RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [1752] Le Messager (Arjuna)

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Narcisse


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MessageSujet: [1752] Le Messager (Arjuna)   Ven 10 Aoû - 3:30

¤ 1 ¤
Tandis que des cadavres flottaient de-ci de-là, gonflés d’eau salée…
… D’autres continuaient encore le combat sur le navire marchand, s’entredéchirant aux sons des sabres et des canons. L’Histoire retiendra-t-elle leurs noms ? En d’autres circonstances peut-être, mais pas en cette époque troublée où les morts pouvaient se faire milliers en l’espace de quelques heures. Ainsi mourraient-ils donc, voués à être anonymes dans les limbes du Temps et de l’Espace.

Le Dieu du Rêve portait sur eux un regard dénué d’intérêt. Même s’ils mourraient pour une certaine raison dont il était le seul instruit, leurs vies et leurs rêves mourants ne l’intéressaient nullement. Les murmures du Temps ne retenaient ni leurs noms, ni leurs actions : pour lui cela signifiait donc qu’ils étaient inutiles et pouvaient être sacrifiés à de plus grands desseins. « Ses » desseins pour être plus précis. Depuis un navire à la dérive, il observait les bras croisés la bataille continuer et bientôt s’éteindre comme un feu trop faible pour survivre à la fureur du vent de mort qui soufflait sur la région. Le bâtiment sur lequel il se tenait, et dont il ne restait plus grand-chose, avait lui aussi été le théâtre d’un affrontement similaire, quelques heures plus tôt. La plupart des marins et marchands qui s’y trouvaient y étaient morts, ou s’étaient noyés. Les pirates de la mer indienne avaient cependant immédiatement regagné leurs propres embarcations pour partir à l’assaut du second bateau, abandonnant celui-ci aux caprices d’une mer aussi calme que belle sous le soleil de midi.

Humant la brise marine, il perçut les odeurs de chaires brûlé, de cadavres en pleine dégénérescence, de poudres… Tout ce qui fait l’odeur d’une victoire en somme.

Victoire, car bientôt son « messager » allait venir à lui. Que de baroufle il avait dû faire pour attiser son intérêt… Même s’il ne percevait que brièvement sa présence dans l’océan Indien, il le savait là, non-loin de lui, prêt à apparaître quand la situation l’exigerait. Et n’était-elle pas assez exigeante cette situation ? Tous ces corps flottant ici n’étaient pas une mauvaise chose pour la mer. Mais les déchets humains qui allaient couler, les navires, les poudres… Sans parler de nombreux corps qui avaient déjà été jeté depuis les falaises au cours des mois passés, tandis que les anglais reprenaient peu à peu le contrôle de la région autour d’Arcot après les troubles y étant survenus.
Tout ceci devait bien valoir quelque chose aux yeux de l’homme des mers qui veillait sur cette partie du monde au nom de Poséidon ?!

Narcisse tenait à l’attirer à lui, pour plusieurs raisons. L’une d’elle, était entre autre de savoir si oui ou non, le Sanctuaire sous-marin était encore un allié d’Hadès et des enfers. Si oui, Narcisse prétexterait quelques noirs desseins de la part des Spectres pour justifier ces massacres auxquels il avait indirectement participé en les déclenchant dans les rêves de ceux qui avaient tiré les premiers coups de feu. Mais si celui-ci lui apprenait que l’alliance n’avait plus lieu d’être alors…

Ses doigts parfaitement manucurés tapotèrent d’impatience les plaques noires de son Surplis. Aucun humain normal le pouvait le voir en cet instant, car son aura d’illusion était pleinement active dans un rayon plus large que la plus aigue des visions d’un homme normal. Seuls ceux distinguant le Cosmos pouvaient le voir en cet instant. Et celui qui allait venir allait le voir, seul au milieu de tous ces corps, dans un navire au mat brisé et prenant peu à peu l’eau, dérivant dangereusement vers les récifs… Une vision enchanteresse n’est-ce pas ?

Un mouvement dans l’eau attira son attention : au plus profond de l’océan, quelque chose s’était agité. Et s’il avait capté cet indice, c’était qu’il ne s’agissait surement pas d’une palourde en train d’ouvrir grand sa coquille pour prendre l’air ! Fermant les yeux pour ouvrir ceux de son esprit, il distingua une étoile scintillante. Une étoile remontant de plus en plus vite vers lui. Quelque chose vint le rejoindre sur le navire, et à cette personne, Narcisse adressa quelques mots en daignant juste tourner son regard vers elle, sans bouger d’un pouce ou tourner la tête.

« Bienvenu, Messager de l’Océan, je t’attendais. »
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Khayr Ab'In


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MessageSujet: Re: [1752] Le Messager (Arjuna)   Ven 10 Aoû - 14:59

Cela faisait maintenant plusieurs mois que je tentais de percer le secret de l'étrange barrière qui m'empêcher d’accéder à mon pilier. Les courants ne semblaient plus vouloir nous mener à l'intérieur du Sanctuaire et aucune de mes tentatives n'avait permis ne serait-ce qu'une seconde imaginer s'introduire en ces lieux. Cette fois-là, je demeurai à la distance la plus courte à laquelle il m'était permis d'approcher, et je décidais de rester stagner ici, soulevé délicatement par le remous de ce qui m'aurai semblé une brise, si nous n'avions pas été à l’écart du souffle de Zephyr.
Une fois encore, j'essayais, je peinais à sentir la présence du Pilier de l'Océan Indien qui devait pourtant se trouver physiquement à quelques pas.
Ma connaissance de cet océan m'a toujours permis d'au moins me situer parfaitement dans mon domaine, et bien que ma conviction fut encrée dans mon esprit, il m'était difficile de ne pas prendre les informations recelés par mes sens quant à ce qui me faisait face.

Rien, absolument rien. Par quelque magie ou force dont je n'avais pas connaissance, le Sanctuaire me semblait invisible. Pourtant de loin j'avais entraperçu sa silhouette et d'un coup d'un seul, je me retrouvais face à la plénitude des fonds marins. Je fermais les yeux, ouvrait mon esprit et commençais de sonder les environs. Peut-être un ennemi se dissimulait-il dans les environs, m'octroyant de nouvelles images bien différentes de la réalité. Mais ceci n'aurai pas expliqué pourquoi il m'était impossible de franchir cette ligne invisible qui, j'en étais sur, se dessinais tout autour des frontières du Sanctuaire.

Mais quelque chose, ou plutôt quelqu'un attira mon attention. Plus haut, à des lieux de là, l'écho de la violence frappa soudainement mon Kundalini. Quelque part sur les mers que je protégeais, une terrible bataille s'était engagé. Focalisant mon attention en ce lieux, je commençais déjà de porter la main à mon arme. Et bien que la bêtise humaine aurai mérité une leçon pour oser profaner le royaume des mers en y apportant la violence et le massacre, je n'avais aucune intention de m'en mêler, j'avais bien plus important à faire. Et L'océan aurai tôt fait de recracher les corps de ces imbéciles. Ce qui m'inquiétait davantage, c'était la présence tapis dans l'ombre des forces en place. Discrète, patiente, elle se tenait là. Simple Observatrice ou meneuse féroce, si une présente telle qu'elle avait fait irruption dans ces eaux, je n'avais plus le choix.
Derechef, je tournais vers la surface, et fusais du plus vite que mon corps le permettait. Rapidement, je couvrais la distance qui me séparait de ce mystérieux individu, et l'espace d'un instant, je me demandais si cet appel du sang restait du au hasard, ou si je ne m’apprêtais pas plutôt à tomber dans un piège grossier. Mais le Gardien du Pilier de l' Océan Indien était encore porté disparu, qui donc avait pu bien obtenir une telle information. Peut-être que je me faisais simplement des idées, mais je devais prendre les devants et en apprendre plus.

Mais avant d'aller plus loin, il y a une chose que vous devez savoir. Les Marinas de Poséidon sont des soldats dont l'existence même n'est qu'un mythe, un simple murmure soufflé par un barde lors de soirées bien arrosées. Pourtant les marins et les pêcheurs, eux, ne prennent que rarement les légendes de l' Océan en dérision. Vous comprendrez donc pourquoi, lorsque, dans un flash tonnant comme l'éclair, je jaillis des flots, les quelques pirates avoisinant, pour la plupart d'ancien compagnons de l'ex Capitaine du Léviathan, choisirent de simplement fuir sans chercher la méthode la plus efficace. Certains soldats anglais restèrent coi devant le soudain retrait des pirates, mais ils ne pouvaient rien faire. Mais pas lui. À quelques enjambées de moi se trouvait un homme, sur ce qui me sembla un bout de bois décrépi, revêtant une armure plus noire que la nuit elle même.

Posant la pointe de mes pieds sur la surface de l'eau, faisant fi des quelques spectateurs qui, dans l'horreur du moment, suggéreraient une simple hallucination, au risque de perdre tout crédit s'ils dévoilaient la simple vérité. La vérité, ai-je bien raison d'utiliser ce terme. Après tout, au travers des années, la vérité a prit bien des formes, et rarement celle qui nous sautait à la figure. Toujours est-il que je faisais face à un homme au visage d'enfant. Mais tour mon corps frissonnait à présent, signe qu'il ne fallait pas me méprendre quant à son apparence. De plus, l'étrange aura qu'il dégageait me permis en un clin d’œil de deviner une puissance cosmique redoutable. Mais cette armure qu'il portait ne me disait rien. J'avais, dans mon enfance, fait la rencontre d'un chevalier noir. Un Héros déchu, pourtant ici l'impression semblait différente. Et je cherchais dans les recoins de ma mémoire ou ce type d'artefact avait-il pu être construit. Mais mon interlocuteur, lui, semblait parfaitement me connaître. Il s'adressa à moi, me laissant plus que perplexe.
Du coin de l’œil, je notais que les rares marins encore sur place n'avaient l’œil que sur moi, ce qui me permis de réaliser que l'homme me faisant face bénéficiait d'une sorte de champs mental le protégeant de la perception d'autrui. Mes capacités avaient sans aucun doute étés la clefs pour l’apercevoir, et je commençais de plus en plus à douter qu'il n'ai pu s'agir d'autre chose que d'un guet-apens. Cependant les mots de l'homme à l'armure nocturne me troublèrent.

Regardant autour de moi, je décidais d'intervenir définitivement. Fermant les yeux, je concentrais mon Kundalini pour attaquer. Mais la puissance qui s’avérait importante n'était pas dirigé contre celui qui s'avéra être un serviteur d’Hadès, et en une seconde à peine, les quelques témoins s'évanouirent sans autre forme de sommation. Mes yeux se rouvrirent alors, fixant l'inconnu qui patientait sur une barque qui, j'en étais persuadé, ne lui servait qu'à mettre en scène toute cette rencontre. J'ignorais véritablement à qui j'avais affaire, mais je savais pertinemment qu'il n'était pas à prendre à la légère.

- Les hommes ne semblent bon qu'à se battre et s'entre-tuer, mais j'ai bien l'impression que ce soir, ils ont étés confortés dans leurs décisions. Plissant les yeux comme si je pouvais percer l'esprit de cet homme, je continuais mon intervention. Es-tu un simple spectateur, ou l'investigateur de ce Chaos. Tu as tord de venir semer la panique en ces lieux, cette mer est sous ma protection. Mais quelque chose me fait dire que tu ne l'ignore pas, mais tu oses venir agir comme un enfant gâté, et tu ne me dis pas même qui tu es...

Sans prévenir, je rassemblais de nouveau mes forces non pas pour attaquer mais pour montrer à cet intrus qu'au moindre doute, il serait jugé comme un simple ennemi. Mais quelque chose dans ses yeux m'intimait l'idée qu'il n'avait rien d'un guerrier primitif. Alors pourquoi... j'attends de savoir.


- Tu aurais pu tomber sur bien moins patient guerrier. Tu vas me dire ce que tu fais ici, et quelles sont tes intentions...

Pendant tout notre échange, la paume de ma main droite était restée serrée contre la garde de mon épée d'or, le fils de Poséidon était prêt à bondir. Pourquoi me sentais-je autant menacé...
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Narcisse


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MessageSujet: Re: [1752] Le Messager (Arjuna)   Ven 10 Aoû - 16:24

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Tandis que les rares survivants luttaient pour leur survie sous le regard amusé du Dieu du Rêve…
… Certains tentaient de s’arracher aux flots et à ce qui cachait dans ses profondeurs. Les légendes étaient nombreuses sur ce qui se cachait sous la surface de l’océan, même ici dans l’Océan Indien. Et apparemment il existait une légende pour son ami d’or, au vu de la réaction des marins encore debout qui tournèrent carrément les talons en voyant cet être divin crever la surface de l’eau pour se poser de la pointe du pied cette même masse dans laquelle tous pataugeaient. L’instant sembla s’éterniser, mais le nouveau venu n’était pas n’importe qui.

Le général de l’Océan Indien en personne, trouva-t-il dans une mémoire qui était la sienne sans qu’il l’ait vraiment vécu. Voilà qui allait être plaisant et lui permettre plus facilement, ou pas, d’obtenir quelques informations sur les forces de Poséidon. Certes il aurait été fou de juger toute une armée sur la simple force d’un seul homme, mais cela pouvait souvent mettre sur la voie de la compréhension. Preuve étant de son intelligence, il remarqua bien vite que les quelques hommes à la mer ou sur le bateau adjacent le regardant, ne regardaient que lui. Comme si le beau Narcisse n’était pas là, ou que sa présence était similaire à celle d’un détail à peine notable dans leurs esprits. Le général d’or concentra son Cosmos et Narcisse crispa ses muscles pour se préparer à un éventuel assaut… Mais la décharge d’énergie ne le visait pas lui : seuls les humains furent touchés, ce qui n’enlevait rien à la puissance de son attaque envers eux, qui les assomma sans sommation.

Du coin de l’œil, Narcisse avait suivit son mouvement et l’avait salué, le plongeant d’entrée de jeu dans un trouble plus énigmatique encore que la situation elle-même. Il était assez délectable de sentir ce Marina chercher, chercher, et chercher encore les réponses à toutes les questions qui lui traversaient l’esprit, sans s’arrêter sur celle qui avait le plus d’importance. Même lorsqu’il ouvrit la bouche pour s’adresser au Dieu du Rêve, celui-ci ne nota que l’absence de cette question… Tant pis, pensa-t-il, cela reste un évènement utile.

« Tu as raison général, il est facile de conforter un homme dans son besoin primitif de violence. » Répondit-il d’abord en jetant un dernier regard aux marins assommés avant de tourner vers l’homme de la mer. « Pourtant je puis t’assurer que je ne suis pour rien dans la situation actuelle : je suis un simple spectateur. »

Son sourire était aussi sincère que désarmant. Son visage d’une blancheur et d’une pureté irréelle ne renvoyait-là que le portrait de la vérité même. Encadré de ses cheveux d’émeraude, marqué par les courbes de son casque d’un noir étincelant, son sourire resta affiché alors qu’il reprenait la parole.

« Tu as également raison général, en disant que je n’ignore point qui est le protecteur de cet océan. Mais… » Son sourire disparut en quelques instants, remplacé pas le regard dur d’un guerrier d’un caractère au moins aussi trempé que celui de son vis-à-vis. « Tu as tord d’insulter un étranger à peine apparu devant toi. De lui demander son nom, les raisons de sa présence ici, et ses intentions, sans daigner te présenter toi-même, t’abaissant par la même à un niveau plus proche de l’humain que du Général de Poséidon que tu es ! » Narcisse secoua la tête en baissant d’un ton. « Sans parler de ton manque de discernement : ne t’ais-je pas salué mon ami ? Si je l’ai fais, c’est bien parce que je t’attendais, Messager de l’Océan. Ainsi les raisons de ma présence ici, et mes intentions, ne te sont plus inconnues : je suis là pour toi. »

Mais la vérité existait-elle dans les paroles du divin Narcisse ? Difficile à dire. Ne se connaissant ni d’Eve ni d’Adam, comment se forger une opinion ? On ne le pouvait pas, mais pour l’heure le général d’or passait pour un rustre bien mal élevé face au délicieux Dieu du Rêve et à ses manières d’homme civilisé. Après-tout, ce n’était pas parce qu’il se tenait ici au milieu des cadavres qu’il était lui-même responsable de leur carnage ! Certes il avait menti en disant n’être qu’un spectateur, mais sous un certain angle, il l’était. Car ce n’était pas de la faute de Narcisse si les humains étaient tellement sujets aux envies de mort et de destruction qui étaient les leurs.

« Ton comportement m’obligerait presque à revoir mon amitié à ton sujet. Mais te j’offre une chance te réparer ton erreur : ravales ton orgueil et présentes-toi à moi. Ensuite nous pourrons converser comme deux amis et tu pourras me délivrer le message dont tu es le dépositaire général. Tu pourras me parler de l’océan, de ses humeurs et du… rebelle au masque. »

Une seule offre, une seule chance. Aucun nom, pas dans de telles conditions. Quand au rebelle au masque évoqué, il s’agit bien sûr de celui qu’avait entraperçu Narcisse au Sanctuaire sous-marin et dont l’attitude et les paroles n’étaient pas en adéquation avec les agissements des autres Marinas à ce moment là. Car tandis que certains se battaient aux enfers aux côtés des Spectres, d’autres les menaçaient et étaient prêt à les combattre ? Incompréhensible, sauf si, comme Oneiros, on réfléchissait un peu à la situation. Profitant de l’absence du gros des forces de Poséidon, ce Marina rebelle avait rassemblé des dissidents au pouvoir en place pour s’emparer du Sanctuaire sous-marin. Restait à savoir si, presque cinq années après ces évènements, le Sanctuaire sous-marin était toujours sous son commandement. Et si les Marinas étaient unis, ou non.
L’unité, la plus grande force d’une armée. Une force que Narcisse ne désirait pas affronter, d’où sa question, car il espérait bien une réponse négative… Si le Général de l’Océan Indien daignait lui répondre, bien sûr.
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Khayr Ab'In


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MessageSujet: Re: [1752] Le Messager (Arjuna)   Ven 10 Aoû - 18:17

Un soupir s'échappa sous le voile d'ombre que m'offrait le casque de Chrysaor. Que de belles paroles à travers ce langage élégant, mais si peu de bonne fois. J'étais las de ce genre de petits jeux. Si cet homme me prenait pour un enfant que l'on pourrai aisément gronder, il a du avoir une surprise ce jour-ci. J'écoutais attentivement toutes ses paroles, calmement, patiemment, et durant ce laps de temps relativement long, grâce rendue à son narcissisme et son amour de la mise en scène, j'en profitais pour chercher au tréfonds de ma mémoire les quelques informations qui auraient pu me servir. Mais il ne pouvait s'agir d'un chevalier noir, leurs potentiels n'excédait pas la puissance d'un Lieutenant, et cet homme laissait glisser un frisson silencieux dans mon cou. J'inspirais lentement tandis qu'il tentait vainement d'impliquer ma personne dans un combat à venir. Etais-je sensé ne pas le voir venir ? Idée ridicule, je crains aujourd'hui que cet événement n'ai été le déclencheurs d’événements fâcheux, et bien qu'impuissant, je perçois aujourd'hui la minutie avec laquelle l'horloge du destin fut déréglée.

Cesses donc ce petit jeu. Ne crois-tu pas que c'est ridicule ? Tu prétends me connaître, et tu me prouves par tes dires que tu sembles effectivement détenir quelques informations à notre sujet, et tu te présentes en ami. Je marquais une très courte pause, comme pour appuyer le poids de mes mots. Alors peux-tu m'expliquer pourquoi tu te dissimule derrière un masque de faux-semblant. Présentes-toi devant le gardien de cet Océan, c'est toi qui m'a fait venir à toi, pas l'inverse.

Mon ton était dur, et j'en oubliais mes questions. En cette période de trouble je ne pouvais prendre le risque de m'exposer inutilement, et si une menace devait se montrer à moi, je n'avais d'autre choix que de prendre les mesures nécessaires, car je n'oubliais pas les derniers mots de Mon Prêtre, si je puis encore le nommer ainsi... Et tandis qu'il reprit une dernière fois la parole, j'acquis l'intime certitude que je faisais face à un serviteur d' Hadès. Certes son surplis ne semblait pas aussi ambrée que celle des autres Spectres, mais l'impression désagréable dont j'étais la victime depuis que j'avais approché cette homme s'imposa rapidement à moi ainsi que le souvenir remontant à cette première impression. Le Jour ou, non loin du Sanctuaire, nous avions entraperçu la redoutable épée d' Hadès.
Difficile d'en être sur, mais je ne me trompais de peu en imaginant faire face à un simple Larbin du Seigneur des Enfers. Sa puissance me semblait incalculable, ajouté au fait que son champs de protection m'avait presque échappé, j'en conclus derechef qu'il devait posséder au moins le niveau d'un Juge. Mais de mon fait, jamais ces juges n'agissaient sans l'accord de leur Maître...


- Que fais-tu ici serviteur d' Hadès... Est-ce lui qui t'envoie pour mettre un terme définitive à son alliance avec mon Maître ?

Ce n'était pas encore l'heure de se montrer hostile. J'avais encore des informations à glaner auprès de cette créature dont j'ignorais toujours le nom. Je ne savais que peu de choses au sujet des juges, mais j'ai appris de source sures qu'ils étaient au moins aussi puissant que les chevaliers d' Or, réputés pour être aussi fort que les Généraux. Si je ne faisais pas erreur, chacun de mes mots devait a présent être soigneusement déterminé. Mais cela ne fit que relancer de nouveau ce flot de questions. Ses mots n'étaient que peu digne de confiance, mais il ne s'était toujours pas montré hostile non plus...
Incapable de lire son esprit clairement, je compris seulement qu'il souhaitait lui aussi des réponses. Mais à quelles questions, je l'ignorais alors. J'avais envie au fond de moi de le violenter et le forcer à se révéler, mais cela n'aurai fait qu'insulter les miens et faire disparaître l'accès aux dites informations. Je n'agissais pas uniquement pour moi, le terme de messager était clair. Il fallait m'armer de patience.


- Puisque tu sembles y tenir, je suis Arjuna de Chrysaor, Général et Gardien du Pilier de l' Océan Indien ou nous nous trouvons. Tu sembles avoir beaucoup de choses à me dire. Je t'écoutes donc. Messager des Enfers...


Toujours à la surface de l'eau, ma position s'affaissa dans une ondée lumineuse, et je me retrouvais en tailleur, flottant à quelques pouces d'une mer qui semblait se calmer, apaisé par l'écho du Kundalini de son Protecteur. Je n'aimais pas ce genre de détours, mais s'il fallait jouer ce petit jeu, je devais m'y résoudre. J'attendais donc patiemment la réaction de celui que je pensais un Juge des Enfers. Mon épée à son fourreau, je n'en gardais pas moins ma seconde lame prête à bondir. Il est une chose d'écouter, il en est une autre de faire confiance.
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Narcisse


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MessageSujet: Re: [1752] Le Messager (Arjuna)   Dim 12 Aoû - 0:55

¤ 3 ¤
Le calme dont faisait preuve le Dieu du Rêve était presque déconcertant. Mais n’avait-il pas toujours été ainsi ? Jamais la certitude d’être le meilleur ne l’avait quitté. Tel que son ancien maître Zénon, mille-trois cent ans plus tôt, le lui avait enseigné, un guerrier ne doit jamais montrer une once de peur, que ce soit dans le regard ou dans les gestes. En même temps, Zénon était un spartiate, et son enseignement avait fait du narcissique disciple un jeune homme plein d’orgueil envers ses capacités. Puis il était devenu un Chevalier d’Or zélé et ses prouesses avaient marqué son temps, et bien que mort trop jeune, on s’était souvenu de lui bien après sa disparition. La voici la réalité : jamais il n’avait perdu contre un adversaire d’un niveau sensiblement égal au sien.

Sa seule défaite, la seule de son existence, l’avait été suite à la trahison de l’un des siens. Alors que dire aujourd’hui, face à ce général de Poséidon dont le regard trahissait son trouble et ses gestes sa gêne face à lui, le divin Narcisse ? Ô nul doute que de son vivant il aurait immédiatement répondu à cette fripouille pour lui prouver qu’il était digne de confiance… Mais ce n’était plus le cas : la confiance n’était rien de plus qu’un outil de manipulation et d’asservissement supplémentaire entre ses mains. Avec satisfaction, il entendit le Messager se présenter. Il y avait peu de chances que ce soit un faux nom. Devait-il se présenter lui-même alors ? Le moment était bien choisi, mais il devait rester évasif sur certaines choses.

« Tu fais preuve de sagesse en acceptant de coopérer, mais encore une fois ton manque de discernement joue en ta défaveur et balaye le peu d’espoir que je puisse avoir avec toi une réelle conversation. »

Le Dieu du Rêve bougea et fit quelques pas en direction du bord du pont, s’approchant par la même occasion d’Arjuna du Chrysaor. N’y avait-il pas plus d’intelligence derrière ces yeux bleus ? Sans doute pas. Mais il ne fallait pas trop en demander aux simples humains. Dans le fond, ce qu’il avait déjà appris était plus que suffisant.

« Crois tes yeux, et tu verras effectivement devant toi un serviteur d’Hadès. Mais écoutes ton instinct général, ne te souffle-t-il pas la vérité quand à ce que je suis ? » Il laissa la question en suspens, avant d’y répondre lui-même. « Je suis mon propre maître ! »

L’homme au Surplus scintillant avait écarté les bras comme pour présenter la chose d’une manière toujours plus théâtrale. Mais une question restait en suspens : pourquoi avoir fait venir à lui le Marina ? Était-ce, comme celui-ci le prétendait, pour mettre fin à l’alliance qui avait unit leurs deux armées respectives lors de la précédente guerre ? Était-ce pour obtenir des informations sur l’état actuel du Sanctuaire sous-marin, comme il l’avait lui-même prétendu ? Ou bien était-ce pour une raison plus pernicieuse encore… ?

« Et j’ai bien un message à te faire passer. Plus précisément, il s’agit d’une prophétie : bientôt, les serviteurs de Poséidon auront à affronter une nouvelle fois les chevaliers d’Athéna. Mais l’un des siens sera plus fort que toi général, et que quiconque. » Narcisse tendit l’index vers Arjuna. « Prends garde au chevalier d’Or du Capricorne. »

Le silence retomba sur les environs. Un silence seulement troublé par les cris des mouettes venu se repaître des bouts de cadavres dérivant à la surface de l’eau salée. Le message avait été délivré, tout comme celui du Marina en somme. Il n’avait fait que le nommer « messager » pour augmenter son trouble et éventuellement dérouter les regards indiscrets posés sur eux. Maintenant que cela été fait, il ne restait qu’un dernier détail à régler… Attiser la frustration, et la haine, envers celui qui se trouvait aux antipodes de sa propre perception du monde.

« La défaite que vous avez subis aux enfers, doublé de la perte du Sanctuaire sous-marin qui a suivi de près, me fait cependant penser que tu ne seras pas prêt, Arjuna, lorsque tu rencontreras ton adversaire. Saches que je ne suis en aucun cas ton ennemi : je suis là pour t’aider en vue de ce jour. Et bien que tu n’ais guère besoin de mon aide, voir même que tu ne la désires pas, ne vois pas en moi Cassandre annonça leur défaite aux Troyens. Je n’aurais pas lâcheté de laisser le destin s’accomplir, et c’est pour cette raison que je vais de ce pas mettre ta détermination à l’épreuve. »

Immédiatement les choses changèrent imperceptiblement autour de lui, et du Marina. Ce dernier avait fait l’erreur de lui révéler son nom, une bien dangereuse action face au Dieu du Rêve capable de pénétrer le subconscient de ses victimes pour provoquer chez elles mille souffrances. Comme un mirage, l’image de Narcisse se brouilla et révéla un beau jeune homme à la peau blanche, mais pas pâle. De longs cheveux noirs flottant au vent, il portait une armure d’or et un casque à corne facile à reconnaître puisqu’il venait de l’évoquer à Arjuna. Pourtant sous les reflets dorés, c’était bien Narcisse qui était là, simplement représenté, tel qu’il était jadis. Relevant la tête et dardant ses prunelles d’un bleu léger sur le général de Poséidon, il lui adressant quelques mots encore, l’invitant à venir à lui…

« Alors Arjuna ? Quel message désires-tu transmettre au destin ? En seras-tu l’esclave ou le prendras-tu enfin en mains ? »

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MessageSujet: Re: [1752] Le Messager (Arjuna)   Dim 12 Aoû - 3:03

Plus son discours avançait, plus il m’apparut évident que cet homme avait la comédie comme compagne. Toute une mise en scène qui ne cessait de se développer. Il m'était cependant impossible de ne pas m'interroger. Pourtant, je n'avais pas de temps à perdre, d'autant plus que je ne suis pas plus aujourd'hui qu'à l'époque, un très bon acteur, et il me fallait mettre un terme à cette rencontre. Qu'il présume de ma personne et porte un jugement sur moi passait encore, et je subis ses petites remarques comme un arbre subit le vent.

Mais dès lorsqu'il commença de parler de prophétie, mes yeux s'écarquillèrent pour écouter plus profondément ses paroles. J'étais face un être si Imbu de sa personne que le simple fait de parler semblait l'enchanter. Et voilà qu'il se proposa de m'aider pour je ne sais quelle raison. Au peut-être l'aurai-je accepté si j'avais eut besoin d'un berger, mais j'avais déjà un Guide, Poséidon.
Je baissais la tête sans pour autant détourner mes autres sens, à l’affût. L'étrange sentiment de malaise qui semblait effleurer mon être ne me trompait pas, il faisait bien partie du monde des Ténèbres, alors pourquoi un tel discours, n'était-il finalement qu'une brebis égarée. Il m'aurait fallu lui poser certaines questions pour l'apprendre, et cela m'aurai fait perdre un temps qui devait être consacré à une autre tâche. Puis vint la touche finale, comme pour tenter de me pousser bout, son armure se changea pour prendre une forme que je reconnu aussitôt comme étant celle du Némésis séculaire de Chrysaor.
Il voulait me tester, pousser mes capacités jusqu'au bout pour entrevoir les limites de mon pouvoir. Révéler tout de moi à un probable espion ? Ridicule. Je relevais enfin la tête, sur la surface de l'eau se reflétait une lune a présent dégagée. Mes pensées se régulèrent, et tout ses mots revenaient un à un.
S'il était un juge, ou autre, pour quelle raison se serait-il manifesté de la sorte. Son histoire ne m'inspirait aucune confiance. Il me fallait régler ce problème au plus vite.


- Je ne sais pas à quoi tu joues, Spectre, mais ta place n'est pas ici à user de quelques tours. Si tu n'es pas ici au nom d' Hadès, tu peux partir.

Je fixais ses yeux, non pas pour l'impression, mais pour essayer de capter ses idées, et je compris alors que quoi qu'il ai pu me cacher, il dévoilait à présent une aura meurtrière suffisamment singulière pour n'avoir aucun doute sur les intentions de l'inconnu. Instinctivement, ma main droite s'était portée jusque la garde de Chrysaor. Ah quoi bon jouer à ce petit jeu, s'il voulait m'attaquer, il aurait pu le faire bien avant. Me testait-il vraiment ?

- Ne me forces pas à recourir à la force, tu peux encore partir.

Pas de doute dans ma voix, ni haine ni crainte. Parfois, en regardant derrière moi, je me fais l'impression d'avoir été une machine prête à exécuter précisément tout les ordres de Poséidon. Prêt à mettre de côté mes propres envies pour traquer les dangers menaçant l'Océan.
J'avais beau être sage pour mon âge, je n'en restais pas moins un enfant. Et sans le savoir, je me suis laissé piégé par ces illusions couplé à son Kundalini digne d'un Titan. Mon énergie commençait déjà de s'accumuler autour de moi, comme si mon corps préparait sa réponse à un danger imminent. Le Spectre était sur le point de passer à l'acte...


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MessageSujet: Re: [1752] Le Messager (Arjuna)   Dim 12 Aoû - 12:19

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« N’a-t-on pas le droit de voguer au gré de sa propre volonté ? » Répondit-il au Général du Chrysaor en plaçant ses mains sur ses hanches. « Tout est d’ailleurs question de point de vu : certains verront dans cette rencontre la patte du destin, tandis que d’autres n’y verront là qu’un hasard étrange. Mais une chose est certaine : avant que je ne parte d’ici, tu auras dû recourir à la force, plus d’une fois. » Le Chevalier d’Or claqua du talon, faisant tanguer l’embarcation branlante sur laquelle il se tenait. « Je t’invite d’ailleurs à y aller de toutes tes forces, si tu ne veux pas finir broyer par l’océan que tu as juré de protéger Général. »

Répondant comme par enchantement à ses dires, plusieurs vaguelettes s’élevèrent de quelques centimètres au-dessus de la surface jusque là calme de l’océan Indien. Bien que ses mises en scènes soient faciles à détecter et à tourner en dérision par certains, on pouvait reconnaître à Narcisse un sens aigu du détail et de l’éloquence. Seul un idiot cherche l’affrontement en prétextant que c’est lui qui est venu le déclencher. Brouillant les pistes, même dans l’esprit de sa victime, celle-ci doutait à présent de la situation, de la bonne foi de l’homme qui venait de changer d’apparence sous ses yeux ébahis, ou encore de ce en quoi il devait sans doute croire depuis toujours : l’océan. Oh ça, Narcisse allait se faire une joie de retourner ce dernier contre son protecteur, mais la vérité, où se situait-elle ? Contrôlait-il la mer, ou bien l’esprit d’Arjuna ? Je vous laisse deviner vers quels chemins allaient s’enfuir l’affrontement.

Le jeune homme à la chevelure noire leva de nouveau la main droite vers le Marina. Dans son sillage, le serviteur de Poséidon pût comme distinguer l’aura d’une autre réalité, dans laquelle le bras de Narcisse n’était plus couvert d’or mais de cette armure noire scintillante qu’il avait vue au premier abord. Tous ses mouvements à partir de là, furent nimbés de cette même aura fantomatique le suivant comme son ombre. Main tendue vers un Général prêt à réagir au premier coup porté, ce dernier était bien trop perturbé pour passer à l’action le premier, ce qui laissait au Dieu du Rêve un avantage indéniable. Avantage qu’il allait exploiter jusqu’à la moelle.

« Est-ce de la peur dans ton regard mon ami ? » Le nargua-t-il avec un sourire en coin. « Est-ce la fait d’avoir devant toi l’inconnu qui t’effraie ? Crois-tu naïvement que le fait de savoir qui je suis t’aidera ? Sot que tu es. Je m’en vais te révéler mon identité, et après cela tu regretteras de n’avoir pas été assez fort… Pour me divertir. » Comme si sa main droite se crispait sur quelque chose, son regard se fit plus dur, et son aura explosa pour libérer enfin tout le Cosmos qui la composait, révélant de fait, la véritable puissance de Narcisse. « Je suis… »

I AM THE GOD OF DREAM !

Tel un étau de métal se refermant sur une noix, l’esprit d’Arjuna fût prit d’assaut par la décharge Cosmique de Narcisse. Plus puissante et précise qu’une lance, elle se faufila un chemin sans difficulté jusqu’à la psyché du Général de Poséidon, ouvrant ainsi la voie royale à ce que le Dieu du Rêve savait faire de mieux : manipuler les rêves. Lorsque le calme sembla revenir, tout semblait normal autour d’eux.

Les cadavres et les corps inanimés flottaient toujours de-ci de-là. Le second navire en proie aux flammes projetait sur eux son halo de lumière blafarde. Mais le soleil de midi avait laissé place à la pleine lune, et aux étoiles de minuit. Toujours debout face au Marina, Narcisse, habillé de son apparence de Chevalier d’Or du Capricorne, ne souriait aucunement.

« Que ce combat te serve de leçon mon garçon : si l’ombre est plus forte que la lumière, alors celle-ci doit redoubler d’effort pour faire disparaître pour un temps sa Némésis. Sois fort Arjuna. » Les bras à nouveau croisé sur son torse, il leva les yeux vers les étoiles. « C’est une belle nuit pour les voir revenir… Viens à moi, toi qui comme moi, aimes tant admirer le monde à la nuit tombée. »

FUSION’S SOULS !

Un fantôme apparu devant lui, dans une tenue qui n’allait pas manquer de rappeler des souvenirs à l’homme qui se tenait toujours sur l’eau face à Narcisse. Il s’agissait d’un Général de Poséidon, ou en tout cas de son âme, disparut dans les limbes du temps. Souriant comme à l’arrivée d’un vieil ami, Narcisse tendit les bras pour l’accueillir… Et celui-ci le traversa, avant de disparaître en une étrange poudre scintillante. Avec un grognement, le Dieu du Rêve se pencha en avant et après quelques secondes, deux ailles poussèrent de l’Armure d’Or qu’il portait pour se déployer sous le regard qu’il imaginait indescriptible du Général du Chrysaor. Mais lorsque les deux ailes se déployèrent, ce ne fût sans doute pas la seule chose que ce dernier remarqua : l’aura du Dieu du Rêve venait de se déployer à nouveau, dans une onde de choc qui l’avait frappé de plein fouet ! S’il y faisait attention, Arjuna venait de perdre le goût…

« Et bien, quelle surprise dans ton regard jeune Messager. N’as-tu jamais vu un Dieu se proposer de t’entrainer pour t’aider à ne plus subir le joug du destin ? » Mais il partit dans un grand éclat de rire. « Bien sûr que non ! Mais cela ne change rien à la situation. » Il croisa de nouveau les bras sur sa poitrine, ses ailes battant faiblement sur ses épaules. « Au fait, attention à la vague. » Dit-il en pointant du menton la dite vague qui, apparaissant de nulle part, fonçait droit sur le Général à l’armure dorée.

Mais ce n’était qu’un piège : la vague explosa au dernier instant, révélant nul autre que Narcisse, chargeant à bride abattu. Bien qu’avec peu de force, il se lança dans un enchainement de plusieurs coups au corps à corps. Et dans sa manière de frapper, on reconnaissait là un homme habitué à la vieille lutte grec… Lorsqu’il porta le dernier coup… Narcisse disparut à nouveau, de même que la vague ou toute trace de projection aqueuse ! Le Dieu du Rêve était toujours sur le pont du navire détruit, les bras croisés, mais un sourire de nouveau satisfait affiché sur le visage…

« Allez Général, montres-nous donc ce que tu vaux. »

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MessageSujet: Re: [1752] Le Messager (Arjuna)   Dim 12 Aoû - 16:30

Décidément, je n'en avais pas finit avec l'incohérence de ses propos. Alors qu'il avait lui-même admit être venu à ma rencontre, il essayait a présent de feindre l'innocence du vagabond égaré. Une nouvelle farce à laquelle je préférais finalement ne pas prêter attention. Bien qu'à l'écoute de ses dires, il était finalement clair sur l'une de ses intentions, m'affronter. Sans me douter qu'il ai pu s'agir d'une illusion, je fermais aussi les yeux sur une mer qui commençait de s'agiter avec virulence. Mon adversaire me parut suffisamment redoutable pour ne pas prendre en compte l'avis des éléments.

Suivie par de nouvelles railleries, il continuait de jouer le rôle qu'il s'était inventé. Peut-être imaginait-il, dans sa folle décadence, que j'étais perdu devant ses mots, ou alors avait-il pleinement conscience qu'ils n'avaient aucun impact sur moi. Qu'en sais-je, les dieux ont souvent étés capricieux et prompt à agir sous l'impulsion d'une envie. Et lorsqu'il me révéla enfin son identité, j'eus le temps d'enfin comprendre au moins son attitude. Je ne faisais face à personne d'autre que le dieu des rêves, fils d' Hypnos et descendant de la nuit. Avais-je une chance de vaincre un tel ennemi ? J'allais rapidement en avoir la réponse, mais à cet instant, rien d'autre ne comptait qu'accomplir le dernier Ordre de mon Seigneur Astre, le dernier qu'il me donna, survivre jusqu'au retour de Poséidon.

Ces quelques millièmes de secondes manquèrent de me coûter cher tant l'impact de l'attaque ennemie aurai pu me mettre rapidement à mal. Pourtant, sans hésiter, guidé par un instinct guerrier et une féroce volonté de vivre. Mon épée scintilla jusqu'à mimer un soleil en pleine nuit et se leva au moment même ou la lance de mon ennemi aurai du me frapper de plein fouet. La puissance du coup m'expulsa plus loin, tombant et glissant sur les vagues sur quelques pas.
J'étais parvenu à dévier de ma lame, chargée de Kundalini, la lance psychique de Narcisse, mais une partie avait atteint mon être. Et une légère brûlure saillait le long de mes hanches. C'était avec la force de Chrysaor que j'en étais sorti indemne. Et déjà, je sentais en lui une énergie débordante et macabre renflouer sa position. Je m'apprêtais à lui répondre qu'il était ici chez moi, qu'il aurai tord de mes défier en ces lieux, et que ses actes auraient des conséquences importantes sur le monde, mais il reprit son discours avant moi juste avant de m'offrir un spectacle d'une nouvelle forme.
Mais cela me laissa perplexe. Comment le Dieu du rêve pouvait-il commander aux âmes défuntes, à moi que ce spectre du temps n'ai été rien de plus qu'une nouvelle illusion destinée à voiler sa propre puissance. Un truchement par lequel le dieu du rêve pouvait probablement instiller la peur dans le regard de ses ennemis. L'incompréhension et le doute restant deux des plus grands points faibles de l'humanité.

A bien y réfléchir, j'aurai pu moi-même tomber aisément dans ce genre de pièges, si mon adversaire eut adopté les bonnes apparences. Bien que clairement en état de combattre, je n'en sortais pas moins d'une épreuve difficile, et l'écaille de Chrysaor m'était revenue depuis peu...
Et lorsque je fus enfin debout, entrouvrant les lèvres, conscient que mes mots n'auraient aucun effet, je ne pus que constater avec surprise que ma langue et mes cordes vocales semblaient perturbées. Ce n'était pas uniquement ma capacité orale, mais mon sens du goût et ma bouche toute entière qui semblait subir l'effort de mon ennemi. Souhaitait-il déjà me faire taire ? Aimait-il à ce point s'écouter parler pour ne pas prendre le risque d'être interrompu de la sorte ?
Ce qui était sur, c'est qu'un homme de sa trempe, capable d'agir directement sur mes sens, n'était pas à prendre à la légère. Mais quelle stratégie adopter contre un guerrier que l'on ne connaît pas me demandais-je. Sans compter les nouvelles surprises qu'il pouvait et devait sûrement garder en réserve, j'ignorais s'il viendrait à moi avec l'intention de me tuer. Encore une fois, si ma simple mort eut été son but, il n'aurai probablement pas prit la peine de perdre autant de temps, et quelque chose me disait qu'il n'aurai pas non plus prit la peine de se déplacer en personne.

Le messager, le pion aurait-été une bien meilleure appellation alors. Il y avait face à moi de nombreuses possibilités quant aux desseins de ce demi-dieux, et y réfléchir n'aurai été qu'une perte de temps. Puisqu'il ne semblait pas vouloir partir, je n'avais que peu de choix.
Concentrant mes forces, ma lame étincela une nouvelle d'une lumière vive et dorée, prête à bondir. Tenant toujours sur la surface de l'eau, je tentais de trouver un moyen efficace de stopper cet être, mais cela me semblait déjà bien difficile. Je ne voyais qu'une solution.
Sans un mot, puisque de toutes façons aucun son ne semblait vouloir s'échapper de moi, je levais haut mon arme, dans un posture qui devait probablement me caractériser pour l'avoir en favorite, et sans plus attendre, je pénétrais le vif du sujet d'un coup vif dans le vide. Je n'avais pas bougé de place, pourtant rapidement le coup fusa a travers l'air. Observant calmement les mouvements de celui qui ne m'avait toujours pas donné son nom, je tranchais de nouveau l'espace à quatre reprises, mais ces attaques n'avaient rien de terrible, et visaient davantage certains points vitaux essentiels à une bonne défense, qu'à lui faire de réels dommages.

Pourtant quelque chose me parut étrange, sans que je sache de quoi il s'agissait exactement. Mais mon Kundalini était prêt à exploser, et mes coups, en plus de me permettre d'observer les réactions de mon adversaire, m'avaient permis de concentrer suffisamment de force pour passer à l'offensive.
Et bien que ma garde fut proche de la précédente, le coup n'avait rien à voir. Illuminant la nuit, Chrysaor brillait une nouvelle fois, plus intensément encore, telle une croix d'or incrusté sur la toile nocturne d'un ciel observateur. Sous mes pieds l'Océan, autour de nous, la nuit éternelle. Étrangement, j'en vins à penser que ce narcisse en puissance était plus un pion qu'une éminence grise. Qu'importe, l'essence même de ma puissance me tira de mes brèves pensées et dans un éclair déchirant la mère d' Hypnos, la salve puissante de la croix d'Or s'abaissa rapidement sur mon adversaire.

Il pouvait tenter d'esquiver ou de parer cette attaque, mais savait-il que dans son sillage, le Général de Chrysaor fondait sur lui, pour attaquer de plus belle ?
 

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MessageSujet: Re: [1752] Le Messager (Arjuna)   Jeu 16 Aoû - 2:39

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Les lumières et les étincelles ne sauraient avoir raison de mes divins pouvoirs, pensa-t-il en voyant le Marina foncer sur lui. Oh son Cosmos brillait de milles feux certes, mais n’était-il pas d’un brillant terne et sans goût ? Il illuminait la nuit, mais tel un roc grossier n’ayant pas été taillé, il ressemblait plus à une sculpture barbare qu’à la raffinée marque des plus grands combattants. Cet affrontement risquait vite de tourner à son avantage et cela le Général de Poséidon le savait bien. Les pouvoirs du Dieu du Rêve n’étaient pas à la portée des simples humains. Mais cela n’empêchait pas le Messager de chercher à donner son maximum. C’était tout à son honneur, mais inutile.

Au moins avait-il la bouche close devant sa toute-puissance et en cela il était plus sage qu’un autre. Mais s’il pouvait éviter de me blesser, ce serait bien… Narcisse n’était pas le plus habile acrobate que la terre est pût portée. Mais il cachait cela derrière une attitude aussi stoïque que son entrainement spartiate le lui avait apprit. Aussi lorsqu’il tendit la main vers Arjuna pour dissiper son aura lumineuse, il n’eut cependant pas le temps de l’esquiver et n’essaya donc même pas de le faire. Le plus important était de garder la main mise sur l’esprit du Marina, le reste ne comptait guère. Mais qu’est-ce que ces simples coups sur son Surplis ? Même pas des égratignures en fait. Le métal résonna contre le métal et des étincelles rebondirent le long des avant-bras du Dieu du Rêve. Certes le Général du Chrysaor avait passé sa défense, mais comme Narcisse ne s’était pas défendu, dans le fond…

Et puis, il est inutile de se justifier !

« C’est tout ? » Demanda-t-il en penchant la tête de côté sans avoir bougé d’un pouce. « Je comprends que la bataille aux Enfers ait été un échec. » Ses yeux dans les siens, trop proche l’un de l’autre, le beau Dieu du Rêve ne semblait réellement pas satisfait. « Tu ne mérites guère de pouvoir humer mon parfum, recules donc ! »

Une nouvelle déflagration accompagna sa déclaration, tout aussi puissante que la précédente. Et loin de reculer, Narcisse fit un nouveau pas en avant, déployant ses ailes, et flottant dans les airs à quelques centimètres de la surface de l’eau quelque peu agitée. Autour d'Arjuna s'élevèrent alors des colonnes d'eau vaguement humanoïdes qui le prirent pour cible, poings en avant. Ces nouvelles illusions -que l'esprit du Marina croyaient réelles- frappèrent de tous les côtés à la fois, avant de disparaître aussi soudainement qu'elles étaient apparues...

« Tant d’audace mérite punition. Tu apprendras vite que chacun de tes actes peu causer la mort de quelqu’un. » Le sourire de Narcisse se fit plus carnassier. « Et je ne parle pas de mort comme tu la conçois, humain. »

Le Dieu du Rêve tendit la main droite au-dessus de la surface de l’eau, qui sembla quelques secondes tourbillonner à ses pieds. Puis, sans un bruit ni une éclaboussure, un fantôme s’éleva une nouvelle fois des flots. Il s’agissait encore d’un Marina, un autre Général de Chrysaor qui avait dû précéder Arjuna bien longtemps avant lui.

« Vois-tu, même lorsque l’enveloppe charnelle d’un Homme meurt, et que son âme s’en échappe pour trouver le chemin des Champs Élysées, des Limbes ou simplement du purgatoire qu’est cette Terre, celle-ci survit et continue d’exister, quelque part. » Il désigna le fantôme du menton. « En voici la preuve. Mais qui dit existence, dit paradoxalement, absence d’existence. Si la nature peut disparaître, ce qui a été conçue en soin sein, quelque soit sa forme, peut disparaître. Et en voici, la preuve. »

DEVOUR A SOUL

Telle une griffe, la main droite gifla le fantôme et lui transperça la joue pour empoigner sa mâchoire. Immédiatement et d’une manière bien réelle, cette âme se mit à hurler, d’un cri Cosmique résonnant jusque dans le cœur de celui qui l’entendait. Hautain, impitoyable, le fils d’Hypnos brisa cette âme toute palpitante entre ses doigts et l’attira à ses lèvres. Et d’une morsure brutale, il aspira toute l’essence de ce qu’avait été cet homme des mers.

« Voilà, la vraie mort. »
Acheva-t-il, souriant.

Sa petite démonstration ne visait bien sûr qu’à provoquer bien plus encore le Marina. Allait-il réussir ? Sans doute, mais quelle allait être la réaction du Général ? Colère, dédain, tristesse, désespoir ? La curiosité, encore et toujours…

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MessageSujet: Re: [1752] Le Messager (Arjuna)   Ven 24 Aoû - 16:32

Spectateur de mon impuissance, je ne manquais pas de remarquer l'aisance avec laquelle il avait évité presque sans efforts l'une de mes plus puissantes arcanes. Ainsi, ma première rencontre avec le Dieu des rêves tournait déjà au Cauchemars. Je savais la puissance de mes Dieux, et n'ignorait pas l'écrasante oppression que j'avais ressenti lorsque je m'étais tenu non loin de l'épée du Seigneur des Enfers... Avais-je la capacité de battre un dieu ? La question fut balayé en un battement de paupière, et déjà je notais quelques erreurs dans son discours. Lui qui se montrait si minutieux dans sa mise en scène, et qui portait la dignité inscrite sur son regard haut, semblait comme perdre le fil de ses propres pensées.
Ne disait-il pas être venu pour m'aider, avant de m'attaquer tout en violant les frontières du territoire Marin. Ce fils d' Hypnos se pensait-il au dessus des lois Olympiennes pour agir ainsi.
Et alors qu'il semblait surpris et déçu par mon attaque, je fus finalement prit au piège. M'enfonçant dans les ténèbres pour tenter de percer ce personnage, occultant le monde extérieur pour m'enfermer dans mon propre esprit. Derechef, mon corps sembla me rappeler à lui, si mon esprit était focalisé ailleurs, mon corps, lui, n'était pas passé à côté d'une menace imminente, et alors que je rouvrais les yeux, maudissant mon manque de clairvoyance, je subis de plein fouet la nouvelle attaque du dieu des rêves.

Une nouvelle fois, je fus repoussé vers l'arrière, ricochant sur les vagues comme un vulgaire cailloux dans les mains d'un enfant agité. Mon poing se serra tandis que ma tête sortais de l'eau. Mes cheveux trempés tombaient sur mes yeux, mais n'importe quel aveugle aurai pu y lire la hargne d'un animal blessé. L'espace d'un instant, la colère manqua de me submerger, et l'image du Capricorne apparaissait, un visage souriant étalé sur les lèvres. Maintenant, tout me semblait clair.

Une fois encore, l'armure du fourbe révèle sa vraie forme. Mais l'illusion prend fin.

Tout comme la dernière fois, il se tenait dans les flammes. Tout comme la dernière fois, le Capricorne avait agit avec lâcheté et sournoiserie. Tout me revint alors en un instant. Cet incident enfoui dans ma mémoire, ma rencontre avec celui qui devait être le précédent Chevalier du Capricorne. Mon esprit m'assurait de la véracité de ces pensées et le complot de ce fourbe m’apparut enfin.
Pourtant, je n'arrivais pas à croire une seconde qu'un tel homme ai put être un des frères d'arme de Shion, et de mon ami Kappa.
Quelque chose clochait et je n'arrivais pas à faire le point. Trop peu méfiant à l'égard de cet individu je m'étais laissé prendre dans le flot de la désinformation. Il n'avait rien à me dire que j'ignorais, il n'était là que pour contenter son esprit malsain et désaxé. L’ego d'un dieu était, et restera l'arme la plus dangereuse que l'on puisse placer dans les mains de quelqu'un.
Revenant à moi, j'eus juste le temps de voir la dernière tentative de Narcisse pour m'atteindre. Voyant disparaître devant ce qui semblait être l'âme d'un de mes aïeuls.

Il me fallait reprendre mon calme et rapidement. Tout ce cirque n'avait qu'un but, et si la colère prenait le dessus, j'avais l'intime conviction que ses objectifs auraient étés en partie atteints.
Fermant les yeux, je réfléchissais un instant aux conséquences de ce combat, et la première et plus évidente des réponses me sauta au visage tandis que mes s'ouvraient de surprise.


- Tu n'ignores pas qu'il nous est interdit de combattre depuis l'édit du Dieu des Dieux. Cherches-tu à nous faire tomber dans un piège ?

Je n'en rajoutais pas plus, je savais avec un certitude quasi-totale qu'il ne me répondrait pas simplement. Mais à ce moment, je réalisais que je ne pouvais plus sortir mon arme sans un motif valable.

- Bien, tu m'as attaqué et je me suis défendu. Restons en là. Tu ne me donnera pas les véritables motifs de ta présence ici, mais je dois te demander de partir, et les troupes d' Hadès devront alors justifier une intrusion non-officielle et belliqueuse sur les Mers de Poséidon.

Tout en mettant un terme à mon amicale somation, je rangeais mon arme. Les pieds et les poings toujours en alerte, ne pensant pas l'espace d'un instant que cet homme daignerait s'arrêter là.
Il avait dévoilé une seule carte de son jeu, mais je pouvais dès à présent m'interroger. Était-ce du hasard s'il s'était présenté dans ma juridiction, et s'il avait prit l'apparence de celui qui a été désigné comme mon Rival. Pourquoi lui. Que pouvait-donc tramer cet être aux abords instables.
J'aurai tout le temps de le découvrir. Pour l'heure, je devais penser à mon rôle de représentant. Car la nouvelle m'avait été transmise depuis peu. Une nouvelle tâche me serait bientôt confiée, et bien qu'une rumeur, je devais garder les mots de mon Prêtre, sans oublier mon Seigneur Poséidon.

Mais avais-je seulement remarqué que je ne sentais plus l'odeur iodé des vagues qui s'écrasaient contre mon écaille...
 

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MessageSujet: Re: [1752] Le Messager (Arjuna)   Lun 27 Aoû - 11:36

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Le jeune homme laissa son adorable tête tomber sur le côté. Armé d’un sourire amusé, il jaugeait Arjuna comme pour savoir si ce dernier allait donner une chute à sa blague ou pas. Mais comme le bonhomme ne semblait pas être capable de plaisanter, Narcisse dût bien se rendre à l’évidence que non, l’homme de la mer pensait sérieusement à ce qu’il disait là. Et à ça, le Spectre n’avait qu’une chose à répondre.

« Mais dit-moi Général, cette mer que tu protèges, est-elle encore à Poséidon ? »

Voilà la vraie question. Le fils d’Hypnos n’était qu’un agent du chaos dans un monde où régnait la confusion la plus totale. Les hommes se détournaient des Dieux et les gens mourraient aux noms de principes plus stupides les uns que les autres. Mais dans sa folie, l’Humanité continuait d’évoluer, ou plutôt de faire évoluer les moyens qu’elle avait de s’entretuer. Alors qu’eux, agents des Dieux, s’affrontaient dans le respect d’une certaine éthique. En y réfléchissant bien, quel était le véritable ennemi sur cette mer ? Celui qui, profitant des pensées belliqueuses des hommes, venait de causer leur perte ? Ou bien peut-être, celui qui absent, ne savait pas jusqu’à quel point son océan était menacé par un ennemi plus grand encore que ne pouvait l’être le Dieu du Rêve ? Ou bien le véritable ennemi, n’était-il pas cet homme, et celui-ci, celui-là, ou encore lui ici, tous ceux qui parcouraient aujourd’hui cette Terre en les ayant oublié, lui, comme le Général et leurs Dieux ?! Il était aisé pour le Dieu du Rêve de répondre à cette triste question.

« Tu connais la réponse, mais je vais te la dire haut et fort : cette mer n’est plus à toi, ni à Poséidon. Mais elle n’est pas à moi rassures-toi, je ne suis pas là pour elle, mais pour toi… » Narcisse disparu et réapparu aux côtés d’Arjuna, les mains croisées dans le dos. « Le véritable ennemi mon ami, c’est l’Humanité. » Du menton il désigna un cadavre flottant à la surface de l’eau, déjà gonflé par le sel marin. « Ils ont oublié le goût de la colère divine et ne pensent plus aujourd’hui qu’aux guerres qu’ils mènent en leurs propres noms. Nous avons totalement disparus de leurs rêves, alors même que, au fond, nous sommes leurs protecteurs n’est-ce pas ? Toi et ton Dieu, vous gardez les mers sous contrôle et évitez que les terres ne soient englouties et l’humanité détruite. Moi, je veille sur leurs rêves et m’assurent qu’ils ne soient rien d’autre que des songes… »

« Nous avons tous un but. »
Continua-t-il en s’écartant du Général, flottant toujours au-dessus de la surface de l’eau. « Mais celui-ci est-il encore utile ? Prenons ton cas par exemple : tu protèges l’océan Indien, mais est-ce que ce chaos lui est profitable ? J’ai vu dans les rêves des hommes la conquête totale et la suprématie absolue sur les mers de Poséidon. Qu’arrivera-t-il alors ? La faune et la flore subiront les conséquences de cette dictature de l’incertitude humaine, comme la nature en a faite les frais depuis toujours ! »

Narcisse laissa le silence s’installer de nouveau entre eux, seulement dérangé par les crépitements des flammes continuant de dévorer les ponts des bateaux autour d’eux. Il fallait une conclusion à tout ceci, une conclusion qui, s’il on suivait la logique de l’excentrique Dieu du Rêve, coulait presque de source, mais qu’il allait se faire une joie d’évoquer à voix haute.

« Voilà le message que je suis venu t’apporter Général : le Dieu des Dieux vit trop loin de nous pour comprendre le danger que représentent les Hommes. Je ne souhaite moi non-plus pas me battre contre toi, mais il faut que comprennes que si tu n’es pas prêt à faire ce qu’il faut pour protéger cette mer, alors tu finiras par être la victime des Hommes, toi aussi. » Les ailes d’or de l’image du Capricorne que renvoyait Narcisse s’agitèrent et provoquèrent moult remous dans l’eau autour de lui. « Le vrai piège, est celui tendu par Athéna et ses Chevaliers, partisans des Humains depuis toujours ! Ils bénissent leur lente mais inexorable apogée, jusqu’au jour où l’Homme n’aura plus à craindre les Dieux ! Et son plus grand champion, est l’homme dont je t’ai parlé, car il endort la vigilance de ceux qu’il affronte à l’égard de notre véritable ennemi. Sa fourberie n’aura de cesse de s’étendre à travers tous les serviteurs des Dieux et un jour, elle t’atteindra peut-être, toi aussi. Ce jour là, n’oublie pas mes paroles… » D’une impulsion, Narcisse fonça droit sur Arjuna, car il avait beau avoir remit l’épée au fourreau, la leçon du Dieu du Rêve n’en devait pas moins continuer. « N’oublie pas que c’est le Capricorne, le responsable de ce chaos ! »

Dans sa charge, son corps sembla une nouvelle fois se distendre, comme s’ils existaient plusieurs images du même homme fonçant vers une unique cible. Alors qu’il arrivait sur Arjuna, Narcisse poussa un rugissement bestial, et le Général du Chrysaor put alors constater que dans sa course, le bas du corps du Dieu du Rêve s’était transformé et que ses jambes avaient laissé leur place à un corps de lion… Toutes griffes dehors, le Dieu du Rêve frappa de ses poings et de ses griffes, pour faire passer à cet homme le goût de la « réalité » et le plonger plus encore dans le doute et l’incompréhension… là où lui, Narcisse, était le plus habile.

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Khayr Ab'In


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MessageSujet: Re: [1752] Le Messager (Arjuna)   Mer 29 Aoû - 15:37

Les tentatives grotesques du Dieu des rêves s’enchaînaient, et enfin, il alla droit au but. Son discours n'était pas celui d'un fou, et je fus bien obligé de ne plus prendre ses propos à la légère. Il n'avait pas tord, et à aucun moment j'avais envisagé de lui faire entendre raison. Les hommes se faisaient de plus la guerre, dénigraient de plus en plus la nature, l'océan, les êtres vivant, pi encore, les leurs. Mais n'était-ce pas notre cas à nous aussi ?

Nous combattions presque sans relâche, la colère la haine et la vengeance devenaient notre quotidien. Pour la première fois, je fis le lien entre la folie humaine, et la décadence des dieux. La protection était devenu l'attaque. L'amour et la liberté de puissantes armes alimentant les conflits. L'homme était probablement destiné à s'auto-détruire. Et c'était déjà le cas jadis. Les dieux montraient-ils le bon exemple ? Devions nous punir ceux qui ne faisaient que reprendre l'exemple divin ? La faute en incombait à tous. Et ceux qui en avaient la force, le courage, se devaient de tout faire pour annihiler le mal et les souffrances. Moi-même j'avais eut, et j'aurai de nouveau dans un futur plus proche que je l'imaginais, à livrer de nombreuses et de rudes batailles vaines, mais presque inévitables.
Narcisse ne s'arrêta pas pour autant, et tenta une nouvelle fois de me piquer au vif, mais privé de la majorité de mes sens, seul mon regard pouvait exprimer mes sentiments.

Alors qu'il continuait son monologue programmé, je posais un regard paternel sur les quelques survivants qui flottaient quasi-mort aux alentours. Pouvais-je leurs en vouloir de se battre pour leurs liberté, de se déchaîner contre une fatalité cruelle et despotique.
Les enseignements de Drona me revinrent à l'esprit. Le monde n'était pas, et ne serai peut-être jamais parfait disait-il, mais il n'avait aucune chance de l'être un jour si d aucun ne tentais rien. Et bien que l'océan restait ma seule responsabilité, je n'en oubliais pas que moi-même, ainsi que mon mentor, mon père et ma mère, étaient issu de ce peuple que Narcisse décriait avec tant de vigueur.
La boite de Pandore s'était depuis bien longtemps ouverte sur un monde fragile. L'espoir était seul à lutter contre tant de fléau que le combat me semblait perdu d'avance. Mais en tant que Guerrier, nous avions apprit à ne jamais abandonner nos idéaux.

Je ne dirais pas que le doute n'existait pas en moi, mais l'espoir était en moi. Chrysaor n'était-il pas née lui-même d'une créature diabolique et destructrice ?
Cette pensée me fit sourire tandis que je me tournais de nouveau vers Narcisse.
Il n'avait pas tord, une fois encore, et je ne pouvais nier garder un contrôle sur les mers en inspirant bien souvent de la peur. Mais certains ne nous voyaient pas comme de simple bourreaux. Les chevaliers d' Athéna avaient peut-être choisie la cause la plus dure, et jamais je ne les aurai blâmé pour cela. Comme je l'ai dit à un Guerrier divin, je ne reculerai devant rien pour protéger l'océan Indien, mais seulement lorsque la situation deviendrait désespérée.
Une nouvelle fois, un rire silencieux s'échappa de mes lèvres, inaudible, mais sincère. En tant que guerrier des Enfers, cet homme avait probablement abandonné tout espoir, à force de régner sur des songes, peut-être concevait-il mal une réalité bien plus complexe et plus belle.
Protéger l'humanité ? C'était le rôle d' Athéna, mais celui de Poséidon n'était surement pas de l’exhorter à l'auto-destruction. bien, il ne me restait plus qu'une seule chose à faire.

Lorsqu'il me mit en garde à l'encontre de celui qu'il désignait comme l'instigateur du Chaos, j' acquiesçais d'un mouvement de tête, incapable de répondre. Je ferai montre de prudence, certes, mais je ne provoquerai pas de carnage uniquement pour prévenir un potentiel danger. Ses convictions restaient différentes des miennes, mais je n'allais pas le contredire, rien ne me prouvait qu'il faisait fausse route, juste qu'il prenait un chemin différent du mien.

Et lorsque, une fois encore, il se rua sur moi, je me contentait d'esquiver son attaque rageuse, avec le calme qui contait mon histoire. Pourtant, ma lame n'était toujours pas sortie de son fourreau, notre conversation avait atteint son terme. Et c'est avec toute la force de mon coeur que je répondis, à travers l'espace pour atteindre l'organe froid du dieu des rêves.

L'océan n'a eut de cesse d'avoir des ennemis, j'ai bien prit note de ton message Dieu des Rêves. Si tu n'as plus rien à dire, je te prie de laisser l'océan en paix. Les hommes devront comprendre, ou ils finiront par se détruire. Mais si ce chaos est l'oeuvre d'une toute autre entité, n'espère pas qu'ils deviendront mes ennemis.

Et sans plus attendre, je décidais de retourner à la tâche qui m'avait été confié. Narcisse était peut-être dangereux et 'j'aurai probablement de nouveau affaire avec lui, mais pour l'heure, comme il l'avait lui-même dit, nous avions un but. Dans un premier temps, le Sanctuaire Sous-marin.
Pourtant, l'étrange impression d'être un pantin me saisit alors. Ne l'étions nous tous pas ?



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[1752] Le Messager (Arjuna)

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