RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [1748-1749] ~Il faut savoir accepter sa peur ~ [Entraînement solo]

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Mashia


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MessageSujet: [1748-1749] ~Il faut savoir accepter sa peur ~ [Entraînement solo]   Dim 5 Aoû - 16:56












    1748, Grèce.


    Le doute n'était pas qu'un sentiment « humain ». Le scepticisme absolu comme le définissait certains philosophes, émergeait dans chaque cœur, chaque esprit en proie à l'interrogation : Dieux et Déesses n'y échappaient pas, la Tacticienne aussi. Depuis les événements marquant de cette dernière Guerre Sainte, la divinité de la Sagesse ressentait le besoin de se reclure un maximum tout en œuvrant, à sa façon, à la reconstruction de son Sanctuaire. Un nouveau jour se levait sur les douze temples du zodiaque, enfin, ce qu'il en restait, la majeur partie ayant été dévastés d'un revers de main. La Mort et la Guerre s'étaient acharnés à vouloir voir son monde s'écrouler. Son symbole dévasté par la vindicte de ces Dieux violents, il n'en restait plus qu'un tas de ruine, des pierres amoncelées.
    Les Dieux Jumeaux, la Lune et le Soleil avaient décidé que leur rôle ici était achevé, elle redevenait de fait celle qui devait commander. Et sa première demande fut que l'on reconstruise ce qui avait été détruit.

    Vraiment, la vie, humaine, ne tient qu'à un fil : il était si aisé de le couper, de l’abîmer ! Une main malveillante ou bienveillante ballottaient à leur guise, cette poupée de chiffon que pouvait être l'homme. Insurgée de les voir enchaînés à cette sordide condition, la déité sage avait tout fait, tout donné pour eux. Cependant, il y avait toujours une barrière qui se dressait devant l'épanouissement de cette engeance. C'était pour cette raison qu'elle avait insufflé avec l'aide de Prométhée, l'espoir. Ce sentiment restait le plus fort de tous, le plus prédominant chez ces êtres si fragiles. Oui, c'était cela qui faisait s'enflammer leur cosmos. Ce feu ardent, elle ne le sentait plus brûler chez elle comme auparavant : quelque chose avait changé sans qu'elle sache avec exactitude, ce que c'était. L'impression était proche qu'une lente agonie : une fleur qui peu à peu, mourrait jusqu'à faner par le manque des chauds rayons solaire.

    Il lui manquait quelque chose. De la lumière pour s'épanouir. L'envie insatiable de partir tiraillait sa conscience : d'un côté, elle se disait qu'il était de son devoir de rester auprès des siens, mais ceux-là, où étaient-ils ? Qui, depuis le fameux banquet s'était manifestée à elle ? Non, c'était se mentir, elle évitait soigneusement les contacts prolongés avec eux, de peur de tout simplement leur faire du mal. Le poison d’Éris continuait de faire son sombre office. Avaient-ils seulement vraiment besoin d'elle pour l'heure ? Comme elle se sentait inutile. Désœuvrée. Il fallait reconstruire, tout comme elle devait se reconstruire elle-même. Athéna avait prit la ferme décision de se recentrer, d'apprendre aussi à vivre avec cette souillure à défaut de pouvoir totalement l’éliminer.

    Immobile devant sa propre statue blanche, elle se jura de revenir au plus vite avec des réponses et de nouvelles convictions : le poids de la culpabilité et de la crainte mêlées ne devaient pas agir avec tant de force sur sa personne. Résolue, la jeune femme à la flamboyante chevelure fit volte-face pour descendre d'un pas lent, les marches qui l'amènerait à la Chambre du Pope. Car en son absence, ce serait à lui de diriger le Sanctuaire.
    Ce n'était après tout qu'une simple formalité, mais elle sentait Fawn un peu nerveux pour une raison mystérieuse : cet homme ayant toujours la tête dans les étoiles, il lui arrivait de converser seul à haute voix, aussi il fut surprit par son arrivée quelque peu impromptue. Il sursauta légèrement quand la voix de la Déesse résonna.

    «Veillez bien sur mes chevaliers comme vous le faites avec les Astres. Je reviendrais en temps voulut, surtout gardez bien pour vous cette escapade solitaire. J'ai pris quelques dispositions pour ne pas inquiétez ma Chevalerie.»

    Se redressant à demi, le visage du Pope, sous son masque, passa de la surprise à une mine grave. «Alors vous avez prit votre décision ?»

    Athéna acquiesça d'un léger signe de la tête, il était temps de partir et des bavardages inutiles, elle n'en désirait pas. Alors, elle s'avança vers la sortie. L'attendait le Griffon d'or qui, à son approche, poussa un petit cri strident. Fidèle allié, sa place était ici, il serait le dernier rempart. Secrètement, elle espérait que le danger reste loin d'eux et se concentrer ailleurs. Peut-être prenait-elle des risques en s'en allant seule, mais avec des peut-être, personne ne peut avancer. Un autre pas, un second et un troisième. Une caresse à l'adresse de la bête mythologique et la voici repartie. Sauf que la créature ne l'entendait pas de cette façon : d'un petit coup de bec, il l'encouragea à grimper sur son dos pour un dernier vol. Un battement d'aile, et les voici évoluant dans le ciel bleu, sans nuages...

    Le début de ses pérégrinations se fit sans heurt, et pour la première fois depuis longtemps, elle se permit un franc sourire... Sans qu'une ombre ne vienne le ternir.

    «Merci, toi aussi, veilles bien sur eux en mon absence, d'accord ?»

    Pour toute réponse, le griffon s'inclina bien bas avant de repartir dans la direction du soleil déjà bien haut. Plus une minute à perdre. Sa première destination n'était pas si éloignée, il lui fallait tenir une vieille promesse...
    D'un pas empreint d'une forte résolution, la Déesse de la Guerre et de la Sagesse partie en plein cœur de la forêt de Rodorio... Réceptacle d'un nombre formidable de souvenirs... que ce soit pour elle, comme pour elle-même.

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Mashia


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MessageSujet: Re: [1748-1749] ~Il faut savoir accepter sa peur ~ [Entraînement solo]   Lun 6 Aoû - 14:24





    1748, Aux alentours de Rodorio, Grèce.


    « Mais vous ne pouvez pas partir Ô grande Déesse Athéna !»

    Furent les paroles d'Hector, un homme d'un âge honorable à la carrure d'un ours immense et au regard olive. Ainsi s'était offusqué l'ancien Saint et père adoptif de Mashia Mokushi en secouant sa grosse tête buriné par le soleil de Grèce. Cet air qu'il affichait le rendait plus vieux qu'à l’accoutumé et le voir tant s'inquiéter pour elle toucha profondément la Déité sage. Elle tenta vainement de le rassurer, mais rien n'y faisait, le géant s'entêtait. Or Athéna était tout de même bien décidée à entreprendre cette entreprise, quitte à être rudoyée encore et encore. En faite, cela l'amusait quelque part.
    Les dires d'Hector résonnaient comme ceux d'un père et non pas comme ceux d'un ancien chevalier : elle ne lui en voulait pas, cette habitude resterait tenace. Surgie de nulle part, l'objet de sa visite telle une tornade noire, se jeta littéralement dans les jambes de la jeune femme. Du haut de ses quelques années, six printemps tout ou plus, la petite Lya démontrait déjà une vivacité d'esprit assez déconcertante pour son âge. La revoir en cet instant de trouble intérieur lui fit plus que du bien, cette enfant matérialisait le pourquoi elle se battait. L'humanité et de cela elle n'en doutait point, devait être préservée. Au moins pour le sourire d'un enfant.
    Un mince sourire étira les lèvres vermeilles d'Athéna, alors, comme une ancienne réminiscence, elle prit la douce Lya dans ses bras.
    Visiblement ravie de ce geste affectueux, son rire argentin emplit la pièce où ils s'étaient installés pour discuter.

    Grand salon éclairé par un soleil éclatant, il y avait quelque chose d'apaisant de se retrouver ici, peut-être parce que son enveloppe y avait passé une bonne partie de sa vie ? Des souvenirs chauds, réconfortants, voilà ce dont elle avait besoin.

    «Tu vas rester avec nous, hein ?» demanda la fillette en relevant un visage lumineux vers la Déesse. De ses yeux d'enfants, elle ne voyait que celle qui l'avait autrefois sauvée d'une mort certaine. Il n'y avait que Mashia.

    «Je dois entreprendre un très long voyage Lya, mais pour l'heure, je vais profiter de ces quelques instants de répit pour me retrouver avec vous. -elle tourna la tête vers Hector comme pour lui demander son accord. Quand il le vit grogner et croiser les bras dans un geste boudeur, elle ne sut réprimer son hilarité. Rien n'avait changé- Je vais prendre cela pour un oui ! Hector ? Dis moi, sait-tu ce qui trouble à ce point le Chevalier du Verseau ? J'ai beau sonder son âme, je me heurte à une barrière de glace, ainsi qu'une vive colère à mon égard... Mais cette animosité n'est pas récente, je le sais qu'il m'en veut, mais il y a autre chose. Naios t'en as t-il touché un mot ?»

    Un autre motif de sa visite impromptue. Hector le savait, oui, à la seconde où elle l'avait vue, rayonnante dans l'embrasure de sa porte, qu'elle était en proie au doute, au bien-fondé de ses actions : et qu'elle recherchait des réponses de toutes les natures. Kappa en faisait parti. Son comportement était celui d'un être plein de désespoir, d'un homme perdu dans les méandres d'une blessure trop profonde à supporter seul : elle connaissait bien ce sentiment, celui de vouloir à tout prix se reclure pour se préserver et préserver les autres. Athéna n'avait sut trouver les mots pour tenter de percer ses mystères, son comportement lors du banquet n'avait nullement aidé. Pourtant ! Pourtant ses actions n'avaient nullement été empreintes de mauvaises intentions ! Alors que ce passait-il avec cet homme ?

    «Hector, n'essaies pas de me le cacher. Tu sais où il est..»

    Le géant à la peau cuivrée semblait hésitant, retissant à dévoiler cette information. La dernière fois qu'il l'avait entrevu, il semblait si mal en point. Non, vraiment, pouvait-il se permettre de divulguer le lieu de sa cachette ? Quoique, pensait-il en fronçant les sourcils, elle était Athéna ! Il aurait beau essayé de se terrer dans un trou au fin fond du monde qu'elle pourrait le retrouver avec aisance. Alors pourquoi lui demander ? Sans doute pour se décharger d'une quelconque manière ? Un moyen pour se justifier ? Rah ! La décision était compliquée à prendre, dans les deux cas l'homme aurait l'impression de trahir ! Se renversant dans son fauteuil, il poussa un long soupir en baissant la tête pour dissimuler son visage dans ses long cheveux poivre et sel.

    «Très bien, très bien, je ne peux vraiment rien vous refuser, Déesse. Il est quelque part en Sibérie, dans un chalet perdu au milieu de rien. Il est plutôt connu là-bas, vous n'aurez pas beaucoup de mal à le retrouver. Peut-être que ce ne sont pas mes affaires mais, je vous déconseille d'y aller, il a besoin d'être un peu seul, vous savez, l'homme à sa fierté...»

    «...que les femmes ne peuvent pas comprendre, oui, je me souviens du dicton japonais» reprit t-elle dans un nouveau sourire tendre. Lya se serra plus étroitement contre elle, comme si elle ressentait le besoin grandissant qu'avait la Déesse de voyager aux confins du monde : un appel qu'elle ne pourrait ignorer bien longtemps. L'Olympe fermée, il lui serait impossible de rejoindre son père. À lui aussi elle aurait voulut pouvoir parler, s'entretenir sur la précédente Guerre Sainte dont il fut le déclencheur malgré lui. Cette volonté de réclusion semblait bien contagieuse !

    « Je vais récupérer quelques affaires, si tu permet Hector ?»

    Un signe de la tête affirmatif lui indiqua qu'elle pouvait revisiter cette maison où elle avait vécut tant d'aventures ! Que de souvenirs la peuplait ! Ses pensées se tournèrent vers Dohko, lui aussi, avait foulé les planche de cette demeure, arpenté de longs en larges, ces longs couloirs un peu sombres.
    Des retrouvailles il y a de cela quelques années avaient formé entre eux, une amitié solide. Un bien beau trio... à présent brisé...

    Monter les escaliers la menant à l'étage, suivie de prêt par Lya rappela encore une fois à son bon souvenir, que la passé était désormais scellé pour elle. Elle devrait évoluer seule, car c'était la son choix. Une décision mûrement réfléchie et pesée. Elle trouverait un moyen de les prévenir contre ses crises de folie. Sentir l'enfant dans l'ombre de ses pas la rendait mal à l'aise, en un rien de temps, elle le savait que trop bien, elle pourrait avec tant de facilité lui briser la nuque. Or voir cet adorable petit minois avait aussi paradoxalement, un effet bienfaisant sur sa personne. Sans mot dire, Athéna reprit l'espace de quelques instants, le visage de la Sainte du Lotus. Ce fut comme une révélation... oui, ce serait là bas...

    «.... Jamir !» s'exclama t-elle soudainement faisant sursauter l'enfant.

    Là bas, elle en était sûre, elle trouverait des réponses !


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Mashia


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MessageSujet: Re: [1748-1749] ~Il faut savoir accepter sa peur ~ [Entraînement solo]   Ven 10 Aoû - 16:10




    => 1748, Jamir


    Un bien curieux pèlerinage. Une marche effectuée il y a de cela quelques années auparavant : une épreuve alors qu'elle était encore Mashia du Lotus. Cette femme en quête de réponses, une fleur de lotus cherchant à s'épanouir à travers une eaux saumâtre. Si elle y était parvenue par le passé avec beaucoup de mal, cette fois-ci c'était bien différent. Le lotus blanc devenu or. Athéna avait ressentit le besoin de marcher dans les traces d'un passé qui ne fut pas réellement le sien, un combat qui pourtant la poussait à vouloir emprunter le même chemin qu'elle.
    La neige et le vent n'avaient plus la même emprise sur elle, bien au contraire : ce fut tête nue alors que la tempête mugissait entre les branches des pins, qu'elle évolua dans ce tableau chaotique. Silhouette vaillante dans l'immensité blanche, la déité de la Sagesse évoluait avec lenteur, attentive au chant de la nature. Elle ne ressentait pas le froid, même si la demoiselle était enveloppée dans une cape au tissus épais, chaud et ivoire. Ses yeux pers perçaient le voile diaphane au devant-elle. Trouver le chemin qui la mènerait à Jamir serait aisé, surtout que sa mémoire la conduisait avec une aisance surprenante. Et il y avait sa fidèle Niké pour illuminer son parcours. Comme jadis, la nuit régnait en maîtresse incontestée la majeure partie de la journée : le noir l’oppressait moins qu'être en la présence de ses Chevaliers. Même si il se pouvait fort bien qu'elle croise deux d'entre eux, Athéna préférait pour l'heure éloigner cette possibilité de son esprit et se concentrer sur la tâche qu'elle s'était fixé : aller parler à Hakurei. L'homme possédait la sagesse de mille hommes et elle trouvais toujours très agréable de s'entretenir avec lui sur bien des points.

    Sauf que pour l'heure, il lui fallait atteindre son objectif. Resserrant plus étroitement autour d'elle le velours de sa cape, Athéna eut comme un léger frisson en pénétrant dans la grotte des « illusions ». Elle lui avait donné ce nom en mémoire des événements qui s'étaient déroulés pour elle il y a quelques années de cela quand elle n'était encore que l'apprentie d'Asmita de la Vierge. Un sourire ironique fendit son visage dés lors inquiet, cette inquiétude étant tenace, une vieille amie qui ne la quittait plus. La jeune femme à la flamboyante chevelure carmine se souvenait comment le chevalier d'or l'avait conduite à se dépasser et comment il avait put jouer avec ses peurs les plus secrètes et notamment l'épisode de la traque lorsqu'elle n'était qu'une petite fille apeurée s’accrochant éperdument à la main de Dohko.
    Encore une triste pensée.
    Une à une, elle gravit les marches en pierre, les mêmes gestes répétés encore et encore, aussi Athéna s'attendait à voir surgir une ombre menaçante affublé d'un katana à la lame légèrement bleutée, tachetée de sang.

    Mais rien, juste le bruit lancinant d'un souffle lointain, en résonance avec la caverne, ponctué de temps à autre par le clapotis des gouttes tombant du plafond. Étrangement, la déesse se sentait mieux déjà. La solitude avait quelque part, quelque chose de réconfortant. Parvenue au sommet, la sortie toute proche lui ouvrait les bras. En apparaissant dans les nuages, Athéna eut un sentiment de déjà vu, très fort, qui la figea. C'était là, précisément que l'ultime épreuve s'était déroulée pour elle. Là qu'Asmita avait clamé haut et fort sa sentence.

    La mort.

    «Là aussi, la peur m'avait attrapé à la gorge. Il faut que je l'accepte...»

    Un pas, puis un autre. Avec lenteur, elle avança sur ce pont étroit. En équilibre précaire, la jeune femme avançait pourtant avec aisance et assurance. D'un geste de la main, elle invita à la brume de se lever. Là, un radieux soleil finit par percer les épais nuages. Une invitation à un nouveau sourire. Une autre renaissance, un nouveau départ. Une chaude énergie l'enveloppa comme pour l’accueillir dans ces lieux empreint lui-même, d'une aura solennelle. Une voix de stentor retenti alors qu'elle finissait de traverser, telle une plume...

    «Ô glorieuse Athéna, je n'attendais pas votre visite de si tôt ! Les astres m'avaient prévenu de votre arrivée prochaine, mais j'avoue que je suis surpris de vous voir ici.... enfin, parcourir tout ce chemin....»

    «Comme autrefois tu veux dire Hakurei ?» la reprit-elle en s'avança vers le vieil homme au regard pétillant. «Les étoiles t-ont t-elles données des réponses pour moi ?» continua t-elle dans une nouvelle moue amusée.

    Il répondit à ces paroles en entrant dans un rire communicatif. Visiblement, il semblait heureux de voir Athéna l'honorer de sa présence divine. Non pas qu'il s'ennuyait d'une quelconque manière, mais le vieux sage appréciait ces moments d'échanges qu'il pouvait bien avoir avec la Déesse. Ce fut à cet instant, tandis que d'eux-même ses yeux détaillaient sa Déesse, qu'il se rendit compte du changement opéré en elle. Qu'il soit physique que psychique. Si il fut au courant de cette première mésaventure avec son ancien hôte, il fut quand même surprit de voir l'ancienne disciple d'Asmita. Un nouveau sourire. Pour lui, c'était là une évidence, et la surprise, enfin, son origine était ailleurs. Il le sentait : le poison. Perplexe, l'homme à la grisonnante chevelure garde pour l'heure, ses interrogations pour lui. Le rideau de ténèbres qu'il avait vu s'avancer sur la scène du monde avait été bien plus dévastateur qu'il l'avait confié au chevalier d'or de la Vierge.

    La sérénité du lieu commençait déjà à faire son office sur elle. Assise dans de moelleux coussins de vives couleurs, la déesse appréciait ce moment de calme devant une tasse de thé fumante. Seulement, elle ne pouvait s'empêcher de lancer des petits regards tout autour d'elle comme si elle craignait de voir arriver un ennemi. Ce comportement n'échappa pas à Hakurei qui tentait de percer ce mystère l'enveloppant de ces bras. L'heure des révélations viendrait bien assez vite, pour le moment, ils profitaient tout deux du calme ambiant.

    La graine germerait bien assez vite, se disait-il en la regardant plongée dans ses songes.


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Mashia


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MessageSujet: Re: [1748-1749] ~Il faut savoir accepter sa peur ~ [Entraînement solo]   Ven 10 Aoû - 18:57




    => 1749, Chine


    Jamir lui avait apporté les réponses qu'elle escomptait. Il lui avait fallut presque un an pour se rétablir et chasser les brumes éparses qui s’amoncelaient dans son esprit. Toute Déesse qu'elle était, les blessures profondes et viles mettaient beaucoup de temps à se cicatriser. En vain elle avait aussi cherché à retrouver la trace du Lion. Sans y parvenir. C'était là son plus grand désarroi. Sa faute la plus grave. Elle savait l'armure en sûreté, et une femme prête à tout par amour pour lui, à le ramener sain et sauf. Athéna comptait sur la Louve pour le débusquer et le ramener auprès des siens. Quel grand malheur s'était abattu sur sa personne ! Comme il devait souffrir de la malédiction qui pesait sur ses fortes épaules. Il ne devait plus être que l'ombre de lui-même, lui, le plus fervent de ses chevaliers. Ô il l'avait maintes fois prouvé ! Son courage n'avait d'égale que sa détermination qu'il lui portait, sans faille. Or, maintenant, perdu quelque part privé de ses biens, de ceux qu'il aimait... qu'advenait-il du fier Corell ? Comme elle, il devait errer entre deux eaux, sujet à une intense remise en question. Ce n'était pas de sa faute, c'était sa folie qui avait causé sa perte. Sa seule faute à elle.
    Aujourd'hui, après un long travail de réflexion, à force de converser avec des esprits avisés, elle avait des certitudes. Un but, une nouvelle cause à défendre. De nouveau elle se sentait prête à lever son bouclier d'or afin de protéger l'humanité de ses déboires.

    Une année entière de recherches. Pour parvenir à une vérité, sa vérité, celle qui ne l'avait jamais quitté, qu'elle avait simplement perdu de vue. Parfois il suffit de lever les yeux, ne serait-ce qu'un instant pour trouver ce que l'on cherche. Juste un bref coup d’œil, de se détourner de ses pensées sombres. Vain avait été de broyer du noir et se complaire dans la peur de cette ombre menaçante : la folie. Sans des mains secourables, Athéna ne savait pas si elle serait parvenu à ce constat, celui qu'il lui fallait reprendre sa place en continuant d'apprendre sans cesse auprès des hommes. Justifier son retour serait inutile, bientôt, elle le savait, tous comprendrait ce départ : car la graine germerait de nouveau. Un nouvel espoir était sur le point de naître. Bien des intrigues avaient entremêlés leur fil pour parer la trame de son destin. Heureuse d'être parvenue à un résultat à sa convenance, la déité riait encore de se savoir si proche des hommes. Car oui, la méditation l'avait grandement aidé dans son entreprise, tout comme l'échange, le dialogue ! Cette malédiction serait réprimée grâce à ce qui lui faisait à l'origine, très peur.

    ~Il faut savoir accepter sa peur !
    Aujourd'hui, elle était en route pour sa dernière destination : la Chine. Pourquoi ? Cela aussi fut pour elle une évidence. Retourner à la source de sa peur passée demeurait le meilleur des remèdes. Toutes médecines, Athéna l'avait écarté et si son frère Apollon lui aurait proposé un contre-poison, sans doute aurait-elle accepté sur le coup pour mieux le refuser.

    ~Il faut savoir accepter sa peur.

    Le fait de savoir son père enfermé en Olympe ne l'avait point rassurée non plus, mais peut-être était-ce mieux ainsi.
    Le soleil était haut dans le ciel infiniment bleu et le chant des oiseaux était le même que ce jour fatidique où tout avait basculé. Cependant, dans l'air régnait un parfum apaisant. Sans ciller, la jeune femme s'arrêta quand une imposante créature lui barra la route. Deux yeux fauves l'observaient avec insistance, comme pour desceller quelque chose dans son âme. L'animal la reconnu et cessa toute position défensive. Ses babines retroussées se détendirent, son œil de prédateur se détacha de la silhouette blanche. Le tigre et compagnon de feu Long, maître de Dohko. Ce dernier, comme si il avait comprit les intentions de la Déesse, l'invita à le suivre à travers cette jungle.

    ~Il faut savoir accepter sa peur.

    «Ô Long, comme j'aurais apprécié entendre une dernière fois le son de ta voix. Tes conseils auraient été fort utile, quelle grande perte... -dit t-elle dans un murmure en arrivant devant l'étendue d'eau où nageait d'ordinaire le grand dragon vert.-
    Je pense que tu m'en voudras pas si je puise un peu de cette eau ? J'aurais ainsi l'intime conviction que tu participes à notre renaissance....»

    La déesse ne sut réprimer une larme. Celle-ci chuta dans l'onde claire, perturbant sa surface scintillante. Lentement elle s'agenouilla près de la rive, détacha un petit médaillon-fiole en forme de chouette et plongea la main dans ce lac sacré. Une prière silencieuse pour son ancien gardien, et elle se redressa. Des hirondelles fendirent en cet instant, les cieux puis, comme pour leur répondre, le tigre poussa un long rugissement bestial. Quoiqu'un rien plaintif. Flattant la tête de l'animal, ce dernier lui jeta un regard qui en disait long, et la Sagesse eut enfin, un vrai sourire doux et chaleureux.

    «Tu as raison, je n'ai pas besoin d'être seule. Je n'ai pas besoin de douter ou d'avoir peur pour les miens. La Discorde ne pourra en fin de compte arriver à ses fins car l'amour que je porte en les hommes est plus fort que tout. J'ai la terre, l'eau, la plante, il ne me manque plus que le feu et le métal.»

    Le tigre au pelage automnal sembla satisfait de cette réponse, aussi s'en retourna t-il à sa tâche de gardien de ce sanctuaire.

    Il était temps de rentrer au Sanctuaire.
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Mashia


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MessageSujet: Re: [1748-1749] ~Il faut savoir accepter sa peur ~ [Entraînement solo]   Ven 10 Aoû - 20:15



    => 1749, Sanctuaire d'Athéna


    Un sentiment d'allégresse empoigna Athéna dès qu'elle sentit l'odeur des oliviers flotter jusqu'à elle. Si elle s'était sentie bien dans la solitude, en dehors de son cocon, retourner en Grèce lui fit un bien fou. Foi retrouvée, la Déesse de la Guerre et de la Sagesse n'avait plus honte de se redresser fièrement, car elle apportait sa solution. Sa vérité. Cette émotion, il lui sembla qu'elle pouvait la partager au monde entier, et elle ne saurait jamais assez remercier ceux qui avait contribué à sa renaissance. Quand elle avait quitté son Sanctuaire, Athéna avait eut le geste instinctif de cacher son visage, aujourd'hui, c'était bien différent.
    Les nues aussi semblaient saluer son retour, comme Hélios qui l'observait d'un œil heureux. Lui aussi n'avait eut de cesse de la regarder changer, de lui souffler des mots réconfortant. Ce soutien sans faille l'avait convaincue à se battre contre le poison. Maintenant, c'était fièrement qu'elle se dressait du haut de son promontoire, celui qui lui avait fait découvrir, un an plus tôt, le désastre dont le Sanctuaire avait été frappé.

    «Me revoici chez moi.»

    Ces mots à peine prononcés, qu'un piaillement aigu lui répondit. Ce fut sans surprise qu'elle vit le griffon fendre les cieux pour la rejoindre. Toujours aussi majestueux, l'animal mythologique et gardien des temples du zodiaque se posa en quelques battements d'ailes auprès d'elle. Tout de suite, il quémanda une caresse qu'elle lui accorda, vraiment heureuse de cet égard. Une main posée en travers de son bec lisse et or, Athéna reporta son attention sur l'ensemble de ce panorama. Les travaux en son absence avait bien avancé, on ne voyait presque plus les dégâts occasionnés par la virulence du Dieu de la Mort et de la Guerre. Cela ne se reproduirait plus. Et Athéna n'aurait plus aucune aide à implorer ! Les temples se dressaient de nouveau fièrement : panorama qui lui arracha un sourire satisfait. Pour signifier son retour, elle fit exploser son cosmos tout en faisant apparaître son sceptre. Une chaude et bienveillante énergie, comme une vague, déferla sur le Sanctuaire tout entier. Mais cette bénédiction ne se résumait pas qu'à cela. Car bientôt, la graine germerait.
    La jeune femme eut la chance d'avoir une fois de plus, le privilège de monter sur le dos de son gardien. Celui-ci semblait en effet apprécier transporter la Déesse sur son dos, peut-être heureux d'avoir un passager pour apprécier ce si beau soleil !

    Tous pourraient alors se réunir autour de sa prochaine œuvre, forgée par sa volonté qui, elle espérait, resterait inébranlable. Sentir le doux Zéphyr caresser sa figure, s'envoler ses cheveux de feu la ravissait à un point tel qu'elle ferma les yeux pour mieux apprécier ce moment.
    La Colisée, voilà la destination finale. Quand elle eut mit pied à terre, la Déesse sage se dirigea solennellement au centre de ce dernier, là où reposait un olivier mort. Une once de tristesse passa dans ses prunelles claires : voir l'arbre ployer sous son propre poids lui fendait le cœur ! Il avait il y a de cela un an jour pour jour, son glorieux office : celui de soutenir le portail qui avait mené sa chevalerie en Enfer. Peu à peu, il avait dépérit à cause des ténèbres corruptrices du Pandémonium et l'arbre s'était fané comme une fleur. Ses belles ramures qui ployaient presque sous le poids des olives à présent n'étaient qu'un triste souvenir.

    «L'eau, le feu, la terre, le métal et la plante. Tous réunis pour reformer l'olivier sacré, celui qui saura protéger de ses branches, mon Sanctuaire.»

    Le dernier élément en plus de la bénédiction de Prométhée, fervent gardien aussi de l'humanité, serait Hélios et ses rayons ! La réunion de tout ces facteurs serait la promesse de sa renaissance. D'un nouvel espoir !

    «Le feu, tout d'abord pour purifier la terre... -en un instant, l'arbre s'enflamma sous le regard d'Athéna et du Griffon- La graine, pour que pousse cet espoir...- une minuscule petite graine d'or apparut devant eux, ne cessant son scintillement que lorsqu'elle toucha le sol.- Puis la terre, réceptacle de toute création de Gaïa...-la plante s'enfonça profondément dans le ventre de la mère nature.- L'eau à présent, pour que germe la pousse!- Athéna débouchonna la petite fiole de cristal pour verser l'eau du lac sacré. Aussitôt, un olivier gigantesque sorti du sol pour pointer vers la face du ciel.- et pour finir, le métal, comme protection supplémentaire apportée au Sanctuaire. Une muraille à présent se dresse pour défendre les miens ! Saints ! Soyez témoins de la renaissance du Sanctuaire !»

    Pour sceller ses paroles, la Déesse fit appelle à sa lance divine qu'elle brandie au dessus de sa tête pour toucher du bout de la pointe, le tronc épais de l'arbre. À ce contact, un léger halo l'entoura. Ce dernier se propagea partout. Invisible, un bouclier désormais enveloppait son domaine.

    ~Car il faut accepter sa peur.

    Fin.
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MessageSujet: Re: [1748-1749] ~Il faut savoir accepter sa peur ~ [Entraînement solo]   Ven 10 Aoû - 23:49

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MessageSujet: Re: [1748-1749] ~Il faut savoir accepter sa peur ~ [Entraînement solo]   

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[1748-1749] ~Il faut savoir accepter sa peur ~ [Entraînement solo]

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