RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [1753] La Bête du Gévaudan (scénario)

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Panthéon


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MessageSujet: [1753] La Bête du Gévaudan (scénario)   Mer 22 Aoû - 20:41

¤¤ Le Village des Hubacs (Printemps) ¤¤

Courir, toujours courir, ne pas regarder derrière soit.... Haletante, la jeune fille courait à toute allure entre les chemins escarpées de la montagne et des forêts. Ses brebis n'étaient plus qu'un amas de chaire sanguinolente et elle avait survécu à cause de sa fainéantise, dormir en allant paître lui était interdit normalement. Mais là, ce n'était pas la question et elle savait que sa misérable vie était entre les mains d'un Dieu bien inexistant en cet instant.

~oOo~
Dans une petite maison, un soir de printemps, le chasseur de la noblesse locale regardait les rapports de la paroisse avec une certaine angoisse. Depuis des mois, il avait traqué la Bête sans s'arrêter. Perdu dans ses larmes, il regardait les pages de notes sur la région, sur les grottes qu'il avait visité sans jamais rien trouvé. De plus, une intuition s'était lentement installée en lui qu'une force supérieure se jouait de lui avec une certaine facilité. Il lui fallait de l'aide mais de qui ? Il n'avait pas confiance envers le Comte de ces terres et encore envers les paroissiens.... Il ne savait plus à qui se confier et envoya deux lettres à des éminences de la région pour tenter le tout pour le tout :

Citation :
" Eminence, Cardinal du Vivarais,

Seigneur de Toulouse,

Une bête s'est réveillé dans notre région et je ne sais si les forces du malin se répandent ici bas pour tester notre Foi. Sa Majesté m'a confié une lourde mission mais il me faut vos conseils et votre aide, une légende raconte dans nos contrées que nos prières peuvent parfois être entendues par Dieu. Je vous prie de bien vouloir donner votre soutien à ma cause contre le Malin.

Votre fidèle et obéissant serviteur,

François Prigent "

~oOo~
Le Cardinal ouvrit la lettre. Il l'avait lu avec attention et souriait assez malicieusement de la situation. Mais, il n'avait pas eut de rapport sur l'intervention de son seigneur et maître dans la région, ni d'activités "illégales" dans cette région. Si ce n'était pas lui ? Qui pouvait alors remettre en cause son autorité et sa volonté de ne pas orienter les regards sur la lointaine Cathédrale. Chiffonnant la lettre, il ordonna de lui donner une petite boîte particulière et en sortit une étrange sphère cristalline. Une aura noire et violacée s'en dégageait et il ne pensait pas qu'un jour il eut été obligé de s'en servir si rapidement.

" Seigneurs de la Cathédrale sacrée ! Recevez ce message de votre humble serviteur, une bête étrange parsème le trouble dans le Gévaudan et nous devons craindre que des forces anciennes se réveillent peut-être sous l'impulsion de nos ennemis dans les terres infernales. Je vous communique par la pensée le rapport qui est en ma possession et que le Sombre Monarque nous protège tous ! "

Il espérait désormais que son message serait entendu et que les Maîtres de la Cathédrale iraient enquêter là-bas !

~oOo~
Un serviteur entrait dans la salle du Grand Pope avec une lettre du comte de Toulouse. Le Maître du Sanctuaire lut la lettre avec attention et il se leva pour prendre un immense ouvrage dans la grande bibliothèque de son domaine. Retraçant les évènements de 1752, il mit le doigt sur un rapport plus ancien, les sourcils concentrés sur ce qu'il lisait, il ordonna en quelques mots que certains chevaliers viennent au plus vite dans son Temple.

Tour à tour, ils entrèrent dans le saint des saints. Le Grand Pope regarda avec attention les chevaliers qui lui faisaient face, il ne les avait pas choisi au hasard et savait parfaitement ce qu'il faisait en cet instant. Toutefois, il n'allait rien dire de ses intentions pour le moment et sur le pourquoi de ses choix. Les invitant alors à le suivre dans le balcon extérieure de son palais. Il n'avait rien dit le temps de leur arrivée sur les lieux. Lourd, oui, le silence était très lourd et le Pope n'avait pas ce sourire habituel. Il voyait ses pires craintes apparaître de plus en plus, ses visions du futur se réalisaient plus vite que prévus !

" Chevaliers, un drame se noue sous les Etoiles, partez immédiatement en France pour détruire cette Bête venue des profondeurs du Chaos ! Je ne sais qui se joue de cela et il est à craindre que des ennemis de notre Ordre y participe peut-être. Seigneur Aldébaran, voici le Rapport circonstancié des évènements ! Allez et qu'Athéna vous guide ! "

Citation :
HRP : Vous avez 72 heures en chaque post suivant l'ordre présent :
  • Dormin
  • Liana
  • Angel
  • Narcisse
  • Dokho
  • Marcus

Vous pouvez évidemment inversé votre tour selon vos agendas et vos dispositions, je vous laisse vous arranger ! Mais je demande un certain suivi, j'ai été trop cool sur Versailles et je ne le serai pas ici !
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Dormin


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MessageSujet: Re: [1753] La Bête du Gévaudan (scénario)   Ven 24 Aoû - 20:29

Une bête sortie du néant... Cela ne se pouvait. Quelqu'un avait créé puis lâché cette immonde créature sur l'humanité désarmée et impuissante. Voilà quelque chose qu'il ne tolérait pas en tant que saint d'Athéna et en tant qu'humain lui même. 20 ans... Il a avait passé 20 ans à poursuivre les renégats s'étant amusé à ce genre de jeu aux dépends des hommes. Il avait passé sa vie à courir après des fantômes, des assassins, des fous, des bandits... Il avait vu son premier maître mourir pour protéger son pays contre ce genre de personnes mal intentionnées. Cette fois encore il refusait de laisser ça passer. Mais cette fois ce n'était en rien des humains qu'il allait devoir débusquer et affronter mais une bête.

Quel était ce prodige? Qui avait envoyé cette bête et pourquoi? Avait-elle échappé au contrôle de son maître... Pire encore, était-elle douée de raison? Le doute prit d'un coup le jeune Capricorne... Et si cette bête était consciente et souffrait de cette situation? Pauvre créature... Incapable de choisir son destin. Si cette bête s'avérait capable de réfléchir un tant soit peu, se serait à lui de le découvrir et de voir si elle pouvait raisonner. En attendant, il fallait éviter à la population de subir ces terribles assauts...

Le gold saint quitta donc la salle du trône en compagnie de Dohko et Angel qu'il connaissait déjà. Les trois autres par contre... Il les connaissait moins bien. Il se souvenait les avoir aperçu lors du banquet pour fêter la fin de la guerre sainte. Le premier était un homme d'une carrure impressionnante qui lui rappelait le gold saint du Taureau de son époque. C'était sans doute un critère essentiel pour obtenir cette armure. Il fallait les épaules assez larges pour la porter. Il aurait été mentir que dire qu'il n'était pas impressionné par cet homme, tant par sa carrure que par ce qu'il dégageait. Un sérieux et une force rare... Dormin se demandait s'il serait un jour capable d'en faire autant... sans doute pas. Il avait beau être un chevalier d'or à présent, il lui restait encore beaucoup à apprendre.

Il y avait aussi cette jeune femme... de son aura se dégageait quelque chose d'à la fois noble et sauvage. Sans qu'il puisse se l'expliquer, il ressentait l'impression de se retrouver face à une jeune matriarche comme il avait pu en observer dans la nature. A son époque, les loups et les grands félins parcouraient encore la France librement. Il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus, mais cette impression ne le quittait pas depuis qu'il avait posé les yeux sur elle.

Ils étaient donc cinq à partir en mission... c'était un nombre impressionnant pour une quête. Il songea un instant à son maître Fidélis parti seul gérer les débordement de la guerre ayant secoué Brittania... L'avait-on envoyé à la mort ce jour là?... Après tout, les agissement du pope de son époque n'étaient pas des plus cohérents. Cette pensée l'aida à croire en la décision de ce nouveau chef de clan.

Il lança inquiet à Dohko puis à Angel. C'était la première fois qu'il repartait en mission depuis son arrivée au sanctuaire en 449... Dormin était un peu nerveux, mais plus encore, il était inquiet de ce qu'il trouverait là bas et de ce qui pouvait se passer en son absence. Mais ses enfants étaient sous bonne garde et il espérait qu'Hypnos lui ficherait la paix pendant ce court labs de temps. Par ailleurs ce silence était pesant... Il fallait briser la glace s'ils voulaient travailler tous ensemble.

    "Hum! Nous sommes nombreux à partir en mission cette fois. Il faut que cette bête cause bien des soucis pour en arriver là... Quoi qu'il en soit, moi, Dormin du Capricorne, ferai de mon possible pour apporter mon aide."


Il n'était pas très à l'aise avec ce genre de formalité, plus habitué à son état de bronze d'Andromède, bon soldat et bon suiveur qu'à celui de véritable gold saint. Et si en tête à tête, le rouquin se montrait plus convaincant, son assurance semblait divisée par le nombre de personne qu'il ne connaissait pas venu s'ajouter à l'équation. Et il y en avait un peu trop à la fois. Il alla préparer ses affaires à son propre temple, ne prenant que le stricte nécessaire et retrouva les autres à la sortie de leur domaine pour prendre la route.

Ils arrivèrent finalement dans la contré du Gévaudan... Un ravissant village s'offraient à eux. Nulle doute qu'il devait être agréable et magnifique en temps normal... Mais actuellement une impression étrange se dégageait de cette petite ville perdue en pleine nature.

    "C'est comme si... La ville était plongée dans un brouillard oppressant... Quelque chose d'invisible, d’intangible et pourtant bien là... Les gens sont sous pression. Et c'est bien normal."


Il réajusta les sangles de sa cloth box sur son dos, observant les environs... Pas un chat dans les rues. Cette ville était lugubre privée de sa vie. C'était un spectacle bien triste...

    "Combien de temps va nous prendre cette aventure? Devrions-nous chercher une auberge?"
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Liana


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MessageSujet: Re: [1753] La Bête du Gévaudan (scénario)   Ven 24 Aoû - 21:35




Cela faisait cinq années. Cinq années que la Louve du Sanctuaire n'avait pas remis les pieds dans ce lieu saint. Non pas qu'elle le fuyait, mais elle s'était fixée une toute autre mission qui consistait à retrouver le Lion déchu par Athéna lors de la dernière Guerre Sainte. Ses pas l'avaient conduite dans moult pays, mais elle n'était pas parvenue à mettre la main sur Corell et commençait à désespérer de le retrouver un jour.

Et alors qu'elle s'apprêtait à poursuivre sa route, elle avait reçu un ordre direct de Star Hill, lui commandant de regagner de toute urgence la Grèce et le Sanctuaire Sacré d'Athéna. Les ordres avant tout, aussi la Chasseresse et son inséparable loup reprirent-ils le chemin de la maison, et à peine arrivés, se rendirent-ils dans la Demeure du Grand Pope. Là se trouvaient déjà quatre autres Saints.

"- Veuillez pardonner mon retard. Liana du Loup pour vous servir." Lança-t-elle à l'attention du Grand Pope tout en posant un genou à terre face à lui en signe de respect.

Puis lentement son regard azuré glissa sur les différents protagonistes. Il y avait là Angel, à qui elle adressa un sourire des plus amical, visiblement ravie de retrouver son amie. Puis vint le tour des trois Golds, qu'elle salua d'une inclinaison de la tête. Il y avait là l'Aldébaran (la présence du Général des Armées prouvait d'ailleurs toute la gravité de la situation), Dohko, ami de son Maître bien aimé, ainsi qu'un autre qu'elle ne connaissait pas, porteur de l'armure du Capricorne. La vue de l'étincelante armure lui serra le coeur, et lui revint en mémoire son combat aux Enfers face à Tsurugi.

Dans la salle, le silence se fit pesant et lourd avant que le Prêtre ne prenne alors la parole pour leur confier leur ordre de mission. Une Bête surgit de nulle part, dans un petit village français et qui s'en prenait aux habitants, semant trouble et terreur dans le coeur de ces derniers.

*Voilà qui est étrange, n'est-ce pas Shadow?*


*En effet, un loup ne s'en prendrait pas aux habitants.*


*Et bien, à nous de découvrir de quoi il en retourne mon ami.*


*Tu peux compter sur moi jeune fille.*



*Je n'en attendais pas moins de toi.*

Un sourire et la main fine de la guerrière vint à se perdre dans le poil soyeux et chaud du canidé, avant qu'elle ne se redresse pour suivre ses compagnons d'aventure. En effet, il était temps pour eux de se mettre en route, et le Capricorne semblait quelque peu nerveux, Dormin avait-il dit s'appeler.

Tous devisèrent peu pendant leur voyage et lorsqu'ils parvinrent dans le village du Gévaudan, tous s'arrêtèrent devant cette rue désertique. Pourtant il se dégageait bel et bien quelque chose de chacune des habitations. En effet, on pouvait ressentir la peur et la crainte à plein nez.

*Ca pue la terreur d'ici Liana.*

*Je la sens, tout comme toi. Il s'agira pour nous Shadow de prouver à tous notre talent de chasseur. Nous parviendrons à démêler le vrai du faux ne t'en fais pas.*


Elle hocha la tête à l'écoute des paroles de Dormin, approuvant visiblement celles-ci.

"- Shadow et moi-même ressentons cette crainte. Quant à combien de temps cette aventure va durer, je ne saurais vous le dire, aussi serait-il en effet judicieux de trouver une auberge et par la suite, de recueillir des informations auprès des habitants. Qu'en dites-vous?"
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MessageSujet: Re: [1753] La Bête du Gévaudan (scénario)   Dim 26 Aoû - 15:52

Gévaudan...

L'immense masse de nuages ne semblait guère prête à se disperser. Dans son ombre, la blonde artiste s'attarda quelque peu, se tenant à l'écart de ses frères d'armes. Cinq, ils étaient : Dohko de la Balance, Dormin du Capricorne, Aldébaran du Taureau, Liana du Loup et elle-même. Elle, Angel, la silver sainte de la Lyre.

Rabattante sa capuche, elle laissa apparaître son visage d'ange, savourant le contact de la brise. Un sentiment d'oppression allourdissait une ambiance déjà bien oppressante. Devant eux s'étendait un village. Cela faisait près d'un an qu'elle avait foulé ces terres avant de retourner au Sanctuaire, bredouille.

Une pointe de tristesse sur ses traits. Angel se rappelait le visage de Marie Bernard. C'était en juin, au début de l'été 1752. La toute jeune fille avait compté sur elle, la Souris du Sanctuaire. Elle s'était attachée à elle. Marie, elle avait cela en commun et cette petite bergère lui avait rappelé l'enfant qu'elle avait été autrefois. Encore pleine d'illusions malgré une vie très difficile. Cela l'avait marquée. Le chevalier de la Lyre finit par détourner son regard et rejoignit ses compagnons.

Les colline et les monts de Gévaudan les entouraient en un décor triste et oublié des dieux ou trop au centre de leurs préoccupations. Son regard bleu émeraude se tourna ensuite vers les chemins menant aux terres où l'on emmenait paître les troupeaux. Liana marchait juste devant elle, accompagnée de son fidèle Shadow. Angel se sentait mal à l'aise. Elle avait obtenu de Minos du Griffon la réponse à ses questions concernant feu son maître mais n'avait point osé demander quoi que ce soit sur le frère disparu de Liana. En pleine guerre, dans le feu de la bataille, il n'était pas recommandé de réveler ses points faibles et encore moins ceux de ses compagnons d'armes. Et puis, Angel s'était sincèrement crue perdue. En cette offre, elle avait vu l'ultime cadeau fait aux condamnés avant leur exécution. Le voeux que lui accordait le puissant juge de la Tolomea avant de mettre un terme à sa vie.

Minos...

Elle se rappelait encore le visage du spectre qui l'avait épargnée sans qu'elle ne comprenne pourquoi. Elle se souvenait juste s'être réveillée dans le champ de fleurs.

Liana... Quand es-tu revenue ? Pourquoi n'ai-je pu t'aider ? Puisses-tu me pardonner ? Je souhaitais te protéger de Sven, de Minos...

Suis-je seulement capable de défendre ceux que j'aime du pire de moi-même...


Cette Ombre, elle l'attendait mais ne la craignait plus autant qu'autrefois. Maintenant, c'était elle, Bloody, qui se terrait. L'image de Thalie, en son monde onirique, se montrait une alliée efficace. Eris mise en échec par ce qu'elle ne comprendrait jamais. Ce qu'elle ne pourrait même pas envisager.

Thalie, Lorenz et toi, roi de mon coeur. A nous quatre, nous l'avons mise à terre. Liana, si tu savais quel monstre j'étais devenue sous l'effet des deux poisons de la Discorde.

Des années s'étaient écoulées depuis. Durant tout ce temps, Angel n'avait plus revu Liana. Elle savait que la Louve du Sanctuaire était encore en vie mais rien d'autre. Leurs retrouvailles lui avaient paru se passer comme dans un rêve. C'était ce fameux jour où le Grand Pope les avait rassemblés, tous les cinq avant de les envoyer en pays de Gévaudan.

Angel avait senti une pointe de culpabilité à mesure que le chef du Sanctuaire avait parlé.

Non, tu ne m'échapperas. Pas cette fois.

Avait-elle fui lors de la première visite de la Saltimbanque attendant son heure pour reparaître ? Un seul moyen de le savoir, s'y rendre.

Angel avait alors relevé la tête et répondu accompagné de sa Lyre.

- Comptez aussi sur moi, vénéré Grand Pope, je joindrai mes forces à celle de mes frères. Je mettrai tout en oeuvre pour que cette bête soit définitivement mise à terre, j'irai jusqu'à brûler ma vie ou briser ma Lyre pour cela. Je vous en fais le serment.

Le ton d'Angel n'avait plus rien de celui de la Souris du Sanctuaire, c'était la guerrière qui s'était exprimée.

Et les voici enfin sur les terres hantée par la Bête, dans les rues d'une petite ville qu'elle avait connue jadis. La peur planait sur les lieux. Un tel silence était révélateur et les chevaliers y étaient sensibles. le regard inquiet de Dormin ne lui avait pas échappé tout comme ses interrogations personnelles.

Face à tant de tension, elle pinça ses cordes. Le chant de la Lyre était là pour apaiser. Si elle n'avait pas la puissance physique et destructrice de ses frères ni l'épée légendaire de Dormin, elle avait au moins cela.

- Laisse-moi t'aider, Dormin. Laisse la Lyre te soutenir... Nous sommes amis ? N'est-ce pas.

Un ton très doux et si bas que seul le concerné pouvait l'entendre. La mélodie allait en sourdine mais était bien présente. Il lui était venu en aide et elle lui rappelait de par ce geste qu'il pouvait compter sur elle. Leur périple les avait rapprochés.

Puis, elle se tut, laissant simplement son art parler pour elle. Passant près de Shadow, elle ne put s'empêcher de s'écarter. Les Loups lui avaient laissé un bien mauvais souvenir. L'artiste espérait juste que l'esprit du Loup ne le prendrait pas trop mal.

Puis, soudain la voix du jeune capricorne reprit suivi de celle de Liana. Et elle répondit.

- Pour ce qui est de l'auberge, laissez-moi faire. J'en connais une qui nous accueillera sans trop poser de question. Le temps de refaire nos forces, les marchands et les villageois pourront nous donner les dernières nouvelles.

Si vous voulez, je peux me servir de mon passé de Saltimbanque pour cacher nos véritables identités. Cela devrait même être très facile.


Son regard passa sur ses compagnons.

- Par contre, il faudra être vigilents quant aux superstitions locales. Nous pouvons parfaitement paraître suspects aux yeux de gens effrayés.

Un autre regard vers le loup avant qu'elle ne se taise attendant les réponses de ses supérieurs.

Fais attention à toi si ces gens croient que les loups sont coupables, veille bien sur toi et sur Liana.
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Saikhan


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MessageSujet: Re: [1753] La Bête du Gévaudan (scénario)   Mar 28 Aoû - 20:31

La France…
Un pays qu’il avait déjà parcourut à la recherche d’apprentie éveillé aux cosmos, mais aujourd’hui, ce n’était pas cette mission qui le poussait à parcourir les contrées du Gévaudan. La menace était bien plus funeste en cet instant, et avait nécessité leur appel. Le jade s’assombrit alors qu’il observait les landes dans lesquelles résidait la bête, la raison de leur présence en ces lieux. Ils avaient été cinq à être appelé par le Grand Pope pour remplir cette mission de traque. Son regard passa sur chacun d’entre eux, qu’il avait la chance de connaître ou tout du moins, avec qui il avait déjà eut la chance de discuter par le passé.

Il y avait Angel, qu’il avait connu bronze de la chevelure de Bérénice – et « homme » lors de la dernière guerre qui avait secoué leur monde - et se retrouvait aujourd’hui, portant fièrement l’armure de la lyre qu’elle gardait à son coté. Liana accompagné de son loup Shadow, la bien nommé sainte bronze du loup, qu’il avait croisé à l’entrée de la guerre – et avait découvert par la suite qu’elle était la disciple de son ami du premier temple. Dormin du Capricorne avec qui il s’était lié d’amitié pratiquement à son arrivé à cette époque où le Sanctuaire devait se reconstituer. Et Aldébaran, le chevalier d’or du taureau et général de leur armée qui, de par sa simple présence, montrait à quel point cette mission pouvait s’avérer primordiale. Et dangereuse. Ils avaient été cinq chevaliers à être appelés après tout.

Ils ne savaient pas grand-chose sur cette créature qu’ils devaient traquer, mais la terreur qu’elle inspirait suffisait à les rendre prudent, si ce n’est méfiant. Qui plus est, au vu des paroles de leur pope, si bête il y avait bien – et il ne songeait pas à un simple loup dans ce cas précis – celle-ci n’était pas forcément seule. Et cela, c’était à eux de l’éclaircir au plus vite avant qu’une nouvelle victime ne vienne à apparaître.

Mais en cette heure, seule l’atmosphère pesante, brume chargée de crainte, existait aux yeux de tous. Il ne fallait hélas pas avoir des sens surdéveloppés pour en être témoin. L’inquiétude pesait même sur les épaules des Saints, même si elle était d’une autre nature. Dohko préféra demeurer aux cotés du capricorne durant leur voyage, essayant de faire profiter le chevalier de ce qui était devenu une habitude pour lui. Il n’ignorait pas que c’était là, la première mission de son ami depuis son réveil à leur époque, et il voulait l’aider tant qu’il en avait la possibilité. Un simple sourire rassurant alors qu’Angel se faisait un soutient plus efficace à cet instant qu’il n’aurait put l’être. Un sourire qui disparut dès lors qu’ils entrèrent dans le village dans lequel les investigations allaient commencer.

« Qui ne la ressent pas… »
souffla le chinois d’avantage pour lui-même que pour ses compagnons à la suite des premiers mots de la sainte au loup.

Il ne put par la suite, qu’acquiescer aux paroles des différents présents avec un sourire amusé, regardant sa propre tenue qui jurait terriblement dans le paysage français, bien qu’il est abandonné son coutumier chapeau conique pour l’occasion. Il jurait sans aucun doute, mais avait rarement fait l’effort de changer d’habit. Après tout, sa mission principale ne nécessitait pas forcément une discrétion hors pair, ce qui n’était pas le cas aujourd’hui.

« Ton savoir nous seras plus qu’utile par ici Angel. Ce n’est pas la région que je connais le mieux, mais au vu de notre mission, la discrétion nous sera surement nécessaire pour prendre cette…Bête au dépourvue. Si tant soit peu qu’elle puisse l’être. »


Sinon, ils pourraient faire des cibles idéales…Même si, dans cette affaire, que l’un d’eux soit visé par la créature était le plus profitable pour les habitants, il préférait encore être pris pour cible plutôt que de voir un pauvre innocent se faire tuer. Au moins avaient-ils les moyens de se défendre, eux. Beaucoup de question concernant cette affaire avait tournés dans sa tête durant le voyage, des questions partagées ou non mais qui méritaient des réponses.

« Et bien, je crois que nous avons notre première étape les amis ! »


Il offrit un sourire à celle qui avait été la souris du Sanctuaire, et celle qui aujourd'hui, connaissait le mieux les contrées dans laquelle ils étaient.

[HRP : Dans un soucie de cohérence rpique, Narcisse préférerait répondre en dernier. Donc je prend sa place.]
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Marcus


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MessageSujet: Re: [1753] La Bête du Gévaudan (scénario)   Ven 31 Aoû - 11:02

Adossé à l'une des gigantesques bibliothèques de la salle du grand pope, Marcus parait bien moins impressionnant qu'à l'ordinaire, haute jusqu'au plafond et de la largeur du mur tout paraissait petit a côté de cette réserve d’information. Pourtant le Taureau dépassait d'un bon pied le plus grand des autres chevaliers pour ce qui était de la hauteur et devait bien faire le même excédant concernant la largeur d'épaule.

Le Général des Armées d'Athéna avait eu les informations une semaine auparavant et avait soumis une liste de noms au Grand Pope, de tous les nommés aucun ne manquait à l'appel. Liana Chevalier de Bronze du Loup, traqueuse et chasseuse hors pair. Angel, Chevalier d’Argent de la Lyre, ancienne saltimbanque dont la capacité à passer inaperçu qu’elle croyait être une faiblesse ce révèlera un véritable atout. Dohko, Chevalier de la Balance, combattant exemplaire et justice incarné, sa capacité de jugement étant sans doute la plus fiable parmi les douze. Dormin, Chevalier du Capricorne, timide devant l’éternel qui se métamorphosait du tout au tout s’il se trouvait dos au mur. Marcus ne connaissait pas personnellement et en détail cette équipe, il avait lu tous les rapports les concernant et c’était à présent l’occasion de voir de ses yeux leurs capacités.

Sans perdre plus de temps le petit groupe se mit en route et bientôt les vallées vertes et brumeuses du Gévaudan faisaient leurs apparitions. L’Aldébaran avait déjà un schéma en tête, mais il fut surpris par l’initiative d’Angel, bonne initiative au demeurant. La jeune fille semblait avoir grandi en quelque sorte et prit en assurance, c’était parfait.

La chambre de l’auberge dégotée et quelques victuailles commandées auprès du tavernier, Marcus établit rapidement une petite réunion autour d’une chope de bière et d’un ragout de mouton. Le Chevalier de la Lyre se proposait de les faire passer inaperçu et Marcus avait pesé le pour et le contre à présent, déguisé ou pas tout le village et les villages à cotés ne manquerait pas de ne parler que d’un géant noir d’ici demain, passer inaperçu n’était pas vraiment dans ses cordes, mais il y avait d’autres options.

-Angel, j’accepte ta proposition de nous faire passer inaperçu, du moins en partie. Liana et moi nous ferons passer pour des mercenaires attirés par la rumeur de la Bête et l’appât du gain, il n’y a pas beaucoup d’autres moyens pour moi et une femme accompagné d’un loup de se fondre dans le paysage. Nous mènerons donc l’enquête ouvertement et bientôt le village ne parlera que de ça. Dohko et toi vous ferez discrets, dinez dans les auberges, visitez les bergères, laissez trainer vos oreilles et surtout faites le tri la dedans, il nous faut savoir ce que les gens ne veulent pas nous dire ouvertement.

Le regard de l’Aldébaran se passa alors sur le Chevalier du Capricorne qui n’avait pas été cité dans son plan et ce pour une raison simple, une autre mission l’attendait. Sortant une lettre de sa tunique, il l’a tendit vers son frère d’arme.

-Dormin, la demande d’aide vient d’un homme nommé François Prigent. Comme tu peux le voir il a fait sa demande d’aide au Cardinal et au Comte de Toulouse, il nous faut savoir qui est cet homme et pourquoi il ne s’est pas adresser à la noblesse locale en priorité. Ton enquête à toi se fera sur le plan politique, fait attention à toi.

Marcus n’aimait guère les jeux d’intrigues et répugnait la façon de gouverner de la noblesse, pourtant il lui faudrait obligatoirement en tenir compte ici et c’était là que Dormin ferai un allié précieux. De tous les chevaliers d’or c’était lui qui avait le plus l’air noble, condition obligatoire pour pénétrer ce cercle très fermé.

Avant de partir chacun de leur cotés pour remplir leurs rôle Marcus confia à chacun une petite bourse contenant pièces d’or, d’argent et cuivraille pour les faux frais et acheter de quoi s’habiller selon son rôle. Les dés étaient lancés à présent…
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Narcisse


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MessageSujet: Re: [1753] La Bête du Gévaudan (scénario)   Ven 31 Aoû - 20:42

¤ 1 ¤
Bien loin de la France et de tous ses problèmes, Narcisse discutait pour l’heure avec les fantômes d’un vieux passé révolu depuis plus d’un millénaire. Ce n’était pas raisonnable, se disait-il, de jongler ainsi avec les souvenirs d’Oneiros et les siens, mais c’était une discipline qu’il se devait de maîtriser s’il voulait avoir accès à tout instant à la mémoire de l’un ou l’autre. Ce « dialogue » prenait d’ailleurs la tournure d’une forte séance de méditation où Narcisse plongeait au plus profond de sa psyché pour tenter d’y voir plus clair sur certains évènements qui se déroulèrent voilà de cela plus de mille trois cent ans…

Ainsi ouvert aux voies du Cosmos et du rêve, Narcisse fût donc le premier à capter l’appel lointain d’un de leurs suppôts. Et oui, les Enfers avaient des serviteurs même parmi les vivants et leur influence s’étalait bien au-delà de ce que les gens pouvaient imaginer, comme l’attestait la façon avec laquelle le Dieu du Rêve avait semé le chaos en Inde, finalement aidé par des alliés inattendus… Mais laissons là cet épisode déjà révolu pour nous pencher sur le message qu’il écoutait en cet instant. La signature spirituelle était celle du Cardinal du Vivarais, l’instance religieuse d’une partie du monde qui présentait jusqu’à cet instant peur d’intérêt pour Narcisse par son calme et la paix qui y régnait.

Et comme de toujours, la curiosité l’emporta vite sur tout autre sentiment : Narcisse isola le message en quatrième vitesse, empêchant par la présente qu’il soit entendu par tout autre Spectre que lui. Pas question de voir un autre ange noir déployer ses ailes sur la France : cette escapade serait la sienne, surtout s’il y avait à la clé une découverte inattendue. Peut-être l’homme au masque noir ? Non, ne rêvons pas mon cher, ce barbare aurait déjà fait parler de lui de toute autre façon. Mais quel danger rodait donc en ces contrées pour qu’un humain contacte les Enfers et leur demande leur aide ? Coupant court à sa méditation, le fils d’Hypnos imagina un instant que ce ne soit que des histoires de vieilles femmes, et que son déplacement ne vaille pas la peine… Et bien dans ce cas le Vivarais devrait se trouver un nouveau Cardinal.

« Bien, bien… Quelle est la mode de Paris en cette heure particulière ? » Dialogua-t-il avec lui-même dans sa demeure de Constantinople. « Oui, Louis XV ne s’habille-t-il pas ainsi ? » Imagina-t-il sur lui-même en observant son reflet dans un miroir mural.

Habillé par son excentricité imaginative de blanc et de bleu, le jeune homme se faisait l’effet d’un prince de France en pleine séance d’essayage. Mais il modifia quelques détails, retirant à sa livrée certaines de ses dorures, et agrémentant le tout d’une cape à capuchon simple. Avec ceci vint s’ajouter à sa ceinture un masque tiré du théâtre grec dont l’effigie rappelait les ténèbres et la mort, puisqu’il s’agissait d’une représentation d’Hadès. Ainsi habillé il avait une allure étrange, comme tiré d’un conte ou d’une légende. Satisfait, il ouvrit sans tarder un portail nimbé de flammes, vers une région qu’il allait visiter pour la première fois…

¤
La nuit laissait planer sur la France son ombre menaçante. Seuls les gardes et les voleurs étaient encore éveillés à cette heure plus que tardive. Comme bien d’autres, le Cardinal sommeillait lui aussi, d’un sommeil sans rêves. Pourtant dans le dédale de son esprit, un sentier de forêt tortueux apparu. Nimbé dans la lumière de la lune et des étoiles, il n’était pas menaçant mais laissait courir le long de l’échine du Cardinal un sentiment de puissance et de respect. Alors qu’il s’avançait sur ce sentier, une ombre apparue. Elle avait à quatre pattes, comme un loup, mais était aussi grosse qu’un ours. Seulement faite d’une fumée noire, ses yeux jaunes et fendus ne laissaient planer aucuns doutes sur sa nature démoniaque. La bête renifla l’air, et ayant senti le Cardinal, tourna ses babines vers lui…

« Ne craignez pas les ombres cher Cardinal. » Prononça alors un homme sorti du néant. « Car la plus puissante d’entre elles est à vos côtés à présent. »

Tirant une lame de son fourreau, l’inconnu qu’était Narcisse pour le Cardinal stoppa l’assaut de la bête noire et la fendit en deux d’un seul coup. Ce rêve presque trop réaliste semblait l’œuvre d’une entité qui dépassait les conceptions spirituelles du Cardinal du Vivarais. Mais quand l’homme aux atours princiers tourna son visage masqué vers lui, le Cardinal sembla distinguer l’espace d’une seconde une réalité bien plus parlante, celle d’un homme entouré par les flammes infernales, aux ailes déployés et à l’aura de puissance palpable même par un simple humain comme lui.

« Réveillez-vous Cardinal. »

Ce que fit immédiatement l’homme, sortant en sursaut de son sommeil. Une bougie brûlait encore à son chevet. N’avait-ce été là qu’un rêve étrange ? Le Sombre Monarque avait-il réellement entendu son appel ? Un mouvement dans la pièce lui apprit qu’il n’était pas seul : l’homme de son rêve était là, debout face à lui, masqué par une effigie infernale dont le Cardinal saisissait sans mal la nature.

« Bonsoir Cardinal, je suis le Seigneur Narcisse, et le Sombre Monarque m’envoie à vous en cette heure sombre pour vous aider dans votre lutte contre les forces qui s’agitent dans le Gévaudan. »

Il s’inclina légèrement vers l’homme encore sous le coup de la surprise, attendant qu’il reprenne contenance pour avoir avec lui une discussion sur la situation du Gévaudan et les moyens dont pourrait bénéficier le Dieu du Rêve sur place pour son confort et son « enquête »…
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MessageSujet: Re: [1753] La Bête du Gévaudan (scénario)   Dim 2 Sep - 20:00

¤¤ Le Village des Hubacs (Printemps) ¤¤

Sifflant dans l'obscurité, une créature fendait un rayon de lune pour s'approcher d'une biche un peu trop naïve. Dans l'air, tout était le sauve qui peut ! Dans un déchirement animal, la belle fille d'Artémis sentit les griffes acérées de son prédateur. Une giclée de sang frappa le tronc à proximité et ses prunelles noires s'éteignirent en regardant une ultime fois la Déesse de la chasse dans le ciel. Deux iris sortirent alors de la robe de la biche pour sentir une autre proie, ses crocs avaient encore ds morceaux de chair suintant sur ses babines par endroits.

Alors que la jeune fille était en train de se promener dans les bois après une visite chez son fiancé, elle se retourna pour voir une ombre passée dans son dos. Mais rien que l'éclat des fougères avec le début de la rosée du matin. Soupirant un peu contre elle même, elle fit un pas et vit devant elle une masse sombre et velue. Des gouttes de sang frais perlaient encore d'une gueule grande ouverte. Elle fit alors un signe de croix en demandant à Dieu sa miséricorde. C'est alors que la Bête prit son avant bras pour la balancer comme une poupée de chiffon, chaque os semblait se craqueler sous la force de cette mâchoire gigantesque, des cris se répandaient dans les bois mais personne ne venait à l'aide du désespoir le plus grand. Balancée ensuite contre les fougères, la jeune fille pensait à sa mère et à son père. Une image de son propre enterrement semblait s'imprimer dans son esprit et elle ne savait plus quoi dire, elle déglutit un instant avant que la Bête ne sautasse dessus dans un grognement des plus sourd !

C'est ainsi que le corps de Nadège fut retrouvée le lendemain matin par sa petite soeur.... Le drame recommençait !


~oo~
" Seigneur Narcisse.... Veuillez accepter mon humble demande et nous aider à vaincre une calamité qui vient du tréfonds de.... je ne sais pas, mais elle n'est pas dans nos archives et elle tue alors que le commandement du Sombre Monarque demandait le contraire.... "

Sautant de son lit, il balbutiait quelques mots dans un charabia incompréhensif. Stimulé ? Ravi ? Excité ? Tout cela en même temps sûrement ! Le Rêve devait encore joué sur sa mémoire car il semblait totalement perdu et heureux d'avoir été libéré d'une lourde menace. Cependant, après quelques secondes de repos, il se reprit et s'agenouilla devant son Maître en signe de respect. Il en profitait pour bien peser les mots qui allaient être les siens, il avait déjà envoyé le rapport circonstancié des évènements. Mais avoir une vision plus globale de la situation devait être nécessaire pour permettre aux Enfers de résoudre cette affaire.

" Seigneur, depuis prêt d'un an, différents crimes ont été signalé. Je n'ai pas penser au début qu'à différents commérages et propos de paysans sans importance, mais un rapport d'un de mes contacts dans le Gévaudan m'a incité à vous contacter le plus rapidement possible. En effet, certains rapports m'indiquent que le même chasseur a du prévenir le comte de Toulouse et il est connu qu'il a des rapports avec certains Saints, qu'il héberge dans la région selon les circonstances. Il faudra donc compter sur eux je pense... Sinon, je ne sais peu de choses sur tout cela, juste que des créatures se réveillent un peu partout dans le Monde ! L'antique Vlad Dracul se serait montré sur Paris dernièrement ! Nous avons besoin de votre aide contre ceux qui défient les lois de la Mort. "

Dans un silence, le cardinal attendit alors les questions de Narcisse.

Citation :
HRP : Vous avez 72 heures en chaque post suivant l'ordre présent :
  • Dormin
  • Liana
  • Angel
  • Dohko
  • Marcus
  • Narcisse

Vous pouvez évidemment inversé votre tour selon vos agendas et vos dispositions, je vous laisse vous arranger ! Mais je demande un certain suivi, j'ai été trop cool sur Versailles et je ne le serai pas ici !

Je répondrai à mon prochain post aux différents groupes de Saints une fois qu'ils seront sur place évidemment.
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Dormin


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MessageSujet: Re: [1753] La Bête du Gévaudan (scénario)   Mer 5 Sep - 19:55

La sollicitude dont firent preuve tant Angel que Dohko alla droit au coeur du Capricorne qui reprit immédiatement une posture plus assurée, moins courbée, ré-abordant son habituel port altier. Il était bon de se sentir soutenu, surtout après les péripéties ayant bousculé ses habitudes et fait faire un virage à 180 ° à son quotidien. Mais c'est peut-être aussi grâce à ces évènements qu'il s'était fait de nouveaux amis sur qui il pouvait compter. Le son de la lyre raisonna à son oreille, lui arrachant un petit frisson agréable qui vint détendre un peu ses muscles crispés et la compagnie de Dohko l'aida à relativiser. Il leur répondit à chacun d'un sourire franc. Oui, il appréhendait un peu la mission qui leur avait été confiée. C'était la première fois pour lui qu'il partait pour une quête depuis son arrivée officielle au sanctuaire.

Il acquiesça lorsque que Liana confirma sentir cette atmosphère lugubre. Comment la rater, elle sautait à la gorge de qui était un minimum sensible... Même les animaux semblaient en être atteint. Il devait être délicat de chasser ces dernier temps, ce qui n'était pas pour aider le commerce et la vie en général du Gévaudan...

    "Ce doit être terrible pour trouver du gibier avec la bête dans les parages... Encore pire pour l'élevage. Cette bête ne sort tout de même pas de nulle part et son maître est un être bien cruel."


Il hocha la tête à la proposition d'Angel, en découvrant un peu plus sur ses origines par la même occasion... Ainsi donc elle avait un passif lié aux saltimbanques de la région? Ça tombait bien, très bien même. Et effectivement ils passeraient difficilement inaperçu. Tant Marcus avec son teint et sa carrure, que Liana et son loups ou que lui et ses cheveux roux vif, ni même Dohko qui était typé asiatique. Une sacrée troupe qui s'accordait mal dans le décor. Dormin attrapa une mèche de cheveux rouge entre ses doigts et joua avec nerveusement... Mais l'idée de relooker le pauvre Dohko lui traversa l'esprit, il y aurait bien matière à l'embêter hehehe, et il accorda un sourire complice à Dohko qui l’interpréterai ou pas.

Mais il fut interrompu dans élan taquin par les directives de Marcus qui exposa les priorités et objectifs de chacun... Ne le comprenant pas tout de suite dans ses dires. Fronçant les sourcils, écoutant attentivement les idées de Marcus, les trouvant toutes cohérentes et pertinentes, jusqu'à ce qu'il en vienne finalement à lui. Dormin restait intimidé par la haute stature du Taureau. Le feu lui monta légèrement aux joues alors que Marcus lui tendait la lettre. Si retrouver le chasseur ne devrait pas lui donner trop de fil à retordre, la politique... Lui faisait un peu peur. Il sentait le poid d'une grande responsabilité peser sur ses épaules de jeune roi. Il avait peu parler de ce dernier état de fait d'ailleurs. Il maîtrisait encore mal la politique actuelle ayant eu 1300 ans à rattraper en 4 ans. Mais il était vrai qu'il s'agissait de choses qu'il était sensé savoir faire, c'était de son ressort.

    "François Prigent, chasseur. Soit, je ferai de mon mieux et tâcherai d'obtenir des réponses à nos questions. Ensuite je reviendrai vers vous, gardez moi une place dans l'auberge, s'il vous plait. Portez-vous bien en attendant et prenez garde!"


C'est ainsi que le Capricorne quitta le groupe, investi de sa propre mission, nerveux mais fier de faire ses preuves. Il s'enfonça dans les bois bordant le village, là où les victimes étaient régulièrement retrouvées tuées par la bête. L'atmosphère était encore plus oppressante ici. C'était à se demander pourquoi les gens persistaient à visiter ces bois... Bah question idiote, parce qu'ils n'avaient pas le choix... Triste sire qui fu le maître de la bête... Et lugubre était cette forêt. Le rouquin commença à fredonner dans sa tête pour lui même, histoire de se donner du courage.

    *Quand on parlera du sire qui fut un temps ce maitre. Chacun dira de ce gredin: "Quel triste souverain" !
    Tandis que le bon Roi d'ici bas se bat chez les Barbares, Gévaudan est saigné à blanc par cette bête pleine de dents!
    Plus bête qu'une oie, sans foi ni loi, au-dessous du pire, on l'appellera "Messire Le Roi De Mauvais Aloi" ~!*


Un petit sourire naquit sur ses lèvres, lui donnant un aspect plus confiant alors qu'il s'enfonçait dans les bois à la recherche du chasseur se rendant à l'adresse indiqué au dos du courrier.

    *Dessus le trône, bien trop grand pour lui, ce nain est mal assis. Il voudrait être un souverain mais il n'est qu'un pantin !
    Pendant qu'il prend tout leur argent, tandis qu'il les friponne, on voit au front de ce larron vaciller sa couronne.
    Mais tant qu'il y aura de braves chevaliers dévoués chez les saints, ils reprendront à ce fripon de quoi manger du pain.
    Messire Le Roi De Mauvais Aloi...~*


Il finit par sortir des bois par l'un des chemins en débouchant, à l'écart de la ville pour trouver la modeste demeurre du dit chasseur et vint frapper à la porte.

    "Messire Prigent? Êtes-vous là? Je souhaiterai m'entretenir avec vous. Je me présente, Dormin, je suis envoyé par le sanctuaire. Nous nous interrogeons sur les raisons vous ayant poussés à nous contacter. Vous avez invoqué l'aide du Cardinal et au Comte de Toulouse pour se faire. Pourquoi ne pas vous être adressés à la noblesse locale en priorité?"
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MessageSujet: Re: [1753] La Bête du Gévaudan (scénario)   Mar 11 Sep - 23:52




La veille, chacun des cinq comparses en étaient venus à donner ses idées afin de leur permettre à tous de se confondre, autant que faire se peut, dans la masse. Cela ne serait pas des plus évident pour chacun d'entre eux, hormis Angel, et peut-être Dormin. La Louve connaissait à merveille les dons pour le déguisement de son amie, le Capricorne quant à lui disposait de cette grâce et cette aura qui lui permettrait de pénétrer dans le cercle de la Noblesse.

Oui le plan du Général de l'armée d'Athéna était excellent. Aussi lorsqu'il lui avait proposé de faire équipe avec lui avait-elle acquiescé, éprouvant même une certaine once de fierté à l'avoir comme partenaire au cours de cette quête. Elle avait sourit en imaginant la tête des habitants face à ce trio atypique. Oui trio, car après tout, Shadow serait également de la partie.

En effet, le chevalier de bronze ne pouvait concevoir que son compagnon de toujours ne soit pas à ses côtés pour enquêter. A eux deux, ils parviendraient à démêler le vrai du faux, de cela elle ne doutait pas, ce qui leur permettrait de transmettre des informations capitales à l'ensemble des Saints qui participaient à l'aventure. Dans cette affaire, elle devrait déployer tous ses talents de Chasseresse

Elle n'était parvenue à fermer l'oeil de la nuit, réfléchissant sans relâche, tandis qu'un sombre pressentiment l'envahissait. Ce n'est qu'au petit matin qu'elle parvint à somnoler, avant d'être éveillée par des cris et des pleurs. instantanément sur le qui vive, la Demoiselle quitta sa chambre, ordonnant à son loup de rester là, avant de gagner la rue principale où une foule de gens s’amassait.

Les femmes cachaient les visages des plus petits dans leur giron, avant de détourner leur propre faciès de l'horrible spectacle qui s'offrait à tous. Là, étendu sur une carriole, se tenait un corps sans vie, ou tout du moins ce qu'il en restait. La vue de ce cadavre désarticulé, fit courir un frisson glacé le long de la colonne de la Louve qui serra les poings. Il y avait hélas trop de monde pour qu'elle puisse examiner la morte.

"- La Bête a encore frappée."

"- C'est un loup c'est certain."


"- Il faut chasser cet animal du Diable!"

Elle avait envie de leur hurler qu'ils étaient stupides! Qu'un loup était tout bonnement incapable de commettre de tels dégâts. mais ils ne comprendraient pas, elle le savait. Lentement, elle se détourna de l'horrible spectacle. Il lui fallait trouver l'Aldébaran. Avant de commencer leur traque, il allait leur falloir examiner le cadavre.

Liana n'eut guère longtemps à chercher. Il fallait dire que le gardien de la deuxième Maison zodiacale était parfaitement repérable de par sa stature imposante. Parvenue à ses côtés elle usa de la télépathie, certaine de n'être entendue alors que de lui.

*Il va nous falloir entrer en scène. J'ai besoin de voir le corps de cette malheureuse jeune fille, puis il nous faudra nous rendre sur la scène de ce drame. Peut-être parviendrai-je alors à découvrir quelque chose qui nous mènera sur une piste. Qu'en dites vous?*

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MessageSujet: Re: [1753] La Bête du Gévaudan (scénario)   Sam 15 Sep - 21:44

Ainsi, les choses avaient-elles relativement bien commencé. Du moins lorsqu'on avait déjà vécu cela une fois. Angel connaissait en effet les lieux et certains des habitants. Que personne ne leur ait jeté de pierres ou autres lui paraissait de bonne augure. La Saltimbanque se rappelait trop bien de ses anciens voyages et de ce que la peur, surtout face à une menace sans réel visage, pouvait provoquer. Surtout parmi une foule maintenue sous pression pendant des jours et des jours sans jamais obtenir de réponses.

Son magnifique regard bleu émeraude était ensuite passé sur ses quatre compagnons et elle répondit au chevalier du Taureau d'une voix qu'elle espérait assurée.

- Oui, on a peu de chance de passer inaperçu mais en même temps, n'est-ce pas en se faisant remarquer que les artistes gagnent leurs vies ? Tout dépend de ce que l'on souhaite obtenir et laisser voir.

Pinçant les cordes de sa lyre, elle avait souri en repensant à leur idée de se fondre dans la foule. Chose lui paraissait quelque peu compromise. Dans ce genre de village isolé, en pleine tourmente, on se resserrait et puis, tout le monde connaissait tout le monde.

- Ce n'est pas vraiment le fait de passer inaperçu le plus important mais bien celui de ne pas paraître suspect, chevalier Aldébaran. Même en une auberge aussi discrète que celle où je vous emmène, tôt ou tard une des serveuses ou un des livreur ou simplement un client de passage finira par parler. Le tout est de faire en sorte que cela nous serve.

La tache pouvait paraître ardue vu leur allure à tous mais elle était confiante. Leur groupe était soudé et cela, la blonde artiste l'appréciait plus que tout. Pour ce que les chevaliers s'apprêtaient à affronter, une bonne entente et une parfaite cohésion entre eux étaient essentielles. Et reprenant sur un ton plus volontaire.

- Bien venez, ne nous attardons pas en ces lieux.

Angel les entraîna vers une grosse bâtisse se tenant près de l'entrée est du village. Un petit ruisseau passait tout près. Le ciel était toujours aussi plombé lorsqu'elle frappa à la porte. Ils patientèrent quelques instants dans le froid avant que la porte ne s'ouvre.

- C'est la porte de service ici...

Un air rude avant que le ton ne change.

- Dame Angeline !!! Vous êtes de retour avec la troupe mais venez...

La porte s'ouvrit alors toute grande et tous les cinq entrèrent en ce lieu où les accueillit l'hôtesse. En la reconnaissant, Angel ne put que remarquer ses traits tirés et la crainte dans ses yeux. Comme elle l'avait pensé le regard de la plantureuse jeune femme se posa sur Aldébaran et Liana avant de s'attarder sur le loup et elle s'empressa de dire.

- Merci de nous accueillir en ces temps troublés, Jeanne. J'espère qu'il te reste encore quelques chambres discrètes ainsi qu'une table à part. Et de quoi nourrir correctement le compagnon de mon amie. C'est un des meilleurs tueurs de loups du Royaume. Il n'a pas son pareil ainsi que ses maitres. D'un regard, elle désigna Liana et ses compagnons. L'hôtesse concluerait elle-même ce qu'elle souhaiterait.
- Oui, les temps sont durs, ma bonne Angeline. Tu as bien raison de vous faire escorter par d'aussi solides gaillards.

Sur ces dernières paroles, elle les conduisit ensuite vers la salle où tous prirent place devant un bon repas. L'ambiance était un peu plus relâchée que dans la rue, l'alcool aidant mais cela n'avait rien de commun avec l'atmosphère habituelle d'une auberge normale. Le regard d'Angel balaya l'ensemble de la salle tandis que le repas arrivait. Ecoutant tout ce qu'elle pouvait, elle mangea en silence avant que l'Aldébaran ne prenne la parole.

- Bien, seigneur Aldébaran. Et jetant un regard amusé vers Dohko, elle reprit. . Le mieux serait de commencer demain à l'aube lorsque les bergères vont faire paîtres les troupeaux. Nous aurons plus de chance de les croiser ainsi. Peut-être serait-il même plus simple pour nous d'enquêter si tu acceptes de te faire passer pour mon fiancé.

Un regard amusé avant qu'elle ne reprenne.

- Considère cela comme un rôle dans une pièce de théatre. Une femme seule attirerait trop l'attention sans époux ou fiancé ou simple parent. D'ailleurs, pas mal d'hommes tendent à confondre comédiennes et filles de joie. Au moins ainsi, les choses seront plus faciles et nous semblerons moins suspects.

Et avalant une gorgée de vin.

- A moins que tu ne me trouves pas digne de toi ? Plaisanta-t-elle soudain avant de reprendre d'un ton plus grave, faisant la parfaite démonstration de son talent. Cette Bête doit être abattue. Il le faut. Même si je dois prendre la place de l'une des bergères au cas où nous nous approchions de son territoire durant notre recherche d'informations. Nul ne sait quand elle attaque mais elle est là et ne laisse aucune chance à ses malheureuses victimes.

Marie. Pardon de n'avoir pas été là pour toi.

Il faut la mettre hors d'état de nuire. Je peux vous coudre d'autres tenues si vous en avez besoin. Et si tu es d'accord, Dohko, je te fournirai d'autres vêtements mais aussi une arme à feu. Aucun homme ordinare ne peut lutter à mains nues contre elle. Si tu veux passer pour un homme normal, il te faudra une arme. Qu'elle soit inutile n'est qu'un détail mais pour notre mission, ce serait le mieux. Qu'en penses-tu ?
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Saikhan


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MessageSujet: Re: [1753] La Bête du Gévaudan (scénario)   Mer 19 Sep - 21:55

Ils bougeaient, comme les constellations dans les cieux obscurs, chacun d’entre eux avaient reçut de l’Aldébaran des directives à suivre. Après que Angel ne les ait menés à l’auberge où ils seraient – au moins un temps – discret, le général avait ainsi donné ses consignes. En leader et stratège, général de leur ordre, le chevalier d’or du taureau sépara leur troupe en trois groupes pour ainsi utiliser les meilleurs atouts de chacun. Ainsi, Dohko ne fut pas réellement étonné de se retrouver en duo avec la jeune femme à la Lyre, ni même ennuyé. Ici, elle était celle qui en connaissait le plus sur la région, et sur ces habitants, étant même celle qui leur avait trouvée où s’héberger, qui plus est, elle avait d’autre atout dans sa manche qui ne manqua pas de le surprendre. Bien sur, il savait qu’elle était artiste, et ceux-ci étaient des comédiens accomplit – il l’avait par ailleurs apprit à ses dépends puisqu’il avait cru un long moment que celle-ci était un homme durant la dernière guerre -, de plus, la sainte était loin d’être stupide.

Ce qui pourtant, n’empêcha nullement la surprise de s’afficher sur son visage, une gêne évanescente s’installant un instant en lui avant qu’il ne la disperse d’un éclat de rire incongru qu’il tenta de dissimuler. Elle l’avait prit au dépourvu. Il se reprit avec un sourire, un éclat d’amusement dans la voix.

« Excuse moi…Je ne me moque pas de ta proposition, loin de moi cette idée, au contraire, elle est même pertinente…Mais je ne m’y attendais pas. »


Il n’était pas très bon acteur, abhorrant le mensonge, il avait cependant apprit de son maître l’art de louvoyer pour cacher avec efficacité ce qui ne devait être dit. Il avait remarqué avec un certain amusement que cette faculté s’affinait avec l’âge, aussi n’était il pas étonnant que son mentor ait été si doué dans ce domaine qui l’avait fait tant tourner en bourrique durant son enfance.

Pourtant, c’était avec sérieux qu’il réfléchit à cette proposition on ne peut plus adaptée à leur situation. Si ils voulaient pouvoir parler sans méfiance avec les habitants de la région, il valait mieux être proche d’eux, ça, c’était une règle qu’il connaissait parfaitement et qu’il avait assimilé depuis longtemps. Même si ils demeuraient des étrangers – surtout lui, même si il était beaucoup moins typé asiatique que beaucoup d’autre chinois. Dans tous les cas, cela l’arrangeait elle et lui, et permettrait plus aisément de trouver une explication logique à la présence d’une femme et d’un étranger farfouillant – avec plus de discrétion du moins – dans le Gévaudan.

Ils devaient à tout prix éviter une nouvelle victime et cela, chacun des chevaliers présents en était parfaitement conscient. Les paroles de la jeune femme laissaient une trace amère mais elle ne se laissait nullement décourager par son chagrin. Ce n’était plus l’heure, hélas.

« Nous trouverons le responsable, qui qu’il soit. Nous ne partirons pas d’ici sans l’emporter avec nous. »


Il était pour cela, tout aussi déterminée qu’elle.
Les créatures de la terre ne s’attaquait pas de cette manière à des êtres humains, pas ainsi, et surtout, pas ici. Il aurait sans nul doute, été plus prudent sur cette affirmation si il avait été dans ses propres contrés, mais la France n’hébergeait pas de grand fauve qui ne passerait guère inaperçu par ici. Il garda cette idée tout en doutant de sa possibilité…Mais que les loups soient coupables, comme semblaient le croire les habitants, lui semblait plus qu’improbable. S’attaquer à un être humain, même une jeune fille alors qu’il y avait autour des créatures plus faibles et affaiblit…
Et puis il pouvait aisément croire en leur propre louve pour cela, sachant à quel point les animaux qui était son totem étaient des créatures à la nature trop aisément diabolisée. Surtout dans ses pays croyant à un dieu unique et tout puissant, si différent de leur propre monde.

« C’est une bonne idée. »
commença le saint avec un sourire amusé, croisant les bras avant de reprendre un visage plus neutre. Il n’était pas acteur mais avait d’autres compétences que l’on pouvait considérer comme semblable si l’on n’était pas trop regardant. Déjà s’embrasait-il moins aisément qu’auparavant, les années aidant. « Je ne ressembles pas vraiment à un bon français, mais toi oui, des fiançailles expliquerait ma présence à tes côtés en évitant des questions embarrassantes. » Ou pas. Mais cela, ils aviseront. « Et j’aurai besoin de tes conseils avisés pour me fondre davantage dans le décor et jouer mon rôle. »

Un léger sourire plus vacillant cette fois ci. Il avait l’habitude de porter ces habits dans lesquels il se sentait à l’aise, changer cela le gênait mais il le ferait si il le fallait, et en l’occurrence, c’était nécessaire aujourd’hui.

« Et tu es plus que digne Angeline,
- C’est ainsi que l’aubergiste l’avait appelée, il serait de bon ton de l’appeler ainsi également – mais hélas, mon cœur est déjà pris. »

Un sourire amusé vint couvrir ses lèvres sur ses quelques mots adressés seulement à la sainte, et sur lesquels il ne revint pas, préférant rebondir sur une phrase qu’avait prononcé Dormin pour clore tout à fait sa propre confession.
Ils avaient ainsi continués à discuter sur ce que chacun ferait le lendemain jusqu’à ce que sonne l’heure du repos. Ils se séparèrent donc dans les chambres qui leur étaient allouées.

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

Il y avait eut une nouvelle victime. Au matin, les habitants c’étaient fait cortège funèbre dans la rue principale du village, allant se réunir sur la place centrale avec le corps de la pauvre fille ainsi découvert. Ils venaient à peine d’arriver que déjà, le coupable leur offrait une sinistre dépouille en guise de salut. Etait ce un avertissement ? Un jeu ? Le chevalier ne pouvait faire que des conjectures, comme tous les autres sur cette macabre découverte, ne pouvant que regretter l’impuissance dans laquelle il se retrouvait à présent. Il avait frappé cette nuit. Où ?

Il savait que pour ce qui était des attaques en elle-même, c’était à Liana et Aldébaran de s’occuper de l’enquête, avec comme précieuse aide, le flaire de Shadow, nul doute qu’ils arriveraient à trouver des indices qui ne pourrait que les aider. Dormin étaient également parti de son coté pour prendre le témoignage du noble chasseur – auquel il lui souhaitait bonne chance. Ne restait plus que leur propre groupe.

Dohko avait finalement dût abandonner ses ambles tuniques chinoises pour se vêtir des habits que lui avait fournit la sainte, il était même parvenu à attacher sa crinière rebelle à l’aide d’un lien pour parfaire le tout. A ses yeux, ce n’était pas du tout une réussite. La seule chose qu’il parvenait à apprécier dans cette tenue était le long manteau qui lui rappelait ses propres tuniques, pour ce qui était du reste des bottes au pantalon en passant par la chemise, tout lui était inhabituel. Il se sentait juste ridicule, déguisé, mais n’avait heureusement pas la tête à s’en plaindre, ni même à s’y attarder.

Il devait faire quelque chose, même si ce n’était que de faire tourner dans son esprit la poignée d’informations qu’ils possédaient.

« Nadège... »

Un souffle qui passa la barrière de ses lèvres, un prénom qu’il avait entendu alors qu’ils sortaient de la ville, emplit d’affliction et de colère mêlé. C’était là une vie fauchée dans la fleur de l’âge, innocente victime que chacun voyait alors comme un des membres de sa propre famille. Et la question en suspend était : qui serait la prochaine ? Car nul homme n’avait encore été trouvé victime de crocs, de griffe ou d’autre artifice…Juste des femmes. Cela lui était d’autant plus impardonnable. Il secoua la tête, dissipant de ce geste les brumes de sa colère pour ne laisser qu’un esprit plus concentré, un exercice devenu plus aisé à présent. Il marchait au coté de la jeune femme – sa fiancé, pour le jeu dans lequel ils se lançaient en pariant des vies – la suivant même puisqu’elle connaissait bien mieux que lui les alentours. C’était elle après tout qui avait proposé d’aller questionner les jeunes bergères, tout du moins, il n’était pas sur que celle-ci soit de sortie en cette heure avec ce qu’il venait de se passer…

« Désolé Angel...- Angeline ? – Les gens d’ici ont l’air de te connaitre sous ce prénom, tu préfères que je t’appel ainsi également ? »

Ce n’était pas primordial mais il était préférable qu’ils soient au même diapason pour éviter une erreur stupide. Bientôt ils furent en vus de jolie boule cotonneuse broutant en troupeau réunit l'herbe grasse de cette région, mais ce furent des aboiement brutaux qui virent brutalement troubler la quiétude relative des lieux - il planait toujours une sombre menace...où était ce dans leurs esprits propres ?

Le chien visiblement ne voyait pas d'un très bon œil leur présence en ces lieux, ou protégeait simplement son maître d'une possible menace. Nul doute que même les animaux pouvaient se rendre compte de la tension que entourait la région...Même mieux que les hommes en réalité, les animaux avaient cette faculté.

« Excusez nous, nous ne voulions pas vous dérangez, mais nous nous sommes égarés. »

Le jeune homme haussa les épaules à l'adresse d'Angel, n'ayant en réalité que peu d'idée sur une manière plus appropriée d'aborder quelqu'un dans cette situation sans passé pour un fou.

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Marcus


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MessageSujet: Re: [1753] La Bête du Gévaudan (scénario)   Jeu 20 Sep - 13:38

Le Général des Armées d’Athéna avait eu du mal à fermer l’œil cette nuit-là, tiraillé entre deux pensés son esprit agité lui refusait le sommeil. Son instinct lui dictait de sortir son armure d’or et de foncer dans les sous-bois pour abattre cette créature en combat, mais sa sagesse lui dictait la patience afin de la trouver, la traquer, l’isoler puis la tuer. Il savait que c’était là la solution la plus aboutie, mais combien cela prendrait-il de temps ? Combien d’autres jeunes filles mourrait pour prix de sa patience et soit disant sagesse ?

Ce furent finalement les cris et l’agitation de la foule au dehors qui le tirèrent du sommeil, tous les autres étaient réveillés et déjà parti remplir leur rôle et lui dormait alors que le soleil avait déjà pointé ses rayons sur le village. Enfilant prestement la tenue pour moitié l’œuvre d’Angel, Marcus ne prit même pas le temps de faire sa toilette. Pour le rôle que je dois jouer, sentir un peu l’homme ne rajoutera qu’un peu de crédibilité. Pensa t-il, jamais personne n’avait vu de mercenaire ayant un tant soit peu d’affinité avec l’hygiène. Après un rapide coup d’œil à la glace dans l’entrée, l’Aldébaran fut satisfait, une tunique et un pantalon usés mais souples, une paire de botte en cuir fourrés et par-dessus le tout, Marcus avait enfilé une armure de cuir clouté. Les éléments quelques peu disparates renforçait le coté baroudeur de sa tenue et il ne lui restait plus qu’à passer à l’écurie ou l’attendait chevaux et touche finale de son costume.

Lorsqu’il arriva sur la place centrale du village, les cris d’indignations firent peu à peu place à des chuchotements qui se répandaient tels un nuage de sauterelles. Juché sur un énorme percheron noir, le colosse paraissait être une montagne ambulante, mais il savait que l’épée qui lui barrait le dos était autant sujet de chuchotis que son gabarit lui-même. Longue de plus d’un mètre cinquante et large d’un bon pied, aucun homme normal ne pouvait espérer la manier en combat, pourtant l’un comme l’autre des sujets étaient effacés par celui de la couleur de sa peau. A présent qu’il était là, il lui fallait jouer son rôle et jeter le pavé dans la mare, ça serait à Dohko et Angel d’en récolter et analyser les ronds dans l’eau, repérant sa compagne dans l’assistance celle-ci s’avança vers lui et lui donna le signal pour entrer en action.

-Je m’appelle Marcus et voici Liana, nous venons tuer la Bête.

L’Aldébaran avait parlé doucement afin d’obliger le village à faire silence pour l’écouter, mais à ces mots les messes basses redoublèrent d’intensités. Marcus dégaina alors son estramaçon d’une main et le pointa à bout de bras vers le corps de la jeune fille. Il bouillait intérieurement de voir qu’une nouvelle victime venait de se faire lacérer la nuit même de son arrivé, mais cela renforça davantage sa détermination et il jura pour lui-même une promesse à la Bête. Si cela est ton avertissement pour moi alors garde toi d’en rire car moi je ne t’avertirais pas, qui ou quoi que tu sois.

-Nous n’avons pas de temps à perdre en discutions et doléances oisives, emmener le corps de la malheureuse dans ce qui vous sert d’hôtel de ville, nous avons besoin d’examiner ses blessures et amenez moi le maire.

Ce n’était qu’un coup de bluff monumental, mais l’Aldébaran y avait mis les formes et il ne se trouva personne pour contredire son autorité naturelle, ni son épée de cinq pieds de long. Aussi en un clin d’œil le corps de la jeune fille fut étendu sur la table d’une grande habitation et un petit gros fut présenté à Marcus. D’un signe de la tête il fit comprendre à Liana que c’était à elle de jouer avec l’autopsie et l’Aldébaran attira le maire dos à la scène et lui saisissant le bras d’une poignée de mains solide puis déplia une carte sur un bureau.

-Nous sommes des aventuriers venu de par-delà les mers, nous avons vu et abattu des créatures que vous n’oseriez même pas imaginer en cauchemar et celle-ci ne fera pas exception. Alors mon brave montrez-moi où ont eu lieu les différentes attaques ?!

Marcus n’aimait guère jouer le baroudeur sans cœur, il avait toujours été proche des gens en leur apportant un soutien moral, mais aujourd’hui cela ne servirait pas. Il n’avait pas assez de temps pour ce faire accepter et aimer du peuple alors pointant la carte du doigt, il claqua l’épaule du maire de l’autre l’intimant à répondre à sa question.
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Narcisse


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MessageSujet: Re: [1753] La Bête du Gévaudan (scénario)   Sam 22 Sep - 13:17

¤ 2 ¤
Laissant à son cher Cardinal le temps de se remettre du rêve qu’il venait de faire -ainsi que de la présence dans sa chambre d’un Seigneur noir- Narcisse remarqua bien vite qu’il avait affaire à un homme habitué à comprendre ce qui lui arrivait et ce dont il parlait. Aussi ses balbutiements, à propos d’une affaire à laquelle il n’entendait apparemment goûte, ne choquèrent pas le Dieu du Rêve qui y voyait là une marque d’intérêt supplémentaire. Mais il fallait tout de même relativiser : les choses capables d’effrayer les humains étaient nombreuses -et il était bien placé pour le savoir- aussi et jusqu’à preuve du contraire, cette histoire pouvait n’être que des racontars de vieux paysans bourrés effrayés parce qu’ils avaient vus leurs ombres dans les reflets des bois. Ou alors, il pouvait s’agir, d’autre chose…

Car le Cardinal venait de reprendre contenance après être sorti de son lit. Agenouillé face à son Maître, il reprit d’un ton plus mesuré le flot de ses paroles et lui parla de choses plus intéressantes, comme la possible présence de Chevaliers d’Athéna dans la région. Car le Comte de Toulouse semblait être un de leurs alliés et les Chevaliers s’était bien connu défendaient la veuve et l’orphelin, hein ? Alors qu’une grosse bête tue des femmes sans raison, ça ne leur plaisait pas beaucoup hein ? Tss.
Il était clair que Narcisse devait se pencher sur le cas du chasseur pour éventuellement en apprendre plus sur la méthode qu’employait cet animal pour attaquer ses victimes. Mais il ne désirait pas faire son entrée d’une manière aussi banale que celle d’un homme venue poser des questions. S’il était ici, c’était également pour prendre plaisir à la satisfaction de sa curiosité. Et qui dit plaisir avec Narcisse dit aussi, mise en scène grandiose ! Le fils d’Hypnos croisa les bras.

« Relevez-vous donc Cardinal, vous voir agenouillé ne vous sied guère. » Il fit quelques pas dans la pièce sous le regard du serviteur des Enfers. « Le lien que vous faites avec cette fameuse histoire venue de Paris est pertinent : des choses se réveillent dans l’ombre ces dernières années. Des choses qui ne devraient plus exister et qui pourtant nous défie par leurs résurrections. Si nous sommes bien en présence du même phénomène, alors cette créature retournera bien vite du néant qu’elle n’aurait jamais dû quitter, faites-moi confiance pour cela. »

« Ceci dit, j’aurais besoin de quelques moyens dont vous pourriez m’armer pour me rendre sur place. Inconnu en Gévaudan, et nonobstant la possible présence de Saints en ces lieux, il me faut m’introduire là-bas sous une fausse identité. »
Il s’arrêta et se retourna vers le Cardinal pour lui faire face. « La situation dans le Gévaudan vous préoccupe Cardinal comme elle préoccupe tous les enfants du Seigneur, c’est pourquoi vous avez fait appel aux services de Gaël Steinhoff, un chasseur allemand officiant à l’ouest de son pays. Connu pour ses compétences dans la chasse au loup, vous lui demandez d’apporter son aide à François Prigent dans la traque de cette bête. Lui et son équipe -disons, une dizaine d’hommes ?- ferons tout ce qui est en leur pouvoir pour mettre fin à l’horreur qui frappe le Gévaudan. A moitié français, cela n’étonnera personne de le voir s’installer avec une équipe parlant la langue de Molière. »

« Pensez-vous pouvoir m’offrir cette aide Cardinal ? Cela n’offrira que plus de poids à votre intervention là-bas, que les gens savent, que c’est vous qui les protégez, et non ce stupide Comte de Toulouse. »


Ô combien alléchante devait être cette proposition pour le Cardinal qui pouvait voir là une occasion supplémentaire d’affermir son emprise sur cette région. De plus, au vu de l’air confiant de Narcisse, nul doute que ce dernier allait débloquer la situation et permettre au massacre de s’arrêter. En contrepartie de cela, le Dieu du Rêve lui demandait de faux papiers, un laisser-passé officiel, et une dizaine d’hommes armés pour procéder à son enquête dans la région et sans doute, le cas échéant, se débarrasser de tous Sains qui s’y trouveraient. En était-il capable ? À le regarder de pied en cap, on jugerait sur lui. Et puis, qui peut donc arrêter un agent du Dieu des Morts lui-même ? Pure folie ce serait de parier contre lui.

Bien entendu la décision finale lui appartenait mais quelque chose en lui, et vis-à-vis du rêve qu’il avait fait avant de se réveiller, tendait plus que tout en cet instant à faire confiance au Seigneur Narcisse et à lui offrir l’aide dérisoire qu’il requérait pour son enquête… Fallait-il y voir là l’objet de son influence sournoise ? Qui sait…
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Menelaos


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MessageSujet: Re: [1753] La Bête du Gévaudan (scénario)   Lun 24 Sep - 17:30

Juste une chose, comme la Campagne vient de commencer, nous passons en mode chronique pure. Les joueurs doivent cependant poster régulièrement pour suivre le scénario, le délai moyen sera de 5 jours désormais.
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Panthéon


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MessageSujet: Re: [1753] La Bête du Gévaudan (scénario)   Mer 17 Oct - 21:44

Dans la pénombre, elle rôdait, elle sentait les effluves de ses chasseurs qui étaient venus pour elle. Sans un mot, elle avait pris son petit entre ses bras et laissa sa forme animale pour reprendre cette apparence humaine qu'elle haissait profondément. Personne n'aurait pu soupçonner ce qu'elle était dans ce monde si en proie à la peur et à la désolation. Soufflant entre ses lèvres une légère buée, la créature disparaissait à la vue de tous les humains, inconscients de la menace qui passait à côté d'eux. A un moment donné, laissant son enfant s'amuser, elle croisa un géant à la peu d'ébène et ne put s'empêcher d'avoir ce sourire carnassier quelques instants plus tard.

Ainsi donc, des "éveillés" avaient été envoyé sur son territoire. Simple remarque ou constat alarmant, elle ne se fit pas d'illusion sur la nature de l'arrivée de tels agents des Olympiens. La "louve", elle se surnommait ainsi parfois par commodité de langage auprès des rares personnes qui avaient eut l'honneur d'avoir sa protection, des humains, des simples humains qui ne demandaient qu'à vivre en respectant les lois de la nature. Elle entra alors dans l'auberge pour s'acheter une soupe et observa ce qui se passait sans se faire découvrir des nouveaux chasseurs du Roi de France...

La jeune serveuse se rapprocha alors d'un étrange couple que la "Bête" avait repéré de sa table. Servant une même soupe avec différents quignons de pain entourés de lards fumés, elle leva la tête pour écouter les racontars des villageois sur sa personne. Certains se promettaient de la vaincre à l'aide de la Saint Croix, d'autres de la faire frire dans les fins fonds de l'enfer une fois que la balle de leurs fusiles l'auraient brisé. Les enfers ? Elle avait connu et ne souhaitait pas y retourner, les hommes étaient si naifs de croire que leur Dieu unique régentait ce monde. Ils avaient donné le nom de Diable à Hadès sans s'en rendre compte et cela la fit sourire. Quelques voix attirèrent l'attention des personnes se rassasiant de leur repas et les badauds écoutèrent sans vraiment prendre part à la conversation.

" Mais si, elle est énorme je te dis... Au moins huit coudées de haut et trente de large !

- Parbleu, mais moi je l'ai vu... Elle est petite avec des crocs comme des sabres, on aurait dit un gros lynx avec des pieds d'aigles...

- Arrêtes de raconter de telles billevesées, si tu dis qu'elle est remontée du trente sixième sous-sols des enfers, ce sera pareil, non, moi je dis que c'est un gros loup ! Un truc énorme qui a le pouvoir de changer de forme, un Homme Loup je te dis pas !

- Un loup ? mouais, on m'a raconté ca aussi, pourtant, je t'assure que je l'ai vu c'te bête dans les fourrées la dernière fois ! "


Soudain, la porte de l'auberge s'ouvrit et un homme entra, les deux vieux bougres se turent en le voyant. Regardant l'assistance, il se présenta à l'aubergiste sous le nom de Gaël Steinhoff et la consonance étrangère de son phrasé surprit l'assistance. Il demanda rapidement l'endroit où vivait le Sieur François Prigent et obtint sans trop de difficulté l'information souhaitée. Sans un mot, l'étranger se retira en laissant quelques pièces sur le comptoir de l'auberge. Le tenancier prit l'argent et la mit prestement dans sa poche pour ne pas se faire voler une recette si facile dans sa journée.

Dans un autre lieu moins amène, un couple étrange avait aussi fait son apparition et obtenu en même temps le droit de voir le cadavre de la dernière défunte. Le lieu n'était pas des plus agréable, un simple ossuaire faisait office de lieu médical en attendant mieux. Le géant entra dans le petit espace assez étroit en courbant l'échine d'une bonne coudée pour ne pas se prendre la poutre de soutènement. Puis, avec la jeune femme accompagnée de son loup, le curé de la paroisse leur montra le corps qui dormait paisiblement sous un voile de lin blanc. Son visage semblait apeuré et ses orbites sortaient de ses yeux, des traces de sang marquaient encore son visage de cette panique qui lui avait couté la vie. Sur son flanc droit, en bas des côtes, une morsure avec une série d'entailles semblables à des crocs apparaissait et ils purent constater la perte d'une partie d'un des rein sous la violence de l'arrachement de la chaire humaine. Sur les bras, épaules et cuisses, des traces de griffes marquaient aussi son corps et on pouvait même voir des entailles dans les avant-bras, signe manifeste que la victime s'était âprement défendue contre son prédateur. Enfin, ce qui surprit les deux chasseurs de "Bête", ce fut une entaille presque invisible pour un homme ou un médecin humain. Liana l'observa et sentit qu'un cosmos avait entaillé le bas du cou avant que cela ne cicatrisasse comme par magie. Mais elle n'avait pas perdu ses dons avec le temps et il était clair que la Bête savait parfaitement user de son cosmos et qu'il était pure de toute corruption, à part une violence bestiale à l'état brute.

Dans ses chausses et ses vêtements, le chevalier d'or du taureau fut surpris de trouver des jetons pour les maisons de plaisir de Paris. Pourquoi cette paysanne avait cela dans sa poche ? L'avait-elle arraché à son assassin ? Bien des questions qui se succédèrent dans l'esprit des deux chercheurs. Car cette femme n'était pas qu'une simple paysanne en inspectant sa peau de plus prêt, elle était lisse et ses doigts trop fins pour une femme ayant travaillé la terre pendant des années. Dubitatifs, les deux chevaliers s'observèrent en se demandant qui était la dernière victime. C'est alors que Liana posa quelques questions au curé qui précisa que cette jeune femme avait travaillé pendant des années au service du comte du village, et qu'elle avait peut-être pris des habitudes avec le temps... Le comtesse et la comte ? Une question de plus...

A l'écart du village, un jeune homme à l'allure noble se rapprocha de la demeure du Sieur François Prigent. Ce dernier l'avait reçu avec beaucoup de déférence mais il écarquilla les yeux en entendant parler de la première fois d'un sanctuaire, quel sanctuaire ? Il n'avait fait qu'envoyer une demande aux Comte de Toulouse et à son Archevêque. Qui était cette personne ? Immédiatement, le chasseur fut sur ses gardes et fit attention au moindre mot qui le mettrait mal à l'aise dans cette situation assez explosive. Quand elle parla de ses deux seigneurs, il se calma un peu mais n'était pas pour autant rassuré. Il se demandait bien d'ou venait cet étranger au visage de femme.

" Pffff.... la noblesse locale ne veut pas que l'on se mêle des affaires de sa paroisse. La comtesse, une femme flamboyante à la chevelure de feu, vient chasser tous les jours sur ses terres et ne cesse de dire que l'on a a faire à quelques maraudeurs et rien de plus ! Mais je ne suis pas d'accord avec cela, au contraire, cette Bête est puissante et maligne, si on n'y prends pas garde, nous serons tous sous son joug dans peu de temps.....

Sans compter que...

Des nobles revenus des guerres sont dans le château du comte, des parvenus de la pire espèce qui veulent vivre ici comme à Versailles et dans l'opprobre la plus totale... des rumeurs étranges et des moins catholiques se font entendre par les serviteurs de la comtesse... Ces dernières ont d'ailleurs quitté leur service aussi vite qu'elles n'étaient engagés.... Voilà pourquoi j'ai fait appel à notre Seigneur de Toulouse !"


Sentant que ses paroles dépassaient ses pensées, il se mordit les lèvres et attendit les questions de son invité afin de vaincre la "Bête"...



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Dormin


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MessageSujet: Re: [1753] La Bête du Gévaudan (scénario)   Mer 24 Oct - 17:53

Le rouquin entra dans la modeste demeure du chasseur. La commodité de la cabane lui rappelait ses premières années si loin derrière lui à dormir où ils pouvaient avec son maitre, souvent en demandant la charité. Il s'y sentit étrangement peu à l'aise cela dit à la vue de nombreuses peaux de bête et de divers outils pour décortiquer toutes les proies que cet homme ramenait de la chasse. Tous ces outils tâchés de sang.

Dormin n'avait rien contre la chasse tant qu'il s'agissait de se nourrir ou de se protéger contre une surpopulation de bêtes dites nuisibles... et encore pour la seconde partie, cela restait un tabou et il préférait souvent tenter de préserver les bêtes en les repoussant plus loin sur les terres par exemple. Pour autant, il ne jugeait pas cet homme qui ne faisait que vivre de son travail... Un labeur comme un autre. Lui allait bien au front pour combattre des hommes. Mais Dormin pouvait se targuer de n'avoir tué qu'un homme à ce jour.

La description de la comtesse arracha un petit sourire amusé discret au Capricorne. Ainsi donc sa couleur de cheveux se serait-elle d'avantage répandue en 1300 ans? Il fallait croire que oui. Et si elle s'était hissée à pareil titre, qu'ils n'étaient plus considérés comme des parias ou des démons à cause de leur crinière pourpre. Son époque avait été particulièrement sévère avec les gens comme lui.

    "Quelques maraudeurs ne s'amuseraient pas à laisser des marques typiquement animale dans la chaire et les os de leurs victimes. Il y a une différence entre des marques de couteau... " Il se massa douloureusement le cou qu'il dénuda légèrement de quelques cheveux roux pour le masser douloureusement. "Et des marques de crocs ou de griffes."


Mais la seconde partie de la réponse de ce chasseur avait tonné dans l'esprit de Dormin. Drôles de fréquentations pour des nobles. A quoi pouvait-on se prêter comme expériences là haut? C'était définitivement louche. Des petits seigneurs voulant jouer comme chez les grands... Jouer avec le feu sans craindre de se brûler ou de blesser les autres. Une bande d'irresponsables cherchant un peu de jouissance dans l'inconnu et le pouvoir sur autrui?

    "Cette petite réunion de sombres personnages ne me plait guère. Je ne tolère pas que l'on laisse un peuple souffrir, affamé ou apeuré. Il est du devoir de tout bon régent de se mettre au service du peuple!... Et non de s'amuser de son désarroi ou de l'ignorer par simplicité. Cette... Comtesse ne m'a pas l'air de connaitre sa véritable place. Et le petit jeu se déroulant là haut ne m'inspire aussi peu confiance que les acteurs s'y prêtant, tels que vous les décrivez."


Dormin baissa ses yeux émeraudes, l'air grave. Lui même était roi et responsable de son peuple... Plus encore, il était chevalier d'or, saint d'Athéna et chevalier de l'espoir. La réalité de cette époque concernant la noblesse était une dure désillusion. Et il doutait avoir pu se mêler à cette mascarade s'il avait dû. Il remercia Avalon dans un coin de sa tête d'échapper à tout cela.

    "J'ai pu constater moi même que certaines valeurs se perdent à notre époque et que la noblesse est moins synonyme de la force d'un coeur et de courage que d'argent et de pouvoir aujourd'hui. J'en suis le premier chagriné..."


Soupirant de lassitude, sincèrement agacé et choqué par un tel comportement, il redressa la tête pour venir accrocher le regard du chasseur. Il avait besoin d'en savoir plus sur tout ce petit monde afin de comprendre ce qui se tramait dans la tête de ces gens.

    "Monsieur Prigent? Permettez moi de vous demander votre avis. Pensez-vous qu'il s'agisse de pure négligence de la part de votre comtesse?... Ou pensez-vous qu'elle cherche à protéger un lourd secret?... Et plus ou moins par l'impact qu'aura sa parole sur celle du peuple?"


Spoiler:
 
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Liana


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MessageSujet: Re: [1753] La Bête du Gévaudan (scénario)   Ven 26 Oct - 23:17



C'était à eux d'entrer en scène. L'Aldébaran avait répondu à son appel télépathique. Elle s'était placée à ses côtés, silhouette bien frêle à coté de l'imposante carrure du colosse d'ébène. Elle se laissait aller à l'exposition des regards qui erraient sur elle, elle parvenait à percevoir les murmures des uns et des autres quant à la couleur de sa chevelure. Toutefois, la louve restait stoïque, et puis de tout cela elle n'avait que faire. En effet, il y avait plus important. Depuis qu'elle avait posé son regard saphir sur le cadavre, elle n'avait pas lâché ce dernier un seul instant des yeux.

Elle ne put s'empêcher de sourire devant l'autorité naturelle qui émanait de son supérieur. Même en civil, ce dernier en imposait, et lorsque l'on accéda à sa requête, Liana lui emboîta le pas, restant quelques mètres derrière lui, ombre silencieuse. Un canidé vint à prendre place à ses côtés, causant un trouble sans commune mesure au sein de la foule.

"- C'est un loup!" put-elle entendre, cri angoissé d'une femme. Instantanément, la demoiselle s'arrêta et laissa son regard glisser sur les villageois qui reprenaient en coeur cette simple constatation. Sa main vint se poser sur la tête de Shadow afin de le caresser, tandis que ce dernier se mettait sagement assis sur son séant, ne montrant pas le moindre signe d'agressivité à l'égard de la foule.

"- C'est un loup en effet, et il est mon compagnon. Je puis vous assurer que son aide nous sera précieuse dans la quête qui va être la notre. Je comprends votre méfiance à son égard, mais je vous demande de me faire confiance. Il n'est pas à l'origine du drame qui frappe votre contrée."

Se disant, elle fit signe à l'animal de passer devant, de sorte à ce qu'elle ferme la marche, offrant son dos à la foule si jamais il prenait l'envie à celle-ci de les lyncher. Ils furent ainsi conduit dans une bâtisse à l'intérieur de laquelle se trouvait qu'un mobilier sommaire. On abandonna là le corps de la malheureuse afin de le livrer à l'examen des deux chevaliers. Le curé leur donna des informations sur qui elle était. Une servante du Comte et de la Comtesse leur avait-il dit.

Lentement, la louve approcha, soulevant délicatement le drap qui recouvrait la victime de la Bête. Ce qui lui fut révélé eut pour effet de lui arracher un haut le coeur face à la sauvagerie et la barbarie de l'acte. Un instant, elle détourna son regard, sentant la bile monter. Il lui fallait se ressaisir. Elle ne pouvait s'abandonner à la faiblesse, ce n'était ni le moment, ni l'endroit. Les paupières se fermèrent, et après une profonde inspiration, se rouvrirent. Elle put sentir à ses côtés la présence rassurante de Shadow.

*Tu sais ce que tu dois faire n'est-ce pas?*

*Je le sais oui.*

*T'en sens-tu capable?*

*Shadow, je dois à tout prix m'entretenir avec elle.*

*Je t'y aiderai. Dis moi quand tu seras prête.*


Elle hocha la tête, de façon quasi imperceptible. Pour l'heure, elle reporta toute son attention sur la défunte. Les endroits où la chaire avait été déchiquetée indiquaient clairement qu'il ne s'agissait pas là du fait d'un loup. Les plaies étaient beaucoup trop larges pour que cela soit l’œuvre de la gueule du maître des bois. Ses iris croisèrent les sombres prunelles du Taureau, tandis qu'à nouveau la voix douce de la Louve venait à s'adresser à lui par télépathie.

*Ce que je puis déjà vous affirmer, c'est que ce n'est pas un loup qui a fait cela. Vous vous en êtes certainement aperçu en découvrant ceci.*
Elle désigna alors la petite cicatrice dans laquelle elle avait ressenti une empreinte cosmique. *Ce à quoi nous avons à faire? C'est ce que je vais tenter de découvrir. Ce que je m'apprête à faire risque d'impressionner les non initiés. Je vous demanderai de ne pas m’interrompre. Sachez toutefois qu'à la fin, il y a de fortes chances pour que je sois épuisée, aussi aurais-je très certainement besoin de vous pour m'épauler.*

Elle esquissa un sourire à l'attention de l'Aldébaran, avant de se laisser glisser à terre, jambes croisées, une main venant se refermer sur celle de la défunte, afin de créer un lien entre elles. Les paupières s'abaissèrent lentement, et Shadow vint se coucher à ses pieds, posant sa tête massive sur la cuisse de la Chasseresse. Des lèvres de la jeune femme s'échappa alors un chant aux intonations gutturales et sauvages, tandis qu'au plus profond d'elle-même elle ouvrait son coeur au pouvoir qui sommeillait en elle.

Dans ce monde, dont les portes n'étaient ouvertes qu'aux initiés, elle savait qu'elle ne craignait rien. Oui, telle était la force du Monde des Esprits. Elle chercha à repérer la jeune femme qui avait été tuée par la Bête et n'eut guère à errer longtemps avant de la retrouver. Mais à la vue de la Sainte, errant dans ce monde sous sa forme totémique, les iris de la défunte s'agrandirent d'effroi et elle se mit à hurler. Et lorsque Liana reprit forme humaine pour se placer face à elle, la jeune femme s'empara de son bras, plongeant alors la Louve dans un monde d'effroi, lui faisant revivre les instants fatidiques. Dans la pièce de l'ossuaire, le corps de la protectrice d'Athéna fut alors parcourut de spasmes tandis qu'un cri de terreur s'échappait de ses lèvres.

Elle courait, courait encore et encore pour sa vie. Elle pouvait entendre derrière elle le souffle de l'animal qui la poursuivait. La peur, la crainte, lui nouaient les entrailles. Un pied prit dans une racine d'arbre, et se fut la chute. Son coeur battait contre sa poitrine à une allure folle, tandis que des larmes coulaient le long de ses joues de nacre et qu'elle se relevait à nouveau, soulevant le bas de ses jupes pour reprendre sa course folle et éperdue. Mais le monstre gagnait du terrain et après quelques mètres parcourus, il fut sur elle. Les crocs ravageaient sa chair lui arrachant un hurlement de douleur. Elle avait beau tenter de repousser son attaque, elle se sentait totalement impuissante. Et cette douleur! Ce sang! Seigneur que cela cesse! Elle hurlait sous les coups, hurlait sous la douleur, puis le silence se fit, ne signifiant qu'une chose: la Mort. Pourtant, la Sainte était toujours là, et ce qu'elle vit, avant de rejoindre son monde la stupéfia. L'animal avait cédé la place à une forme humaine aux courbes féminines.

Réintégrant son corps, la Louve ouvrit les yeux pour découvrir Shadow penché au dessus d'elle. Elle était étendue à terre, le souffle court et saccadé, tandis qu'elle passait une main sur son visage pour effacer les derniers vestiges de la terrible vision. Faute de ne pouvoir se relever étant donné son état de faiblesse, elle tourna alors la tête en direction du chevalier d'or, tandis qu'elle s'adressait à nouveau à lui par la voie de l'esprit.

* J'ai découvert quelque chose. La Bête est en réalité humaine. Par ailleurs, compte-tenu de la violence avec laquelle le corps a été malmené, je pense qu'elle cherche à protéger son territoire et très certainement quelque chose. Elle agit comme un animal sauvage qui chercherait à protéger sa progéniture. Je...*


Elle ne put achever sa phrase. Le résultat d'une transe, d'autant plus une transe d'une telle intensité, était l'épuisement. Aussi la Sainte tomba-t-elle dans l'inconscience.

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MessageSujet: Re: [1753] La Bête du Gévaudan (scénario)   Jeu 8 Nov - 0:11

[HRP : je m'excuse pour le retard. J'ai pas du tout vu que c'était à moi de poster.]

A la question d'Angel, Dohko avait été pris d'un rire quasi nerveux. Un court instant, elle cru même voir le rouge lui montait aux joues à la faveur de quelques lumières. Ce qui lui allait plutôt bien. A croire qu'il ne devait pas s'attendre à recevoir ce genre de proposition de sa part. Pourquoi l'avait-elle à ce point gêné ? La surprise sans doute. Enfin, compatissante, elle baissa les yeux pour ne pas davantage le mettre mal à l'aise et lui laisser le temps de reprendre contenance. Il était juste trop franc pour s'adonner à ce genre de subterfuge et cette idée avait du le choquer ou mieux, le prendre au dépourvu comme il ne tarda pas à le confier lui-même.

- Oui, je comprends. Tu n'as pas à t'excuser, Dohko. Ce genre de réaction arrive parfois mais je te promets, je ne te forcerai pas à remplir ton devoir conjugal ni à partager la même chambre que moi !!! Je me trouverai bien un coin tranquille où dormir, ni vu ni connu.

Un autre rire avait aussitôt suivi la phrase d'Angel. Jouer les couples crédibles demandait une certaine comment dire proximité. Une chance pour tous et pour la réussite de cette mission que le roi de son coeur n'assisterait point à cela. Rien que l'idée qu'il confonde jeu de scène et réalité dans le cadre d'une mission nécessitant la plus grande discrétion pour le bien de tous, inquiétait plus qu'énormément la jeune femme. Elle l'aimait son tendre amour. Elle l'aimait de toute ses forces et l'idée qu'il puisse souffrir à cause du jeu qu'elle allait devoir jouer lui serrait déjà le coeur. Pourtant, elle n'avait pas le droit d'abandonner. Aussi difficile que cela serait, jamais, elle ne reculerait.

Marie, la petite Marie. Elle le lui devait. Elle n'avait rien pu faire pour la sauver. Pour elle, pour sa mémoire. Tout ce qui pouvait peut-être réconforter la blonde artiste était la certitude de savoir que la pauvre enfant n'avait pas pu être condamner aux flammes de l'Enfer. Une telle innocence ne pouvait pourrir en de tels lieux. Ce serait de par trop horrible. Une lueur de pure tristesse était repassée dans ses yeux un instant. Le souvenir de cette amie qu'elle chérissait malgré le peu de temps passé ensemble. Elle n'avait jamais su réellement quelles circonstances avaient entouré sa mort mais elle espérait retrouver cette bête et enfin apprendre. Pour elle, elle le lui devait.

Si le chinois était relativement peu doué pour les jeux d'acteur par contre, il était loin de l'être en ce qui concernait les sentiments animant les autres comme ses mots le lui prouvèrent. Quelques paroles murmurées dans l'animation de la salle. Quelques paroles qui firent sourire la jeune femme.

- Oui, il ne nous échappera pas. Plutôt périr que de le laisser poursuivre son oeuvre.

Un instant s'écoula, lourd et pesant comme pour respecter les sentiments de la Saltimbanque et son compagnon reprit, acceptant son idée. C'était en effet ce qui attirerait le moins l'attention sur eux et au moins, ainsi, ils auraient plus de facilité pour aborder les gens. Puis, ce fut à son tour de rougir. Elle avait voulu détendre l'atmosphère et voilà qu'il parvenait à la surprendre.

- Merci... Digne d'un saint de la déesse. D'un saint d'or aussi bon que toi. Et entendant la suite, elle se détendit aussitôt. Vraiment ? J'espère que vous serez heureux. Profitez bien de la vie et des jours qu'elle vous offre.

Dans la tête d'Angel, un homme tel que Dohko ne devait avoir eu aucun mal à se déclarer et conquérir le coeur de celle qu'il aimait. Ou bien, il le ferait dès qu'il le pourrait. Après tout, les chevaliers avaient eu aussi droit au bonheur. Et lui tout autant que les autres.

La nuit passa et le lendemain, Angeline se prépara à rejoindre celui qui serait son fiancé le temps de cette mission. Elle n'avait pas cherché à le mettre mal à l'aise la veille mais elle savait bien comment étaient les gens. Elle avait suffisamment voyagé pour savoir comment allaient les choses entre jeunes gens épris. Sa toilette faite, elle avait revêtu une tenue féminine ressemblant à celle de n'importe quelle jeune fille. Autant se fondre au mieux dans la masse en profitant au maximum de la présence d'Aldébaran et de Liana qui capteraient tous les regards, les rendant, elle et Dohko presque invisibles.

Quelques instants plus tard, elle se retrouvait auprès de son "fiancé" qui l'accueillit avec sa gentillesse coutumière avant de le lui demander comment l'appeler.

- Oui, Angeline, c'est très bien. J'espère que ce jeu ne t'ennuie pas trop mais cela ne pourra qu'augmenter nos chances de réussites.

Tous deux avaient ensuite quitté l'auberge alors que le cortège funèbre traversait les rues. A son passage, Angel se signa avant de resserrer le manteau qu'elle avait jeté sur ses épaules tout en se rapprochant du saint de la Balance. Le déguisement lui allait très bien, bien plus qu'il ne l'aurait cru lui-même. Elle se retint de le lui dire autant ne pas laisser s'échapper des mots qui pouvaient être surpris.

Les pensées d'Angel la ramenaient une nouvelle fois au passé. Maintenant l'heure étaient venues de se rendre sur les chemins des prairies et des terres où on menait le bétail. Elle prit le bras de Dohko s'appuyant sur lui avant de lui murmurer quelques mots dès qu'ils furent sortis des bois.

- Tu es mon fiancé. N'hésite pas à te montrer protecteur voire possessif si les hommes me regardent de trop près ou avec trop d'instance. Montre leur que je suis avec toi. Enfin sans en faire de trop.
Elle se tut en apercevant un troupeau dont le chien de garde les accueillit bruyamment. Jouant son rôle, la blonde jeune femme se décala un peu pour laisser Dohko prendre la parole en premier. Puis, constatant l'apparent soulagement du berger, elle se décida à prendre la parole.

- Oui, je m'appelle Angeline et je suis venue rendre visite à ma famille. Cela fait des années que je suis partie après avoir trouvé de l'ouvrage en ville. Je revenais justement pour préparer mes noces et présenter mon fiancé aux derniers membres de la famille quand les gens m'ont appris que les chemins étaient devenus dangereux.

Elle prit la main de Dohko, affichant le plus bel apeuré avant de reprendre.

- Je comptais prendre un raccourci pour aller au plus vite chez nous et, au passage, visiter de vieilles amies qui mènent les bêtes aux pâturages et voir si elles vont bien mais les terres ont changé et nous nous sommes perdus. Peut-être en savez-vous plus ? Et surtout est-ce que la Bête rôde vraiment. Nous avons pris le bon vieux fusil de père mais je crains que cela ne suffit pas si elle est comme les gens l'ont dit.

A ces mots, elle trembla davantage, mettant en jeu l'ensemble de ses talents de comédienne. Puis, enfin, elle demanda.

- Et vous ? Vous l'avez déjà vue ou entendu parler d'elle ?
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MessageSujet: Re: [1753] La Bête du Gévaudan (scénario)   Lun 26 Nov - 0:16

Perte du tour de Dohko qui est exclu du scénario ! Nous repassons à un créneau de 72 heures désormais ! C'est à Marcus de poster !

Citation :
HRP : Vous avez 72 heures en chaque post suivant l'ordre présent :
  • Dormin
  • Liana
  • Angel
  • Marcus
  • Narcisse

Vous pouvez évidemment inversé votre tour selon vos agendas et vos dispositions, je vous laisse vous arranger ! Mais je demande un certain suivi, j'ai été trop cool sur Versailles et je ne le serai pas ici !

Je répondrai à mon prochain post aux différents groupes de Saints une fois qu'ils seront sur place évidemment.
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MessageSujet: Re: [1753] La Bête du Gévaudan (scénario)   Mar 4 Déc - 11:40

Ф Indices Ф


Penché avec le maire sur le bureau où s’étalait une carte de la région Marcus marqua d’une croix les différents lieux où des corps avaient été découvert. Compte tenu du côté bestial de l’agression, les crimes n’avaient été ni déguisés, ni maquillés et il y avait fort à parier que les corps n’avaient pas été déplacés non plus. L’Aldébaran qui avait occupé un temps le maire pour que Liana puisse étudier le corps ne dura pas et les deux saints devaient passer la vitesse, aussi le géant raccompagna t’il l’élu désorienté à la porte, son énorme main dans son dos afin de le guider. Une fois la porte close il se retourna vers sa partenaire et put répondre à son message.

Fait ce que tu as à faire, tu pourras compter sur moi.

Le colosse ne lâcha pas Liana des yeux tandis qu’elle était en transe, il ne s’inquiéta pas moins, mais faisait confiance au Chevalier du Loup et à ses capacités et ne l’interrompit pas même lorsqu’elle poussa un cri d’agonie. Ses poings serrés à l’extrême auraient pût broyer de l’airain, il devait prendre son mal en patience et ce n’était guère son lot à l’ordinaire de laisser les autres prendre des risques à sa place, pourtant aujourd’hui était différent. Les Saints n’étaient pas sur un champ de bataille et Marcus ne pouvaient pas se placer en première ligne pour couvrir ses frères, ils enquêtaient et devaient faire appel aux compétences de chacun. Lorsque Liana ouvrit les yeux, elle semblait aller bien hormis l’extrême fatigue qui se lisait dans ses yeux et puisa dans ses réserves pour partager ses découvertes. L’Aldébaran qui s’était rapproché d’elle recueillit ses paroles et son corps tandis qu’elle sombrait dans l’inconscience.

Merci monsieur le maire, nous allons prendre un court repos et poursuivrons l’enquête à son réveil, ma partenaire est épuisé .

Portant Liana d’un seul bras, le colosse l’avait plaqué contre son torse comme l’aurait fait un père avec sa fille tellement la différence de gabarit était important. Ils étaient sortis, Shadow suivant sa maitresse, et Marcus avait refermé la porte de sa main libre et remercié le maire tout en ne lui laissant pas le temps de répondre. Evitant la rue centrale, le Chevalier du Taureau regagna l’auberge dégoté par Angel et coucha Liana afin qu’elle récupère au mieux. Il était temps à présent d’agir et d’utiliser les informations obtenu.
Angel, la Bête est polymorphe, je pense qu’elle doit vivre en partie au village il je ne veux pas qu’elle sache qu’on sait. Essaye de rejoindre Dormin, j’ai peur que cette affaire soit plus politique qu’elle en a l’air, la dernière victime travaillait pour le comte et la comtesse et nous avons retrouvé des jetons d’une maison de plaisir à Paris, c’est par là qu’il faut orienter vos recherches.

L’Aldébaran n’aimait pas trop la télépathie qui était loin d’être son domaine de prédilection et évitait autant que possible d’y avoir recours, en fait il n’y était vraiment pas doué et cela lui demandait beaucoup trop de concentration à son goût. Laissant Shadow veiller sur son amie, Marcus descendit voir l’aubergiste pour le acheter deux soupes et quelques cochonnailles. Il en posa une sur la table de chevet à côté de Liana espérant que l’odeur l’inciterait à se réveiller et ingurgité quelque chose l’aiderait à recouvrir ses forces, en attendant le Général ouvrit la carte et regarda attentivement la disposition des croix marquant l’emplacement des agressions. Comme c’est le cas lorsqu’il y a plus de deux points, l’ensemble des croix prenaient une forme géométrique et Marcus s’intéressa à son centre.

Ainsi tu protège quelque chose, tu ne nous laisse que peu d’alternative…

Il avait parlé à la Bête car il savait à présent qu’un dialogue serait possible, la trace de cosmos retrouvé sur le corps de la victime n’était pas mauvais, juste sauvage et cela remettait certains acquis en reconsidération. Peut-être était-ce la Bête qui était la victime, victime d’un Comte ou d’une Comtesse trop proche du Sombre Royaume, mais cela c’était à Angel et Dormin de l’élucider. Pour leur part le plan était simple, dès que Liana se réveillerait, ils pénétreraient dans ce que Marcus estimait être le territoire de la Bête.
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Narcisse


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MessageSujet: Re: [1753] La Bête du Gévaudan (scénario)   Mer 5 Déc - 4:19

3

Ses doigts se refermèrent avec fermeté sur les rennes de son cheval, tandis qu’il remontait en selle. Obtenir des informations pouvait être bien plus « facile » pour lui, mais cela aurait gâché le jeu qu’il s’était offert de jouer. Pour l’heure, Narcisse le Dieu des Rêves était devenu Gaël Steinhoff, un chasseur allemand et à moitié français dont la présence dans le Gévaudan avait été requise par le Cardinal pour protéger ses ouailles de la colère de la « Bête ». Drapé dans un manteau de cuir, la tête coiffée d’un tricorne sombre, il tenait du baroudeur princier plus que du chasseur mais le sabre à la ceinture et le pistolet à la cuisse rappelaient aux importuns à qui ils avaient affaire.

Autour de lui s’agitait son escorte, une dizaine d’hommes de confiance dépêchés auprès de lui pour cette mission. Tous étaient armés et semblaient prêt à mourir s’il le fallait, pour lui… Narcisse avait sondé leurs esprits durant le voyage, et leurs rêves d’une banalité affligeante. Pour beaucoup, ils allaient simplement reléguer les informations en leur possession aux villageois et crédibiliser son personnage, pour éviter l’intérêt trop rapide de ceux qui pouvaient « éventuellement » constituer un danger pour lui. Autrement dit, les Saints d’Athéna. Ses longs cheveux noirs tirés en queue de cheval, il éperonna sa monture et prit la direction, avec cinq de ses hommes, de la demeure de François Prigent.
    – Souvenez-vous messieurs, le moindre détail peut avoir son importance. Aussi, si vous apercevez quoique ce soit d’inhabituel à vos yeux de soldat, n’hésitez pas à m’en faire part. Votre présence à mes côtés ne s’arrête pas à la simple escorte : si la gloire d’avoir tué la Bête est notre, soyez certains qu’elle rejaillira sur vous. J’y veillerais personnellement auprès du Cardinal.

    – Sergent, j’aimerais que vous preniez quatre de vos hommes et que vous alliez à la rencontre de nos hôtes pour toute la durée de la chasse. La noblesse locale ne saurait refuser la porte de son logis à un envoyé de sa seigneurie n’est-ce pas ? Oh, et prenez ceci avec vous, cela vous fera gagner du temps.
    Acheva-t-il en tendant une lettre au militaire.
Il s’agissait d’une lettre cachetée par le Cardinal en personne, l’introduisant auprès de ceux qui, dans le Gévaudan, le soutenaient et par la même étaient soutenu par lui. Cependant cela ne faisait pas d’eux des disciples des Enfers et c’est pourquoi, toujours dans la supercherie, cette lettre introduisait le sieur Steinhoff auprès d’eux, et non-pas un seigneur infernal.

Le groupe se sépara donc en deux.
Narcisse et cinq hommes prirent donc la route menant au chasseur du Roi. En chemin, le Dieu du Rêve baissa l’aura de son Cosmos, la réduisant au minimum possible. Cela réduisait les risques de détection par les Saints, et gardait pour lui une certaine forme de réalisme vis-à-vis de sa situation. Deux fois, ses hommes firent halte en prétextant avoir entraperçu des ombres dans les fourrés, mais il ne s’agissait là que de leur imagination. Agacé, Narcisse les fit sèchement remonter en selle et ils continuèrent finalement leur route jusqu’à arriver en vue de la cabane du chasseur…
    – Pied à terre messieurs, je m’en vais discuter avec Sieur Prigent. Veuillez m’attendre ici et vous tenir sur vos gardes. J’ai l’impression que quelque chose nous observe…
Ce qui était à moitié vrai. Une étrange sensation le tiraillait depuis qu’il était entré dans le Gévaudan. Rien de Cosmique non, plutôt comme un sixième sens s’éveillant à la présence d’une chose peu naturelle en ces lieux. Ou bien n’était-ce là qu’une histoire « d’ambiance » ? Ce n’était pas impossible.
Baissant les yeux derrière son col en cuir, le chasseur remarqua la présence d’empreintes fraîches. Prigent était rentré ? Ou bien avait-il de la visite ?
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MessageSujet: Re: [1753] La Bête du Gévaudan (scénario)   Sam 22 Déc - 19:40

[post en tant que Krauser, spectre de l'ogre, de l'étoile terrestre de la faim]

Par ou était-il censé commencer ? Il ne savait même pas s’il était au bon endroit…
Krauser n’attachait pas grande importance au sort des français, quand bien même leur pays lui servait de refuge depuis quelques années. Il s’était quasiment endormi lorsque des rumeurs étranges commençaient à circuler, selon lesquelles une bête mystérieuse et meurtrière rôdait dans tout le centre du pays. Plusieurs morts étaient déjà à déplorer, nul n’avait de piste sérieuse… Et le spectre de l’ogre s’en moquait royalement.
Cependant, lorsque l’on avait évoqué une possible crise agricole, due à la peur des paysans de sortir de chez eux, Krauser avait immédiatement porté plus d’intérêt à la chose. Simple équation, même pour lui : une crise agricole signifie une période de famine. Et la famine était bien la seule chose qu’il craignait, mis à part le courroux de ses maîtres.

Entreprenant une expédition improvisée depuis Paris, l’Ogre s’était rendu en pays Auvergne, et plus précisément, dans le Gévaudan, là ou la bête sévissait. Mais maintenant qu’il y était… Par ou commencer ?

Krauser fut tiré de ses pensées par un grondement bien familier. Posant la main sur son estomac, le spectre décida de retarder ses plans un instant et se mit en quête d’une auberge ou se restaurer un tant soit peu avant de… de… eh bien, avant de commencer les recherches.

De son point de vue, la première gargote venue ferait très bien l’affaire. Aussi, repérant une enseigne ornée d’un chaudron miniature, il ne se fit pas prier pour pousser la porte de l’établissement en question.

Monsieur, bonjour. Que puis-je pour v-… glps…

Sans commentaire, aubergiste. Donne-moi une chambre et viens m’y amener un repas complet. Deux porcs rôtis, trois volailles confites, une miche de pain et une bouteille de bourbon. Et vite, j’ai à faire.

Ou-oui, tout… tout de suite, monsieur. A… à l’étage, t-troisième porte à d-droite… S-servez-vous, les b-bouteilles sont sur.. .sur le comptoir…

Krauser souffla en s’emparant d’une bouteille. Une fois de plus, son physique quasi-inhumain lui valait la crainte de son interlocuteur. Bon, il fallait dire aussi que, lorsqu’il avait faim, l’expression que prenait son visage méritait bien quelques bégaiements.

L’ogre monte les marches deux à deux, sans avoir besoin d’allonger les jambes. Il parvint dans un couloir étroit dont il occupait toute la largeur, et compta les portes afin de trouver celle que lui avait indiqué l’aubergiste.

Troisième porte… un, deux, trois… flûte, à gauche ou à droite ? Je ne me souviens plus…

Oh, et puis il n’allait pas tirer au sort. Un tour de poignet, et la troisième porte à gauche s’ouvrait. Mais manifestement… ce n’était pas ça.
Dans la chambre, un homme à la peau d’ébène, à peine moins massif que Krauser, gardait un œil sur une jeune femme allongée sur un lit, semblant inconsciente. A leurs côtés, un animal qui aurait pu s’apparenter à un chien au vu de son attitude apprivoisée, mais qui présentait davantage la physiologie d’un loup.

Oh, pardon… je me suis trompé… Excusez mon… snif ? snif ?

Une douce odeur vint chatouiller les narines du spectre. Sur la table de chevet, une assiette de cochonnailles attendait vainement que sa destinatrice s’éveille. Probablement une charmante attention à son égard de la part du solide gaillard à ses côtés, mais… ce n’était pas avec de la viande que l’on soignait les pertes de conscience ! Ce plat ne trouverait pas bouche à sa taille tant qu’il resterait ici ; et Krauser avait justement besoin d’un petit en-cas en attendant le repas. La politesse n’étant pas vraiment son fort, surtout avec les humains, il s’empara de l’assiette, et se fendit tout de même d’une petite courtoisie.

Permettez ? Ca me sera –scontch- plus utile qu’à elle -miam- . Tenez, prenez plutôt ce –slurp- cet alcool fort, imbibez-en un –scontch- un linge, et faites-le lui –miam- respirer. Ca devrait –slurp- s’avérer plus efficace.

Krauser tendit la bouteille d’alcool à son interlocuteur tandis qu’il achevait de vider l’assiette. Cet homme à la peau sombre n’était probablement pas de la région, mais peut-être disposait-il de l’une ou l’autre information qui pourrait être utile au spectre. De toutes façons, ça ne coûte rien d’essayer…

Par le plus grand des hasards, auriez-vous entendu parler de la « bête » qui rôde dans la région ? Je suis à sa recherche afin de débarrasser les paysans du coin du fléau qu’elle représente. SI on la laisse faire, ce sera… les prémices d’une nouvelle ère de famine…

Un frisson parcourut l’échine du spectre à la simple évocation de ce terme terrifiant. Une famine ! Après avoir dégusté un si bon assortiment de viandes, son envie de protéger les denrées du pays contre ce fléau sauvage s’en voyait renforcée. Restait à savoir quoi faire pour mener cette tâche à bien.
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[1753] La Bête du Gévaudan (scénario)

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