RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
Bienvenue sur Saints Of The Past !

Venez rejoindre la communauté des Chevaliers du XVIIIème siècle, à l'époque de Shion et Dohko, incarnez votre propre personnage, choisissez votre Armure et participez à l'histoire de l'ancienne Guerre Sainte !

Veuillez vous connecter ou vous inscrire


RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
 

Partagez | 
 

 [1749] Versailles No Bara (Scénario)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Panthéon


Maître du Jeu
avatar

Messages : 2980

Feuille de Personnage :
HP:
0/0  (0/0)
CS:
0/0  (0/0)
Dieu Protecteur:

MessageSujet: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Mer 18 Juil - 17:56

¤¤ La Place Louis XV - Paris (30 mai) ¤¤

Le ciel s'était encore obscurci et les premières étoiles brillaient. Le spectacle qui se déroulait sous ses yeux le laissait sans voix. Au loin, vers Suresnes, les dernières lueurs du couchant baignaient l'horizon de lignes pourpres, dessinant la découpe des hauteurs entourant la capitale comme sur une soie blanche. La Seine scintillait, reflétant les lumières de la ville. Il fut saisi par le nombre de spectateurs rassemblés sur la place Louis XV. Un espace avait été réservé autour du monument central, submergé à chaque instant par les poussées de la multitude. Ca et là des vides correspondaient à des tranchées non encore rempierrées. Le chevalier de Beaumont, que n'abandonnait jamais le souci du détail révélateur, nota avec inquiétude qu'une cohue confuse de fiacres et de chevaux continuaient à grossir sur le quai des Tuileries et sur ses abords. Fermant le fermoir de sa montre à gousset, il se rendit compte que bien des invités étranges s'étaient aussi amassés dans la place...

Une sourde détonation annonça le début du spectacle. Un long cri d'allégresse monta jusqu'à lui pour fêter la grande victoire de leur Roi. La statue du Roi s'illumina au centre de la place environnée de girandoles, alors que de nouvelles explosions déclenchaient un grand envol de pigeons assoupis des Tuileries et du Garde-Meuble ; Pourtant, elles ne furent pas suivies des éblouissements attendus, et, l'échec se répétant, la foule passait peu à peu de la joie et de l'admiration au murmure de la déception. A nouveau, quelques fusées s'élevèrent sans exploser ; elles traçaient des trajectoires incertaines et retombaient ou se dissipaient en claquement secs. Il y eut un moment de silence. Soudain, une fusée s'éleva suivie d'un panache de lumière ; elle semblait s'arrêter, puis bascula et piqua du nez pour exploser sur le bastion des artificiers. D'abord, il ne se passa rien, puis des volutes de fumée noire montèrent, suivies aussitôt par le jaillissement des flammes. La foule qui entourait le monument eut un premier mouvement de recul qui, telle une onde, se communiqua alentour. Il y eut alors une série de détonations crescendo, le bastion parut s'entrouvrir pour laisser la place à une éruption de feux volants.

" Je ne pensais pas à un tel signal ! " Pensa amusé le chevalier en train d'observer la scène avec quelques craintes.

La place Louis XV plongée dans une lumière froide et blanche s'éclaira comme en plein jour. La Seine se transforma en un miroir glacé qui reflétait ce flot lumineux retombant en pluie d'argent. Surprise par ce déchaînements, la foule, animée de mouvements contradictoires, considérait, sans démêler ses propres sentiments, le feu qui enflammait le temple de l'Hymen et érigeait un brasier d'or d'où partaient encore quelques fusées lasses. Plusieurs voitures, tirées par de lourds chevaux lancés au grand galop, venaient d'apparaître surgissant des deux voies parallèles de la rue royale. Renversant tout sur leurs passages, on pouvait y voir un tableau ancien, naguère admiré dans les collections royales de Versailles, qui représentait un champ de batailles où s'agitaient des milliers de personnages, chacun avec le détail de son visage, de sa vêture, de son armement.... Le reflux arriva alors dans un maelstrom de chaos sans nom, une partie de la foule, sur le pourtour de la place, ne semblait pas mesurer la gravité de la situation : elle avançait tranquillement, calmement, inexorablement, vers la rue royale afin de passer d'une plaisir à un autre et gagner par cette voie les Boulevards pour y admirer les illuminations et attractions de la Foire. Des hurlements déchirèrent alors ce silence latent dans un souffle jouant comme des vagues sur la foule.

" Tu as fini par te réveiller alors ! Toi que même Thanatos a rejeté das la pire des malédictions, il est temps de faire cesser cette joute de plusieurs siècles, le seigneur Apollon ne veut plus de toi Seigneur de Payns ! " Chuchota le Chevalier en sortant de son point d'observation.

Sortant par une petite porte, il vit devant lui des cadavres sur le sol, le visage tuméfié par la peur, des arcades sourcilières brisées, des enfants écrasés par la folie de cette foule apeurée. Pourtant, dans une ombre, un homme venait de prendre le corps d'une jeune femme inquiète pour l'amener dans son monde. Le temps que le chevalier de Beaumont réagisse et un corps sans vie tombait sur le sol et se retrouvait écrasé dans la plus parfaite des circonstances. Le jeu venait de commencer et chacun des deux joueurs avaient choisis ses pièces. Dans un grand sourire, Eon de Beaumont, Chevalier de l'ordre du Secret du Roi, venait de laisser à son adversaire les pièces blanches et il en avait bien profiter. Il était temps qu'arrive les autres joueurs de cette symphonie de sang et d'or. C'était ici que le dernier de sa race, les oubliés d'Hadès se cachaient et les anciens Dieux ne pouvaient plus les laisser agir...

Citation :
HRP : Introduction du Scénario, vous êtes libres de venir par où vous voulez, c'est la mise en bouche. Une chose, vous avez reçu un étrange courrier d'un Homme se disant Oracle d'Apollon, Eon de Beaumont et protecteur de Versailles au nom de son Dieu. Cette lettre vous enjoignait à l'aider à vaincre les derniers enfants des enfants des Titans...

Urio, tu es toujours amnésique mais tu as senti que cela était familier pour toi. Cette sensation nouvelle après des mois de questionnement sur ce que tu es t'a incité à venir ! Désolé pour le côté un peu directif, mais c'est mieux pour entrer dans le vif du sujet Wink

Enfin, je serai très attentif à votre qualité RP, donc faites attention et relisez vous Smile
Revenir en haut Aller en bas
Eilaine


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 282

Feuille de Personnage :
HP:
0/0  (0/0)
CS:
0/0  (0/0)
Dieu Protecteur: Odin Odin

MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Mer 18 Juil - 20:53





    «Ma dame, je vous en prie, cessez de gigoter de la sorte.»

    Répéta pour la centième fois au moins, la chef couturière en charge de cette cliente récalcitrante. Une dame s'était présentée le matin même, dès que les premières lueurs de l'aube eurent teintées les hautes vitrines de sa boutique. Quelle joie d'entendre la clochette accrochée au dessus de la porte, sonner en produisant un son des plus cristallin !
    Cela signifiait qu'une seule chose : que les affaires reprenaient ! Car oui, les commandes ces temps-ci se faisaient rares et la vieille femme se désespérait de ne voir personne franchir le seuil de sa boutique.
    Pourtant, ses robes étaient réputées pour être de la plus belle facture bien qu'elles aient un coût ! Alors, quand la couturière entendit le bruit caractéristique depuis l'arrière-boutique, son cœur fit un tel bon qu'elle crut un bref instant que ce dernier allait s'arrêter tant sa liesse était grande.
    Aussitôt qu'elle eut posé ses yeux sur sa cliente, son cœur, encore, manqua un battement : une mince silhouette encapuchonnée dans une longue cape de velours couleur bouton d'or se tenait là, dans l'embrasure, visiblement un peu perdue.

    Sur l'instant, Camille pensa que c'était là une personne égarée qui demanderait son chemin pour ensuite repartir. Ô quel dommage ! Sa déception fut telle qu'on pouvait aisément la lire sur son visage creusé de profondes rides. Or sa désillusion s'envola à l'instant où la personne abaissa le tissu recouvrant son visage. Sa première pensée en la voyant fut que cette demoiselle était un ange tant le halo qui nimbait sa personne paraissait irréel et pur. Un visage angélique, des yeux d'un bleu si profond que l'éclat du saphir semblait bien fade à côté de ces joyaux ! Et quand elle sourit, la couturière fut totalement sous son charme.

    Elle s'était présentée sous le drôle de nom « d'Aalanna », cette information ne manqua pas d'alimenter le mystère autour de cette douce femme, aussi, Camille nota cela dans un coin de sa tête.

    Un défi ! Ô ce que la vieille couturière aimait cela ! «J'aimerais que vous me confectionniez une robe pour la fin de la journée, c'est de la plus haute importance madame. Soyez assurée que vous serez grassement dédommagée pour la peine encourue.» avait-elle dit sur un ton sans ambages.
    Comment ne pas accepter ? Ni une, ni deux, la vieille lui montra ce qu'il se faisait de plus chic en ce moment ! Car la mode à Paris n'était pas à négliger !
    Elle lui expliqua longuement son métier, car Camille était plutôt du genre à aimer bavasser ou à colporter des rumeurs, ragots ou potins, une véritable pie. Malheureusement pour la bavarde, Aalanna n'était décidément pas très loquasse, et il lui fut très difficile de lever le voile de secret qui entourait l'étrangère. En réalité... elle ne lui apprit rien qu'elle n'avait déjà vu.
    L'accent de cette blonde jeune femme ne laissait aucun doute qu'elle n'était pas d'ici, et même la façon dont elle se comportait démontrait qu'elle n'avait aucunes connaissances des manières parisienne. Ah ces gens préférant la vie à la campagne plutôt qu'en ville ! Elle ne comprendrait jamais ! Mais ce qui avait plus choqué la vielle femme fut les habits qu'elle avait arboré en se présentant : une simple robe ample blanche, dans un tissus étrange... qu'elle ne reconnaissait pas.

    L'horloge sonna de nombreuses fois, la faisant sursauter. Sept heure du soir, déjà ? Elle avait travaillé des heures à la confection de cette merveille et ce fut au dernier coup retentissant que Camille acheva son œuvre en coupant le dernier fils de soie vert.
    Elle se redressa tout en faisant craquer son vieux dos endolori pour ensuite se reculer et mieux juger de son travail. Ses prunelles scintillèrent de satisfaction.

    «Venez donc vous admirez, oui, oui, oui... il n'y a pas à dire c'est là ma plus somptueuse création !» sa fierté nullement voilée, fit apparaître un mine sourire sur le visage de la druidesse. Quand la jeune femme parvint jusqu'au miroir à pied finement ouvragé, comme le reste, elle ne put réprimer son étonnement. «Ce n'est pas très aisé de porter ce genre de chose mais... oui, c'est incontestablement très joli.»

    Le mot était faible pour la connaisseuse qu'elle était ! Camille rajusta le corset tandis qu'Aalanna se mirait dans la surface lisse et froide du miroir. «Qu'est-ce donc ces plis qui tombent dans mon dos ?» la questionna t-elle en tournant légèrement sur elle-même. «Vous ne savez pas ce que sont les plis Watteau ?» une petite moue en guise de réponse lui apprit que la dame n'était pas très au fait de la mode.

    «Vous verrez, vous ferez fureur ! D'ailleurs, où devez-vous vous rendre jeune fille ?» là encore, elle sembla éluder la question, mais son œil pétilla quand elle lui présenta une lettre dont le cachet avait été quelque peu retiré. «Une personne m'a conviée à la rejoindre, m'exhortant à paraître dans les meilleurs conditions qui soit. Il ne faudrait pas attirer l'attention qu'il disait mais avec cette... robe j'ai bien peur que ce soit tout l'inverse qui se produise !»

    Son rire argentin emplit la boutique avant de s'évanouir. La vieille couturière crut y déceler une pointe d'anxiété. «Mais non, croyez moi, vous êtes ravissante, vous allez attirer l'attention, mais c'est ce qu'il faut ici.»

    Aalanna ne comprenait pas bien où elle voulait en venir. Qu'importe, son attention se reporta sur la dite robe. D'un air songeur, la jeune femme se détailla avec plus d'attention. Le brocart, d'une qualité exceptionnelle et d'un vert émeraude, tranchait d'une manière saisissante avec l'or de ses cheveux et le bleu de ses prunelles. Teinte qui mettait également en valeur son teint d’albâtre, et le vermeil de ses lèvres. Décidément, toute trace de grossesse s'était effacée, si ce n'était le galbe de ses courbes. De la mousseline crème pour orner ses jupons de la même teinte, et de la dentelle blanche pour parfaire le décolleté, les emmanchures ainsi que les manches plus ambles de cette robe magnifique. Mais le plus saisissant demeuraient les fines broderies en fils d'or et d'argent l'ensemble de la pièce mais aussi les plis Watteau en un complexe canevas représentant des motifs floraux, des lys principalement, des feuilles de chênes et des branches de saules où semblaient paresser ses feuilles longues et argentées....

    «Je vous remercie madame, voici pour vous, comme promis...» -elle lui confia une bourse pleine qu'elle ouvrit discrètement quand elle eut le dos tourné. «J'espère que ce sera suffisant.... je...»

    Elle n'eut le temps d'achever sa phrase qu'une clameur leur parvint d'abord faiblement puis se faisant de plus en plus retentissante. La vieille Camille trop abasourdie par le contenue du petit sac en cuir bordeaux, n'eut d'abord aucunes réactions pour ce qu'il se passait au dehors. «Des... diamants ?» susurra t-elle tandis que sa cliente se retirait comme un fantôme.

    «Que ce passe t-il donc ?» demanda t-elle au hasard à un passant qui courait presque. Il désigna la place « Louis XV » où se dégageait une fumée noire plus opaque qu'une purée de poix. Sans réellement réfléchir, suivant son instinct, la belle se fraya un chemin dans la populace effrayée, faisant fi de renverser les enfants qu'ils écrasaient sans y prendre garde. Ballottée en tous sens, Aalanna vit des chevaux faire subitement irruption, fendant la foule comme le ferait une vague allant s’écraser contre les rochers. Elle eut tout juste le temps dans ce tumulte, de faire un brusque écart, attrapant au vol une fillette et s'engouffrer dans un superbe carrosse noir et or où des milliers de papillons semblaient vouloir prendre leur envol dans ce ciel pourpre et or. Une pluie d'argent se déversait sur la tête des parisiens....

    Les pleurs de la petite qu'elle avait sauvé de justesse se mêla au brouhaha régnant à l'extérieur. L'enfant cessa de sangloter en sentant la chaleur réconfortante de cette dame si douce... Aalanna leva les yeux et rencontrèrent ceux d'une femme brune dont le nez était paré d'une pair de lunette. Très élégamment habillée, comme elle, la jeune femme en déduisit qu'elle devait être très fortunée.

    «Je vous prie d'excuser mon intrusion madame mais je n'ai hélas pas eut d'autre choix que d'ouvrir votre voiture pour sauver cette petite fille des griffes de ce chaos indescriptible. Ce ne sera qu'une question de seconde, le temps que la foule de se disperse...»

    Aalanna s'inclina légèrement devant la femme à la robe bleue pâle puis tenta d'apaiser la jeune fille en lui chuchotant quelques paroles. Mère de deux enfants, c'était pour elle un devoir que de faire tarir ces pleurs. Ô comme les brumes vaporeuses d'Avalon lui manquait déjà ! Loin de sa famille... elle ressentait déjà un profond vide s'installer dans son être.

Revenir en haut Aller en bas
Aurore


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 285

Feuille de Personnage :
HP:
130/130  (130/130)
CS:
170/170  (170/170)
Dieu Protecteur: Poséidon Poséidon

MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Mer 18 Juil - 21:42





Canon In D Major by Pachelbel on Grooveshark

La lettre était posée sur le bureau, celle-ci était bien ouvragé et l’écriture était parfaite, tout du moins c’est ce que pensait Mélisandre au premier coup d’œil. Mais même si la dame aux papillons voyait très bien cela, il lui fallut mettre une paire de lunettes pour voir de quoi il s’agissait, malheureusement sa vue commençait à lui faire défaut et la marina n’arrivait plus a bien discerner les lettres de ses ouvrages. Heureusement pour elle, les médecins avaient développé récemment des verres pour permettre aux personnes comme elle de retrouver une vue plus ou moins saine, ceux-ci était attaché sur une armature en fer que la jeune femme avait fait richement ouvragé qui lui permettais de garder les verres sur son nez sans avoir besoin de toujours les tenir.

Enfin Mélisandre se mit à lire et vit que sa première impression n’était pas si mauvaise, il s’agissait d’une lettre d’un fameux Eon de Beaumont, un oracle d’apollon et protecteur de Versailles. Sa première question fut de se demander qu’avait a faire un dieu grec dans le pays français, qu’avaient besoin ces divinités de partir salir des lieux si beau ? Enfin, là n’était pas le sujet de la lettre, non, l’oracle demandait la présence de la marina pour l’aider à vaincre des descendants de titans… Pourquoi lui demander a elle alors que la jeune dame avait d’autres choses à penser ? Quand bien même, elle ne voulait pas refuser une invitation pour Versailles dont il ne lui restait que des bons souvenirs et elle pourrait toujours ce changer les idées, chose qui n’étaient pas de refus.

La belle reposa la lettre et retira ses lunettes qu’elle posa par-dessus le papier, l’invitation était pour le 30 mai et il lui faudrait se dépêcher de faire son package car le trajet n’était pas des plus court ! Dans un premier temps elle appela son majordome afin qui fasse préparer sa valise et son carrosse, la jeune femme comptait partir le lendemain au petit matin afin de faire le plus de route possible. Puis, par simple lubie partie dans sa bibliothèque pour étudier quelques ouvrages, actuellement elle lisait le Timée dans sa langue originale afin de ne pas avoir les erreurs que pourraient commettre les traducteurs. C’était en même temps qu’une étude, un exercice de traduction mais qui au final lui faisait le plus grand bien, le grec pourrait toujours lui être utile dans ce monde de Dieux grec ! Ne voyant pas le temps passé et c’est en plein milieu de la nuit qu’elle partie se reposer…

Le voyage se passa dans trop d’encombre, il y avait juste la mort d’un des chevaux à regretter mais bon il y avait un prix a tout ! D’ailleurs, même si Mélisandre avait fait en sorte que l’allure du carrosse soit rapide elle n’en était pas moins arrivée une seule semaine avant la fameuse réception, semaine que la dame passa dans l’un des hôtels les plus luxueux de la magnifique ville de Paris. La maîtresse aux papillons aimait cette ville et y avait un certain sentiment de bien être, même si Florence était sa ville, Paris était comme ça seconde demeure tellement elle s’y sentait bien. Profitant de sa maigre avance pour se reposer et se détendre, la marina profita aussi de toutes les bonnes choses que pouvait lui procurer la ville.

Quand arriva le fameux soir, Mélisandre était fin prête, elle avait enfilée une robe d’une couleur bleu ciel et disposait d’une pièce d’estomac richement ouvragée représentant des papillons en fils d’or. Elle disposait aussi par-dessus d’un gilet de la même couleur qui se terminait en de longues dentelles qui pendaient au niveau du coude, puis des gants de soie venaient recouvrir les derniers endroits où la peau était encore découverte. Sur les plis Watteau dans son dos on retrouvait de magnifique papillon fait en dentelle couleur accroché ainsi que sur le devant de sa robe, la jeune femme n’avait pas envie de cacher qui elle était bien au contraire ! La marina s’était fait faire une coupe de cheveux très haute où des plumes bleues étaient attaché ainsi qu’un autre papillon sur le coté, cette coiffure laissait sa nuque a nue et faisait apparaitre le tatouage d’un monarque sur celle-ci.

En bas attendais son carrosse, celui-ci était aussi noir que la nuit tandis que les bordures ainsi que les « lampes » richement ouvragé quand a elle était dorées. Au niveau de la porte centrale se trouvais les armoiries de sa maison dont le rouge était prédominant, au niveau des encadrements des fenêtres se trouvaient aussi une multitude de papillon dorée, oui, la discrétion n’était pas conviée a la fête de ce soir ! Et devant ce magnifique carrosse se trouvait un attelage composé uniquement de chevaux noirs de la crinière a la queue, le cochet lui portait une tenue noir accompagné d’une veste ou était cousue un papillon en fil d’or sur le dos.

Le carrosse se mit en mouvement doucement et Mélisandre restait assise dans le fond de son fauteuil, ne cherchant pas a regarder ce qu’il s passait a l’extérieur, elle préférais se remémorer ce qu’elle avait a savoir pour cette grande soirée, les choses a faire ou ne pas faire pour ne pas être remarqué comme étant un invité indésirable. Puis pour passer le temps, la dame aux papillons pris un livres qu’elle avait mit dans son bagage pour commencer a le lire mais elle avait oublié a quel point les routes cahoteuse n’était pas du tout pratique pour lire !

D’ailleurs, sa pseudo lecture ne dura pas car Mélisandre entendit au loin un détonement qui attira son attention, regardant par la fenêtre elle s’attendait à voir les fameux feux d’artifice mais… Rien. Juste des détonations sans belles couleurs coloré pour illuminer le ciel ! Tout cela continua jusqu’au moment ou une explosion plus terrible survint suivit d’une multitude d’autres, la jeune femme apercevait une fumée illuminé par des tas de lumière dans le ciel, quelque chose d’étrange se tramais… Mais elle n’eut pas eu le temps de s’en intéresser plus que la chose la plus improbable qui soit se passa, une jeune femme entra accompagnée d’une enfant, une mère et sa fille ? Pourquoi ?

Mais il ne s’agissait pas d’une mère et sa fille comme elle l’aurait pensée, non la femme s’excusa auprès d’elle pour lui dire qu’elle avait été obligée pour sauver cette gamine du carnage actuel. Enfin, Mélisandre s’intéressa a cette jeune femme qui paraissait différente, une sorte d’aura s’échappais d’elle… Oui, elle devait être une éveillée ! Mais il y avait bien quelque chose d’autre qui la tracassais, son aura était légèrement froide, d’ailleurs on le devinait a son teint, elle venait du nord ! Une Asine ? Non… Ce n’était pas la même chose qu’elle avait ressentit contre les deux Ases que la jeune femme avait rencontrée ! Elle se pencha en avant et fit glisser sa paire de lunette sur son nez pour voir la jeune femme de ses propres yeux…

    « Hm… Nous laisserons la petite s’en aller, ses parents doivent la chercher. Quand à vous, vous n’avez qu’à rester, n’ai-je point raison de supposer que vous vous rendez à Versailles ? J’y vais moi-même, j’ai été conviée a la fête de ce soir faisons donc la route ensemble !... Ah, et si je puis me permettre, vos chausses ne vont pas vraiment avec votre robe… »



Revenir en haut Aller en bas
Invité


Invité



MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Jeu 19 Juil - 19:34

« Hahahahaha ! HAHAHAHAHA ! HAHAHAHAHAHAHAHAHAHA ! »

Ce fut avec un rire qu’aucun humains n’entendit que le dieu du sommeil parcourait les cieux de la cité de Versailles. Le dieu d’or commençait à se dire que c’était finalement une très bonne idée que d’avoir répondu favorablement à cette étrange missive en provenance d’un oracle du dieu des arts et des prophéties, un dieu qui aurait put etre un grand ami du fils de la nuit, si ses visions et ses convictions n’étaient pas aussi archaïques.

¤¤¤

Il vint instantanément à l’esprit du dieu du sommeil qu’un messager humain capable de trouver un dieu en voyage méritait au moins une oreille attentive, de plus le simple fait de recevoir un messager en provenance d'un oracle d’Apollon méritait déjà que l'on s'y attarde. Mais au lieu d'un message, ce fut une lettre parfumée et magnifiquement écrite qui lui fut remis. Provenant d’un certain Eon de Beaumont, elle demandait au fils de la nuit son aide pour en finir avec la lointaine descendance des premiers dieux régnant sur la Terre.

Quoi de plus naturel que de faire appel à un dieu pour régler ce genre d'affaires disons pour le moins extraordinaire… Néanmoins un serviteur d’Apollon ne doit pas etre crus sur parole, cette descendance dont il parle serait restée bien discrète depuis les temps immémoriaux. Peut etre un piège ou un mensonge, mais après tout, Versailles est agréable en cette époque de l’année, et puis ce sera l'occasion idéale pour nous de flâner en toute innocence, n'est-ce pas reine de mon coeur ?

¤¤¤

Ce fut sur cette pensée qu’Hypnos prit le chemin de Versailles de la manière qu’il affectionnait le plus, en volant. Par la voie des airs, le paysage défilait à une vitesse folle alors que le fils de la nuit survolait les villes et villages le menant à sa destination. Il s’attendait déjà à une rencontre formelle et ennuyeuse à mourir, mais à peine fut-il arrivé en vue de la place Louis XV qu’une scène des plus hilarantes lui apparut.

Visiblement encore peu au point, les instigateurs de ce spectacle humain fort ennuyeux appelé feux d’artifices avait confié l’exécution de leur spectacle à de parfaits incapables. Si au début les fusées n’explosèrent même pas et se contentèrent de retomber mollement au sol arrachant au passage de petits éclat de rire au dieu du sommeil, lorsqu’une des fusées retomba sur le bastion des artificiers en y mettant le feu, le chaos qui s’en suivit causa un fou rire incontrôlable à Hypnos, fou rire encore amplifié par la scène de panique générale qui s’en suivie, la rue royale devint semblable à une scène de bataille où un maelstrom de formes, de couleurs et de cris s’animait crescendo.

Décidément, c’est une merveilleuse entrée en matière que celle-ci, mais quelle sera la suite du spectacle je me le demande.

Les larmes aux yeux, Hypnos les essuya avec les revers de sa main. Puis observant plus attentivement les lieux, il convenait de dire que quelque chose n’allait pas dans ce tableau pourtant si amusant. Quelque chose oui, mais quoi ? Une sensation, rien d’autre, plusieurs cosmos étaient perceptibles, certains très proches, des cosmos insignifiants pour la plupart, mais pas tous. Mais le dieu du sommeil porta toute son attention à ce cosmos si particulier encore en approche, celui de celle que le dieu du sommeil attendait de toute son âme, celui de celle qu'il avait choisi comme compagne.

Apparemment je suis arrivé avant toi, reine de mon coeur, juste le temps pour moi de revêtir une tenue disons plus appropriée pour l’occasion.

Profitant alors du chaos ambiant pour se poser nonchalamment sur le pavé, Hypnos avait choisis d'attérir dans une ruelle perpendiculaire à la rue principale, une ruelle baignée dans la pénombre. De là, Hypnos observait les tenues des hommes l’entourant, rien qu’il ne juge à son gout, mais il ne tenait pas à attirer l’attention sur lui, aussi il avait opté pour une tenue appropriée en s’inspirant de celle qu'il avait vu depuis son arrivée sur place.

La poussière d'or apparue autour de lui pour l'envelopper et ainsi effectuer la métamorphose de la garde robe du fils de la nuit. Abandonnant le pantalon marron et le haut blanc, le dieu du sommeil se para pour le haut d’un gilet blanc et d’un justaucorps de cour bleu roi brodé d’or avec des motifs dorés représentant des lions. Le bas fut quant à lui habillé de bas d’homme de cour en soie blanche brodée d’or que rehaussa une culotte dorée et une paire de chaussure à talon. Ajustant ses jabots et poignet en dentelles blanche, le dieu du sommeil admira un instant la finesse du travail qu’il avait recopié.

Magnifique, vraiment magnifique.

Même si l’allure générale laissait à désirer, les détails d’une exquise finesse le ravirent.

Une canne dorée au pommeau représentant une fleur de pavot ainsi qu’un tricorne doré lui aussi vinrent compléter ce tableau assez ostentatoire. Désormais le dieu du sommeil avait l’air d’un noble extrêmement riche ou tout du moins appréciant particulièrement l’or et sa couleur.

Pas question de porter cette horreur.

Regardant les perruques poudrées à l’excès que portait tout ceux qu’il voyait, le dieu du sommeil se demanda comment l’on pouvait apprécier le fait d’avoir l’air plus vieux. Décidément les Humains le fascinaient, il ne comprenait bien sûr pas tout d’eux, mais il les trouvait si amusants.

Bon, finis les préparatifs, il est temps d’en apprendre plus sur ce qui ce passe vraiment ici.

Hypnos remonta alors la rue à contresens de ceux qui dans leurs peurs cherchaient à fuir, avec leurs jambes, avec leurs voitures, avec leurs chevaux. Une vision pathétique en vérité. Mais Hypnos pouvait comprendre leur attachement à la vie, il pouvait imaginer la peur de perdre ce bien si précieux et irremplaçable.

Fuyez pauvre fous, fuyez, la mort sera là pour vous à l’heure qui est la vôtre, aucune chance d’échapper à votre destin.

S’arrêtant pour observer ce bâtiment à présent en feu, le regard d'Hypnos se perdit dans les flammes d’or, contemplant d’un air serein le grand destructeur de monde à l’œuvre, son esprit se laissa un instant hypnotiser par cette vision magnifique.

Ces flammes, leurs reflets sur la Seine, l’eau et le feu dans une même image, magnifique. Comme les cheveux de la reine de mon coeur. Je suis là mon amour, je t’attends…
Revenir en haut Aller en bas
Invité


Invité



MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Sam 21 Juil - 13:17

Spectacle... Que se lève le rideau sur la Seine de leurs vies...

Que dire de plus face à la scène qui se présentait devant elle. Des feux qui après avoir manifesté leur manque de volonté ou plutôt le manque de savoir faire des artificiers avait soudainement éclaté dans la foule. De quoi provoquer un mouvement de panique au sein de l'immense marée humaine se tenant sur la place et le quai.

Dans un geste de survie, elle s'était mise en hauteur dès le premier tir raté. Ainsi, du haut de son abri, bien au-dessus de la mêlée et de son flux incontrôlé, suivit-elle la majeure partie des évènements. Son magnifique regard souligné d'un trait léger se posant sur ces êtres en déroute. Un regard indéchiffrable que seul le roi de son coeur pouvait comprendre.

Un masque de velours sur son visage fardé de blanc tout comme sa peau. Les temps étaient ainsi. On se poudrait presque à outrance, créant de faux airs de pureté. Que n'en avait-elle besoin au fond ? Juste quelques grains immaculés sur sa peau si douce. De quoi rehausser son éclat naturel et non le créer. Du rouge sur ses lèvres et un soupçon sur ses joues.

Un éclair de lumière faisant ressortir sa longue chevelure relevée et coiffée avec soin, piquées de perles et de fleurs s'accordant avec sa toilette. Elle était vêtue comme toute femme se rendant à la cour. D'une robe à panier mettant en valeur une taille très fine. Le corset laissant apparaître une gorge tendre et blanche avec juste quelques pièces de dentelles pour le rehausser. Un collier précieux qui plongeait jusqu'à la naissance de ses seins.

Le reste de la robe était aussi luxueux qu'on pouvait s'y attendre. Bleu avec les plis et les artifices de la mode actuelle. Quelques fils d'or en hommage aux passés. Elle serra son éventail fermé prenant soin de ne pas l'abîmer ou souiller ses gants.

Rester sans rien faire n'était pas forcément dans son tempérament aussi se glissa-t-elle jusqu'à la porte avant d'attraper les enfants passant à sa portée. Elle avait l'art de la Saltimbaque et de l'acrobate, habituée à jouer dans toutes les tenues. Cela lui offrait au moins cet avantage. Quoique, elle avait aussi une tenue de rechange au cas où. Elle l'avait simplement laissée dans l'attelage qu'elle avait loué et finalement laissé. Elle n'était pas très éloignée du roi de son coeur et cela suffisait à lui donner des ailes.

Le temps de confier les petits aux premières parisiennes assez lucides qu'elle croisa et elle se dirigea vers les lieux du rendez-vous.

La lettre de cet homme, le chevalier de Beaumont, lui revint en mémoire durant les dernières centaines de mètres à parcourir.

Mettre un terme selon le désir du dieu Apollon aux agissements des derniers enfants des enfants des Titans. Cela lui faisait un bien étrange effet, vraiment.

- Thalie ?

Elle avait senti comme un souffle empreint du parfum de la violette. Et elle sourit...

- Thalie, te voici... ô Muse montre moi le chemin. Que se passe-t-il pour que celui qui dirige le choeur des neuf viennent vers moi ? Est-ce un ordre qu'il te donne à travers moi ? Ou considère-t-il que le lien entre nous me lie à lui...

Ou bien est-ce juste une grâce qu'il me demande ou un ordre qu'il m'envoie... ?


Elle semblait s'adresser au vide et pourtant une voix lui répondit. Quelques instants, elle vit la silhouette près d'elle.

- Et qu'en pense ton coeur, ma petite reine d'écarlate... ?
- Pourquoi me poser la question, Thalie ?
- Car tu espères qu'il sera là. De tout ton coeur, ma petite reine. Mon seigneur et grand frère sait ce qu'il fait et l'inspiration viendra en son moment. Garde confiance, jolie souris blanche...


Hum. Lui seul... LUI seul peut m'appeler ainsi.

Un mouvement d'humeur, l'éventail glissa pour toucher le vide.

- Tu es déjà partie...

Elle se pencha sur la femme possédée par la Muse de la Comédie avant qu'elle ne la laisse. Inspiratrice, elle l'était restée pour l'avoir ramenée vers Lui.

Elle avança le jeune homme blond richement vêtu. Il était resté fidèle à lui-même quoique bien plus discret qu'à l'accoutumée et elle s'approcha, gardant son masque par simple jeu. Qu'Hypnos le lui retire serait sans doute ce qu'elle apprécierait.

- La Seine même parée de Lumière manque d'éclat à vos côtés...
Roi de mon coeur, je suis heureuse de vous retrouver.
Même si c'est un chevalier qui a cette fête nous a conviés...


Son cosmos au plus bas, pratiquement imperceptible, Angel venait de se faire reconnaître d'Hypnos. Un geste léger et elle posa sa main gantée sur cette du divin fils de Nyx. Elle était maintenant aux côtés de l'un des invités du chevalier Eon de Beaumont. Qu'elle soit auprès de celui qu'elle aimait ne lui faisait pas oublier non plus la mission que le dieu des Arts venait de leur confier. Ces flammes étaient un spectacle prodigieux et horrible dans sa beauté. Angel gardait en elle la sensiblité et la douceur qui avait d'elle une femme chevalier plus que réceptive à tout ce qui l'entourait...
Revenir en haut Aller en bas
Urio


Chevalier d'Or
Chevalier d'Or
avatar

Messages : 10764
Armure : Cancer

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
170/170  (170/170)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Lun 23 Juil - 0:27

Par une très belle journée, très ensoleillée, et aucun nuages à l' horizon, le sanctuaire vit arrivé un messager. Cet homme avait voyagé en calèche et n' était pas de la région au vu de son habillement très aristocratique, et il était là pour un chevalier d' or, l' un des douze gardiens de la déesse Athéna. Il fut arrêté par les gardes du sanctuaire qui ne le laissèrent pas passé.

Bien le bonjour messieurs. Dit-il avec politesse et courtoisie. Je suis un messager venant apporté un message de la plus haute importance pour le seigneur Urio, chevalier d' or du cancer et gardien de la quatrième maison du sanctuaire de la déesse Athéna. Veuillez lui donner ceci de la part d' Eon de Beaumont, grand Oracle du dieu Apollon s'il vous plaît...

La lettre donnait en main propre au chef de la garde, ce dernier le remercia et lui répondit amicalement :

Très bien monsieur. Cette lettre arrivera dans les plus bref délais au chevalier d' or du cancer, ne vous en faites pas.

Merci bien monsieur....au revoir, alors.

Ce messager fit volte-face et s' en alla rejoindre sa calèche qui l' attendait au pied du sanctuaire avant de reprendre sa route pour son pays, la France. La calèche démarra sur les chapeaux de roues, fit plein de poussière et on ne la vit plus.

Pendant ce temps là, le chef de garde ordonna à l' un de ses hommes de monter ramené ce courrier urgent à Urio du cancer. Quelques temps après, cet homme arriva devant la demeure du cancer et il s' annonça.

Seigneur Urio. Je suis Aleksi, garde de l' entre du sanctuaire. Notre chef m' envoie vous confiez un courrier de la plus haute importance, seigneur.

Dans l' antre du cancer, Urio, toujours amnésique se montra. Il arriva devant le garde et prit le message que lui tendit le garde avant de le remercier comme il se devait.

Je te remercie... dit-il l' air un peu étonné avant d' ouvrir l' enveloppe et de lire ce message si important.

Au fur et à mesure de la lecture du courrier, Urio eut la surprise d' être demandé d' urgence en France. A Paris, la ville lumière. Un certain Eon De Beaumont lui demandant de l' aide et étant sous le service du dieu du soleil, et frère d' Athéna. Il relira le message plusieurs fois cherchant à comprendre pourquoi lui, puis la dernière phrase lui fit comprendre qu' il devait se rendre là-bas "vous êtes l' un des maillons fort dont j' aurais besoin"....Allez savoir pourquoi? Qu' entendez t' il par là ?

Alors Urio prit ses affaires et s'en alla le lendemain même sans rien dire à personne, à aucune personne. Il voyagea dans un premier temps à pied, puis au bout de quelques jours de marche et la fatigue le tiraillant il décida de prendre un cheval. Ce qu' il fit dans la nuit. Lui qui n' avait jamais fait de cheval de sa vie ne serait pas déçue là. Après de longues heures à essayait d' apprivoisé la bête, Urio réussissait à tenir à dos de cheval sans tangué, ni sur la gauche, ni sur la droite. et enfin continua sa route vers la ville lumière.

Plusieurs jours après, il arriva aux portes de la ville et rendit la liberté à ce cheval. Il y entra, remarqua l' architecture splendide et aperçut un long fleuve dont il ignorait le nom et le suivit sur plusieurs centaines de mètres. Il ressortit le message et le relut avec insistance. Direction la place Louis XIV avant d' entendre des détonations dans le ciel. Un léger sursaut et Urio avança encore en demandant au passage à vieille dame la place Louis XIV. Elle la lui indiqua et quelques minutes après il fut arrivé. Mais quel vision d' horreur allait se pointer devant ses yeux, lui qui avait connu le fléau des enfers. Des flamme de partout, une foule immense, compacte se bouscoulant à tout va. Ils se marchaient dessus et les faibles, les petits, tombaient les uns après les autres avant de se faire littérallement écrabouillaient.

Bien qu' amnèsique et sans connaissance réelle de sa puissance, Urio se jetta dans la mélée et sauva ce qu' il put avec les moyens du bord. Une petite fille tout d' abord, située juste devant ses yeux et dont un gros colosse bouscula sans gêne. Très rapide dans son geste, il attrapa la petite par le poignet et la releva avant de la prendre dans ses bras.

N' aie pas peur petite ! Je vais te sortir de la foule...

Ce qu' il fit en se frayant un chemin très court. La petite était en vie mais effrayée, elle pleurait mais remercia cet inconnu. Un veillard ensuite, qui avec sa canne n' arrivait pas à se relevait, mais en plus faisait trébuché d' autres personnes. et encore et encore jusqu' à arrivait au nombre de cinq personne sauver. La foule s' était totalement dissipée désormais, et Urio restait là prostrait devant une telle scène d' horreur et la dizaine de cadavre qui jonchaient sur le sol.
Revenir en haut Aller en bas
Invité


Invité



MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Lun 23 Juil - 17:03



Au commencement était la parole...
Seuls restent les mots
et l'âme de toute une époque
.


Dissipant les tourments de son âme, elle observait le jeu qui se mettait en place. Son Seigneur et Maître l'avait rappelé pour retrouver le sinistre ennemi des Dieux, celui qui osait défier ce qui était un des interdits les plus importants de la Cour de Versailles. Fermant les yeux, embrassant la croix en pendentif autour de son cou par habitude plus que par croyance, elle ouvrit les yeux pour regarder celui qu'elle avait attendu pendant des heures. Les services secrets du Roi de France apparaissaient déjà dans les ruelles pour écouter les mots des Mouches et s'en repaître afin de satisfaire cette curiosité malsaine. Brusquement, elle arrêta sa montre en voyant devant elle une calèche quittant les Grands Communs pour s'engouffrer dans la grande avenue de Paris. C'est ainsi que l'on quittait Versailles, on prenait le chemin de Paris de manière inéluctable car tel était la volonté des Rois.

Une longue heure était passée depuis le départ de Versailles. Paris approchait au loin et d'étranges cosmos se répandaient dans l'atmosphère comme une traînée de poudres corporels. Elle savait peu de choses sur les derniers évènements, juste que le gardien du Livre des Psaumes vivant à Versailles avait disparu étrangement suite à la visite de ce russe du nom de Voronstov, un obscur marchand de fourrures ! Enfin, le temps du changement approchait et il appartenait aux héritiers de l'ancien Empire Romain de gouverner ce Monde. Apollon lui avait ouvert les yeux et donner une série de noms à appeler pour cette quête si difficile. Respirant un bol d'air en dehors de sa calèche, le tumulte vint de l'horizon à ses oreilles. C'est alors qu'elle ordonna au cocher de stopper sa course sans délai. Alors que les murailles de Paris se voyait au loin, un cosmos ambré nimbait la calèche avec intensité. Tels des fils de soie, des lignes de lettres dorées marquèrent le sol pour se diriger vers la cité des Lumières. Une brume lourde et obscure s'élevait brusquement dans la pénombre du crépuscule pour chasser les pensées des Gargouilles qui scrutaient les évènements pour leur sombre Maître.

C'est alors que chaque ligne de lettres montèrent sur la paroi des murailles pour s'engouffrer à travers les meurtrières. Les gardes étaient tellement obsédés par les évènements sur l'ïle de la Cité qu'ils ne virent pas ces petites lignes se faufiler entre les boyaux des pierres. Une première traînée cosmique se démarqua de ses congénères pour aller vers Thalie la belle des belles. Alors que le souffle de la Muse continuait d'inspirer la belle Angel, cette dernière sentit un autre cosmos près d'elle. Une ligne de lettres dorées serpentait le sol pour arriver à elle et l'entoura de plus en plus pour former des bandelettes de lettrines sur tout le corps du jeune chevalier d'argent.


A quelques lieues de là, le Dieu du Sommeil s'amusait de voir autant de folie. Cependant, pris dans son hubris, il ne vit pas une ombre qui l'observait avec un certain plaisir. Un homme portant épée passait juste à côté de lui et cela en fit une proie idéale le temps d'occuper le Dieu. Nul ne sait ce qu'il advint de cette métamorphose, mais l'homme revint vers le Dieu avec une mine grise et pleurant des étranges larmes d'argent, une marque formée de deux lettres violacées ornaient en plus son front de manière désagréable. Bondissant de toit en toit, il virevolta dans les airs avant de tomber sur le Fils de Nyx dans une rage sans nom. La question n'était pas de savoir ce qu'il allait advenir de cette marionnette, mais plutôt de savoir ce qu'elle allait laissé ? Alors que le blondinet allait certainement le faire valser dans les airs à jamais, un sceau étrange se matérialisa sur le corps d'Hypnos. Ainsi, les pouvoirs du Dieu furent scellés dans son propre corps.... Sans rien dire, l'ombre disparut, heureuse que cette étape soit achevée avec une telle réussite. Mais ce départ n'était que le prémisse de la suite de son plan, des hordes de chiens à la mine argentée foncèrent alors sur Hypnos pour le rendre à l'état de charpie, il ne fût sauvé que par une traînée de lettres sur le sol qui formait un cercle de protection. Repoussant les hyènes assoiffées de sang, Hypnos n'était plus qu'une enveloppe scellée par un pouvoir inconnu et suffisamment pervers pour le dissuader de vouloir lever lui même le sceau. Quelque chose clochait dans ce sceau ? Il le savait, mais, quoi ?

Dans une calèche, deux personnes devisaient sur le Monde quand les chevaux s'arrêtèrent brusquement. Des hennissements de peur étaient le signe que quelque chose n'allait pas. Se braquant, des femmes attaquèrent le convoi en criant leur rage. La Noblesse n'avait plus depuis longtemps cette hauteur de vue que les plus simples avaient acceptés de leur octroyer contre leur protection. C'est alors que des myriades de lettres dorées enveloppèrent les femmes pour calmer leurs harangues... Le temps que tout cela se passe, le cocher fouetta les chevaux et repartit vers Versailles au galop.

Enfin, dans une rue adjacente à tout cela, un homme venait de sauver plusieurs personnes et le temps du calme reprenait lentement ses droits. Une femme en robe bleue nuit, parée de diamants et de cordelettes de soie, à la longue chevelure blonde comme les blés et aux regard saphirin, approchait du petit groupe un peu à l'écart de la folie des Hommes. Touchant son épaule, elle eut un sourire amical pour lui témoigner de sa bonne volonté. Un cosmos ambré s'échappa alors de son corps pour endormir la petite fille entre ses bras. D'un geste, elle laissait quelques pièces pour le réveil de celle-ci dans les heures à venir.

" Sieur Urio je présume ? Je suis Lia de Beaumont, soeur du Chevalier Eon de Beaumont et suis ici pour vous amener à lui au nom d'Apollon. Ne vous inquiétez pas pour elle, le sommeil lui sera réparateur mais nous avons guère le temps de pavoiser. Le jeu d'échec a commencé et notre ennemi vient de mettre notre Reine en bien méchante posture ! "

Aidant le chevalier d'or à se relever, elle vit la faible tenue qu'il avait et se doutait qu'il faudrait faire une halte dans une boutique pour l'apprêter comme il se devait. Les idées un peu ailleurs, les autres invités devaient déjà savoir ou aller, en effet, toutes les lettres ne formaient qu'un seul mot dans toutes les langues de l'univers : Versailles. Il était temps que les pièces se retrouvent ensemble dans le célèbre palais du Roi Soleil !

Citation :
Les groupes sont ceci :

  • Hypnos/Angel
  • Aalanna/Mélisandre
  • Urio/Lia de Beaumont (PNJ)

Vous pouvez posté dans l'ordre que vous voulez tant que vous prenez en compte cela. Merci Wink

Revenir en haut Aller en bas
Invité


Invité



MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Mar 24 Juil - 3:04

Le feu, pur et immaculé. Ces flammes aveugles dévorant tout sur leur passage, une vision me remémorant les origines du monde alors que la terre n’était que magma en fusion et tempête apocalyptique. Une vision à la fois terrible et magnifique ayant le don de m’hypnotiser. Je ne pus même pas réagir immédiatement alors qu’un grand poids tomba alors sur moi, je crus d’abord à une autre fusée tirée par d’autre artificier tout aussi incompétents, mais non, je reçu alors immédiatement un coup, visiblement un humain devait avoir décidé de venir interrompre mes rêveries de la manière la plus grossière possible.

Si je n’avais été encore en cet instant sous l’emprise de la vision apaisante de ces flammes dorées, il ne serait sans doute rien resté de Paris une fois que j’en aurai eu finis avec ce misérable fou. Je vis alors qu’une épée pendait à sa ceinture mais dans sa rage l’homme semblait ne pas vouloir s’en servir, tant pis pour lui… Instantanément après avoir reçu le premier coup, un éclair d’argent émergea de la tige d’or de la cane que j’avais créé. Tout fut fini en un instant, l’éclair termina sa course dans le cœur du misérable ayant osé interrompre ma contemplation d’un tel spectacle.

Dans la rage qui m’avait animé, je n’avais pas saisi, mais à présent, je distinguais clairement les larmes argentés qui perlait des yeux de ma victime ainsi que les deux lettres marquant son front.

Cette technique, c’est impossible… Ca ne peut pas etre LUI !

Une seule personne avait à ma connaissance l’usage de ce genre de méthode, mais quelque chose était différent cette fois, comme si le procédé avait été transmis et appliqué par un autre. Mes doigts vinrent à la rencontre de ces larmes d’argent, puis en portèrent une à mes lèvres.

C’est ce que je craignais…

Plus aucun doute ne subsistait dans mon esprit, c’était bien SA technique. Comment cela était-il bien possible ? Jamais IL n’aurait osé faire une telle chose. Alors si ce n’était pas lui, qui ?

Repoussant alors le corps désormais sans vie du malheureux possédé qui tomba alors dans la Seine en soulevant une grande gerbe d’eau, quelque chose de stupéfiant se passa alors, quelque chose se transforma en moi, ou plutôt se scella en moi.

Mon cosmos… Je le perds !

Avant que je n’eusse le temps de même m’en rendre compte, mon cosmos avait été scellé en moi par un sceau des plus étranges à l’admirable complexité.

L’etre qui en est l’auteur doit sans aucun doute etre un de ces descendant des titans dont parlait la lettre. Sceller le cosmos d’un dieu d’un simple contact… Magnifique, absolument magnifique…

Admirant d’un peu plus prêt le détail de ce cadeau imprévu, je me rendais compte qu’il m’était sans aucun doute possible de le briser par ma propre force de volonté, mais il se trouvait quelque chose d’inquiétant dans l’élaboration des lignes de cette malédiction, une commande cachée sans doute.

Si ce sceau a été conçu pour un dieu, alors son auteur doit croire nous connaitre, il doit penser que je tenterais de briser cette malédiction moi-même. C’est sans doute cela son plan. Eh bien tu risques d’etre déçu toi dont j’ignore le nom. Tu viens de me convaincre de rester ici jusqu’à ce que nous nous rencontrions face à face. J’espère que tu parviendras à me divertir au moins.

Mais je n’eus même pas le temps de finir le fil de mes pensées qu’émergea alors des ombres de la rue une meute de chien aux mines argentées.

Des chiens maintenant ? Décidément IL veut faire une collection…

Encore une fois un éclair d’argent vint à la rencontre des plus rapide d’entre eux, et encore une fois, l’acier chanta suivit de glapissement aigu qui vinrent s’ajouter au murmure des eaux du fleuve et aux cris désormais lointains de la foule hystérique. Nombreux furent les animaux à tomber sous mes coups, bien que n’ayant que très rarement l’occasion de le montrer, j’avais de grandes compétences martiales, bien que détestant m’en servir, considérant une telle forme de combat comme un gâchis sans nom. Mais en cette occasion, force était de reconnaitre qu’elles m’étaient bien utile, mais hélas, il semblait que tous les chiens de Paris ainsi que ces alentours s’étaient vu infliger le même sort, il en venait sans cesse et toujours en plus grand nombre, une véritable armée canine pour ma seule personne.

Ce fut alors que j’allais ployer sous le nombre de mes assaillants qu’une étrange barrière apparue alors autour de moi, une barrière irradiant des mots dorés tracés dans le sol repoussant les chiens et me laissant seul parmi les cadavres m’entourant.

Ces mots… Cette technique, on dirait celle de… Encore LUI. Mais enfin qu’est-ce qui se passe ici ?!

Décidément les choses s’enchaînaient à une grande vitesse, je sentais l’excitation monter en moi, je ne regrettais pas mon voyage.

« Haha… Hahaha ! HAHAHAHAHAHA ! HAHAHAHAHAHAHAHA !»

J’avais encore beaucoup de choses à découvrir mais au moins une chose était cependant certaine.

Haaaaaa, j’ignore encore à qui je dois des remerciements, mais tes actes me réconfortent, tu ne me craindrais pas si je ne pouvais pas te faire disparaitre une bonne fois pour toute. Alors il serait criminel de ma part que de te faire mentir.

Ce fut avec un sourire aux lèvres que je rengainai ma cane aiguille dans un bruit métallique.

Je n’eus pas le temps de réfléchir plus en avant à la situation.

Elle était là, la reine de mon cœur, la flamme de ma vie, mon miracle, elle était là elle aussi, ensemble à Paris, devant les flammes embrasant la Seines de leurs lumières dorées, si belle, si radieuse…

La pureté parfaite de sa chair si douce, quelques notes carmines sur ses lèvres aimantes. L’or de ses cheveux ornés de perles et de fleurs, le bleu de sa robe cousue de fils d’or… Comme je pouvais la désirer en cet instant. Comme je pouvais haïr ce masque de velours m’ôtant la joie de pouvoir contempler son visage tellement chéri.

Le monde n’existait plus, plus rien d’autre qu’elle et moi n’existait. Ce sentiment si puissant outrepassant la logique et la prudence la plus élémentaire, oui mon amour était là devant moi. Si proche, si belle.

Sa main avança, comme au ralenti, son contact avec la mienne me fit frissonner de bonheur, même au travers du gant, je pouvais deviner la peau de mon plus grand trésor et je ne pouvais détacher mon regard du sien…

Marie-Ange… Reine de mon cœur… Trésor de tous mes trésors.

Ma main se resserra sur la sienne avec toute la douceur dont j’étais capable, une étreinte amoureuse entre un dieu et une humaine n’était pas sans dangers, et bien des fois j’avais dû prendre garde à ma passion pour ne pas blesser l’etre qui comptait le plus à mes yeux. Tant de fois, et pourtant je l’aimais chaque jour un peu plus. Comme une malédiction, comme un envoutement, elle emplissait mon esprit et mes rêves. Elles les emplissaient jour et nuit et mon cœur lui appartenait. Je voulais l’embrasser, je voulais l’emmener dans un lieu digne de sa beauté, je voulais la combler en cet instant.

Ce fut alors qu'une révélation merveilleuse me traversa l’esprit, j’étais privé de mon cosmos ! Même sous le coup de la passion, il ne pouvait plus se manifester. J’étais presque humain à présent ! J’en aurai presque pleuré de joie.

M’approchant alors au plus près d’elle, ma main droite vint doucement caresser sa joue alors que la gauche venait enlever ce masque de ce visage si magnifique, me révélant ainsi ce que je savais déjà que trop bien, la gloire sans aucune commune mesure de la reine de mon cœur. Devant la perfection de ces traits, j’en oublia tout le reste, le scellement de mon cosmos, l’attaque du fou et des chiens, les techniques reconnaissable entre toutes, tout était éclipsé par sa présence. Si elle ne pouvait pas s’empêcher de maintenir son attention sur le monde nous entourant, j’avais pour ma part complètement oublié jusqu’à la raison de ma présence en ces lieux, ça n’avait plus la moindre importance maintenant qu’elle était là.

« Reine de mon cœur, comme tu m’a manqué. Marie ange… »

Ce fut tout ce que je pus dire avant que mes lèvres ne vinrent rejoindre les siennes, enfin libéré de cette crainte de ma propre puissance, je la serra fort contre mon cœur, d’une ardeur encore jamais atteinte.

Après un temps qui aura pu durer une éternité sans que jamais je ne souhaite y changer quoi que ce soit, nos lèvres se descellèrent et à nouveau nos yeux plongèrent les uns dans les autres, son regard si profond souligné d’un léger trait…

Ce fut seulement à cet instant que je remarqua sur elle ces lettres d’or semblant elles aussi faire partie d’une malédiction semblable à celle qu’IL utilisait jadis. Mais le cosmos qui émanait de ces lettres était bien différent de celui qui émanait des lettres présentes il n’y a encore pas si longtemps sur le front du malheureux coulant parmi les eaux sombres de la Seine, ce cosmos-ci était beaucoup plus… lumineux, que le premier. Oui il n’y avait aucun doute sur le fait qu’elles étaient en tout point semblable à celle encore visible sur le sol, celle de la barrière qui m’avait sauvé de la perte d’un corps assez agréable.

« Marie-Ange, sur tes bras, ces lettres dorées, c’est… »
Revenir en haut Aller en bas
Aurore


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 285

Feuille de Personnage :
HP:
130/130  (130/130)
CS:
170/170  (170/170)
Dieu Protecteur: Poséidon Poséidon

MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Mar 24 Juil - 10:09





Canon In D Major by Pachelbel on Grooveshark

Mélisandre laissa la jeune femme face a elle en compagnie de la petite fille, préférant regarder a l’extérieur pour observer le ciel étoilé. Elle n’avait pas laissée l’enfant partir tout de suite, peut être par simple générosité, ou alors pour tout autre chose, qui aurait pu dire ! En tout cas, elle était encore là, a genou sur celle qui était entrée dans son carrosse sans même en demander la permission. Mais en observant par la fenêtre, la jeune femme vit que quelque chose n’allait pas, non, tout cet attroupement n’était pas normal, peut être était-ce juste a cause du feu et ce n’était que l’imagination de la marina. Malheureusement, elle avait eu raison et une cohorte de femme en furies vinrent cogner contre le carrosse dans le seul but de le détruire et tuer les personnes à l’intérieur. La dame aux papillons pouvait entendre les pleures de l’enfant proche d’elle, chose qui avait le don de l’irriter, elle n’aimait pas cela mais préférait ne rien dire pour le moment. Vint alors une chose spectaculaire, les femmes qui se trouvaient a l’extérieur furent noyées dans des lettres d’or qui eut pour effet de les calmer directement, elle ne connaissait pas ce sortilège mais remercia intérieurement son créateur. Puis, ce fut au galop que le carrosse repris sa course, s’éloignant de l’endroit le plus vite possible.

Quand le carrosse eut passé la porte de Paris pour partir en direction de Versailles, Mélisandre su qu’elle serait tranquille pour un petit moment au moins, elle risquait peu de rencontrer des gens sur cette route surtout a cette heure tardive. Mais alors que la calèche avançait, la jeune femme entrouvrit la porte pour laisser passer ne magnifique papillon d’or, son petit espion vint se poser sur son épaules pour lui délivrer ses découvertes. C’est ainsi que la dame aux papillons su que plusieurs éveillés était présents, surement tous appelés par ce fameux Eon de Beaumont, l’un des éveillés d’ailleurs était plus puissant que les autres et elle n’avait pas eu besoin de son papillon pour le ressentir, non. Mais alors, s’agissait-il d’un dieu ? Pourquoi un dieu viendrait-il ? Etait-ce donc lui le terrible ennemi ? Si Eon avait fait appel a des guerriers de tout les camps c’était surement pour ne pas attirer l’attention plus qu’il ne fallait et si un dieu était ici c’était surement pour d’autres raisons… Gardant tout ça pour elle, Mélisandre attrapa le papillon sur son épaule pour le placer dans ses cheveux, maintenant elle avait des pistes mais pour l’heure elle n’était pas a Versailles mais dans une voiture en compagnie d’une jeune femme et d’une enfant.

    « En entrant dans ce carrosse, vous vous êtes excusez mais ne m’avez même pas dit votre nom. Quant à moi, je me nomme Mélisandre. »

Oui, il était poli de se présenter non ? Dans tout les cas la jeune femme espérait en connaitre un peu plus sur son invitée surprise et pour cela elle avait une heure de route. Continuèrent alors les questions, sur qui elle était ainsi que ses origines, Mélisandre prenait un malin plaisir a poser toute ces questions, elle voulait vraiment savoir d’où elle venait car dans son cosmos quelque chose la dérangeait. Vint alors une des questions les plus importantes mais avant de la poser la marina s’intéressa a l’enfant, prenant un des plus petits papillons d’or dans ses cheveux, elle l’offrit à la fille. La petite créature voletait autour de la tête de la jeune enfant ce qui avait le don de l’amuser puis quittant ce spectacle des yeux la dame aux papillons se tourna vers la femme face a elle.

    « Mais alors, quel est votre dieu souverain ? Je le sais bien que vous êtes une éveillée tout comme moi mais je n’arrive pas à savoir… »

La question avait été posée et Mélisandre avait hâte de savoir d’où elle venait, enfin connaitre qui était a ses coté dans se jeu contre des fils de titans. Même si elle ne lui portait aucune confiance elle espérait obtenir la sienne et comme elle avait l’air d’aimer les enfants, la jeune femme s’amusait avec la fille en envoyant divers papillon voleter autour de sa tête. Oui, l’enfant était devenue un de ses outils et elle ne s’en privait pas. Lentement l’attelage arriva a Versailles, l’un des endroits les plus magnifique que l’italienne avait pu visiter jusqu'à aujourd’hui même si elle préférait de loin sa Venise. Elle observa le château somptueux dont elle avait déjà fait la visite dans sa jeunesse pour différentes affaires et encore aujourd’hui la marina n’y allait pas pour s’amuser comme le faisait beaucoup de noble présent encore aujourd’hui, non, elle venait pour prendre part a un jeu dangereux.

La jeune femme attendit que le carrosse s’arrête puis laissa son invitée ainsi que l’enfant sortir en premier, quand elles furent assez loin elle sortie. Maintenant Mélisandre prenait par a la partie qui mettait la vie en jeu, doucement elle avança et lorsqu’elle fut assez proche de tout le monde, la marina repoussa son cosmos a ses limites pour couvrir au maximum le château dans le seul but de voir… Et d’être vue. Etant désormais sur d’être vu si un des éveillés était là pour elle, une myriade de papillons d’or se mirent à voler dans la foule, plus aucun papillon n’était présent dans sa chevelure ni sur sa robe. Les nombreux papillons partirent dans toutes les directions s’attachant discrètement dans le pli d’une robe, ou derrière un chapeau, chacun aillant un peu de cosmos. Puis, la messagère des flots réduisit son cosmos au maximum pour toujours garder contact avec ses nombreux pions. Elle était maintenant partout dans le château ou nulle part, tout dépendait du point de vu ! Oui, la dame aux papillons avait pris part au jeu et avait désormais placé ses pions, attendant désormais la suite elle parti fondre dans la foule écoutant les ragots et autres petites histoires dont seul les humains avaient le secret.


Revenir en haut Aller en bas
Eilaine


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 282

Feuille de Personnage :
HP:
0/0  (0/0)
CS:
0/0  (0/0)
Dieu Protecteur: Odin Odin

MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Mar 24 Juil - 14:54








    «Où est ma mère, où est-elle ? Je l'ai perdu quand tous ces gens sont arrivés...» sanglotait la petite en se réfugiant dans les bras réconfortants de la druidesse. Émue d'entendre ces pleurs lui rappelant ceux de ses propres enfants, Aalanna la laissa enfouir son petit nez dans le creux de son cou.
    Le parfum de ses longs cheveux blonds et ondulés devait probablement l'apaiser quelque peu car ses larmes se tarirent. Cependant, ce calme tout relatif fut de courte durée : un groupe de femmes au dehors, semblait sujette à la folie et à l'affliction.
    Si la jeune femme n'en comprenait pas les raisons, elle voyait par contre très bien leur colère et leur douleur.
    Ô les voir se battre ainsi la poitrine, griffer leur peau blanche, hurler leur désespoir affectait beaucoup la Dame de l 'Aube. Ses yeux ne pouvaient se détacher de ce triste spectacle, de ces figures tordues dans d'affreux rictus ! Voilà un monde bien différent de ce que la jeune femme connaissait. Un bien étrange monde d'apparence, d'opulence, d'être et de paraître. Dieu, qu'elle était perdue ! Mais fort heureusement pour elle, elle était habituée à se fondre dans la masse, observer, traquer, imiter. Disparaître !
    Ses capacités d'adaptation étaient son meilleur atout.


    «Ne crains rien, je suis là pour te protéger.»

    Perdues dans le lointain, ses iris reflétaient les flammes encore vives qui léchaient le bois. Un sombre dessein semblait à l’œuvre, alors, malgré la demande de cette belle dame, Aalanna n'eut pas le cœur d'abandonner cette fillette à son sort. «Je m'appelle Marie-Elizabeth...» lui chuchota t-elle à l'oreille tandis que les chevaux s'affolèrent, ruèrent, se cabrèrent avant de partir à toute vitesse entre les ruelles. Toutes deux ballottées dans ce tumulte, dans ce grand et somptueux carrosse, elles observèrent le paysage défiler devant leurs regards surpris.

    Un papillon d'or de détacha de la coiffure de la dame à la robe bleue pâle, pour le plus grand bonheur de la petite ; émerveillée, son petit minois s'illumina, ravie. Il virevolta longuement, projetant un petit halo jaune parmi la pénombre. Aalanna eut un petit sourire à l'intention de la jeune femme, elle ne dit pourtant rien, la sondant d'une manière imperceptible, à la manière du maître des métamorphoses lui ayant enseigné ses stratagèmes. Au lieu de répondre directement à ses interrogations, elle se pencha en avant pour lui dire d'un air mystérieux.

    «Moi je sais qui vous êtes gente demoiselle : vous êtes une Messagère.»

    L'expression de son visage ne changeait point, réellement sérieuse, la jeune druidesse laissa sciemment passer quelques minutes pour que le silence reprenne ses droits. En vérité, elle écoutait d'une oreille attentive, la voix de son familier. Il la suivait, ombre fidèle fendant la voûte étoilée. Doucement, la jeune femme replaça une mèche de ses cheveux derrière son oreille. «Mon nom est Aalanna, le reste, vous n'avez pas réellement besoin de le savoir, je ne suis pas grand chose, un être perdu dans les brumes. Mais votre seconde question me semble être difficile à répondre, complexe alors disons que j'obéis à la Nature.»

    Non point qu'elle était suspicieuse, mais la jeune femme ne désirait pas tellement se confier à une parfaite inconnue, surtout quand les circonstances ne s'y prêtaient pas. La remarque qu'elle lui avait fait tantôt lui revint en mémoire, aussi, elle se permit un nouveau sourire franc tout en soulevant quelque peu sa robe pour voir ses chausses. Une petite moue, un haussement d'épaule et une pensée fut formulée à haute voix. «Vraiment ? De toute manière, je préfère aller nus pieds la plupart du temps. Là d'où je viens, il n'est pas question de jouer sur l'apparence, seul le vrai prédomine.»

    Les voici arrivées à destination : Versailles. Cette Mélisandre ne montra semblerait-il aucun intérêt pour ce lieu qu'Aalanna trouva magnifique. Les yeux écarquillés, la demoiselle se pencha vers la fenêtre pour mieux voir cette débauche de gloire, de magnificence royal, d'or et d'opulence. Les hommes avaient t-ils dont tant besoin de démontrer leur puissance en faisant construire de tels... non... vraiment, la jeune druidesse ne parvenait pas à trouver les mots.

    «Un immense soleil...» souffla t-elle quand les cheveux s'arrêtèrent. Elle ne se fit pas prier pour descendre derechef et ainsi mieux contempler l'ensemble de ce tableau. Un odeur étrange flottait, comme si les gens amoncelés ici désiraient dissimuler quelque chose de plus important que leur odeur naturelle. L'enfant à ses côtés, elle laissa Mélisandre descendre à son tour. Avant que celle-ci ne s'éloigne et ayant prit soin de noter que tout ses papillons s'étaient envolés partout, elle lui lança gaiement :
    «Diolch i chi am, cennad bopeth i'r Pili Pala! Yr hyn sy'n dod o'r tonnau! [Merci pour tout, Messagère aux Papillons! Celle qui vient des flots!]»

    La bonhomie du cocher les ayant conduites jusque ici ne faisant point de doute, Aalanna lui demanda si la petite pouvait rester à ses côtés le temps qu'elle ne revienne, que ce serait l'affaire de quelques heures tout ou plus.
    Subrepticement, la demoiselle aux yeux azurs lui glissa l'un de ses diamants dans la paume de sa main, un regard et ils se comprirent. Avant de partir pour un bain de foule, la jeune femme s'approcha de l'enfant qui la regardait de ses grands yeux verts. Une main sur sa tête, personne ne se rendit compte de son petit manège. L'incantation ayant fonctionné, le papillon d'or se mua en une libellule indigo. Celle-ci se réfugia dans l'un des plis de la robe de la gamine alors qu'un oiseau au plumage d'encre passa au dessus de leur tête. Très bien, sa corneille veillait aussi. Tout était en place.

    «Fait bien attention à toi, surveilles pour moi s'il te plaît...»

    L'enfant acquiesça d'un signe de la tête et alla grimper sur les genoux de l'homme à qui elle s'était vu attribué grassement la garde.
    Maintenant, les choses sérieuses débutaient. Une question silencieuse au charognard, et la voilà partie vers les jardins, là où assurément, elle trouverait des indices. Car oui, les plantes pouvaient se montrer plus loquasses que ces... pies brillant dans cette belle société, avides de ragots, potins et autres fadaises....

    Un monde d'illusions, n'est-ce pas ?



Revenir en haut Aller en bas
Urio


Chevalier d'Or
Chevalier d'Or
avatar

Messages : 10764
Armure : Cancer

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
170/170  (170/170)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Mer 25 Juil - 20:02

Après la folie de ce mouvement de foule gigantesque, des parents, ou de jeunes enfants cherchaient ceux qu' ils avaient perdu dans la cohue générale. Il ne fallut que peu de temps, ensuite, pour entendre les premiers pleurs qui s' installés. Des cris de douleurs aussi. Ceux qui venaient de retrouver leur disparu sur le sol pavé de la citée s'agenouillèrent, le regard hagard, ne quittant pas du regard cette macabre vision. Comment vivre après cela ?

Le chevalier d' or, lui, tenait toujours dans ses bras cette petite puce qu' il avait sauvé. Personne ne cherchant à la retrouvée sur le coup. Un peu inquiet pour elle, il lui demanda:

ça va petite ? ...dit moi, il n' y a personne de ta famille par ici ?

Un peu moins apeurée que tout à l' heure, la petite fille regarda son sauveur, lui souria comme savait le faire ses petits monstres lors d' une grosse bêtise et dans son regard on pouvait comprendre qu' elle savait qu' elle avait eu une énorme chance.

euh, non. Je suis sortie toute seule, et mes parents ne savent pas que j' étais venue, ici, pour voir le feu d' artifice. Il ne voulait pas, alors je suis sorti en cachette...je n' aurais pas dû partir alors qu' ils me l' avaient interdit. dit elle en le serrant fort par le cou.

Tu as eu de la chance aujourd'hui, petite mais sache que si tes parents t' interdisent certaines chose, notamment de sortir seule, ce n' est pas pour rien lui répondit le saint de l' espoir.

Une petite douleur au niveau de sa cicatrice et il s' agenouilla en posant délicatement la petite puce par simple protection, au cas ou.

Les pleurs et les cris s' atténuaient petit à petit pendant qu' une jeune femme, très jolie, très élégante et souriante toucha l' épaule d' Urio. Il ressentit quelque chose intérieurement avant que la petite ne ferme les yeux ignorant que se fut grâce au cosmos de cette dernière. Il avait réellement tout oublié des pouvoirs des éveillés, tout même jusqu' à ressentir l' essence naturelle du cosmos ! Elle s' appelait Lia De Beaumont et elle était la soeur de celui qui l' avait fait venir ici.

Oui, c' est bien moi mais je ne peux laisser cette petite fille toute seule ici. Elle habite un peu plus loin et ses parents ne savent même pas ou elle est. Elle est sorti sans autorisation... Pouvons-nous la ramener chez elle, madame ?

La soeur du chevalier de Beaumont aida le saint à se relever, et, à son tour, il reprit le petit ange dans ses bras car il ne voulait pas la laisser seule sans protection. Les yeux fermaient, elle était si adorable cette petite gamine. Maintenant, il regarda Lia et lui demanda:

Ou nous rendons donc nous ? et pourquoi avoir fait appel à ma personne, alors que j' ignore tout de votre monde ? Je suis devenu amnésique et j' ignore tout de mon passé, alors que l' on m' appris ce que j' étais. un chevalier, un protecteur de la vie et de la justice..

C' était de simple questions, mais, eux, savaient-ils dans quelle souffrance se trouvait Urio? Probablement que non, et si oui de quel aide pourrait-il leur être utile ? Si lui était il était venu ici, c' était aussi en apprendre plus à son sujet.
Revenir en haut Aller en bas
Invité


Invité



MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Mer 25 Juil - 23:08

Une immense chaleur avait déferlé en elle. Bien plus grande que celle qu'elle avait ressentie en traversant la marée humaine avant de rejoindre les rives de la Seine. Des lettres avaient glissé sur son corps pour s'y graver sans qu'elle ne le remarque tant son attention s'était focalisée sur les êtres qu'elle avait sauvés puis sur LUI. Lui dont elle avait repéré le cosmos si chéri avant qu'il ne disparaisse.

Cela l'avait tant inquiétée qu'elle en avait négligé ses propres sensations tout comme le murmure de la foule, les grognements des chiens. Elle ne savait ce qui avait pu se passer mais pouvait bien l'imaginer. Des scènes de folies avaient éclaté un peu partout alors que la puissance du Sommeil déclinait.

Hypnos... Que t'arrive-t-il, roi de mon coeur... ?

Son coeur avait battu si fort avant qu'elle ne le retrouve et ne s'apaise en le voyant sauf et pareil à lui-même. Avait-il juste dissimulé sa force comme lors de précédentes rencontres ? Il craignait de la blesser tout comme elle craignait de le mettre en danger. Leur amour était intense et passionné mais devait aussi rester caché. Tous ne pouvaient comprendre une telle relation que ce soit parmi les frères d'Angel ou les enfants et guerriers d'Hypnos.

Elle n'ignorait rien des histoires sur ce genre d'amour quasi-impossible mais si puissant qu'il balayait tout sur son passage. Et au fond d'elle, elle espérait que la leur serait l'exception à la règle, qu'elle dépasserait les autres et la haine séparant les leurs. Puis, enfin, elle le vit et ses craintes s'évanouirent lorsqu'elle le rejoignit. Sa main posée sur la sienne. Elle se tenait face à lui, inconsciente des marques qui s'étaient accrochées à elle. Lettres d'or, fines, gracieuses sur sa peau si claire et délicate.

Tout son être, son coeur étaient tournés vers lui, magnifique et grandiose, tel qu'elle le voyait au travers des yeux de l'amour.

Etait-ce le hasard qui les faisait venir ici ? Elle aurait tant aimé le croire mais cela ne se pouvait. Pas lorsque le nom d'Apollon apparaissait et que le fils de Nyx lui-même se trouvait en ces lieux ainsi que d'autres éveillés. Eclats si brefs mais bien réels. Des êtres qui comme eux avaient du être appelés mais bénéficiaient de ces quelques instants privilégiés, seul à seul face à la Seine en feu.

Le regard d'Hypnos avait plongé dans le sien et elle se laissa sombrer dans la noirceur de ses pupilles encerclées d'or. Elle ferma les yeux lorsqu'il lui caressa la joue avant de lui enlever son masque de velours. Les lèvres se rejoignirent ensuite et elle se laissa sombrer. La tendresse dont faisait preuve le dieu avait laissé la place à la passion. Un appel auquel elle avait répondu, ses bras se resserant autour de lui. Elle répondait à son baiser, heureuse de l'avoir enfin retrouvé.

Le temps s'écoula immense et si bref avant que leus lèvres ne se séparent et qu'elle lui sourit, caressant à son tour sa joue de sa main gantée.

- Moi aussi, roi de mon coeur, moi aussi, je suis si heureuse de te retrouver. Tu m'as tant manqué.

Les choses auraient pu encore durer si la réalité et leur mission ne les avaient rattrapés. Et ce au moment exact où son amour lui fit remarquer les lettres sur sa peau. Ne pouvant cacher sa surprise, elle s'examina.

- Ces marques ? Je ne sais...

Elle semblait inquiète mais nullement terrorisée.

- Je ne sais et toi ? Est-ce que ?

Elle n'avait nul besoin d'en dire plus. Tous deux avaient appris à se connaître et se comprendre à demi-mots.

D'autres sons d'autres cris et elle entendit des chevaux. Sa voiture venait de se frayer un passage et la jeune femme invita aussitôt le roi de son coeur à monter à ses côtés.

On s'empressa de refermer la portière et la voiture repartit aussi vite, se frayant un passage à travers tout, secouant ses passagers.

Leur destination était connue, Versailles. Angel se blottit simplement entre les bras d'Hypnos savourant le peu de solitude qu'il leur restait. D'ici peu, tous deux devraient faire leur entrée.
Revenir en haut Aller en bas
Panthéon


Maître du Jeu
avatar

Messages : 2980

Feuille de Personnage :
HP:
0/0  (0/0)
CS:
0/0  (0/0)
Dieu Protecteur:

MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Jeu 26 Juil - 0:36

¤¤ L'aube après une nuit de terreur - Paris (31 mai) ¤¤

Citation :
HRP : Ceci clôt l'introduction, un post de Eon de Beaumont suivra celui-ci. Il est vivement recommandé aux retardataires de ne pas louper cette étape. Je donne 72 heures entre chaque post pour donner désormais plus de rythme ! Ceux qui ne posteront pas dans les temps seront expulsés du scénario !

Ordre des Posts :
    - Urio
    - Celsius
    - Aalanna
    - Mélisandre
    - Hypnos
    - Angel
    - Daemon
    - Eon de Beaumont


Cet ordre de post est exceptionnel, juste pour vous permettre d'être tous là au même moment et qui se finira par l'arrivée d'Eon. Après, ce ne sera plus le cas et on reviendra à un système par groupes ou solo Wink

Chacun traversait une ville figée et étonnée elle même de se sentir souffrir. Elle colportait déjà une version différente de l'évènement. De petits groupes conversaient à voix basse. Certains, plus bruyants, paraissaient continuer une querelle commencée depuis longtemps. Les boutiques, d'habitude ouvertes à cette heure, demeuraient closes comme si elles participaient au deuil général. La mort avait frappé partout et le spectacle des blessés et des mourants ramenés à leur logis avait inondé Paris du bruit de la catastrophe, aggravé de toutes les fausses nouvelles qu'un pareil drame suscitait bien évidemment. Le Peuple semblait frappé de la coïncidence des disparitions d'enfant et de la fête de la Victoire Royale sur les Autrichiens. Il augurait mal de tout cela et il discernait d'obscures menaces dans un avenir incertain.

A peine la calèche de Dame Lia de Beaumont pénétra la première Cour de Versailles qu'un garçon bleu remit un courrier à la Dame dans un grand sourire. Décachetant cela avec soin, elle lut la lettre en fronçant les sourcils. Faisant signe au Chevalier d'Or du Cancer de la suivre, ils allèrent dans un petit hôtel particulier de l'Avenue de Paris pour laisser l'enfant aux mains de ses domestiques. Il serait là en sécurité le temps de cette affaire qui ne concernait pas encore les enfants, ou de trop malheureusement. Pendant le voyage, elle n'avait rien dit au Grec, le laisser réfléchir sur sa présence était la meilleure solution et elle savait que la malédiction de de Mnémosyne n'était pas à prendre à la légère.

Venant de Paris, un fiacre apparaissait à son tour dans les ténèbres de l'Aube. De très belle facture, il avait les insignes d'une noble Dame italienne. La Garde Royale, de brocarts d'or sur soie blanche, fit alors signe de se diriger vers les Grandes Ecuries du château. A priori, tout avait été fait pour ne rien laisser au hasard et la description précise de ce fiacre permettait de l'amener là où on le souhaitait. Passées les quelques minutes de l'administration, il fût donné aux deux dames présentes dans ce fiacre un laisser-passer pour aller aux petits appartements de sa Majesté très chrétienne, la Reine de France et de Navarre en personne. Quelques minutes plus tard, le même procédé fût suivi pour le fiacre qui arrivait à son tour. Ce dernier, quoique sans la moindre armoirie, fit chuchoté les Courtisans qui avaient vu cet étrange chose peu commune à la Cour de Louis le Bien Aimé.

Chaque dépositaire de cette lettre de cachet, signée de la main de la Reine en personne, avait le privilège d'accéder aux appartements les plus secrets des Rois de France. Pénétrant par le Grand escalier de Richelieu, ils arrivaient dans les Grands Appartements de la Reine. Lieu de son influence sur la Cour, lieu où la Famille royale vivait dans une certaine unité alors que le Roi s'entichait d'une jeune "Poisson" encore inconnue à la Cour. Cet escalier menait à l'endroit que peu de courtisans appréciaient du simple fait que les amusements n'étaient point monnaie courante ici même.
Spoiler:
 
Escaladant les marches avec élégance, Lia de Beaumont ouvrit la marche à Urio pour aller dans les petits appartements. Ils étaient plus exigus et d'un raffinement que les Courtisans appréciaient que très rarement. On disait que l'ancien Roi, Louis le Grand, avait aménagé une pièce pour lire les étoiles à travers une horloge qui ne bougeait jamais. Il était dit que la marche du Temps ne se faisait qu'en la présence du Roi à la Cour. C'est dans cette petite salle d'astronomie que les invités du Sieur Eon de Beaumont seraient reçus. Faisant signe au serviteur d'Athéna d'entrer, Lia se retira alors. A l'intérieur de la pièce, encore vide de toute présence humaine, se trouvait un immense planisphère de bronze avec toutes les constellations du Zodiaque sur l'elliptique solaire. Chaque étoile avait été gravée avec soin. Un cosmos doux et apaisant rayonnait sur les étoiles, des étincelles semblaient danser par moment entre les étoiles pour montrer des liens inconnues entre elles. Sur chaque mur, huit étagères de gros volumes de science et de savoirs oubliés par l'Humanité. le sol était parqueté en lambris de chêne jaunis à l'or fin, donnant le sentiment de marcher dans le ciel un bref moment. Au plafond, une immense mosaïque montrait Apollon entouré des Neuf Muses en gloire face aux Titans. Un oeil de boeuf éclairait la pièce avec un lourd chandelier de cristaux brillant dans une centaine de bougies.... Voilà où avait lieu ce rendez-vous assez étrange.

Revenir en haut Aller en bas
Urio


Chevalier d'Or
Chevalier d'Or
avatar

Messages : 10764
Armure : Cancer

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
170/170  (170/170)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Jeu 26 Juil - 22:46

Urio et la petite fille était montés dans la calèche, cette dernière dormait encore et son visage laissait émané une douceur naturelle. Il la tenait comme-ci cela pouvait être sa propre enfant. Les minutes s' écoulaient rapidement et les bruits des sabots sur le sol pavé de la citée laissait percevoir une vitesse très vive avant que l' allure ne se fasse plus lente, puis un léger virage avant de voir sur une étendue incroyable une place magnifique avec de beaux jardins, de beaux plans d' eau. Qu' était-ce donc cet endroit ?

La calèche s' arrêta net et un homme donna en main propre une lettre à Lia De Beaumont et à en croire son visage cela ne laissait rien présagé de bon. Elle l' invita à le suivre dans un hotel avant qu' il ne dut laissé le petit ange aux domestiques de l'hôtel. Il avait pas le choix mais au moins elle n' était pas seul. Il se permit de demander aux domestiques:

Quand elle se réveille, veillez à la ramenée chez elle auprès des siens s' il vous plaît. Sa famille doit être inquiète depuis tout ce temps.

Après, il suiva la jeune dame dans les grands couloirs de l'hôtel avant de rentrer dans une salle étrange. Une salle ou se trouvait une horloge en panne, un immense planisphère de bronze avec les constellations zodiacales. Avant qu' il ne puisse dire un seul mot, Lia De Beaumont se retira en laissant seul Urio. Il était inquiet maintenant. Que pouvait-il bien faire ici ? Pourquoi il faisait parti de cet échiquier dont la jeune dame en avait évoqué le sens tout à l' heure ? Il cherchait mais ne comprenait rien. Il était perdu, alors il avança pour regarder cet horloge qui ne fonctionné pas. Elle l' intriguait mais aller savoir pourquoi...

Son regard se leva fixant la mosaïque sur le plafond. Elle évoquait une scène intéressante mais Urio en ignorait totalement le cheminement. Il tourna sur lui même pendant deux tours contemplant chaque recoin de cette pièce spéciale. Il regardait planisphère, horloge, constellations et mosaïque sans rien comprendre de plus. Quelle était la fonction de cette pièce ? Il s' arrêta de tourner et prit l' un des nombreux livres qui se trouvaient sur les étagères, au hasard. Il l' ouvrit et essaya une timide lecture. Il ne comprenait rien du contenu car c' était des genres de calcul, ou de la physique cantique...bref rien qu' il ne comprendrait sans en avoir quelques bases solides.

Il reposa le livre à sa place et avança vers la planisphère, il la contempla avec un air étonné. Il s' attarda sur sa constellation, celle du cancer avant de voir que des petites étincelles avançaient d' ici de là en sautant d' étoiles en étoiles...vraiment bizarre comme pièce !
Revenir en haut Aller en bas
Celsius


Indépendant
avatar

Messages : 653

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
207/207  (207/207)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Ven 27 Juil - 14:31

:: Au Nom de la Rose :.
Celsius relut une dernière fois la lettre avant de la froisser. Son contenu suscitait un intérêt particulier qu'il n'aurait plus cru pouvoir ressentir. Toujours dans l'embarras à l'issue de la précédente Guerre Sainte, le Chevalier des Poissons s'était enfermé dans un mutisme encore supérieur à celui qu'il démontrait auparavant. Bien du courage à qui aurait voulu lui adresser la parole tant il était peu enclin au contact social. Pourtant, la missive avait réussi l'exploit de le sortir de sa léthargie. La paix qui semblait s'être instaurée avait été un parfait prétexte pour se démettre de son armure, et la retrouver après tant de temps lui conféra un étrange sentiment de bien-être. Il avait oublié la sensation électrisante du pouvoir, et l'éclat de lors n'avait rien perdu de sa superbe depuis qu'il s'en était séparé. À travers chaque pan de l'armure, il croyait entendre l'écho de sa nostalgie, et la satisfaction d'être sienne à nouveau.

Ce choc le conforta dans l'idée qu'il n'avait que trop attendu pour se ressaisir. Répondre à cet appel devrait pouvoir l'y aider. Il était un Chevalier d'Athéna et, à ce titre, tenu d'aller où l'on aurait besoin de lui. Et ce même s'il n'y avait qu'un infâme traquenard pour l'attendre au bout du chemin. La question qui le tarauda pendant le trajet était le sempiternel « pourquoi moi et pas un autre ? ». S'il était vrai qu'il n'avait pas brillé autant que certains de ses contemporains, ses compétences étaient loin d'être aussi désastreuses qu'il voulait bien le croire. Mais il n'était certainement pas le plus qualifié pour remplir ce rôle, et ce même en comptant avec la mort présumée du Chevalier d'Or du Lion. Néanmoins, ce qui le poussa à agir sans se poser de questions, ce furent celles soulevées par l'obscur document. L'expéditeur était inconnu au bataillon, mais pas celui dont il se prétendait le héraut. Ainsi donc Apollon aurait rassemblé sa propre garde ? Jusqu'à preuve du contraire, Athéna semblait l'ignorer – ou n'avait pas jugé utile de leur révéler. Jugeant cette seconde hypothèse peu probable, il prit le parti de l'écarter.

S'ils étaient très liés en des temps mythologiques, le frère et la soeur n'étaient plus forcément en aussi bons termes. Si elle en avait été informée, la déesse de la guerre n'aurait pas manqué de les mettre en garde de peur que ce ne soit que le début de nouvelles hostilités. Son coeur se serra à cette pensée : était-il réellement possible que ce ne soit là que le début d'un nouveau conflit ? N'étaient-ils venus au monde que pour sillonner le champ de bataille ? Les pertes matérielles étaient facilement comblées, mais on ne pouvait en dire autant des âmes brisées. L'heure de retourner au front n'était pas encore venue. Aussi Celsius voulut-il en avoir le coeur net. Il quitta le Sanctuaire à la nuit tombée pour rejoindre Versailles aussi vite que son corps le lui permettait – ce qui au vu de sa condition lui laissait une marge de manoeuvre plus que suffisante. C'était la première fois qu'il passait la frontière française, mais le paysage lui parut familier. Sans qu'il ne sache pourquoi, il avait l'inexplicable impression d'y être déjà venu.

Peut-être l'un de ses prédécesseurs y avait-il vécu, auquel cas il n'était pas impossible que ce décor enchanteur se soit gravé dans la mémoire de l'armure. Celle-ci n'était pourtant pas à découvert, que du contraire : même ses dorures les plus voyantes disparaissaient derrière l'épais tissu de sa cape de voyage. Et de la même étoffe sa capuche, sous laquelle plus trace de sa crinière céruléenne, sinon une mince frange. En l'état, nul signe distinctif n'était plus voyant que la pureté de son regard, qui malgré les déboires demeurait couleur de l'océan. Selon toute probabilité, il n'était pas le seul à avoir été invité. La place grouillait de vie, mais pas assez pour dissimuler à un Éveillé la présence de ses semblables. Ne pas être le seul concerné avait quelque chose de rassurant. Ce qui l'était nettement moins était de compter Spectres et Marinas parmi les convives. Plutôt périr que de leur accorder sa confiance. Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre qu'en déterminer l'origine lui demanderait plus de concentration qu'il ne pouvait en fournir d'aussi loin.

Pour s'en faire une idée précise, il lui faudrait s'approcher et courir le risque d'être découvert à son tour. À son arrivée, il avait préféré se placer en observateur – le feu faisait déjà rage sans qu'il n'en soupçonne la provenance. Aider à l'éteindre ne l'aurait pas dérangé, mais pour être arrivé trop tard son aide n'était sans aucun doute plus requise. Rester à l'écart tant que nul ne le forcerait à descendre était la meilleure option qu'il puisse avoir dans l'immédiat. Le malheur avait frappé, et quelle qu'en soit la nature, sa puissance était grande. Le Roi des Ronces ne sut que faire, que dire. Il était dépassé par les événements, et se demanda une fois de plus pourquoi avoir été choisi alors que tant d'autres auraient mieux fait l'affaire. Si son hôte avait pu convier les dévots d'autres divinités, que ne s'était-il pas rendu compte qu'il s'adressait à la mauvaise personne ? Tout cela devait avoir un sens, mais il ignorait encore lequel. En outre, une troublante révélation l'avait frappé de plein fouet et il avait encore du mal à s'en remettre.

La malédiction infligée aux habitants ressemblait à s'y méprendre à ce que Caeron avait tenté de lui faire subir avec plus ou moins de succès au cours de leur affrontement. Mais... Ce n'allait pas. Même avec le soutien inconditionnel d'Eaque, et il doutait que le Spectre l'ait obtenu aussi facilement, ses pouvoirs n'avaient pu prendre une telle ampleur. Le cosmos qui imprégnait les lieux était semblable en de nombreux points à celui de l'étoile du commandement, sans en être la copie conforme. Comme si une force étrangère l'avait corrompu. Quant à savoir laquelle et dans quel but, ce serait à lui de le découvrir. Au moins commençait-il à entrevoir des éléments de réponse. Le Gold Saint résolut alors de mettre un terme à sa surveillance. N'être que spectateur ne lui convenait guère, et il n'apprendrait rien de plus à rester caché. Ce n'était qu'en prenant part à l'action qu'il pourrait percer le secret de cet endroit. Et s'il se montrait à visage découvert, peut-être que Caeron prendrait la peine d'en faire de même, qui sait.

Sans être repéré, il les suivit jusqu'au palais. Étaient-ils tous ici pour les mêmes raisons ? Il lui était difficile de croire que les bonnes intentions mises à part, certains n'aient pas une autre idée derrière la tête, et pas forcément aussi avouable. L'adolescent garda toutefois ses doutes pour lui – faute d'avoir quelqu'un à qui en faire part également – et se contenta de rejoindre le cortège au moment d'entrer dans la résidence. S'il paraissait sortir de nulle part, il avait libéré sa propre cosmo-énergie peu de temps auparavant pour signaler son approche. Il n'eut pas autant de chance qu'Urio, cependant, et fut arrêté par les gardes avant d'avoir pu franchir le seuil. Par bonheur, c'est alors qu'un page accourut pour lui remettre en main propre un laisser- passer qui semblait avoir été prévu à cet effet. Non sans un sourire narquois pour les sentinelles, il s'enfonça à son tour dans les profondeurs du palais, non sans s'émerveiller d'un discret sifflement de la richesse de la décoration.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saints-of-thepast.com/t5314-celsius-chevalier-d-or-de
Eilaine


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 282

Feuille de Personnage :
HP:
0/0  (0/0)
CS:
0/0  (0/0)
Dieu Protecteur: Odin Odin

MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Ven 27 Juil - 16:19






    Partout, il n'y avait que le Soleil. L'or et la lumière, pourtant, une ombre fugace cachait ses rayons. Où que l'on porte le regard, ce n'était que fausseté, apparence et jeux. Quel masque revêtir ? Voici là toute la notion du divertissement résumé en un seul mot : le masque. Adopter des manières théâtrales, être quelqu'un d'autre, mais surtout pas soi-même. Jouer son propre rôle relevait de l’idiotie. Car très dangereux. Or la jeune femme n'arrivait tout de même pas à comprendre tant d'exubérance.
    Tandis qu'elle se dirigeait d'un pas lent vers les jardins, se faufilant entre les convives plongés dans leurs vaines discussions, Aalanna eut un bref mouvement de recul quand elle ressentit une énergie familière l'appeler par son prénom. Ses sourcils se froncèrent légèrement sans toutefois briser l'expression neutre dont elle avait paré son visage d'albâtre.

    Le Livre la sommait la prudence. Une fragrance de sang chatouilla ses narines puis celle des fleurs, plus douce, plus rassurante que jamais. Presque arrivée à destination, la jeune femme se figea tout à fait quand à l'horizon, disparu le soleil dans un dernier éclat jaune. Le Crépuscule. Songeuse, la Dame de l'Aube d'une manière imperceptible, se signa pour la salutation de l'Astre du Jour.

    «Cysgu, Sul gleisio,
    Ond bydd eich aileni, fel pob bore,
    Rownd Perpetual. [Endormi, Soleil meurtri,
    Mais viendra ta renaissance, comme chaque matin,
    Ronde perpétuelle.]»


    Un homme s'approcha d'elle pour lui tendre un pli cacheté. Un laisser-passer signé par la Reine en personne. On la disait très pieuse fervente adoratrice de ce Dieu unique qu'elle-même ne portait pas dans son cœur depuis fort bien longtemps. Conséquence de mésaventures liées à Gilles de Rais, lui aussi très croyant, à l'excès. Et cette dévotion à cette divinité faisait peur à la jeune femme. Mais ce n'était ni le moment ni le lieu pour songer de nouveau au passé. La druidesse remercia l'homme qui, avant de tourner les talons, lui remis une fleur de lys aussi blanc que la neige d'Asgard. Avant qu'elle n'ait pu le remercier pour la seconde fois, le messager avait disparut de sa vue, dissimulé entre les robes de ces dames plus apprêtées les unes que les autres.

    Aalanna eut un regard pour le jardin, et, tristement, fit demi-tour pour repartir dans cette foule colorés, pareille à un champ de fleur offrant au monde, une débauche de couleur, des corolles somptueuses.

    Sous un faux Soleil.

    Partout elle ressentait des traces de cosmos ! Une prédominait parmi celles-ci : la Dame aux Papillons. Cette Mélisandre en fin de compte, se révélait être très prudente. Elle aussi. Guidée par les autres fluctuations d'énergies, elle n'eut pas trop de mal à trouver l'endroit tout indiqué pour une réunion. Car à n'en point douter, c'était là un rassemblement ? Un bref sourire à peine voilé étira ses lèvres. En présentant le pli, la jeune femme put accéder à un grand escalier magnifiquement décoré.
    Une douce pénombre enveloppait les lieux à peine illuminé par quelques bougies, la jeune druidesse doucement, montait une à une les marches prenant soin d'apprécier chaque détails du décor.

    Au devant elle, un jeune homme gravissait lui aussi les escaliers. Un éveillé comme elle, répondant à l'appel d'une bien mystérieuse Reine. Sans accélérer l'allure -car il lui serait difficile de se mouvoir comme elle le voudrait dans cette robe verte et or.- Aalanna se permit de le saluer.

    «Bonsoir chevalier d'Athéna, vous permettez que je vous accompagne ? Je crois bien que nous nous rendons au même endroit...» finit-elle sur un ton se voulant à la fois espiègle et mystérieux. «Ô pardonnez-moi, je n'ai pas l'habitude des manières de la Cour -fit-elle en s'inclinant légèrement dans un froissement de tissu- Je suis enchantée de faire la connaissance d'un nouveau Saint.»

    Car oui, la demoiselle reconnaîtrait l'odeur d'un chevalier de la Déesse de la Sagesse entre mille autres. La même senteur les enveloppait, à quelques nuances prêt car le Saint se tenant à ses côtés embaumait la rose. Mais pas n'importe quelle rose, elle y décela quelque chose d'autre, de plus prononcé, d'empoisonné. Ses prunelles azurs s'agrandirent quelque peu avant qu'elle ne lui sourit une fois encore. S’apercevant qu'elle tenait toujours dans ses mains, le lilum blanc, elle s'en orna ses longs cheveux blonds et bouclés en le piquant près de son oreille.

    «Ne soyez pas timide, il n'y a rien à craindre, pas même la nuit car ici, il semblerait que le Soleil perdure et ne dors jamais. Ô Sun gwych....»

    Pourtant sa présence manquait. La Lune de ses jours était loin.... si loin qu'elle ressentait déjà le manque l'envahir, son étreinte ses caresses et ses baisers... tout lui manquait. Une once de tristesse passa sur son doux visage avant qu'elle n'invite, d'un geste gracieux de la main, le Saint à pénétrer dans la salle où d'autres les attendaient...

    Comme dans un rêve, quand les portes s'ouvrirent pour eux, les étoiles les accueillirent... Subjuguée, Aalanna leva les yeux au ciel, elle s’aperçut qu'il s'agissait d'un immense lustre en cristal projetant des centaines de paillettes sur le parquet d'or... Les vraies étoiles reluisaient un peu plus loin sur un planisphère. Puis ses yeux tombèrent sur une nouvelle silhouette. Quelle ironie, un autre Saint ? Sans dire un mot, elle s'approcha des constellations de bronze, pour en effleurer une d'un doigt : celle du corbeau. À demi plissés, ses yeux d'eux-même se voilèrent. Une petite larme glissa sur sa joue pâle, éclairée par les rayons de l'astre lunaire. La gorge nouée et évitant soigneusement le regard de l'autre homme, elle s'inclina pour une nouvelle révérence.

    «Mon nom est Aalanna...» susurra t-elle pour les personnes présentes dans la pièce avant de se tourner vers la fenêtre pour regarder au dehors, la nuit prendre possession de ses droits.

Revenir en haut Aller en bas
Aurore


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 285

Feuille de Personnage :
HP:
130/130  (130/130)
CS:
170/170  (170/170)
Dieu Protecteur: Poséidon Poséidon

MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Lun 30 Juil - 22:11





Canon In D Major by Pachelbel on Grooveshark

Bien que Mélisandre se soit éloignée de l’étrange jeune femme qui l’avait accompagnée jusqu’ici, elle pu l’entendre parler dans une langue qu’elle ne connaissait point mais malgré tout, elle appréciait l’intonation de chacun de ses mots. Un léger sourire aux lèvres, elle s’éloigna un peu plus se promettant de la retrouver pour en apprendre un peu plus sur cette femme car malgré tout cette fameuse Aalanna connaissait son secret et les mystères, la marina aimait les résoudre…

Tout juste après que la jeune femme ait perdue la seconde éveillée du regard, un jeune garçon fit son apparition et vint à sa rencontre. Il tenait dans ses mains une lettre qu’il tendit a Mélisandre presque immédiatement, le remerciant la marina lui offrit une pièce d’argent avant de le laisser filer sans oublier de le faire suivre par l’un de ses papillons. Ouvrant la lettre sans faire vraiment attention au cachet, chose qui était une erreur car un cachet pouvait révéler beaucoup de chose, elle découvrit une lettre signée de la reine. Il s’agissait d’un laissez-passer la conviant à se rendre dans un endroit bien précis.

Se posant des questions quant à l’auteur de cette lettre, la marina se dirigea vers la destination qui lui était imposée par cette lettre. Ainsi la reine de France était impliqué la dedans, donc cela voulait dire que ce fameux Eon de Beaumont avait des liens avec la reine et en tant qu’oracle d’Apollon, cela impliquait aussi que la reine soit une fidèle d’Apollon ou du moins soit contrôlée par lui… Tout ceci était-il possible ? De nouvelles questions, encore… Dans un Pays ou seul le Dieu unique était reconnu, être fidèle à un dieu antique était très mal vu et parfois, souvent, menait a la mort. Mélisandre comprenait donc que la reine reste si discrète avec eux.

Il ne lui fallut pas longtemps pour trouver sa route et n’oublia pas de récupérer en toute discrétion quelques un de ses acolytes papillons qui lui étaient si utile. Mélisandre ressentait quelques cosmos plus loin dont celui de la jeune Aalanna qu’elle avait rencontrée il y a peu de temps, les autres étaient ceux de saints d’Athéna. Ainsi Apollon avait fait appeler des saints, une jeune femme qui lui faisait penser aux chamans dont elle avait entendue parlée quelques fois dans ses livres et elle. Mais pourquoi était-elle seule marina ? Y en avait-il d’autres ? Dans tout les cas ce n’était pas en restant la qu’elle en apprendrait plus.

En haut des escaliers, la jeune femme se trouva face a une porte d’où elle sentait les autres cosmos, c’était donc ici qu’était son rendez vous. Ouvrant les deux battants de la porte, la jeune femme se retrouva face a une pièce magnifique, sans nul doute s’agissait-il d’une salle d’astrologie. En entrant, Mélisandre vit Alanna d’un coté de la pièce puis deux autres personnes, sans nul doute les saints. Sans une seule paroles elle fit un signe de la tête a chacun des protagonistes puis referma les portes avant de partir s’installer dans un coin de la pièce où elle trouva des fauteuils… La marina n’avait pas envie de parler, préférant les laisser se présenter avant et puis d’ailleurs elle n’était pas la pour faire des connaissances non, elle était ici après la convocation de l’oracle d’Apollon, c’est donc a lui qu’elle parlerait, s’il fallait.



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité


Invité



MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Mar 31 Juil - 2:53

Ces marques ? Je ne sais... Je ne sais et toi ? Est-ce que ?

Comment devais-je réagir suite à ces mots ? Mon aimé ne semblait pas souffrir de ces marques disgracieuses venant troubler la perfection de sa chair si pure et leur ressemblance avec celles ayant marquées le sol autour de moi m’incitait à la confiance. Néanmoins la ressemblance ne s’arrêtait pas là, une autre personne avait l’usage de techniques similaires et rien de bon ne pouvait sortir de tels arcanes à ma connaissance.

« Je… Je vais bien également mon aimée, malgré le fait qu’un pantin de chair est réussi à sceller mon cosmos pour une raison qui ne peut etre que mauvaise.
Cependant, malgré cela, le responsable de ce contretemps passager m’a fait don de deux informations très importantes, premièrement il me craint, sinon pourquoi aurait-il pris la peine d’élaborer un tel stratagème pour me contrer, ce qui en conclusion veut dire que je peux lui etre fatal, ou tout du moins il le croit possible. Et deuxièmement, l’assaut de possédé qu’il envoya pour en finir avec moi s’étant heurté à une étrange barrière de lumière, il est fort à parier que nous ayons des alliés de circonstance en cette ville, et qu’ils sachent déjà pour notre présence et celle de notre ennemi.
De plus maintenant que je suis comiquement semblable à n’importe quel humain, nous pourrons nous infiltrer bien plus aisément, cette ville est une scène, et ce soir nous en sommes les vedettes, alors éblouissons les par nos performances. Mais ne nous attardons pas ici, il n’y a plus rien à y faire. Après tout qui sait ce sur quoi nous allons tomber dans cette ville de païens adorateurs de l’idole unique. Cette scène aura au moins eut l’honneur de nous voir nous retrouver devant les flammes dorée du progrès humain.
»


Maudit sceau, si seulement j’avais encore l’usage de mes pouvoirs…Mais je ne tomberais pas dans ce piège grossier, sans aucun doute cette situation a-t-elle était mise en place pour m’inciter à briser ce sceau moi-même, et qui sait quel coup retord l’esprit responsable de ce foutoir à encore dans sa manche.

J’enrageais intérieurement de ma propre situation, seule la présence de ma bien aimée à mes côtés parvenait à calmer mes pulsions colériques. Elle avait ce pouvoir sur moi, depuis notre rencontre en France dans les bois du Gévaudan, elle avait attiré mon attention comme la chose la plus précieuse et magnifique qu’il m’avait été donné de contempler, mais elle était devenue tellement plus que ça… Oui tellement plus.

Un bruit de sabot et de roue sur les pavés se fit entendre alors qu’une voiture s’arrêta près de nous. L’amour de ma vie tendit alors sa main pour m’inviter à la suivre à l’intérieur.

Bonne initiative mon amour, maintenant que je suis aussi vulnérable qu’un simple humain, tachons de faire comme eux.

« A présent que je t’ai retrouvé, je ne te lâcherais plus d’une semelle tant que nos chemins resteront cote à cote. Reine de mon cœur, Marie-Ange, indique-moi ton chemin et je le suivrais, même s’il doit me mener jusque dans les profondeurs du tartare. »

La porte de la voiture fut refermée aussitôt après notre entrée et puis nous partîmes tous deux en direction du palais de Versailles, lieu de notre rendez-vous commun. La reine de mon cœur se blottie alors dans mes bras et tous deux nous nous mimes à savourer cet instant d’intimité, calme avant la tempête. J’avais envie de l’embrasser à nouveau, j’avais envie d’elle plus que de tout autre chose, j’avais envie de la dévêtir avant de m’allonger auprès d’elle comme si le monde entier avait disparu autour de nous. Je l’aurais sans doute fait si j’avais encore eut mes pouvoirs divins, mais à présent j’étais devenu faible, faible et vulnérable dans une cité étrangère et sur une terre frappée de malédiction. Si je ne pouvais plus avoir la force d’un dieu, alors je devais avoir l’ingéniosité d’un mortel.

« Ecoute moi bien Marie-Ange c’est important. Avant que tu n’arrives auprès de moi, j’ai eu le temps de faire un rapide tour d’horizons des environs et j’y ai décelé de nombreux cosmos, des cosmos d’éveillé et pas n’importe quel éveillé. Il se trouve parmi eux au moins deux chevaliers d’or et un marina de Poséidon. J’ai également trouvé des traces d’autres cosmos n’ayant eux aucun lien avec Athéna ou l’empereur des mers, sans doute des serviteurs d’Apollon. Enfin bref, nous ne sommes pas seul ici, j’ignore encore pourquoi ils furent choisis parmi tant d’autre, mais connaissant Apollon cela n’est pas sans raison. Alors en attendant d’en savoir plus, et aussi le temps que j’en apprenne un peu d’avantage sur cet étrange sceau, je ne suis plus Hypnos dieu du sommeil, je ne suis plus que Sébastian, simple noble et érudit, ici à la demande de cet oracle d’apollon, cet Eon de Beaumont. »

La voiture poursuivait sa route sans encombre alors que nous nous rapprochions de la source de ces nombreux cosmos qui occupaient mon esprit depuis quelques temps. Il n’y avait aucunes réactions de leur part à mon approche.

Rien d’étonnant en somme, ils ne peuvent juger de ce qu’ils ne peuvent sentir. Ainsi sceller je suis invisible à leurs yeux, je ne suis plus qu’un anonyme parmi les Hommes, un etre que personne ne remarquera, un etre dont personne ne se méfiera. Ce sceau me permet d’etre un autre, je suis un autre et ce soir je jouerais un rôle qui les bluffera tous.

Penchant la tête hors du fiacre, le palais était en vue, il était temps d’entrer en scène.

« Reine de mon cœur, encore une dernière chose, pour le moment je ne suis que Sébastian, érudit et noble, et je ne puis etre ton amant pendant la durée de nos représentations, si l’on te demande qui je suis et comment je suis arrivé dans ta voiture, répond que j’ai simplement fuit le chaos de Versailles et que ta porte s’est ouverte sur moi pour me sauver. Tachons d’etre au sommet de notre gloire en cette nuit mon amour, et si le destin nous sourit alors nous pourrons vite redevenir ce que nous sommes au fond de nous. »

La voiture fut stoppée par les gardes du palais, vêtu de brocarts d'or sur soie blanche, avant d’etre envoyé aux écuries principales du château, où nous attendais sans aucun doute les messagers de notre hôte si bienveillant.

Que le spectacle commence…

J’ouvris alors la porte de la voiture pour en descendre l’air impressionné par le faste de ce palais humain et le luxe des tenues à la dernière mode que j’apercevais alors. Je n’eus le temps que de faire quelques pas avant d’etre rejoins par un humain m’apportant une lettre portant un cachet qui faillit me révéler comme étant non adepte de la foi chrétienne.

La reine de France en personne ? Ainsi tes relations au sein de ce peuple vont jusque-là fils de Zeus ? Ou alors n’est-ce qu’une alliance temporaire pour ces humains adeptes d’une autre foi ? Aurais-tu réussis à te faire passer pour ce que tu n’es pas ? Ça serait bien toi ça…

Me mêlant à la foule qui digressait à propos de choses futiles et sans intérêts comme la situation internationale, les derniers évènements survenu dans la capitale, etc etc… J’en profitais pour commencer à faire un repérage des cosmos présent à cette petite fête ou apparemment je fus remarqué pour la flamboyance de mes cheveux et de mes yeux, là où tous semblez avoir décidé de paraitre plus laid et plus vieux qu’il ne l’était en vérité. J’aurais pu demander en quoi cette mode stupide était digne d’etre même étudié, mais je préférais répondre à chaque fois par une habile pirouette provoquant le rire ou l’intérêt soudain de mon public.

Cette nuit est une scène, et nous en somme les acteurs, me voit-tu fils de Zeus, te régales-tu de cette situation ? Est-ce que ma performance est assez bonne pour toi dieu des arts ? Eclaire moi, éclaire moi de tes feux et que cette nuit soit la nôtre, à nous dieux dansant parmi les mortels.

Qu’il était simple pour un dieu, même ainsi privé de ses pouvoirs de profiter de son physique divin et de son charisme irrésistible pour charmer son auditoire, cela était d’autant plus vrai pour un dieu ayant un lien aussi intime avec les humains que je ne l’étais. Nul ne pouvait échapper au sommeil, et dans son réconfort toutes et tous étaient en mon pouvoir, leurs pensées et leurs rêves étaient mien, des milliards de vies menant leur petites vie anonyme, sans même y penser…

Ondulant habilement entre les groupes d’invités, parlant avec prestance et éloquence, l’allure fière mais aimable, je me rapprochais toujours plus de cette fameuse pièce décrite dans la lettre de la reine de France, tout en prenant au passage un verre de vin rosé au passage.

Quelle infamie, comment peut-on boire une mixture aussi immonde ? Et dire que l’on ose appeler ça du vin… Pauvres humains, je suppose que les ignorants sont aimés des dieux. Comment cela est-il écrit déjà dans la Bible ? Ah oui, heureux sont les simples d'esprit car le royaume des cieux leur appartient. Si seulement ils savaient…

Enfin j’étais parvenu à m’extirper hors de cette réception mondaine aux allures de banquet. Je commença alors l’ascension d’un petit escalier menant sans le moindre doute aux appartements privés du roi ou d’un quelquonque humain d’importance en ces lieux. Cependant, je ne pouvais m’empêcher d’etre assez admiratif devant la qualité de l’artisanat réalisé dans ce bâtiment.

Fascinant, ces humains sont fascinants. Je me demande si un humain ayant un tel talent se voit récompenser à sa juste mesure par son souverain ou si celui-ci le traite toujours comme un moins que rien une fois son travail accomplit.

Un autre fait assez notable pour etre mentionné était le fait de ne rencontrer absolument pas âmes qui vivent en ces couloirs, comme si la masse de courtisans de flagorneurs et de sycophantes fuyait ces lieux. Seul quatre cosmos humain s’approchaient de moi au fur et à mesure que mes pas s’enchainaient pour me conduire au lieu de rendez-vous. Plus qu’une porte, plus qu’un pas, et ainsi se poursuivit ma représentation.

Poussant alors délicatement la porte, je jeta un regard timide à l’intérieur avant d’entrer en m’appuyant sur ma cane comme si une de mes jambes souffrait d’un mal mystérieux. Mon cosmos ainsi scellé, il n’y avait aucun risque d’etre même soupçonné par les quatre convives ici présent. Mon regard s’attarda un instant sur le planisphère en bronze situé au centre de la pièce avec toutes les constellations du Zodiaque sur l'elliptique solaire représenté sur lui, puis sur chacune des imposantes bibliothèques regorgeant d’ouvrages précieux et prétentieux aux tendres dorures et aux superbes patines, avant de finir enfin mon inspection sur les convives, autres invités du dieu des arts.

Haaaaaah fils de Zeus, comme il est facile pour nous autres que de préparer le terrain pour notre gloire…

Il était intéressant de constater déjà les énormes différences entre mes quatre compatriotes, l’un semblant etre autant à sa place parmi nous que ne le serait un éléphant dans un magasin de porcelaine tant il semblait perdu et perplexe, un autre ayant encore conserver sa disgracieuse et large cape de voyage espérant sans doute qu’elle masquerait l’éclat du cosmos des humains de son rang, une autre encore semblant la proie du chagrin et de la tristesse et enfin la dernière et pas des moindres la marina au cosmos iodé restant muette et assise comme pour ne pas se trahir et observant la scène d’un œil à peine voilé.

Intéressant, voyons jusqu’où cela va nous mener…

« Bien le bonsoir messieurs dames, je vois qu’encore une fois, je suis en retard, à l’approche de l’été cette jambe devient raide et marcher devient plus compliqué. Permettez-moi de me présenter à vous tous, je m’appelle Sébastian, érudit de la cour du roi et conseillé de sa majesté Louis le Bien Aimé. J’imagine que vous-même êtes ici pour les mêmes raisons que moi, sinon jamais vous n’auriez eu accès à cette partie si spéciale du palais royal, aussi je ne vois nul raison d’user de subterfuge devant vous. Je suis actuellement ici suite à la demande du chevalier Eon de Beaumont qui manda mes services pour une affaire de la plus haute importance et m’a donné rendez-vous ce soir dans cette pièce. Apparemment il a aussi fait appel à vous quatre pour m’assister dans cette affaire, aussi est-ce que l’un de vous sait où je pourrais le trouver ? C’est très urgent d’après sa missive et je ne voudrais pas que mon retard lui porte préjudice. »

La voix, le regard, la position, tout était parfait, j’étais devenu ce Sébastian, simple érudit humain cherchant celui qui l’avait fait venir en ces lieux. Il était dangereux de trop s’investir dans un rôle, car on pouvait facilement s’y perdre si la réalité ne vous rattrapait pas.
Revenir en haut Aller en bas
Invité


Invité



MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Mer 1 Aoû - 22:08

A mesure que la voiture les rapprochait de leur destination, tous deux partageaient leurs impressions tout en se laissant aller à leurs sentiments. Un sourire tendre sur le visage d'Angel qui savourait ces retrouvailles à leur juste valeur.

De l'inquiétude...

De l'inquiétude dans les yeux du roi de son coeur. Elle y avait lu une telle crainte pour elle. Cela lui réchauffait l'âme bien davantage que l'immense brasier ayant comme embrasé les eaux de la Seine témoin de leur retrouvailles.

Marie-Ange...

Lui seul pouvait l'appeler ainsi tout comme elle seule le nommait Lucian. Les deux amants avaient ces prénoms rien que pour eux comme un trésor les réunissant encore plus dans le secret que tout dexux partageaient.

Marie-Ange et Lucian...

La jeune femme aux allures angéliques et le fils de Nyx aux cheveux d'or. Son regard s'était encore un instant attardé sur les eaux et la foule encore en proie au tumulte. Et ce fut à son tour de montrer son inquiétude tout en laissant choir son masque de velours.

- Comment ? Mais qui a osé te traiter ainsi mon tendre amour ?

Et s'empressant de lui prendre la main avant de glisser sur le poignet que d'un geste très précis, elle examina, prenant le pouls du dieu au cosmos devenu si proche du sien, elle lui enchaîna.

- Souffres-tu ? Si tel est le cas, je voudrais tant te soulager.

D'un geste, il l'avait rassurée, lui faisant comprendre que c'était indolore. Et quelque peu soulagée, elle lui caressa la joue avec tendresse avant de poser ses lèvres sur les siennes en un baiser rapide mais si doux. Elle aurait tant aimé lui en offrir davantage mais la situation l'en empêchait.

Il reprit alors et, sans l'interrompre une seule fois, elle écouta le récit de ses singulières et périlleuses rencontres. Ainsi, découvrit-elle en partie à quoi ressemblait le responsable. Ou plus exactement l'homme de main dont cet être s'était servi avec une telle cruauté. Cet exécutant des basses oeuvres n'était guère plus qu'un pantin et devait aussi avoir plus que souffert entre les mains de son maître. Ainsi, grâce aux dires de l'élégant fils de Nyx, put-elle se représenter cet homme qui n'avait obtenu que la mort pour toute récompense. Un homme au font marqué de lettres et pleurant des larmes aux reflets métalliques. Son regard lui-même n'avait plus rien de normal. Pour la Souris du Sanctuaire cela s'avérait plus qu'utile, en bonne Saltimbanque, elle pourrait repérer ses signes mêmes maquillés ou dissimulés.

Sa voix s'éleva alors au terme de ce récit.

- Qui qu'était cet homme, il a bien du recevoir ses ordres de quelqu'un. Et ce quelqu'un doit te craindre pour t'avoir ainsi traité. Mais tu es là et tu vas bien malgré tout et c'est l'essentiel. Même si tes pouvoirs sont scellés, tu n'as aucune blessure. Laisses-moi veiller sur toi chaque fois que nous serons ensemble. Je serai là pour toi, mon cher amour...

Toujours pour toi, roi de mon coeur.


Le reste se passa en douceur. Elle se laissa aller tout contre le torse puissant d'Hypnos. Son coeur battait à l'unisson avec celui du fils de Nyx avant qu'elle ne reprenne se rappelant soudain d'autres éléments.

- Des alliés ? Oui mais pourquoi ne se sont-ils pas faits connaître de toi ? Craignent-ils eux aussi les pouvoirs de cet homme ou de se faire surprendre par lui. Oui, sans doute, cet homme doit être plus que puissant. Pour sceller le cosmos d'un dieu, il faut d'immenses pouvoirs et des connaissances auquel bien peu de mortels ont accès. Ainsi, nous sommes prévenus... A nous de nous montrer prudent.

Puis, elle sentait l'étreinte du dieu se refermer sur elle. Il se retenait moins qu'à l'accoutumée. Elle sentait le désirmonter en eux. Si proches, plus que jamais auparavant, plongés dans la pénombre d'une solitude toute particulière. Bien à l'abri derrière les tentures baissées de la voiture qui les conduisait à Versailles.

- Lucian, mon amour, serre-moi sans crainte. Laisse-moi profiter de ta présence et t'offrir ma tendresse en retour. Même si j'aurais aimé t'offrir bien davantage.

Un sourire coquin envers le dieu avant d'ajouter en faisant glisser sa main le long de son torse. Descendant jusqu'à sa ceinture. Puis, d'une voix soudain plus sérieuse mais aussi très douce, elle reprit.

- Vivre en simple humain même quelques instants sera sans doute une épreuve mais cela nous rapprochera. Jamais, je ne t'ai senti si proche de moi. Je t'aime tant, Mon doux roi. Ensemble, nous découvrirons celui qu'Apollon nous a demandé de retrouver.

De longs moments de quiétude, les derniers avant d'arriver à Versailles, se passèrent sans heurts. La réalité allait les rattraper et elle vint très vite avec les mots de son roi. A chaque demande, elle acquiessa. Non point qu'elle soit soumise mais simplement parce qu'elle partageait cette idée. Autant mettre toutes les chances de leurs côtés. Personne ne connaissait leur relation et arrivés comme de parfaits inconnus, serait l'idéal même si elle aurait aimé pouvoir se présenter au bras du roi de son coeur.

D'un souffle délicat, elle répondit, soufflant doucement sur près de l'oreille d'Hypnos, caressant sa tempe de son souffle chaud.

- La scène... Au fond, je suis un peu chez moi. Moi, la Saltimbanque et la musicienne. Cette occasion sera celle de te faire découvrir mon univers. Tu as déjà mon coeur et mon coeur, mon merveilleux roi, maintenant, tu vas pouvoir t'approcher encore plus de moi.

Un rapide baiser sur ses lèvres pour sceller cette promesse.

Puis la voiture fit son entrée au Château. Son arrivée fit bruisser tout autour d'eux. Nulle armoirie ou artifice pour clamer le nom et le titre des passagers. Pas même le nombre de chevaux. Aucun signe pour découvrir qui se trouvait à l'intérieur.

Un défi pour le couple qui allait se présenter comme étant de parfaits inconnus que la foule avait présentés.

Emportés par la foule qui nous traîne
Nous entraîne...


Une chanson qui ne verrait le jour que bien plus tard. Un jeu des Muses pour une chanteuse à la voix exceptionnelle...

La voiture finit par s'immobiliser et elle suivit sans un mot de trop Sébastian sans laisser paraitre de la force des sentiments existant entre eux.

Elle avait reçu la même lettre cachetée que le roi de son coeur. Son velours noir à portée de main, elle suivait très calmement. Son éventail était resté fermé. Devant la reine, si c'était réellement sa destination, elle ne devait pas l'ouvrir.

D'un pas léger, elle suivait son compagnon de route qu'elle avait sauvé d'une panique monstre. Les mots d'une histoire, d'un conte se rassmeblait dans son esprit. Silencieuse et gracieuse, se déplaçant sans le moindre bruit, noble et fière, elle finit par rejoindre les autres invités dans une salle incroyable. Un planisphère avec les représentations des constellations se tenait au milieu de la salle. Des étagères sur chaque mur renfermaient des ouvrages qui ne pouvaient qu'être anciens et précieux, écrits par des érudits, des maîtres et de grands savants que leur théories auraient pu mener au bûcher.

Puis ce fut vers la représentation d'Apollon que le regard bleu émeraude se reporta. Apollon et Thalie.

Toi... Maideras-tu, chère Thalie.

Puis, profitant de l'entrée d'Hypnos Sébastian, elle se plaça en toute discrétion près des autres éveillés au cosmos. Nul besoin de parler pour le moment. Elle ne connaissait pas encore ces gens et préférait se tenir encore un peu en retrait tant que les présentations ne seraient point faite par l'envoyée d'Apollon lui-même.
Revenir en haut Aller en bas
Menelaos


Nouvel Éveillé


Messages : 3875

Feuille de Personnage :
HP:
0/0  (0/0)
CS:
0/0  (0/0)
Dieu Protecteur: Poséidon Poséidon

MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Sam 4 Aoû - 20:44

Staff : Daemon perds son tour et n'est plus dans le Scénario ! Le post MJ sera posté dès mercredi Wink
Revenir en haut Aller en bas
Invité


Invité



MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Ven 10 Aoû - 0:46



Au commencement était la parole...
Seuls restent les mots
et l'âme de toute une époque
.


Ouvrant un oeil de judas, une pupille bleue observait les nouveaux invités du Dieu des Arts. Chacun était à l'endroit qui avait été prévu dans les songes de la nuit dernière, sans un mot, le clapet de l'oeil se refermait pour cesser cet espionnage des plus sommaires mais des plus simples. Versailles regorgeaient de ces petits systèmes pour observer les Courtisans sans que les Grands de ce Monde ne soient vus. Ouvrant une petite porte, une main gantée de soie blanche empoigna le bouton de la serrure de la porte pour ouvrir l'accès à cette pièce au-dessus de la salle du Trône. Un jeune homme à la longue chevelure châtain clair et retenue en catogan, portant une redingote blanche sur un veston bleu vert des plus simples, une chemise de soie à jabot ornait l'ensemble avec un souci du détail qui ne pouvait échapper aux personnes qui le fixaient de leurs regards. Il pouvait y lire : interrogation, egocentrisme, faiblesse de force d'âme, dissimulation, plaisir, envie. Chacun avait été choisi par la Sybille, la première des prophétesses d'Apollon qui avait donné son nom à l'Histoire de Delphes. Souriant, il n'était plus toutefois cette jeune femme à l'esprit sûr et fier, non, il avait laissé place à un jeune homme des plus concentré et inquiet de la tournure des derniers évènements. Hypnos devenu un simple humain, sa dulcinée qui sentait le sang le plus difficile à contenir dans son coeur de femme, la jeune élue d'Avalon qui se cherchait encore une destinée, le chevalier des Roses qui avait perdu la Foi en son destin, le Chevalier des Morts qui avait perdu sa propre âme dans sa folie vengeresse...

Scrutant les uns et les autres avec un calme olympien, son cosmos oscillait comme une pendule dans son âme. Il ne savait pas pourquoi il avait dû les appeler mais cela était de moindre importance en définitive. Le salut était une chose trop précieuse pour la laisser mourir entre les mains de ceux qui avaient refusé les lois de la Création. Sa tête tourna alors vers l'homme se faisant appeler Sébastian. Le regard froid, il s'approcha alors de lui pour poser la main sur son torse avec beaucoup de délicatesse, il voulait jouer la comédie mais cela était un art qui le dépassait et on ne pouvait tromper une excellence d'Apollon. Puis, il se ravisa, inutile de dévoiler à la face du Monde la faiblesse de ce Dieu. Il apprendrait alors de cette faiblesse pour en faire une force, c'était écrit dans le Livre ! Il se détourna alors sans un mot pour regarder la jeune femme au regard si apeuré, il toucha ses lèvres de son pouce pour lui redonner un peu de chaleur. Elle était tel un papillon curieux de la lumière du Soleil et cela amusait l'hôte de cette matinée. Enfin, ses prunelles se posèrent sur les trois autres. C'est alors qu'il créa une belle rose rouge royale entre ses doigts pour la ficher dans la chevelure de la belle princesse d'Avalon. Un sourire en coin, ses yeux regardèrent en même temps le Chevalier des Roses et il en recréa une autre pour la lui tendre.

" Chevalier. Veuillez accepter cette rose, elle n'est pas empoisonnée et elle ne le sera que si on le veut. Chaque chose est à sa place dans l'univers et les défaites comme les victoires ne veulent rien dire, tant que l'on garde sa Foi intacte ! Regardant le Chevalier des Morts. Quand à vous, vous vous dites un mystère pour vous même, d'avoir condamner votre existence n'empêchera pas de marcher tous ensemble dans les flammes du Destin. Regardez Sébastian ! Il a changé de ciel pour nous faire rêver que l'on pouvait aimer le souffle de la vie. Oui, tu n'as pas à avoir honte, tu as juste le droit de douter. Virevoltant sur lui même. Tout comme vous, Dame d'Avalon. Les anges sont las de veiller sur vous et vous demande de protéger un Monde suspendu pour l'éternité, qui s'est arrêté comme une pendule. Vous devez donc connaître le vent pour pouvoir le préserver, vous devez connaître la face sombre de votre âme qui a fait de vous une sombre héritière d'un trésor honni. Prenant enfin place au centre de la scène. La logique a voulu vous invité à cette comédie des plus tristes, cette tragédie des temps anciens où vérité et mensonge, lumière et obscurité, santé et maladie... se sont par mégarde glissés pendant votre passage dans ce Monde. Laissez moi vous conter une vieille légende, au temps ou les Trois Frères combattaient les mêmes ennemis, un temps où la vie était belle mais la mort rancunière, un temps où les ennemis de l'Olympe forgèrent des armes avec les corps des Hommes pour combattre les alliés Humains de l'Olympe. Passé cet orage, nous pensions tout cela terminé mais il n'en fût rien. Quelques créatures ont traversés les âges et elles réapparaissent avec le sang des anciens Titans : Vampires, Garous, Fantômes, Faes des Ombres.... Vous comprenez que ces machines de guerre reviennent nous hanter et nous ne pouvons les laisser faire sans nous battre, sachant qu'ils peuvent se multiplier à l'instar des Hommes ! "

Le ton était donné, la Tragédie pouvait enfin commencé dans toute sa splendeur. Le pire des ennemis était dans la place, un homme avide d'honneur et de chaos, de sang et d'âmes fraîches. Le temps n'avait plus d'emprise sur lui, la mort que préservait Hadès lui était interdit à l'instar des Dieux - suprême insulte pour ces derniers -, la vie que protégeait Apollon et Athéna lui était tout autant interdit et il avait alors pu en profiter pour échapper aux chasses contre lui en se réfugiant dans les hautes montagnes de Valachia. Il était clair que la Bête était sortie de son domaine pour une raison encore inconnue mais son intrusion dans la vie des "éveillés" était un signal envoyé à tout le monde. Apollon, dans sa grande sagesse, avait souhaité que cela soit clos le plus rapidement possible.

" L'empaleur ! Le dévoreur des âmes ! Il est de cela et personne ne peut dire où il est car ses pouvoirs occultes sont du même niveau que les Grands prêtres de nos ordres les plus anciens. Sceller un Dieu ne devrait pas lui poser de problème, alors imaginer qu'il le fasse sur les vôtres, cela serait des plus grave ! Nous ne devons pas le laisser aller plus loin et un autre problème a surgi, un Mage noir, Lord Medmenham, est aussi à Paris pour l'aider. Il détient le secret de la création d'un Livre interdit : le Liber Sanguinis ! Pâle copie du Livre des Psaumes qui était sous la garde du Juge des Enfers, le Spectre du Garuda. Malheureusement, sans ce livre, la magie des Psaumes va s'épuiser et se corrompre. Je suis moi même un "poète" tout comme l'est Caeron de Fragrance. Cependant, mes connaissances sont plus faibles en la matière. Si DOUZE femmes vierges sont tuées selon le rite de création du Livre de sang, l'Empaleur Vlad Dracul aura le livre et ses pouvoirs ! Sachant que le seul pouvant s'opposer aux pouvoirs de cet artefact maudit a disparu comme vous devez maintenant vous en doutez ! "

La messe était dite, la vérité éclatée telle l'aube du matin, à eux de savoir poser les bonnes questions !

Citation :
HRP : Liberté totale pour répondre et limite de 96 heures pour poster, histoire de garder le rythme à minima.
Revenir en haut Aller en bas
Invité


Invité



MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Ven 10 Aoû - 19:35

Combien de temps encore comptes-tu me faire attendre, oracle d’Apollon ?

Si je ne le voyais pas, je sentais un puissant cosmos en provenance de la pièce voisine, cet humain était sans nul doute en train de nous espionner.

Te laisserais-tu aller à de telles bassesses, toi qui peux lire l’avenir dans tes visions ? Tes serviteurs ne profiteraient-ils donc pas de ta clairvoyance ?

Cette pensée me traversait l’esprit comme une agréable hypothèse, un tel pouvoir devait effectivement etre un apanage jalousement gardé. Déjà à l’époque mythologique les oracles du dieu des prophéties étaient mendiés pas les plus puissants, il en était surement de même aujourd’hui.

C’est surement grâce à cela que tu as pu conserver de telle relation. Le don de voyance… Quel pouvoir merveilleux…

Mais je ne pus m’étendre plus en avant dans ma digression, la porte s’ouvrit pour laisser apparaitre un jeune homme aux cheveux châtain clair et retenue en catogan, portant une redingote blanche sur un veston bleu vert ainsi qu’une chemise de soie à jabot. Une réelle attention aux détails était visible dans cet ensemble, un perfectionnisme des plus intéressants.

Comment un homme pouvant passer autant de temps sur les détails de sa garde-robe peut-il avoir laissé la situation empirer à ce point ? Sa rigueur ne dépasserait-elle pas le cadre de son esthétisme ?

Après avoir parcouru l’ensemble de l’assemblé avec son regard, l’homme se tourna vers moi avec un regard froid.

Serait-il possible que ce soit toi le chevalier de Beaumont ? Arriveras-tu à me reconnaitre malgré mon déguisement ?

Je m’inclinai alors tout en prenant appui sur ma cane pour maintenir intact l’illusion de mon handicap.

« Heureux de vous revoir chevalier, cela faisait…longtemps n’est-ce pas ? »

Le mensonge, le mensonge et les illusions, en cela demeurait aussi le talent du comédien. Mais aussi la spontanéité et l’audace. Si cet homme s’avérait etre un autre, alors j’aurai sans doute perdu toute crédibilité dans cette affaire.

Le sort en est jeté…

Si cet homme était bien le chevalier de Beaumont, il saurait qui je suis même avec mon cosmos défaillant. Et lorsque je me redressa et le vis s’avancer vers moi pour déposer sa main contre ma poitrine, je sus qu’il savait, c’était bien lui, l’oracle du dieu des prophéties, celui qui m’avait convoqué en ces lieux.

Ainsi tu sais donc qui je suis derrière ce masque de chair et de sang, parfait cela m’évitera d’avoir à te convaincre. Après tout, l’omniscient dieu des prophéties n’est jamais surpris, aucun risque puisqu’il sait tout, mais si cela était réellement le cas alors pourquoi avoir laissé les derniers évènements se produire ? Pourquoi ne pas les avoir empêchés ? Deux hypothèses, ou bien tu savais que cela allait se produire ou bien tu ne savais rien, si néanmoins tu savais cela veut dire que tu as laissé ces événements se produire dans un but précis, autrement dit si nous sommes tous réunis ici, si j’ai actuellement mon cosmos scellé, tout ceci l’est tout aussi sciemment dans un but précis… La question est, dans quel but ?

Posant ma main sur la sienne avec délicatesse, je lui souris comme l’on sourirait à un vieil ami.

« Oui ma blessure se fait encore sentir parfois, mais j’ai appris à vivre avec, tout en espérant que le destin soit suffisamment bon pour m’en guérir définitivement. »

Allait-il révélé aux autres ma véritable identité ? Allait-il rire de ma faiblesse ? Non, le chevalier ota sa main et s’en alla pour rejoindre la jeune femme au regard plein de tristesse et au cosmos si particulier.

Oooooh ? Ainsi tu veux toi aussi maintenir cette scène dans l'état ? Est-ce que je serais parvenu à te distraire ou vois tu encore cela comme déjà écrit ? Répond moi, dieu des prophéties...

La proximité de cet Eon de Beaumont avec ses hôtes était surprenante, comme s’il pensait etre intime avec chacun d’entre nous, comme s’il nous connaissait déjà bien.

Rien de bien surprenant de la part d’un oracle d’Apollon, il faudra qu’une fois ce sceau ôté je me penche sur tes rêves, ils seront surement riche en informations… Mais jusqu’à quel degré de précision as-tu put apercevoir les évènements du futur, Eon de Beaumont ? Ai-je donc la moindre chance de te surprendre, ou ne suis-je ici que pour comprendre l'illusion du choix face au tyrannique déterminisme des étoiles ?

Et voilà qu’il créa de ses mains une rose rouge pour la placer dans la chevelure de cette femme, puis une autre fut tendu à celui qui avait tenu à masquer aux autres son corps par une hideuse cape de voyage.

Et si nous cessions donc ces simagrées pour rentrer dans le vif du sujet ?

Et comme si ma demande avait été un ordre, le chevalier prit la parole et confirma mes pensées, il connaissait visiblement le passé des autres participants à cette réunion, jusqu’au mien, il savait pour ma récent résurrection aux sensations, était-ce parce qu’il m’avait espionné, ou plutôt parce qu’il l’avait vu en songe ? Quelle pouvait donc bien etre la portée et la pertinence de ces visions ? Une question bien fascinante, qui n’était surpassé que par le caractère encore plus fascinant de la réponse.

La suite de ses paroles entrecoupées de figure de style et de mouvements de mise en scène fut beaucoup plus inquiétante, d’après ses dires, un très ancien ennemi du genre humain était sorti de son isolement centenaire, il avait quitté ses montagnes du bout du monde ainsi que son domaine, frontière entre trois pays et lieu de nombreux affrontement pour se rendre ici, dans la capitale du pays de France, et apparemment il n’était pas seul.

Vlad Tepes dit l'empaleur, Vlad dracul dit le diable… Ainsi c’est à toi que je dois mon étreinte sans crainte avec la reine de mon cœur...Quelle surprise que de te savoir ici dans cette ville, toi qui partage la soif et la malédiction de l’ange des ténèbres Lydia. Tu as surement de très bonnes raisons pour t’etre déplacé en ces lieux, et je doute que ce soit pour seulement y trouver douze vierges… Hum… Le liber sanguinus… C’était donc bien un autre que Caeron qui causa ces évènements. Mais maintenant comment réagir sans compromettre ma couverture ?

Le choix n’était pas évident, et de celui-ci dépendait la suite des évènements. Si je devais prendre la parole, cela devrait l’etre pour de bonne raison. Je devais parler d’une voix qui correspondrait à celle de mon personnage, je devais etre lui mais sans pour autant me renier, de précieuses informations pouvaient etre encore obtenue de cet humain capable de visions, car il était certain qu’il en savait plus qu’il ne voulait bien en dire, cela je le savais grâce à sa réaction face à moi.

Oui, il sait, j’ignore jusqu’où, mais il sait pour cette nuit, il sait sans doute pour demain, mais nous le dira-t-il ?

« Chevalier de Beaumont, bien que j’ignore encore beaucoup des identités de ces personnes, j’espère que vous ne vous trompez pas en leur révélant de tel secrets, beaucoup d’Hommes ne seraient pas prêt à entendre la vérité sur le monde et les dieux qui y sont présent. Je vais néanmoins croire en votre clairvoyance et suivre votre exemple. Par contre, à vous tous ici présent, sachez que ce que je vais vous révéler relève du plus haut secret d’état, je vous fais confiance moi aussi pour que cela le reste. Sachez que des rapports confidentiels m’avaient déjà indiqué d’étranges évènements en provenance de Paris et de ces environs, des hommes et des animaux pleurant des larmes argentées, des massacres sans raison apparente, des évènements ayant sans nul doute rapport avec les forces que vous autres nommez cosmos. Sachez aussi que j’ai pu constater moi-même la véracité de ces rapport lors des derniers évènements surgit à Versailles lors du désastre du feu d’artifice, je fus attaqué à la fois par un homme et une meute de chien ayant subis la malédiction de ces larmes argentées, et je ne dus mon salut qu’à l’apparition d’une barrière dorée ayant repoussé mes assaillants. Le danger est donc bien réel, et si comme le dit le chevalier de Beaumont, cette même malédiction peut s’appliquer à vous autres éveillé, voir même à vos dieux, je n’ose imaginer notre futur si nous n’y mettons pas un terme rapidement. Il est inutile j’imagine de vous dire que dans cette affaire, les forces standards du royaume de France ne suffisent pas, aussi voilà la raison de notre réunion en ces lieux. »

Les mensonges entrecoupés de vérité étaient plus facile à ourdir et étaient beaucoup plus difficiles à percevoir, mon rôle se poursuivait, les émotions et les gestes accompagnaient avec brio cette représentation.

« A présent vous êtes vous aussi au courant de ces évènements, et maintenant il nous faut faire vite, car comme l’a souligné le chevalier de Beaumont, nos ennemis peuvent se reproduire à instar de nous autres humains, à l’exception près qu’ils peuvent le faire beaucoup plus vite que nous. Ils peuvent etre des dizaines d’ici demain, des centaines d’ici trois jours, des milliers d’ici la fin de la semaine. Calculez… »

Puis, fixant le maitre de cette petite réunion, il était temps pour moi d’avoir quelques réponses.

« Chevalier de Beaumont, il nous faut agir au plus vite, vous dite etre vous-même détenteur d’une magie similaire à celle de nos ennemis, pourrait-elle nous servir contre eux ? Avez-vous déjà un plan d’attaque ? »


Commençons déjà par ceci, le reste viendra en son temps.
Revenir en haut Aller en bas
Invité


Invité



MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Mer 15 Aoû - 23:11

Quelques instants s'écoulèrent encore, laissant les invités faire connaissance entre eux ou du moins se faire une première impression voire se reconnaître. Le regard de la jeune femme passa rapidement sur l'ensemble des autres occupants sans s'attarder sur son amour. Elle aurait tant voulu accrocher le sien mais elle était entrée dans son nouveau rôle et respectant le désir de son tendre Lucian, elle ferait en sorte de son comporter avec lui comme si elle le voyait pour la première fois. Ainsi, ses yeux ne firent que glisser sur lui avant de passer aux autres. Sur leurs apparences mais aussi ce qu'ils dégageaient comme la forte odeur de rose imprégnant la totalité du corps de l'un d'eux. Sans doute était-ce encore très léger pour le commun des mortels mais pour elle qui était aussi une guérisseuse usant de tous ses sens pour décéler tous ce que le corps de son patient et le plus souvent sa patiente lui disait, cela assaillait littéralement ses narines. La fragrance d'une variété qui lui était inconnue. Quand aux autres, elle se souvenait d'Urio qu'elle avait déjà croisé à plusieurs reprises en plus des deux jeunes femmes. Une au visage orné de lunettes précieuse et l'autre semblant comme empêtrée dans une tenue qui ne lui convenait que peu si peu comme si elle débarquait d'un autre monde. Deux femmes dégageant un cosmos bien particulier et singulièrement diffus pour l'une d'entre elles. Au point qu'il s'était comme éparpillé sur une immense surface peut-être même l'ensemble du domaine. Une façon d'explorer mais qui pouvait aussi s'avérer être à double tranchant.

La Saltimbanque quant à elle avait fait en sorte de se comporter comme le ferait une dame ou une suivante. Elle avait veillé à e que sa mise soit parfaite pour se fondre dans la masse des courtisants et des autres âmes vivants dans ce gigantesque château. Se mêler aux autres, savoir comment se tenir au milieu de la masse humaine se concentrant en ces lieux aux us bien précis était aussi un atout majeur qu'elle avait obtenu au fil de ses errances. Savoir que deux de ses frères d'armes étaient de la partie aurait du la rassurer mais elle pensait aussi à celui qui avait pris son coeur. Elle sentait qu'Hypnos aurait besoin d'elle. Pris au piège dans une humanité qu'il ne faisait que découvrir, elle craignait qu'il ne sousestime la perte de puissance que cela représentait. L'orgueil du roi de son coeur lui était si bien connu. Un de ses points faibles et la Reine Blanche tremblait à l'idée que l'on trouvât le moyen de le retourner contre lui.

Sois prudent, mon merveilleux roi... Sois prudent.

Ainsi, son coeur se troubla-t-il un bref instant sans que rien n'en transparaisse sur son visage poudré. Angel était blindée et dissimulée sous tant de masques et de prénoms qu'il fallait au minimum la puissance et l'obstination d'un juge pour avoir une chance de les faire tomber. Chose qui, depuis sa rencontre avec ses deux divinités, ne faisait que se confirmer.

Inquiète, elle ne pouvait que se tourner vers sa chère Muse.

Thalie... Ma belle inspiratrice, qu'est-ce que le coeur de celui qui mène le choeur des Muses doit être troublé pour ainsi rassembler en un même lieu des êtres aussi différents pour les faire oeuvrer de concert.

A quoi songe le grand Apollon. Lui le dieu de la lumière et de la Vérité doit aussi lire celle qui dort au fond de moi...

Je sais que tu resteras muette jusqu'à ce que le moment soit venu. Jusqu'à ce que cet être qui se cache derrière l'une des portes dérobées ne se décide à apparaître.

Thalie... Sois tranquille, je garde confiance en toi et en ce que tu m'as enseigné.


Un sourire et un léger mouvement d'éventail lorsque leur hôte se présenta. D'un regard de côté, Angel le détailla. Un léger sourire avant qu'elle ne se rapproche sans un bruit de trop des autres, seul le bas de sa robe troubla le silence de ses pas avant qu'il ne s'adresse à ceux qu'il avait appelés en ces lieux. Enfin, elle allait savoir ou tout du moins avoir un début de piste.

La vie était un ensemble de chemins tortueux menant tous à un destin, un avenir différent. Et elle était une gigantesque scène qu'Angel traversait en empruntant l'existence de tant d'autres âmes. Pour une soirée, pour une année ou une éternité...

Elle écouta les premiers mots du chevalier de Beaumont, observa son attitude, le moindre de ses gestes et cette façon de s'adresser à certains de ses compagnons de jeu. Jeu d'apparence encore en cet instant mais jeu sans le moindre doute mortel à présent que tous étaient sur la scène. Que le rideau se soit levé avant qu'eux mêmes ne soient seulement prêts n'était et ne resterait qu'un détail.

Tout à commencé simplement lorsque nos doigts ou autre ont ouvert cette lettre. A cet instant, les trois coups ont été frappés... Pour nous... Pour notre scène.

Bravo sieur Apollon, vous êtes toujours aussi grandiose et maître en votre art.


La voix d'Eon se tut et celle de Sébastian prit le relais. D'un regard neutre, complètement détaché, la Souris écouta les paroles du Roi de son coeur. Debout, son éventail à la main, elle écoutait chaque parole chaque mot, les mémorisant avec une aisance vertigineuse.

Jouer le faux... Cela peut payer...

Tester leur hôte était une idée mais jouer avec le faux demandait une certaine expérience. Des années pour obtenir l'Art de la Saltimbanque et celle de la Musicienne.

Faux et masque...

Un sourire aurait pu apparaître sur le visage d'Angel si elle pouvait se le permettre. En cet instant, Hypnos approchait encore davantage de son univers. Jusqu'où cela les mènerait, seul l'avenir et leurs actes à tous le diraient.

L'avenir est toujours en mouvement...

Le dieu feignit de connaître le chevalier avant que les choses ne se précisent et que le danger ne prenne un nom.

Vlad l'Empaleur !!!

Savoir que cet être était sur le point de ressurgir. Le Liber Sanguinis et le livre des Psaumes, deux noms qui n'étaient pas inconnu à Angel mais devait être bien plus familier à Hypnos qu'elle qui n'avait pas accès à leur contenu.

Thalie... Les livres peuvent renfermer tant de malheur et de cruauté.

Elle se souvenait de Sven et de la façon dont il l'avait maltraitée avec un autre genre de livre. Cela n'avait peut-être pas de rapport mais au moins, elle avait une idée du danger que cela représentait.

Si ces deux livres sont encore plus puissants.

Elle préféra baisser délicatement la tête. Hypnos ne pourrait sans doute pas manquer son geste. Peut-être même que les autres s'en apercevraient mais cela n'aurait pas encore de véritable impact. En tout cas pas autant que les paroles de Sébastian.

Et préférant se murer encore quelque peu dans son mutisme, elle ne dit mot, se contentant de s'éventer alors que ses pensées, elles, se succédaient à toute allure. Elle parlerait en son heure, pas avant. Le souvenir de Bloody s'était comme rappelé et cela sonnait comme un avertissement en elle.

Des êtres de ce genre. Non, Vlad l'Empaleur ne doit pas ressurgir...
Revenir en haut Aller en bas
Eilaine


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 282

Feuille de Personnage :
HP:
0/0  (0/0)
CS:
0/0  (0/0)
Dieu Protecteur: Odin Odin

MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Lun 20 Aoû - 23:44





    Comment se prémunir d'un danger que l'on n'arrivait pas totalement à appréhender? C'était là la question qui troublait les prunelles azurs de la belle druidesse. Depuis l'apparition de cet homme, Eon de Beaumont, il fut évident pour tous que la situation risquait de leur échapper d'une manière comme une autre. Instigateur de ce drôle de rassemblement assez hétéroclite, l'homme diffusait une aura un rien chaleureuse qui ne laissa point Aalanna indifférente. Le soleil appelait toujours l'Aube. Pourtant, elle ne cilla pas quand il effectua ce petit manège mystérieux. Elle n'appréciait que peu le fait qu'il puisse si aisément lire en elle comme dans un livre ouvert, une sensation dont la jeune femme instinctivement se préserva en érigeant des barrières invisibles autour de son cœur. Il savait trop de chose, et dévoiler ainsi le nom de son pays perdu la fit quelque peu prendre la même position qu'une bête sauvage prête à reculer en cas d'attaque intestine. La préservation de son peuple, voilà tout ce qui l'importait pour l'heure, et le fait qu'il puisse être menacé par une quelconque manière la rendait à la fois suspicieuse et protectrice comme le pouvait être une mère pour ses enfants. Seulement voilà, le simple fait qu'il ait put glisser une rose rouge sang dans sa chevelure d'or la complaisait à croire qu'il ne laissait rien au hasard dans cette tragique pièce de théâtre. En témoignait son port altier, sa mise parfaitement lissée et ses manières dramatique. S'il aimait une certaine mise en scène, ce n'était pas sans lui rappeler le comportement similaire de Gilles de Rais. Quoique la comparaison était sans doute un peu faussée... non, là elle ressentait véritablement une vive inquiétude quant au sujet de l'avenir de ce monde. Aalanna était la gardienne du Royaume de Britannia, certes, mais si elle fut appelée à protéger l'Originel, c'était bien qu'il y avait une raison sous-jacente. La confiance était une chose précieux, difficile à gagner, aisée à perdre. Mais une voix dans sa tête la sommait la prudence, malgré toute la bienséance de cet oracle fort avisé, à la mine inquiète. S'il lui semblait que beaucoup jouait nullement leur propre rôle dans cette affaire, la demoiselle en avait cure, du moment qu'ils ne lui portaient pas atteinte à elle, ou l'un de ses pairs. Elle désirait s'exprimer à cet homme sans détour! C'était sans compter l'intervention d'un certain Sébastian : un homme tout aussi mystérieux puisqu'elle ne sentait chez lui, aucunes traces de cosmos. Un sourcil arqué, la Grande Prêtresse d'Avalon jugea bon de l'écouter sans le couper.

    Un homme physiquement diminué, mais sans doute pas dépourvu de l'usage de la langue : ses questions étaient bonnes, ses réflexions aussi. Il semblait aussi bien informé de la situation accablante. La druidesse s'étonna de ne point encore vu un tel phénomène! Pourtant, les larmes argentées lui rappelaient son propre tourment, quand elle fut autrefois maudite par la main de l'Amour même. Des gouttelettes noires n'avaient eut alors de cesse de s'écouler sur ses joues pâles. Quelle souffrance avait-elle ressentie, jusqu'au reniement total de soit. Sans sentiment, l'homme n'en était plus un. Fort heureusement, cet épisode était passé, et la malédiction avait été levée. Alors il était normal pour elle de penser à une quelconque tribulation. Tous semblaient connaître le terrible nom de Vlad l'empaleur. Un nom inconnu pour elle qui n'avait pas eut la joie de se pencher sur cet odieux personnage. Là encore, Aalanna, désireuse d'avoir des réponses, alla questionner le gentilhomme Eon quand une voix issue d'outre tombe rugit dans son esprit.

    ~ Le comte Dracula, homme maudit assoiffé de sang! Il faut s'en méfier, oui, de lui et de ses trois compagnes! Quelque part à errer dans l'ombre, le soleil, il le craint! Oui, c'est certain, il frappera encore! Loin de son château dans les Carpates, il est tout prêt! Le sang coulera, il nous cherche!

    La jeune femme réprima un frisson d'effroi. Une telle créature devait en effet ne plus nuire aux mortels. Ses iris s'accrochèrent d'instinct à Eon de Beaumont : elle devait se confier à lui si la situation lui permettait. Bien qu'il fallait se fier aux décisions du chevalier de Versailles, quelque chose lui disait de se montrer des plus sage quant aux paroles qu'elle prononcerait. Les actes aussi, comptaient le plus. Elle se résolue donc à ne rien dire, à ne pas révéler non plus qu'elle était en la possession d'un de ces livres. Si Gilles de Rais croyait qu'il avait été le détenteur du Livre des Psaumes, quelque chose la poussait à croire que ce n'était pas cet ouvrage. Le sang...

    Songeuse, la demoiselle décrocha la fleur dans ses cheveux et sciemment, se piqua le pouce sur l'épine de la rose. La goutte carmine glissa sur son doigt sans laisser la moindre trace et sembla rouler un temps dans sa paume avant de s'évanouir, comme l'eau s'évaporant. Le silence s'étant installé dans cette petite assemblée, elle osa le briser pour questionner leur hôte du bout des lèvres :

    «Vous vous dites, « poète », pourrions nous savoir de quoi il en retourne? Et qui est Lord Medmenham? En savez-vous plus sur lui?»

    Ce terme de Mage Noir l'effrayait quelque peu. Là encore elle faisait le lien avec son Bourreau, celui qui lui avait remit dans son dernier souffle, le Livre de Sang. L'hésitation pouvait désormais se lire sur son visage de porcelaine, et la jeune femme se sentait très mal à l'aise dans cette tenue, au milieu de ces personnages qu'elle ne connaissait pas, et qu'elle commençait à craindre pour une obscure raison.

    «Une comédie bien triste, en effet Eon de Beaumont, j'entrevoie des lettres de sang ainsi que plus de larmes d'argent. Nous avons comme vous le dites si bien, le droit de douter. C'est là une vaine protection égoïste qui au final, nous rattrape. Pourtant le scepticisme absolu est des plus mauvais pour notre histoire. Nous venons tous d'horizons différents et avons été réunis par vos soin, nous sommes liés dans cette épreuve. -puis plus bas à l'adresse du chevalier-La part de noirceur de l'âme réside peut-être dans le secret du sang? Héritière d'un monde perdu, je le préserve, comme je suis prête à aider le vôtre Eon de Beaumont.

    Sur ces mots elle se recula près de la fenêtre, là où brillait paresseusement, la lune blanche. Ses yeux détaillèrent la poussière scintillante qui s'en détachait. Fusse là une illusion d'optique? Car l'espace d'un instant, elle crut percevoir entre ces grains argentés, une forme mouvante, gracieuse d'où se dégageait une onde de dangerosité. Sans doute avait-elle rêver, car la crainte faisait battre son cœur plus vite qu'à l'accoutumé.

    Un soupir.



Revenir en haut Aller en bas
Menelaos


Nouvel Éveillé


Messages : 3875

Feuille de Personnage :
HP:
0/0  (0/0)
CS:
0/0  (0/0)
Dieu Protecteur: Poséidon Poséidon

MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Mer 22 Aoû - 20:45

Abandon de Mélisandre !

A Urio de poster ! Je lui laisse 24 heures de plus Smile
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   

Revenir en haut Aller en bas
 

[1749] Versailles No Bara (Scénario)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
RPG Saint Seiya : Saints Of The Past :: Histoires Parallèles :: Chroniques des Anciens Temps-