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 [1751] De la conception à la matérialisation (entrainement solo)

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MessageSujet: [1751] De la conception à la matérialisation (entrainement solo)   Dim 5 Aoû - 23:33

Tant d’années déjà depuis le tartare et le keraunos de Coeos, tant de nouveau souvenirs et de nouvelles rencontres…

S’il était vrai que le vécu d’un etre le définissait aussi certainement que ne le faisait sa voix et son visage, alors ces trois dernières années avait été une véritable redéfinition pour le dieu du sommeil.

Il s’était vu accorder un nouveau corps, un nouveau monde de sensation, un cœur aimant et aimé, une nouvelle vie incroyablement plus belle lui avait été donné par le destin sans qu’il se doute un seul instant de l’ennemi mortel qui cherchait à s’infiltrer toujours plus profondément en lui.

En revanche le fils de la nuit savait qu’à présent il était temps pour lui de revoir certains points important dans sa stratégie. S’il affectionnait toujours autant les stratagèmes et la manipulation, il devait pouvoir aussi affronter les êtres les plus puissants de l’univers en combat singulier si jamais l’improbable venait à se produire. Il devait gagner en puissance, encore et toujours. Atteindre les plus hauts sommets sans jamais etre satisfait du niveau obtenu. Voilà pourquoi il avait de tout temps collectionné les armes et les objets ayant une grande valeur à ces yeux.

Quel que soit l’objet, je ne garde avec moi que le meilleur…

Cette maxime était devenu pour le dieu du sommeil une véritable devise le poussant à vouloir obtenir absolument tous les trésors de ce monde, qu’ils soient humains ou divins, rien n’était trop beau pour le dieu d’or. Cette volonté implacable aux allures de cleptomanie avancée avait été très tôt encouragée par les propres pouvoirs du fils de la nuit. En effet il était le seul dieu à pouvoir matérialiser de manière illimité et plénière absolument tous ces rêves et ses pensées. Un don inestimable et un pouvoir quasiment omnipotent, quasiment car même un tel pouvoir avait ses limites, même le créateur du royaume du sommeil où tout devenait possible ne pouvait pas prétendre au pouvoir absolu. En effet ne pouvait être matérialiser que ce qu’Hypnos pouvait concevoir intégralement. Une bien petite limite en apparence, mais qui pourtant avait d’effroyables conséquences sur les capacités de matérialisation d’Hypnos. Cette petite limite était tout ce qui empêchait le fils de la nuit de devenir le plus habile des créateurs de l’univers. A cause de son ignorance des secrets de la divinisation des artefacts, jamais le dieu du sommeil ne pourrait prétendre rivaliser avec le divin forgeron. A cause de cette limite les portes de la création d’objets transcendantaux lui étaient fermées tant qu’il ne disposerait pas des secrets connu que du seul fils bossu de Zeus.

Néanmoins le fils de la nuit avait malgré cela un don d’observation et de compréhension surdéveloppé, et bien qu’il ne le montre que rarement, préférant passer pour un etre nonchalant et flegmatique aux yeux des autres, il avait le sens du détail. Rien n’échappait indéfiniment à son regard perçant, et une fois qu’il avait compris, alors ses pouvoirs prenaient le relais. Il en avait toujours été ainsi, et à présent le trésor du dieu du sommeil avait atteint de telles proportions qu’il recouvrirait la surface du globe si jamais Hypnos venait à l’y répandre, ce qu’il ne fera jamais bien entendu.

D’innombrable objet, des armes, des vases rempli de nectar, des coupes d’ambroisies et encore tellement plus… Un trésor au-delà des rêves les plus fous.

Et à présent, le suprême butin pouvait enfin etre tenté, enfin la plus puissante des armes jamais conçu était à la portée du dieu du sommeil car enfin il l’avait reçu lui-même et y avait survécu. Sans aucun doute cela n’était qu’une étincelle, le second des trois dards enflammés composant le keraunos, mais néanmoins le fils de la nuit avait été frappé par cette arme directement. Cela associé aux innombrables observations de l’arme déicide en action pouvait, non, cela devait suffire à concevoir quelque chose de nouveau, quelque chose qui pourrait enfin faire pencher la balance dans le sens souhaité par Hypnos, le bon sens…

Le keraunos… Est-il enfin à ma portée ?

Hypnos se posait souvent cette question mais jamais n’avait trouvé la réponse satisfaisante, les observations ne manquait pas tant le roi des dieux aimait parader avec son attribut volé, mais étrangement cela ne suffisait pas, les essais étaient certes prometteurs, mais il manquait encore quelque chose, quelque chose d’essentiel.

A présent je l’ai trouvé.

Ce fut sur cette réconfortante pensé que le fils de la nuit ouvrit d’un claquement de doigt la frontière de l’hyperdimension et s’y engouffra. Pour faire de telles expériences, la Terre n’était vraiment pas le bon endroit, déjà parce que l’on ne savait jamais qui vous observez, ensuite parce qu’un entrainement divin n’avait pas les même conséquences qu’un simple entrainement de mortel, à plus fortes raison encore l’entrainement d’un dieu capable de matérialiser ses rêves et ses pensées et souhaitant recréer la plus puissante arme jamais conçue.

Arrow Hyperdimension
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MessageSujet: Re: [1751] De la conception à la matérialisation (entrainement solo)   Lun 6 Aoû - 22:02

L’hyperdimension, chemin mythique réservé aux dieux, dimension centrale de l’univers. Normalement, un moyen commode de déplacement, ou encore une barrière efficace dressée face aux mortels toujours plus arrogants. Mais cette fois, cet endroit mythique allait devenir le témoin silencieux d’un spectacle pour le moins inédit.

Ce que Coeos a fait en son temps, pourquoi ne pourrais-je pas le refaire maintenant ?

Cette pensée pleine de défi avait occupée l’esprit du dieu du sommeil depuis sa première vision de l’arme déicide en action, il y a de cela une éternité, lors de la titanomachie. Le divin Coeos avait alors réussit là où même sa mère la Terre avait échouée, il avait créé une arme capable de mettre un terme au règne du roi des titans. Pourquoi l’avait-il crée, comment ? Cela même le divin forgeron ne devait pas le savoir, et pourtant, si le titan de foudre avait su ce que son invention allait provoquer, sans doute ne l’aurait-il jamais conçus, car à peine sa création achevée, la traitresse Mnémosyne s’en empara pour la donner au plus grand ennemi de leur peuple.

Roi des dieux, jamais tu n’aurais vaincu ton père sans l’aide de cette arme, jamais tu ne serais là où tu te trouves aujourd’hui sans elle. Ton règne tiens sur ce seul attribut, et pourtant, comme il a dut etre difficile de ne pas abuser d’un tel pouvoir outre mesure…

Malgré le profond mépris qu’Hypnos éprouvait pour la manière dont le roi des dieux avait obtenu la victoire, il ne pouvait pas dire que Zeus était un mauvais roi, non. Au contraire selon Hypnos Zeus était un roi merveilleux, pas à cause de sa sagesse, pas pour sa tempérance ou encore pour sa force morale. Pour le fils de la nuit, Zeus était un bon roi car il avait réussi à faire naitre l’envie et l’admiration dans le cœur de chacun de ses sujets. Qu’on l’aime ou qu’on le maudisse, chaque dieu avait un jour imaginé le jour où il deviendrait roi à la place du père de l’Olympe. Il avait fait naitre en chacun d’eux l’espoir d’etre roi un jour, aussi par le simple phénomène de concurrence Zeus avait instauré un système de méritocratie qu’Hypnos trouvait admirable.

Continu à nous faire rêver fils de Kronos, continu à incarner nos envies, continu d’etre pour nous l’ultime but. Maintenant que je suis ressuscité, tant que ce monde sera ton jardin, jamais plus je ne connaitrais l’ennuie.

Un sourire presque affectueux illumina le visage normalement pensif du dieu du sommeil. Oui, il se pouvait bien qu’il apprécie le roi des dieux, pas comme un ami, ni comme un roi, mais comme un objectif, un but à atteindre. C’est dans cet optique qu’Hypnos s’était rendu dans l’hyperdimension, c’était pour tenter encore une fois de reproduire ce qui avait été fait il y a bien longtemps par un autre que lui. Une énième tentative certes, mais cette fois il y avait quelque chose de nouveau, une nouvelle pièce dans le puzzle infiniment complexe de la réalisation d’une telle arme.

Mais est-ce que cela suffira…?

Il n’y avait qu’un seul moyen pour Hypnos de le savoir, il devait essayer. A présent il était à l’abri du regard de tous les dieux mais plus important encore il se trouvait en un lieu où il ne se trouvait rien à détruire, rien qu’il ne puisse donc regretter. Ici il pourrait s’en donner à cœur joie sans risque de chambouler l’équilibre de l’univers par un excès de zèle.

Tout d'abords la structure...

Ainsi débuta la mise en place de la structure capable de recevoir cette nouvelle pièce. Sous les ordres du fils de la nuit apparurent alors une séries d'anneau concentriques à l'aspect métallique qui s'alignèrent pour devenir une surface plane au centre duquel une structure complexe commença à se former, ce fut tout d'abords six aiguilles dorées longue comme un bras d'homme qui se placèrent de manière à former un espace tridimensionnel en leur sein puis ces mêmes aiguilles furent maintenu en place par deux demi-sphère transparente ayant chacune trois aiguilles les transperçant.

Inspectant une ultime fois la qualité de sa réalisation, le fils de la nuit faisait pivoter cet étrange assemblage à distance aussi facilement que s'il s'agissait d'une énorme boule de papier, une boule de papier haute de six mètres.

Ça devrait aller. Bon et bien au travail.
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MessageSujet: Re: [1751] De la conception à la matérialisation (entrainement solo)   Mar 7 Aoû - 16:04

Ça devrait aller. Bon et bien au travail…

La structure était prête à recevoir ma dernière acquisition dans ma quête du keraunos, une si petite chose en vérité.

Une si petite chose…

Dans ma main droite une flaque d’or apparue et de sa surface émergea une petite boule de poussière d’or de la taille d’un poing, rien de bien impressionnant, mais un œil perçant remarquerait rapidement cette petite bille sombre au cœur de cette boule dorée, une bille de la taille d’un grain de sable, presque invisible à l’œil nu, et pourtant son éclat sombre dénotait franchement parmi la lumière d’or de son écrin.

Mon miracle, ma nouvelle chance…

La boule dorée s’en alla pour venir se placer au centre des deux demi-sphères qui fusionnèrent alors en une sphère parfaite, les six aiguilles s’enfoncèrent alors plus profondément en elle jusqu’à venir toucher la boule dorée qui commença alors à voir sa taille diminuer. Les aiguilles absorbaient la poussière d’or pour révéler son contenu qui gagnait en éclat et commençait à s’éveiller de nouveau.

Au fur et à mesure que la poussière était absorbée, les aiguilles devenaient elle aussi plus brillante, comme chargées d’un grand pouvoir qui commençait à les parcourir de sombres arcs électriques qui allèrent frapper les autres aiguilles, et puis bientôt le premier anneau qui immédiatement se mit à tourner autour de la sphère transparente. Puis ce fut au tour du second anneau, puis du troisième, et ainsi de suite jusqu’au moment où la poussière d’or fut entièrement absorbé et que la petite bille noire fut enfin libéré de sa gaine dans une prodigieuse explosion de lumière pale. Les anneaux tournant sur différents axes avec une vitesse qui diminuait en fonction de leur éloignement du centre de la structure absorbaient et évacuaient le trop plein d’énergie que ce fragment d’éclair noir dégageait.

Le keraunos… Le seul, le vrai…

La structure accepta ce fragment sans faillir, elle avait été conçu pour ça, accueillir en elle une étincelle de l’arme déicide afin de me permettre de l’étudier et peut etre de la reproduire. La puissance de cette seule étincelle aurait suffi à percer une armure d’or, alors je n’osais imaginer ce que pouvait faire cette arme à pleine puissance. La légende disait que le troisième dard provoquerait la fin du monde, et très honnêtement j’étais plutôt enclin à croire en la légende, j’avais raté l’occasion rarissime de voir le second dard du keraunos de Zeus à pleine puissance alors que le père de l’olympe châtia son fils et anéantit d’un seul coup le corps d’emprunt du dieu de la guerre, mais je n’aurais surement pas eut la force de résister à l’onde de choc qui balaya l’ensemble du sombre empire, j’aurai été emporté comme tous les autres et aurait pu perdre mon précieux trésor obtenu suite à l’attaque du titan de foudre.

Non, je n’ai pas à regretter mon geste, mieux vaut etre trop prudent que pas assez, ce fragment peut lui aussi m’apporter la connaissance manquante pour atteindre mon objectif.


Comme je l’avais déjà reçu de plein fouet, je savais quel était les effets de cette arme, ni plus ni moins qu’un vecteur parfait imposant la destruction sur son passage, l’incarnation même de la puissance annihilatrice du cosmos sur la matière. Une œuvre comportant en elle-même un paradoxe ayant fait échouer toute mes entreprises précédentes.

Comment faire tenir un tel pouvoir confiné dans une forme tangible ? Quelle force peut permettre de contenir cette puissance alors que toute matières est annihilée à son contact ?

Ces questions m’avaient occupées l’esprit depuis que j’avais commencé mes tentatives de reproduction de l’arme déicide, je comprenais la perfection de cette arme sans pour autant pouvoir en percer les mystères les plus hermétiques.

Le fait qu’un vecteur directionnel soit utilisé pour transporter toute la puissance annihilatrice du cosmos de son porteur rend cette arme supérieure à toutes les autres armes, s’adaptant à la puissance de son propriétaire, le keraunos agit comme un amplificateur de puissance, absorbant et amplifiant le cosmos de son manieur pour en maximiser la puissance destructrice afin de délivrer une décharge directionnelle capable d’anéantir toute matière, fut-elle divine, sur son passage.

J’avais certes beaucoup appris, mais il me restait encore tellement à apprendre avant de pouvoir faire un prototype viable et opérationnel. Je me heurtais toujours face au même mur, à chaque fois ma création ne pouvait supporter sa propre puissance et explosait à sa première utilisation. Si je savais déjà qu’un pouvoir plus puissant pouvait contenir son pouvoir, je ne comprenais pas comment parvenir à faire avec mon seul pouvoir une arme capable supporter toute l’intensité de mon pouvoir sans etre détruit par lui. Cela me semblait même impossible.

Et pourtant Coeos l’a fait lui… Comment ? Comment comment comment !?

Telle était la question à laquelle je devais répondre afin de pouvoir réaliser un de mes rêves les plus fous. Et ce fragment de keraunos allait peut etre m’y aider.
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MessageSujet: Re: [1751] De la conception à la matérialisation (entrainement solo)   Mar 7 Aoû - 16:57

Le temps passa alors que j’observais les fluctuations du fragment, cette si petite chose contenait en elle un tel pouvoir, une telle concentration d’énergie.

Comme je m’y attendais de la part d’un titan…

Et pourtant je ne parvenais toujours pas à comprendre ce qui rendait ce miracle possible, je n’avais en face de moi qu’une concentration d’énergie destructrice proprement hallucinante et malgré cela je n’en tirais absolument rien, elle n’était pas porteuse du moindre secret concernant le processus de stabilisation de l’arme. Comme je le craignais, l’arme ne se projetait pas, même en partie, lors d’une décharge. Seul le cosmos de son hôte était envoyé…

« C’est pas vrai ! »

Un élan de rage me fit anéantir la structure présente devant moi, libérant ainsi cette énergie noire qui se déploya en une onde de choc omnidirectionnelle. L’impact avec elle me projeta sur plusieurs mètres avant que je ne parvienne à me rétablir malgré ma colère.

La tempête d’éclairs noirs était passée, j’avais encore une fois échoué, ce que j’avais cru etre un fragment de keraunos ne s’était avéré etre au final qu’une masse d’énergie, le dunamis du titan de foudre converti en arme par sa plus belle création.

« RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !»

Ma rage ne pouvait etre calmé aussi aisément, elle ne faisait que croitre, j’entrepris alors de l’évacuer en libérant de grande vague de cosmos qui allèrent se perdre dans l’immensité de l’hyperdimension. Mais ça ne suffisait pas.

« C’est pas vrai ! C’est pas vrai ! C’est pas vrai ! C’est pas vrai ! C’est pas vrai ! C’est pas vrai ! »

Je devais me calmer, mais j’en étais incapable, tous mes précédents échecs me revenaient en mémoire et je sentais en moi une rage incontrôlable faire bouillir mon sang et interdisant toute pensées rationnelles. Je ne pouvais même pas me contrôler suffisamment afin de créer quelque chose que j’aurai détruit par la suite, aussi je ne faisais que frapper et hurler dans le vide total durant de longues minutes, jusqu’au moment où la fureur s’apaisa et où je parvins à me ressaisir. Haletant sous le coup de la rage encore présente en moi, je luttais intérieurement afin d’en minimiser les effets néfastes.

Ça ne sert à rien, je n’y arriverais jamais…

Cette pensée défaitiste m’emplissait de désespoir, était-ce réellement hors de ma portée ? A jamais ?

« Non ! Jamais je n’accepterais qu’un parvenu comme le père de l’Olympe est droit à une telle arme et pas moi, le fils de la nuit !»

Etrangement, ce fut ma haine envers cette injustice flagrante qui me permit de reprendre pied dans la réalité. Ma haine acérait ma volonté, elle la focalisait sur un seul et unique objectif, je ne m’en rendis pas compte sur le moment, mais jamais je n’aurais cru que la haine pouvait etre un si puissant moteur de l’esprit. Cette haine froide et implacable allait réussir là où la logique et le calme avaient toujours échouées.

Je devais tout reprendre de zéro, j’avais malgré tout appris une information capitale, à présent j’avais la certitude que l’arme n’était pas la projection, mais bien ce qui restait en main. C’était le projecteur que je devais reproduire, et non le projectile.

Mais comment ? Je n’ai que des informations théorique sur lui, j’ignore toujours comment le faire résister à sa propre puissance…

Oui, j’ignorais encore beaucoup, mais ce n’est pas avec ce que j’ignorais que je parviendrais à progresser, je devais parvenir à un résultat valable avec ce que je j’avais à ma disposition, ou alors partir à la recherche de nouveaux éléments.

Zeus est en sommeil et Coeos isolé au sein du sombre empire protégé par une barrière… Les deux keraunos me sont pour le moment inaccessible.

De plus, même si je parvenais jusqu’à eux, que ferais-je alors ? Quels éléments nouveaux pourrais-je bien soutirer d’une nouvelle observation de leurs attributs ? Je les avaient vu en action un nombre incalculable de fois, je l’avais même reçut de plein fouet et pourtant je n’avais toujours rien appris sur le secret de cette arme.

Alors qu’est-ce qu’une nouvelle observation m’apprendrait de plus…

Probablement rien. J’avais en mes mains l’ensemble des pièces qui devaient me permettre de réaliser mon rêve, ou alors je ne pourrais qu’échouer jusqu’à la fin des temps…
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MessageSujet: Re: [1751] De la conception à la matérialisation (entrainement solo)   Mar 7 Aoû - 18:01

Tous les éléments en mains… Oui mais serait-ce suffisant ?

Cette interrogation légitime après autant d’échecs me taraudait l’esprit, en proie au doute, je réfléchissais en essayant de passer outre ma frustration. Si forte était ma rage, si puissante était ma colère… A tel point que j’en étais le premier surprit, moi d’ordinaire si calme, j’avais depuis quelque temps déjà commencé à ressentir ces émotions néfastes avec une bien plus grande intensité. Pourquoi ? J’imputais cela à ce nouveau corps et à ma renaissance corporelle, après tout si mes sensations étaient revenues à la vie, alors il devait en etre de même pour mes émotions et mes sentiments…

J’abandonnais rapidement cette digression hors de propos et fit surgir de deux flaques d’or une coupe dorée et un vase remplis de nectar.

Ca me calmera...

En effet le gout merveilleux de la boisson des dieux avait ce pouvoir sur moi, elle m’apaisait en me faisant penser à la reine de mon cœur, celle qui avait donné un nouveau sens à ma divine existence.

Marie Ange, mon amour, comme je souffre d’etre ainsi éloigné de toi…

Heureusement pour moi, je pouvais la retrouver chaque fois qu’elle fermait les yeux, chacun de ses rêves était pour moi une porte d’entrée, une occasion de la serrer de nouveau dans mes bras.

Marie Ange, reine de mon cœur, toi à qui je dois tant…

Son visage suffisait à apaiser mes tourments même les plus insupportables, son emprise sur mon esprit était incroyable, cela me faisait peur parfois, mais en même temps c’était cela selon moi le véritable amour, celui si puissant qu’il en devient douloureux et effrayant par moment, avant de redevenir la plus belle chose qui soit au monde.

Je devais me ressaisir, pour elle, pour ce qu’elle aimait en moi, et aussi pour pouvoir enfin avancer au-delà de cette impasse.

A présent calme de nouveau, je resongeais à tout ce que j’avais appris sur le keraunos depuis le commencement, de précieuses informations mais aussi de nombreuses hypothèses. Mais quel que soit le chemin qu’emprunté mon esprit, je me retrouvais toujours devant ce problème terminal.

Comment parvenir à stabiliser cette arme ? Comment lui faire supporter l’ensemble de mon pouvoir sans la faire exploser à la première utilisation ?

C’était au final à cette seule question que je devais répondre pour atteindre mon objectif, c’était là sans doute le dernier obstacle sur ma route. Je devais en finir maintenant, où alors j’avais la conviction que jamais je n’y parviendrais.

Comment ? Comment ? Comment ? Comment ? Comment ? Comment ? Comment ?! J’ai beau retourner le problème dans tous les sens, je n’arrive à rien. Et c’est parfaitement logique d’ailleurs, si j’utilise mon cosmos pour matérialiser une arme capable d’absorber et d’amplifier le pouvoir destructeur d’une autre partie de mon cosmos, alors selon toute logique, pour ne pas voir l’arme exploser sous la puissance qu’elle génèrerait, la dose de cosmos matérialisant l’arme devrait toujours etre bien supérieur à celle utilisée pour devenir le projectile. Et cela n’est en rien comparable au keraunos qui peut lui supporter l’ensemble du cosmos de son porteur sans en garder même la plus petite trace visible...

Je pouvais bien sur concevoir une arme à usage unique fonctionnant sous ce principe, elle accumulerait de la puissance avant d’etre projeter sur sa cible et enfin exploserait sous sa propre puissance, mais une explosion omnidirectionnelle avait toujours eut moins de puissance de frappe qu’une décharge dirigée vers un seul point, aussi une telle création me semblait etre une simple perte de temps. Quoi qu’une telle arme de destruction massive puisse s’avérer utile dans le futur, ce n’était pas là mon but. Je devais trouver le moyen de canaliser toute cette puissance destructrice en un seul point sans pour autant voir le projecteur détruit. Mais je n’y parvenais tout simplement pas, selon toute logique l’arme devrait avoir été conçu par un pouvoir supérieur à celui de son porteur afin que celle-ci puisse supporter l’intensité du pouvoir de celui-ci sans etre endommagée. Etait-ce là le secret de cette arme ? Ne pouvait-elle pas etre récrée par celui qui voulais l’obtenir mais seulement par quelque chose de plus grand que lui ? Coeos avait-il eut recours en secret à sa mère la Terre pour parvenir à finaliser son chef-d’œuvre ?

Cela expliquerait bien des choses, mais je ne puis faire appel à ma mère pour cette affaire qui ne la concerne en rien. C’est mon rêve, c’est mon but, je l’ai commencé seul, je le finirai seul. De plus à quoi me servirait d’avoir une arme qu’un autre que moi ai réalisé ? Je ne vaudrais alors pas mieux que Zeus. Non, jamais je ne m’abaisserais à cela, jamais.

Il ne me restait alors plus qu’une seule solution.

Si je ne peux concevoir une copie exacte du keraunos comme je le souhaite, je dois au moins faire de mon mieux pour m’en approcher.

J’avais toujours eut cette pensée à l’esprit, et à présent que j’avais reçu ces derniers élément d’informations des mains même du titan de foudre, je comprenais que mon objectif n’était pas sans espoir, chaque nouvelle information apportaient sa pierre à l’édifice, chaque nouvelle pièce donnait une nouvelle orientation au puzzle complexe du mystère de cette arme. Je ne devais pas abandonner, j’avais à présent suffisamment d’information pour en comprendre au moins le principe, et si le mystère de sa perfection me restait encore inconnu, je pouvais au moins réaliser avec mes propres pouvoirs ainsi que mes maigres connaissances quelque chose qui pourrait se targuer de commencer à etre digne de moi.

Un vecteur, un accumulateur et un amplificateur. Voilà ce que doit etre ma création, mais comment arriver à en contenir la puissance sans la faire exploser ?
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MessageSujet: Re: [1751] De la conception à la matérialisation (entrainement solo)   Mar 7 Aoû - 19:40

Comment concevoir quelque chose capable de tout annihiler sans pour autant qu’elle s’annihile elle-même ?

En somme la réalisation du keraunos pouvait se résumer à cette unique question paradoxale, et cette question exigeait une réponse.

Comment faire en sorte que la puissance qu’elle accumulerait ne lui soit pas fatale ?

C’était là une excellent question que j’aurais dut poser au père de l’Olympe lors de notre dernière rencontre, bien que je doutais fortement qu’il m’aurait répondu franchement, voir même répondu tout court. En son arme résidait sa seule chance de maintenir son règne sur ses enfants et sur ses frères avide de pouvoirs. Zeus avait su attirer les convoitises de par son règne tyrannique à peine dissimulé par des discutions toujours placées sous la menace du keraunos.

Un bien bon roi en vérité, tu auras guidé tes sujets sur ton chemin roi des dieux, de cela personne ne pourra dire le contraire.

Un roi avec une arme de roi, une arme des plus nobles, celle qui surpassait toutes les autres armes, celle qui n’avait jamais été recréé, même par les plus doués.

Un trésor sans prix.

Voilà ce qu’était cette arme à mes yeux. Voilà pourquoi je devais l’obtenir, voilà pourquoi je n’abandonnerai jamais.

Maintenant il était temps pour moi de mettre à profils tout ce que j’avais appris, si je devais créer un projecteur capable d’absorber et d’amplifier mon cosmos afin d’en faire un projectile mortel, je devais aussi me rendre à l’évidence, je ne pouvais pas pour le moment résoudre le paradoxe de sa résistance et de sa puissance, je devais choisir. Et ce fut la résistance qui fut privilégié. Ainsi l’arme serait capable d’absorber une partie de mon cosmos afin d’en maximiser les effets annihilateurs, mais hélas jamais elle ne pourrait supporter la totalité de mon pouvoir sans exploser.

Alors jamais je ne pourrais l’utiliser à pleine puissance sans la voir disparaitre… Peu importe, si déjà elle peut supporter une partie de mon cosmos alors ce sera déjà une victoire.

Je devais maintenant résoudre un dernier problème. Celui du maintien de l’énergie au sein de cette arme sans pour autant qu’elle n’en soit endommagée. Si le fait d’utiliser une énorme quantité de cosmos pour la concevoir lui assurerait une grande résistance, le fait de conserver en elle trop longtemps cette énergie destructrice cela ne ferait que l’endommager. Je devais donc prévoir un système évacuant le trop plein de puissance afin d’empêcher le projectile d’abimer le projecteur lors de sa réalisation.

Mais comment trouver quelque chose capable de supporter le contact avec une énergie capable de tout annihiler ? Seul le cosmos le pourrait car il n’est pas matière, mais je ne peux pas utiliser plus de cosmos que de raison afin de créer le projectile et en plus de protéger le projecteur lui-même, cela ne serait qu’un cercle vicieux.

Il fallait que je trouve un moyen d’évacuer cette énergie néfaste de l’arme sans pour autant devoir utiliser de cosmos supplémentaire pour cela…

Et c’est alors que j’eu une révélation, je n’avais en fait aucunement besoin d’évacuer le trop plein de puissance à l’aide d’un mécanisme complexe, je n’avais qu’à l’ajouter au projectile pour en maximiser d’avantage le potentiel destructeur. C’était si simple, si évident maintenant, l’arme en elle-même ne faisait que préparer le projectile qui était expulsé par le projecteur au moment où celui-ci était parvenu à un stade critique. Au final c’était l’arme elle-même qui définissait la puissance du projectile. Plus le cosmos matérialisant l’arme serait intense, plus le projectile le serait lui aussi.

Lumineux, brillant, génial, tellement prodigieux… Enfin je tiens quelque chose de tangible, enfin j’ai suffisamment d’éléments pour pouvoir concevoir un prototype viable…

Je commença alors la matérialisation. Je savais ce que je voulais faire, je savais ce que je devais faire, une telle création allait sans aucun doute m’épuiser au-delà du raisonnable, mais plus j’utiliserais de cosmos pour la concevoir, et plus elle pourrait supporter sans se briser.

Ce ne sera pas quelque chose de comparable à l’original, mais ce sera un bon début.

La poussière dorée s’accumulait devant moi, provenant de toute les directions, s’amalgamant toujours plus, la puissance réunit devant moi aurait suffi à créer une nouvelle planète et pourtant elle allait etre tout juste suffisante pour achever mon prototype. L’effort de concentration était presque insoutenable, chaque détails, même le plus infime devait etre minutieusement matérialisé, je devais penser à d’innombrables paramètres physiques, énergétiques et cosmiques.

Comme lors de la matérialisation de ma plus grande réussite… Ma plus grande réussite jusqu’à maintenant.

S’agglomérant toujours devant moi, le projecteur commençait à prendre forme, doucement émergeant de mon esprit pour devenir réel. D’une trentaine de centimètres, l’unique dard doré qui composait cette arme commençait déjà à réagir au cosmos qui l’entourait. Un profond sentiment de fierté s’empara de moi alors que j’arrivais, exténué mais ravi, à la fin de sa matérialisation. Complètement vidée de mes forces, je n’avais même plus la force de matérialiser un fauteuil pour m’assoir, aussi je me contenta de tendre la main pour saisir ma création.

A peine l’eus-ai-je saisi qu’il réagit aux derniers restes d’énergie qu’il me restait, juste de quoi me maintenir éveillé et debout. Sa longueur fut alors parcourue de petits éclairs dorés significatif, j’avais réussi. Dans quelle mesure ? Je ne pouvais encore en etre tout à fait sûr, mais je savais une chose, même si cela n’était qu’un prototype très incomplet, jamais cela n’avait été fait, je m’étais rapproché du père de l’Olympe.

Zeus… Maintenant je comprends ce que tu pouvais ressentir avec ceci entre tes mains… Je crois que personne au monde ne peux imaginer ce que l’on ressent avec une telle chose en sa possession… Oh roi des dieux, comme tu dois te sentir seul…

Je n’avais plus rien à faire en ces lieux, mon œuvre était achevée et maintenant il me fallait me reposer avant d’enfin pouvoir vérifier si ma création était une aussi belle réussite que je l’espérais. Je puisais alors dans mes dernières ressources, je devais partir, je devais quitter cet endroit, mais je n’en avais plus la force, la fenêtre qui m’aurait permis de rejoindre ma dimension privée requérait trop d’énergie, je ne pouvais pas partir, mais je pouvais au moins sécuriser ma création. Levant mon prototype jusqu’à mon regard, je l’admirais avec fierté et bonheur avant de le faire passer au travers d’une petite flaque d’or qui le transporta jusqu’au reste de mon trésor où il attendrait son heure.

La flaque disparue alors comme elle était venu, dans un léger flash de lumière, mais je ne le vis pas car j’avais déjà perdu connaissance, endormis par mon pouvoir afin de régénérer rapidement mes forces. Combien de temps mon sommeil allait-il durer ? Je n’en étais pas encore certain, peut etre quelque jours, peut etre quelque mois. Autant de temps pendant lequel je ne pourrais voir la reine de mon cœur que par visite onirique.

Marie Ange, pardonne moi, Je ne vais pas pouvoir etre à tes cotés pendant quelques temps, mais je te promets que cela en vaut la peine. Oui, cela doit en valoir la peine, sinon je me suis privé de ta chaleur pour rien. Cela en vaut la peine…
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Thanatos


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MessageSujet: Re: [1751] De la conception à la matérialisation (entrainement solo)   Mar 7 Aoû - 22:08

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[1751] De la conception à la matérialisation (entrainement solo)

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