RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [1748] ~ La solitude d'une fleur de lotus ["Libre"]

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Mashia


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MessageSujet: [1748] ~ La solitude d'une fleur de lotus ["Libre"]   Jeu 5 Juil - 11:20









=> Le Monde, Amérique : the battle against madness [Cette chronique se passe juste après son départ d'Amérique]

    La culpabilité est un poison dont on ne peut se débarrasser si aisément. Il devient un fantôme, une forme d'épouvante perpétuelle. Il nous hante jusqu'à l’aliénation de l'esprit. Il va sans dire que les mortels n'étaient pas les seuls à souffrir d'un tel maux. La déchéance d'un Dieu demeurait possible, quand poussé dans ses retranchements. La Discorde avait finement calculé ses coups, elle pouvait se féliciter de cette sombre entreprise. Athéna fuyait la présence de ses chevaliers, trop fragile encore pour savoir si elle n'était plus un danger pour eux. Son envol s'était fait sans heurt, seulement, son cœur se serra dans sa poitrine quand elle jeta un regard derrière elle. Des larmes amères s'étaient confondues dans la trame d'un ciel s'obscurcissant. Erratiques, les battements de ses ailes l'emportaient chez elle tandis qu'une lutte intérieure faisait bouillir son être. Le soleil se couchait, disparaissait dans l'horizon. Ses yeux pers détaillèrent un temps Hélios qui la saluait tristement. Ô quel triste spectacle elle lui avait offert aujourd'hui ! De plus, ses murmures loin d'être rassurants, avaient fait naître en son sein, une appréhension macabre. Une fraction de seconde avant son départ pour le Pandémonium, la Sagesse avait ressentit la présence de son plus grand rival : Arès.

    Quand le Dieu de la Guerre arrivait, généralement, c'était pour faire régner le chaos et la désolation : à n'en point douter, il avait attendu son départ pour attaquer le Sanctuaire. Cette pensée suffit à lui faire accélérer l'allure. Quel tableau découvrirait-elle à son retour ? Déjà, la déité entrevoyait les flammes, les corps tordus de douleur... la clameur désespérée des victimes. Sa mâchoire se crispa sous le coup de la colère. Non ! Elle ne devait pas sombrer dans cet état, pas encore. Mais vaciller entre tant d'émotions la rendait... humaine, quelque part. La Grèce !

    ~°Ô... je suis à la fois heureuse et triste de rentrer chez moi. Ulysse, toi aussi, j'en suis sûre, tu as dû ressentir un tel paradoxe.°~

    Elle s'arrêta en un instant, figée par ce qu'elle voyait. C'était pire ! Bien pire que ce qu'elle avait imaginé. Un nouveau coup de poignard. N'y tenant plus, Athéna se posa parmi les décombres : triste tableau en vérité. Quelques pas encore, et de son promontoire, elle pourrait voir l'ensemble des douze maisons zodiacales. L'une de ses mains se porta à sa bouche. Puis, son attention se porta à l'horloge, plus radieuse que jamais. Un présent de son frère Apollon ? Elle sentait la présence des Dieux Jumeaux non loin, mais aussi celles de plusieurs cosmos de ses chevaliers. Elle décida de ne pas approcher, de peur de faire encore dû mal à l'un de ses saints.

    ~° Mon frère, ma sœur ! Me revoici chez moi, victorieuse... -ce mot, victoire, avait un goût bien fade.- Notre père est libéré, il s'est retiré en Olympe. Tout est fini. Je vous remercie d'avoir veillé sur le Sanctuaire pendant mon absence. Je vais me retirer pour l'heure, si vous désirez me parler, je serais non loin.°~
    Ainsi s'était exprimé la Déesse. Sciemment, elle avait omis de parler de son empoisonnement. Athéna avait apprit à ses dépends, qu'il ne fallait pas dévoiler ses faiblesses à quiconque, pas même à sa « famille ». Ce terme fit naître une sourire ironique sur son visage sali par la poussière d'Amérique. Puis, fermant les yeux, elle se laissa tomber dans le vide.

    Un piaillement suraigu rappelant celui de l'aigle, la fit rouvrir les yeux au moment où elle prit de l'altitude. Majestueux, un griffon au plumage d'or vint voler à ses côtés. Ses yeux, deux billes d'encres, brillaient d'intelligence. Les deux se jugèrent un long moment, tourbillonnant l'un autour de l'autre dans un étrange ballet avant que la créature ne l'invite d'un nouveau cri sur son dos. Loin de s'étonner de sa présence, la jeune femme lui sourit plus franchement s'apprêtant à le rejoindre. Sauf qu'une douleur la contraignit soudainement à se recroqueviller sur elle-même. Athéna tendit ses bras devant elle, ses yeux pers suppliant l'animal de lui venir en aide. Plus déchirant que jamais, la bête poussa une plainte qui fit longuement échos dans le Sanctuaire.

    Elle perdit conscience...

    «O-Où suis-je ?» fit t-elle tandis que ses paupières paillonnaient. Sous ses paumes, une douceur, une chaleur l'enveloppait d'un manteau rassurant. Le griffon l'avait rattrapé avant qu'elle n'atteigne le sol dur et froid d'un Temple du Capricorne. Comme une plume, ils s'étaient tout deux posés, le Griffon déposant le corps inerte de la Déesse avec soin et mille précautions. Son armure ne la recouvrait plus désormais. Vêtue de sa robe blanche maculée de boue et de sang, Athéna offrait un bien triste visage de faiblesse. Un masque qu'elle n'aurait d'ordinaire jamais voulut faire tomber. Contre la créature du Soleil, la jeune femme à la chevelure de feu épancha son chagrin, pleurant tout son soûl, creusant des canaux dans la poussière dont son visage était recouvert. Elle le cacha d'ailleurs dans cette douce fourrure alors que l'animal la recouvrait de ses ailes, prêt à la protéger des regards... Quitte à chasser les intrus !

    Athéna ou Mashia ? Qui se cachait derrière ce rideau de cheveux rouges ?
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Celsius


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MessageSujet: Re: [1748] ~ La solitude d'une fleur de lotus ["Libre"]   Jeu 12 Juil - 13:50

:: Here we Stand :.
Le premier visage amical que vit la déesse de la guerre fut celui de Celsius, dont la silhouette ombreuse se dressait au milieu des ruines. Son corps n'était qu'une plaie, et toute la durée du trajet n'avait pas suffi à le faire cicatriser. Le simple fait de porter son armure était éprouvant, mais il n'avait pu se résoudre à la délaisser. Une vaste cape de voyage s'était donc chargée de la faire disparaître sous ses replis d'un blanc éclatant, de même que le haut de son visage. Ce n'était bien sûr qu'apparence, il n'était pas si aisé d'avoir raison du parfum de roses qu'il répandait dans son sillage. Si le reconnaître au premier regard n'était dès lors plus possible, la première inspiration y pallierait. Qu'il se cache de la sorte était motivé par plusieurs raisons, dont la plus évidente était la discrétion. Encore affaibli, se mouvoir à la vitesse de la lumière lui demanderait plus d'énergie qu'il ne pouvait en fournir.

Or, un individu vêtu d'une armure d'or aurait inévitablement attiré l'attention de tous les bandits de grand chemin. Il n'avait pas plus de temps à perdre que d'énergie à gaspiller. Même s'il était certain d'en sortir vainqueur, une altercation ne ferait qu'aggraver son état. En outre, depuis qu'il était revenu des Enfers, il ne se sentait plus la force de regarder son armure en face. Il avait le sentiment de aire honte à chacun de ses précédents porteurs, sans exception. Son manque de confiance en lui n'avait fait qu'agrandir la faille déjà béante ouverte par ses défaites successives. Il ne méritait pas le titre de Chevalier d'Or, et ne pouvait espérer le mériter un jour. Comment pourrait-il regarder en face ceux qui l'avaient portée avant lui s'il n'était même pas capable de briller de son propre éclat ?

La manière dont il était arrivé à destination resterait un mystère. Ce n'était pas la première fois qu'il venait au Sanctuaire, mais lui-même s'étonnait d'avoir retrouvé son chemin depuis son précédent point de chute. Lentement mais sûrement, il faisait la découverte du lien indicible qui l'unissait à la maîtresse des lieux et à son domaine sacré. Parlant d'elle, s'il n'avait qu'une crainte, c'était celle de la revoir. Il redoutait son jugement, son courroux. Quand il l'avait vue pour la première fois, il avait senti tout l'amour qu'elle portait à ses Chevaliers, en dépit des tensions guerrières. Mais cela n'excusait en rien sa faiblesse, son incapacité à acquérir le prestige qui aurait dû être le sien. Maintes fois sur le trajet du retour, il s'était demandé quel accueil lui serait réservé, et avait imaginé les pires scénarios. Une fois face à son destin, la réflexion ne lui fut pas permise : la déesse Athéna venait de tomber du ciel, littéralement. En toute hâte, il descendit les marches qui menaient à la maison du Capricorne.

Sur son passage, il ne put que déplorer l'état de délabrement des différents temples. Les ennemis du Sanctuaire n'étaient pas restés inactifs en leur absence, et sa propre demeure n'était plus que ruines. Un affront qu'il s'était juré de venger, si toutefois on lui en laissait l'occasion. Mais à son sens, il ne serait plus Chevalier des Poissons avant la fin de la journée et n'aurait dès lors plus aucune légitimité à exiger réparation. S'il était inquiet, il n'en laissait rien voir, mais qu'il ne puisse rester indifférent à un tel phénomène coulait de source. À plus forte raison que pour ne pas avoir freiné sa chute à l'aide de ses pouvoirs, elle non plus ne devait pas être au meilleur de sa forme. Cette pensée l'angoissa, et il força l'allure autant que ses jambes meurtries le lui permettaient. Arrivé à sa hauteur, son premier réflexe fut de défaire de son manteau pour l'en revêtir. À présent, elle en avait plus besoin que lui. Sa gorge était tant nouée qu'il lui fallut entendre de la voir frémir pour articuler quelques syllabes.
Ô Athéna...
Comme à son habitude, son visage ne laissait rien paraître de ses émotions. Ce n'était pas le cas de sa voix, qui trahissait une peine infinie. Grande était sa tristesse, plus grande encore de voir que la déesse Athéna non plus n'avait pas été épargnée. La voir dans cet état retournait le couteau dans la plaie. Non content de n'avoir pu la protéger, il avait échoué sur toute la ligne. Il n'était pas digne d'être Chevalier, c'était la seule conclusion à en tirer. Il devait s'attendre à ce qu'elle procède à sa destitution dès qu'elle aurait repris connaissance. À son approche, le Griffon avait paru hostile, mais avait bien vite compris qu'il n'était pas ennemi, mais ami. De plus, l'odeur du sang qui s'en dégageait comportait cette senteur si particulière de poison, et la chimère y était trop sensible pour ne pas s'en méfier. Afin de ne pas nuire à Athéna ni de s'attirer les foudres de l'animal, il garda ses distances. Elle avait prétendu être immunisée à son venin, mais il ne prendrait pas le risque de la mettre en plus mauvaise posture qu'elle ne l'était déjà.
Pardonnez-moi.
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Mashia


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MessageSujet: Re: [1748] ~ La solitude d'une fleur de lotus ["Libre"]   Sam 14 Juil - 16:58


~°~~°~~°~



    Pourquoi ressentir tant d'affliction quand des clameurs plus joyeuses s'élevaient du Temple épargné du Chevalier d'Or du Taureau ? Les plumes d'or de la créature d'Apollon faisaient barrage à la lancinante musique qui malgré la distance, parvenait faiblement jusqu'au Temple du Capricorne. Si elle n'entendait rien à cette douce candeur, c'était parce qu'elle se murait dans un mutisme inquiétant. À l'arrivée impromptue de Celsius le Chevalier d'Or des Poissons, le griffon piaffa en signe d'avertissement. Or s'il était doté d'une moitié de corps d'oiseau, la bête n'en possédait pas la cervelle. Très vite, il décrypta le comportement de l'intrus, le jugea un très long moment en silence pour finalement s'écarter de la Déesse de la Sagesse.
    Celle-ci n'était plus que l'ombre d'elle-même. Quand le rideau soyeux se leva pour que le Saint puisse apercevoir sa Divinité, il se pourrait qu'il soit troublé par le visage qu'elle lui présentait. Des larmes glissaient encore de ses joues salies, creusant des canaux dans la poussière. Celsius ne dit rien, ne fit aucuns commentaires. Lui aussi paraissait tiraillé par la culpabilité. Elle le sentait dans son cosmos, dans cette fragrance qui l'entourait.

    Sans un mot, il alla la recouvrir de sa cape dont elle resserra les pans autour d'elle. La jeune femme légèrement tremblotante, se recroquevilla jusqu'à ce que le tissu lui recouvre la moitié de son visage de porcelaine. Ses yeux pers se perdaient dans le lointain, se voilaient peu à peu tandis que le vent porta vers eux, la rumeur de la fête qui battait son plein. Un moment, il lui sembla même desceller une odeur de porc grillé. Senteur lui soulevant le cœur.

    Puis ce fut à la pluie de se mêler à la joie collective. Comme pour rappeler la tristesse des événements s'étant déroulés dans le Pandémonium. Ainsi que la virulence. Une goutte, une autre suivies de leurs jumelles. Bientôt un concerto s'éleva pour couvrir le bruit de la liesse, ainsi que les paroles de Celsius. L'averse se déversa sur eux un long moment sans dis-continuation.

    «L'eau pour laver la souillure...» souffla t-elle en se levant avec lenteur. «L'eau pour purifier... enlever la corruption.» continua celle qui abritait l'âme de la Déesse de la Sagesse.

    Une goutte de pluie, une seconde, puis une troisième. Le visage levé vers les nues, perdue dans une intense contemplation, elle se perdait à observer l'eau tombant du ciel.

    Encore quelques pas et la voici plus près du jeune homme à la beauté sans équivoque. Yeux dans les yeux l'un comme l'autre nullement désireux de briser le silence si fragile, conservaient une attitude réservée. Le pardon ? Ce mot éveilla chez elle un intérêt nullement voilé.

    «Je le convoite aussi, le pardon jeune Saint.» Cette phrase fut ponctuée par le bruit déchirant du tonnerre. «Je ne peux accordée à autrui ce que moi-même je recherche.» fit t-elle sans ambages tandis que sur son visage se peignait une expression maussade. Lasse, la jeune femme poussa un bref soupir. «Je ne peux pas t'aider, comme personne ne peut rien pour moi. Tu ferais mieux de partir. Je suis dangereuse.»

    Cette révélation avait de quoi surprendre ! Surtout venant de la Déesse de la Sagesse et de la Guerre. «Je t'ai menti en te disant que je ne craignais pas le poison. Celui de la Discorde, je le sens, coule encore dans mes veines malgré les efforts de tes pairs. -La déité, subitement, en même temps qu'un éclair zébrait le ciel de pourpre, se recula, une main posée en travers de sa poitrine.- Je suis dangereuse pour vous mes chevaliers ! -répéta t-elle en passant derrière le griffon.- j'ai fais du mal à l'un des tiens, à l'engeance que j'avais promis de protéger ! J'ai tué l'un des vôtres ! Je l'ai maudit, maudit et lui... lui s'est sacrifié !»

    Corell du Lion fut victime de son ire, de la fourberie d’Éris. La chimère comprenait le rôle qui était le sien : barrière physique en cas d'un potentiel dérapage, il était la muraille la séparant du Chevalier. Il se dresserait contre sa folie si il le fallait. «J'ai peur, peur que ce cauchemar se réitère. Je ne voudrais pas vous faire encore du mal... je...»

    Une douleur sourde l'empêcha d'achever sa phrase. Une nouvelle crise ? Ses craintes se confirmaient ! Il était trop tôt pour rester à proximité des Saints.

    «Pars !» clama t-elle entre deux respirations douloureuses.

    Partir. Se cacher ! Son esprit ne demandait que cela.

    La solitude d'une fleur de lotus. ~

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Dormin


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MessageSujet: Re: [1748] ~ La solitude d'une fleur de lotus ["Libre"]   Jeu 2 Aoû - 18:43

Les paroles d'Apollon résonnaient encore à ses oreilles... Le dieu des arts l'avait mis en garde. Bien qu'il s'adressa à lui avec une grande sympathie, il se demandait de quelle nature pouvait bien être cette curieuse prophétie. Son passé... Allait le rattraper? Hehe... Un sourire en coin vint à naitre au coin de ses lèvres. Il se surprit à avoir une bien curieuse pensée:

    *Si seulement...*


Oui il aurait presque voulu que le passé le rattrape, juste pour pouvoir jouir de quelque chose de familier. Mais dans le cas présent, il n'avait plus rien à part son armure et le sanctuaire. Retour à la case départ! Cependant, l'avenir lui paraissait prometteur. Le chevalier d'or du Sagittaire qu'il venait de rencontrer paraissait un homme bien, et ce malgré la malédiction qui l'avait frappé un court instant. Dormin était soulagé qu'il n'ait pas eu à l'imposer à sa famille. Un homme sans le sentiment d'amour... Quel supplice. Quoi que par moment cela pouvait être bien pratique. Comme dans le cas d'un amour non réciproque où l'on aimerait oublier ses sentiments et vivre dans la négation de ces derniers.

Dormin n'avait pas été trop blessé par cette fin de guerre sainte, mais il le savait, sa rencontre avec cette divinité des enfers n'allait pas en rester là. Et cela était peut-être plus inquiétant que s'il était sorti agonisant des enfers comme la plupart des combattants. Il aurait aimé faire plus, mais la raison de soudain réveil n'avait peut-être pas grand chose à voir avec cette guerre sainte finalement. Mais alors pourquoi? Il se repassait le message d'Apollon en boucle, tentant d'en déchiffrer le message, mais rien à faire, il lui manquait des pièces pour compléter ce puzzle.

Réfléchir à cette énigme lui avait permis de se distraire, même si pas de la plus agréable des façon, durant la montée des dix escaliers le séparant de son temple qu'il regagnait, éprouvé par ce trop soudain voyage dans le temps. Enfin, il atteignait son pallier. Il entra dans le temple du Capricorne, caressant les pierres familières du bout des doigts et remerciant le ciel de n'avoir pas subi le même châtiment que certains de ses camarades ayant vu leur maison détruite. Il en aurait eu le coeur brisé après tout ce qu'il avait réalisé avoir perdu tantôt.

Soudain, il s'arrêta. Là, dans ses appartements, il sentait deux cosmos... puissants... l'un était doré et l'odeur s'en dégageant ressemblait au parfum des roses bien connu du gold saint. Mais il n'avait rien de plus familier... Rien à voir avec celui de son ami aux cheveux blonds... Que faisait le gold saint des poissons chez lui? Non. Il n'avait pas envie de rencontrer la personne ayant remplacé un de ses proches tout de suite. Il aurait trop mal... Il allait être obligé de lui demander de partir, même si ce n'était pas très poli.

Le second cosmos lorsqu'il vint le toucher du sien lui donna cependant un haut le coeur. L'espace d'un instant, il se laissa envahir de ce dernier, si grand et chaud. Il ne pouvait l'ignorer, que le reconnaitre. C'était le cosmos qui rendait celui des saint si particulier, qui les habitait... Athéna. Mais... pourquoi? Athéna dans son temple? Le chevalier d'or leva les yeux vers les ruines qui furent la maison du pôpe plus tôt... Certes, il fallait un abri à leur déesse... Mais pourquoi son temple plus qu'un autre? ... peut-être à cause de la récente disparition de son prédécesseur. Le Sagittaire lui en avait parlé. Athéna avait donc choisi le seul temple... vide. Elle voulait du calme.

Dormin s'avança malgré tout, poussant légèrement la porte de sa chambre pour assister à la scène sans déranger ses deux "invités". Il saisit la plupart des mots... Leur déesse souffrait d'un mal cruel at autodestructeur qu'était la culpabilité. Il lui fallait retrouver quiétude et confiance en elle... SE retrouver. Et pour cela, il lui fallait s'isoler un moment.

    "Obéis à ta déesse, jeune chevalier d'or. Elle est sage et tu n'oserais point la contrarier. Ce temple est aussi sien, comme toutes les maisons du zodiaque, elle peut s'y reposer tant qu'il lui plaira. Cependant ta place n'est pas ici. Toi comme tes compagnons avez besoin de repos. Regagne ton temple sans crainte. Ai foi en notre Déesse, c'est là le meilleur soutien que tu puisses lui apporter pour l'heure. Va et pense tes propres blessures."


La voix du rouquin, douce mais impérieuse venait de s'élever dans les appartements du Capricorne. Ses appartements! Il saluait le courage du jeune poisson et sa volonté d'avoir voulu réconforter ainsi sa déesse. Cependant, il s'interrogeait encore sur ses motivations réelles. Il ne connaissait pas ce garçon et pour l'heure, son sort l'importait moins que la situation en elle même et celui de cette jeune femme venu se réfugier chez lui. Il fixa le poisson, l'invitant à quitter les lieux sans animosité. Dormin avait une décennie de plus que le jeune chevalier lui faisant face et s'il ne jugeait pas au nombre d'année, pour l'heure, il n'était pas près à recevoir du monde. La vue de la cloth d'or du poisson remua en lui, rouvrant de vieilles cicatrices. Non décidément, il n'était pas près à rencontrer ce saint ci.

    "Je m'excuse, mais je vais te demander de quitter les lieux Pisces. Je ne suis pas près à formuler les raisons qui motivent ma demande, je te demanderai juste de respecter ma volonté et de sortir de ma maison, s'il te plait. Si tu le souhaite, je te verrai plus tard, mon nom est Dormin, je suis le nouveau Capricorne et gardien de cet endroit."


Dormin connaissait aussi le poison qui pouvait couler dans les veines de ce jeune homme et le trouvait bien peu prudent pour son entourage d'ainsi s'approcher des autres. Il mit cet écart sur le compte de sa jeunesse et d'une bonne intention et décida de ne pas juger d'avantage. Ils étaient... humains. Dormin écarta la porte pour inviter le gold saint à sortir.
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Celsius


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MessageSujet: Re: [1748] ~ La solitude d'une fleur de lotus ["Libre"]   Ven 10 Aoû - 10:29

:: Here we Stand :.
Je n'ai pas peur de vous.
Une parole stupide, mais la première qui lui était venue à l'esprit. Étranglée par la peur, elle redoutait plus que tout de nuire à son entourage. Une situation qu'il ne connaissait que trop bien. Tout ce qu'il avait trouvé à lui dire était ce que lui-même aurait voulu entendre quand il avait pris conscience du danger qu'il pouvait représenter. C'est alors que le Chevalier d'Or des Poissons tendit la main dans sa direction et ébaucha un pâle sourire. Le griffon lui faisait barrage, mais il ne dépendait que d'elle de quitter sa protection pour s'en saisir. Une main tendue pouvait vouloir dire tant de choses... Si cela n'avait tenu qu'à lui, il aurait voulu que la sienne soit pour elle la promesse d'un lendemain meilleur. Ce qu'elle avait fait était terrible, mais en parler n'aurait fait que retourner le couteau dans la plaie. Il était trop tard pour y changer quoi que ce soit. Mais à défaut de pouvoir remonter le cours du temps, ils pouvaient encore réparer les dégâts. L'empoisonneur en était persuadé.
Nous le retrouverons, je vous le promets.
S'il avait pu revenir du pays des morts, c'est que rien n'était impossible. Même si tout espoir semblait perdu, l'éclat de la lumière serait là pour leur rappeler la voie à suivre. « Maintenant, c'est à nous de vous protéger » aurait-il ajouté si les mots n'étaient pas restés bloqués dans sa gorge. Ce n'était pas à lui de les prononcer car il n'en était pas digne. De vaines paroles ne lui seraient d'aucune aide pour chasser la confusion dont elle était victime. Il n'eut toutefois pas le temps de ressasser de sombres pensées puisqu'une troisième personne fit irruption – une entrée dont il se serait bien passé, à l'aune de ses propos.Rien n'excusait de se montrer aussi froid alors que la guerre était enfin finie. Oh certes, il aurait pu être à sa place, mais ses raisons n'étaient-elles pas plus consistantes que de simples états d'âme ? Son accueil glacial ne donnait nullement envie de lui répondre, mais le Chevalier des Poissons n'avait guère le choix. Un discret soupir franchit la barrière de ses lèvres pour se perdre dans le silence de l'oubli.

Se plier à ses exigences et quitter les lieux séance tenante aurait sans doute été la solution la plus cordiale, mais il n'avait que trop souvent emprunté la voie de la facilité dans ses relations. Cette solitude, il en avait trop souffert que pour tolérer qu'on l'y renvoie sans lui demander son avis. Leurs regards ne s'étaient croisés qu'un bref instant, mais il avait pu voir la détresse au plus profond de son âme. Plutôt périr à nouveau que de la laisser dans un tel état, fût-ce aux mains de l'un des siens. Adoubé trop récemment, il ignorait s'il pouvait lui faire confiance, et avait d'autant moins envie d'obéir sans discuter. Il suffisait d'un coup d'oeil pour s'apercevoir que Dormin était plus vieux que lui, d'une dizaine d'années au moins. Mais il en faudrait plus que cela pour l'intimider. Ce n'était en rien une surprise, car au vu de son âge il fallait s'attendre à ce qu'il soit le plus jeune de tous les Chevaliers d'Or. En faire partie n'était pas donné à tout le monde, à quinze ans encore moins.
C'est ma déesse autant que la tienne. Tâche de ne pas l'oublier. Rester à ses côtés pour veiller sur elle est mon droit le plus sacré, car c'est pour cela que je porte cette armure d'or. Cette maison n'est pas la mienne, et alors ? N'as-tu pas remarqué que le Sanctuaire n'est plus que ruines ? Nous avons vécu des heures sombres et il nous faut à présent panser nos plaies. Que ce soit la princesse Athéna ou moi, nous n'y faisons pas exception. Si demeurer auprès d'elle et lui venir en aide m'offre le réconfort dont j'ai besoin, oserais-tu me le refuser, Chevalier ?
Sa voix était restée calme du début à la fin, nimbée de mélancolie. Il aurait aimé ne pas avoir à lui tenir tête, mais c'était à l'évidence la seule façon de procéder. Pour rien au monde il n'aurait voulu regagner sa demeure à cet instant. La délaisser de la sorte n'aurait fait qu'accroître son malaise en plus de lui donner le sentiment de l'avoir abandonnée à son sort. C'était hors de question et il comptait bien le lui faire savoir. Les Saints d'Athéna n'avaient pas traversé toutes ces épreuves pour se quereller au premier esclandre. Si doux qu'il soit resté, cela n'avait pas empêché ses yeux de brûler d'une détermination farouche qui – espérait-il – saurait faire entendre raison à son confrère du Capricorne.

Ses traits se détendirent. Sans doute aurait-il accédé à cette requête en d'autres circonstances, et il regretta d'ailleurs de n'avoir pu le faire, mais sa réponse était sans appel. Ce n'était sans doute pas de gaieté de coeur qu'il lui en avait fait la demande, mais quelles que soient ses raisons, Celsius ne pouvait l'accepter. Il n'esquissa pas le moindre geste pour se retirer mais amoindrit sa cosmo-énergie au point de n'en plus laisser qu'un fin halo de lumière dorée – ce afin de se faire aussi discret que possible. Par ce geste, il souhaitait lui faire comprendre qu'en dépit de son refus, il ne lui voulait aucun mal.C'était son premier contact avec l'un de ses frères d'armes en dehors d'une Guerre Sainte. Ce souvenir ne serait pas aussi enchanteur qu'il l'avait espéré, à l'évidence. Cette déception aurait altéré son humeur si elle n'avait pas déjà été si sombre.

En cela, sa remise en question était une chance. Si peu avenant soit-il, il n'en était pas moins appelé à le côtoyer. Celsius prit donc le temps de le détailler plus en détails, ne fût-ce que pour savoir qui il devrait éviter. Et cette fois, ce ne serait pas uniquement pour des raisons de sécurité. L'adolescent fut surpris de déceler dans ses traits une touche de féminité, ce qu'il pensait être l'apanage des Poissons. Sans être aussi marquée que la sienne, son androgynie n'en était pas moins notable. Ce n'était certes pas le seul au sein du Sanctuaire, mais nul ne l'avait autant frappé jusque là. Pour être sensible à la beauté véritable, ce détail ne pouvait lui échapper, m^me s'il n'en cernait pas toute la subtilitê. Par chance, il ne chercha pas à en connaître la raison, et préféra croire que son esprit lui jouait des tours sous l'effet de la fatigue. Ne pas apprendre la vérité était préférable pour tout le monde, bien qu'il n'en ait pas idée.
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MessageSujet: Re: [1748] ~ La solitude d'une fleur de lotus ["Libre"]   Ven 10 Aoû - 15:35

Le Capricorne soupira en balançant la tête de droite à gauche négativement. Il n'avait pas envie de se battre. Il n'avait pas quitter son époque pour retrouver de stupides guerres intestines qui lui empoisonneraient l’existence ainsi que celle des habitants du sanctuaire. Certes, il aurait peut-être pu se montrer moins sec, mais Dormin était altruiste, pas masochiste. Et c'était là toute la différence. Il apprenait à ne plus se taire lorsque les choses n'allaient pas. Et pour l'heure il trouvait ce jeune poisson bien irrespectueux. Même le dernier porteur de cette armure et son humour décalé l'étaient d'avantage. Ne pas respecter la volonté d'autrui et s'imposer à elles était une des choses que Dormin aimait le moins. Pourtant nous nous trouvions dans un cas de figure bien particulier. D'une part la volonté d'Athéna de trouver un peu de repos dans la solitude, d'une autre celle du rouquin de ne pas avoir le nouveau porteur de l'armure de son meilleur ami sous les yeux, et enfin la volonté du poisson de rester peu importe ce que les deux autres en disaient. Pour autant Dormin n'en perdait pas pied.

Ce comportement l'agaçait et mettre ça sur le compte de la jeunesse aurait été insulter la maturité que se devait d'avoir un chevalier d'or. Il ne fit même pas brûler son cosmos lorsque le jeune gold saint face à lui exprima son mécontentement. Mais ils n'étaient pas en train de se disputer un simple jouet! Le Capricorne s'arma cependant de patience pour ne pas s'aventurer sur le terrain où le poisson semblait vouloir l’emmener.

    "Je n'ai jamais dit le contraire, Athéna est notre déesse à tous, et ce n'est pas à nous de disposer d'elle, mais l'inverse. Son bien être passe avant le notre. Et je n'ai pas envie de me battre avec toi."


Et ce que se soit en débats vains qu'en combat singulier... Athéna était LEUR déesse, et c'était bien pour cela qu'il avait dit "ta déesse" en entrée dans la pièce. Il était conscient de cet état de fait et ne le renierai jamais. Il posa son regard émeraude sur ce jeune poisson, fatigué mais pas en colère. S'il l'avait d'avantage connu ou dans des circonstances moins pesantes, il s'imaginait s'amuser à le hisser sur son épaule pour le ramener dehors, voyant combien de temps il aurait pu s'amuser avec, essayant de le dégriser un peu. Oui, la pensée positive pour s'éviter de sombrer, c'était merveilleux.

    "Il y a une différence entre laisser un temps de solitude à quelqu'un et abandonner, Pisces. J'ai confiance en Athéna. Si elle juge qu'elle a besoin d'être seule, je sais aussi qu'elle saura venir nous chercher si elle a besoin de nous, car elle sait où nous trouver. Nous devons rester là pour elle sans devoir nous imposer."


Le visage de Dormin perdit de sa douceur, il était on ne peut plus sérieux en prononçant ces derniers mots. C'était une leçon qu'il avait appris auprès des siens. Le rouquin aimait partager, mais il se demandait sur le garçon qui lui faisait face était très réceptif aux mains qu'il lui tendrait. Il n'aimait pas cette situation... Il avait lui même l'impression de s'imposer. Pourquoi devait-il se retrouver ainsi pris en otage au sein de sa propre demeure? C'était mauvais, très mauvais même. Aussi tenta-t-il de se montrer assez diplomate pour faire passer le message.

    "Je ne puis te forcer à quitter les lieux, cependant je te demanderai à l'avenir de respecter la volonté d'autrui, qu'il s'agisse des saint ou de n'importe qui, même si je comprends tes motivations, elles sont louables..."


Mais même les plus grandes guerres sont faites avec les meilleures intentions du monde. Et ainsi, la mort d'un seul homme reste un drame, mais celle de milliers d'autres devient une statistique. Même si on est animé de bonnes intentions, on ne peut forcer les gens à vous suivre. Et ce cas de figure formait un joli triangle entre les trois personnes présents dans cette pièce. Et c'est cette attitude qui avait coûté la vie à son maître Fidélis lorsque le rouquin avait 12 ans. Son regard descendit péniblement sur l'armure d'or du poisson, dont il redessina chaque trait. Il la connaissait presque par coeur. Mais au lieu de lui apporter du réconfort, c'était un gros pincement au coeur qui le prit. Plus que tout, il ressentait l'amer réalité lui retomber dessus depuis son réveil, là maintenant, en voyant l'armure de son camarade sur les épaules d'un autre. Il déglutit, tentant de ne pas rajouter ce mal aise dans la balance déjà trop chargée de négativité. Son regard fuyant l'armure pour se concentrer sur son porteur.

    "J'ai toujours admiré les gold saint du poisson, que se soit par le passé comme maintenant. Alors fais moi plaisir, épanouie toi. Même si tu ne me portes pas dans ton coeur, je trouverais dommage de se priver d'une relation sur une simple rencontre à cran. Je suis désolé si j'ai paru froid avec toi, mais malgré l'admiration que je porte aux poissons... actuellement, la vue de ton armure me blesse au coeur. C'est peut-être sans importance pour toi et j'ai conscience que c'est égoïste. Mais j'ai bien connu l'un de ses anciens porteur... Et lui comme mes autres compagnons me manquent. Trop de monde nous ont été arraché récemment, alors je te demande humblement de respecter mon deuil..."


Et dans ce petit monde, il comptait les siens mais aussi les personnes tombées plus tôt comme ce certains Tsurugi dont il venait de prendre la relève. Il ne connaissait pas ce dernier et ne savait pas quelle place il s'était faite ici, au sanctuaire... Mais il n'en restait pas moins un saint. Et sur ces paroles, il laissait le choix à ses "invités" de disposer de cette chambre à leur convenance. Il ne s'en désintéressait pas pour autant, mais respectait la volonté de chacun et ne voulait surtout pas s'imposer lui même. Il attendrait qu'on le sonne à côté, en prenant son mal en patience comme il l'avait déjà trop souvent fait. Mais qu'importe, il y était habitué maintenant. Trop mou? Peut-être... Et alors? C'était aussi ça, être altruiste. Il tourna les talons et se rendit dans la pièce d'à côté qui se trouvait être la cuisine.

    "Je vous laisse, je retourne dans la salle principale si vous avez besoin de moi..."


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Saikhan


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MessageSujet: Re: [1748] ~ La solitude d'une fleur de lotus ["Libre"]   Mer 22 Aoû - 18:54

~ Le Monde, Amérique : the battle against madness
[Cette chronique se passe juste après son départ d'Amérique]

Le lotus tendait ses pétales immaculés vers le ciel, se balançant au grès du vent sifflant à ses oreilles, subtile fragrance, délicate alchimie entre deux âmes demeurant aujourd’hui enfermées dans un seul et unique corps. Deux êtres. Une guerrière ayant sacrifiée son existence pour permettre à celle qu’elle protégeait de survivre parmi eux, sa Chevalerie. Deux femmes pour lesquelles il aurait, sans hésitation aucune, donné sa vie. Chacune d’entre elle avait donné un sens à son existence, l’avait aiguillé sur ce long parcours qu’avait été sa vie. Il avait désiré être fort pour protéger l’une, et l’était devenu en protégeant l’autre. Sa justice. Les souvenirs étaient gravés dans son cœur douloureux, l’alourdissant d’un fardeau qu’il se devait de porter aujourd’hui. Mais le temps n’était pas encore à la quiétude d’un repos mérité.
L’inquiétude sourde perçait dans son âme, se faisant écho grondant à mesure que la distance le séparant de la divinité qu’il avait choisit de servir diminuait. Il savait exactement pourquoi il mettait tant d’ardeur à la rejoindre, ne parvenant pas à effacer de son esprit les dernières paroles de la déité de la sagesse qui avait frappé durement son cœur.

La culpabilité, un poison aussi perfide que la folie qu’elle était parvenue à vaincre.

Le sanctuaire était source d’apaisement, foyer chaleureux pour ceux ayant passé tant de temps à combattre la perfidie d’une guerre sans sens. La vérité n’avait pas éclaté, seule la folie semblait avoir semé ses graines et s’être épanouit dans les cœurs. Il le refusait. Il refusait d’éprouver à l’égard de sa Déesse, la moindre rancœur vis-à-vis de son geste dément. Seule Eris méritait sa colère.

Le Sanctuaire. Une bouffée de joie éclaira un instant les ténèbres de son angoisse alors que ce foyer si cher à son cœur se dressait devant lui. Un éclat éphémère alors que les ruines accueillaient son retour, les temples effondrés se faisant triste vestige d’une guerre pourtant terminée. Plus tard. Il reviendrait plus tard à son propre temple, attendrait encore avant d’ôter son armure pour panser ses plaies et effacer le sang qui la maculait encore. Elle aussi était blessée par ses combats qu’ils avaient tout deux partagés, fidèle jusqu’à son dernier souffle de vie, elle avait encaissé de grave dégât qui méritait réparation. Plus tard. Ils attendraient tout deux.

Le temple du capricorne. Elle était là. Un instant, il songea à Tsurugi, celui qui devait garder ce temple et s’enfonça dans sa maison avec une précipitation qui ne lui allait guère. Il n’y avait qu’Athéna qui semblait occuper toute place dans son esprit. Juste elle.

Mashia…

Mais elle n’était pas seule. Et ce n’était pas Tsurugi qui portait l’armure d’or de la dixième maison mais un inconnu qui fit perdre à la Balance une partie de son élan premier. Il se retrouva à observer stupidement le guerrier paré d’or, troublé par son apparence et par sa présence alors que sa raison se débattait pour reprendre le dessus. Lui qui jusque là, c’était laissé dominer par ses émotions qui l’avait poussé si en avant se retrouvait face à une réalité dont il ignorait tout. Un nouveau coup au cœur, subtile mais véritable qui finit par l’arrêter totalement.

Il n’y avait pas que la Déesse.

« Je… »

Le chinois secoua la tête, confus, les questions se bousculant à ses lèvres mais demeurant muet. Il devait remettre ses idées en place, mais son inquiétude plus que sincère, transparaissait clairement dans son comportement. La fatigue s’ajoutait à ses blessures et à son trouble, le laissant pantois. Son regard de jade glissa du chevalier d’or jusqu’à la pièce dans laquelle il pouvait sentir le cosmos de la Sagesse ainsi que celui, bien moins détectable d’un autre saint dont la fragrance lui était légèrement familière.

« Excuse-moi d’être entré si précipitamment dans… - une hésitation marqua son visage alors qu’il reprenait dans un souffle douloureux – ton temple…Je… »

Mais cette phrase daignerait elle sortir une bonne fois pour toute de sa bouche sans qu’il ne bafouille comme un enfant !?

« Je suis désolé. Je suis surpris…Je ne pensais pas trouver quelqu’un d’autre…Je veux dire…Dans cette armure. »

Un soupir agacé par son propre manque d’éloquence traversa ses lèvres. Il donnait à ce guerrier une bien piètre image de lui, mais à présent qu’il était là, il se sentait d’autant plus stupide de s’être ainsi précipité en avant sans réfléchir. Ses poings se crispèrent. Il devait remettre de l’ordre dans ses pensées et reprendre depuis le début.
Avec effort, le chinois inspira profondément pour apaiser le feu couvant dans son esprit. L’angoisse était mauvaise conseillère et il ne se le pardonnerait jamais si sa précipitation blessait davantage encore celle qu’il servait avec tant de ferveur.

« Je suis Dohko, l’actuel gardien du septième temple zodiacal, je ne voulais pas m’inviter aussi grossièrement dans…ta demeure, mais je me suis…précipité. » Sa voix avait retrouvé son calme et un peu de sa chaleur, son visage affichant une mine contrite qui fut brièvement éclairé par un sourire désolé à son dernier mot. « Je te pris de bien vouloir me pardonner pour...ça... - dit il en englobant autant son entré que sa mise et ses bafouillements imbéciles - Je voulais juste…Je voulais juste savoir comment notre Déesse se portait... Elle nous a quittée si précipitamment… » Sa phrase se finit dans un souffle alors que son regard convergeait vers la source de tout ses maux, toutes ses inquiétudes. Là, si près mais inaccessible pour l’heure, il n’osait même pas faire un pas de plus dans sa direction.

Elle avait dit qu’elle s’éloignait pour eux, pour les protéger et lui avait été contre ses recommandations, trop inquiet, trop troublé, partagé, pour réussir à mettre de coté ce souverain élan protecteur à son égard. Elle était sa Déesse. Celle à qui il donnerait sans hésitation aucune sa vie mais elle n’était pas que ça aujourd’hui. Hélas.

Mashia…


Le lotus était là, de nouveau blotti contre son bouclier parant son avant bras.
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Mashia


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MessageSujet: Re: [1748] ~ La solitude d'une fleur de lotus ["Libre"]   Lun 3 Sep - 16:14



    Querelles, conflits, haine nullement dissimulée. Autant de choses néfastes qui gonfla le cœur malade de la Déesse de la Sagesse. Sans mot dire, elle se laissa glisser dans un inquiétant mutisme, un manteau aussi sombre que l'était la trame du ciel au dessus de leur tête. Les entendre se disputer pour d'obscures raisons était pour elle, comme lui planter un poignard dans ses entrailles. Athéna ne désirait pas cela. Non, elle ne pouvait pas supporter, aussi, elle se couvrit les oreilles de ses mains en même temps qu'une sombre énergie l'enveloppa toute entière. Elle tenta de contenir la sourde colère qui faisait rage en elle, perturbante tempête qui aurait d'une minute à l'autre, raison d'elle. Or, avec force de détermination, son souffle se fit plus régulier, apaisé, jusqu'à ressembler au souffle d'un heureux endormi. Or Athéna savait qu'elle ne pourrait pas être bercée dans les bras de Morphée, pas encore, alors qu'une douleur sourde tapait dans son âme comme quelqu'un de mal intentionné frappant à la porte de l'innocent. Le manteau obscur se résorba de lui-même et, lentement, elle émergea. Le chevalier du Capricorne s'était retiré sans qu'elle ait put entendre la fin de leur échange vif. Mais le visage de Celsius en disait long. Athéna un peu hébétée, regarda la silhouette du gardien de ce temple s'en aller pour disparaître dans son ombrage.

    Les lèvres pincées, Athéna posa son regard pers sur la silhouette élancée des Poissons. Elle ne trouva rien à lui dire de rassurant. Juste un pauvre sourire lourd de sous entendus. Le nouveau Saint du Capricorne paraissait troublé par la présence du chevalier à la Rose, mais... pour une raison qui lui échappait, c'était là un mélange de tristesse, de colère et envie de protection qu'elle descellait. Puis une autre présence se fit ressentir, apaisant définitivement son âme troublée. Dohko pourtant, pour une ténébreuse raison, n'osa pas s'approcher, peut-être lui aussi avait-il perçut la tension qui existait encore et alourdissait l'air d'une manière qui lui était insupportable.

    La déité respira à plein poumon, l'air chargé du parfum enivrant de Celsius «Je cherche moi aussi du réconfort dans la solitude mais... est-ce réellement la bonne solution? Ne faisons nous donc pas erreur jeune Poissons?»

    Athéna réfléchit un instant avant de reprendre sur un ton plus neutre. «Je ressens le triste besoin de m'éloigner de vous tous, vois, je ne désire même pas en apprendre davantage sur le nouveau Saint du Capricorne... pourtant, il souffre...»

    Un pincement dans la poitrine la fit se recroqueviller davantage sur elle-même. Athéna resserra le tissu chaud sur ses épaules dont Celsius l'avait drapée. Songeusement, elle écouta les clameurs qui résonnaient en contre bas, dans le Temple du Taureau. L'envie de descendre et se mêler à la foule en liesse la prit soudainement. Pour quelle raison, elle l'ignorait mais cette pulsion était plus forte que sa colère. Et Athéna en éprouva un certain soulagement. Doucement alors, elle se redressa pour se débarrasser de la cape blanche. Elle la tendit au gardien du dernier temple zodiacal avec un pauvre sourire.

    «Il nous faut apprendre à vivre avec notre poison.» déclara t-elle tristement.

    Le griffon piailla à l'adresse du chevalier solitaire, comme pour l'inviter à la suivre. Or, avant de s'en aller pour répondre à cette soudaine envie, Athéna rentra dans l'ombre du temple de Dormin. Là, et d'un pas mesuré, la Déesse aux yeux clairvoyant se dirigea vers les deux chevaliers qu'elle salua d'un sourire plus franc. Elle s'adressa d'abord à Dormin.

    «Je sens en toi un grand trouble preux chevalier au lointain cosmos, je te sonde malgré moi car le mystère t'entoure... Je n'irais pas plus loin pour préserver ton intimité mais sache que tu es le bienvenue parmi nous. Je serais très heureuse, plus tard, quand je serais plus à même de parler sans craindre de tomber dans le piège d'Éris, de parler avec toi.»

    Puis, vers Dohko aux regard si triste, elle lui dit :

    «Le poison de la Discorde à occasionné beaucoup de dégâts sur ma personne, ne crains cependant pas pour ma vie, grâce à vos efforts à tous, j'ai pus conserver mon enveloppe sans lui faire de mal. Pour cela je vous remercie. Infiniment. Je vais apprendre, oui apprendre à vivre.»

    Ainsi ses dernières paroles résonnèrent dans l'ensemble du temple. Son sourire s'effaça et elle commença à prendre la direction de la sortie.

    «Vous aussi, vous devez vivre. Si le cœur vous en dit, faites comme moi et tâchez d'oublier un temps, notre condition. »

    => Banquet des Saints

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