RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 Le vent siffle à nos oreilles...

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Astre


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MessageSujet: Le vent siffle à nos oreilles...   Ven 24 Aoû - 22:55

Arrow Après l'ellipse

I
l avançait d’un pas lent et calme sur le chemin rocheux qui conduisait à la grande tour qui s‘élevait au bord du précipice. Un air serein peint sur le visage, son pantalon de toile et sa chemise en coton venaient claquer contre sa peau sous la force brute du vent qui s’engouffrait entre les roches, sifflant à ses oreilles. La poussière ainsi soulever venait danser autour de son corps, apparente joie de retrouvailles, comme si ce lieux tant particulier le reconnaissait et lui souhaitait une bienvenue à sa manière. Et il était chargé de souvenir ce lieux alors que devant ses yeux se jouaient les scènes qu’Astre avait vécu en cette terre. Néanmoins il ne s’attarda pas, et continua son chemin jusqu’au vieil homme qui l’attendait sur le pas de la porte, comme s’il avait attendu son retour…

Une fois rendu près de lui, le jeune Prêtre de Poséidon lui sourit, un sourire amical et reconnaissant. Face à lui, son interlocuteur lui rendit son sourire dans un message silencieux que le rouquin interpréta parfaitement. Aucune parole n’était utile en cet instant solennel et le langage des yeux et du corps suffisant à faire passer le moindre message. Enfin, en un geste, son hôte l’invita à entrer à sa suite, chose qu’il fit avec plaisir, retrouvant avec joie la petite cuisine adjacente au modeste salon ; et il savait que s’il montait les escaliers il atteindrait la chambre qu’Astre avait partagée avec son meilleur ami. L’endroit respirait la simplicité tout en restant très accueillant.


-Du thé ? lui proposa son hôte.
-Volontiers tant qu’il ne s’agit pas de cette infâme mixture que vous lui avez fait boire à maintes reprises, lui répondit le jeune homme avec une pointe d’humour dans la voix.
-Jeune effronté, eut-il droit comme reproche.


Dans un sourire, il s’installa à la table, sur un petit banc de bois, en attendant que la boisson soit prête. Il en profita alors pour détailler la décoration qui n’avait guère changé en plusieurs années. Quoique peut être y avait-il quelques statuettes en plus qu’il ne saurait exactement définir ; et son sourire se fit plus songeur alors qu’il remarquait parmi les ancienne celle qu’Astre avait fait de ses propres mains représentant cette tour qui symbolisait alors l’espoir d’un meilleur avenir pour lui.

Il revint au moment présent lorsqu’une tasse tinta devant lui. Offrant un sourire d’excuse à son hôte qui le pardonna, il prit le récipient dans ses mains, la brulure le maintenant ancré dans la réalité, l’empêchant de s’évader à nouveau. Il se passa encore un moment dans le silence où les deux hommes restèrent à observer la danse du liquide ambré dans leur tasse. Puis ce fut finalement le plus âgé qui brisa cet étrange silence.


-Ton cosmos a bien changé, murmura-t-il dans un souffle.
-Oui, sans nul doute à cause de…, commença le plus jeune.
-Je ne parle pas de ça, le coupa l’ancien mentor d’Astre.
-Oh…sans doute est-ce alors pour préparer mon corps à ce qui suivra…


Fronçant rapidement les sourcils, le Maître de Jamir se demanda ce que voulait dire l’homme assit face à lui. Il resta un instant silencieux à observer le comportement du rouquin qui feintait une apparence calme, mais il y avait des choses qui ne trompaient. Le fait qu’il tenait un peu trop fermement sa tasse, sa tendance à regarder le décor un peu trop longuement, quelques sourires légèrement plus marqués.

-Et qu’est-ce qui amène donc le dernier fils d’Eraën en ma demeure ? questionna-t-il de but en blanc.

Il n’était pas homme à tourner autour du pot et mieux valait crever l’abcès maintenant que de le laisser envenimer la situation. Chose que compris son jeune invité, passant une main dans ses cheveux attachés sur sa nuque, quelque peu gêné et ne sachant vraiment comment aborder la situation… Il but une longue gorgé de thé avant de se lancer, trouvant un soupçon de courage dans le liquide qui lui brûla la gorge.

-J’ai peur, lâcha-t-il dans un souffle alors qu’il reposait sa tasse avec peut être un peu trop de force, trahissant la tension qui l’habitait. J’ai peur de l’avenir qui se dessine devant moi, reprit-il après un instant.
-Quel avenir ? l’interrogea le sage.
-Voilà quelques temps l’on m’a dit que j’étais le prochain hôte choisit pour le Dieu des Mers, expliqua-t-il sans détour et avec une clarté affolante. Et son retour approche à grand pas, je le sens.
-Est-ce cela qui t’effraie autant ?
-Non, au contraire j’en suis même honoré…
-Quoi donc alors ?
-La mort…
-Quelle mort ?
-La mienne…j’ai peur de disparaître de ce monde…
-Tu es humain.
-Et c’est bien ça qui me fait le plus peur au final.
-Tu es bien plus étrange qu’Astre…
-Oui, on me le dit souvent.


Un nouveau sourire complice, une nouvelle gorgée de thé. Ils auraient aimés continuer cette conversation plus longtemps, mais un puissant cosmos approchant les ramena à la réalité du temps qui passe. Se levant dans un même mouvement, les deux hommes se tournèrent vers l’extérieur. Un long frisson parcourut le corps du plus jeune : derrière cette porte se tenait son destin.
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MessageSujet: Re: Le vent siffle à nos oreilles...   Mar 28 Aoû - 1:42

Etre à la Hauteur

Arrow Après ellipse

Parce qu'on a jamais le choix
De ses murs, de sa terre
Qui nous enferme a l'étroit,
L'étroit d'une grandeur solitaire,
Mais pour quoi faire ?


Un frémissement, dans un bassin sacrée du Peuple de Jamir, lieu où l'espérance d'une jeunesse éternelle était un rêve que bien des Hommes avaient embrassés. Des aigles géants préservaient aussi les lieux des coeurs impurs sans sourciller, le lourd cosmos des Dieux des Océans protégeait cet endroit depuis des siècles et observait de leur point de mire le Peuple de Jamir, descendant du Peuple de Mu. Le frémissement devint subitement un grondement qui montait en cascade pour laisser une forme liquide se matérialiser sous l'apparence d'une noble Dame à la chevelure encore aqueuse. De son cosmos, l'eau semblait comme s'en nourrir pour prendre une teinte arc-en-ciel. Levant la main, des billes d'eau se concentrèrent pour former trois flèches, quelques instants plus tard, la princesse de la source prit la forme d'une femme à la longue chevelure noire de jais. Ses iris améthystes apparurent à travers les derniers miasmes d'eau. Elle empoigna alors son trident et s'avança devant les aigles qui se prosternaient devant elle. Caressant la tête aquiléénne de la bête, elle souriait en se disant que le Roi des Dieux s'était montré bien prudent avec ce cadeau des Dieux de la Mer. Pas après pas, elle regardait le ciel ombrageux serti d'éclairs, elle ne fit rien qu'observer, ressentant la présence de Zeus dans cette région. Elle quitta alors les lieues sans trop demander son reste, laissant seulement à la source une partie de son pouvoir. Celui qui aurait la force d'être à la hauteur retrouverait un de ses sens en acceptant de la boire.

Posant délicatement ses pieds nus sur le sol rocailleux, Amphitrite se sentait mal à l'aise si loin de son royaume. Elle devait pourtant le faire pour sonner la charge contre leurs ennemis : Kyro, cette attaque de ce spectre dans les mers indiennes.... Bien des choses s'étaient passées depuis le début de cette année de l'an de grâce de 1754 de l'Ere chrétienne. Alors qu'elle le cherchait, elle ressentit quelque chose dans les environs et s'approcha alors d'une petite maison à flanc de falaise. Un chute d'eau se séparait en deux pour former deux murs qui cachaient la vue à tous les curieux. Une jeune femme était là, un peu perdue, en train de s'entraîner avec une femme et personne n'aurait pu deviner leur présence, seule la Déesse connaissait ce lieu. Connaissant sa lignée, elle l'avait protégée de "son" influence pendant des années. Elle avait bien grandie et était devenue une bien belle jeune femme ! Son regard était glacée comme "le sien", sans volonté que de devenir la future "Dague d'Amphitrite". La chute ouvrit alors son rideau pour laisser passer la Dame à son tour, la jeune femme se retourna avec stupéfaction en voyant son mentor devenir une forme aqueuse qui disparaissait dans le néant.


" Mon enfant, je vois que tu as bien travaillé pendant ces longues années. L'homonculus d'eau que j'avais créé pour t'enseigner l'art de la guerre a fait de toi ce que j'espérais ! Une Dague froide et acérée qui va ouvrir un nouveau dessein à notre Peuple ! Tu seras comme ma fille, tu seras la seule à avoir ma bénédiction et ma douceur de mère ! En échange, tu tueras, assassineras tous les ennemis de Mon Peuple. Ton père fut un grand Homme mais les Dieux se sont joués de lui ! Tu ne dois ne faire confiance qu'à une personne, celle qui t'a sauvé alors que tu naissais dans le creux du ventre de ta mère. Elle t'a donné la vie en sacrifiant la sienne, j'ai entendu ses prières et t'ai donné la vie par son entremise. "

Au-dessus de l'Impératrice des Flots, une aura cosmique se répandait dans la région pour donner à cet enfant, à sa fille, l'une des Ecailles sacrées. En quelques instants, un vent de l'ouest submergea la région de ses redoutables lames. Zéphyr, le vent des ténèbres et du crépuscule, symbole de renaissance mais aussi de mort, arriva tel un ange noir muni d'une queue de poisson. Se détachant, elle enveloppa la jeune femme de sa nouvelle armure vivante.

" Kiani ! Ma fille ! Portes désormais l'Ecaille de Zéphyr et devient cette Dague qui frappera nos ennemis ! "

Depuis des décennies, des siècles peut-être, Amphitrite n'avait pas fait preuve d'un tel esprit maternel. Elle s'était habituée a regarder l'enfant grandir, s'accrocher à la vie avec une force qui avait gagné lentement son respect. Posant la main affectueusement, elle l'embrassa sur la joue avant de lui chuchoter de la suivre auprès de son Epoux. La jeune fille sursauta un peu mais elle ne répondit rien à cette révélation, comment le Seigneur Poséidon pouvait être ici ? Si loin de son Peuple ? De sa Mer ? Dans ce pays de montagnes ? Oui, la jeune femme ne pouvait qu'apprécier le souci de sa "Mère" pour bien cacher ses motivations. Dissimulatrice, secrète, elle méritait bien certains surnoms bien désagréables mais c'était la rançon de son succès d'un certain côté. Sans un mot, elle se décida à suivre la Déesse et il fallut de nombreuses heures pour arriver près d'un immense temple. Celui-ci ressemblait à une tour tournée vers le ciel d'une façon assez singulière.

" -Et bien et bien.... Astre, je vois que l'on vient te chercher ! Allons rencontrer notre invité de dernière minute ! Plaisanta le Mentor d'Astre en réajustant ses cheveux grisonnants. Il ouvrit alors une grand rideau de cuir pour voir devant lui deux jeune femmes des plus attirantes au regard mais au combien dangereuses comme des Murènes. S'inclinant, il laissa Astre un moment en arrière pour saluer l'Impératrice des Flots. Majesté ! C'est un plaisir assez rare de vous voir dans nos montagnes. J'espère que vous êtes ici en paix ? "

Le ton de l'Homme, mélange narquois et amusé, pouvait surprendre mais il tenait solidement en main la lame sacrée d'Athéna. La Déesse des Flots fit signe à sa protégée de se tenir à quelques pas derrière elle, elle s'avança alors dans le plus silence pour toiser le maître de ce domaine, le bien célèbre Hakurei de Jamir ! Elle le sentait, là, pas loin d'elle et ses sens ne pouvaient être trompé par le sang et les glyphes d'Athéna. Cependant, elle n'était pas ici pour guerroyer ou faire la guerre, trop de sang avait coulé entre les deux peuples pour le laisser continuer son chemin. Après avoir analysé l'environnement, elle se décida enfin à prendre la parole avec cette majesté naturelle que tout le monde lui connaissait.

" Seigneur Hakurei, nous sommes ici en paix et nul besoin de porter cette lame à vos côtés... Je vois, cette arme a des qualités incroyables, elle vous épargne certains des pouvoirs que les Titans ont bien voulu nous donner, cependant, il nous suffirait d'un mot pour savoir ce que nous voulons ! Ou se trouve Astre ? Il se doit d'ouvrir son coeur à son destin ! De plus, je pense que votre Déesse entendra naturellement notre appel. "

La voix avait monté d'un cran ! Entre menace et sourire sardonique, la belle Néréide ne comptait pas partir les mains vides. Et elle estimait être dans son bon droit, elle avait permis à Astre de vivre comme une humain pendant de nombreuses années pour que chaque instant soit apprécié. Il était temps de régler la dette et de revenir parmi les siens. Frappant le sol, elle fit secouer les montagnes et un violent tremblement de terre ouvrit une faille dans la roche, il en sortit alors un Trident d'or, cadeau des Trois Cyclopes de la création.


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MessageSujet: Re: Le vent siffle à nos oreilles...   Mer 29 Aoû - 15:56

L
entement, il se leva, suivant celui qui avait éduqué Astre fut un temps, s’arrêtant un instant sur le pas de la porte et l’observant saluer la Déesse des Flots avec défiance. Pourtant cet homme savait ce qu’il faisait et à aucun moment le jeune Prêtre ne craignit pour sa vie. Puis la déité s’approcha enfin, et il distingua une silhouette derrière elle, celle d’une femme semblait-il, vêtue de l’écaille de Zéphyr. Un sourire ourla ses lèvres, heureux de voir qu’une nouvelle Marina avait rejoins leur rang, quoiqu’un peu inquiet, de constater qu’elle suivait Amphitrite comme son ombre. Qu’est-ce que l’Epouse de Poséidon pouvait bien vouloir à cette jeune fille ? Quoiqu’il en soit, il ne dit rien, car il savait au plus profond de lui-même que tout ce qu’entreprenait cette femme était pour le bien de l’Empire Sous Marin.

Enfin, sa voix l’interpella, l’appelant, et il sut que son destin était arrivé. Il était désormais temps pour lui de s’effacer de ce monde pour laisser la place à plus grand. Doucement, il s’avança, quitta l’abri que lui avait offert une dernière fois Jamir, jetant un regard au Trident d’Or qui semblait chantonner doucement. Il s’avança ainsi jusqu’au devant de la Mère de toutes les écailles, se courbant devant elle, la saluant avec respect.


-Je suis là Dame Amphitrite, lui répondit-il d’une voix étonnamment calme. Je vous remercie de la clémence dont vous avez sut faire preuve à notre égard, et suis aujourd’hui prêt à ouvrir mon cœur au destin qui m’attends.

Oh, il restait toujours de cette peur au fond de son cœur, celle de ce qu’il allait laisser derrière lui, comme sa famille : sa femme et ses deux enfants, mais il y régnait aussi une grande plénitude. Il avait eut le temps de se faire à l’idée depuis qu’on lui avait avoué qu’il était le futur hôte de Poséidon, et il l’avait accepté, profitant alors de chaque moment que la vie lui avait offert. Il aimait son Dieu, et son dévouement était réel ; si Poséidon lui avait demandé de sacrifier sa vie pour le Royaume, il l’aurait fait sans hésiter. En tant que Prêtre de Poséidon, il y avait des priorités à choisir dans la vie et sa famille passait après l’Empire Sous Marin.

Se redressant doucement, il plongea son regard dans celui de la Dame. Bien loin d’être un signe de défiance, c’était plutôt une marque de confiance, puisqu’il lui offrait ainsi tout loisir de sonder son âme. D’ailleurs cela pouvait se voir dans ses yeux qu’il était un peu perdu, et ne savait vraiment quel premier pas faire, aussi remettait-il son âme entre les mains de la Déesse, lui laissant la direction de ce qui allait suivre. Il ne savait comment procéder, mais ne doutait pas un instant qu’Amphitrite saurait, aussi s’en remettait-il à elle comme un enfant perdu s’en remettrait à sa mère.
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MessageSujet: Re: Le vent siffle à nos oreilles...   Jeu 30 Aoû - 15:55

Etre à la Hauteur


Parce qu'on a jamais le choix
De ses murs, de sa terre
Qui nous enferme a l'étroit,
L'étroit d'une grandeur solitaire,
Mais pour quoi faire ?


Si jeune, si craintif alors que l'aurore se levait sur le Monde des Mers, un nouvel espoir était sur ses épaules et il était si chétif ! Pendant des millénaires, Amphitrite et lui avaient connu un mariage politique dont la seule naissance en avait été ce cher Triton. Femme maîtresse, peu connue pour aimer les plaisirs de la vie humaine, elle veillait sur l'équilibre du Monde en combattant les forces qui tenteraient de prendre le pas sur les autres. Elle le regardait et se demandait où se cachait le fier et ombrageux jeune Dieu qui était venu lui faire la cour à l'aube de l'Ere des Olympiens.

Il était là, courbé devant elle à attendre une opération du Saint Esprit chrétien. Un cosmos violacé venant tout droit des abysses nimbait lentement l'aura de la Déesse et elle n'était pas là pour faire une quelconque pédagogie. Astre ? Pauvre Atlante qui avait accepté de sacrifier son esprit pour devenir l'hôte du noble Poséidon, il était temps que tu te libères de ce poids pour toujours.


Une orbe violacée se matérialisait entre eux deux, Astre commença alors à gémir d'une douleur de plus en plus lancinante. Alors qu'Hakurei s'approchait pour l'aider, il fut expédié contre le mur extérieur de la demeure de Jamir et des arcs électriques bleutés le neutralisaient sur le sol. Le diadème de la Déesse luisait d'un cosmos redoutable. Sa cape noire dansait dans le vent et les vents marins au moment où l'orbe pénétrait le corps de l'ancien Prêtre de Poséidon. Le corps de ce dernier se releva alors pour léviter dans l'air dans un pilier de cosmos bleu marine. Un cri retentissait alors dans toute la vallée et cela ne venait ni de la Déesse ni du Gardien de Jamir.

Autre part...

Dans un immense champ de blé, une noble dame avançait jusqu'à la rive d'un lac ou d'un fleuve, elle ne savait pas trop. C'était donc ici que ce dernier avait trouvé refuge pendant que son cosmos enfermait le pouvoir du Masque. Assis sur le sable, un bel homme à la longue chevelure opaline et grisonnante se retournait alors vers elle, sa nudité révélait alors une musculature ciselée et sec pour voyager dans les mondes marins. Sa légère barbe de quelques jours n'avait pas changé. Un sourire aux lèvres, Amphitrite s'assit alors aux côtés de son époux.

" Poséidon, il est temps pour vous de reprendre votre place dans le Monde, n'oubliez pas que c'est votre nom qui marque notre puissance et non le nôtre. Nous sommes votre ombre et votre sorcière, nous ne comptons pas changer les anciens termes de notre contrat... Alors relevez vous ! Et ne vous inquiétez pas pour vos enfants, enfin ceux de votre hôte, nous allons les mettre en sécurité auprès d'une famille humaine qui nous est liée, les Solos... Votre trident vous attends ! "

La Déesse se tût alors. C'est vrai que l'amour n'avait jamais été la base même de son mariage, elle avait de l'estime, de l'amitié et de l'ambition pour lui mais rien de plus. Elle ne savait même pas ce qu'était l'amour filial avant de connaître la jeune Kiani. Fermant les yeux, elle se souvenait de ses petits moments de joie à l'époque où elle n'était que la Néréide Amphitrite, la sorcière grise des Sept Mers. Depuis de nombreuses années, elle avait usé de toute sa connaissance des anciennes arcanes pour préserver le sanctuaire marin de la vindicte des Félons et elle y était bien arrivé au final. Cependant, cela devait finir et le temps de la conquête allait suivre sous peu. Dans le ciel, les Sept perles sous formes de quartiers de lunes avaient peu à peu disparus pour ne laisser qu'un faible croissant de lune.

Elle se relevait alors pour poser la main sur l'épaule de son époux divin. D'un signe de la tête, elle lui intimait qu'il était temps pour lui de laisser sa place au jeune Astre, elle veillerait sur les enfants de ce dernier et avait déjà de grands desseins pour eux dans le futur. Des pensées plus personnelles inondèrent alors son âme, la jeune Néréide prenait pour une rare fois la place de la Déesse froide et calculatrice.

" Poséidon, j'ai accompli mon devoir, il est temps pour toi d'accomplir le tien. Je ne suis pas une Perséphone qui aime Hadès, ni Héra qui se bat pour sauvegarder son mariage avec Zeus, non, je porte un fardeau bien plus lourd que tout le monde, celui de la solitude du pouvoir pour préserver le monde dans lequel nous vivons. Il est temps pour moi de me retirer un peu des affaires pour te laisser les guider. Tu as pu vivre librement pendant des années, mon hôte a besoin de se reposer à son tour et de vivre tranquillement... Comme je te l'ai dit autrefois, chaque sacrifice impose une contrepartie, la mienne sera ma liberté dans les mois à venir. "

Près du Palais de Jamir...

Plus rien, le cosmos ardent de la Déesse des Océans s'éteignit aussi brusquement qu'il ne s'était embrasé au firmament. Le corps du jeune Astre tombait à ses genoux en crachant du sang et Hakurei était enfin libérer du fardeau électrique qui le paralysait jusqu'alors. Celui-ci sentait encore certains de ses muscles pétrifiés, il ne pensait pas que le pouvoir de la Déesse des Océans était de la même trempe que Poséidon en personne. Cela lui apprendra à jouer le malin d'une certaine manière, faisant craquer les muscles autour de sa nuque, il reprit sa lame pour voir que la peur que dégageait la Déesse quelques instants auparavant n'était plus là. Non ! C'était pire que cela, il n'y avait plus rien même...

" Astre ! Que se passe-t-il ? Pourquoi la Déesse semble éteinte ? Qu'as tu fait ? Dame Amphitrite, réveillez vous ! "

Dans la tragédie, Hakurei bondit vers elle mais il se retrouva en un instant avec une dague près de la gorge. La "Dague d'Amphitrite" ne comptait pas laisser approcher sa mère aussi simplement. D'un geste, elle fit reculer le Maître des lieues avant de prendre entre ses bras le corps de sa Mère qui était comme mort. Plus aucun cosmos, plus aucune vie ne s'échappait de son corps ! Se retournant, elle l'allongea sur le sol en lui tapotant les joues. Silence, l'impossible venait de se réaliser devant les yeux ébahis de Maître Hakurei !

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MessageSujet: Re: Le vent siffle à nos oreilles...   Mar 4 Sep - 1:21

My Immortal by Evanescence on Grooveshark

U
n premier cri retentit dans la montagne, résonant entre les rochers, emporté au loin par le vent. Son corps crispé de douleur s’écroula au sol dans un bruit mat, parcourut par des spasmes de douleur. De sa bouche ouverte sur des cris inhumain s’écoulait un filet de sang, de même que de ses narines, ses yeux se révulsèrent alors qu’une poussé de puissance faisait exploser les rochers alentours et voler les gens autour de lui, en même temps qu’un autre cri retentit. Des larmes commencèrent également à perlées sur ses joues pâles, roulant doucement sur sa peau avant de venir s’écraser sur le sol, se mêlant peu à peu au sang. Ses vêtements ne tinrent pas le coup également et la plupart se déchirèrent, de même que sa peau se couvrit peu à peu de zébrures ensanglantées.

Un court répit lui fut donné, à peine une ou deux secondes, où il tourna un regard perdu et affolé vers son mentor, l’appelant silencieusement à l’aide. Puis la douleur revint, plus forte encire qu’avant, comme si on était en train de le brûler à la fois de l’intérieur et de l’extérieur. Il ne comprenait pas ce qu’il se passait et priait pour que cela s’arrête au plus vite. Une fois au fond de lui n’arrêtait pas de répéter qu’il fallait qu’il se calme, qu’il se laisse faire. Mais il n’y arrivait pas, la douleur était trop forte et il ne pouvait s’empêcher de combattre de tout son cœur et de toute son âme. Des images de sa vie passée lui revenaient en mémoire, ceux des moments intimes que les jumeaux avaient partagés, ceux de sa femme souriante et aimante, de ses enfants, son fils et sa fille adoptive qui riaient aux éclats. Qu’allaient-ils devenir sans lui ?

Une nouvelle pointe de douleur le poussa à hurler de nouveau et arcbouta son corps à l’extrême, avant de lui offrir un nouveau répit d’une seconde où ses pleurs purent se faire entendre. Il n’avait pas envie de quitter ce monde, pas encore, il voulait voir son fils grandir et devenir un fier guerrier de Poséidon, tout comme il voulait voir sa fille devenir une belle jeune femme et se marier, connaître ses petits-enfants et vivre jusqu’au bout avec sa femme. Et comment allait-il présenter sa famille à son père s’il quittait la terre maintenant ? Le destin était-il si cruel pour lui infliger pareil douleur ? Puis la douleur revint, et son corps se zébra de nouvelles blessures dont un flot de sang s’échappait.

Une explosion retentit soudain, enveloppant son corps dans une lueur blanche qui éblouit tous les participants de la scène. Puis plus rien, le calme plat et le silence après tant de cri. Après un court temps, une fois la surprise passé, le Vieux Maître de Jamir se précipita près du corps immobile du jeune rouquin en train de se vider de son sang. L’attrapant dans ses bras, il constata avec horreur que ce dernier commençait doucement mais sûrement à refroidir sous le vent des hautes montagnes tibétaines.


-Astre ! l’appela-t-il une première fois. Astre ! recommença-t-il en espérant avoir une réponse.

Lentement, les yeux humides et remplit de peur et de résignation se tournèrent vers lui. Déglutissant avec difficulté, le jeune homme sentait son cœur ralentirent de secondes en secondes. Il tenta de parler une première fois mais s’étouffa à moitié dans son sang. Hakurei tenta de l’aider à expulser le liquide carmin de ses poumons, mais il savait déjà que c’était trop tard pour espérer un quelconque miracle. Il ne put que serre cette main ensanglanté qui vint chercher la sienne.

-Dis…,commença l’ancien Prêtre avec difficulté, dis à ma…famille que je…les aime, demanda-t-il à son ancien mentor. Dis aussi…à mon meilleur…ami…que je regrette…de ne pas…l’avoir revu…plus tôt…, ajouta-t-il en crachant du sang. Tu me…promets…que tu leur…diras, hein ?
-Bien sûr mon ami, lui répondit le Maître de Jamir, je leur dirais tout ça, tu peux partir l’âme en paix…


Un dernier sourire, une dernière pression, et peu à peu les yeux du jeune rouquin se voilèrent, ses pupilles se dilatèrent, sa main relâcha celle de l’homme qui lui avait autrefois sauvé la vie et sa tête bascula sur le côté. Son cœur avait arrêté de battre et tout autour de lui, son sang avait créé une immense flaque pourpre. Celui que tout le monde appelait Astre, l’ancien Prêtre de Poséidon, en ce jour et en cette heure, venait de rendre l’âme…pour l’éternité.
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MessageSujet: Re: Le vent siffle à nos oreilles...   Mar 4 Sep - 2:48

~~ L'arrivée d'un inconnu ~~


Debout depuis des heures, le jeune homme avait regardé au loin la scène et quand il vit la Déesse s'effondrer sur le sol, il ne put s'empêcher de se téléporter à côté d'elle. Subitement, il se rendit compte que son Maître était actuellement en prise avec une jeune femme des plus ravissante mais très réactive. D'un bond, il évita une dague sortie de nulle part pour se planter à l'endroit où il était une seconde avant. Elle semblait perdue par cet évènement, sa tendre mère qui venait de tomber inexplicablement dans le plus grand silence. Tout cela n'était pas prévu et les larmes de la Dague d'Amphitrite résonnèrent dans l'âme du jeune homme.

" Sōgyo ! Prends garde à cette jeune femme, c'est une guerrière de Dame Amphitrite, évitons d'en rajouter actuellement ! "

Sōgyo comprit rapidement qu'il venait de se retrouver dans une situation pas possible. Le corps d'une Déesse à quelques pas de lui, un cri de désespoir le sortit alors de ses réflexions. Il n'était pas le seul, tous les protagonistes se retournèrent vers le rouquin qui s'affaissait sur lui même en crachant son propre sang. Alors que Maître Hakurei tentait de sauver ce qui pouvait l'être, le disciple de Jamir fit quelques pas en arrière. Tout autour de lui, il sentit une pression énergétique redoutable, la montagne semblait à son tour prise de spasmes sporadiques mais plus inquiétant que d'habitude. Le petit courant d'eau était en train de devenir un torrent et c'était comme si les eaux avaient perdu tout contrôle un bref instant. Tout à coup, le trident de la Déesse des Océans se mit à luire pour créer une orbe bleutée. Cette dernière prit la direction du corps d'Astre pour l'élever dans une gangue protectrice, Hakurei fit signe alors de ne pas bouger et la Dague reculait à son tour en suivant ses propres instincts guerriers.

Une aura d'une rare violence était en train de se libérer du sang que l'ancien Prêtre de Poséidon avait laissé derrière lui. Le silence devenait oppressant pour chacun d'entre eux, personne ne pouvait savoir ce qu'il était en train de se passer dans les terres de Jamir. Le trident doré se nimbait d'un cosmos azuréen et aux parfums iodés, les chaos des vagues sur les récifs donnaient une ampleur particulière à tout cela ; au point où le jeune Sōgyo se demandait pourquoi il ne fuyait pas. L'épée du noble Hakurei s'illuminait dorénavant tel l'éclat du soleil, fermant le poing sur le manche, le vieux Maître connaissait bien ce genre d'évènement pour l'avoir affronter dans le passé. Il hurla quelque chose dans le vide, aucun son ne parvint aux oreilles de son disciple qui fermait lentement les yeux.

La Dague d'Amphitrite se rapprocha alors du corps de sa Mère pour l'embrasser sur la joue avec affection. Perdue, hagard, elle ne savait plus que penser, la Déesse lui avait donné la vie et l'avait initié aux anciennes arcanes du cosmos les plus secrètes. Elle était devenue une Dague pour elle et elle se sentait si seule, si dépourvue de tout ce qui faisait jusqu'à présent sa simple existence. Toutefois, son Ecaille frétilla un moment pour la réconforter et lui dire quelque chose qui la fit sursauté de surprise.

" Astre.... Je protégerai ta famille je te le jure ! Sōgyo, aides moi à.... Sōgyo ? "

Il ne répondit pas à l'appel de son Maître.

" Astre.... Ta famille a donc été ton choix, ma patience pour te permettre de vivre ton rêve ne t'a pas suffit. Ta destinée a donc été respecté. Amphitrite, ma tendre épouse, tu as donc décidé de retourner dans ton sommeil éternel pour la troisième fois au cours de cette Ere, pour me permettre de revenir à la tête de mes armées. Ne t'inquiètes pas, l'armée des Ombres et celle des Marinas n'ont pas à craindre l'oubli, j'ai pu apprendre énormément à tes côtés pour comprendre certaines subtilités de la politique. Je vais reprendre cela à mon compte, mais à ma façon... "

Les pensées de Sōgyo ne lui appartenaient déjà plus. Le sang des héritiers du Peuple de Mu et l'esprit de l'Empereur des Atlantes étaient désormais rassemblés dans un même corps. La symbiose des deux héritages était particulière. Regardant ses mains, le nouveau Dieu des Océans se demandait bien pourquoi sa femme avait voulu venir faire son éveil ici ; son plan était donc de cette nature pour lui permettre de renaître avec le pouvoir des deux antiques peuples des Océans. Souriant, il sentait que l'esprit faible du jeune Sōgyo avait laissé entièrement la place à son autorité. Il releva alors la tête pour voir les personnes devant lui à cet instant. Ses prunelles d'un bleu saphir se concentrèrent en premier sur la fille adoptive de son épouse.

" Fière fille de notre Epouse, fière et orgueilleuse Kiani ! Soyez notre Dague en mémoire de celle qui est notre Femme et Néréide. Nous vous guiderons de la même manière qu'elle l'aurait souhaité. La jeune fille se prosterna devant son "Père" en échange de cette promesse divine. Seigneur Hakurei, nous n'allons pas davantage porter ombrage à votre domaine. Permettez nous de prendre le corps de notre Prêtre pour lui donner une sépulture dans notre propre Temple en Atlantis. Sachez que nous n'oublierons pas l'aide que votre Peuple nous a apporté aujourd'hui ! Et Amphitrite m'a donné toutes les informations nécessaires pou conduire les affaires de notre Etat. La face du Monde change ! "

S'approchant de son épouse, il la releva entre ses bras et salua une dernière fois le vieux maître. C'est alors que le trident, le corps d'Astre et Kiani furent enveloppés dans le cosmos de Poséidon qui avait décidé de rejoindre les siens. D'un sourire, ils partirent vers les Etoiles pour aller sur l'île de Circé.

Arrow Ile de Circé - partie Monde

EDIT : Amphitrite devient Poséidon !




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Le vent siffle à nos oreilles...

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