire, puisqu'il avait été face à trois dieux, Apollon, Hadès et Athéna. Ce jour la avait-il eut le même impact sur Signun qui tout comme lui avait pu converser avec le dieu solaire et surtout assister à l'exécution sans jugement d'un pauvre malheureux enfoui sous les décombres.

« Je souhaite que tu vives en paix comme tu le souhaites avec ta famille, je souhaite que tu crées ce monde meilleur, mais n'oublie pas non plus que le bonheur des uns est souvent consolidé par le malheur des autres et est souvent payé avec le sang. »

L'instant d'après un bruit de battement d'aile se fit entendre. Un corbeau se posa sur une branche à quelques mètres des deux hommes et interpella Serafim d'un cri rauque. Du mouvement ? Cette conversation faisait beaucoup de bien au dresseur de corbeaux, parler avec le seul homme qu'il aurait pu considérer comme un ami lui ôtait un peu de cette amertume.

Le moment où il devra quitter les lieux était proche, mais qu'en était-il pour le sagittaire, allait-il se satisfaire de ces quelques minutes ?
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Dormin


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MessageSujet: Re: [1748] Lady lake is calling~["libre"]   Lun 16 Juil - 19:51

C'est sous le regard perplexe mais toujours concentré que le vieillard se vit rajeunir comme par... magie? Quel prodige était-ce là? Et qui était donc cet homme curieux. Un détail amusa d'ailleurs le chevalier d'or. Cet homme là arborait la même teinte rougeoyante de cheveux. Il ne se souvenait pas avoir rencontrer quelqu'un d'autre possédant cet attribut par le passé. D'un coup, le Capricorne se fit plus confiant, plus doux. La curiosité lui brûlait les lèvres, mais il devait s'armer de patience. Ces gens étaient-ils vraiment du même peuple que lui? Aussi accepta-t-il l'embrassade de cet homme mystérieux et y répondit-il en s'inclinant légèrement, signe qu'il le reconnaissait. Il retira sa main du corps de la jeune femme, laissant l'air tourbillonner encore un instant autour d'elle jusqu'à s'envoler comme une brise d'été éphémère.

    "Tout ceci me parait si soudain... Ainsi donc elle m'aurait... choisi? Pourtant je croyais pour qu'Excalibur avait pour coutume d'aller de paire avec l'armure du Capricorne. Cela dit, mon maître, Narcisse, m'en avait confié la garde à l'époque... Et... c'est peut-être elle qui m'a sauvegardé dans ce cercueil cristallin... Je suis confus."


Si la gardienne des secrets semblait perdue, Dormin l'était tout autant. Le chevalier d'or s'était vu coupé de ses proches et de tout ce qui lui était familier. Ne lui restait qu'Athéna et la présence familière et rassurante des armures. Penser à cette réalité faisait naitre à chaque fois un point dans son coeur. C'était une sensation fantôme qui lui avait été arrachée. A chaque fois qu'il pouvait se sentir utile, il se sentait exister, mais son aventure au sanctuaire l'avait amené plus loin que cette simple sensation. Plus encore que par servitude c'était dans le regard de ces êtres aimés qui étaient ses compagnons qu'il se sentait être quelqu'un. Il n'était plus seul... Mais aujourd'hui... Que lui restait-il sinon des souvenirs. Il aurait donné tout ce qu'il avait pour sentir à nouveau cette sensation d'envelopper ceux à qui il tenait dans une aura protectrice comme deux majestueuses ailes de cosmos douces et chaudes.

Dormin n'avait aucun souvenir de ses origines. Il n'avait pour seuls indices que ses cheveux et.... Nuada. Il venait de Britannia, un enfant seul en temps de guerre n'aurait jamais pu voyager bien loin. Et c'est là qu'il avait été recueilli, en état de choc mais avec la volonté farouche de vivre. Cependant... Quel âge pouvaient avoir ces gens pour l'avoir connu depuis sa naissance? Avaient-ils subi le même sort que lui? Et qu'étaient les Banshees? Tant de termes qui échappait à notre pauvre chevalier privé de culture.

Mais il se trouvait un point commun avec les êtres peuplant les récits de la jeune femme. Lui non plus ne faisait aucune distinction entre les différentes faction. Tout chevaliers qu'étaient ses alliés comme ses opposants, ils étaient tous hommes et égaux devant lui. C'était certes prétentieux, mais il mettait un point d'honneur à ne juger personne sur des idées toute faite. Et ça lui avait apporté plus de bien que de mal et des rencontres toujours plus intéressantes. Il espérait secrètement qu'un jour ces différents peuples parviennent à communiquer au de là des coups et de la guerre.

Comme pour se raccrocher à la réalité, il vint cueillir la tête d'un coquelicot venu flotté à la surface de l'eau, agité par les mouvements des trois humains ridant ce beau lac. Il la laissa tranquillement faire son chemin jusqu'à ses doigts et leva cette dernière pour la recueillir dans la paume de sa main, l'eau s'échappant sur les côtés. Il la dressa comme pour la joindre au spectacle qu'offraient les ailes quasi irréelles de la jeune femme, comme pour tromper son étonnement. Car oui, il était époustouflé par tant de... mystère.

    "Je crois qu'il me manque des éléments pour comprendre la finalité de tout celà. Mais... Une chance pareille ne se représentera pas de si tôt."


Il retourna sa main, laissant la fleur pourpre choir à la surface pour glisser plus loin et donner à Excalibur le loisir de luire de sa belle bien qu'encore faible aura.

    "Soit, je me rendrai en la terre qui m'a vue naitre et si la prospérité guide mes pas, je vous rejoindrai sous peu... Je voudrai... ne plus être un inconnu pour moi même. Ma décision est prise. Ainsi je pourrai avancer de nouveau."


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Eilaine


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MessageSujet: Re: [1748] Lady lake is calling~["libre"]   Mar 17 Juil - 19:16





    Les premières lueurs de l'aube étalaient leurs couleurs dans le ciel du soir. Le bleu-nuit disparaissait peu à peu à la faveur du jaune, du rose et de l'azur : pour un jour s'annonçant radieux.
    Une légère brise soufflait dans la cime des arbres. Leurs hautes ramures s'agitaient par la main capricieuse de Zéphyr qui emportait dans son sillage, de petits nuages blancs. Aalanna comprenait le trouble que le Saint ressentait, elle-même n'arrivait pas à comprendre certaines choses. Mais, non, l'armure ne faisait point partie intégrante d'Excalibur ou fusse l'inverse ? L'épée était unique, singulière, mue par une volonté propre. C'était pour cela qu'elle n'en faisait qu'à sa tête !
    D'ordinaire, elle ne se montrait pas si vindicative.

    «Chevalier ! L'épée légendaire fut autrefois un cadeau, une assurance pour notre peuple de vivre paisiblement et perpétuellement caché car Excalibur attire bien des convoitises. Seulement, il arrive parfois qu'elle quémande la présence de l'un des nôtres. Voilà pourquoi nous nous tenons aujourd'hui devant toi. Il faut qu'elle retrouve son feu.»

    Le druide observa un long moment le jeune homme, son petit manège avec le coquelicot. Il décelait chez cet homme un caractère si doux, si généreux, tellement empreint d'un respect non-feint ! Oui, assurément, l'éternel enfant était touché. Il l'aiderait à découvrir qui il était. Un sourire énigmatique étira ses lippes. «Ô et tu peux m'appeler Merlin.» ajouta t-il sans détour, avec malice.

    Un voile de mystère entourait l'enchanteur et il se lisait sur son visage angélique, une pointe de défi non dissimulée. Quant à la jeune femme, toujours assise sur ce gros rocher, elle semblait chercher quelque chose dans la trame du ciel. Imperceptiblement d'abord, une légère pression lui arracha une grimace de douleur, son attention se porta sur son ventre arrondi. Une main posée en travers de ce dernier, ses sourcils se froncèrent tant et si bien qu'ils se rejoignirent.
    L'anxiété était mauvais pour elle, les jumeaux le ressentait. Antiokus l'aida à se redresser, il était temps de mettre fin à cette entrevue. L'homme l'aide à se draper de sa cape de velours avant que la demoiselle ne prenne enfin la parole pour commencer les adieux.

    «Je suis désolée de ne pouvoir rester plus longtemps auprès de toi pour répondre à tes interrogations. -s'excusa t-elle tout en faisant la moue- Mais il est l'heure pour nous de rentrer. Nous attendrons ta venue avec impatience. Nous te guetterons, te guiderons si il le faut sur le chemin d'Avalon. Le pays par delà les Brumes...»

    Sauf qu'au lieu de se diriger vers le lac comme tous auraient put s'y attendre, la jeune femme commença à s'éloigner dans l'obscurité, elle se retourna pour saluer d'un signe de la main, le gentil Chevalier du Capricorne.
    ~° J'ai été heureuse de faire ta connaissance Dormin, Excalibur me chuchote la joie qu'elle ressent, elle à hâte de rejoindre le Royaume d'Alba. D'ici notre prochaine rencontre, portes toi bien... oh, et transmets mes amitiés à ta Déesse... Au revoir!°~

    Elle remit en place son capuchon afin de cacher son visage et s'en fut parmi les arbres. Emrys s'inclina bien bas devant le Saint d'Or pour ensuite reculer de quelques pas. Là, sous les yeux de Dormin, il se métamorphosa en un petit faucon pèlerin qui alla se poser sur son épaule. De son bec d'or, il picora quelques mèches de ses cheveux semblables aux siens. ~Les secrets, bientôt pour toi n'en seront plus ! Armes ton cœur de patience !~

    L'oiseau prit son envol, passant devant le soleil qui venait à poindre à l'horizon. Le chant des merles s'installa progressivement dans la forêt redevenue silencieuse. L'éveil.

    Silencieuse, la jeune femme aux cheveux d'or observait de loin, sous la protection de l'ombre d'un vieux chêne, Serafim et Signun qui semblaient encore en pleine discussion. L'appréhension était grande, mais une chose la laissait croire qu'il ne risquait rien... Pour signifier sa présence, la druidesse demanda à sa corneille de planer au dessus de leurs têtes. Mieux vaut sans doute qu'elle n'attire pas l'intention sur elle... il ne fallait pas par précaution, que le Sagittaire sache... Toutes informations devenaient précieuses, à conserver jalousement.

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MessageSujet: Re: [1748] Lady lake is calling~["libre"]   Jeu 19 Juil - 14:39


Serafim avait été sincèrement touché par les paroles du sagittaire. Voir la réaction de surprise et d'interrogation fit légèrement sourire Signun qui lui même se posait parfois les mêmes questions. Si le monde méritait de changer ? Oui, le saint en était convaincu. La raison ? Parce que le monde était justement le monde, il était leur foyer à tous, les humains.

    " - La question que tu devrais te poser est : Esr ce que les humains méritent que le monde soit meilleur ?"


Il n'attendait pas non plus de réponse, il faut dire aussi qu'il avait sa propre réponse. Le saint ailé savait que l'humanité pouvait être capable des pires atrocité au nom d'un homme ou d'une religion. Cependant, s'il parvenait à changer la société, les gens n'auront plus de raison de se haïr et montreront le plus beau visage. C'était CE monde qu'il voulait pour sa femme, son fils, ainsi que pour tout ses descendants.

Signun fut touché par les paroles de l'ancien chevalier du corbeau. Ce dernier disait qu'il l'admirait, qu'il aurait tout fait pour lui ressembler et même le surpasser. Le sagittaire avait vu à l'époque en ce jeune oiseau qui semblait perdu dans un monde d'après guerre un éventuel successeur. Désormais, Serafim était un homme même s'il avait encore des doutes sur la voie à suivre.

    " - Tu sais, tu peux toujours tenter de le faire. Mais moi même je tente de me surpasser pour devenir plus fort et parvenir à mon objectif."


Il se retourna pour observer le peu qu'on voyait du sanctuaire entre les branches. Là bas, ils ne devaient certainement pas savoir qu'un "renégat" se trouvait si près de la demeure d'Athéna. Du moins, c'est ce qu'il lui semblait du à l'absence de réaction provenant du lieu sacré. Néanmoins, il savait que l'ancien chevalier ne devait pas trop s'attarder en ce lieu, et Serafim semblait lui même à l'affut, attendant le bon moment pour partir.

Signun se retourna vers son ancien compagnon d'arme et le fixa droit dans les yeux. Cette fois ci, il n'y avait nul sourire, mais aucune malveillance non plus sur son visage. C'était comme s'il montrait ainsi sa face solennelle.

    " - J'ignore si on se reverra encore, mais je l'espère. J'espère aussi qu'au moment où on se reverra, on pourra encore discuter. Et qui sait, peut-être que tu auras à ce moment là une raison de te battre."


Ce n'était pas un adieu, mais bien un au revoir. Pourtant, le sagittaire ne tourna pas les talons et resta à fixer l'ancien corbeau. C'était comme s'il attendait que ce dernier ne reprenne la parole, lui donne un lieu et une date pour un futur rendez vous...
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Serafim


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MessageSujet: Re: [1748] Lady lake is calling~["libre"]   Lun 23 Juil - 20:18

Un murmure, à peine plus audible que froissement des feuilles jaunies par l'automne quand elles sont chahutées par le vent, parvint à ses oreilles. Un langage que lui seul pouvait entendre et comprendre grâce à sa qualité de disciple des corbeaux. Il distinguait très nettement le vol gracieux de la corneille d'Aalanna dans le ciel qui quittait ses sombres habits nocturnes pour revêtir une éclatante parure de saphir. Elle avait donc senti qu'il était dans ces bois et à sa manière lui indiquait que les choses allaient bien.

Ainsi, ce messager obscur signalait que l'heure du départ était proche, il n'y avait aucune raison pour le maitre des freux de prolonger sa présence dans des lieux recelant à la fois souvenirs difficiles et dangers sournoisement tapis dans l'ombre.

« Si tu parviens à faire de ce monde corrompu, un lieu paisible alors je n'aurais plus besoin de me battre mon ami ! »

Un autre croassement puissant de Corvi se fit entendre, suivi d'un chorale ailée sombre comme le charbon et aux yeux de Grenat. Faisant plier sous leur poids les branches massives des arbres, une nuée de corbeau fit soudain son apparition, troublant définitivement la tranquillité de ses bois. Tranquilles, les corvidés observaient avec une curiosité évidente les deux hommes. Cependant, la concentration anormale de ces oiseaux pourrait attirer du monde et donc des intervenants indésirables.

« Donc tâche de faire en sorte d'atteindre ton objectif avant qu'on se recroise de nouveau !»

En guise de salutation, le disciple des corbeaux inclina lentement la tête en fermant les yeux. Par ce geste il démontrait à son vis-à-vis tout le respect et toute l'assurance qu'il éprouvait en sa compagnie. Mais les relations humaines étaient des choses aussi malléables que l'argile, aujourd'hui ami, demain ennemi. Qui peut prédire dans quelles circonstances les chemins de ces deux là se croiseront de nouveau. Le pessimiste Serafim savait par expérience que la vie n'était qu'un long parcours jonché d'obstacle, le chevalier à l'armure ailé pourrait bien en devenir un, selon les caprices d'Athéna. Mais il était un peu tôt pour penser à cela, quelque part dans cette forêt, celle qui allait devenir la mère de ses enfants l'attendait et il était hors de question de la faire patienter une seconde de plus.

« Je suis resté plus que de raison ici, il est temps que je m'en aille...Au revoir ! »

Un tourbillon de vent et de plumes se leva brutalement et tissa un rideau de plumes noires entre le chevalier d'or et le saint déchu. Le temps d'une fraction de seconde, Serafim quitta le champ de vision de son interlocuteur et quand la bourrasque se calma, il ne restait plus qu'un tapis de plumes répandu sur le sol et les bois redevinrent silencieux et paisibles.

Serafim et ses compagnons semblaient avoir été dévorés par l'ombre des arbres, gardiens éternels de cette forêt.
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MessageSujet: Re: [1748] Lady lake is calling~["libre"]   Lun 23 Juil - 23:20

    Fin de la chronique ~
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MessageSujet: Re: [1748] Lady lake is calling~["libre"]   

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[1748] Lady lake is calling~["libre"]

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