RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
Bienvenue sur Saints Of The Past !

Venez rejoindre la communauté des Chevaliers du XVIIIème siècle, à l'époque de Shion et Dohko, incarnez votre propre personnage, choisissez votre Armure et participez à l'histoire de l'ancienne Guerre Sainte !

Veuillez vous connecter ou vous inscrire


RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
 

Partagez | 
 

 [1749] Souvenir d'un Rêve (Dormin)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Narcisse


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 112

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
170/170  (170/170)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: [1749] Souvenir d'un Rêve (Dormin)   Jeu 28 Juin - 12:52

¤ 1 ¤
Tandis que son corps demeurait à Constantinople…
… Son esprit lui, s’échappait vers bien d’autres contrées, à la recherche d’une chose qu’il avait comme « perdu » depuis la libération de Zeus. En fait, cela remontait même avant cet évènement, juste avant. Oui, cela lui avait fait quitter le Palais, et sans cela, il serait peut-être encore là-bas, à subir Zeus sait quel maléfice sans pouvoir échapper aux Enfers. Incapable de savoir si cette pensée était vraie ou non, et s’il pouvait mettre sur le compte de cette désagréable sensation sa survie, Narcisse cherchait plutôt à savoir d’où avait pu provenir un tel sentiment. Et plus précisément : Qui ?

Installé au milieu des coussins en soie, à peine éclairé par les bougies, une brise nocturne légère entrait dans la pièce par la fenêtre ouverte dont la moustiquaire le protégeait des insectes et autres nuisibles. Les conditions pour « chercher » étaient optimales. Il faut dire que, même s’il était le Dieu du Rêve, tout n’était pas aussi facile que certains pouvaient l’imaginer. Il y avait des règles à respecter, ou le Dieu pouvait à son tour devenir le Rêveur, ce qui équivalait à devenir la proie face au chasseur. Une situation qu’il n’avait plus connu depuis bien longtemps et pour cause, une situation qu’il détestait et qu’il évitait à tous prix.

Mains jointes comme pour méditer, le Spectre inspira profondément et calma son rythme cardiaque comme son maître le lui avait appris. Lorsqu’enfin son souffle devint aussi fin et inaudible que le passage de l’air sans une once de vent, il ferma ses yeux bleus et retrancha dans un premier temps son esprit en lui-même, faisant de son corps la forteresse solide depuis laquelle son esprit allait être envoyé tel un éclaireur à travers les rêves de chacun pour trouver la trace Cosmique qu’il avait capté dans les Enfers et dont le souvenir, plus très vif, restait malgré tout gravé dans sa mémoire.

Ainsi, tel au sommet d’une tour surplombant le monde, le divin Narcisse déploya ses ailes et s’élança dans le vide. Traversant brumes et brouillards, il commença à battre de ses aimes d’acier pour se diriger à travers les éclats de rêves de plus d’un million d’âmes. Sur sa route il trouva bien des émanations de Cosmos ça et là mais rien de ce qui semblait être ressemblant ou rapprochant à ce qu’il avait senti. Les sensations… Elles étaient peut-être la clé de cette recherche qui ne devait pas s’éterniser sous peine de voir son esprit ses disperser bien loin de son corps sans pouvoir en retrouver le chemin. Arrêtant sa course et remontant au-delà de la cime des rêves, Narcisse ferma ici aussi les yeux, amis trompeurs pour lui, pour ne plus se fier qu’à sa vision la plus précise : celle du Cosmos.

Ainsi ne chercha-t-il plus que le souvenir d’une impression dans le vaste océan des rêves des Hommes… La tâche aurait pu lui paraître impossible, voir absurde. Après tout, le destin finirait par remettre sur sa route cet élément de son passé, car tout finissait par réapparaître, comme le lui avait apprit son Maître. Mais la curiosité était trop forte et l’emportait sur la patience du Dieu du Rêve, faisant de lui la victime du destin plutôt que son simple spectateur.

« Hum… Tiens… » Murmura-t-il en sentant quelque chose attirer son attention.

Et bien ! Le destin était peut-être de son coté finalement ! Là, il n’aurait pu le jurer mais il était quasiment certain qu’il s’agissait de ce Cosmos. Ce n’était pas évident de se fier à un souvenir mais là, ce tiraillement, ce picotement dans son esprit, pas de doute possible : il s’agissait bel et bien de la même sensation désagréable qu’aux Enfers. Narcisse replongea sous la cime des nuages et tel un aigle, replia ses ailes pour plonger avec la grâce qui était la sienne dans la psyché de cet inconnu.

Le Dieu du Rêve se glissa donc dans le subconscient de ce Saint d’Athéna, car il s’agissait « bien sûr » d’un adorable Chevalier d’Or. Son aura en était caractéristique et ajoutait une subtile dose de naïveté à un tableau déjà fort touchant. Défendons la paix, l’amour et la justice hein ? Quel idéal abrutissant. Toujours est-il qu’à présent, Narcisse se tenait telle une ombre dans les rêves de ce Chevalier. Face à lui, plusieurs portes lui permettaient de pénétrer plus profondément la psyché de sa victime, ou bien de devenir acteur et non-plus spectateur de son rêve. Et quand on en savait autant que lui sur les Rêves, il était bien moins fatiguant de simplement s’immiscer dans ceux-ci pour laisser le rêveur lui révéler tout ce qu’il voulait savoir.

Narcisse ouvrit donc la première porte et pénétra « activement » les rêves du Chevalier d’Athéna.

« Et bien, moi qui désirais voir ce fameux Sanctuaire… »

Effectivement, le voici au Sanctuaire d’Athènes, là où les Saints vivaient, et mourraient, pour leur Déesse. Levant sa main, il vit du coin de l’œil qu’il portait une armure d’or. De mieux en mieux, il s’était substitué à un sans doute « ancien » compagnon du rêveur. Mais d’ailleurs, où était-il ?
Revenir en haut Aller en bas
Dormin


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 237
Armure : Jardinage, natation, cuisine, peinture, se faire des relations dans chaque camp, passer du temps en famille.

Feuille de Personnage :
HP:
120/150  (120/150)
CS:
160/170  (160/170)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: [1749] Souvenir d'un Rêve (Dormin)   Ven 20 Juil - 18:32

Aux pieds des marches de cet immense escalier, tout en bas des douze maisons du zodiaque. Voilà où il se trouvait. Autour de lui une vaste étendue du terre et derrière lui les escaliers menant à la ville. Que ces escaliers devaient être longs et éprouvant à monter descendre chaque matin et chaque soir. Quelqu'un vivant plus haut devait avoir bien des peines à se ravitailler, à moins de trouver une bonne âme pour le faire à sa place. Encore fallait-il être assez naïf pour se prêter à ce jeu. Et en parlant de jeu, des voix familières et très jeunes à la fois s'élevèrent dans les airs.

Là, non loin de Narcisse, un groupe de cinq enfants jouaient avec des épées et autres armes de bois. Boucliers, chaines, l'un d'eux possédait même une petite harpe adapté à la taille de ses mains. Les deux premiers enfants paraissaient plus agressifs que les autres. Le premier était grand et massif, les cheveux blancs voire grisonnant et le regard rouge. Son air arrogant semblait dominer les autres bambins et démontrait une grande confiance en lui. Le second avec les cheveux courts et noirs et les yeux cernés. Il semblait éteint, méprisant et son air moqueur rappelait celui des corbeaux jubilant à l'idée d'un repas facile. Deux bon gros rapaces.

Face à eux, un premier enfant, plus grand que ses camarades derrière lui. Les yeux d'un bleu glacé, cheveux bruns et courts, attachés par un bandeau en tissu rouge. Il soutenait le regard du garçon aux cheveux blanc, comme pour lui promettre de répondre s'il approchait encore. Visiblement le jeu avait dégénéré et il y avait eu bagarre pour de vrai. D'après les éclats de voix, le garçon aux cheveux noirs refusait sa défaite et en mauvais joueur avait attaqué son camarade accusant de ce dernier de leur avoir coûté la victoire de par sa faiblesse. Plus en retrait, le garçon à la Lyre était à terre. De longs cheveux d'un bleu foncé tombant dans sa nuque. Ses yeux clairs gris regardant le sol. Une corde de l'instrument était cassée. Un jeune enfant le soutenait, visiblement choqué par ce qui venait de se passer. Ses cheveux étaient d'un rouge éclatant et lui arrivaient jusqu'aux omoplates. Ses yeux verts restaient fixés sur le garçon aux cheveux d'ébènes.

Finalement, le rouquin quitte le petit musicien pour s'avancer d'un pas rigide vers le garçon corbeau et le gifle de toutes ses forces. Un silence s'abat un court instant, laissant la pression monter. Finalement, les deux groupes se séparent et repartent chacun de leur côté... Seul le rouquin reste, cherchant à calmer la colère qu'il n'avait put contenir. Les jouets de bois jonchent le sol autour de lui tandis que de fines mais réelles chaines d'argent ornent ses petits bras fins. Parmi eux, il était le seul à posséder une arme véritable et ne s'en était pas servi...

    "Bande d'ignare..."


Marmonne-t-il, à présent qu'il était tout seul. Il avait tenu tête à ces deux brutes, sans se défendre, sans arme ni armure. Un seul geste d'une simplicité déconcertante pour ramener le calme et forcer la dispersion des troupes. Un geste qui disait: "Assez!!.... ça suffit..." Mais qui cachait une tirade bien plus longue et éloquente. Les enfants sont souvent cruels entre eux. Car ils sont ignorants. Ils ne jurent qu'en ce qu'ils connaissent. Ce en quoi ils ont été forgés. Et la différence leur faisait peur, autant que leur rappeler leurs propres faiblesses. L'enfant essuie sa bouche de la terre et du sang séché qui y trônaient de son pouce. Lèvres gercées... Il s'en tirait bien. Mais en frappant son camarade, il semblait s'être fait mal à la main... Le temps soignerait sa blessure, mais pas les tensions qui, elles, ne feraient que grossir... Il les aurait bien étouffé comme de vulgaires vipères dans l'oeuf, mais ses petites mains étaient encore trop fine pour entourer le cou de serpent déjà si gros...

L'enfant poussa un soupir désappointé et fit demi tour à son tour pour monter les escaliers, las. Il vint s'assoir au pied des marches, passant devant Narcisse sans lui prêter attention. Ce n'est qu'une fois là bas, après s'être baigné le visage et les mains dans un petit bassin ayant recueilli l'eau de pluie qu'il daigna le regarder. Ses traits à présent nettoyés portaient à confusion. Etait-il une fille ou un garçon? Le corps encore immature n'aidait en rien à faire la distinction. Et c'est avec un air intrigué mais timide qu'il s'adressa au dieu du rêve.

    "Bonjour? Tu as perdu quelque chose? Ton chemin? Cherches-tu quelqu'un peut-être?"
Revenir en haut Aller en bas
Narcisse


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 112

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
170/170  (170/170)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: [1749] Souvenir d'un Rêve (Dormin)   Ven 27 Juil - 14:43

¤ 2 ¤
Tandis que résonne au loin l’écho du présent…
… Ici c’est l’écho du passé qui semble roi. Narcisse ne s’était pas attendu à voir ce Saint revêtir une apparence si enfantine, car dans son souvenir la force qui était la sienne était celle d’un homme en pleine possession de ses moyens. Mais cette apparence était également celle que les âmes meurtries préféraient revêtir pour éviter le danger, pensant que la vision d’un enfant pouvait émouvoir leurs cauchemars. Une bien fausse idée, fasse à un Dieu. En y repensant, bien des années auparavant, Caêron avait également révélé être un enfant au plus profond de son psyché. Narcisse n’avait pourtant pas forcé présentement l’esprit et les rêves de ce Chevalier d’Or, alors pourquoi déjà lui apparaître sous cette forme ? La réponse viendrait en temps et en heure.

Tandis qu’il l’observait régler un différent entre enfants que Narcisse devinaient être des compagnons d’arme de sa victime, celui se demanda ce qui avait finalement bien pu causer cette étrange soubresaut en lui, aux Enfers. Il s’agissait d’un enfant « normal » non ? Il avait son caractère, semblait vouloir défendre ses amis, même contre ses propres compatriotes s’il le fallait, et n’hésitait pas à agir en conséquence des méfaits de ses ennemis.
Mais tel un simple Chevalier d’Athéna, celui-ci ne faisait bien que « réagir » au premier abord. Ces derniers ne faisant que se défendre, encore et toujours, face aux agressions, et ne réagissant qu’à celles-ci. Voilà bien pourquoi, au bout du compte, les Saints seront les grands perdants des Guerres Divines. Leur victoire aux Enfers avait été effacée par la colère de Zeus et très prochainement, ils verraient sur le pas de leur porte les Spectres revenir se venger d’eux.

Mais laissons-la les plans machiavéliques du plus puissant des fils d’Hypnos pour nous intéresser à ce jeune garçon répondant au nom de « Dormin ». Intéressant comme nom, celte s’il ne s’abusait. Et quel bel enfant, n’est-ce pas ? Ce visage fin, ces traits épurés après avoir été lavés dans l’eau fraîche de la fontaine, cette chevelure flamboyante et ces yeux verts plein de sagesse… Mais nul trace d’innocence.

« Bonjour Dormin. Non je n’ai rien perdu mon enfant, et ce chemin est loin de m’être inconnu. Ne suis-je pas un Chevalier d’Or ? » Dit-il en riant, bras levés vers le jeune garçon pour lui montrer ses plaques d’armures dorées.

Pourquoi était-il ici déjà ? Pour en apprendre davantage sur cette personne, lui répondit une petite voix venue des tréfonds de son esprit. Mais maintenant qu’il était ici, n’était-ce pas de la déception qui avait remplacé l’excitation de sa curiosité ? Oui, sans nul doute était-il déçu par ce rêve d’une banalité affligeante. Finalement, il se résolu à en apprendre tout simplement plus sur ces personnes qu’il avait entraperçu au travers du psyché du Chevalier d’Or : récolter quelques informations sur les actuels Chevaliers d’Or était plus que le bienvenu pour la suite des évènements. Aussi, tout sourire, Narcisse s’approcha du garçon, une cape blanche battant son flanc, puis se pencha vers lui pour avoir le visage à sa hauteur.

« Je t’ai vu te battre avec tes camarades, mais je ne me souviens pas les avoir déjà vu au Sanctuaire, comment s’appellent-ils ? »

Hum, sa langue fourcha malgré lui : il n’avait pas demandé à sa victime comment elle allait. Bien, d’après lui, mais la niaiserie des Saints les obligeait tout le temps à se renseigner sur l’état de santé des gens. Peu importe, la question en elle-même allait retenir l’attention de ses pensées et il allait pouvoir en apprendre un peu plus sur l’état actuel des forces d’Athéna au travers de ce rêveur bien simple d’esprit. Ce n’était pas une insulte dans la formulation de Narcisse mais une simple constatation au vu de son rêve d’une douceur bien typique d’un Saint.
Comment pouvait-il être si catégorique ? Tout simplement car Oneiros en lui l’était, pour avoir déjà mainte fois combattus Athéna et ses Chevaliers par le passé. En parlant de cela, quel chevalier représentait-il, ici ? Se redressant dans l’attente de la réponse de Dormin, il ôta son casque et y découvrit deux cornes. Le Capricorne ? Voilà qui est amusant, c’est justement son signe astrologique ! Riant intérieurement, rien ne sembla pourtant faire son chemin dans sa mémoire. L’heure n’était pas encore à ce drame-là. L’heure n’y était pas encore… Pas encore…
Revenir en haut Aller en bas
Dormin


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 237
Armure : Jardinage, natation, cuisine, peinture, se faire des relations dans chaque camp, passer du temps en famille.

Feuille de Personnage :
HP:
120/150  (120/150)
CS:
160/170  (160/170)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: [1749] Souvenir d'un Rêve (Dormin)   Ven 27 Juil - 17:34

Le visage du garçon afficha soudain une expression de stupeur. Il le fixa un instant en clignant des yeux, semblant partagé entre plusieurs émotions. Ses yeux semblèrent détailler chaque traits du visage de chevalier d'or. Il eut une mimique de dégout douloureuse, comme lorsqu'on observait quelqu'un qui souffre ou une vilaine plaie. Mais Dormin n'aimait pas non plus inquiéter ses proches, cela n'aurait fait qu'ajouter à la souffrance de ces derniers une tension inutile. Il se pinça donc la lèvre et interrogea le chevalier du regard, l'air visiblement très gêné.

    "Mais... Enfin maître, vous ne reconnaissez même plus vos propres élèves?"


Le garçon chercha à lire les traits de cet adulte lui faisant face, mais il semblait avoir bien du mal à traduire les expressions qui naissaient son visage. Ou plutôt il semblait dérangé par sa lecture. Il bougea les doigts et une aura d'un beau rose vif entourait le garçon imperceptiblement... mais rien. Il sembla très surpris. Fronçant les sourcils, il dévisagea ce gold saint, semblant réfléchir et finit par hausser les épaules se détendant d'un coup comme on passe du rire aux larmes. Il avait décidé de ne pas se prendre d'avantage la tête avec ces détails désagréables. Il se tourna légèrement pour désigner les deux groupes d'enfants qui se séparaient. Et plus précisément le garçon aux cheveux bleus et celui aux cheveux bruns qui montaient les escaliers du sanctuaire afin de rejoindre leur maison.

    "Oréstis est encore abattu par sa récente défaite. Je n'aurai pas dû le pousser autant et attendre qu'il se relève de ce traumatisme qu'a été... Enfin... Mais Sokaris et moi sommes là. Et même s'il refuse de s'ouvrir autant qu'avant à nous, je sais qu'il souffre beaucoup. Mais j'espère... qu'il a trouvé la paix avant de partir."


Il marqua une pause, choisissant soigneusement ses mots et esquissa un sourire triste.

    "Pauvre Oréstis. Tes sentiments t'avaient conduit à l'autodestruction. Tu t'étais noyé, oubliant qui tu étais progressivement, cessant d'exister pour toi même alors que toi, contrairement à moi, tu n'étais pas fait pour ça..."


Murmura-t-il tout bas pour lui même en pinçant une mèche de ses cheveux rouges entre le majeur et l'index. Il posa son regard sur le second enfant, plus grand, plus vieux.

    "Sokaris est un gentil garçon. Il nous a offert son toit en attendant que nous trouvions notre nouvelle place. Nous veillons les uns sur les autres, nous tenant chaud si on peut dire. Mais... De moi ne se dégage pas la même chaleur qu'eux. Là où je vois des proches que je veux protéger et porter, certains veulent d'avantage. Mais... On ne peut pas faire don de soit à tout le monde... Vous savez bien de quoi je parle, n'est-ce pas, maître?"


Il fit volte face et désigna d'un geste vif les deux autres sans leur accorder un regard, voulant éviter de montrer son mépris profond ouvertement et risquer de tâcher son joli regard émeraude par des sentiments si peu nobles.

    "Ceux là... sont juste des monstres. Insectes rampent, dégoutants et stupides... Même les insectes ont leur utilité, mais ceux là sont juste des vampires, pas même digestes. Tout juste bons à faire les beaux en montrant leurs muscles au dépend d'autrui et à plus forte raison des leurs. Ils ont mérité leur sort et sont morts seuls, abandonnés puis jetés dans le domaine des glaces aux enfers. Grand bien leur fasse, nul camps n'aura plus à supporter ces créatures trop traitres. et même si ça me fait mal de l'admettre, une petite partie de moi regrette de n'avoir pas mis un terme à ceci moi même."


Il inspira profondément pour chasser la colère qui montait en lui en remuant le souvenir de ces deux personnages en lui. Puis le rouquin retourna à ce chevalier d'or.

    "Mais vous... C'est différent."


L'enfant face à lui se mit à sourire d'un air sincère et s'approcha du gold saint pour l'enlacer comme on enlace un parent. Cette étreinte était profonde comme exprimant un grand soulagement. Dormin était-il pourtant vraiment heureux? C'est quand le jeune garçon se détacha du corps de l'homme aux cheveux noirs que ce dernier put constater qu'il s'était tâché d'une importante quantité de sang à moitié coagulé. Du sang qui empeste... Comme lorsqu'on touche un cadavre défiguré de plaies béantes et suintantes. Par endroits quelques minuscules morceaux de peau pâle étaient venus s'accrocher à la peau colorée et pleine de vie de cette enfant et à ses cheveux rouges. Pourtant Dormin n'exprima aucune forme de dégout. Il acceptait cet état, ne voyant que la personne derrière sans s'arrêter à cet aspect. Car, lui, acceptait la mort de Narcisse.

    "Toi... Tu es mort en héros."


Il lui sourit comme si de rien n'était et jeta un imposant sac de vivres sur son petit dos frêle. Il semblait très lourd. Dormin s'approcha à nouveau de Narcisse et passa ses petits doigts autour de la main en décomposition de son maître pour l'entrainer avec lui vers les escaliers.

    "Allons venez, je vous escorte jusqu'à chez vous."
Revenir en haut Aller en bas
Narcisse


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 112

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
170/170  (170/170)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: [1749] Souvenir d'un Rêve (Dormin)   Ven 27 Juil - 19:35

¤ 3 ¤
Kami no Itte by Wakakusa Megu on Grooveshark
Tandis que l’un rêvait…
… L’autre réfléchissait. Activement qui plus est, car certaines choses étaient floues dans son esprit. De qui donc Narcisse avait-il revêtu l’apparence pour être ainsi considéré par le subconscient de ce Chevalier d’Or ? D’habitude les rêveurs s’aperçoivent de l’intrusion très vite et leurs rêves tentent alors de rejeter ceux qui les parcourent impunément. Mais ici, point de cela. Et c’était étrange, sans être angoissant bien entendu. Disons juste que le Dieu du Rêve était quelque peu surprit du déroulement de cette rencontre, lui qui était si déçu par tant de banalité.

Mais tout bascula, quelques instants après que le garçon à la chevelure chatoyante n’ait semblé si surpris par les dires du personnage. Lorsque, répondant à la demande de Narcisse, le dénommé Dormin commença à parler de ses camarades, les noms qu’il évoqua firent écho en lui à des souvenirs qui n’étaient pas exactement les siens. C’était comme de vouloir extraire de la vase les racines encrassés d’un arbre millénaire. Au plus profond des souvenirs d’Oneiros se trouvaient des réponses inattendues et des images dont il ignorait jusqu’à l’existence. Mais les souvenirs s’accompagnaient de révélations énigmatiques, dans un premier temps… Et lorsque Dormin s’arrêta pour se retourner vers lui, Narcisse eut un véritable choc : Oréstis, Sokaris, le corbeau, le traître, et lui, Dormin, tous venaient d’une seule et même époque, que le Dieu du Rêve avait à tort cru être l’actuelle.

Non, ces noms, viennent de son passé, il y a plus de 1300 ans !
Tremblant sur ses jambes, le jeune homme à l’apparence imaginée par le Chevalier d’Or se laissa prendre dans les bras du petit garçon qui l’accompagnait. Qu’est-ce que cela ? De la bonté ?! Qu’est-ce que cette ineptie enfin ? Pourquoi viennent-ils de l’époque durant laquelle j’ai vécu ? Des mêmes années ?! Narcisse faillit perdre son calme mais il se rattrapa, remettant à plus tard la compréhension de tout ceci. Pour l’heure il désirait aller au bout de cet escalier et de ses révélations, de ses vérités, de ses découvertes d’une autre époque.

Car ce qu’il voyait ici était le Sanctuaire d’Athéna tel qu’il était sans doute plus d’un millénaire auparavant. Mais comment diable ce Dormin avait-il pu survivre jusqu’à ce jour ? Il n’était pas un Spectre ! Etait-il alors, un Dieu ? Impossible, sa présence aurait été détectée bien plus tôt dans le flux du temps et des rêves. Oneiros lui en aurait parlé. Mais, il n’avait passé qu’un siècle aux côtés de son Maître, et ce dans un unique but : devenir Oneiros lui-même. Il avait pu lui cacher bien des choses. Des choses, importantes. Des choses que Narcisse n’avait en réalité jamais voulu savoir, mais qui allaient peut-être lui être révélés sans qu’il le veuille.

Déjà les idées se bousculaient dans son esprit, alors qu’il voyait dans le regard de Dormin sa propre apparence : Narcisse, tel qu’il était avant sa mort. Mais aussi tel qu’il devait l’imaginer au moment de sa mort : de longs cheveux noirs couverts de poussière, couturé de blessures, ensanglanté, un véritable cadavre ambulant. Ce garçon, a en lui une force incroyable, pensa-t-il tandis que des souvenirs bien plus lointains semblaient ressurgir du plus profond de son âme.

« … Les marches ne sont pas faites pour dormir. » S’entendit-il répété à voix haute en reprenant la marche avec le jeune homme.

Oui, il faut monter, encore, pensa-t-il en silence, tandis que la vérité surgissait des méandres de son esprit : Oneiros savait, depuis le premier instant, qui était Narcisse. Et celui-ci, brisé par trois siècles de combats incessants, n’avait plus souhaité savoir d’autres choses que ce qu’il avait pu se rappeler lui-même. La vérité qui aurait pu faire échouer le plan du fin manipulateur qu’était Oneiros, Dieu du Rêve : il avait vu en Narcisse son successeur, mais à la seule condition que celui-ci ne se souvienne pas de sa mort et de ce qu’il avait été avant celle-ci.

Le Chevalier d’Or du Capricorne.
Comment ? Qui ? Restaient des questions qui s’agitaient dans sa tête comme des oiseaux dans une cage secoué de toute part par un Dieu bien cruel. Et aujourd’hui, qui était-il ? Toujours Narcisse oui, mais pas celui de cette époque. Il était Narcisse, le Dieu du Rêve, et cela rien ne pourrait le changer, malgré ces révélations aussi soudaines qu’impossibles. Et pourtant la vérité du subconscient de Dormin était bien réelle. Il était mort en héros, pleuré par ses pairs et par ses élèves, lui, le divin Narcisse, le plus bel homme au service d’Athéna et également le plus zélé, car au combat il était alors invaincu. Jusqu’à ce jour.

Oui, ce jour, il s’en souvenait à présent. Et le souvenir, aussi vite apparu, fût rejeté à la mer de ces pensées sans qu’il ne puisse en supporter la vision. Et inexorablement, ils montaient tous les deux. Qu’était devenu Oréstis ? Comment était mort Sokaris ? Qu’était-il advenu du Sanctuaire après cela ? Et surtout : pourquoi Dormin était-il encore en vie ?! Contenant mal son état, ses mains se mirent à trembler, alors même qu’il serrait compulsivement celle du petit rouquin qui lui servait de guide, un sac sur le dos comme alors, lorsqu’ils s’étaient rencontré pour la première fois, à la nuit tombée…

« On ne traine pas lorsque Narcisse du Capricorne le demande. » Continua-t-il, esclave de ses propres souvenirs.

Et ainsi accéléra-t-il le pas, courant presque à présent, vers la dixième maison : celle du Capricorne, la sienne, avant qu’il ne trouve la mort. Quelles révélations l’attendaient encore là-haut ? Quel était réellement la nature de son lien avec Dormin ? Comment ce dernier avait-il survécu aux griffes de la mort après le départ de son Maître vers l’autre-monde en héros ? Tout cela, il désirait le savoir…
Maintenant.
Revenir en haut Aller en bas
Dormin


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 237
Armure : Jardinage, natation, cuisine, peinture, se faire des relations dans chaque camp, passer du temps en famille.

Feuille de Personnage :
HP:
120/150  (120/150)
CS:
160/170  (160/170)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: [1749] Souvenir d'un Rêve (Dormin)   Dim 29 Juil - 0:53

Et c'était parti pour cette longue et éprouvante ascension quotidienne. Le sac sur son dos semblait lourd et imposant pour un si petit être. On pouvait même se demander comment il pouvait le porter avec tant d'aisance. Les autres enfants avaient disparu plus haut. Peut-être les reverraient-ils plus tard? Dormin pourtant gardait un air bienveillant et gentil sur le visage, ne se plaignant pas du poids sur ses épaules. Ils arrivaient à mi chemin à présent des escaliers les séparant de la maison du Bélier, première maison du zodiaque. Les paroles de Narcisse attirèrent le regard émeraude du petit Dormin qui se tourna vers lui et se mit à sourire avant de répondre à la première réplique avec un naturel déconcertant.

    " Je monte jusqu'au temple du grand pope. Je me dois de lui faire un rapport sur la mission remplie par le chevalier d'Andromède en Britannia."


Comme s'ils reprenaient une vieille conversation. Un air de déjà vu. Les petits doigts de l'enfant se resserraient sur la main pourrie de Narcisse. Enserrant ses doigts squelettiques recouverts de chaires putréfiées. La seconde réplique arracha un petit rire clair au gamin qui se souvenait de la fin non prononcée de la réplique qui était: 'Je ne vais pas vous manger." Il s'empressa de donner à nouveau la réplique à Narcisse.

    "Oh huh...?! C'est un grand honneur, monseigneur. Je vous remercie de votre hospitalité."


Il hésita avant d'en faire plus et rajouta tout de même:

    "Me manger?... quelle drôle d'idée! En plus je ne dois pas avoir très bon goût."


Parce qu'il avait aimé ce trait d'humour à l'époque, qui lui avait permis de se détendre face à Narcisse. Et car, dans le cas présent, ils faisaient très loup et agneau quelque part. Qu'est-ce qui aurait empêché ce grand zombie de croquer le gamin à ses côtés, pleins de vie, par jalousie ou toute autre motivation. Et ainsi accéléra-t-il le pas à son tour, notant avec satisfaction l'accélération de son pauvre maître.

Ils arrivaient à la maison du Bélier où un homme d'âge mûre possédant un bouc les regardait du coin de l'oeil alors qu'il réparait des armures. Soudain, le ciel se chargea en pluie d'un seul coup, comme si la foudre s'était abattu sur eux. Tandis qu'ils montaient, deux silhouettes se tenaient là sur les escaliers. L'eau se mêlant au sang coulaient sur les marches par petits ruisseaux. Au sol, un gold saint blessé à mort... De longs cheveux noirs sur son crâne. Il agonisait, blessé au dos. Accourut auprès de lui un bel androgyne à l'armure d'Andromède, les cheveux d'un rouge éclatant. Ce dernier s'empressant de communiquer son cosmos au gold saint pour le sauver, au risque d'y laisser sa propre vie.

    "Qu...Qui a fait ça...?"


Le naturel doux de Dormin laissait place à l'énergie du désespoir. Il était comme un enfant face à un traumatisme... il vivait un cauchemar éveillé. Il serre les dents alors que les larmes coulent d'avantage, trempant son visage. Bientôt une eau fraiche tombe sur eux... la pluie tombe comme pour répondre au jeune celte et à son état d'esprit... comme lors de l'attaque d'Arès. Dormin était réellement triste... Etait-ce son coeur qui invoquait la pluie?

L'aura fraiche du chevalier d'Andromède se tint d'une couleur bleutée comme celle de la mer en côte d'émeraude. L'odeur d'iode qui s'en dégageait vaguement devint plus fort. Un flot d'énergie déferla à travers son corps frêle. La tempête se levait, bouillonnante, tourbillonnante en lui. Comme une vague qui déferle et s'écrase, la bénédiction devint plus forte et se répand d'avantage dans le corps du gold saint.

    "Je... Je ne veux pas... je ne veux plus revivre ça..."


Dormin laissa l'occasion à Narcisse d'observer le reste de la scène où le gold saint partagea son sang avec le bronze qui venait de lui sauver la vie. Dormin lui accorda un moment jusqu'à ce que les fantômes ne disparaissent, la pluie avec. Laissant le ciel bleu et dégagé. Le gamin rejeta son sac sur ses épaules et tira sur la main de son maître pour monter. Ils passèrent la première maison et Dormin se figea. Ce fut un enfant plus jeune que Dormin, montant les escaliers en les dépassant, qui attira l'attention du rouquin. Ce dernier lâcha la main de Narcisse, lui permettant de souffler un peu, pour aller à la rencontre de ce garçon si jeune aux cheveux blonds, chutant dans son dos, et aux yeux rouges.

    "Adrix!"


Le rouquin s'avança et souleva le blondinet pour le faire tourner comme un grand frère jouerait avec son cadet. Ce dernier protesta vivement, mais on voyait pourtant qu'il étouffait ses rires.

    "Je suis surpris de te croiser là, je te croyais atteint de la phobie des escaliers.
    -T'occupes! Je trouverai bien un moyen un jour de ne plus avoir à les gravir pour aller me promener.
    -Haha! T'as plus qu'à apprendre à voler alors!
    -Chiche!"


Et sur ces mots, il traça sa route à toute allure, laissant le rouquin riant de bon coeur derrière lui. Ce dernier revint auprès de Narcisse et reprit sa main pour lui faire traverser la seconde maison. Là un homme imposant se tenait, les cheveux clairs, les bras croisés. Dormin le salua.

    "Bonjour à vous, seigneur Aldebaran! Suis-je devenu le dernier rempart?"


Les lèvres du gold saint s'agitèrent mais seul Dormin sembla les entendre. Ce dernier se mit à sourire avec candeur avant de se diriger avec Narcisse vers la sortie du temple. Durant a traversée de celui ci, de nouveaux fantômes apparurent. Le chevalier d'Andromède affrontant celui du taureaux et contenant avec brio tous ses assauts. Le combat dura longtemps et finit par s'arrêter d'un commun accord, mais ce fut le gold saint qui se retrouva en pire état. Les silhouettes s'effacèrent à nouveau alors qu'ils se retrouvaient dehors.

Devant eux, la maison des Gémeaux... Dormin accéléra le pas, comme s'il ne voulait pas s'attarder ici. Ils ne croisèrent rien ni personne. Mais les lieux dégageaient une aura étouffante et désagréable. Dormin en aurait presque envie de mordre tant elle l'agaçait. Mais à peine furent-ils à la sortie du temple qu'un cailloux vint frapper le dos de Narcisse. Dormin fit volte face, furieux! Il foudroyait le Gémeaux, ricanant, du regard. Dormin serra la main de Narcisse avant de la lâcher pour se jeter sur son petit camarade et le plaquer au sol. Tandis que Dormin bouillonnait, le gémeaux jubilait... Il savait Dormin incapable de céder pleinement à ses pulsions, trop zélé pour enfreindre les règles... trop poltron... trop faible. Dormin lâcha à contre coeur cet imbécile, s'écartant avec dégout et reprenant la main de Narcisse pour le tirer hors de ce temple maudit. L'allure était plus vive et l'enfant ne dit mot jusqu'à arriver devant la maison du Cancer. Son sac se faisait lourd et il se concentra sur la peine qu'il lui donnait pour redoubler d'effort et se calmer. Revenu à de meilleurs sentiments, il fit traverser la demeure du Cancer à son maître, serrant d'avantage ses petits doigts sur les siens. Soudain son pas se faisait plus lent... Comme s'il redoutait de passer la sortie du temple... Sa mine semblait triste mais résolue. Il s'arrêta, la tête basse jusque devant la sortie et sa petite main trembla dans celle de Narcisse. Il fit durer cet instant cet instant quelques secondes de plus durant lesquelles il sembla redouter le moment à venir. Puis il recula d'un bond, lâchant la main de son maître pour le pousser hors du temple dans les escaliers montant à la maison du lion.

Même s'il avait voulu reculer, Narcisse faisait à présent face à un mur fermant la maison du Cancer. Il ne pouvait que monter. L'enfant avait disparu... Il se retrouvait seul dans ces escaliers... Seul? Pas sûr. Plus haut, lui tournant le dos, se tenait un homme, sur le seuil de la maison du lion. Ce dernier semblait en train de rire aux éclats avec un autre autre jeune homme moins âgé que lui. Le premier portait un gros sac sur le dos, de longs cheveux rouges et possédait l'armure d'or du lion. Le second avait de longs cheveux blonds et était semblait-il chevalier d'or des poissons. Ils semblaient s'amuser, très complices, de façon légère. Soudain le regard émeraude du premier se posa sur Narcisse et il se figea, comme s'il venait de voir... un revenant. Le second suivit le regard de son ami et grimaça. Mais le premier lui lança un regard qui se passait de mot et le poisson tapota l'épaule du lion, remontant vers sa propre maison en se plaignant d'avance des marches à grimper.

Le gold saint du lion, hébété, fit quelques pas hasardeux vers Narcisse, semblant choqué de le voir. Puis il se mit à courir dans les escaliers au risque de sa casser une jambe en tombant et tomba à genoux devant le dieu du rêve, prenant son visage entre ses mains d'adulte, l'observant attentivement dans les yeux. Un sourire naquit sur son visage, un de ceux qu'on forme lorsqu'on est soulagé de retrouver un proche vivant après un grave accident.

    "M...Maître! V...Vous êtes venu!"
Revenir en haut Aller en bas
Narcisse


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 112

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
170/170  (170/170)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: [1749] Souvenir d'un Rêve (Dormin)   Ven 3 Aoû - 8:28

¤ 3 ¤
Takaki Kabe by Wakakusa Megu on Grooveshark
Tandis que le destin s’acharne…
… L’espoir que tout ceci ne soit qu’un mauvais rêve disparait à jamais. Le doute n’était plus permis, et la réalité s’imposait d’elle-même au travers des souvenirs décousus de Dormin de Britannia. Narcisse, le Dieu du Rêve, avait été avant cela Narcisse du Capricorne, de son « vivant », bien qu’il soit également en « vie » aujourd’hui, grâce à son statut divin. Cela remontait à plus de mille trois cent ans et avait été un court moment de son existence.

Après s’être durement entrainé avec l’ancien Capricorne, Zénon, d’un âge indéfinissable grâce à sa maîtrise avancée de la Cosmo-énergie, Narcisse se souvenait être retourné au temple de Constantinople pour y récupérer l’Armure Sacrée en tuant au passage son gardien. D’où l’étrange sensation à la vue de ce monument devenu une simple demeure bourgeoise au fil du temps : il avait dans ses entrailles vécu son premier véritable combat et celui-ci l’avait traumatisé d’une manière inattendue, le transformant en Chevalier d’Athéna plus que zélé au combat, s’entrainant sans cesse pour ne jamais être vaincu.

Et pourtant, tandis que dans le rêve le Dieu suivait son rêveur à travers le Sanctuaire d’Athènes, il se revit perdre pour la première fois de sa vie, non-pas face à l’ennemi, mais face à l’un de ses « alliés ». Il s’en souvenait très distinctement, le combat, loin d’opposer les deux hommes, avait eu comme décor un affrontement entre les Saints et plusieurs Marinas venus provoquer les leurs dans un nouveau conflit. Et alors que le merveilleux Capricorne bondissait à l’assaut de ses adversaires, tranchant de toutes parts grâce à la fameuse technique qui était la sienne, une vive brûlure l’avait prit entre les omoplates. Trop puissante pour un guerrier en pleine charge, l’attaque l’avait tout bonnement éjecté du combat. C’est là que Dormin était venu le trouver, et que la pluie s’était mise à tomber sur le Sanctuaire…

Sous ses yeux, Narcisse vit l’ancien Andromède s’agenouiller et partager avec lui sa force vitale pour lui permettre de survivre à sa terrible blessure, risquant pour le coup de passer dans le royaume d’Hadès à sa place. Le Capricorne l’avait arrêté et, ses couleurs retrouvés, avait partagé avec lui son sang d’élu d’Athéna, élevant Dormin di Britannia au rang de Silver Saint par sa seule volonté.

« Tu méritais déjà bien mieux à l’époque. » Commenta-t-il face à cette scène qui se dissipa comme un mirage sur leur passage. « Finalement les Dieux ont dû entendre l’écho de ton courage. »

Car du coin de l’œil, le Dieu du Rêve n’oubliait pas qu’il suivait là le Gold Saint du Capricorne. Et cela, était un souvenir qu’il n’avait jamais eu, car il était mort avant l’ascension de son élève.

Mais la suite du voyage promettait d’être encore pleine de surprises. Ou bien pouvait-on parler là de révélations inconvenantes ? Quel jeu jouaient donc les Dieux pour ainsi oser imposer au monde la vue de trois Chevaliers aussi anciens qu’eux ? Car après avoir dépassé la demeure du Bélier dont le visage et le nom de son occupant s’étaient perdus dans les limbes de sa mémoire en pleine reconstitution, un gamin aux cheveux blonds descendit en courant les marches menant au pied du Sanctuaire. Dormin en lâcha la main décharné du cadavre qu’il était pour lui pour aller à la rencontre de cette tête blonde dont le visage, bien que juvénile, lui rappelait quelqu’un…

« A… Adrix ?! » S’étrangla-t-il.

Quelle était cette folie ? Il n’avait pas été le seul héros de cette air à survivre à la mort et au passage du temps ? Car il ne connaissait qu’un seul autre Adrix : la réincarnation de Phantasos, Dieu de l’Irréel, son frère et comme lui, un fils d’Hypnos. Portant sa main à son front, il en chassa le sang purulent pour tenter de comprendre quel était le dessein de l’univers de les avoir ainsi fait survivre à travers le temps jusqu’à ce jour. Mais il lui manquait trop d’éléments.

Une chose était certaine, tandis que Narcisse regardait le gamin rire avec le garçon à la chevelure de feu : leur destin était lié. Lui, Dormin, et Adrix. Et un jour, il découvrirait pourquoi, car c’était aussi la volonté d’Oneiros qui s’exprimait là et son besoin de satisfaire sa curiosité naturelle. Tout ceci restait bien mystérieux car le Dieu du Rêve n’avait pu percer ce mystère avant de disparaître. La tâche lui incombait de comprendre à présent… S’il le désirait. Car sans être rancunier, Narcisse en voulait à son ancien Maître de l’avoir ainsi manipulé pour arriver à ses fins. Mais soyons honnête : Narcisse en aurait fait de même pour continuer d’exister dans ce monde, si leur situation avait été inter-changée.

En quittant le petit blondinet qui était bien jeune à l’époque, et que Narcisse n’avait donc pas connu de son vivant, ils continuèrent leur route et dépassèrent successivement la maison du Taureau, celle des Gémeaux, puis du Cancer. L’ancien, le traître, et l’absent. Il se souvenait des surnoms qu’il leur donnait dans son esprit, tout en parlant pourtant d’eux avec respect à ses élèves. Que n’aurait-il pas donné pour assouvir sa vengeance contre les Gémeaux en ce temps… S’il avait été comme il l’était aujourd’hui, nul doute que vengeance aurait été obtenue. Mais il était différent durant cette période de sa vie. Il croyait en d’autres valeurs que la « mort » de toute chose. Quelle naïveté cela avait été : et quel bonheur cela été aujourd’hui d’exister à nouveau pour un jour accomplir cette vengeance contre le monde qui l’avait vu naître et laissé mourir, lui, le divin Narcisse !

« Ton descendant sera le dernier de ta lignée. » Grommela-t-il à l’adresse de la silhouette juvénile des Gémeaux venue le narguer.

Sa pierre lui avait fait ressentir le souvenir de cette brûlure Cosmique dans son dos. Lâche, avait-il crié en son cœur à l’époque… Fin tueur, pensait-il aujourd’hui avec l’expérience qui était la sienne. Car les Gémeaux d’alors n’étaient pas des « guerriers » ni des « chevaliers » : s’étaient des tueurs, et en tant que tel, tous les moyens étaient bons pour eux afin d’éliminer leurs adversaires. Cela avait été dur à comprendre, pour tous. Mais aujourd’hui il comprenait, et le désir qui était le sien d’éliminer ce qu’il pouvait rester de la lignée des Gémeaux ne fit que grandir en lui. Alors qu’il quittait la maison du Cancer, celle-ci se referma derrière lui. Ou plutôt, la sortie disparue, comme par magie… Mais il s’agissait d’un rêve nimbé de souvenirs, il n’était pas « logique » de chercher la logique en ce lieu.

« Dormin ? »

Le garçon aux cheveux roux avait disparu.
Il était ici pour lui, aussi cela aurait été un comble qu’il se retrouve coincé dans son subconscient sans être à ses côtés ! Ne cédant nullement à la panique malgré la situation -Narcisse s’était fait très vite à l’idée de toutes ces révélations comme une succession de fatalités du destin- il tourna son regard vers le haut des marches menant à la maison suivante du Sanctuaire. Ainsi comprit-il le déroulement de ce rêve. Adrix et Dormin discutaient ensemble, face à la maison du Lion. Son élève portait l’armure dédiée à ce temple, chose étrange, et après quelques secondes il vit son défunt maître le fixer. Il faut dire que Narcisse était étonné de voir le garçon avec cette armure sur les épaules, lui qui aujourd’hui portait celle du Capricorne. Mais le plus étonné était encore Dormin, surpris de voir son maître à l’allure de cadavre sur le pas de la porte de sa nouvelle demeure.

Le blondinet, Adrix donc, tapota l’épaule de son ami, et les quitta là. Il portait l’armure des Poissons. Un nouveau fil de la grande tapisserie de l’Histoire venait d’être révélé… Dormin se précipita vers son Maître et s’agenouilla devant lui pour être à sa hauteur. Il n’hésita pas une seule seconde à prendre son visage entre ses mains et à le serrer fort contre lui, soulagé de le voir là. Lui avait-il manqué après sa mort ? La réponse semblait évidente. Mais Narcisse ne se souvenait pas encore du « pourquoi » de ce soulagement. Aude-là des retrouvailles d’un Maître et de son élève, il sentait là un autre mystère…

« Bien sûr que je suis venu mon ami. » Dit-il d’une voix douce. « Mais ne pourrais-tu pas te souvenir de moi tel que j’étais de mon vivant ? On dirait que toute ma beauté a déserté ta mémoire, alors même que tu n’as jamais vu ce qu’il était advenu de mon corps. Et qu’est-ce qu’un corps dans les souvenirs d’un homme ? » Continua-t-il en riant, désirant échapper à cette apparence morbide qu’il lui donnait dans ce rêve et qui ne lui plaisait nullement.

N’était-il pas le divin Narcisse ? Le plus bel homme de son vivant, et le plus magnifique dans sa mort ? Que dire en plus, de son apparence d’aujourd’hui ? Un Dieu du Rêve tel que lui ne pouvait tolérer d’apparaître tel un cadavre en décomposition dans les rêves de Dormin du Capricorne. Et il ignorait pourquoi, il tenait à ne pas apparaître ainsi devant lui… Encore un fait étrange. La fatalité n’a-t-elle donc pas de limites ?
Revenir en haut Aller en bas
Dormin


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 237
Armure : Jardinage, natation, cuisine, peinture, se faire des relations dans chaque camp, passer du temps en famille.

Feuille de Personnage :
HP:
120/150  (120/150)
CS:
160/170  (160/170)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: [1749] Souvenir d'un Rêve (Dormin)   Ven 3 Aoû - 19:56

Musique

Le chevalier perdit son sourire, comme s'il ne comprenait qu'à moitié la demande de son défunt maître. Son regard s'assombrit tandis qu'il baissait la tête, ses mains quittaient le visage de Narcisse. Au loin, le soleil commençait à décliner sur l'océan bordant la côte. Le ciel et le territoire des saints était baigné d'une magnifique et chaude lumière dorée.

    "Je ne le puis."


Répondit-il en se relevant et en tournant le dos à son maître pour observer les temples plus hauts. Il était désolé qu'il ait à lui apparaitre sous ces traits cadavériques. Bien entendu qu'il se souvenait la beauté de Narcisse du Capricorne, même s'il ne fut pas son plus grand admirateur...

    "Il me manque quelque chose pour se faire... et je ne suis pas celui qui peut trouver ce qui saurait combler ce vide."


Ce Dormin-ci semblait plus éteint que l'enfant rencontré plus tôt, comme si le poids des ans l'avait brisé pour en faire un être plus docile, mais aussi plus sentimentale. Il était sensible et réfléchissait beaucoup, se remettant sans cesse en question pour évoluer et monter...

    "Peut-être plus haut."


Dit-il en posant son regard sur la neuvième maison du zodiaque, quatre maisons plus loin pour être exacte... Mais déjà une maison après la sienne, se dressait un nouvel obstacle. Le Lion d'or serra le poing avant de se retourner vers son maître, l'invitant à le suivre en souriant de cet air si familier.

    "Allons voir si nous trouvons notre bonheur, maître."


Ainsi, il l'entraina dans la maison du lion, la maison protégée par Dormin après la disparition de Narcisse. Une fois à l'intérieur, les fantômes de nouveaux souvenirs firent leur apparition. Un Dormin abandonné par Andromède et aux prises avec l'armure du lion. Le corps agité de spasme, il grandissait presqu'à vue d'oeil, passant de son apparence d'adolescent androgyne à celle d'un jeune adulte de la même trempe que Narcisse à l'époque. C'était une expérience terriblement douloureuse imposée par le cosmos doré qui prenait ses droits sur lui. Il fut trouvé au petit matin par Sokaris, portant l'armure d'or de la balance et un nouveau saint du Verseau. Tous deux aidèrent le nouveau lion à se remettre. Ce dernier, sous le choc, eut bien du mal à réaliser l'honneur qui lui était accordé à lui, petit bronze saint. Encore plus que sa soudaine poussée de croissance.

Le lion quitta son temple, entrainant Narcisse à suite dans la lumière du soleil couchant. Il monta les marches menant à la maison au dessus de la sienne et qu'il maudissait tant, celle de la vierge. Il y allait presque à reculons, sentant ses membres se crisper de contrariété. Dés qu'ils passèrent le seuil, les fantômes de deux Berserkers, d'un marina, de Dormin, du Verseau et de l'ex corbeau devenu vierge investirent la place. Alors que Dormin et le verseau engageaient cette rencontre selon les règles de la chevalerie avec le respect dû à tout adversaire, la vierge faisait une entrée des plus... Pathétiques. Pas inattendue, car c'était à la hauteur de ce qu'on pouvait attendre d'un rapace de bas étage comme lui. Il posa une déjection nasale sur l'armure du rouquin avant de se retourner contre eux pour leur ôter la vie en compagnie des intrus, prétextant lutter pour Athéna malgré tout. Si Dormin ne montra rien, il bouillonnait intérieurement de rage face à tant de blasphème et de puérilité. Mais il avait trouvé grâce lors de précédentes batailles aux yeux de l'un ces adversaire qui s'unit à eux pour se débarrasser de ce gêneur aux ailes noires et enfin pouvoir s'affronter dans de bonnes conditions. Se fut le début de la guerre sainte de 450...

Dormin ne s'était pas retourné, voulant quitter les lieux au plus vite, mais déjà une ombre planait autour d'eux, riant dans les ténèbres, hilare comme un fou. Il se moquait du rouquin et du sort de ses compagnons, chuchotant des insultes à son sujets sorties d'outre tombe. Le traitant de lâche, de faible... Dormin tenta de faire fi, contenant sa colère en serrant les poings qui commèrent à trembler contre son flanc et finit par quitter les lieux, s'éloigner à pas rapide de la maison.

Ce n'est qu'à mi chemin entre la maison de la vierge et de la balance qu'il souffla son angoisse loin de lui, décrispant ses membres. Il reprit une cadence plus modérée, soulagé d'arriver dans une maison plus accueillante. Celle-ci était pleine de souvenir... Il marqua une pause.

    "Nous arrivons chez ce cher Sokaris. Beaucoup de souvenir habitent ces murs et un tout particulièrement fort que nous partageons en ton honneur... Prépares-toi..."


Dernière édition par Dormin le Jeu 13 Sep - 19:56, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Narcisse


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 112

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
170/170  (170/170)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: [1749] Souvenir d'un Rêve (Dormin)   Sam 11 Aoû - 13:35

¤ 5 ¤
Et bien tant pis, songea-t-il face à la réponse de son ancien élève, qui au-delà des siècles avait survécu d’une manière qui lui était encore totalement inconnue. Narcisse en apprit cependant plus face à l’air distant de Dormin, comprenant qu’au fond du cœur de ce dernier existait un manque, un vide, difficile à combler dans les circonstances actuelles. Mais comment expliquer cette tristesse affichée sur le visage du Saint ? Le Dieu du Rêve manquait encore trop d’informations pour le découvrir. Continuant de le suivre vers les maisons suivantes, il apprécia l’espace d’un instant de le revoir sourire.

Ainsi arrivèrent-ils à la maison du Lion, celle à laquelle l’ancien Saint d’Andromède s’était retrouvé lié pour palier à la mort de tant des leurs au cours de la guerre. Son caractère bien trempé et plus emporté que celui de Narcisse lui avait sans aucun doute valu d’être ainsi choisi par l’armure d’or du Lion. Car on ne pouvait pas remettre en doute la fidélité de Dormin envers Athéna, mais à l’époque on pouvait cependant remettre en doute les ordres du Grand Pope. Il s’en souvenait comme si c’était hier, de ces décisions qui leurs avaient coûtés la vie, à lui et à d’autres de ses frères d’armes. Sous couvert de servir Athéna, son incapacité à commander les avais tous conduit au désastre.

Sous les yeux du Spectre, Dormin fût prit de spasmes et se mit à luire d’une lumière irréelle. Ses traits se modifièrent alors que l’armure du Lion le choisissait comme nouveau porteur, liant son Cosmos au sien dans un long rugissement victorieux. Et lorsque tous deux furent enfin liés, Narcisse put remarquer que ce changement intense de cosmo-énergie avait provoqué une brusque croissance de son élève, le faisait d’un coup grandir comme pour rattraper le temps perdu. Il est vrai à l’époque que le jeune homme avait le même âge que son maître, mais paraissait souvent d’apparence bien plus jeune, comme un adolescent. Là le doute n’était plus permis : c’était bien un homme qui lui faisait face. Les fantômes de l’ancienne Balance et d’un Verseau dont il ignorait le nom vinrent le soutenir pour l’aider à se relever. Encore l’un de ses élèves, sourit-il à lui-même.

Le nouveau lion quitta donc son temple, son visiteur sur les talons, remontant peu à peu vers le sommet… Non, pas vers le sommet : leur voyage prendra fin à la dixième maison… La mienne, se rappela-t-il, même si aujourd’hui mon nom c’est sans doute perdu dans les limbes du temps. Mais je me charge de redorer à nouveau, et ce, d’une manière plus terrible encore qu’à l’époque. Gardant évidement pour lui ses pensées, ils allèrent vers la maison de la Vierge, et vers l’ancien Saint du Corbeau à qui « l’honneur » avait été fait d’entrer dans leur fratrie. Narcisse avait toujours pensé que cela était une erreur et les visions qui naquirent ici ne firent que le confirmer. Quel diable s’était-il emparé de cet homme pour croire défendre Athéna en prenant le parti de ses ennemis ? Quelle pauvre âme… Il se promit à lui-même, à ses heures perdus, de la retrouver en enfer et de lui réserver un sort bien particulier.

Il voyait bien que le garçon à la chevelure de feu brûlait de rage face à ces souvenirs douloureux. Car la Vierge avait dû causer bon nombre de problèmes avant d’être arrêtée. Et alors que dans les ténèbres de sa mémoire, les bravades et les méchancetés de celle-ci continuaient d’hanter Dormin.

« Disparait. » Ordonna-t-il d’un mouvement de la main.

Et aussitôt, la fumée noire se dissipa, rendant à la maison son calme habituelle. Ses talons d’or claquèrent sur le sol et il rattrapa Dormin qui avait avancé sans se retourner, jusqu’à être aussi loin que possible de cette demeure. Narcisse ne le comprenait que trop bien, et en le rejoignant il posa une main décomposée mais réconfortante sur l’épaule de ce dernier.

« Je suis prêt. » Répondit-il en souriant avec douceur.

Spectateur de ce rêve, il lui apprenait bon nombre de choses qui s’étaient déroulés après sa mort, ce qui comblait déjà quelques points d’interrogations à sa curiosité. Il était curieux, et plus aussi désireux de violer le subconscient du Chevalier d’Or qu’auparavant. Certes une part de lui, celle d’Oneiros plus particulièrement, brûlait de simplement briser ses rêves pour obtenir des informations plus intéressantes sur l’état actuel du Sanctuaire d’Athéna. Mais Narcisse résistait : il aurait tout le temps plus tard, d’en apprendre plus sur ses ennemis. Car Dormin en était un à présent. Malgré son sourire, ses pensées vagabondèrent vers des images peu attrayantes et son regard se fit un peu plus fuyant à mesure qu’ils avançaient vers la maison de la Balance.
Revenir en haut Aller en bas
Dormin


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 237
Armure : Jardinage, natation, cuisine, peinture, se faire des relations dans chaque camp, passer du temps en famille.

Feuille de Personnage :
HP:
120/150  (120/150)
CS:
160/170  (160/170)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: [1749] Souvenir d'un Rêve (Dormin)   Ven 21 Sep - 15:06

Le gold saint du lion hocha la tête, l'air grave et tourna les talons pour gravir les marches d'un air solennel. Chaque pas qu'il faisait vers ce temple sonnait lui arrachait une douleur dans la poitrine, comme si son coeur manquait un battement. A nouveau le temps et l'espace se tordirent, offrant l'illusion de l'aube à l'ex-Capricorne encore devant le temple.

Une silhouette en armure d'un rose pourpré, chaines aux bras passa à ses côtés, le dépassant, un lourd sac rempli de vivre sur le flanc. Il stoppe sa progression et se fige. Il se passe quelque chose dans la maison de la balance. Pourtant... elle est sensée être vide! ... et... si il y a un intrus... pourquoi personne n'a réagi plus bas? Nous sommes pourtant sensés pouvoir agir même de nuit. Mais personne ne semblait avoir remarqué cette activité à part lui. Dormin déglutit, il devait en avoir le coeur net, et au pire, il aurait juste l'air un peu idiot. Mais au moins il aurait la conscience tranquille. Discrètement, il approche l'entrée de la maison de la balance, ne faisant pas de bruit, contrôlant le rythme et la pression de chacun de ses pas.

Douze heures étaient passées ainsi, douze heures à changer une partie de sa nature, à s'imprégner de cette Gold Cloth. Sokaris s'était mis en symbiose avec, il l'avait complétement accepté et celle-ci avait fait de même. Pouvait-on dire qu'il avait changé? En tant qu'homme peut être que cela montrait sa maturité, et en tant que chevalier cela montrait aussi sa prise de conscience en son rôle si particulier. Il se devait de rendre la justice, il se devait de défendre Athéna et ses convictions. Il venait de stopper l'émergence de son cosmos dans ce qui était désormais sa demeure lorsqu'il ressentit l'arrivée d'un cosmos aux portes de la maison zodiacale. Lui qui pensait pouvoir se reposer après ce marathon cosmique assez éprouvant... Il quitta donc sa position tenu depuis si longtemps pour se rentre à l'avant du temple, marchant en gardant sa Gold Cloth. En s'avançant il reconnut le cosmos de la personne, il s'avança pour voir la silhouette de celui qu'il avait rencontré quelques jours plus tôt.

    "Rentres donc Dormin, et soit le bienvenue dans ce qui est maintenant ma demeure."[/color]


    "Tu ne t'es pas levé tôt... tu as veillé, Sokaris de la balance. Il faut croire que je vais ravitailler tous les chevalier d'or à ce rythme."


Il rit tout bas, amusé de le situation et sort du pain frais et de l'eau ainsi que quelques fruits qu'il pose sur un drap blanc. Il offrait un petit déjeuner à Sokaris. Il aurait été regrettable de voir le nouveau chevalier d'or tomber dans les pommes dés son premier jour en tant que tel. Dormin pouvait lui offrir de se restaurer, il aurait été stupide de s'en priver.

    "Restaure toi, n'ai pas honte, sers-toi. Je fais ça souvent pour Narcisse. Notre chevalier du Capricorne m'envoie chercher les meilleurs produits à Athènes. J'ai l'oeil pour ce genre de chose. J'ai eu un bon professeur."


Les rires se perdirent dans le néant comme le souvenir d'un agréable petit déjeuner bercé par la douce lumière dorée de l'aurore. La luminosité déclina fortement et le ciel se couvrit d'épais nuages noires et menaçants, alors que 6 personnages prenaient place autour de Narcisse dans la maison de la balance. Sokaris, vêtu de son armure d'or affrontait une Berseker aux cheveux couleur nuit, tandis que Oréstis pinçait les cordes de sa harpe et que les chaines d'Andromède filaient pour entraver un marina et un colosse. Encore un assaut en l'absence du pôpe... parti avec Narcisse dieu sait où...

Encore une fois, le combat fut rude. Ils affrontère un nouveau cardinal, celui de la Famine ainsi qu'un de ses disciple et un Marina bien plus vieux qu'eux. Ce dernier échangea quelques mots avec Dormin au court du combat. Il avait rencontré Karas de la vierge et ce dernier lui avait fait mettre un terme aux jours d'un de ses camarades de par ses pouvoirs.

Dormin allait de désillusion en désillusion. Ce sanctuaire n'avait rien à voir avec ce qu'on lui avait raconté depuis son enfance. Il sentait la colère l'envahir, la honte aussi alors que la voix d'Oréstis s'élevait pour défendre la vierge. Vierge qui l'avait pourtant insultée tout comme lui. Mais il semblait avoir monté la tête à son ami musicien. Dormin se sentit outré, trahi. Redoublant d'effort, aux côtés d'un Sokaris partageant ses sentiments, ils mirent les bersekers en déroutes.

Il avait probablement trop parlé mais ça ne lui importait peu. Cette nuit, tout ceci n’était qu’une immense mascarade, l’obligeant à combattre et abattre des personnes contre qui il n’avait aucune rancœur. Le combat prit fin alors que la Cardinale de la famine tombait... Une corne de brume les rappela et ils quittèrent le temple. Encore une fois, le pôpe était absent, encore une fois ils avaient été attaqués, et à en juger de l'état des maisons plus bas, à nouveau ils étaient les seuls à les avoir repoussés. Même Karas était tombé... Comme quoi, jurer uniquement pas la puissance ne menait nulle part...

Finalement, il se sentait un peu soulagé. Il était possible de communiquer finalement, même si les résultats concrets n'étaient pas encore là. Il laissa le colosse passer, portant sa cardinal sur le dos. Dormin le regarda du coin de l’œil d'un air neutre, mais un léger sourire se dessina au coin de ses lèvres alors qu'il hochait la tête pour saluer le berseker. Il fit de même pour le marina, espérant qu'il puisse un jour régler ses compte avec Karas. Car ce différent là ne concernait en rien Athéna. Ils se retrouvèrent seuls dans la maison alors qu'au dehors le ciel gris laissait tomber la pluie. L'aube était là... Le sanctuaire silencieux.

Musique

Dormin était encore au mieux de sa forme, s'en sentant presque coupable. Il fait volte face et reviens auprès du silver et du gold saint. Il vient s'agenouiller près du musicien au sol et pose ses mains sur son torse comme il l'avait fait pour le Capricorne quelques mois plus tôt... Il pleuvait aussi ce jour là... Dormin avait le coeur lourd, mais pas pour les mêmes raisons. Avec douceur, le cosmos d'Andromède se mit à briller et lécher le corps d'Oréstis, lui offrant énergie et chaleur. Bientôt il se réveillerait. Mais alors pourquoi cette pression?... cette tension palpable. A ses côtés, Sokaris venait de s'écrouler face contre terre. Lâchant le joueur de lyre pour pousser Sokaris et le mettre sur le dos, c'est alors qu'il le sentit...

Son coeur se serre et il se fige, comme si il venait d'être foudroyé sur place. Son corps se crispe et ses yeux s'écarquillent alors que quelque chose de bien plus grand le touche. Il ne peut pas bouger et bientôt ses yeux deviennent humides. Une larme coule sur sa joue et finit sa course sous son menton avant de s'écraser sur la gold cloth de Sokaris. Dormin se redresse, titubant et se dirige vers la sortie de la maison. Il le sait, il le sent... il doit se rendre là bas. Alors qu'il arrive aux escaliers menant à la maison du scorpion, jusque sur le seuil de celle de la balance, il lève la tête vers le ciel. il attend quelque chose, son regard émeraude cherche. Ses cheveux rouges détrempés sont chassé d'un revers de main de son visage.

Elle est là... elle file dans le ciel telle une étoile filante. Un creux entre les nuages permet de voir une partie dégagée du ciel où brillent encore quelques étoiles... Dormin suit cette tracée dorée sans bouger malgré les sanglots qui lui écrasent le coeur et qu'il s'efforce de contenir.

    "Narcisse..."


Murmure-t-il sans quitter ce point montant vers les cieux. il ne veut pas détourner le regard... Il veut la fixer jusqu'à ce qu'elle disparaisse de sa vue... pour retenir son maître près de lui et l'accompagner pour la dernière fois... jusqu'au bout car il n'y aurait plus de prochaine fois... Les larmes deviennent trop présentes et, bientôt, il doit les chasser pour pouvoir fixer ce point jusqu'au bout... Car une fois disparu... Il serait parti pour toujours. Dormin veut profiter de ces derniers instants en présence du chevalier d'or... Jusqu'au bout... Jusqu'à la dernière seconde. Il sent le cosmos du gold saint autour d'eux, ses dernières pensées se tourner vers ceux qui furent ses disciples et amis. Ceux à qui... Il avait tant donné et appris. A Dormin, il avait offert espoir et avenir.

Il se souvenait le soir où il l'avait pris sous son aile alors que, naïvement, le rouquin montait au temple d'Athéna après un long voyage. Il se souvenait la chaleur du toit offert, du bain qui délassa son corps fatigué et la douceur de ce qui fut un foyer. Mais aussi le combat face à Arès où ils unirent leurs forces comme des frères... Narcisse avait toujours vu en lui un chevalier à part entière et non un élève... il avait cru en lui. Finalement, le point de lumière disparait pour rejoindre une constellation bien connue de ses trois élèves, celle du Capricorne. Dormin laisse ses larmes couler... il sait où le trouver... sa tête se baisse et à ses pieds se tient quelque chose qui achève le chevalier. Un Coquelicot... Comme celui qu'il avait trouvé à leur rencontre. Dormin serre les dents et éclate en sanglot, debout, droit, dos au temple, ses mains crispées sur ses chaines.

Tout doucement, cette chaleur qui les englobait s'échappa de la maison. Comme l'on souffle la flamme d'une bougie, la cosmo énergie venue les entourer l'espace d'un instant s'évanouit.... Un instant qui sembla durer une éternité. Dormin ouvre ses yeux humides... Il la voyait, cette aura dorée... Aux nuances de vert... magnifique. Il tend la main et ses doigts tentent de saisir délicatement l'insaisissable. Ils passent au travers comme s'il avait agit de simple fumée. Elle passent entre ses doigts, se joue de se mains et dans ses cheveux... Comme une brise chaude d'été. Le rouquin ferme les yeux, appréciant ce dernier contact avant qu'il ne se brise. Ses chaines s'animent tout autour de lui et alors que l'aura le quitte, elles la suivent.

Le froid retombe brusquement alors que cette aura disparait comme si elle n'avait jamais existé. Dormin s'affaisse et ses genoux heurtent le sol, alors qu'il regarde vers la maison du Capricorne, abattu. Ses chaines retombent au sol, inertes... il n'y a plus rien à chercher... C'est fini. Si Andromède avait été un autre, il aurait volontiers frappé le sol de ses poings et hurlé à pleine poumons pour se défouler. Mais le coeur n'y était pas et Dormin était d'une nature douce. Narcisse l'avait bien compris. Il reste un moment sous la pluie, incapable de se relever... Le vide dans son coeur était encore trop lourd à porter.

Se sont les voix de ses compagnons qui l'encrèrent à la réalité. Il jette un regard sur ses mains et bouge ses doigts, comme pour se convaincre que lui même était encore en vie après un tel choc... qu'il appartenait encore à ce monde. Son bras était lui même chaud, l'espace d'un instant et Dormin porte une main là où repose Excalibur... Il ne remercie personne pour l'avoir proche de lui, ce n'était pas un don, il n'était que le livreur. Mais il avait reçu quelque chose de plus précieux encore... la confiance du Capricorne.

Andromède se lève et revient vers ses compagnons. Il approche du musicien qui semble complètement perdu et se penche au dessus de lui, passant ses bras sous les siens pour lui hisser le buste. Il espérait qu'il ne se débatte pas de hargne, Dormin n'aurait toléré aucune animosité pour l'instant. Il l'enlace par le dos, non pas une étreinte affectueuse, mais pour mieux le soutenir et faire communiquer son aura curative à Oréstis. Il fallait qu'il se remette vite sur pied. Cependant... oui, c'était aussi pour lui octroyait un soutien physique pour encaisser cette épreuve qui les frappait tous trois de pleins fouet...

Dormin écouta les paroles de Sokaris qu'il avait laissé tranquille. Il était plus fort physiquement et les blessures d'Oréstis étaient plus graves que les siennes. Aussi avait-il privilégié le silver saint. Il baisse la tête alors que le gold saint confirme ce que chacun avait pu ressentir à l'instant. Comme le lui avait prédit le cosmos, Narcisse ne reviendrait jamais.

    "Je l'ai senti aussi..." Déclare péniblement Andromède. "Si sa mort est rendue futile pour une quelconque raison ou bafouée, je promets de faire payer les responsables... et pour ça, je vais devenir plus fort... pour ne plus avoir à revivre ça..."


Ce n'étaient pas des paroles en l'air. Il avait déjà entrepris son dur et pénible entrainement avec de subir ce second assaut. Mais il était encore trop tôt pour en voir les effets. Dormin prenait beaucoup sur lui, se sentant presque coupable de ce qui venait d'arriver. Il retournait la situation dans tous les sens dans son esprit, tentant de se raccrocher à une éventuelle possibilité qui aurait pu leur éviter la perte de le maître... non... de leur ami. Mais c'était bien inutile, on ne change pas le passé.

    "Ce qui est arrivé est arrivé... Nous lamenter n'y changera rien, mais... Nous pouvons pleurer pour soulager nos coeur."


Ses chaines se mouvent à nouveaux, pointant la maison du Capricorne. Dormin sursaute, se crispant un peu sur le musicien.

    "Huh?!"


Comment en vouloir à un homme ivre de douleur et de chagrin? Non, décidément non. Dormin n'arrivait pas à éprouver une quelconque rancœur envers le comportement d'Oréstis. Il faudrait du temps au musicien pour faire son deuil, bien plus qu'à Sokaris et Dormin. Et pour une fois, le rouquin se posa la question suivante: Finalement... qui de lui ou Oréstis était le vrai guerrier? Car si ses assauts étaient jugés faibles, son mental à l'égal de sa défense étaient d'acier. Et bientôt il palliera à ce petit défaut en forgeant son bras armé lui aussi. Il le laisse aller et détourne le regard, ne voulant pas dévisager son compagnon dans un tel état.

Gêné, il observa la scène de loin, portant ses mains à sa chevelure rousse pour l'essorer de l'eau de pluie ruisselant dans son dos. Il fixe un moment les gouttes d'eau former une étendue d'eau devant lui. Son visage s'y reflétait à la faible lueur de la lune sanguine. Autour d'eux tout était devenu si calme. Hormis les lamentations d'Oréstis, seul le bruit de la pluie sur le sol perturbait ce silence. Plus loin l'orage grondait, annonçant la fin de la tempête essuyée par le sanctuaire. Il était triste lui aussi, mais il ne devait pas sombrer... exorciser sa douleur petit à petit au court des prochains jours comme le disait Sokaris.

    "Je suis d'accord... Narcisse n'aurait pas voulu qu'on se laisse abattre comme ça. Et je ne le veux pas non plus!"


Un mince sourire se dessina sur le visage de Dormin alors qu'il croisait le regard complice accordé par le gold saint. Un peu de baume au coeur qui lui donna le courage de les rejoindre. Contrairement à ses compagnons, Dormin était en parfaite condition... il en avait même honte quelque part. Il voit d'ailleurs le chevalier d'or chanceler dangereusement, preuve qu'il est bien blessé... Et pas que physiquement.

    "Je vais accepter ton invitation Sokaris... "


Il passe à côté d'Oréstis et vient passer son épaule sous celle de Sokaris pour le soutenir. C'était qu'entrait ses capacités en jeu. Dormin était un soutient et un excellent soigneur. Et ce soir il allait du pain sur la planche. Cela l'empêcherait de songer à des choses plus tristes et il préférait se remettre en scelle d'office que de se lamenter.

    "... Ne serait-ce que pour soigner tes blessures, histoire de te remettre sur pieds au plus vite."


Il se redresse avec lui et jette un regard au joueur de lyre par dessus son épaule. Il ne sait pas quoi ajouter... Il ne sait plus trop comment prendre le musicien. Mais finalement, il inspire à fond et ouvre la bouche.

    "Oréstis!... essaie de te remettre vite... Perdre un maître est une rude épreuve, mais pas autant que la perte d'un amant. La mort de Narcisse doit nous servir à avancer, c'est son ultime sacrifice, tâchons de le prendre comme un dernier enseignement venant de lui. Ce n'est qu'en nous relevant que nous deviendrons plus fort. Porte toi bien, mon ami..."


Aussi l'invitait-il à relativiser. Dormin l'avait bien compris, les sentiment qu'Oréstis éprouvait pour Narcisse étaient à sens unique. Et c'était bien pour cette raison que le bronze saint ne s'était jamais aventuré sur cette voix là. Cela et autre chose de plus complexe. Il espérait que le choc ne soit pas trop dur à supporter pour le musicien et qu'il comprenne malgré le sens caché de ses derniers mots. S'accrocher au passé ne pouvait que le freiner. Son épaule se réajuste sous celle de la Balance et il l’emmène vers ses appartements.

La vision s'achève alors qu'au dehors la pluie persiste et tombe sur la silhouette du chevalier du lion debout, là où se tenait Andromède, le regard perdu dans l'immensité du ciel... Mais ce dernier est caché par d'épais nuages grondant sa peine.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: [1749] Souvenir d'un Rêve (Dormin)   

Revenir en haut Aller en bas
 

[1749] Souvenir d'un Rêve (Dormin)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
RPG Saint Seiya : Saints Of The Past :: Histoires Parallèles :: Chroniques des Anciens Temps-