RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [1748] Dent pour dent [Lydia & Inferno ~ Entraînement]

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MessageSujet: [1748] Dent pour dent [Lydia & Inferno ~ Entraînement]   Ven 10 Aoû - 19:26

~~ Cette Chronique suit directement celle de Londres ~~







Whitechapel...

Le smog était tombé depuis longtemps sur les toits de Londres, se faufilant entre chaque mur telle une brume sombre et infranchissable. On y voyait si peu. Des lanternes, de temps à autre, transperçait cette froide nuit. Souillée par la présence des humains qui corrompaient la nature. Des odeurs de toutes sortes se mêlaient à celle de la faune nocturne. Tant d'activités humaines marquant les lieux de leurs empreintes : Brasseries, Tanneries, Abattoirs et Fonderies...

Autant d'odeurs qui agressaient les sens suraiguisés de la Chasseresse de l'Eté. Pourtant, elle ne se plaignait point. Quelques secondes lui avaient suffi pour faire abstraction de cette puanteur somme tout humaine et puis quel merveilleux enclos pour elle. Un tel vivier de proies potentielles en tout genre ne demandant qu'à être attrapées par ses mains délicates, ses griffes et ses lèvres.

Un regard à la silhouette dissimulée sous sa cape et qui marchait à ses côtés. Elle lui prit soudain le bras. Un regard vers elle, radieuse dans son manteau de brumes repoussant celui de Whitechapel et il lui sourit. Un sourire de la splendide chasseresse en retour. Elle était radieuse, l'Etoile des Ténèbres. Superbe avec les parures qu'elle arborait en permanence : les cadeaux de ses divins maîtres. Les signes qui lui offraient cette liberté qu'elle croquait à pleines canines avec son merveilleux et implacable Jason.

Lydia s'approcha et profitant de leur solitude déposa un rapide baiser sur les lèvres du Gardien de l'Hiver. Quelques mots d'amour à ses oreilles, murmurées d'une voix à la beauté unique.

Cette soirée serait celle de leur première chasse ensemble...

Ensemble. Elle était rêveuse, radieuse, la tendre Vampire.

Ensemble en tant que couple.

Un regard à Jason qui lui fit signe avant de lui faire remarquer qu'on les suivait. Un murmure à son oreille.

- Pour toi... J'espère qu'ils seront à ton goût. Le banquet que je t'offre pour fêter notre bonheur...

Elle le regarda dans les yeux avant de le tirer dans un coin sombre, hors de vue un instant de la bande qui les suivait. Ni l'un ni l'autre n'avait quoi que ce soit à craindre. Cette nuit était la leur. Celle de leur bonheur et celle de la vengeance de Jason.

Les deux gardiens s'embrassèrent comme sur les toits de leur Manoir. Là, où ils s'étaient enfin révélés leurs sentiments. Jason et elle, Lydia, sur les toits par une nuit étoiléee sans cette brume pour les égarer. Leurs mains et leurs lèvres s'étaient jointes alors que, enfin, ils se déclaraient l'un à l'autre.

Des bruits...

De quoi rompre la magie du moment. Lydia sourit en se dégageant avec douceur et regrets des bras de son beau Démon.

La Taverne était toute proche. De la vie grouillante comme celle des bas fonds qui s'attachait à leurs bottes, attirés comme les mouches par la beauté et la pureté d'une Lydia dont la cape laissait de temps à autre transparaître ses magnifiques traits.

Une telle perle parmi les pourceaux. Elle sourit à son amant, lui glissant juste ces mots.

- Va mon tendre démon. Va chercher ton destin. Le temps que tu aies obtenu notre destination, j'aurais savouré ton cadeau.

Un dernier baiser.

- Merci, mon amour...

Un dernier regard et il la quitta, s'enfonçant dans les ombres de cette taverne qui n'était rien d'autre que le plus sordides des bordels.

Lydia le contempla, muette avant d'entendre les hommes se rapprocher d'elle. Les entendre et les sentir...
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Eclair Noir


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MessageSujet: Re: [1748] Dent pour dent [Lydia & Inferno ~ Entraînement]   Sam 11 Aoû - 14:50



/!\ Attention : Contenu explicite /!\

C’était une chaude nuit d’été. La brume des rues crades et sombres de Londres se mêlait à la fièvre de la nuit, et les rayons de la pleine lune répandaient leur douce lumière sur les bas fonds. Au cœur des ténèbres, deux ombres filaient rapidement en direction du pire bordel de la ville. Deux âmes qui depuis peu étaient devenus amantes. Deux chasseurs aussi implacables que dangereux, et qui pourtant dégageaient un puissant romantisme.

Marchant côte à côte dans ce quartier que la grande majorité des gens fuient comme la peste une fois la nuit tombée, c’est cape relevée et sourire aux lèvres que nous avancions au travers de l’épais smog des rues Londoniennes. La nuit était notre domaine, notre royaume. Tout comme l’était devenue cette ville d’accueil, terre d’asile où nous nous étions dissimulés pour démarrer une nouvelle vie à laquelle nous commencions déjà tous deux à prendre goût.

Nous échangeâmes tous deux un regard complice et pétillant en tournant au coin d’une avenue miteuse et dont les lumières étaient pour la plupart vacillantes ou disparues, victimes de vandalismes. Les lèvres infiniment douces de la belle rousse se posèrent sur les miennes et une lueur facétieuse passa dans les yeux de rubis de l’étoile des Ténèbres. Soudain, mes yeux furent attirés furtivement par une présence à quelques dizaines de mètres derrière nous. Discrètement, je me penchai à l’oreille de la gardienne de l’été, et lui dis :
- Pour toi... J'espère qu'ils seront à ton goût. Le banquet que je t'offre pour fêter notre bonheur...

L’idée sembla particulièrement toucher la belle qui m’attira dans un coin sombre pour me remercier de manière plus qu’agréable. Enlaçant fiévreusement la jolie rousse, je lui rendis son baiser fougueux avant d’enfouir avec délice mon visage au creux de son cou et de me noyer dans sa chevelure dont l’odeur me faisait perdre la tête. Puis, je lui soufflai doucement à l’oreille :
- Je vais aller rencontrer mon informateur pendant que tu te nourris.
Un doux baiser dans le cou avant de mettre fin à l’étreinte. Et en réponse à son remerciement :
- Ce n’est que le premier festin d’une longue liste, mon Ange des Ténèbres. Je n’en aurai pas pour longtemps…

Remettant ma cape, je repris la direction du bordel, à vitesse soutenue cette fois. Après avoir tourné dans la rue suivante, je me retrouvai finalement devant la taverne miteuse qui se trouvait être le bordel le plus dangereux de Londres. Comme chaque soir, des bandes de malfrats en tous genres traînaient devant le bâtiment en détroussant les naïfs qui étaient assez bêtes pour se perdre dans le quartier en pleine nuit. Certains étaient là pour se payer du bon temps avec les filles, d’autres pour se battre. La zone entière était contrôlée par un cartel des plus dangereux, qui avait la main mise sur les putes, les rackets et les trafics en tous genres : épices, substances hallucinogènes, assassinats et même enlèvements. Cependant, la présence de l'organisation maintenait malgré tout un semblant d'ordre. De ce fait, les hommes de loi se tenaient à l’écart de leur petit commerce illégal. Un arrangement des plus louches, mais qui ressemblait bien à certaines pourritures de politiciens touchant des pots de vin pour fermer les yeux sur tout cela.

Aussitôt qu’ils me virent approcher, les deux loubards surveillant l’entrée de la taverne firent mine de venir me stopper. Fronçant les sourcils, je leur dis immédiatement en ôtant ma cape pour dévoiler mon visage :
- Oh, là ! Ne faites pas quelque chose que vous pourriez regretter…
Dès qu’ils me reconnurent, les brutes s’excusèrent platement et m’invitèrent à entrer. Ils avaient déjà eu à faire à moi et savaient qu'il était inutile de réitérer l'expérience qui leur avait valu des bleus et quelques côtes cassées. Oui… Je n’en étais pas très fier mais mon métier m’imposait de rencontrer des contacts dans les pires bas fonds. Cette taverne en faisait partie, et de ce fait, ma réputation me précédait dans ces endroits sordides. Du moins, dans la plupart…

Si l’extérieur du bordel ne payait pas de mine, l’intérieur était encore bien pire… Aussitôt, les odeurs d’alcools en tous genres et de sexe vinrent me piquer le nez et les yeux. Cocktail explosif de poivrots ivres à souhait se vautrant dans le péché avec des prostituées à l’hygiène plus que questionnable. Dans tous les coins sombres, et sans le moindre signe de pudeur, des ivrognes, des hors la loi, des pirates ou des meurtriers, participaient à des orgies avec les filles du bordel dans un concert de bruits plus écoeurants les uns que les autres. Chaque fois que j'entrais là dedans, je me demandais pourquoi j'étais assez indulgent pour permettre à cette bande de porcs en culottes bouffantes de respirer ne serait ce qu'une seconde de plus. Finalement, c'était aussi bien que Lydia n'assiste pas à un tel spectacle...

J’étais régulièrement venu rencontrer des informateurs dans ce lieu de débauche et de perdition, et pourtant, chaque fois que je le voyais, le même sentiment de dégoût et de nausée m’envahissait. Cette fois ci ne fit pas exception à la règle.

Une lueur de haine passa dans mon regard de jais alors que je cherchais mon contact dans la salle. Finalement, dans un des coins les plus sombres, assis à une table crade et sans éclairage, Ethan m’attendait, le visage enfoui dans une cape lui aussi. Rapidement, je me dirigeai vers lui et m’assis sans forme de révérence.
- Tu n’as pas commandé quelque chose en m’attendant ? lui dis-je pour détendre l’atmosphère.
- Es tu devenu dingue ? répondit il avec ironie. Qui sait ce que je pourrais attraper en buvant dans un de leurs verres…
- Tu marques un point, admis-je en hochant la tête. Alors ? Qu’est ce que tu as pour moi ? Russel m’a dit que tu avais du neuf concernant mes cibles privilégiées ?

Un instant hésitant, Ethan s’approcha de moi, et commença à me dévoiler ce qu’il avait appris…
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MessageSujet: Re: [1748] Dent pour dent [Lydia & Inferno ~ Entraînement]   Dim 19 Aoû - 1:09

Un léger murmure, une voix qui fredonnait dans cette glorieuse nuit d'été. Une chanson qui s'élevait en hommage à la lune, témoin de son amour, témoin de son bonheur. Séléné dont les doux rayons se jouaient du smog bassement humain. Les actes des hommes, même les plus acharnés ne pourraient effacer une telle beauté.

Le chant se poursuivit, délicat presque inaudible. Un appel qu'on ne pouvait ressentir qu'une fois pris au piège. Lydia était d'humeur chasseresse. Elle ne souffrait pas de la Soif de Sang. Ce n'était pas le besoin impérieur, la souffrance qui l'avait poussée à s'aventurer à ses lieux où la lie foulait le sol le plus répugnant que l'on puisse trouver. Sale et encombré comme devait l'être l'intérieur de cette taverne ou plutôt ce bordel où son amant avait disparu.

Pour toi, Jason. je sais à quel point cela compte pour toi. Et je serai toujours à tes côtés.

Souriante, elle leva la tête, laissant la lune caresser son visage. Eclat blanc et si pur, radieuse et lumineuse, la Vampire sublimée par la douceur de Séléné avait tout d'une colombe. Blanche et pure, une tendre colombe égarée au milieu des vautours. Sans crainte, presque insouciante, elle se tenait immobile là où Inferno l'avait laissée. Elle n'avait nul besoin de les contempler et encore moins de les laisser entrapercevoir son terrifiant regard de chasseresse. Lorsque la chasse commençait, ses yeux de rubis se faisaient de braise, d'ambre rougeoyante avant de prendre un ultime éclat dont nul être ne pouvait parler. C'était le regard du Vampire Bestial. Celui qui tuait sur ordre des dieux lorsque les crimes étaient trop lourds pour la douceur de la Vampire Couronnée.

Et celui-là, mieux valait ne jamais le croiser...

Un léger vent amenant un relent de puanteur, alcool, odeur de fumées en tout genres, sueurs froides et autres. C'était la pestilence humaine. Pourtant, un des hommes se détachait du lot ou plutôt deux.

D'un geste qu'elle souhaitait précipité, elle rabattit la capuche sur son visage. Une attitude craintive qu'elle mimait à la perfection. Elle se tenait juste au coin d'une ruelle. Face à elle se poursuivait le chemin menant au plus grand et malsain lieu de débauche de Whitechapel. Tout ce qu'il y avait de plus vil et de plus corrompu s'y donnait rendez-vous. Les dernières lampes, enfin, ce qu'il en restait, éclairaient presque par miracle cette ultime portion de rue étonnement dégagé. De son regard, elle s'était attachée à ses pas, à sa silhouette qui s'était finalement engouffrée dans la bâtisse où grouillait une vie plus qu'incertaine et toujours aussi malsaine.

Le silence soudain et la brume qui revenait. Lydia s'était tue. Jason était dans l'enceinte pour une rencontre qui allait marquer un tournant dans leurs vies et tandis que l'Hiver préparait sa future offensive, l'Eté lui brillait déjà, s'apprêtant à consumer ceux qui chercheraient à lui faire violence.

Elle entendaient des murmures, des rires gras étouffés, des obsénités que la bienséance empêchait de répêter. Des voix féminines lointaines, des prostituées prises au piège de cette vie, de ces quartiers sordides qui les avalaient aussi sûrement que le smog plongeait les ruelles dans la plus parfaite insécurité. Un brouillard sans commune mesure avec le sien et enfin, elle sentit le premier homme la saisir. Une véritable poigne de fer, d'une incroyable brutalité sur son épaule avant qu'elle ne reçoive un coup dans le ventre.

Cela devait se passer vite si vite. Des poignes de fers sur ses chevilles, des bras sous ses jambes, elle se sentait soulevée et entraîner dans la ruelle tout proche. Un cul de sac aussi sombre que le c.. du diable si elle se fiait aux paroles.

Des mains sur ses lèvres pour l'empêcher de crier avant qu'elle ne se retrouve clouée au sol et qu'on lui arrache sa cape.

Une lanterne en fin de vie juste au-dessus d'elle et elle put voir la face d'un rabatteur aux côtés d'une maquerelle et d'un marchand de chair humaine.

- Superbe et pas trop abîmée.
- Une vierge.
- Tu penses ?
- J'en mettrai ma main au feu. Cette fille-là est aussi intacte que le jour de sa naissance.


Elle sentit soudain une main relever ses jupes.

- Alors bas les pattes.
- Mais après...
- On verra, les marchands d'esclaves sont aussi friands de ce genre de pouliche encore en fleur. Une qualité pareille...


L'homme, la trentaine, séduisant, habillé avec recherche et éclat se retourna pour allumer une autre lanterne avant de se tourner vers les brutes.

- Toi, relève-la qu'on puisse mieux la regarder.

Le regard de Lydia se tourna vers l'homme de main qui eut un geste de recul avant de la saisir brutalement et pour la première fois, elle sembla réagir.

- Mate-la, bon sang.

Cette fois elle se débattit plus fort et l'un des autres hommes vint à la rescousse de son comparse.

- La mignonne. C'est qu'elle mordrait. Tu es sûr de vouloir la vendre à des orientaux ?
- Silence !!!


Un cri suivit.

- Eh, c'est qu'elle te mord vraiment !!! Cria l'un des bandits hilare.

Un autre geste du l'homme qui tentait de lui faire lâcher prise et Lydia se débattit de nouveau avant que, d'un coup de pied, elle ne brise la lanterne.

- Bon sang mais maîtrisez-la. Elle va finir par attirer l'attention des autres sur nous.

Un bruit sourd dans l'obscurité presque totale. Celui d'un corps qui tombait suivit d'un autre.

- Que ?

Une nouvelle lueur mais celle-là semblait surgir de nulle part.

Le proxénète se recula en découvrant leur victime debout, foulant les corps de deux de ses hommes de mains. Ce fut à cet instant qu'il remarqua un léger filet de sang au bord de ses lèvres qu'elle fit disparaître du bout des doigts. Doigts qu'elle lêcha doucement tandis qu'une sorte de mur semblait s'être créé entre eux et le reste de la ville, les prenant au piège mais en avait-il seulement conscience, fasciné par ce qu'il découvrait.

- Alors, je pensais que tu voulais me voir ?

Elle avança doucement avant d'accélerer si vite qu'il ne put comprendre et se retrouva violemment projeté sur le sol avant que Lydia ne s'installe sur lui et ne prenne son bras de force.

- Qui es-tu...

Elle enfonça ses canines dans son poignet.

- Celle qui va te précipiter aux Enfers qui t'attendent. Toi et tous ceux qui te suivent. Des respirations saccadées autour d'eux, la peur. Oui, aucun d'entre vous ne s'échappera de cette ruelle, elle sera votre tombeau.

Et se retournant de nouveau vers son ravisseur.

- Ton sang est piètre mais je m'en contenterai. Il me fera oublier le goût de celui de tes hommes de mains. Pour eux, je n'ai pas eu d'autres choix que de me presser mais toi, j'ai quelques questions à te poser et plus tu me feras perdre mon temps, plus ta douleur sera grande.

Un simple avant-goût mais elle n'eut point à user de la violence et encore moins de la torture, méthodes qu'elle détestait. Cela lui répugnait autant que ces hommes et cette femme qui ne méritait point l'air qu'ils respiraient.

L'Ange des Ténèbres une fois renseignée les fit tous passer de vie à trépas. Dans d'autres circonstances, elle leur aurait fait payer le prix fort pour ce qu'ils lui avaient fait subir et encore davantage pour le sort qu'il lui réservait. Une longue très longue agonie aurait précédé leur passage vers les prisons que leur réservaient leurs crimes plus qu'odieux mais la Vampire n'avait point oublié le but de leur visite en ces lieux. Jason avait un souhait, un désir et elle ferait tout pour l'aider à l'assouvir. Ce qui demandait de la discrétion. Elle abandonna alors simplement les cadavres tout en veillant à ne laisser sur eux aucune trace de morsures. Le temps que les corps soient retrouvés et emmenés, ils auraient eu le temps de se faire dix fois dépouiller.

Un dernier regard et Lydia se dirigea vers la sortie, souffant rapidement la bougie que Lucky avait posée dans sa paume. Les petites Vampires, quant à elles, avaient plongé la ruelle dans une nuit totale, les isolant dans la foulée. Un nettoyage rapide et il ne resta plus aucune trace de ce premier festin sur elle ou sa tenue. C'était comme si elle n'avait jamais croisé qui que ce soit. Et avançant vers un autre coin, elle attendit que Jason la rejoigne mais auparavant...

- Lucky, va remettre ce mot à Jason.
- C'est pour ?
- Son contact devrait savoir quoi en faire. Ces vies doivent être sauvées.
- Lydia...
- Certaines ne sont encore que des enfants. Personne ne mérite cela.
- Jason a raison...


Un regard chargé d'interrogation.

- Tu es comme un ange...

Un sourire et elle la laissa partir. Dire que leur chasse n'avait même pas encore commencé.
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MessageSujet: Re: [1748] Dent pour dent [Lydia & Inferno ~ Entraînement]   Lun 27 Aoû - 1:26



Poursuivant ma discussion avec Ethan, je faisais de mon mieux pour occulter bruits, odeurs et visions qui nous entouraient dans ce lieu de débauche et de perdition. La meilleure solution consistait encore à se concentrer sur les informations que me fournissait mon contact, et à traiter l’affaire en professionnel.

Pourtant, un homme aux cheveux mi longs sales, et barbu, dégageant une forte odeur mêlant sueur et alcool, commençait sérieusement à m’agacer. Assis à une table voisine, il buvait et gesticulait comme le font la plupart des poivrots qui atteignent un certain seuil alcoolisé. Serrant les poings sur la table pour me contenir, je repris les dernières paroles d’Ethan comme pour oublier l’alcoolique derrière moi :
- Un village près de Jamir. Tu es sûr de toi ? Il me semble bien que Jamir est une terre sacrée du sanctuaire.
- En effet. Et pas n’importe laquelle. Il ne te sera pas facile d’y pénétrer. Cependant, tes cibles sont en poste dans le village le plus proche, pas à la tour elle-même. Ce qui te simplifiera nettement la tâche.
- Je vois… Attends une seconde… lui dis-je soudain.

Ne contenant plus mon agacement, je me redressai pour m’approcher du clochard derrière moi. De près, l’odeur infecte qu’il dégageait était encore plus puissante. Ce type était vraiment un cas social désespéré… Le fusillant du regard, j’attendis qu’il me donne une seule bonne raison de le mettre en pièces.
- Quoi, qu’é’ qui a ? Tu veux mon portrait ? baragouina t’il d’un ton qui me déplut aussitôt.
Une lueur dangereuse passa dans mon regard de jais. Lorsque soudain, d’un geste vif et brusque, ma main attrapa son crâne et l’écrasa sur la surface dure de la table. Me forçant à ignorer son odeur pestilentielle, je me penchai à l’oreille de l’homme qui gigotait sans pouvoir se libérer de ma poigne de fer.

- Ecoutes moi bien, le barbu : le bruit que tu fais est tel que je ne peux même pas entretenir une conversation deux minutes avec mon ami, là derrière. De plus, l’odeur que tu dégages rendrait les odeurs d’une porcherie presque attrayantes.
- Lâches moi, ‘spèce de taré !

Ma main se resserra encore davantage sur la tête de l’homme qui se mit lentement à saigner du nez. Décidant que j’avais suffisamment perdu de temps avec lui, je redressai doucement sa tête avant de la rabattre brutalement sur la table. Le choc fut sec, et l’homme tomba à terre complètement sonné. Le propriétaire de l’établissement se tourna vers moi, mais une lueur de peur passa dans ses yeux lorsqu’il vit que c’était moi. Il n’ajouta rien, se contentant de laver ses verres qui semblaient aussi crades après être passés au lavage qu’avant.

Je me rassis alors face à Ethan, et lui dis :
- Excuses moi, nous disions ?
- Euh, oui. Jamir…

Lucky avait laissé Lydia dans sa ruelle sombre. Ce festin était pour elle et la familière ne se mettrait pas en travers du plaisir de la Belle. Et puis quelle aubaine que ce mot. Elle allait pouvoir entrer dans cette taverne et rejoindre Jason avec une demande de Lydia.

Un sourire en regardant le mot tracé avec une encre unique. Sombre et aux reflets rougeoyants, les lettres se dessinaient avec grâce et boucles. Elles étaient à l'image de celle qui les avaient tracées. Un léger soupçon qui laissait transparaître sa nature profonde pour qui était capable de la voir et le parfum de Lydia qui s'était accolé au parchemin...

Enfin, elle pénétra dans la taverne, forme sombre enveloppée d'une cape. Qu'un bruit ne la suive ni même de botte pour fouler le sol ne semblait déranger le public en pleine orgie. Que dire de plus sauf que même une fée aussi obsédée qu'elle était écoeurée par le spectacle de cette humanité avilie et souillée, se vautrant de la pire des fanges assouvissant le péché de luxure en un concert répugnant.

Enfin, personne ne fit attention à elle et elle rejoignit Jason. Son contact par contre pourrait être plus suspicieux et elle s'arrangea pour donner une véritable illusion de chair. Rencontrer une fée en ce genre de lieu aurait de quoi choquer n'importe qui.

" Jason... "

Elle s'était exprimée par la pensée après avoir salué le contact.

" Dis-lui que je suis aveugle et muette... Cela devrait aider. "

Un ton plus que sérieux.

" C'est Lydia qui m'envoie. Elle a une faveur à te demander. "

Elle fit glisser la note vers lui pour qu'il la lise. Celle-ci expliquer le chemin pour se rendre à une bâtisse loin de tout dans un autre quartier de Londres. En ces lieux étaient retenus des jeunes filles, des femmes et mêmes des enfants, garçons et filles. Tous étaient destinés à cet horrible sort et attendaient dans des conditions de terreur constante les futurs acheteurs. Tout y était détaillé ainsi que la demande de Lydia et le nombre de mercenaires qu'elle souhaitait pour libérer ces malheureuses victimes.

Lucky laissa à Inferno le temps de lire cela à son aise et de prendre sa décision même si elle en avait déjà une certaine idée.

" Lydia souhaite que tu engages des mercenaires grâce à ton contact. Elle ne peut supporter une telle chose... Elle te demande aussi de faire exécuter tous les intervenants. Hommes et femmes prenant part à cet ignoble trafic de chair humaine. Elle ne peut supporter cela. Ils ont tenté de l'enlever comme ils le font avec leurs autres victimes. Cela est son souhait...

Et puis, Londres se portera mieux sans ce genre de pourriture...

Lydia est un ange, tu sais. Un magnifique Ange des Enfers "


Parcourant rapidement le petit mot de la belle, je compris aussitôt ce qu’elle attendait de moi. Relevant la tête, je remerciai silencieusement Lucky avant de me tourner vers Ethan tandis que celle-ci s’éloignait.
- Tu es toujours en contact avec les mercenaires d'Eclipse Rouge ?
- Oui, pourquoi ? demanda celui, franchement étonné par cette question qui venait de nulle part.
Lui montrant l’adresse, je poursuivis :
- Tu sais ce qui se trouve à cet endroit ?
- Un entrepôt, je crois. Enfin, il me semble.
- Mais pas n’importe quel entrepôt, opinai-je soudain. Le cartel s’amuse à faire du trafic d’enfants et à les revendre pour le plaisir des plus grands pervers sexuels du monde…
- Et alors ? Tu es dans ce métier depuis assez longtemps pour savoir comment ça fonctionne. Ne fais pas celui qui tombe du ciel, Jason… rétorqua Ethan.

Agacé par de telles remarques, je l’attrapai violemment par le col avant de remettre les pendules à l’heure :
- Je veux que ces gosses soient libérés, et ce cartel démantelé, et je le veux tout de suite !
- Mais qu’est ce qui te prend ?! Lâches moi ! répondit il aussitôt, quelque peu apeuré.
- Engage Eclipse Rouge. Leur prix sera le mien. Mais quand je reviendrai de Jamir, je veux que ce cartel ait été nettoyé des rues de Londres. C’est bien clair ? achevai-je en relâchant ma prise sur son col.
- Bon, bon. Entendu. Calmes toi ! C'est juste que ça ne t'a jamais posé de problèmes auparavant... Comment s'appelle t'elle ? ajouta t'il soudain.
- Quoi ? répondis-je alors, pris au dépourvu.
- Celle pour qui tu fais ca ? Comment s'appelle t'elle ?
- Ethan, mêles toi de tes affaires, répliquai-je en me levant.
- Très bien... Mais tu sais ce qu'on dit. Pour les gens comme nous, avoir une relation est dangereux. Ca a coûté la vie a beaucoup de gens comme toi.
Mon regard transperça Ethan de longues secondes avant que je n'ajoute simplement :
- Fais ce que je t'ai dit... Ca suffira...
- C'est toi qui vois... Comment je te contacte ? Et quand ?
- C’est moi qui te contacterai… achevai-je en quittant la table.

Je ressortis enfin à l’air libre et mon premier réflexe fut de prendre une grande bouffée d’air pur. Même si l’atmosphère du quartier baignait légèrement dans une odeur d’urine désagréable, cela restait une délivrance comparé à la taverne d’où je sortais. Rapidement, je rejoignis l’étoile des Ténèbres qui m’attendait sagement dans l’ombre. Je m’approchai d’elle et attrapai sa main sans m’arrêter en lui murmurant :
- Je connais notre destination. Tirons nous de là. J’ai assez vu cet endroit pour le moment…


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MessageSujet: Re: [1748] Dent pour dent [Lydia & Inferno ~ Entraînement]   Ven 7 Sep - 21:59

Dans l'ombre de la ruelle, l'attente se prolongeait sans qu'elle ne perde une seule fois patience. La rousse Vampire savait à quel point cela comptait pour son cher Démon. L'Ange au teint d'albâtre sentait son coeur s'ouvrir davantage à chaque journée qui passait. Chaque jour ou plutôt chaque nuit, la Chasseresse vivait comme dans un rêve ce retour à une vie qu'elle pensait avoir perdue à jamais.

Elle restait elle-même mais une nouvelle Soif de Vivre éclosait en elle. A la lumière de son Etoile, elle grandirait et apaiserait sa Soif de Sang. Un sourire tendre sur ses lèvres tout comme le goût du merveilleux cadeau qu'il lui avait offert. Un banquet dont la Belle s'était délectée. Sens tournés vers les environs et leur faune grouillante, elle ne cessait de le suivre. La brume s'était de nouveau élevée, la drappant d'une robe tout en vapeur et délicatesse. Une robe qui un jour serait son seul habit pour l'unique regard de son Gardien.

L'Eté et l'Hiver étaient destinés à s'aimer.

Lucky la rejoignit soudain, triomphante. Elle virevoltait tout en vitesse autour de la spectre, éveillant la curiosité des petites vampires.

- Il a accepté, Lydia.
- Jason... merci.
- Il t'aime, tu sais.
Lança-t-elle avant de s'esquiver.

Lydia allait la suivre lorsqu'elle sentit qu'Inferno s'apprêtait à quitter cette infâme gargotte.

On en reparlera, Lucky.

Quelques instants plus tard et le Démon rejoignit l'Ange. Elle avança vers lui et l'embrassa avant de l'étreindre gentiment.

- Merci, mon tendre Démon. Merci, Jason. Je sais ce que c'est que d'être séquestrée et terrifiée.

Puis, l'entraînant hors du quartier, elle reprit.

- Et toi, tu as enfin obtenu ta réponse. Et puis-je savoir où se terrent ceux qui t'on fait tant de mal ?

Qu'ils paient enfin leurs crimes.

Elle lui avait pris la main tout en posant cette question et la réponse ne tarda pas à venir.

- Jamir ? Dans l'Orient lointain et au sommet des montagnes. Je vois, les chacals se terrent bien loin tout en restant dans l'ombre du Sanctuaire.

Commençant à recroiser de simples badauds, elle lui prit le bras. A leurs yeux, ils formeraient un jeune couple comme tant d'autres déambulant dans les rues de Londres. Image qui rendait Lydia si heureuse. Apparaître au bras de celui qu'elle aimait, tout simplement, sans craindre qu'on ne les sépare ou les massacre juste à cause de leur sentiments.

Enfin leur manoir était en vue et assurée de ne pas se faire surprendre, elle reprit.

- Et bien... Jamir sera leur tombeau. Seule la tour peut les sauver mais aucun d'eux n'atteindra cette terre d'asile.

Oui, nul asile pour eux.

Elle l'arrêta soudain avant de le plaquer contre le mur d'une maison toute proche. Ses yeux brillaient. L'excitation de la chasse mais aussi le désir qu'elle ressentait grandir en elle pour Inferno. Elle l'aimait, elle voulait le rendre heureux et le libérer de ce passé qui le retiendrait prisonnier de sa souffrance et ce tant que sa vengeance ne serait pas accomplie.

Non, pas vengeance mais justice. Justice pour des innocents morts sous les coups de lâches. Le mort poour les meurtriers.

Athéna devrait nous remercier, nous qui purgeons le monde de sa pourriture, nous qui n'avons pas peur de nous souiller les mains dans la lie de ces villes puantes. Mêmes les chevaliers condamneraient une telle horreur.

Et après être restée un instant silencieuse, ses magnifiques yeux de rubis plongeant dans ceux si sombres de son amour, elle reprit. Un ton doux et porteur de tant de promesses.

- Ils ne nous échapperont pas, Jason. Nous leur laisserons la vue. Pour qu'ils contemplent à chaque instant, leur salut sans jamais l'atteindre. La chasse n'en sera que meilleure.

Elle se rapprocha ensuite avant de se blottir contre lui.

- Oui, je veux le meilleur pour toi, mon amour...


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


Tibet, quelques jours plus tard...

Un village à l'ombre de Jamir, la neige tombait. Le froid de la haute montagne se faisait de plus en plus mordant à mesure qu'ils progressaient. Des roches à perte de vue s'étalaient devant eux. Une terre dure, inhospitalière qui mettait les êtres à l'épreuve mais pour qui vivait aux Enfers, ce n'était qu'un lieu un peu plus rude que les autres.

Aux côtés de Jason, avançait Lydia, dissimulée dans des habits sombres, ne laissant rien apparaître de ses formes ou de sa sompteuse chevelure de feu. Furtives et invisibles, tels étaient les chasseurs encore en maraude.

La nuit était leur complice mais cette neige pouvait les gêner. Quoique Inferno possédait l'orbe de l'Hiver. Détail qui un jour prendrai tout son sens. Lorsque leur déesse aurait de nouveau besoin d'eux mais où se tenait-elle en ce moment ?

Pas dans ce village en tout cas. Isolé loin de chatoyantes terres de Grèce, il s'accrochait fermement à la roche, solide et fier. Bâti avec amour et espoir par des hommes forts.

A la faveur de la nuit, la rousse Vampire s'immobilisa avant de désigner à son amant la tour qui se dressait au loin. Si loin...

- Contemple cela, mon tendre Jason. Cette tour est leur asile. Le seul lieu capable de les soustraire à nous mais ces pleutres se sont crus trop en sécurité.

Elle s'écarta avant de dire.

- A toi, Jason, à toi de donner le signal de la chasse. Cette nuit sera leur dernière. Et lorsque se lèvera le jour, ils se réveilleront en Enfers.
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MessageSujet: Re: [1748] Dent pour dent [Lydia & Inferno ~ Entraînement]   Lun 1 Oct - 23:15



Tibet, Quelques jours plus tard…

La nuit était paisiblement tombée sur la vallée que dominait Jamir, la célèbre tour. C’était en contrebas de la falaise de Jamir, près de deux cent mètres plus bas, que se situait le village dans lequel mes cibles s’étaient réfugiées depuis tout ce temps. Furtivement, et avec rapidité, nous sautions d’arbre en arbre, de branche en branche avant de finalement atteindre l’orée du bois. D’ici, la vue sur la vallée était superbe pour planifier notre approche. Les flocons tombant sur les lieux leur donnaient un côté mystique magnifique. Silencieux, nous profitâmes de cette vue, avant de finalement avancer de quelques pas.
- Oui, cette fois, ils ne s’en sortiront pas. Pénétrons le village et tuons les sans bruit, avant de fuir. Inutile d’attirer l’attention, nous ne sommes pas là pour ça…

Une profonde inspiration, avant de me tourner vers la rousse vampire :
- Allons y ! Leur sursis n’a que trop duré…

Aussitôt, nous repartîmes d’un bond et en quelques enjambées, nous entrâmes dans les rues du village endormi. Personne ne se promenait dans les rues, si ce n’était quelques gardes bien incapables de repérer deux ombres habituées à se déplacer en silence telles que nous. La recherche dura seulement quelques minutes, et soudain, au détour d’une ruelle, mes jambes s’immobilisèrent : il était plus gras, mal rasé et ses cheveux étaient grisonnants, mais aucun doute là-dessus, c’était l’un d’entre eux. Un signe de tête silencieux à Lydia avant de m’avancer hors de la ruelle, me dévoilant ainsi en sortant des ténèbres.
- Qui va là ! hurla l’homme sur la place en dégainant son pistolet.
- Je m’avoue déçu, répondis-je d’un ton calme. Tu ne reconnais donc pas un vieil ami ?

M’approchant d’un pas lent et calculé, je m’immobilisai à quelques mètres de ma cible, tandis que Lydia restait dissimulée dans l’ombre.
- Tu ne te souviens pas de moi, n’est ce pas ? Le Manoir Arkaios, il y a neuf ans ?
Immédiatement, le regard de l’homme se changea, laissant la place à la terreur. Il avait compris…

D’un geste vif, il dirigea l’arme vers moi et le coup partit, retentissant dans toute la vallée. Le projectile était rapide, mais pas assez pour moi. Esquivant le projectile, je chargeai l’ennemi avant de le désarmer d’un simple coup dans le plexus. L’homme immense chargea toute sa force dans ses poings et me frappa avec toute sa puissance en plein visage :
- Meurs !! Chien de Spectre !
Son geste me fit reculer d’un pas, et du sang se mit à couler lentement de ma lèvre, avant de s’écraser en une tâche écarlate dans la neige près du puits de la grand place. Mais alors que j’aurais dû être amusé par l’impuissance de mon ennemi, sa dernière phrase me perturbait au plus haut point. Je ne portais pas mon surplis, et Lydia était dissimulée. Comment savait il que j’étais un spectre.

Soudain, tout autour de nous, des bruits se firent de plus en plus pressants. Et une voix venue des ténèbres dévoila mes pires craintes :
- Il a mordu à l’appât ! Attrapez-le !
En un instant, je compris que nous avions été piégés :
- Espèce de salopard ! hurlai-je en lui décochant un uppercut en pleine mâchoire.
Dans un râle de douleur, le chien d’attaque du sanctuaire s’effondra derrière lui et chuta au fond du puits en une série de bruits horribles. Il n’y avait pas de doutes à avoir : il était mort. Me tournant aussitôt vers Lydia, je lui dis :
- Vite ! Il faut trouver les autres et les tuer sans perdre une seconde ! C’est un piège !

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MessageSujet: Re: [1748] Dent pour dent [Lydia & Inferno ~ Entraînement]   Ven 19 Oct - 20:38

La brise du crépuscule soufflait doucement, calme et paisible. Le village tout proche semblait sommeiller dans une quiétude froide mais si trompeuse. Dans la pénombre triomphante, deux silhouettes furtives filaient d'arbre en arbre sans faire le moindre son de trop. Dans le plus grand silence, elles avançaient telles des anges de la mort vers les futurs hôtes des Enfers. Un instant, elles s'immobilisèrent face à un spectacle magnifique. La Vallée et le village étaient juste sublimes. Face à cela, la voix de l'Ange des Ténèbres s'était élevée pour le seul Démons. Si douce si tendre à l'opposé de la cruauté de ses mots...

- Ces mécréants ne méritent guère la protection du Sanctuaire et encore moins de couler des jours paisibles en un tel lieu d'Asile. Comment peuvent-ils seulement tolérer ce genre de monstres en leurs rangs. Ces pourritures ne doivent plus jamais voir le soleil se lever. La douceur des rayons d'Hélios leur sera à jamais interdite...

Elle frissonna soudain, prenant la main de Jason dans la sienne. La tendre chasseresse était glacée. Lydia n'avait pas voulu inquiéter celui qu'elle aimait ni prendre le risque de le voir renoncer pour elle, aussi ne lui avait-elle pas révélé sa crainte du froid. L'Ange à la chevelure de feu se savait vulnérable au feu ou à la neige, elle avait pu l'expérimenter de la pire des façons. Ce qui avait laissé des traces en elle. Les guerriers divins d'Odin avaient été particulièrement odieux avec elle lorsqu'ils avaient remarqué cette faiblesse. Elle frissonna une nouvelle fois en se remémorant cet instant où l'Alpha l'avait suspendue au-dessus de la lave au moyen de ses épées plantées profondément dans ses chairs, la transperçant carrément. Il l'avait lâchement attaquée dans le dos d'entrée de jeu avant même que le combat ne sonne. Le mépris dont il avait fait preuve à son égard n'avait d'égal que sa cruauté. Pas même son nom, elle ignorait jusqu'à son nom. Seules lui restaient sa lâcheté et sa cruauté. Comment qualifier autrement un tel acte ? Depuis, la Belle ne supportait plus l'idée de rencontrer des Ases. Ceux-ci n'étaient plus pour elle que barbares et brutes se plaisant à attaquer plus faibles qu'eux ou à se mettre à plusieurs contre un. Bref, elle ne les supportait plus. Oui, aucun de ces porcs n'était digne de confiance...

Une tendre chaleur la tira de ses douloureux souvenirs et elle sourit à Jason. Sa main serra celle de son amant et elle sentit le cosmos du Démon l'envelopper. Il était le Gardien de l'Hiver et cela semblait lui apporter de surprenantes capacités. Celle de protéger la magnifique Etoile des Ténèbres en était une. Elle se sentait si bien auprès de lui. Dès que cette chasse serait achevée, elle le lui dirait. Elle s'en fit la promesse tout en écoutant les paroles du jeune homme. L'assassin de l'Ombre ne s'était pas aperçu du trouble de l'Ange des Ténèbres, ce qui la rassura. Lydia ne savait que trop bien l'importance de ce qui allait se dérouler sous peu. D'un geste plein de tendresse, elle posa ses lèvres sur celles de son amour avant que tous deux ne s'élancent vers le village.

Les rues défilèrent sous leurs pas et leurs ailes. La vampire au teint d'albâtre volait quasi aux côtés de Jason. Sa longue cape ne faisant qu'un léger bruit avant que soudain l'assassin ne stoppe face à sa première cible. Un homme comme tant d'autre encore inconscient de sa fin imminente. D'ici peu les ailes de la mort le faucherait sans le moindre bruit quoique cela n'était pas vraiment dans les intentions d'Inferno. Se fondant dans les ombres, la Belle suivit les mouvements de son amant.

Chaque seconde chaque minute était à la hauteur de la douleur accumulée du spectre. Jason lui faisait face. Il devait bien avoir changé l'enfant que ces monstres avaient assassiné. Bien des mots s'élevèrent faisant blanchir l'homme encore mieux que le froid l'aurait pu. Puis, soudain, elle le vit en proie à la panique.

Spectre ? Nous avons pourtant pris nos précautions pour dissimuler nos identités. Ni moi ni Jason ne portons nos surplis.

Une détonation déchira le silence de la nuit avant que d'autres n'approchent. Elle pouvait sentir l'odeur du sang, l'odeur de la vie. A quelques pas, Jason faisait définitivement payer son ancien tortionnaire qui acheva sa vie au fond d'un puits. Un ultime souffle et il exhala, son corps disloqué suite à sa chute contre les parois, réduit à l'état de pantin brisé. Une mort honteuse digne de la crapule qu'il avait été de son vivant. Cette âme n'avait rien de pure, c'était la juge des Enfers vibrant en elle qui venait de délivrer sa sentence. Et lorsqu'elle prendrait la parole en tant que Gardienne de la Tolomea, cela ferait mal très mal.

Tout comme, il avait voulu te noyer, mon amour...

Elle se concentra avant de voir apparaître l'âme ébahie. Celle-ci s'extirpa du Puits avant de tomber sur des yeux brillants. Un regard de braise si attirant qu'il ne pouvait que s'y noyer. Elle était la Sirène des Enfers, celle capable de faire plier l'Incube. Lille, le Démon du sexe lui-même s'était retrouvé désarmé contre celle qui lui avait résisté, lui apprenant que même les Démons Incubes et Succubes pouvaient être déjoués. Elle était le Charme, le magnétisme et le Mystère alors que l'Incube était le sexe torride et le Succube le désir et la Sensualité. La voix enchanteresse de l'Etoile Céleste reprit, les intonations si douces, si mélodieuses.

- A toi qui a fait le mal de ton vivant, détournant les paroles de ta déesse pour assouvir ta soif de pouvoir de meurtre et de Luxure. A toi qui fus le dernier des monstres et des lâches, t'en prenant aux femmes et aux enfants, l'enfer est encore trop doux pour te faire sentir le poids de tes crimes. Ouvre ton âme et écoute le jugement de la Gardienne de la deuxième sphère, juge des Enfers en l'absence du Spectre du Griffon. Qu'au nom de la Justice du seigneur Hadès et de la Vénérée Perséphone, tes pas te mènent vers l'ensemble des prisons que te destinent tes actes. Que ton châtiment commence dans la Prison des Violents où tu accompliras la première partie de ta peine. Que le lac te retienne aussi longtemps que tes crimes t'y destinent avant que ton châtiment ne te mène au désert des Pervers, puis à la prison des Hérétiques, toi qui a outragé le nom d'Athéna, et à celle des criminels, toi qui a massacré hommes, femmes et enfants, avant d'enfin finir dans les glaces du Cocyte, toi qui t'es élevé contre l'éveil d'un spectre.

L'ombre terrifiée s'effondra devant Lydia avant que la spectre ne se concentre et ne l'envoie errer dans les limbes le temps que les Enfers ne se rouvrent. La sentence était à hauteur de ceux qui contrecarraient les plans d'Hadès en s'en prenant aux spectres en contrariant leurs éveils. Ils appartenaient aux Enfers et cela, elle veillerait à ce que Jason s'en soucie tout en ménageant son désir de liberté. Un regard amoureux vers la silhouette de l'Assassin des Ombres. Ensemble, unis, l'Ange et le Démon détruiraient la pourriture humaine, jamais une âme pure ne s'éteindrait sous le battement de leurs ailes. La Belle lança alors à son amour ce message.

Ainsi, nous sommes tombés dans un piège. Mais savent-ils que nous sommes deux ?

Elle se dirigea vers un des toits où elle se percha avant de lancer son appel vers Jason.

" Oui, nous sommes attendus mon amour. Mais personne ne semble encore connaître notre nature exacte. "

D'un geste tout en grâce, elle s'éleva avant de rejoindre les toits. De là, elle intensifia son cosmos, ses sens s'étendant dans toutes les directions. Nulle vie n'échapperait à l'Ange aux ailes d'Ambre.

Ô sublime crépuscule...

Qu'en cette nuit, nulle vie ne m'échappe, nulle âme désireuse de nous nuire.


Lydia replia ses ailes tout contre elle, se plongeant dans une transe lui permettant de découvrir toute vie se déplaçant près d'elle.

- Quoi !!!

Elle eut tout juste le temps d'éviter une volée de flèches avant de localiser l'archer.

- Tu penses pouvoir me piquer comme un papillon aussi facilement ! Apprécie la force d'un papillon de nuit.

Mouvement de cape et de tissu clairs tandis qu'elle plongeait droit devant l'homme dissimulé derrière un ensemble de caisse de bois. Une belle barricade laissant tout juste la place pour une meurtrière où glisser son arme. Puis, parlant de mort, une forme glissa derrière lui avant de lui saisir les épaules et de le tourner vers elle. Le regard brun de l'homme plongea dans celui rougeoyant de la Vampire qui l'attira simplement vers elle avant de poser ses lèvres contre son cou.

Un bref mouvement et elle effleura à peine, égratignant à peine sa peau.

Que d'un seul baiser, la mort t'emporte dans la plus grande des douceurs, laisse ses ailes t'envelopper avant de t'abandonner aux Ténèbres.

Le Liquide chaud glissa dans la gorge de Lydia qui s'en délecta avant que l'archer en s'effondre entre ses bras si doux, sa tête bascula sur son épaule. D'un geste, elle le laissa glisser sur le sol avant d'ordonner à ses petites compagnes de faire disparaître le corps. un à un, elle les ferait tomber sans laisser de trace de son passage. Les corps seraient intacts du moins ceux qu'elle ne viderait point.

- Emmenez-le, mes soeurs, tendres petites Vampires. Offrez-lui un bûcher funéraire lorsque le moment sera venu.

Puis se retournant vers Jason.

" Prend garde mon amour, ils sont tous embusqués. Il nous faudra agir en parfaite coordination pour les atteindre tous avant qu'ils ne trahissent notre présence. "
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MessageSujet: Re: [1748] Dent pour dent [Lydia & Inferno ~ Entraînement]   Dim 11 Nov - 18:45



Un piège. C’était un gigantesque piège destine à m’attraper, et j’avais été assez idiot pour non seulement mordre à l’appât, mais en plus y entraîner Lydia. Serrant les poings, c’est d’un bond que je rejoignis la hauteur que me prodiguaient les toits pour mieux rechercher mes cibles. Les trois tireurs embusqués qui s’y dissimulés s’effondrèrent en un quart de seconde lorsque mes couteaux de lancer pénétrèrent leur chair. D’un regard, j’aperçus Lydia dans la rue d’en face qui commençait déjà à faire ses premières victimes, elle aussi. Il fallait agir vite. Balayant les lieux du regard, j’aperçus un large groupe d’hommes d’armes approchant à vitesse soutenue de nous. Et parmi eux, mes yeux vifs reconnurent aussitôt deux des cibles que je recherchais. Une lueur prédatrice brilla l’espace d’un instant dans mes yeux, et en quelques enjambées pour sauter de toit en toit, je rejoignis le large groupe avant de sauter à bas. J’atterris dans la rue pour faire face au groupe tout entier.

- Pauvres fous… murmurai-je d’une voix à peine audible.
Mon cosmos se déploya avec une soudaineté mordante, et mes poings fendirent l’air, tels une pluie de balles s’abattant sur le corps d’armée. Le résultat fut des plus violents : le groupe armé fut balayé et mis en pièces par la puissance de l’attaque cosmique. Ils étaient tous à terre, pas un n’avait échappé à l’attaque du Démon. Puis, je sortis la lame que m’avait offerte Lydia, avant de faire le tour des corps.
Lydia, pas un ne doit survivre à présent que certains nous ont vus utiliser nos pouvoirs. Ne laisses aucun témoin… lui murmurai-je télépathiquement.

Froidement, méthodiquement, je fis le tour des cadavres en achevant d’un simple coup de lame ceux qui étaient encore en vie après l’attaque. Je pris le soin tout particulier de bien achever mes deux cibles. C’est alors qu’une des chauve souris attira mon attention par un cri suraigu qui paraissait paniqué. Tournant aussitôt la tête, j’aperçus un homme entièrement recouvert d’une cape d’Ombre qui avait chargé sur moi dans mon dos sans que je l’entende. Il fendit l’air avec deux lames courtes et je n’eus qu’un instant pour esquiver en tournoyant sur moi-même. Dans la foulée, je pris ma seconde dague et un combat s’engagea aussitôt avec le mystérieux adversaire qui se débrouillait bien mieux que les autres.

Les dagues s’entrechoquèrent dans la rue où nous nous tenions à présents seuls debout, et entourés de cadavres. C’est alors que je commis une erreur en reculant et en trébuchant sur un des corps. Immédiatement, mon équilibre fut rompu, et l’ennemi s’engouffra dans la faille. Tournoyant sur lui-même, il donna un double coup avec ses dagues que je parvins à esquiver. Cependant, il ne s’arrêta pas là : poursuivant sur sa lancée, il tourna une nouvelle fois et sa jambe armée vint heurter mes côtes, achevant de briser mon équilibre déjà précaire. Je ne pus que m’effondrer à terre en lâchant mes dagues qui s’ancrèrent dans la neige de la rue.

Mon adversaire ne tarda pas à poursuivre son offensive : bondissant du sol il mit tout son poids dans ses dagues qu’il tendait en avant pour tomber sur mon corps. Je n’eus que le temps d’attraper chacun de ses poignets pour éviter que les lames ne pénètrent mon corps. Son attaque fut stoppée net. Il était peut être fort, mais de là à rivaliser avec un spectre, il était très loin de sa catégorie. Souriant soudainement d’un air triomphant, je lui dis soudain :
- Tu as commis une grave erreur en misant sur ta force pour me vaincre…

Mes mains se resserrèrent si fort autour de ses poignets furent tous deux brisés sur le coup. Il ne put contenir un cri de douleur, et j’ajoutai soudain :
- Adieu…
Mon pied frappa son estomac avec une violence inouïe et je le fis passer par-dessus moi. Il alla s’écraser contre un mur plusieurs mètres plus loin. Le craquement que firent ses os au contact du mur ne laissa que peu de doutes quant à son état : il était mort…

Me dirigeant lentement vers mes dagues, j’attrapai doucement celle que m’avait offerte Lydia. Lorsque je la retirai de la neige, je vis avec amusement qu’elle avait laissé une trace parfaite de la forme de la dague, comme si elle avait été moulée dans la neige. Au loin, les cris de terreur se poursuivaient : de toute évidence, la belle vampire poursuivait son carnage pour que je puisse terminer mon travail. Et elle était diablement efficace !
Il n’en reste plus qu’un. Gagnes moi encore un peu de temps et nous pourrons décamper. Mais souviens toi, aucun témoin…

Rengainant mes lames, je bondis à nouveau sur les toits, à la recherche de ma dernière victime…

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MessageSujet: Re: [1748] Dent pour dent [Lydia & Inferno ~ Entraînement]   Dim 11 Nov - 20:46

Les tuer tous, ne laisser aucun survivant comme lors de ses toutes premières chasses. Ces proies étaient à chaque fois ce qu'il y avait de plus vile en cette humanité qu'Athéna aimait en bloc sans distinction. Des cris étouffés avant même qu'ils ne soient lancés. Tout allait vite, tout devait se régler au plus vite. Nulle hésitation nulle pitié nul pardon. Pourquoi perdre de précieux instants à raisonner des êtres décidés à les tuer. Se rappelant les paroles de Jason et celles de ces porcs dans les rues de White Chapel, Lydia ne se faisait aucune illusion sur le sort qui serait le sien si jamais, elle tombait entre les griffes de ces hommes. La chasseresse ne le savait que trop bien et cela attisait son envie de les tuer.

Nul ne me touche sinon mon amour. Nul autre que lui, jamais.

Elle glissait sur la neige ne laissant quasi aucune trace à l'aide de ses compagnes et de bien d'autres artifices. Avoir des ailes étaient un tel avantage.

- Jason !!!

A peine ce cri lui avait-il échappé au moment où le spectre était aux prises avec un agresseur le faisant tomber qu'elle entendit une sorte de déclic suivit d'une détonation.

- Quoi !!!

D'une glissade dans la neige, elle avait évité le coup mais sa tête avait affleuré l'une des poutres d'une maison toute proche arrachant des pétales à sa si précieuse rose blanche. Juste deux ou trois pétales immaculés, cela n'altérerait en rien la beauté de la fleur mais aux yeux de Lydia, c'était un véritable affront. Non, c'était pire encore, cette rose, elle l'avait reçue de sa reine, de sa merveilleuse reine. Elle avait une valeur symbolique à ses yeux. La voir ainsi blessée lui rappela soudain qu'aussi bien elle que Jason étaient vulnérables. Que cela risquait de très mal finir si jamais, ils se relâchaient.

- Un message de ma reine, de ma vénérée déesse.

Le magnifique visage de Perséphone passa devant elle et la somptueuse vampire sourit soudain avant d'appeler Lucky et de lui tendre la rose qu'elle avait retiré de ses cheveux d'un geste empli de grâce. Ne perdant jamais cette élégance teintée de mystère associée à son nom. Vampire, fille de la Lune et Gardienne de l'Eté.

- Lucky, prend cette rose et garde-la précieusement. Que plus jamais, elle ne soit mise en danger au cours des combats. Ce n'est que lorsque tout sera fini que tu pourras de nouveau la piquer dans mes cheveux. Elle m'est très précieuse.

Puis, élevant la voix, elle se mit à chanter. Doucement...

" Ô ma reine, déesse des Saisons et souveraine du sombre Royaume, puissiez-vous nous protéger. Nous guider contre ces hommes qui ne pensent qu'à vous enlever les vôtres. Moi, la Chasseresse au teint d'albâtre, je vous promets de vous offrir en cadeau la vie de ces misérables qui ont osé souillé votre nom en tentant de vous enlever vos spectres.

Que leurs sangs misérables vous soient le plus doux des cadeaux. En mon nom, acceptez ce sacrifice et apaisez enfin l'âme et le coeur de celui que j'aime. "


Une prière à celle qu'elle avait juré de protéger avant d'entrer dans le vif du sujet.

Son cosmos se déploya alors à une allure phénoménale avant qu'elle ne prenne son poignard. La lame qui lui avait offerte Jason.

Ô Lune d'Ambre brille en cette nuit !!! Que l'éclat de ta beauté soit la dernière lumière que ces mécréants puissent contempler... avant de franchir les portes de la Mort.

Lune d'Ambre et Brouillard de la Nouvelle Lune, levez-vous tous les deux et que commence la Danse des Ténèbres !!!


D'un seul coup, la Belle se mit quasi à danser à une allure vertigineuse alliant pas de danse, battements d'ailes et jeu de lames. Le poignard ne manqua pas de sang cette nuit pas plus que Lydia. D'un geste, elle leur transperçait la chair de sa lame et de son Baiser, elle se gorgeait de leur sang. Pas trop, juste ce qu'il fallait pour que cela la désaltère sans paraître être de trop. Les corps ne seraient pas exsangues mais juste percés de blessures pouvant expliquer leur mort. Tuer à l'arme blanche était vraiment le mieux à faire en ce cas.

Danse du Vampire et Chasse de l'Assassin de l'Ombre. L'Ange et le Démon côte à côte jusqu'à ce que sa lame ne tranche un sac. Un sac contenant des balles d'argent et le rire de la Vampire s'échappa avant qu'elle ne brise proprement la nuque de l'homme.

- Hum, cela ne marche pas sur moi... Oublie, c'est juste bon pour les superstitions.

Par jeu, elle en ramassa quelques-unes avant de laisser tomber le cadavre. Il avait encore un de ses sacs suspendus à sa ceinture mais Lydia n'était pas une voleuse, elle ne s'abaisserait pas à faire les poches d'un mercenaire bardé d'une multitude de grigri.

Puis, enfin le dernier pas de danse glissa sur la neige. La Vampire avait levé sa dague face à la puissante lune qui perdit de son éclat et d'un geste, elle passa le bout de la langue le long de sa surface. Le sang disparut aussitôt. Elle aimait cette arme que lui avait offerte son amour et la replaça bien au chaud tout contre sa cuisse. Elle y serait bien mieux. Au contact de sa peau.

Puis, enfin, elle partit rejoindre son cher Démon. Il ne lui restait plus qu'une dernière flamme à souffler. Un spectacle de choix que le spectre allait offrir à celle qu'il aimait.
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MessageSujet: Re: [1748] Dent pour dent [Lydia & Inferno ~ Entraînement]   Mar 13 Nov - 19:27



Le silence était retombé sur le village à présent empli de cadavres, et la vallée de Jamir avait retrouvé une tranquillité apparente et toute relative. Pourtant, mes yeux continuaient de scruter l’obscurité à la recherche de ma dernière cible. Dix années avaient beau s’être passées, je reconnaitrais leurs visages n’importe où, et même vieillis. Les visages de ceux qui avaient ruiné ma vie. J’atterris sur un autre toit d’où j’avais une vision d’ensemble du centre du village et de sa grand place. Le tout était plongé dans le noir, et aucun son ne me parvenait.

Un léger bruissement d’aile attira mon attention, et un sourire se dessina sur mon visage lorsque Lydia se posa à mes côtés. Un rapide coup d’œil à son corps me rassura : elle n’avait rien.
- Tu vas bien ? lui demandai-je malgré tout.
Une nouvelle fois, mon regard balaya le centre du village sans trouver trace de la cible. S’était il déjà enfui ? Ou bien se cachait il tel le misérable couard qu’il était ?
Mes questions trouvèrent réponse lorsqu’un bruit de verre brisé attira notre attention à tous deux. Bien sûr, le bruit était lointain, et un être ordinaire ne l’aurait pas entendu. Mais pour des prédateurs tels que nous, dont l’ouïe était l’un des sens les plus développés, la chose était facilement repérable dans un village plongé dans le silence.

Un rapide coup d’œil vers la belle vampire et après un hochement de tête, nous plongeâmes vers la maison d’où était monté le bruit de verre cassé. Enfonçant la porte, je brandis une torche ramassée dans la rue sur un cadavre qui éclaira un homme recroquevillé dans la pièce du fond. Ses cheveux étaient grisonnants, et il était mal rasé. Mais je ne pus m’y tromper : un flashback de ma cible rajeuni de dix ans et portant une armure de cuir du sanctuaire me confirma la chose. C’était lui. Immédiatement, mon regard devint dangereusement mauvais, et une lueur de triomphe passa dans mes yeux :
- Tiens, tiens… commençai-je aussitôt en posant la torche dans la cheminée pour illuminer la pièce. Regardes un peu ce que nous avons là. Tu semblais nettement moins effrayé lorsque j’étais un gamin, n’est ce pas ?

Tremblant de la tête aux pieds, celui-ci ne répondit pas. Faisant lui-même partie du piège monté pour me tuer, il savait qui j’étais, et par conséquent il savait également qu’il était inutile de discuter pour tenter de sauver sa peau. Il n’avait plus qu’à… prier… Prier sa déesse bien aimée pour qu’un miracle se produise. Un miracle qui ne viendrait jamais car je ne le laisserais pas se produire.
Attrapant violemment l’homme par le col, je le plaquai contre le mur avant d’entamer d’une voix menaçante :
- Bien, et maintenant, nous allons jouer à un petit jeu…
Une lueur de peur envahit soudainement les yeux du soldat du sanctuaire :
- Je vais te poser une série de questions. Réponds justement, et tu resteras en vie. Dans le cas contraire… Mais nous y reviendrons en temps voulu… achevai-je avec un sourire qui ne présageait rien de bon. Commençons, veux-tu ? Qui a orchestré tout cela ?
- Tout… tout ça quoi ? répondit l’homme entre ses dents.

Un long soupir et un mouvement de tête déçu, avant que je n’attrape son poignet dans ma main. Un léger craquement et un hurlement de douleur. Ma victime avait à présent un poignet brisé.
- Mauvaise réponse… répondis-je, de plus en plus inquiétant. Je te croyais plus malin que ça. Je vais retenter la chose. C’est ton autre poignet qui est en jeu cette fois : Qui a orchestré ce piège ?
- Le… Cartel de Londres… le plus puissant de tous !
Je ne pus m’empêcher d’être étonné à cette nouvelle :
- Mais, mais pourquoi ?!
- Un rapport avec… avec un homme nommé le Loup, d’après ce que j’ai compris… murmura le vieil homme en haletant. Votre puissance les a effrayés, ils avaient peur pour leur business. Je… je n’en sais pas plus, je ne suis qu’un sous fifre, ils ne m’ont rien dit de plus…
- Bien sûr que tu l’es… rétorquai-je d’un ton méprisant. Tu n’as toujours été qu’un sous fifre. Pourquoi cela aurait il changé ? Quel est le rapport avec le sanctuaire ? Depuis quand Athéna coopère t’elle avec une organisation criminelle notoire ?

Pris de honte, l’homme interrogé baissa la tête avant de répondre :
- Il n’y en a pas… Le sanctuaire n’est pas au courant. Pas même Jamir. Nous avons été payés pour aider le cartel à se débarrasser de vous. Ils savaient que nous serions les meilleurs appâts possibles pour vous attirer, et nous avions entendu parler de ce que vous avez fait aux autres sur l’île d’Andromède. Cela nous permettait à nous de nous débarrasser d’une menace qui planait sur nous en plus du fait de remporter une forte somme d’argent…

La colère me submergea soudain, et j’empoignai fermement l’ennemi au col avant de le plaquer sur la table qui était heureusement faite d’un bois rustique solide. Serrant les dents pour ne pas le tuer, je lui dis alors en approchant mon visage du sien :
-J’en ai vu des trucs moches dans ma vie, mais toi et tes amis êtes vraiment tombés plus bas que tout ce qu’il m’a été donné de voir. De toute façon, à l’heure où nous parlons, un ami à moi a prévenu un groupe de mercenaires pour démanteler le cartel. Il n’en reste certainement plus rien.
- Si… si tu parles d’Ethan, l’indic, tu risques d’être déçu… répliqua soudain le garde avec un sourire narquois.

Resserrant mon étreinte, je le fis se cogner contre la table avant de le secouer :
- Qu’est ce que tu sais sur Ethan ? Réponds où tu vas regretter d’être né ! grondai-je avec force.
- Quelqu’un s’est occupé de lui avant qu’il ne rejoigne Eclipse Rouge.
Il savait pour Eclipse Rouge. Il savait tout. Mais comment ?
- Comment peux-tu savoir… ? Murmurai-je en réfléchissant très vite.
- Parler dans ce genre de taverne attire les oreilles indiscrètes, tu devrais le savoir.

Abasourdi, je me tournai vers Lydia et échangeai un long regard silencieux avec elle avant de lui dire avec douceur :
- Tu peux m’attendre dehors, s’il te plait ?
Cette dernière sembla hésiter, mais finit par accepter en hochant la tête. Demeuré seul avec ma victime, je poursuivis :
- Je vais rentrer à Londres, et j’arrêterai le cartel tout comme je vous ai arrêtés ce soir. Qui tire les ficelles derrière le cartel ?
- Je ne sais pas !

Malmenant l’interrogé, je le plaquai avec force contre le mur en pierre, si bien qu’il cracha un peu de sang et ne put retenir un cri de douleur.
- Ne t’attaques pas à ma patience ! Qui est l’instigateur derrière tout ça ?!
- Tu n’as qu’à demander au Loup ! Je n’en sais rien !
D’un mouvement sec je le jetai sur la table qui se brisa et l’homme tomba à terre à moitié sonné.
- Je t’ai dit tout ce que je savais ! Laisses moi tranquille ! J’ai tenu ma parole !
Un long regard vers l’homme avant que je ne réponde froidement :
- Pas moi…

Mon cosmos se déploya et l’orbe de l’hiver glaça toute la pièce, en éteignant le feu instantanément. Le soldat du sanctuaire hurla avant d’être recouvert de glace et figé à terre, dans un cocon de glace pour l’éternité. M’avançant vers lui, je levai le pied avant d’ajouter sur le même ton :
- Ca, c’est pour ma famille…
Mon pied s’abattit sur la tête gelée de l’homme qui se brisa en morceaux glacés dans un spectacle des plus macabres. Après quoi, je sortis à l’air libre, où Lydia m’attendait tranquillement.
- Il faut retourner à Londres le plus vite possible, j’ai un mauvais pressentiment sur tout ça…

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MessageSujet: Re: [1748] Dent pour dent [Lydia & Inferno ~ Entraînement]   Mar 13 Nov - 19:45

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MessageSujet: Re: [1748] Dent pour dent [Lydia & Inferno ~ Entraînement]   

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[1748] Dent pour dent [Lydia & Inferno ~ Entraînement]

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