RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [1748] Who you really are... [Aalana & co]

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Dormin


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MessageSujet: [1748] Who you really are... [Aalana & co]   Mar 31 Juil - 22:57

Musique

Je veux savoir qui je suis... Voilà une phrase que chaque humain était en droit de prononcer. Tout être humain passe sa vie à la cherche de soit et de ses origines. Il pose des questions parfois plus ou moins vides de sens, parfois même sans réponse... Qu'elle est courte pourtant cette vie, pas plus de cent ans pour les plus longues. Comme une nuit sans fin pour certains. Voilà un moment déjà depuis cette fantastique rencontre sur le lac... Dormin ressentait encore la morsure du feu d'Excalibur décroissant dans son bras. Ô lady Excalibur, ma chaire et mon cosmos ne suffisent-ils point à vous nourrir? S'il attendait d'avantage, il perdrait la lame sacrée et, ça il ne pouvait se le permettre. Dormin se leva, sa cape de voyage et sa cloth box d'or sur le dos.

    "Dormez paisiblement, Lady Excalibur. Je vous emporte vers notre terre sacrée, votre chevalier veille."


Dormin était un saint zélé... Il n'avait jamais vraiment eu d’existence propre, privé de son identité tout jeune. Il avait voué sa vie à la seule chose qu'il avait, Athéna et la guerre sainte. Les choses auraient-elles été différentes s'il avait été capable de se souvenir? On ne le saura jamais... Dormin était ce qu'il était, il s'était construit avec ses expériences et grâce à la présence de ses compagnons qu'il gardait toujours près de son coeur. Mais maintenant il était seul face à un nouveau départ... Alors... pourquoi pas? Pourquoi ne pas repartir sur des bases plus saines et complètes. Et quoi qu'il découvre à son sujet, il avait toujours le choix d'en faire ce qu'il voulait.

Le chevalier d'or prit une profonde inspiration et posa le pied sur la première marche qui constituait l'escalier menant à la dixième maison du Capricorne. Aujourd'hui il devait refaire le chemin en marche arrière... depuis ce jour où Narcisse du Capricorne le prit sous son aile en tant qu'Andromède. Ce matin, c'était Dormin du Capricorne qui quittait cette maison pour découvrir qui il était. Le premier pas était fait, il ne ferait pas marche arrière. Dormin ne recule jamais! Il continua sa route et alors qu'il descendait une à une les marches et que le soleil pointait de sa chaude lumière à l'horizon, une superbe fleur rouge éclot au creux de deux marches en un magnifique Coquelicot naissant...

En bas du sanctuaire, comme chaque matin, Dormin apprécia la brise qui caressa son visage. Il tourna la tête vers ces 12 maison et le temple plus haut, balayant le domaine des saints de son regard émeraude et termina par le cimetière où reposait certains de ses camarades. C'était la première fois qu'il quittait le sanctuaire de lui même depuis son arrivée ici... Il soupira, son coeur était serré comme lorsqu'on quitte le foyer. Les saints d'Athéna étaient devenus sa famille.

    "Je suis désolé, je dois savoir... A bientôt, cher tous."


Et il tourna les talons, faisant claquer sa cape avant de disparaitre à la vitesse de la lumière, direction Brittania. La cap était franchi. C'est en un rien de temps qu'il traversa la distance le séparant de sa mère patrie, Brittania... Mais était-ce vraiment sa chère terre? Lorsqu'il stoppa sa course, il eut un choc! Il se retrouvait confronté pour la première fois au monde moderne. Il faillit se faire écraser par un chariot en traversant la rue, étourdi par tant de choses qu'il ne connaissait pas. On lui lança quelques jurons alors qu'il se retrouvait à terre. Dormin se redressa, s'époussetant, le coeur dans la gorge. Son domaine était défiguré par l'urbanité de 1748. Tout ce bruit, cette agitation. Rien à voir avec ce qu'il avait connu. Ces petits villages parsemés dans la cambrousse, ces villes désertées, la guerre y ayant fait razzia... Ces vastes étendues verdoyantes et ses routes de terre... Sous ses pieds il y avait la pierre.

Effrayé, Dormin prit ses jambes à son cou et s'empressa de quitter la ville, se perdant en court de route dans les trop nombreuses rues. Ce n'est qu'à la tombée de la nuit qu'il parvint enfin à quitter les lieux, à bout de nerfs. Enfin un peu de calme et de verdure, même si bien moindre que dans ses souvenirs d'enfant... Il reprit son souffle et s'arrêta pour boire à un point d'eau. L'eau y était atroce... Polluée par l'insalubrité des villes. Il en fut peiné. Voilà pour quoi il s'était battu, pour ce spectacle. Mais tout n'était pas mauvais pourtant. Les hommes jouissaient d'un nouveau confort et semblaient en paix dans ce coin ci. Mais ce qu'ils faisaient à sa terre ne lui plaisait pas. Comment aurait-il pu les blâmer cela dit? Il ne pouvait pas les comprendre, ils n'étaient pas du même monde.

L'hermaphrodite posa ses yeux verts sur son bras droit où reposait sa fidèle compagne. Elle seule d'eux deux avait été témoin de l'évolution de ce monde. Il était temps pour elle de guider son porteur jusqu'à son fief. Dormin brandit l'épée au dessus de sa tête et son bras se mit à luire d'un éclat blanc. Plusieurs faisceaux de lumière déchirèrent la nuit, sans montrer de direction cohérente. Dormin dû pivoter sur lui même pour voir ces différents puits fusionner, lui indiquant enfin la bonne route, comme pour répondre à un appel. Il se mit en route, courant vers ce point qu'Excalibur fixait, ne reconnaissant aucun paysage autour de lui... jusqu'à une colline... Le Chevalier d'or stoppa net! Il connaissait cet endroit... Un grand arbre avait poussé là... Le rouquin grimpa à cette dernière et tomba à genoux au pied du grand feuillu... Là, sous ses racines, il sentait les bribes d'un cosmos pourpre vif si familier...

    "Maître.. Maître Fidélis..."


Le chevalier d'or serra les dents et ses doigts se crispèrent sur la terre qu'il avait creusé de ses mains d'enfants pour enterrer celui qu'il avait envoyé à la mort. Ses yeux devinrent humides et il se laissa tomber ventre à terre dans l'herbe. Il était revenu... Il se sentait chez lui l'espace d'un instant... Il se surprit à s'imaginer les bras de cet homme l'ayant élevé depuis tout petit autour de lui pour apaiser le poids des ans. Le vent se leva alors, agitant ses longs cheveux rouges et il sentit l'herbe bouger face à lui. Redressant soudain la tête pour faire face à ce qui ressemblait à un grand cerf fantomatique enchainé. Ce dernier le toisait avec grandeur et majesté. Il leva la tête pour bramer, attendant ensuite comme un geste de la part du saint d'Athéna. Dormin était loin d'avoir la noblesse de cet animal... Il se sentait comme un enfant honteux et apeuré par sa solitude. Il n'avait plus personne pour le guider... Il détourna le regard. Le majestueux animal se pencha sur lui et... presqu'à contrecoeur fit demi tour pour s'éloigner et le laisser face à la tempête qui se levait. Dormin était en train de fixer un point d'eau à sa droite et... ce qu'il y vit le secoua. Au lieu de son reflet, un grand cerf rouge aux yeux d'émeraude l'observait, lui renvoyant son expression stupéfaite...

Il se redressa... La ramure de la créature pour pourpre était tout autant sinon plus belle que celle de l'animal blanc... Il comprit que tout ceci n'était qu'une vision. Son regard se posa sur la tombe qu'il avait délaisser pour contempler ce qui était son reflet et il tourna le regard vers le cerf enchainé qui s'éloignait toujours dans cette tempête les coupant du reste du monde... Au sol, nulle empreinte de gibier pourtant, mais celles d'un homme... Dormin se redressa et... timidement, posa son propre pied dans l'empreinte... Celle ci la sublima parfaitement. Le rouquin redressa la tête, reprenant soudain courage et laissa exploser son cosmos en poussant un cri pour rejeter doutes et craintes loin de lui. Ce dernier déchira la tempête, faisant tomber la pluie qui se joignit au vent... Le cerf blanc fit volte face, alerté par ce hurlement et se joignit au chant de Dormin pour dissiper le chaos autour de lui, disparaissant avec les bourrasques... Dormin venait de se soulager d'un immense poids... celui de la culpabilité liée à la mort de son maître. Il n'était plus un faon apprenant à marcher auprès d'Andromède, ni à faire ses bois auprès du Capricorne... Il était lui même. Il tomba à nouveau à genoux, face à l'eau, haletant.

    "P...Papa..."
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Eilaine


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MessageSujet: Re: [1748] Who you really are... [Aalana & co]   Mer 1 Aoû - 23:15












    Chacun est maître de son Destin. Certains passent leur vie à le rechercher, d'autres à s'en détacher ou le fuir. Il est là pour tous, prends la forme que l'on entends, esprit feu-follet, grande tapisserie aux fils entremêlés, tombe oubliée.
    Qu'importe la forme, nous sommes maître de notre Destin.

    Le ciel se couvrait de nuages aussi blancs que la neige, la brume aussi se levait du lac, un avertissement silencieux. Celle-ci lentement investissait les lieux, entourait le chevalier d'or de ses bras vaporeux. La forêt au alentour elle aussi fut happée : le Royaume d'Alba saluait à sa manière, le retour du Haut-Roi. Homme à la chevelure carmine, aux yeux de jade ! Écoutes les murmures de ton peuple, ô ils t'attendaient impatiemment, sauras-tu répondre à leurs attentes ? À leurs espoirs ? Toi, détenteur de l'épée légendaire, il est temps. Oui il est temps de lever le voile pour qu’apparaisse ta vérité.

    Le Cerf Rouge en est la preuve flagrante, il est ton reflet dans le miroir, dans l'onde clair. Où que tu portes le regard désormais, tout te semble familier. Douloureux passé, Brittania retrouvée ! Devant toi, un esprit, un « feu bleu » naît sous tes yeux. Ses yeux luisent tandis qu'à la surface de l'eau, un léger remous perturbe le lac. La Dame viendra bientôt pour toi. N'ai aucunes craintes. Un second brament réponds à celui de l'écarlate. L'immaculé se présente aussi.

    ~La Mort n'est pas une fin Haut-Roi, il est le commencement d'autre chose de plus grand encore. Les portes du Sidh ont accueillit l'âme de ton défunt père, il est possible de les entrouvrir.~

    Cette voix ne te rappelles rien Héros, celle qui la succède par contre... «Tu es parvenu à atteindre les berges d'Avalon, félicitation Dormin, je suis heureuse de te revoir...»

    La druidesse apparue en même temps qu'un majestueux Cerf Blanc dont les bois étaient recouverts de mousses et de Lys. Perchée sur le dos du gigantesque animal plus grand qu'un ours adulte, la blonde jeune femme approchait du chevalier en continuant d'une voix douce, apaisante.

    «Tu vas découvrir un tout autre monde bien différent du tien, il faut me promettre de ne porter aucun jugement, ainsi que ta parole pour ne révéler à personne ce lieu secret et volontairement perdu dans les Brumes... Avalon... est régie par des lois propres.»

    Une mise en garde. Les yeux azurs de la belle Prêtresse détaillèrent la silhouette de Dormin. Elle fut touchée par la détresse qu'il dégageait. Ô comme elle comprenait sa souffrance. Autrefois n'avait-elle point été dans pareille situation ? Avec douceur, l'animal aux hautes ramures s'inclina vers le sol, et Aalanna en profita pour descendre. Pieds nus dans l'herbe verte, elle trouva la sensation fort appréciable. Amicalement, elle invita le chevalier à se redresser en lui présentant une main secourable. «Soit fort.»

    Toujours drapée de sa cape moirée, la belle paraissait plus épanouie que jamais : la naissance des jumeaux étaient pour très bientôt, elle le sentait. Tous les signes le prouvaient, ce soir, sans doute, elle et Serafim deviendraient parents. Mère... ce mot s'installa dans son esprit et lui arracha une petite larme. Ce fut dans un sourire gêné qu'elle essuya la dite larme avant de se tourner vers la rive.

    «Wood, araf gleidio ar y dŵr. Avalon ...»

    Le bois, filant sur l'eau. Sans un bruit, une barque surgit de la brume pour s'échouer sur la terre. À l’extrémité de l’embarcation, brillait une lampe à l'huile, seule source de lumière qui leur permettrait d'être guidée jusqu'au Pays Blanc.

    «J'ai beaucoup de monde à te présenter...» glissa t-elle en s'approchant de l'eau. ~Ton peuple~ renchérit la bête merveilleuse.

    «Tous attende le retour du Cerf Rouge, guidé par le Cerf Blanc, laisse moi être celle qui te chuchoteras quoi faire, je suis un « chuchoteur » une druidesse, une enfant du soleil...»

    Elle prit place dans la barque sans ajouter quoi que ce soit à son discours étrange. Il apprendrait, oui, il apprendrait leurs coutumes. Aalanna imaginait ô combien cela devait être bizarre pour lui.

    Chacun est maître de son Destin.
    La fuite n'était plus possible, entendra t-il la voix de son cœur ? Ainsi que celles des âmes perdues dans la brumes ?

    Car chacun est maître de son Destin.
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Dormin


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MessageSujet: Re: [1748] Who you really are... [Aalana & co]   Ven 3 Aoû - 2:16

C'est avec un sursaut qu'il sentit quelque chose cogner contre la rive et la voix s'élever autour de lui. Un timbre qui ne lui disait rien d'ailleurs... Qui venait de parler? Redressant la tête, c'est à présent une vaste étendue d'eau qui lui faisait face. Et cette flamme bleue... c'était de là que s'élevait cette voix étrange. Dormin leva la main, hésitant mais trop intrigué et passa ses doigts dans ce souffle... Rien... Intangible et indolore... Ses doigts ne furent qu'engourdis à ce contact... C'était là pure magie! Rien de comparable à un cosmos ou un feu ordinaire. Il lui parla de son père...

    "Alors... L'âme de mon père n'a pas attirée aux enfers? Et... attendez... Haut roi? De qui parlez-vous donc?"


Il n'eut pas le temps d'obtenir une réponse qu'une voix plus familière s'élevait dans les airs. Celle d'Aalana. Le chevalier d'or redressa la tête, la cherchant du regard. Elle était là, accompagnée d'un gigantesque et merveilleux cerf blanc aux bois recouverts de mousse. De nouveau, Dormin se sentit comme un jeune faon face à cette apparition, intimidé par son envergure. Il avait encore tant à apprendre. Que se passerait-il s'il avait à affronter un dieu par exemple? Il ne ferait pas le poids.. oh voyons pourquoi affronterait-il un dieu? Et seul qui plus est?

Il se redressa, gardant un genoux à terre pour saluer la jeune femme aux longs cheveux platine, portant la vie en elle. Il était lui aussi soulagé et heureux de la revoir.

    "Le plaisir est pour moi, dame Aalana."


Il avait donc passé son épreuve avec brio?... En y réfléchissant, oui se fut éprouvant, il avait fallu donner le lui même, s'éveiller à quelque chose de plus mure pour trouver la voie. Il écouta les recommandations d'Aalana avec un grand sérieux. Il était tout naturel qu'il accepte ces conditions. Le jeune herma' porta sa main à son coeur, s'inclinant profondément.

    "Moi, Dormin du Capricorne, fils de Fidélis d'Andromède et saint d'Athéna, jure de ne porter aucun jugement et donne ma parole de garder secret ce lieu sacré et de respecter les lois d'Avalon. J'en fais le serment sur ma vie."


Et comme pour sceller ce serment, il vint saisir délicatement la main d'Aalana et déposer un léger baiser en effleurer le bout de ses ongles des lèvres. C'était une manière moins osée de faire une promesse de son temps qu'un véritable baiser comme l'avait fait Apollon. Il ne se permettait une telle marque qu'avec les êtres qu'il saurait ne pas déranger comme il l'avait fait pour Narcisse lorsqu'il lui confia Excalibur. Il délivra la main de la jeune femme et se redressa de toute sa hauteur, le coeur un peu moins aux aboies. Cependant l'excitation que représentait la découverte d'Avalon était perceptible jusque dans son aura.

Il était comme le jeune garçon que Britannia avait vu naitre et qui rentrait enfin chez lui, impatient à l'idée de retrouver la familiarité et la sécurité de son foyer d'enfance. Il en avait quelques étoiles dans les yeux et des frissons dans le dos. Que pouvait-il l'attendre là bas? Il avait hâte de découvrir ses origines. Oh biensûr, il n'espérait pas y trouver ses parents, mais au moins en saurait-il plus, et surtout se trouverait-il, lui.

Il nota que le regard de la jeune femme s'était égaré dans le néant. Perdue dans ses pensées, une larmichette vint à naitre au coin de ses yeux. Huh?! P...pourquoi pleurait-elle? Souffrait-elle? Non... A en juger par le sourire ému qui éclairait son visage, cette larme était de joie et à la taille de son ventre, Dormin se demanda si elle était liée à la toute proche naissance des enfants...

    "Dame Aalana... Dans votre état, vous n'auriez pas dû vous donner cette peine."


Il lui sourit tandis qu'il montait dans l'embarcation en sa compagnie et lui sourit d'un air reconnaissant. Cette barque était apparue des flots... Il était émerveillé par tant de prodiges!

    "Mais je suis heureux que vous l'ayez fait."


Il fixait la lanterne sans en dévier, comme absorbé par sa lumière, des rêves pleins la tête. Il avait tant de questions sans réponses jusqu'ici. Et maintenant, ces mêmes réponses étaient à porté de main. Il allait combler un creux dans sa vie. Il écoutait les premières paroles d'Aalana, lorsque la voix inconnue termina sa phrase. Ces deux derniers mots donnèrent un haut le coeur à Dormin. Ce dernier, faute de trouver quelqu'un fixa Aalana avec la mine stupéfaite de quelqu'un qui vient de recevoir un choc.

    "Mon.. peuple?"


De quoi parlaient-ils? Du peuple au sens de celui auquel il appartenait sans doute. Il inspira profondément, il était trop nerveux et devait retrouver un peu de quiétude pour affronter ce qu'il trouverait là bas. Il sentait ses épaules crispées. Aalana reprit la parole et lui raconta une histoire sur les deux cerfs... Le blanc à leurs côtés et le pourpre qu'il avait vu en tant que son reflet. Il était donc un cerf rouge? Oui... c'est vrai que ça lui allait plutôt bien. Il se surprit à rougir, touché d'être représenté par un animal si majestueux.

"Si tel est le cas, je serai plus qu'honoré que vous soyez ce chuchoteur, dame Aalana. Je ne pensais pas déclencher un tel enthousiaste. Excalibur vibre dans mon bras, je peux presque l'entendre chanter dans mon esprit. Elle est heureuse, elle aussi. Oh... quoi que... Qu'est-ce que c'était?"

Ce qu'il entendait n'avait rien à voir avec le chant de sa compagne... Non c'était... plus nombreux? Et ça venait tout autour d'eux. Il se pencha un peu pour regarder autour d'eux.

    "Des voix?"
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Eilaine


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MessageSujet: Re: [1748] Who you really are... [Aalana & co]   Sam 4 Aoû - 19:15





    La Parole d'un homme ne valait pas grand chose, la Parole d'un chevalier valait bien plus que toutes les merveilles du Monde entier. Le Saint d'Athéna ne manquait pas de noblesse pour ainsi s'exposer à un Royaume pas tout à fait semblable à ceux que nous connaissons ordinairement : les Lois qui le régissait promettaient de le surprendre, il ne tarderait pas non plus à comprendre qu'il serait totalement sans défense face à ce peuple de réfugiés. Qu'importe, tous savaient qui il était vraiment et ils le reconnaîtraient en tant que tel : bien plus vite qu'il ne le fera lui-même. Pauvre Saint ! Il ne savait vraiment pas dans quoi il s'embarquait. Un voyage plein de promesses et de surprises, pour sûr ! Il suffisait de regarder le visage épanouit de la belle Aalanna pour savoir que ces pérégrinations mèneraient à quelque chose de tout à fait merveilleux. Pour eux.
    La jeune femme ne s'était nullement offusquée de ce baise-main aussi doux que furtif, en tant que Grande Prêtresse d'Avalon, elle voyait dans ce geste, toute la sincérité qui débordait de cet être aux cheveux de feu. Le Cerf Blanc s'inclina une nouvelle fois devant les deux protagonistes avant de s'éloigner dans la brume, sous le couvert des grands arbres verts.

    Une petite moue tordit momentanément le visage de la jeune femme avant qu'elle ne secoue sa tête, emportant ses boucles blonde dans ce mouvement gracieux. Un léger parfum de lys s'en dégagea, la remarque de Dormin lui rappela encore une fois à son bon souvenir, qu'il pouvait être douloureux d'être une futur maman. Son « état » comme le disait le chevalier d'or, aurait d'ordinaire pas permit à la Dame de l'Aube d'accueillir les gens désireux de rejoindre l'autre rive du Royaume Blanc. Seulement, elle n'était pas une humaine ordinaire, et faisait avec les aléas de son corps, bien plus facilement qu'une simple mortelle. En réalité, et elle le cachait à plus d'un, les jumeaux auraient dû avoir vu le jour depuis plus d'une semaine déjà : or attendre Dormin, le retour du Roi, était selon elle, plus préoccupant que la venue au monde de ses enfants. Ils étaient en sûreté dans son ventre. Le serviteur d'Athéna lui, en revanche, aurait pu faire mauvaise fortune. Le danger, même dans les bras de la brume...

    Une fois en plein milieux du lac, la jeune femme se permit un petit soupir, personne n'était aller à l'encontre de sa décision, en faite, au loin, elle entendait les rumeurs du peuple en liesse. À en juger par l'expression du visage du jeune homme, celui-ci fut bien surprit par les termes employé par la druidesse, seulement n'avait-elle point raison ? Le détenteur de l'épée légendaire n'était-il point prédestiné à régner sur Albion ? Brittannia avait besoin d'un chef, d'un homme qui saurait les protéger. Excalibur quémandait ce rôle, elle était impatiente de retrouver pour un temps, la place qui était la sienne. Il aurait une surprise de taille en accostant.... Peut-être serait-il bon de le prévenir de ce léger détail ? Ou peut-être pas, la surprise ne pouvait être que du plus bel effet.

    «Ces voix que tu entends, ce sont celles des femmes-druides, elles saluent ton arrivée dans notre monde... c'est presque une renaissance pour vous deux... restes près de moi Dormin, elle va bientôt paraître ! Surtout n'ait pas peur.»

    La barque tangua quand elle atteignit la terre ferme. Aalanna fut la première à se redresser pour poser pied à terre. Dans un soupir de soulagement, elle fit volte face pour présenter l'une de ses mains au chevalier. Sans crier gare, elle attrapa l'un de ses bras, mais pas n'importe lequel, celui qui renfermait Excalibur.

    «Croeso, O Un a Drws Caledfwlch Morwyn y Llyn … [Soyez la bienvenue, Ô Celle qui Porte Excalibur, Dame du Lac...]» chuchota t-elle tandis qu'une légère lumière naquit. «Wel helo i chi, Hi sy'n blentyn yr Haul, y Offeiriades Uchel o'n tir ...[Et bien le bonjour à vous, Celle qui est l'enfant du Soleil, la Grande Prêtresse de nos terres...]

    Une magnifique jeune femme apparut sous le regard d'une assemblée encore dissimulée sous l'ombre des pommiers gigantesques. Elle ressemblait à s'y méprendre à Aalanna à quelques points près que ses prunelles renvoyaient le doux éclat d'une améthyste et que ses cheveux moins longs et couleur océan, dansaient au rythme d'une légère brise. Habillée d'une délicate robe aux teinte bleues, rehaussant son teint de porcelaine, la Dame du Lac tourna son regard vers Dormin. Elle lui sourit avant de mieux esquisser une révérence.

    «Ne craignez rien ô mon Roi, Excalibur est moi et je suis Excalibur... Nos lois sont quelques peu différentes de votre Monde à vous. Je suis pourtant heureuse de me tenir à vos côtés en ce lieu sacré pour moi. Il est temps pour vous de nous suivre, mais ne portez plus la main sur moi, je ne voudrais point encore vous brûler davantage...»

    Aalanna jeta un coup d’œil aux alentours, espérant secrètement apercevoir l'élu de son cœur. Il n'avait put l'accompagner pour accueillir Dormin, mais elle avait bon espoir qu'il n'apparaisse au plus vite pour faire les présentations avant que ne commence les festivités. Les tambours commençaient à s'élever ainsi que les violons et les cornemuses. L'heure n'était pas encore à la fête car une entrevue avec Morgane était prévue avant le levé du soleil.

    «Suit moi, ma mère voudrait te parler Dormin»

    La jeune femme, une main sur son ventre rond, ouvrit la marche précédée par Lady Excalibur puis les nombreuses femmes que comptait le Royaume d'Alba. Un bien étrange cortège assurément ! Mais leurs visages étaient si éclairés, que l'étrangeté de la situation laisserait vite sa place à la joie d'un Roi retrouvé !
    Parfois, on entendait une femme chantonner le prélude au Haut-Roi, celui qui réunit le Soleil et la Lune grâce à son épée de Légendes.
    Chuchotements d'abord, puis exclamations plus bestiales : la ronde des esprits commenceraient aussi. Quelle drôle de coïncidence. Or, sur le chemin les menant au château, encore en plein milieu de cette forêt de pommiers -car on appelait aussi Avalon, le « pays des pommiers » - la belle s'affaissa pour se laisser tomber à genoux dans l'herbe. Crispée par la douleur, Aalanna tentait de reprendre son souffle comme elle le pouvait. Apparut alors sa fidèle corneille qui se percha sur son épaule. Elle l'encouragea d'un croassement rauque avant de s'envoler pour prévenir Corvi, le compagnon de Serafim.

    «C-ce n'est rien, juste une contraction... ça va aller...» hâleta t-elle en tentant de se relever.




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Dormin


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MessageSujet: Re: [1748] Who you really are... [Aalana & co]   Sam 4 Aoû - 22:02

Il y avait quelque chose d'étrange dans les sourires d'Aalana. Alors qu'il observait cet étrange univers avec une énergie nouvelle et un regard candide, il ne put s'empêcher de remarquer l'expression de son visage. Elle l'observait. Le gold saint s'assit, prenant une posture plus posée, croyant être trop turbulent. Il devait contenir son propre enthousiasme.

Les femmes druides... A quoi pouvaient ressembler ces gens si mystérieux? Il n'en avait entendu parlé que vaguement étant petit, alors qu'il courrait dans le sillage du bronze saint d'Andromède. Athéna l'avait emporté si loin de ce passé auquel il appartenait. Mais certains mots semblaient remuer dans le fond de son esprit. Comme un galet lancé à la surface de l'eau ou cette barque froissant ce gigantesque lac sur lequel ils glissaient vers cette terre ancestrale. Tant de cérémonie pour lui... Dormin en avait le corps parcouru de frisson, comme si tout son être entrait en résonance avec les chants autour de lui. A nouveau, il se sentait enfant. Cet enfant s'étant égaré 1320 ans plus tôt... Dormin appartenait-il à cet univers? Au fond de lui, à mesure qu'ils avançait, cette idée faisait son chemin.

Ils heurtèrent la rive et mirent enfin pied à terre... La sensation même du sol sous ses pieds lui arracha un nouveau frisson, comme l'énergie s'en dégageant était particulièrement familière. Aalana la percevait-elle aussi? Sans doute... Il la laissa monter en lui et se mêler à son cosmos. Il avait soudain l'envie d'ôter ses souliers pour sentir le contact de l'herbe et de la terre fraiche sous ses pieds, à même sa peau. Mais il se retint, ce n'était pas une tenue de circonstance, surtout pour un chevalier d'or. L'ambiance était trop cérémonieuse...

C'est sans crier gare que son amie lui attrapa le bras droit. Dormin sursauta légèrement à ce contact. Il n'était pas habitué à ce qu'on le touche d'ordinaire ni à celui d'une femme et ce geste le sorti de sa torpeur. Les paroles qu'elle prononça, il les saisit... Il comprenait ce langage qui fut le sien autrefois. Il se souvenait toutes les peines qu'Andromède avait eu à lui enseigner le grec et le latin. Mais ce qui suivit fut tout simplement stupéfiant pour un simple mortel. Une voix cristalline s'éleva autour d'eux tandis que la lame dans son bras vibrait. C'est alors qu'une magnifique jeune femme aux longs cheveux aussi bleus que l'océan apparut comme en réponse aux prières d'Aalana. Dormin en eut un haut le coeur, mais il ne recula point. Elle aussi lui semblait étrangement familière, pourtant il aurait juré que c'était la première fois qu'il la voyait. Les mots qu'elle lui adressa n'aidèrent en rien le pauvre rouquin à trouver pied. Confus, il l'observait de ses yeux verts sans mot dire. Cette femme était Excalibur? Son épée? La lame qui reposait en son bras?! Grands dieux, jamais il n'avait imaginé qu'elle prendrait un jour corps devant lui. Il porta sa ma main libre à ses propres lèvres de stupeur. Ainsi, enfin ils se faisaient face à face. Cet instant parut durer de longues minutes à Dormin. Il trésaillit alors qu'elle s'inclinait devant lui. N-Non! C'était à lui de s'incliner face à la lame qui faisait de lui ce qu'il était. Celle qui autrefois avait oeuvré aux côtés de son maître et ami. Et celle qui aujourd'hui était sa compagne d'arme fidèle et amie. C'était lui qui la portait, il était le bras et elle la lame. Dormin s'inclina à son tour, profondément, posant un genoux à terre.

    "Paix ma chère Excalibur, je suis celui qui doit m'incliner devant vous. Je vous dois tant, ma chère amie. Je vous en prie, relevez-vous."


Ses doigts lui rappelèrent la légère brûlure ressentie plus tôt au contact de cette flamme bleue. Comme il était frustrant de ne pouvoir étreindre un être cher. Et découvrir Excalibur sous ces traits personnifié rendait ce sentiment encore plus grand. Cependant, il accordait à présent à leur relation d'avantage de corps. Il se promettait d'ailleurs au fond de lui d'adresser d'avantage la parole à sa lame dorénavant. Peu importe le regard des autres qu'il s'attirerait. Il ne la laisserait plus seule, car elle était sa plus grande confidente. Elle l'avait connu bourgeon et jusqu'à son épanouissement actuel et encore imparfait.

La nuit baignait les alentours dans une douce lumière bleutée, pourtant il pouvait sentir qu'autour d'eux on s'agitait. Il sentait de nombreux regards sur lui... Tout ceci le rendait un peu nerveux. Mais il avait promis de n'exprimer aucune peur ni crainte à Aalana sur le bateau. Bordant leur route, de magnifiques pommiers surplombaient leur chemin. Ils semblaient si vieux et forts, leurs fruits devaient avoir une saveur bien particulière. Dormin observait tout et il y avait tant avoir... bien assez pour nourrir un être aussi curieux que lui. Aalana sollicita une nouvelle fois le rouquin qui accepta son invitation d'un hochement de tête. Il l'escorta en compagnie d'Excalibur se tenant toujours à ses côtés, plus rayonnante que jamais. Ils furent ensuite rejoints par un nombre impressionnant de femmes. Dormin qui n'avait presqu'eu aucun contact avec la gente féminine jusqu'ici était une fois de plus impressionné. Le rouge lui en monta même aux joues. Autour de lui, il perçut quelques chuchotements, grandissant en nombre. Le rouquin tendit l'oreille, intrigué. Ces femmes chantaient... Si l'air lui disait vaguement quelque chose, le contenu rien... Ce n'était pas un chant qui venait de son époque. Voilà bien quelque chose de plus jeune que lui. Les voix se faisant plus fortes, il s’imprègna de cette chanson qu'il se mit à fredonner tout bas, retenant d'abord le rythme et la mélodie. Il dû s'y reprendre à plusieurs fois avant d'en apprendre parfaitement les paroles et il se joignit aux femmes pour chanter à son tour, simplement heureux de se laisser porter.

Il s'arrêta pourtant net alors que Aalana tombait un genoux à terre. Comme par réflexe, il dressa son bras droit sur le côté, faisant signe au cortège de stopper sa progression et posa un genoux à terre pour venir à la hauteur de la jeune femme. Il était à présent inquiet. C'était à cause de lui qu'Aalana s'était donné la peine de venir le guider. Le remord le prit et malgré les paroles d'Aalana, c'est en toute amitié qu'il passa ses bras sous son corps pour la soulever de terre, portant le poids de sa cloth box sur le dos qui lui permettait de faire une parfaite balance. Il n'aurait pas réussi si aisément à la soulever s'il avait agi d'un spectre ou s'il n'avait pas été chevalier. C'était l'avantage d'être un saint. Il n'éprouvait ni gêne ni fatigue. Il libéra son cosmos, laissant à nouveau son énergie circuler en elle comme lors de leur première rencontre.

    "Dame Aalana, vous vous donnez trop de peine. Laissez moi vous porter le temps de souffler un peu. Guidez moi et je vous mènerai à bon port. Il est aussi de mon devoir de chevalier de veiller sur autrui. Je vous en prie pardonnez moi et veuillez accepter mon aide."


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Serafim


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MessageSujet: Re: [1748] Who you really are... [Aalana & co]   Jeu 9 Aoû - 20:04

Et le messager obscur exécuta rapidement sa mission, mais même sans l'intervention de l'oiseau, Serafim se serait précipité dans la pommeraie éternelle pour retrouver sa compagne. Las de faire les cent pas, il n'avait plus la patience d'attendre qu'Aalanna finisse son office. Il ne supportait pas non plus qu'un saint foule le sol de ce sanctuaire. La présence du chevalier d'or dans ce lieu isolé de la folie humaine était telle une pierre lancée sur la surface d'un lac ! Elle perturbait la sérénité de l'ancien saint du Corbeau, elle l'inquiétait, surtout en ce moment si important.

C'était bientôt l'heure ! Il allait être bientôt père, tous ses sens le lui hurlaient si fort et pourtant il n'avait pas eu assez de persuasion pour convaincre sa petite faie de renoncer à rencontrer cet homme. Serafim le regretta quand il entendit le message délivré par Corvi, instantanément l'image de sa belle dans les bras du chevalier roux s'imprima dans ses rétines et comme on pouvait s'y attendre d'un homme amoureux, il éprouva instantanément de la jalousie. Ce n'était pas aussi destructeur que ce qu'avait ressentit Ménelas quand il perdit son Héléne, pour le moment ce n'était qu'un simple embryon qui venait d'éclore en lui. A lui de prendre garde pour que ce nouvel hôte de le dévore pas aussi facilement qu'un ver le ferrait avec un fruit trop mûr.

En attendant, le dresseur de corbeaux fit une apparition un peu bruyante dans ce beau verger. Il faut dire qu'être accompagné d'une nuée de corvidés passait rarement inaperçu. Aussi le cortège put voir une nébuleuse noire envahir le ciel comme une sorte de pieuvre étendant ses tentacules infinis. Un nuage composé de plume et de bec se positionna au dessus du groupe, faisant tomber une pluie de duvet sombre sur le sol.

Il était la ! Parlant d'une voix assez forte pour couvrir le craillement de ses fideles alliés, le disciple des corbeaux s'adressa à l'homme aux yeux taillés dans l'émeraude avec un ton un peu autoritaire.

« Arrête ceci ! »

Ce n'était pas un cosmos agressif et Serafim le sentait bien, seulement ce n'était pas à cet inconnu de faire cela, ce rôle lui était réservé, c'était même son devoir en tant qu'époux et bientôt de père. De plus il ne voulait pas que sa descendance soit en contact avec ce genre d'énergie, tout ce qu'il voulait c'est que sa famille puisse s'épanouir dans ce merveilleux domaine, loin des Spectres, des Ases, des Marinas et surtout des Saints.

Ses pas fermes et décidés sur le sol recouvert de plumes sombres, le menèrent jusqu'à sa belle et tendant les mains pour la récupérer des bras de cet autre homme, il dit en langue des druides à son épouse avant de déposer un tendre baiser sur ses lèvres.

« Tout ira bien mon amour, je suis là ! »

Sa voix se voulait rassurante, mais son visage le trahissait. C'était la première fois que l'ancien saint allait devenir père. Une perspective qui remplissait son cœur de joie, mais qui faisait trembler ses jambes comme celle de faon qui venait de naitre. Comment cela allait se passer ? Et surtout quoi faire ? Pour la première fois, le dresseur de corbeau implora l'aide des deux druides, Elias et Antiokus. Quant au saint à la chevelure de braise, il le regarda et concéda un simple « merci ». Il est vrai que son attitude avait été un peu cavalière, voir irrespectueuse, mais les politesses et les présentations attendront un peu. Seul le sort Aalanna avait de l'importance à ses yeux.
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Eilaine


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MessageSujet: Re: [1748] Who you really are... [Aalana & co]   Lun 20 Aoû - 15:03





    L'avènement d'un futur Roi, la rencontre des deux castes : événement qui devait se réitérer. Les druides attendaient ce jour avec une extrême impatience. Il signifiait la renaissance de leur nation perdue, mieux, il connotait le retour de leur monarque bien-aimé, celui qui saurait les guider dans les brumes de ce Monde.
    Le « chuchoteur » élu depuis quelques mois déjà par ce peuple pacifique avait tant attendu ce moment aussi. Elle se tenait là, prostrée dans l'herbe aux pieds du jeune homme promit au trône et de la Dame du Lac, sa tante. Celle-ci posait un regard plein de douceur sur Aalanna, elle qui était sur le point de donner naissance aux enfants tant désirés. Eux aussi étaient très attendus. D'où la présence des nombreuses femmes-druides! Elles s'apprêtaient à lui porter secours quand Dormin, le plus naturellement du monde, se pencha pour la cueillir entre ses bras. Cette étreinte, de la même nature qu'à leur première rencontre, galvanisa la jeune femme. Tant et si bien qu'elle sentait le poids de la grossesse s'alléger d'une manière considérable. La descendance des enfants de la lune et du soleil cessèrent de s'agiter un temps. Jusqu'au moment où le cri d'un millier de corbeau retentit entre les pommiers immenses.

    Mélange de joie et de crainte, ce fut sans dire un mot qu'elle laissa son mari s'approcher du cortège. Comment le doux Dormin allait-il réagir à cette soudaine apparition? La Grande Prêtresse sentie ses doigts, d'eux-même, se resserrer sur le poignet du chevalier d'or. Car elle se souvenait de la réaction qu'avait eu le jeune homme à la chevelure carmin face à l'envolée impromptue d'un corvidé au plumage noir. Elle se souvenait de cette détresse dans son regard vert, cette once d'horreur et de haine entremêlées... non, elle ne pouvait réellement prévoir la réaction de leur Haut-Roi. Cependant l'arrivée de Serafim, bien que distinguée ne semblait pas avoir fait fuir les femmes druides qui s'agitaient d'ordinaire pour un rien. Au contraire, celles-ci se signèrent devant l'homme aux oiseaux d'encre avant de faire quelques gestes de la main, comme pour dessiner des symboles. Dessins qui apporteraient selon la coutume, de la bienveillance de la part des Dieux de Brittania. À son tour, la druidesse d'un index, traçant l'œil de Dagda sur le front de son amant avant de répondre à son baiser.

    Ses pieds nus foulèrent l'herbe tendre et fraîche. Le chant du vent s'installa progressivement, faisant taire les compagnons de Serafim : peu à peu, le silence prit sa place. Les femmes s'avancèrent pour venir former un cercle parfait autour de la prêtresse du roi et de l'apprenti d'Elias. Les deux druides apparurent à leur tour dans un souffle aux notes cristallines. Vêtus de longues robes bleu-nuit, habit rituel pour une telle cérémonie, les deux rivaux se présentèrent à Dormin, leur main droite posée en travers de leur cœur.
    Tous deux avaient répondu à l'appel silencieux du disciple des corbeaux. Ils avaient aussi prévenu Morgane de l'arrivée de leur Seigneur. Un simple regard de la part d'Antiokus, un bref échange et Aalanna comprit qu'il était temps.

    «Paix Lune de mes jours, tu n'as rien à craindre pour moi, je vais bien. Viens plutôt saluer comme il se doit celui qui porte l'épée de légende, car il est notre maître à tous, notre roi bien-aimé et nous sommes leurs guides.»

    La Dame du Lac fut en un instant, enveloppée d'un halo de lumière blanc : sa sœur était sur le point de surgir à son tour, et la dame était joisse de ces retrouvailles. Alors, comme le voulait la tradition druidique, c'était à Aalanna de tordre la première corde de la Harpe sacrée. D'un geste, elle fit apparaître du néant, le mystérieux instrument pour faire s'envoler quelques notes argentines. La résonance était telle qu'elle fit s'envoler les duvets noirs du sol : puis les voix des druides et druidesses présents retentirent à leur tour. La chanson du retour.

    ~Noble Souverain, vous revoici parmi nous,
    En ce jour où enfin le soleil peut de nouveau caresser nos joues.
    Noble Roi, vous êtes ici chez vous, de retour!
    Tous salue ce nouveau jour.

    La chanson du retour.~


    Un nouveau jour, celui qui évincera les brumes. Un radieux soleil pour toute couronne posée sur cette chevelure rouge. Enfin parut Morgane la Fay, toute auréolée de cette clarté. Les bras grands ouverts comme pour embrasser cette nombreuse assemblée, l'ancienne Prêtresse se contenta de faire quelques pas pour briser le chant d'un simple froissement de tissu. Sa robe blanche, pareille que celle de sa fille, brillait légèrement sous ce ciel laiteux. Dame majestueuse, aussi blonde que pouvait l'être sa chère Aalanna, posa ses yeux bleus successivement sur chaque personne présente. Un sourire pour Serafim, ce futur père quoiqu'un rien inquiet, et Morgane fini par enlacer sa sœur.

    «Quelle joie immense chère sœur! Bien des années nous ont séparé toi et moi, mais aujourd'hui marque un renouveau, le retour du Roi. -elle tourna sa tête vers Dormin- Et toi aussi, nous t'attendions tous ! Tu ne dois pas nous craindre, petit enfant car tu es de la même engeance que nous : commences-tu à comprendre à quel monde tu appartient? Tu es le héros perpétuel, le porteur de la lumière divine d'Excalibur, l'épée des rois. Elle n'a cessé de te brûler la main car il était temps. Temps de revenir auprès des tiens, ta famille, ta patrie : son feu te faisait mal car il a sa propre volonté. Sa tristesse était si grande qu'elle appelait ma fille, et maintenant te voici. »[/color]
    On sentait dans le timbre de sa voix impérieuse, une once d'émotion. Aalanna alla rejoindre sa mère et sa tante : elles se ressemblaient tant toutes les trois qu'il était indéniable qu'elles ne formaient qu'une seule et même famille. Antiokus eut un petit pincement au cœur car cela faisait une éternité qu'il n'avait pas été autorisé à poser ses yeux sur la Dame d'Avalon. Sa reine blanche. Emrys ne pouvait s'empêcher de la caresser de son regard de jade si bien, qu'elle le remarqua.

    « Ma douce amie, réjouissons-nous de ce nouveau jour car enfin nous est rendu notre souverain! Laissons le s'exprimer et festoyer en son nom! Qu'en dit-tu, Dormin?»

    L'éternel enfant ne pouvait cacher ce pétillement dans son regard clair! Son être entier vibrait d'une rare intensité, sauf qu'Elias, le druide aux cheveux blancs voyait le comportement de son confrère d'un très mauvais œil. Après tout, n'était-ce point de sa faute qu'il s'était vu exclu de l'Île? Dans un grognement désapprobateur, celui-ci tourna son attention sur Serafim.

    « Souviens toi qu'un malheur n'arrive jamais seul...» lui murmura t-il à l'oreille en se penchant très légèrement. Les bras croisés montrant clairement son mécontentement, il invita son élève à s'éloigner de cette foule trop dense à son goût. C'était là la première fois que l'on voyait Elias de Celewick dans un tel état d'énervement.


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MessageSujet: Re: [1748] Who you really are... [Aalana & co]   Mer 22 Aoû - 6:50

Un frisson lui parcourrut l'échine alors que les oiseaux noirs emplissaient le ciel... Pourquoi? Pourquoi ces oiseaux le poursuivaient-ils partout où qu'il aille? Il avait déjà ressentit cette curieuse impression qui le désappointait au sanctuaire alors qu'il faisait la rencontre d'Aalanna et d'Antiokus. Il tourna son regard émeraude vers Excalibur qu'il pouvait à présent observer sous des traits personnifiés. Mais comme la dame du lac semblait ne pas s'inquiéter de cette apparition pour le moins impressionnante, Dormin se résigna à garder son calme à son tour... Bien malgré lui, il laissa les corbeaux se regrouper au dessus et autour d'eux, réprimant le stress qui montait en lui. Les plumes noires qui chutaient du ciel étaient comparable à une pluie tombant doucement sur l'assemblée. La pluie était son alliée, les corbeaux... étaient l'image d'un mauvais souvenir.

L'expérience d'un ancien combat s'étant soldé par une rupture pure et nette d'une relation à naitre. Il se souvenait es croassements des corbeaux, les plumes lui transperçant la chaire, répandent leur venin en lui et en ses compagnons... Il sentait une nouvelle brûlure dans son bras gauche où les cicatrices laissées par ses chaines nébulaires l'avaient marquées à jamais... La douleur le lançait encore par moment.

Finalement, le maître de ces volatiles au plumage noir fit son apparition dans des volutes ténébreuses trop familières au goût du chevalier d'or. Il le fixait d'un regard neutre, ayant perdu son sourire. Il l'observait avec le plus grand sérieux du monde. Cet homme n'était pas le corbeau qu'il avait connu et regretté de connaitre. Cet étranger avait donc droit au bénéfice du doute. Après tout, ils ne se connaissaient pas. Comment auraient-ils pu se juger sur quoi que se soit? Il laissa le jeune homme lui prendre Aalanna des bras sans résister, s'écartant un peu pour ne pas les gêner. Aaaah il comprenait mieux à présent l'inquiétude de la jeune femme quant à sa hantise des corbeaux et à la présence de ces derniers lors de leur rencontre. Il croisa les bras, observant la scène touchante de la réunion des deux amants avec un regard bienveillant, un sourire revenant habiller son faciès. Voilà une scène qu'il ne lui serrait sûrement jamais donné de vivre... Mais elle faisait toujours plaisir à voir.

Il n'attendait rien de ce jeune homme aux corbeaux, pourtant ce dernier le remercia. Ce merci surprit agréablement le gold saint qui sourcilla de stupeur. Tiens donc! Voilà quelque chose qu'il n'aurait jamais pu prévoir. Si on lui avait dit un jour qu'un chevalier du corbeau, même déchu, le remercierait, il aurait ris bien f...

    "Hahaha!"


D'ailleurs il riait de bon coeur même. La jalousie et les craintes infondées du corbeau étaient touchantes. Amusé, le chevalier n'avait pas pu contenir un rire un peu nerveux. Mais il ne riait pas aux dépends du futur père, mais de la situation quelque part très touchante. Il était content et rassuré de voir deux êtres si proches et surtout de les voir réunis pour un évènement si important.

    "Pardon, désolé je ne voulais pas rire. Je ne me moque pas, rassurez vous. Je... "


Il inspire à fond, l'air désolé mais toujours heureux, histoire de calmer un peu ce petit rire amusé. Souriant d'un air franc, il observait à présent Serafim sans crainte.

    "C'est votre jalousie qui m'a amusée. Elle est très touchante. Je comprends mieux à présent. Rassurez-vous, il n'y a rien de plus que de l'amitié entre nous, loin de moi l'idée de vous ravir votre place. Excusez moi si mes manières vous ont troublé et permettez moi d'être le premier à vous féliciter, pour l'heureux évènement à venir. La nuit va être longue pour nous tous."


Il s'inclina devant eux, les saluant d'une humble révérence pour leur signifier la sincérité de ses mots et le respect qu'il leur portait à présent.

    "Je m'excuse aussi pour mon apparente froideur de tout à l'heure à votre égard. J'ai eu un passif douloureux avec un corbeau par le passé. J'espère que nous serons bons amis."


Il dû cependant couper court à son dialogue car une intense lumière venait d'envelopper sa compagne. Le regard de cette dernière portait vers le lac d'où une nouvelle silhouette féminine apparut, tandis qu'Aalanna tordait les cordes d'un instrument familier à Dormin. Le doux son de la harpe décrispait les derniers muscles tendus de sa nuque. Il aimait profondément ce son qui lui rappelait un lointain passé encore frais dans son coeur et son esprit. Il sentit une agréable chaleur monter en lui comme lorsqu'on vous enlace. Ce frisson parcourut tout son être, faisant vibrer son aura dorée. Il écouta chaque note, chaque mot... et ces dernier l'intriguaient autant que le choquaient.

Attendez une minute. Comment l'appelaient-ils tous depuis tout à l'heure?! Un... Roi? Qu...Qui? Lui? Non, c'est impossible! Il n'était qu'un gamin des rues errant seul dans un village rasé par la guerre avec pour seule compagne...?!... Une épée...

    "Nuada..."


Murmura-t-il tout bas... Il n'avait aucun souvenir de son passé avant cette rencontre fatidique. Sa vie, le chemin qu'il avait suivi, pour lui, tout ceci avait toujours été une évidence. Mais finalement... N'avait-il pas été influencé par la présence de son maître? Ou bien?... Tout ceci avait-il été écrit et planifié depuis le début? Etait-il simplement l'objet d'un plus grand projet? Et pendant que l'idée faisait son chemin dans sa tête, la nouvelle venue tournait la sienne vers lui. Il lui rendit un regard quelques peu confus mais visiblement, oui, il commençait à comprendre.

Il ne put que hocher la tête, son esprit étant livré à un petit chaos l'empêchant de prononcer quoi que se soit de cohérent. Alors autant garder le silence tant qu'il ne pourrait clairement mesurer le poids de ses mots. IL resta coi devant ces révélations. Tout ceci semblait si gros... Devait-il vraiment y croire? Bien entendu, il y croyait déjà, mais la choc était encore trop grand, il n'arrivait pas à assimiler tout ceci. Si bien que son corps fut agité de léger soubresaut.

    "Je suis...?"


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MessageSujet: Re: [1748] Who you really are... [Aalana & co]   Dim 26 Aoû - 20:37

Serafim n'appréciait pas l'assurance dont faisait preuve le chevalier d'or. Trop sûr, trop confiant et trop familier selon lui. Ses ricanements vexèrent dans un premier temps l'ancien Saint, mais Serafim se rendait compte qu'il avait été l'unique responsable de cette situation. Il avait agi précipitamment et maintenant devait en subir les conséquences. Heureusement tout cela était loin désormais, les notes émises par l'instrument d'Aalanna avaient éteint les braises qui brulaient en lui avant qu'elles ne se transforment en brasier. Cette musique avait toujours eu un effet apaisant sur le dresseur de corbeaux et en plus témoignait de la bonne santé de la future mère, cependant ce n'est pas pour autant que le brun se sentait entièrement rassuré.

Malgré la présence des deux druides et des tantes de sa promise, le futur père pensait qu'il était préférable pour son épouse d'aller se reposer et il le fit savoir à l'assemblée.

« Ne penses-tu pas que tu en as suffisamment fait ? Tu ne devrais pas autant te surmener, aucun « roi » » ne mérite que tu mettes ta vie et celle de nos enfants en danger. »

Roi ! Ce mot avait traversé son esprit comme une comète flamboyante dans un ciel d'encre. Un roi à Avalon ? Et de surcroit affilié au sanctuaire d'Athéna ! Serafim voyait d'un mauvais œil cette « intronisation » et cela se retranscrivait sur les traits de son visage. Hélas un sentiment qu'ils étaient très peu à partager. En fait seul Elias semblait faire preuve d'un état d'énervement évident. Curieux, le druide aux cheveux d'argent était aussi froid que le métal d'habitude et la seule présence de cet homme avait réussi à lui faire perdre sa tempérance. Le maitre des corbeaux ne fut que plus inquiété surtout après avoir entendu la mise en garde de son mentor.

*Un malheur n'arrive jamais seul ? Que veut-il dire ?*

Partager entre l'inquiétude et la colère, le jeune homme s'adressa alors au roux tout en essayant de rester courtois et calme. Après tout, rien de son comportement ne méritait qu'on nourrisse de l'antipathie à son égard. Il y avait certes son appartenance au camp d'Athéna, cependant jusqu'à présent aucun saint ne semblait être parti à sa recherche, phénomène étrange quand on vous a rabâché pendant de longues années qu'il était interdit de quitter le sanctuaire...sous peine de mort. Mais oui ! L’amitié était peut-être entre les deux hommes, sa dernière rencontre avec Signun du sagittaire confortait cette hypothèse, il fallait juste que le renégat accorde sa confiance.

«Et bien il semble que nous ayons tous les deux de bonnes raisons d'être heureux ce soir, mais... »

Sa phrase fut interrompue par un signe discret d'Elias qui semblait vouloir s'entretenir en aparté avec lui. Que pouvait-il avoir à dire de si important en ce moment si solennel. Il était évident que leur absence allait se faire remarquer et que de nombreuses interrogations allaient en découler.

« Excusez-moi »

Serafim salua respectueusement l'assemblée avant de s'éloigner. Il n'était pas allé très loin et avait pris le soin de laisser sur place quelques guetteurs ailés dans les branches des arbres avoisinants. Malgré la présence rassurante de Morgane et d'Antiokus, le prudent Serafim ne voulait pas quitter des yeux sa femme. Son lien mystique avec les corbeaux allait lui permettre de toujours l'observer.

« Alors que me veux-tu ? Que se passe-t-il ? »

Demanda-t-il au druide avec un peu d'agacement. Il lui tardait que cet entretien s'achève rapidement afin qu'il puisse rejoindre Aalanna.
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MessageSujet: Re: [1748] Who you really are... [Aalana & co]   Mer 5 Sep - 0:57



    «Tous se réjouisse de sa venue, mais moi je sais qu'il n'apportera que malheur sur notre terre sacrée, bénie par Dagda! Il ne nous connaît même pas, il ne se connaît pas lui-même.»

    La mine grave d'Elias, ses yeux froids rivés sur l'intrus, ses paroles acides, tout en lui transpirait le mépris qu'il pouvait bien ressentir pour ce nouveau Roi. Celui que tous avait ardemment espéré. Sauf lui. Pour la première fois, le druide à la chevelure de neige s'était exprimé sans détours à son élève. Si lui-même ne le portait pas réellement dans son cœur, et la réciprocité était vraie, il faisait un effort car il savait que Serafim ferait toute la différence dans l'éventualité où les choses tourneraient mal. Farouchement opposés depuis le départ à ce qu'un inconnu, de surcroît un Saint, foule la terre d'Avalon, le maître et le disciple n'avaient sut aller à l'encontre de la volonté de Morgane. Elle aussi, avait tenté tant bien que mal de l'apaiser. Mais Elias voyait l'avenir, et ne le dissimulait pas derrière un voile de dénie. Antiokus qui était son égal autant que son rival, l'avait lu aussi, mais croyait en leur force pour les préserver tous de l'ombre qui dès à présent, étalait ses bras comme un spectre grimaçant.

    «N'oublie jamais ce que je viens de te dire. Prends ceci comme un avertissement, car je te le dis, je ne serais pas éternellement là pour réparer les fautes de ces aveugles.»

    Il apposa une main ferme sur l'épaule du jeune homme qui fut aussitôt envahit par une chaleur accablante : celle-ci dansa tout autour de lui comme un feu follet rieur avant qu'une brûlure plus intense ne se loge dans la paume de sa main droite. Un croissant de lune apparut peu à peu, marquant sa peau nue d'une nouvelle marque argentée.

    «Peut-être est-ce le dernier présent que je te fais Serafim. Au moins, tu seras capable de préserver ta famille de tous : prononce «diflaniad» et vous pourrez vous rendre invisible un petit moment.»

    Un pauvre sourire en guise d'au revoir et le druide s'évapora en un nuage de brumes. Celle-ci se déplaça jusqu'à la silhouette de la jeune Aalanna qui cherchait son époux du regard. Si l'entente entre les deux hommes n'était pas encore acquise, la blonde druidesse tenta de rassurer Dormin aussi bien sur sa santé, que sur le premier contact que lui et Serafim avait eu.

    «Pardonne moi Dormin, mon époux est très protecteur...» une douleur l'empêcha de continuer son discours. Sa main glissa jusqu'à son ventre arrondit. «Il est temps...»

    Ce simple murmure trouva sans doute échos dans le cœur du futur père, et la mère, le regard plein de reconnaissance, s'excusa à demi-mot alors qu'une première contraction lui fit plisser les yeux. Sa tante et sa mère, en ancien langage et avec force de grands signes, éloignèrent le mauvais sort. Cela pouvait étonné le nouveau Monarque qui ne devait pas être familier de telles pratiques mais sans aucuns doutes, il pourrait remarquer les puissants cosmos qui agissaient. Il était temps.

    «Quel merveilleux jour que celui-ci! D'abord Avalon retrouve un roi, et voit deux petits êtres apporter leur lumière à ce Monde perdu dans les brumes! Réjouissons-nous! Aalanna, ma douce enfant, toi qui est sur le point de devenir mère à ton tour... laisse toi guider par les prêtresses, elles t'aideront dans cette épreuve.»

    Morgane s'était approchée de sa fille unique avec douceur. «Dormin, laissons Serafim et Aalanna partager le plus beau des dons de Dana, la Déesse aux trois visages... Viens dans mon Temple, nous avons à nous parler.»

    Elle lui fit signe de la suivre tandis que la cohorte des femmes-prêtresses aidait la jeune druidesse à prendre le chemin de leur demeure tout en attrapant par la manche, le futur père. Elle lui murmurait des choses anodines susceptibles de le détendre, des plaisanteries parfois, ponctuées de leurs rires rauque. Morgane et la Dame du Lac quant à elles jugèrent le Roi avec tendresse.

    «Ne t'inquiètes pas mon Roi, tout ira bien. L'union des enfants du soleil et de la lune apportera un nouveau souffle à Avalon. Ô comme nous avons hâte de les entendre prendre leur première respiration.»

    Un regard entendu vers Morgane aux yeux azurs et celle-ci ajouta. «Mais peut-être désires-tu rejoindre le disciple des corbeaux afin d'alléger son âme inquiète? L'heure des questions et des réponses peut bien attendre encore un peu.»

    Plus loin, allongée sur sa couche, Aalanna froissait ses draps en poussant un gémissement étouffé. Si elle souffrait le martyr, l'aide des vieilles guérisseuses demeurait une bénédiction. La plus âgée patiemment, lui tapotait le front plein de sueur, prenant soin de lui chuchoter des paroles douces, réconfortantes. Déglutissant entre deux contractions, la jeune femme s'arcbouta à l'extrême : un hurlement déchirant s'éleva. Des psalmodies remplacèrent le chant de la mère.

    «Le travail s'annonce long et difficile je ne vous le cache pas ô Seigneur des freux, mais soyez assurés que nous vous tiendrons au courant des moindres changements.»

    La vielle qui était sortie de la chambre pour s'approcher du jeune homme ajouta un « courage » avant de disparaître de nouveau dans la chambre voisine, le laissant désespérément seul face à lui-même. Seul? Non, ses compagnons ne manquerait peut-être pas de se manifester. La corneille d'Aalanna, d'ailleurs, ne manqua pas de venir se percher sur l'épaule de ce dernier pour frotter sa petite tête noire contre sa joue.

    Un bref instant, le silence appesanti, mais la mélodie lancinante reprit après une énième plainte.

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Dormin


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MessageSujet: Re: [1748] Who you really are... [Aalana & co]   Mar 25 Sep - 17:26

Il s'était attendu aux paroles dures de l'homme aux corbeaux. Oui... définitivement certaines choses ne changeaient pas. Curieusement, il en éprouva un certain amusement venant étouffer la peine que les mots de l'ex saint avait fait naitre en lui. Comme un clin d'oeil à son passé. Il parvint donc à encaisser sans montrer son mal aise à Serafim... Mais toujours était-il que le gold saint en était peiné. Aurait-il dû laisser Aalanna à terre sans sourciller? Se détourner d'elle en regardant ailleurs? Aurait-ce été mieux? Du tout! Il se refusait de rester inactif alors que quelqu'un souffrait devant, une amie de surcroit. Non... Même s'il devait recevoir les remontrances et la jalousie du dresseur d'oiseaux noirs, il ne regrettait rien. Au moins s'était-il montré présent.

Il y avait une crainte dont Dormin n'arrivait pas encore à saisir la nature dans le fond du regard de Serafim... Les raisons pouvaient être nombreuses, laquelle nourrissait cette rancœur que l'ex corbeau lui vouait? Mais il devait rendre grâce à cette petite tension venu l'empêcher de sombrer dans la torpeur. Il n'en oubliait pas la sensation ressentie il y a un instant... Cette impression d'être happé par le vide sous soit, ce petit haut le coeur qu'on ressent lorsqu'on est confronté au choc.

Alors que Serafim s'excusait avant de s'éloigner, Dormin lui répondit d'un timide hochement de tête. Il devait observer et aviser afin d'agir au mieux. Forcer les choses n'était pas dans sa nature et il sentait qu'il allait avoir beaucoup à faire ici... Bigre... Brittania... Lui qui pensait sa terre disparue, remplacée par une autre culture jusqu'à son nom. Pourtant sa patrie était vivante. Cachée, mais vivante.

Les idées se bousculaient dans sa tête... Roi... Pourquoi l’appelait-on ainsi? Avait-il bien compris?... Dormin était tout simplement perdu, comme au milieu d'un vaste océan de questions encore sans réponses et tant de choses refoulées sur son passé. Qui était-il? D'où venait-il? Qui étaient ses parents et qu'était arrivé à sa famille? Tant de secrets sur lesquels il avait fait une croix dés lors qu'il avait décidé de suivre de le bronze saint d'Andromède sur les routes de son payé saigné à blanc par la guerre et ses tragédies.

Dormin porta sa main à ses yeux, la tête prise dans un étaux à cause du flot d'informations chaotique sévissant dans son esprit. Il aurait aimé que son cosmos curatif puisse agir sur lui à cet instant précis, histoire de chasser ce début de migraine fort désagréable. Il se massant les sinus pour faire passer la douleur, encore un peu fébrile à cause des dernières révélations. Il sourit à Aalanna, nerveux lui même, mais souhaitant l'encourager pour la suite et lui signifier que tout allait bien pour lui.

Mais les prochaines paroles ne firent que confirmer ce qu'il avait compris... Il était.... Roi? La douce voix de Morganne et d'Excalibur lui apportèrent un peu de réconfort.

    "La... venue au monde de deux petits est toujours une merveilleuse nouvelle. Je suis heureux en tant que Brittannien de voir la nouvelle génération arriver sur ces terres ancestrales."


Il se tourna vers l'esprit personnifié de sa fidèle lame, s'inclinant devant elle, l'air complètement confus, cherchant dans son regard des réponses à ses trop nombreuses questions.

    "Lady Excalibur... Est-ce que... Je suis vraiment... Ce roi dont tout le monde parle? Est-ce pour cette raison que le destin m'a conduit jusqu'à Narcisse et donc jusqu'à vous? Oh... pardon le temps des questions n'est peut-être pas encore venu... Et j'en ai tellement à l'heure actuelle... "


Il se tourna finalement vers Morgane qu'il salua également respectueusement avant de prendre la parole.

    "Je vous salue Dame Morgane. Veuillez excuser ma présente confusion, tout ceci est si soudain... J'ai vécu une vie de servitude sans le moindre bien propre si ce n'est l'affection des proches que j'ai pu rassembler autour de moi. J'ai si peu à offrir à ce royaume hormis mon coeur et mon bras. Mais si tel est le choix d'Excalibur, j'ai toute foi en elle... J'ai juste besoin de temps pour encaisser tout ceci... J'ai du mal à réaliser."


Se redressant, il se tourna dans la direction qu'avait pris le cortège et le couple prêt à devenir parents ce soir. Il était nerveux lui aussi et la présence des corbeaux autour d'eux n'arrangeait en rien les choses, mais il ne devait pas faire un nouvel amalgame. Il ne connaissait pas Serafim, pas plus que lui ne le connait.

    "Je suppose que si je veux créer un lien entre le disciple des corbeaux et moi de façon positive... c'est maintenant ou jamais... Nous ne démarrons pas sur de très bonnes bases. Mais je sens que ce n'est pas quelqu'un de mauvais, d'ailleurs l'affection que lui porte Aalanna n'en est-elle pas la preuve? Je me demande s'il est bien correcte que je lui tienne compagnie... Il risque peut-être de ne pas apprécier. Mais je ne perds rien à essayer... Au pire je me prendrais des remontrances ou peut-être quelques coups perdus, rien de bien grave et au moins je serai fixé. Je me dois d'essayer de le connaître au moins."


Un sourire timide se dessina sur ses lèvres alors que son regard se faisait fuyant.

    "Et puis... Je n'aimerais pas être abandonné seul dans l'attente dans pareille situation... Bien que je doute un jour devenir père à mon tour, ni même trouver une moitié."


Il avait prononcé les derniers mots plus bas que tous les autres, comme lorsque l'on pense à voix haute pour soit même, ponctuant le fond de sa pensée. Gêné, il se redressa, inspirant à fond pour se redonner un peu foi en ce qu'il devait entreprendre. Son sourire se fit plus franc alors qu'il fit à nouveau face aux deux grandes dames l'accompagnant.

    "Pour être honnête, j'ai le trac... Mais tout ira bien, j'en suis persuadé! Je suis désolé de vous faire faux bon pour le moment, mais croyez bien que je je suis impatient de cette entrevue. J'ai tant de questions à vous poser, et j'espère que nous pourrons nous entendre très bientôt. En vous remerciant encore de me laisser lui tenir compagnie."


Et après s'être incliné une dernière fois, il se mit en route à son tour pour rejoindre les couloirs emprunté par la petite famille en devenir. Plus il s'enfonce dans les couloirs et plus il trouve d'oiseaux au plumage noir... Il ne se presse pas, laissant au futur père le temps d'apprécier un peu sa solitude. Le travail allait être long et laborieux... Pauvre Aalanna... Et il doutait qu'on lui permette d'alléger son mal. Il ne pouvait s'empêcher de se sentir de trop dans cette histoire, mais il se faisait violence pour ne pas reculer. Il ne recule jamais!

Il en profitait pour apprécier son nouveau décor, un peu comme un enfant qui entre dans sa nouvelle maison, le regard curieux, s'étonnant de tout. Il y avait dans cette demeure quelque chose de familier dans cet endroit. Pourtant il était persuadé de ne jamais y avoir mis les pieds. C'était une impression étrange se dégageant de l'endroit en lui même... S'aventurant un peu dans les couloirs, il aborda quelqu'un pour lui demander s'il pouvait avoir une couverture ou deux.

C'est après une bonne demie heure qu'il arriva finalement à l'endroit où attendait le disciple des corbeaux, cosmos éteint. Il se doutait que Serafim avait dû être averti de son approche, possiblement par ses compagnons à plumes, mais peu lui importait. Il s'approcha et vint lui poser une couverture sur les épaules.

    "La nuit va être longue... J'ai pensé qu'un peu de confort te serait profitable."


Il le contourna et vint s'assoir à ses côtés, un panier au bras dont il sortit deux verres et une bouteille de cidre. Il ouvrit la bouteille et versa le précieux liquide dans un premier verre avant de le tendre à Serafim.

    "J'espère que je ne te dérange pas... Mais il ne fait pas bon rester seul dans l'attente comme ça. Et même si tes compagnons te tiennent déjà compagnie, j'aimerais t'apporter mon soutien, d'abord en tant qu'homme, mais aussi en tant que camarade...? Oh! Et je voulais m'excuser pour tout à l'heure! Je ne voulais pas te froisser..."

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MessageSujet: Re: [1748] Who you really are... [Aalana & co]   Mar 30 Oct - 23:30

L'avertissement d'Elias avait été étouffé par les cris de douleur d'Aalanna. Le travail avait commencé et il allait être pénible. Serafim regrettait de ne pas avoir vu sa femme avant que les sages-femmes ne l'emmènent dans sa chambre. Il ne voulait pas attendre là, arpentant la pièce comme un fauve tournant en cage qu'on vienne lui annoncer les nouvelles, quelles soient bonnes ou mauvaises. Il voulait juste être à côté de son épouse, lui tenir la main, l'encourager. D'ailleurs son regard nitescent sous l'effet des larmes se posa à plusieurs reprises sur cette damnée porte de chêne alors que son poing se ferma prêt à pulvériser ce morceau insignifiant de bois qui osait prétendre le séparer de celle qu'il aimait.

Le dresseur de corbeaux avait en effet la force et la volonté d'accomplir ses projets de destructions, mais heureusement il avait encore assez de sagacité pour comprendre que cet acte ne pourrait que rendre plus compliqué l'accouchement d'Aalanna. Alors, résigné, l'époux angoissé s'assit sur un siège, les coudes sur les cuisses, les mains jointes, on aurait pu croire qu'il priait, mais aucun mot ne franchissait ses lèvres. Prostré sur cette chaise, les yeux fermés et silencieux, le disciple de corbeaux était hermétique aux stimuli de son environnement. Uniquement concentré sur le grincement de la porte et sur les pas des soigneuses sur le plancher.

Des pas ! Il en entendait, mais ils ne venaient pas de la bonne direction, mais son propriétaire ne suscitait pas la méfiance de la corneille qui veillait avec lui. En levant les yeux, il comprit pourquoi. C'était Dormin, le nouveau roi d'Avalon qui venait de faire son entrée dans la pièce silencieuse.

« La solitude et mes sombres amis ont longtemps été mes seuls compagnons dans la vie, alors que les hommes m'ont longtemps fui. »

Un croassement de la corneille qui sonnait comme un sermon, lui rappelait qu'il avait partagé le quotidien d'humains aussi.

« Mais depuis les choses ont changé... » Il fixa une nouvelle fois avec insistance la porte, n'importe quel observateur aurait pu débusquer dans son regard les desseins qu'il nourrissait, mais une fois de plus, il se ravisa et se concentra sur le contenu de son verre. « Merci pour votre soutien et c'est plutôt moi qui devrai vous présenter des excuses, vous n'avez rien fait qui méritait pareil accueil. Ma réaction était exagérée... »

Serafim se décida enfin à porter à ses lèvres le verre, mais quand le liquide toucha sa langue il eut l'impression de boire une gorgée de vitriol. L'angoisse avait comme effet secondaire de pervertir toutes les bonnes choses simples du quotidien et ce soir il ne devait pas exister plus angoissé au monde que le dresseur de freux.

Alors ? Que font ces vieillardes ? Pourquoi ne sont-elles pas revenues pour lui dire comment les choses se déroulaient ? Et encore cette maudite porte qui le narguait encore ! L'angoisse laissa place petit à petit à la crainte comme fuirait la noirceur d'un ciel nocturne devant les premiers traits lumineux de l'aube. La crainte était toujours mauvaise conseillère....

« ....Mais j'ai tellement peur de la perdre » Confessa-t-il en guise d'explication « C'est la seule chose de bien qui me soit arrivée. »
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[1748] Who you really are... [Aalana & co]

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