RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [1749] Versailles No Bara (Scénario)

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Urio


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MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Ven 24 Aoû - 22:48

Il n' était plus seul désormais. Une jeune femme et un autre homme rentrèrent dans la salle signifiant le début de la présentation. Elle s' appelait Aalanna et avec elle, cet homme que Urio regarda bien précisément. Il laissait ressentir un doux parfum étrange. Celui de la rose. Alors, par pur convenance il se présenta devant les deux premières personnes.

Bonjour. Je me nomme Urio, émissaire du sanctuaire, je suis amnésique et l' on m' a demandé sur Versailles de la part d' Eon de Beaumont, tout comme vous je présume. Cela fait déjà plusieurs minutes que je suis ici et j' attend patiemment dans cette salle étrange contemplant cette planisphère. Quelle salle étrange vous ne trouvez pas ?....

Urio s' arrêta de parler en entendant l' étrange bruit qui émanait du couloir, puis la porte s' ouvrit de nouveau. Un homme avec une canne, belle allure, beau phrasé rentra accompagné d' une autre demoiselle. Il ne resta pas dans l' ombre comme l' ancien chevalier aurait pu le faire. Il communiqua tout de suite brisant ainsi la glace. Sébastian, de son propre nom, évoqua les présences requise ici, dans cette salle si spéciale quand, enfin, le responsable de tout cela se présenta à eux. Le chevalier de Beaumont venait de rentrer, enfin.

Cet homme laissait émané un charisme impressionnant, il était magicien en prime. Il scrutait les invités présent dans la pièce avant de s' avancer devant chaque protagoniste. Il parla au premier homme venu avec Aalanna. C' était donc un autre chevalier d' Athéna et les phrases dites à son égard laissait sous-entendre qu' il avait perdu confiance. Un peu comme Urio en fait, même si c' était différent entre une amnésie et un manque de confiance en soi. Après, il s' en prit à Urio avant de virevolter et de faire le tour de table de ses ôtes. Tous étaient là pour quelque chose de bien précis. Tous étaient là parce qu' ils avaient quelque chose à jouer dans cette partie d' echec. Le seul hic, c' était Urio. Comment pourrait-il être utile au vu de son état mentale.

Le chevalier de Beaumont s' arrêta et prit place au milieu, regardant encore les invités. Ensuite, il parla, sur un ton plus grave mais Urio ne comprenait rien. Des monstres, le dévoreur des âmes, deux livres bien précis, des vierges tuaient. Mais ou il avait mit les pieds, franchement ?! Alors que les autres paressaient avoir leur place. Il comprenait que l' heure était grave mais que pouvait-il bien y faire ? Lui qui avait tout perdu. Ses souvenirs, ses pouvoirs. Vraiment tout. Il n' était plus qu' un simple homme. Un homme ayant tout oublié de ce monde et de ses horreurs. Les divinités et leur soif de pouvoir démesurés, les infamies de ce monde et leur soif de vengeance à l' encontre des dieux.

Pourtant, les uns après les autres, tous reprennent de plus belle. Tous semblaient savoir et comprendre de quoi parler Eon de Beaumont, sauf un, l' autre saint. Il était aussi inactif que son autre confrère. Un peu agaçé sur le coup, Urio eut un coup de chaud, de sang presque.

Excusez-moi chevalier de Beaumont ! Mais en quoi vous serais-je utile ? Je n' ai appris que dernièrement que je faisais partis de la chevalerie d' Athéna et encore, à l' heure d' aujourd 'hui, j' ai du mal à m' y faire. Mon amnésie m' empêche de reprendre ma vie là ou elle s' est arrêtée. Dites moi pourquoi j' ai était choisi si je ne peux rien apporté. Je ne suis plus qu' un simple homme ne comprenant rien de ce qui se passe dans les hautes sphères du pouvoir, des dieux et de leurs envies. Si vous pouvez m' aider à retrouver ma vie, alors dite moi comment sinon je m' en vais.

Il avait peut-être raison sur ce coup là. Si les oracles l' avaient désigné comme étant l' un des maillons indispensable de cette intrigue, peut-être avait-il un moyen de le remettre en selle?
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Celsius


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MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Lun 27 Aoû - 7:18

:: Until the Bitter End :.
Le Chevalier d'Or venait d'être percé à jour, et par une étrangère de surcroît. Il ne s'y serait pas attendu, et la surprise n'en était que plus amère. Ne rien faire savoir de son identité était une règle qu'il s'était dicté dès son arrivée. Dès avant d'être au coeur des hostilités, le voilà à découvert. C'était une honte qui ne manqua pas de lui rappeler ce qui l'avait si vivement encouragé à dissimuler son identité. Ne pas faire honte aux Saints d'Athéna était sans doute ce qui lui importait le plus, à défaut d'être à la hauteur de leur réputation. Ils étaient empreints d'un prestige qu'il ne pouvait faire sien, car il n'en avait pas l'étoffe. Le mieux qu'il puisse faire était encore de ne pas altérer leur gloire de sa présence disgracieuse. Depuis que la guerre avait pris fin, l'adolescent n'avait cessé d'être en proie au doute, et toujours le torturaient plus de questions sans réponse qu'il n'en saurait tolérer. Aussi en était-il réduit à veiller sur sa demeure à longueur de temps, tapi dans ses méandres, sans oser s'en éloigner. S'il était un devoir qu'il ne pouvait négliger, c'était celui de protéger la douzième maison.

Ses forces étaient insuffisantes, mais si par chance il pouvait retarder l'ennemi, fût-ce au prix de sa vie, il la donnerait sans hésiter. Que pouvait-il faire de mieux, de toute façon ? Cette armure, il ne l'avait point méritée. Qu'elle continue de l'honorer de sa présence l'avait surpris au début, mais il ne s'y était pas attardé, de peur que ce ne soit que faux espoirs. Depuis, elle ne l'avait plus quitté, tentant de lui apporter un réconfort auquel il n'était que peu réceptif. Son jeune âge n'était d'aucune aide dans cette lente et douloureuse acceptation de la défaite, qu'il pensait suffisante à le démettre de ses fonctions. Ce qu'on attendait de lui en sa qualité de Gold Saint était plus qu'il ne pouvait en donner, il en était persuadé. N'avoir pas même pu se faire passer pour un autre comme il l'aurait souhaité le mina encore davantage, mais il n'en fit rien savoir. En guise de salutations, un signe de tête et un sourire feint feraient l'affaire. Faute d'avoir pu combler ses lacunes, les apparences le préservaient des questions indiscrètes.

Dans l'enceinte de la pièce, il se sentit chez lui plus que nulle part ailleurs. C'était une étrange sensation, très prononcée et pourtant indescriptible. Malgré sa facticité, ce ciel étoilé semblait pouvoir lui conter son histoire, profondément enfouie dans ses mémoires astrales. Son armure elle-même vibrait de satisfaction dans cet environnement inconnu et pourtant si familier. Ces représentations ne manquaient pas, mais elles étaient rarement empreintes d'une telle aura. Pour eux qui dépendaient du pouvoir des étoiles, y rester de marbre était impossible. L'espace d'un instant, Celsius fit abstraction de tous ses tourments et une complète ataraxie lui purifia l'esprit. Ce répit devait cependant être de courte durée, car d'autres visiteurs ne tardèrent pas à se joindre à eux, brisant ce moment de quiétude et sa magie pourtant déjà si éphémère. S'il en fut troublé, il n'en laissa rien paraître, n'ayant nullement voulu se départir de sa cape de voyage même après qu'on ait vu clair dans son jeu. Tous ne seraient pas aussi clairvoyants – du moins l'espérait-il de tout coeur.

Celsius peinait à suivre le déroulement des opérations. Les acteurs étaient nombreux, et la scène trop petite pour les contenir tous. Encore empli de doutes quant à ses réelles capacités, il ne se sentait pas à sa place en ces lieux. Leur compagnie lui dictait un rythme qu'il peinait à suivre pour l'avoir oublié à force d'inaction. Tous sans exception semblaient doté de pouvoirs identiques aux siens, à différents niveaux. Rien qu'il n'aurait pu prévoir, mais en obtenir la confirmation ne l'aiderait pas à se détendre. Un en particulier prenait un malin plaisir à se faire remarquer. Sa blondeur ne lui évoquait pas le moindre souvenir, mais une impression de déjà vu qu'il n'aurait su expliquer l'assaillait à chaque regard qu'il daignait y poser. Avant qu'il ait pu s'interroger, leur hôte – du moins s'était-il présenté comme tel - s'approcha d'eux. Car il était inconsciemment resté à proximité de celle qui l'avait déchiffré par-delà les masques. Que paraisse une rose rouge le piqua au vif, et ses yeux s'écarquillèrent.

Plus encore quand sa pareille fut déposée dans le creux de sa main. Comme il s'en serait douté, c'était un message qui lui était destiné. Il était naturel que le maître de cérémonie n'ignore rien de ceux qu'il avait convié en sa demeure, mais cela ne rendait pas moins troublante. En dépit d'une certaine méfiance, Celsius avait accepté son présent – qu'avait-il à craindre, sinon du poison, et nul ne pouvait être pire que celui qui coulait dans ses veines. Patiemment, il écouta ce que cet homme avait à dire, tout en se laissant intriguer par sa surprenante beauté qui n'était pas sans évoquer la sienne. Celle d'un être si équivoque qu'on l'aurait cru dénué de genre, tant il était malaisé de lui en donner un. Cependant, plus que son aspect, c'étaient ses propos qui méritaient toute son attention. Sous cape, le Roi des Ronces eut un haussement de sourcils.

De toute son enfance, jamais il n'avait cru aux histoires de vampire. Pour lui, ce n'était que sornettes et billevesées. Mais... Après avoir vécu tant d'années entouré de mythes et légendes, n'était-il pas temps de reconsidérer la question ? Sceptique mais consciencieux, il fut aussi réceptif à ses paroles qu'à celles qui allaient suivre. Peut-être ne lui seraient-elles d'aucune utilité pour démêler le vrai du faux, mais en apprendre plus sur chacun d'eux pouvait avoir son intérêt. Le soulagement l'étreint quand il apprit que Caeron n'était point coupable de ces atrocités. Il s'en étonna tant son opinion à l'égard du Spectre était confuse d'ordinaire. Le savoir Juge des Enfers avait d'ailleurs bien failli lui faire manquer cette information cruciale tant il en avait été secoué. Les méandres de son âme ne lui avaient donc pas menti, et ses peurs s'avéraient fondées. Il n'avait pu l'en délivrer. Une défaite supplémentaire...

Le discours fleuve dans lequel se lança l'un des invités chassa ses idées noires. Il se méfiait de ses belles paroles qu'il percevait comme autant de couleuvres qu'on aurait voulu lui faire avaler. Tout portait à croire qu'il n'était pas différent d'eux puisqu'il avait pu entrer, et l'accueil chaleureux qui lui avait été réservé n'avait rien à envier au leur. Sans doute n'était-ce que le fruit de son imagination, à moins que ce soit à cause de ce curieux pressentiment à son égard. Son regard s'arrêta sur Urio, qu'il avait négligé jusque là. Le Chevalier du Cancer n'éprouvait semble-t-il aucune honte à leur faire part de son amnésique. Une imprudence que Celsius ne lui souhaita pas de répéter. Le savoir mentalement diminué pouvait profiter aux êtres de la pire espèce, et s'en targuer était le meilleur moyen de s'y exposer. Cet aveu s'était pourtant passé de commentaire puisque le Chevalier des Fleurs s'était contenté d'opiner du chef, encore plus taciturne qu'il ne l'était de coutume.

Il devait en avoir partiellement conscience, puisque ses questions – en plus d'être légitimes – brillaient par leur pertinence. Dans son état, il ne ferait que les ralentir tant il serait influençable à tout ce qui l'entoure. En outre, l'empoisonneur avait de sérieux doutes sur la capacité à collaborer de ce groupe hétéroclite. Pour sa part, faire cavalier seul était encore ce qui lui convenait le mieux et sans doute s'escrimerait-il à continuer dans cette voie tant que rien ne viendrait l'en dissuader. Par ailleurs, si la seule personne susceptible de mettre fin à ce conte macabre était portée disparue, cela voulait sans doute dire qu'il n'attendait d'eux que de la retrouver à défaut de pouvoir l'égaler. Mener des investigations demandait des compétences qu'il ne pouvait promettre, et son manque de confiance n'en serait que plus oppressant. Dans quelle sordide galère s'était-il encore embarqué ? Dans un soupir, il dut se résoudre à ôter la capuche dont l'ombre dévorait le haut de son visage, révélant le bleu céruléen de ses yeux alors qu'une chevelure tout aussi azurée cascadait sur ses épaules.
Pourquoi nous ? dit-il simplement.
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MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Mar 28 Aoû - 20:36



Au commencement était la parole...
Seuls restent les mots
et l'âme de toute une époque
.


Que de questions en quelques secondes, les pourquoi et comment s'enchevêtraient dans une litanie de complaintes assez drôles et Eon se contentait de sourire en entendant une demande assez proche de la précédente au final. Ecoutant "Sebastian" et la jeune musicienne, regardant la fille des Mers qui quittait la scène sans plus de fioritures, observant les serviteurs de la Sagesse en proie au doute de l'esprit et enfin relevant les mots énigmatiques de la protectrice d'Avalon, il ne répondit rien sur le coup à ce flot de questions aussi normales que des plus sarcastiques pour certaines. Ses doigts effleurèrent la planisphère de bronze pour lier différentes étoiles dans un entrelacs seulement compréhensible par la Sybille, celle qui lit l'avenir impossible et indéchiffrable pour le commun des Mortels.

" Pourquoi vous ? Comment vous ai-je trouvé ? Que sais-je que je ne révèle pas ? Bien des questions pertinentes et je vais tenter d'y répondre à ma manière ! Depuis des Siècles, la Sybille lit le courant des Etoiles pour connaître les évènements du futur mais elle n'en comprends pas elle même les symboles et les raisons. Vos étoiles aussi sombres que solaires pour d'autres m'ont permis de vous localiser pour vous rassembler ici même, dans l'endroit que sa Majesté Apollon a béni de son sang. Tant que vous serez ici, nul ne viendra vous porter querelle mais il n'en est pas de même à Paris ! "

Il leva alors son doigt vers le Praesepe de la constellation du Cancer. Des poussières d'étoiles s'en libérèrent pour laisser un filet de cosmos qui formait des volûtes cosmiques dans la pièce. Elles entourèrent peu à peu le jeune Urio pour entrer en symbiose avec son cosmos endormi. Brusquement, un cosmos doré se mit à luire tout au tour du chevalier d'or et la lueur semblait en parfaite harmonie avec le Palais du Roi Soleil. Dans les étoiles, un homme apparaissait dans l'obscurité et tendit à son ami un rosaire de lumière.

" Tu as oublié Urio ? Tu as oublié ton devoir de chevalier ? Tu m'as donc oublié... "

" Alors chevalier, as tu oublié ? Cherches le lourd secret de ta rancoeur et, puise dans ta lumière pour parvenir à nourrir les étoiles de ta constellation. "

La Sybille espérait un electrochoc car ce chevalier était le seul à pouvoir paralyser la nécromancie du Vampire. En effet, Hypnos n'avait plus cette force mais son savoir serait indispensable dans les heures qui allaient venir, le dieu du sommeil devenant le maître du chevalier d'or du Cancer pour quelques temps.

" Sebastian a des connaissances en nécromancie qui dépassent l'imagination, ses connaissances deviendront vos armes pour vous unir contre la créature des Titans. Le Destin avait bien fait de vous réunir, car ainsi l'un complétera la faiblesse de l'autre dans l'harmonie du Monde ! "

Se retournant vers la jeune princesse d'Avalon, Eon la regarda un instant pour lui faire signe d'approcher. Il sortit alors d'un pendentif autour de son cou. Celui-ci symbolisait une feuille de pommier des plus rudimentaire. La jeune femme pouvait être surprise par la symbolique de ce don mais son importance n'en serait que plus grande. Il leva alors les mains pour entourer le cou de la demoiselle de son présent avec un clin d'oeil. Puis, il fit signe aux deux autres participants de bien vouloir s'approcher. Les Poissons et la Lyre, des chevaliers au service de la lumière et de la justice, il était temps de bien veiller sur leur résilience morale.

" Monsieur l'inconnu au regard d'ange et vous tendre aimante de votre propre part de ténèbres, vous aurez la tâche de protéger cette noble Dame jusqu'à qu'elle atteigne les pics de Notre Dame de Paris. Une des créatures du Vampire, un être difforme et sans vie, a tué hier bien des bohémiens et nous devons prendre de son sang pour créer une arme contre l'Empaleur. Seul celui qui contrôle les plantes pourra faire pousser la graine serti dans cette feuille d'ambre et la bête n'attaque jamais la plus belle des musiques. Vous comprenez pourquoi vous êtes là désormais, l'herboriste et la musicienne devront allier leur talent pour accomplir avec notre dame des Pommes le rite sacré. Amenez moi ensuite le fruit de vos efforts ! Et je vous donnerai les dernières indications ! "

Les groupes étaient faits ! Sabastian et Urio d'un côté, les trois autres de l'autre dans un cérémonial dont ils ne savaient rien. Ils allaient devoir faire preuve d'intuition et d'inoovation, le résultat était un fruit pour les uns, pour les autres il leur fallait limiter la nécromancie dans la cité des Lys.

" Urio, Sebastian, cherchez un certain Nicolas Flamel ou ce qu'il en reste, c'est là ce que les étoiles me disent ! C'est de lui ou de ce qu'il a laissé que vous pourrez connaître les projets de Vlad Tepes et tenter de circonscrire son pouvoir ! Bonne chance à vous mes amis, je vous attendrai ici dans les prochains jours ! Prenez garde aux Gargoyles et autres créatures liées à l'Empaleur ! "

Citation :
HRP : ordre des posts :

- Urio
- Hypnos
- Aalanna
- Celsius
- Angel


72 heures maximum entre chaque post et je ne ferai plus de cadeau pour tout dire !



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Urio


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MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Mer 29 Aoû - 22:43

Ils avaient été choisis par la Sybille mais qu' était-ce au juste ? Toujours quelque chose que Urio ne comprenait pas, alors que le chevalier de Beaumont se mit à toucher le planisphère et ce dernier laissa échappé des particules dorées qui se forma dans la petite pièce. Elles vinrent enveloppées le jadis chevalier d' or, puis une lueur dorée entoura Urio. Tournant sur lui même comme un enfant étonné d' une telle chose, la ronde s' arrêta quand il aperçut un homme au dessus de lui, et qu' il tendait un rosaire doré.

Euh ?!

Oublié...ne plus rien savoir...tel était sa punition. Pourtant, dés les phrases prononcées, quelques larmes s' échappèrent des yeux du cancer comme-ci, l' espace d' une seconde, il avait reconnu ce visage. Il écouta ce que Eon de Beaumon avait à lui dire et chercha dans les méandres de sa mémoire afin d' y trouvait une réponse et refuge. Urio allait devoir faire équipe avec Sébastian. Pourquoi pas après tout. Chose qui aurait été totalement impossible si l' amnésique n' avait pas été amnésique Xd...Tous les groupes venaient d' être formé par l' oracle d' Apollon et le premier groupe avait déjà un indice. Allez chercher Nicolas Flamel.

Le saint s' approcha donc de Sebastian, le regardant avec impatience quand l' aura dorée s' estompa comme elle était venue. La lumière disparu retournarait-il dans l' ombre? Non ce n' était plus possible, plus après plusieurs mois de malchance. Il tenait fermement ce rosaire doré.

Mais qui étais-tu ? Ou nous sommes nous rencontré ? pensait-il.

Dans sa tête, un prénom prenait forme comme par magie; SCIPION et le rosaire illumina la pièce. Incroyable ! Restait plus qu' à savoir ce qu' il était et ou ils s' étaient rencontrés. Mais c' était déjà une étape importante de franchie. Un nom venue du passé qui venait de surgir dans sa tête. Avant de partir, il remercia tout de même la personne à qui il devait ce miracle.

Merci, Eon de Beaumont. Se retournant vers Sebastian. Je t' attend dehors si tu as d' autres choses à demander.

Urio s' en alla, sourire aux lèvres. Il redescendait tous les escaliers afin de prendre l' air frais rapidement. En arrivant dehors, il inspira grandement l' air frais. Ce qui lui fit un bien fou.

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MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Jeu 30 Aoû - 17:17

Choisit par la Sybille, choisit par le destin, choisit par d’autres pour un plan visiblement bien plus grand que ce que j’avais imaginé en venant ici. Chacun de nous avait son rôle à jouer, comme les acteurs d’une unique représentation aux conséquences encore inconnues. Si notre petit comité commençait déjà à perdre des membres, visiblement lassés ou incompétents, je souris intérieurement à la pensé que l’oracle devait avoir prévu cela également, et pourtant il l’avait fait venir en ces lieux.

Pourquoi tant de mise en scène si ce n’est pour préparer la scène suivante ?

Je restais silencieux mais alerte lorsque le chevalier de Beaumont illumina d’un simple mouvement de doigt le praesepe de la constellation du Cancer et que suivit une pluie de poussière d’étoiles s’en allant par volutes éthérée vers celui s’étant présenté lui-même comme un certain Urio. Une réaction de résonnance entoura bientôt celui-ci alors qu’une apparition spectrale venue sans doute de son passé lui faisait face, un rosaire de lumière à la main.

Scipion, l’ancien grand pope. Aucune importance pour l’instant.

Il devait pourtant en avoir pour le chevalier qui restait un moment interdit devant cette apparition alors qu’il se saisissait de ce rosaire de lumière.

Tout une symbolique en effet, j’imagine que la Sybille à un plan pour lui, comme pour chacun de nous d’ailleurs.

La question était quel plan était le plus important, débarrasser la ville de lumière de cette engeance maudite, ou accomplir le destin de chacun des membres ici présent ? Peut etre l’un allait-il avec l’autre, mais je ne pourrais le savoir qu’en allant de l’avant.

Feintant la fatigue, je me déplaça alors en boitant en direction des fauteuils installés contre les murs de cette petite pièce et ôta mon tricorne pour le poser sur un fauteuil près de moi. Après tout je serais aussi bien assis.

Et je pourrais reposer cette jambe invalide.

Un autre sourire intérieur à cette pensée, le jeu devait se poursuivre encore un peu, ce sceau m’intriguait et pour le moment je faisais avec, au pire il me restait la dangereuse solution de le briser de mes mains, mais je redoutais une commande cachée qu’il m’aurait sans doute fallu des jours pour trouver et désamorcer, ce que je ne pouvais me permettre pour le moment.

Et voilà que je deviens maintenant un expert en nécromancie… Décidément ce Sébastian à plus d’une corde à son arc.

Cette fois je devais réprouver une sérieuse envie de céder devant l’hilarité de la situation. Mes connaissances seraient indispensables à présent. Ce qui voulait donc dire qu’ici se trouvait au moins une personne disposant de la force de faire appliquer ces connaissances pour l’accomplissement de notre objectif commun. Selon toute logique maintenant il allait falloir palier à mon problème temporaire.

Des équipes ?

Nous étions donc chacun assigné à un ou deux partenaires pour une première mission, j’avais pour ma part hérité d’Urio, visiblement le chevalier d’or du cancer ayant perdu la mémoire suite à la dernière guerre sainte. Au travers de Sébastian, je pouvais observer sans etre découvert, et déjà le caractère, l’apparence ainsi que les révélations du chevalier de Beaumont sur chacun d’eux s’avéraient etre plus que précieuses. Si l’ensemble des participants ne se doutais de rien, le chevalier à l’odeur de rose et au sang maudit se méfiait, sans doute pour des raisons obscures et erronées, mais je n’avais pas le temps ni l’envie d’aller soigner le légendaire caractère asocial du gardien du dernier temple zodiacale, aussi je reporta mon attention sur cette femme au cosmos si particulier.

Elle n’appartient à aucun camp, pourquoi faire venir un tel participant à cette réunion ?

Visiblement le chevalier d’Eon avait pour elle de grand projet, car d’un signe de la main il la fit le rejoindre avant de lui faire présent d’un pendentif symbolisant une feuille de pommier.

Avalon ?

Le mythique royaume perdu de Britania, le sanctuaire du roi Arthur Pendragon. Le pommier en était le symbole et je ne doutais pas une seconde du fait que cet accessoire avait été révélé pour nous révéler cette information.

A quel jeu joues-tu chevalier de Beaumont ?

Espérait-il semer la discorde entre les participants en les poussant l’un contre l’autre suite aux intimes révélations à peine voilée qu’il dispensait allègrement faisant fie de la plus élémentaire des retenue ? Ou cherchait-il plutôt à briser la glace entre nous à l’aide de ces informations, de façon à ce que la curiosité soit le moteur de nos premières approches.

Comme si nous avions besoin de cela, nous avons un but commun, en ce qui me concerne cela suffit amplement à collaborer. Pour ce qui est de la confiance, je crains hélas que même au regard de leur existence complète, des mortels ne restent que des mortels, faibles et fragiles, comme je le suis moi-même en ce moment. Surement à dessin, que ce soit de la part de nos ennemis que de notre hôte si prévenant.

Un jeu ? Oui sans doute. Mais il y a un jeu dans le jeu Eon de Beaumont, bientôt tu comprendras toi aussi, voir le futur ne veux pas dire le comprendre. Je ne peux qu’espérer que les signes furent bien interprétés.


Mon compagnon semblait en avoir assez de cette réunion où il se sentait de trop, sans doute la honte de ne plus savoir qui il est.

Cela passera avec le temps chevalier, ce qui est perdu n’a pour but que d’etre retrouvé.

Cela valait également pour moi, même si mon cas s’avérait plus etre une certaine forme de coopération qu’une véritable perte. Après tout j’étais désormais invisible aux yeux de mes ennemis. Seule mon apparence me désignait encore comme celui que je fus en arrivant. Il allait falloir changer cela.

Mais quelle bonne initiative que de nous avoir réunis pour cette opération, après tout toi plus que tout autre dans l’ordre des chevaliers d’or devait savoir ce que l’on ressent face au destin, toi qui voyageait librement jusqu’aux portes du sombre empire. Tout ce qu’il te manque, ce sont tes souvenirs. En attendant tu peux m’etre utile.

Je n’avais plus rien à ajouter pour le moment, la scène n’était pas encore propice à la suite de mon plan. Je me leva donc en prenant appui sur ma cane et me dirigea vers la sortie avant de me retourner vers l’instigateur de bien des évènements.

« Ainsi soit-il. Nous serons de retour sous peu chevalier, d’ici là j’aurai sans doute de nouvelles informations à vous communiquez. A vous tous compagnons, je vous souhaite bonne chance dans votre entreprise, ne sous-estimez pas nos ennemis, ce serait votre dernière erreur. »

Au revoir mon amour, comme je souffre déjà de ne plus pouvoir te contempler, toi qui règne sur mon cœur…

Je ne pouvais même pas lui adresser un regard, trop de choses risquaient de s’y trouver. Tournant les talons j’ouvris la porte avant de quitter à mon tour la pièce pour suivre le cosmos de mon partenaire.

Je t’attendrais dehors, je t’attendrais dehors… As-tu une idée de la taille de ce bâtiment humain ? Maintenant je dois jouer la comédie pour te retrouver…

Enfin ce n’était là qu’un contretemps passager, il allait falloir coopérer et donc améliorer notre communication, de toute urgence d’ailleurs. Fort heureusement pour moi, de nombreux serviteurs se trouvaient dans le palais, même au sein de ces endroits privés réservés à de rares élus. Il me suffit de demander à l’un d’eux s’il avaient vu passer mon collègue peu prévenant. Au bout de quelques essais je tomba enfin sur celui qui m’indiqua la bonne direction, celle dans laquelle je savais trouver le chevalier d’or du cancer. Le rejoindre fut l’affaire de quelques minutes, marcher avec une cane ralentissait considérablement ma démarche, mais mon rôle devait etre maintenus, ne serait-ce que par jeux.

Je retrouva donc mon partenaire, visiblement ravis d’avoir pu échapper aux fastes pompeux du palais du roi soleil. J’allais avoir beaucoup de travail si je devais mener notre équipe, mais entre deux handicaps, le moindre s’avérait etre le moins handicapant.

C’est au borgne de guider l’aveugle.

« Ah enfin je te retrouve chevalier… Pardonne mon retard, mais ce ne fut pas chose aisée de te retrouver dans un tel bâtiment, j’ai dû demander à des serviteurs s’ils t’avaient vu passer… Et ma jambe me fait encore souffrir aujourd’hui, une vieille blessure qui se réveille quand l’envie lui prend. Un autre mystère du corps humains n’est-ce pas ? Hahaha ! »

Je pouvais enfin rire de bon cœur, rire de moi-même et de cette situation des plus comiques. Décidément le destin s’avérait etre des plus audacieux.

« Fort bien, nous avons du travail à présent chevalier, le chevalier de Beaumont nous a demandé d’enquêter sur le sieur Nicolas Flamel, un homme au vécu fascinant, nous devrions commencer par aller voir à l’église Saint-Jacques-de-la-Boucherie, j’ai entendu dire qu’une formidable réunion de document portant sur lui y était entreposé, ainsi que la tombe même de notre homme. Ce sera déjà un premier pas. Mais pas question pour moi d’y aller à pied. Il nous faut donc une voiture. »

Ce fut maintenant que la lettre de la reine allait nous etre utile, avec quelques mensonges bien placés et le sceau encore intact de l’invitation, je disposais maintenant d’un parfait mandat me conférant bien des droits sur les hommes.

Et tout ça avec un bout de papier et un peu de cire…

« Au fait, tu peux m’appeler Sébastian, je peux t’appeler Urio ? »
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Eilaine


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MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Dim 2 Sep - 22:16






    Questions, interrogations, entraînant troubles, confusions dans l'esprit des différents invités du Chevalier Eon de Beaumont. Il fallait démêler les fils de mystères, ceux là s'entortillant comme des serpents dans un entrelacs compliqué : mais la princesse d'Avalon sentait sonner dans son âme, un échos étrangement familier tandis que le mystérieux jeune homme au service d'Apollon, déversait sur eux, un flot de parole déroutant.
    Son petit manège ne cessa pas, s'intensifia même quand il leva un simple index vers les étoiles formant la Constellation du Cancer. Si la jeune femme n'entendait rien à la lecture des étoiles -elle n'était encore qu'une élève en la matière- elle fut éblouie par tant de splendeur. La poussière d'étoiles d'or enveloppa le chevalier Urio, le caressa de leur puissance pour éveiller une partie de sa conscience piégée dans l'ombre de l'oubli. Aalanna put lire sur le visage du Cancer sa stupéfaction, mêlée à une pointe de tristesse et de colère.

    Sa sollicitude lui criait de lui apporter une quelconque aide, onde de réconfort, mais son esprit n'eut pas le temps de se projeter, car leur hôte continua de donner la réplique. Le mot « nécromancie » lui arracha un frisson de profond dégoût. Elle se souvenait que Gilles de Rais avait eu recours à de tels... pratique. La magie noire était incontestablement la plus puissante de tous, la plus dangereuse et la plus vile aussi. Mais plus surprenant encore, comment un simple humain pouvait-il prétendre à de tels stratagèmes? Connaissances, sans doute, mais la pratique? C'était là tout autre chose. Mais si cela se révélait être efficace pour parvenir à leur fin.... l'harmonie du monde? Oui, sans aucun doute, et cette phrase rassura quelque peu la demoiselle qui cessa de jeter un regard mi-surprit, mi-inquisiteur sur ce Sebastian. Un acte involontaire, qu'elle dissimula derrière un petit sourire gêné.

    «Moi?» fit-elle simplement à la demande du chevalier d'Eon.

    Un peu sur ses gardes, et si elle possédait des oreilles de chat, assurément que ces dernières se seraient plaquées sur son crâne, signe évident de sa circonspection. D'un pas mesuré pourtant, Aalanna s'avança au milieu de tous pour se poster devant celui qui l'observait d'une manière si intense. Si bien que ses beaux yeux azurs se troublèrent en soutenant les siens. Sourcils froncés se rejoignant pour former une ligne sur son front, ils se arquèrent quand un pendentif en forme de feuille de pommier lui fut présenté. Une main en travers sa gorge, elle étudia attentivement du bout de ses doigts délicats, l'objet qu'il venait d'orner à son cou. Une tranquille énergie somnolait dans le bijou et même si ce dernier n'était pas fait d'or ou d'argent incrusté de pierres précieuses, il était indéniable qu'il l'était bien plus au regard de la druidesse. Durant cette aparté, elle n'avait pas remarqué la sortie de Mélisandre, la si belle dame qui lui avait prêté son carrosse. Même si le mot de convenait peut-être pas...

    Symbole de pureté, d'immortalité de fertilité, et d'amour, le pommier, sacré chez les druides, demeurait le bien le plus précieux chez les Avaloniens. Avalon après tout, possédait parmi ses nombreux surnoms, celui de l'Île aux Pommes. Le cadeau donc, était fort appréciable. Aalanna lui murmura un « merci » plein d'émotion avant qu'il n'entoure ses mains autour de son cou comme pour une bénédiction. Elle n'eut le temps de répliquer face à ce nouveau clin d'œil, qu'il demanda à deux autres invités d'approcher à leur tour. Silencieuse, la jeune prêtresse les regarda tour à tour en leur offrant un signe de la tête en guise de salutation. Le jeune homme, elle l'avait rencontré en montant les escaliers, et son parfum, douce fragrance à ses narines, s'intensifia quand il approcha. La seconde personne paraissait tout aussi perdue qu'elle pouvait l'être. Elle descellait chez elle une certaine fragilité, une douceur, des doutes aussi. Et du noir. Ses yeux s'écarquillèrent et Aalanna retira sa conscience qui n'avait fait qu'effleurer celle d'Angel. Elle comprenait mieux les dires d'Eon au sujet de la part d'ombre.

    Oui, tous recelait en son sein une partie inavouable que l'on dissimulait ardemment aux yeux d'autrui. Sans en être réellement choquée, la jeune dame d'Avalon reprit le court de la discussion comme si rien ne s'était passée. La messe était donc dite ! Enfin il leur révélait leur tâche à tous ! Quelle ne fut pas son trouble en apprenant qu'elle devait être « protégée » par les serviteurs de la lumière, les gardiens de la Déesse Athéna. Mais cela devait se passer ainsi, pas autrement. L'herboriste, la musicienne et la prêtresse devaient unir leur force face à l'un des serviteur du Mal. Eon de Beaumont avait bien stipulé qu'ils seraient en sûreté dans l'enceinte du château de Versailles... Mais à Paris, il en était tout autre. Une appréhension lui enserra douloureusement la gorge. Notre Dame de Paris? Rien dans son esprit lui apprenait quoi que ce soit sur le lieu, une autre présence lui souffla qu'il s'agissait d'une très haute cathédral qu'on avait érigée pour la gloire de Dieu.

    Un nouveau tremblement de répulsion. Arriverait-elle à mettre de côté son aversion pour les chrétiens? Probablement, oui, grâce à sa loyauté sans faille qu'elle portait au Soleil.

    «Nicolas Flamel?» chuchota t-elle plus pour elle-même quand dans sa tête, la petite voix familière le répéta sans cesse.
    Réminiscence. Nouvelles questions sans réponses. Le Livre semblait plus attentif, maintenant que ce nom venait d'être prononcé. ~ N.F, N.F... le nécromant. ~
    Les yeux d'Aalanna s'agrandirent au souvenir de ces deux lettres. Oui, elle se souvenait à présent des dernières paroles de Gilles de Rais...

    «Non, ce n'est pas possible» articula t-elle en se détournant pour que personne ne voit sa soudaine détresse.

    Elle reprit peu à peu sa contenance, pour se tourner vers ceux qui semblaient donc être ses compagnons dans cette dangereuse aventure. Sebastian et Urio s'en étant allés, il ne restait plus qu'eux. Le silence dansa un moment avant qu'elle ne le brise elle-même en se dirigeant vers Eon de Beaumont. Le regard perçant qu'elle lui lança était lourd de sous-entendus, si tenté qu'il capte dans son âme, le trouble qui l'habitait en cet instant. N.F. Ses talons cessèrent de faire du bruit sur le plancher en bois qui grinçait à chacun de ses pas. Face à lui, elle s'inclina avec respect avant de lui dire, solennelle et pleine d'ambiguïtés à la fois.

    «Nous allons donc de ce pas recueillir le sang du serviteur du Mal qui cache la splendeur du Soleil et ternit son éclat d'une manière fort déplaisante! Je le jure, moi, Aalanna Pendragon, Grande Prêtresse et Gardienne d'Avalon de faire selon la volonté de votre maître. Car au commencement est la Parole, n'est-il pas? Je suis la chuchoteuse des Rois et protectrice donc de la Pomme, que votre volonté soit faite et je le clame, l'écarlate ne nourrira pas le Faux-Livre.»

    Sur ces mots, elle se tut, laissant le néant reprendre sa mélodie silencieuse. Mais avant de faire volteface pour partir vers leur Destin, Aalanna alla bénir à la manière des habitant de l'Île d'Alba, Eon de Beaumont. Avec douceur elle prit le visage de l'homme entre ses mains pour baiser son front, ne laissant que ses lèvres effleurer sa peau, son souffle, chaud, le réchauffer comme le ferait les rayon de l'Astre du Jour. Puis elle se retira, caresse d'une plume d'or non sans lui dire à voix basse ces mots en Ancien Langage : ~Llyfr y Gwaed yn fy meddiant, byddwn yn ei weld ar nes fy anadl olaf ...[Le Livre de Sang est en ma possession, je veillerais sur lui jusqu'à mon dernier soupir...]


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MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Lun 10 Sep - 0:12

[HRP : comme une semaine est déjà écoulée depuis le post d'Aalanna, j'ai préféré poster maintenant pour ne pas risquer de trop retarder le rp.]

Sybille...

Le nom sonnait en ses souvenirs, se changeant en notes de couleurs avant d'enfin évoquer une image de maturité voire de vieillesse. La Sybille était une femme déjà arrivée en son automne, ce qui lui donnait un côté sage voire inquiétant. On ne savait ce que la Sybille pouvait annoncer. Aussi bien l'heur que le malheur. Angel était devenue si sensible depuis sa rencontre avec Thalie. Elle, qui possédait déjà des sens hors normes, s'était vue gratifiée d'un surplus tel que bien peu de chant pouvaient désormais lui échapper. Elle avait l'oreille d'une grande artiste et la spontanéité d'une comédienne capable d'improviser dès qu'il le fallait.

Talents qui se confirmaient en cet instant. Moment où elle ne montrait que le visage d'une jeune femme chevalier heureuse de voir un de ses supérieurs frappés d'amnésie recouvrer enfin quelques souvenirs. Premier pas vers une prochaine guérison aux allures de renaissance et qu'elle espérait toute proche.

Je te le souhaite de tout coeur Urio. Même si ce coeur appartient à mon roi. Je pense à toi comme à un ami précieux qui revient à la vie. Je n'oublie pas que c'est toi qui m'a confiée au Loup d'Asgard. Que c'est grâce à toi que le monstre ne m'a pas atteinte...

Reconnaissante, elle était, la tendre Angel même si une pointe de jalousie s'éveillait soudain. Puisque c'était aussi lui qui allait accompagner son merveilleux roi en mission.

Des équipes s'étaient formées au gré des mots d'Eon de Beaumont. Urio et Sebastian iraient ensemble à la recherche d'un certain Clément Flamel. Nom qui avait lui aussi éveillé quelque chose chez elle. De quoi intriguer la jeune femme mais vu qui ils devaient affronter, cela prenait tout aussi tout son sens.

L'empaleur ne doit pas revenir. Il doit craindre Hypnos pour l'avoir ainsi scellé mais il a sous-estimé son esprit et son ressort. Mon roi est capable de tout. Il surprendra son agresseur de par ses capacités et ses plus surprenantes ressources.

J'ai toute confiance en toi, mon amour. Reviens-moi, un immense festin t'attendra...


Elle l'aimait tant mais ne s'était pas retournée. Elle voulait quHypnos soit fier d'elle. Que le fils de Nyx puisse s'enorgueillir de l'avoir à son bras le jour où cela serait possible. La Saltimbanque chérissait ce souhait impossible. Elle ne pouvait se permettre cela en public et parfois le monde onirique lui semblait si vide.

Lorsque tu n'es pas auprès de moi...

Elle songeait à ces amis chevaliers auxquels elle ne pouvait rien dire de son amour. C'était si lourd mais elle savait aussi qu'on ne lui pardonnerait peut-être pas une telle relation. Mais qui pouvait la juger ?

A la demande du chevalier de Beaumont, elle avait juste incliné la tête en signe d'assentiment. Tout ce qu'il venait de se passer était gravée en sa mémoire. Capable de retenir tout ce qu'il se déroulait devant elle. La sortie de la jeune femme se tenant auprès d'Aalanna puis celui de son amour et du Cancer.

L'instant de leur départ n'allait d'ailleurs pas tarder à venir et elle finit par se tourner vers la dame d'Avalon. Celle qui avait tenté d'approcher ses secrets, la part d'ombre qui dormait en elle. Angel ne lui en voulait pas. Sans doute était-ce dans sa nature de tenter de s'approcher des autres mais la Souris n'était pas n'importe qui non plus. En elle, la lumière et l'ombre se mêlaient à l'harmonie et à l'art. Et tous ensemble débouchaient sur les portes d'un immense royaume. Le monde onirique qu'Hypnos et elle s'étaient construit. Un monde dont elle seule détenait la clé. Tout autre ne ferait que frôler la part d'ombre.

Enfin, le temps des présentations semblait être venu et révélant sa Lyre, elle se présenta.

- Bien, il est temps d'éclaircir le choses entre nous, je suis Angel de la Lyre, chevalier de la déesse de la Sagesse. Si la Lyre est le seul moyen d'apaiser la Bête, ce sera avec joie que j'enchanterai le chemin de la dame d'Avalon de mes plus beaux accords.

Elle s'inclina en une révérence digne de la dame dont elle avait pris les atours.

- Et si je puis me permettre ma dame, veillez à être au mieux lorsque nous serons hors de ces murs. Cette robe me semble vous étouffer plus que vous sublimer.

Un tendre sourire et elle se tourna vers les Poissons.

- Seigneur des Ronces, si vous d'accord, nous pourrions y aller.

Roi de mon coeur, j'espère te revoir bientôt. Mon amour, tu me manques déjà tant.
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Celsius


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MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Mar 11 Sep - 0:03

:: Until the Bitter End :.
Celsius était resté discret pour n'agir qu'en spectateur. Qu'il soit aussi effacé lui permettait d'avoir une vue d'ensemble de ses soi-disant alliés sans que ceux-ci ne s'intéressent à lui. Ce n'était pas le cas de tous, bien évidemment - il ne l'espérait plus depuis qu'Aurora l'avait percé à jour. Si détaillées que soient ces explications, il n'en était pas satisfait. Comme si quelque chose manquait. Quoi qu'il en soit, le danger était, lui, bien réel. Il fallait parer au plus urgent et neutraliser la menace avant de tâcher d'y voir plus clair. Et faute de mieux, il allait devoir collaborer avec ceux qui étaient autrefois ses ennemis jurés. Par chance, la partenaire dont on l'avait affublé n'en faisait guère partie. Sans doute aurait-il révisé son jugement s'il s'était douté de la relation qu'elle entretenait avec le Dieu des Rêves. Mais pour l'heure, là n'était pas la question et il ne le savait que trop bien.

Eon de Beaumont avait alimenté ses doutes plus qu'il ne les avait dissipé, mais au moins y voyait-il un peu plus clair à propos de cette histoire sordide. Il avait toujours peine à y croire, mais tout semblait indiquer que les créatures fantasmagoriques était à l'oeuvre et qu'ils étaient les seuls à pouvoir y mettre un terme. Après tout, son propre pouvoir ne dépassait-il pas les limites de la compréhension de tout être normalement constitué ? De surcroît, s'en assurer par soi-même était le mieux qu'il puisse faire s'il désirait à ce point être fixé. Aussi allait-il docilement se plier aux exigences de son hôte, dans un premier temps tout du moins. Si les réponses qu'il trouvait en chemin ne lui convenaient pas, il ne dépendrait que de lui de le confronter. Il en serait toujours temps.

Après que ces éclaircissements lui aient été donnés, le Roi des Ronces garda le silence, quand bien même il n'en était pas satisfait. Manifester sa méfiance devant tant de monde ne jouerait pas en sa faveur, et sans doute le présumé Oracle d'Apollon en aurait-il plus d'un de son côté. Il n'avait aucune envie d'entamer un débat qui n'aurait de toute façon pu être que stérile avant d'avoir obtenu la preuve formelle de la véracité de ses dires. Par commodité, il préféra se défaire de sa cape de voyage. Les invités dont la perspicacité n'avaient pas suffi à voir à travers en avaient obtenu les moyens grâce à la langue trop bien pendue de celui qui les avait réunis en ces lieux. Même dans la pénombre, son armure d'or brillait d'un éclat surnaturel, que son parfum envoûtant ne parvenait qu'à mettre en valeur. Une allure prestigieuse, à n'en pas douter.

Mais encore fallait-il la mériter, se dit-il en son for intérieur. Désormais, le doute n'était plus permis, même s'il lui en coûtait de révéler ainsi sa condition. Elle n'avait rien d'un honteux secret. Il ne tenait à la passer sous silence que par respect envers Athéna, tant il avait perdu foi en lui et craignait d'entacher la réputation de ses Chevaliers. C'était d'autant plus vrai qu'il faisait équipe avec l'un d'entre eux. Afin de se tranquilliser, il préféra penser que sa présence lui serait bénéfique. En présence d'un Saint de rang inférieur au sien, il se devait d'être irréprochable. Nul doute qu'il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour que Angel n'ait pas à rougir de ses supérieurs, bien que tout porte croire qu'elle était plus âgée que lui. Leur commanditaire semblait tout connaître d'eux, dans les moindres détails : aussi était-il étonnant qu'il ait jugé préférable de ne pas le laisser agir seul tout en sachant quel danger il pouvait être pour son entourage.
Comme vous voudrez. déclara-t-il, laconique.
Citation :
Désolé, le changement d'ordre de post m'avait échappé. Cela ne devrait plus se reproduire.
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MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Mer 12 Sep - 18:49

Les nouveaux tours :

- Angel
- Celsius
- Aalanna
- Urio
- Hypnos


72 heures entre chaque post comme avant !
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MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Dim 16 Sep - 11:50

La nuit était encore porteuse de cendres et de tourmente lorsque le trio sortit du château à destination de Paris. La jeune artiste avait pris soin de garder sa voiture. Qu'au moins leur départ et leur arrivée se fassent avec une certaine discrétion et puis, en ce lieu ils seraient un peu plus tranquilles, pour préparer leur expédition.

Le regard d'Angel s'était posé sur Aalanna. Elle était comme auréolée d'une aura plus qu'attirante. Chose qui intrigua la blonde artiste. Une telle présence, aussi empreinte de lumière, ne passerait guère inaperçue dans les rues de Paris. Songant à cela, elle sentit l'allure diminuer. Le cocher avait suivi ses ordres, prêt à s'arrêter dans le premier coin sombre venu. Le chevalier de la Lyre se tourna alors vers ses deux compagons.

- En cette heure, Paris grouille de malandrins et de détrousseurs de toute sorte. Passer inaperçu jusqu'à Notre dame serait l'idéal.

La Saltimbanque avisa ensuite le jeune chevalier des Poissons. Avec son allure angélique, il pourrait facilement détourner l'attention sur lui. En plus l'éclat de l'or. Qu'y avait-il de plus attirant pour les détrousseurs avec un jeune agneau en prime ?

- Vous êtes celui qui attirera le plus l'attention, Celsius des Poissons. Un jeune noblieau venu s'encanailler en ville. L'or qui vous pare sera comme un phare pour eux. Et poursuivant. Le mieux est encore qui vous marchiez à quelques pas de nous. Si mes souvenirs sont bons, vous n'avez absolument rien à craindre de qui que ce soit et êtes le plus rapide nous trois.

La porte de la voiture s'ouvrit alors et Angel attendit que ses deux compagnons soient descendus pour rapidement refermer. A peine quelques minutes plus tard et elle descendit, enveloppée d'une longue cape sombre avant de rabattre la capuche. Un sourire en guettant la réaction d'Aalanna face à sa nouvelle apparence.

- Ce que vous transportez, dame Aalanna, est plus que précieux. Je suis la Saltimbanque du Sanctuaire et pour quelqu'un ne nous connaissant pas encore assez, j'en ai suffisamment vu pour tromper ceux qui pourrait nous tomber dessus.

Elle rabattit alors la capuche sur sa longue cjevelure blonde avant de tendre à sa compagne une cape semblable à la sienne.

- Se tromper sur l'identité d'un adversaire ne doit se faire qu'à notre avantage. Cela doit vous paraître une méthode de lâche mais c'est aussi parfois la seule dont les femmes disposent. Sans doute comprenez-vous de quoi je parle. L'Eglise est loin d'être mon alliée. La passion ou plutôt l'envie d'assouvir sa soif de luxure de certains de ces soit-disant hommes de dieux a détruit la vie de ma famille.

Sur ces quelques paroles, elle s'était approchée d'Aalanna avant de plongere son regard dans celui de la dame d'Avalon.

- Mon art me permet de me faufiler pratiquement partout. Le seigneur des Poissons lui n'a aucun besoin de ce subterfuge mais, pour notre mission, mieux vaut que nous lui ouvrions la porte le plus discrètement possible au lieu de l'obliger à l'enfoncer.

Elle pinça la corde laissant s'élever une mélodie plus que douce.

- Si nous devons affronter la Bête, autant être au plus près et que nous puissions l'acculer. Qu'en pensez-vous ? Le son de la Lyre n'en sera que plus efficace. Je n'aurai de cesse de jouer, à vous d'exploiter au mieux le charme de la mélodie. Laissez les sentiments qu'elle vous inspire vous guider si d'aventure nous nous retrouverions séparés.
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Menelaos


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MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Lun 24 Sep - 17:29

Celsius n'est plus dans ce scénario !

Vous pouvez continuer !

Juste une chose, comme la Campagne vient de commencer, nous passons en mode chronique pure. Les joueurs doivent cependant poster régulièrement pour suivre le scénario, le délai moyen sera de 5 jours désormais.
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Eilaine


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MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Mar 25 Sep - 22:03



    La lune, radieuse, illuminait Paris de ses rayons laiteux. Le vent soufflait dans les arbres, secouant leurs ramures, les cendres aussi. Doucement la ville se remettait de l'incident, mais des chimères aux faces horribles se tapissaient dans l'ombre. Tous ceux dotés de l'énergie issue des étoiles devaient le ressentir comme elle. Aalanna ne sut contenir un petit frisson en regardant à l'extérieur de la calèche. Le paysage avait filé bien vite, la campagne laissant sa place à la majesté de la ville. Si d'ordinaire la Prêtresse préférait cent fois le calme de la nature, elle fut agréablement surprise par le chant de Paris, la ville au milliers de lumière. Son regard se perdit à la contemplation de la Seine dont la surface était baignée par les bras de l'Astre d'Argent. Il lui fallut quelques secondes pour entendre les paroles de la blonde artiste.
    Tout sourire, Aalanna lui offrit un petit sourire gêné : elle avait raison, la prudence était de mise, surtout quand on savait qu'elle était en possession d'un objet très précieux ! Le collier reposait à la naissance de ses seins, la froidure du bijou l'interpellait sans cesse si tôt qu'elle en ait oublié la présence. Distraitement, elle joua avec du bouts des doigts. D'une voix douce, elle répondit aux craintes de la Saltimbanque du Sanctuaire.

    « N'ayez aucunes craintes, je sais me faire aussi discrète qu'une souris. Mais puisque vous semblez être une connaisseuse en la matière, je préfère suivre votre instinct. Là d'où je viens, nous sommes tous parés d'un manteau de brumes... puis-je me montrer d'une quelconque aide en appelant la « Promesse Diaphane ? »»

    Pour allier le geste à la parole et après s'être coiffée du capuchon de cette cape aux teintes ternes, Aalanna tendit les mains vers la demoiselle. Aussitôt, un épais brouillard s'envola de ses paumes pour danser tout autour d'elles. Celsius ne devait à présent plus les distinguer. Un fin sourire auréola son visage de porcelaine.

    « Voilà ma contribution à votre entreprise jeune dame . Sachez aussi que je ne porte pas l'Église en grande estime, pour des raisons que je tairais. Disons juste que cela se rapproche des vôtres.»

    Sa mine s'était faite plus sombre. Le son du pincement des cordes de la lyre suffirent cependant à apaiser son âme troublé. Elle eut vite fait d'oublier le passé, et Gilles de Rais qui hantait encore ses songes.

    « Je suis familière à ce genre de mélopée, aussi peut-être vous accompagnerais-je en cas de besoin, avec la harpe du Dieu Druide Dagda. Maintenant, souhaitons nous bonne chance !»

    Le subterfuge des brumes s'intensifia quand les dames sortirent de la calèche. De son côté l'homme aux Roses en profita pour se faufiler plus loin, à l'abri des regards. Happé par les ombres...
    Quant aux deux femmes, celles-ci se hâtèrent de parcourir la distance qui les séparaient encore de Notre-Dame. Le brouillard dans la nuit se teinta de bleu. Aalanna marqua un temps d'arrêt, subjuguée par la grandeur de l'édifice. Le cœur un peu battant, se sentant écrasée par le poids de ce Dieu unique, la druidesse redressa les épaules pour se donner un peu de courage et de contenance. Elle souffla à sa compagne :

    « Jamais je n'ai vu bâtiment aussi grand, aussi beau et compliqué à la fois... mais cela ne lui enlève pas cette souillure que je ressens chaque fois que je passe à côté de la maison de ce... Dieu.» Un frisson « Eon de Beaumont nous a dit que nous trouverons la « Bête » tout en haut, là...»

    Montra t-elle, un peu évasive tant tout lui semblait grand. Ses yeux cessèrent de fixer le plus haut clocher, leur but. Un bref moment, il lui sembla que les cloches se mirent à tatillonner, mais ce n'était là que le fruit de son imagination. Ou une prémonition du Livre des Psaumes qu'elle conservait toujours avec elle, tout prêt de son cœur...

    « Allons-y !»

    Il était temps de s'engouffrer dans la gueule du loups...
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Urio


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MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Mar 25 Sep - 23:05

L' air frais et vivifiant de Versailles avaient redonné un certain peps au chevalier d' or, de plus que sa remise en selle pour un retour de sa mémoire vive. Lui qui avait été jusque là dans un brouillard des plus horrible allait redevenir fidèle à lui même et à ses idéaux. Il était sur le bon chemin. Dans ses mains, il tenait toujours ce fameux rosaire en répétant le nom de Scipion, des petits flashs aussi excitants qu' énervants commençaient à venir et à s' installés dans son esprit. Cette voix dans sa tête qui commençait à se faire persistante....

Urio, bats toi...

Alors que cela faisait maintenant une bonne demie-heure que Urio état dehors, son nouvel équipier pointa le bout de son nez. Au son de cette canne, le saint se retourna avec un sourire béât et entendit Sébastian lui parlait et rire sur la fin.

Ah, pardonne moi, Sébastian ! C' est vrai que c' est immense comme lieu. J' aurais peut-être dû t' attendre ?... Que t' es t' il arrivé avec cette jambe ? demanda t' il avec amicalité.

L' homme à la canne ne tarda pas à rentrer dans le vif du sujet et reprit ce que le chevalier de Beaumont avait demandé. Partir à la recherche d' éléments sur la vie de Nicolas Flamel. Le premier lieu, cette fameuse église. Ces recherches avaient pour but de les faire avançaient vers celui qui était l' ennemi du roi.

Pas de problème. Appelons nous par nos prénoms se sera un bon moyen pour commencé à se connaître. Et oui, allons trouver une voiture afin de nous rendre à cette fameuse église. Je vais voir par là-bas, il y a du bruit...

Le bruit en question était celui de chevaux. Des hennissements de partout. Urio partit donc sur le côté et aperçut des box somptueux, des voitures déjà attelées et un homme qui était entrain d' en prendre soin. Avec respect et politesse, il se permit donc de le coupait dans son travail.

Pardon monsieur, mais nous aurions besoin de votre aide pour que nous puissions nous déplacer jusqu' à l' église de Saint-Jacques-De-La-Boucherie. Nous sommes des invités du roi et du chevalier de Beaumont Est-ce possible s'il vous plait ?

L' homme en question arrêta son travail et ouvrit les portes de la voiture.

Pas de problème monsieur. Vous êtes un invité du roi et je suis l' un de ses sujets, donc je vous conduirez là-bas rapidement.

Oh, merci à vous... allons cherchez Sebastian !!

La voiture se mit en route, s' arrêta prendre le nouvel ami d' Urio et prit la route de cette fameuse église. Sur le chemin de ses fameuses recherches, le calme régnait paisiblement. Versailles et ses alentours disparaissaient pour laisser la vue à sa capitale divisée par les deux rives au bout de très longues minutes. Puis, la calèche s' arrêta devant l' édifice religieux en question. Elle s' étirait sur une bonne longueur et son clocher était très haut de style gothique, l' intérieur allait être intéressant à visité.

Voilà messieurs, vous y êtes. dit le conducteur en sortant de la voiture pour pouvoir ouvrir les portes de la voiture.

Merci bien monsieur.

Urio et Sébastian se retrouvaient aux portes de l' édifice situé dans le quartier très fréquenté de la boucherie. Beaucoup de monde y étaient à en voir le va-et-vient important de ce flot inintérompu des badots parisiens. Qu' allait leur jouer comme mauvais tour le destin cette fois-ci ?
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MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Mer 26 Sep - 2:06

Parfait, le courant semble passer entre nous. Cela facilitera la suite des opérations.

Apparemment mon déguisement avait fonctionné à merveille, j’avais gagné la sympathie de mon compagnon de route, il était déjà à vouloir en apprendre d’avantage sur ma personne, ou plutôt sur le rôle que je jouais à la face du monde.

« Une blessure de combat Urio, j’ai appris à mes dépends qu’il faut parfois plus qu’un coup pour terrasser sa proie. J’en paie encore le prix aujourd’hui, chaque fois que le temps vire à l’orage comme maintenant. »

Le ciel se couvrait de lourds nuages sombres, la pluie ne tarderait plus, il était temps pour nous d’y aller. L’église nous attendait.

« Oui vas-y je t’attends ici, ne m’en veux pas si je ne clopine pas avec toi, je vais me reposer un moment ici à t’attendre. »

Son départ me permis de m’interroger sur l’éventualité de retourner voir en privé ce mystérieux chevalier de Beaumont, de l’interroger cette fois-ci hors de la présence de mes compagnons de quête, peut etre serait-il alors plus loquace que face à de simple mortel, lui l’oracle d’Apollon.

Non, le temps n’est pas encore venus pour notre confrontation, j’ignore encore trop de chose alors que lui semble déjà en savoir beaucoup. Je dois d’abords me rendre compte des évènements de la capitale, et ensuite je pourrais en déduire les actions et inactions de cet homme. Patiente, encore et toujours de la patiente.

Ce fut à cet instant que mon compagnon revint accompagné d’un écuyer et d’une calèche qui serait fort utile à la vue de la pluie qui menaçait au-dessus de nos têtes, et puis le chemin promettait d’etre long et dangereux.

« Rapide à ce que je vois, il est vrai que le temps nous est compté, hâtons-nous chevalier, cocher, à l’église Saint-Jacques-De-La-Boucherie et au galop ! »

Montant avec difficulté dans la voiture, je comptais bien profiter du voyage pour m’introduire plus en profondeur dans l’esprit de mon compagnon, mais avant cela lui aussi devait etre mieux informé au sujet de notre situation et de nos ennemis.

« J’ai crus comprendre que tu étais amnésique chevalier, et apparemment tu n’entends pas grand-chose à toute cette histoire, tu dois même te demander ce que tu fais ici, la promesse du chevalier de Beaumont doit etre une providentielle bouée de sauvetage pour toi n’est-ce pas ? »

Je parlais d’un air compatissant avec le sourire de ceux qui s’intéressent à leur prochain, une apparence d’empathie qui devait servir à faire fondre la glace entre nous.

« Mais il serait fort peu sage de nous lancer tous deux dans cette aventure avec tes carences évidentes, ton passé peut attendre, pour le moment laisse-moi t’en apprendre un peu sur nos ennemis et sur leur pouvoirs. Si le nom de Vlad dracul te dit quelque chose, alors sans nul doute son règne doit lui aussi te revenir en mémoire, il naquit en 1431 en Transylvanie et fut nommé prince de Valachie à trois reprise, son règne fut marqué par son sens de l’honnêteté et son respect quasi fanatique de l’ordre, il faut que tu saches que sous son règne, la plus petite faute pouvait etre punis de mort, plus précisément punie par le pal, mais honnêtement, toute les forêts de Valachie n’aurait pu suffire tu l'imagines sans doute. »

Je marquais une petite pause afin d’ajouter un sourire amusé à la narration de cette courte histoire.

« Ce qui est notable dans son règne, fut son caractère extraordinaire, tout d’abords par l’usage assez maniaque qu’avait cet homme pour le pal, il empalait pour à peu près tout comme tu dois l’avoir compris, lors de la guerre qui l’opposa au sultan régnant sur l’empire ottoman, il pratiqua la méthode de la terre brûlée, saccageant, brulant, pillant, empoisonnant tout sur son passage de manière à ce que les soldats ottoman ne puisse plus rien trouver d’autre que des cendres et du poison sur leur chemin. Mais alors qu’il semblait recouvrer petit à petit la victoire, son propre frère s’associa au sultan et se lança à sa poursuite, bien décidé à prendre la place de son frère sur le trône, finalement acculé à la forteresse de Polenari, il y perdit sa femme qui tomba d’après la légende du haut de la falaise que la forteresse surplombe. Mais Vlad réussit à s’enfuir, il partit pour la Transylvanie afin d’y trouver des alliés et se venger de son frère, mais l’histoire peut s’avérer bien cruelle. Le souverain local, un certain Corvin, fut convaincu par ses conseillers de prendre le parti du jeune frère de Vlad, qu’il fit donc arrêter et jeter en prison en 1462. Il y restera pendant douze ans. »

Mon compagnon devait se demander ce que cette histoire venait faire dans notre quête, si sa passion pour l’histoire de son espèce ne semblait pas particulièrement le passionner, il en comprendrait bientôt la nécessité.

« Et c’est maintenant que son histoire devient intéressante pour toi. Imagines-tu un peu ce qui a bien pu se passer en prison durant ces douze années ? Imagines-tu la force et la détermination de cet homme qui lutta sans relâche pour retrouver un jour sa liberté ? Maintenant crois-tu qu’il ait fait ça seul, ou bien penses-tu qu’il fut aidé dans sa tâche par quelques bienfaiteurs anonymes ? La suite de l’histoire devrait t’aider à trouver ta réponse, Vlad fut finalement libéré en 1774 après douze années d’emprisonnement, et alors il se dirigea vers Bucarest, qui à cette époque n'était encore qu’une petite bourgade endormie, mais avec l’arrivé de Vlad, la ville gagna étonnamment vite en prestige et en influence, en quelques années elle devint plus puissante et plus florissante qu’elle ne le fut jamais, à telle point qu’elle devint bientôt la capitale de Valachie, et, comble du sort, Vlad fut de nouveau nommé prince. N’est-ce pas un retour magnifique ? »

En effet, un retour superbe, mais il n’y fut pas pour grand-chose.

« Hélas pour lui, son glorieux retour fut de courte durée, car après son dernier sacrement, il fut finalement tué lors d’une bataille en 1476, son corps fut décapité et sa tête envoyé au sultan qui l’exposa sur une pique pour prouver à tous que Vlad III dit Tepes n’était plus. Tout du moins c’est ce qu’affirme la légende, celle connue du grand public. Mais toi et moi savons que cela n’est qu’une partie de la vérité, notre présence ici en est une preuve n’est-ce pas ? »

Notre présence oui, mais pas seulement.

« Comme tu as dut le comprendre, Vlad passa un marché avec de sombre entités, des entités à la fois anciennes et puissantes, elles surent l’utiliser tout en restant dans l’ombre et même aujourd’hui nous n’avons que des suppositions sur leurs véritables identités, ce que nous savons en revanche, c’est que leurs pouvoirs est très dangereux et touche à la nécromancie dont je suis moi-même un grand connaisseur. »

Devant l’expression surprise voir méfiante de mon compagnon, des explications semblaient s’imposer.

« Ne t’inquiète pas, je ne la pratique que pour son intérêt scientifique, pour apprendre en quelque sorte. Vois-tu, il réside en elle un pouvoir qui peut etre utiliser de bien des façons, et trop souvent la vision du mal est la seule que les gens retiennent, mais il y a une autre facette, plus difficile, plus longue, plus repoussante, celle de la maitrise du cycle de la vie et de la mort, celle-là même que nombre de légendes nomment via différents noms comme fontaine de jouvence, saint graal, ambroisie… Toutes ces substances visant à garantir l’éternité à l’homme, un rêve de vieillard. »

Je partis d’un rire léger à l’idée d’un nécromancien essayant sans fin de synthétiser l’ambroisie ou le nectar sans l’aide d’un dieu. Seule la défaite et l’échec le salueraient.

« Ou alors le rêve de tout hommes, y compris les plus grands, les plus puissants de ce monde. Les rois, les empereurs, les nobles, tous tueraient pour un tel produit, ce fut également le cas de Vlad tepes qui dut donner tout ce qu’il avait en échange de cette non-vie d’esclavage sans fin, car oui il vivrait éternellement, mais à quel prix ? De cela aussi je ne peux que supposer. Cependant il vécut, au-delà de sa première mort, il revint de la tombe et se cacha durant des siècles, reclus dans les tréfonds de la chaines montagneuse des Carpates, un lieu qui suinte d’énergies étranges et anciennes où il attendit, ou tout du moins se fit oublier de presque tous, jusqu’à récemment, il est maintenant de retour, ici même, à Paris, et sa malédiction l’accompagnent, comme porteur d’une infection pouvant causer la fin de notre espèce, il doit etre éliminé une bonne fois pour toute. »

Me radossant contre le dossier de mon siège, je poursuivis d’un ton plus dynamique.

« Si tu te demandes encore pourquoi tu es parmi nous, alors j’imagine que tu as dut oublier également quelles sont tes attributs en tant que chevalier d’or du cancer. Pardonne-moi si je me trompe, mais il est dit que vos capacités sont celles d’extraire ou de détruire les âmes elle-même sans avoir à passer par le corps, ce qui ferait de toi une aide indispensable contre les marionnettes mort-vivantes de notre ennemi, alors que les armes physique resteraient sans effets, tu pourrais les anéantir par dizaines en détruisant ce fragment d’âme qui les contrôles. Si bien sur les rumeurs sur tes capacités de chevalier d’or du cancer sont vraies. »

Je n’avais bien sur aucun doute sur la véracité de ces dires, mais lui en avait-il ?

« Oh nous sommes presque arrivé. »

L’église était en vue, mais ce ne fut ni le clocher ni l’église en elle-même qui m’intéressait, c’était sa bibliothèque et son cimetière.

« Mais au fait j’y pense, connais-tu le sieur Flamel ? Un homme au moins aussi fascinant que Vlad Tepes, mais je te conterais son histoire une autre fois, à une heure plus favorable, à présent nous devons nous hâter, et dieu sait que cette maudite jambe ne va pas nous faciliter l’affaire tant que le climat sera aussi maussade. »

Maintenir cette illusion commençait sérieusement à me peser, mais le temps n’était pas encore venu pour le changement. Marchant aussi vite que me le permettait mon état, je sortis de la voiture à la suite d’Urio pour me diriger vers l’entrée de l’église.

« D’abords la bibliothèque, ensuite le cimetière. »

Encore une fois, la lettre de la très pieuse reine de France nous fut bien utile, un curé nous escorta jusqu’à la salle où se trouvait entreposé en attente de classement la plus grande collection de document traitant de notre homme.

Et quelle coïncidence, ce nécromancien à sa fausse tombe ici même. Que nous mijotes-tu donc cher N.F ?

Prenant une chaise et une chandelle, je commença l’inspection des documents ici présent.

« Cela promet d’etre long, mais nous devons en apprendre un maximum sur notre homme, regarde dans ces documents si tu trouves quoi que ce soit qui te semble suspect, comme des comptes en banques anormalement remplis, des virements inexpliqués ou des possessions surprenantes. C’est un jeu de piste et plus nous en saurons, plus infaillible sera notre contre-attaque. »

Nul doute que nos ennemis devaient déjà etre en marche, à notre poursuite même, j’avais laissé des consignes pour que l’on ne nous dérange sous aucuns prétextes, ainsi un maximum de mortel n’aurait pas à voir la suite.

Et qui sait, ce seau pourrait bien voir ses derniers instants.
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MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Mer 3 Oct - 18:22

    Notre Dame brillait dans la brume, les sons des cloches se répandaient dans les rues. Chaque Saint semblait regarder les petites souris en train de pénétrer la demeure de Dieu dans un silence amusé. Des hommes et des femmes de basse extraction priaient pour vivre quelques joueurs avec un peu de pain, le bourdon éclata alors de mille tonnerres pour répondre à leur demande silencieuse dans la prière. Chaque son changeait d'humeur et de couleur dans le haut des flèches de l'antique Cathédrale de Paris.

    " Que voulez vous jeunes demoiselles ? "

    Un chuchotement dans le lointain du son des cloches. Un homme observait les nouvelles venues sans se montrer, il n'osait pas, il pouvait deviner leurs puissances et cela l'inquiétait. Pourquoi encore des éveillés dans son domaine ? Pourquoi venir ? Est ce sa faute s'il est né ainsi ? Il s'enfuyait alors sans cesse dès que des inconnus apparaissaient mais là, une odeur étrange l'avait immobilisé. Il ne savait pas pourquoi mais il ne pouvait détacher son regard des deux jeunes inconnues. Soufflant dans ses bronches, il savait que le temps était venu de se dévoiler au Monde, lui le sinistre Pascek.

    Il descendit l'escalier en colimaçon qui menait aux cloches et ouvrit la porte en retirant le verrou... La porte se débloqua alors au passage des deux jeunes femmes... Cette invitation dans le monde des Gargouilles était une chose qui pouvait faire peur, le sang et les armes ne pouvaient souillées les lieues et les mignons de son ennemi ne pouvaient être de telles créatures cachées sous leur cape d'apparat... Deux prunelles émeraude brillaient dans l'obscurité en regardant les dames, l'invitation était faite !
    *********


    Près d'une petite église, une obscure maison était attenante à elle comme un ancien presbytère. Le cimetière laissait une légère brume argentée marcher lentement sur les marbres et les gisants dans un silence royal. Les deux hommes étaient sortis de leur calèche en devisant sur la nature de l'immortalité et de la mort. Chose fort intéressante pour deux mortels - enfin techniquement oui dans l'état actuel des choses - mais inutile pour celui qui les vit sortir en se séparant pour visiter les premiers lieues.

    Le cimetière comme l'Eglise ne montrèrent rien de bien particulier. Alors que le chevalier d'or du Cancer quittait l'église, il vit un homme devant lui en robe de bure blanche. Il n'y avait pas grande chose à dire si ce n'était sa longue chevelure noire de jais et ses yeux bleus comme des serpents. Il s'approcha alors du Cancer pour le scruter de plus prês.

    " Voilà une bien étrange visite, qui êtes vous ? Vous êtes ici dans mon domaine et je ne crois pas avoir attaqué le sanctuaire de la Déesse de la Sagesse ! Se retournant vers Sebastian qui revenait de son enquête. Ni attaqué le vôtre Monseigneur ! Si vous venez voler la Pierre Philosophale, moi, Heylel Theomim Thoabath, disciple de Maître Flamel, vous renverrai dans vos terres en vous transformant en statues de sel ! "

    Levant ses mains, des séries de pentacles se tissèrent dans une encre étrange sur sa peau avant que deux estafilades les illuminent dans des flammes incandescentes. Ces dernières fusionnèrent alors avec la roche aux alentours pour créer quatre immenses golems de pierre et de flammes. Il était prêt à se défendre, à défendre la mémoire de feu son maître de la folie des anciens Dieux et de leurs caprices permanents.

    " Jamais, jamais je ne vous permettrai de toucher à son oeuvre... sa vie.... elle vous a pas suffit ? Votre Maître, l'Empaleur, serviteur de la Déesse Athéna, a trahi tout ce que pourquoi le don de longue vie lui avait été donné.... Je ne vous laisserai pas avancé.... "

    Froid avec des larmes aux yeux, étrange paradoxe, ses propos étaient si perdus dans des méandres de ses pensées. Rien n'était clair et il le savait, mais il ne pouvait s'empêcher de laisser sa haine le traverser, trahison d'Athéna, trahison de la sagesse et de la Connaissance ! Il ne laisserait pas l'alliance de l'enfer et de la sagesse détruire ce pourquoi son Maître s'était battu pour un monde de paix et d'harmonie entre la vie et la mort...

    Citation :
    HRP : ordre des posts (5 jours pour rappel entre les posts) :

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    - Urio
    - Angel
    - Aalanna

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MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Mer 3 Oct - 22:22

« Je crains que nous ne trouvions rien en ces parchemins, comme je l’avais redouté. Tout ce qui aurait pu nous intéresser à dut etre détruit ou caché. Partons cher Urio, nous perdons notre temps en ces murs. »

Et notre véritable cible doit être toute proche à présent.

En effet quoi de mieux pour débusquer un ennemi un peu trop discret que de le faire venir à soi ? En quittant le caractère relativement tranquille du palais de Versailles, nous nous assurions que les serviteurs de nos ennemis nous suivraient, voir nous attaqueraient.

Cette fois j'aurai l’avantage de la surprise. Ce sceau me donne l’anonymat, et mon talent fait le reste, que ce petit jeu dure aussi longtemps que je le jugerais nécessaire, j’apprends beaucoup en feignant l’ignorance.

Il restait la tombe du sieur Nicolas à fouiller, mais cette fois il valait mieux attendre la nuit et le couvert des ténèbres pour agir, peu de gens aurait alors la mauvaise idée de nous déranger. Pour le moment nous devions quitter cet endroit de la manière la plus tranquille possible afin que nos ennemis ne se doutent de rien.

« Passe donc devant, je te suis pas à pas. »

Encore une fois Urio avait pris les devants et me précédait de quelques mètres alors qu’il fut stoppé par l’apparition d’un homme vêtu d’une longue bure blanche.

Ah enfin, le fait d’etre à l’arrière permet d’éviter ce genre de désagréments, je te laisse le soin de t’occuper de cet ennemi.

Mais quelle ne fut pas ma surprise en découvrant que notre ennemi se présentait comme étant le disciple de notre homme à présent disparut.

Fascinant, le destin semble me sourire. Et cet imbécile en révèle tellement sans le vouloir.

En effet cet Heylel en révélait même un peu trop, non content de parler à haute voix de la plus grande création de tout l’ars magnus, il fit appel en pleine rue à des golems de pierre issus de ses invocations ésotériques.

Petit imbécile, tu tiens vraiment à ce que tout Paris nous repère ?

Si cela aurait plus que certainement aussi fait venir nos véritables ennemis, une telle manifestation de puissances hérétiques pouvait conduire sur le bûcher, à l’inquisition, ou à la torture, voir les trois.

Et je ne suis pas sûr de pouvoir prédire dans quel ordre.

Néanmoins notre invité m’avait révélé plus que je ne l'aurai souhaité simplement sous le coup de la colère.

Un disciple donc, il pourrait y en avoir d’autre… La pierre philosophale ? Ainsi ce vieux fou ne l’avait pas détruite à sa mort présumée et mieux encore elle se trouvait ici, vraisemblablement à Paris même. Et oh ? Il nous prend pour des serviteurs d’Athéna, il semble savoir pour Urio sans doute à cause de son armure, mais il ignore nos noms. Aucune chance qu’il sache à mon sujet, mais alors qui suis-je pour lui ? Hum, voyons voir si je peux tirer profils de cette situation.

Je m’avançais jusqu’au niveau de mon compagnon dont l’armure rutilante nous interdisant toute discrétion et inspecta du regard à la fois cet alchimiste et ses créations.

Hum, du beau travail, pour un humain, en revanche son esprit laisse à désirer.

« Cher monsieur, je doute que vos créatures soient du meilleur effet si par malheur la populace venait à les découvrir. Je ne pense pas avoir à vous enseigner le sort que nos semblables catholiques réservent à ceux pratiquant les arts secrets, fussent-ils disciple du sieur Flamel. Veuillez tout d’abord calmer votre colère, elle vous rend idiot et dangereux et je ne pense pas que votre maître approuverez un tel étalage de force pour résoudre un hypothétique problème. Si cela peut vous aider, je vais vous apprendre deux trois petites choses qui devraient apaiser votre esprit à notre sujet. »

M’inclinant légèrement face à l’alchimiste, je parlais d’une voix claire et ferme ainsi que l’on s’exprimerait face à un enfant querelleur.

« Je me nomme Sébastian, érudit et conseiller de sa majesté le roi louis XV dit le bienheureux, et si je suis ici ce n’est nullement pour venir faire du tort au travail de votre maître que je considère moi-même comme l’un des plus grands hommes de ce siècle, mais bien pour apprendre de lui et de ces découverte pour mettre un terme au agissements de celui que vous semblez déjà connaitre, le compte Vlad Tepes, revenus de la chaîne des Carpates et maintenant présent ici même dans la capitale avec à sa disposition de nouvelles forces, de terribles forces faisant appel à la nécromancie. Je ne cherche pas à vous effrayer, mais la menace est bien réelle et elle est parmi nous. Aussi je vous le demande, si d’une quelconque façon vous pouvez nous aider dans notre lutte contre l’Empaleur et ses légions, alors faite, au nom de votre maître. »

Les dés étaient jetés, il ne me restait plus qu’à attendre.
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MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Ven 5 Oct - 14:36

Petit retour en arrière, dans la calèche....

Alors qu' une nouvelle amitié paressait prendre forme, le jadis chevalier du cancer écouta toute l' histoire que racontait Sebastian. Les yeux grands ouverts et les oreilles prêtes à tout entendre, Urio n' en revenait pas et ses yeux ne laissaient paraître aucun mensonge à aucun moment. Juste par petite intervention, il trouva l' espace nécessaire pour répondre dans les trous.

Oui, effectivement, je suis amnésique depuis quelques semaines, quelques mois, maintenant. Je ne sais vraiment plus rien et c' est par chance, ou non, qu' un chevalier d' or tomba sur moi. Il s' appelait Shion et était porteur de l' armure d' or du Bélier. Il essaya de m' en apprendre un peu plus sur moi, mais en vain. Alors il s' empressa de me faire revenir chez moi, sur mes terres, au sanctuaire et de me montrer mon temple et mon rang dans cette chevalerie. Puis, aussi, étrangement, je reçu cette lettre qui comme toi me fit venir sur Paris... Impensable, hein, Sebastian !? ..mais je te le concède, je veux retrouvé ma vie là ou elle s' est arrêtée quitte à être déçu du type de personne que j' aurais pu être.

Le récit sur le prince Dracul était incroyablement bien récité, bien ficelé pour permettre à n' importe quelle petite tête avec rien dedans de s' instruire avec un intéressement certain. Cet homme était le mal incarné et tout homme saint d' esprit fuirait face à de telles atrocités, ou alors ceux ayant un courage sans nom ferait face.

Ce qui est sûr Sebastian, par ce que tu m' apprends, cet homme s' est fait rejeté par les siens, et je pense qu' ils ont bien fait. Qui pourrait aimer, être sous les ordres de ce monstre sans nom ? Franchement, non, son enfermement fut mérité, tu ne crois pas ? après ....ces douze années de prisons l' ont profondément changé, fait réfléchir sur sa vie. Son esprit a dû s' enfermé et se mettre des barrières incroyable pour ne pas terminé fou et inerte. Quant à ses sombres entités, puis de ce que j' ai appris sur les dieux cela est fort dommageable. Cet homme avait un destin tout comme toi et moi et il a fait son choix. Le mauvais comme d' habitude...

Là ou tout changea de ton se fut quand il parla du pouvoir du chevalier d' or du cancer. Cela il l' ignorait indéniablement et fut très surpris de savoir sa propre faculté. Très étonné.

Tu m' as l' air de bien connaître la chevalerie de la déesse Athéna et ses hommes. Comment cela se fait-il ? .. Ainsi donc grâce à toi je sais et saisis ce que je fus. Je t' en remercie Sebastian. Vraiment. Je comprend donc pourquoi ma présence et requise sur ses lieux....en espérant peut-être que je redevienne ce que j' étais jadis

Le cancer entendit la même voix qu' il avait pu entendre un peu avant avant que ses yeux ne plonge dans ceux de son nouvel ami. Il touchait ce fabuleux rosaire et ce dernier scintilla légèrement. C' était la seconde fois que cela arrivait comme-ci cet objet renfermait quelque chose d' exceptionnel.

Urio, méfie toi de ce spectre...fais bien attention à toi...et garde confiance en toi mon ami...

Scipion. Encore sa voix et elle venait de mettre en garde le chevalier d' or.

De retour aux portes de l' édifice religieux...

L' homme dont Urio devait se méfier parla de Nicolas flamel et comme toujours, il ne connaissait rien de cet homme. Ils allaient partir vers la bibliothèque puis le cimetière.

Très bien. Je te fais confiance au vu de tes capacités et tes connaissances accrues sur cette histoire. Allons-y !!

En pénétrant dans l' enceinte, nos deux hommes furent accueillis par le curé de la paroisse et ils le suivirent sans hésitations. A peine arrivait à la bibliothèque que l' homme à la canne s' asseyait sur une chaise et alluma une chandelle. Il commença sa lecture tout en demandant au cancer d' en faire de même. Ce qu' il fit par ailleurs sans sourcillé. Après de très longues minutes de lecture, Urio et Sebastian ne trouvèrent rien d' intéressant dans ces vieux manuscrits.

Oui, tu as raison partons vers le cimetière. Peut-être est-ce là-bas que l' on trouvera quelque chose ?

Alors que Sebastian l' invita à passer devant et à se rendre vers le cimetière, la nuit venait de tomber. Un homme se mit au travers de leur route en regardant au plus profond de l' âme d' Urio. Troublé voir peur à un certain moment le chevalier d' or repensait à sa première phrase tandis que la colère prenait forme en cet inconnu. Lui aussi paressait avoir de terrifiants pouvoirs et il fit apparaître des golems de pierre.

Hé la !! Fit Urio en reculant de quelques pas. Il n' en revenait pas. Incrédule devant pareil sort du destin et vit Sebastian reprendre le devant de la scène. Il était si entreprenant au contraire de son équipier qu' il en devenait de plus en plus étrange. Cela ne faisait que relaté plusieurs zones d' ombres, encore et encore. Les quatre golems étaient immobiles pour le moment, et Urio ne cessait de les regardaient avec un air des plus inquiet. Qu' adviendrait-il avec l' intervention de l' homme à la canne ?

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MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Lun 15 Oct - 19:09

Une bien étonnante paix s'était un instant abattue sur les deux femmes. C'était comme errer dans un rêve entouré d'un voile de brumes. Qui connaissait le monde onirique aussi bien qu'elle ? Sa douceur et sa dangerosité entremêlées. A chaque instant, un rêve pour dériver vers des horizons plus flous voire chaotiques. L'horreur pouvait succéder au merveilleux. En cet instant, elle aurait tant souhaité être encore entre les bras de son beau Lucian. Marcher près de lui, à son bras comme n'importe quelle jeune femme amoureuse de son beau chevalier. Un sourire radieux, quelle ne serait sa réaction à cette comparaison... Lui, le fils de Nyx comparé à un beau chevalier...

Le pas léger, si délicat de la mystérieuse dame de l'Aube suivait le sien. Le tendre nuage était son cadeau tout comme elle, Angel, avait offert ses dons pour aider ceux qu'Apollon lui avait désignés pour compagnons. Sa longue chevelure quelque peu dénouée se soulevait au gré de ses mouvements, accompagnées des pans de sa cape. Paris ne lui était pas si étranger et enfin, les deux dames issues d'un songe d'une seule nuit de flammes et d'étoiles parvinrent dans l'ombre de la gigantesque Cathédrale. Majestueuse, elle projetait son ombre sur ses deux visiteuses. La blonde musicienne n'était point effrayée mais impressionnée et étrangement charmée. Une partie d'elle se souvenait de son passé, des jours passés avec des hommes et femmes du Dieu unique capables de véritables bontés. Tous n'étaient pas des obsédés du pouvoir et de la chair. Tous n'étaient pas à mettre dans le même panier.

Un instant, Angel laissa la beauté des lieux l'enchanter. Leur beauté mais aussi leur aura mystique. Une véritable sensation s'en dégageait. Sensible comme la jeune femme l'était, elle avait ressenti la tristesse d'Aalanna. Une tristesse et une douleur ancienne qu'elle n'avait jamais voulu ravivées mais comment pouvait-elle entrevoir ce que cette femme surgie d'une terre inconnue avait en elle. Un voile passa dans le regard bleu émeraude de la Souris mais jamais, elle ne se laisserait aller. Sa relation avec Hypnos était l'une des plus extraordinaire que l'on pouvait imaginer. Elle était une sainte, une guerrière d'Athéna, un simple petit pion bien terne aux côtés du flamboyant Poissons aux écailles d'or et pourtant, en elle s'était réveillée une reine. Une puissante reine aux voiles aussi doux que le duvet d'une colombe. La reine blanche s'était révélée avec de prendre place aux côtés du Fils de la Nuit. Tous deux s'aimaient et cet amour était déjà en lui-même un miracle inattendu.

Thalie...

La Muse, l'esprit de la Comédie ne se tenait jamais bien loin d'elle. Son âme flottait aussi légère qu'un courant l'air. La divine inspiratrice était là pour elle et le resterait.

Soudain, les cloches se mirent à chanter. Un appel qu'Angel reconnut avant d'entrer. Vieille coutume de son lointain passé, la jeune femme trempa ses doigts dans l'eau du bénitier et se signa. Elle avait toujours conservé ce respect qu'elle tenait de sa petite enfance heureuse, si heureuse. Elle se rappelait cette époque désormais révolue où on lui apprenait la bonté représentée par le Christ. Celle de l'origine et non le côté perverti qu'en avaient fait certains hommes. Angel, Marie-Ange, avec un prénom pareil, comment aurait-elle pu rester aveugle à la bonté de certaines personnes. Les religieuses qui l'avaient autrefois secourue et nourrie sans rien lui demander en retour. Rien alors qu'elle venait de commettre ses premiers carnages en tant que Bloody. Pour ce peu de bonté, elle avait le plus grand respect.

Des pas légers sans bruit au milieu des chuchotements de la foule en prière. Les petites gens priant pour leurs survies, leurs affaires, des gens cherchant un peu de réconfort, des personnes que la jeune femme et sa compagne reconsidérait d'un oeil attentif avant d'enfin arriver au niveau d'une porte.

- Que venons-nous chercher, juste la paix au sommet de Notre-Dame...

Un léger pincement sur sa Lyre. La musique qui se levait était à peine audible dans le souffle des fidèles parcourant l'immense Eglise. Angel s'était mise à répandre autour d'elle une somptueuse mélodie. Puis, tournant un regard vers Aalanna.

- On nous invite avec un telle gentillesse. Prenez la peine de me suivre sans la moindre crainte, dame Aalanna, et de faire bien attention à ce regard qui s'attache à nos pas.

" Veillons l'une sur l'autre. Que moi seule paraisse être ce que je suis en ce moment, la surprise sera aussi notre protectrice voire notre sauvegarde, dame Aalanna. Je n'ignore rien de ce cosmos si particulier qui dort en vous. "

Et sur ce message mental, elle s'engouffra dans le passage. Le temps des périls venaient de commencer ou plus exactement de s'accélérer...
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Eilaine


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MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Mer 17 Oct - 22:58



    Les cloches, elles ne cessaient de tinter, chant mélodieux, mélopée d'espoir. Aux oreilles de la druidesse, une enfant de Dagda, elles sonnaient faux ! Ô par pur respect, la demoiselle ne dit rien quand Dame Angel se signa avec respect. Mais... la jeune femme crut comprendre que c'était là que par simple habitude. Une mimique dure à effacer, malgré les déceptions. Ou alors, Aalanna se trompait en projetant sa propre expérience sur la demoiselle à la Lyre.
    Toutes d'eux avaient pénétré l'édifice sous le regard accusateur des gargouilles. Elles venaient d'entrer dans un tout autre monde. Les gens du peuple murmuraient, prudes, leurs prières, agenouillés, prostrés, d'autres le visage levé vers la lumière coloré que laissait filtrer la rosace multicolore. Chacun venait ici pour se recueillir, trouver une once de courage dans la foi, d'autres espérait ardemment des réponses.
    Comme elles.
    Protégées par la Brume Immaculée, les deux jeunes femmes n'eurent aucuns mal à circuler à leur aise sans se faire remarquer par les prieurs. C'était comme si elles étaient devenues invisibles. Mais pas pour ses yeux à lui. Depuis leur entrée en scène, la jeune prêtresse se sentait épiée, et, instinctivement, elle avait porté sa main au pendentif, le serrant dans sa paume, afin de se rassurer. Les yeux vagabonds, elle suivit un peu perdue dans ses songes, Angel qui pinçait les cordes de son instrument. Puis elles marquèrent une pause devant une porte close. Celle-ci s'ouvrit, invitation d'un homme caché dans l'ombre. Ainsi, c'était lui qui les observait depuis tout ce temps !

    «Je vous suis, Dame Angel.»

    Deux prunelles vertes émeraudes brillaient avec intensité dans le noir. Une fois la porte passée, engouffrées enfin dans cette nouvelle partie de Notre-Dame, les cloches clamaient leur présence avec plus de puissance encore. Cette fois, Aalanna trouva leur concert très attirant. Beau et touchant. Aussi d'une voix douce, elle demanda à l'inconnu :

    « Ces Dames qui tatillonnent, elles chantent pour vous Sieur ?»

    De lui, elle attendait son nom, qu'il fasse peut-être le premier pas. Cependant, l'être tapis était pareil à un animal blessé que l'on accule. La druidesse laissa le voile protecteur de la Promesse Immaculée se dissiper, les révélant toutes deux sans détours. Cela fait, elle laissa son cosmos aux senteurs d'herbe fraîchement coupé, de muguet aux clochettes blanches, danser au rythme de ces Dames dorées.

    « Je suis Aalanna, prêtresse d'Avalon et enfant du Dieu Dagda, le père de tous les druides.»

    Finalement, Aalanna avait préféré se présenter à l'homme qui avait eut la gentillesse de les recevoir. De prime abord, il ne semblait pas dangereux, elle espérait ne pas se tromper. Son regard saphir tomba sur son compagne, comme pour l'encourager à lui donner la réplique. Par la pensée, elle répondit à ses précédents propos silencieux :

    ~ Je vous fais la promesse de bien veiller sur vous très chère musicienne... car je sens que bientôt, nous jouerons toutes deux, le grand final...

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MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Dim 2 Déc - 20:15

Celsius des Poissons et Kappa du Verseau peuvent poster à la suite !

La règle des 72 heures redevient effective après le premier post de l'un d'entre eux Wink
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MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Mar 4 Déc - 18:15

:: Au Nom de la Rose :.

Juché en haut d'un arbre, caché entre les feuillages, Celsius attendait patiemment son heure. Sans rien dire à personne, il s'était détaché du groupe qu'on lui avait fixé pour disparaître Dieu seul sait où et n'avait depuis plus donné signe de vie. Il y avait une raison à cela, qui était que le Chevalier des Poissons prenait lentement conscience qu'ils seraient, tous autant qu'ils sont, rapidement dépassés par les événements. Dans les rues de Versailles se tramaient de sombres secrets et les puissances obscures qui étaient à l'oeuvre ne devaient pas être sous-estimées. Il rechignait à abandonner Aalanna, seule à s'être montrée réellement sympathique à son égard, et Angel de la Lyre – il ne la connaissait que peu, mais c'était une Saint après tout. Malgré son allure avenante, il n'avait que peu confiance en cet Eon de Beaumont qui n'avait point hésité à s'adjuger les services de représentants des différentes factions.

Niché entre les branches d'un chêne centenaire, il avait revêtu sa cape de voyage pour ne rien laisser paraître de son Armure d'Or. Le sombre tissu n'en laissait rien paraître hormis peut-être un bref éclat de temps à autre qui ne paraissait être que le reflet du soleil. Les quelques mois qui les séparaient de leur dernière entrevue n'avaient que peu changé le Chevalier des Glaces. Celsius, quant à lui, avait tout au plus pris quelques centimètres si l'on excluait la mine sombre qu'il avait coutume d'arborer depuis quelques temps. Une bourrasque fit ondoyer sa chevelure azurée dont la couleur n'avait que peu à envier à celle de ses pupilles saphirines. Il avait trahi les directives données par l'Oracle d'Apollon, mais c'était pour la bonne cause. Personne n'avait à vivre dans la peur, et il n'y avait qu'ainsi qu'ils pourraient en délivrer les habitants de la ville.

S'il voulait avoir la certitude de ne pas risquer une trahison à tout moment, il ne pouvait se fier qu'au Sanctuaire. Ainsi était-il entré en contact avec lui pour demander des renforts malgré le fait que deux Gold Saints – lui y compris – soient déjà présents. Urio ne semblait pas au mieux de sa forme et était, à ce qu'il avait cru comprendre, atteint d'amnésie. Qu'il se soit déplacé jusqu'ici dans son état n'était pas le choix le plus judicieux qu'il puisse faire, mais qui était-il pour contester la décision de l'un de ses frères d'armes ? Toujours était-il qu'il s'était empressé d'envoyer une missive à destination des Maisons du Zodiaque, avec ordre de ne la remettre qu'en mains propres à Kappa du Verseau. Celui-ci y trouverait toutes les explications qu'il avait lui-même en sa possession ainsi qu'un pétale de rose qui l'informerait du rédacteur d'une lettre qui, pour des raisons de sécurité, se voulait anonyme.

Contrairement à la plupart de ses compagnons d'armes, il n'avait pas d'affinités particulières et ce même au sein de ceux qui partageaient son rang. Qu'il ait jeté son dévolu sur le gardien de la onzième maison était dû au fait que ce soit le plus proche de lui, non pas au niveau relationnel mais géographique. Il était le dernier à l'avoir vu avant qu'il ne se mure dans le silence mais aussi le premier à l'avoir vu quand il en était sorti. C'était peut-être précisément l'occasion de faire plus ample connaissance. D'après ses estimations et le temps qu'il lui avait lui-même fallu pour venir jusqu'ici, il avait pu déterminer que le destinataire de son courrier était sur le point d'arriver à destination. À condition bien sûr qu'il se soit mis en route dès qu'il en avait achevé la lecture, mais Celsius n'avait pas grand doute à ce sujet. Les Chevaliers d'Or du Verseau étaient connus pour leur extrême rigueur et il était peu probable que celui de cette génération y fasse exception.

Il le découvrirait bien assez tôt. Leur dernière conversation datait de la précédente Guerre Sainte où ils avaient échangé quelques mots aux Enfers, mais avaient été rapidement séparés. Le Saint des Poissons avait alors eu à affronter Minos du Griffon, et la tragique issue de cet affrontement resterait à tout jamais gravée dans sa mémoire. Par mesure de précaution, il avait choisi de l'attendre à l'extérieur de la ville au cas où il devrait répondre à ses questions. Les dangers qui rôdaient une fois entrés à l'intérieur étaient bien trop grands pour laisser quoi que ce soit au hasard, tout Chevaliers d'Or qu'ils soient. Quand enfin retentit non loin de là le bruit des sabots d'un cheval au galop, il jeta au sol une rose rouge dénuée de tout poison qui, plantée entre deux pavés, lui signifierait où il lui fallait s'arrêter.
Je t'attendais.
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MessageSujet: Re: [1749] Versailles No Bara (Scénario)   Mer 5 Déc - 16:52


Arrow Sanctuaire

Le ciel commençait déjà à baisser dans le ciel lorsque je franchis le dernier pont qui menait au bourg de Versailles. Les sabots de ma fidèle monture battant les chemins de terre rythmaient les pensées dans lesquelles j’étais plongé. Cette lettre mystérieuse m’intriguait, mais plus que tout, son auteur m’avait encore bien plus étonné. D’ordinaire de nature si fuyante, si solitaire, Celsius des poissons avait jugé nécessaire de demander mon aide. De toute évidence, quelque chose de suffisamment inquiétant se passait en France pour qu’il ait fait appel à moi.

Retrouver mon pays natal après tant de temps d’absence était pour moi un sentiment étrange, mais l’oisiveté n’était pas au rendez vous. Trop de mauvais souvenirs étaient pour moi associés à ces paysages. Aussi, après à peine quelques minutes à battre les campagnes familières de France, un air sombre avait envahi mon visage. Finalement, il valait mieux que cette lettre soit justifiée car j’eus réellement préféré me trouver ailleurs. Une pancarte m’indiqua que Versailles ne se trouvait plus qu’à quelques lieues, enfin.

Vêtu d’une longue cape de voyage bleue pâle, j’avais ainsi dissimulé la présence de mon armure d’Or afin de conserver un anonymat en me rapprochant du lieu de rencontre. Celsius lui-même me l’avait suggéré dans son message. Il semblait faire preuve d’une grande prudence, et être sur ses gardes. Le fait qu’il ait uniquement signé la lettre à l’aide d’un pétale de Rose tendait à me faire croire qu’il avait peur que le message soit intercepté. D’après ce que j’avais pu en lire, il allait falloir que je l’accompagne à la cour de Versailles, une perspective encore moins réjouissante que celle de retrouver la France, compte tenu de mon amour bien connu pour la politique et la diplomatie. Mais lorsqu’on était chevalier, on ne faisait pas toujours ce que l’on souhaitait…

Nous quittâmes un sous bois après quelques minutes de trot et je finis par apercevoir le bourg tout près. Je fis ralentir ma monture, avant de lui flatter la crinière :
- Nous sommes enfin arrivés, mon vieux. Tu vas pouvoir te reposer…

Nous reprîmes la route à une allure modérée lorsque soudain je vis une rose tomber tranquillement d’un grand arbre qui jouxtait la route. Je compris immédiatement le message et m’immobilisai au pied de la rose.
- Bonjour, Celsius. Alors, quelles nouvelles de Versailles ? ajoutai-je en levant les yeux vers les branches.

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[1749] Versailles No Bara (Scénario)

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