RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [1748] Dreamswalkers (PV Angel-Hypnos)

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MessageSujet: [1748] Dreamswalkers (PV Angel-Hypnos)   Dim 26 Aoû - 0:52

Arrow [1748] Bloody-Angel-fureurs de la reine et du fou écarlates (Hypnos)

Elle se remettait doucement, visiblement encore sous l’effet de la torpeur et de la souffrance qui la tiraillaient. Mais le nectar commençait déjà à la régénérer, ses plaies se refermaient et son visage reprenait les couleurs de la vie, elle était sauvé et même son monde commençait à redevenir peu à peu ce qu’il fut encore il n’y a pas si longtemps. Mais les dégâts ne disparaitraient pas aussi facilement de son esprit qu’ils ne le faisaient sur son corps, son monde onirique était devenu un champ de ruine et de bataille ou les bois avaient cédé la place à des souches noircies encore fumantes, les chemins avaient disparus et des cratères de toute tailles parsemaient mon champ de vision jusqu’à l’horizon. Tout n’était plus que carnage et désolation.

Quel innommable gâchis…

Toujours agenouillé aux cotés de Marie-Ange, je faisais disparaitre mon armure personnelle dans un nuage de poussière d’or avant de poser ma main gauche sur son front encore brulant.

« N’ai crainte Marie-Ange, ton esprit ne restera pas ce champ de ruine, je t’en fais la promesse. »

Ainsi je commençais à reconstruire son monde pendant que je lui transmettais une partie de mon cosmos, usant de ses propriétés narcotiques pour apaiser la douleur psychique dut à l’affrontement. Les forets se remettaient à pousser, les cratères se rebouchaient, les théâtres et les gradins se reconstruisaient à l’identique comme si rien ne s’était jamais passé, et puis au final se furent les projections mentales de Marie-Ange qui réapparurent et se rapprochèrent d’elle comme l’auraient fait une troupe de curieux.

Le monde onirique de la souris du sanctuaire avait presque reprit son état d’origine lorsque je décidais de l’emporter loin de cette scène ayant été le théâtre de sa plus grande victoire. Il était temps de quitter ces lieux pour un cadre plus agréable. Un lieu où la reine de mon cœur pourrait revenir à elle sans craindre de voir ressurgir son démon intérieur.

« Je l’emmène loin d’ici muse Thalie, tu peux nous suivre si tu le désires, mais sache que si tu le fait, j’aurais pour toi de nombreuses questions auquel il faudra des réponses. »

La prenant à nouveau dans mes bras, je nous fis tout deux prendre de la hauteur avant de nous faire nous diriger vers un épais bosquet d’arbres jeunes et sauvages, une forêt lumineuse et aérée qui masquerait les constructions alentour par le nombre de ses arbres. Traversant les branches pour venir me poser au pied d’un immense camphrier, je matérialisa au creux des larges racines un lit de mousse et de duvet très moelleux avant d’y déposer délicatement la reine de mon cœur.

« Dors bien bel ange, repose en cette terre qui n’appartient qu’à toi, ce lieu bénis dont je vous fais cadeau à tous. »

Sous la fraicheur des branches se situant haut au-dessus de nos têtes, je fis apparaitre non loin de nous un petit cours d’eau dont le doux murmure apaisant procurait une sensation de bien etre et de confort, ses eaux fraiches et limpides serait salvatrices le moment venu, quand la soif tiraillerait le corps spirituel de Marie-Ange, après tout, même dans un rêve il était possible d’éprouver la soif et la faim.

La faim… Mais j’y pense.

Une nouvelle matérialisation, un nouvel arbre à portée de main, un arbre fantastique ne pouvant exister que dans le monde des rêves, un arbre dont les branches donnaient tous les fruits de la création terrestre, de la pomme à l’orange en passant par la fraise et la banane. Avec ceci la nature était tout à fait généreuse autour du nid douillet sur lequel reposait Marie-Ange.

« Un havre de paix ou tout n’est que nature, calme et volupté… »

Contemplant cette humaine au cœur de cette nature immaculée, je savais en cet instant que quel que soit notre futur, quel que soit notre fin, cet instant était le nôtre et rien que pour ces quelques secondes je ne pourrais jamais regretter ma décision.

Je ne remarquais que maintenant que Thalie nous avait suivie, décidément j’avais beaucoup de mal à sentir la présence de cette muse au sein de Marie-Ange, après tout elle était comme moi une entité personnifiée et en tant que tel, elle était à la fois partout et nulle part.

« Ici elle sera bien pour se reposer, il va lui falloir du temps pour se remettre, même avec mon cosmos et le nectar comme médication. Tu nous as suivis, alors tu ne vois pas d’inconvénient à ce que je te pose des questions. Pour commencer dis-moi, fille de Mnémosyne, que fais-tu dans cet esprit sous cette forme ? »
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MessageSujet: Re: [1748] Dreamswalkers (PV Angel-Hypnos)   Sam 10 Nov - 17:22

==> Fureurs de la reine et du fou écarlates ~ Hypnos

Elle reposait doucement entre les bras de Thalie, épuisée. La main de la Muse lui caressait le front en un geste doux et apaisant. Il émanait de la déesse une telle douceur, celle du choeur des Muses accompagnant le divin Apollon. Un doux parfum de fleurs flottait autour d'elles alors que le monde onirique de la Souris du Sanctuaire n'était plus désolation. Le combat contre la Reine rouge avait été si rude qu'il avait presque totalement anéanti le monde onirique de la jeune femme. Déjà, le cavalier d'écarlate s'apprêtait à prendre vie avant que ne disparaisse Bloody et lui avec. Sans l'intervention du fils de Nyx nul ne savait combien de temps la douce Angel aurait encore tenu face à d'aussi horribles assauts. Les Poisons de Eris étaient si effroyables. Ils avaient pris forme en elle sous ce reflets, altérant l'héritage qui était le sien et ce qs'elle avait de plus précieux de plus intime. la séparer de son maître, le seigneur de la Lyre qui vivait toujours ne ses souvenirs et d'elle Thalie, la Muse destinée à veiller sur elle comme toutes ses soeurs suivaient les artistes.

Aux paroles d'Hypnos, la fille de Zeus avait juste baissé la tête en signe d'assentiment. Avant même qu'il ne verse le liquide, elle avait reconnu le précieux nectar. Quoi de mieux pour sa protégée. A défaut de son coeur et de son âme, cela apaiserait son corps.

Elle le laissa juste porter la coupe aux lèvres d'Angel et celle-ci but doucement avant de sombrer de nouveau dans le sommeil.

- Merci pour votre aide, Hypnos, fils de Nyx. Cela aurait fini par lui être fatal. Les saints eux-mêmes auraient fini par la mettre à mort sans savoir qu'elle souffrait encore plus que ses victimes. Qu'elle-même était innocente. C'est pour sa déesse qu'elle a fait cela, qu'elle a pris sur elle de se mettre à ce point en danger en aspirant le poison d'Eris.

La voix tendre de la Muse se suspendit, le temps qu'elle s'éloigne et ne laisse le fils du Sommeil soulever le chevalier inconscient entre ses bras. Rien qu'à la façon dont il la tenait, Thalie avait compris l'immensité de ses sentiments. Tout comme Bloody...

- Puisse cette prophétie ne point se réaliser.

Elle n'avait que murmurer tandis qu'Hypnos recréait une partie de ce monde ravagé par la cruauté de cette peste d'Eris. Elle qui n'était que désordre et inconstance n'avait rien de commun avec ce frère presque tendre à côté d'elle. Le Sommeil pouvait apporter la paix et l'harmonie alors que la discorde ne serait jamais que néfaste. Que ressortait-il en effet de ses actes sinon, les pires catastrophes ? Cette déesse aurait du être enfermée au milieu de miroirs ou d'avatars d'elle-même. Comme ça, elle aurait pu tromper son ennui avec des tordues de son espèce. Enfin, la brune Thalie n'oubliait pas que le dieu aux cheveux d'ors était le frère de cette horrible mégère. Elle se tut se contentant de suivre le divin Sommeil.

Arrivée au pied d'un arbre gigantesque, elle le regarda déposer avec une infinie délicatesse la jeune femme sur le sol couronné de la plus confortable des mousses. Elle les laissa seuls. Angel ne risquait rien auprès d'Hypnos. N'importe quel abruti aurait vu compris que ces deux-là étaient follement épris l'un de l'autre.

Le temps se passa tout en douceur avant que le dieu ne se rappelle soudain de sa présence et ne la questionne.

- Ce que je fais ici ? C'est étrange que tu ne l'aies pas toi-même compris. Je suis là pour elle qui est une artiste quand il n'en apparaît si peu. Elle est art, pureté mais aussi guerre et loyauté. Saltimbanque et musicienne, ma place est donc auprès d'elle en tant que Muse inspiratrice et maître.

Puis se rapprochant du dieu.

- Rien de bien surprenant au fond tandis que toi ? Dis-moi, fils de Nyx, qu'est-ce qui a pu te pousser à venir t'échouer dans l'esprit d'une sainte d'Athéna ?

Un sourire énigmatique sur les lèvres de Thalie. La Muse était aussi subtile que ses soeurs et si Hypnos voulait en savoir plus sur elle, lui aussi devrait se livrer plus qu'il ne l'avait fait.
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MessageSujet: Re: [1748] Dreamswalkers (PV Angel-Hypnos)   Sam 10 Nov - 20:16

« Pourquoi ? »

La question pouvait porter à sourire, mais elle me laissa dans un embarras qui par son intensité me fit rougir, je ressentais monter en moi une bouffé de chaleur et d’adrénaline comme je n’en avais plus ressentit depuis…

Je crois que jamais je n’ai été comme ça, ou plutôt…

Une seule fois, une seule fois il y a si longtemps.

Sarpédon…

Un nom qui me revint en mémoire comme un merveilleux souvenir presque oublié. La promesse d’un cœur aimant, car en cet instant je n’avais plus aucun doute sur ce qui m’avait fait venir à Marie-Ange.

Matérialisant le petit pion blanc qui nous avait rassemblés, je décidais que désormais il aurait une place de choix au sein de mon trésor sans fin, là il serait chéri autant que je comptais chérir dès à présent celle à qui mon cœur appartenait.

« Parce que je l’aime. Je l’aime comme je ne croyais plus pouvoir aimer, je crois que je l’aime plus que tout. Je ne puis m’expliquer un tel sentiment pour elle que pourtant nos allégeances opposent. Je ne la connais que peu, mais tout en elle me procure une indicible félicité. Lorsque je la regarde, je n’ai aucun doute, je sais que pour elle je pourrai tout risquer. Voilà qui me surprend moi-même, moi qui d’ordinaire suis comme mort à l’intérieur. J’ai eu la chance de renaitre et comme une nouvelle bénédiction je me vois offrir l’amour d’une humaine si parfaite. »

Je me retournais vers Marie-Ange pour me perdre dans la contemplation de ses lignes parfaites, tout en elle semblait fait pour me séduire et me garder auprès d’elle. C’était si fort, si implacable, comme si l’on me poussait bien malgré moi à me donner sans retenue à ce sentiment enivrant entre tous.

« Mais pour le moment je ne suis là que pour veiller sur elle, son combat contre son double obscur l’a pratiquement tuée, et grâce à tes dires je sais maintenant qui est à blâmer. Ma sœur a déversée encore une fois son poison sur le genre humain. Et cette fois encore, de ses méfaits peuvent naître des histoires bien fascinantes. Quelle ironie n’est-ce pas ? Si Eris, force de destruction et de conflit, permettrait bien malgré elle la naissance de l’amour ? Voilà qui la ferait enrager assurément. »

M’agenouillant auprès de la reine de mon cœur, je matérialisa un linge de coton brossé que j’imbibai des eaux pures et claires du ruisseau coulant auprès de nous, le faisant venir à moi, j’entrepris de rafraîchir et nettoyer le visage d’ange de l’humaine qui dormait encore d’un sommeil paisible.

« Comme nous sommes chanceux de l’avoir rencontrer… N’est-ce pas Thalie ? Combien d’humain comme elle notre éternité nous a permis de rencontrer ? Peuvent-ils seulement dépasser par leur nombre celui de nos doigts ? Un tel trésor est un don du destin, un joyau inestimable qui n’aura pas trop de deux protecteurs pour lui assurer un avenir radieux. Que ce soit par amour ou par conviction nous avons tous deux nos raisons pour lui venir en aide. Sois rassurer, si je l’aime à un point que je ne saurais te décrire, je respecterais son choix, à son réveil je lui révélerais mes sentiments pour elle et advienne que pourra. Si elle me demande de sortir de sa vie, alors je serai pour elle un ange silencieux et invisible, un protecteur qui restera toujours là pour elle sans jamais me dévoiler. »

Tout en disant cela, je sentis des gouttes d’eau couler le long de mes joues, un pincement très douloureux se fit également sentir dans ma poitrine et m’y fit porter la main. Essuyant de l’autre ces perles liquides, je remarquais alors leurs origines, et devant la surprise qu’elles provoquèrent en moi, je me mis à rire, tout en continuant de pleurer.

« C’est… c’est incroyable… Depuis combien de temps n’avais-je pas versé autant de larmes ? Depuis combien de temps ces yeux étaient-ils resté sec et inexpressifs ? D'abord le gout du nectar et maintenant l'amour... Pourquoi autant de bonheur à présent ? »

Je ne comprenais pas l’origine de tout cela, mais quoi que ce soit, je lui en étais infiniment reconnaissant.
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MessageSujet: Re: [1748] Dreamswalkers (PV Angel-Hypnos)   Dim 11 Nov - 17:52

A la demande de la Muse de la Comédie, une rougeur était apparue sur le visage du terrible fils de Nyx. Quel bien étonnant tableau que celui-là ! De quoi faire sourire n'importe qui sauf que Thalie ne faisait pas partie de ce genre de personne. Rien n'apparut sur ses traits si beaux. Elle qui comme Angel portait le masque des comédiennes. Fort était celui capable de lire en elle lorsque la fille de Zeus se parait de son masque si particulier. Rien de commun avec celui des femmes chevaliers vu que cela faisait partie de son art et ne reniait en rien sa nature féminine. Muse, elle était, puissant déesse qui veillait depuis déjà si longtemps sur la Saltimbanque du Sanctuaire, murmurant à son oreille, la complainte de Bloody Angel. Une telle pureté que même le poison de la Discorde n'avait pu la souiller. Angel, l'Ange du Sanctuaire qui avait pu capturer le coeur d'un dieu de par sa seule présence, son seul regard.

Soudain, elle vit apparaître le petit pion blanc. Simple et modeste et pourtant porteur de tant d'espoir et de forces, exactement comme la blonde artiste. Une pièce de l'héritage de la sainte de bronze devenue d'argent.

- Ainsi, ce n'est donc pas le fruit du hasard. Vos chemins se sont déjà croisés. Je ne sais en quelles circonstances mais cela a du être si intense. J'ignore comment ce pion est atterri en ta possession mais elle ne s'en serait jamais séparée sur un coup de tête.

Un sourire énigmatique sur les lèvres rouges de la Divine Inspiratrice et elle se tut, se plongeant dans la contemplation de cette scène si incroyable qu'elle aurait fait hurler Eris de dépit. Elle qui ne rêvait que de tout détruire en semant le chaos en aurait sans doute avaler son propre poison. Quelle ironie vraiment. Et tendant de nouveau l'oreille aux paroles du dieu infernal.

- Que de chaleur dans ta voix, Hypnos. Tu ne peux te cacher en ces lieux. Tu es réellement épris d'elle et cela Bloody Angel elle-même l'a vu. Même une monstruosité comme elle a pu s'en rendre compte tant cela est puissant et visible. Tu irradiais durant la bataille. Tu aurais fait n'importe quoi pour la lui arracher. Fais attention à elle, veille sur elle, cet amour devra être tenu secret. Pour toi et pour elle, aussi longtemps que cela vous sera possible. Prend soin d'elle si tu parviens à la conquérir, prend soin d'elle.

Un ton si doux, elle était harmonie et non agressivité. Elle le laissa ensuite faire. Les gestes du Sommeil était doux envers la Souris encore endormie.

- Oui, nous ne serons pas trop de deux et même ainsi, cela risque d'être plus que difficile. Bien, parle-lui...

Elle n'en ajouta pas plus, ce n'était pas la peine de parler en vain. Elle n'avait plus rien à dire de plus, elle aussi attendait le réveil de l'ange. Soudain, une pluie de larmes scintillantes se mit à couler des yeux dorés d'Hypnos. Jamais, Thalie n'aurait cru voir cela. Un tel prodige...

Les larmes perlèrent en une fine pluie si étincelante que le regard de Thalie ne put s'en détacher pas plus que de la suite. Une main s'approcha du visage pour en caresser la joue. Un geste d'un douceur incroyable. Depuis quant le dieu s'était-il fait toucher de la sorte. un simple geste de réconfort. Celui d'un ange qui venait de rouvrir les yeux avant de sourire doucement, continuant à essuyer les larmes de celui qui venait de la sauver...

Nul bruit nul murmure, tout c'était tu comme si le monde onirique lui-même n'osait interrompre la magie de cet instant.
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MessageSujet: Re: [1748] Dreamswalkers (PV Angel-Hypnos)   Dim 11 Nov - 23:15

Douleur et félicité, joie et peine, amour et tristesse, surprise et gratitude. En cet instant je sentais et ressentait tout cela à la fois. J’étais un véritable maelström d’émotions et de sentiments sans queue ni tête. Je ne parvenais ni à en juguler la cause ni à en amoindrir les effets, j’étais submergé par la puissance des vagues successives de sensations et de sentiments qui déferlaient en moi.

Au final mes larmes ne s’arrêtèrent pas, à genou au-dessus de Marie-Ange je constatais encore une fois avec émerveillement la puissance du cœur, une puissance transcendant la raison et la logique, abattant les murs de la prudence et de la patiente comme de vieux tas de feuilles sèches qu’emporterait le vent.

Un souffle nouveau s’agitait en moi, je renaissais encore et cette fois mon cœur renaissait avec moi.

« Marie-Ange… Reine de mon cœur… »

Je voulais la faire revenir à moi, je voulais l’arracher à mon propre domaine qui me privait de sa beauté, de la beauté de ses yeux. Je voulais, mais je n’en avais pas le droit. Elle connaîtrait auprès de moi la paix et le repos car je lui avais promis que je la sauverais elle et le monde onirique que j’avais construit pour elle. Ne pouvant pas retirer mon regard du visage de Marie-Ange, je répondis tout de même à Thalie qui de par son aide aussi avait contribué au sauvetage de la souris du sanctuaire.

« Ce n’est pas exactement cela Thalie, ce pion ne me fut pas donné à moi, mais à une connaissance commune à présent partie. J’ai obtenu ce pion en même temps que les souvenirs liant Marie-Ange à son ancien propriétaire et aujourd’hui je me rends compte qu’il avait raison, il ne se doutait même pas à quel point. N’ai crainte fille de Zeus, je ferais de mon corps son rempart aujourd’hui et à jamais aussi longtemps qu’elle le souhaitera. »

La divine inspiratrice avait raison, à son réveil je devrais ouvrir mon cœur à cette femme céleste reposant auprès de moi. Je devais risquer un refus et son effroi car mon cœur ne pourrait pas supporter la moindre seconde de doute à ce sujet.

Versant toujours des larmes étincelantes pour un torrent de sentiments et d’émotions contradictoires, je plissais un moment les yeux pour me concentrer sur mon propre état. Que signifiait-il pour mon avenir ? Qu’avais-je obtenue d’autre qui n’attendait qu’à se révéler ? Quel prix devrais-je un jour payer pour tout cela ? Au travers de ce filtre flamboyant, mon existence toute entière se voyait bouleversée et désormais mon avenir échappait à ma vision.

Ce fut une caresse plus douce encore que le contact avec une plume qui me rappela vers elle, vers celle qui de ses doigts délicats essuyait ma joue des perles qui la mouillait. Rouvrant mes yeux, mon regard rencontra le sien, Marie-Ange était réveillée et sa main était sur mon visage alors que la mienne se stoppa net avec le linge humide qu’elle tenait. Ainsi nous avions là notre premier contact en ce monde onirique, un contact empli de douceur et de tendresse.

« Marie-Ange… Je… »

Ce fut tout ce que je pus dire avant que me penchant doucement vers elle mes lèvres ne viennent se poser sur les siennes avec une infinie douceur. Un premier baisé qui provoqua l’émergence d’une vague de poussière d’or qui enfla et se propagea pareille à une onde pour rendre étincelant tout ce qu’elle touchait, les feuilles se parèrent de leur habit de printemps en affichant leurs plus belles robe verte, les herbes et les fleurs s’épanouirent alors recouvrant la terre onirique de mille couleurs et la lumière perça au travers de notre manteau de feuilles pour venir nous éclairer de quelques minces rayons d’or.

Aucun son, aucun bruit ne vint troubler ce moment, rien si ce n’est les battements de mon cœur qui risquait à tout moment d’imploser.

Rompant alors ce moment magique en séparant mes lèvres des siennes, je fixais de nouveau les yeux d’émeraude de la reine de mon cœur, une reine qui n’avait qu’à demander.

« Je t’aime. »
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MessageSujet: Re: [1748] Dreamswalkers (PV Angel-Hypnos)   Ven 16 Nov - 16:18

La douceur de cette peau sous ses doigts...

Elle ne cessait de caresser sa joue, soulignant du bout des doigts le tracé parfait de ce divin visage avant de porter en un geste si doux sa paume contre la joue ruisselante de larmes du fils de la Nuit. De sa chaleur, la tendre Souris cherchait à réconforter celui qui lui était venu en aide avant de ravir son coeur sans qu'elle n'ose encore se l'avouer. Tant de tendresse dans ce simple geste, autant qu'elle pouvait en offrir. Un sourire sur ses lèvres encore si pâles alors qu'elle ne pouvait détacher son regard du dieu penché sur elle. Une telle lueur brillait dans ses yeux bleu émeraude tandis qu'elle était encore incapable de de parler tant l'émotion la submergeaient.

Hypnos... Toi le fils de Nyx, tu serais mon Ange... ? Celui que...

Son coeur battait si vite soudain. Elle ne pouvait se détachait de ce dieu aux yeux d'or, celui qui l'avait arrachée à l'emprise de Bloody. Lui seul avait pu la sauver. Qui d'autre l'aurait pu, seul l'amour véritable avait mis à terre le terrifiant poison devenue reine de sang. Face à elle, Angel pensait avoir joué la plus belle des mélodies mais celle-ci n'était rien comparée à celle de deux coeurs battant à l'unisson. Oui, vraiment rien. Elle n'opposa aucune résistance lorsque Hypnos se pencha sur elle avant de murmurer son nom avec tant de chaleur. Sa voix était si douce tout comme ses traits.

- Hypnos...

En un souffle, elle avait murmuré ce prénom avant que les lèvres du maître du Sommeil ne se posent sur les siennes. Un baiser tendre et pourtant si fort. Celui du dieu qui lui déclarait sa flamme de ce simple contact, si court et pourtant si long. Un véritable torrent la submergea tandis qu'elle s'abandonnait au baiser de son sauveur. Son coeur ne cessait de s'affoler. Jamais, elle n'aurait cru ressentir cela.

Ce n'était pas la première qu'on l'embrassait mais jamais, elle n'avait connu cela. Le dernier baiser qu'elle avait reçu lui avait fait l'effet d'une blessure.

Sven du Balrog...

Une larme s'effaça sous la passion que lui offrait son futur amant alors qu'elle chassait cette image terrifiante. Celle de la cruauté du Balrog à son égard lors de la traversée des Enfers. La façon dont il l'avait soulevée et plaquée avec la dernière des violences contre l'un des rochers. Angel se rappelait la douleur, la bouche du spectre contre la sienne tandis qu'il tentait de la forcer et elle se figea avant que le cosmos d'Hypnos ne s'embrase tout en douceur, parsemant le monde onirique d'or et mille autres merveilles.

Une frisson la parcourut et elle se sentit soudain renaître tandis que son roi chassait à jamais l'image de celui qui avait osé tenter de la souiller. Toute son âme et tout son coeur se tournaient maintenant vers lui, celui qui l'avait sauvée tout en lui ouvrant les portes d'une nouvelle vie entre ses bras...

Puis, soudain le baiser cessa et elle se sentit si vide lorsqu'il s'éloigna.

- Hypnos...

Ses propres larmes coulaient maintenant se mélangeant à celle de son amour. Toujours allongée sous lui, elle ne put retenir un sourire de pur bonheur en l'entendant lui faire sa déclaration mais elle-même était encore bien trop bouleversée pour souffler le moindre mot. Aussi, fit-elle glisser sa main le long visage puis du cou d'Hypnos avant de descendre encore davantage, jusqu'à s'arrêter au niveau de son coeur. Puis, sa main libre, elle fit glisser celle de son roi sur son sein, l'amenant à sentir à son tour ses battements. Un instant se passa ainsi, tous deux pouvaient sentir le trouble qui les submergeait. Le chant du coeur, de leurs coeurs, s'harmonisant...

Puis, enfin, la jeune femme put prendre la parole...

- Je... Je... L'émotion m'emporte et trouble mes paroles mais mon coeur et mes yeux ne mentiront jamais...

Je t'aime, Hypnos...
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MessageSujet: Re: [1748] Dreamswalkers (PV Angel-Hypnos)   Ven 16 Nov - 19:55

L’Elysion n’aurait jamais su être plus doux que cet instant où mes lèvres s’étaient posées au contact de celles de Marie-Ange. La quintessence de la femme se trouvait allongée sur un tapis de mousse fraîche et la nature la glorifiait d’une ode presque inaudible.

Sa voix, juste un murmure avant que via nos lèvres nous nous déclarions une passion mutuelle, juste un mot, juste mon nom, un nom parmi d’autre.

Sa voix, son cœur, sa douceur. Je craignais un bref instant que ma fougue ne m’eut fait commettre l’irréparable, qu’elle ne puisse s’abandonner aussi rapidement à un sentiment que je lui supposais. Je craignais d’etre repoussé, de l’effaroucher, heureusement ce baisé eut vite fait de chasser toutes mes angoisses.

Le pouvoir d'un baisé et d'un nom.

Ce fut avec le plus intense sentiment de bonheur et les yeux ruisselants que je prononçai ma déclaration à la reine de mon cœur. Un instant qu’à jamais je chérirais comme mon plus précieux souvenir où mon cœur trouva son écho.

Subjugué par cette indicible félicité, je remarquai néanmoins un fait exceptionnel en découvrant que Marie-Ange semblait s’accorder ici et maintenant avec la poussière d’or symbolisant mon cosmos ainsi que mon influence sur les différentes réalité. Une osmose parfaite semblait se former entre nous à un point infiniment intime alors que notre contact se prolongeait.

Reportant mon regard dans le sien, j’y découvris là l’image même du bonheur, ses larmes se mêlant aux miennes ainsi que désormais nos existences toutes entières le feraient. Sa main quitta ma joue pour descendre jusqu’à mon cœur comme pour le déclarer sien, ce cœur qui jamais n’avais battu aussi fort pour qui que ce soit et aujourd’hui enflammé par l’amour le plus puissant et le plus sincère que je n’avais jamais pu éprouver.

« Il t’appartient désormais, aujourd’hui et à jamais il ne battra plus que pour toi. »

Comme pour me répondre, sa main libre se saisi de la mienne, n’osant bouger ne serait-ce qu’un doigt de peur de la brusquer je me laissai emporter vers sa chair si douce et généreuse à travers laquelle je parvins à distinguer clairement le rythme effréné d’un cœur amoureux.

Sa déclaration combinée à la musique de nos cœurs battant à l’unisson acheva de faire de moi le plus heureux des êtres ayant jamais existé. Le simple bonheur d’aimer et d’être aimé en retour. Ce bonheur à nul autre pareil était désormais le nôtre.

S’en était trop, je sentais monter en moi la passion, une passion divine et sans barrière, telle une flamme dévorant tout sur son passage elle ne rencontrait en moi que du combustible. Les éternités d’ennui et de vide émotionnel disparaissaient à présent subjuguées par un désir impérieux.

L’abandon face à une telle émotion aurait été si facile, si plaisant. Pourtant quelque chose me retint, quelque chose dépassant même cette pulsion primaire que je croyais morte depuis des millénaires. L’amour envers Marie-Ange, humaine et blessée.

Je dois… résister…

Je crus avoir des aiguilles dans le corps alors que je refrénais pour la première fois de ma très longue existence un désir aussi puissant, un désir qui ne pouvait pas etre satisfait.

C’est ainsi que je découvris le premier prix à payer pour un tel bonheur, le contrôle permanent que je devrais avoir sur moi-même malgré ma passion, le prix pour ne pas détruire mon plus beau trésor de mes mains.

Un éclair de tristesse me traversa l’esprit avant d’etre chassé par la résolution sereine de toujours faire passer sa sécurité avant mes désirs.

M’allongeant à ses côtés, nous nous retrouvions à présent face à face sur le côté,
Je conservais ce contact avec son cœur alors qu’elle conservait celui avec le mien. Ainsi était désormais notre lien.

« Nos cœur semblent ne faire qu’un, on dirait bien qu’ils se sont enfin trouvé. Moi qui n’avais jamais cru à ce genre d’histoire, aujourd’hui je remercie le destin de m’être trompé. »

Prenant sa main libre de la mienne et entrecroisant nos doigts, je n’avais pas à réfléchir à mes mots, pour une fois je n’avais aucune crainte de me tromper, je n’avais qu’à écouter mon cœur et le sien.

« Quel son merveilleux. Voilà donc cette force que l’on dit insurpassable, ce pouvoir à l’origine de toute la création… A qui dois-je être reconnaissant pour un tel cadeau ? Pour qui dois-je à jamais chanter mille louanges pour ce bonheur si ce n’est toi mon amour. Toi qui par ton cœur a ressuscité le mien. »

Je me perdis alors à simplement écouter ce son, ces battements réguliers me comblant de joie. Ce son qui ne fut troublé que par le doux murmure d’un second baisé.
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MessageSujet: Re: [1748] Dreamswalkers (PV Angel-Hypnos)   Sam 17 Nov - 20:59

C'était si doux et infiniment intense, elle se sentait glisser dans un monde qu'elle n'avait jamais fait qu'entrevoir. Jamais, Angel n'avait connu pareil éblouissement. C'était comme si tout s'était brusquement effacé et qu'elle renaissait à la faveur d'un magnifique soleil. Un soleil à l'apparence divine aux yeux et cheveux d'or. Elle n'avait pu s'empêcher de trembler aux paroles d'Hypnos. A cette révélation qu'il lui faisait, cette promesse d'une vie à nulle autre pareille.

- Mien...

Avait-elle juste murmuré, les yeux brillant d'une flamme nouvelle. Son regard si intense et la douceur sur son visage. Jamais, elle n'avait été aussi douce, aussi attirante. Ses traits étaient ceux de l'amour, ceux d'une jeune femme s'ouvrant à l'Amour véritable. Sa main reposait toujours sur le coeur d'Hypnos. Elle se sentait si bien en cet instant magique où rien ne semblait exister d'autre qu'eux et leur passion. Leurs sentiments plus puissants que tout, capables de tout emporter sur leur chemin jusqu'à leur faire oublier qui ils étaient, qui ils servaient...

Avaient-ils seulement le droit de s'aimer ? Cela ne les troubla point en cet instant. Tout avait été balayé et même si un jour, cela se rappellerait à eux, ce n'était simplement pas l'heure. Seul leur amour avait en ces lieux droit de citer et rien d'autre.

La chaleur d'Hypnos juste au-dessus d'elle et ce désir qu'elle sentait. C'était si ardent qu'elle ne pouvait que le lire dans ses yeux. Elle eut l'impression de ressentir aussi une peine que simple humaine, encore vierge, elle ne pouvait comprendre. Même si elle n'était pas une oie blanche, elle restait mortelle ne pouvant se rendre compte de ce qui tourmentait l'âme d'Hypnos. Non, c'était encore plus que ça, elle ne pouvait tout simplement pas l'imaginer tant leur nature profonde étaient éloignées mais elle l'aimait, elle l'aimait déjà tant. A en perdre le Sommeil, à en perdre la Raison...

Elle appuya davantage la main du dieu contre elle, tout contre son coeur, lui faisant ressentir toute la douceur de son corps de femme ainsi que la chaleur s'emparant de son corps. Blessée, elle l'était encore, meurtrie de la pire des façons mais à cet ange blessé, le fils de la Nuit avait offert la plus puissante de toutes les panacées et désirant plus que tout le rassurer, elle reprit ses derniers mots tout en lui faisant caresser son corps.

- Ton coeur est mien tout comme le mien est tien...

Ton coeur... Pour lui, mon amour, mon corps et mon âme seront le plus doux des écrins. Je le chérirai jusqu'à ma fin et même au-delà. Pour toi, mon roi. Roi de mon coeur, je rayonnerai de mille feux et t'offrirai pour palais la douceur de mes bras. Mon corps sera ton Royaume et ensemble, nous construirons notre propre monde...


A ces mots, le cosmos encore très faible de l'ancienne guerrière de la Chevelure de Bérénice se mit à brûler, tout en douceur, maintenant cette harmonie qui semblait désormais lui collait à la peau. De par son désir, l'argent se mêla à l'or, délicat et fragile, soulignant juste d'une main timide l'éclat de celui qui venait de bouleverser toute son existence...

Thalie de son côté s'était éclipsée, laissant les deux amants seuls. Même si leurs corps ne s'étaient pas unis, leurs cosmos eux communiaient et viendrait un jour où les deux amoureux s'uniraient totalement.

Le Soleil de cette terre onirique s'allongea alors auprès de sa Lune, savourant juste cet instant à ses côtés. Cet instant que ni l'un ni l'autre jamais n'oublierait. Main posée sur le coeur de l'être aimé, doigts entrelacés, ils se faisaient face. Pas un instant, leurs regards ne se quittaient.

- Je l'ignore, mon roi, mais moi aussi, je le remercie de toute mon âme pour m'avoir offert cela. Puisse cet instant ne jamais s'arrêter...

Nul autre son ne vint interrompre leur déclaration. Angel, Marie-Ange, se rapprocha simplement d'Hypnos avant de poser ses lèvres sur les siennes. Face à face, les deux amoureux échangèrent ce second baiser, bien plus intense que le premier, avec ce seul monde pour unique témoin...
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MessageSujet: Re: [1748] Dreamswalkers (PV Angel-Hypnos)   Sam 17 Nov - 22:48

*Sortie de mes rêves, si belle...*

Chacun de ses traits étaient une ode à la gloire de la plus magnifique création de l'univers. Un joyau qui pour l’éternité éblouirait ceux qui serait disposé à en voir l’éclat.

Un joyau tant dans sa finesse que dans la perfection de son corps, de son esprit. Un joyau précieux, si précieux, irremplaçable et pourtant si fragile. Entre mes mains elle reposait, entre mes mains aimantes dont je retenais à chaque secondes l’étreinte de se refermer sur elle, une étreinte que je lui savais fatale si jamais je m’y abandonnais.

Ainsi était mon chemin de croix pour pouvoir jouir de mon amour pour elle, chacun de mes gestes devraient être contrôlés précisément, chacun de mes contacts avec elle devraient avoir la plus infinie des douceurs.

Il aurait été si simple de m’arrêter à un chaste baisé, hélas, quelque chose en moi m’imposait de répondre à ce geste qu’avait fait la reine de mon cœur, quelque chose m’imposait de tendrement refermer ma main sur ce corps aux courbes parfaite.

Ma raison et mes pensées semblaient fondre alors que je me délectais de ce contact si agréable. Sa voix si douce, ses paroles si aimables, elle m’appelait, elle me désirait également d’un désir si pur.

*Non, je ne dois pas céder, c’est trop dangereux, je dois me lever, je dois partir, je dois…*

Il était trop tard pour cela, mon corps semblait ne plus m’écouter, cette main caressant ce corps semblait comme obéir à quelqu’un d’autre, je perdais toute envie de résister et pire que tous, j’adorais cette sensation.

*Pourquoi ? Pourquoi je n’y arrive pas ? Pourquoi est-ce si fort ?*

C’était à n’y rien comprendre, je parvenais à peine à réprimer ma puissance en focalisant mon esprit sur le contrôle du flux de mon cosmos.

*Je dois penser à autre chose, je dois penser à autre chose.*

Je ne trouva rien de mieux à faire sur le moment que d’embrasser à nouveau la reine de mon cœur, j’espérais que l’amour pur et platonique reprendrait sa place, mais je dû l’admettre, j’étais encore bien débutant en ce qui concernait la connaissance de mon propre sentiment amoureux.

Ce fut ma dernière tentative pour réprimer cette envie dévorante me brûlant de l’intérieur, je me sentais comme en fusion alors que mon baisé devenait plus passionné, plus vigoureux.

Je faisais ce que je pouvais pour endiguer mon cosmos au maximum, le déversant dans les éternités aveugles qui constituaient mon essence profonde, j’espérais ainsi m’épuiser assez pour ne plus représenter une menace pour Marie-Ange, et ce fut la première fois que je maudissais mes propres forces pour leurs grandeurs. Comme j’aurais souhaité être un simple humain en cet instant où mes mains parcouraient cette femme que j’aimais plus que tout.

Alors que je découvrais les yeux clos la grâce et la gloire de Marie-Ange tout en savourant le contact de nos lèvres, mille pensées fusaient en tous sens dans mon esprit. Le contrôle de mes gestes, la passion qui me submergeait, le plaisir que j’éprouvais en cet instant, et celui encore plus grand que j’allais éprouver…

Je stoppai alors tous mouvement de mes mains et quitta le contact avec les lèvres de la reine de mon cœur. Fixant ses yeux émeraude, le souffle court et une chaleur torride dans tout le corps, j’eus à peine le temps d’un murmure, juste un murmure.

« Jamais je ne te ferais de mal… »

Juste un murmure avant que de nouveau mes lèvres furent scellées par les siennes, pour de bon cette fois. Les mouvements reprirent alors qu’un à un nos vêtement tombaient. Avec toute la tendresse et la douceur que je pouvais déployer en pareille situation je poursuivais mes baisés et mes caresses, je voulais faire tellement plus, je voulais faire tellement plus fort mais je ne pouvais m’abandonner à ces envies.

Le doux cosmos de Marie-Ange se mêlant au mien me rappelait sans cesse sa nature alors que quittant ses douces lèvres je partais explorer le reste de son corps avec ma bouche. Bientôt dévoilée dans toute sa grâce divine, je me sentais presque défaillir alors que l’effort devenait insupportable, la douleur me vrillait l’esprit alors que je rejoignais à nouveau les lèvres de la reine de mon cœur. Plongeant mon regard dans le sien, le message était on ne peut plus clair.

*Je t’aime.*

Arrow [1748] Le rêve bleu (PV Angel-Hypnos)


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MessageSujet: Re: [1748] Dreamswalkers (PV Angel-Hypnos)   Dim 18 Nov - 19:45

Leur baiser semblait ne jamais connaître de fin. Leurs lèvres ne souhaitaient se séparer, si douces si passionnées. C'était si merveilleux, si grisant, Angel se sentait glisser dans le monde que lui offrait Hypnos. Nulle résistance mais le désir ardent de se donner à lui, de ne faire plu qu'un avec lui. Elle l'aimait, elle ne pouvait nullement douter. Son coeur ne cessait de battre à la chamade. Si fort si puissant qu'il battait à tout rompre dans sa poitrine. Son corps s'embrasait, faisant naître en elle une chaleur qui ne cessait de grandir, nulle fièvre mais une pulsion qu'elle n'avait jamais connue auparavant. Le désir à l'état pur, celui qui la poussait à rejoindre celui qu'elle aimait plus que tout qu'elle aimait à en mourir...

Le baiser d'Hypnos se fit encore plus intense avant qu'elle n'y réponde avec la même ardeur. La distance entre eux était toujours présente, allongés face à face sur un tapis de mousse séparés par la distance de leurs bras posés entre eux, caressant d'une main leur sein et s'accrochant de l'autre. Craignaient-ils de se voir séparer d'un seul coup, se raccrochant de leurs doigts entrelacés.

Une distance si courte et si grande tout comme l'ultime barrage de leurs vêtements s'élevant entre eux.

Soudain, leurs lèvres se séparèrent et l'Ange du Sanctuaire sourit avec une incroyable douceur au fils de la Nuit. Le roi de son coeur, celui qui avait gagné l'Amour de la reine blanche, touchant son âme au plus profond d'elle-même avant de s'enchaîner à elle. Désormais, tous deux étaient liés par le coeur par la plus merveilleuse de toutes les chaînes, celle de l'Amour pur et véritable.

Leurs souffles étaient aussi courts l'un que l'autre tandis que les joues de la belle s'étaient parées d'une belle couleur écarlates tout comme ses lèvres rougies par les baisers. L'or se fondant dans l'émeraude, elle ne pouvait se détacher de lui, tout avait comme cessé d'exister si ce n'était lui.

- Merci, mon roi... Moi aussi, jamais, je ne te ferai souffrir... Je ferai tout pour ton bonheur... Pour qu'ensemble nous goûtions à la plus parfaite félicité...

Marie-Ange avait soufflé cela avec une telle ferveur, la voix vibrante de désir. Désir auquel répondait aussitôt son amant tandis qu'autour d'eux leurs cosmos se mélangeaient. Tout en douceur, leurs vêtements tombaient jusqu'à les révéler dans leur plus intime splendeur au regard de l'être aimé. Un instant, elle avait tremblé sous le regard brûlant d'Hypnos mais s'était vite rassurée en sentant ses mains et ses lèvres parcourir son corps. Les mouvements se furent plus audacieux alors que leurs cosmos s'embrasaient de plus belle et qu'Hypnos la serrait contre lui en une étreinte amoureuse qui ne pouvait que l'enivrer... Puis soudain...

- Aaaaaaaah !!!!

Un cri de douleur lui échappa avant qu'elle ne se crispe contre lui. Plusieurs de ses plaies venaient de se rouvrir lui rappelant avec tant de cruauté sa nature mortelle. Par pur réflexe, elle écarta légèrement Hypnos allongé sur elle avant de reprendre son souffle.

- Pardon, mon amour... Mais je ne peux... Je le voudrai tant mais...

Des larmes coulèrent le long de ses joues, Angel souffrait de ne pouvoir aller plus loin mais son corps venait de lui rappeler de la pire des façons sa fragilité de mortelle.

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MessageSujet: Re: [1748] Dreamswalkers (PV Angel-Hypnos)   Dim 18 Nov - 21:27

*Par tous les feux du sombre empire, que suis-je devenu ?*

Je parvenais à peine à réfléchir. Dans mon esprit tout devenait lumineux et limpide, je perdais pied. Les pensées les plus simples et les plus évidentes devenaient douloureuses. Tous mes souvenirs même les plus récents semblaient disparaître. Tout était emporté par cette félicité sans borne échappant à toutes mes tentatives de contrôle.

Riant presque de ma situation où je n’étais plus rien d’autre que la marionnette de mon désir, je parvenais à peine à conserver la douceur de mes gestes, les accomplissant avec mille soins pour qu’ils ne se révèlent pas dangereux pour mon aimée. Cette situation m’était parfaitement inconnue et pourtant je m’en délectais, je savourais pour la première fois depuis des éternités le bonheur de la spontanéité.

*Faire quelque chose simplement parce que l’on aime le faire, aimer et être aimé en retour, lire le plaisir dans les yeux de son amour… Pourquoi ai-je dû attendre aussi longtemps avant de savourer ces plaisirs accessibles au plus misérables des mortels ?*

Alors que mes doigts vibraient du plaisir de caresser le corps soyeux de mon aimée, mes lèvres elles savouraient le gout unique de cette chaire ferme et douce.

Couvrant Marie-Ange de baisés alors que plus rien ne venait se dresser entre moi et elle, je ne souhaitais plus que la faire mienne, je voulais la ressentir encore plus intensément, jusqu’au plus profond de moi, je voulais ne faire plus qu’un avec elle, et toujours je craignais d’en arriver à finalement satisfaire ces envies que je savais pertinemment mortelles pour elle.

*Je dois m’arrêter, je dois stopper ça tant qu’il en est encore temps, je dois…*

J’avais beau me répéter cela encore et encore, je découvrais alors mon écœurante faiblesse face au plaisir, un plaisir qui semblait être fait pour transcender la raison et la logique. Presque réduit à l’état de simple spectateur je maudissais cette sensation si agréable et ce bonheur qui me faisaient commettre cette série d’acte que je savais devoir nous mener à l’accident fatal.

Ce fut un cri douloureux et plaintif venant de la reine de mon cœur qui fut finalement l’électrochoc me rappelant à la réalité, me redonnant la force de stopper mes mouvements et ma passion.

« Marie-Ange… Qu’ai-je fais ? Je t’ai blessée ?! »

J’avais trop tardé, le pire était arrivé, j’avais blessé mon aimée. J’eu à cet instant plus honte de moi que jamais je n’avais eu honte. Je voulais disparaître, je voulais me frapper, je m’en voulais plus que jamais et je maudissais ce corps incontrôlable.

Les mots de Marie-Ange m’empêchèrent cependant de faire cette erreur, portant un regard neuf sur elle, je constatais alors la puissance de la passion, cette force m’ayant tout simplement occultée les blessures dont mon aimée était couverte.

Je fus à la fois soulagé et penaud, me demandant comment mon désir avait-il put me faire oublier les derniers évènements ? C’en était trop pour moi. Voyant les perles étincelantes de la reine de mon cœur qui s’échappaient de ses yeux si désolés, je ne pus retenir les miennes alors qu’un poids indicible disparaissait de ma poitrine.

Caressant doucement son corps meurtrit, je faisais preuve d’une infinie douceur pour la soulager de sa douleur. Je me rassurais en devinant qu'à présent elle aussi semblait avoir compris ce qu’impliquait notre relation.

Venant essuyer délicatement les larmes de Marie-Ange, je me saisissais de son menton avant de déposer un nouveau baisé sur ses douces lèvres.

« Ne t’excuse pas mon amour, je suis le seul responsable de cette folie, j’ai laissé ma passion m’aveugler et cela aurait pu finir d’une manière beaucoup plus tragique. J’ai été faible face à mes sentiments, face à mes sensations. Sache que je t’aime, je t’aime comme je n’aurai jamais cru pouvoir aimer, je t’aime au point de ne plus vouloir que toi, de ne plus penser qu’a toi, mais hélas je ne peux m’abandonner à ce sentiment, pas avec toi. »

Me couchant à son coté, je lui souriais tout simplement, profitant de ce coup du destin salvateur pour reprendre le contrôle de mon corps. Saisissant délicatement la main de mon aimé, croisant de nouveau nos doigts, je remettais en place une mèche de ses cheveux avant de poser ma main sur sa joue.

« Ne t’excuse pas. Nous allons apprendre à mieux nous connaitre, nous allons triompher de cette épreuve, nous vaincrons comme nous avons vaincue Bloody-Angel. »

Un sourire complice, un baisé rapide sur sa main et un regard malicieux où se lisait une infinie affection pour elle.

« Et puis ce n’est là que partie remise. »
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MessageSujet: Re: [1748] Dreamswalkers (PV Angel-Hypnos)   Lun 19 Nov - 19:16

Elle aurait voulu mais n'avait rien pu empêcher. Cela lui avait échappé sans qu'elle ne puisse le retenir. Une simple plainte qui avait franchi le barrage de ses lèvres rougies par les baisers de son merveilleux amour. De quoi lui faire l'effet de la plus glaciale des douches. Peinée, Angel l'avait vu se figer avant de lire la plus grande des inquiétudes dans ses sublimes yeux d'or. L'inquiétude et la culpabilité, savamment mêlés dans les mots qu'il lui dit, se tenant juste au-dessus d'elle, son regard plongeant amoureusement dans le sien.

- Non, ce n'est pas ta faute, mon amour...

Elle s'en était tant voulue, elle en aurait maudit sa faiblesse. Elle qui s'était sentie si heureuse si vivante entre ses bras. Elle aurait tant voulu s'abandonner à lui, se donner, s'unir totalement à celui qu'elle aimait mais son corps venait de la trahir, mettant un terme à ce qui aurait pu être leur première fois.

Elle ne pouvait détacher ses doux yeux émeraude du visage blessé d'Hypnos, son corps encore si intimement enlacé au sien. Les deux amoureux s'étaient offerts l'un à l'autre en une étreinte aussi torride qu'intense, les emmenant tous deux loin de leur univers si éloignés, les isolant dans leur propre monde. Un lieu où ils goûtaient ensemble à la plus ardente des félicités, oubliant tout autour d'eux, se laissant aller à leur passion et leur désir...

D'un gestes, elle avait tendu la main vers Hypnos avant de se remettre en lui caresser la joue avant de finalement prendre son visage entre ses paumes brûlantes. Son souffle encore saccadé par leur premiers ébats, elle lui dit avec tant de douceur.

- Non, ne t'en veux pas... Tu me rendais heureuse si heureuse... Pardon...

Tous se réconfortaient mutuellement de leurs mots, de leurs gestes, de leurs regards si profonds, si aimants. Angel se délectait de cette voix si profonde et douce. Elle ferma les yeux lorsqu'il l'embrassa de nouveau avant de s'allonger près d'elle. Et cette fois, ce fut lui qui lui caressa le visage. Posant, sa main sur celle du fils de Nyx, elle savoura ce moment avant de répondre enfin.

- Oui, nous avons tout le temps... Celui du répit que nous ont donné ceux dirigeant ce monde. Un instant de quiétude entre deux tourmentes. Un moment qui sera notre éternité...

Nous aurons le temps de nous apprivoiser, d'apprendre à nous connaître, d'explorer chaque parcelle de nos corps...


Un sourire pour lui répondre et elle se rapprocha, se couchant tout contre lui, posant sa tête sur le torse de celui qu'elle aimait avant de se laisser bercer par ses caresses et sombrer aux doux battements de son coeur.
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[1748] Dreamswalkers (PV Angel-Hypnos)

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