RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [1750] Une surveillance des plus anodines - Solo Hypnos

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Minos


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MessageSujet: [1750] Une surveillance des plus anodines - Solo Hypnos   Jeu 26 Juil - 17:57

Spoiler:
 

Arrow Sweet dreams

Je veillerais sur ta grossesse… Ces paroles résonnaient encore dans l’esprit du dieu du sommeil. Des mots lourds de sens et de responsabilité. Enfin en théorie tout du moins.

Les premiers mois furent une suite sans fin d’occasion de s’ennuyer ferme, les enfants grandissaient à l’abri au sein de l’intimité du corps de mon fils, et celui-ci eut la bonne idée de rester dans la dimension accessible à lui seul, et à moi-même bien sur… Cinq mois, Cinq mois de surveillance occasionnelle des plus ennuyantes durant lesquels rien de bien intéressant ne se passa.

Ce fut à l’approche du sixième mois que les premières situations comiques apparurent. Si auparavant elles étaient présentes, la fréquence augmenta significativement à partir de cette date fatidique.

Enfin quelque chose d’intéressant à regarder.

Effectivement, les douleurs et les nausées commencèrent à devenir insupportables, même pour un dieu. L’organisme de femme de mon fils mettant visiblement un point d’honneur à graver dans l’esprit de ces hôtes cette expérience des plus improbables.

Bloqué depuis maintenant presque six mois dans un corps féminin, l’esprit viril d’Adrix devait commencer à perdre ses repères, quoi de plus normal pour un humain. Combien de temps encore allait-il pouvoir continuer à se considérer lui-même comme un homme dans ce corps à la féminité exacerbée ?

J’aurais peut etre dut lui autoriser l’accès au sommeil avec un peu plus de bonne volonté…

Mais les tourments de cet humain m’amusaient tellement qu’il ne put trouver qu’un faible réconfort en mon royaume. La douleur, les vomissements, l’appétit dévorant accompagnant la prise de poids… Tout s’enchainait de la meilleure des façons tandis que je savourais chaque situation caucasse avec une immense satisfaction.

L’épreuve qui tournait à la punition sadique semblait éprouver même le dieu de l’irréel, qui malgré son relatif contrôle de ses pouvoirs ne parvenait qu’avec difficulté à empêcher le chaos de submerger son domaine.

« Voilà qui te servira de leçon, dorénavant quand tu voudras faire dans le réalisme, tu te souviendras que ton domaine est l’irréel. Continu fils, débat toi contre le sort que nous avons créé tout deux par jeux, les mortels ne sont qu’instruments entre nos mains, amuse toi si tu le peux et surtout continu à me divertir comme tu sais si bien le faire. Haha… Hahaha ! HAHAHAHAHAHA ! HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA ! »

Les journées passèrent, et chacune d’elles devenaient plus amusantes que la précédente, mon fils semblait avoir trouvé un véritable exutoire dans les fantasmes peuplant son domaine. D’innombrables humains subissaient en ce moment même les souffrances et la douleur de mon fils tandis qu’il passait ses nerfs sur eux.

« KYHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAH ! MERVEILLEUX ! CONTINU FILS ! Accroche-toi à ta fureur ! Fait sauter les vannes ! C’est-ce qu’on lâche quand tout a été lâché! Le dernier rempart ! La suprême feuille de vigne ! »

Je le voyais rebondir dans tous les sens comme un vieux jouet déglingué, dansant d’un pied sur l’autre tandis que moi je riais à en tomber à la renverse. Cela faisait si longtemps que je n’avais pas autant ri.

« Vraiment il faudrait qu’un jour je pense à le remercier pour tous ces divertissements. »

Puis vint le jour où visiblement mon fils ne put plus poursuivre cette épreuve seul.

« Que vas-tu faire fils ? Vas-tu revenir vers moi en rampant ? Ou trouveras-tu une autre issue ? »

Ce fut l’autre issue qu’il choisit à mon grand regret. Un autre que moi allait pouvoir profiter de sa compagnie follement comique pendant les derniers mois de son tourment. Mais lorsque je découvris qui été l’heureux élu, je partis dans un fou rire qui secoua sans aucun doute l’ensemble de la dimension du sommeil.

« KYHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA !Lui !? Parmi tous les êtres de l’univers, c’est lui que tu as choisi d’aller voir ?! Mais cherches-tu du réconfort, ou une nouvelle nuit de plaisir ? KYHAHAHAHAHAHAHAHA ! »

Décidément mon fils semblait décidé à me détruire via les rires qu’il m’arrachait. A tel point que je dus détourner un instant le regard pour ne pas étouffer sous l’hilarité proprement incontrôlable que la scène de retrouvaille parfaitement grotesque de ces deux parents improbables provoquait chez moi. Je riais, je riais sans fin, à en faire souffrir mes muscles et à tarir mes larmes.

« Hahaha… Haaaaaah humain, fils, je crois que j’ai trouvé en vous les bouffons idéaux. C’est décidé, je vous nomme officiellement mes fous attitrés. Il faut juste que je vous fasse un beau costume de circonstance. »

Il y avait quelque chose d’étrange tout de même en cette rencontre, si le fait que Phantasos eut encore choisi de rester en retrait pour savourer l’hilarité de la situation était fort prévisible, le fait que cet humain semblait éprouver une certaine gêne instinctive du corps de son ami était inattendu, et fort savoureux. Tant de scènes comiques dans cette rencontre placée sous le signe de l’absurde et du comique… Que ce soit pour mon fils et sa demande urgente des plus hilarantes ou encore pour Dormin et sa manière bien à lui d’évacuer le trop plein de stress, j’avais là une mise en scène de premier ordre.

« KYHAHAHAHAHAHAHA ! Il ne peut même pas regarder le père de ses enfants avec des vêtements mouillés ! Il ne peut même pas supporter la vue du corps de celui qui lui a offert sa première nuit ! KYAHAHAHAHAHAHA ! »

Et tandis que je riais comme un bossu, la scène se poursuivait, j’avais mainte fois faillis renverser sur moi le contenu de ma coupe, et mainte fois ma poussière d’or avait permis de sauver ce précieux liquide.

La suite devint soudain plus… sérieuse. Il y avait visiblement un plan derrière cette débauche de scènes merveilleusement comiques.

« Un dieu du rêve et un chevalier d’or sous le même toit ?! Mais c’est… Mais c’est… Mais c’est magnifique ! Enfin votre amour vous a permis de franchir à la fois la barrière des sexes, mais aussi celle du temps et de l’allégeance ! Haaaaa, humains bénis par le destin, votre situation est un de ces trop rares exemples du sens de l’humour parfois beaucoup trop audacieux dont aime faire preuve les moires. »

Néanmoins, la situation avait changée. Et maintenant elle ne portait même plus à rire, au contraire. Désormais, mon fils, la chair de ma chair, ou tout du moins son hôte actuel se trouvait en plein cœur du territoire ennemi avec pour seul protection ce Dormin et ses talents de nageur.

« Quelle folie t’a fait te rendre en ces lieux. Je devrais partir immédiatement et te ramener de force à la maison. Tu es très affaibli et tu ne trouves rien de mieux à faire que de te jeter dans la gueule du loup ? Tssssss, tu as visiblement perdu tout sens commun mon fils. »

Mais contre toutes mes attentes, l’ascension du sanctuaire se fit sans encombre, rien ni personne ne vint s’opposer à ce couple improbable qui parvint alors à la dixième maison. Un temple de pierre froid et austère.

« Et voilà… Maintenant il va falloir que je vous surveille vingt-quatre heures sur vingt-quatre… »

J’avais beau essayer de plaisanter, je n’avais pas la conscience tranquille. Si Dormin pouvait contenir ses confrères suffisamment longtemps pour que j’arrive sur place. Le fait que mon fils soit hors de la dimension des rêves était une provocation lancée au visage du premier dieu découvrant sa situation.

« Et bien qu’ils viennent, ils trouveront quelqu’un à qui parler… »
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Minos


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MessageSujet: Re: [1750] Une surveillance des plus anodines - Solo Hypnos   Ven 27 Juil - 17:48

Si je m’attendais bien sûr à des explications bien plus amusantes à regarder qu’à dire, je ne m’attendais pas à une telle mise en scène de la part d’Adrix. Déjà tout au long du voyage au sein des maisons zodiacales, l’hôte de mon fils avait semblé nerveux, regardant à gauche et à droite, comme pour apercevoir une quelquonque trace de ma présence.

Surement sous la forme d’un lit entouré de chandelier.

Un petit sourire illumina mon visage sombre, décidément je ne m’ennuyais pas avec lui. Et la suite fut tout aussi intéressante. Tandis que Dormin posait Adrix sur son lit avant de partir chercher deux verres d’eau, j’attendais avec impatience le moment fatidique, le point d’orge de cette rencontre improbable, la révélation finale qui allait tout bouleverser entre eux.

« Prévenant et visiblement attentionné Adrix, je ne te savais pas si… Hésitant face à la vérité. Apparemment tu sembles toi aussi avoir beaucoup d’affection pour lui… Tu disposerais donc d’une fidélité… Intéressant.»

Et tandis que l’hôte de mon fils parlait, j’y découvris par la même occasion un autre de ces secrets, ils étaient trois dans ce corps d’emprunt… Adrix, sa sœur Eleanor et enfin mon fils…

« Fascinant, je crois comprendre ce qui t’a attiré chez lui mon fils, ils avaient déjà des… prédispositions évidentes. »

L’histoire avançait, et le moment de vérité était imminent, les phalanges sanglantes d’Adrix me confirmèrent ses pulsions sadomasochistes tandis que son regard plein d’émotions contradictoires m’indiquait son état proche de la folie.

« -Ce ne sont pas mes enfants que je porte, Dormin... ce sont les nôtres... »

De simples mots, l’effet d’une véritable arme de destruction massive sur le chevalier d’or du capricorne que je cru décédé d’un arrêt cardiaque suite à cette nouvelle.

« Fascinant, vraiment fascinant. »

Le capricorne semblait prendre le temps d’intérioriser cette nouvelle avec tout ce qu’elle incluait. Son visage livide, ses bras tremblants, ses yeux vides, son souffle court…

« Oui, il intériorise tout… »

Ainsi cela confirmait ce que j’avais supposé lors de mon immersion dans ces souvenirs ainsi que la vision de son orbe de rêve, si petit et si pale.

« Cet humain n’est qu’une coquille fermée, il ne c’est sans doute jamais ouvert totalement et voilà qu’aujourd’hui on lui annonce qu’il va etre père. Hum, une lutte interne etre la peur et la loyauté, voilà ce que tu dois éprouver en ce moment même Dormin du capricorne. »

Et ce fut donc sans grande surprise que je vis le capricorne se lever sur ses jambes flageolantes avant de venir prendre la main d’Adrix du bout des doigts afin d’y déposer un baiser. Un serment de fidélité…

« Ainsi soit-il. Tu as fait ton choix humain, je dirais même le bon choix. Fascinant, les humains sont fascinants, malgré la faiblesse qui les caractérise, ils sont capables de tant de noblesse… »

La main de Dormin s’en leva toujours tremblante comme pour s’en aller toucher ce ventre arrondi, lieu de notre petit miracle.

« Vas-y, touche le, ressent la vie en lui, ressent ce que tu as contribué à créer, ressent les et vois le miracle… »

Mais à peine le geste amorcé, la main devint hésitante, tremblante et incertaine, le capricorne semblait en proie au doute, et finalement il se ravisa à mon grand regret.

« Tsss, c’est encore trop tôt apparemment. Il semble que tu ne sois pas aussi fort que je ne m’y attendais. Mais cela ne te rend que plus admirable. Quelle force il a dut te falloir pour ne pas fuir plus tôt… »

Le capricorne quittait effectivement la compagnie d’Adrix, le laissant seul sur ce sommier qui devait lui rappeler de beaux souvenirs.
Visiblement en proie à une grande détresse, Dormin s’en alla, vers où ? Lui-même devait l’ignorer, mais il marchait, marchait encore la démarche hésitante, pour finir le dos contre une colonne de l’entrée de son temple.

« Pauvre humain pathétique… »

Les sanglots qu’il poussa m’arrachèrent une moue de dégout où se mêlait de la pitié envers cet etre si fragile et pourtant chevalier d’or. Il était fascinant à sa manière, pouvant passer d’un état de faiblesse à une détermination intense en quelques secondes. Telle était une des plus fascinantes bizarreries du genre humain. Et Dormin semblait en etre un magnifique représentant, car comme pour se punir de son comportement, sa main vint à la rencontre de son visage dans un impact retentissant, une nouvelle détermination était née dans ces yeux pleins de larmes, cette fois il s’y trouvait de la colère en plus de la culpabilité.

« Combien de tourments vas-tu pouvoir supporter en ton sein avant de t’effondrer sur toi-même Dormin du capricorne ? Combien de souffrances vas-tu endurer seul avant de te rendre compte que cette voie de martyre ne peut aboutir qu’à l’autodestruction. Petite fille, tes illusions te détruiront si tu ne t’éveilles pas rapidement… »
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Minos


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MessageSujet: Re: [1750] Une surveillance des plus anodines - Solo Hypnos   Dim 29 Juil - 15:21

Si le début de ces retrouvailles avait été placé sous le signe de l’absurde et du comique, la suite quant à elle s’avéra etre beaucoup plus instructive. Qu’il était fascinant de contempler les humains en proie à la souffrance et à l’incertitude, dans ces situations où l’on pouvait voir se révéler leur essence véritable. De telles occasions étaient trop rares pour que je puisse l’ignorer aussi j’y apportais toute mon attention.

« Pourquoi es-tu venu à sa rencontre fils ? Pourquoi l’as-tu mit au courant de sa situation ? Souhaitais-tu réellement de l’aide, ou plutôt un nouvel exutoire ? Serais-tu en train de comprendre l’essence du plaisir Adrix ? As-tu trouvé le bonheur dans la souffrance d’autrui ? Fascinant, si tel est le cas effectivement, alors tu apprendrais encore plus vite que je ne l’aurais crus. »

Je ne pouvais que le supposer pour le moment, mais les faits étaient là, bien sûr sujets à interprétation, mais indéniables. Cet humain avait agis par intérêt plutôt que par devoir, en somme rien de bien nouveau pour un sceptique, mais cette fois le fait qu’il intègre à son sort un etre qui lui était cher était inédit. Six mois, six mois de tourment enduré seul, enfin avec la compagnie de ses compagnons d’esprit, pour au final venir déverser un peu de son fardeaux sur les épaules de celui qui avait avec lui partagé cette nuit fatidique.

« Et si jamais il s’avérait que tu avais été un très bon élève, bien plus doué que je ne l’aurais jamais imaginé ? Et si la vengeance qui te consume n’avait été qu’un déclencheur venant mettre à jour ce que tu avais toujours eu en toi ? Et si tout ce que j’avais pris pour de la prévenance n’était en fait que le soin apporté par un humain ne voulant pas briser son jouet trop vite ? Qui es-tu vraiment Adrix, montre le moi, montre-moi ce que tu es au-delà des masques de tes diverses incarnations, plus d’armure, plus de rang, plus de titre, juste toi et seulement toi. Montre-moi ton âme humain. »

Les instants passèrent lentement, et pendant ce temps, chacun des protagonistes de cette pièce orchestrée par les dieux souffrait seul.

« Quel dommage que je ne puisse lire vos pensées en ces instants ou vos existences à tout deux doivent rétrécir, comme si elles n’avaient été qu’une ligne droite vers ce moment éclatant du destin. Pouvez-vous voir le fils des évènements remonter le cours de vos vies plus loin même que vos mémoires défaillantes ne peuvent se souvenir ? Pouvez-vous saisir la savoureuse ironie de la situation ? Là où chacun de vous imaginait avoir fait les meilleurs choix pour un avenir radieux alors qu’en fait vous ne faisiez que préparer le terrain pour ce moment précis. Réjouissez-vous humains, vous êtes désormais les personnages centraux d’une pièce divine qui sera soit tragédie soit épopée mais qui marquera à jamais les esprits de ceux qui la connaitront. »

Savourant une autre gorgé de vin, je commençais moi aussi à ressentir de la sympathie pour ces deux humains, à leur façon ils étaient admirable, l’un cherchant à se protéger contre le destin, l’autre cherchant à s’affranchir de sa souffrance. Deux entreprises révélant plus du rêve que de l’objectif, deux utopies dans lesquels ils s’épuiseraient tous deux bien avant de parvenir à les voir devenir réalité. Mais c’était précisément cela qui rendait les humains si fascinant, cette force leur permettant de réaliser ce que même un dieu jugerait impossible, cet enthousiasme motivé par les convictions et l’ignorance capable d’accomplir des miracles.

« Au final, tout ce qu’il vous fallait, c’était de la souffrance et un ennemi commun, alors je ferais naitre la souffrance, je ferais naitre l’horreur, afin que vous puissiez vous élever au-dessus. Et ainsi vous qui aurez survécu à l’enfer sur Terre serait peut etre digne de l’attention qu’un dieu vous porte. »

Cette déclaration adressée à moi-même plus qu’à eux qui ne pouvaient bien sûr pas m’entendre allait changer radicalement ma façon d’agir quand à ce couple si fascinant. J’avais abordé le problème d’une manière logique et préventive. Ces enfants grandissant au sein de l’hôte de mon fils avaient certes un grand potentiel, et ils allaient sans doute attirer l’attention d’autre entité voulant une arme à utiliser contre leurs ennemis, mais en même temps, si je pouvais bien sur venir les prendre comme mes créations, il me paraissait plus divertissant de laisser la balle à ces deux humains, leur décisions seraient les seuls garants de leur futur. Leurs responsabilités seraient une source supplémentaire de souffrances. Leur libre arbitre illusoire associé à l’impuissance qui caractérisait leurs conditions allait devenir un terreau fertile pour l’horreur et le tourment.

« Vous allez grandir humains, vous allez devenir digne de mon attention, j’y veillerais. »

Le sort en été jeté, désormais ils étaient seuls pour bâtir leur avenir et ceux de ces enfants.

« Divertissez moi humains, divertissez-moi tout mon saoul et que votre histoire s’avèrent etre digne de celle des héros humains de la mythologie. »

Ils se retrouvèrent d’une manière des plus niaises, mais qu’à cela ne tienne, qu’ils en profitent, à présent ils étaient seul dans leur sort, seul face au monde et à sa cruauté, pour le meilleur et pour le pire…
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Minos


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MessageSujet: Re: [1750] Une surveillance des plus anodines - Solo Hypnos   Dim 5 Aoû - 12:42

Une retrouvaille des plus niaises certes, mais qui s’avéra assez surprenante en vérité. Alors que le traumatisme de leur nuit d’amour aurait dut les faire éviter tout contact physique pendant encore un long moment, ces deux humains semblaient avoir déjà franchis ce stade.

Ou alors ils n’ont pas été aussi traumatisé que je ne l’aurai crus…

Cela aussi été possible, mais pour le moment leur étreinte affectueuse associée aux gestes plus intimes qu’ils échangeaient acheva de me convaincre que désormais un cap était franchis entre eux. Désormais ils pouvaient se toucher.

Et s’aimer à nouveau peut etre…

« HAHAHAHAHAHA ! »

Cette pensée m’arracha un éclat de rire alors que j’imaginais ces deux débutants profitant de l’obscurité pour tenter de masquer leur maladresse et leur amateurisme en la matière.

La prochaine fois vous serez tous seuls, pas questions que j’intervienne encore une fois dans votre couple.

Une question quand même restait en suspens, j’ignorais si Dormin le savait lui-même, mais pour avoir eu personnellement mille enfants je pouvais me qualifier d’expert en la matière, et en tant que tel je savais parfaitement ce qu’une femme enceinte représentait dans un esprit d’homme.

Mais toi cher Dormin, le sais-tu ?

Je n’allais surement pas tarder à le savoir car déjà les besoins impérieux de l’estomac de l’hôte de mon fils ordonnèrent à ce pauvre humain de satisfaire tous ces caprices. Et le mieux fut qu’au lieu d’avoir ne serait-ce que l’amour propre de remettre ce petit prétentieux à sa place, Dormin s’exécuta ainsi qu’un valet. Pire, il semblait presque heureux de le faire, comme si le fait d’obéir à un etre qu’il estimait cher lui était agréable.

Ces pas de danse, ces gestes doux et attentif, ce soin du détail… Serait-il possible que tu en tire du plaisir chevalier d’or ?

Je pouvais comprendre le besoin de ressentir les bienfaits de notre propre existence dans le regard d’autrui, cela n’était pas mon crédo mais je pouvais le comprendre, mais là, en cet instant précis, il y avait autre chose, le personnage était plus qu’un etre cherchant à valider son existence via autrui non, c’était pire que cela, bien pire…

Pauvre petite fille, la voie que tu as choisie n’est pas humaine, elle n’est rien d’autre qu’une malédiction.

Il y avait cependant encore une chance pour que je me trompe, malgré ses souvenirs que j’avais visionnés et les informations diverses et varié que j’avais obtenue sur elle depuis lors, une petite chance, mais qui suffisait encore à maintenir un faible espoir pour elle.

A moins que seul le temps et l’expérience ne t’ouvre les yeux… Hum, comment faire ?

Et tandis que je me perdais en digression et stratagème Dormin me révéla une autre facette de ses pouvoirs alors que son visage prenait la teinte de ces coquelicot qu’elle appréciée tant.

A quoi as-tu put bien penser petite fille ? Sans doute à une nuit de plaisir… Des cacaoyers ? En Grèce ? Impressionnant pour un humain… Et tu n’es même pas chevalier d’or des poissons… Heureusement pour toi que cet humain ne t’a pas ordonné d’aller lui fabriquer un temple à sa gloire, sinon je suis certains que tu te serais exécuté sans réfléchir et lui aurait donné le tiens.

Le réconfort dans l’absence de pensées… Sorte d’opium de l’esprit comparable au bonheur de l’oubli, au bonheur du sommeil. Sans doute ce qui réconfortait ou plutôt empêchait Dormin de souffrir à chaque instant ou son esprit appréhendait un obstacle. Une voie de martyre…
J’ignorais si je ressentais plus de fascination que de dégout pour cette façon d’exister qui semblait faire éprouver tant de respect aux hommes. Pour ma part jamais je n’avais compris en quoi une existence vécu pour autrui était plus profitable qu’une existence vécu pour soit. Après tout cela dépendait de la manière de vivre, interpréter de mauvaise façon ces désirs était une chose, interpréter de mauvaise façon les désirs des autres en était une autre, beaucoup plus dangereuse à mon regard.

Fascinant, à vous voir tous deux à table, on jurerait apercevoir une scène de ménage tout à fait ordinaire, si ce n’est l’appétit de la demoiselle.

« Haha, HAHAHA, HAHAHAHAHAHAHA ! »

Encore une fois un éclat de rire s’éleva dans la dimension du sommeil. Même si la goinfrerie d’Adrix était une insulte à toute la féminité, elle avait le mérite d’etre merveilleusement pathétique à contempler. Au final que l’on soit homme ou dieu, le corps d’un humain n’était pas si différent.

J’imagine que tu n’as pas plus divinisé ton hôte par soucis de fidélité… Décidément je vais finir par croire que tu as de sérieux penchant masochiste mon fils.

Mais alors que je m’interrogeais sur ce manque flagrant de bon sens, Dormin pris l’initiative en annonçant d’emblée la couleur à son compagnon de chambre.

Hoooo ? Alors tu étais au courant ? J’ignore encore qui est cette femme dont tu parles, mais elle a bien fait de t’apprendre ces quelques rudiments en matière de sexualité. Tu sais au moins à quoi t’en tenir, et lui aussi.

« KYHAHAHAHAHAHAHAHA ! »

Décidément si je continuais de rire autant, je risquais de ne pas pouvoir tenir jusqu’au bout des neufs mois de gestation humaine. A condition qu’il n’y ai que neuf mois… Tout était possible en théorie avec le dieu de l’irréel comme acteur et metteur en scène.
Mais Adrix ne voulut sans aucun doute pas laisser le beau rôle à son ami, et après lui avoir fait don d’une paire de gifle retentissante pour des motifs absurdes, posa ses lèvres sur les siennes pour un motif tout à fait évident.

« KYHAHAHAHAHA ! Merveilleux ! Encore, humain ! L’amour vache, voilà ce qui te caractérise ! Cette puérilité qui t’interdit tout geste affectueux sans auparavant les masquer avec de la violence ! Continu ! Alterne encore entre haine et amour ! Que la passion vous submerge et vous emmène au royaume de la folie ! Un sadique et un martyr ensemble sous le même toit et bientôt à nouveau dans le même lit ! Voilà ce que j’appelle du spectacle ! KYHAHAHAHAHA ! »

Riant comme un bossu, je remarqua à peine le geste vulgaire de cet humain, le second de la journée lancé à mon encontre.

Pauvre humain, tu peux me maudire tant que tu le souhaites, cela ne reflètera jamais que ton impuissance face à moi. Qui plus est ton hypocrisie ne durera pas éternellement, et qui sait, peut etre qu’un jour tu me remercieras pour mon geste. Après tout c’est peut etre le début d’une merveilleuse histoire…

Je souris à la pensé de ces deux improbables parents devant expliquer à leur enfants leur origines et le moment de la rencontre entre leur parent. Puis des pensées plus sombres et surtout plus inquiétantes survinrent, de mauvaises issues à cette histoire.

… Ou d’une tragédie.

Seul le temps répondrait à cette épineuse question. Et pour le moment il était encore trop tôt pour faire des pronostiques, surtout que cet improbable couple ne s'était pas encore véritablement trouvé, et cela malgré leur ennui commun. Ce n'était qu'une histoire de temps, juste une histoire de temps...

Oh ? Vous allez partager le même lit dès la première nuit ? J'avoue que je suis impressionné. Après tout vous avez raison, ne retardez pas l'inévitable, et toi petite fille ne fait pas des promesses que tu ne pourra pas tenir.

Usant alors de mes pouvoirs, j'instilla une douce torpeur dans l'esprit de Dormin, un sommeil apaisant mais malgré tout peu profond.

Maintenant voyons si Adrix prendra les devant ou trompera son désir à la main...

« Haha, HAHAHA, HAHAHAHAHAHAHA ! »
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MessageSujet: Re: [1750] Une surveillance des plus anodines - Solo Hypnos   Ven 17 Aoû - 15:31

Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant les talents de somnambule du chevalier d’or du capricorne, même ainsi endormit il parvenait tout de même à suivre une conversation avec tout le sérieux et l’attention d’un etre éveillé.

Fascinant, vraiment fascinant, comme si son subconscient avait pris tellement de poids qu’il était en mesure de prendre le dessus sur l’esprit fragile et immature de cet humain.

Une hypothèse des plus intéressantes. Un tel subconscient ne demandait qu’à surgir hors de l’ombre, tout ce qu’il lui fallait était un petit coup de pouce du destin, juste un petit coup de pouce et alors l’esprit de Dormin deviendrait un champ de bataille entre son moi intérieur et ce masque de pureté qu’il affichait à la face du monde.

Hum… Voilà qui semble prometteur, très prometteur même…

Hélas cette scène semblant etre tirée d’une des réalisations de Phantasos fut interrompue d’une manière parfaitement grotesque par l’estomac ambulant qu’était devenu Adrix.

Espèce de ventre à patte, la prochaine fois j’essaierais sur toi le supplice de Tantale, peut etre que cela t’apprendra la retenue.

Furieux d’avoir était ainsi privé de ce phénomène par une demande aussi insipide que celle d’un sandwich, je fulminais intérieurement tout en observant ce martyr silencieux de Dormin s’exécuter sans broncher ni protester le moins du monde devant la grossièreté de cette demande à l’arrière-gout d’injonction.

Pauvre humain, peut etre devrais-je venir te sauver de ce désastre ambulant qu’est ton ami avant qu’il ne t’ai purgé de toute ta substance. Peut etre, ou peut etre pas…

Je commençais à me rendre compte que j’éprouvais désormais une réelle fascination pour cet humain se débâtant au sein d’un destin inhumain trop lourd à porter, même pour un chevalier d’or.

Dormin, petite fille, tu te débats, tu luttes, tu pleures et tu espères envers et contre tout. Tu sombres dans le délire, tu rampes à terre et pourtant, tu es si magnifique… Ce rêve qui te dépasse et que tu as embrassé, il est certain qu’il consumera tout ton etre, si ce n’est pas déjà fait, et pourtant, ces larmes de lamentation que tu verses en tombant doivent avoir la saveur du nectar divin. Pour une pauvre folle qui tend la main vers un but qui dépasse le carcan de l’humanité, le seul sur la terre comme au ciel à pouvoir éprouver de l’amour pour sa destruction n’est autre que moi et moi seul, le dieu du sommeil.

« Hahaha, HAHAHA, HAHAHAHAHAHA ! »

Tu n’as pas besoin de l’écouter Dormin, tu as raison, suis le chemin de ta conviction, porte le fardeau trop lourd pour toi du martyr, te voir lutter dans la douleur, cette souffrance, ce dilemme… N’est-ce pas là un divertissement de qualité ? Oh etre éphémère et rayonnant, tu finiras peut etre par gagner mon affection.
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MessageSujet: Re: [1750] Une surveillance des plus anodines - Solo Hypnos   Ven 14 Sep - 16:18

« Le sauver ?! Tu tenterais donc de le sauver chevalier ? Mais le sauver de quoi exactement ? Que peux-tu savoir de son tourment, de ses doutes ou de sa nouvelle vie aux côtés de mon fils ? Rien. Absolument rien, et pourtant tu penses sérieusement pourvoir l’aider, toi un simple humain aider un dieu dont tu ignores tout jusqu’au domaine d'action. Encore une preuve de ta grande naïveté. »

Dormin ne m’avait qu’à moitié surprit en souhaitant de ses vœux protéger son compagnon d’infortune malgré sa totale ignorance de sa nouvelle situation. Un souhait bien naïf mais qui pourtant paraissait on ne peut plus solennel.

« Tu as tort de le sous-estimer, mon fils ne l’aurait pas choisis simplement pour son esprit disons, particulier. Le fait qu’il soit encore capable de cohérence et de raison après avoir passé autant de temps au cœur même de fantasia est une preuve que son esprit humain s’est rapproché du divin. Tu lui propose ton aide en toute innocence, mais seras-tu capable de supporter avec lui les épreuves qui vous attendent ? »

Je n’avais moi-même que des hypothèses concernant leur avenir commun, mais d’après mon expérience, je savais que de telles histoires connaissaient que trop souvent un dénouement tragique, et cela bien malgré les efforts déployés pour échapper à ce destin impitoyable.

Tant de possibilité s’offraient à moi… Tant de chemin à parcourir en compagnie du destin et de mon talent, mes éternels compagnons de route…

Autant choisir le chemin le plus amusant.

SI j’avais décidé auparavant de ne pas les aider dans la protection de leurs enfants, je décidais en plus d’aller voir en personne celui qui en était le père malgré son double-sexe.

« Cher Dormin, nous aurons beaucoup à nous dire lorsque nous nous reverrons. Si tu perdure dans cette voie, il est fort probable que tu parviennes à attirer l’attention des dieux eux-mêmes ainsi que tu l’as fait avec moi. Ce qui serait regrettable. »

Aucun d’eux ne sauraient apprécier l’absurde beauté qui te caractérise si bien, moi seul peut éprouver de la sympathie pour la destruction d’une chose aussi rare et précieux qu’un héros parmi les Hommes.

J’ignorais pourquoi, mais j’éprouvais une satisfaction morbide à contempler la chute et le déclin d’une chose, c’était aussi dans la destruction que se voyait l’évolution du monde, dans le cycle sans fin de création et de destruction.

Et dans ce cycle se trouve l’essence même de l’existence, l’essence même de ma quête. L’évolution se poursuivra, elle doit se poursuivre.

Elle se poursuivrait, j’y veillerais, j’avais la main mise sur le subconscient humain pour cette unique raison. Si Apollon conservait le don de voyance, l’inspiration me revenait de droit au même titre que celui conférait aux muses. Si le fils de Zeus contrôlait leurs consciences, je contrôlais leurs inconsciences, leurs instincts. Un pouvoir formidable dont je n’avais pas encore tiré le plein usage pour des raisons d’allégeances évidentes.

Il n’est pas encore temps, les humains doivent encore évoluer à la sueur de leurs fronts. De même que tu dois encore grandir avant de pouvoir m’etre d’une quelquonque utilité. Adrix sera notre lien désormais, chevalier du capricorne. Là où tu l’emmèneras pour le cacher aux yeux du reste du monde, je vous retrouverais, je le retrouverais où qu’il soit, car mon fils git en son sein. Et tu ne pourras rien faire pour changer cet état de fait.

« Et qui sait, peut etre qu’avec le temps, Adrix lui-même viendra à savourer sa propre existence. Ou alors il sombrera dans la plus grande des folies, dissolu par le pouvoir de l’irréel. »

Je souris à cette perspective, je pouvais bien sur matérialiser cette vision car elle était plus que facile à concevoir, mais lâcher une telle chose sur ce mignon petit couple se promettant l’un à l’autre des niaiseries dignes d’enfants était encore prématuré.

Attendre, toujours attendre, attendre et observer. Comment le futur se comportera-t-il avec vous deux ?

Je pouvais déjà imaginer la suite, ils ne resteraient pas en ces lieux, Adrix n’y serait pas en sécurité, pas plus que les enfants. Non. Ils allaient devoir trouver un autre endroit, un lieu neutre de préférence.

Venise ? Oui c’est plus que probable.

En effet la cité des ombres était une solution envisageable car protégée par les pouvoirs conjugués des plus grands dieux de la Terre. Mais il demeurait un problème de taille, Venise était aussi le repère de tous les mercenaires et chiens de guerre que pouvait compter l’empire du milieu.

Un endroit peu approprié pour élever des enfants. Mais alors où ?

Un lieu neutre, isolé, pacifique connus et accessible à eux deux. La liste était très courte, en fait il ne restait plus qu’une possibilité, le mythique royaume perdu d’Avalon.

Plus si perdu que ça aujourd’hui, ou plutôt depuis maintenant deux ans, n’est-ce pas, roi Dormin ?
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[1750] Une surveillance des plus anodines - Solo Hypnos

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