RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [1748] Sonno, morte, sogno sulla Terra - (Thanatos, Hypnos, Narcisse, Adrix, Daemon)

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Minos


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MessageSujet: [1748] Sonno, morte, sogno sulla Terra - (Thanatos, Hypnos, Narcisse, Adrix, Daemon)   Lun 16 Juil - 22:48

Spoiler:
 

Venise, capitale du plaisir et de la gaieté, ville de fête et de joie où tout n’est qu’une fête sans fin, cité rayonnante plus par son attrait pour l’art que pour sa décadence politique et économique. Elle était toujours une ville prestigieuse, mais son empire maritime touche à sa fin, il ne lui restait plus que son rayonnement artistique pour jeter sur le monde un éclat nouveau. Comme conscient de cet état de fait, la cité s’était retirée de la politique internationale et avait créé une paix ouatée en cherchant le plaisir et l’oubli, comme voulant fuir la réalité et l’angoisse dans un long rêve sans fin ou la fête serait quotidienne.

C’est dans cette atmosphère qu’un homme aux cheveux d’or arriva dans l’ancienne reine de la mer. La première chose qu’il remarqua avant même de mettre pied à terre fut le manque de place encore constructible, tous les ilots sablonneux semblait désormais recouvert de somptueux bâtiments s’entassant les uns sur les autres.

Privilège d’une aussi longue existence, la contemplation de l’évolution d’une chose au travers du temps.

Venise s’était embellis avec le temps, les bâtiments avaient été plusieurs fois rebâtis ou rénové avec art, chaque époque ayant laissé en héritage la magnifique trace de son courant artistique. Remontant le grand canal sur une gondole glissant sur l’eau sans bruit et sans remous aucun, l’homme aux cheveux d’or admirait la beauté et la grâce de l’architecture vénitienne ou se mêlait tant de courants et de civilisations, passant devant bon nombre de bâtisses, il ne semblait pas avoir de clivage social en cette cité, le pauvre y côtoyait le riche, un grand palais côtoyait un logement modeste. Tout dans cette ville semblait n’etre que dédié à la fête et à l’oubli, les cris de joie, la musique dans les airs, les odeurs de fleurs, de parfums et de victuailles arrivait de toutes les directions, ici tout n’était que distraction, l’inutile devenait indispensable.

Posant pied à terre devant le palais que l’on nommait celui des turcs alors que la gondole s’évaporait dans une brume sombre, l’homme aux cheveux d’or n’eut aucun problèmes avec les gardes qui semblaient s’etre endormis à son arrivé. Admirant le mélange des genres vénitiens et byzantins l’homme aux cheveux d’or semblait ravis, une grande retrouvaille allait avoir lieu dans cet endroit propice à la fête et aux plaisirs en ce moment en plein carnaval, carnaval mondialement renommé durant six mois, six mois de fêtes ininterrompues durant lesquels tous étaient égaux, tous étaient masqués et anonyme, il n’y avait plus de différence entre le doge et le perruquier. Mais l’homme aux cheveux d’or n’avait pas encore revêtu de masque ouvragé dissimulant son identité, il dissimulait celle-ci déjà bien suffisamment en scellant son pouvoir au plus profond de son etre.

Traversant alors le palais des turcs pour se diriger vers l’un des deux cents cafés ouvert jours et nuit, l’homme aux cheveux d’or se mêla aux processions de joie et de rire qu’il croisait partout sur son chemin, il semblait assez agacé par les bruits environnant et par l’agitation. Toutes les échoppes ne semblaient etre que dédié à cette atmosphère de fête sans fin, couturier, parfumeur, orfèvre, fleuriste… Sans parler des casinis où cavaliers et dames se mêlaient aux inconnus dans une insouciance toute enfantine. Toute une population masquée vivant chaque moment de chaque jour de ces six mois de fêtes, que ce soit aux courses, à la messe ou aux visites, rien ne venait troubler cette ambiance onirique.

Arrivant au Ridotto, l’homme aux cheveux d’or se fraya un chemin dans la foule et s’asseya tant bien que mal. Attrapant une gazette qui trainait par-là, il en commença la lecture et fut amusé ce qui s’y trouvait, tout ce qui est grave perdait son importance, mêmes les gazettes apportaient leurs provisions de potins…

Entendant des discutions provenant des tables voisines, l’homme aux cheveux d’or tendit l’oreille pour suivre une conversation entre deux mondains exubérants, tant par leurs idées que par leurs accoutrements, et un rationaliste à l’apparence sévère, il y était question des dernières découvertes scientifiques et trouvailles philosophiques, le débat était animé et les idées intéressantes, malgré l’air nonchalant des deux compères et de leur intérêt pour les jeux de dés, ils discutaient tout de même de manière intéressée et active des choses de ce monde et des autres, en digressant parfois sur des sujets totalement triviaux le tout dans une ambiance légère et amicale.

« Venise… Ville onirique vouée à l’oubli… Comme j’aimerais qu’il en soit toujours ainsi… Mais une telle chose n’est pas faite pour durer, même le plus beau des rêves à une fin. »

Le garçon de restaurant vint alors prendre la commande de l’homme aux cheveux d’or, du thé Jackson Earl Greay, des scones, du saumon poché et une salade à la menthe fut tout ce qu’il commanda avec les félicitations du garçon pour son choix raffiné et l’harmonie de ses commandes.

« Après une existence aussi longue que la mienne, on en vient à apprécier les bonnes choses.

Vous ne semblez pourtant pas si âgé, tout au plus la trentaine…


C’est vrai, mais parfois le temps n’est que relatif, et même trente ans peuvent durer toute l’éternité.

Alors là monsieur je suis parfaitement d’accord avec vous, si vous saviez à quel point parfois le temps me semble long… Oh mais je vous fais patienter avec mes discours, veuillez m’excuser, je vais transmettre votre commande en cuisine et je reviendrais pour vous rapporter votre déjeuner.»


Quelque instant après le garçon lui apporta le tout sur un plateau avant de repartir vers d’autre client. Savourant cet instant, ce fut avec un soin tout particulier que l’homme aux cheveux d’or se prépara un verre de cette boisson humaine au gout si particulier, le sucre fondit sous les gouttes d’eau chaude alors que le breuvage ambré commençait à diffuser son envoutant parfum, la cuillère ouvragée vint remuer délicatement le breuvage odorant et c’était prêt.

« Comment ai-je fait pour m’en passer aussi longtemps… »

Semblant déguster son repas comme si c’était le premier vrai repas depuis des siècles, l’homme aux cheveux d’or prenait tout son temps pour savourer chaque seconde de cet instant privilégié que seul les etres de chair et de sang pouvaient apprécier en temps normal, en temps normal…

« Puis je me joindre à vous monsieur.»

Le garçon semblait avoir eu une poussée d’intérêt croissante pour l’homme aux cheveux d’or depuis son entrée dans le fameux restaurant et sa curiosité l’avait finalement conduit à engager la conversation avec ce mystérieux client avant de délaisser temporairement son travail pour assouvir son envie irrésistible. Un bien étrange humain que celui-ci.
Le client s’arrêta un moment pour lever ses yeux dorés vers celui qui l’avait interrompue dans son repas, l’impression qui se dégageait de ces yeux était indéfinissable, un imbroglio de sentiments contradictoires s’y lisait, l’or de ces yeux devint soudain pourpre, les points d’ombres s’agrandirent pour devenir deux fentes verticales semblable à celles des yeux de félins et un courant d’air froid fit frissonner le serveur, puis d’un seul coup, tout disparut, il ne restait plus que ces deux yeux doré à la pupille ronde fixant d’un air amical le serveur.

« Je vous en prie..

Pardonnez-moi de vous déranger en plein milieu d’un repas, mais la couleur de vos yeux me fascinent au plus haut point, comment faite vous pour les rendre de cette couleur ? Et pourquoi faite-vous cela ?

Eh bien, eh bien, je vois que vous êtes du genre à aller droit au but, j’aime ce comportement, surtout lorsqu’il est précédés de manières convenables comme les vôtres. Pour répondre à vos deux questions, je dirais que j’ai toujours été ainsi, ces yeux sont une partie de moi en somme. De cette manière je reste tout de même identifiable même si rien d’autre ne viens trahir mon déguisement.

Un déguisement monsieur ? Votre haut blanc et vos bijoux, mais non monsieur, pour le carnaval vous devez faire plus que cela. Je peux vous indiquer quelques boutiques où vous trouverez les plus beau costumes de Venise ainsi que des masques faisant ressortir votre originalité..

Ah, j’aimerai beaucoup, mais je suis ici avant tout pour autre chose.

N’en dite pas plus, vous êtes ici pour affaires c’est ça ?

Pas exactement, j’ai donné rendez-vous à plusieurs membres de ma famille que je n’ai pas vue depuis des siècles.

Le temps passe vite monsieur, il passe encore plus vite lorsque l’on s’amuse.

(murmure) Ou lorsque l’on dort...

Je vous demande pardon ?

Je disais que je suis bien d’accord. Mais dites-moi, avez-vous quelques nouveautés gastronomique que je pourrais découvrir ? Je ne suis pas venu ici depuis si longtemps.

Je crains fort que non monsieur, apparemment vous savez déjà tout ce qu’il y à a savoir sur la cuisine de votre temps, vous n’ignorez donc sans doute pas la soit disant révolution française en matière de cuisine, maintenant que pour eux seul compte les sauces…

Oui, une évolution en cours est toujours particulière à observer, souvenez-vous des premiers propos de Christophe Colomb lorsqu’il découvrit le cacao.

Ah oui, c’est vrai, mais très honnêtement je doute fort que l’histoire ne donne raison à cette nouvelle mode gastronomique.

[color=blue]Hum, qui peux savoir ces choses-là, espérons juste vivre assez longtemps pour en voir l’évolution. Mais dites-moi, quelle sont ces choses fort odorante que ces messieurs ont à leur lèvres ? Ne serais-ce pas là ce que l’on nomme des pipes pour fumer du tabac ?[color]

Si monsieur, une herbe miraculeuse d’après nombre de médecin, pouvant guérir plus d’une vingtaine de maux, allant de la rage de dent à la migraine. Encore une preuve que le seigneur est avec nous… »


Tandis que le serveur continuait son discours sans intérêt, l’homme aux yeux d’or aux alentours. Il se trouvait dans son regard comme une impression d’amusement lorsqu’il regarda un homme tirer une longue bouffée de sa pipe avant de souffler cet effluve suffocant auquel ses voisins ne pouvaient échapper.

Quelle ironie, leur corps ne peut supporter cette félicité interdite aux mortels…

« Il semble que ces gens y prennent un certain plaisir en plus.

Eh oui, non seulement cette herbe guérit les maux, mais en plus elle procure jouissance à celui qui la fume.

Je vois. Et bien merci pour cette conversation, tenez pour votre peine. »


Laissant tomber sur la table deux sequins, l’homme aux yeux d’or se leva et se dirigea vers la sortie suivit par le serveur.

« Monsieur, c’est beaucoup trop, c’est…

Tututut gardez les, vous m’avez donnez une bonne conversation et ça, ça vaut bien deux pièces d’or.

Merci beaucoup monsieur, saurai-je votre nom avant que vous nous quittiez ? Je me nomme Antonio.

Appelez-moi Hypnos. »


¤¤¤

J’avais trouvé en chemin un de ces magasins vendant du tabac dont Antonio m’avait parlé, un bien brave humain que celui-là. Son avis était bien sûr plus qu’imparfait car bien que cette herbe ait quelques propriétés euphorisante et analgésique, elle s’avérait bien pire sur le long terme que le mal qu’elle était supposée traiter. En tant que dieu, je n’avais bien sûr pas à m’en faire pour ma santé, de plus l’odeur originale de cette herbe me donnait envie. Cependant pourquoi l’Homme devait-il accompagner chaque nouvelle découverte de dérives aussi absurdes ? Le plaisir bien sûr, seul le plaisir guidait l’humanité depuis l’origine.

Je passais devant la Comédia dell’ Arte ou des jongleurs et acrobates attiraient les foules avec leurs tours et leurs spectacles sur rue, puis ce fut devant l’un des théâtres affichant la dernière pièce d’un certain Carlo Goldoni, puis toujours errant sans but, j’arrivais de nouveau devant la piazza ou la foule s’était amassée, j’avais essayé de faire profil bas autant que possible, mais tous ces bruits, ces cris de joie et d’acclamations… J’allais devoir faire preuve de la plus grande patience envers eux afin de ne pas céder à la colère.

Augmentant ma perception pour partir à la recherche des cosmos de mes invités, je savais qu’ils ne tarderaient plus à apparaitre, avaient-ils décidé de passer eux aussi inaperçus ? Allaient-ils faire une entrée fracassante ? Je ne pouvais en etre sur, chacun d’eux étaient si unique…

Une chose était sûre, nous allions bien nous amuser ici aujourd’hui, et ce n’était pas forcément une bonne chose pour tous ces humains réunis ici, insouciant et ignorant qu’un dieu marchait en ce moment même au milieu d’eux.


Dernière édition par Hypnos le Dim 12 Aoû - 23:13, édité 1 fois
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Narcisse


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MessageSujet: Re: [1748] Sonno, morte, sogno sulla Terra - (Thanatos, Hypnos, Narcisse, Adrix, Daemon)   Jeu 26 Juil - 11:58

¤ 1 ¤
Tandis que l’insouciance humaine était reine de vertu pour les êtres mortels…
… L’éternité elle, était reine de raison pour les Dieux. N’est-ce pas ? Tout est relatif sur cette planète. Les pensées, les formes de vies, même les cartes géographiques sont éphémères, car viendra un jour où un cataclysme imprévu viendra les modifier. Aussi l’insouciance des Vénitiens n’est-elle qu’une chose de plus amener à disparaître et à sombrer dans l’oubli. Mais il n’y a pas qu’à Venise que se déroule un spectacle aussi navrant. A Constantinople, nouvelle résidence secondaire du Dieu du Rêve, les distractions et les joies vont bon trains à la nuit tombée. Ici aussi on célèbre sans cesse chaque jour qu’Allah fait, et les distractions du soir, entre amis, parfois entre inconnus, autour d’un bon repas ou d’un encensoir, récompenses les fidèles de leurs labeurs.

C’est depuis ce qu’il reste de sa ville natale que Narcisse tend l’oreille la nuit, écoutant les échos lointains des flux cosmiques, attrapant au vol les fils des rêves, captant des bribes d’énergies dans le seul but de satisfaire sa curiosité. Il attend un signe précurseur d’un changement, et il sait que bientôt celui-ci lui apparaîtra.
Ce signe, prit la forme d’une signature. Un Cosmos bien distinct, connu non-pas de Narcisse lui-même mais d’Oneiros en lui. L’un et l’autre ne faisant qu’un, ce fût donc bien le Dieu du Rêve qui releva la tête, à l’écoute. Assis en tailleur dans sa pause méditative, son corps se tendit comme pour capter le message transmis. Tel un cri lancé au loin, il ne capta du message qu’un seul mot.

« Rassembler. »

Ou n’était-ce pas réunir ? Que ce soit l’un, ou l’autre, le message sous-entendait une notion de rassemblement de plusieurs personnes. Mais pas n’importe lesquelles : ce cri lointain avait été poussé par nul autre que le père d’Oneiros. Ainsi donc, voilà qu’à nouveau, Hypnos apparaît en ces temps troublés ? Le jeune homme continua d’écouter, à l’affût, mais il n’y eut aucun autre appel de la part du Dieu du Sommeil. Était-ce réellement lui qui avait lancé ce cri ?

Qui d’autre ? Lui murmura une petite voix au fond de sa conscience. Il n’y avait qu’un être comme lui pour capter ainsi l’attention de ses fils. Yeux clos, Narcisse voyagea à travers les rêves pour remonter le chemin qu’avait parcouru le message, sans bouger de Constantinople, et arriva jusqu’à la ville de Venise. Hum, l’Italie hein ? Pas très loin de la Cathédrale. Tout ceci restait plausible et même si cela ne l’avait pas été, la curiosité du Dieu du Rêve l’aurait emporté sur ses craintes, quelles qu’elles aient étés. Relâchant sa concentration, Narcisse prit quelques secondes pour respirer. Une légère sueur collait ses cheveux d’émeraude à son front sous l’effort de concentration qu’il avait dû fournir pour remonter ainsi le cri Cosmique lancé par « Hypnos ». Ces quelques minutes de repos lui servirent donc -ou le desservirent- pour imaginer un peu qui pouvait bien être la nouvelle réincarnation du Dieu du Sommeil…

Tandis que les gens boivent, mangent, dansent !
… D’autres ne font qu’observer les êtres aller et venir, sans jamais les toucher. Narcisse est de ceux-là, et aussi étonnant que cela puisse paraître, dans la foule bondée des rues de Venise, personne ne le touche. Frôlé il était, mais jamais personne n’avait de contact avec lui, alors mêmes que certains s’enlaçaient et de se délassaient tout en dansant et en chantant. Chose bien étrange que cela, et elle l’aurait été d’autant plus si les gens en avaient eu « conscience ». Ce dont avait conscience ce brave homme masqué en marchant face à ce bel homme aux yeux bleus, était que celui-ci réveillait en lui un désir inavouable autant qu’une frustration sans pareille, l’obligeant à détourner le regard et à continuer sa route sans oser le toucher, allant jusqu’à l’effacer de sa mémoire.

La manipulation des rêves malsains d’une population malsaine, voilà qui lui était presque agréable. Cela ne faisait que renforcer son envie de voir disparaître les Hommes de cette planète, à tout jamais. Pourtant, n’était-il pas déguisé lui aussi ? Et bien oui, et sans honte ce costume avait quelque chose qui lui plaisait. Habillé de noir et d’or comme à son habitude, sa tenue s’était vue renforcée par l’arrivée d’une coiffe à bec d’oiseau et à plumes exotiques, ainsi que par la présence d’une traine agrémentée de grandes plumes de paon, vertes, rouges et violettes dans leurs couleurs. Ses mains étaient elles aussi gantées et ornées de plumes et le bout de ses doigts… des griffes.

Pour faire quoi ? Ceci par exemple. Narcisse tendit de lui-même la main vers une femme à sa droite, et du bout de l’index, dessina de rouge sur le haut de ses seins sans que celle-ci n’ait conscience de sa présence… Jusqu’à ce que la douleur rattrape à travers les méandres des alcools et autres stupéfiants sa conscience. En cet instant seulement, cette passante prit note du passage d’un homme étrange à travers la foule, oiseau exotique et ténébreux dont personne ne semblait avoir conscience. Puis l’écoulement de son sang la ramena à d’autres réalités. Un cri, une bousculade, le chaos. Une mélodie plus douce à ses oreilles que toutes les musiques entremêlées de cette ville.

Car si vous pensiez Narcisse sensible à l’art, vous vous trompiez lourdement. Narcisse n’est sensible qu’à Narcisse, et cela n’ira jamais, et n’a jamais été, plus loin. Ce qui lui plait au contraire, c’est la beauté naturelle. Les grands espaces, les rêves, parfois mêmes, le corps des Hommes. Mais ici, que dire de ces corps, de ces espaces restreints, et de ces rêves livrés à la corruption du carnaval ? Sans même y penser, le Dieu du Rêve se laissa guider par le parfum de celui qui l’avait appelé ici, à travers le temps et l’espace. Et bientôt, il serrait devant lui.

L’aura du Dieu du Rêve perdit lentement en intensité et bientôt, il échappa à la foule, ce qui rendait inutile l’usage de ses pouvoirs répulsifs et hypnotiques sur ces humains avides de divertissements divers et variés. Inutile oui, car il touchait au but. Au milieu de la piazza, un visage attira son regard, non pas par la beauté de sa chaire mais par celle du Cosmos qu’il tentait de dissimuler aux yeux de tous. Il fallait la concentration d’un Dieu pour retrouver une déité. L’inconnu disparu à nouveau dans la foule, caché qu’il était par les Vénitiens toujours aussi pris dans leur carnaval.

« Assez. » Lâcha-t-il d’un ton sec… « ASSEZ ! » Hurla-t-il alors à la foule.

Certains autour de lui amorcèrent le mouvement de se retourner pour voir quel trouble pouvait bien étreindre cet étrange homme déguisé pour qu’il hurle ainsi, mais leurs visions s’obscurcirent bientôt. Les ténèbres envahirent leurs esprits, leurs cœurs, et leurs corps cessèrent tout mouvement. Oui, un millier d’âme s’arrêtèrent, comme figés dans le temps et l’espace sous l’impulsion du pouvoir du Dieu du Rêve. Seul un seul être ne cessa pas de bouger, et celui-ci, seul, se retourna vers Narcisse.

« Hypnos. » Fit-il en guise de salut.

En quelques enjambées, il put à présent rejoindre celui qui donna naissance aux quatre gardiens des Rêves. D’une apparence mortelle agréable au regard -mais pas autant que la sienne-, il avait une chevelure blonde étincelante et un regard emprunt d’une force qu’aucun Humain ne pouvait soupçonner. Les voici donc face à face : et maintenant ? Une partie de lui ne savait quoi dire, ou faire, aussi se contenta-t-il d’agir comme il l’aurait fait face à Oneiros jadis. Narcisse inclina la tête puis le haut de son corps.

« Bien que cela soit inutile, permettez-moi de me présenter : je suis Narcisse, incarnation d’Oneiros et me voici, répondant à votre appel… Que peut faire le Dieu du Rêve pour vous en ces temps d’illusions et de faux-semblants, Dieu du Sommeil ? »

Et la vie reprit son cours. Tous revinrent à eux, sortant par eux-mêmes du cauchemar projeté par Narcisse dans leurs esprits. Il y eut une seconde de flottement, sans que personne ne comprenne ce qui venait de lui arriver. Tous échangèrent des regards, mais personne ne comprit et bientôt les rires reprirent, communiquant, et tous oublièrent, comme toujours… Le déni, la plus grande force de l’Humanité.
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Adrix


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MessageSujet: Re: [1748] Sonno, morte, sogno sulla Terra - (Thanatos, Hypnos, Narcisse, Adrix, Daemon)   Mar 14 Aoû - 0:58

Des masques de plâtres, des tenues bariolées, des danseurs élégants dont l'apparence singulière laissait planait le doute sur la véritable nature, le tout au milieu de ruelles et d'avenues dont l'architecture travaillée était le fruit des plus grands artistes de ces derniers siècles. Ici et là, une gondole fendait en silence les eaux boueuses, avançant au rythme régulier d'une rame, les passagers doucement bercés par le va et vient des flots. Des musiques douce résonnaient au hasard des recoins, et nobles comme pauvres oubliaient leur statut social le temps d'une valse, profitant de l'anonymat offert par leurs étranges costumes. Les échoppes débordaient de fleurs et de mets plus raffinés les uns que les autres : Délices au miel ou pâtisseries plus exotiques, il y avait de quoi ravir les papilles les plus difficiles. Dans l'air planait une odeur unique : mélange subtil de sucreries, de parfums chargés et des bouquets gigantesques. Discussions sérieuses et ragots de jeunes femmes se disputaient âprement la vedette sur les terrasses des innombrables cafés où chacun échangeait son point de vue autour d'une tasse de café. Ce n'était pas qu'une simple fête, c'était presque un rêve, un endroit coupé de la réalité et de ses tourments pour savourer les plaisirs du corps et de l'esprit. Voilà ce qu'était devenu Venise, haut lieu des arts et des divertissements : Une hymne à une élégante dépravation. Une joyeuse sauterie qui s'étendait à toute la cité flottante dont le lent enfoncement dans les marécages n'inquiétait guère même les plus érudits. Ce n'était pas le temps des soucis, ceux là n'avaient qu'à s'envoler bien loin, ils auraient tout le temps de revenir hanter les esprits plus tard.

Et qui de mieux placé pour apprécier cette fantaisie enivrante que l'Irréel ? Plus qu'aucun de ses frères, plus que son père lui même, il était dans son élément, lui qui commandait aux fantasmes. N'était-il pas d'ailleurs d'une certaine façon la source de tout ce chaos qui étreignait la ville ? C'était lui qui avait semé ces désirs dépravés dans le cœur des hommes, œuvrant sur leurs âmes depuis plus de siècles que même les olympiens ne pouvaient en compter. Il avait murmuré leurs fantasmes aux fantasmes, glissant la semence des désirs dans leurs faibles esprits. Oh, ils l'avaient cultivés avec vigueur, aucun doute là dessus. Malgré leur piètre espérance de vie, ces frêles primates n'avaient pas leur égale en la matière. De son héritage, ils avaient faits des merveilles, des miracles de démence que le Seigneur des Apparences se faisait un plaisir d'entretenir à chaque fois qu'ils se glissaient sottement dans son royaume. Et tel un paysan qui savoure les fruits de son travail, Phantasos profitait pleinement de sa récolte, se gaussant de voir les foules s'agiter comme des marionnettes. Cette fête, cette folie, c'était sa victoire, son œuvre. Qu'ils n'aient pas la foi importait peu : Les Vénitiens étaient ses plus fervents adorateurs.

Mais pourquoi était-il donc ici ? Assis nonchalamment dans un bar au cœur de la cité flottante, une bouteille de liqueur dans une main et un masque de plâtre sur le nez, ses longs cheveux d'or et sa carrure efféminée défiant les curieux de deviner à quel sexe il appartenait ? Oh, il aurait pu fort bien être là pour flâner. L'Irréel était un dieu facétieux, voyageur. Il pouvait être dans un coin à un instant, et à l'autre bout du globe celui d'après. Il ne se rendait que trop rarement dans le royaume des mortels, préférant la garde de son royaume à leur dimension barbante, mais ses rares sorties étaient toujours synonymes de festivités. Mais ce n'était pas le concours de boisson auquel il participait qui l'avait attiré ici, mais l'appel mentale qui, tel un phare allumé au milieu des ténèbres, l'avait incité à sortir de sa torpeur pour arpenter les canaux vénitiens. Son père... le seul être qui avait sur lui une once d'autorité, l'avait convié à ses côtés. Quelle en était la raison ? Là n'était pas la question. Lorsque le Dieu du Sommeil donnait de la voix, alors ses fils se devaient d'y répondre... et surtout il n'avait rien de mieux à faire. Les journées se faisaient longue au gré de l'éternité, et sans la compagnie des deux mortels qui partageaient son nouveau corps, il serait toujours à macérer dans un ennui profond. Peu être était-ce l'âge, peut être était-ce à force de contempler nuit après nuit les univers les plus improbables naître et mourir en l'espace d'un songe ou que sais-je, mais il se sentait quelque peu blasé. Même cette cité dont l'en vantait la beauté n'était à ses yeux qu'une piètre succession de briques et de ciment. C'était son ambiance qu'il aimait, et non le décor. Comment aurait-il put être impressionné par ces édifices lorsqu'il arpentait des mondes où les bâtisses défiaient la raison ? Comme s'extasier de la hauteur d'une tour alors qu'il contemplait parfois des monuments dont le sommet tête frôlait les étoiles ? Fantasia n'était que merveilles et enchantements, la Terre n'était que règles et ennuis. Les quelques éclats de démence qu'il y glissait ne pouvaient suffire à l'extasier. Si Athéna était l'ennemi juré d'Hadès, le sien n'était autre que l'ennui.
"Voir Venise et mourir" disait-on parfois.

*En ce qui me concerne, c'est déjà fait*

*Et dans le mien ça n'a guère de sens*


Les "colocataires" de cette enveloppe de chair. C'était à l'Irréel que reviendrait le contrôle aujourd'hui, au moins le temps de rencontrer ce père qui les appelait. Après tout, n'était-il pas normal qu'il ait priorité en présence de sa famille ? Cette cohabitation improbable s'avérait plus aisée que Phantasos ne l'avait supposé en premier abord. Ce Adrix était habitué à partage son corps, et sa sœur n'était guère plus possessive. Ils étaient assez souples en matière de compromis, et leur présence lui apportait l'inconnu et la compagnie dont il avait cruellement besoin. S'il pouvait sans peine les chasser pour devenir le seul maître, ils étaient si amusants que l'idée ne le traversait même pas. Les anciens Gold Saint ne le craignaient pas, et même, ne le respectaient guère. Ils étaient un élément incontrôlable et incontrôlé, le soupçon de piment qui lui donnait de nouvelles raisons d'apprécier ses journées.
En cet instant même, il buvait en compagnie des mortels qui créaient ces univers fabuleux, enchaînant avec aisance leurs liqueurs les plus puissantes. Il en aimait la saveur, mais ce qui chez eux provoquait une euphorie ne lui faisait guère plus d'effet qu'un verre d'eau. Ces piètres toxines ne pouvaient espérer affecter son organisme divin. Tant le barman que les spectateurs étaient fascinés par sa résistance, mais leurs regards envieux ne faisaient que l'encourager. Il pouvait se moquer à loisir des ivrognes vomissant leurs trippes par terre, et les demoiselles un tantinet imbibées avait un charme que leurs masques excentriques ne dissimulaient guère.
Et quand il fut enfin lasse d'écraser les alcooliques et les piètres charmeurs de sa il repartit en ville bien décidé à profiter de cette fête jusqu'à plus soif. D'un claquement de doigt, sa tenue changea d'elle même à l'abri des regards. C'était bien la troisième fois depuis ce matin qu'il modifiait ainsi son costume. Pourquoi se contenter d'un seul lorsque ses dons pouvaient lui en fournir une infinité ? Il s'enfonça dans le dédale de ruelles, en quête d'un nouvel amusement, et à l'occasion, de la réunion de famille.

C'est ainsi qu'Hypnos comme Narcisse eurent droit à un bien étrange spectacle. Alors qu'ils échangeaient les politesses d'usage à des retrouvailles en bonne et due forme, passa non loin une procession comme on en voit que trop rarement, même lors des fêtes. Une procession humaine dansante et chantante, guidée par un certain jeune homme aux longs cheveux blonds dans une tenue criarde. Ceux à qui les effluves d'alcools étaient un peu trop montées à la tête et les plus extravagants c'étaient joints à l'Irréel, lancé dans ce qui ne pouvait qu'être une danse étrangère. . C'est seulement après plusieurs longues minutes que Phantasos remarqua enfin le terrible duo. Les raisons de sa présence lui revinrent en pleine figure sans plus de manière qu'une paire de baffes. Pris la main dans le sac mais pas décontenancé pour autant, il faussa compagnie à ses suivants sans même interrompre la dance.

-Hasta la vista !


Et voila que le Seigneur des Apparences se retrouvait d'une glissade gracieuse auprès de ceux qui partageaient son sang, avec toujours deux bouteilles de liqueurs citronnées dans les mains. Et comme à son habitude, il parla sans réfléchir plus que nécessaire à sa formulation, toujours fidèle à ce naturel et cette franchise qui le caractérisait.

-Bien le bonjour père, et le nouvel hôte d'Oneiros je suppose ? Jolie frimousse. J'espère ne pas vous avoir fait attendre.


Ce visage rappelait étrangement quelque chose à Adrix qui, du fin fond de leur conscience commune, ne parvenait à mettre le doigt dessus. L'avait-il déjà rencontré quelque part ? Ou peut être vu un de ses rêves ? Non... Mais quoi alors ?! Phantasos déposa l'eau de vie sur la table.

-Vous prendrez quelque chose à boire peut être ? J'ai mis la main sur quelques libations qui valent d'être essayées.
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Minos


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MessageSujet: Re: [1748] Sonno, morte, sogno sulla Terra - (Thanatos, Hypnos, Narcisse, Adrix, Daemon)   Ven 17 Aoû - 17:29

Je pouvais les sentir, eux qui partageaient mon sang, se rapprochant à chaque secondes, deux d’entre eux été déjà là alors que les deux autres étaient encore si loin…

Qu’importe, deux sur quatre c’est déjà suffisant pour la suite de mon plan.

Oui le temps était venu pour nous d’agir avec plus de fermeté sur ces créatures éphémères et fascinantes qu’étaient les humains, si les rêves pouvaient les définir aux même titre que la brièveté de leurs existences, alors nous étions sans aucun doute ceux qui les définissaient, tout du moins en partie.

Et maintenant que les trois frères sont hors courses, le temps et venus pour nous de prendre les devants. Il est temps de semer pour mieux récolter.

Oui cette rencontre allait devenir le point de départ d’un plan à long terme qui changerait la face du monde des hommes et peut etre même celui des dieux. Et quel meilleur endroit pour commencer nos plans oniriques que la cité de l’oubli et des rêves ?

Un cri puissant ainsi qu’une explosion de cosmos me fit me retourner, ce pouvoir paralysant tout humain à la ronde, ce port altier et ce cosmos…

Oneiros.

Et alors qu’il se présentait à moi bien qu’entre nous cela ne soit pas nécessaire, son frère nous rejoignit en menant une farandole humaine visiblement sous l’emprise de l’alcool.

Phantasos.

Ainsi nous étions tous trois réunis en ce lieu de fête et de faux semblant. Il était temps de commencer.

« Bienvenue mes enfants, oui bienvenue dans l’avenir. Aujourd’hui est un grand jour, car lorsque les générations futures feront le récit de nos exploits, elles diront qu’ils ont débuté ce jour-ci. Mais trêves de bavardages, ce lieu publique ne convient pas à de telle discussion, malgré le caractère stupide et ignorant des mortels, ils peuvent parfois s’avérer etre très rusés et qui sait quelles oreilles nous écoute cachées dans la foule. Suivez-moi. »

Ainsi je les entraina avec moi hors de la piazza pour entrer dans l’un des nombreux cafés bordant la vaste place. Montant à l’étage, j’entrepris de faire s’endormir sous la chaleur de midi tout humain présent sur les lieux, ceux déjà assis sur leur chaise eurent plus de chance que les serveurs qui s’écroulèrent avec leurs plateaux sur le sol. Les portes se fermèrent d’elle-même et les rideaux furent tirés, pour finir suite à un claquement de doigt la poussière d’or émergea de ma main pour venir se rependre sur les murs le plafond et le sol, nous étions maintenant totalement isolés du reste du monde sans pour autant l’avoir quitté. Repoussant alors contre les murs le piètre mobilier humain d’un mouvement nonchalant de la main, je claqua une nouvelle fois des doigts et une vaste flaque d’or fondue apparue au-dessus de moi avant de s’éloigner de quelques mètres pour laisser émerger de sa surface un large trône d’or ouvragé qu’encadraient quatre lions en armure parés d’épées et de boucliers d’or.

Spoiler:
 

Une bien belle matérialisation que celle-ci, un trône digne d’un roi, un trône digne de moi.

Prenant alors place sur cet imposant mobilier, un nouveau claquement de doigt précéda l’apparition d’une nouvelle flaque d’or d’où émergea un vase doré et trois coupes précieuses de la même matière. Tout ce nécessaire de table raffiné et ouvragé prit alors le chemin vers un nuage de poussière d’or qui prenait la forme d’une large table ronde faite du le même métal que les coupes qui vinrent s’y poser sans bruit. Le vase resta quant à lui figé dans les airs avant de déverser son contenu pourpre et odorant dans les trois coupes.

« Mon fils, le meilleur vin humain ne convient pas à une réunion divine aussi importante, tu dis que cela en vaut la peine sans doute parce que tu as oublié le gout du nectar, à présent bois et admet ta défaite, voici une boisson digne des dieux que nous sommes. »

Les trois coupes s’envolèrent vers nos mains respectives et le divin breuvage qu’elles contenaient marquerait le début de notre réunion. Il était dit que le nectar divin s’adaptait aux souhaits de celui qui l’ingérait afin de lui procurer les plus agréables sensations qu’il puisse jamais espérer, que son pouvoir régénérait à la fois le corps et l’esprit, et qu’associé à l’ambroisie il conférait l’immortalité. Selon moi ce n’était pas une légende.

Savourant alors une gorgé de cette divine boisson, je ressentais encore une fois cette indicible félicité accompagné de ce regain de puissance que provoquait le nectar, rien au monde ne pouvait s’approcher de ces sensations, c’était juste incomparablement transcendantale.

« Que ce soit du vin ou des épées, je ne garde avec moi que le meilleur… »

Une phrase prononcée comme une déclaration solennelle, mon but, mon rêve.

« Oh j’ai faillis oublier… »

Un autre claquement de doigt précéda l’apparition de deux autres nuages de poussière d’or devenant deux larges fauteuils complétant le triangle que formait notre trio autour de la table.

« Prenez place, nous avons beaucoup à nous dire, mais avant de commencer, laissez-moi vous conter une histoire des plus savoureuses qui sans nul doute éveillera votre intérêt envers l’avenir. Il était une fois trois frères que l’orgueil consumait, parvenus autant que traitres envers leur propre famille, ils se complaisaient dans leur petite guerre anonyme sans même se rendre compte du ridicule de leur situation. Le plus jeune s’était vu donné par une voleuse l’arme la plus puissante jamais conçue et avec elle il remportait chaque bataille jusqu’au jour où cette arme fut utiliser contre son propre fils ainsi qu’elle l’avait été contre son propre père avant lui. Suite à cela, le roi parvenu fut plongé dans le sommeil ainsi que ces deux frères par le seul vrai roi de ce monde, celui qui règne sur un empire infiniment plus vaste que tout ce que la terre, le ciel et les enfers ne pourront jamais devenir. Désormais libéré provisoirement du carcan de ces imposteurs parvenus, le roi pouvait se consacrer pleinement à l’élaboration de son plan le plus audacieux, mais pour cela il a besoin de l’aide de sa propre famille, une famille qui fut trop longtemps relégué au rang de simple spectateur et qui désormais doit reprendre ce qui lui revient de droit dans ce monde qu’elle a contribuée à crée. »

Une autre gorgée fut ingérée toujours avec ce même ravissement avant de poursuivre.

« Comprenez-vous mes enfants ? Le temps des semailles est arrivé, profitons de ce répit pour placer les premières pierres de la plus inconcevables des machinations jamais orchestrée. »

Posant alors la coupe sur la table, je fixa tour à tour le visage de mes enfants, chacun d’eux avaient leur propres volontés et leur propre but, mais peut etre pourrait-il embrasser le rêve qui était le mien.

« Cependant avant de poursuivre, je dois vous le demander sans détour, mes enfants, toi Oneiros qui incarne les rêves de l’humanité, et toi Phantasos qui en incarne les fantasmes, êtes-vous prêt à me suivre dans cette dangereuse entreprise ? Etes-vous prêt pour accomplir le glorieux destin de notre famille ? Répondez en votre âme et conscience, car sachez qu’une fois la ligne franchie il n’y aura pas de retour en arrière possible. »

A présent la balle est entre vos mains mes enfants, comment allez-vous réagir à ma demande ?
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Narcisse


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MessageSujet: Re: [1748] Sonno, morte, sogno sulla Terra - (Thanatos, Hypnos, Narcisse, Adrix, Daemon)   Dim 16 Sep - 11:58

¤ 2 ¤
Ses yeux caressèrent le surprenant spectacle d’un jeune homme à la longue chevelure blonde et aux couleurs voyantes, assez pour attirer l’œil. Bien qu’il ne puisse lui-même nullement l’identifier, Oneiros en lui capta immédiatement la présence de Phantasos dans ce corps svelte et bien portant et sourit intérieurement de ces retrouvailles car cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas été en présence de l’un de ses frères. Mais pourquoi s’amuser ainsi avec les Vénitiens ? Avait-il autant de temps à perdre à leurs côtés ? Toujours est-il que, galant -et humain plus que divin pour l’heure- il leur proposa de trinquer à leurs retrouvailles.
Projetant son esprit aux alentours, Narcisse dû se rendre à l’évidence qu’il y avait là « toutes » leurs retrouvailles. Les deux frères manquants n’étaient pas encore réincarnés, mais cela ne saurait tarder, car la présence d’Hypnos sur Terre ne pouvait être que le prélude à leur retour, à chacun.

« Bonjour Phantasos, mais plutôt qu’« hôte », appelle-moi Narcisse car c’est mon nom. De même je serais ravi de connaître le tien mon jeune frère. » Dit-il en invitant d’un hochement de tête le garçon à se présenter sous l’identité terrestre qui était la sienne.

Puis Hypnos les salua tous deux et les invita à le suivre dans l’un des nombreux cafés de la grande place sur laquelle ils se trouvaient tous les trois. Drôle de cadre pour leurs retrouvailles non ? Mais bien vite, Hypnos changea celui-ci en plongeant d’une simple impulsion de son aura tous les badauds dans le plus profond des sommeils. S’engagea alors un rapide remeublement du premier étage de la bâtisse pour que celui-ci soit à sa convenance, mais pas à la leur. Car Narcisse n’était pas du genre à boire les nectars de cet acabit. Mais, c’était une occasion particulière, elle méritait bien un comportement particulier non ? Il prit donc une coupe entre ses doigts gantés et trinqua avec eux, en silence.

Enfin, leur « père » pensa à les faire s’installer à leurs tours… Mais ce n’était guère aussi pimpant que le trône d’or sur lequel lui-même était ainsi. Hum, et ce fauteuil ne lui plaisait guère, il préférait largement son propre trône dans la dimension du Rêve. Lorsqu’il prit place, le fauteuil se modifia immédiatement, touché par le pouvoir illusoire de Narcisse mélangé à celui qui avait permit de le créer sous ses yeux. Ainsi apparu un trône aux reflets de métal noire, d’une matière semblable aux Surplis, et sur lequel tout semblait se refléter. Les visages, comme les âmes… Voilà qui était mieux !

Et puis, mieux valait être bien installé pour comprendre les paroles d’Hypnos. Même Oneiros semblait quelque peu perplexe par cette entrée en matière. Comme quoi le lyrisme n’a pas que des avantages de nos jours. Il retira du discours de son père que l’heure était venue pour lui, et eux, de reprendre en main leur destinée et de jouer une part active dans les prochains changements du monde. Cela parlait déjà plus au bel homme aux yeux bleus, qui déposa son verre au trois-quarts plein sur une petite table à ses côtés, pour croiser les mains sur ses genoux croisés.

« Dès l’instant où le destin de notre famille épouse le mien, je me ferais une joie d’aider à son accomplissement, père. » Il n’hésita pas à plonger son regard dans celui du Dieu du Sommeil. « Mais quel projet si dangereux peut-il animer votre volonté en cet instant ? Souhaitez-vous retrouver l’épée d’Hadès ? Ou bien marquer le monde de notre présence ? Ou bien devons-nous jouer un rôle plus important auprès d’Hadès et du reste de ses Spectres pour imposer notre nom à leurs yeux ? » Posant les coudes sur les accoudoirs de son trône, il posa son menton sur ses mains et continua. « Car tous ces objectifs… Ne sont pas les miens. »

« Je recherche le chaos sur Terre, pour satisfaire ma… curiosité. Pouvez-vous m’assurer, Dieu du Sommeil, que l’objectif de notre famille saura se satisfaire de mes desseins ? »

Narcisse était en cet instant franc, et il ne voyait pas pourquoi il ne l’aurait pas été devant Hypnos. Car cet homme n’était pas son ennemi, et il ne devait pas l’être, car sa puissance dépassait de loin la sienne. Il prenait le risque de son courroux en dictant dès lors sa façon de penser mais cela ne pouvait être plus important qu’en cet instant de leurs retrouvailles : Oneiros était Narcisse comme Narcisse était Oneiros. Le fils qu’il avait connu n’était plus vraiment comme il l’avait côtoyé et ça, il venait de clairement le montrer. Maintenant, qu’avait Hypnos à répondre à cela ? C’est ce que nous allions voir très vite.
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MessageSujet: Re: [1748] Sonno, morte, sogno sulla Terra - (Thanatos, Hypnos, Narcisse, Adrix, Daemon)   

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[1748] Sonno, morte, sogno sulla Terra - (Thanatos, Hypnos, Narcisse, Adrix, Daemon)

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