RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [1754] Le retour de la Reine (Perséphone/Hypnos)

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Minos


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MessageSujet: [1754] Le retour de la Reine (Perséphone/Hypnos)   Dim 15 Juil - 16:12

Presque six ans déjà s’étaient écoulés depuis le tigre et le dragon noir, six ans que la sombre impératrice était introuvable, son pouvoir ayant disparue de la surface du globe. Six années d’attente, de recherches laborieuses et d’affaires personnelles plus ou moins urgentes. Et à présent tant de choses s’étaient passées… Tant de choses et pourtant la sombre impératrice restait toujours absente. Cela avait au début inquiété le dieu du sommeil, la soudaine disparition du dunamis de Perséphone lui avait laissé penser qu’elle s’était retiré du monde pour un temps, le temps pour elle de se reposer ou de trouver un nouvel hôte, mais presque six ans s’étaient écoulés et toujours aucunes nouvelles de la sombre impératrice, pas le moindre signe, pas la moindre trace… A présent Hypnos le sentait dans son etre, il était arrivé quelque chose ce jour-là, quelque chose de grave… Une personne devait savoir, une personne aurait les réponses aux nombreuses questions qui assaillaient le dieu du sommeil, l’ancienne hôte de Perséphone, l’ancienne prêtresse d’Asgard.

Malgré le dégout plus que certain du dieu du sommeil pour ce peuple, il décida sans hésitation d’aller quérir des réponses auprès de celle qui se nommait Callan. Heureusement pour elle, elle ne cherchait pas à masquer sa présence, ni son cosmos. Elle semblait vivre misérablement comme l’écrasante majorité de ce peuple honnie, seule dans une chaumière pour le moins modeste à l’écart du reste du village, comme si ils ne l’acceptaient pas.

Ce fut dans une nuit sans lumière, la lune masquée par la tempête qui faisait rage, qu’un nuage de poussière d’or apparut à proximité d’une modeste chaumière faite de bois et de paille. Le nuage se concentra en une silhouette humaine avant de devenir un homme aux cheveux d’or qui avança d’un pas certain vers cette cabane.

Spoiler:
 

Malgré les luxueux bijoux qu’il portait, il était faiblement vêtu, un haut blanc à manche longues, un pantalon marron et une paire de chaussures noires pour tous vêtements. Et pourtant, il ne semblait absolument pas souffrir du froid, en fait son corps semblait comme enveloppé d’une mince aura dorée repoussant les flocons de neige emportés par le blizzard. Ainsi parvint cet homme aux cheveux d’or à la porte de bois de la demeure de Callan. Trois coups furent donnés contre la porte, trois coups qui obtinrent presque instantanément une réponse. Une douce voix de femme vint aux oreilles du visiteur nocturne. Puis la porte s’ouvrit pour laisser passer une douce lueur provenant du feu présent dans l’âtre de cheminée visible depuis l’entrée. Dans l’entrebâillement apparue la source de cette voix, une splendide jeune femme se découpait dans la lumière du feu, ses longs cheveux d’argent étaient emportés par le souffle du blizzard extérieur et à peine eut-elle vu son visiteur que par pure bonté, elle l’invita à entrer pour se réchauffer.

Quelle misère… Et dire qu’elle fut autrefois l’hôte de l’impératrice des enfers…

« Mille merci gente dame, il est vrai que ce soir le temps laisse à désirer. »

Ce fut ainsi que l’homme aux cheveux d’or entra dans la modeste chaumière de l’ancienne prêtresse d’Asgard. Tout à l’intérieur était conforme à l’idée que ce faisait le dieu du sommeil d’un paysan nordique, tout était en bois ouvragé, aucune trace de richesse ni d’aisance, rien que le nécessaire et l’utile…

Tsssss, comment peut-on vivre ainsi ?

Les mains dans les poches, le dieu du sommeil faisait de son mieux pour réprimer son dégout pour cet endroit et pour cette femme probablement adoratrice d’un autre panthéon, il devait paraitre le plus courtois possible.

Il n’y avait aucun doute sur l’identité de la jeune femme présente devant ses yeux, son visage n’avait pas changé en six ans, elle était bien l’ancienne hôte de la sombre impératrice, et à présent il ne restait plus aucune trace du dunamis de Perséphone en elle. Pourquoi ? Pourquoi était-ce ainsi ? Pourquoi la sombre impératrice avait-elle soudainement disparue sans laisser de trace ? Que c’était-il passé ce jour-là sur le mont Etna ? Tant de questions auquel il fallait d’urgence des réponses, plus le temps de jouer la comédie, plus l’utilité de masqué son identité, à présent il était temps d’avoir une discussion sérieuse avec cette Callan.

« Bonsoir Callan, et merci pour votre hospitalité, je me présente, Hypnos, dieu du sommeil, je suis ici pour vous parler avant tout, mais pas dans ces conditions. »

Tout en disant cela, l’étoile à six branches caractéristique du dieu du sommeil apparue sur le front si blanc d’Hypnos, et une infime partie de son pouvoir s’éleva dans les airs pour former une barrière relativement solide autour de la chaumière.

« Maintenant nous pouvons parler sans crainte d’etre interrompu par tes compatriotes. »

Se dirigeant vers la table, le dieu du sommeil estima les sièges en pin massif d’un air perplexe, puis d’un claquement de doigt, une large faille dans l’espace apparu au-dessus de lui, comme une flaque d’or fondue, émergea alors lentement de cet horizon lumineux un splendide et imposant trône d’or et magnifiquement ouvragé qu’entouraient quatre armures dorées de lion en arme. Le trône tomba sans un bruit sur une plateforme de marbre blanc sortie du néant, sans doute invoqué de la même manière et alors tout un coté de la demeure se trouva etre occupé par cet immense fauteuil royal dans lequel le dieu du sommeil s’installa nonchalamment.

Spoiler:
 

« Finalement ta cabane primitive s’avère assez spacieuse pour y accueillir un mobilier digne de ce nom. N’ai crainte au sujet des armures qui m’entourent, elles ne bougeront que sur mon ordre. J’imagine que tu sauras quant à toi te contenter de ces sièges de bois. Oh mais j’y pense… »

Une autre faille s’ouvrit soudain, mais cette fois elle était bien plus modeste de taille, et ce qui en émergea n’avait rien avoir avec un trône d’or, non, c’était un vase en or qui se posa délicatement sur la table en bois, suivit bientôt par deux coupes de la même matière. Tout chez le dieu du sommeil semblait fait de cette matière inaltérable et brillante comme le soleil, tout jusqu’à ses yeux et ses cheveux, même les bijoux qu’il portait rappelaient à tous qui il était, il était le dieu d’or, celui qui incarnait l’inertie, le temps figé, l’absence d’entropie. Et quel meilleur métal que l’or pour symboliser cet état de fait ? Sans parler de l’attrait plus que certain du dieu de sommeil pour les beaux objets, ceux incarnant le génie créatif dans une gloire non-ternie et cela quel que soit l’origine ou la nature du créateur.

Soudain le vase s’éleva dans les airs à quelques centimètres au-dessus de la table avant de verser dans les deux coupes un étrange liquide pourpre. Une coupe alla dans les mains de Callan qui avait assisté à tous ces évènements avec un grand calme, et l’autre coupe alla dans la main du dieu du sommeil.

« Je t’aurais bien offert du thé chaud, mais j’imagine qu’un peu d’alcool sera plus approprié dans cette situation. Dans ta coupe se trouve une boisson appelé du vin, je suppose que tu la connais au moins de nom. Celui-ci est l’un des plus fins et des plus raffinés dont je dispose dans ma collection privée, vois ça comme un remerciement pour ton accueil aimable. »

Amenant la coupe à ses lèvres, le dieu du sommeil savoura une gorgé du précieux liquide avec un air des plus satisfaits. Puis reportant son attention sur la jeune femme présente devant lui, il la dévisagea intensément pendant quelques secondes, elle ne semblait absolument pas avoir peur de lui, quoi de plus normal pour l’ancienne hôte de Perséphone. En temps normal, Hypnos aurait pris ombrage de ce manque de respect dû à son statut divin, mais cette fois les choses étaient un peu différentes.

« Si je suis venu d’aussi loin dans ce détestable pays gelé, c’est pour toi. Vois-tu, j’ai un épineux problème auquel je pense que tu es la seule à avoir la solution. Cela fait maintenant presque six ans depuis le combat aux cinq pics qui opposa la sombre impératrice à ces deux impies, et depuis ce jour Perséphone à totalement disparue de ce monde, son pouvoir c’est tout simplement évanoui dans la nature sans laisser de trace. J’ai d’abord cru à une absence causée par la recherche d’un nouvel hote, mais maintenant cela n’a plus aucun sens, trop d’évènements ce sont passé qui aurait dû attirer son attention. Elle devrait etre de retour depuis bien longtemps et pourtant il n’en est rien. Alors ma première question pour toi est pourquoi ? Raconte-moi dans les détails je te prie ce qui s’est passé ce jour-là, le jour où la sombre impératrice à disparue. »

Hypnos bu alors une seconde gorgé, la savourant de la même manière que la première avant de cette fois poser la coupe dans les airs ou elle resta suspendue, comme figée dans le temps. Puis le coude droit posé sur un accoudoir, la tête posée contre son poing droit, le dieu du sommeil fixa toute son attention sur la jeune Callan, chaque mouvements même imperceptibles pour un humain, chaque respirations, chaque fluctuations de son cosmos seraient analysés, si jamais elle avait la témérité de mentir à un dieu, elle saurait vite qu’Hypnos n’était pas le genre de dieu à se laisser berner par de simples mortels.
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Callan


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MessageSujet: Re: [1754] Le retour de la Reine (Perséphone/Hypnos)   Lun 16 Juil - 23:54




Asgard et ses contrées si pures et pourtant si rudes. Néanmoins, la jeune femme qui se tenait dans la chaumière ne pouvait s'empêcher de penser combien elle avait été heureuse de retrouver ces terres qui contrastaient tellement avec celles si noires et obscures dans lesquelles elle avait erré lorsqu'il se trouvait qu'elle était l'hôte de Perséphone, l'épouse bien aimée du Seigneur des Enfers. Oui dans cette humble demeure se tenait Callan, l'ancienne prêtresse d'Odin.




Spoiler:
 

Elle avait retrouvé les siens grâce au courage d'Alpha et de Zeta. Jamais elle ne pourrait remercier les deux hommes d'avoir accompli cet acte salvateur pour elle. A son retour, bien des choses avaient changé sur les terres d'Odin, porteuses de cicatrices laissées par le passage des marinas et de l'un d'entre eux en particulier. Tant de désolation, de détresse et de tristesse l'avaient fait se sentir mal, terriblement mal. Elle avait échoué. Elle qui s'était jurée de protéger ce royaume si cher à ses yeux.

Oh elle avait bien retrouvé ces guerriers qui avaient combattu sous ses ordres, elle aurait tout aussi bien continuer à vivre au Palais et prodiguer ses conseils à l'actuelle prêtresse, mais le problème résidait dans le fait qu'elle ne s'en sentait plus droit. Aussi la ravissante Asine avait-elle décidé de regagner ce village qui l'avait vu grandir. Mais néanmoins pas seule non. Malgré tout, elle avait conservé la fidélité des Geki et Freki, ainsi que d'Hugin et Munin, familiers du Père de toutes choses, qui étaient restés à ses côtés.

Pourtant, elle savait qu'un jour viendrait où elle reperdrait cette liberté si chèrement acquise. Aussi goûtait-elle chacun des instants qui lui étaient offerts, tel un précieux don que la vie lui offrait, une renaissance qu'elle ne pouvait se permettre de gâcher. En effet, elle savait que les pouvoirs de la reine des Enfers finiraient tôt ou tard par lui revenir, et alors, cette dernière reprendrait contrôle de ce corps. Toutefois, à la différence de la fois précédente, Perséphone et elle-même avaient appris à cohabiter, à comprendre les désirs de l'une et de l'autre, transformant les faiblesses de l'une ou de l'autre en force. Bien sûr il y avait encore quelques points houleux entre les deux femmes, mais la rage et la colère de la déité olympienne avait été apaisé.

*Il semblerait que nous ayons de la visite.*

*Je l'ai ressenti oui.*

*Ne le laisse pas t'intimider surtout.*

*Ne t'en fais pas, et si tel est le cas, tu pourras toujours agir Perséphone.*

*J'y compte bien Callan.*

Des coups frappés à la porte et lentement l'Asgardienne se releva, puis tourna dos à l'âtre pour faire face à la porte qui allait s'ouvrir suite à son invitation à pénétrer dans sa modeste demeure. Les flammes crépitantes se reflétaient dans sa magnifique chevelure rousse, lui conférant une teinte dorée , tandis que les iris émeraudes se portèrent sur l'individu. La puissance du cosmos qui émanait de l'homme aux prunelles à la couleur rubis était inférieur au pouvoir qui avait été le
sien, mais supérieur à celui des juges. Il se dégageait de sa personne quelque de suffisant, tandis qu'elle l'observait jeter un coup d'oeil dédaigneux sur la pièce meublée avec soin mais modestie.

*Hypnos.* Fut la réponse de la déesse par devers elle.

Elle laissa le divin se présenter et esquissa un sourire à son attention, tout en s'exprimant avec le plus grand calme.

"- Nul besoin de vous présenter à moi Dieu du Sommeil. Je sais parfaitement qui vous êtes."

Elle le laissait agir à sa guise pour l'heure, observant le siège ostentatoire et massif, ainsi que la carafe de vin et le verre qui lui présentait, tout en or. Lentement, elle prit place à l'autre bout de la table,préférant rester debout, ne désirant nullement obéir à cet être dégoulinant de mesquinerie. Lentement, elle reposa la coupe offerte, face à elle, sans même y avoir touché une seule goutte. Au plus profond d'elle, elle pouvait ressentir l'amusement de Perséphone face à cette mise scène peu commune.

"- Je vous prierai d'avoir davantage de respect pour mon humble demeure qui m'est largement suffisante. Que cela vous plaise ou non m'importe peu. Mais je suppose que vous n'êtes pas venu là pour vous assurer que mon installation était confortable. Venez-en aux faits."

Et le voilà qui entrait dans le vif du sujet. Tout en l'écoutant l'ancienne prêtresse s'en détourna pour s'en aller chercher une corne dans laquelle elle versa cette boisson caractéristique des peuples du Nord: l'hydromel. Nul doute que cette attitude énerverait probablement son invité, mais elle n'en avait cure. Et tandis qu'elle vaquait à son occupation elle répondit alors.

"- Ce qui s'est passé ce jour là? Rien de plus simple, je pense même que vous l'avez deviné. Les deux asgardiens que Perséphone a combattu l'ont tout simplement privé de son pouvoir afin de me ramener à eux. Ni plus, ni moins."


Dernière édition par Perséphone le Mar 17 Juil - 20:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [1754] Le retour de la Reine (Perséphone/Hypnos)   Mar 17 Juil - 13:42

Ainsi elle savait déjà qui j’étais… Comment cela était-il bien possible ?

Voilà une question qui occupait l’esprit du dieu du sommeil depuis sa présentation à l’asgardienne. Si lui la connaissait pour avoir déjà vue ce visage ravissant dans les souvenir de l’ancien griffon, l’inverse était improbable. Comment avait-elle devinée ? Voilà une question qui poursuivit son chemin tandis que Callan affichait cette fierté d’âme et de caractère qui devait avoir séduite l’impératrice des enfers, qu’il était agréable que de briser une âme fière, de la voir ployer sous sa force. C’est cette force de caractère qui fit agir cette splendide jeune femme, refusant le nectar qui lui avait été proposé.

« J’aurai dut m’en douter, proposé une telle merveille à une asgardienne, c’est comme jouer du Mozart à un porc. Rien d’autre qu’une perte de temps. »

A ces mots disparue à la fois le vase et la coupe qui fut proposée à la maitresse des lieux, redevenant poussière d’or pour s’évaporer dans les airs. Néanmoins la coupe d’Hypnos resta, toujours immobile dans les airs, il s’en saisi d’ailleurs pour en boire encore une gorgé, toujours avec ce même air satisfait et suffisant sur le visage.

« Laisse-moi te dire que tu as eu tords Callan, tu ne sais pas ce que tu perds. »

Un petit sourire était apparu sur le visage d’Hypnos alors que Callan affichait cette fierté plus que rafraichissante pour un humain, et lorsqu’elle lui tourna le dos pour aller se servir une coupe d’hydromel, le dieu du sommeil du refreiner un éclat de rire.

« De l’hydromel ?! Tu dénigres un vin de cette qualité pour de l’hydromel ? Pour cette boisson grossière et rustre, sans le moindre raffinement ? Haaaaaaaaaaah… Vous autres Asgardiens manquez vraiment de savoir-vivre… J’aurais cru que ton passé en tant qu’hôte de l’impératrice du sombre empire t’aurait transformée… Je vois qu’il n’en est apparemment rien. C’est… Amusant je dois dire. »

Mais le comble fut atteint lorsque Callan répondit à la dernière question du dieu du sommeil, deux humains serai parvenu seul et sans aide divine à sceller le pouvoir divin de la sombre impératrice.

« Pardon ? Deux humains ? Priver une déesse de son pouvoir ? Tu es sérieuse ? »

Cette fois s’en était trop pour le dieu du sommeil qui commençait décidément à apprécier cette jeune femme et son caractère bien trempé, même si celui-ci lui faisait commettre des actes étranges, comme de refuser de s’assoir dans sa propre demeure ou refuser un présent divin.

« Ha, hahaha, HAHAHAHAHAHAHA ! HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA ! »

Ce fut un franc et heureux éclat de rire qui secoua le dieu du sommeil visiblement ravi de la tournure des évènements, un long et sincère éclat de rire qui fit poindre des perles transparentes à ces yeux pourpres.

« Haha… Magnifique… Quelle surprise, rire d’aussi bon cœur grâce à une humaine, je t’en suis reconnaissant Callan, il y avait longtemps que je n’avais pas autant ris. »

Encore agité de soubresauts et les larmes aux yeux, le dieu du sommeil repris sa coupe aérienne pour en boire à nouveau une gorgé malgré ses tremblements. Une fois celle-ci savourée de la même manière que les autres, Hypnos se calma et son visage redevint celui d’un etre pour lequel l’ennuie était le pire ennemi.

« Vraiment merci pour cette digression des plus savoureuses Callan, ça m’a fait du bien de rire d’aussi bon cœur, c’est si rare… Cependant, malgré le fait que je t’en sois reconnaissant, je ne suis pas venu ici pour trouver un bouffon, je suis venu ici pour avoir des réponses, de vraies réponses. Pas des fabulations tirées de l’imagination débordante d’une humaine qui surestime clairement son importance. Oui humaine, au cas où tu ne l’aurais pas encore compris, tu n’es plus rien, ni l’hôte de la sombre impératrice, ni même la prêtresse de ce territoire maudit nommé Asgard. Tu n’es plus qu’une pauvre humaine vivant seule dans une grange au toit de chaume dans un village miteux où des barbares boivent dans les relents tandis que leurs marmailles se roulent au sol avec les chiens ! Oser dire que deux chiens auraient réussi à accomplir un tel miracle, oser dire que la sombre impératrice, une âme noble, aurait été réduit à l’impuissance par une paire de déchets nordiques… Reste à ta place humaine ! »

Et soudain le sol se mit à trembler, tout le mobilier se mit à bouger, table, tabouret, siège, lampe, ustensiles de cuisine… Tout fut comme secoué par un tremblement de terre. Le dieu du sommeil laissait transparaitre une portion infinitésimalement petite de son dunamis et déjà le sol tremblait, comme protestant face à cette puissance.

La coupe fut quant à elle vidée d’un trait, cette fois n’apparaissait plus aucune trace de satisfaction ou de plaisir sur le visage irrité du fils de la nuit. La coupe disparue alors de la même manière que sa jumelle alors que le dieu du sommeil auréolé d’une lueur dorée fixait d’un air las l’asgardienne qui se trouvait devant lui.

« Bien, maintenant, reprenons là où nous en étions veux-tu ? Dit moi vraiment ce qu’est devenu la sombre impératrice ce jour-là, et cette fois ne t’avise pas d’essayer de me faire rire ou je te promets que ce sera là tes derniers mots, humaine. »
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Callan


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MessageSujet: Re: [1754] Le retour de la Reine (Perséphone/Hypnos)   Mar 17 Juil - 20:58

Elle avait fait mouche. Son refus, même s'il avait l'air d'amuser, n'avait fait qu'agacer le Dieu du Sommeil. Il avait beau adopter une attitude parfaitement calme, il n'en demeurait pas moins que ses mots traduisaient tout l'inverse. Mais c'est tranquillement que la Belle faisait tourner sa main dans laquelle reposait la corne contenant le nectar des Dieux du Panthéon nordique. Lentement, elle porta celle-ci à ses lippes pour en apprécier la douceur suave, tandis que les paupières se refermaient à demi pour voiler le regard de jade.

*Tes serviteurs sont vraiment imbus de leur personne, Perséphone.*


*Je m'en rends bien compte Callan, si je le pouvais je lui ferai part de cette inconvenante attitude.*

*Laisse moi m'en charger, veux-tu?*

*Fais attention de ne pas trop tirer sur la corde raide.*

*Je le sais, mais il est chez moi et il devra accepter mes règles.*

La corne fut posée sur la table de bois, tandis que l'ancienne prêtresse reportait toute son attention sur Hypnos, en esquissant un fin sourire.

"- Il me semble que se serait plutôt vous qui auriez besoin d'une leçon de savoir vivre. L'on ne peut critiquer ce que l'on ne connait point. Mes papilles se souviennent fort bien de ce vin dont vous parlez, mais rien ne vaut à mes yeux la douceur de l'hydromel. Aussi permettez-moi de vous dire ceci Seigneur Hypnos: si ma demeure et mes goûts ne vous sied guère, la sortie vous est toute indiquée."

Lança-t-elle avec le calme, tendant une main en direction de la porte d'entrée, sans se départir de son sourire avenant. Lorsqu'elle entendit ce dernier partir dans un éclat de rire, elle ne put s'empêcher d'arquer un sourire interrogateur. Qui avait-il donc de si drôle dans ce qu'elle avait pu dire? Le temps que son invité reprenne contenance, et elle comprit alors la raison de son hilarité. Ainsi donc, il ne parvenait à croire ses dires sur la défaite de Perséphone?

Ce n'était pas tant cela qui dérangeait la ravissante jeune femme, mais plutôt le dédain avec lequel il s'exprimait lorsqu'il évoquait les deux guerriers divins. La main de la douce se reporta sur la corne qu'elle serra entre ses doigts. Comment pouvait-il se permettre de remettre en cause ses dires? De dénigrer de la sorte ceux qui l'avaient sauvé? Remettre en cause leur aptitude et le cœur même de leur pouvoir? Pour qui ce Dieu prenait-ils les Ases? Des incapables? Cela, elle ne le permettrait pas.

Elle ne cessait de revoir les deux hommes combattre encore et s'en relâche une Perséphone des plus résistantes, donnant tout ce qu'ils pouvaient pour lui permettre, à elle, de revenir à leurs côtés et la libérer de ce fardeau qu'elle jugeait trop lourd. Mais ils n'avaient pas été les premiers à vouloir la ramener. Freyja avait également agit de la sorte alors même que la Rose des Enfers venait d'investir son corps. Elle les avait tant blessé, et pourtant, jamais aucun d'eux ne l'avaient jugé, jamais ils n'avaient perdu l'espoir de la faire revenir à elle un jour. Oui, elle ne permettrait à quiconque, qu'il soit Homme ou Dieu, de tenir pareille calomnie à l'encontre de ceux qui l'avaient protégé.

Et tandis que son "invité" laissait son mécontentement parler par le biais d'un tremblement de terre, la Demoiselle, imperturbable, avala une gorgée du délicieux nectar avant d'approcher de ce dernier. D'un geste vif, elle lança le reste du contenu de la corne à la face du Dieu, plongeant son regard, devenu étincelant, dans le sien, afin de démontrer qu'il ne l'intimidait nullement. Tout autour du corps svelte, une aura aussi froide que la glace surgit.


"- Peu m'importe que vous soyez une divinité. Je ne tolère de personne, entendez-vous bien, de personne, les propos calomnieux que vous venez de tenir à l'encontre du peuple asgardien! Je ne suis pas ici, parce que, comme vous semblez le penser, les autres m'ont rejeté. Non, ce n'est point le cas. Je suis ici de mon propre fait. Les apparences sont parfois trompeuses n'est-ce pas? Face à vous ne se tient pas qu'une simple humaine, suis-je bien claire? Tenez-vous le pour dit. Quant à ce que j'ai dis, je n'ai fais qu'énoncer une vérité, aussi je ne vois nullement pourquoi je devrais revenir sur mes paroles."

Son regard glissa sur la corne vide, et elle ne put s'empêcher de lancer.

"- Quel dommage d'avoir gâché une aussi bonne cuvée pour un pourceau dans votre genre."

*La corde raide Callan. La corde raide.*

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MessageSujet: Re: [1754] Le retour de la Reine (Perséphone/Hypnos)   Mer 18 Juil - 1:43

Décidément cette humaine semblait avoir conservé l’assurance de l’impératrice du sombre empire. Sans jamais se décontenancer ni face au pouvoir ni face à la prestance du dieu du sommeil, elle semblait etre en conversation avec un simple invité gênant. Qu’il était rare de trouver un humain ayant une telle confiance en soi, ou une telle inconscience.

Tout dans cette humaine respirait la fierté, la fierté et l’orgueil des humains du nord. Sans parler de leur irrespect dut aux dieux, rien de bien nouveau pour ce dernier point, mais en elle se trouvait quelque chose de différent, une confiance en elle inexplicable.

Elle doit savoir que je peux l’anéantir d’un simple claquement de doigt, alors pourquoi une telle assurance ? Serais-ce dut à son ancien rang de prêtresse ? Non… Son pouvoir est bien trop ridicule pour qu’elle puisse sérieusement penser pouvoir me vaincre, alors pourquoi ?

Le doigt délicat d’une main tout aussi délicate pointant la porte arracha encore un petit sourire au dieu du sommeil qui décidément s’amusait bien avec cette humaine, déjà il imaginait comment elle allait payer chaque insultes, chaque seconde d’irrespect, chaque mots de trop…

Tout se paiera en temps voulu…

Le sol tremblait encore alors que Callan bu une dernière gorgé de cette boisson grossière digne des barbares du nord.

Tssssss, hélas pour moi, j’ai déjà gouté à cette saleté indigne d’un etre divin. Et c’est plutôt toi qui ignore ce que tu as raté en refusant mon offre.

Et puis l’impensable se produisit, d’un geste sec, la jeune femme lança le reste de sa mixture au visage narquois du dieu du sommeil. Le liquide dégoulinât alors sur ce visage qui à présent oscillait entre de multiple réactions contradictoires, dans les yeux pourpres du dieu du sommeil se lisait clairement le conflit entre la fureur la plus sourde et la surprise d’avoir été ainsi souffleté par une humaine.

La rage bouillonnait dans l’esprit du fils de la nuit, et pourtant quelque chose retenait encore son poing, quelque chose chez cette femme… Ce n’était pas sa beauté, ni sa fierté ni même le fait qu’elle l’ai amusé non. C’était inexplicable avec des mots humains, quelque chose en elle lui imposait de se calmer, lui imposait de la pardonner pour cet acte répréhensible. Pourquoi ?

La langue du dieu du sommeil vint alors lécher sa lèvre supérieure comme pour gouter ce présent donné disons contre son gré.

« Il n’est même pas à la hauteur de celui que m’avait fait boire tes faux dieux… »

Cette fois s’en était trop, l’insolence avait ces limites et même si elle fut autrefois l’hôte de la sombre impératrice, elle n’était plus rien aujourd’hui. Rien, pas même un bouffon digne de ce nom… Rabâchant encore et encore ce discours grotesque et ridicule. Comment de simple mortel pourrait vaincre aussi durablement un dieu sans aide divine ? C’était absolument ridicule… Ridicule et même insultant.

« Ça suffit, cette fois j’en ai assez entendu. »

La terre cessa de trembler, il n’y avait plus aucune raison pour cela, il n’était plus temps de plaisanterie puérile, plus le temps pour la mise en scène. Visiblement cette femme ne servait plus à rien. Et alors que l’hydromel disparaissait du corps et des vêtements du dieu du sommeil pour les laisser tout deux parfaitement propre, le dieu du sommeil se leva d’un air nonchalant et déçu, il n’avait rien appris qu’il ne sache déjà. Il avait perdu son temps.

« Je suppose que mon entreprise était vouée à l’échec, il n’y a rien à tirer d’êtres de ton peuple. Dis-moi, as-tu bien savouré chaque secondes qu’a duré ton sursit ? As-tu bien salué chaque matin l’astre solaire venant t’apporter confort et bien etre ? As-tu eu le temps de dire tout ce que tu n’avais pu dire à ceux qui te sont cher ? Et as-tu apprécié de m’avoir bravé ainsi ? »

Une pause fut marquée, une pause durant laquelle le trône d’or disparut, devenant poussière doré pour s’évaporer au final dans les airs. Comme dans un rêve. Etant à présent debout et face à face avec la magnifique jeune femme, le dieu du sommeil dévisageait ce visage fier d’un air à la fois dédaigneux et méprisant. Il avait perdu son temps. Il leva alors la main vers elle, tout en douceur et écarta les doigts. Dans sa paume se mit à s’agglomérer de minuscules étoiles dorées qui, fusionnant les unes aux autres, commençaient à devenir un orbe de cosmos dont la puissance naissante augurait une fin tragique à cet entrevue.

« Savoure tes derniers instants humaine, savoure les jusqu’aux derniers moments. Je te promets que la mort ne sera pas ta fin, ce serai trop doux pour toi, tu comprendras bien vite que la mort est une bénédiction pour ceux de ton espèce. Cinq… »

L’orbe scintillant gagnait toujours en puissance alors que le dieu du sommeil arborait à présent un sourire sadique des plus francs.

« Quatre… »

La lumière dorée qui émanait de la main tendue du fils de la nuit devint si intense qu’on ne pouvait désormais plus la regarder directement sans être éblouis.

« Trois… »

Un bruit strident monta en puissance ainsi qu’un grondement alors que l’orbe cessa de croitre pour finalement se tasser sur lui-même devenant encore plus lumineux, encore plus puissant.

« Deux… »

L’énergie qui émanait de cette orbe commençait à produire des arc d’énergies pures allant courir dans toute la chaumière, incendiant le toit de chaume, brulant le mobilier de bois, faisant éclater la vaisselle, mais épargnant étrangement le corps de Callan. Il n’était pas encore temps pour elle de ressentir cette douleur avec sa chair. Au final ce fut un astre flamboyant de puissance, dont la gravité commença à attirer à lui tout ce que ses pulsations de puissance n’avaient pas détruit. Bientôt cette même attraction réduirait à néant tout ce qui se trouverait sur plusieurs kilomètres à la ronde, ainsi Callan allait commencer à payer, elle aurait le poids de toutes ces innocentes victimes sur la conscience, elle comprendrait que face au pouvoir d’un dieu, l’humain n’était rien, elle maudira sa propre impuissance et le désespoir sera son seul compagnon.

« Un… »
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Callan


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MessageSujet: Re: [1754] Le retour de la Reine (Perséphone/Hypnos)   Sam 1 Sep - 12:59




Elle était parvenue à faire sortir le Dieu de ses gongs. Le verre de nectar jeté à la figure de ce dernier avait été la goutte qui faisait déborder le vase. La coupe était pleine. Pourtant, Callan se tenait toujours face à lui, droite et fière, sans que ses iris ne reflètent la moindre trace de peur ou de frayeur. Elle ne craignait pas la Mort, elle avait côtoyé celle-ci bien trop longtemps à son goût lorsqu'elle était prisonnière de l'emprise de Perséphone. Néanmoins, le Dieu semblait résister à la tentation de l'anéantir ici même.

*L'orbe du printemps. Il était mon gardien, peut-être ressent-il ma présence toujours là au fond de toi?*

Oui c'était en effet une explication plus que plausible. Néanmoins, elle ne fut guère suffisante, car Hypnos finit par laisser libre cour à son courroux. Et cela, la prêtresse ne put l'accepter. Qu'il la menace ne mort était une chose, mais elle savait que la colère du Dieu ne s'arrêterait pas là, il voudrait faucher d'autres vies dans son sillage. Et cela elle ne pouvait le cautionner. Asgard avait déjà bien assez souffert par sa faute. Elle ne permettrait pas que cela se reproduise.

*Je ne le permettrai pas non plus Callan, sois en assurée.*

*Merci à toi Perséphone.*

Si Hypnos la croyait désarmée et sans alliés, il se trompait lourdement sur son cas. Peu lui importait qu'il détruise sa demeure, il ne toucherait rien de plus. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait fait appel au cosmos, pourtant elle n'eut aucun mal à avoir recourt à lui. Une aura à la teinte de glace vint envelopper le corps de la jeune femme. Sa puissance n'avait en rien diminué. Une main se tendit en direction des départs de feu gelant instantanément ces derniers sur place.

"- Tu aurais tort de venir ici victorieux et condescendant. Tort de sous-estimé les Dieux Asgardiens. Car oui Hypnos, navrée de te décevoir, se sont bel et bien des Dieux!"

Se disant la porte de la chaumière sauta, laissant apparaître sur le seuil de cette dernière deux énormes loups qui pénétrèrent dans la pièce pour venir se placer aux côtés de l'ancienne Prêtresse, tandis que des battements d'ailes se firent entendre et que deux corbeaux au noir plumage vinrent se poser sur les épaules de la jeune femme. Des quatre animaux émanaient une puissance divine.

"- Permets moi de te présenter Geki et Freki, ainsi que Munin et Hugin, familiers de mon Dieu bien aimé: Odin. Tu as face à toi mes protecteurs de toujours, mes gardiens et amis. Je ne m'attendais nullement à les retrouver à mon retour, mais pourtant ils étaient bel et bien là, à m'attendre. Ta plus grande erreur aura été de me sous-estimer. Je ne suis pas seule,et loin de l'être!"

*Tu permets?*

*Mais vas-y fais je t'en prie Perséphone.*


Alors l'aura de glace fut rejointe par des nuances violettes. Une boucle d'oreille pendait à l'un des lobes de la jeune femme, et si le Dieu y prêtait attention , il put constater que la perle d'albâtre devenait quelque peu noire. La chevelure de feu se teintait de quelques mèches sombres, et une voix s'élevait alors, réminiscence d'un passé lointain, tandis que la puissance qui se dégageait du corps de la Belle et des animaux écrasait de loin celle du Sommeil. Vivement, sans qu'il n'ait pu faire le moindre geste, une main vint attraper le cou du divin pour l'enserrer.

"- Gardien...Ce mot n'évoque-t-il rien pour toi Hypnos? Que penses-tu faire? Tuer des innocents par ta folie? Créer un incident diplomatique qui engendrerait une nouvelle guerre? Penses-tu que les Enfers ont réellement besoin de cela? Pauvre fou! Oser s'en prendre à ta propre déesse! Cesse cela à l'instant où attends toi à subir mille morts!"

Faisant écho aux propos de la divinité les loups se mirent à grogner puis à hurler, les corbeaux quant à eux croassèrent tout en agitant leur plumage tandis qu'avec dédain, la Belle envoya valser le divin contre le mur de pierre.

"- Evite de me mettre en colère alors que je goutte à la paix et la sérénité depuis des années. Et surtout, surtout, ne t'avises plus de toucher aux Asgardiens."
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Minos


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MessageSujet: Re: [1754] Le retour de la Reine (Perséphone/Hypnos)   Sam 1 Sep - 21:13

« Zéro. »

L’astre rayonnant avait atteint sa pleine puissance mais pourtant il ne fut pas relâché, quelque chose au fond du dieu du sommeil lui imposait de retenir son bras, lui imposait la clémence et la prudence alors que tout son etre criait vengeance pour les blasphèmes perpétraient contre sa divine personne. Cette hésitation était plus que visible alors que la lumière en provenance de cette étoile pulsait comme une flamme vacillante. Mais ce fut dans les yeux du fils de la nuit que cette hésitation se fit la plus visible, le pourpre cédait la place à l’or avant de revenir dans une valse ininterrompue, témoin d’un conflit intérieur aux proportions bien plus grandes que celui qui se déroulait dans le monde physique.

¤¤¤

Au sein des éternités dorées, seul face à la soif de meurtre se dressait un orbe bleu, point de lumière encerclé par la marée sanguine du venin d’Eris. A peine le dieu du sommeil avait-il résolu d’aller demander des réponses en Asgard que son ressentiment et son mépris pour ce peuple avait offert au venin un motif imparable pour exacerber sa fureur. Ainsi le combat s’était poursuivis durant tout ce temps, mais l’orbe peinait à maintenir son adversaire reclus, la fureur du dieu avait été encouragée par l’ancienne prêtresse d’Odin et cette même fureur renforçait le venin en retour dans un cercle vicieux dont ne pouvait ressortir qu’un seul vainqueur.

Pourtant, il se trouvait dans cette femme quelque chose qui avait attiré l’attention de l’orbe de printemps depuis sa rencontre avec elle, comme si au fond d’elle-même se trouvait quelque chose qu’il devait protéger de la fureur de son hôte et du venin pernicieux.

Cette bataille lui coutait énormément, mais il devait vaincre encore une fois, dans cette femme se trouvait sans nul doute le salut du fils de la nuit là où il n’était qu’un palliatif temporaire. Qu’importe les forces qu’il devait déployer dans la bataille, il devait repousser les assauts du venin afin qu’Hypnos puisse reprendre ses esprits.


¤¤¤

La faible dose de cosmos qu’Hypnos avait déployée autour de lui fut bientôt éclipsée par une explosion à la couleur de la glace, Callan était sérieuse à présent. Mais ce ne fut ni ce cosmos ni les familiers du dieu nordique qui attirèrent l’attention du fils de la nuit, ce fut cette perle se teintant d’ébène alors que le cosmos glacial prenait par endroit une teinte améthyste.

Es-ce possible ? Impératrice Perséphone ?!

La probabilité aussi infime soit-elle fut une telle surprise qu’elle suffit instantanément à rendre aux yeux du fils de la nuit leur couleur dorée, son bras s’abaissa et l’étoile disparue en même temps. Mais il ne réagit nullement lorsque rapidement la main de la prêtresse vint enserrer son cou, il sourit même devant cette force, une larme monta à ses yeux d’or alors qu’il obtenait par ce geste la confirmation de son hypothèse. Lorsqu’il fut projeté en direction d’un mur de pierre, il sut que sa quête touchait à sa fin, il l’avait retrouvée. La poussière d’or émergea instantanément de son corps afin de le stabiliser dans les airs quelques centimètres avant l’impact qui aurait sans doute pulvérisé la fragile construction. Retombant doucement sur ses pieds le dieu du sommeil posa alors un genou à terre les larmes aux yeux, enfin il l’avait retrouvé, et par cette joie non feinte le venin fut balayé par un sentiment qu’il ne pouvait corrompre, qu’il ne pouvait même comprendre.

« Sombre impératrice, enfin je vous retrouve, pardonnez mes gestes, ils furent ceux d’un dieu en proie au désespoir. »

Osant relever la tête pour chercher dans les yeux de Callan la trace même infime de Perséphone, mille questions venaient à son esprit, comment, pourquoi, depuis quand…

« Majesté, est-ce bien vous ? Comment est-ce possible ? Je ne parviens pas à saisir votre cosmos mais quelque chose en moi m’assure que vous êtes bien là dans ce corps. Si je ne le voyais pas de mes yeux je ne pourrais y croire… Alors est-ce vrai ? Avez-vous vraiment subis ce sort de la main de deux mortels sans aide divine ? Ont-ils vraiment scellé votre esprit dans cette chair pour faire de votre hôte votre prison ? »

Une demande qui illustrait bien à la fois la surprise et le désarroi du fils de la nuit, si cela s’avérait etre vrai, les humains disposaient à présent d’un pouvoir pouvant rivaliser avec celui des dieux. L’évolution avait-elle atteint un nouveau pallié sans qu’Hypnos ne s’en rende compte ? Il devait en avoir le cœur net, il allait devoir éprouver la force des plus grands guerriers de cette espèce. Tout ce qu’il lui fallait était un rassemblement, une opportunité pour se rendre compte par lui-même des progrès humains en matière de manipulation du cosmos.

« Je vous en prie, commandez moi, dite moi ce que je dois faire pour vous rendre aux vôtres. »
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[1754] Le retour de la Reine (Perséphone/Hypnos)

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