RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [1754] Ritus~ carnifex Poenae et mirablilia

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Ellya


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MessageSujet: Re: [1754] Ritus~ carnifex Poenae et mirablilia   Mer 18 Juil - 9:54

Six ans, cela faisant maintenant six longues années que la jeune femme n’était pas retournée vers ce lieu Saint entre tout autre. Bien sûr Ellya n’était pas restée inactive durant ces six longues années, même si le temps n’avait pas eu de prise sur elle, l’un des avantages de sa condition. Elle avait suivi les ordres que son Maitre, avait donné en redevenant la jeune héritière de la Famille Shelgel. La jeune femme avait profité de sa position pour alimenter en armes de mort tous ceux qui avaient la volonté et les moyens de s’en servir. Durant ses six années, la jeune femme avait côtoyé des puissants du monde des Hommes et permis que la mort développe de nouveaux procédés afin de s’étendre. L’Europe avait de tout temps était un foyer pour des conflits de différentes échelles, ce qui lui avait fourni un excellent terreau pour ses affaires. Mais l’Europe n’était pas la seule terre, où des conflits et la mort était présents, il y avait ce nouveau pays par-delà l’océan qui connaissait lui aussi sa récolte de morts. Les Hommes cherchaient en tout lieu et toute époque à s’entre tuer pour acquérir un pouvoir dérisoire sur l’autre et les arsenaux Shelgel leur fournissait les instruments de leur perte. Malgré ses réussites financières et sa vie de jeune héritière célibataire, l’âme d’Ellya était emplie de nostalgie.
Mais en ce jour glorieux, après ces six longues années, elle allait enfin pouvoir retrouver sa véritable place, son véritable rôle et arrêter de jouer ce rôle. Elle n’avait pas entendu l’appel de son Maitre ou du Seigneur Hypnos, mais le délai fixé était maintenant écoulé. Peut-être avait elle agit avec trop de précipitation, mais elle n’en pouvait plus de rester dans l’ombre à attendre. Elle avait appris la naissance d’une Venise inconnue des simples Hommes, dans l’ombre de cette Ville qui pouvait se montrer si exubérante.

Mais pour l’instant les pensées de la jeune femme était tournée vers cet édifice saint et majestueux. C’était en ce lieu qu’elle avait eu l’honneur de voir son Maitre et qu’elle avait pris le thé avec son Seigneur. Mais aujourd’hui, la présence qu’elle sentait au cœur de ce lieu, n’avait rien de commun avec celle de ces deux Divinités. Si l’inconnu était parvenu à pénétrer dans la Cathédrale, cela signifiait qu’il était tout comme elle un Spectre, mais elle ne reconnaissait pas ce Cosmos. Ainsi la famille venait de se voir agrandit d’un nouveau membre.
Ellya revêtu de sa Supplie poussa les majestueuses portes d’entrée et pénétra avec respect dans ce lieu. Elle entendit les mots de ce Spectre inconnu, avant de le percevoir, sa voie résonnait dans la solennité du lieu. Il semblait pleurer la disparition d’une femme, Ellya décida d’attendre, de le laisser à ses larmes. Mais il ce dernier avait perçu sa présence, l’échos de ses pas ou bien autre chose. A moins qu’il ne s’adressait pas à elle, mais à l’éther comme il l’avait fait un instant au sujet d’un livre.


- Mes salutations à toi et pardonne moi pour t’avoir dérangé.

Si physiquement la jeune femme était restée la même, il n’en était rien en ce qui concernait son âme. Bien sûr cette différence ne pouvait être perceptible pour une personne ne l’ayant pas connu par le passé. Si le regard était amical et le sourire chaleureux, le cosmos lui n’était que Ténèbres et Froideurs, le porteur et la Supplie ne faisait qu’un. Ellya avait retiré son casque laissant sa longue chevelure noire tomber dans son dos.

- Je suis Ellya Shelgel Étoile Céleste de la Lamentation, pourrais-je connaitre ton identité ?

Tout dans le port de la jeune femme n’était que noblesse et autorité, mais ses mots avaient été prononcés avec douceur, comme une invitation à la confidence.
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Minos


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MessageSujet: Re: [1754] Ritus~ carnifex Poenae et mirablilia   Jeu 19 Juil - 1:16

Six ans, six ans déjà depuis sa dernière visite en cet endroit, la cathédrale d’Hadès se tenait toujours là, imperturbable et majestueuse, protégée par le pouvoir des trois dieux infernaux, édifice à la gloire du sombre monarque sur le royaume terrestre, preuve de l’impuissance des sycophantes face à la puissance conquérante du sombre empire.

Ce fut dans cette bâtisse, témoin silencieux d’un pouvoir maintenant trop longtemps endormis, qu’un nuage doré se manifesta, s’amalgamant en une silhouette humaine entièrement étincelante pour au final devenir un jeune homme aux cheveux dorés comme des flammes ardentes.

Spoiler:
 

D’une allure fière et digne, le jeune homme traversa l’imposant hall d’entrée de la cathédrale, passant au-travers des rayons de lumières filtrant au travers des vitraux. La lumière et les couleurs dansaient sur le haut blanc immaculé de cet étrange personnage marchant d’un pas tranquille, chacun de ces pas venant résonner et rebondir en une multitude d’échos.

Tant d’évènements s’étaient déroulé depuis ce jour fatidique où l’âme du sombre empereur fut arrachée du corps d’enfant de son dernier hôte, tant d’évènements ayant à jamais transformé le dieu du sommeil. Il avait vécu d’intenses bonheurs, d’intenses douleurs, il avait ri, il avait pleuré, en somme, il avait vécu, vécu six ans d’une vie d’immortelle avec les passions des mortels, et de cela, bien peu de dieu pouvait se vanter.

L’éternité avait la capacité à émousser les passions même les plus puissantes, mais étrangement, depuis sa rencontre avec Marie-Ange, Hypnos avait ressentis les émotions avec une puissance et une intensité qu'il croyait disparues à jamais. L’ennuie qui avait caractérisé son existence n’était plus cet ennemi implacable ne satisfaisant nul soif, changeant la nourriture en coton et le vin en eau, interdisant toutes satisfactions face aux plaisirs, non. L’ennuie avait été vaincu, le dieu du sommeil avait retrouvé ses passions comme si il venait de naitre à nouveau, un nouveau-né pleurant sur la beauté des sensations et du plaisir, pleurant sur la beauté de son existence. Une existence merveilleuse au final.

Ce fut dans cet état d’esprit heureux et vivant que le dieu du sommeil retourna à la cathédrale sentant que le temps était venu d’y rappeler les forces du sombre empire pour reprendre ce qui était à elles de plein droit. Cette farce n’avait que trop durée, et le seul fait d’y penser alimentait déjà ses pulsions combatives, oui le dieu du sommeil, lui qui fut si apathique face au combat, y avait trouvé une source d’amusement formidable, la meilleure façon de faire bouillir son ichor. Rien ne valait l’exaltation du combat, aucun plaisir, ni de l’esprit ni de la chair, ne pouvait faire bruler son essence comme le faisait le combat. Il savait que les deux titans les attendaient, que durant tout ce temps ils avaient dut amasser une puissance proprement inconcevable pour un humain, peut etre même supérieur à celle d’un dieu. Mais le fils de la nuit était plus qu’un dieu, lui et son frère était des principes fondamentaux, des lois de l’univers incarnées. Rien dans l’univers ne lui faisait plus peur, rien qu’il ne sente à sa portée, rien qu’il ne puisse accomplir. Cette euphorie le rendait capable de tous les miracles, de tous les prodiges, rien ne l’entraverait plus. Il savait maintenant ce qu’était la vie, il savait maintenant ce qu’était l’amour, il aimait vivre, il l’aimait ELLE, il l’aimait plus que tout et il se battrait de toutes ses forces pour ELLE.

Arrivant à hauteur de deux personnes qu’il devina etre des serviteurs du sombre empire, il reconnut immédiatement l’une d’elle comme étant Ellya de la harpie, l’autre lui étant encore inconnue. Ellya avait gagné en majesté et en assurance, tout dans son attitude laissait transparaitre une noblesse et une fierté peu commune.

Ces six années t’on rendu plus forte, chère Ellya, il se pourrait bien que tu réussisses à combler mes espérances les plus folles. Enfin, seul le temps me donnera raison ou tort.

L’autre spectre fut quant à lui un spectacle assez déroutant aux premiers abords, il ressemblait à une créature ayant perdu toutes les larmes de son corps, ayant tellement pleuré que ses yeux en furent transformés. Sa peine était visible à l’œil nu, rien qu’en regardant son visage. Pourtant, il dut autrefois avoir un physique avenant, aujourd’hui anéanti par son existence mortelle. Cet homme devait avoir expérimenté une douleur plus vive encore que celle distribuée dans les cercles infernaux, et pourtant malgré cela, il continuait d’avancer malgré son chagrin, malgré les larmes encore visible dans ces yeux et sur ces joues creuses.

Qu’il est cruel que de pouvoir expérimenté la douleur et la peine avec une telle intensité… Pourquoi ne pouvons-nous pas expérimenter qu’allégresse et félicité, luxe calme et volupté ?

Arrivant à leur proximité, le dieu d’or du sommeil aux yeux désormais pourpres s’avança à eux, les mains dans les poches de son pantalon noirs, et le sourire aux lèvres, un sourire d’enfant découvrant une nouvelle curiosité. Rien dans son aura ne semblait indiquer ses pouvoirs divin quasi illimité, rien dans son aura, mais une telle attitude hautaine ne laissait que fort peu de doute sur ses origines. Son regard c’était d’abords dirigé vers Ellya, puis ensuite vers cet inconnu tout à fait fascinant. Il aurait été facile de fouiller dans son esprit via le monde des rêves, mais certaines choses gagnaient à etre découvertes par des moyens plus humains.

« Salutations, vous les premiers à avoir accouru en cet endroit béni pour ceux de votre nature. Bienvenue à toi Ellya de la harpie, tu sembles t’etre parfaitement débrouillé durant mon absence, j’ai entendu parler du marché que ton entreprise familiale fournissait, du grand art, admirable pour une mortelle... »

Puis se tournant vers l’inconnue visiblement conscient du caractère extraordinaire de cet homme aux cheveux d’or présent devant lui.

« Et bienvenue à toi dont j’ignore le nom, oui bienvenue dans la cathédrale du sombre empereur des morts, Hadès. Je suppose que tu ignores encore qui je suis, mon visage t’es sans doute inconnu mais mon nom ne l’est pas. Souvient toi Homme, des dieux de la Grèce antique, souvient toi des enfants de la nuit, souvient toi de celui qui commande au sommeil et voit maintenant qui je suis. »


Dernière édition par Hypnos le Mer 25 Juil - 22:57, édité 1 fois
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Callan


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MessageSujet: Re: [1754] Ritus~ carnifex Poenae et mirablilia   Sam 21 Juil - 20:47

Une silhouette approchait au coeur de cette forêt qu'elle reconnaissait sans peine. Il y avait bien longtemps qu'elle n'y était pas venue. Cela remontait à bien avant qu'elle n'investisse le corps de la prêtresse d'Odin. Elle déambulait, respirant à plein poumons l'odeur de la terre et des pins, appréciant cette odeur, tandis qu'un fin sourire ourlait ses
lippes. La jeune femme allait tête nue, sa longue chevelure à la teinte de l'ébène cascadait librement sur ses épaules et le long de son dos.


Elle approchait, elle pouvait les sentir. Comment allaient-ils réagir à son retour? Après tout, elle s'était absentée pendant six longues années. La flèche de la cathédrale se dressait en direction des cieux azurés. Cette vue, elle la trouvait magnifique et majestueuse. Elle était de retour chez elle. Même si ces six années l'avaient changé. En effet, passer tout ce temps à Asgard, leur avait permis à Callan et à elle-même à mieux se comprendre, créant ainsi une complicité qui jusque là était inexistante.

Vivre reclue avait été une décision que l'ancienne prêtresse avait décidé d'elle-même. Un besoin de se retrouver, et surtout de protéger les autres de sa personne, au cas où la déesse qui sommeillait en elle ne reprenne le dessus. Pourtant, et contre tout attente, l'olympienne d'abord furibonde, avait fini par s'apaiser, allant jusqu'à regretter de quitter ce lieu de réclusion. Mais il était temps pour elle de s'en retourner sur ses terres pour retrouver les siens. Et voilà à présent qu'elle y était.

Le regard émeraude glissa sur l'imposante bâtisse avant qu'elle n'avance en sa direction. Oui il y avait là trois cosmos, et tous trois appartenaient à des Spectres. L'un d'eux lui était familier puisque ce dernier était venu lui rendre visite quelques mois plus tôt. L'échange entre le Dieu du Sommeil et l'ancienne prêtresse d'Odin avait été des plus houleux et elle avait dû intervenir pour calmer la fureur du divin. Quant aux deux autres? Elle n'allait pas tarder à découvrir de qui il s'agissait.

Inspirant profondément, la Rose des Enfers posa ses mains sur les battants de porte pour les pousser et pénétrer à l'intérieur du lieu saint. Elle appréciait les reflets des couleurs des vitraux sur les pavés ou encore les colonnes délicatement ouvragées. Empruntant l'allée centrale, Perséphone prit le chemin de la nef pour gagner l'autel grâcieuse et majestueuse. Pourtant, elle ne disposait plus de cet air hautain, elle semblait plus humaine, plus chaleureuse.

Son regard se porta alors sur les trois protagonistes, parmis lesquels se trouvait une délicieuse jeune femme. Elle leur adressa à tous un sourire chaleureux avant de lancer.

"- Bonjour à tous. Je suis heureuse de constater que nos forces se développent. Seigneur de Rais, soyez le bienvenu parmis nous. Je suis certaine que nous saurons apprécier vos services."

Elle porta ensuite son attention sur la ravissante jeune femme qui était revêtue du surplis de la Harpie.

"- Quant à nous, c'est la première fois que nos chemins se croisent."

Puis à l'attention du Dieu auquel elle adressa un petit sourire espiègle.

"- Hypnos, j'espère que tu t'es remis de notre précédente rencontre."
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Grenat


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MessageSujet: Re: [1754] Ritus~ carnifex Poenae et mirablilia   Mar 24 Juil - 2:17

Divine comédie infernale

Citation :
HRP : je m'immisce là, étant donné que je débarque Razz

Volant à travers les nuages, un oiseau noir de métal fendit, l'espace d'une seconde, une des puissantes protections du Seigneur Thanatos afin de s'écraser entre les ronces noires qui se desséchaient dans la pourriture. Après les tristes évènements de Paris, Aiakos avait disparu pendant de longues années du regard de ses frères d'armes. Il était devenu une ombre dans le sinistre dessin de l'Humanité, ce genre d'ombres que l'on ne regarde pas dans un tableau. On aimait admirer les couleurs chatoyantes après tout. Le Livre des Psaumes avait révélé ce qui se tramait dans le futur, toute destinée n'était pas gravée dans le marbre mais les Hommes faisaient tout pour atteindre cette funeste rencontre avec la destruction et la désespérance. Marchant entre les ronces mortes, il savait que les autres Spectres se seraient bien moqués de lui. Dépressif ? Il ne le savait pas lui même et ses visions sur les âmes humaines ne l'aidaient pas avoir grand espoir envers l'Humanité, qu'il aimait d'une certaine manière. Un pas après l'autre, un pinceau invisible peignait la cathédrale noire. Elle était entourée de puissantes barrières et cela indiquait bien que les Dieux avaient oeuvré avec une certaine attention. Soufflant faiblement entre ses lèvres, il ouvrit ses ailes obsidienne pour s'élever brutalement du sol vers le parvis de la Cathédrale.

Soudain, comme soufflé par un sentiment de joie, il se posa sur le parvis pour ressentir sa Déesse. Même le Divin Hypnos était ici et quelques personnes dont il n'avait pas connaissances. Ses souvenirs étaient bien amoindris depuis que Caeron dormait tranquillement en lui. Sans qu'il s'en rende compte, son dos se redressa pour prendre cette position noble qu'il affectait en présence des membres de sa race. Le devoir ? La loyauté ? Tout cela était suivi selon le respect du code :

Ne pas tenir parole.
Ne pas remplir ses obligations
Etre lâche dans la bataille
Blesser un innocent
Ne pas montrer de respect à quelqu'un avec qui vous avez un voeu de loyauté.
Ne pas offrir l'hospitalité à un pair (sauf à un ennemi).
Ne pas répondre à l'appel d'Hadès à la Guerre Sainte.
Permettre qu'un chevalier blesse un innocent
Permettre qu'une injustice dans votre fief soit impunie
Manquer de respect à un pair

Marmonnant respectueusement chaque règle, il fit son entrée dans la cathédrale en retirant son casque, avant de s'agenouiller devant la Déesse des Saisons. Silence. Il ne disait pas un mot, l'étiquette imposait de ne rien dire jusqu'à ce que la souveraine des Enfers lui donne le droit de se présenter à elle. Vieille habitude française, il était ainsi. Il savait que son attachement à ses principes avait été la cause de certains problèmes mais, il s'en moquait, il avait été rappelé justement - il le croyait viscéralement - par l'épouse d'Hadès pour veiller sur elle. Il n'était pas aussi hargneux que le Juge de la Wyvern ou aussi sournois que l'ancien Minos, l'arrogance et la pédanterie n'étaient pas ses armes. Seuls les faits comptaient plutôt que les paroles, et cela lui avait bien servi lors de la dernière Guerre Sainte. Alors revoir le sombre Hypnos en ces lieux ne le fit guère sourire ! Pas qu'il remettait en cause son rang, il se le permettrait jamais. Toutefois, son style l'agaçait péniblement.

Les yeux encore baissés, il avait eut le temps de voir les deux autres Spectres et il ne les connaissait pas pour être franc. Leurs surplis étaient simples à nommer quand même, sans qu'il ne sache qui en était les élus. Une femme d'un côté et un homme de l'autre. La première avait une grâce indubitable. Le second avait un regard empreint de folie et de sadisme à peine avoué, il ne savait pas comment juger cette chose qui sentait le souffre à des lieues à la ronde. Si il y avait une chose qui déplaisait au Juge des Enfers, c'était cette sorte de dégénération du corps et de l'âme pour se hisser à un niveau de cruauté supérieur à l'Humanité. Tel un membre de la comedia dell'arte, le Garuda avait pu remarqué le sens de la génuflexion de cet homme. Mais était-ce de la bonne volonté ? De la soumission cachée sous des traits assassins ? Depuis la disparition de sa Déesse, il avait tant cherché qu'il était devenu assez radical sur certains principes un peu trop galvaudés chez les Spectres. Il était temps d'y remettre bon ordre ! Toutefois, le retour d'Hypnos et de ses enfants étaient peut-être un signe que le Sombre Monarque voulait donner une nouvelle direction au commandement militaire. Sans un mot, des questions se succédaient dans son esprit pour entendre au plus profond de lui la douce mélodie de Caeron, qui l'assagissait dans les moments difficiles.

Dans ce lourd silence, il remarqua aussi un autre cosmos dans le coeur de la cathédrale. Sombre, lourd et léger en même temps, il l'aurait reconnu entre tous et comprit que le Sombre monarque était ici en personne. Pourquoi ? Pourquoi n'était-il pas aux Enfers ? Que s'était-il passé depuis la colère de Zeus ? Pourquoi il ne voyait pas Raimi de la Soumission et son acolyte l'Ogre ? Les questions s'accumulaient de plus en plus et il n'avait guère de réponse. Il avait vu le Seigneur Shion pendant son voyage de retour à Constantinople, il savait donc que les Saints étaient encore opérationnels à n'importe quel conflit. Il attendit donc les commandements de sa Déesse.
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Ellya


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MessageSujet: Re: [1754] Ritus~ carnifex Poenae et mirablilia   Mer 25 Juil - 11:28

Ellya observait le Spectre qui lui faisait face, elle attendait que son salut lui soit rendu et lorsqu’il le fut, une arrivée tant attendu détourna la jeune femme de son pair. Elle pouvait reconnaitre ce cosmos entre tous, il appartenait à son Seigneur, à celui qui lui avait révéler sa véritable nature et l’avait libéré des contraintes de sa vie de simple mortelle. Mais c’était plus ce que signifiait ce retour, que la présence en elle-même, qui fit apparaitre un sourire épanoui sur le délicat visage de la jeune femme.

D’un mouvement souple et plein de grâce, Ellya s’inclina, saluant ce Dieux qui leur faisait l’honneur de sa présence. Les mots qu’il prononça firent éclore une fleur de fierté en l’âme de la jeune femme. Même dans cette position de soumission, la jeune femme restait digne et fière. Quelque chose dans son attitude, son comportement avait changé. Comme si celle qu’elle avait été, n’était que le brouillon de celle qu’elle était devenue.


- C’est trop d’honneur, je n’ai fait que suivre les directives de notre Maitre.

Lorsque la jeune femme se redressa et qu’elle porta son regard sur le Dieux du Sommeil, on put voir au travers de ce dernier une âme bien plus ancienne. Après ces six longues années, la fleur avait fini par éclore et le Spectre était totalement réveillé. Il y avait bien plus d’assurance et de fierté en ce Spectre qu’il n’en avait jamais eu chez la jeune femme. Bien sûr, Ellya avait eu le temps de murir en ces six années, même si son apparence ne montrait aucune trace du passage du temps.
Puis la jeune femme s’immobilisa sentant un cosmos appartenant à une Divinité. Nul doute que celle qui s’approchait était une Déesse, mais elle était inconnue de la jeune femme. Pour avoir pu pénétrer dans la Cathédrale, elle devait être liée au Domaine des Enfers. Ellya observa donc cette nouvelle venue, notant une certaine assurance dans son port, mais Ellya n’y vit pas cette arrogance qu’elle avait pu percevoir chez les autres Divinités qu’elle avait croisé. Non cette femme semblait plus humaine qu’aucun Dieux des Enfers, voir même que certains Spectre. D’une certaine manière, son comportement ressemblait à celui de celle qui protégeait le sanctuaire ce situant en Grèce. Cette Déesse qui ne comprenait pas que pour assurer aux Humains une Justice impartiale, ils devaient vivre dans la crainte des Dieux. Mais ce cosmos appartenait bel et bien au Royaume des Enfers. La jeune femme inclina légèrement la tête lorsque la nouvelle venue lui glissa quelques mots.
La nouvelle venue semblait connaitre le nouveau membre de l’armée de l’Empereur des Enfers et leur seigneur à tous, Hadès. Ellya jeta un coup d’œil vers son Seigneur, le Dieux Hypnos, ce dernier devait savoir qui était cette belle femme. La jeune femme ne put ignorer le comportement de celui qui portait le nom d’un chevalier français, dont la réputation sulfureuse éclipsa son rôle au côté de la pucelle Orléans.


*Ainsi c’est cette Jeanne qu’il pleurait et voilà maintenant qu’il pleure de joie devant cette femme*

Ellya ne montra aucune émotion devant ce comportement, préférant attendre la suite des évènements et voir le comportement de la seule autorité qu’elle reconnaissait en cet instant en dehors de celle de leur maitre à tous, le seigneur Hadès. Par contre il était clair que le Spectre qui avait été Gilles de Rais, reconnaissait en elle, une autorité autre que celle que son Statut Divin lui donnait. Mais les mots qu’il prononça, révélèrent à Ellya l’identité de celle qui les avait rejoint en cette Cathédrale.

*Perséphone, l’épouse de notre Seigneur et Maitre.*

Devant cette révélation, le jeune spectre ne put cacher sa surprise, mais ce ne fut pas pour autant qu’elle montra envers cette Déesse le moindre signe de soumission. Elle avait beau être l’épouse de leur Maitre, Ellya ne connaissait pas son Statut au sein des forces de ce dernier. Avant de se retirer leur Maitre, avait donné l’autorité sur son armée à deux Divinités et l’une d’entre elle était présente, il s’agissait du Seigneur Hypnos. D’ailleurs dans un mouvement mû par un réflexe, Ellya se positionna légèrement au côté de ce dernier.

Puis une nouvelle arrivée attira l’attention de la jeune femme. Ce cosmos lui était tout aussi inconnu, mais sa nature et sa puissance quant à elle, lui était familière. Il ne pouvait s’agir que d’un Spectre, mais pas de n’importe lequel, il s’agissait d’un des trois juges, les plus puissants parmi les Spectres. Il n’échappa pas à la jeune femme que ce dernier ne semblait apprécier le Dieu du Sommeil. Une certaine tension commençait à se faire sentir en ce lieu, une tension qui ne plaisait nullement à la jeune femme. Il était clair que le retour de la femme de leur Maitre, risquait de chambouler l’équilibre des forces au sein de l’armée des Enfers. Le Juge qui venait d’arriver, montrait par son comportement vers quelle autorité semblait se tourner son obéissance. Ce comportement n’était pas au gout de la jeune femme qui prit la parole.


- Avec tout le respect que je dois à l’épouse de notre Maitre, tant que ce dernier ne nous pas rejoint, c’est au Seigneur Hypnos et à son frère qu’il a confié son autorité.
La jeune femme avait dit ces mots, dans une légère révérence et dans un ton des plus amical et chaleureux. Il n’y avait nul défit dans son comportement, elle se contentait juste de rappeler un fait, après tout cela faisait maintenant six années que ces ordres avaient été donné et tous n’étaient pas présent.
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MessageSujet: Re: [1754] Ritus~ carnifex Poenae et mirablilia   Jeu 26 Juil - 2:06

Quel étrange et fascinant humain que celui-ci… Si Ellya avait sans aucun doute gagnée en maturité et en assurance, ce nouveau venue était lui aussi des plus prometteur, bien que visiblement encore sous l’emprise de son passé.

« Homo, surge, et quod in hoc universi in tantum verum quod est ut eligere. * »

Et il se leva alors, dans toute sa grandeur, dépassant même celle de mon corps d’emprunt, colosse à la peau de cire et aux yeux plein de folie. Mais la vrai surprise fut le présent qu’il m’offrit spontanément, une fleur de pavot née du cosmos de cet homme vola vers moi avant d’etre saisie par ma main gauche.

« Eh bien, Giles de Rais, voilà un présent modeste, mais apprécié crois-le bien. Impressionnant pour un mortel. »

La forme, le parfum, tout était de très bonne facture, visiblement le résultat d’une méthode mainte fois expérimentée et aujourd’hui maitrisée.

Fascinant pour un humain. Je crois que je commence vraiment à t’apprécier Giles de Rais…

« Eh bien laissez-moi détendre un peu l’atmosphère avec ceci. »

Soudain un nuage de poussière d’or apparut dans ma main droite, un vase en or somptueusement ouvragé ainsi que trois coupes de la même matière s’y matérialisèrent en suspension. Et avant que je n’eus fait le moindre mouvement apparent, les coupes furent remplie de cette boisson divine appelé vin, cadeau des dieux fait aux hommes, et cette fois-ci ne faisait pas exception. Deux coupes partirent en direction de mes deux compagnons avant de se stopper devant eux.

« Giles de Rais, prends ce vin comme remerciement pour ton présent, et toi chère Ellya, prends le comme un présent pour célébrer nos retrouvailles. »

Portant la coupe à mes lèvres, j’y savoura une gorgée du divin breuvage avec une grande satisfaction.

Que ce soit en armes ou en vin, je ne garde avec moi que le meilleur…

Et c’est alors qu’elle arriva, l’impératrice des enfers entra par les portes principales ainsi que l’aurait fait un simple mortel, décidément elle avait bien changée suite à son passage en cette terre maudite qu’était Asgard. Sans doute à cause de la souillure appelée Callan qui subsistait encore dans le cœur de la rose infernale.

Tsssss, j’aurai du faire le nécessaire quand j’en avais l’opportunité, maintenant seule la sombre impératrice pourrait la faire disparaitre sans avoir besoin de la combattre… Enfin je m’en tiens à mon plan pour le moment, nous verrons bien assez vite si j’ai eu raison de la laisser active…

Faisant disparaitre la fleur offerte dans un nuage de poussière d’or, je me tourna vers celle qui partageait la vie du sombre empereur, vers l’épouse d’Hadès, celui avec qui j’avais fait un pacte.

« Mes hommages majesté, il est bon de vous retrouver apparemment en si bonne forme, et dans un lieu convenant plus à votre statut d’impératrice des enfers. Bon retour chez vous. »

L’émotion n’était pas feinte, la reine du sombre empire revenue, il ne manquait plus désormais que son époux pour compléter notre réunion. Le temps du réveil et de la vengeance avait sonné. Avec le même type de sourire espiègle, je regarda Perséphone dans les yeux.

« Soyez sans crainte, j’ai réussis à faire disparaitre le gout infecte de cette boisson barbare de ma bouche, et de toute façon il faut plus que cela ou que des mots lancés par une humaine pour m’atteindre. Après tout, je suis un dieu. »

Faisant alors silence, je découvris que ce fameux Giles de Rais semblait etre déjà très proche de l’impératrice du sombre empire comme l’attesta le présent et le discours qu’il lui fit, c’était sans aucun doute Perséphone elle-même qui avait dut nommer cet humain spectre du bourreau en l’absence du sombre empereur…

Intéressant. Il semblerait que ce mortel ai attiré notre regard à tous deux, chère Perséphone.

Je fis alors apparaitre une quatrième coupe qui fut elle aussi remplie de cette divine boisson avant de s’en aller rejoindre la rose des enfers.

« Prenez majesté, ce vin est digne de vous.»

Mais visiblement, un autre invité de dernière minute avait décidé d’intervenir maintenant. Ce fut un juge qui franchit lui aussi les portes de la cathédrale à la manière d’un humain. Et pas n’importe quel juge, ce fut le plus étrange, ce fut le Garuda qui vint à nous, avec sa triste mine habituelle et son silence de pierre. Sur son visage se lisait son évidente gène envers ma présence en ces lieux, et son comportement montrait clairement vers qui sa loyauté était dévolue.

Quel curieux personnage, vraiment déprimant, à quoi sert donc d’etre mort si c’est pour s’infliger soit même un tel sort ? Enfin, au moins sa loyauté est la bienvenue, même si ce n’est pas comme si je souhaitais la sienne, après tout, avoir un tel rabats joie à mes coté ne serait sans doute pas une sinécure.

Jamais il n’avait su déridé un peu ce visage si fermé. S’imposant lui-même des contraintes que même la mort et l’éternité n’avait su émousser. J’avais toujours trouvé ça fascinant, voir amusant, les mortels pouvaient etre si inventif en matière d’auto-flagellation… Un sourire amusé apparu sur mon visage alors que je fixais celui de ce juge si amusant, comme l’on fixerait une curiosité de la nature. Je n’avais jamais eu vraiment l’occasion de discuter avec lui, mais je savais qu’un jour l’occasion se présenterait d’elle-même, il fallait juste etre patient.

Remarquant à présent la proximité d’Ellya, les propos qu’elle teint à cette assemblée manquèrent de m’arracher un fou rire. Malgré ses simagrées, personne ne serait dupe sur ce reproche des plus osés.

Quelle délicieuse enfant que celle-ci. Courageuse, oui, mais imprudente chère Ellya.

« Paix chère Ellya, ne t’offusque pas à la vue des manières disons archaïques de cette curiosité qu’est notre invité surprise. Sa fidélité envers le sombre empire n’est plus à prouver. Aussi il n’y a nul raison pour toi de critiquer sa conduite envers moi. »

Puis, me tournant vers celui qui était sans aucun doute la cause de toute cette agitation, je voulais presque le remercier pour ce que son comportement avait fait naitre dans l’atmosphère, désormais il régnait une véritable tension dans cette pièce, tension qui pouvait devenir beaucoup plus avec un peu d’aide.

« Néanmoins cher Garuda, Ellya de la harpie dit vrai, comme tu n’étais pas là lors de la libération de notre empereur à l’instar de ma protégée, je vais etre bon seigneur et te donner un rapide résumé de ce qui s’est dit lors de ma dernière rencontre avec le sombre empereur. Oh et puis soyons généreux, je vais même te donner l’image. »

Soudain apparut devant ma main tendu une surface ondulante semblable à une flaque d’or fondue, les remous qui l’agitait diminuèrent progressivement pour laisser bientôt la surface calme comme un miroir. La flaque ainsi stabilisée s’agrandie alors, encore et encore jusqu’à atteindre une taille humaine ou se refléta des images, mais pas celle de cette pièce non, ces images étaient des souvenirs, extrait de cette fameuse scène où le sombre empereur avait disparut de la surface de la terre, victime de sa faiblesse ainsi que d’un petit coup de pouce d’un de ces plus fidèles serviteurs.

Ainsi défilèrent devant les yeux de tous ici présent les derniers mots de l’empereur des ténèbres, ses derniers ordres aux spectres mais aussi ses dernières volontés :

« … Thanatos et Hypnos, fidèles parmi les fidèles, auront le commandement de cette période où vous serez des murmures dans le monde des Hommes ! »

Et alors la flaque diminua, pour finalement disparaitre dans ma paume sans un bruit.

Tous ici présent étaient maintenant au courant de ce dernier commandement, et pire encore, il ne pouvait plus feindre l’ignorance.

« Alors garuda, comprends-tu à présent ? Tu disposes d’une grande fidélité envers la sombre impératrice et de cela je ne peux que te féliciter. Néanmoins pour le moment, par le dernier commandement de l’empereur des enfers, je suis et demeure, avec mon frère et sa majesté Perséphone, ton maitre en attendant Son retour. Nier cela reviendrait à nier son commandement, chose que tu ne feras jamais, toi qui tiens ton honneur en si grande estime. Je sais que tu as crus bien faire en te prosternant de la sorte devant l’épouse du sombre empereur, mais voilà c’est également à moi que tu dois maintenant montrer ta loyauté et c’est aussi à mes ordres que tu obéiras en attendant le retour du maitre des enfers, est-ce que cela te semble assez clair ? Je sais que tu tiens trop à ton code de conduite pour remettre en question les dernières volontés du sombre empereur, aussi je ne te demanderais qu’un simple geste de fidélité, spectre. »

Avec un sourire des plus sadiques accompagnants mon discours, je savourais chaque seconde de cette scène mémorable, chaque réactions, même les plus infimes chez cet homme désormais contraint de devoir rendre des comptes à un etre qu’il ne pouvait pas supporter. Tendant la main vers lui paume vers moi, je lui indiquais par ce geste attendre qu'il l'embrasse.

Quelle humiliation cela doit etre pour lui, devoir ainsi m’obéir, lui qui d’habitude n’a que dédain pour mon frère et moi, protégé par le sombre empereur il se rie de nous. Maintenant voyons qui te protègera de moi garuda.

Chaque fraction de seconde qui passait me laissait une merveilleuse sensation de plaisir chaque fois plus grandiose.

Comment-va-tu réagir, spectre, vas-tu obéir à un etre que tu détestes, ou refuseras-tu cet ordre venant de ton maitre actuel ? L’orgueil ou l’honneur juge du garuda, l’orgueil ou l’honneur, nous verrons bien lesquels des deux à le plus d’importance pour toi.

« J’attends, garuda, j’attends le baiser de fidélité. »

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MessageSujet: Re: [1754] Ritus~ carnifex Poenae et mirablilia   Lun 20 Aoû - 21:57




L'Impératrice se tenait au milieu de ses fidèles, droite et pleine de majesté, son faciès affichant nullement cet air sombre qui la caractérisait autrefois. Oui Perséphone paraissait changée, beaucoup plus calme et plus douce encore que par le passé. Ses iris émeraudes allaient de l'un à l'autre comme pour juger les âmes de ceux qui lui faisaient face. La fidélité du Juge des Enfers n'était nullement à prouver pour la ravissante Rose. Après tout ce dernier était le Gardien de l'Automne et placé directement sous ses ordres, membre de sa Garde personnelle et la jeune femme avait pleine confiance en lui.

Son regard dériva en direction de la demoiselle qui se tenait aux côtés d'Hypnos, telle une loyale et vaillante alliée du Dieu vers lequel les iris divines glissèrent lorsque ce dernier prit la parole, faisant arquer un sourcil délicatement dessiné de la fille de Déméter. Ainsi donc, selon la volonté de son époux, il demeurait, avec Thanatos et elle (placée en dernière position dans la bouche du Dieu des Rêves), maître des Enfers. Voilà qui fit tiquer dangereusement l'épouse du Maître des lieux.

En effet, si Hypnos voyait les choses de cette façon, c'était très loin d'être le cas de la Douce qui ne l'entendait pas de cette oreille. Jamais au grand jamais, Thanatos ne s'était permis pareille chose à l'époque de la disparition d'Hadès, respectant et honorant la parole qui était sienne. Jamais il n'était sorti du sentier battu pour se proclamer à la tête des Royaumes Souterrains et ce même en l'absence d'Hadès. Ce simple constat suffit à la Déité. Il était temps pour elle de reprendre la place qui était sienne et de remettre à sa place l'impudent qui fit atteindre le summum de l'énervement à la Rose, en donnant un ordre de splus vils et mesquins à l'un de ses propres Gardien.

Lentement la Belle prit possession de la Rose Blanche qui lévitait vers elle, offrande du Spectre du Bourreau, qu'elle vint glisser délicatement dans sa sombre chevelure, pour la parer de contraste. Une boucle d'oreille ceinte d'une perle noire ornait également le lobe de la Déesse, présent de l'Alpha à l'ancienne Prêtresse. Gracieusement, elle vint faire face au Spectre incliné face à elle avec le plus profond des respect. Une main fine et tendre vint caresser et effleurer la joue du Nouvel éveillé.

"- Merci à vous pour votre précieux présent Seigneur de Rais. Pour l'heure je vous demanderai de bien vouloir rester à mes côtés."

Se disant elle virevolta sur elle-même, son visage abandonnant toute douceur pour devenir de marbre, tandis qu'autour d'elle son cosmos explosait, réduisant à néant la coupe dorée offerte par le Dieu du Sommeil. Tendant la main face à elle, paume ouverte en direction de la voûte de la Cathédrale, chacun des protagonistes put alors voir sortir de la chair de la Dame des Saisons l'arme aussi noire que l'ébène de son divin époux. Vive et rapide, elle pointa la lame de l'épée en direction de la gorge de l'impudent, son bras libre se fendant en direction du Juge du Garuda.

"- Caeron, je te demanderai de ne pas t'exécuter." Le cosmos de la Déité se fit alors plus rageur et violent, tandis qu'elle lançait à l'encontre du Dieu qui lui faisait face:
"- Dis moi Hypnos, serait tu atteins de ce que les mortels nomment couramment la folie des grandeurs? Non content de manquer de provoquer un incident diplomatique avec Asgard tu te permets de devenir pédant? De quel droit te permets-tu d'ordonner à l'un de mes Gardiens! Mais pire que tout oublier qui tu as face à toi. Je t'ai connu plus sage et plus avisé par le passé. Aussi prends bien garde à toi car je ne tolérerai pas de tels agissements à l'encontre de mes hommes."

Le regard de jade était étincelant, et incroyablement incisif quand elle porta ce dernier sur la jeune spectre:

"- Quant à vous Demoiselle, sâchez que si mon époux a confié la garde des Enfers aux Dieux Jumeaux c'est tout bonnement parce que je n'étais pas présente lors de son bref retour parmi nous, sans quoi cette Régence aurait été placé sous ma tutelle."

Plaçant la lame de l'épée sur le sol, le divine lança alors:

"- Etant à présent de retour, je reprends donc ce qui me revient de droit. Ceux qui ne seront pas avec nous seront contre nous."

Ce disant un grognement sourd surgit de nulle part, faisant écho aux dires de la Belle, tandis qu'apparaissait aux côtés de sa maîtresse, Cerbère, le mythique chien à Trois têtes et gardien des Enfers, que la Belle gratifiait de caresses.

"- Je suis également heureuse de te revoir mon ami."

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MessageSujet: Re: [1754] Ritus~ carnifex Poenae et mirablilia   Lun 20 Aoû - 23:43

Folie

Depuis combien de temps l’esprit du dieu du sommeil avait-il été empoisonné par ce malheur pouvant frapper aussi bien les mortel que les dieux ? Depuis cette journée fatidique de 1748, depuis sa rencontre avec celle qui était depuis devenue la reine de son cœur à présent ressuscité.

Fureur

Il n’était que cela en cet instant où l’impératrice des enfers l’interrompit dans ses plaisirs sadiques, frustrant son caprice injuste et cruel par son autorité naturelle. Les yeux d’or du fils de la nuit étaient devenus pourpres et désormais une pupille verticale plus sombre que les enfers les fendaient chacun, comme des yeux de prédateur prêt à frapper.

Spoiler:
 

Meurtre

La soif de destruction d’Hypnos avait grandis durant ces six années, et maintenant qu’il revoyait ceux qu’il côtoyait depuis des temps immémoriaux, elle devenait irrésistible. Eux aussi allait la subir, car avec eux ressurgissait d’innombrable souvenirs bons ou mauvais exaspérant d’avantage la fureur du fils de la nuit.

« La souffrance, le sang, rouge, chaud, doux, métallique, au gout de cuivre, il me faut de la souffrance, il me faut du sang… »

Jetant sa propre coupe de vin à terre, le fils de la nuit reçut de plein fouet le cosmos enflammé de l’impératrice des enfers ainsi que l’épée pointée vers lui, mais cela ne lui importait guère, si la souffrance d’autrui ne pouvait lui etre donné par la parole, alors il la générerait par la force.

Son cosmos d’or fut alors teinté par cette fureur écarlate transformant l’or en pourpre, et bientôt ce fut une image terrible et infernale d’un démon voué au carnage qui grandissait toujours plus haut vers le plafond de la haute cathédrale, le cosmos de fureur et de destruction du dieu du sommeil n’avait pas la puissance destructrice chargée de mort de son frère jumeau, mais en cet instant bien habile aurait été celui qui aurait fait la différence.

« Gate of another field »

A ces quelques mots émergea derrière l’imposante silhouette sombre et écarlate une multitude de flaque sanglante ruisselant et dégoulinant d’un liquide pourpre. De ces flaque verticales émergèrent à leurs tours une multitude d’armes chacune teintées de cet même aura sombre et malveillante.

« Toi… Tu vas me le payer cher ! »

Une explosion de cosmos sombre envoya contre les murs à la fois le mobilier et les mortels présents dans la salle. Lévitant à présent au centre d’un vaste cratère, le fils de la nuit toisait de sa hauteur la frêle carrure de la sombre impératrice.

« PERSEPHOOOOOOOONE ! »

Du haut de ses quatre mètres sanguinolent, le dieu du sommeil s’apprêtait à frapper de toute ses forces celle qui n’avait eu comme seul tort que de le priver de son caprice, les armes se mirent à luire d’une forte lumière rougeâtre et sur le visage déformé par la folie du fils de la nuit ne se trouvait rien si ce n’est un sourire sadique. Les armes n’était qu’un prélude, le fils de la nuit voulait faire durer son plaisir, rien ne viendrait le stopper, son cosmos divin s’était déployé dans toute la zone, la rendant sienne, et de simple mot furent prononcer, de simple mot accompagnant le bouleversement de toute la réalité.

« Encounter another field. »

Et soudain la réalité se transforma autour du fils de la nuit et de la sombre impératrice, devenant comme une dimension à part, si proche et pourtant si loin, des milliards d’années ne suffiraient pas à franchir l’invisible barrière matérialisant la faille spatiale entre les divinités et leurs fidèles. Mais la capacité du dieu du sommeil ne se limitait pas à matérialiser seulement de simple barrière, toute sa conception mentale pouvait devenir réalité, chaque chose qu’il était en mesure d’imaginer pouvait etre sienne. Achevant son œuvre de folie, le fils de la nuit fit apparaitre dans un nuage de poussière de sang la réplique exacte en apparence de l’épée du sombre empereur.

« Il te faudra plus que l’épée de ton époux pour m’arrêter Perséphone ! »

Folie, fureur, soif de sang et de destruction, il n’était que cela en cet instant, sans même s’en rendre compte. Lui qui fut pendant des millénaires d’un calme et d’un sang-froid implacable frôlant presque l’ataraxie, à présent il était parfaitement méconnaissable. Que penserais les spectateurs de cette scène tragique, eux témoin de la chute d’un dieu au cœur de la folie ?

Levant son arme gigantesque atteignant maintenant deux mètres de long, le point d’orge de cette tragédie allait etre atteint.

¤¤¤

Loin, très loin et pourtant si prêt de ces pathétiques évènements, au sein des éternités dorés qui composaient l’essence du dieu du sommeil, une présence se battait seule contre le venin de la discorde, ce même venin qui avait souillé d’abords la sagesse et ensuite la saltimbanque du sanctuaire. Six ans, six ans déjà que cette lutte se poursuivait, et chaque jour l’orbe du printemps perdait du terrain face à un adversaire toujours plus puissant, plus puissant car toujours renforcé par les mauvaises pensées du fils de la nuit qu’il générait et encouragé, ultime cercle vicieux duquel ne pouvait ressortir qu’un seul vainqueur. Aujourd’hui les éternités dorées allaient finalement devenir pourpres, aujourd’hui la victoire allait revenir au plus sournois des venins. C’est ce qui se serait passé si la sombre impératrice n’avait pas été présente en ces lieux et si son cosmos n’avait pas atteint de plein fouet le corps physique du fils de la nuit. Ce cosmos divin, c’était de lui qu’était né l’orbe du printemps, et en sa présence il devenait plus fort, tellement plus fort…

¤¤¤

Le coup d’épée ne vint jamais. Un changement notable se produisit dans le cosmos du fils de la nuit, cette aura si sombre commençait à scintiller de nouveau, son visage arborait les signes d’une incrédulité ou se mêlait encore une rage sans borne, sans qu’il ne parvienne à en comprendre la raison. Ce ballet de couleur fut accompagné par la fermeture des flaques se trouvant derrière le dieu du sommeil qui reprenait sa forme et sa taille d’origine.

Ses yeux redevenant deux disques d’or sans pupille, Hypnos leva sa dernière création devant eux avant d’avoir un mouvement de recul accompagné d’une expression de stupeur et de souffrance.

« Par tous les feux du sombre empire, qu’ai-je fais ? »

L’épée blasphématoire disparue alors dans un nuage de poussière d’or suivis de pas maladroits, le dieu du sommeil titubait sur place, visiblement en proie à un mal mystérieux le rongeant et l’étouffant à petit feu. Il était épuisé et souffrait, ses cris ne montaient pas car il n’avait plus la force de crier, il ne pouvait plus tenir debout, levant les yeux vers le visage de la sombre impératrice, il ne put même pas lui dire qu’il était désolé, seul son regard perdu et apeuré pouvait le lui faire comprendre.

Commençant à s’écrouler de toute sa hauteur, la barrière disparaissait à ce moment précis, laissant le corps inconscient du fils de la nuit vulnérable à une contre-attaque du premier venu. Le juste châtiment pour un traitre, ou un acte regrettable à l’encontre d’une victime…

Arrow [1754] Requiem for a nightmare (Hypnos)


Dernière édition par Hypnos le Dim 2 Sep - 20:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [1754] Ritus~ carnifex Poenae et mirablilia   Mar 21 Aoû - 15:30

Divine comédie infernale


" Si vous n'êtes pas juge Bourreau, je le suis ! "

Cette simple phrase s'éleva comme une sentence à toute l'assistance. Jamais le Juge des Enfers, calme et sévère habituellement, n'avait laissé le moindre doute sur ses intentions. Il détestait tuer, cela était le devoir du Seigneur Thanatos et par respect, il ne tuait jamais ses ennemis pour leur laisser une chance d'expier leurs fautes. Mais là ! Une colère sourde venait de se réveiller, un vent violent et glacial se mélangeait aux odeurs iodés de la mer, en même temps, un troisième oeil s'ouvrit sur le front d'Aiakos pour exprimer son jugement. Les cheveux noirs de Garuda laissaient place à des mèches blondes des plus harmonieuses, les iris bleutées vibraient de deux cosmos à l'unisson. Oui, le Dieu du Sommeil avait réussi le tour de force de sortir de ses gonds Nox et Diurne. La voix semblait tout aussi double, un mélange de froideur et de colère, un mélange de glace et de feu !

" Vous qui êtes la glaise de la création, sage et avisé, vous êtes devenu aussi imbu que les Humains ! Vous ne méritez pas notre clémence, et même votre fidèle Harpie ne pourra m'arrêter jusqu'à que le seigneur Thanatos vienne faire son oeuvre sur votre corps d'emprunt ! Garuda Flap ! "

D'un geste, le vent violent entoura la jeune harpie pour la faire voler vers le plafond avant qu'elle ne retombe brutalement. Des feuilles jaunies et orangées dansaient dans les airs au fur et à mesure que l'orbe de l'automne fusionnait avec l'âme du Juge des Enfers. Une puissance divine inondait chaque partie de son corps et il était prêt à accepter désormais toute la puissance de l'orbe pour mettre à terre cet Infidèle, fusse-t-il un des plus anciens Dieux de la Création ! Le regard de Caeron était emprunt de cette folie de la destruction et il serra ses poings jusqu'au sang. Quelques gouttes tombèrent alors sur les dalles froides pour créer des centaines de filaments d'ombre qui chassèrent le bourreau de son étreinte. Celui-ci fut plaqué sur un pilier pour le protéger de ce qui allait suivre.

" Voici ma sentence ! Vous, Hypnos, Dieu renégat, je vous condamne à être enfermé perpétuellement dans le monde des mots ! Je vous déclare relaps et félon devant le Sombre Monarque ! Je vous déclare apostat et libère vos enfants de votre autorité ! Liber Psalma ! "

Les lettres du Liber Sanguinis éclatèrent quand des centaines de lettres dorées se libèrent d'un livre à l'écrin cosmique. Chaque lettre pénétrait dans le corps du Dieu pour constituer une prison d'une puissance nouvelle. Se mélangeant au pouvoir de l'orbe de l'Automne, chaque lettre brûlait la chaire de l'hérétique pour lui montrer ce qu'il en coûtait de toucher à la Dame des Saisons. A cela se rajoutait subrepticement des caillots de glace nés de l'ancien Kraken, une cage de glace et d'ombre entourait les deux protagonistes pour éviter toute intrusion dans l'exécution de la loi de l'Empire souterrain. Ses pupilles azuréennes n'exprimaient plus rien que dégoût pour le corps de cet Etre se croyant au dessus des Lois de l'Univers quelques instants auparavant. Il n'entendait plus rien des cris qui les entouraient, il avait voulu un baise main de vassalité ! Il allait l'avoir !

Un simple chuchotement.

Le troisième oeil libéra alors une lumière diaphane et bleutée qui percuta le front d'Hypnos. Le Dieu aimait le vin et il allait subir la malédiction du troisième oeil, celui qui retire le plaisir de la gourmandise. Il n'aurait plus de goût pour les petits plaisirs culinaires des Humains, plus d'envie de se substanter sans sentir le poids de ses pêchés sur ses épaules. Posant la main sur cette tignasse blonde, il traça un symbole sur sa tempe pour lui rappeler sa faute. Au fonds de lui, Aiakos savait que laisser Caeron agir n'était pas la meilleure chose à faire, mais, il était incapable de montrer une telle colère. Caeron était encore si humain, il était à la fois bonté et douceur se mélangeant à la haine la plus élémentaire. L'étoile du Destin des Mers était toujours là en lui mais elle avait peur de quelque chose que même Aiakos ne pouvait saisir. C'est alors que la marque de sang perlait de quelques gouttes que le Juge reprit ses droits et laissait Caeron se rendormir sous l'aubépine de son âme.

" Hypnos, tu n'es plus rien pour nous, tu n'es plus qu'une chose informe que l'on appellera encore Dieu mais cette illusion est aujourd'hui brisée. Les Psaumes sacrés, liés à l'Automne, vous interdisent désormais de vous présenter devant nous sans subir d'atroces souffrances pour votre hôte ! Alors, allez vous en ! Quittez cette Terre et ne revenez plus jamais ! "

Froid et glacial, Aiakos parlait désormais. Il n'avait plus aucune once de respect pour ce Dieu de la sorte. Il termina sa phrase en faisant exploser les portes de la cathédrale. Le symbole était fort, Hypnos n'avait plus sa place ici et le Juge avait décidé, au nom de son Sombre Monarque, d'appliquer le jugement des Enfers de la manière la plus prompte qui soit.
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MessageSujet: Re: [1754] Ritus~ carnifex Poenae et mirablilia   Sam 1 Sep - 11:41

Occupée à flatter l'énorme chien et gardien des Enfers, la divinité ne se rendit pas tout de suite compte de ce qui se tramait dans l'esprit aliéné du Dieu du Sommeil. Mais lorsque ce dernier prit la parole, la Dame des Saisons détourna son attention du Tricéphale, pour reporter son regard de jade sur celui qui osait la défier. Un sourcil s'était arqué. Il y avait quelque chose dans l'attitude du Jumeau qui n'allait pas. Elle avait côtoyé pendant de nombreux siècles celui-ci, avait souvent devisé avec lui, et jamais, au grand jamais elle ne l'avait vu ainsi. Quelque chose clochait, et cela, elle le voyait rien qu'à la teinte rubis des yeux d'Hypnos.

Ces yeux avaient quelque chose de reptilien. A cette pensée, Perséphone tiqua, tandis qu'une idée commençait à germer en son esprit. Etait-il possible que? Oui cela devait être cela, un serpent sournois et malfaisant coulait dans les veines du Dieu, source de discorde.

*Eris, qu'as-tu donc fait soeur malfaisante?*

Derrière son conseiller, un rideau doré apparut, constitué d'une multitude de flaques, prémices à l'apparition d'une multitude de lames, cela la Rose le savait. Autour d'eux le chaos s'installait, le mobilier de la Cathédrale vola en éclat, tout comme les magnifiques aux multiples couleurs. Aux côtés de Perséphone, Cerbère émit un grognement violent et assassin à l'attention de celui qui osait profaner ce lieu. Alors autour d'eux tout changea. Elle se retrouva séparée de ses alliés. Hypnos venait de créer un autre monde comme il savait si bien le faire, et la fixait avec un regard démentiel, tandis qu'apparaissait derrière lui la réplique de l'épée d'Hadès.

Aussitôt, le cosmos de l'épouse du Sombre apparut autour d'elle, mais pas uniquement. La puissance de Perséphone fut telle, qu'elle vint envelopper le dieu des Rêves dans ses filets, réduisant à néant tout ce qui l'enveloppait, tout comme le monde qu'il avait créé. Pourtant, elle n'avait pas été seule. Une multitude de liens pourpre s'étaient emparés de l'être divin. Non elle n'était pas seule, le bourreau venait d'officier, volant au secours de sa reine. Mais elle savait qu'il ne pourrait contenir à lui seul la puissance d'Hypnos. Et contre toute attente sombra dans l'inconscience, évitant la chute de justesse grâce à l'intervention de Gilles de Rais.

Elle s'apprêtait à répondre au Spectre Terrestre, mais fut devancée par le Juge. La colère de celui-ci était plus que palpable. D'une bourrasque, il envoya au tapis la Spectre de la Harpie. Une multitude de feuilles mortes pénétrèrent dans les lieux, tourbillonnant follement. La rage, elle pouvait la ressentir. Du sang coula des poings serrés de Caeron, créant une multitude de lien d'ombre qui rejoignirent les carmines du Bourreau. Un mur de glace sépara les deux protagonistes. Le Garuda, gardien de l'Automne, rendait son jugement. pourtant, l'Impératrice ne pouvait permettre que cela dure encore longtemps. Dans la bataille de reconquête des Enfers, elle aurait besoin de chacun d'eux.

"- Assez!"

Elle avança en direction du mur glacé, étendant son cosmos autour d'elle, faisant voler en éclat celui-ci. Elle vint alors prendre place près du Juge, posant une main sur l'épaule de ce dernier dans un geste apaisant.

"- Il suffit Aiakos. Je te demande de t'arrêter et de te calmer mon cher Juge. C'est à moi qu'il revient de décider de la sentence à appliquer."

Autour d'elle une délicieuse fragrance florale se dégageait, tandis qu'elle reportait son attention sur le Dieu tombé, allant à présent aux côtés de ce dernier, rodant autour de lui, tel un chat autour d'une souris.

"- Toi dont ce corps était autrefois Gardien du Printemps et détenteur de l'orbe du Vent, oser frapper celle que tu as juré de protéger! La folie t'a fait perdre pied mon vieil ami!"

Ce disant, elle attrapa le faciès du Sommeil entre ses doigts fins, le forçant à plonger son regard dans le tien, tandis que de l'autre, elle plongea littéralement sa main dans le torse du Dieu, causant une véritable douleur et moment de torture pour le Jumeau. Cette dernière vint se refermer sur ce qu'elle recherchait: l'orbe du Printemps. Alors elle vit à travers les souvenirs de cette dernière tout ce qui s'était passé, corroborant tout ce qu'elle pensait: Hypnos avait ingéré du venin d'Eris en cherchant à débarrasser le corps d'une Sainte de ce dernier.

*Merci d'avoir veillé sur lui...Neo. Mais à présent viens, il est temps pour toi de le quitter, je ne peux avoir pour Gardien un Dieu.*

L'orbe semblait quelque peu récalcitrante, comme si l'idée de se séparer de son actuel détenteur l'inquiétait. Un sourire ourla les lippes de la Belle.

*Ne t'inquiètes pas je vais le ramener, fais moi confiance.*

Alors toute résistance cessa. Neo savait, oui il savait qu'il pouvait faire pleinement confiance à sa Créatrice, aussi la douce retira-t-elle sa main du torse d'Hypnos, tenant en cette dernière une orbe à la teinte bleutée qui se mit à léviter autour d'elle.

"- Reculez, je vais le soigner. Le Dieu du Sommeil est victime de la perfidie d'Eris, ce qui explique toute son attitude. Je savais bien que quelque chose n'allait pas."

Dit-t-elle à la fois au Juge et au Spectre qui se tenaient à ses côtés. Lentement, le cosmos de la Rose s'étendit tout autour d'elle. Ce dernier n'avait rien d'agressif, au contraire il était on ne peut plus bienveillant, tandis qu'une série de plantes apparurent à ses pieds. Une coupe apparut dans la main de la Déité dans laquelle elle jeta les ingrédients du contre poison. Et une fois la potion prête, elle porta le récipient aux lèvres d'Hypnos pour la lui faire boire. Il ne leur restait plus qu'à attendre.
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MessageSujet: Re: [1754] Ritus~ carnifex Poenae et mirablilia   Mer 12 Sep - 17:56

Divine comédie infernale


" Eris. "

Cette simple évocation fit bondir Aiakos mais pas nécessairement comme tout le monde dans l'assemblée. Comment un Dieu séculaire et même millénaire pouvait avoir été piégé par sa soeur la fille de Nyx ? Cette drôle de situation ne prêtait pas rire. Lâchant le Dieu sans un mot de plus, il le libéra de son influence cosmique et de son sortilège pour le laisser entre les mains de la Dame des Saisons. Le Dédain s'exprimant sur le visage du Juge n'en était encore que plus fort. Après quelques pas en arrière, il s'adossa à un pilier de marbre noir pour regarder les membres présents. Une colère sourde l'habitait devant sa propre inconscience des choses de ce Monde.

Quelques instants plus tard, alors que tout le monde observait la scène, le Juge en profitait pour partir et quitter cette comédie assez vulgaire. Arrivé sur le parvis, il huma l'air avant de déployer ses ailes pour partir telle une comète dans le ciel. Un pauvre pigeon qui retournait vers les arcades de la Cathédrale n'avait pas de chance à cet instant, il termina en poulet rôti et s'écrasa lamentablement sur le sol dans une marre de sang.

" Alors, tu vas ou ?

- Tu es encore là toi ?

- Oui, j'ai promis de veiller sur toi à un vieil ami. Et je vais pas te laisser raser un village pour calmer tes pulsions ! N'oublies pas le code que nous nous sommes promis de respecter ensemble. Si tu venais à le toucher, je ne te ferai pas de cadeau !

- Oui, je sais, je sais... Et toi, tu n'as pas peur pour lui ? De l'avoir laisser à nos ennemis ?

- Lui..... Je vois que je n'ai pas tout contrôlé à un moment donné...

- En effet, mais je ne dirai rien, saches le ! Maintenant que j'ai compris, je ne vois pas pourquoi je m'y opposerai. De plus, l'orbe de l'Automne change de nature en ce moment depuis que nous avons vu notre Dame, elle m'influence peut-être mais les explications arriveront certainement en temps voulu !

- Oui... "


Comme un aigle majestueux, le Garuda piqua alors vers un homme en train de s'avancer trop tranquillement vers le Kekkai du Seigneur Thanatos. Il l'avait reconnu de suite et cela allait le calmer un peu...

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MessageSujet: Re: [1754] Ritus~ carnifex Poenae et mirablilia   Sam 29 Sep - 21:28

Arrow [1754] Requiem for a nightmare (Angel-Hypnos)

J’émergeai lentement dans la sphère du réel, après avoir tant vécu dans le monde du rêve, la réalité me paraissait si morne, si désespérément vide et terne. Rouvrant les yeux, je me heurtais à la dure réalités des circonstances présentes, j’avais un drôle de gout dans la bouche et un liquide froid perlait sur mon front. Je ressentis un froid me saisissant le corps alors que je massais mon front pour en retirer mes doigts rougit par le sang.

Mais… A qui est donc ce sang ?

Portant un regard alerte aux alentours, je ne vis pourtant personne porteur de blessure, en fait il manquait bien quelqu’un à notre scène.

Ellya ? Où est-elle passée ?

Aucunes traces du spectre de la harpie, plus aucunes traces d’elle ni de son cosmos. Le châtiment de Perséphone avait-il déjà fait son œuvre ? Ou était-ce celui du juge du Garuda à présent non loin d'ici et apparemment en plein combat ?

Aucune importance, la gestion du sombre empire ne me regarde pas.

Je fus moi-même surpris du détachement avec lequel je prenais sa disparition, j’avais pourtant pris soin d’elle depuis son plus jeune âge et maintenant elle ne m’importait pas plus que la température du carrelage de la cathédrale d’Hadès.

« Froid… J’ai froid… »

Me relevant péniblement, je ressentis alors toute la douleur physique qui résultait de mon combat interne. Apparemment il ne s’était écoulé pas plus de quelques secondes lorsque j’avais vécu des heures voir des jours de tourment aboutissant sur une conclusion des plus improbables et magnifiques.

Jamais ils n’en seront rien, ils ne doivent pas savoir, ils ne comprendraient pas.

A présent debout, je me tournais péniblement vers la sombre impératrice, autour d’elle se trouvait une multitude de plante ayant visiblement servis à préparer un élixir.

Le gout dans ma bouche, le venin…

J’avais compris. M’inclinant profondément devant elle, je dissimulais aussi bien que je le pouvais ma colère et ma honte, toutes deux tournées entièrement vers moi-même. Je le voyais bien dans leurs yeux, quelque chose avait changé, irrévocablement, quelque chose s’était brisé pour toujours.

Ce qui est perdu ne pourra jamais être retrouvé, ce qui est fait ne peut être défait, il ne me reste plus qu’à avancer.

« Mes mots ne suffiront jamais pour vous exprimer mes regrets et ma reconnaissance pour votre bonté impératrice Perséphone, vous m’avez sauvé et je ne l’oublierais jamais. Je ne vous demanderez pas de me pardonner, rien ne saurait excuser ma faiblesse. Je ne vous ferez qu’une promesse. Quelqu’un payera pour ça. Je deviendrais plus fort encore, plus puissant que les fondements de la Terre pour que cela ne se reproduise jamais. »

Je n’osais relever la tête et plonger mes yeux dans les siens, j’avais peur de ce que j’y lirais. Mais je le fis tout de même, essayant de retrouver un semblant de dignité après ma déchéance. Ayant repris ma stature haute et noble, j’annonça d’une voix forte et sans appel ce qui était mon devoir à présent.

« Impératrice Perséphone, moi Hypnos, fils de la nuit et commandant temporaire des forces du sombre empire, par la présente, je vous remets tous mes droits sur l’armée infernale et vous rend le commandement qui me fut confié lors de votre absence par votre époux. Puisse votre retour etre synonyme de gloire pour votre peuple et votre empire. »

Je ne dis mot au spectre du bourreau toujours présent dans la cathédrales, pas par fierté, mais bien par honte, je ne pouvais pas m’expliquer pour mon erreur, je n’avais aucune excuse, et rien de ce que je dirais ne pourrais atténuer l’affront que j’avais fait à son impératrice, j’étais à présent de trop.

Après tout, n’ai-je pas toujours été un étranger dans leur rang ?

Il allait me falloir déployer nombre d’effort afin de rebâtir ce qui avait été détruit, j’allais devoir prendre du temps, beaucoup de temps afin de faire le point sur ma situation.

Je dois être seul.

M’inclinant de nouveau devant Perséphone, je disparus alors dans un nuage de poussière d’or, quittant cette réalité pour retourner en un lieu où je savais trouver la quiétude nécessaire pour mes réflexions.

Arrow [1754] Pour l'amour de ma reine (Angel-Hypnos)
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MessageSujet: Re: [1754] Ritus~ carnifex Poenae et mirablilia   

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[1754] Ritus~ carnifex Poenae et mirablilia

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