RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [1750] sweet dreams[Adrix]

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Dormin


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MessageSujet: [1750] sweet dreams[Adrix]   Mar 19 Juin - 1:55


Ainsi donc... voici son nouveau monde. Un monde où il avait perdu jusqu'à la moindre personne chère à son coeur. Dormin avait commencé son voyage nu au bord d'un chemin, seul à tracer sa route jusqu'à être dépassé par un être plus grand que lui. Intrigué, il l'avait suivi, s'engageant sans le savoir sur une voie toute tracée bordé de combats et inondé de lumière, faisant grandir sur ombre derrière lui... Il avait rattrapé le guerrier à l'armure de bronze qui l'avait d'abord porté puis lui avait appris à marcher. Finalement, c'est à l'aube de son 12ème printemps qu'il dépassa le maître pour le laisser derrière lui au bord de la route, inerte et froid. Ce jour là, le ciel s'emplit de gros nuages sombres et grondant, la pluie tombant sur lui pour laver ses main du sang versé.

Cette pluie avait toujours eu quelque chose de réconfortant. Même lorsqu'il arriva dix ans plus tard au sanctuaire... Dormin avait été élevé pour être le parfait petit bronze saint, selon les valeurs d'Athéna et de l'ordre des saints, appliquant à la lettre le code de la chevalerie. Il fut accueilli par ses camarades et accepté sous le toit d'un homme tout d'or vêtu, Narcisse du Capricorne qui acheva de faire de lui le chevalier qu'il était. Mais il ne serait pas juste de lui attribué toute cette gloire, car s'il avait achevé le saint, l'être humain derrière s'était affirmé au contact d'autres êtres. De proches amis aux éclats de rires encore vibrant, au son de la lyre envoutante, au cours d'un repas partagé.... Au fil d'un débat redondant.

Tous... Partis... Il était seul. Il n'en montra rien jusqu'ici en public, mais à présent, il se retrouvait seul dans cette vaste maison sous cette pluie tombante. Le silence l’assommait, toute comme la fatigue nerveuse octroyait pas le choc. Tout doucement son esprit rattrapait le cours du temps. Il réalisait. Et le contrecoup était particulièrement lourd à encaisser. Dormin était fatigué, il devait se reposer s'il voulait être utile au sanctuaire. Alors il quitta les colonnes de l'entrée pour s'enfoncer dans sa demeure et rejoindre ses appartements. Il passa la pièce à vivre rénovée avec le confort moderne. Elle aussi vide... Puis entra dans la chambre où jadis il dormait au pied du lit sur une couche de paille.

L'envie lui prit presque de renouveler l'expérience, mais ce n'était pas raisonnable. Il avait besoin d'un repos de qualité pour se remettre au plus vite. Il retira son armure qui alla s'enfermer dans la cloth box. Il laissa ses doigts courir dessus, un peu ailleurs et se laissa tomber sur le lit, remontant la couverture sur lui. Il fixa un long moment la fenêtre, écoutant la pluie cogner aux carreaux et sur la pierre. Il s'imagina une mélodie jouée par ces gouttes de pluie, cherchant le sommeil, mais son cerveau travaillait toujours trop. Un tas d'idées se bousculaient dans sa tête, l'empêchant de trouver le sommeil.

Dormin ferma les yeux, tentant de trouver un souvenir réconfortant, mais regarder derrière lui était véritablement devenu une épreuve. Peut-être qu'évacuer serait plus facile après tout. Il n'y avait pas de honte à ça... C'est sur cette pensée qu'il finit par s'endormir, ses songes allant le porter loin en arrière dans un champ de roses et de coquelicots, simplement lové là, en présence des gens lui étant le plus proche. Étaient-ils vraiment là? Seule cette impression fantôme importait et il s'en contenta... simplement l'apprécier, avant qu'elle ne disparaisse... Lentement, une larme coula de ses yeux fermé et termina sa course au coin de ses lèvres.



Dernière édition par Dormin le Lun 16 Juil - 23:31, édité 1 fois
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Adrix


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MessageSujet: Re: [1750] sweet dreams[Adrix]   Mer 20 Juin - 19:09

Le temps est une chose bien cruelle. Aussi implacable qu'absolu, il peut rompre les liens les plus solides, séparer les individus les proches et faire sombrer des civilisations entières. Même les Dieux immortels ne pouvaient que se soumettre à cette loi, à cet avancement perpétuel aucun nul ne peut se soustraire. Mais dans le cas d'Adrix, l'horloge de son existence avait tournée bien plus vite qu'elle ne l'aurait dû. Oh, il était mort jeune oui, mais là n'était pas le problème. Bien des individus combattants mourraient avant de toucher leur retraite. Et de ce qu'il avait vu des tréfonds des Enfers, il y en avait bien plus encore qui succombaient avant l'âge de raison Plus que de l'avoir fauché avec l'heure, le temps lui avait joué un bien vilain tour en l'arrachant à son monde, à son époque, pour le catapulter des siècles plus tard pour satisfaire le caprice d'une divinité démente. Tout ce qu'il avait vu, tout ceux qu'il avait connu, il n'en restait rien de plus que des cendres. Même la tombe d'Eleonor sur laquelle il avait voulu se recueillir n'avait pas laissé la moindre trace de son passage. Rien... Il n'en restait rien, si ce n'est les souvenirs qu'il apportait avec lui. C'était comme si toute sa vie n'avait tout simplement jamais existé... Et il en était de même pour ses camarades. Qu'avait-il bien pu leur arriver après ce jour fatidique où il avait rencontré son destin ? Il n'avait su ce qu'il était advenu de son maître après leur séparation. Etait-il repartit dans un de ses voyages initiatiques ? Il n'aurait sans doute jamais la réponse à cette question. Dormin avait-il survécu à cette tumultueuse bataille ? Avait-il pu trouver des réponses à ses questions, une vie digne d'être vécue ? Peut être même avait-il trouvé une amie... Et le Poisson avait tout raté.
Le sablier s'était écoulé et il n'était pas là pour partager ces instants en sa compagnie.
Pour satisfaire son devoir de Chevalier, on lui avait arraché l'existence qu'il aurait dû mener, et son cœur chargé de regrets se demandait presque s'il n'aurait pas préféré que Phantasos ne le ramène pas. Au moins, s'il avait rendu l'âme comme tout le monde, il n'aurait pas eut besoin de se poser ce genre de questions. Il se sentait presque coupable d'avoir reçu l'immortalité et pas les autres. Pourquoi aurait-il mérité de survivre et pas les autres ? Il n'avait rien à se reprocher pourtant. Il n'avait pas fuit, il n'avait rien demandé, ça il le savait, mais ça ne lui ôtait pas pour autant ce sale arrière goût dans la bouche.

Se faire à une existence divine était plus facile à dire qu'à faire. Tout était si différent de ce qu'il avait connu. En lieu et place d'un vieux temple sinistre, le monde onirique était devenu son foyer. Et si le second restait plus sympathique, il lui donnait la migraine. Son quotidien était rythmé par la garde incessante des songes les plus improbables auxquels l'humanité pouvait donner naissance. Il en contemplait l'absurdité, la corruption parfois. Les fantasmes des humains souffraient d'une fatiguant manque d'originalité. Soif de pouvoirs, de richesse ou plus fréquemment encore le simple désir charnel, c'était varié dans la forme mais pas tant dans le fond. Les envies les plus profondes, enfouies dans les couches de l'inconscient n'étaient pas ce qu'il y avait de plus beau dans l'esprit humain. Oh, parfois il tombait tout de même sur des désirs plus "louables". Certains cherchaient l'affection d'un être cher, ou rêvaient à des bonheurs simples pour eux et leurs proches, le retour d'un père parti au front, la fin d'un fléau... De quoi redonner un peu d'espoir en la nature de son espèce. D'autres encore ne semblaient courir après rien de particulier, leur songe se résumant à un flot d'images incohérentes dont le fil décousu, mélange de souvenirs et d'imaginaire, formaient une histoire démente sans réel début ni fin.
Phantasos était fasciné par tous ces songes. Du plus pur au plus souillé, il les examinait avec la curiosité d'un enfant face à un nouveau jouet. Il intervenait parfois, attentif aux réactions que ses changements provoquaient.
Exaucer les souhaits ou au contraire les ruiner était toujours très drôle. L'âme humaine et son fonctionnement l'intriguaient plus que tout autre chose, il désirait en comprendre les rouages, en analyser les travers et les bons côtés. Pourquoi ? Probablement sans raison. Ces désirs brûlants dont se consumaient certains, allant jusqu'à se détruire lentement, l'amusaient, comme s'il se riait de leur faiblesse face aux pêchés et de leur réticence à les assumer.
Oh bien sûr, Adrix et Eléonor n'étaient pas différents. Gourmandise, cupidité, envie, jalousie, luxure et d'autres, ils avaient leur part. Le fils d'Hypnos n'aurait eut aucun mal à en savoir davantage d'ailleurs, un coup d'œil dans les zones les plus intimes de leur conscience suffirait amplement. Mais il se refusait à agir de la sorte, pas parce qu'il respectait leur intimité, mais parce que ce petit jeu de devinette auquel il se livrait aurait perdu toute saveur. C'était tellement plus motivant de leur tirer lentement les vers du nez, de deviner leur partie sombre plutôt que d'user de ses dons pour avoir la solution immédiate. Et puis, s'il avait agit de la sorte, la cohabitation serait devenue excessivement pénible, et il préférait avoir de la compagnie.

Occupé à contempler le ciel fantastique de son monde incohérent, assis à l'ombre d'un arbre au feuillage au feuillage multicolore, l'ancien Gold Saint mangeait une pomme.
En recevant les dons de l'Irréel, son corps avait gagné plus qu'une jeunesse éternelle... Il était désormais étranger à la faim, à la maladie, à la soif, à toutes ces sensations qui jadis le faisaient se sentir vivant, aussi désagréables soient-elles. Il pouvait se nourrir, sentir les saveurs, mais ce n'était plus pareil s'il ne se sentait pas rassasié.
Paradoxalement, depuis qu'il veillait sur les songes des autres, Adrix s'était vu privé des siens. Il ne dormait plus, immunisé qu'il était aux griffes son propre domaine. Il pouvait reposer sa conscience, colmater, mais le doux repos du sommeil, le vrai n'était plus pour lui.
Les mots que la théière avait rapporté tournait en boucle dans sa tête. Dormin... C'était bien le nom qui avait été utilisé pour désigner un des Saints d'Athéna. Mais comment ? Pourquoi ? Etait-ce vraiment juste une coïncidence, un homonyme ? Le blondinet n'avait jamais cru à des concepts de destin préécrit, et le hasard c'était suffisamment foutu de sa gueule au cours de sa vie pour qu'il ne s'y fie plus. Son camarade aurait vraiment atterrit dans cet époque comme lui ? A part s'il avait été aussi victime d'un dieu parasite, il ne voyait pas d'explication rationnelle. Depuis les profondeurs de sa tête, la voix paresseuse de Phantasos retentit. Le Dieu l'avait écouté tergiversé de loin alors qu'il faisait selon ses propres mots un "petit somme". Il aimait bien faire semblant de roupiller.

*Pourquoi ne cherches-tu pas ses rêves si ça te turlupine tant que ça ?*

*.... On peut faire ça ?*


*Tu n'as toujours pas compris le principe ? Tous les rêveurs passent par chez nous, à chaque fois qu'ils se laissent aller au sommeil, leur esprit devient résident du monde des rêves, et donc de Fantasia aussi. Même les chevaliers d'Athéna se reposent de temps à autres*

*Et tu n'en profites pas pour les tourmenter ?*

*Pas spécialement... les rêves des chevaliers d'or sont souvent terriblement ennuyeux. Ils ont l'esprit trop droit et le cœur trop discipliné pour que les couches supérieures de leur conscience me donnent accès à quelque chose d'amusant. Il faudrait que j'aille chercher leurs âmes en personne, et ces histoires de Guerre Sainte m'indiffèrent.*

*Quel serviteur des Enfers peu dévoué tu fais*

*Venant d'un chevalier des Poissons sans foi, je prend ça pour un compliment jeune fille.*

*... Tu fais des réflexions drôlement pertinentes parfois tu sais*


*Dément ne veut pas dire que je sois incapable de réflexion, simplement que je m'en fiche*

*Aide moi plutôt à chercher*


*Qui parle de chercher ?*


Prenant possession du bras de son hôte, Phantasos claqua des doigts. Aussitôt, une poignée d'âmes, sphères scintillantes aux reflets dorées se présentèrent à lui, aussi fidèlement que des toutous sifflés par leur maître. Adrix en toucha une du bout du doigt. C'était effleurer une flamme qui ne brûle pas. Au travers, il pouvait pourtant percevoir des émotions entremêlées, joie, peine, colère... Et surtout, ce cosmos quasi fanatique empreint de dévotion envers leur déesse tutélaire qui caractérisait si bien ses anciens frères d'armes. Devant lui dansaient un fragment des âmes des protecteurs d'Athéna assoupis. Ou plutôt, une infime portion de chacune d'elle, la petite partie qui se rendait au monde des rêves lorsque le corps sommeillait. Phantasos ne pouvait le faire grand chose si ce n'est influencer ce qui se passait dans leur monde onirique.
Parmi elles, une parut familière à Adrix. Elle était plus petit, comme si son propriétaire refusait de se laisser aller totalement, mais elle dégageait une sensation qu'il avait déjà rencontré. Cette énergie douce, apaisante, profondément aimante et qui, cette fois, était accompagnée d'une bien sombre tristesse. Il la prit entre ses mains et se plongea à l'intérieur.

Lorsqu'il rouvrit les yeux, il se trouvait au cœur de la conscience de Dormin, dans ce monde que son imaginaire
avait façonné pour phaser son état d'esprit actuel. Un champ de roses et de coquelicots s'étendant à perte de vue.

*J'ai une comme une impression de déjà vu...*

*Pareil...*


*Attend ! Je suis sûr qu'il y a des escaliers quelque part si on cherche un peu !*

*Oh lâche moi !*

Il s'avança avec une prudence exagérée. Pour une raison qui lui échappait, il avait l'impression que tout ici allait se vaporiser s'il était trop brusque, comme s'il était sur quelque chose d'infiniment fragile. Ce qui, sachant qu'il aurait très bien transformer ce champ de roses en armada d'otaries hurlantes s'il en avait eut envie, était un poil déplacé.
Lové au milieu du jardin botanique se tenait un homme en armure. Les yeux d'Adrix doublèrent de volume lorsqu'il reconnut la chevelure pourpre et les traits efféminés de son ami. C'était... impossible, et pourtant il était là à le regarder. Il avait du mal à y croire. Mais après tout, est-ce que la moindre chose qui lui soit arrivé depuis plusieurs années pouvait être qualifié de "possible" ? Lorsqu'on portait un titre tel que l'Irréel, il était risible de penser à la logique des évènements. Sans un bruit, le blondinet se pencha, apercevant la larme qui perlait sur la joue de son ami.

*Il fait la sieste dans ses rêves... Les épines des roses le piquent pas ?*


*Tu peux arrêter de faire de ton mieux pour ruiner l'ambiance ?*

*Ca va ca va. Tu veux que je regarde dans son âme pour voir pourquoi il pleure ?*


*N'essaie même pas*

*Pourquoi ? J'fais ça toute la journée !*


*Je t'interdis de regarder ne serait-ce que la surface de son âme, capiche ?*

La parure était différente, le visage l'était un peu aussi, mais c'était bien Dormin, sans aucun doute. Ou alors ca commençait à faire un sacré paquet de coïncidences. Adrix était... heureux de le voir. Oui c'est ça, heureux, il n'y avait probablement pas d'autre mot pour décrire ce soulagement que la vue de son ami provoquait en lui, balayant nombre des doutes qui masseraient dans sa tête depuis des jours.
Il claqua silencieusement des doigts et dans ses mains apparurent un panier repas, ressemblant trait pour trait à celui qu'ils avaient jadis partager sur le toit de son Temple.

-Dis moi, tu comptes rester à dormir par terre ou tu préfères manger avec moi ?
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MessageSujet: Re: [1750] sweet dreams[Adrix]   Mar 17 Juil - 3:07

Cela faisait deux ans déjà depuis la réunion familiale où le dieu du sommeil avait rencontré tous les membres de sa famille, deux ans déjà qu’ils s’étaient séparés pour mieux agir et pourtant, chacun d’eux avaient au final suivi sa propre route, s’étaient occupé de ses propres affaires. Mais malgré son emploi du temps assez chargé, le dieu du sommeil prenait tout de même quelques instants pour surveiller ses enfants turbulents. Toujours de loin et sans qu’ils ne s’en aperçoivent, du haut de la dimension du sommeil divin, sans jamais s'attarder, trouvant trop souvent leur actions ennuyantes. Mais cette fois lorsqu’Hypnos découvrit Phantasos, ce fut avec un certain intérêt qu’il observa la scène avec attention.

Adossé à un arbre aux feuilles multicolores tout en croquant une pomme visiblement en provenance de ce même arbre, le dieu des fantasmes s’amusait nonchalamment avec des myriades oniriques, autant de rêves fabuleux provenant de l’esprit fascinant des humains de toutes sortes. Bon ou mauvais, juste ou infâme, esclave ou roi, nul n’y échappait. Aucun homme, aucun dieu n’échappait au sommeil, et aucun etre conscient n’échappait aux rêves. Autant dire que cela permettait d’en voir de toute les couleurs. C’était ainsi depuis la nuit des temps, et cela resterait ainsi jusqu’à la fin de toutes choses, lorsque l’univers sera froid et sombre, lorsque les étoiles seront toutes éteintes et que toutes vies aura disparue.

Mais après un instant passé à survoler des âmes de simples mortels, ce fut un type d’âme bien particulier qui accourue suite à l’appel de mon fils.

Ces petites sphères aux reflets dorées… Des âmes de chevaliers d’or… Que cherches-tu mon fils ?

Mais au lieu de s’occuper de toutes les sphères, une plus petite que les autres sembla attirer son attention.

Une bien petite sphère que celle-ci, comme si son propriétaire ne savait pas rêver. Quelle tristesse, même pour un chevalier d’or une telle étroitesse d’esprit est surprenante.

Mais la suite fut encore plus incroyable, prenant la sphère à pleine main, le dieu des fantasmes plongea en elle, c’était désormais vers cette sphère et vers aucune autre que se portait toute son attention. Parmi les milliards de rêves, parmi les milliers d’âmes éveillées au cosmos, parmi la douzaine de chevalier d’or, ce fut celle-ci et aucune autre. Pourquoi ? Qu’avait donc cette sphère de plus que les autres ? A qui appartenait-elle ?

Ce fut trop de questions, trop d’intrigues, trop d’intérêts soudain envers cette âme mystérieuse pour le dieu du sommeil. Enfin les actions de son fils allaient lui apporter un peu d’amusement. Enfin un remède contre l’ennuie qui le tiraillait beaucoup trop souvent.

Perçant alors de la dimension du sommeil divin vers celle des fantasmes, le dieu du sommeil émergea alors au travers de cet espace normalement réservé à Phantasos comme passant au travers d’une toile extensible et se dirigea immédiatement vers cette sphère bleuté. Approchant la main de celle-ci, l’impression qui s’en dégageait était familière, familière et pourtant lointaine, une sensation de douceur, de paix et exprimant une profonde affection. C’était…

Dormin du capricorne, ainsi c’est vers cet humain que tu as porté ton attention… Serais-ce dû au passé commun que ton hôte a vécu avec lui ? Que comptes-tu faire dans son rêve mon fils ?

A ces pensées, le dieu du sommeil prit la sphère à pleine main et comme l’avait fait son fils avant lui, plongea en elle.

Le dieu du sommeil émergea alors au cœur de la conscience de Dormin, dans ce monde que son imaginaire avait façonné pour phaser son état d'esprit actuel: un champ de roses et de coquelicots s'étendant à perte de vue.

Encore des coquelicots ? Décidément cet humain doit avoir eu une vision d’Elysion… Mais… que fais-tu donc ?

Agenouillé devant le corps lové de Dormin visiblement endormis au milieu des ronces, mon fils avait fait apparaitre dans ses mains un panier semblable à celui que j’avais vu dans les souvenirs de Dormin, un panier repas…

Non mais dite moi que je rêve ! C’est pour ça que tu es venu dans son rêve ? C’est impossible, jamais Phantasos ne ferait ça, même lui n’a pas l’esprit assez tordu, tel que je le connais, ce champ de fleurs devrait déjà ressembler à une armada d'otaries hurlantes sur laquelle batifoleraient des troupeaux de lapin-garous chassant des carottes centipèdes, ou quelque chose du genre. Pourquoi ? Ce n’est clairement pas là tes habitudes mon fils, alors pourquoi ?

Puis un sourire sadique illumina le visage d’ange du dieu du sommeil, il avait compris ce qui se passait ici. Il ne comprenait pas quel jeu jouait Phantasos en laissant ainsi faire son hôte, mais peu lui importait pour le moment. Une idée merveilleusement diabolique avait germé dans son esprit suite à cette vision aussi niaise que les romans de passion sage à l’eau de rose distillés en cette drôle d’époque ni sage ni barbare.

Plus besoin d’etre discret à présent.

Une puissante vague de dunamis transforma cette paisible plaine en un champ défraichit ou toute fleur brula suite à la rafale d’énergie divine ainsi libérée. Si jusqu’à présent le dieu du sommeil avait pris soin de cacher sa présence en scellant au maximum son propre pouvoir, à présent ce fragile espace onirique commençait à disparaitre, comme dissolu par le pouvoir du dieu du sommeil.

« Salutation fils, ou devrais-je dire, comment t’appelle tu déjà ? Ah oui, Adrix c’est bien ça ? Je ne te dérange pas j’espère ? »

Suite à ces mots jaillir du sol des murs de pierres noires, s’imbriquant les uns dans les autres pour donner naissance à une vaste pièce que d’un claquement de doigt le dieu du sommeil meubla d’un vaste lit circulaire couvert d’une immense couverture écarlate autour duquel furent disposé une vingtaine de chandelier allumés. D’un autre claquement de doigt apparu derrière le dieu du sommeil plusieurs points dorés qui s’agrandir encore et encore jusqu’à atteindre la taille d’une main humaine. De ces surfaces semblables à des flaques ondulantes d’or fondu posée à la verticale jaillirent instantanément de fines chaines de métal qui vinrent se saisir des membres fins et délicats de l’hôte de mon fils pour l’immobiliser totalement alors qu’un bâillon apparu sur ses lèvres pour étouffer toutes protestations dans l’œuf.

« Ne perd pas ton temps à tenter de te libérer Adrix, même Phantasos ne le pourrait pas. Ces chaines, tu ignores sans doute ce qu’elles sont n’est-ce pas ? Ce sont celle qui furent utilisé par Era pour enchainer son époux, elles furent crées pour tenir en respect le roi de l’Olympe lui-même. Autant dire que tu n’es pas de taille à les briser, même pas en rêve cher Adrix, même pas en rêve. »

Soudain les chaines tirèrent sur les membres du dieu des fantasmes qui s’envola alors pour atterrir mollement sur l’épais matelas dont été pourvu la vaste couche récemment invoquée.

« Qu’est-ce que tu en pense ? Confortable n’est-ce pas ? Le lit rêvé pour une première fois. »

Si le sourire sadique présent sur le visage du dieu du sommeil ne suffisait pas encore à prédire la suite des évènements, les flaques d’or fondue d’où émergeaient les chaines qui se mirent à bouger pour finalement fixer le corps du dieu des fantasmes au lit devaient quand-à elles servir de message beaucoup plus clair.

« Allons allons Adrix, on ne peut pas commencer ainsi vêtu. »

Et alors que le dieu du sommeil s’avançait vers celui qui dormait encore malgré les récents évènements, la toge blanche dont était vêtu le dieu des fantasmes ainsi que tous autres vêtements furent comme vaporisé révélant ainsi les courbes féminines et sensuelles de mon fils, mon fils qui aimait jouer sur son apparence androgénique visiblement.

« Oh ? Mais c’est parfait fils, ne change rien, ça n’en serra qu’encore plus amusant. »

Tournant désormais la tête vers celui qui dormait encore, maintenu dans cet état par le dieu du sommeil, Hypnos tandis alors la main doigt écartés vers Dormin alors que de son autre main il faisait pivoter le lit pour assurer à Adrix ou Phantasos une vue parfaite sur ce qui allait suivre.

« Tu sembles avoir beaucoup d’affection pour cet humain n’est-ce pas mon cher Adrix ? Et je suppose qu’en tant qu’ancien chevalier d’Athéna tu fus bien trop stupide pour t’adonner avec lui au plaisir de la chair n’est-ce pas ? Votre code et votre morale insipide je suppose. Et bien réjouis-toi, aujourd’hui, maintenant, je t’offre cette opportunité, aujourd’hui via le corps de femme que mon fils à fait pour toi tu vas ressentir cette affection que vous éprouvez l’un pour l’autre. »

Et un flash doré provenant de la main tendue du dieu du sommeil suivi ces paroles pleine d’amusement. Le corps de Dormin fut parcouru de soubresauts avant de s’élever dans les airs à quelques centimètres au dessus du sol de pierre, entouré d’une aura dorée. Puis soudain, les yeux du beau dormeur s’ouvrirent pour laisser voir des pupilles entièrement dorées, une étoile à six branche apparue sur son front et Dormin se mit alors debout à la manière d’un homme en transe. Les jambes raides et les bras flasques, le regard fixe et le visage inexpressif.

« Oh allons Dormin, c’est tout ce que ce grand moment t’inspire ? Tu ne sembles pas heureux, c’est sans doute le stress de la première fois. Ne t’inquiète pas, je vais t’aider. Ha, haha, HAHAHAHAHAHAHAHAHA ! »

Le dieu du sommeil jubilait littéralement devant son œuvre, et laissa le jeune chevalier d’or se diriger en titubant comme un somnambule vers le lit où l’attendait sa partenaire visiblement impatiente car gesticulant dans tous les sens.

Faisant alors apparaitre près du lit un vaste fauteuil de cuir rouge, le dieu du sommeil s’y installa confortablement tout en faisant apparaitre un verre ainsi qu’un vase doré dont il versa le contenu vermeille dans le verre avant d’en savourer une gorgé.

Spoiler:
 

« Ne faites pas attention à moi, amusez-vous, cet instant est le vôtre, savourez-le. Haha, hahahaha, HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA ! »

Ainsi continua l’avancée du chevalier d’or, sous les rires sadiques du dieu du sommeil.
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Dormin


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MessageSujet: Re: [1750] sweet dreams[Adrix]   Mar 17 Juil - 14:13

Il cherchait au fond de lui, se rappeler la chaleur de leurs auras, de leur présence. Retenir le son de leurs voix qu'il savait un jour qu'il oublierai bien malgré lui. Dormin n'est pas pas éternel... Et même si ce voyage dans le temps avait un goût d'éternité, puisqu'il les avait tous perdus loin derrière lui. Dormin ne pouvait pas réaliser les avoir abandonner. Il était comme ces chiens fidèles qu'on donne, privé de sa famille d'origine qu'il estimait et protégeait. Comme un papillon dont on avait arraché les ailes. Meurtri de l'intérieur, il restait fort de visu. Mais dés que le rideau tombait, c'est prostré qu'il laissait parler ce coeur saignant et ses peurs. Jamais il ne s'était senti si seul. Qui ne produisait que quelques larmes de soulagement bien insuffisantes pour chasser le mal le tourmentant.

Les roses ne le piquaient pas, il s'était habitué à la douleur écorchant sa chaire, mais ces dernières étaient irréelles. Un simple rêve ne peut pas faire de mal... N'est-ce pas? Aussi l'image de ces fleurs pourpres à perte de vue n'avait rien d'inquiétant. Et c'est épuisé que le gold saint tentait vainement de trouver le repos et... le courage de tourner la page. Mais il était encore trop tôt. Pourtant le courage était le point fort de ce chevalier à la chevelure de feu. Peut-être... Manquait-il encore une fois de force? Non... Même ça, il en avait à présent qu'Excalibur avait été revitalisée et qu'il revenait fort de ses origines. Il était chevalier d'or, mais également roi!

C'est là au milieu des roses qu'il sentit cette présence familière... Se rapprochant et se penchant sur lui. Il y avait quelque chose de changer... Qui était-ce? Il était certains de connaitre cette aura. Dormin fronça les sourcils dans son sommeil, intensifiant sa propre aura sans s'en rendre compte au sein de son temple, ce qui se matérialisa dans son rêve par un geste. L'oreille alerte, ses doigts furent pris d'un léger soubresaut et sa main droite se mit à chercher la personne qui se tenait là jusqu'à ce que son index ne touche le genoux d'Adrix comme pour établir une connexion, un simple contact. Une expression de surprise naquit sur le visage de ce Dormin endormi puis se changea en sourire amusé.

Si Dormin paraissait à présent détendu, l'atmosphère, elle semblait se détériorer, arborant à présent un ciel chaotique recouvert de nuages noires. Aussitôt, les fleurs disparurent, laissant place à des murs noirs et froids qui vinrent se refermer sur eux. Dormin serra les dents, semblant lutter dans son sommeil contre une force l'étranglant littéralement. Il suffoquait, comme en présence de... de cet homme en Afrique. Il reconnaissait cette aura écrasante! C'était celle de cette divinité des ténèbres qu'il n'avait pu identifier! Les traits du rouquins étaient tordus dans une expression de détresse, de douleur. Il se retourna d'un geste vif, face contre terre, griffant presque le sol sous lui, cherchant son souffle. Transformer ainsi le rêve de quelqu'un n'était pas sans conséquence pour l'hôte de ce songe. En particulier pour quelqu'un d'aussi sensible au cosmos.

Il se passait des choses autour de lui, il en était persuadé. Mais impossible de se réveiller malgré sa lutte acharnée. Même s'il le souhaitait de toutes ses forces et luttait farouchement contre l'emprise de ce dieu malin. IL avait beau ruer mentalement, rien n'y faisait! Il eut soudain cette impression de s'élever au dessus du sol, pris à la gorge, puis de ... quitter son propre corps, comme si on lui retirait cosmos et âme. Et plus que cela, il put ouvrir enfin les yeux et ... il se vit. Debout, le regard brûlant d'une aura dorée n'ayant rien à voir avec le cosmos. C'était l'énergie de la cupidité humaine, de l'envie! Et cette étoile sur son front rappelait les symboles des spectres. Dormin était à présent spectateur et acteur au sens où il ne pouvait qu'observer la scène jouée par son enveloppe charnelle, impuissant, réduit à l'état de fantôme...

    *Qu'est-ce qu'il m'arrive? Qu'est-ce qu'on m'a fait?!*


L'esprit qu'il était replongea dans son corps pour tenter de prendre le dessus, mais rien ne se produisit, il n'avait que le loisir d'observer ce qui se passait à travers ses propres yeux. Il n'était plus que la marionnette non consentante du seigneur noir qui semblait vouloir punir... son fils? Dormin posa le regard sur le dit garçon qui... Etait une femme? Dormin en perdait son latin, ce cauchemar n'avait aucun sens... Normal pour un rêve non? Est-ce que tout ceci était le fruit de son imagination? Il se surprit à le souhaiter, que tout ceci ne soit pas réel. Mais... pourquoi le serait-il? Mais son corps, lui, ne se posait pas de question et c'est tel un élégant félidé qu'il fut jadis qu'il s'approcha de la couche en retirant son armure morceau par morceau, pas à pas.

Finalement il arriva aux pieds du lit, vêtu d'une simple tunique blanche, une écharpe rouge entourant son torse. Très serrée sur lui, comme pour écraser son poitrail... ou... Sa main trembla un instant puis s'agrippa à son étole pourpre et la retira d'un coup sec. A cet instant précis, l'esprit de Dormin hurla de malaise. Il aurait voulu se cacher de honte. Mais le feu ne monta même pas aux joues du corps du rouquin qui dévoilait à présent une très légère poitrine de femme que l'on pouvait distinguer sous le tissu blanc. Voilà quel était la source de la gêne continuelle de Dormin. Son secret le plus intime. Et pourquoi il n'avait eu de cesse de s'isoler loin des sentiments qu'on lui offrait tout ce temps. Il était... spécial.

Mentalement, il porta une main à sa lourde tête, cachant ses yeux, refusant de voir ce qui allait suivre. Il aurait voulu se battre ou mourir de honte. Pourtant c'est avec une grande douceur qu'il se glissa dans le lit aux côtés de cette femme, lui tournant autour avec la majesté d'un lion, impérieux. C'est avec sensualité qu'il la faisait sienne. Il se penche sur cette femme et laisse courir ses doigts sur les traits de son visage, redessinant son corps et ses courbes féminines. Puis il s'approche d'avantage venant déposer un baiser sur le dos de sa main, laissant courir ses lèvres le long de son bras jusqu'à atteindre l'épaule et venir se cacher dans son cou qu'il embrasse plus fort. Il inspire le parfum de cette peau chaude qui lui est offerte et remonte venant lui pincer le lobe de l'oreille entre deux de ses dents sans lui faire mal pour enfin lui faire face. A un souffle d'elle. Il hésite à nouveau, puis finalement se penche à nouveau et joint doucement ses lèvres aux siennes sans hâte. Et c'est lorsque les choses devenaient plus concrète que son esprit vacilla dans les ténèbres, il ne percevait plus rien de ce qui pouvait arriver dans son propre songe. Il ne sentit qu'une nouvelle larme couler de son oeil droit avant de se réveiller en sursaut dans son lit.

Il était de retour au sanctuaire... Haletant, il cherchait son souffle, en âge, trempé. Il se leva et alla se passer la tête sous l'eau froide. Dormin resta un moment penché au dessus de l'eau, assit au bord du bassin d'eau en contemplant son reflet. Son regard vert lui renvoyait un expression choquée. Car il était véritablement en état de choc. C'était un cauchemar véritablement intense qu'il venait de vivre. Il ne se souvenait pas avoir jamais rêvé ainsi ni perdu le contrôle de ses songes jusque là. A tel point que le gold saint en avait presque peur de se rendormir.

Que lui réservaient les temps à venir?
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Adrix


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MessageSujet: Re: [1750] sweet dreams[Adrix]   Mer 18 Juil - 1:47

Les bonnes nouvelles n'étaient pas légions dans le quotidien d'Adrix depuis quelques temps, pour ne pas dire totalement inexistantes. Entre sa résurrection indésirée, la cohabitation avec un Dieu chtarbé et la nouvelle fratrie qu'il devait supporter, revenir à la vie n'était pas vraiment une sinécure. Oh il y avait des avantages certes : Immortalité ou même pouvoirs divins, tout cela aurait sans doute convaincu bien des hommes de prendre sa place. Il trouvait cela d'une bien cruelle ironie : Combien au cours de l'Histoire avaient passés leur courte existence à courir après ces trésors que lui possédait sans avoir jamais rien souhaité ? Il devrait se satisfaire de ce doux coup du sort... Mais ni la perspective de l'éternité ni la capacité de plonger dans la démence d'autrui ne le réjouissait plus que ça. Seule lumière au bout du tunnel, Eleonor était à ses côtés, il n'avait donc pas tant à se plaindre, et même s'il avait du mal à l'admettre, la compagnie de Phantasos ne le révulsait plus tant. Il commençait à s'habituer à la personnalité particulière de ce parasite, à ses sauts d'humeurs incompréhensibles, peut être même à les apprécier... Mais malgré leur présence à tous deux, il se sentait terriblement seul. Tout ce qu'il avait connu jadis avait été réduit à l'état de cendres par la morsure du temps et ceux qui se présentaient comme sa famille étaient de parfaits étrangers.
Alors forcement, découvrir que son vieil ami était toujours en vie et pouvoir le rencontrer enfin après tous ces siècles de séparation était une joie comme il n'en espérait plus. Il ne demandait qu'à partager un repas avec son camarade, aussi étranger à cette époque qu'il l'était. Ils avaient tant de chance à se dire, tant de questions qui demandaient une réponse.
Sauf que voyez-vous, il existe une raison pour laquelle l'ancien Poisson n'avait jamais porté les dieux dans son cœur. Une raison d'une simplicité extrême : depuis toujours, les olympiens se faisaient un devoir de lui inculquer la notion du retour de karma. Etait-ce à cause de son manque de foi ? Ou un éternel châtiment pour avoir causer malgré lui le trépas de sa jumelle ? Quelque soit leurs motivations, ces entités omnipotentes ne devait pas le porter dans leur cœur et s’afféraient à le maudire sans cesse.

Et une fois encore, un d'entre eux venait lui pourrir la vie. Et pas n'importe quel avec ça...

L'intrusion au sein du territoire de Phantasos ne fut pas des plus discrètes. Ou il serait plus exact de dire qu'elle n'avait nulle besoin de l'être. Mais Adrix n'eut que le temps de se tourner vers le coupable pour en constater le pouvoir destructeur : Hypnos, le Dieu du Sommeil venait se joindre à leur petit pique nique. En l'espace d'un battement de cil, l'aura de la déité corrompit le fragile espace que formaient les songes de Dormin, balayant d'un simple revers l'influence que l'Irréel avait sur cet endroit. Des fleurs il ne resta bien vite que des tiges calcinées et même le panier à repas se désintégra littéralement sous le regard médusé du Poisson, en proie à un très légitime sentiment de panique.

« Salutation fils, ou devrais-je dire, comment t’appelle tu déjà ? Ah oui, Adrix c’est bien ça ? Je ne te dérange pas j’espère ? »

*Phantasos qu'est-ce qui....*


Mais le concerné ne répondit pas à son appel. Il n'avait que trop conscience de la différence entre son père et lui. L'autorité d'Hypnos sur le monde des songes était d'un tout autre niveau, et quand même ils se trouvaient encore au sein de Fantasia, l'ancêtre venait de s'en accaparer la juridiction.
"Fils"... Vraiment, il avait du mal à croire qu'un tel mot puisse lui être adressé, plus encore d'un homme dont il ne connaissait pour ainsi dire rien du tout. Il aurait d'ailleurs juré qu'il avait un aspect différent lors de leur dernière rencontre... L'ex Gold Saint s'apprêtait à lui renvoyer la politesse lorsque jaillirent du sol des parois couleur d'ébènes et... un lit et des chandelles ?

*... Quoi ?!*

*Ouuuh je n'aime pas ça du tout*


Son regard se porta vers Dormin, visiblement en proie à une douleur sans nom. Il souffrait ? Dans son propre songe ? Mais dans ce cas, pourquoi ne s'éveillait-il pas ?! D'expérience, il pouvait dire que le rêveur sortait toujours de sa torpeur lorsque la peine devenait trop importante. Phantasos pouvait les maintenir dans son domaine contre leur gré, mais ils finissaient toujours par s'échapper... Quelqu'un avec la puissance d'un chevalier d'or devrait pouvo...
Mais il n'avait hélas pas vraiment le temps de s'en faire pour les autres. Avant qu'il n'ait eut le temps ne serait-ce que de réfléchir à une échappatoire, l'androgyne fut happé en arrière et ligoté à ce sommier surgit du néant.

-Eh la...


Ses plaintes s'étranglèrent dans sa gorge, ses lèvres scellées par un bâillon invisible. Il voulut briser ses liens, mais plus il déployait sa puissance plus la chaîne dorée resserrait son étreinte, plus solide que jamais.

« Ne perd pas ton temps à tenter de te libérer Adrix, même Phantasos ne le pourrait pas. Ces chaines, tu ignores sans doute ce qu’elles sont n’est-ce pas ? Ce sont celle qui furent utilisé par Era pour enchainer son époux, elles furent crées pour tenir en respect le roi de l’Olympe lui-même. Autant dire que tu n’es pas de taille à les briser, même pas en rêve cher Adrix, même pas en rêve. »

*J'apprécie l'ironie, mais ce n'est pas comme si tout ce qui m'arrivait depuis des années était logique de toute façon !*


Mais aussi déterminé que soient ses efforts, il devait bien reconnaître qu'il s'agitait dans le vent. Si Zeus lui même n'avait pu rompre ces maillons, alors un mortel, tout chevalier d'or qu'il soit, ne ferait que se fatiguer inutilement.

*Phantasos ! Eleonor ! Aidez-moi !*


Mais la présence de sa sœur s'était assoupie. Il pouvait sentir sa conscience, mais elle était comme scellée à l'intérieur de son âme, incapable de se mouvoir tandis que l'Irréel se murait dans un silence plus perturbant encore que s'il avait sortit ses habituels commentaires sarcastiques. Pour la première fois depuis son réveil, Adrix se surpris à espérer que le Dieu ouvre sa grande bouche.

« Qu’est-ce que tu en pense ? Confortable n’est-ce pas ? Le lit rêvé pour une première fois. »

.... Qu'est-ce qu'il venait de dire là ? Adrix avait peur de comprendre. Et par pitié, qu'Hypnos retire ce sourire sadique de son visage de fouine.

« Allons Adrix, on ne peut pas commencer ainsi vêtu. »

*Commencer quoi bon sang ?!*


Sa toge se chargea de répondre à sa question en ayant la mauvaise idée de se vaporiser, dévoilant le corps on ne peut plus féminin qu'avait revêtu l'androgyne... Enfin, plutôt que Phantasos avait choisi au début de la journée sans qu'Adrix n'y prête une grande attention. Danser sur la frontière des deux genres était devenu si quotidien qu'il ne s'en apercevait même plus. Et là, aujourd'hui, alors qu'il voyait Dormin se relevé avec la vivacité d'un zombie, il en devinait soudain tous les dangers.

« Tu sembles avoir beaucoup d’affection pour cet humain n’est-ce pas mon cher Adrix ? Et je suppose qu’en tant qu’ancien chevalier d’Athéna tu fus bien trop stupide pour t’adonner avec lui au plaisir de la chair n’est-ce pas ? Votre code et votre morale insipide je suppose. Et bien réjouis-toi, aujourd’hui, maintenant, je t’offre cette opportunité, aujourd’hui via le corps de femme que mon fils à fait pour toi tu vas ressentir cette affection que vous éprouvez l’un pour l’autre. »

*Héhé... eh.... Il plaisante hein ?... Phantasos, il plaisante HEIN ?!*

*Sers les dents, c'est un mauvais moment à passer. Tu t'amuseras peut être même.*


Les plaisirs de la chair ? Ici ?! Avec le rouquin ?! Et puis quoi encore ?! S'il avait eut envie de suivre cette voie, ce n'était certainement pas les dogmes d'une déesse en laquelle il ne croyait pas qui l'aurait arrêté ! Dormin s'approchait, et le symbole lumineux qui décorait son front ne laissait aucun doute quand à son état : Il était possédé. Il n'était devenu guère plus que la marionnette de l'hilarité sadique du Dieu du Sommeil, incapable de contrôler ses propres gestes. Ce qui voulait aussi dire qu'il ne s'arrêterait pas... Il s'avançait, et à chaque fois qu'un morceau de son armure ôtée touchait le sol, l'androgyne aurait juré que son cœur sautait un battement. Il tira de plus belle sur ses chaînes, mais c'était aussi efficace qu'une fourmi luttant face à un éléphant. Le rouge gagnait ses joues. Ce n'était pas ce qu'il voulait. Ce n'était pas DU TOUT ce qu'il voulait. Lorsque le reste des vêtements suivirent le mouvement, son rythme cardiaque cessa purement et simplement pendant quelques instants. Non pas parce qu'il avait sous les yeux l'intimité pour le moins unique de son ami, mais parce que son esprit en proie à la panique imaginait déjà la suite des évènements.

*Il a une sexualité curieuse ton ami dit donc. Mi-homme mi-femme, intéressant...*


*Tu peux parler ! Dépêche toi et change moi en homme plutôt !*

*Même si je le pouvais que je ne le ferais pas.*


*Quoi ?!*

*Fais moi confiance, tu n'as aucune envie de vivre ce qui va suivre en tant qu'homme...*


Le Capricorne le rejoignit sur la couche, et le visage d'Adrix se voila d'une peur sincère. Il avait rencontré la mort et même subit la fureur d'un Dieu, mais rien, rien n'était comparable à ce qu'il ressentait maintenant. C'était une terreur naturelle, une panique logée au plus profond de ses entrailles, le désespoir tant de son corps que de son esprit. Il aurait voulut hurler, ordonner à son ami de reprendre ses esprits, mais aucun son ne sortait de sa gorge. Il se débattait toujours plus, mais même l'adrénaline ne lui était pas d'une grande aide.
Il pouvait sentir les doigts du Gold Saint parcourir ses courbes, et plus le temps passait, plus il percevait avec désarroi que sa résistance perdait de son mordant, son corps de femme lui ouvrant l'horizon de sensations nouvelles qu'il n'avait jamais eut l'intention de découvrir.

*Ton corps n'a pas l'air de résister tant que ça...*

*La ferme. Sérieusement, la ferme*


Il était impuissant face à ces chaînes. Il était impuissant face à son propre organisme. Sa sœur était scellée et Phantasos ne lui serait d'aucune aide. Il n'y avait rien, rien à quoi se raccrocher, aucune bouée de sauvetage pour sauver son esprit de la noyade. C'eut été le moment idéal pour se réveiller de ce vilain cauchemar, mais il ne savait que trop bien que tout ce qu'il vivait était réel... pour lui du moins.
Leurs lèvres se joignirent et les pensées déjà nébuleuses du blondinet perdirent encore en cohérence. Il était incapable de résister au sort qu'on lui réservait.

*Je t'en supplie vieux, ne le fait pas, ne le fais pas*

Quelque chose rentra en lui, lentement, et une douleur d'une nature inédite lui vrilla le cerveau.

*Xgfh%?!*


---

Adrix observait d'un regard vide le plafond de pierre noire où dansaient la lueur vacillante des chandelles, le corps trempé de sueur et le souffle saccadé par l'effort. Il était toujours attaché, le lit défait et les draps souillés.
De Dormin, il ne restait aucune trace. Le chevalier d'or avait pu s'échapper de cet espace onirique. Mais l'androgyne, lui, n'avait pas cette chance. Il se retrouvait seul avec le responsable de ses tourments, toujours privé de sa mobilité. Il l'aurait volontiers abreuvé d'insultes, mais il n'avait même plus l'énergie de se plaindre. Il n'aurait su dire qui du dégoût, de la colère ou de ces sensations nouvelles proche du plaisir occupaient le plus de place dans sa tête embrumée. Chaque détail de cette "nuit" resterait gravé dans sa tête à tout jamais.
Il se sentait... souillé. Souillé comme jamais il n'aurait cru l'être, tant dans son âme que dans sa chair. Il avait été violé, lui, un homme, en tant que femme et par son meilleur ami qui plus est. Pour satisfaire un caprice, on avait joué avec eux comme d'autres jouent à la poupée. Sans motivation, sur un simple coup de tête, un Dieu avait uriné sur son innocence, celle de Dormin et sur leur amitié même. Et cette déité sadique se tenait à quelques mètres de lui, affalée sur un divan. Cette seule pensée faisait brûler une haine pure dans le cœur du Poisson. Une hostilité qu'il n'avait offert à aucun homme à ce jour, pas même son meurtrier. Une envie de vengeance pure, aussi limpide que du cristal et aussi sombre que les pierres qui formaient les murs de sa prison. Une pulsion morbide qu'il jura de satisfaire.
Rassemblant ce qui lui restait de salive, le ligoté parla, le bâillon invisible qui le retenait ayant visiblement desserré son étreinte.

-Eh... "Papa"... Je te... Je te conseille de te débarrasser de moi maintenant tant que je suis à ta merci. Dans le cas contraire je te ferais regretter ce que tu viens de faire... Crois moi, je le ferais aussi... aussi mortel que je sois.
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MessageSujet: Re: [1750] sweet dreams[Adrix]   Jeu 19 Juil - 18:01

Ce fut encore plus divertissant que ce à quoi je m’étais attendu, au lieu de simplement purger sa passion dans son camarade, le chevalier, ou plutôt l’hermaphrodite chevalier, sembla prendre un grand soin à fournir du plaisir à son ancien compagnon d’arme. Les mouvements furent doux et sensuels, les caresses s’enchainèrent aux baisers, et finalement ce fut une tendre étreinte que se déroula devant mes yeux.

Fascinant, vraiment fascinant… Les humains sont siiiiiiiiii amusants.

Mais comme toutes les bonnes choses, l’étreinte prit fin après que Dormin eut satisfait son désir, qu’en était-il d’Adrix. Prostré sur le lit et toujours enchainé, l’hôte actuel de mon fils semblait etre la victime de sentiments contradictoire l’empêchant de formuler clairement ses impressions sur cette première fois. Je compris que le baillons avait perdu de son influence lorsqu’il s’adressa à moi avec une haine suintante dans chacun de ces mots. J’avais visiblement énervé cet humain au-delà de tout ce qu’il avait jamais connu, aucune importance…

Vidant d’un trait le fond de vin qu’il restait encore dans mon verre, je me levais pour me rapprocher de ce corps de femme à l’esprit viril. Derrière moi le canapé devenait poussière d’or et disparaissait en même temps que le monde dans lequel nous étions, Dormin devait etre éveillé avec sans aucun doute une impression des plus fortes encore présente à l’esprit. Cette âme si refermée, si prisonnière de ces propres craintes, elle avait vécu, un peu sous la contrainte j’en conviens, sa première expérience amoureuse et charnelle, elle avait vécu l’intimité avec autrui et ne pourrais plus jamais oublier cette sensation de plaisir, cette félicité qui dissout toute pensées, faisant s’envoler le pourquoi et le comment, anéantissant la raison et la morale, cette petite mort qui emporte tout…

Le rêve de Dormin disparaissait tandis que j’arrivais devant le lit somptueux, nous étions de retour dans fantasia, la demeure de mon fils.

Contemplant mon œuvre avec un sourire satisfait, je m’assis à proximité de cet humain qui sans doute ne retiendrait pas ses jurons à mon égard, si ça pouvait le faire se sentir mieux…

« Ne me tente pas humain, ne surestime pas ton importance. N’oublie pas ce que tu es, un cadavre, une âme promise aux supplices éternels du Cocyte comme tous les tiens sauvée de son triste sort par la bienveillance de mon fils. Sais-tu ce que tu lui dois ? Sais-tu ce qu’est le Cocyte ? Sais-tu ce que serais ton destin si jamais je t’enlevais à lui ? Les glaces du sombre empire, le froid éternel, un lieu où même les larmes de douleur et de regret devienne des lames acérées lacérant tes joues, une douleur continue et éternelle pénétrant jusqu’à l’intérieur de tes os, vrillant ton esprit pour l’éternité, et le pire, sans que tu ne puisses même trouver le repos ni dans la mort, ni dans le sommeil. Et crois-moi sur parole, la douleur d’une première fois te serais plus douce encore qu’une caresse en comparaison. La damnation éternelle rien de moins, voilà ce que Phantasos t’a évité par caprice. Comprend-tu maintenant ta situation humain ? Tu fus sauvé par caprice, tu es maintenu conscient par caprice, pour mon fils tu es un jouet, une nouveauté amusante, ton corps lui est pratique, mais ton esprit ne lui est que pur divertissement, le jour où il se lassera de toi tu pourras dire adieu à ta conscience, dans le meilleur des cas. Tes jours de liberté sont finis humains, tu n’es qu’en sursit sache le, aussi ne me tente pas d’abréger cette mascarade. Demande-toi plutôt pourquoi mon fils a choisi en prenant l’apparence d’une femme, de te faire cadeau également de ce détail sadique qu’est l’hymen. »

Plongeant mon regard sur les formes féminines de ce corps si aisément modifiable, je restais tout de même admiratif devant le travail accompli par mon fils, le moindre détail était reproduit fidèlement.

« De plus, il me semble que mon cadeau t’ai fait plaisir, tu ne te débâtais plus beaucoup lorsque ton ami te couvrait de baisers, tu préfèrerais mourir que de l’avouer, mais en vérité tu as aimé ça, tu ne pourras le cacher, ni à toi, ni à moi. Tu parles à un etre ayant expérimenté et vécu tous les plaisirs ce cet univers, je sais reconnaitre un orgasme quand j’en vois un, et je sais que la barrière des sexes n’est parfois qu’un tas de feuille comparé au plaisir. Et qui plus est tu… »

J’avais commencé à m’approcher vraiment prêt du corps de mon fils, son corps nu encore en sueur luisant à la lumière des chandelles, son souffle furieux, et quelque chose d’autre, quelque chose de plus intime, de plus incroyable. Ma main partie à la rencontre du ventre de l’hôte de mon fils et se posa sur lui un instant durant lesquels je ne fis que confirmer ce que j’avais déjà sentis.

Phantasos, tu avais vraiment besoin d’aller jusqu’à ce niveau-là de réalisme ? Ou alors as-tu décidé de prendre toi aussi part au jeu ?

La main fut maintenue en place alors qu’un sourire amusé apparut sur mon visage. Cette nouvelle bouleversait la donne, ce qui avait été au début une distraction amusante été devenu quelque chose de beaucoup plus sérieux.

« J’ai… Une bonne ou une mauvaise nouvelle pour toi humain, tout dépend de comment tu le prendras. Ce qui fut au début sperme amer est devenu semence fertile, tu fus sans aucun doute en ovulation au moment de votre ébat, la fécondation a déjà eu lieu, tu es en sainte humain. Tu portes désormais la vie en ton sein. Votre affection réciproque va donner naissance à un enfant. Non attends… Deux enfants ! Quelle conclusion incroyable ! »

Retirant d’un coup ma main du ventre fécond, j’eu un mouvement de surprise incontrôlable, mais bien vite éclipsé par les pensées plus sombres qui vinrent à mon esprit.

Ces enfants sont certes aussi ceux de Dormin et d’Adrix, mais en eux coulera une partie de l’essence divine de mon propre fils, une partie de moi, ils seront donc en danger car ceux qui veulent m’atteindre verront en eux des proies faciles. Il va falloir les protéger, les protéger jusqu’au moment où ils seront assez puissants pour se défendre eux même.

Me relevant je dévisageais Phantasos avec un air furieux, furieux mais en même temps amusé de son initiative.

« Ecoute moi bien Phantasos, c’est à toi que je m’adresse, toi tapis dans un recoin de ce corps. Je suis sûr que tu te trouves très malin en ce moment, peut etre même que tu ris à gorge déployée, mais as-tu un seul instant imaginé ce qu’adviendront ces deux enfants si jamais nos ennemis s’en empare ? Ils seront faibles et fragiles tant que leur pouvoir et leur esprit seront enfantins. Des armes de choix à utiliser contre nous. Maintenant tu vas prendre tes responsabilités mon fils, ce que toi et moi avons créé via ces deux humains, nous allons le protéger.

Ecoute moi bien toi aussi humain, je n’ai que faire de ton opinion à mon égard, ni même de tes menaces, pour moi tu n’es qu’un cadavre de plus. Cependant ce que portes le ventre de mon fils doit etre protégé et ta seule force ne suffira pas à cette tâche. Ne te méprend pas, je ne le fais pas pour toi, ni même pour Dormin, je le fais pour eux, eux né de l’improbable.
»


Tout en pointant du doigt le ventre de mon fils, je fis disparaitre les chaines enserrant encore ses membres. Le lit lui aussi commença à disparaitre tandis que je disparaissais en devenant moi-même poussière d’or.

« Je sais que tu prendras soin de ces enfants humain, et toi aussi mon fils, vous allez tout deux découvrir la joie d’etre père. Aussi je vous confie la suite. Ne vous inquiétez pas, je ne serais jamais loin de vous, nul n’échappe au sommeil, je surveillerais votre grossesse. Pendant ce temps, commencez déjà à réfléchir de votre côté au sujet de la protection de ces enfants. Nous nous reverrons surement dans peu de temps fils, en attendant préparez-vous tous deux. »

Le dieu du sommeil disparut alors en un nuage de poussière d’or laissant son fils seul et nu dans la dimension de Fantasia parmi les myriades de rêves déments n’étant néanmoins pas aussi fou que cette situation.

Arrow 1750-Une surveillance des plus anodines


Dernière édition par Hypnos le Jeu 26 Juil - 17:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [1750] sweet dreams[Adrix]   Ven 20 Juil - 1:20

Cet air hautain et satisfait, ce sourire narquois qui se riait de l'état pitoyable dans lequel se retrouvait le Gold Saint... Chaque fois que les yeux d'Adrix se posaient sur ce faciès hilare, une envie subite de l'écraser dans le purin le prenait à la gorge. Etrange sensation... Ce dégoût profond lui était tout aussi étranger que ce que le rouquin lui avait fait subir. C'était comme un magma visqueux glougloutant dans son ventre ou encore une bête féroce grondant à l'intérieur de sa tête, tirant sur les chaînes fragiles qui le retenaient sur place. D'une certaine façon, il remerciait presque les maillons qui bloquaient ses membres. S'il n'était pas cloué à ce matelas, il doutait que son instinct de survie ait suffit à le stopper dans son élan. Aussi énervé que soit le Poisson il n'était pas stupide pour autant. Il avait vu de quoi Hypnos était capable et ne se faisait guère d'illusions : s'ils venaient à croiser le fer, l'issue était évidente.
Mais aussi conscient qu'il en soit, ses neurones fiévreux n'auraient jamais la poigne pour retenir ce chien enragé qui l'assourdissait d'aboiement dans un recoin de son esprit.
Il devait se montrer patient, attendre... Il avait l'éternité devant lui pour trouver un moyen d'assouvir cette envie mesquine et puérile. Il n'avait jamais prétendu être un ange, et les morales niaises des chevaliers d'Athéna n'avaient pas laissées de grande empreinte sur son comportement. Il était un être humain, et en tant que tel, la vengeance lui suffisait amplement comme prétexte à la cruauté.

"Ne me tente pas humain, ne surestime pas ton importance. N’oublie pas ce que tu es, un cadavre, une âme promise aux supplices éternels du Cocyte comme tous les tiens sauvée de son triste sort par la bienveillance de mon fils [...] Tes jours de liberté sont finis humains, tu n’es qu’en sursit sache le, aussi ne me tente pas d’abréger cette mascarade."

Le regard que lui renvoya Adrix était imbibé de tout le mépris qu'il avait toujours eut pour la suffisance divine. Un cadavre ? Oui, c'était la vérité. Il était mort ce jour là, au champ de bataille et sans l'intervention de Phantasos il serait en train de subir les mille et un tourments réservés aux anciens protecteurs d'Athéna. Il le savait, il ne le savait que trop bien. Même le Cocyte ne lui était pas étranger, l'Irréel lui avait volontiers fait faire le tour de la propriété, usant de ses dons pour recréer une image fidèle du royaume infernale. Il n'y avait vu que des souffrances infinies, accompagnées par des bourreaux dont le sadisme n'avait d'égal que leur mauvais goût en matière de tortures.
Oui, et alors ? Devait-il pour autant se montrer reconnaissant ? Exprimer de la gratitude à ces Dieux qui se servaient de lui comme d'une poupée de chiffon en lui évitant un sort sans qu'il n'ait rien demander ? Qu'ils aillent se faire frire, Athéna, Hadès, Hypnos, tous. Quelles que soient leurs intentions, nobles ou mesquines, leur seul rôle dans cet univers était de lui casser les oreilles avec des morales absurdes, des visions grandioses du monde tel qu'il devrait être et qui à ses yeux de mortel avaient autant de consistance qu'un flan à la vanille. Les hommes luttaient pour eux, mourraient pour eux et n'avaient droit pour toute récompense que des regards autains et une douleur éternelle. Même la Déesse de la Guerre malgré ses beaux discours laissait ceux tombés en son nom subir les tourments de son frère sans plus de regrets. Elle n'était pas moins hypocrite que les autres, un chevalier disparu était un jouet à la poubelle.
L'indifférence qu'il éprouvait autrefois à leur égard se muait peu à peu en agacement, et aujourd'hui commençait à germer la colère. Et ce qui le frustrait le plus dans tout ça, c'est qu'il était devenu l'un d'eux. Mais s'il pouvait cela à son avantage, alors il le ferait sans hésiter.
Hypnos avait raison, il était en sursis. Sa survie et même sa conscience dépendait du bon vouloir d'une divinité capricieuse. Mais il sous-estimait tout de même une chose : La volonté d'un homme qui avait réussit à dompter l'armure sacrée du Poisson, et son envie de survivre. Son esprit n'était pas qu'une cochonnerie qu'on pouvait ôter d'une bête pichenette. C'était un tenace, et quand bien même Phantasos arrêterait son petit jeu, il ne se laisserait pas envahir si facilement, quitte à consumer leurs âmes à tous les trois.

"Demande-toi plutôt pourquoi mon fils a choisi en prenant l’apparence d’une femme, de te faire cadeau également de ce détail sadique qu’est l’hymen."

*.... C'est vrai ça pourquoi t'as fait ça ?!*

*J'ai le souci de la mise en scène, les corps que je revêts sont toujours d'une grande pureté !*


*Je commence à te détester aussi je crois*


"De plus, il me semble que mon cadeau t’ai fait plaisir, tu ne te débâtais plus beaucoup lorsque ton ami te couvrait de baisers, tu préfèrerais mourir que de l’avouer, mais en vérité tu as aimé ça, tu ne pourras le cacher, ni à toi, ni à moi."

Le rouge revint aux joues d'Adrix. Aussi écœurant que cela lui paraisse, même lui avait remarqué sa perte progressive de contrôle sur son propre corps. Sa tête s'était embrumée, ,son emprise s'était amoindrie de seconde en seconde, et la perspective que son esprit soit aussi malléable par son enveloppe le révulsait. Il ne tenait à rien davantage qu'à sa liberté de penser, et être manipulé par sa propre chair en plus du reste était le coup de grâce.

" Tu parles à un être ayant expérimenté et vécu tous les plaisirs ce cet univers, je sais reconnaitre un orgasme quand j’en vois un, et je sais que la barrière des sexes n’est parfois qu’un tas de feuille comparé au plaisir. Et qui plus est tu…"

*Il a raison tu sais, il y a du bon à manger dans les deux râteliers*

*Je me fiche de savoir que vous êtes plus dépravés les uns que les autres, c'est pas ça le problème*


*Et c'est quoi donc ?*

*Oh va savoir... Peut être qu'ai été attaché et que Dormin ait subit un lavage de cerveau ?*


*Ah... Oui c'est sûr présenté comme ça ce n'était pas la partie la plus orthodoxe*


Il sentit les doigts d'Hypnos parcourir son ventre et laissa s'échapper un frisson de dégoût. Il n'allait pas s'y mettre aussi ?! Une fois ça lui suffisait amplement, et s'il devait subir l'humiliation de la main du Dieu du Sommeil, il était certain de perdre le peu de raison qui lui restait encore.
Mais à sa grande surprise, plutôt que de pousser le jeu au delà de ses premières limites, le "père de famille" annonça avec le plus grand sérieux du monde :

"J’ai… Une bonne ou une mauvaise nouvelle pour toi humain, tout dépend de comment tu le prendras."

*Je le sens très mal ce coup là*

*Tu as bien raison*

*Quoi ?!*


"Ce qui fut au début sperme amer est devenu semence fertile"

Amer ? Il n'avait pas goû.... Attendez, qu'est-ce qu'il était en train de sous entendre là ?!

"Tu fus sans aucun doute en ovulation au moment de votre ébat, la fécondation a déjà eu lieu, tu es enceinte humain. Tu portes désormais la vie en ton sein. Votre affection réciproque va donner naissance à un enfant. Non attends… Deux enfants ! Quelle conclusion incroyable ! "

Le cerveau d'Adrix arrêta de tourner un instant, tout comme le reste de ses fonctions vitales d'ailleurs. Pendant quelques interminables secondes, il se crut redevenu cadavre sans vie. Sauf que justement, il y avait bien plus de vie en lui qu'il ne l'aurait souhaité. Le temps que l'information fasse le long trajet de son système nerveux jusqu'à son cortex et que des rouages embrumés par sa folle nuit se remettent soudain en route plus lucides que jamais.

*Willst du mich verarschen?!*


*Tiens tu parles l'allemand toi d'un seul coup ?*

Un bébé... Non, des jumeaux ! En train de croître dans son ventre. Jamais, jamais il n'avait cru donner naissance à quoi que ce soit, mais encore moins après sa mort et en tant que femme qui plus est. Au delà du côté on ne peut plus improbable de cette déclaration, elle lui faisait l'effet d'une enclume qu'on aurait larguée sur sa boîte crânienne.

"Ecoute moi bien Phantasos, c’est à toi que je m’adresse, toi tapis dans un recoin de ce corps."

*...*


*Ah, bouge pas, c'est pour moi là*

"Je suis sûr que tu te trouves très malin en ce moment"

*Je me crois toujours très malin voyons !*

"Peut être même que tu ris à gorge déployée"

*Ah non, en ce moment c'est le mortel qui contrôle notre gorge*

"Mais as-tu un seul instant imaginé ce qu’adviendront ces deux enfants si jamais nos ennemis s’en empare ? Ils seront faibles et fragiles tant que leur pouvoir et leur esprit seront enfantins. Des armes de choix à utiliser contre nous. Maintenant tu vas prendre tes responsabilités mon fils, ce que toi et moi avons créé via ces deux humains, nous allons le protéger."

*.... C'est une très bonne question tiens. Tu ne réagis pas ?*

*...*


*Toujours en état de choc, amusant*


Pourtant, l'Irréel devait s'avouer un peu confus. C'était sa faute, oui, c'était son sens du détail qui avait recréé l'anatomie féminine jusque dans ses détails les plus intimes, mais il n'avait jamais provoqué... ça. Il dirigeait au fantasme, à l'intangible, à l'illusion. Créer de son plein gré quelque chose d'aussi complexe et d'aussi concret que la vie n'était pas de son ressort. C'était le hasard qui avait voulu que la délicate machinerie qu'il avait reproduite se mette en route à cet instant précis, et non un geste délibéré. Même lui ne s’avouerait guère l'idée de porter dans son enveloppe charnelle deux nourrissons pendant plusieurs mois. Ce corps était aussi le sien, et il en subissait tous les désagréments autant que les atouts. Il aimait les plaisanteries, mais il serait l'une des premières victimes de celle ci. Et comme un enfant qui a fait une vilaine bêtise sans le faire exprès, il ne savait plus où se mettre. Clamer son innocence ne ferait qu'attiser la fureur de son père.

"Ecoute moi bien toi aussi humain"

*Chéri ! C'est pour toi !*


* Foutez-moi la paix. Une paix royale*

"Je n’ai que faire de ton opinion à mon égard, ni même de tes menaces, pour moi tu n’es qu’un cadavre de plus. Cependant ce que portes le ventre de mon fils doit être protégé et ta seule force ne suffira pas à cette tâche."

Il laissa s'échapper un petit rire nerveux. C'était juste trop à encaisser en une poignée d'heure, il était en train de craquer.

-Le "cadavre" porte plus de vie dans SON ventre qu'il ne l'aurait jamais envisagé. Ironique non "immortel" ?


"Ne te méprend pas, je ne le fais pas pour toi, ni même pour Dormin, je le fais pour eux, eux né de l’improbable."

-L'Improbable est un nom qui vous va rudement bien dans la famille...

*Je prends ça pour un compliment*

*C'en était pas un*


Les liens qui le retenaient disparurent alors, tout comme leur tortionnaire, non sans que ce dernier ne les gratifie d'une ultime tirade. Les mots "père" et "grossesse" continuaient de lui faire l'effet d'un coup de marteau... Il n'arrivait juste pas à réaliser.
Abasourdi il s’assit sur ce matelas maudit, tâtant d'une main son ventre brûlant. Il ne pouvait rien sentir, mais il savait que le Dieu avait dit la vérité. Il n'aurait su dire pourquoi, mais il avait l'intime conviction que jamais sa balance karmatique ne lui aurait épargné un pareil coup du sort.
Tremblant il s'élança lui même. Il avait envie de vomir. Non pas parce à cause d'un quelconque effet précoce de sa grossesse mais parce qu'il se sentait entaché jusqu'au plus profond de son être. Son corps avait été souillé, et même son esprit avait été noirci par la haine que lui inspirait Hypnos. Il aurait voulu retourner ses entrailles comme un vulgaire gant de toilette pour les laver. On s'était joué de lui comme d'une poupée et lui avait imposé un destin qu'il se refusait de rejeter. Ces petites vies qui prenaient naissance, il aurait pu les tuer. Jamais quelques cellules à peine formées n'auraient résistées à la brûlure de son cosmos s'il l'enflammait au bon endroit, mais il ne pouvait se résoudre à assassiner ainsi ce qui n'était même pas encore un nourrisson. Ils n'y étaient pour rien eux, il ne pouvait leur refuser leur droit à l'existence pour son seul confort.
Frustré, enragé, les yeux brouillés de larmes, le Chevalier d'Or hurla son tourment dans le vide, son cri raisonnant jusqu'aux derniers recoins de Fantasia, faisant trembler jusqu'aux fondements de cette dimension de démence. A défaut de pouvoir arranger la situation, il pouvait au moins décharger son trop plein d'énergie négative sur les malheureux résidents de son univers. Peu lui importait de l'égoïsme de son geste, le monde allait connaître une vague de cauchemars pendant quelques temps...
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[1750] sweet dreams[Adrix]

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