RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
 

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 [1749] ~¤° Elevation °¤~ [Entrainement Solo]

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Moïra


Prêtresse d'Odinde
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MessageSujet: [1749] ~¤° Elevation °¤~ [Entrainement Solo]   Jeu 23 Aoû - 0:43



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First Aria : Home
    Un an. Cela faisait plus d’un an qu’Aukoti avait reçu cet avertissement d’outre-tombe, cette mise en garde d’un fantôme contre la tragédie qui s’annonçait dans sa contrée natale. Malheureusement, le dénouement de la Guerre Sainte aux Enfers, ainsi que de son combat pour ramener Callan et le long voyage de retour depuis la lointaine contrée d’Orient où ils avaient échoués, n’avait en rien permis d’avancer son retour à Triom. Une fois rentré en Asgard, l’Alpha et ses compagnons avaient trouvé un royaume plus affaiblis que jamais, ne devant sa survie qu’à sa nouvelle Prêtresse qui était parvenue tant bien que mal à maintenir la cohésion au sein des hommes du Nord. Le Dragon Noir s’était alors trouvé bien occupé, tant par les tâches qui incombaient à son grade de commandant qu’à ses cicatrices retirés de ses précédents combats. Ce n’était qu’au mois de Décembre, alors que la neige était la plus haute et la plus dure, que le jeune Guerrier Divin s’était résolu à quitter le Palais d’Odin pour prendre la route des Terres Frontalières. Ni les messagers, ni la troupe d’hommes d’armes qu’il avait envoyés auparavant n’étaient revenus. Aukoti avait repoussé cet instant depuis trop longtemps déjà. Il était temps pour lui de régler ses affaires familiales, d’une manière ou d’un autre.

    Un fort vent venu du Nord avait investi les plaines d’Asgard ce jour-là, soulevant la fine couche de neige en un vent de cristal aussi coupant que des lames de rasoir. Enfermé dans son manteau de fourrure qui recouvrait les plaques sombres de son armure, Aukoti ne sentait pas le moins du monde la morsure de ce froid impitoyable, mais ce n’était pas le cas de sa monture qui rechignait de plus en plus à avancer par ce temps. Le GodWarrior peinait à maitriser sa monture par sa seule main gauche, celle de droite étant inutilisable depuis son combat contre la Déesse des Enfers. Au même titre, son œil droit avait été privé de la vue, ce qui aurait pu d’avérer handicapant pour s’orienter dans l’étendue blanche du royaume d’Odin si Aukoti ne connaissait pas la région et sans son Cosmos pour le guider.

    Talonnant sa monture pour l’encourager à avancer, l’Alpha levait fréquemment la tête pour reconnaitre les hautes collines rocheuses entre lesquelles il s’engageait. Au fur et à mesure qu’il avançait dans son voyage, les formes du paysage lui devenaient plus familières… Plus rassurantes, également, et ce pour sa plus grande surprise. Ces montagnes qui, l’année passée, ne lui aurait rien évoqué de plus qu’un obstacle à franchir sur sa route ramenaient aujourd’hui à sa mémoire des souvenir qu’il pensait avoir perdu à jamais. Parmi eux, des visions fugaces de son enfance lointaine faisaient surface, le ramenant à un temps si reculé de sa jeunesse qu’il doutait avoir jamais eu conscience d’avoir vécu ces instants. L’image qui revenait le plus souvent était le visage souriant de sa mère, cette femme silencieuse et éteinte qui pourtant n’avait jamais semblé se soucier réellement de son enfant. Dans un paysage figé dans la glace, mais rayonnant d’une de couleurs si vives qu’elles en devenaient aveuglantes, la silhouette aux longs cheveux bruns l’entrainait par la main, accompagnée par les aboiements d’un chiot au pelage de neige. Une étrange douceur envahit Aukoti, le soulageant un instant de sa lutte contre le gel, et le ramenant dans une époque définitivement révolue. Alors que les yeux dorés du jeune homme se posaient sur les dernières collines qui le séparaient encore de la vallée de son enfance, il eut la curieuse sensation de sentir une douce tiédeur lui serrer la main droite, pourtant paralysée, là où sa mère l’avait tenu lors de ces trop peu nombreuses promenades sur les bordures de leur domaine. Alors qu’il la revoyait s’agenouiller avec lui aux pieds de grands arbres où muguets et autres fleurs avaient réussi à pousser malgré le rude climat d’Asgard, le jeune homme pouvait observer ses lèvres bouger comme pour lui parler, mais ses paroles, noyées par le flot du temps, ne pouvaient plus l’attendre. Le Guerrier d’Odin sentit sa poitrine se serrer. L’impression d’avoir oublié, avec ces paroles, quelque chose d’importance se fit plus forte, presque étouffante.

    Puis ce fut le sang et la mort qui s’insinua dans ces souvenirs, silencieusement et insidieusement. Il fallut bien peu de chose pour faire ressortir ces anciens tourments : une pierre fendue, un arbre mort… Des signes à première vue anodin, mais qui étaient tant de témoins de l’histoire sinistre qui avait été la sienne. L’Alpha se revoyait, enfant, déchainer des calamités innommables autour de lui, réduisant les hommes comme la terre au silence éternel. Ces images ternes qui lui revenaient n’étaient qu’un concentré de douleur, la sienne comme celle de ses victimes. D’autres fragments de mémoires lui revinrent, plus ressent, lui renvoyant l’image d’un jeune homme impitoyable n’hésitant pas à passer par le fil de l’épée ceux qui osaient le défier. Un garçon seul et isolé n’attachant d’importance à rien, pour qui seul le résultat comptait et nullement les moyens employés. Cet homme, c’était lui quelques années plus tôt. Bien des choses étaient survenues depuis, apportant leur lot de changements pour Asgard comme pour lui-même. Aukoti espérait que, bientôt, cette route parsemée des cadavres monstrueux de son passé ne serait plus sienne… Que c’était là la dernière fois qu’il l’emprunterait avec cette atroce douleur dans la poitrine.

      « Ce sera bientôt terminé… »

    Son cheval émit un hennissement et refusa d’avancer d’avantage. Les vents s’étaient pourtant calmés et le village de Triom en vue, juste devant. Le Guerrier Divin sortit de sa réminiscence pour talonner sa monture, mais celle-ci ne borna à émettre un nouveau hennissement avant de faire un pas en arrière. Aukoti eut un mauvais pressentiment devant ce comportement singulier et s’empressa de sonder les environs avec son Cosmos. La réponse qu’il obtint fut plus qu’inquiétante : plutôt que de lui faire ressentir la présence d’individus, ennemis ou simples villageois, ses sens de perçurent que le néant, le vide. Le village était sans vie, désert. Une atmosphère indéfinissable y régnait, ni morte, ni vivante. De la moisissure?
    Fafnir mit pied à terre pour prendre la bride de sa monture et la forcer à avancer. Le Dragon Noir demeurait alerte et prêt à toute éventualité, même si la perspective de combattre avec un bras invalide ne l’enchantait guère. Aukoti s’avança dans l’artère principale du village, qui n’était rien de plus qu’un large sentier de terre séparant les habitations en deux grands blocs. Celles-ci s’élevaient, sombre et oppressantes, bien plus délabrés que dans les souvenirs du jeune homme. La neige avait pénétré dans certaines des demeures, où l’on pouvait deviner dans l’ouverture de la porte des meubles renversés et de nombreuses tâches de sang. Une attaque d’un territoire voisin? Les Marinas? Ou bien… ? Le Guerrier Divin distingua une silhouette qui s’avança dans l’avenue en boitillant, jaillissant d’une petite ruelle. Malgré sa préparation, il ne put réprimer sa surprise en reconnaissant l’homme ne semblait pas l’avoir remarqué.

      « Järn? C’est bien vous? Mais je vous croyais… »

    L’homme se tourna brusquement vers lui. Oui, il s’agissait bien du connétable de son père, celui-là même dont il avait croisé l’âme dans les enfers et qui l’avait averti de la menace qui couvait sur ces terres à cause de son père. Cet homme imbu de lui-même qu’il avait abandonné dans une prison de glace au lieu de le laisser bruler dans la prison des orgueilleux… Et qui se jetait à présent sur l’Alpha en tendant vers lui un unique bras rachitique et un moignon putréfié là où le second aurait dû se trouver, en poussant un hurlement guttural à travers sa gorge en lambeaux tout comme la moitié de son visage. Semblant s’arracher de son être par le trou qu’il avait au milieu de la poitrine, à l’emplacement de son cœur désormais absent, ce cri à glacer le sang fut repris quelques secondes plus tard par des dizaines de voix semblables, lui rappelant la lugubre litanie qui s’élevait en permanence des prisons des enfers.
    Ni morts, ni vivants.
    Aukoti venait de retrouver son foyer… Ou ce qu’il en restait.
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