RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [1748] Bloody Angel ~ Fureurs de la reine et du fou écarlates [Hypnos]

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Thalie


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MessageSujet: [1748] Bloody Angel ~ Fureurs de la reine et du fou écarlates [Hypnos]   Dim 5 Aoû - 0:08

[HRP : Cette chronique se passe juste après l'entraînement avec Ishiro]

La chaleur t'écrase, Bloody Angel
La lumière d'Hélios te déplait
Toi qui pourtant aime le jour
Aime contempler le monde sous la beauté de ses rayons

La lumière te déplaît
Car elle révèle tant de choses
Aux yeux du Soleil, tu ne peux rien cacher
Ni toi ni tes crimes

Le sang et les larmes ne s'effacent pas
Pure et souillée, tu hantes les terres
Tu erres, fuyant le soleil
Tu ne sais...

L'oubli est un poison...
Et l'oubli renforce le poison coulant en toi...


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le soleil de Grèce lui sembla soudain si oppressant sans qu'elle ne sache pourquoi. La Souris du Sanctuaire se sentait pourtant bien parmi ses frères. Elle se recroquevilla dans son lit avant de se lever. Elle semblait ne pas vouloir émerger alors qu'Hélios venait d'entamer sa course. Elle se senait flottante...

Pour finir, elle repoussa le drap et se leva en chemise légère. La blonde jeune femme se sentait si "lointaine" en cette mâtinée. C'était si rare que les pas de la Saltimbanque manque d'assurance à ce point. Elle titubait presque, sa longue chevelure en bataille cascadait dans son dos avec grâce telle une cape d'or.

Arrivée dans ce qu'il lui servait de salle d'eau - c'était une maison modeste que la sienne mais elle en avait vu bien d'autre et s'accomodait vite - elle se pencha sur la vasque destinée à ses ablutions. De l'eau pure s'y trouvait d'ailleurs déjà.

Elle se mira un instant dans l'eau. Son image sembla se teinter de rouge avant de revenir à la normale.

Nauséeuse, Angel se massa le front.

Qu'est-ce ? Peut-être que je souffre encore des illusions de Phénix.

Ishiro ne l'avait pas ménagée et la "Souris" avait encore besoin de récupérer de cet entraînement. Soucieuse, elle finit par plonger son visage dans l'eau tiède. Elle se sentait presque fiévreuse. Cela lui fit un tel bien et elle se mira dans la glace aux bords ébréchés qui lui faisait face tout en prenant un linge pour s'essuyer.

Un soupir de soulagement en voyant que son reflet était normal. Juste un peu pâle mais rien d'étrange. La fatigue sur son visage et peut-être un reste de fièvre...

Un regard ensuite vers la fenêtre, vers Hélios qui commençait son voyage. Puis, plus rien...

************************

Des bocages et des marais à perte de vue...

Et une ombre qui se faufilait le long des haies avant qu'elle n'y mette le feu. Des brasiers qui remontaient en flèches le long de terres se propageant en une vaste toile de chaleur et de mort.

Les cris des animaux et le rire d'une démone ou d'un démon. Le son de clochettes et une silhouette si vive qu'on ne pouvait la capter ou la distinguer réellement.

La forme, qui avançait vite si vite, alternait sauts vertineux et pas de danse. Certains pensaient entrevoir une fée d'autres un sorcier. Mais tous se mettaient d'accord sur le danger. Après la femme-ourse du Nouveau Monde, c'était un démon au mille visages qui s'abattait sur ces terres normandes. Sans jamais dire le moindre mot intelligible, juste des paroles à demi-prononcées. Certains pensaient y reconnaître du latin, d'autres des brides d'anglais voire même du norrois. Ce qui rendait la Bête, la démone, le dévoreur encore plus atroce à leurs yeux.

Les flammes ne lui faisait rien tout comme la poudre et les balles. "Elle" semblait se jouer de tout, lançant des fils sanglants et mortels où l'on s'empêtrer avant de se faire attirer vers "elle" pour passer.

Nul espoir de survie, juste le craquement sinistre d'os qui se brisaient, de râles et de mort.

Les hommes s'étaient massés contre l'apparition dans les champs. Certains s'étaient occupés d'évacuer les femmes et les enfants avant de les mettre en sécurité. Ils pensaient que l'apparition se cantonnerait dans les champs et les marais mais tel ne fut pas le cas et lorsqu'ils virent arriver la silhouette toute de sang tachée, revêtues de tissus et des manteaux qu'elle avait arraché à ceux qu'elle avait sans le moindre doute massacrer la terreur se lut en eux.

La terreur, celle qui faisait blanchir les cheveux, se répandre urine, sueur et excréments.

Mais comment ne pas être frappé ainsi lorsque le fou d'écarlate se tenait devant vous...

Il avait doucement, la tête penchée vers l'avant. Comme si la vue lui était inutile. Les derniers hommes se massaient devant la porte de l'énorme grange destinée à accueillir de quoi les faire vivre. L'Eglise elle-même n'était plus flammes et cadavres au milieu des haies et champ en feu. Hommes et bêtes gisaient pêle-mêle, le fou n'avait pas fait de détail, frappant parfois de si loin qu'il ne pouvait être humain...

Des fourches tremblantes se levèrent enfin vers Bloody Angel...

Bloody Angel, la reine que le venin de la Discorde avait rendue encore plus méconnaissable.
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Minos


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MessageSujet: Re: [1748] Bloody Angel ~ Fureurs de la reine et du fou écarlates [Hypnos]   Dim 5 Aoû - 14:46

Arrow [1748] Vomis des enfers (Lucille-Lydia-Hypnos)

Angel, Lyria, quel genre d’humain était-elle vraiment ?

Les souvenirs du griffon m’en avaient donné un aperçu, mais c’était en temps de guerre, et qui plus est une guerre au cœur même du sombre empire. En somme rien de bien accueillant pour une si jeune humaine.
Sur Terre, elle devait etre radieuse et rayonnante à n’en pas douter. Elle était ici chez elle. Mais pourtant je ne comprenais pas ses déplacements, une fois que j’avais quitté la chasseresse des enfers, j’avais immédiatement commencé mes recherches du cosmos si particulier de la souris du sanctuaire pour finalement le retrouver en Amérique.

Surement dut à la foudre prétentieuse du père de l’olympe… J’ai bien fait de l’endormir celui-là. A son réveil il sera sans doute de meilleure humeur. Si jamais je le réveil…

J’avais encore le temps de réfléchir à cette hypothèse assez audacieuse. Je savais qu’il fallait un roi sur le trône de l’Olympe et très honnêtement je ne savais pas s’il existait pour le moment un meilleur candidat que Zeus pour ce poste. Mais en même temps la lutte certaine entre les prétendants pouvait s’avérait etre très avantageuse pour le sombre empire dont les forces se regroupaient à présent partout dans le monde. Oui, une hypothèse à approfondir…

Je restais plusieurs jours à observer discrètement à travers la dimension du sommeil cette humaine. Si pour le moment je n’osais pas accéder à ses rêves, sa vie me semblait quant à elle bien triste, même ses compagnons semblaient ne pas savoir quelle femme se cachait derrière ce masque inoffensif.

Actrice et saltimbanque… Une artiste au milieu d’un tas d’ignare et de brute…

J’éprouvais une certaine fascination pour cette femme à la beauté masquée, comme si elle en avait honte ou qu’elle n’osait se révéler ainsi de peur d’offenser les dieux.

Qui donc hormis le griffon à put donc te contempler sous ton vrai jour petite souris ? Qui donc sait ceux que tu es vraiment ? Qui donc sait la gloire humaine que tu représentes ? Surement pas ce phénix sortit tout droit des époques préhistoriques, misérable créature archaïque… Tu es autant à ta place auprès d’elle que ne le serait un éléphant auprès d’une rose…

Il me fallut toute ma patiente pourtant divine pour ne pas intervenir dans cet entrainement aux relents évidents de punition non avouée. Je jurerais intérieurement que cet Ishiro paierait pour son attitude envers un tel trésor.

Ce butor, ce matador prétentieux, ce…

J’entrepris de me calmer, un tel comportement était indigne de moi, bien sûr j’éprouvais la colère et la haine, avec encore plus d’intensité maintenant que j’avais été béni par la grâce de ce corps, mais jamais je ne devais les laisser guider mes pas, si les sensations étaient une chose merveilleuses, j’avais encore de gros doute sur les sentiments, surtout ceux aussi dangereux et puissants.
En plus il me fallait etre honnête, elle se trouvait en plein cœur du sanctuaire, et en ce moment même de nombreux chevalier d’Athéna s’y trouvaient, y aller ou même y intervenir maintenant serait des plus imprudents. J’endura donc avec impuissance et résignation.

Si seulement elle pouvait ne serait-ce que sortir hors de l’enceinte du sanctuaire… Il me serait facile de la transporter jusqu’à un lieu propice à une rencontre…

La tentation d’une rencontre onirique devenait de plus en plus forte à mesure que le temps passait, d’abords les jours qu’elle vécut parmi la communauté religieuse en Amérique, puis les quelques jours passé au sanctuaire parmi les siens.

Comme s’ils étaient digne de toi, eux qui ignore jusqu’à ta vrai nature.

Ainsi se passa mon observation, à la fois fascinante et frustrante, toujours à distance, toujours sans interactions.
Et un matin, quelque chose d’étrange ce produisit, Angel, ou Marie ange comme elle s’était nommée face aux nonnes d’Amérique, sembla etre… différente. Titubante et nauséeuse, comme si elle était fiévreuse.

Qu’il est remarquable de voir un chevalier d’Athéna en proie à la maladie, même eux restent si faible face aux tares de l’humanité… Un humain restera toujours un humain en fin de compte. Quel dommage de voir pareille beauté souillée par la faiblesse humaine.

s'en suivit alors quelque chose d’incroyable, la souris du sanctuaire quitta la protection relative de son foyer pour filer à grande vitesse vers le nord-ouest. Quelque chose clochait visiblement avec son apparence et dans son attitude, quelque chose n’allait pas.

Si la rejoindre ne fut pas difficile, ce que je découvris sur les lieux de notre rencontre fut pour moi une véritable surprise.

Un charnier ? Mais qui… ?

Je n’eu pas à attendre longtemps pour avoir ma réponse, un maelstrom écarlate de tissu et de sang massacrait à quelques dizaines de mètres de moi les rares survivants de ce qui fut jadis une paisible petite bourgade. A présent champ de flamme et de corps sans vie, brisés et mutilés… Mais la plus grande surprise fut lorsque je reconnus à la fois le visage et les techniques utilisées par ce fléau des hommes.

« Lyria ?! Par tous les dieux, est-ce bien toi ? J’avoue que je ne m’attendais pas à te vor si… expressive et passionnée. Venant d’un chevalier d’Athéna c’est très surprenant. »

Non ce comportement n’était pas un simple jeu pour une femme frustrée, c’était une véritable soif de destruction et de mort qui l’animait, une soif que même les plus vils ne possédaient pas.

« Un avatar de la destruction… Est-ce là un autre de tes visages souris du sanctuaire et reine blanche ? »

Elle se rendit soudain compte de ma présence, et comme si elle ne se souciait ou ne savait pas pour mon statut divin, elle m’attaqua sans retenue, avec ses fils et ses créations.

« Calme toi Lyria, je ne suis pas venu ici pour te combattre ! »

Je dus replier l’espace autour de moi de afin d’etre protéger de ces attaques sans avoir à la blesser. J’étais pourtant arrivé d’une manière qui ne laissait que fort peu de doute sur ma nature, peu d’etre pouvait se matérialiser à partir d’un nuage de poussière d’or… Et pourtant ce fut sans aucune hésitation que Lyria continua ses assauts répétés à mon encontre. Elle semblait différente, non pire que cela, elle semblait une autre, parlant dans une multitude de langue humaine et pourtant ne semblait pas parvenir à formuler de phrase cohérentes.

Une autre personnalité ? Ou un état proche de celui des berserkers nordiques ?

A peine eus-ai-je pensé à cette possibilité que je réalisa à quel point cette manière d’etre et cette apparence étaient une insulte à sa beauté et à sa grâce.

Oui je détestes cette Angel indigne et primitive, je déteste ce visage, disparait !

« Ça suffit maintenant, je t’ai assez vu toi, rends moi celle que je suis venu voir ! »

D’un claquement de doigt, une brume dorée émergea alors du sol tandis que je faisais apparaitre un pavot écarlate dans ma main.

« Si tu ne peux te calmer toute seule, alors je vais t’y aider. Sombre dans le sommeil ! »

La brume s’éleva pour venir envelopper cette furie écarlate alors que le pavot s’éclaira d’un feu doré avant de devenir pluie de pétales pourpre. De cette manière j’endormirais cette chose humaine quoi qu’elle fut et peut etre qu’à son réveil la vrai Angel serait revenue.
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Thalie


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MessageSujet: Re: [1748] Bloody Angel ~ Fureurs de la reine et du fou écarlates [Hypnos]   Lun 6 Aoû - 16:53

L'ombre du sommeil...
Même cela t'est interdit
cherches-tu la paix dans tes rêves, Angel
Non, même là, tu ne peux échapper à Bloody...

Le miroir n'attend que toi
Mais supporteras-tu ton reflet
Lorsque le jour viendra
Supporteras-tu que le voile des illusions se déchire.


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Dansaient les ombres autour du Fou Ecarlate en une ronde macabre où les vies s'éteignaient, soufflée aussi facilement que la flamme d'une chandelle. Le Fou et la Reine apparaissaient par instant, s'alternant en une ronde vertigineuse. Seul réconfort pour ces âmes, tout allait vite si vite qu'elles n'avaient pas le temps de souffrir lorsque le Fou ou la Reine jetait son dévolu sur eux.

Bruits secs et derniers râles. Ultimes souffles s'exhalant tandis que le sang dégoulinait sur elle. Si chaud si rouge, il la recouvrait en un voile écoeurant. Le carnage cessant faute de victimes pour étancher sa Soif de Meurtre, Bloody Angel se détourna de ce qu'il restait de la petite bourgade.

Elle allait partir au millieu des flammes. Au fil des haies, elle finirait bien par en trouver d'autres. Une nouvelle moisson pour apaiser la Soif de Meurtre et satisfaire le plaisir pervers de la Discorde.

Rie Eris, apprécie ton oeuvre...

Un appel étouffé avant d'avoir pu franchir les lèvres d'une jeune femme. Les paroles s'étaient perdues. Après tout même Athéna...

La malheureuse s'était effondrée parmi ses semblables sans réaliser qu'elle avait été à deux doigts de les sauver.

Sois maudite Eris...

C'était rude si rude sans vaisseau pour l'accueillir. Elle ne pouvait que repartir. Impossible de rester davantage même si cela la touchait au coeur. Son cosmos quoique indétectable ne pouvait briller indéfiniment. Thalie baissa tristement la tête, toucher la sainte au plus profond de la crise avant que le poison ne l'emporte s'avérait presque impossible.

Bloody ne cessait de prendre de l'ampleur tout en se masquant.

Pourtant, Thalie ne pouvait abandonner... Soudain un cosmos apparut... Et elle se replia en une simple note...

Hypnos... Fils de Nyx...

L'appartion d'un dieu n'était jamais anodine et de ce dieu en particulier l'était encore moins. Cela ne pouvait être un hasard. pour trouver Bloody, il fallait la chercher tant son cosmos était altéré. Le risque de la voir se faire abattre augmentait. tôt ou tard, ses propres frères la prendraient en chasse.

Cela finirait par se voir. la Soif de Meurtre était encore pire que la Soif de Sang des Non-Vivants. Elle menait à la mort. C'était inéluctable.

Cherche la paix dans tes rêves...
Bloody Angel.
Cherche le chemin au coeur de la tourmente et tu me trouveras
Angel...

Face à l'apparition brutale de Bloody Angel juste avant le tomber de rideau final, Hypnos ne put dissimuler sa surprise. Qu'il la connaissait avant ou l'avait contemplée dans sa plus belle et véritable apparence ne faisait guère l'ombre d'un doute. Une femme aussi pure et magnifique qu'elle était un joyau de plus entre les mains de la Sagesse. Elle qui avait déjà tant de guerriers parés d'or.

Et l'incompréhension succéda à la surprise puis la défense. La Reine écarlate avait laissé de nouveau éclater sa violence. Force et brutalité qui se déchaînèrent contre le puissant fils de Nyx.

Coup sur coup, cosmos et explosion. Fils d'or rougis qui s'abattaient cascade sur lui. La reine tentait de fouetter d'étouffer cet être qui venait de surgir devant elle. Rien, elle ne voyait qu'une forme à annihiler....

Qu'il s'agissât d'une divinité n'apparaissait même pas à ses yeux tant sa raison était occultée.

D'assaut en assaut Bloody Angel edoublait de violence sans atteindre sa proie. Repliant l'espace, il ne cessait de se soustraire à sa hargne. Sous la masse de tissus dont elle s'entourait, elle parvenaiit bien à entendre des sons. Des mots qu'elle ne pouvait comprendre. La reine écarlate était comme prisonnière de sa folie, inaccessible sous son voile sanglant...

Soudain un éclair pâle se teintant de rouge devant elle.

Un pavot...

Une nouvelle danse pour la Reine...

Les pétales se mirent à virevolter en tout sens, voltigeant autour d'elle, l'entourant de plus en plus étroitement. Une sensation de vertige s'empara un moment de la Reine. Son cosmos sembla baisser d'un cran. Elle chancela. Un pas, deux, trois...

Mouvements incertains qui la rapprochaient d'Hypnos avant que soudain, elle ne se jete sur lui, frappant de ses poings contre le torse du fils de Nyx. Plus aussi dévastatrice mais encore éveillée. De quoi intriguer le dieu qui allait de surprise en surprise avec la Saltimbanque. Comment une simple mortelle pouvait-elle résister à son pouvoir ?

Quelques minutes s'écoulèrent encore jusqu'à ce que sa rage ne brûle ce qu'il lui restait de forces.

Elle s'immobilisa et se redressa enfin. Son regard plongea alors dans celui d'Hypnos. Des yeux dorés face à ses yeux bleu émeraude. Et soudain, un terrible cri s'échappa de ses lèvres. Elle venait de réaliser la nature de celui qui lui faisait face. Une divinité liée aux Enfers, des yeux et des cheveux d'or. Les restes du pavot se trouvaient encore là et elle comprit.

- Hypnos !!!

C'était le dieu du Sommeil qui lui faisait face. Incrédule, elle ne put dissimuler son incompréhension.

- Que !!! Non , vous ne pouvez être le fils de Nyx. Je rêve !!!

Puis, ce fut l'odeur du sang et la chaleur puante des brasiers qui s'imposèrent à elle. Ces images effoyables de ce qui s'avérait être un véritable carnage et ses mains...

Ses propres main souillées de sang. L'effroi se mêla à la surprise avant qu'elle ne hurle.

- Où sommes-nous... ? Que m'avez-vous fait. Et à eux ?

Elle se reculait, jetant des regards éperdus en tout sens, ne rencontrant qu'horreur et mort. son cosmos trahissait la panique se faisant en elle. S'éloigner, elle voulait s'éloigner de ce dieu surgi de nulle part devant elle...

Angel ne pouvait comprendre ce qu'il venait de lui arriver mais elle savait une chose, une seule. Hypnos et son frère Thanatos servaient Hadès...
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Minos


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MessageSujet: Re: [1748] Bloody Angel ~ Fureurs de la reine et du fou écarlates [Hypnos]   Mar 7 Aoû - 0:18

Le pavot, cette fleur que tous savaient etre mon apanage, le symbole de mon pouvoir sur l’esprit. Que j’en vienne à m’en servir contre une humaine était rarissime car déjà au combien puissant, mais contre cette apparition hideuse et furibonde je préférais en faire trop que pas assez. Et puis après tout il n’y avait là qu’un seul pavot.

Elle dormira un bon moment, mais ça ne la blessera pas.

Alors que la brume dorée et les pétales écarlates accomplissaient leur ballet de forme et de couleur, cette furie sanglante commença à montrer les premiers signes du sommeil. Son cosmos agressif perdit en intensité et ses attaques cessèrent peu à peu.

Enfin tu t'es calmée.

Elle titubait encore, s’avançant vers moi et menaçant de s’effondrer à tout moment. Je stoppai donc toute manipulation de l’espace et me prépara à la recevoir endormie, mais sans crier gare, la créature écarlate se jeta sur moi dès que ma protection fut baissée et commença à marteler mon torse de coups puissants et furieux.

Tombant à la renverse sous la puissance de l’impact, je ne réagissais pas, sans doute trop surpris par ce qui se passait sous mes yeux pour que je puisse faire quoi que ce soit d’autre que chercher des réponses.

Mais c’est impossible, comment cette humaine a-t-elle put lutter aussi efficacement contre le pavot ? Aucun Homme, fut-il chevalier, ne devrait etre en mesure d’y résister et pourtant cela l’a à peine affaiblie. Pourquoi ?

Les coups continuaient de pleuvoir sur mon torse, irradiant mon corps d’une sensation que j’avais presque oublié, une sensation retrouvée au manoir de Lydia, la douleur, la douleur d’etre frappé par autrui. Chaque coup faisait naitre en moi cette sensation si intense qu’elle en obscurcissait ma pensée, et pourtant, comme à cause d’une mauvaise habitude, je préférais réfléchir que réagir, visiblement, mon attitude contemplative avait encore trop de poids pour s’accorder aux nouvelles sensations de ce corps. Evidement la certitude de ne pouvoir etre blessé gravement de cette manière n’aidait pas à ma réactivité, trop confiant envers ma propre puissance j’étais devenu peu réactif, et face à ce genre de situation, je ne savais tout simplement plus comment réagir. Ainsi se poursuivit cette scène incroyable durant laquelle un dieu recevait sans réagir les coups d’une humaine, bien sur une protection sommaire mais efficace constitué de poussière d’or avait été placé sous mon manteau, absorbant purement et simplement les coups de cette humaine, mais cela ne suffisait pas à expliquer mon inaction, non, la seule raison à cela était les nombreuses questions sans réponses obnubilant mon esprit en cet instant.

C’est impossible, tout simplement impossible, sa force et son cosmos sont très loin de suffire à contrer la puissance d’un pavot, alors comment ?

Les coups s’espaçaient de plus en plus, ils perdaient également de leur puissance et de leur hargne, ils devenaient de plus en plus dérisoire, comme des coups donnés sans que l’on sache trop pourquoi, et pendant ce temps j’étais toujours sous le coup d’un vif questionnement interne.

Trop de choses sont anormales chez cette humaine, son changement radicale de manière d’agir, sa folie lui permettant d’attaquer de la sorte un dieu, sa résistance à un arcane devant normalement endormir n’importe quel humain et ses coups… Ce ne sont pas là les coups d’un chevalier d’Athéna, ce sont là les coups d’une femme sous l’emprise de la colère...

Et finalement, les coups cessèrent, la folie semblait etre passée, et moi, j’avais compris, ou tout du moins j’avais trouvé une explication plausible à cet état.

Alors qu’Angel se redressait assise à califourchon sur mon torse, je plongeais mon regard dans le sien afin d’y constater ce que j’avais déjà soupçonné.

La surprise…

Angel poussa un cri de stupeur alors qu’elle se rendit compte de qui j’étais, ce n’était que maintenant qu’elle se rendait compte de qui elle avait frappée durant tout ce temps. Elle se mise debout et recula en marche arrière face à l’incompréhension de cette scène horrible dont elle semblait avoir tout oublié.

Aucuns souvenirs comme je le pensais… Mais comme tu es belle en cet instant, ta détresse et cette peur sur ton visage n’ajoute qu’encore plus de charme à ta personne. Comme ce visage te sied mieux. Je te retrouve malgré tout ce sang me masquant ta gloire, je te rencontre enfin Angel…

Je me relevais sans mal en lévitant d’abords à l’horizontal au-dessus du sol, puis en m’inclinant de tout mon corps afin que mes pieds reprennent contact avec le sol. La scène n’ayant duré au total que quelque secondes. A nouveau debout je commençai à épousseter de mes mains mon manteau couvert de poussière, de cendre et de sang.

« Haaaaaa, je n’y arriverais jamais comme ça… »

Et soudain les taches et les marques présentes sur mes vêtements commencèrent à disparaitre comme si elles s’effaçaient d’elle-même, et en quelques secondes j’étais redevenu aussi propre et aussi net qu’à mon arrivé en ces lieux.

« Voilà qui est mieux, je n’apprécie ni le sang ni la poussière. Oh mais j’y pense... »

Deux nuages de poussière d’or s’assemblèrent devant la souris du sanctuaire visiblement épuisée pour devenir une grande serviette blanche et un vase remplis d’eau claire.

« Voilà de quoi te nettoyer, tout ce sang humain sur toi ne te sied guère, il ne fait que t’enlaidir. »

Le vase et la serviette volèrent en direction de Marie Ange alors que confirmais dans son attitude mes hypothèses apparemment pas si farfelues.

Elle est sous l’emprise d’un pouvoir divin cela ne fait aucun doute, la seule question qui demeure est qui donc tire les ficelles…

« Mais j’en oublie mes bonnes manières pardonne moi. »

Je fis alors volteface pour laisser un minimum d’intimité à une femme couverte de sang ayant sans nul doute l’envie de se nettoyer et prit même le soin de faire apparaitre autour d’elle quatre haut piliers de fer que virent relier entre eux quatre tiges sur lesquels apparurent quatre rideaux rouges isolant Angel du regard du reste du monde.

« Comme tu l’as deviné, je suis bien le dieu du sommeil, et cela fait quelques temps déjà que je t’observe Lyria, ou encore Angel, ou même encore Marie ange comme tu t’es toi-même nommé en Amérique. De multiple nom pour une seule et même personne, sans doute autant de nom que de masque pour une telle artiste. Sache que tu n’as pour le moment rien à craindre de moi humaine, je suis ici de mon seul chef et donc j’agis selon mon seul désir. Si je suis venu ici, c’est avant tout parce que je voulais te rencontrer en personne, mais dit moi, avant que je ne poursuive mon histoire, ne te souviens-tu vraiment de rien de ce qui s’est passé il y a quelques instants ? Pas même quelques flashs ? »
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Thalie


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MessageSujet: Re: [1748] Bloody Angel ~ Fureurs de la reine et du fou écarlates [Hypnos]   Ven 17 Aoû - 23:54

Tremble Angel
Tremble devant le fils de Nyx...
Tremble Bloody
Tremble devant le frère d'Eris...

Pourtant, c'est l'ombre qui t'apaisera
C'est entre ses bras ou au creux de son aile
Que tu renaîtras...

Cherche la paix dans tes rêves
Cherche la délivrancre en ce monde onirique qu'il te tend,
Terre parsemée d'ombres mais aussi d'espoir Angel...

Tend la main vers moi
Tend ton coeur vers lui...



~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


La peur, la panique faisait presque dérailler son coeur dont les battements affolés se répercutaient jusque dans ses tempes. De grosses gouttes de sueur glissaient le long de son front se mêlant à L'épaisse couche de sang qui la souillait.

Que se passe-t-il ? Mais où suis-je ? Que nous avez-vous faits ? A moi et à eux ?

De nouveaux regards éperdus en tout sens. S'il n'y avait les lieux qui les entouraient, si réels dans leur horreur et la propre douleur de ses plaies, elle n'aurait jamais pu y croire. Et pourtant, c'était bien la réalité. Aussi incroyable fusse-t-elle.

Elle resta encore un instant incrédule, essayant de comprendre ce qu'il se passait et la singularité de la situation.

Singulière et mortelle...

Angel ne se leurrait pas. Se retrouver installée à califourchon sur le torse d'un dieu des Enfers qu'elle avait visiblement agressé avant de le rouer de coups était tout sauf normal.

- Hypnos... Comment puis-je me retrouver ainsi face au dieu du Sommeil Hypnos ?

Elle avait fini par s'exprimer à voix haute, s'enfonçant profondément ses ongles dans le bras. Une douleur vive lui confirma qu'elle était bien éveillée et vivante. Son sang s'écoulait se mêlant aux autres, tant d'autres.

- Et ces lieux ? Suis-je seulement encore en Grèce ?

Elle se pencha, lisant ce qui était encore déchiffrable dans les gravas encore fumant. Du français...

- France...

Elle se tut soudain en voyant le puissant fils de Nyx commençait à léviter. Hypnos, frère d'Eris, rien que de savoir cela la rendait encore plus méfiante. En tant qu'artiste, elle avait étudié tant de pièces, de légendes et de contes qu'elle ne pouvait que connaître ceux entourant la famille de la Discorde. Et maintenant qu'Hypnos se relevait, Angel n'ignorait pas qu'elle devrait rendre des comptes pour le sacrilège qu'elle avait commis envers lui. La Souris ignorait comment une telle chose avait pu se produire mais c'était bien elle qui était installée sur lui. Comment une simple mortelle pouvait-elle ainsi s'en prendre à un dieu ? L'avait-il laissé faire ? Mais pourquoi ?

Mais non ! Cesse de te poser des questions !!! Réfléchis plutôt à la suite, espèce d'idiote. Tu penses qu'il va faire quoi t'offrir des fleurs après que tu l'aies humilié.

Pense à rester en vie...


S'insulter elle-même avait au moins le mérite de la faire réagir et aller à l'essentiel.

Ne sachant que faire, la Saltimbanque se contenta de rester immmobile, muette, histoire de ne pas irriter davantage le maître du Sommeil. Se tenant au mieux dans une tenue poisseuse qui lui collait au corps en plus de la rendre malade, elle ôta juste les mèches collées à son front et son visage, se débarbouillant un peu pour mieux le contempler.

Elle devait être dans un état lamentable voire effrayant, enfin pour des mortels. Un dieu des enfers, qui pourrait se vanter de pouvoir lui inspirer la moindre crainte. Elle le vit ainsi se débarasser des souillures avant de se tourner vers elle. La Souris serra les lèvres et les poings se préparant à recevoir un coup mortel. Tendue et livide sous sa couche de sang séché, elle resta ainsi immobile retenant son souffle jusqu'à ce que le dieu ne s'adresse enfin à elle et, que malgré tous ses efforts, elle ne ferme les yeux, attendant un coup qui ne vint pas.

Pourquoi ? Pourquoi ne me tue-t-il pas ?

Et rouvrant les yeux, elle ne put retenir un cri de surprise.

- Mais ? Pour moi ? Sa voix était douce, à la fois effrayée et soulagée. La jeune femme ne savait que penser mais cette eau était plus que bienvenue et les paroles d'Hypnos confirmèrent ce qu'elle n'avait osé croire.

- Pour moi... Merci, dieu du Sommeil mais pourquoi ?

Une spontanéité qu'elle retrouvait soudain. Elle se mit mis même à sourire quand il se retourna. La Souris avait en effet besoin d'intimité pour ce qui allait suivre et se retrouver dénudée devant un homme ne lui plaisait pas. Elle était restée pudique malgré tout. Seul celui qu'elle aimerait un jour pourrait l'admirer en tenue d'Eve.

Quatre piliers l'encerclèrent ensuite avant de l'isoler du reste du monde. Ne sachant que faire d'autre, elle décida de se nettoyer. Ses vêtements souillés étaient irrécupérables et elle se félicita d'avoir au moins ses dons de tisseuse. D'un geste rapide, elle ôta le tout et commença à se laver avec soin, examinant au passage son corps. L'eau glissait sur sa peau, tiède et agréable. Elle dégageait aussi un léger parfum. La Saltimbanque put également ressentir un léger picotement sur ses écorchures avant qu'il ne la fasse franchement souffrir au contact des coups de griffes qu'elle s'était elle-même infligés.

- Du désinfectant. C'est incroyable...

Elle sourit de nouveau en se demandant à quoi pouvait jouer Hypnos. Il semblait vouloir l'amadouer. Ce qui est plus de l'intriguer l'inquiéter aussi. Lui et sa déesse étaient ennemis et elle était un chevalier.

D'autres gestes et elle finit par totalement se purifier, examinant une dernière fois son corps nu. Qu'elle ne manquât pas d'eau malgré la solide couche de sang et de crasse dont elle venait de se débarasser était une preuve des attentions d'Hypnos à son égard. Il pouvait faire ce qu'il voulait d'elle et elle en était parfaitement consciente. Pourtant, cela n'était pas dans ses intentions. D'ailleurs la voix divine ne tarda pas à s'élever.

- Vous me connaissez ? Ainsi que mes différents prénoms. J'ai l'impression de me répéter mais pourquoi vous intéressez-vous à moi ?

Elle baissa les yeux se concentrant sur son corps qu'elle comptait envelopper d'une longue tunique brodée sur laquelle elle espérait pouvoir ajouter une robe. Ce qui ne l'empêcha de poursuivre.

- Car c'est entre vous et moi ? C'est bien cela.

Elle souhaitait réellement y croire. Que cela ne mette pas en danger sa déesse, si elle devait payer pour ses actes, elle le ferait. Angel ne fuierait pas devant Hypnos. Elle marqua juste une pause, le temps de passer la tunique qu'elle venait d'achever. Blanche et juste brodée de motifs floraux, elle y ajouta une large pièce de tissu en guise de ceinture. Quelques autres gestes pour remettre un peu d'ordre dans sa longue chevelure et elle reprit.

- Marie-Ange est le prénom que m'ont donné mes parents et à part en Amérique, je ne l'ai jamais révélé à personne. Angel est celui que m'a donné Athéna et Lyria est celui que m'a donné le chevalier de la Lyre, mon maître, un second père pour moi...

Maintenant vous savez seigneur, Hypnos.


Elle se releva à la dernière question de son divin interlocuteur. Et ce fut à ce moment-là qu'elle se rendit compte que les tentures étaient rouges. Ecarlates comme le sang dont elle s'était débarassée.

- Je ne sais pas. J'étais au Sanctuaire et non en ces terres de France.

Sa voix se fit hésitante et elle se mit à tourner sur elle-même, cherchant la sortie mais ses yeux ne voyaient que du rouge.

- J'étais au Sanctuaire. Le sang dans l'eau...

Elle fixait l'eau pourtant pure que lui avait remise Hypnos mais ses yeux, eux, semblaient y décéler autre chose.

- Sang... Des cris... Rouge...

Soudain, elle se jeta au travers des tissus, forçant le passage avant de s'effondrer sur le sol, épuisée et empêtrée dans la toile.

- J'étouffe, j'étouffe... Elles m'étouffent.

Son bras saignait abondamment. La plaie était bien trop profonde comme si Angel avait sous-estimé ses propres forces.

- Rouge, tout était rouge avant que je ne me retrouve sur vous. Je ne sais rien de plus.

Sa respiration et les tremblements qui la saisissaient par instants trahissaient son état d'épuisement certain. Etat contre lequel elle luttait. Elle avait trop peur de perdre connaissance aussi loin des siens et en telle compagnie.

Hypnos devrait déployer encore autant d'efforts que de patience pour la rassurer.
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MessageSujet: Re: [1748] Bloody Angel ~ Fureurs de la reine et du fou écarlates [Hypnos]   Sam 18 Aoû - 13:55

Pauvre enfant…

Devant son air apeuré et son visage sanglant je me sentais désemparé, les mutilations qu’elle s’était infligés comme pour etre certain de la réalité de la situation m’apparurent comme une preuve supplémentaire de la folie qui dévastait actuellement son esprit. J’espérais que mes présents la calmerait un minimum et la rassurerait quand à mes attentions, et ce fut le cas durant un moment, alors que Marie-Ange devait se purger du sang de ses victimes, sa voix redevenait plus sereine alors qu’elle m’expliquait l’origine de ses nombreux noms. Mais lorsqu’elle dut répondre à ma dernière question, la couleur des tentures que j’avais matérialisé prit toute son importance, écarlate, écarlate comme elle le fut il y a encore pas si longtemps. Son cosmos devint instable, sa voix hésitante, sa respiration saccadée et avant que je ne puisse réagir Marie-Ange se jetais contre une des toiles l’isolant du monde et s’écroulait sur le sol, empêtrée dans l’étoffe, se débattant comme aux prises avec un ennemi.

Par tous les feux du sombre empire, la situation est bien plus avancée que je ne l’aurais crus possible.

Me déplaçant instantanément vers elle pour la prendre dans mes bras, son corps vêtu d’une unique tunique aux motifs floraux m’était plus léger encore qu’une plume, et sa tenue peinait à en masquer la perfection, me laissant deviner des courbes somptueuses.

Ce n’est vraiment pas le moment pour ça, son état est critique, et cette plaie au bras ne me dit rien qui vaille.

La soulevant hors de la toile qui disparut alors en un nuage de poussière d’or ainsi que le reste de mes matérialisations, je sentais la fragilité de cette existence éphémère gisant aux creux de mes bras, son extrême état de faiblesse et de fatigue était le signe que sa fin était proche si rien n’était fait.

Pas question que tu meurs avant que je ne sache qui t’a rendu ainsi, oh toi joyaux parmi les Hommes.

« Partons d’ici Marie-Ange, nous n’avons plus rien à faire en ces lieux de mort et de destruction. »

Et ainsi nous décollâmes, prenant notre envol pour rejoindre un lieu plus propice au rétablissement de ce trésor d’humanité reposant maintenant à demi-endormis dans mes bras. Je savais où je devais l’emmener, le sanctuaire aurait sans aucun doute était une bonne idée, mais je n’étais pas stupide, là-bas je n’étais pas le bienvenue, et si j’atterrissais les bras chargés d’un chevalier inconscient, qui sait si j’aurai seulement le temps de parler avant d’etre attaqué par les défenseurs des lieux. Mais il y avait un autre lieu, un lieu qui importait beaucoup à la souris du sanctuaire, un lieu qui avait vu naitre son maitre à présent décédé.

Viennes, là-bas tu pourras surement trouver un lieu familier et rassurant.

Nous enveloppant d’une sphère de poussière d’or, je nous fis atteindre une vitesse quasi-luminique sans que Marie-Ange ne puisse souffrir des effets de l’accélération ni de décélération, elle ne verrait qu’un flash de lumière et le monde se transformant instantanément sous ses yeux, passant de la ruelle parsemée de cadavres au balcon d’une haute tour de cathédrale nous donnant une vue imprenable sur la ville de naissance de son maitre. Faisant alors apparaitre un lit somptueux au sommier d’or ouvragé, j’y déposais Marie-Ange toujours entre deux mondes.

« Pauvre humaine, toi aussi tu cherches des réponses, mais ton esprit est éparpillé, comme un miroir brisé et la faiblesse t’envahie. Mais je ne laisserais pas mon frère te prendre maintenant, je veux d’abord savoir qui est responsable de ton sort, et pour cela je dois faire un voyage dans ton esprit, et tu dois m’accompagner pour que ta conscience en soit témoins elle aussi. Mais pour cela, il faut que tu t’endormes. »

Faisant alors apparaitre un pavot dans ma main gauche, je replaçais une mèche de ses cheveux qui me voilait son front si pur. La fleur du sommeil vint alors l’effleurer tandis que son pouvoir se diffusait délicatement en elle.

« Dort à présent, part m’annoncer dans ton monde onirique, je te rejoins sous peu. »

Les yeux si troublés se fermèrent alors et pour la première fois depuis notre rencontre une expression de paix transparaissait de son divin visage.

« Si belle, si pure, comme un immaculé rayon de lumière qui perce au travers des plus profondes ténèbres. Marie-Ange, soleil de tous les soleils, comme le monde des hommes est indigne de ta gloire… »

J’en venais à éprouver du dégout pour ce destin cruel qui semblait s’acharner sur elle, toutes ces épreuves pouvaient effectivement la rendre plus forte, mais encore fallait-il pour cela qu’elle survive à cette nuit.

Pas question de te perde, maintenant que je te tiens, je ne te laisserais pas partir avant d’avoir appris ce que je veux savoir.

Je posa alors ma main gauche sur son bras meurtris et commença à régénérer ses chairs tandis que ma main droite vint se poser sur son front. Je plongea alors dans le monde onirique de la souris du sanctuaire et émergea dans une pièce de petite taille éclairée d’une lampe à huile suspendue au plafond par une unique chaine de métal. Au centre de la pièce se trouvait une large table couverte d’ustensile médicaux, d’éprouvettes, de bocaux, de lames chirurgicales, de bols et de pillons, tandis que partout autour de nous se trouvait des hautes armoires aux multiples tiroirs frappés d’une étiquette indiquant leurs contenus.

« Ellébore, camomille, sauge, clou de girofle, romarin… Des herbes médicinales, un laboratoire on dirait. »

Me retournant, je vis alors derrière moi la souris du sanctuaire dans une tenue semblable à celle d’un médecin.

« Ce lieu doit représenter beaucoup pour toi pour que j’y apparaisse maintenant, cependant ce n’est pas ici que nous aurons les réponses à nos questions, il nous faut aller plus en profondeur, dans ton inconscient, dans la vision d’ensemble de ton esprit onirique. »

Me concentrant alors, le monde se transforma doucement, devenant trouble et lumineux avant de devenir plus ouvert, plus naturel, les murs et le plafond disparurent avec la table et les armoires pour laisser la place à des arbres et un chemin forestier débouchant sur ce qui de loin ressemblait à un amphithéâtre.

« Un monde ouvert pour un esprit ouvert, c’est admirable pour un humain… »

Remontant le chemin en compagnie de Marie-Ange à présent en tenue d’actrice, j’arrivais dans une vaste clairière ou se trouvait l’insolite construction, et déjà les gradins étaient remplis de spectateur visiblement de toutes origines. Les arbres autour de nous bien que nombreux était clairsemés de nombreux chemins et ainsi ils ne parvenaient pas à masquer l’horizon qui nous dévoilait lui aussi de nombreuses constructions semblables.

« Des chemins et de la verdure, une nature des plus optimistes… »

Ce fut seulement maintenant que je remarqua la musique parvenant à mes oreilles, comme jouée en sourdine.

Cette musique… Une lyre ?

J’avais beau prêter une oreille attentive, je ne parvenais pas à trouver la source de cet air entêtant, comme si elle nous entourait.

Intéressant.

Je poursuivais mon chemin vers cette scène ou se trouvait étrangement placé en son centre un haut miroir. Et alors que j’avançais dans ce monde vers cette estrade, je sentais une autre présence en cet esprit, une présence presque imperceptible, mais sans conteste une présence divine, et alors que j’approchais du miroir, la lumière ambiante devenait plus sombre, plus rougeoyante, le ciel se chargeait de sombre nuages et le public jusqu’alors impassible commençait à montrer des signes de frayeur évident.

« C’est ici, c’est ce miroir. La porte vers cet autre toi. Tu dois maintenant t’affronter Marie-Ange, seule ta présence attirera cette chose hors de ton inconscient, regarde en ce miroir et tiens-toi prête, ce qui en jaillira sera sans commune mesure avec tout ce que tu as jamais affronté, accroche toi à ta pureté et ton innocence, ce sera ta meilleure arme contre elle. »

Je laissais alors le chemin libre entre la souris du sanctuaire et ce miroir déjà irradiant d’une brume écarlate. Dans ma concentration je ne remarqua qu’à peine cette femme impassible dans les gradins semblant avoir autant d’attention que moi pour la suite des évènements.

Courage humaine, tu possèdes en toi la force de vaincre ce côté obscur, mais pour cela tu dois renoncer à tes moindres peurs, l’entrainement avec le phénix fut probablement plus bénéfique que je ne l’aurais crus possible. Courage.

Et toi, toi tapis en elle, accourt à présent comme le chien enragé que tu es, accours et laisse-moi te faire disparaitre à jamais.
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MessageSujet: Re: [1748] Bloody Angel ~ Fureurs de la reine et du fou écarlates [Hypnos]   Mer 22 Aoû - 17:40

Plonge dans le monde de tes rêves
va..

Vas vers elle
Vers toi, Bloody Angel

Que ton reflet se révèle enfin à toi...


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

De pourpre et d'écarlate s'étaient parés tous les êtres autour d'elle même le sol et l'air semblaient en être teints. Une chute dans une vie, un monde de sang.

Le sang... Bloody... Bloody Angel...

Une autre chute encore plus vertigineuse avant que la lumière ne la retienne en surface. Une lumière éblouissante et si belle.

Le soleil, Athéna, Ô ma déesse, que m'arrive-t-il ?

Puis la brûlure, les flammes purificatrices.

Phénix !? Sont-ce tes flammes qui m'éblouissent ? Comme un immense phare dans la nuit ? Un ensemble de flammes dansant sur notre scène en un chemin de braise et de cendres ?

Un mirage, l'oiseau de feu s'élançant devant elle. Comme un source d'espoir au milieu de cet univers empestant le sang...

La Souris du Sanctuaire leva la main vers lui...

Phénix ? Où pars-tu ?

Elle avançait encore avant de perdre l'équilibre.

Nouvelle chute...

Un bras qui la rattrapait soudain. Des pavots, des dizaines de pavots ne tardant pas à s'épanouir en une mer de couleur pâle et rassurante, recouvrant le sol souillé de sang. Un autre lueur dorée et son regard croisant celui de son sauveur...

Enfin, elle émergeait. Les tissus l'emprisonnant en un cocon de sang l'avaient enfin quittée. Elle pouvait entrevoir la lumière d'Hélios transparaître derrière l'épaisse couche de nuages. Puis ce furent ses cheveux d'or si proches des siens.

Son regard s'étaient tournés vers celui du dieu du Sommeil. Une nouvelle fois, il la tenait. Le coeur d'Angel s'emballait tandis qu'il la soulevait sans le moindre effort. Elle l'entendit lui annoncer leur départ.

- Où m'emmenez-vous, Hypnos, fils de Nyx ?

Elle n'avait pas la force de lui résister. Tenir tête aux spectres avaient déjà été au-dessus de ses forces alors un dieu. Elle ne se leurrait point. Etait-elle seulement encore capable de trembler ou de s'effrayer.

Angel sombrait dans un état second mais aussi proche de l'apaisement. Le contact du dieu était bien différent de ce qu'elle aurait imaginé. Elle pouvait lire de l'inquiétude en ces yeux dorés. Depuis quand les dieux des Enfers se souciaient-ils des mortels comme elles ?

Elle qui avait toujours cru qu'ils en étaient incapables.

Voir... Je ne peux que voir...

Sa tête se posa contre le torse puissant du dieu. Le Sommeil l'envahissait de plus en plus. La lutte finirait par s'achever sans qu'elle n'en souffre.

Eblouissement, au monde d'horreur qu'elle avait quitté en cette bourgade de Normandie avait succédé un ciel radieux, une ville qui ne lui était pas inconnue.

Du haut d'un balcon de pierre admirablement sculptée, environnée d'une multitude de visages de pierres, Angel put reconnaître les toits de Viennes, la cité qui avait vue naître son maître.

Les années qu'elle avaient passées auprès de celui qui lui avait tout appris sur la nature de son ange de lumière lui revinrent. Un moment, elle crut sentir sa présence rassurante et entendre le son de la Lyre. La Lyre dont il lui avait enseigné l'art. Les concerts privés qu'ils avaient offerts ensemble en tant que père et fille devant des publics parfois si prestigieux...

De son point de vue, elle ne pouvait contempler la maison qu'ils avaient occupée mais elle était bien là. Quelque part en cette ville des Hasbourg.

Comme père et fille, leur lutte n'en avait été que plus cruelle lors de l'épreuve finale. L'armure de la Chevelure de Bérénice avait été à ce prix. Et qu'était-elle devenue ? Pulvérisée sur les chemins des Enfers, ses derniers débris éparpillés aux quatre vents. Elle n'était plus jamais reparue.

Lyria Angel sentait le poids de cette armure défunte, plus lourd que jamais.

Ô mon maître, qu'est devenue la petite reine blanche... Où s'est-elle égarée après avoir chuté sur le bois de la Scène. Pardonnez-moi si je vous déçois... Mon père, pardonnez-moi...

Pardonnez-moi ma décision car où qu'il me mène, je le suivrais...


A cette décision, elle crut voir une dernière fois l'image de Lorenz devant elle. Pourtant nulle trace de jugement sur son visage. Aucune, tout comme cette nuit où le chevalier avait rencontré Marie-Ange...

Ses paupières se soulevèrent et elle put voir Hypnos penché sur elle. Il l'avait déposée dans un lit surgit du néant. Sa voix semblait venir de si loin. Des mots étonnament tendres une nouvelle fois.

Ne pas laisser ton frère me prendre. Ton frère ?

Elle s'efforça de se souvenir, de se rappeler.

Ton frère ? Qui est ton frère.

Elle cherchait, c'était si lent. Tout lui paraissait si lent. Et enfin.

Thanatos !!! La Mort.

- Me sauver...

Deux mots dits avec un tel éclat. Ses yeux brillèrent comme jamais avant. Elle ne voulait pas y croire même si un espoir s'était allumé en elle. Son regard croisa celui d'Hypnos et elle finit par succomber au pouvoir de la fleur de pavot...

Un sourire rassuré détendit ses lèvres

*********

La maison aux herbes aux alentours du Sanctuaire, un peu en retrait du chemin menant à Rodorio.

La Saltimbanque guérisseuse se sentait bien en ces lieux. Dans la réserve, les innombrables préparations attendaient dans les étagères bien à l'abri du soleil et de tout ce qui pourrait les détériorer. Angel avançait doucement, des fioles dans ses mains gantées de blancs. Des huiles précieuses qu'elles avaient préparées avec le plus soin...

Elle portait encore sa longue tenue de protection, brunie par le temps mais parfaitement propre. Ses longs cheveux blonds relevés en un splendide chignon et recouverts d'une fine étoffe blanche. Ses pas s'étaient dirigés vers la réserve dont elle ouvrit la porte avant de tomber sur une sihouette qui la surpris.

Cheveux et yeux d'or. Hypnos que fais-tu en ces lieux ?

A peine avait-elle posé cette question que le décor changeait. Elle était en plein rêve. La jeune femme se rendit compte soudain de la véracité des paroles du dieu du Sommeil. Il l'avait emmenée dans un monde onirique pour avoir le fin mot de cette histoire et savoir enfin ce qui la rongeait.

Et ce n'était pas n'importe lequel de ces mondes mais le sien, celui de la Souris du Sanctuaire.

Elle finit par s'approcher du dieu moins craintive. Le paysage changea et à la pénombre rassurante de la maison aux herbes succéda une mutitude de chemin, de théatres et de scènes à ciel ouvert. Dans un mélange de nature, de constructions et de lumière se déplaçaient des gens de toutes origines, des voix et des chants.

Le regard d'Angel croisa celui d'une femme qui se mit à jouer. Une chanson qui trouvait un écho certain en la Saltimbanque.

Spoiler:
 

Elle finit par lui faire un geste de la main.

- Merci.

En retour l'autre étendit le bras et des violettes se mirent à fleurir autour d'elle.

- A très bientôt, Angel... J'ai un nom, un nom qu'un jour tu prononceras...

Un dernier geste et la Saltimbanque richement vêtue comme pour ses plus belles représentations déboucha à l'entrée d'un amphithéatre. Hypnos marchait toujours auprès d'elle, habillé avec richesse. Ensemble, ils traversèrent les gradins avant d'arriver sur la scène. Sur les coins des piliers alors qu'une bâche avait été tirée pour protéger la foule des ardeurs du soleil.

Angel aux longs cheveux coiffés avec recherche et piqués de fleurs et de perles, se tourna vers le dieu. Elle se sentait mal soudain. Comme si quelque chose de malsain flottait dans l'air.

Le fils de Nyx l'avait précédée et lorsqu'elle le rejoignit merveilleuse dans sa longue robe moirée, il se tenait face à un miroir. Immense, aux bords corrodés, il dépassait Hypnos en taille. Mais ce qui ennuyait le plus Angel était cette surface d'argent. Et acceptant la demande d'Hypnos d'un signe de tête, elle avança vers l'immense objet. Il se tenait au centre de la Scène, droit et pourtant il n'en reflétait rien. Tout à sa contemplation, le chevalier de la Sagesse ne remarqua de suite les changements tout autour d'elle. Le rouge se répandait. D'abord par simples touches puis plus intensément. Le ciel commençait également à en prendre la teinte.

Les murmures s'accentuaient au loin. La foule jusque là amusée et enthousiaste émettait ses premiers signes de craintes à l'exception d'une seule femme. La harpiste qui avait changé d'apparence et tenait maintenant une lyre. Elle suivait les évènements seule comme un point fixe au milieu d'un monde en constant changement.

Fais attention, fils de Nyx, cela peut la sauver autant que la faire succomber...

Elle pinça de plus belle ses cordes. La foule commençait à se lever sans qu'elle ne remue. C'était proche tout proche.

Prend garde fils de Nyx. Bloody approche. Tu lui offres tant de forces.

Un vent se leva avant de retomber aussi vite. Angel était maintenant face au miroir. Nul reflet au début. Stupéfaite, elle avança la main, la posant sur la surface argentée.

- Mais... ?

Elle était tant plongée dans sa contemplation qu'elle ne comprit pas jusqu'à ce que le miroir ne chute et se brisa en mille morceaux. Un vacarme s'empara de la foule qui se pressa vers la sortie tandis que la Souris se tenait face à un deuxième miroir et que le reflet qu'elle y découvrit avait de quoi glacer les sangs.

- Marie-Ange.. Enfin...

Une voix en tout point pareille à la sienne mais en train de se changer pour devenir effrayante jusqu'à glacer les sangs.

- Te voici, toi qui est mon nouveau monde... Un monde à conquérir.

Tétanisée par cette apparition, elle ne put réagir assez vite. Cette femme était sa copie conforme mais altérée par un masque de folie. Et ses yeux, ils étaient obscurcis par le sang, l'envie de meurtre.

- Soif de meurtre !!! S'écria Angel avant de lancer ses cheveux d'Ange vers la silhouette qui lui ressemblait tant.

Le miroir se retrouva instantanément recouvert de son cocon de soie mais cela ne dura pas plus de quelques centièmes de secondes. D'opaque et épais, le tissu se fit délicat vaporeux, chatoyant avant de ne plus être qu'une sorte de voile rouge qui se déchira tandis que les montants du miroir s'étaient changés en embrasure. L'embrasure d'une porte donnant sur un monde qui semblait n'être fait que de chaos et de carnage.

Et avant qu'elle ne puisse réagir, la forme était sur elle, ses mains autour de son cou. Elle serrait de toute ses forces...

Angel se sentait prise au piège de ces yeux dont elle ne pouvait détacher le regard.

Ces yeux...

Démence et folie associée à la Soif de meurtre.


Ce regard, elle l'avait déjà croisé dans sa vie.

- Athéna ?

Une larme coula sur sa joue et elle murmura.

- Athéna ? Ce regard est encore pire que celui que vous nous aviez jeté.

Puis ce fut l'étrange couronne que portait l'apparition en plus de sa robe sanglante qui la frappe. Une couronne de serpents. Deux serpents entrelacés encerclant sa tête. Des yeux de pierres précieuses.

Cela la fascinait tant qu'elle tarda à réagir lorsque Bloody passa à l'attaque et qu'un cri horrible ne s'échappe de ses lèvres.
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MessageSujet: Re: [1748] Bloody Angel ~ Fureurs de la reine et du fou écarlates [Hypnos]   Jeu 23 Aoû - 19:09

Elle arrive…

Je pouvais la sentir approcher, une force puissante, ancienne, courroucée, faite de mort et de carnage, elle approchait, face à son but elle avançait, elle ne pourrait pas résister à une telle opportunité.

Vient, vient à moi abomination, ton temps n’a que trop duré, cette fois tu vas disparaitre.

Lorsque Marie-Ange posa sa main sur le miroir sans reflet, celui-ci s’effondra sur la scène pour ne devenir que fragments éparts.

Telle ta mémoire, souris du sanctuaire…

J’étais prêt, le véritable miroir avait pris forme et le monde autour de nous était une preuve supplémentaire de l’avancé de la folie. Mais ce fut le reflet de Marie-Ange qui acheva de me prouver ce que je savais déjà.

Par tous les feux du sombre empire…

Elle était là, si semblable et pourtant si différente, un visage d’ange à jamais souillé par la folie, des yeux qui avait dut autrefois etre de pur joyaux aujourd’hui deux puits d’enfers flamboyant. Toute de pourpre vêtue elle se tenait là, face à la souris du sanctuaire, prête à frapper et visiblement ravie d’avoir enfin cette opportunité.

Enfin te voilà, tu vas maintenant disparaitre.

Cette fois il n’était pas question d’échouer à nouveau, qu’importe la puissance de cette apparition en ces lieux, je n’avais plus droit à l’erreur, la couronne trônant sur sa tête ne laissait planer aucun doutes quant à l’origine de cette horreur.

Eris... Chère sœur, qu’as-tu encore fait ? Pourquoi t’a-t-il fallut souiller ce joyaux d’humanité de tes mains incapable de faire quoi que ce soit d’autre que détruire ? Maudite sois-tu.

Dans un flash éblouissant de lumière dorée j’invoquais comme protection sommaire une armure de ma conception, une armure à la couleur de mon cosmos, une armure à la couleur de l’or.

Spoiler:
 

Elle n’avait pas la solidité des armures faite grâce aux ésotériques secrets anciens que seuls quelques dieux devait posséder dans leur ensemble, mais après tout je ne devais pas déployer ma pleine puissance en ces lieux, trop de choses précieuses voir irremplaçables risquaient d’etre perdues.

La tentative de scellement de Marie-Ange s’avéra etre bien insuffisante pour stopper son double maléfique, à peine le cocon de soie fut-il lancé qu’il fut détruit par la nouvelle forme du miroir, une porte vers un monde de chaos et de sang s’était ouverte, et la folie faite femme s’en échappa pour venir enserrer de ces mains le cou si délicat de la souris du sanctuaire.

« Hôte tes sales pattes de cette femme ! Arrière créature ! Disparait, retourne dans l’ombre qui t’a vu naitre ! »

Pardonne-moi Marie-Ange, c’était la seule solution pour la faire venir, la seule solution pour en finir…

« Gate of another field ! »

Derrière moi apparurent des dizaines de flaques d’or étincelantes et ondulantes comme la surface des océans. Leur éclats commençait déjà à chasser la brume de sang présente en ces lieux, mais ce n’était là qu’un prélude. De leurs surfaces jaillirent une centaine de chaines d’argent parcourus d’arc électrique dorés qui s’élancèrent sur cette monstrueuse apparition pour enserrer fermement chacun de ces membres de leurs implacables étreintes.

« Quoi que tu sois, tu ne pourras t’échapper de ces chaines, elles sont la copie conforme de celles qui retinrent prisonnier le roi des dieux lorsque son épouse se vengea de ces infidélités, il te faudrait la force de Biarée au cents bras pour les défaire ! A présent totalement paralysé tu es finis, il ne te reste plus qu'à disparaître, mais je ne serais pas celui qui t’achèvera, seule Marie-Ange en a le droit et le devoir, mais sache que je ferais tout ce qui se trouve en mon pouvoir pour que cette tache lui soit le plus aisé possible ! »

J’avais entre temps commencé à concentrer en mes mains plusieurs milliers de fleur de pavot soporifique imprégnées de mon cosmos, les agglomérant les uns aux autres pour donner naissance à un orbe de sommeil pur, le vecteur parfait d’un principe fondamental dont le sommeil n’était qu’un des nombreux aspects.

« Résiste donc à ça ! ETERNAL DROWSINESS ! »

Je propulsa l’orbe doré sur le corps pourpre et enchainé de celle qui avait tenté de me voler le plus beau trésor qu’il me fut donné de contempler de ma vie divine. L’eternal drowsiness pouvait endormir jusqu’aux dieux eux même, et récemment ce fut le père de l’olympe qui en fut l’heureux bénéficiaire. Si jamais par un improbable miracle, la furie parvenait à garder les yeux ouverts, son considérable affaiblissement lui ne faisait aucun doute.

« La suite t’appartient Marie-Ange, terrasse là de tes mains, libère toi de son emprise et regagne ta liberté. Je dois pour ma part te débarrasser de la source de cette engeance. »

Je devais en effet me concentrer sur une tache fondamentale, et bien que je ne pouvais totalement abandonner à son sort la souris du sanctuaire, ma présence auprès d’elle se fit moins tangible, comme si une grande partie de mon essence disparaissait pour retourner dans mon enveloppe physique.

« Les chaines tiendront encore quelques temps, frappe vite, frappe fort, n’ai aucune hésitation car elle n’en aurait aucune. »

¤¤¤

Rouvrant les yeux face au corps parcouru de soubresaut de Marie-Ange, je ne faisais que constater l’aspect physique de son combat interne, le venin d’Eris l’avait déjà terriblement ravagé, mais cela ne pouvait etre trop tard, cela ne devait pas etre trop tard.

« Tiens bon Marie-Ange, tiens bon ! »

Je serra alors mes deux mains sur la plaie qu’elle s’était faite quelques instants plus tôt et commença à rechercher et extraire le poison de ma chère sœur, le venin de la soif de meurtre.

Où es-tu maudite saleté, où te caches-tu ?

Mes recherches débouchèrent sur une découverte encore plus terrifiante que tout ce à quoi je m'étais attendu, il n'y avait pas un mais bien deux venins en action dans le corps mourant de Marie-Ange, et ces deux substances avaient agis de concert de la plus insidieuse des façons en s'enfouissant au plus profond de son organisme, les venins avaient pénétrés jusque dans la moelle des os de la souris du sanctuaire, comme un parasite intelligent ils avaient échappés à toutes les tentatives de repérage de Marie Ange en s’enfouissant toujours plus profondément en elle afin de se rependre sans pouvoir etre repérés. Je ne pouvais pas extraire deux venins en même temps, leur fonction et leur nature étaient bien trop différente pour qu'un même antidote agisse sur eux simultanément, je devais donc choisir, et ce fut le plus virulent, celui de la soif de meurtre que je choisis de détruire en premier.

Immonde substance putride… Ton heure est venue, voyons comment tu vas réagir face à un dieu maintenant.

Fusse par fierté, par orgueil, ou par colère, je n’aurais sus le dire sur le moment, mais toujours est-il qu’au lieu de simplement l’extraire, j’entrepris d’absorber le venin, je devais le détruire de mes mains certes, mais son absorption était tout sauf un acte indispensable, toujours est-il que son absorption fut beaucoup plus aisée que je ne l’aurais crus possible, comme si le venin lui-même souhaitait entrer en moi plutôt que de rester dans le corps de Marie-Ange.

Tu souhaites un meilleur pantin pour tes sombres volontés n’est-ce pas ? Ne sais-tu donc pas que la gourmandise est un vilain défaut ?

J’avais préparé pour lui un petit cadeau d’adieu, tout son ensemble se déversa au sein d’un champ de confinement préparé seulement pour lui, il était piégé et condamné.

Navré pour toi, mais l’effet de surprise n’était pas avec toi, et la préparation est ma force…

Le champ de confinement commença à se réduire sous l’action de mon cosmos, dissolvant le contenu comme le sel se dissoudrait dans l’eau.

Je vais te réduire à néant vil création, plus jamais tu ne souilleras ce que tu es incapable de concevoir.

La lutte s’avéra etre d’une inquiétante facilité, encore une fois j’eu la désagréable impression que le venin lui-même coopérait, comme s’il souhaitait ce sort peu enviable. Finalement au bout de quelque seconde seulement, le venin avait complètement disparut ainsi que le champ de force, j’avais gagné, il n'en restait plus qu'un, plus qu'un et ce serai terminé...

¤¤¤

Au sein des éternités dorées composant l’essence même du fils de la nuit, celui qui fut autrefois nommé Neo par un fragment d’ame fut soudain frappé par un mal intense et écarlate, tout un secteur de son nouveau monde s’était soudain teinté de la couleur du sang et ce phénomène se propageait à grande vitesse.

« Par la dame des saisons, quel est donc ce maléfice ? »

Il avait à peine eut le temps de réagir en s’opposant à l’avancé de ce mystérieux envahisseur que soudainement prit forme devant lui une silhouette écarlate aux cheveux d’or souillé de sang, ces yeux pourpres parcourue de pupille verticale se fixèrent avec intensité sur celui qui s’opposait à sa conquête.

« Tiens tiens, il y avait donc un défenseur au sein de l’essence de cet imbécile orgueilleux… Dis-moi toi, quoi que tu sois, tu penses vraiment pouvoir m’arrêter moi ?! Le fils de la nuit !? »

En effet l’apparence de cet envahisseur avait de quoi rappeler vaguement celle du dieu du sommeil, mais il y avait autre chose, comme un voile de folie dans ces yeux sanglant.

« Tu n'es pas le dieu du sommeil, tu n'es qu'une perversion sans nom de sa gloire et crois moi sur parole, tu ne passeras pas ! Je suis l’orbe du printemps, défenseur du feu secret et détenteur du pouvoir du renouveau, jamais ton entreprise de destruction ne parviendra à surpasser ce qui fut créé par l’essence même de la sombre impératrice ! »

La lutte continuait entre les deux entités sans que l’un ne puisse prendre l’avantage sur l’autre.

« Tu perds ton temps pauvre imbécile, jamais tu ne seras assez fort pour me vaincre, aujourd’hui mes forces ne sont encore que celles d’un nouveau-né, mais la haine, la colère, la jalousie, l’envie, toutes les mauvaises émotions de notre hôte me nourriront, et en retour je les exacerberais, je deviendrais bien plus puissant que tu ne le sera jamais et tu ne pourras rien faire pour m’en empêcher. Epargne toi donc une longue et pénible lutte inutile et disparait !

Même si ce que tu dis est vrai, tant que par ma présence je pourrais retarder ne serais-ce que d’un jour ta victoire, tant que l’espoir de la guérison du dieu du sommeil subsistera alors je n’abandonnerai pas !

Quelle créature agaçante, tu vas payer cher ton entêtement, tu contempleras le déclin de celui que tu sers si fidèlement, tu seras le témoin silencieux et impuissant de sa déchéance, et un jour tu le verras trahir malgré lui ceux qu’il avait juré de servir et tomber en disgrâce. Ce n’est qu’une question de temps…»


¤¤¤

J’avais terminé l’absorption et j’avais vaincu, à présent la victoire de Marie-Ange sur son double maléfique ne faisait plus aucun doute. Ma présence dans son monde onirique m’avait permis de suivre les évènements, à présent il me fallait la rejoindre en son monde pour commencer à réparer les dégâts que son esprit avait subi. Alors que je replongeais en elle, je sentais la présence de l'autre venin décroître de manière fulgurante, ainsi il avait été lui aussi vaincu par une force supérieur.

Cette femme, qui est-elle ?

« Je reviens vers toi Marie-Ange, enfin nous pourrons converser sans avoir la crainte d’etre interrompus par qui que ce soit. »
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Thalie


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MessageSujet: Re: [1748] Bloody Angel ~ Fureurs de la reine et du fou écarlates [Hypnos]   Sam 25 Aoû - 20:20

Son de la Lyre...
Ecoute ma complainte...
Ecoute ma voix...
Et enfin...

Délivre-toi...


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


Un cri étranglé qui mourut au fond de sa gorge. L'angoisse qui montait en elle tandis qu'elle se contemplait dans le miroir de la Discorde. Souillée par le Sang, souillée par la Colère, elle en aurait défailli si sa volonté n'avait pas été si forte.

Dans ces yeux injectés de sang et aux pupilles si déformées qu'elles en étaient presque inhumaines, elle pouvait voir une lueur de folie meutrière à l'état pur.

Deux terribles poignes se resserraient sur son cou si gracile. Les doigts de son double sanglant meurtrissaient sa peau si pâle. Elle se retrouvait prise au piège d'un étau d'une dureté incroyable. La mort implacable volait vers elle, menaçant de la prendre.

Les yeux de Angel s'ouvrirent démesurément tandis qu'aucun son ne sortait de sa bouche. Son coeur commençait à s'affoler, battant à ses tempes en un vacarme assourdissant. Elle sentait son coeur s'accélérer. Elle suffoquait sans pour autant parvenir à remuer. C'était même pire, elle était comme paralysée, sous l'effet de ce regard qui autrefois avait été le sien mais à la pureté des eaux bleu émeraude avait succédé un lac de sang lui rappelant celui des Enfers. Pire encore, il était entrecoupé d'éclairs et de flammes si sombres.

Sur sa chevelure autrefois d'or trônaient les deux serpents qui la dévisageaient de leurs regards cristallins. Une telle froideur, non, c'était encore pire que ça. Angel, elle-même n'avait pas assez de mots pour décrire ce que lui inspirait cette monstrueuse couronne.

Un geste... Elle ouvrait la bouche, cherchant de l'air.

- Ma petite reine !!! Tiens bon...

Un son de Lyre d'une incroyable harmonie avant qu'un cri de rage pure ne surpasse le chant qui la poussait à revenir. Un cri qui s'adressait à Bloody Angel.

- Non, elle est à moi. Cette femme est à moi. Si tu la veux pour toi, il te faudra bien plus que quelques intimidations, dieu de pacotille...

Un sourire qui défigurait encore davantage le reflet de la Saltimbanque. Marie-Ange qui luttait de toutes ses forces pour se libérer enfin. Déjà de longs cheveux d'or commençaient à apparaître en travers du ciel aux dominantes pourpres.

Tout était sombre et tourmenté. Le chaos s'étendait si vite à présent que le miroir était brisé. Puis, soudain, ce fut comme si un lac d'or s'étendait sous leurs pieds. Si vite que la Souris du Sanctuaire ne put comprendre l'origine de cette magnifique surface d'or que lorsque des pavots apparurent.

Les paroles d'Hypnos de nouveau puis l'effroyable Bloody Angel se retrouva ligotée par les plus robustes des chaînes. Regaillardie par cette vision, la jeune guerrière se concentra, appelant de toutes ses forces son cosmos tandis que l'attaque d'Hypnos percutait son reflet empoisonné.

- Non... Non, elle est à moi. Elle sera toujours mienne. Je te la reprendrais...

Aussi incroyable que cela pouvait paraître, elle ne faisait que vaciller perdant ses forces à une allure vertigineuse alors que son regard lui ne perdait rien de sa lumière néfaste. Hypnos s'était comme évaporé. Pourtant, le dieu était toujours là, en une silhouette évanescente. Rassurée par cette présence ainsi que par le chant entêtant de la Lyre, la Saltimbanque redressa la tête avant de laisser s'échapper.

- Soif de Meurtre. Telle est ta raison d'être Bloody Angel.
- Plus puissante encore que la Soif de Sang des Vampires. Plus envoûtant que le parfum des Succubes et plus acharné et effroyable que l'Etoile de la Violence elle-même...
- Arrière... Il est temps pour toi de disparaître. Une telle monstruosité n'aurait jamais du fouler le sol du monde réel et des terres oniriques.


L'explosion du cosmos d'Angel suivit, provoquant de terribles dégâts aux alentours. Elle avait envoyé la chevelure de la reine Bérénice contre cette monstruosité avant de s'éloigner encore. La reine blanche se tenait face à son double enchaîné et engourdi par les assauts deu dieu du Sommeil.

Pourtant, elle gardait encore et encore les yeux ouverts. Comme si rien ne pouvait l'atteindre.

- Comment ? Comment est-ce possible ? Murmura la jeune femme.
- Il t'aime trop pour te blesser, petit Ange, et cela te donne tout à moi.
- Comment oses-tu parler d'Amour, toi qui massacre sans merci !!!


Un troisième voix venait de s'ajouter. Non point celle du fils de Nyx mais celle de la fille de Mnémosyne. Et à ces mots, Angel et son reflet corrompu se tournèrent vers la Muse de la Comédie. Masque accroché à sa ceinture d'or, ailes blanches et tas de violettes parsemant sa longue chevelure.

La Lyre, le son de la Lyre se fit entendre à nouveau. Thalie jouait un air ancien et, soudain, Angel se rappela.

Maître, il me faut votre aide... Aidez-moi.

Un sourire sur le visage de Thalie avant qu'elle ne matérialise une lyre entre les mains de la Saltimbanque.

- Angel... Ma petite reine, viens.

Puis, un troisième son de corde s'éléva tandis que Bloody se débattait, sa rage augmentant à mesure que le chant de la Lyre ne se fasse entendre. Ses cris de rage redoublèrent en voyant les cheveux de l'Ange teindre d'or les sanglants alentours mais cela n'avait aucune mesure avec le cri de haine que Bloody laissa s'échapper lorsque son regard tomba sur une silhouette qu'elle reconnut aussitôt.

- Non !!! Mort, tu es mort ! Mort... Mort !!! Hurla l'hideuse création d'Eris.

A cela, nulle réponse juste un sourire serein. Il ne doutait pas.

- Pas en sa mémoire. Son esprit vacille au point que rêves et souvenirs se mélangent et se matérialisent en son monde onirique

Puis, se tournant vers son élève et la Muse couronnée de violettes.

- Lyria... Et vous, puissante Muse, unissons nos forces à celle du fils de Nyx.

Le son, de la Lyre reprit tandis que Marie-Ange "Angel" Lyria prenait place entre ses deux mentors.

Un premier son de corde avant qu'elle ne s'interrompe.

- Un des serpents a disparu.

La couronne venait de se détendre laissant tomber une de ses horribles créatures. Face à cela la puissance de Bloody Angel sembla diminuer. Les souvenirs et les rêves ne cessaient de s'entremêler dans un univers mouvant. L'esprit d'Angel subissait encore plus de ravage que son corps. A chaque assaut de Lyre, l'état de la Souris du Sanctuaire empirait avant que les chaines ne lâchent et que l'Ire infernale ne se tourne vers l'Ombre du chevalier de la Lyre. La Colère à l'état pur s'exprimait à travers elle.

- Je vais t'écraser, misérable silver. Un mort n'aura jamais de prise sur moi.

Entraînant les lourdes chaînes, Bloody se rua sur Lorenz tout en lançant à la blonde artiste d'une voix tonitruante.

- Et toi ! Fuis !!! Fuis tant que tu le peux. Cela ne rendra cette partie que plus excitante.
- Non !


Un son de corde tandis que les cheveux se rassemblaient autour d'elle et que la silhouette de la reine ne change. Elle se faisait plus forte plus grande tandis que les autres pièces du jeu d'échecs se dessinaient aux alentours

- Non !!! C'est entre toi et moi, Bloody. Jamais je ne fuierai. Phénix m'a ouvert les yeux. Je suis forte.
- Vraiment
? Ironisa sa jumelle sanglante.
- Oui et Hypnos t'a mise à genoux.
- Hypnos ?
Cette fois, ce fut le fou rire.
- Cet abruti croit pouvoir gagner mais il ne pourra pas m'empêcher de te reprendre. Je le laisserai vivre et goûter au bonheur entre tes bras, s'installer et se réchauffer au plus profond de ton coeur et de tes sentiments. Auprès de toi, il trouvera un amour que lui même n'aura jamais cru pouvoir ressentir et encore moins connaître. Et lorsque le moment sera venu, je te reprendrai à lui... Sans qu'il ne puisse rien faire. Tu es à moi !!! A moi depuis que Eris t'a offerte à moi !!!

Quoi ? L'Amour ?

La dernière chose à laquelle elle se serait attendue. Instant dont profita Bloody pour changer de cible.

- Non ! Pourquoi attendre ? Tu es à moi et à moi seule, petit Ange !!!
- Non !!! Ecoute plutôt cela et vois !!!


Stringer Fine (Son de Corde Final)

Les mains d'Angel ne cessait de pincer les cordes de la lyre accompagnées de celles de Thalie et Lorenz mais tout n'était pas fini.

Et voici ma touche personnelle, Ouie donc la Complainte d'Angel.

Au son de la Lyre s'ajoutait le fil de la Tapisserie. Puis ce furent les cheveux de l'Ange et la cordes de la Lyre qui s'abattirent sur la hideuse apparition qu'ils fouettèrent et lacérent sans pitié.

Sous une telle fureur, Bloody perdit l'équilibre, son propre sang s'ajoutant à celui de ses innombrables victimes. Cette fois plus de cris mais le contrecoup s'avéra horrible pour Angel. Frapper Bloody était aussi se détruire et elle mit un certain temps avant de se relever.

Elle haletait.

- Angel, ma petite reine...
- Je sais, je sais ce qu'il me reste à faire. J'espère ne pas en mourir
.

Que s'élève la Tour de Soie... Et que la Sérénade du Voyage de la Mort soit le dernier acte...

Une explosion de cosmos d'une violence incroyable retentit alors dans tout le monde onirique d'Angel. Un chaos indescriptible s'ensuivit faisant chuter la Souris du Sanctuaire. Et lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle était seule. Un fragment du serpent se tenait près d'elle et de la Muse. Lorenz avait disparu mais son armure couvraît le corps meurtri de la Saltimbanque.

- Thalie ?
- Oui, ma petite reine ?
- Elle est vaincue ?
- Ta Sérénade l'a envoyée dans un autre monde mais il faudra rester vigilante.
- Je...
- N'aie crainte, plus jamais, elle n'aura une telle puissance. Lorsque tu la reverras en ce monde, il te faudra couper la tête du serpent. L'épée que la déesse de l'Amour a offert ta déesse sera la meilleure des armes.
- Freyja ? L'épée que tenait la guerrière du nord ?
- Oui, c'est une puissante lame purificatrice, elle est capable de venir à bout des poisons les plus sournois. N'oublie pas.


Un sourire suivi d'une grimace de douleur. Son monde s'effondrait tant les dégâts étaient énormes puis elle ressentit une vague d'apaisement tandis que la Muse la prenait sous son aile.

- Repose-toi. Il va venir te soigner. A nous deux, on pourra te sauver...

Sur ces mots de Thalie, Hypnos fit son appartion au milieu d'un monde en plein effondrement. Angel s'était elle-même effondrée d'épuisement. La main pâle de la Muse caressait son front et elle se tourna vers le fils de Nyx.

- Elle vivra mais son âme restera marquée à jamais...

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MessageSujet: Re: [1748] Bloody Angel ~ Fureurs de la reine et du fou écarlates [Hypnos]   Sam 25 Aoû - 22:46

Je n'aurais hélas pas la puissance de maintenir ma présence encore bien longtemps en ces lieux, trop de mon essence était à présent retourné dans mon corps physique pour purger l’un des venins de ma maudite sœur.

Mon temps ici est compté.

Le chaos, le chaos et le sang, les ombres par milliers et les échos dans le lointain. Le monde onirique de Marie-Ange devenait semblable au sombre empire alors qu’elle affrontait son double maléfique, les images ne me parvenaient plus que par ombres et flash, tout devenait informe et seul le son de cette lyre me parvenait clairement, comme un phare dans l’obscurité.

Une lyre ? Mais qui donc… ?

Parmi les échos je parvenais également à discerner des paroles, il se trouvait dans ce maelstrom de couleur, d’ombre et de lumière quatre personnes distinctes. Si je parvenais à reconnaître facilement la voix de Marie-Ange et de son double maléfique, les deux autres étaient plus confuses, comme masqué par le pouvoir qui se déchainait en ces lieux.

Qui ? Qui est avec elle ?

Visiblement des alliés, car Marie-Ange semblait comme ragaillardie par leur présence. Je ne pouvais pour ma part que maudire mon impuissance, je ne pouvais rien faire de plus pour elle, la révélation de Bloody-Angel m’avait atteint comme un coup de poignard.

De l’amour ? Pour Marie-Ange ? Est-ce possible ?

Au fond de moi, je connaissais déjà la réponse, sans pour autant pouvoir me l’avouer, depuis le jour où j’avais posé mes yeux sur son visage je n’avais pu me l’ôter de l’esprit, et maintenant que j’étais ressuscité ce sentiment devenait limpide.

Marie-Ange, est-ce que je serais tombé amoureux de toi ? Je le crois oui…

Un sentiment qui me remplissait d’allégresse, mais qui en même temps provoquait un grand trouble. Malgré elle, elle restait un ennemi du sombre empire, un serviteur d’Athéna et un de ces chevaliers sacrés. De l’amour entre un dieu affilié aux enfers et un serviteur d’Athéna…

Quelle cruelle ironie…

Je songeais alors à l’histoire de l’ange des ténèbres et du scorpion d’or, histoire tragique.

Non, je ne peux, cet amour est une folie. Voué à l’échec, sans espoir…

Mais malgré la logique et la raison, je sentais poindre en moi les premières réactions chimiques de cette émotion outrepassant tout, transcendant l’esprit comme le corps et d’où pouvait surgir tant de bénédictions, ou tant de maux…

Et tandis que j’essayais de raisonner ce qui ne pouvait l’etre, le son de la lyre devint plus intense, plus puissant, les trois sons jouaient en harmonie comme pour composer un requiem à celle qui n’avait plus sa place en cet esprit. Je ne pouvais hélas saisir la scène que par le son qu’elle me renvoyait, mais je savais que mes chaines avaient lâchées, libérant le monstre de leur étreinte.

Encore combien de temps ce maudit venin va-t-il résister ?

Oui le temps pressait, le combat se poursuivait dans un fracas de notes et de crissements, les hurlements de Bloody-Angel ponctuaient cette représentation, chacun d’eux me rappelant mon état d’impuissance. Et soudain je sentis que ma tâche était presque accomplie, j’avais réussis à ôter le venin de la soif de meurtre du corps de Marie-Ange et l’avait dissout dans le mien, c’était pratiquement terminé.

Visiblement affaiblit par cette disparition, le sombre reflet de Marie-Ange hurla de plus belle, comme prise de la plus violente des colères au fur et à mesure qu’une partie de mon essence revenait en ces lieux pour renforcer ma forme onirique.

L’amour, Marie-Ange aussi connaitra l’amour dans mes bras ?! Mais comment ? Comment ?!

Je regagnais rapidement en puissance, mais toujours pas assez pour pouvoir intervenir dans ce cataclysmique combat qui menaçait de réduire à néant cet espace onirique et tout ce qu’il contenait de mortel.

« Non ! Ca ne se passera pas comme ça ! »

Déployant les maigres forces que j’avais récupérées, je les employai à maintenir encore en état l’estrade sur laquelle nous nous trouvions, je pouvais au moins donner du temps à Marie-Ange pour qu’elle achève son ennemie. La poussière d’or se mêla donc à l’ombre et à la musique mais pas pour frapper la masse de rage et de fureur qui était responsable de ce carnage, je n’avais pas la volonté de la détruire car je ne pourrais jamais blesser celle dont j’étais tombé amoureux.

« Non ! Je maintiendrais cet espace aussi longtemps qu’il le faudra ! »

A chaque interminables secondes qui s’écoulait, je regagnais un peu plus de puissance, à chaque secondes qui s’écoulait je parvenais à rendre sa forme originelle à une zone toujours plus grande. Mais avant que je n’eusse put complètement dégager la voie vers celle qui désormais régnait sur mon cœur, la mélodie cessa.

Pourvu que je n’arrive pas trop tard…

J’avais acquis suffisamment de force pour commencer à remodeler cet univers miniature, et dans une explosion de cosmos doré l’estrade redevint ce qu’elle fut jadis ainsi que les gradins qui l’entourait. Je découvris alors Marie-Ange dans les bras de la femme que j’avais à peine remarqué plus tôt dans les gradins, désormais sous la lumière de mon cosmos je la reconnus, un autre visage du passé.

« Thalie, fille de Mnémosyne, que fais-tu dans le monde onirique de cette humaine ? »

Au fond cela n’avait pas beaucoup d’importance pour l'instant car l’effort qu’avait dut accomplir Marie-Ange l’avait amenée aux bords du sombre empire. Mais mon frère ne l’aurait pas, jamais il ne l’aurait.

« Jamais, pas tant que je serais là pour la protéger ! »

La protéger ? Ainsi j’avais choisi mon destin, désormais je serais à ses côtés, même s’il me fallait encourir le rôle de traitre et de pestiféré, même si je devenais méprisé de tous et hais, si cela me permettait d’avoir l’amour de cette divine humaine, alors je n’hésiterais pas une seule seconde.

Plongeant auprès de la saltimbanque du sanctuaire, je découvris sa nouvelle armure alors que Thalie me professait sa survie.

« Bien sûr qu’elle vivra, j’en fais une affaire personnelle ! Et ces marques dont tu parles, je les effacerais, comme on efface un mauvais rêve avec le réveil ! »

Je me surprenais moi-même de l’ardeur avec laquelle je m’étais rendu face à ce sentiment si puissant, si séduisant, comme si quelque chose en moi souhaitait que je m’abandonne totalement à cette pulsion primaire. Je perdais tout contrôle, et j’adorais ça…

Par tous les dieux, que vais-je devenir ?

J’avais peur, peur de moi, peur des autres, peur de l’avenir. Comment pourrais-je jamais expliquer mes actes ? En toute logique, je ne le pourrais pas.

Faisant apparaitre dans ma main une flaque d’or fondue, je retourna celle-ci afin que de sa surface émerge un vase doré ainsi qu’une coupe de la même matière qui restèrent tout deux en suspension au-dessus du sol. D’un ordre invisible, le vase versa son contenu dans la coupe que je saisie d’une main avant de poser l’autre sur la main gauche de Marie-Ange.

« Marie-Ange, surtout ne me demande pas maintenant pourquoi je fais cela, mais boit, ceci est le nectar des dieux, il guérira tes blessures et apaisera ton esprit. Boit je t’en prie. »

J’avais saisi la main gauche de la souris du sanctuaire et l’avait placée sur la coupe avant d’apporter le tout à ses lèvres. Aucuns mots n’auraient pu décrire le soulagement qui s’empara de moi alors que je vis la reine de mon cœur s’exécuter, elle était sauvée, mais son monde onirique lui restait à reconstruire.

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[1748] Bloody Angel ~ Fureurs de la reine et du fou écarlates [Hypnos]

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