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 [1748] Vomis des Enfers ~ Lucille [Lydia & Hypnos]

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MessageSujet: [1748] Vomis des Enfers ~ Lucille [Lydia & Hypnos]   Mer 27 Juin - 23:11

[Cette chronique se passe juste après la sortie de Lydia des Enfers et Lydia elle-même vient d'ici]


Sphères des Enfers en pleine tourmente...

Entendez-vous les fureurs des combats ? Sentez-vous l'avancée des cosmos venus pour vous détruire ? Mettre à terre l'oeuvre des divins monarques. Les ailes sont là pour vous défendre en l'absence de leur protectrice mais où s'est-elle égarée ?

La brume n'a eu de cesse de recouvrir les environs en un voile protecteur. L'éclat de la lune a baigné la demeure de sa lumière vivifiante alors que les branches des arbres de glace se paraient d'innombrables protectrices aux ailes et aux dents acérés...

Toutes n'avaient de cesse de défendre la demeure du Griffon et de la Gardienne de l'Eté, soutenant la garde mais rien n'avait pu empêcher les saints et les Ases de passer.

Dépassés, les gardes en armes n'avaient pu opposer nulle résistance juste assister de très loin au courroux du maître de l'Olympe...

Le retour de Zeus avait comme sonné le glas des Enfers et avant que nul ne puisse se mettre à l'abri, la tempête s'était abattue et les avait tous fauchés...

~~~~~~~~~~~~~~~~

Tourmente et déluge d'éclairs...

ballotée comme une simple fétu de paille, elle n'avait pu contempler quoi que ce soit. Aveugle et pourtant consciente, elle s'était retrouvée comme engourdie et hébétée...

De toute part, des ombres tournoyaient autour de sa silhouette voluptueuse. Elle ne pouvait le avoir, cette superbe suivante mais les Filles de la Lune Sanglante n'avaient eu de cesse de veiller sur elle ainsi que sur tous ceux qu'elles avaient pu rejoindre à temps.

Dispersées par des vents contraires d'une violence inouie, les plus malchanceuses se heurtèrent aux flammes du soleil à son zénith et encore l'ordre de la somptueuse Lydia résonnaient en elles.

" Protégez les gardes, protégez la Tolomea !!!

Et veillez sur ma tendre Lucille !!!"


Ainsi, la vampire avait-elle insufflé sa volonté en elles, les chauves-souris avaient accompli sa volonté en un ballet à nul autre pareil.

" Tournoyez, mes soeurs, autour de ma demeure, enveloppez Lucille de votre force, soutenez les gardes en armes et sauvez ceux qui peuvent l'être encore. "

Rien n'était simple et pourtant, elles y étaient arrivées. Les Enfers avaient comme vomi un nuage encore plsus ombre que la nuit. Un nuage portant en son coeur une servante des gardes mais aussi une âme parmi quelques autres.

Pathétiques fantômes destinés à s'étioler en l'absence de la protection du seigneur Hadès. Rien en cette terre n'était fait pour accueillir les âmes défuntes alors que les gardes et Lucille auraient toutes leurs chances si leur Gardienne se penchait sur eux et les retrouvait.

Fantômes si négligeables que nul ne prendrait garde à l'un d'eux. Son entrave se briserait à l'éclat du soleil sans que personne ne sache quelle folie avaient pu pousser les gardes à le laisser s'échapper...

Bien sûr, les damnés étaient sensés soutenir les enfers mais Lydia n'avait-elle pas ordonné un régime particulier pour celui-là ? Qui avait bien pu leur inspirer de faire quitter sa fange au sieur Cédrick.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Vomis des Enfers pour finalement atterrir sur les terres de la douce France.

Lucille avait émergé au milieu des chauves-souris, parée des atours que lui avait offerts Lydia ainsi que de splendides parures. Si belles qu'elles attireraient sans aucun doute la convoitise.

Mais ce qui devait bien plus effrayer la suivante était cette marque qu'elle portait en sa chair de l'emblème : l'emblême du démon Succube. De quoi attiser les haines si par malheur, elle se retrouvait dénudée. La marque de la Succube que la vampire n'avait pas encore totalement effacée hantait sa tête tandis qu'elle espérait de tout coeur ne pas être tombé dans un pays qui pouvait lui être hostile.

Elle resserra sa cape déchirée autour d'elle, dissimulant au mieux ses appâts. Un murmure et un sourire soudain. Des gardes de la Toloméa se trouvaient tout proches. Quelques fantômes les entouraient ça et là.

Mais que lui importaient ces âmes. Elles ne pouvaient sans doute rien faire.

Les silhouettes se précisèrent et les gardes quoique très affaiblis la rejoignirent. Tous semblaient heureux de se retrouver. Lucille s'était presque mise à courir avant qu'une détonation ne déchire le silence tout relatif et que des chiens ne se fassent entendre.

Des hommes se trouvaient là...

Aussitôt un des gardes se plaça devant elle tandis que les petites Vampires se rassemblaient, toutes porteuses du cosmos de Lydia et trop effrayantes pour paraître normales.

Tous se préparaient au combat mais hors de leur domaine, seraient-ils de taille ?
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MessageSujet: Re: [1748] Vomis des Enfers ~ Lucille [Lydia & Hypnos]   Lun 9 Juil - 0:25

D'un mouvement, le plus robuste des gardes s'était placé en bouclier devant la jeune femme. Un véritable colosse roux bardé de fer. Son rude visage tanné et barré d'une large cicatrice ainsi que son attitude inspirait le respect mais aussi la crainte. Sa tenue sombre ainsi que celle des autres gardes de la Tolomea avait eu de quoi effrayer les premiers arrivants. Enfin pas vraiment de quoi pavoiser, il s'agissait de très jeunes garçons en train de garder les troupeaux ou de travailler aux champs. Seulement, quelques-uns d'entre-eux n'avaient pas tardé à sonner l'alerte et le temps que les gardes se rassemblent et retrouvent un semblant de cohésion, la maréchaussée était arrivée en plus de tout ce que l'on pouvait trouver d'hommes valides désireux d'en découdre des hommes plus que suspects. Et pour couronner le tout, les religieux du coin avaient fini par rejoindre les gens d'armes.

Ainsi semblaient évoluer les choses. Les hommes s'étaient rassemblés soutenus par l'Eglise pour venir à bout de ces barbares surgis de nulle part encerclés d'éclairs, de brumes et de chauves-souris. Là, où ils se tenaient, l'herbe encore fraîche de la veille portait d'innombrables traces de brûlures. Une odeur de souffre flottait même dans l'air. Enfin, c'était ce que disaient les plus âgés. Puis, enfin, il y avait ces chiroptères qui ne cessaient de voler en tous sens. Ces bêtes démoniaques qui entouraient ces envoyés du diable menés par une Démone, fille de Lilith.

Fille qui de son point de vue pouvait en voir plusieurs se signer. La peur se lisait dans leurs regards mais aussi dans leurs odeurs. Cela empestait littéralement. Ses magnifique yeux se levèrent vers le ciel et quelques-uns des petites vampires qui semblaient avoir un but différent.

Lucille respira plus calmement en comprenant que toutes n'étaient pas forcément là pour combattre mais qu'elles recherchaient aussi une issue par où fuir. Chose qui devenait de plus en plus vitale lorsqu'elle vit arriver d'autres gardes, des religieux vêtus de noir, ainsi que des chariots et des instruments guère réjouissants.

Les combattants de la Tolomea quant à eux étaient bien décidés à vendre chèrement leurs peaux s'ils ne pouvaient se dégager de cette ennuyeuse situation mais par dessus tout, ils étaient bien décidés à sauver la servante de la Vampire. Lydia la leur avait confiée en même temps que la demeure qu'elle partageait avec le juge du Griffon. Et ces gardes des Enfers étaient des hommes d'honneur épris de justice même s'il s'agissait de celle du monde souterrain et que certaines de leurs méthodes auraient eu de quoi faire blanchir les pires inquisiteurs.

Soudain, une cloche se mit à sonner ainsi que plusieurs cors dans l'ensemble des lieux que les hommes avaient tenté de reconnaître. Ils étaient à l'orée d'une forêt environnée de champs et plusieurs villages devaient se trouvaient près très loin, voire des villes vu le nombre de gens qui avait si vite grossi la première troupe.

Le chef de la maréchaussée lança un ordre et aussitôt les premiers coups s'échangèrent. Des tirs de mousquets et d'autres armes à poudre. Des jets de tout ce qui pouvaient faire mal et des tirs de carreaux. De la fumée et de la brume, de la cendre et de l'ombre. L'Etoile des Ténèbres les soutenait au travers de ses compagnes. Petites vampires qui ne tardèrent plus à plonger, féroce et assoifée de sang et de mort, provoquant un véritable mouvement de panique dont profitèrent les gardes infernaux pour fuir. L'un d'eux souleva Lucille comme une brindille, l'emmenant le plus loin possible de cette meute tandis que les autres couvraient leurs arrière.

La jeune femme était quelque peu perdue mais elle ne pouvait louper les chauves-souris qui guidaient ses protecteurs loin de ces brutes. L'odeur du sang flottait toujours. Certains avaient donc été blessés. Chose que Lydia leur fera payer.Songea le servante avant de l'exprimer à haute voix.

- Lydia nous vengera... Jamais, elle ne leur pardonnera le mal qu'ils nous ont fait.
- Oui, nous savons, Lucille. Notre magnifique Vampire les tuera tous pour nous sauver. A nous de lui offrir le temps de surgir des Enfers.
- Ses compagnes sont là. Ma dame ne doit plus être très loin.
- Les vampires la mèneront à nous.


Puis manquant de tomber, le garde resserant sa prise sur la jeune femme avant d'ajouter étrangement calme.

- Essaye de ne pas remuer. Tu es légère comme une plume mais...

Elle sourit malgré le péril les menaçant. Jamais, les gardes ne se plaindraient. Ils étaient la fierté des Enfers et le prouveraient. Soudain de nouveaux cris se firent entendre.

- Ils se sont séparés.
- C'est notre chance.
- Damian, emmène Lucille en sûreté. On se charge du premier groupe de gêneurs.
- Bien chef !!! Envoyez-le là où doivent se rendre d'aussi mauvaises âmes.
- On ne trompe pas les suppôts des Enfers.


Le ton du Colosse roux était à glacer le sang alors que quelques fantômes avaient étrangement suivi le groupe. L'habitude sans doute de rester près de leurs bergers. Bergers qui ne pouvaient leur prêtre trop d'attention pour la plus grande joie de l'un d'entre eux. Cédrick guettait surtout la suivante chargée sur les épaules de l'un des gardes. Cétait elle qui était la clé.

Un rictus terrible apparut quelques instants avant de s'effacer. chaque chose en son temps et ce fut sans un regard pour le groupe infernal que l'ancien damné s'éloigna sur les traces de l'ancienne esclave.

Ainsi se scinda le groupe. Et les sept gardes se préparèrent au combat. Quatre d'entre eux avaient été blessés. Signe qu'ils ne survivraient sans doute guère aux combats dans un lieu aussi hostile. Sans le secours de leurs divinités, ils se savaient condamnés mais si d'aucuns devaient hurler de terreur et de souffrance, ce seraient bien ceux qui venaient de les rejoindre. Une troupe d'une trentaine d'hommes en armes accompagnés de chiens dressés aux combats et d'une quinzaine de paysans armés de fourches, de piques et de tout ce qui pouvaient tailler en pièces ceux leur faisaient face.

Sur certaines de ces piques voire aux ceinturons de certains d'entre eux pendaient les petites vampires. Un tel sacrilège allait se payer dans le sang.

D'ici peu sonnerait l'hallali. Tous en étaient convaincus. Tous le savaient, le sentaient.

Une seule inconnue demeurait : Pour qui ?



Dernière édition par Lydia le Mar 10 Juil - 19:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [1748] Vomis des Enfers ~ Lucille [Lydia & Hypnos]   Mar 10 Juil - 18:14

Arrow La cathédrale d’Hadès

Sous le regard complice de sélène apparut soudainement dans les ténèbres un homme aux cheveux verts et aux habits élégants, malgré son air nonchalant, quelque chose dans ses yeux laissait transparaitre comme une impression de malaise, l’impression d’etre en présence d’un serpent n’attendant que l’appétit ou encore l’ennuie pour se jeter sur vous. Mais en cet instant, le serpent semblait occupé, occupé et avec un but évident. Cet endroit l’avait attiré non par curiosité et encore moins par frénésie combative, ce fut un cosmos bien particulier qui le fit se rendre ici et maintenant. Celui d’une femme, celui d’un spectre, celui du vampire infernale Lydia…

« J’arrive Lydia, j’espère que tu es prêtes… »

Ainsi l’homme aux cheveux verts commença son trajet à pied dans les rues d’un petit village encore endormis. Non loin de là, sur les collines bordant la petite bourgade, se trouvait la source de ce cosmos, Lydia avait choisi une bien étrange retraite en vérité, pourquoi cet endroit loin de tout si ce n’était pour se cacher, quoi de plus naturel pour un traitre.

Cela ne sera pas suffisant très chère, aucune tanière ne sera assez profonde, aucune grotte ne sera assez obscure, car je suis celui qui te poursuit, je suis celui qui reste éveillé lorsque tous dorment, je suis le Sommeil, je suis l’inertie, je suis Hypnos et cette nuit je viens pour toi.

Marchant d’un pas tranquille, le dieu du sommeil profitait de ce clair de lune si pur pour ressentir le bonheur de la quiétude, le calme, le silence, la paix, tout ce qu’il appréciait en vérité. Cela le changeait de cette réunion au sommet avec le sombre empereur à présent en sommeil, en attente d’un nouvel hôte. Enfin un peu de tranquillité, mais toujours le devoir, le devoir et la nécessité de réponses aux nombreuses questions qui l’assaillaient.

A mesure qu’il s’approchait de la source de ce cosmos, des détonations se firent entendre, comme des coups de feu, puis très nettement les rumeurs d’un combat lui parvinrent.

Tiens donc, ce vampire aurait-il eu des envies de sang ? Elle fait beaucoup de bruit pour un nosferatu… Beaucoup trop en vérité.

Instantanément, le dieu du sommeil s’envola dans la nuit noire pour filer en toute discrétion vers le lieu des affrontements. Quelle ne fut pas sa surprise…

En contrebas ne se trouvait nullement celle qu’il cherchait, mais une troupe de garde squelette ainsi qu’une jeune femme visiblement protégée par les chiroptères du vampire.

Lucille ?

Lucille oui, ainsi elle est ici elle aussi, hum… Cela va m’etre très utile, à présent j’ai un appât pour le vampire, nous savons tous deux qu’elle remuera ciel et terre pour la retrouver, il ne nous reste plus qu’à attendre, et regarder.


Et c’est exactement ce que fit à une centaine de mètre du sol le fils de la nuit, il contempla le combat des gardes squelette contre une vague de fanatique humain chasseur de démons. Malgré qu’ils soient hors du sombre empire, force était de reconnaitre qu’ils se défendaient bien, sans une plainte, sans un cri de douleur… Braves soldats qu’ils étaient, ni la mort ni la douleur ne leur feraient plus jamais peur, tels étaient les guerriers squelettes. Mais malgré leur bravoure, ils ne pourraient tenir encore bien longtemps contre les fusils et le nombre de leurs adversaires, même des fourmis peuvent terrasser un lion, et encore une fois, le nombre allait vaincre.

Eh bien Lydia, que fais-tu ? Laisseras-tu donc souffrir tes troupes et ta servante sans venir même leur porter secours ? Je sais que tu es sur terre e ce moment même, et je sais que tu n’es pas loin. Allez, apparait devant moi, viens les sauver et reçoit ton châtiment…

Mais rien ne vint, les humains avaient été vaincu mais d’autre parvenaient de toutes les directions, des aboiements ainsi que des cris de colères se firent entendre, d’autre parvenaient alors que le groupe infernal se scinda en deux.

Tsssssssssssss, pas un n’est tombé, rien d’étonnant. Mais maintenant que vais-je faire ? Si j’interviens, j’informerais sans doute le vampire de ma présence en ces lieux…

Sauvez-les je vous en prie, ces hommes sont la garde privée de mon palais de Tolomea, des âmes de valeur, droites et honorables, ils ne font qu’obéir aux derniers ordres qu’ils ont reçu.

Et alors ? Tes anciens hommes ne me concernent en rien, seul le vampire m’intéresse, je ne vais pas risquer de retarder d’avantage notre rencontre pour tes états d’âmes. Et puis n’oublie pas qu’ils sont déjà morts une fois, ils peuvent très bien mourir encore et encore à présent, peu m’importe.

Ils… Ils vous seront plus utiles non-vivant que non-mort, ils savent ce qui s’est passé après que j’eus quitté la sombre impératrice, ils savent ce qu’a fait Lydia après que je l’ai vu la dernière fois.

Même si c’était le cas, rien ne m’assure que ces informations en valent le coup, si jamais j’interviens maintenant, elle me sentira, elle saura que je suis après elle. Elle ne se montrera pas.

Alors vous n’aurez qu’à prendre Lucille pour l’obliger à se montrer.

Hum… Pourquoi pas après tout, j’espère pour toi que tu as raisons, tu n’aimerais vraiment pas me décevoir.


Et ainsi le dieu du sommeil tomba telle une pierre en direction d’une troupe de soldat armé de mousquet suivie par un groupe d’ecclésiastiques. Il n’y eut aucun impact, aucun bruit, pas même un cri de stupeur, tous furent réduit au silence alors qu’ils s’écroulaient tous sur le sol dans un sommeil profond.

Et une de moins, mais…

Posant les yeux sur un des prêtres allongé par terre, le dieu du sommeil remarqua les habits que celui-ci portait, du bien bel ouvrage en vérité, à la fois sobre, simple et élégant.

Voyons voir ça de plus près.

Le corps inerte du prêtre s’éleva dans les airs puis commença à tourner sur lui-même, comme pour dévoiler au dieu du sommeil l’intégralité de son costume sous tous les angles.

Vraiment du bel ouvrage…

Mais enfin seigneur, ce n’est vraiment pas le moment de vous choisir un nouveau costume, les humains vont tous les tuer !

Allons, allons, mon cher Minos, crois-tu vraiment que je sois là à ne rien faire, crois-tu vraiment que j’ai besoin de bouger pour agir ?


Reportant son attention sur le prêtre, l’homme aux cheveux vert sembla briller un instant, une fraction de seconde, puis d’un seul coup, son apparence avait complètement changée, à la fois ses habits mais aussi son visage et même ses cheveux.

Spoiler:
 

Le nuage masquant la lune s’éclipsa pour révéler autour du dieu du sommeil une brume émeraude qui semblait s’étendre à perte de vue, au pied du fils de la nuit avait éclos d’innombrables pavots dégageant leurs parfums soporifique à la lumière de la lune, aucun humain ne pouvait y résister, ce parfum particulier avait été conçu pour n’endormir que les simple mortels, mais qui sait, peut etre que dans un excès de zèle la dose avait été trop concentrée.

Je crois que ça suffira, reprenons là où nous en étions.

A nouveau le sol se déforma sous les pieds du fils de la nuit avant que celui-ci ne prennent son envol pour la colline où devait encore se trouver à présent les sept gardes restant. Tout était redevenu calme, tous dormaient paisiblement, tous sauf sept gardes visiblement décontenancés par ce qu’il venait de se passer. Et cela n’allait pas aller en s’arrangeant car ce fut devant eux qu’atterrit le dieu du sommeil en personne, évaporant la brume couleur émeraude à son contact, son manteau flottant au grès du vent qu’il générait autour de lui. Posant délicatement son pied sur l’herbe roussie, le fils de la nuit fit alors briller sur son front son étoile, symbole de son identité connue de tous au travers le sombre empire et même ailleurs, l’étoile à six branches ainsi que ses pupilles dorées étaient plus qu’une présentation en cet instant, c’était aussi un avertissement.

« Paix, guerrier du sombre empire. J’imagine qu’il n’est pas nécessaire de me présenter. Si je vous ai sauvé, ce n’est pas un acte désintéressé, c’est pour avoir votre version des faits, dites-moi ce qui s’est passé dans la Tolomea après que votre maitre Minos l’ai quitté, ou plutôt dites-moi ce qui s’est passé la dernière fois que Lydia y a mis les pieds. »

Et pendant tout ce temps, Lucille s’éloignait du dieu du sommeil, sans doute à présent hors de portée de la brume narcotique, là où d’autres ennemis pouvaient l’atteindre.

Parfait, qu’elle se mette en danger, sa maitresse n’en accourrait que plus vite, et alors je saurais déjà une partie de la vérité.
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MessageSujet: Re: [1748] Vomis des Enfers ~ Lucille [Lydia & Hypnos]   Jeu 12 Juil - 15:01

Lucille ne cessait de s'éloigner alors que les coups s'échangeaient. Âpres et cruels aux relents de poudre et de sang, tels étaient les échanges entre les gardes infernaux et les protecteurs du monde des hommes. Cris si vite étouffés sous la puissance des sept. Des corps jonchaient le sol sans émouvoir des non-vivants habitués aux prisons des Enfers. Ces formes allongées n'étaient que des futurs locataires qu'ils retrouveraient sans doute un jour.

Les âmes passaient hagardes et sans force, éperdues sans même savoir que c'étaient les gardiens des Enfers eux-mêmes qui venaient de mettre un terme à leurs existences. Certains des fantômes évadés observaient la scène sans bouger. Trop occupés à sauver leurs non-vies et celle de Lucille, les Sept ne purent voir l'un de ses damnés se glisser dans le corps d'un être faible ou plutôt le seul à avoir eu la présence d'esprit de se sauver dès qu'il avait vu les chiens se mettre à ramper sur le sol. La peur, les animaux étaient terrorisés. Sans doute étaient-ils les seuls à réaliser le péril les menaçant. Unique survivant avait fui sans demander son reste, fui sur les traces de Lucille.

Derrière lui, les autres, la première troupe s'était faite massacrée mais d'autres règleraient le compte des soldats infernaux. ce n'était qu'un question de temps, le nombre aurait raison de ses vaillants gardes et lui aurait le champ libre...

De leurs côtés, les gardes se préparaient au deuxième assaut, sans se plaindre sans même laisser couler la plus petite goutte de sueur ou de sang. Leur fierté était aussi grande que l'espoir que leurs maîtres refusaient à ses invités. Même lorsqu'ils comprirent que la fin était proche. Si la Vampire n'arrivait pas à temps, tous mourraient mais ne feraient-ils pas que rentrer chez eux ?

Les Sept pointaient ce qu'il leur restait d'armes lorsqu'une brume émeraude submergea l'ensemble des lieux. Un nuage qui n'avait rien de commun avec celui de Dame Lydia. La sublime chasseresse s'entourait d'une brume aux tons rouges et chaleureux aliors que celle-ci était verte et apaisante...

La paix dans le sommeil...

Les humains étaient tombés comme des masses avant que n'apparaissent quelques secondes plus tard le responsable. Une divinité devant qui tous se ployèrent. Comment auraient-ils pu ne point le reconnaître ? Hypnos en personne vêtu d'une tenue inspirée de celle de l'un des prêtres mais bien plus somptueuse, plus digne du noble fil de Nyx.

Tous se turent, l'écoutant avec le grand respect, le visage penché vers le sol. Quelques nouvelles secondes s'écoulèrent avant que le plus fort des Sept ne prit la parole, après voir ôté son casque.

- Mes respects, seigneur Hypnos, ainsi que ceux de tous mes compagnons. Nous sommes tous à vos ordres.

Puis, relevant la tête.

- Pour répondre à votre demande, Lydia de la Vampire, protectrice et gardienne de la Tolomea aux côtés du seigneur Minos est demeurée à son poste, veillant à renforcer au maximum les défenses tout en nous procurant les meilleures armes avant de partir à son tour au combat.

Ses chauves-souris sont restées avec l'ordre de nous défendre ainsi que Lucille. Nous avons tous suivi son combat contre le Loup d'Asgard.


Le ton du garde se fit plus que haineux à l'évocation de ce nom tandis que ses compagnons serraient les poings et les mâchoires. Tous rêvaient de mettre cet homme à mort.

- Elle n'avait pas récupéré toutes ses forces et elle a succombé sous les coups de son adversaire. Le spectre du Démon a bien essayé de la sauver mais il était trop tard. Tout est allé trop vite. Nous l'aurions perdue si notre reine vénérée, sa majesté Perséphone ne lui avait pas rendu la vie. Dame Lydia lui a toujours été fidèle et notre majesté a reconnu sa valeur une nouvelle fois.

Juste avant que ce ne soit ce sacrilège de Lion d'or qui l'attaque à son tour. Lui qui se vantait d'avoir vaincu votre divin frère a jeté son dévolu sur Lydia qui est aussi une de ses fidèles. La marque du seigneur Thanatos apparaît d'ailleurs parfois sur le front de dame Lydia.

Pour la suite, je ne peux rien dire de plus. Juste qu'elle combattait toujours ce monstre lorsque la tempête nous a tous explusés hors des Enfers. Et aucun de nous ne sait ce qu'il lui est advenu ensuite. Tous ce que nous savons c'est que les chauves-souris continuent à exécuter ses ordres.


Puis, l'homme se tut, attendant la réponse du seigneur Hypnos tandis qu'au loin, Lucille était hors de portée.

~~~~~~~~~~~~~~~~~

Des pas lourds et le souffle du dernier garde protégeant la suivante de Lydia. Le cri d'une femme tandis qu'une rafale venait faucher la vie de celui qui tentait de la sauver.

Seule face à la meute des gens en armes et des prêtres, Lucille ne put résister bien longtemps. Des brutes s'emparèrent d'elle avant de lui arracher le haut de sa robe sous le regard brillant des hommes qu'ils soient prêtres ou non. Toutes ses parures avaient disparu sans qu'elle ne puisse voir qui les lui arrachait ou les récoltait. Impuissante face à la dizaines d'hommes qui avaient fini par le maîtriser avant de la dépouiller, elle atterrit dans l'un des chariots où les gardes la jetèrent avant de l'enchaîner.

Et cela était encore loin d'être fini car un cri effroyable parvint à ses ouies avant qu'on ne la frappe avec la dernière des brutalités. Une corde autour de son cou et un noeud coulant avant qu'on ne la relève, la meurtrissant encore davantage. Les chaînes écorchant sa peau mise à nue.

Puis, les vociférations de la foule.

- Regardez, nous tenons la sorcière !!! Cette marque en est la preuve !
- Qu'on la pende !!!
- Qu'elle brûle, qu'on répande ses cendres !!


Tant de cris et d'injures en plus des coups et de ces mains posées sur elle. Elle dut perdre un instant conscience car elle découvrit soudain le clocher d'une église projetant son ombre sur elle. Des chauves-souris agonisantes et suspendues par les pattes allaient visiblement l'accompagner dans son supplice.

- Espèce de monstre déformant les divines paroles pour assouvir tes pires penchants et désirs !! Apprend que les Enfers t'accueilleront dès que tu seras passé.
- Silence, Femelle misérable et perverse. Que le feu te fasse expier tes péchés.


Un autre coup en plein visage lui fendant la lèvre. D'autres hommes approchèrent de la suivante à demi-nue, enchaînée au milieu des chiroptères.

- Dame Lydia... Si seulement...

L'une des torches allait embraser le bûcher mais la flamme disparut aussitôt. Et elle ne fut pas la seule. Toutes les autres s'éteignirent tandis qu'une brume s'élevait du sol et avant que l'un des hommes ne puisse lever la main vers la condamnée, la cloche se mit à sonner.

- Le glas...

Le glas sonnait tandis que lune prenait un éclat de plus en plus brillant et doré. Puis, enfin les flammes apparurent mais pas là où les humains s'y attendaient. Si brillantes qu'elles éclairèrent l'ensemble des lieux avant qu'une voix enchanteresse ne se fasse entendre.

- Vous qui osez usurper la parole de dieu, je vous cite à comparaître devant lui. A la porte des Enfers, je me tiens et désigne ceux qui y tombent, damnées et meurtriers, pêcheurs parmi les pires voués aux supplices infernaux. Inclinez-vous et implorez la pitié de vos victimes car dieu, lui, vous a déjà jugés.

Le prêtre ayant ordonné le supplice de Lucille fit mine de s'avancer mais le feu du ciel sembla soudain s'abattre sur lui. L'orbe de l'Eté venait de totalement se fondre en la Vampire qui apparut nimbée de sa brume après avoir sauvé et détaché sa suivante.

- Que les flammes t'ouvrent le chemin des Enfers. Moi, l'Ange me tenant à la porte t'y envoie.

Puis s'adressant à l'assemblée pétrifiée de peur, elle se tourna vers ceux qui avaient porté la main sur sa tendre Lucille.

- Et vous, misérables qui avaient osé prêter foi à ses mensonges, joignez-vous à son trépas.

La brume les enveloppa aussitôt et tous tombèrent au sol, comme foudroyés, sans que nulle blessure n'apparaisse. Quant aux derniers témoins, ils ne purent que s'incliner devant celle qui leur apparut enfin clairement. Encore plus enchanteresse et magnifique que sa voix. Telle était la nouvelle apparence de Lydia de la Vampire Gardienne de l'Eté, une sublime jeune femme à la chevelure rousse enveloppée d'une longue robe blanche flottant autour d'elle ainsi que d'une armure ailée, aux tons ambrés, proche de l'or mais d'un or sombre. Son regard alla ensuite de l'un à l'autre avant qu'elle ne reprenne.

- Disparaissez de ma vue. Votre heure n'a point encore sonné et vous aurez ce qu'il reste de votre vie pour tenter de vous racheter. Que ce lieu soit purifié et dévolu non plus au massacre d'innocents mais à la vie et au respect des divinités. Partez tous et que nulle parole sur ce qu'il s'est passé en ce jour ne franchisse vos lèvres sinon, l'Enfer vous prendra aussitôt.

Et sur ces ultimes mots, elle vit la foule fuir, aussi livides que les âmes des morts. Jouer de son rôle de gardienne de l'Eté pour frapper de terreur ces êtres indignes avait suffi à faire place nette et la Vampire se pencha sur Lucille qu'elle tenait à présent entre ses bras. Son cosmos enveloppant avec douceur la jeune femme. Puis entaillant sa main.

- Tiens, bois, ma tendre Lucille. Si le chevalier du Lion ne m'avait pas emmenée aussi loin, j'aurais pu intervenir plus tôt.

Les larmes coulant le long de ses joues la blonde servante qui se gorgeait du sang de la spectre. Aussitôt, ses blessures commencèrent à guérir. Les marques s'effaçant de son visage.

- Dame Lydia.
- Chut, reprend des forces. Les autres aussi sont sauf. Et même Damian, j'ai pu intervenir in extremis.


Puis, apercevant Lucky tenant un manteau sombre, elle ajouta.

- Tiens, prend aussi ceci en attendant que je te trouve d'autres vêtements. Que le seigneur Hypnos ne te découvre pas ainsi.

Le regard de la jeune femme s'ouvrit tout grand.

- Son aura divine s'est manifestée et mes quelques compagnes encore en vie tournent autour de lui. Il va venir, bientôt...
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MessageSujet: Re: [1748] Vomis des Enfers ~ Lucille [Lydia & Hypnos]   Jeu 12 Juil - 17:16

Un genou à terre et la tête baissée, ainsi ployèrent les gardes infernaux alors que j’apparaissais à leurs yeux. Leurs fidélités comme leurs bravoures étaient intactes. La brume avait disparue et aucun d'eux n'en avait subis les effets, même dans cet état ils demeuraient encore bien supérieur à de simples humains. Leurs mots me laissèrent une étrange impression, je m’étais attendu à un récit plus conséquent, mais en fait leur version se résumait à quelques informations de grandes importances, des informations que même Minos ignorait.

Ainsi le loup bleu a osé mettre ses pates immondes sur la chasseresse infernale… Maudit soit-il, maudit soit-il à jamais !

Paix Minos. Cesse de te laisser emporter par ton aversion pour cet humain sans importance, si le destin le veux bien son heure viendra. Mais en attendant il semble que l’impératrice Perséphone ait un lien particulièrement étroit avec ce vampire… C’est étrange, et très fâcheux…

Fâcheux ? Pourquoi fâcheux ?

Parce que cela lui confère certains passe-droits et une protection dont ne dispose pas le spectre lambda. Hum… Il va me falloir etre ingénieux, je n’aurai sans doute pas une seconde chance.

Votre suspicion à son encontre est une erreur seigneur je vous l’affirme, elle n’est pas une traitresse ni une déserteuse, ses combats et les faveurs de sa divine majesté en sont des preuves incontestable.

Nous verrons Minos, nous verrons.


J’avais eu ma première version, apparemment unanime auprès de tous les gardes ici présent, aucun n’avaient réagis de manière contraire, tous étaient unis sur les points évoqués… Une version qui allait dans le sens de l’absolution de Lydia.

Comme tu l’avais fait en ton temps n’est-ce pas Minos ? Néanmoins tout cela ne m’indique pas pourquoi elle reste sourde à l’appel du sombre empereur et qu’elle cache son cosmos encore maintenant… Je sais qu’elle est encore en non-vie, ses chiroptères en sont la preuve. Alors pourquoi ? Pourquoi ne revient-elle pas parmi les siens ?

Même Minos ne put répondre à cette question, ce qui prouvait que c’était une bonne question, une très bonne question même.

Perdu dans mes pensées, les bras croisés et la tête baissée, je restais en alerte quant à cette Lucille. Tous ses protecteurs étaient à présent tombés sous les tirs et les coups des humains fanatiques qui les pourchassaient. Je n’osais imaginer quel allait etre le sort que cette foule en transe allait lui faire subir.

L’enfer est moins cruel que les Hommes…

Sauvez-là je vous en prie, non-morte elle ne vous servira à rien !

Haaaaaaaa, je suppose que tu as raisons, je…


Un souffle, une sensation nette et certaine, ELLE était là, ses chiroptères eux même réagirent à son arrivée.

Enfin…

Relevant la tête, un sourire ravis sur le visage, je me devais de la rejoindre au plus vite avant qu’elle ne disparaisse une fois encore, elle s’était lancée à la rescousse de Lucille comme je m’y étais attendu et maintenant je pouvais entrer en scène.

« Je vous entends et je vous crois, orgueil du sombre empire. Votre dévouement vous honore et votre gloire résonnera dans les récits infernaux. N’ayez plus aucune crainte, car en cet instant je sais où se trouve votre maitresse, suivez-moi et allons la trouver. »

Faisant alors apparaitre une large plateforme circulaire et transparente sous mes pieds ainsi que sous ceux des sept gardes encore à genou qui s’étonnèrent de cette apparition, je nous fîmes prendre doucement de la hauteur et de la vitesse. Nous n’avions pas à aller bien loin, déjà se dévoilait à mes yeux les fuyards, ou plutôt les survivants de la colère de Lydia. La lune avait pris une teinte dorée et brillante, aucun doute sur l’origine du phénomène, arriva alors la petite église, l’endroit approprié pour un châtiment divin, ou une absolution de même nature. Je serais le seul à en décider, et j’aurais mes réponses quoi qu’il en coute.

La plateforme se posa sans un bruit sur le sol avant de disparaitre totalement devant un tas de bois visiblement destiné à devenir un bucher. Devant moi se trouvait de nombreux corps ainsi qu’un tas de cendre dont je devinais sans peine la provenance, mais surtout se trouvait celle que je cherchais depuis maintenant de longues et nombreuses minutes, un temps incroyable pour un dieu. ELLE avait apparemment laissée son surplis pour endosser une merveilleuse robe blanche ornée de pièces d’armures à la couleur de l’ambre. Quelle était donc cette nouvelle armure ? La nouvelle forme de son surplis ? Non. Seul le sombre empereur pouvait créer ou même modifier les surplis. Alors qu’était-ce ? Cela pouvait attendre, d’autres questions plus urgentes devaient etre posées et des réponses devaient etre données.

« Bien le bonsoir Lydia du vampire, je te trouve enfin. Sais-tu que tu occupes mes pensées depuis presque une heure maintenant et que c’est seulement maintenant que nous nous rencontrons. J’avoue que cela me rends perplexe, très perplexe. Tes soldats ont combattus avec honneur et courage et j’ai déjà obtenu d’eux quelques réponses, mais une question demeure à mon esprit. Je sais pertinemment ce qui s’est passé dans le sombre empire lorsque le keraunos fut libéré, tous ont subis le courroux du père de l’Olympe, même sa propre fille. Je sais aussi que tu te trouvais à cet instant en plein affrontement avec le fou qui à cru avoir tué un dieu, et maintenant tu es ici apparemment en pleine forme. Pourquoi ? Pourquoi n’es-tu pas revenu vers le seul lieu sur Terre qui convient à ceux de ta nature ? Ignores tu donc que notre empereur est désormais libre ? Oui libre mais en sommeil au cœur de sa cathédrale ? Pourquoi caches-tu ton cosmos ? Pourquoi te caches-tu ? »

Les questions avaient été posés, rien ne viendrais sauver Lydia de ses responsabilités dans cette affaire, peu m’importais les réactions des gardes ou de Lucille en cet instant, toute mon attention était portée sur ELLE, sur sa respiration, sur son regard, sur sa gestuelle, sur son cosmos… J’observais et analysais tout d’elle, le regard fixe. Aucun geste ni émanation de dunamis agressif de ma part. Je n’avais aucunement besoin de ce genre de mise en scène, tous savaient en cet instant ce qui était en jeu.

« Choisie soigneusement tes réponses vampire. »
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MessageSujet: Re: [1748] Vomis des Enfers ~ Lucille [Lydia & Hypnos]   Dim 15 Juil - 13:45

Un ton calme et toujours aussi harmonieux tandis qu'elle levait les yeux vers la lune d'ambre triomphante en cette nuit de renouveau et de sang. L'Etoile Céleste se sentait presque d'humeur à chanter. Les vampires pouvaient avoir des voix magnifiques et celle de Lydia était plus que digne de cette réputation. Lucille qui se blotissait entre entre ses bras avait été l'une des seules à avoir pu l'entendre chanter alors qu'elle songeait à son beau Scorpion. Sa voix se faisait caressante et son visage de spectre amoureux illuminait les instants de la Tolomea. Des instants courts et qui n'appartenaient qu'aux deux femmes ainsi qu'à Lucky et si la Suivante n'avait jamais jamais dit le moindre moi, la Fée, elle en détestait encore davantage ce chevalier qui avait fini par repousser l'Etoile des Ténèbres...

Mais l'instant n'était pas à ce genre de souvenirs mais bien à celui qui ne tarderait plus à arriver comme elle venait de l'exprimer. D'ailleurs à peines, ces quelques mots avaient-ils franchi ses lèvres rougies que le cosmos du puissant fils de Nyx se fit de nouveau ressentir.

Quelques secondes et le divin Hypnos apparut dans toute sa grandeur accompgné des sept gardes de la Tolomea. Tous étaient sauf et se tenaient muets auprès de l'un des dieux qu'ils servaient.

Ainsi, c'est bien lui qui les a sauvés de cette foule haineuse et fanatique. Merci, seigneur Hypnos...

Elle les détailla tous en un instant. Son magnifique regard de rubis croisa dans la foulée ceux des gardes qui la saluèrent sans un mot. Une nouvelle marque du respect que les hommes vouaient à la superbe chasseresse.

Quelques battements de coeur et la rousse vampire aida Lucille a se présenter devant le dieu avant de s'avancer enfin vers lui. Voir sa tendre suivante subir le courroux d'Hypnos pour manque de respect envers lui était bien la dernière chose à laquelle Lydia souhaitait assister. Aussi s'accorda-t-elle juste ces quelques instants, guère plus de quelques secondes, pour que le servante soit plus présentable et surtout décente face à son supérieur. Elle tenait aussi à ce que Lucille ne se sente pas plus humiliée qu'elle l'avait déjà été en ces horribles instants. Elle lui avait ôté cette affreuse corde qui enserrait son cou si gracile en se jurant de faire flamber celui qui oserait brandir un fouet ou ce genre de corde devant elle...

Lydia détestait cela. C'en était persque viscéral. Un dernier geste discret et elle laissa la blonde jeune femme agenouillée derrière elle. Elle avait fait tout pour elle et veillerait à ce qu'elle ne souffre pas davantage de par sa seule faute...

Elle resterait là et continuerait à veiller sur elle. Enfin, si le seigneur Hypnos en décidait ainsi.

Un souffle léger, délicat accompagné d'un gracieux mouvement de brume. La vampire au teint d'albâtre s'avança enfin, lentement, digne et paisible avant de s'agenouiller à son tour devant le dieu. Elle tenait son casque au poing, le visage incliné vers le sol, mettant en valeur la sublime rose blanche que lui avait offerte sa merveilleuse reine. Perséphone qu'elle n'aurait de cesse de vénérer...

Blanche comme la neige, blanche comme le manteau de l'Hiver...

White Rose...

Lydia WhiteRose... Cela s'inscrivit en elle alors que le dieu la dominait de toute sa hauteur sans qu'elle ne tremble ou ne songte à se dérober à son regard. Elle connaissait cette attitude, elle était une spectre. Si jeune et pourtant déjà si marquée...

Le poids du jugement de ses pairs, de ses supérieurs, des juges et mêmes des dieux, elle le connaissait. Elle l'avait déjà senti planer sur elle avant de la frapper de toute sa froideur...

C'était un fait, Hypnos la jugeait tout simplement. Lydia savait qu'elle n'avait rien à faire d'autre qu'exprimer la vérité telle qu'elle l'avait vécue. La vérité pure et dure aussi cruelle pouvait-elle être mais avant cela, elle l'écouta. Avec une immense attention. Nulle émotion ne transparaissait sur son visage si ce n'était le calme et la fidélité qu'elle avait toujours affichés envers sa déesse et le seigneur Rochel. Rochel...

Elle ne pouvait le voir mais par moment le pentache que le dieu de la Mort avait apposé sur son front apparaissait. Le puissant juge devenu depuis dieu de la Mort l'avait poussée à aller au-delà d'elle-même, au-delà de ses principes allant jusqu'à lui ordonner de planter ses crocs dans sa chair. Première fois qu'elle absorbait le sang d'un dieu. Première fois qu'elle faillit se consumer à son contact avant de renouveler cet acte et d'être secourue par Minos du Griffon...

Cela lui semblait si loin.

Minos... Lui l'avait torturée avant de faire planer une terrible menace sa tête...

Puis, ce fut le Lion qui lui apparut. Le sacrilège ayant osé porter la main sur le divin Thanatos. Même lui l'avait jugée et défiée avant de changer brusquement, réalisant qu'elle n'avait rien de commun avec ce qu'il s'était imaginé d'elle.

Et enfin, elle releva doucement la tête, toujours aussi gracieuse. Ses yeux demeuraient baissés juste ce qu'il fallait pour ne pas paraître irrespectueuse envers le dieu du Sommeil. Elle sentait le poids de ce regard qui étrangement lui rappelait celui de Minos du Griffon.

C'était étrange mais aussi attirant si attirant. Le fils de Nyx, vêtu tel un prêtre mais de façon aussi plus riche et subtile, dégageait un charisme et un charme inégalés. Même si le coeur de la Gardienne de l'Eté était déjà pris, elle reconnaissait qu'il était plus que séduisant. Le magnétisme des maîtres des Enfers rayonnait à travers lui...

Puis, jugeant que suffisamment de temps s'était écoulé, elle prit la parole. Sa voix était encore plus mélodieuse qu'à l'accoutumée. Il émanait d'elle une telle sérénité qu'on aurait eu du mal à croire qu'elle vivait son propre procès. La lune soudain brilla avec moins d'intensité mais plus de douceur, caressant de ses rayons diaphanes la chevelure rousse de la jeune femme. Le tout ne cessant d'enrichir cette atmosphère particulière qui planait autour de la Vampire. Elle voulait montrer qu'elle ne se cachait pas. Nullement...

- Mes hommages, majesté Hypnos. C'est un honneur de vous rencontrer ainsi que de savoir que j'ai pu occuper un instant vos pensées. Moi qui ne vous ai jamais croisé, je ne peux être qu'honorée d'avoir attiré votre attention même si cela peut signifier bien plus qu'un simple regard posé sur moi.

Puis, désignant des yeux les sept gardes de la Tolomea, elle poursuivit.

- Merci pour eux, votre majesté. Leurs courages et leurs valeurs ne sont plus à prouver. Je les connais tous ainsi que leurs noms et ce depuis que votre frère, sa majesté Thanatos, m'a confiée les clés de la Tolomea ainsi que leur commandement.

En tout points, je lui suis restée fidèle ainsi qu'à notre divine reine et ce bien avant qu'il ne m'honore de sa confiance et m'accorde cet immense honneur...


De nouveau, l'étoile de Rochel apparut sur le front de Lydia. un peu comme pour appuyer ses dires tandis que Lucky mais aussi l'ensemble des petites vampires survivantes s'étaient à leurs tours posées, en toute discrétion, d'un seul mouvement pour accompagner la Gardienne de l'Eté tout en se maintenant silencieuses. La longue robe blanche qu'elle avait revêtue brillait sous l'éclat de l'astre lunaite tout comme les pièces du surplis du Vampire rayonnaient de l'éclat que leur offrait l'orbe de l'Eté. Et la rose blanche de Coré venait parachevait ce tableau. Lydia, la délicieuse Etoile des Ténèbres, avait vraiment tout d'une apparition angélique en cet instant. De quoi surprendre mais certaines choses se révèleraient aussi à leur heure.

Un nouvel instant passa et la Belle reprit sans que rien ne puisse venir la perturber. En ce moment, nul spectre n'aurait pu remettre en doute sa sincérité mais qu'en était-il du seigneur du Sommeil ? Lui comme tout dieu devait pouvoir lire en son âme aussi pourquoi lui demander sa version des faits ? De quoi effrayer n'importe qui. Aussi, plutôt que de s'intérroger, la jeune femme avait choisi de répondre en toute sincérité, s'accordant juste les secondes nécessaires pour se remémorer certains évènements qui lui paraissaient encore bien flous.

- Pour ce qu'il s'est passé en nous a menés en ces lieux, voici les faits tels que je les ai vécus. Je combattais entre les murs de la Caïna le chevalier Corell du Lion lorsque la colère du divin Zeus a éclaté avec la dernière des violences. Elle s'est changée en une tempête effroyable et nous a chassées des Enfers. Je me souviens avoir éta balottée par les courants telle une brindille avant de m'échouer sur les pentes de l'Etna.

Malheureusement, le Lion d'or était toujours sur mes traces et notre combat s'est poursuivi sur les flancs du volcan. Rien n'aûrait pu stopper notre combat pas même la colère de Zeus. Le Lion après m'avoir vomie d'injures allant jusqu'à souillé mon coeur et les sentiments qui l'animaient a fini par changer du tout au tout avant de tenter de me détourner du seigneur Hadès. Et ce jusqu'à la fin du combat, il n'a eu de cesse de me dire que j'étais dans l'erreur...

Oui, il m'a martelée pour m'arracher à mes maîtres avant que je ne tombe sous ses coups. J'étais sur le point de succomber une nouvelle fois lorsque que quelque chose d'incroyable s'est produit...


Elle suspendit un instant le récit, essayant de se remémorer les derniers instants

- Durant ma chute... J'ai cru sentir ses lèvres se poser sur les miennes. Il m'a embrassée de force alors que j'étais inconsciente. Et si j'ai survécu, c'est justement grâce au transfert de sang et de vie qui s'est produit à ce moment-là. Le Baiser du vampire...

Tel est mon pouvoir...


Une autre pose.

- J'ignore ce qu'il s'est passé les heures suivantes si ce n'est ce que m'en a raconté Lucky. Inferno, spectre du Démon de l'Etoile du Tourment, est venu à mon secours et m'a emmenée inconsciente entre ses bras. Il m'a portée jusquà la ville de Londres où je suis restée encore un long moment en ce même état avant d'enfin émerger.

Le temps que je récupère des forces et retrouve toute ma lucidité, les petites vampires sont venues m'avertir de ce qu'il se passait en ces lieux. Mes fidèles Gardes et la tendre Lucielle étaient en danger de mort. Le temps de franchir la Manche et me voici.

Je n'ai pu rejoindre les nôtres mais cela n'est du qu'à l'état dans lequel m'avait mise le Lion et le soin qu'Inferno a mis à me protéger des autres chevaliers ou Ases pouvant encore surgir et nous mettre à mort.

Ce n'est ni de la rebellion ni de la désertion mais un concours de circonstances qui nous a tenus loin des nôtres et de nos maîtres. C'est une telle joie d'apprendre que notre sombre monarque, le seigneur Hadès est de retour et s'est montré aux spectres. Sachez que cela aurait été une telle joie pour nous de le revoir et de l'honorer comme tous les autres combattant de son armée.

Cela, nous ne pourrons malheureusement plus le rattraper. Le destin nous l'a dérobé comme tant d'autres choses mais nous sommes là pour lui, pour notre reine et les Enfers.

De par ma nature de chasseresse des Enfers, je peux évoluer dans le monde des vivants qui me nourrit de sa force et créer des terres et des lieux d'asiles pour les nôtres. Des lieux où ils seront à l'abri. Telle est ma mission lorsque je remonte en surface, m'infiltrer parmi les humains et créer de nouvelles têtes de ponts pour les nôtres en plus de veiller sur ma lignée. Les Vampires doivent continuer à prospérer. Sans que les humains ne les détruisent ou les remarquent tout simplement...

Je peux aussi influencer les hommes et les amener à vivre dans mon entourage et me protéger de leur plein gré, moi mais aussi les autres spectres...

Venez en mon manoir d'Ecosse, majesté. J'allais y conduire Lucille le temps de faire souche à Londres. Venez et vous verrez ce que j'y construis pour servir nos seigneurs...


Et se tournant une dernière fois vers les soldats.

- Permettez-leur aussi de reprendre leurs places auprès du Griffon qu'ils avaient juré de servir aussi fidèlement que moi.
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MessageSujet: Re: [1748] Vomis des Enfers ~ Lucille [Lydia & Hypnos]   Dim 15 Juil - 20:10

Ce fut avec un petit sourire que je vis Lydia aider sa suivante, encore visiblement affaibli par les récents événements, à faire preuve de respect envers le dieu que j’étais. Des soins avaient été manifestement prodigués sur la pauvre Lucille, mais des marques de coups et de sévices étaient encore visibles sur sa chaire si délicate, nul doute que le bucher devait lui etre destiné à l’origine. A présent vêtu d’un unique manteau qui cachait sa nudité, la servante observa le protocole en s’agenouillant avec respect devant moi, bientôt suivi par sa maitresse, qui pour cette occasion ôta son casque, laissant apparaitre dans toute sa gloire la beauté et la grâce de la chasseresse des enfers, une gloire qui restera à jamais non-ternie par le temps, protégé de la mort et de la déchéance par le pouvoir du sombre monarque. Un don inestimable.

C’est alors que je remarquais une rose blanche immaculée trônant fièrement dans la flamboyante chevelure rousse du vampire.

Cette rose… C’est celle de l’ancien chevalier d’or des poissons, celle que la sombre impératrice a transformé.

Encore une fois les souvenirs du juge du griffon s’avéraient etre inestimables, une chance pour moi qu’il eut accès à ce genre d’information de l’esprit même du vampire lors d’une de leur précédente rencontre…

Néanmoins, ce symbole de la confiance de la sombre impératrice envers ce spectre-ci confirma mes hypothèses sur le fait qu’elle tenait une place privilégiée dans le cœur de Perséphone, avec sans aucun doute les passe-droits qui allait avec…

Merveilleux, savoir qu’une femme comme Lydia pouvait devenir si proche de l’épouse du sombre monarque… Tout simplement merveilleux. Peut-être pourrais-je un jour en tirer un avantage.

En attendant, le vampire ainsi découvert ne s’embarrassa plus de masquer son cosmos, et alors que la lune perdait en éclat pour gagner en douceur, la scène pris des allures de tableau onirique, les rayons lunaire venant mettre en relief la gloire de celle que je soupçonnais encore de désertion.

Puis quelque chose d’inattendu apparut sur le front de l’accusé, une brève image, mais pourtant si nette, une étoile noire à cinq branches, la marque de Thanatos, la marque de mon frère. Ainsi lui aussi avait donné sa confiance à la chasseresse des enfers… Cela faisait beaucoup de bénédiction pour une seule femme, elle devait etre plus qu’exceptionnelle pour avoir sur ravir un présent du cœur d’acier de mon frère…

Des remerciements pour les gardes me furent adressé, mais je n’en avais cure en cet instant, et n’y répondit que par un hochement de tête, et une pause arriva durant laquelle le vampire semblait se remémorer des évènements récents. Exactement ce que je voulais.

Une des capacités divines dont je disposais que la chasseresse elle-même devait connaitre était la capacité à pouvoir pénétrer l’esprit des hommes, ce pouvoir était encore plus puissant pour un etre pouvant aller et venir dans les dimensions des rêves et du sommeil, là où j’avais accès à ces visions aux mêmes titres que ceux qui s’en souvenait. J’assistais donc avec Lydia aux évènements ayant menés à cette rencontre nocturne, le combat contre le lion d’or, le fou qui avait cru avoir tué un dieu, avoir tué la mort elle-même. Un puissant adversaire, trop puissant pour Lydia hélas.

Créature impie, n’existe tu donc que pour détruire ce que tu touches ?

Silence Minos, arrêtes donc une fois pour toutes d’hurler dans ma tête ou je te replonge dans le sommeil et cette fois pour de bon.


Les images se poursuivirent encore et encore, une chambre dans le noir, une couverture chaude, des chiroptères dansant autour de moi, une jeune fille m’aidant à m’habiller, une main aimable, celle d’un spectre, celle d’Inferno du démon, celui qui a récupéré Lydia sur les pentes de l’Etna pour l’amener dans la ville de Londres. La suite fut facilement imaginable, les chiroptères présents autour de Lucille partirent prévenir le vampire du danger que courraient ses gardes et sa servante et à peine la nouvelle reçut, Lydia partit pour les secourir.

Je vois, au final n’est-ce que ça ? Un simple concours de circonstance ? Rien dans ces mots ne vient contredire la version de son esprit ou même celle des gardes…

Je vous l’avais bien dit seigneur, son cœur est pur tout comme son âme et…

Que peux-tu en savoir toi ? J’ai accès à tes souvenirs et j’y ai vu ta charité envers elle lorsque tu l’as punis pour avoir aimé un ennemi, comment l’as-tu sut par ailleurs, je l’ignore, ce n’est pas comme si tu avais… Mais attends, tu n’aurais tout de même pas osé…


Un doute affreux m’étais venu à l’esprit, mon colocataire avait bien sur partagé ses connaissances avec moi, mais si jamais il m’avait caché des souvenirs, des informations qu’il avait jugé disons trop personnelles ou trop humiliantes pour lui…

Tu n’aurais pas osé me faire ça n’est-ce pas Minos ?

Seigneur, je…


En vérité cela n’avait jamais été une question, cela m’apparaissais clairement maintenant, je n’avais pas réalisé sur le coup, mais l’attachement du griffon pour les deux femmes qu’étaient Lydia et Angel n’avais aucune raisons d’etre aussi fort d’après les souvenirs que j’avais de leur rencontre. Aucuns sens. A moins que les souvenirs soient incomplets…

Tu vas me le payer cher griffon…

Ce fut une véritable vrille de dunamis qui s’inséra dans le fragment d’âme de l’ancien juge des enfers, la douleur devait lui etre insoutenable mais peu m’importait en cet instant, j’accédais de cette manière à son essence, et bientôt à ses secrets les plus intimes.

Je vais te briser mortel arrogant, tu vas regretter amèrement de t’etre joué ainsi de moi.

J’accédais enfin à ses souvenirs, et comme je l’avais imaginé, de nombreuses visions m’étaient encore inconnues, des très anciennes, des moins anciennes et certaines très récentes…

Lydia, Angel… Que lui avait vous fait ?

J’avais vu tout ce que j’avais souhaité voir sans que le griffon puisse m’en empêcher cette fois.

Pauvre fou, si tu m’avais fait voir ces évènements, jamais je ne l’aurais soupçonné de quoi que ce soit, ta sottise à faillit me faire commettre l’irréparable. Maintenant je comprends pourquoi tu souhaitais tant la défendre malgré ses actes… Et cette Lyria… Celle à qui tu as pris ce pion blanc, comment as-tu pus la frapper, elle qui est certainement la plus belle chose ayant jamais foulé le sol de cette Terre ?

J’en avais assez vu, assez entendu, visiblement je ne pouvais plus rien attendre de ce fragment d’âme encore présent en moi, lui et son essence devait partir pour accomplir leur propre destin. Les trois fragments devaient etre réunis.

Très bien griffon, je vois que je t’ai surestimé, visiblement toi et moi avons moins en commun que je ne l’espérais. Je n’ai de toute façon plus besoin de toi. Cependant ce serait un innommable gâchis que de te sceller pour toujours, d’autant plus que le troisième fragment de ton âme semble etre incarné dans un humain prometteur. Je vais te rendre à ton surplis, griffon de noblesse, en son sein tu y attendras le futur porteur, celui qui réunira les trois fragments du Minos originel.

Je plongeai alors ma main dans ma poitrine sans pour autant devoir verser la moindre goutte de mon sang, car je n’avais rien en moi qui puisse s’apparenter à cela, aucun os, aucune chaire, juste un magma doré et scintillant de dunamis avec une forme humaine. Mon poing émergea alors hors de la lumière d’or, tenant en lui un orbe scintillant à la couleur du saphir de la taille d’un poing, le fragment d’âme de Minos.

D’un claquement de doigt, le surplis du griffon traversa l’espace pour venir me rejoindre sous sa forme totémique, désormais affranchis de l’essence de son maitre, il avait retrouvé sa forme originelle, vibrant littéralement de puissance alors que je m’approchais de lui afin d’y déposer le fragment d’âme. La fusion se fit sans encombre, le surplis accepta ce fragment comme s’il avait toujours été une partie de lui, durant un instant, au sein des flammes bleu qui entourèrent le surplis suite à ce geste, il me sembla distinguer le visage serein et endormis de Minos, ou plutôt du fragment de Minos, celui de la noblesse.

« Dors bien Minos, bientôt tu seras de nouveau complet, bientôt tu marcheras parmi nous. »

Puis les flammes disparurent, et le surplis devint silencieux, tout aussi silencieux que ne l’était mon etre en cet instant. Je sentis comme un grand vide en moi tout à coup, Minos était parti et maintenant j’étais seul, seul comme je l’avais toujours été…

Me retournant vers celle que l’erreur d’un autre avait faillis me faire condamner, je contemplais à nouveau sa grâce.

Fusse par jeu ou en guise d’excuse ? Je n’aurais su le dire, mais je fis apparaitre un diadème d’ambre et d’or sur les cheveux du vampire. Un bijou magnifique pouvant tenir à la fois sur le casque du nouveau surplis du vampire, et sur les cheveux de Lydia, venant mettre en valeur cette rose si blanche qu’elle portait avec tant d’élégance. L’instant me fit improviser quelques vers que je ne pus m’empêcher de réciter à haute voix.

«
La lune trop blême
Pose un diadème
Sur tes cheveux roux
La lune trop rousse
De gloire éclabousse
Ton visage si doux

La lune bien trop pâle
Caresse la belle opale
De tes yeux enflammés
Douce fille de la nuit
Ton tourment est fini
Car tu es pardonnée.

Mille pardons fille de la nuit, je vois plus clair à présent grâce à tes paroles. En effet tu n’a rien à te reprocher, et de plus tes souhaits pour l’avenir sont conformes à ceux laissé par le sombre empereur qui nous a fait mon frère et moi-même commandant des forces du sombre empire durant son absence et celle de son épouse, l’un comme l’autre s’étant retiré pour se reposer ou pour trouver un nouvel hôte humain. Je t’en prie relève toi et toi aussi Lucille, vous avez suffisamment respecté l’étiquette.
»


Je me tournais alors vers les gardes toujours à genoux derrière moi.

« Soldat du sombre empire, je vous charge de veiller sur ce surplis jusqu’à ce que son nouveau maitre vienne à moi, je vous envoie donc à la cathédrale du sombre empereur avec lui, vous y serais en sécurité car les trois barrières des dieux infernaux y sont maintenant en place et vous protègerons des intrus. »

Une vive lumière dorée entoura les gardes ainsi que le surplis, et d’un seul coup tout disparut, ne laissant sur place que Lydia, Lucille et moi-même.

« C’est fait, fille de la nuit, maintenant montre-moi ce plan que tu échafaudes en Ecosse pour la gloire du sombre empire. Et parle-moi de cet Inferno du démon, lui aussi reste discret quant à sa position, lui aussi fut constaté manquant à l’appel. Qu’en est-il de lui, fille de la nuit ? »
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MessageSujet: Re: [1748] Vomis des Enfers ~ Lucille [Lydia & Hypnos]   Jeu 19 Juil - 20:22

Le chant de la cloche avait cédé sa place à celui d'une brise nocturne. Un courant léger, pur comme pour apaiser les âmes en plus de la lune qui brillait toujours, déversant sa lumière si tendre sur la tête des différents protagonistes de ce qui avait toutes les formes d'une tragédie.

Que pouvait bien dire cet ange vêtu de blanc et d'ambre aux reflets sombres à ce prêtre devant qui elle se tenait agenouillée. Et ces hommes en armes ainsi que cette pâle jeune femme enveloppé d'un seul manteau pour couvrir son corps blessé.

A cela s'ajoutait l'odeur de la cendre et celle du bois qui avait été amassé pour immoler une innocente. Une blonde esclave jetée hors du monde souterrain et loin si loin de celle qui l'avait ramenée à la vie, lui rendant l'espoir, la fierté mais aussi sa dignité. Belle Lucille marqué par la sulfureuse Succube comme l'un de ses innombrables jouets. Marque qui t'avait désignée comme parfaite coupable aux yeux de ses monstres fanatiques...

Et sous le ciel de France, le temps s'écoulait...

Sans un mot, Lydia laissait au seigneur Hypnos tout le loisir de la faire partienter. On ne pouvait point se permettre de presser un dieu. Plus que tous, la sublime Etoile des Ténèbres savait ce qu'il en coûtait d'attiser la colère divine.

Elle se rappelait la fureur de Perséphone face à Charlotte de Battice puis face à Ivictus de la Wyvern. La déesse des Enfers agissait vite et la rousse Vampire lui demeurerait toujours aussi fidèle et dévouée. Elle se rappelait la violence avec laquelle le juge l'avait éloignée de la reine des Enfers alors qu'elle ne faisait qu'accomplir son devoir envers elle. La pâle chasseresse n'avait pas hésité à prendre le risque de se consumer à son seul contact pour la réconforter. Lydia vénérait la divine Coré et cela ne cesserait jamais d'augmenter...

Le temps s'écoula encore ainsi, offrant une souffrance supplémentaire pour qui n'avait pas l'âme en paix. Chose qui n'avait rien de commun avec ce que ressentait la Gardienne de l'Eté.

Et enfin, tomba le couperet...

Lydia ne put dissimuler sa surprise en voyant la main du divin fils de Nyx plonger droit dans son torse.

Seigneur !?

Elle était fidèle aux armées et voir une divinité se mutiler elle-même ne pouvait que l'émouvoir. Puis, soudain, elle comprit. Le surplis du Griffon venait d'apparaître et Hypnos, après avoir ressortir une orbe de sa poitrine, la fit fusionner avec la protection du juge de la Tolomea.

Minos... Il était auprès du seigneur Hypnos, en lui. C'était donc cela cette impression. Un peu de lui transparaissait au travers du regard d'Hypnos. Guère plus qu'un soupçon mais bien assez pour moi qui ait ressenti son courroux au plus profond de mon âme. Je n'oublie point ceux qui me font du mal et lui m'en a tant fait en si peu de temps. J'ai cru sentir mon âme brûler de la pire des façons sans rien pouvoir faire pour me préserver.

Impuissante au plus profond de mon Sang.


Un poids soudain sur sa chevelure. Sans s'en rendre compte, elle porta la main sur le diadème que le dieu venait de déposer sur sa chevelure. Elle ne pouvait le contempler mais Lucky s'en chargea...

" C'est un diadème d'or et d'ambre au sombre éclat. Un présent magnifique qui sublime ta beauté, Lydia. Il te met si bien en valeur ainsi que cette rose que t'a offerte la reine des Enfers.

Tu es si belle, Lydia, les dieux des Enfers veulent peut-être encore te sublimer... Comme une de leur plus belles créations. N'es-tu pas l'incarnation des Ténèbres ?

Maître Lille t'aurait rendue si heureuse. "


Un sourire apparut sur les lèvres de Lydia qui baissa les yeux en entendant les vers que lui offrait le dieu du Sommeil. Il l'avait jugée et avait reconnu son innocence ainsi que sa fidélité. Un troisième dieu venait de reconnaître sa loyauté et qu'elle éait toujours aussi digne de l'armée des Enfers. Coré, Thanatos et maintenant Hypnos...

Une telle joie déferla en l'âme de la sublime spectre. Cela lui offrait une aura encore plus intense et envoûtante qu'auparavant. Enchanteresse sous son charme d'être de la nuit. Elle qui était à la fois puissante et si fragile. Une spectre au coeur pur capable de s'embraser pour un ennemi et de l'aimer de toute son âme. La pureté et l'amour au coeur des Enfers, une lumière que plusieurs hommes avaient déjà tenté de capter et de ramener au monde des vivants.

Enlever une spectre pour en faire une sainte... Plus encore une gold sainte... Les paroles du Lion étaient sincères, il avait entraperçu cela avant qu'elle ne s'évanouisse entre ses bras.

Puis, enfin, elle se releva à la demande du dieu du Sommeil.

- Merci de votre confiance, seigneur Hypnos. Il n'y a rien qui puisse me rendre plus heureuse en cet instant...

Je porterai ce diadème avec honneur et beauté pour vous honorer autant que j'honore mes sombres monarques et votre frère Thanatos. Je suis dévouée au Royaume Souterrain...

A jamais...

Sur mon âme, j'en refais le serment...


Elle le vit ensuite se retourner sur les gardes. Ils les renvoyait vers la Cathédrale placée sous la protection des infernales divinités.

Ainsi, ma merveilleuse reine est en repos. Je ferai tout pour mener le plan à bien. Je le ferai...

Elle se retourna alors vers Hypnos avant de lui dire.

- Bien seigneur, vous me faites l'honneur d'accepter de venir en ces lieux que j'ai fait reconstruire après mon éveil. Ce manoir a brûlé en partie lorsque j'ai mis un terme à la folie de celui qui me tenait sous sa coupe.

La tombe de Lucrézia s'y trouvait aussi. Il n'en reste rien du moins aux yeux des simples mortels. Lucrézia vit en moi, elle est l'ancienne Vampire et moi...


Une ombre passa tandis que Lydia expliquait le chemin au puissant fils de Nyx.

En Ecosse. Tu es donc bien retournée là. Lydia Lucrézia, ma jolie Rose Blanche... Nos destins sont de nous recroiser, ma tendre nièce...

Tous avaient oublié le sieur Cédrick, un simple souvenir qui hantait la mémoire de l'humaine qu'avait été Lydia mais peut-être aussi celle d'un chevalier, un jeune bronze à l'époque, Kappa.

Sans toi...

A la faveur de la nuit, à la faveur de l'agitation, il s'était approché de son obsession. Cette belle flamme éclairant de sa pureté sa nuit sans fin. Cédrick observait cette beauté pure qu'était devenue sa Lydia...

En cet état, je ne peux rien mais patience...

tu n'es pas la seule à avoir cette immense qualité, ma tendre nièce...


Il allait s'éloigner quelque peu lorsqu'un nouveau nom se fit entendre. Et la façon dont la Vampire réagit lui déplût tout de suite.

Un spectre ? Non, elle serait attirée par ce spectre...

Puis ce fut la voix de Lydia qui s'éleva.

- Inferno ne se cache pas, seigneur Hypnos. Lui aussi accomplit sa mission. Celle que notre reine lui a confiée. Nous devons construire ensemble les abris et agir au nom de nos maîtres. Inferno a aussi reçu la mission de me protéger.

Lydia baissa la tête.

- Depuis la mort de Bardamu du Scorpion, notre reine lui a demandé de veiller sur moi. Nous sommes ensemble et cela ne peut qu'être bénéfique pour les Enfers. En unissant nos forces, nous pourrons vite faire souche à Londres tout en restant discrets. Nos pouvoirs se complètent tout comme...

Elle se tut soudain avant de réaliser que Jason l'attirait bien plus qu'elle ne l'avait pensé. Depuis les derniers instants de la Tolomea, elle s'était attachée au jeune homme.


Et tandis qu'elle prenait sa défense le poing du fantôme se resserrait.

Encore un gêneur. Et un spectre qu'elle trouve à son goût !!! Un de ces obsédés des Enfers !!! Lui sera moins mou de la tige que les saints. Sauf si je lui écrase la tête avant qu'il parvienne à quoique ce soit avec elle.

Puis, il s'éloigna, connaissant que trop sa jalousie.
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MessageSujet: Re: [1748] Vomis des Enfers ~ Lucille [Lydia & Hypnos]   Ven 20 Juil - 15:36

Immédiatement après que le fragment d’âme du griffon eut été extrait du corps d’Hypnos, un changement commença à s’obtempérer. Un changement progressif, invisible et pourtant fondamental. En vérité le dieu du sommeil n’avait pas compris l’influence de ce fragment d’âme, même scellé, sur ce corps d’emprunt. Et juste pour cette petite chose, tout allait se transformer.

Bien qu’ayant tenté de le transformer en profondeur à l’aide de son dunamis, l’orbe de printemps resterait à jamais dans son essence une force créatrice, un pouvoir de renouvellement, et si le souhait de Minos était de s’affranchir des limites humaines, celui d’Hypnos était tout autre. N’ayant jamais été humain, le dieu du sommeil, comme tous les dieux, n’avait que faire de ce genre de souhait. Seul le potentiel cosmique et la force latente de ce corps avait dirigé son choix. Mais il ne s’agissait nullement là d’un souhait non. Si Hypnos devait un jour venir à en formuler un, ce serai certainement de pouvoir vaincre son plus grand ennemi, l’ennuie. L’orbe de printemps dut ressentir ce souhait, et si sa conscience ne pouvait plus pour le moment communiquer avec Hypnos, ce qu’il découvrit dans l’essence d’Hypnos lui imposa de l’aider au mieux de ces capacités, même s’il s’agissait d’un dieu.

¤¤¤

Loin, très loin dans les profondeurs du dunamis du dieu du sommeil, Neo était toujours là, le pouvoir même du fils de la nuit n’avait pas suffi à l’anéantir. Le dieu du sommeil était orgueilleux, et il crut son entreprise couronnée de succès, mais en vérité il n’avait fait qu’enfouir ce pouvoir au plus profond de son etre. Cela l’avait coupé de la conscience de Neo, mais l’orbe de printemps n’avait pas encore dit son dernier mot. Il n’était pas un objet molestable et sans identité, il était né du pouvoir de la dame des saisons, il était l’avatar du renouveau et en tant que tel il disposait de sa propre fierté, de sa propre noblesse et il été toujours intact.

Perdu dans les éternités dorées du pouvoir quasi infini du dieu du sommeil, la conscience de Neo poursuivait son errance, cherchant un moyen de revenir dans la sphère physique de la réalité. Une errance qui se poursuivait depuis la tentative de transformation d’Hypnos, il y a de cela une éternité semblait-il, une éternité à errer dans un monde d’ombres, de sensations, de souvenirs et d’or. Ce fut au cours de ce périple au travers l’essence même du fils de la nuit que Neo apprit à connaitre le dieu du sommeil. Dans l’essence d’Hypnos résidait tout ce qu’il était au fond de lui, sous les nombreux masques qu’il arborait face aux autres. Neo avait accès à la vérité sur le dieu du sommeil, et cette vérité lui aurait arraché des larmes s’il avait été en mesure de pleurer.

Hélas, c’est un don que je ne me suis pas vu offrir.

Ce fut face à cette réalité que Neo réagit, ce fut pour tenter d’aider le dieu du sommeil qu’il entama les changements progressif et fondamentaux qui allait tout bouleverser dans l’existence du fils de la nuit.

¤¤¤

De ces changements, le dieu du sommeil ne devait s’en rendre compte que dans bien des mois, Neo était un etre habile, aucun etre ne pouvait opérer un changement si profond d’une manière aussi subtile que lui, vraiment aucun.

Cependant, Minos partit, le dieu du sommeil sentait un grand silence et un grand vide dans son âme, il s’était habitué à ce colocataire, et bien qu’il ne supportait pas ses cris, il devait bien avouer qu’ils pimentaient son existence si ennuyeuse. A présent de nouveau au calme, l’ennuie commençait à reprendre ses droits. Il ne restait plus que le devoir et les stratagèmes, rien d’autre n’animait le dieu du sommeil depuis une éternité, toutes passions était mortes, tout ce qui faisait l’intérêt d’une vie était desséché et sec comme les feuilles mortes de l’automne. Oui, intérieurement, il était comme mort, ne perdurant que pour servir le sombre empereur jusqu’au moment de la conclusion du pacte. Perdurant sans espoir et sans but personnel. Tel était en vérité le fils de la nuit, presque anéantit par l’ennuie et le poids d’une existence incroyablement longue.

De cela, même son frère jumeau n’était au courant, c’était son plus lourd secret, jamais personne ne devait l’apprendre. Aussi Hypnos avait très vite appris à cacher cet état de fait derrière une multitude de masques qu’il portait avec l’adresse d’un grand acteur, un acteur divin, jouant un rôle perpétuellement, cela lui permettait même parfois de s’intéresser à ce qu’il faisait. Et c’était précisément le cas cette nuit, face au ravissant vampire, à présent paré tel un ange infernal. Le présent du dieu du sommeil trônait fièrement au côté de la rose de la sombre impératrice et de la marque du dieu de la mort. Ce diadème serait la preuve de la confiance d’Hypnos, une marque indélébile visible par tous. Et tellement plus encore… Le moment venu, ce diadème prendrait tout son sens, le moment venu…

¤¤¤

« Partons à présent Lydia du vampire, je nous est fait déjà perdre suffisamment de temps. Permet moi de nous conduire tout trois vers ta demeure d’Ecosse. »

Faisant alors apparaitre une plateforme circulaire et transparente sous nos pieds. Je nous fîmes nous envoler silencieusement et promptement dans les airs, puis ensuite direction le nord. Une table ainsi que trois fauteuils d’ébènes identique sen forme et en taille apparurent alors au centre de nous trois. Puis sur la table apparurent une théière et trois tasses qui furent rejoins immédiatement par différentes pâtisseries et assortiment de petits fours. Une collation en attendant d’arriver à destination.

Prenant alors place sur le fauteuil qui me faisait face, d’un mouvement de doigt les deux autres fauteuils s’éloignèrent de quelques centimètres de la table, comme pour inviter les deux jeunes femmes à s’y assoir.

« Asseyez-vous je vous en prie mesdames, il me serait agréable de pouvoir converser avec vous deux le temps pour nous de parvenir à destination. En parlant de ça Lydia, nous volons actuellement en direction de ton manoir, si les souvenirs que Minos avait de son emplacement son juste nous devrions y parvenir dans un peu moins de deux heures. C’est un peu long j’en conviens, mais je ne pense pas qu’aller plus vite soit très confortable pour Lucille. Qui plus est, cette nuit magnifique mérite d’etre vue. Prenez place et mangez si vous le souhaitez. Oh mais j’y pense… »

La théière décolla de la table pour venir remplir les trois tasses d’un liquide ambré et odorant. Puis les tasses s’envolèrent à leur tours pour venir se placer devant les trois fauteuils, dont une arrivant dans ma main. Savourant alors le parfum et le gout de ce thé Jackson Earl Greay, j’y trouvais là un moment assez agréable pour m’arracher un sourire malgré mon secret.

« Savoureux, vraiment savoureux. Ce thé est une vraie réussite humaine. Oh mais peut etre préférerais tu du sang frais chère Lydia ? Sinon nous avons là des brioches, des scones, des biscuits salé et sucré et du thé, prenez tout ce qui vous fera plaisir, ce n’est pas comme si nous risquions de manquer. »

Et tandis que je parlais, la plateforme s’était élevée au-dessus des nuages pour nous révéler toute la gloire du ciel étoilé où trônait immaculé la pleine lune éclatante. En dessous de nous, une mer blanche et ouatée se profilait jusqu’à l’horizon, aucun repère en vue. Dans ce vide si apaisant se trouvait un certain confort, ni passé, ni avenir, jusqu’au moment où nous nous heurteront à la dure réalité des circonstances présentes. Ce fut le regard vide contemplant ce paysage onirique que je nous fis poursuivre notre voyage, combien de temps restais-je été ainsi ? Je n’aurais su le dire.
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MessageSujet: Re: [1748] Vomis des Enfers ~ Lucille [Lydia & Hypnos]   Mar 24 Juil - 16:50

Les mots d'Hypnos s'étaient élévés sans violence aucune. Un ordre donné sur ton qui n'avait rien d'impératif. Davantage une invitation qu'une directive...

Lydia avait baissé la tête, songeuse. A croire que ce nouveau jugement avait fait naître un lien entre la splendide Etoile rousse et le fils de Nyx. La Gardienne de l'Eté était encore plus sensible qu'avant. Elle qui bénéficiait déjà des sens extraordinaires des enfants de la Nuit et des Enfers. Ce à quoi s'ajoutait la pureté qui était la sienne. Cette flamme qui éblouissait les Ténèbres tout en les faisant tomber.

Elle incarnait un mystère hantant les terres des Enfers en plus de l'une des morts les plus douces qu'il puisse exister. Se blottir entre les bras d'une Vampire ou au creux de son aile était un privilège. Celui de passer dans l'autre monde sans souffrir sans même s'en rendre compte. De son cosmos, elle caressait l'âme et le coeur de ses prises tout en leur épargnant l'angoisse de la mort. Telle était la jeune femme venant de semer la mort au pied d'une Eglise sans que personne ne puisse en témoigner.

Une chasseresse mais aussi une spectre capable d'aimer passionnément. N'avait-elle pas aimé le Scorpion avant que la guerre ne les sépare à jamais ? Ses sentiments étaient loin d'être éteints même si elle savait que cet amour aussi magnifique soit-il était impossible. Tous deux y avaient succombé. Elle foudroyée par la rose blanche des Poissons et lui sous les coups du Démon...

D'un geste, elle aida Lucille à prendre place sur la plateforme créée par Hypnos. La pauvre suivante était tétanisée par la présence du dieu du Sommeil. Chose que Lydia pouvait comprendre. Le charisme des dieux étaient écrasant. La Lune se refléta un instant sur le plateau d'argent.

La lune...

Les Vampires étaient aimés par la Lune et la Nuit. Parés d'une aura de mystère, ils apparaissaient encore plus envoûtants et attirants sous la lumière de la Lune. Chose que Lydia savait tout en songeant à la participation de la déesse Artémis dans cette guerre. La divine chasseresse lui avait du mal au travers des saints qu'elle avait soutenus

Puis, son regard se leva vers la pleine lune et elle sourit.

Merci, Séléné, incarnation de la pleine lune, Lune céleste...

Puis, elle se retourna vers le fils de Nyx à la chevelure d'or. Celui-ci se montrait incroyablement prévenant. Aucune des divinités qu'elle avait croisée jusqu'ici faisait preuve de tant de courtoisie à son égard et encore plus envers une simple servante comme Lucille. Un regard vers l'ancienne esclave blonde, toujours vêtue de son unique manteau, suffit à conforter la Vampire dans ses pensées. La surprise de la servante ne lui échappait pas. Se faire servir ainsi était si surprenant que la pauvre ne savait que faire et Lydia lui vint en aide.

- Merci, seigneur Hypnos. En mon nom et celui de Lucille.

" Excusez-la mais c'est la première fois qu'une divinité se soucie d'elle à ce point. Habituellement, ce sont les spectres vivant ou évoluant dans notre entourage qui lui adressent la parole. Quand d'autres ne la menacent pas. N'y voyez nulle offense juste de la timidité. "

La vision de Raimï en train de s'en prendre à la jeune femme en plus de l'ensemble des autres esclaves du harem traversa un instant son esprit. Ces hommes et femmes nus, entassés sans la moindre protection dans le harem pour une Succube qui ne les préservaient même pas de la cruauté des autres spectres ou même des simples gardes.

Lydia avait déjà eu affaire au Ver qui avait tenté de profiter d'elle alors qu'elle se débattait dans sa fièvre. Il l'avait même mise à nu. La fureur de la vampire avait été telle, une fois sa lucidité retrouvée, qu'elle avait expédié le spectre au cent mille diables.

J'aurais du lui arracher ses tentacules un à un, oui.

Puis, chassant cette vision, elle reprit.

- Ce thé est délicieux. Ne vous inquiétez pas pour moi. Ces sacrilèges m'ont suffisamment nourrie. Détourner ainsi les divines paroles. Ils ne méritent que de rejoindre la prison leur étant distinée.

Puis réalisant soudain, une vague de tristesse traversa ses yeux. Les Enfers, sa patrie était fermée, hors d'atteinte...

Elle ne pourrait plus s'y rendre avant des saisons voire des années. Seul l'avenir le dirait.

- Oui, ils ne méritent que cela pour avoir torturé et voulu immoler une innocente. Lucille n'a rien à voir avec ces soit-disants sorcières qui n'existent que dans leurs esprits de fanatiques.

Puis déployant sa merveilleuse énergie vampirique, elle en enveloppa la jeune femme tandis que Lucky prenait place à ses côtés. Un sourire amusé sur le visage de la belle et elle prit l'un des plateaux pour le lui présenter à l'espiègle fée.

- Tiens, Lucky. Tu n'as pas à être privée. Toi aussi a pris soin de moi en plus d'Inferno. J'ai été heureuse de pouvoir compter sur vous.
- Maître Lille t'aimait sincèrement. Et moi aussi, je me suis attachée à toi.


Puis, elle remarqua le silence qui s'était fait après de brefs échanges de mots. Hypnos semblait soudain si loin mais comment pouvait-il en être autrement ? La compagnie d'une spectre, d'une suivante des Enfers, d'une fée et d'innombrables chauves-souris ne devait pas être ce qui lui plaisait le plus.

Aussi, pour ne pas l'importuner, elle demanda aux autres de communiquer que pas la pensée tout en faisant honneur à ce que leur avait offert le dieu. Cela faisait très longtemps que la Gardienne de l'Eté n'avait dégusté de telles douceurs sous un magnifique ciel étoilé.

Elle se leva un instant sans un mot, contemplant le paysage ou plutôt la mer miroitant sous le firmament étoilé et l'éclat de la pleine lune. La douce Séléné semblait disposée à répondre à la demande de la chasseresse dansant sous ses rayons. Et ce fut toujours baignée de ses rayons diaphanes qu'elle se mit à chanter.

Sa voix était aussi envoûtante qu'elle le laissait transparaître lorsqu'elle parlait. Un enchantement, elle était comme une Sirène des Enfers, attirant et charmant ses promis mais sans leur violence et leur horrible fumet de poisson.

La fragrance se dégageant de la Vampire s'était enrichie du parfum que lui avait offert Perséphone. Délicate et si légère qu'elle était presque imperceptible et que seuls ceux la tenant entre leurs bras pouvaient réellement s'en enivrer tout en se noyant dans son regard.

*******************************

Ecosse ~ Manoir de Lydia Carminia

La plateforme relentissait alors que Lydia s'était brusquement arrêtée de chanter. Ce qui venait d'apparaître au-delà des eaux calmes et miroitantes d'un lochan n'était autre que le manoir qu'elle avait rejoint la dernière fois en compagnie d'Anastase le père de Bardamu. C'était avant le déchaînement de violence aux enfers, avant que tout ne bascule et que sa vie ne prenne une autre voie.

Ce que cela lui semblait lointaint maintenant. Elle se souvenait, elle venait à peine de rencontre Inferno lorsqu'elle fit sortir l'âme de sa prison. Cela lui semblait remonter à des années alors que cela devait faire au pire quelques jours...

Un sentiment de nostalgie s'empara soudain d'elle tandus que son regard ne pouvait se détacher de ce paysage qu'elle connaissait si bien. Les étendues de bois clairsemés, les mouvements des collines et ce tracé si particulier des sentiers au beau milieu d'une nature rude et sauvage. Cet instant était particulier. Lucille l'avait senti car elle approcha, posant la main sur l'épaule de celle qu'elle avait juré de servir de toute sa non-vie.

Même, Lucky était attentive aux sentiments de la Vampire ainsi qu'à l'émotion qui emplissait son coeur en cet instant.

Le fantôme d'Anastase était-il toujours en ces lieux ? Comment réagirait-elle si elle revoyait le père de son fol Amour. Bardamu que Jason avait exécuté pour la sauver elle, la tendre Vampire. La douleur, la plaie se rouvrait maintenant qu'elle était partagée etre la joie de revenir en ces lieux qu'elle avait fait reconstruire et la crainte de retrouver le peintre qui avait engendré l'exhubérant Scorpion.

Elle posa la main sur son coeur tandis que les bâtimnets prenaient des proportions plus gigantesques. La tour renfermant les appartements qui lui étaient réservés ne tarda pas à s'illuminer ainsi que l'ensmeble des pièces et des ailes.

Elle était attendue et nul doute que la puissance du cosmos d'Hypnos avait alerté les occupants de la venue d'une divinité en ces lieux éloignés de tous et de toutes.

Des lieux dont nul ne repartait...
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MessageSujet: Re: [1748] Vomis des Enfers ~ Lucille [Lydia & Hypnos]   Mar 24 Juil - 19:35

Une mer de brume et de nuage sous mes yeux et mon esprit se mit à vagabonder en son sein. La tête vide, comme hypnotisée par ce paysage, je me sentais partir, comme bercé par la beauté et le calme de cette vision, un monde de rêve si semblable aux éternités dorées qui composaient mon essence. Dérivant agréablement au travers de la nuit étoilée, je crus entendre une voix, une voix de femme, un chant magnifique.

Qui... ? Qui m’appelle?

La voix agissait sur moi comme un aimant, attirant ma conscience hors des profondeurs de l’oubli. Si belle, si attirante, la nuit chantait pour moi.

Mère ? Est-ce que c’est… ?

Et alors que je continuais à revenir à la réalité, la voix se fit plus claire, ce n’était plus un écho dans le noir, et désormais sous la lumière opaline de Sélène je la reconnue, une voix de femme oui, mais pas de la Nuit.

Lydia, alors c’était toi qui par ta grâce m’a rappelé… Ensorcelante Lydia, tu ne cesses de m’étonner, te voir ainsi rendrait admiratif même le plus borné de nos ennemis, eux qui condamnent sans entendre, qui jugent sans savoir et qui blessent sans s’en rendre compte…

J’aurais pu faire ralentir la plateforme juste pour pouvoir jouir de cette voix merveilleuse encore quelque temps, mais il y avait sur cette embarcation quelqu’un qui visiblement souffrait encore et qui nécessitait un toit de toute urgence.

Pauvre Lucille, mon erreur t’a fait payer un lourd tribut, tout ça à cause de la bêtise des hommes…

Je me consolais en voyant cette frêle femme se rassasier quelque peu de mes matérialisations diverses, une de mes capacités les plus appréciées, comme l’attestait le visage souriant de Lucille et des compagnes du vampire savourant ces modestes offrandes.

Haaaaa, vous qui pouvez encore rire et ressentir, comme je vous envie… Moi un immortel, condamné au rire éternellement éteint ne pouvant plus que mentir… Comme je vous envie…

Ce fut alors que notre voyage toucha à sa fin, j’avais visiblement passé plus de temps que je ne l’aurais cru perdu dans les limbes de mon esprit. La plateforme entama sa descente et nous traversâmes alors la mer blanche pour la seconde fois. L’air était devenu plus humide, plus frais. Aucun doute, nous étions arrivés à destination et le climat semblait menaçant.

Une chance qu’il ne pleuve pas encore, au moins la plateforme me servira encore comme parapluie.

Survolant alors un large fleuve, nous arrivâmes devant une imposante bâtisse que je reconnus etre le nouveau manoir familiale des Carminia. Reconstruit par Lydia il y a de cela quelques temps maintenant.

Ainsi c’est donc là que ce trouve ton plan pour la suite des évènements cher vampire… Eh bien voyons voir ce que tu me réserves.

En vérité c’était plus par ennuie et par curiosité que j’avais suivi Lydia sur cette voie, cette femme m’intriguait au point de même parvenir à m’amuser et me divertir. C’était suffisamment rare pour que je savoure sa compagnie encore un peu.

Lydia… Comme tu parviens bien à fasciner ceux qui t’approche, comme un envoutement. Humain et divinité tombent sous ton charme, fascinant. Est-ce là le pouvoir du vampire ? Ou bien autre chose ? Quel est ton secret vampire, comment t’y prends-tu ? Révèle moi tes secrets Lydia, révèle moi ce qui te permet d’agir ainsi sur mon âme…

En vérité je ne comprenais pas moi même ce qui m'arrivais, je n'avais pas apprécié la compagnie d'autrui depuis si longtemps, et pourtant cette femme et ses compagnes m'attiraient à elles, j'y trouvais de l’intérêt, moi, celui que l'ennuie avait vaincu je parvenais maintenant à trouver encore quelque chose qui valait la peine d’être vécu.

Pourquoi elles ? Pourquoi maintenant ? Qu'avaient-elles donc de particuliers ? Peut être n'était-ce pas d'elle que cela venait, mais alors qu'est-ce qui avait donc changé en moi ? Comment et pourquoi ?

Je ne parvint pas à trouver la moindre réponse à ces questions, et cela me mettais en joie. La curiosité et l’intérêt pour ces femmes grandissait au fur et à mesure qu'augmentait mon doute et mes questions vis à vis d'elles.

J’avais naïvement pensé que le vampire serait heureux de retrouver ce foyer, mais alors que nous nous rapprochions de l’imposante bâtisse son visage affichait à la fois douleur et nostalgie. Admirant sans doute ce paysage qui devait lui rappeler tant de souvenirs bon comme mauvais, la chasseresse infernale semblait partagée entre la joie et la peine. Ses compagnes devaient aussi l’avoir remarqué car elles s’approchèrent de Lydia sans doute pour tenter de comprendre voir de consoler leur maitresse.

Quelles peuvent bien etre tes pensées douce enfant ? Vers quel recoin de ta mémoire cette vision t’a-t-elle emportée ? Je ne peux hélas que le supposer, moi qui suis pourtant si plein de souvenir, aucun ne parvient plus à m’émouvoir, il ne me reste plus que des images sans couleurs, vestige d’un passé incommensurable aujourd’hui devenu trop important pour laisser la moindre place à mon futur misérable. Douce Lydia, si seulement je pouvais souffrir avec toi…

Puis enfin, nous arrivâmes devant les portes du majestueux manoir, la plateforme atterrie alors doucement sur l’herbe grasse d’Ecosse pour nous laisser descendre. Le mobilier ainsi que les autres matérialisations disparurent dans un nuage de poussière dorée alors que la plateforme vint se placer au-dessus de nos têtes comme pour nous protéger de la menace venant du ciel.

« N’ayez crainte mesdames, cette plateforme ne restera au-dessus de nous que le temps de rejoindre l’entrée du manoir, au cas où les éléments se ligueraient contre nous. »

Visiblement on nous avait senti arriver, car déjà à notre approche les lumières s’étaient allumés dans l’ensemble du bâtiment comme pour répondre à l’arrivé de la maitresse de maison. Sans doute mon cosmos ainsi que celui de Lydia n’était pas passé inaperçu au sein des probables serviteurs de cette demeure…

« Eh bien Lydia, nous y voilà, à présent si nous entrions pour voir ce fameux plan dont tu m’a vanté les mérites tout à l’heure ? »
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MessageSujet: Re: [1748] Vomis des Enfers ~ Lucille [Lydia & Hypnos]   Ven 27 Juil - 13:22

L'ombre avait surpassé la clarté de la lune. D'énormes nuages s'amoncelaient soudain. Le temps se faisait menaçant. Quelques gouttes s'étaient déjà abattues sur elle et ses invités sans qu'elle ne s'en aperçoive. C'était son tour d'être perdue dans ses pensées le temps de quelques battements de coeur. L'humidité ambiante étant comme une caresse sur sa peau.

Un instant, la splendide Etoile sembla revenir à la réalité. Le seigneur Hypnos venait de désintégrer le mobilier qu'il avait fait apparaître en une magnifique pluie d'or.

L'or... L'armure flamboyante des chevaliers de la déesse Athéna. Un instant, elle crut voir l'image de Bardamu apparaître devant elle. Ici... Il est bien venu en ces lieux.

La tristesse et le soulagement.

Le regret de ne pas l'avoir revu et la joie de le savoir de nouveau en vie.

Leur amour était impossible et condamné à s'effacer devant leurs devoirs respectifs mais les sentiments, eux, subsistaient. Si la Vampire souhaitait quelque chose en cet instant, c'était que jamais leurs routes ne se recroisent en tant qu'ennemi. Ce serait si cruel de les opposer de nouveau. La chasseresse au teint d'albâtre pourrait-elle seulement porter le moindre coup à cet être autrefois si aimé ? Elle l'avait perdu à jamais mais son coeur lui n'appartenait qu'à elle. Un autre commençait doucement à s'y blottir mais cela elle n'en avait pas encore réellement conscience.

Ressentir de nouveau la flamme de l'amour en elle prendrait du temps tant la douleur de son précédent amour la blessait encore. Tout juste prenait-elle ses sentiments pour une amitié très proche. C'était déjà plus que cela mais l'Hiver n'avait pas encore pu toucher l'âme de l'Été.

Les pensées de Lydia se mêlaient à ses sentiments. Leurs forces étaient telles qu'elles influaient sur le cosmos de la Belle, la faisait rayonner. Elle n'en était que plus attirante, plus sensuelle mais cela s'arrêta subitement. Lorsqu'elle entendit la voix d'Hypnos. Le divin fils de Nyx avait raison, le temps de revenir à la réalité était venu.

Il avait quitté les lieux emmenant son père avec lui. Disparu Anastase. Un autre soulagement. Le peintre ne méritait pas de subir une telle rencontre. Hypnos ne se souciait sans doute pas de l'âme des damnés mais celui qui avait vécu ici était le père d'un chevalier ayant réussi l'exploit de rencontrer la reine des Enfers au début de la guerre.

La voix d'Hypnos de nouveau. Il veillait sur elle et Lucille. C'était si étonnant de la part d'une divinité et elle le remercia en ses termes.

- Merci, seigneur, vous êtes plein de prévenance. C'est une joie de vous accueillir chez moi... Même si je ne suis plus humaine depuis bien longtemps. Ces lieux ont vu ma jeunesse filer vers mon véritable destin...

Sur ces derniers mots, elle se dirigea vers la porte. Elle n'eut pas à frapper les premiers gardes venaient de l'ouvrir avant de s'incliner à leur tour devant la spectre rousse.

Elle les avait contemplés. Ils avaient déjà bien changé depuis qu'elle les avait pris sous son ailes. Ces hommes et femmes blessés autrefois par cette humanité qui plaisait tant à la déesse Athéna avaient fini par se vouer aux enfants de la nuit avant de rejoindre la Vampire couronnée.

Lydia leur sourit, comprenant vite que la venue d'un être surpassant les quelques combattants qu'ils avaient déjà croisés avait de quoi les tétaniser. Aussi, finit-elle par prendre la parole. Elle s'inclian de nouveau en une longue révérence gracieuse avant de se relever et de désigner la porte qu'encadrer les gardes se tenant respectueusement devant celui qui ne pouvait être qu'un maître de l'autre monde.

- Au risque de me répéter, soyez le bienvenu chez moi, seigneur Hypnos, je vous présente mes protecteurs et représentants des sombres guerriers en ce monde qui nous est si hostile.

Angus est le chef des gardes occupants le château.


A ces mots, un rude homme blond s'inclina. Son visage portait encore les marques d'anciennes blessures et bien des plaies sur ses bras nus achevaient de disparaître. Face au dieu, elle poursuivit par la pensée.

" Les blessures que la plupart d'entre eux portent viennent uniquement des actes des autres humains. Angus a vu les familles de ses amis se faire massacrer avant que le danger ne vienne menacer les siens. Il était prêt à tout et à tout endurer pour les défendre et serait sans doute déjà dans notre monde si mon chemin n'avait pas croisé le sien.

Il était mourant mais a vite compris ce que j'étais. La peur de voir les siens subir le même sort que les autres a fini par surpasser celle de ses supersistions les plus tenaces et il a enfin pu entendre ma voix et ce que j'étais prête à lui offrir en plus de la sauvegarde de sa famille.

Tous ici, sont des survivants qui viennent de leur plein gré nous servir. Je leur montre la véritable justice, celle des seigneurs des Enfers, la justice du seigneur Hadès telle que nous l'appliquons dans les tribunaux. Nul parmi eux n'ignore qu'il sert les maîtres des Enfers et que je suis l'un de leurs Anges. "


Les autres gardes s'inclinèrent à leur tout. Tous étaient armés et portaient des vêtements de qualité. Lydia souhaitait le meilleur pour ceux qu'elle recueillait avant de les emmener en ces lieux. Tous avaient aussi garder leur caractère humain et venaient de différents horizons. Deux autres hommes vinrent saluer la Vampire et ses deux invités et elle expliqua.

- Connor et Duncan sont mes gardes personnels quand je séjourne sur les terres d'Ecosse. Ils m'escortent et me défendent lors de mes déplacements.
- Lady Carminia, bon retour chez vous. Tout est prêt pour vous accueillir ainsi que votre noble invité.
- Jonathan...


Elle sourit en voyant un autre jeune homme s'incliner devant elle. Celui-là était différent. Sa tenue était plus élégante que celle des gardes mais ce qui pouvait surprendre était le tablier qu'il transportait.

- Le professeur Jonathan Harcher.

" Il s'occupe de la totalité des habitants ainsi que de panser mes plaies lorsque je reviens m'abriter en ces lieux. Eileen, l'une des précédentes vampires, l'a ramené en ces lieux et depuis nous ne nous quittons plus. D'une certaine façon."

La marche reprit le long des couloirs éclairés d'innombrables torches. L'ensemble était à la fois brut et somptueux. Des murs de pierres sculptées et rehaussé d'incrustations de fer ou de quelques tableaux subtilement mis en valeur.

Une ambiance à la fois rustique et empreinte de mystère. Puis, enfin, ils débouchèrent sans un salon. Aussitôt les dames s'inclinèrent comme l'avait fait les gardes. Elles s'étaient empressées pour que tout soit au mieux. Un feu vif apportait une chaleur agréable tandis que la table était garnie de bouquets et de plats divers.

En quelques mots, la vampire les remercia avant de leur demander de la laisser seule avec Hypnos à qui elle présenta aussitôt unfauteuil luxueux. Elle avait également veillé à ce que Lucille reçoive les meilleurs soins en la confiant au professeur Jonathan Harcher. Il était plus que temps, la jeune femme n'en pouvait plus. L'un des gardes l'avait d'ailleurs soulevé entre ses bras avant de l'emmener vers l'une des salles où elle recevrait les meilleurs soins. Le professeur était l'un des humains les plus instruits en ce domaine. Il avait même connu la question pour cela sous la pire de ses formes avant de sentir de très près les flammes du bûcher.

Enfin ne comptait maintenant que l'avenir et non les blessures du passé. Il était temps que Lydia montre ce que recelait vraiment cet endroit. Le tout était d'amener les choses.

- Prenez place, seigneur Hypnos. Cela doit vous sembler un peu sommaire mais ils ont tous fait de leur mieux pour vous accueillir dignement.

Elle s'interrompit lorsque le professeur vint la rejoindre.

- Dame Lydia, selon vos souhaits, Mina et moi nous nous occupons des soins de votre suivante. J'ai remarqué que vous lui avez offert votre propre sang, souhaitez-vous que nous poursuivions en ce sens ? Cela hâterait sa guérison.

Pour ce que qui est de la douleur que la malheureuse endurait, nous avons déjà fait le nécessaire.


Le ton du "jeune" homme s'était fait si dur. Il devait avoir compris ce qu'il s'était passé. Puis, son regard se posa sur la vampire elle-même. Il pouvait vite se rendre compte qu'elle n'était pas non plus indemne. Le regard de Lydia lui fit comprendre que cela attendrait.

Les liens et la cohésion existant en cet endroit apparaissaient sans qu'elle n'eut besoin de les montrer. Hypnos pouvait voir la solidarité et l'entente régnant en ce manoir. Des heurts pouvaient bien sûr éclater mais les chefs étaient aussi là pour gérer les conflits entre êtres aussi redoutables que passionnés. Et elle finit par répondre

- Oui, continue mais veille à ne lui donner qu'un sang de première qualité. Et que sa nature reste telle qu'elle est.
- Ne vous en faites pas. Si elle devient un jour Vampire, ce sera vous qui lui ferez ce cadeau. Seigneur Hypnos si vous désirez quoi que ce soit, nous sommes tous à vos ordres. Je n'ignore pas que dame Lydia ait pu vous le dire mais sachez que nous sommes tous prêts à vous servir.


Sans autre réponse, il repartit avant que la Vampire ne reprenne la parole.

- Ils me sont d'une aide précieuse. Je suis plus vulnérable en surface mais il n'y pas que cela. Tous sont humains et peuvent se disperser sans risque au milieu des autres lorsque le moment est venu. Tout comme ils n'ont aucune pitié pour ceux qui tentent d'entrer de force ici. Personne ne ressort sans mon consentement. Personne d'humain...

Ajouta-t-elle avec un sourire.

- Je n'ai pas la prétention d'agir sur vous, seigneur...

Elle se leva pour lui servir du thé lorsque son regard accrocha une des peintures. Ou plutôt plusieurs. Son propre portrait se trouvait là, devant elle.

Anastase...

Son coeur manqua presque un battement en reconnaissant l'autre, celui de l'enfant.

Bardamu...
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MessageSujet: Re: [1748] Vomis des Enfers ~ Lucille [Lydia & Hypnos]   Ven 27 Juil - 20:55

Je compris vite à quel point j’avais sous-estimé l’ampleur de l’influence du vampire sur ceux qu’elle approchait, à peine eus-ai-je franchis le seuil du manoir qu’encadrait deux gardes humains et pourtant si semblable à ceux des enfers que je pus contempler le pouvoir de fascination du vampire dans toute sa gloire, dans ces murs de pierre et de fer se tenait une véritable escouade d’hommes et de femmes formés comme des soldats du sombre empire.

Un air familier s’élevait de cet endroit alors que le vampire me présentait tour à tour ses plus fidèles serviteur, tous humains ayant subis la bêtise de leur semblables et ayant trouvé en Lydia une réponse à leur malheur, une réponse ainsi qu’une protectrice.

J’avais étrangement l’impression de me retrouver ici dans la cathédrale du sombre empire, les énergies infernales en moins. Tout dans cette ambiance me rappelait le lieu que je venais de quitter, et pourtant il planait en ces lieux un parfum bien plus envoutant, celui du vampire certes, mais également autre chose, quelque chose de plus puissant, de plus globale, quelque chose que tous ici partageait, comme une cohésion, une solidarité invisible mais indéniable. Je réalisai bien vite qu’il y avait surement plus de vrai dans ce que j’avais cru remarquer que je ne l’aurais cru possible. Tous ici savaient. Ils savaient et pourtant avaient choisi de rester parmi les ombres, loin de la lumière et des faux espoirs qu’incarnait la déesse de la sagesse…

Magnifique… Tout simplement magnifique. Si seulement la moitié de nos forces disposait de ce pouvoir de fascination, alors nous aurions déjà asservis depuis longtemps jusqu’aux chevaliers d’Athéna eux même.

A la fois fier et admiratif devant ce travail insoupçonné et remarquable, je suivais et écoutais, chaque nom, chaque histoire, chaque parole. Rien ne devait etre oublié. Chaque élément avait son importance et un bon stratagème nécessitait toujours une connaissance approfondie des pièces présentes sur l’échiquier.

Chère Lydia, si je devais t’attribuer une pièce de ce jeu humain appelé échecs, tu serais sans le moindre doute un cavalier. Qui mieux que toi peut passer au travers un obstacle pour parvenir à ta cible ?

Je ne m’en rendis pas compte immédiatement, mais je souriais, j’étais content, même plus que ça, j’étais heureux en cet instant privilégié entre un spectre des plus remarquables et un dieu du sommeil blasé.

Heureux ? Le suis-je vraiment ? Oui… Je crois que oui en plus. J’avais oublié cette sensation, cette chaleur… Par quel miracle est-ce bien possible ? Est-ce de ton fait vampire ?

J’avais suivis Lydia jusqu’à un salon où avait été dressé avec célérité et adresse une table ainsi qu’un splendide feu de cheminée brulant de toute ses buches pour nous etre agréable.

Un fauteuil de très belle facture me fut présenté avec la demande de m’y installer, ce que je fis avec joie, joie qui fut maintenue par la qualité de l’assise que procurait ce meuble humain.

Encore une bonne surprise…

Une tasse de thé me fut servie, le parfum riche ainsi que la robe ambrée de la boisson achevèrent de me mettre d’une humeur radieuse. Je me surpris à rire, rire comme un enfant à qui on aurait fait un très beau cadeau. Je n’en revenais pas moi-même alors que continuait de rire sans pouvoir m’arrêter. En avais-je seulement envie ?

Puis au bout d’une longue minute, les larmes aux yeux et le visage souriant, je décrochais la tasse flottante dans les airs là où je l’avais fixé, pour en savourer une gorgé.

« Hum, excellent, excellent Lydia, tu as mes compliments, ce parfum, Earl Greay si je ne m’abuse n’est-ce pas ? Mes compliments pour ce choix. Et aussi pour tout le reste cher vampire, je dois dire que je suis très surpris, très agréablement surpris. Je ne m’attendais absolument pas à un tel spectacle. Je te félicite pour cette entreprise spontanée et admirable. Tout ce qui se trouve ici a de quoi te rendre très fière je suis sûr, et j’avoue que je suis moi-même très fier de ce que tu sembles avoir accomplie ici. Je ne me suis pas trompé sur toi en te faisant ce présent. Tu es la plus digne d’etre notre ange sur Terre. Tes pouvoirs de spectre associés à ce magnétisme incroyable font de toi une ambassadrice parfaite. »

Je reposa alors la tasse dans les airs ou elle fut maintenue puis je me leva du fauteuil pour venir au plus près de la maitresse de maison.

« Mais il n’y a pas que cela, douce Lydia, je vois en ton cœur et ton âme une force insoupçonnée que même nous autres dieux admirons, la force de l’amour, celle capable d’accomplir des miracles si elle est portée à son plus haut niveau. Je sais comment ton histoire avec le scorpion c’est terminé, ou tout du moins je pense le savoir via les derniers souvenirs du griffon. Je ne peux qu’etre désolé pour toi douce Lydia. Eros fut cruel en vous choisissant tous deux, mais les moires le furent encore plus en rendant cet amour impossible. Tout ce que je peux espérer pour toi, c’est que de cette douleur tu te relèves plus forte et plus radieuse que tu ne l’as jamais été. »

Nous apprenons plus de nos erreurs que de nos succès dit l’adage humain, mais l’amour peut-il etre considéré comme une erreur ?

Hélas je n’avais pas la réponse à cette question, mais ma propre conviction me disait que non. Et bien que toute logique semblait etre d’un avis opposé, je ne pouvais m’empêcher de ressentir de la sympathie pour cette histoire.

Pourquoi ? Mais enfin qu’est-ce qui m’arrive ?

Je me rendis compte soudain que mes dernières actions avaient été au-delà de ce que la seule logique froide et mécanique auraient dut concevoir, j’avais agis avec mon cœur…

Mon… Cœur ?

Portant la main à ma poitrine, je sentis alors une pulsation, puis une autre et encore une autre, cette enveloppe physique qui avait été un temps un magma de cosmos sans forme interne était devenu sans que je m’en rende compte un corps avec un cœur, un cœur qui battait en plus.

J’eu un mouvement de recul instinctif et une grande inquiétude me submergea. Mon esprit logique ne parvenait pas à comprendre ce qui m’arrivait. J’avais pris ce corps à cause de cette particularité interne si incroyable, mais à présent qui sait ce que cette enveloppe était devenue.

Faisant apparaitre une courte dague d’or dans ma main gauche, je m’entailla alors légèrement l’index droit et sentit instantanément la douleur.

La… Douleur ?

Puis de l’entaille émergea alors un liquide pourpre reconnaissable entre mille.

Du… Sang ?

Je sentais mes jambes devenir faible, qu’était donc devenu ce corps ? Il semblait si… Humain.

Je ne parvenais plus à réfléchir correctement, ce sang obnubilait mes pensées, ce sang ainsi que ce cœur battant à tout rompre. Alors que la dague disparaissait dans un nuage de poussière d’or, l’entaille cicatrisait rapidement d’elle-même dans un processus à la fois fabuleux et fascinant.

Je lançais alors un regard à la fois perdu et fasciné à Lydia.

« Je… C’est… »

Humain ? Un corps humain ? Je m’étais déjà incarné dans de nombreux hôtes humains, mais à chaque fois mes sensations étaient coupées de celle de mon corps, j’étais comme un spectateur dans un corps qui n’était pas mien, cela m’épargnais bien sur la souffrance ce mon hôte, mais en même temps cela avait contribué à mon ennuie. Mais cette fois c’était différent, je ressentais tout, l’eau de pluie dans mes cheveux, la chaleur du feu, et même…

Le gout du thé ?!

Je ne m’en étais même pas rendu compte, mais apparemment ce phénomène remontait à bien plus longtemps que je ne l’aurais cru, déjà à la cathédrale j’avais savouré ma tasse, savouré vraiment au lieu de simplement jouer un jeu…

Comment ? Comment est-ce possible ?

Aucunes réponses ne venaient, j’étais perdu devant un mystère insondable, un fait accompli indéniable et qui avait frappé sans crier gare. Quelque chose de si subtile, mais pourtant de si fondamental.

« Lydia, c’est… Merveilleux. Je ressens, je souffre, j’ai un cœur qui bat... Ce corps... Ce corps est fantastique, j’ai l’impression de vivre, non, je revis avec lui ! »

J’étais heureux en cet instant, heureux comme je ne l’avais plus été depuis un terriblement grand nombre d’années. Reprenant la tasse dans ma main, je savourais son contact chaud et l’odeur qui s’en dégageait. Elle était conforme à ce qu’on m’en avait raconté.

« Oui, du Earl Greay sans aucun doute. »
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MessageSujet: Re: [1748] Vomis des Enfers ~ Lucille [Lydia & Hypnos]   Dim 29 Juil - 20:44

Le feu brûlait dans l'âtre répandant à la fois chaleur et lumière. Installée aux côtés du fils de Nyx, Lydia le contemplait du coin de l'oeil. Comme elle l'avait rappelé de ses mots, elle n'oubliait point quelle était sa place et le respect qu'elle devait à la divinité.

Hypnos avait ce charisme propre aux fils de Nyx, la Nuit aux ailes noires. La ressemblance avec Thanatos était certaine. Les deux divinités étaient frères, avec les ressemblances et leurs différences.

La chasseresse, quant à elle, n'avait plus revu ce qu'il restait de sa famille depuis son éveil. C'était mieux pour eux, pour leur vie et la sienne. Une déchirure nécessaire pour la Vie et la Non-Vie...

La Gardienne de l'Eté sourit à son tour en dépit du poids de sa tristesse. Elle avait déjà fait l'étalage de sa douleur devant la divine Coré. Elle en avait même perdu l'esprit alors que la guerre faisait rage. Elle aurait pu être sévèremetn châtiée pour cela mais la reine lui avait pardonnée tout comme Minos avait reconnu son innocence devant les quelques spectres présents ainsi que leur merveilleuse reine.

Perséphone, ma reine, quand vous reverrai-je ?

Elle effleura la rose Blanche qu'elle associerait bientôt à son son nom. Lydia Carminia White Rose.

Un délicat parfum se répandit autour d'elle. Léger et subtil en parfait accord avec le voile de mystère entourant la Vampire. De l'origine de la fleur ne restait plus rien. Les Poissons étaient morts eux aussi. Celui qui lui avait du mal et celui qui lui avait succédé. Le Griffon avait mis un terme à sa vie. La déesse vierge pouvait bien sur le faire revenir mais elle semblait si peu généreuse avec ses guerriers. Enfin, c'était de nouveau le passé et ne comptait maintenant plus que le présent et l'avenir. Et le présent était à ce dernier geste empli de grâce et de l'élégance naturelle de la chasseresse au teint d'albâtre.Un geste que le dieu avait du remarquer sans dire un seul mot. En fait, le divin Hypnos lui parut de nouveau perdu dans ses pensées comme sur la plateforme. Face à son mutisme, Lydia n'avait poitn bougé. Elle n'avait rien fait pour le distraire. Elle le respectait. La façon dont il était intervenu auprès des gardes de la Tolomea puis de Lucille l'avait émue. Cela lui avait rappelé Thanatos. Cette façon de protéger les Enfers.

Un sourire apparut soudain sur le visage du dieu tandis qu'il dégustait le thé qu'elle avait choisi pour lui. Elle avait tenu compte des goûts qu'il avait affichés devant elle et sa blonde suivante.

Que ce thé lui ait plu remplissait la jeune femme de joie tout comme ses mots étaient une véritable source de réconfort pour elle. Une telle prévenance était si rare. Seuls les dieux des Enfers paraissaient civilisés comparés aux autres. Cette brute de Zeus avait ravagé l'ensemble des Enfers frappant tout le monde sans distinction. Cette façon de faire. Les juges eux au moins agissaient au cas par cas et non en masse.

Elle finit par prendre la parole rougissante. Son ton était toujours aussi doux et chantant. Elle parlait lentement comme pour ne pas rompre la sérénité de ce lieu confortable et même luxueux.

- Merci, seigneur Hypnos. Vos paroles m'honorent et je suis heureuse que mes efforts et ceux de mes gens soient reconnus et surtout utiles à mes seigneurs. Ces hommes et femmes nous sont dévoués tout en connaissant un bonheur unique. Celui que l'humanité allait leur dérober alors qu'ils n'avaient rien fait de mal.

Bardamu...


Un prénom qu'elle avait laissé s'envoler avec un ton mélancolique.

- Oui, je l'ai aimé, majesté. Aimé de toute mon âme et de tout mon coeur avant qu'il ne soit mis à mort par les spectres. Et que je ne perde moi-même la vie. C'était...

Elle ne put aller plus loin. Aucun mot ne serait assez fort pour parler de ce qu'elle avait ressenti à cet instant.

- Le destin était cruel si cruel. Nous nous aimions encore mais le destin nous a séparés...

Elle sécha une larme qui avait pointé au coin de ses paupières avant d'écouter la fin et les mots d'espoir que lui offrait l'un des maîtres des Enfers.

- Oui, seigneur, j'y crois moi aussi. Je me relèverai... Même si je souffre encore et toujours, je me relèverai... Pour vous, votre frère, mes sombres monarques.

Et aussi pour mes frères.

Elle s'efforça alors de sourire tout en saisissant une tasse. Il était en effet remarquable. Elle en dégusta quelques gorgées puis son regard se reporta sur le dieu à la chevelure d'or.

- Seigneur...

Un ton d'inquiétude en le voyant porter la main sur son coeur.

- Seigneur ! Vous êtes blessé !!!

L'odeur du sang. Elle ne pouvait s'y tromper. Que le sang soit divin, mortel ou spectral, elle pouvait le reconnaître et sans réfléchir, elle s'empara de la main d'Hypnos avant de se saisir d'un linge pour panser la plaie.

Le dieu sembla chanceler et elle s'apprêtait à le soutenir lorsqu'il reprit contenance. Rassurée, elle constata que ce n'était qu'une entaille et que la réaction d'Hypnos semblait davantage liée à la surprise qu'à la véritable souffrance. Elle passa malgré tout le linge sur la main d'Hypnos le débarrassant de toute tache de sang sans se rendre compte qu'une goutte s'était écrasée sur sa main.

Il semblait si perdu qu'elle lui sourit lorsqu'il reprit la parole. Un sourire radieux et bienveillant.

- Oui, seigneur, vous êtes en vie... Je peux entendre votre coeur battre et sentir le parfum si particulier du sang divin. Vous sentez et ressentez. Je suis heureuse d'avoir pu vous aider et d'être témoin de cette découverte. Je vous suis si reconnaissante pour votre bonté.

Elle finit par le resservir.

- En effet, c'est cela. Laissez-moi vous resservir, seigneur.

Puis après avoir laisser s'écouler un moment, elle ajouta.

- Y a-t-il autre chose que vous désiriez ?
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MessageSujet: Re: [1748] Vomis des Enfers ~ Lucille [Lydia & Hypnos]   Lun 30 Juil - 22:47

Sentir et ressentir… Quelque chose d’inné chez l’Homme, mais pourtant un don si précieux pour un immortel. Condamné à l’incarnation perpétuelle, les sens s’élimaient à chaque nouvel hôte. Etait-ce un phénomène normal et universel ? Chaque dieu était-il la victime du même sort que le mien ? Etait-ce dut effectivement à la qualité des corps d’emprunt ou plutôt aux dégâts du temps ? Je n’aurais su le dire tant cette perte fut progressive et discrète, mais une chose était certaine, la ré-obtention de mes sens humains était prodigieuse, surtout à présent que j’en étais pleinement conscient. Comme fixant mon regard sur les détails d’une œuvre déjà magnifique, l’œuvre en générale n’en paraissait que plus sublime. Ainsi se déroulait ma résurrection sensorielle, dans l’euphorie et l’excitation avec pour témoin la plus douce des guerrière du sombre empire.

Dans sa prévenance et sa douceur elle semblait avoir mal interprété les premiers signes de ma surprise, et lorsque j’en vins à m’entailler le doigt elle se précipita sur ma main pour en essuyer le sang.

Douce Lydia, ton geste est si touchant, malgré mon statut divin, tu n’éprouves aucune crainte et seul la bonté engendre tes gestes. Admirable vampire, qu’il est bon de t’avoir eu pour témoin de ce miracle.

La plaie avait déjà cicatrisée avant que je ne prenne ma tasse pour en savourer le contenu, cependant quelques gouttes de sang avaient teintées le linge blanc ainsi que la main pale de la chasseresse infernale. Quelques gouttes, juste quelques gouttes, rien de bien impressionnant en absolu et pourtant chamboulant bien des choses dans mon esprit. Si je pouvais saigner, souffrir, sentir et ressentir, alors c’est que je m’étais rapproché de cette humanité si fascinante, moi, un dieu… Comment cela était-il bien possible ? Qu’est-ce qui avait pu causer un tel changement ? Et surtout pourquoi ? Autant de questions restant pour le moment sans réponse, à ma connaissance il ne se trouvait que fort peu de chose à même de transformer la matière, alors qui plus est etre capable d’un tel tour de force à l’insu même d’un dieu… C’était là le grand mystère, ou plutôt une folle hypothèse, à la fois inquiétante et surprenante.

En théorie seule une entité déjà présente au sein de mon corps aurait pu y agir sans que je m’en rende compte, mais pas n’importe laquelle entité, seule une entité avec de puissants pouvoirs de transformations pouvait accomplir un tel acte… Le responsable semblait etre selon cette théorie l’orbe du printemps, mais il avait disparus, dissout par mon pouvoir. Alors était-ce là un effet secondaire de son absorption ? Cela semblait trop beau pour etre vrai, comme un vœu qui se réaliserait.

Je songeais alors au parallèle avec le griffon, lui qui avait souhaité s’affranchir de son humanité et maintenant moi qui devenait plus humain que jamais… Une ironie qui m’arracha un sourire alors que je tendais ma tasse vers Lydia afin d’etre resservie par elle.

« Merci Lydia, ce thé est une vrai merveille, et je ne pense pas que cela soit seulement du à mes sens retrouvés. »

Une nouvelle gorgée fut savourée, toujours avec une grande satisfaction.

Quel bonheur… Et dire qu’il me reste tout un monde de saveur et de sensation à redécouvrir… Aurais-je assez de temps avec le reste de l’éternité pour en faire le tour. Est-ce que ce phénomène durera assez longtemps pour me permettre d’expérimenter tout ce que ce monde a à m’offrir ?

De très bonne questions que celles-ci, en effet rien ne m’assurait la durée de cette situation, ni même la durée de cette enveloppe corporelle. Le destin était cruel et nos ennemis nombreux…

« Alors autant en profiter tout de suite… »

Je tandis alors la main paume à plat devant moi et doigts resserrés, puis y faire naitre une flaque d’or fondue ondulant comme la surface des océans, en vérité un passage dimensionnel donnant sur l’un de mes plus grands secret, mon trésors sans fin, le fruit de mes innombrables collectes d’objet divers que j’avais jugé digne d’un dieu…

Retournant ma main, la flaque suivie pour venir se placer sous elle, et sans un bruit en émergea lentement un vase d’or magnifiquement ouvragé qui resta suspendu dans les airs avant d’etre rejoins par deux coupes dorée finement ciselée.

« Si auparavant je pouvais en apprécier la beauté et le raffinement, ce n’est que maintenant que je vais pouvoir en savourer le contenu. »

Le vase s’inclina afin de déverser son contenu dans la première coupe, ce fut un liquide pourpre étonnamment semblable à du sang qui s’écoula dans un doux murmure. Le nectar des dieux remplit alors la première coupe avant de faire de même pour la seconde. Faisant voler la première vers Lydia et la seconde vers moi, je trépignais à la fois d’impatience et d’excitation m’en emparant, cela faisait si longtemps que je n’en avais même plus souvenir.

« Le nectar des dieux chère Lydia, j’en possède un stock proprement indécent, mais je n’y avais encore jamais touché, l’ayant amassé plus par ennuie que par intérêt. Je t’en prie, soit la première à en savourer le gout avec moi, il est dit que cette boisson divine s’adapte au gout de chacun pour lui prodiguer les plus exquises sensations qu’il soit en mesure d’imaginer. Hélas, je n’en conserve pas assez de souvenirs pour que je ne puisse même confirmer ou infirmer cette légende. »

Pointant ma coupe vers Lydia, j’eu un sourire à nouveau, cette fois un sourire franc et aimable envers celle qui fut le témoin de ma résurrection.

« Un toast, un toast pour l’ange des ténèbres et pour la beauté des sensations humaines. Puissions-nous ne jamais sombrer à nouveau dans les tourments de la souffrance. »

Et je bus alors ma première gorgée de nectar au sein de ce nouveau corps. Ce fut beaucoup plus intense que ce à quoi je m’étais attendu, un gout si puissant et pourtant si subtile et si raffiné, à la fois sucré et rond, un parfum qui semblait s’épanouir dans toute ma tête, une sensation de chaleur envahissant la moindre parcelle de mon corps, comme si du cosmos pur m’était transmis, un cosmos des plus agréables, à la fois apaisant et relaxant. Un maelstrom de sensations toutes plus délicieuses les unes que les autres s’élevèrent en harmonie dans mon corps et mon esprit alors que je me sentais perdre pied, comme emporté par la félicité la plus implacable.

« Merveilleux… J’avais… Oublié cette sensation… Oublié à quel point c’était bon de pouvoir ressentir de tels plaisirs… De toute évidence, la légende de cette boisson n’en est pas une… Béni soit le destin pour avoir fait de cette enveloppe la mienne, et béni soit le concours de circonstance ayant fait de ce corps l’instrument de ma résurrection. »

Les larmes aux yeux, je me persuadais que je n’étais pas là en train de rêver, que malgré le caractère merveilleux de la situation, tout ceci faisait bien parti du cour normal de l’existence, que je n’avais rien altéré et plus important encore, que personne n’allait me dire de me réveiller à tout instant.

A la fois anxieux et euphorique, je lançais un regard vers celle qui avait partagé ces instants privilégiés avec moi.

« Désirer autre chose… Je ne le puis, à présent je suis comblé, il n’y a rien qui pourrait me rendre plus heureux en cet instant, rien sur la terre comme au ciel… Rien… Ou alors peut etre… Oui, ou alors peut etre bien une des lames vampiriques que tu possèdes douce Lydia. Elle serait pour moi le souvenir impérissable de cette nuit bénie et pourrait rejoindre sans pâlir le reste de mon trésor. Me feras-tu cet honneur, ange des ténèbres ? »
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MessageSujet: Re: [1748] Vomis des Enfers ~ Lucille [Lydia & Hypnos]   Jeu 2 Aoû - 18:07

Pour toute réponse, le divin fils de Nyx avait fait apparaître une flaque d'or. Sublime et chaleureuse, de quoi faire pâlir le feu pourtant si vif au fond de l'âtre. Une telle lumière avait de quoi rivaliser avec celle des flamboyantes armures d'or. Face à ce spectacle, Lydia se tut, observant les gestes du fils de Nyx. Entre ses "mains", cette apparition avait quelques chose de solennel. Son regard se posait sur cette forme qui se déplaçait avant qu'un vase n'apparaisse. D'une finesse et d'une beauté telles qu'il ne pouvait avoir été façonné que par des arts divins. Or et pierreries, le tout rassemblés avec magnificence mais aussi retenue. Elégance dans la profusion et la richesse et non grossière exhibition de fortune. C'était une pièce unique comme devaient l'être les deux coupes qui apparurent à sa suite. Telles deux lunes dansant autour d'un immense soleil. C'était étrange de voir les choses ainsi mais les doir ainsi évoluer dans les airs offrait cette bien plaisante image.

Puis, Lydia sourit en voyant un autre geste du vase qu'Hypnos se plaisiat à manipuler. Elle était consciente de l'immense honneur que lui faisait le dieu du Sommeil. La chasseresse allait de surprise en surprise mais toutes étaient si agréables. Cela faisait si longtemps qu'elle n'avait eu d'instants aussi paisibles. Elle songea à Inferno. Quel dommage que le spectre du Démon ne puisse partager cela avec eux.

Il lui manquait son cher Jason. Elle espérait qu'il l'attendrait et lui en tiendrait pas rigueur. Elle devait rejoindre Lucille. Chaque seconde avait compté et si elle était arrivée à temps, elle n'avait pu empêcher ces fanatiques sacrilèges de lui faire du mal.

Ses pensées s'interrompirent lorsqu'elle vit un splendide fil de liquide écarlate s'écouler dans la première des coupes. Une couleur rappelant le sang mais sans en être. Elle pouvait reconnaître toutes les sortes de sang. Et ce breuvage n'en était point. Non, ça dégageait un parfum sucré un peu comme du miel. Elle en était là de ses reflexions lorsque la première des coupes vola vers elle. D'un geste lent, elle se leva avant de saisir l'objet qu'elle recueillit dans sa paume, le faisant quelque peu tourner.

Un sourire et la chasseresse attendit qu'Hypnos se serve à son tour. Ce qu'il fit de la même façon puis, enfin, il satisfit sa curiosité.

Du nectar ? pour moi ?

Sa surprise était si grande. La boisson des dieux, il lui offrait de goûter à la boisson des dieux mais elle n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit. Hypnos avait repris la parole. Un toast, il lui proposait de trinquer avec lui.

Seigneur. Ce que vous deviez être malheureux. Je suis si heureuse d'être votre témoin.

Un autre sourire franc à son tour et elle leva sa coupe.

- A l'Ange des Ténèbres et à vous, seigneur Hypnos. Que la beauté des sentiments vous comblent. Même s'ils peuvent nous faire souffrir, ils sont si précieux, si magnifiques. Puissiez-vous en profiter pour toujours, seigneur.

Puisse le destin nous offrir un bonheur à la mesure des souffrances que nous avons endurées.


Le précieux liquide coula ensuite dans la gorge de la Vampire. Doux si merveilleux qu'elle en oubliait les affres de la Soif de Sang. C'étaient quelque chose de si puissant qu'elle se sentait elle aussi euphorique. Cela s'acheva doucement avant qu'elle n'entende enfin la demande d'Hypnos.

Elle avança vers lui et sa voix reprit toujours aussi belle.

- Merci infiniment pour cet honneur. Le nectar dépasse tout ce que j'ai pu déguster auparavant. Nul sang ne peut l'égaler.

Puis elle souleva les pans de sa longue jupe blanche, allant chercher la deuxième lame. Une dague précieuse en or rehaussée des Griffons de la Tolomea et incrustée de rubis. Une sorte de cosmos s'en dégageait en plus du parfum de Lydia. Elle était encrore chaude entre les mains de la Vampire, enfermée dans son fourreau et accompgnée du cuir l'attachant sur la chair de la Belle.

Tenant l'objet en main, elle s'inclina avant de la présenter posée à plat sur ses paumes. Puis, de la même voix douce, elle lui souffla.

- Acceptez ceci, Majesté. La dernière lame de l'Ange des Ténèbres.

A ces dernières paroles, les rayons du soleil firent leur apparition. La nuit était arrivée à son terme sans un mot et l'astre du jour ne tarderait plus à s'élever dans le ciel.
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MessageSujet: Re: [1748] Vomis des Enfers ~ Lucille [Lydia & Hypnos]   Jeu 2 Aoû - 21:26

Le plaisir que je lu dans les yeux de Lydia au moment où le nectar toucha ses lèvres ne pouvait etre feint, c’était sans aucun doute la première fois qu’elle buvait du nectar et ainsi découvrait ses bienfaits sur le corps et l’esprit. Je ne savais bien sûr pas quels en seraient les effets sur elle mais j’étais sûr qu’ils lui seraient agréables. Et alors qu’elle savourait l’euphorie de ce divin breuvage, je me remémorais les instants qui m’avaient mené jusqu’ici… Le griffon, les titans, la cathédrale, mes fils et le petit pion…

Le petit pion blanc… Lyria…

Le souvenir de son visage me revint alors. Je n’avais pour ma part aucun souvenir d’un visage plus admirable, plus divin, comme façonné par Aphrodite en personne, et à présent que ma tâche céans était terminée, j’étais curieux de le voir de mes propres yeux.

De toute façon je possède un objet t’ayant appartenu, Lyria de la chevelure de Bérénice… Il est désormais temps que je te le rende, en personne.

J’avais pris ma décision, j’en avais terminé avec cet endroit et il était temps pour moi de partir. Vidant alors ma coupe d’un trait, je la fis ensuite disparaitre ainsi que le vase et la coupe de Lydia vide elle aussi, ces trois artefacts s’évaporant dans un nuage de poussière d’or scintillant.

Lydia s’avança alors pour me remercier de cet instant privilégié avant de relever un pan de sa longue et sublime robe blanche et d’en sortir une dague dorée finement ouvragée frappée du blason de la Tolomea. Prenant alors cette arme des mains tendues à plat de la chasseresse infernale, je ressentie alors la chaleur résiduelle de cette arme ayant été il n’y a pas si longtemps encore contre la peau de l’ange des ténèbres, mais aussi des traces de cosmos et de parfum appartenant aussi au spectre du vampire.

« Merci à toi pour ce magnifique présent Lydia, cette dague précieuse fut visiblement faite pour toi par tes fidèles artisans, aussi tu as du beaucoup y tenir. Cela ne la rendra que d’autant plus précieuse à mes yeux. Soit sans crainte, elle fait maintenant partie intégrante de mon trésor, aussi j’en prendrais le plus grand soin. »

A mes mots la dague d’or disparut elle aussi dans un nuage de poussière d’or, allant rejoindre les innombrables armes que contenait mon trésor privé, là où elle aurait une place de choix.

« Merci à toi pour ces moments bénis, aujourd’hui est le jour de ma résurrection et tu en fus le témoin privilégié. Mais tu ne fus pas que cela, tu m’as aussi remplis de fierté et de confiance quand à ton avenir, ange des ténèbres. Sache que tu as ma bénédiction pour poursuivre plus en avant tes entreprises personnelles. Continue à faire la fierté du sombre empire douce Lydia, que ce cœur pur qui t’anime accomplisse des miracles et puisse nos ennemis voler tous en éclats. »

La lumière d’Hélios devenait de plus en plus présente, bientôt la nuit céderait la place au jour, perpétuant ainsi un ballet durant depuis l’aube des temps. Me tournant vers la plus proche fenêtre, j’avais comme une étrange impression en contemplant l’aube naissante

« Cette nuit fut comme un rêve, et pourtant ni moi ni mes fils n’y sommes pour quoi que ce soit… Comme le destin peut etre ironique par moment… »

Puis, me retournant vers Lydia, un sourire affectueux sur le visage, j’inclina légèrement la tête vers celle qui en cette nuit avait été l’un des plus grand réconforts de ma longue existence.

« Il est temps pour moi de te quitter, douce Lydia. Ma présence en ces lieux n’est plus indispensable, et hélas d’autres taches m’attendent. Jamais je n’oublierais cette nuit. Nous nous reverrons lorsque le sombre empereur nous rassemblera à nouveau alors ce n’est donc pas un adieu. Au revoir ange des ténèbres, et que ma mère la nuit te soit douce. »

Ainsi je disparus progressivement de la demeure de Lydia, m’évaporant moi aussi dans un nuage de poussière d’or étincelant pour rejoindre la souris du sanctuaire.

Arrow [1748] Bloody Angel-fureurs de la reine et du fou écarlates (Angel-Hypnos)


Dernière édition par Hypnos le Dim 5 Aoû - 14:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [1748] Vomis des Enfers ~ Lucille [Lydia & Hypnos]   Ven 3 Aoû - 21:07

Ainsi la lame avait-elle quitté les mains de la douce Vampire. Sous son regard brillant, le dieu contemplait et scrutait cette arme unique. Les forgerons avaient en effet crée cette merveille pour elle, la protectrice de la Tolomea. En fait, elles étaient deux, deux dagues à avoir vu le jour avant de prendre place tout contre sa chair vampirique. Fraîche mais parfois aussi si brûlante comme en ces derniers jours où la guerre avait fait rage et où l'orbe de l'Eté l'avait rejointe. Son parfum et sa chaleur corporelle mais aussi cosmqiues avaient imprégné le cuir et le métal, les marquant à jamais. Quant à l'arme jumelle, elle aussi l'avait quitté.

Un léger mouvement de tête aux paroles d'Hypnos. Oui, elle y tenait énormément mais elle n'avait aucun regret. C'était avec joie qu'elle les avait toutes deux offertes. L'une au Démon, l'autre au fils de la Nuit aux ailes noires. Nulle tristesse réellement. C'était une nouvelle vie qui s'offrait à elle avec la bénédiction du fils de la Nuit.

Que pouvait-elle espérer de plus que cette mission qu'il lui offrait. Ce rêve qu'elle allait pouvoir poursuivre. Comme pour Jason, le don de la dague prenait une valeur certaine.

La pureté de la lame, fière et brillante comme elle, la chasseresse dansant entre les lames, le sang et les flamme. La brume et les ailes des Vampires étaient ses compagnes ainsi que celle des fées. Fées aux ailes de papillon... Lucky, dévouée et torride. Frêle et pourtant si ardente qu'elle n'aurait pas hésité à se dresser contre un saint d'or. Et enfin Lucille et tous ceux du manoir. Sa famille en surface, ceux qu'elle illuminait de sa flamme et de sa voix si envoûtante.

Vampire, Sirène et Enchanteresse, telle était l'Etoile des Ténèbres, attirante et baignée d'ombre...

Sauf pour un homme même si cela n'était encore que des prémisses, les premiers émois étaient là. Lydia Carminia White Rose s'éveillait sous une nouvelle vie. Hypnos n'était pas le seul à connaître une renaissance, Lydia s'était comme réveillée en dégustant le nectar des dieux. Un tel don...

Merci, seigneur Hypnos, vous ne savez comme vous me rendez heureuse en me laissant rester en surface poursuivre mon rêve...

Pour les Enfers et pour Jason qui m'a sauvée...

Pour nous...


Elle finit par reprendre la parole, toujours aussi douce et agréable. La chasseresse demeurerait l'une des plus singulières spectres.

- Et c'est un immense honneur pour moi que vous l'ayez choisie comme présent. Cette dague s'est gorgée du sang du Lion d'or en plus du mien. Elle est unique et précieuse. Que j'ai lutté avec elle lui donne encore plus de valeur.

J'y tenais en effet et je sais que vous en prendrez soin. C'est avec joie que je vous la remets.


Un nuage doré et la dague s'effaça de la réalité comme le reste des objets précieux qu'Hypnos avait fait apparaître pour leur rencontre.

Un autre sourire se dessina sur ses lèvres, illuminant son visage. Elle était calme et apaisée. Une nouvelle vie s'ouvrait pour elle.

Puis, ce furent les adieux ou plutôt les au revoir et la spectre laissa s'inclina une ultime fois devant Hypnos.

- Merci pour ces instants uniques, seigneur Hypnos. Cette nuit fut la vôtre et je suis heureuse d'avoir pu être le témoin de votre renaissance et de vous avoir été agréable.

Merci pour votre bénédiction. Comptez sur moi pour poursuivre mon oeuvre tout en gardant cette âme pure qui est la mienne. L'Etoile des Ténèbres brillera toujours au plus fort de la Nuit.


Les rayons d'Hélios accompagnèrent le départ d'Hypnos comme pour le saluer.

La réunion avait ainsi prit fin. Lydia avait pu rencontrer le second fils de Nyx. Un diadème s'était alors posé sur sa magnifique chevelure de flammes.

Elle s'appuya alors contre la fenêtre, respirant à fond. Un long moment, elle demeura ainsi perdue dans ses pensées. Au-delà du lochan apparaissaient les premiers rayons, colorant l'eau de lueurs si chaudes sans qu'elle ne se sente inquiète. C'était le manoir de sa jeunesse.

Des bruits de pas discrets. Ses gens qui n'osaient l'interrompre sentant parfaitement que ces instants étaient comme sacrés.

Des allers et venues pour ranger le tout. Puis, elle se retrouva de nouveau seule. Un soupir et sa vois brisa le silence.

- Lucky...
- Je suis là !!!
S'exclama la Fée.
- Je compte passer la journée en ces lieux. Le soleil m'invite à prendre du repos.
- Et ?
Elle était suspendue aux lèvres de la superbe spectre.
- Va rejoindre Jason. Dis-lui que je me suis fait surprendre par le soleil et que je le rejoindrais à la tombée de la Nuit. Que je dois aussi veiller sur la pauvre Lucille.
- D'accord.
- Dis-le lui, Lucky. Je ne voudrais pas qu'il pense que je l'ai abandonné ou qu'il me soit arrivé quoi que ce soit. Je ne veux plus qu'il s'inquiète pour moi.


La familière bénit sa position, hors du regard de la Belle car elle jubillait presque. Voir Lydia confier cela. Cela était plus parfait pour ce qu'elle avait en tête pour sa Vampire et le Démon. Non l'Ange et le Démon, ça sonnait si bien. Et foi de Lucky, elle donnerait un coup de pouce au destin s'il le fallait. Un mouvement soudain de la fée qui s'enhardit à embrasser Lydia sur le front.

- Promis, j'y vole, Lydia. Veille bien sur Lucille. Je l'aime beaucoup moi aussi, tu sais.
- Promis.
- Et promet-moi de dévorere les chevaliers qui approcheraient.
- Je ne dévore pas voyons...


Un soupçon d'humour avant d'achever.

- Je les vide...

Un fou rire prit soudain la fée qui s'envola vers Londres. Nul besoin d'en dire davantage sur les visions qu'elle avait pu avoir...

==> Lucky se rend à Londres pendant que Lydia se repose en son Manoir d'Ecosse. Elle s'y rendra à la nuit tombée
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[1748] Vomis des Enfers ~ Lucille [Lydia & Hypnos]

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