RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [1754] ~ Invitatio in sanguine [P.V Caeron/Hypnos]

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Aenor


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MessageSujet: [1754] ~ Invitatio in sanguine [P.V Caeron/Hypnos]   Mar 21 Aoû - 15:43







    «Sans lui, nous n'y arriverons jamais!»

    Par déception, le spectre de l'Exécution tomba à genoux dans le pentacle qu'il avait tracé sur le sol de la Cathédrale. L'odeur puissante du sang frais lui chatouilla les narines, si bien qu'un sentiment d'intense nostalgie lui empoigna le cœur. Ses desseins ne pourraient totalement aboutir sans son précieux livre qu'il avait sentit quelque temps plus tôt. Son vieil ami, présence invisible flottant à ses côtés, lui murmurait que les sacrifices ne suffisait point pour faire venir, lui. Mais comment se pouvait-il qu'il est put quitter les douces mains de sa Jeanne? De nouveau, une peur viscérale l'étreignit, et il redoubla d'effort pour tenter de canaliser ses pouvoirs. Des mains, et des cœurs d'enfants jonchaient le sol en un petit tas flétrissant : douce fragrance pour lui, odieux parfum pour ceux n'étant pas initiés à ces pratiques très peu catholique... il en avait pourtant cure, s'il réussissait cet exploit, ô comme il serait de la meilleur des manières remarqué par la douce Coré!

    Gilles de Rais n'aimait pas être éclipsé d'une quelconque manière que ce soit : il voulait être plus fort pour des raisons égoïste, comme altruiste. Oui, il avait quelques objectifs en tête, et il l'aiderait certainement. Enfin, si il parvenait à ses fins. Pour le moment le rituel ne donnait rien, pas même la plus petite lueur d'espoir. Sa mine renfrognée creusa son visage davantage encore. Et voir son reflet dans cette flaque de sang le dégoûta au plus haut point. Prenant sa tête entre ses mains il poussa un gémissement plaintif.

    «Peut-être est-il temps pour moi de reparaître Gilles?» questionna cette voix familière dans sa tête.

    Comme s'il s'agissait là d'une évidence, le Bourreau releva son visage illuminé de bonheur

    «Vraiment mon vieil ami? Tu prendrais ce risque là pour moi?» -le fantôme apparut l'espace d'un instant pour confirmer ses dires.- «Comme autrefois nous œuvrerons ensemble! Pour le bien des Enfers et pour notre Reine bien-aimée et Jeanne aussi, ô ma douce, douce petite fleur de Lys, comme je crains qu'il ne te soit arrivée malheur... il faut que j'en sois certain! »

    Un scintillement le tira de ses réflexions : les dessins de sang s'illuminèrent avec force, puis, au centre de l'étoile, apparut la silhouette d'un mystérieux personnage tout enveloppé d'une cape bordeaux. Une main gantée surgit d'entre le velours pour inviter Gilles de Rais à s'en saisir. Le contact sembla rétablir un vieux lien entre les deux protagonistes qui se jugèrent sans mots dire.

    «N'ai aucunes craintes Seigneur de Rais, à présent je suis là pour t'aider dans ton entreprise. Comme autrefois. Alors permet moi un petit tour de passe-passe, veux-tu? Parfois il est sage de savoir intéresser quelques personnes d'influence...»

    Gilles de Rais ne savait pas très bien ce dont il en retournait. Il connaissait suffisamment ce « N.F » pour le laisser agir à sa guise à travers sa propre énergie. Maintenant qu'il était spectre, il serait plus facile pour eux d'arriver à leur fin. Cependant pour cela, il fallait évoluer à tâtons, se montrer prudent, astucieux et se forger de bonnes alliances. Cela serait long et fastidieux. L'ami lui murmura des recommandations : le Bourreau s'exécuta. Entre ses paumes surgirent deux fleurs : une fleur de pavot blanc, qu'il avait créé à l'attention du Dieu du Sommeil et un œillet immaculé pour cet autre homme, ce Juge de l'Automne. Oui, ils avaient des soupçons.

    «Une invitation ? Voyons donc si ils répondront à notre appel !»

    Qui vivra, verra disait le proverbe. Même si dans son cas... c'était un peu différent. Ni réellement mort, ni vivant pour autant. Cette pensée le fit largement sourire. Il contempla ensuite son œuvre du haut de bonne taille. Le spectacle un peu macabre risquait de gêner un tant soi peu ses convives, mais pourquoi ne pas lever le masque pour cette fois? Cela promettrait de jouer carte sur table...

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Minos


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MessageSujet: Re: [1754] ~ Invitatio in sanguine [P.V Caeron/Hypnos]   Lun 3 Sep - 18:22

Ce fut une grande surprise pour moi que de recevoir ce pavot blanc suite aux évènements de la cathédrale, le même qu’il me fut donné de la main du spectre du bourreau ce jour si particulier, le jour où mon orgueil avait volé en éclat, le jour où de nombreuse chose que je croyais acquises furent pourtant perdues, perdu sans doute pas pour toujours, mais il avait de tout temps été beaucoup plus long et fastidieux de construire que de détruire. Cela valait également pour les relations et les sentiments.

J’avais d’abords pensé faire pénitence en rattrapant certaines de mes fautes, en les expiant par une quelquonque manière, mais avant que je ne puisse me mettre à l’ouvrage je reçus de la part de l’étoile terrestre de l’exécution ce délicat présent signifiant cette fois bien autre chose que de la simple reconnaissance.

Une invitation ?

Sans le moindre doute. J’étais convié par cette fleur à rejoindre son créateur. Pourquoi ? Je ne le saurais sans doute qu’une fois là-bas, mais déjà les hypothèses fusaient dans mon esprit. Serais-ce pour un sermon ? Pour un blâme ? Pour des questions peut-être… Ou alors pour quelque chose de plus personnel, comme une requête ou un souhait. Qui pouvait savoir ? Je n’avais fait que rencontrer brièvement ce Gilles de Rais lors de ma crise de folie, et il m’avait parus etre un homme dont l’âme avait connu la souffrance à un point rarement atteint, mais il y avait autre chose dans son regard dément, comme un espoir, un espoir de fou, plus qu’un espoir, un rêve, je ne le savais que trop bien.

Je ne savais bien sûr pas l’ensemble du passé de cet homme, car les rêves ne fournissaient qu’une interprétation du vécu et du subconscient, mais c’était bien la part d’inconnu chez cet humain qui m’attirait chez lui. Aussi cette invitation sonna pour moi comme un cadeau du destin.

Tes songes sont fascinants jeune spectre, j’ai hâte de connaitre les raisons qui t’on poussées à faire appel à moi.

Il ne se cachait pas, il ne bougeait pas, il m’attendait, calme et serein, immobile et silencieux autant que je pouvais en juger. Cela facilita grandement ma recherche de sa position, ainsi que ma matérialisation sur les lieux de notre rencontre. Apparaissant dans un nuage de poussière d’or s’agglomérant pour donner naissance à mon corps physique d’emprunt, je fus saisi dès mon arrivée par une forte odeur de sang me rappelant de bien triste souvenirs. Le sol était écarlate et mes pieds baignaient dans l’hémoglobine. Je réprimais un haut le cœur alors que mes yeux se portaient sur des monticules de morceaux humains, visiblement ayant appartenus à de jeunes enfants et ayant récemment servis pour une cérémonie occulte.

La dime de sang… Mais pourquoi des enfants ?

Seule les notions de pureté et d’innocence me venaient à l’esprit, malgré le caractère atroce et profondément immoral de cette scène je n’étais pas en droit de le juger, j’avais moi-même commis des exactions lors de ma très longue existence, et je savais que le destin menait le volontaire et trainait le réticent. Gilles était un volontaire et quoi que serait son destin, il courrait vers lui sans jamais s’arrêter. C’était sans aucun doute plus digne d’éloge que le fait de se cacher derrière des principes moraux pour assouvir ses penchants malsains comme savaient si bien le faire certain.

Chassant de mon esprit les images de Bloody-Hypnos et du cauchemar dont je venais de sortir, je me concentrais sur la nature exacte des symboles et des marques présentes dans la pièce. Elles avaient quelque chose de familier, comme si je les avais déjà vues quelques part auparavant. Une scène qui me rappela mon escapade à Versailles, là où le scellement temporaire de mon cosmos s’était avéré etre une bénédiction, tant pour le frein puissant qu’il avait déployé contre le venin que pour les précieuses informations que j’y avais recueillis.

Lévitant à quelques centimètres au-dessus du sol sur une plateforme invisible, je me dirigeais au travers de ce sanglant paysage vers celui qui de sa haute stature me surplombait encore d’un petit demi-mètre.

« Salutation Gilles de Rais. Voici que je réponds à ton appel et me voilà. »

Faisant un tour sur moi-même je contemplais de cet emplacement la vue que conférait une telle hauteur, et effectivement tout semblait différent vu de haut, tout d’ici semblait si ordonné, si maitrisé. On pouvait dénoter une certaine propreté dans le carnage, si le sang avait été versé en abondance, il n’y en avait pas partout, les murs et certains endroit pourtant à proximité des monticules se trouvait encore vierges de toute couleur pourpre. Visiblement du travail de professionnel, fait avec une main habile et un cœur affranchis.

« J’admets etre surpris par le cadre de notre réunion, mais j’imagine que cette mise en scène fait partie de tes projets pour la suite. Il fut un temps où je t’aurai sans aucun doute punis pour de tel excès sur les mortels, mais ainsi que toute chose devrait le faire, j’évolue moi-même, après des millénaires d’immobilisme spirituel, le temps des doutes et des questions revient me tourmenter, de nouveau je cherche des réponses à mes questions. Aussi celui qui cherche ne peut donner aucune leçon. »

Matérialisant alors au sein d’un nuage de poussière d’or un large fauteuil de cuir sombre, je m’y installa tout en croisant les jambes et reposa ma tête sur mon poing droit alors que mon coude se posa quant à lui sur l’accoudoir. Dans cette position très détendue, un verre de cristal transparent remplis à demi de nectar émergea lentement d’une flaque d’or fondue apparaissant au-dessus de ma main gauche. J’ignorais pourquoi, mais le vin ne parvenait plus à me satisfaire, seul les nourritures divines le pouvait encore, surement un autre effet secondaire de la perte du venin.

Savourant quelques gorgés de ce précieux liquide pourpre, je reporta mon regard doré sur mon hôte.

« Avant de poursuivre je vais commencer par écouter tes propos mon cher Gilles, raconte-moi ton histoire, raconte-moi les raisons de ma présence en ces lieux. »
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