RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [1748] Celui qui s'en allait par les Sentiers Tortueux [Void]

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Narcisse


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MessageSujet: [1748] Celui qui s'en allait par les Sentiers Tortueux [Void]   Lun 27 Aoû - 12:10

¤ 1 ¤
C’est par la méditation que l’on atteint sa vérité. C’était une phrase que Zénon aimait à répéter en obligeant le jeune adolescent d’alors à s’installer dans une pièce parfaitement vide et plongée dans le noir pour y méditer dans le calme et l’oubli de soi le plus total. Ce n’était peut-être pas la meilleure méthode, mais Narcisse ne lui en voulait pas, car son ancien Maître, à travers cet enseignement, lui avait communiqué une vérité forte utile : chacun est à la recherche de « sa » vérité et non d’une vérité universelle. Car cette dernière n’existe pas, et ça rien n’y personne ne pourra en faire douter le jeune homme.

Même sa « mort » n’arrêta pas l’opinion qu’il avait de lui-même d’être le plus beau et le plus fort combattant de son époque. Car après-tout, n’était-il pas en vie aujourd’hui ? Cependant il n’était pas bien certain d’être le plus puissant des Dieux, et cela ne lui plaisait guère. Ce qui le consolait, c’était d’être pour l’heure le plus puissant des fils d’Hypnos mais il ne s’agissait là que d’une piète consolation tout juste bonne à le faire passer pour un gamin capricieux. Non, il devait s’élever au niveau de son père et qui sait le dépasser un jour, laissant ainsi sa marque et « sa » vérité dans l’Histoire.

La méditation l’aidait à assimiler tout ceci. Mais il n’était plus question de pièce nue sans autre confort que son royal séant ! Il était dans l’ancien Temple de Zénon, reconvertit en vaste demeure pas quelque marchand excentrique, à Constantinople. Après en avoir chassé le propriétaire et toute sa famille, Narcisse en avait fait sa résidence estivale. Le lieu était fort bien choisi, en raison de la cave secrète se trouvant dans son sous-sol et lui permettant d’accomplir à l’abri de tous soupçons ses macabres rituels dans les rêves des hommes. Sa puissance grandissait, peu à peu, et l’élève d’Oneiros n’allait pas tarder à prendre le chemin de la découverte et du chaos. Mais tandis qu’il soulageait ses désirs destructeurs dans les rêves des habitants de sa ville natale, un frisson lui parcourue l’échine…

Il n’était pas rare que dans le flot des rêves humains, le Dieu du Rêve capte ça et là des traces cosmiques appartenant à quelque Chevalier en mission pour son dieu. Narcisse ne s’en préoccupait guère car pour lui, ce menu fretin n’avait aucun intérêt immédiat. Sa vraie cible était l’Homme, tant que les choses ne s’étaient pas assez tassées après la Guerre Sainte des enfers.

Et voici donc qu’il venait de capter aux limites de sa perception l’étincelle d’un cosmos relativement puissant. Oh pas autant que le sien, certes, mais plus qu’un simple Chevalier d’Or. Le Spectre hésita quelques instants : n’était-ce pas risqué de s’intéresser à ceci ? Cela allait-il apporter quelque chose à ses plans ? Peut-être, ou peut-être pas. Il n’était pas l’Oracle, lui, mais seulement son gardien. L’avenir restait flou, même s’il s’amusait allègrement à le modifier à sa guise dans le présent. Prenons cela comme un entrainement, pensa-t-il en se redressant de son tas de coussins moelleux, nous verrons bien si le Surplis du Dieu du Rêve supporte ma puissance.

De plus, une étrange sensation avait traversé sa mémoire comme un serpent se fraye un chemin dans les hautes herbes : le cosmos qu’il avait senti n’était pas « assimilé » à un quelconque adversaire. Certes Oneiros et lui étaient loin d’avoir rencontré tous les guerriers de ce monde mais celui-ci n’avait pas la trace d’un dieu ou d’un autre. Et en cela, il représentait peut-être une potentielle menace.

Ouvrant un portail face à lui, Narcisse plongea dans la dimension du Rêve et traversa l’espace et le temps pour se rapprocher de sa cible en un clin d’œil. C’est près de Vize que le Dieu du Rêve refit surface dans le monde des Hommes. Dans l’air flottait la faible odeur iodée de la mer qui devait se trouver à une trentaine de kilomètres de là. La campagne à l’ouest de Constantinople n’était pas très développée et il n’y avait là que des chemins de terre et de boue. Entouré d’une aura le rendant inexistant aux yeux des humains, Narcisse s’avança vers un grand arbre, au milieu d’un champ. Autour de lui s’étendait une petite clairière ronde, et propre dessinée par la présence des épis de blés coupés. Mais loin de s’intéresser à l’agriculture locale, c’était la présence d’un homme près de cet arbre qui interloquait le Dieu du Rêve. Ce dernier lui tournait le dos mais il savait, pour avoir senti dans l’écho de la brise le souffle de son cosmos, que ce dernier avait largement eu le temps d’apprécier l’arrivée du Dieu du Rêve en ces lieux oubliés du chaos…

« Voilà un lieu fort calme. » Lança-t-il d’une voix douce à l’homme devant lui. « Un lieu qui n’avait jamais vu présences comme les nôtres, jusqu’à aujourd’hui. »

Si cette invitation à parler n’intéressait pas cet homme, Narcisse jugea qu’il serait alors préférable de se débarrasser de lui aussi rapidement que possible. Il n’aimait guère les gens qui l’ignoraient.
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Shinra


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MessageSujet: Re: [1748] Celui qui s'en allait par les Sentiers Tortueux [Void]   Lun 27 Aoû - 18:20

    L'air, malgré la fraicheur apportée par la proximité de la mer, demeurait lourd. Un fil voile de poussière demeurait en suspension autour des sombres protagonistes, matérialisant les ombres d'un soleil sur le couchant et donnant un aspect irréel à la scène qui n'était surement pas pour déplaire au Dieu des Rêves. Celui à qui il s'adressait par contre ne semblait nullement prêter attention à ce spectacle : tournant le dos à Narcisse, la sombre silhouette de ce qui semblait être un homme n'avait pas esquissé le moindre mouvement à l'arrivée inattendue du nouveau venu. Son corps enveloppé d'une matière sombre aux reflets écarlates était tourné vers l'arbre devant lequel il se tenait, et ce fut à peine si cet étrange personnage tourna la tête aux paroles de la jeune Divinité. Son visage enfermé dans un carcan de fer était voilé par un masque opaque qui ne reflétait que la noirceur absolu de son Cosmos, aussi plat et calme que la Mort puisse l'être. Franchissant cette visière sombre comme si elle n'avait pas existé, la voix de l'être chaotique s'éleva, dédaigneuse.

      « Calme? Ce lieu? ... Il ne le restera pas bien longtemps si tu ne la boucles pas le temps que j'en termine avec lui. »

    Juste devant le Chevalier du Chaos, adossé à l'arbre, un homme d'âge mur haleta, couvert de sang. Son Cosmos, si étouffé par celui de son adversaire, était jusque là passé inaperçu tant la flamme tremblotante de sa vie approchait du moment où elle s'éteindrait. L'homme d'âge mur, au physique typique de la région, semblait réunir ses dernières forces pour porter un ultime coup. Malgré l'absence d'armure sur son corps, la sentir humide et salée qui se dégageait de son Cosmos laissait deviner que son allégeance allait au Dieu des Mers. Peut-être un garde chargé de surveiller cette côte? Ou un guerrier atlante à la retraite? Quoi qu'il en fusse, son combat face à l'homme au masque ne semblait pas tourner en sa faveur.

    Il y eut un cri. L'homme tente de lancer une attaque Cosmique, mais en un éclair le bras du Chevalier Sombre était venue se refermer sur son visage, lui bloquant la bouche pour couper court à ses paroles. Le plaquant avec violence contre le large tronc de l'arbre, l'inconnu jeta un dernier regard à sa proie avant de déchainer son Cosmos. Cependant, au lieu de l'explosion habituelle de l'énergie astrale des guerriers de ce monde, l'aura d'ébène de Void sembla à l'inverse imploser en emportant tout avec elle. En une fraction de seconde, la peau de l'homme se dessécha et son corps s'amaigrissait de manière effroyable. Alors que son âme, son énergie vitale et sa cosmo-énergie elle-même lui étaient arrachées, le Marina anonyme rendit un dernier râle avant que son corps ne s'efface, redevenant poussière pour retourner au néant. Ses vêtement retombèrent au sol, sur l'herbe grisâtre qui s'effrita sous le choc. Les feuilles de l'arbre chutèrent, libérant un nuage écarlate sur cette scène de désolation, où seul le tronc noir d'un arbre mort parvenait encore à se tenir debout, comme un sinistre monument dédié à la mise à mort qui avait eu lieu en cette clairière.

    Void se tourna vers Narcisse sans émettre le moindre son. Son masque demeura immobile un instant, ne reflétant que la forme étrange du surplis du Dieu du Rêve alors que le chaotique semblait le juger, le considérer... Lorsqu'il fit quelques pas en avant pour descendre de la petite butte de terre où s'élevait quelques instant plus tôt un arbre verdoyant, il attendit d'arriver à la hauteur du nouvel Oneiros pour prendre la parole à seulement quelques mètres du jeune Dieu.

      « Un des Fils d'Hypnos. Je ne pensais pas que vous réagiriez si vite à ma présence. C'est plutôt impressionnant... Mais d'un autre côté, tu m'as l'air plutôt faiblard pour un Dieu. Je suppose que je peux prendre le risque de voir ce que tu as dans le ventre, après tout ce chemin que tu as fait pour venir me dénicher... »

    Le calme qui transpirait dans la voix de l'inconnu laissait deviner sans mal que la nature divine de son adversaire ne l'intimidait nullement. Au contraire, l'homme au masque semblait encore plus à l'aise que lorsqu'il avait arraché la vie à l'Atlante quelques instants plus tôt. La légèreté avec laquelle il semblait aborder son échange d'arme avec un Dieu pouvait passer pour de l'inconscience ou de la vanité, mais la force étrange qui le soutenait était belle et bien réelle, et son assurance fondée. Alors que l'aura sombre de Void entourait à nouveau son corps, celui-ci se mit en garde fermant ses poings et les levant devant lui, à la manière de la boxe des mortels... Ou de l'art martial des Saints d'Athéna.


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Narcisse


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MessageSujet: Re: [1748] Celui qui s'en allait par les Sentiers Tortueux [Void]   Mer 29 Aoû - 12:32

¤ 2 ¤
Le visage du Dieu du Rêve, détaché mais ouvert, se referma bien vite lorsque l’inconnu osa s’adresser à lui en des termes peu distingués. Il le laissa à son irritante tache et ne s’interposa pas pour sauver la vie du vieil homme qui semblait être la victime de cet inconnu. Cela pourtant créé plus d’émoi qu’il ne le montrait en son esprit, car quelques questions restaient sans réponse. Qui était l’inconnu ? A quel ordre appartenait-il ? Pourquoi diable tuait-il en ce moment même cet homme de la mer ? Narcisse pensait être le seul à chercher le retour du chaos engendré par Poséidon mais voilà qu’un autre le désirait également ? Ou bien, tout ceci n’était qu’une coïncidence. Peuh, je ne crois guère aux coïncidences, pensa-t-il en voyant les vêtements du vieillard quitter son corps pour retomber sur le sol sec de la clairière.

Alors que l’inconnu se mettait en position de combat face à lui, Oneiros croisa les bras, insensible à sa provocation.

« Dommage que la connaissance ne s’accompagne pas de sagesse. » Narcisse décroisa les bras et commença à marcher d’un pas gracile autour de l’inconnu, à cinq mètres de lui. « Tu sais qui je suis et pourtant, tu oses proférer des menaces à mon encontre sans même avoir la décence de te présenter. Mais cela ne m’importe guère car vois-tu, je vais me faire une joie de réaliser ton souhait. Car je suis un Dieu clément qui aime à offrir aux Hommes de réaliser leurs souhaits… »

« Tu quitteras ce monde comme tu l’as parcouru : anonyme. »


Ce qui constituait pour le narcissique Dieu du Rêve la plus grande humiliation qu’un guerrier puisse subir. Mourir sans nom ni renommée, comme un chien oublié de tous. C’était à lui que revenait le plaisir d’humilier cet inconnu et de briser ses rêves, quels qu’ils soient. Il avait beau ignorer les raisons de sa présence ici, cela n’allait pas l’empêcher de l’abattre et de le « tuer » pour de bon, comme seuls les Dieux comme lui savent le faire.

Son âme est déjà à moi.

« Tu l’as dis, je suis un Dieu. » Continua Narcisse en revenant face à l’inconnu. « Je suis… »

I AM THE GOD OF DREAM !

Narcisse tendit la main gauche vers son malheureux adversaire et projeta contre son esprit barricadé une vague cosmique plus puissante que ce que le pauvre diable qu’il venait de tuer avait dû déployer. Mais surtout, la cible de cette attaque était très précise, ce qui rendait difficile à arrêter. L’esprit, voilà ce que Narcisse attaquait et détruisait. Le corps n’était qu’une illusion, sauf le sien bien entendu. L’étau se referma sur l’homme au masque noir et même si celui-ci tenta d’arrêter sa puissance, le lien fût établi entre eux. Car à présent, Oneiros pouvait frapper son psyché grâce à ses illusions. Des illusions que l’inconscient de l’inconnu allait croire réelles et qui donc, lui feraient réellement mal.

Mais le cauchemar ne faisait que commencer.

« J’espère que tu n’oublieras pas cet instant pauvre âme aveugle, lorsque tu poseras un premier pied en enfer. Mais ne t’en fais, ta présence là-bas ne sera pas longue : ton âme sera elle aussi détruite. »

FUSION’S SOULS !

Le bras toujours tendu, Narcisse releva sa paume vers le ciel et sembla faire signe à quelque chose de venir à lui… En cet instant, un fantôme dépassa l’inconnu. Un Marina, dont l’âme venait d’être appelé par le Dieu du Rêve pour s’associer à son projet de renvoyer au néant l’anonyme qui lui faisait face. L’âme du guerrier des mers, désireuse de venger la disparition de son frère d’arme passa au travers du corps de Narcisse… Et deux ailes d’aciers noirs se déployèrent dans le dos de ce dernier. Avec un sourire de satisfaction, le Spectre apprécia le flot de puissance qui commençait à le parcourir à mesure qu’il assimilait ce « partage » de Cosmos avec l’âme défunte. Une puissance qui n’allait pas rester inactive entre ses mains. Car d’une seconde pulsion du bras gauche, index tendu vers l’inconnu, il projeta une seconde vague d’énergie, visible à l’œil nu celle-là. L’onde de choc fit trembler la terre autour d’eux et frappa de plein fouet sa cible, renforçant l’emprise du Dieu du Rêve sur elle. L’aura déployée par l’être divin était tellement intense que quiconque se trouvait proche de lui se retrouverait sans voix, au sens propre du terme car tous perdaient leurs sens à mesure que l’aura du Rêve s’intensifiait. Autrement dit, plus le combat se prolongeait, mieux le Dieu du Rêve pouvait manipuler ses victimes avant de les tuer et de dévorer leurs âmes.

« Tu commences à comprendre ? » Le sourire narquois de Narcisse s’étendit légèrement sur son visage. « Mais il est déjà trop tard. Au fait, combien de poussières as-tu laissé derrière toi jusque là ? »

S’éleva alors dans le dos de son adversaire une ombre faite de poussière qui se jeta, tel un homme, sur son meurtrier pour le frapper à plusieurs reprises. Ce n’était qu’une illusion, mais tout était parfaitement « réelle » non ? Lorsque l’ombre de poussière porta son dernier coup, elle retomba à terre, poussière parmi les poussières. Ceci n’était qu’un petit avant-goût de ce qui attendait l’inconnu. Peut-être allait-il tenter de fuir à présent ? Cela aurait été préférable, mais inutile bien entendu. Narcisse ne comptait pas le laisser quitter cette clairière en vie.

« Et bien ? Qu’attends-tu donc pour venir à moi ? Suis-je trop rapide pour toi ? »

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Shinra


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MessageSujet: Re: [1748] Celui qui s'en allait par les Sentiers Tortueux [Void]   Mer 29 Aoû - 18:52

    Lancé de dés. [Handicap]
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Panthéon


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MessageSujet: Re: [1748] Celui qui s'en allait par les Sentiers Tortueux [Void]   Mer 29 Aoû - 18:52

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Shinra


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MessageSujet: Re: [1748] Celui qui s'en allait par les Sentiers Tortueux [Void]   Jeu 30 Aoû - 23:19


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    Face aux paroles de son interlocuteur, Narcisse avait visiblement perdu toute inclinaison à la discussion et force était de constater que cette situation semblait parfaitement convenir à son adversaire. Ce dernier s'était contenté d'un claquement de langue discret comme seule réaction aux paroles de la divinité, signe évident d'agacement, demeurant par ailleurs parfaitement insensible à l'arrogance qui transpirait du Fils d'Hypnos. De même manière, Void sembla parfaitement imperméable à la vague mentale projetée par sa cible en cela qu'il ne fit strictement rien pour l'empêcher de l'atteindre. Pourquoi l'aurait-il fait? L'esprit qui demeurait caché derrière sa sombre visière ne craignait aucune menace. On ne pourrait rien y trouver à retourner contre lui... Seulement un néant sans aucune limite, une obscurité infinie et absolue.

    L'absorption par Narcisse de l'âme de ce Marina sembla déjà provoquer réaction plus vive chez l'homme au masque. Pendant quelque secondes, Void baissa quelque peu sa garde pour observer le phénomène avec attention. Ce qu'il vit redoubla de toute évidence son intérêt pour le Dieu des Rêves et son Cosmos obscur se mit à croitre d'avantage, venant rivaliser avec l'écrasante puissance de son adversaire. Cette aura ne fut cependant pas suffisante pour le protéger de la vague d'assaut suivante qui le repoussa de quelques mètres, juste assez pour le préparer à l'attaque suivante. Cette dernière pris la forme d'une apparition au travers de laquelle la précédente victime du Chevalier du Chaos revint dans son dos pour se déchainer sur lui... Et finalement s'obstiner à frapper dans le vide! Ce fut comme si la pauvre créature avait donné des coups dans un écran de fumée, voyant sans cesse le corps de son meurtrier se dissiper pour se reformer ensuite sans mal. Rapidement, Void donna un coup sec dans le sac de poussière pour le faire disparaitre, puis pouvoir s'exprimer sur un ton dédaigneux à son opposant.

      « Ha! Même Perséphone ne m'a pas tenu un discours aussi pompeux... Mais elle, au moins, elle avait la force nécessaire pour appuyer ses paroles! »

    « WRATH OF KHAOS ! »
    De toute évidence, il en fallait encore beaucoup au Dieu des Rêves pour espérer parvenir à impressionner Void. Celui-ci déploya encore et encore son énergie néfaste qui s'éleva dans les airs tel un tourbillon d'obscurité s'élevant vers le ciel. En quelque secondes, un vent de tempête s'était levé, voilant le soleil de ses sombres nuages et alourdissant l'air d'une fine pluie glacée. Écartant les bras en marchant d'un pas lent vers Narcisse, le chaotique invoqua à lui les deux éléments favoris de la Reine des Enfers : le Vent et la Foudre, chacun logé dans une de ses mains. Réunissant les deux dans un bruit de tonnerre, ce fut un véritable concentré d'orage que Void déchaina contre le Rêveur. Des lames de vent d'une extrême violence déchirant tout sur leur passage, immédiatement suivies par une foudre divine conduite par tous les fragments et poussières soulevés par cet ouragan... Il s'agissait là de puissance divine à l'état brut, bien loin des stratagèmes de l'esprit qu'avait tenté d'employer le fils d'Hypnos face à lui.

    Mais de toute évidence, malgré la brutalité irréelle dont avait fait preuve l'attaque de Void, celui-ci n'en avait pas encore terminé. A peine son maelström lancé sur Narcisse, l'être sombre s'était jeté en avant, le corps enveloppé de sa sombre énergie le protégeant des "intempéries", afin de pouvoir atteindre sa proie prise au cœur de la tourmente. Ce fut là, au milieu de ce chaos déchirant la terre et pliant les arbres, que l'homme au masque percuta le Dieu des Rêves avec ses poings nus. Ces derniers, saturés par l'énergie meurtrière de l'inconnu, frappèrent à plusieurs reprise à la vitesse de l'éclair pour transpercer son armure, sa chair et ses os. Il voulait le briser, lui imposer la différence de force qui existait entre eux... Et pour cela, le Chevalier du Chaos n'avait rien trouvé de mieux que la méthode la plus simple et barbare qui soit.

    La furie cessa aussi vite qu'elle s'était déchainée. Déjà, la clairière paisible où ils se trouvaient auparavant avait complètement changé de visage pour ne laisser qu'un paysage dévasté. Void avait atterri sur le sol en silence, presque avec douceur, dans le dos de Narcisse. Sans prendre la peine de lui faire de nouveau face, l'étranger s'adressa à lui, la visière légèrement inclinée dans sa direction.

      « Étrange. Je sens une présence divine en toi, mais ton âme ne semble pas tellement plus puissante que celle d'un mortel. Lequel des rejetons d'Hypnos es-tu? Morpheus? Phantasos? Ikkelos? Oneiros? »

    Void se retourna complètement vers son adversaire, attendant visiblement une réponse malgré le fait que l'attaque de Narcisse aurait dû lui retirer le sens de l'ouïe. Mais était-ce vraiment le cas? Son attaque avait-elle réellement fonctionné? Tant que cette visière demeurerait scellée, il serait impossible de le dire avec certitude... Décidément, rien ne semblait aller comme le Dieu des Rêves s'y attendait... Et apparemment, cela n'était pas parti pour s'arrêter.


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Narcisse


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MessageSujet: Re: [1748] Celui qui s'en allait par les Sentiers Tortueux [Void]   Ven 31 Aoû - 19:40

¤ 3 ¤
Perséphone ? Quel rapport avec elle ? Aucun sans doute. Mieux valait ignorer les paroles de ce dément, voilà ce qu’il convenait de faire. La curiosité était forte et insatisfaite chez le Dieu du Rêve en cet instant mais pour une fois, sa décision concernant la situation était immédiate et irrévocable : ce type avait à présent toute son attention et Narcisse devait redoubler de vigilance face à des pouvoirs et un Cosmos qu’il n’avait jamais senti à ce jour chez un être vivant. Alors les questions existentielles, vous pensez bien qu’elles étaient reléguées à « après » cet affrontement.

L’inconnu avait bien encaissé la première vague de puissance du fils d’Hypnos, et totalement ignoré sa première illusion en répondant par un stoïcisme exemplaire. Pour le coup c’était Narcisse qui était quelque peu surpris : était-ce le hasard qui avait fait découvrir à cet adversaire la faiblesse des illusions du Dieu du Rêve ? En effet lorsque l’on décide d’ignorer totalement la réalité, qu’on barricade son esprit face à elle, alors même le canal créé entre les deux esprits présents ne suffisait pas à passer outre la santé mentale de l’adversaire. Immédiatement après s’être débarrassé de l’illusion de poussière, l’inconnu concentra son Cosmos et le projeta tout autour de lui en une tornade d’énergie négative et chaotique. Le but était de l’impressionner sans doute, mais Narcisse se contenta d’un dédaigneux regard sur ce changement d’ambiance. Mais une chose en lui le prévint par avance de ce qui l’attendait…

Serre les dents, le prévint Oneiros.

Plaçant ses avant-bras en croix devant son visage, repliant ses ailes dans son dos, Narcisse reçu de plein fouet la tempête d’air et de foudre de son adversaire. Son armure se fissura en de multiples endroits, sans atteindre pour l’heure la peau blanche du Dieu du Rêve, mais forçant le respect de n’importe quel spectateur : arriver à ce résultat sur le Surplis d’un Dieu… Il fallait avoir en soi une sacrée puissance. Mais comme un malheur ne vient jamais seul, voilà que son ennemi profitait de sa réussite pour le charger par surprise, enchainait contre lui de multiples coups au corps à corps dans le but évident de l’éliminer sans autre forme de procès. Mais…

« Te crois-tu réellement mon égal pour oser m’affronter de la sorte ? »

D’un craquement sinistre des cervicales, Narcisse quitta sa position défensive pour jeter un coup d’œil à son adversaire par-dessus son épaule. Il avait survécu à la vie. Il avait survécu à la mort, aux limbes, et au Colisée des Enfers. Il était plus résistant que son visage gracile ne le laissait supposer. Mais en réalité, les attaques de l’homme au masque avaient été terribles, proprement terribles, et c’était l’orgueil -sa plus belle arme- qui parlait en cet instant. Mais l’assurance dont il faisait preuve était tel qu’il était en effet permis de douter face à tant de résistance.

« Peu importe aux condamnés de connaître le nom de leurs bourreaux. Savoir qui je suis est par la même inutile, car cela ne te permettra pas d’échapper à ton destin. »

Il fit également de nouveau face à l’inconnu, ne lisant sur le reflet de son casque nul hésitation dans ses désirs guerriers. Ses ailes se déplièrent à nouveau, tandis qu’un nouveau fantôme apparaissait à ses côtés, immobile. D’un geste de la main, il fit cependant venir à lui un second fantôme. Ainsi entouré des âmes du passé, apparemment des Chevaliers d’Athéna cette fois, le Dieu du Rêve reprit contenance.

« Je vois cependant que tu n’es pas bien vif d’esprit pour me poser une telle question, car mes dons attestent de mon identité. Mais qu’attendre d’un stupide barbare comme toi ? La réponse est simple : rien. Mais laissons-là cette discussion stérile. Allons, fantômes du passé, venez à moi ! »

Le premier spectre entouré d’une lueur bleuté s’avança vers Narcisse et traversa son corps avant de disparaître dans son dos en de multiples étincelles. Le Dieu du Rêve se replia sur lui-même et avec un cri de rage, laissa explosa sa puissance nouvelle, voyant avec elle la naissance d’une nouvelle paire d’ailes dans le dos de celui-ci, sous la première. D’un regard inquisiteur, il vit l’âme du second Saint reculer d’un pas, apeuré face à la puissance du fils d’Hypnos. Expirant avec dédain, Narcisse tendit la main droite vers le fantôme et bien que cela ne semble pas possible, l’attrapa au cou. Car tel était la nourriture des Dieux comme lui : les âmes. Et comme celle-ci ne désirait pas coopérer sagement, il allait de ce pas lui faire goûter à la vraie mort.

« Voilà ce qui t’attend. » Lança-t-il à l’adresse de son adversaire.

DEVOUR A SOUL

Narcisse brisa le coup du fantôme d’une pulsion du poignet avant de l’amener à ses lèvres et de croquer dans celle-ci. Une seule morsure sembla suffire et bientôt, l’entièreté du fantôme disparut dans un tourbillon de Cosmos, absorbé par le fils d’Hypnos. Cette fois la puissance de son aura doubla et sans crier gare, il tendit sa main vers son adversaire et projeta cette nouvelle émanation d’énergie vers lui, d’une puissance dont le danger sournois était de retirer un sens supplémentaire à sa victime, la plongea lentement dans les bras de Morphée. Lorsque la déflagration cessa, ce fût pour révéler un spectacle des plus étranges : Narcisse, une main à terre, était agenouillé devant un corps inanimé et brisé comme une poupée de chiffon. Et ce corps, c’était celui de son adversaire, mort en toute apparence.

Un corps qui se releva comme le précédent avait pu le faire, sous l’œil inquisiteur de Narcisse, qui le dirigeait par la seule volonté de son imagination. Son adversaire put donc se voir s’agenouiller face au fils d’Hypnos, tel un esclave, avant de se retourner et de foncer vers l’original, déchainait dans son sillage l’exacte réplique de la puissance qu’il avait déployé contre Narcisse. Les éclairs, la tempête, tout sembla se déchainer une seconde fois. Mais dans un tourbillon de noirceur et sous une pluie fine, l’illusion finit par se dissiper après avoir remplie son office…

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Shinra


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MessageSujet: Re: [1748] Celui qui s'en allait par les Sentiers Tortueux [Void]   Sam 1 Sep - 14:51

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MessageSujet: Re: [1748] Celui qui s'en allait par les Sentiers Tortueux [Void]   Sam 1 Sep - 14:51

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MessageSujet: Re: [1748] Celui qui s'en allait par les Sentiers Tortueux [Void]   Dim 2 Sep - 1:08

    Ni l'un ni l'autre des adversaires ne semblait réellement impressionné par le statut et les pouvoirs de l'autre, de sorte que le combat commençait à tourner de plus en plus autour d'une seule et unique question... Lequel des deux combattant parviendrait à asseoir sa domination sur la volonté de l'autre, avant de voir la sienne éclater en morceaux? A ce niveau du duel, il était encore difficile d'établir un pronostic avec certitude. Narcisse et Void étaient tous deux de fortes têtes, et chacun devait admettre -à contrecoeur- la puissance de l'autre. Aucun relâchement n'était désormais permis!

    Après la violence du dernier assaut, le Dieu et son agresseur avaient semblé s'accorder une pause de quelques secondes, le temps d'échanger quelques paroles acerbes et de reprendre leurs esprits. La fatigue ne se lisait point sur leurs corps, mais l'abrupt crescendo sur lequel semblait s'engager le combat laissait présager qu'aucun d'eux ne s'en tirerait sans donner le meilleur d'eux-même. Déjà, cette accalmie prenait fin sur une ultime boutade de Void en réponse à celle du Dieu du Rêve.

      « Peu importe aux condamnés de connaître le nom de leurs bourreaux. Savoir qui je suis est par la même inutile, car cela ne te permettra pas d’échapper à ton destin. »

      « Bien! Voilà au moins un point sur lequel nous sommes d'accord! »

    Le manège de Narcisse avec les âmes des guerriers tombés reprit, et avec lui l'escalade rapide du combat sur le plan Cosmique. Le Chevalier du Chaos ne pipa mot alors que son adversaire dévorait ses invocations pour gagner en puissance. Au contraire, il sembla contempler avec intérêt le spectacle morbide qui se reflétait sur la surface opaque de sa visière. Lorsque le serviteur d'Hadès projeta une puissante vague de Cosmos droit sur lui, Void eut tout juste le temps de replier ses bras devant lui et de faire grimper son Cosmos pour venir contrer la déferlante. Si la défense précaire de l'inconnu sembla se maintenir, la nouvelle puissance de Narcisse le fit ployer et reculer, signe que cet assaut se révélait néanmoins efficace. Et de toute évidence, le Fils d'Hypnos ne comptait pas s'arrêter en si bon chemin.

    L'illusion tissée par Narcisse, à défaut de semer le trouble sur le visage inexistant de son adversaire, se révéla être d'un détail remarquable. Le reflet de Void se jeta sur sa réelle personne en lui infligeant le même coup qu'il avait porté à Narcisse, la honte en plus. Le Chevalier du Chaos fut emporté comme un fétus de paille par l'ouragan de puissance dont il était l'origine, se faisant tranché et perforé par les éléments déchainés avant de s'écraser au sol, inanimé. Quelques seconde passèrent ainsi dans le silence une fois le mirage dissipé, avant qu'un rire sonore ne s'élève dans l'air, secouant la poitrine de Void où, déjà, les lacérations de sa "membrane" sombre se refermaient lentement. D'un bond, l'homme au masque se redressa, s'adressant à Narcisse en tentant de calmer son fou-rire dont la sonorité paraissait presque enfantine.

      « Hahahaha! Tu n'es pas mauvais! Mais si tu es réellement un Dieu, tu ferais bien de te dépêcher de déployer ta réelle puissance. Je n'ai pas l'intention de jouer très longtemps au niveau d'un simple Chevalier. Après tout... »

    « I AM THE GOD OF KHAOS ! »
    Alors qu'il prononçait ces mots, le Cosmos de Void s'éleva en adoptant une forme particulière. Une vague de Cosmos émana de son corps, balayant les environs sans pour autant les dévaster. Alors que cette brise sombre effleurait Narcisse, une étrange sensation put l'envahit, comme s'il sombrait lui-même dans un sommeil profond. Le Chevalier du Chaos venait d'utiliser la tactique de Narcisse contre lui. Utilisant le lien psychique qui les unissait à contre-sens, il plongea sa proie dans une illusion quelque peu spéciale. A lui qui état si fier de sa nature divine, il allait révéler l'un des secrets les plus troublants du Cosmos : celui de la mort des Dieux. Car oui... Si au moment de leur mort, les âmes des mortels allaient rejoindre celles de leurs semblables aux Enfers, qu'advenait-il de celles des Dieux? Alors que cette question se glissait imperceptiblement dans l'esprit du Fils d'Hypnos, Void lui fit une démonstration de ce qui l'attendait...

    Le noir. Un noir absolu, tiède et infini. Les âmes divines n'avait nul endroit où allé. Elles disparaissaient, ni plus ni plus. Elles retournaient à l'espace vide d'où elles avaient jaillies. Le néant. L'oubli. Voilà ce qui attendait Narcisse au bout du chemin. Voilà ce qui était en train de le ronger, morceaux par morceaux. Voilà ce que Void s'apprêtait à lui infliger... Dans ce domaine du chaos, la voix de l'homme au masque parvint aux oreilles de Narcisse, moqueuse.

      « Alors? Quel effet ça fait de gouter à sa propre médecine? »

    L'illusion prit fin brutalement, avec le poing du Chevalier obscur allant se coller avec violence dans le ventre du Dieu. Void avait profité de son illusion pour aller au contact de sa cible et se mettre à le frapper de nouveau de ses poings, sans même Cosmos pour alourdir ses coups, cette fois-ci. Après le ventre, ce fut la mâchoire de Narcisse que l'inconnu tenta de briser, suivi par ses côtes. L'enchainement se poursuivit pendant plusieurs secondes sans ralentir. Void tentait de plonger le jeune Dieu dans un océan de douleur dans lequel il se noierait, incapable de rivaliser avec ces vagues de violence.


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MessageSujet: Re: [1748] Celui qui s'en allait par les Sentiers Tortueux [Void]   Dim 2 Sep - 21:29

¤ 4 ¤
Pas mauvais ? On pouvait dire ça. Mais il était de bon ton pour Narcisse de tempérer les ardeurs de son adversaire au plus vite pour reprendre le contrôle du cours du combat en démontrant à son adversaire qu’il n’était pas prêt à lui laisser imposer son rythme n’y à l’y laisser l’entrainer. Le Dieu du Rêve était un être impatient, sauf lorsqu’il s’agissait de combattre. L’acte guerrier devait d’ailleurs être la seule activité durant laquelle la patience avait le plus d’importance, alors même que l’instant éphémère de leur rencontre devait bien s’achever d’un instant à l’autre. Le paradoxe d’urgence et de calme de Narcisse devenait alors un moteur émotionnel ardent dont il se servait adroitement pour manipuler encore plus habilement son adversaire. Mais allait-il y arriver aujourd’hui ? Peut-être pas de la manière dont il l’imaginait, mais la vérité était là : il lui était impossible de perdre. Et comme gage de sa détermination et de sa totale confiance en lui-même, il n’hésita pas à le déclarer haut et fort à ce barbare venu du néant.

« Alors n’hésite plus, barbare, et déploie cette fameuse force capable d’affronter celle d’un Dieu tel que moi, car à présent je ne vois là qu’un guerrier avide de puissance incapable de déceler la toile dans laquelle il s’est jeté tête la première. Car sache-le, quoique tu fasses aujourd’hui contre moi, ce sera toujours insuffisant pour me vaincre. » Le fils d’Hypnos plongea son regard dans le masque de l’inconnu. « Tu vas rejoindre tes victimes six pieds sous terre. »

Prit cependant de vitesse par le bougre, il dut faire face à une technique qu’il connaissait très bien. Rassemblant son Cosmos, l’inconnu se préparer à lancer contre Narcisse une vague psychique visant à exploiter le lien qu’il avait lui-même créé entre eux pour retourner à son envoyeur sa propre technique de manipulation des illusions. Une idée, mais pas exploitable contre un Dieu du Rêve aussi habile et orgueilleux que lui : il était le seul être apte à l’utilisation de cette puissance. Pas mal essayé donc, mais pas assez surprenant pour Oneiros !

SHADOWS MIRROR

Des profondeurs de la terre s’insinuèrent instantanément des flammes infernales dont la verdeur n’avait d’égale que l’émeraude de la chevelure de leur maître. Devant les bras tendus de Narcisse, elles formèrent l’ovale d’un miroir qui était en réalité une porte ouverte sur la dimension du Rêve de Narcisse. La vague cosmique de son adversaire passa donc autour de lui et pénétra en grande partie à travers ce portail dont la surface trembla comme l’eau calme d’un lac paisiblement caressé par la brise. Puis le miroir se troubla une seconde fois avant de disparaître, renvoyant à l’envoyeur sa propre vague cosmique qui allait le frapper à la psyché sans qu’il ne puisse rien faire pour l’empêcher.

Malheureusement cet adversaire vif et plein de ressource le chargeait déjà et Narcisse, lorsque son miroir disparu, reçu la charge de ce dernier de plein fouet, voyant sur son corps pleuvoir une multitude de coups qu’il ne put esquiver. Le dernier, porté au menton, le fit reculer de quelques mètres, sans pour autant le faire tomber à terre. Freinant sa course en se campant sur ses jambes, il inspira profondément et palpa du bout des doigts son menton pour vérifier qu’il n’était pas brisé. Peu s’en était fallu… Heureusement qu’il était naturellement résistant, son pouvoir divin faisant le reste et commençant déjà à soigner ses blessures.

Cet affrontement devait être étrange vu de l’extérieur, car aucun des deux opposants ne semblaient porter les stigmates inhérentes aux combats entre guerriers. Il y avait bien l’armure de Narcisse, légèrement rayé de-ci de-là, mais sur l’étrange corps de son barbare d’adversaire, nulle trace de lutte. Seulement ce n’était pas le corps que visait le Dieu du Rêve, mais son esprit. Et celui-ci devait mal supporter d’être ainsi tenu en échec par les étranges artifices de Narcisse. Ce dernier, un sourire satisfait sur le visage, fit craquer ses cervicales et tendit une main sur sa droite, paume ouverte sur le ciel. Un nouveau spectre du passé apparu, et comme les précédents, accepta de prêter sa force au Dieu du Rêve plutôt que d’être dévoré par celui-ci. Cette fois la transformation fût d’ailleurs plus impressionnante encore que les précédentes ! Déjà armé de deux paires d’ailes, le fils d’Hypnos en vit pousser une troisième et ses jambes se recouvrir d’une plaque d’armure supplémentaire donnant au Dieu du Rêve une taille avoisinant les deux mètres dix. D’ailleurs la forme de cette armure noire n’était pas sans rappeler celle des jambes arrière d’un cheval…

« Patiente donc encore un peu, petite âme, ma puissance dévoilée je m’en vais te révéler, pour ton plus grand malheur bien sûr. »

Sous cette forme cependant, plus question de bouger d’un pouce. Il devait maintenir une concentration totale pour assembler les puissants Cosmos en lui. Ce fût d’ailleurs pour cette raison que la vague de puissance qui le parcouru ne fût pas utiliser pour servir d’attaque contre son adversaire cette fois. Mais celui-ci n’avait pas pour projet de lui laisser de répit malgré tout. D’un geste négligeant de la main, Narcisse lança vers son adversaire une petite illusion qui, loin d’être humaine, semblait être animale… Un lion noir aux yeux blancs apparu devant l’inconnu, tournant autour de lui en rugissant, avant de brusquement bondir pour lui asséner plusieurs coups de crocs et de griffes aussi puissants que pouvaient l’être ceux d’un animal de cette taille ! Et bientôt, très bientôt, la puissance totale de Narcisse se déverserait contre le barbare, dont l’âme allait à son tour servir sa puissance. Bientôt, très bientôt…

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MessageSujet: Re: [1748] Celui qui s'en allait par les Sentiers Tortueux [Void]   Jeu 6 Sep - 22:17

    Void ne s'était visiblement pas attendu à voir son adversaire renvoyer si vite la balle de son côté du terrain. Le mouvement de recule qu'il entama en voyant son attaque se faire absorber, puis recracher vers lui par cet étrange miroir aux formes obscures trahit sa surprise. Dès lors ancrée dans sa gestuelle, celle-ci l'accompagna durant quelque seconde, le temps que la vague de Cosmos qu'il avait lui-même émise l'atteigne et affecte son esprit, puis s'évanouit aussi surement que l'illusion destinée à son adversaire. Nul ne put deviner quel effet cette désagréable sensation de s'abandonner au Néant eu comme effet sur celui qui s'en déclarait être l'incarnation, mais le poing du Chevalier du Chaos se serra imperceptiblement. Sa ruée vers Narcisse fut ensuite la seule réaction visible de l'inconnu à la contre-attaque du Fils d'Hypnos.

    Une fois sa furie calmée à force de frapper dans le bout de viande qu'était à ses yeux son adversaire, l'homme au masque sembla calmer sa sourde et silencieuse colère le temps de reprendre son souffle. Le déluge de coup n'avait cependant eu que bien peu d'effet sur Narcisse qui, déjà, se redressait pour mieux lui servir son sourire narquois. Alors qu'avec toujours le même stratagème, le Dieu continuait à faire croitre ses forces, allant jusqu'à adopter encore d'avantage une forme aux allures excentriques et disproportionnées. Void le regarda sans marquer de réaction visible, mais quelque chose couvait derrière sa visière. Quelque chose de mauvais. Lorsque l'illusion du Rêve prit la forme d'un lion pour tenter de le frapper, il ne bougea pas d'un pouce, laissant comme auparavant sa silhouette se dissoudre et se reformer à chaque assaut de la créature imaginaire. Ignorant complètement celle-ci, le Chevalier du Chaos resta concentré sur son adversaire, avançant vers lui d'un pas lourd de menace. Sa voix se mit à résonner directement dans le crâne de Narcisse, transcendant la perte progressive de ses sens par son Cosmos obscur.

      « Accumule autant d'âmes et de puissance que tu veux, sale monstre. Là où je compte t'envoyer, ce ne te sera d'aucune aide. »

    Le lion chercha une nouvelle fois à bondir sur Void pour planter ses crocs sur son épaule, mais alors que son corps sombre entrait en contact avec celui de sa proie l'illusion vola en éclat. L'étranger venait de s'élancer vers le Fils d'Hypnos, la voix lourde d'une haine qui transpirait par tous les pores de la peau de la créature sans visage. Le dégout et le mépris qu'il éprouvait de toute évidence à l'égard des Dieux était à présent palpable. L'occasion d'en avoir un à porté de main commençait à avoir raison de sa retenue, d'autant que Narcisse n'agissait guère dans le sens de le calmer. Au contraire, il s'agissait plutôt là de jeter de l'huile sur le feu.

    Les poings chargés de son aura sombre, le Chevalier noir s'était jeté une nouvelle fois sur sa cible, portant le combat au corps à corps où il avait gardé l'avantage depuis le début de la rencontre. Avec une violence nourrie par les sentiments haineux de Void, il frappa aux excroissances que Narcisse avait fait pousser sur son corps. Jambes, ailes, mais aussi torses et visages ne furent pas épargnées par l'homme au masque qui voltigeait tel un spectre insaisissable autour du jeune Dieu pour l'assaillir de tous côtés. Finalement, ce fut au-dessus de son adversaire que le Chevalier du Chaos reparu pour lever un bras au-dessus de lui et un invoquer en un temps record une large sphère d'énergie sombre. Mais était-ce réellement de l'énergie ou du Cosmos? Pas exactement. En sondant ne serait-ce qu'un peu cette attaque, tout ce que l'on aurait pu sentir aurait été... Rien. Le Néant. Une Sphère de Néant.

      « Retourne au Vide! »

    « COSMIC BREAK ! »
    Dans sa chute, Void fit s'abattre son projectile démesuré sur Narcisse, comme un coup de marteau destiné à l'enterrer sous son poids... Mais la comparaison s'arrêtait là, car si le geste était effectivement semblable, les dégâts s'avérèrent être d'une toute autre nature. Ce n'était plus le corps du Dieu que l'homme au masque visait à présent, mais le Cosmos-même de sa proie. Cette puissance que son adversaire s'évertuait à bâtir, le Chevalier avait l'intention de la briser en menus morceaux, de l'absorber pour la faire disparaitre. Ce n'était que lorsque la Divinité s'effondrerait, vidée de ses forces et de son essence, que l'inconnu consentirait à achever la destruction de son corps. Tel était le destin que Void réservait à tous les Dieux de ce Panthéon fantoche.


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MessageSujet: Re: [1748] Celui qui s'en allait par les Sentiers Tortueux [Void]   Sam 8 Sep - 12:26

¤ 5 ¤
Sans sentir chez son adversaire la frustration qui était la sienne et commençait à se muer en une inquiétude sourde dans son inconscient, Narcisse savourait l’effet présumé de son aura et de l’augmentation de sa puissance sur l’inconnu au masque. Comme on dit, l’important, c’est d’y croire ! Toujours narquois et sûr de lui et de son pouvoir -certain- il garda sa concentration intact malgré la colère grondante de son inconnu d’adversaire. Ce dernier pouvait bien s’acharner encore et encore, le Dieu du Rêve et surtout son égo, restaient intacts.

« On perd son sang-froid barbare ? Ce n’est pas très judicieux dans un combat le savais-tu ? »

Oh oui, pour jeter de l’huile sur le feu, Oneiros en jetait mais c’était un levier sur lequel jouer contre cet inconnu aux pouvoirs si particuliers. Le vide l’accompagnait et dans un sens, le véritable chaos qui était de tout faire disparaitre dans l’oubli le plus total. Mais comme son attaque Cosmique n’avait pu porter, Narcisse ignorerait encore un temps ce que l’on ressentait dans l’obscurité de la mort... Sauf qu’il le savait déjà, car c’était au fin fond des limbes que son âme avait réussi à se reconstituer, dans le noir, le silence, et l’absence totale de vie. Ce type n’avait aucune idée de ce qu’il était, et de ce par quoi il était passé. Commençait à le percer à jour, Narcisse avait de moins en moins de doutes concernant l’issue de ce combat. Oui, honnêtement il avait eu un petit doute quand son corps s’était dissipé sous les attaques de ses illusions pour les ignorer comme les illusions qu’elles étaient. Mais maintenant qu’il s’emportait, cédant à une émotion qu’aimait provoquer chez ses adversaires le Dieu du Rêve, la finalité de cette entrevue était déjà écrite.

L’homme au masque allait perdre.

Et ce même s’il déversait sur lui toute sa rage.
Ce campant sur ses jambes, le Dieu du Rêve reçu l’assaut dévastateur de son adversaire de plein fouet. Il chercha à protéger son visage avant tout mais le poing du barbare parvint de nouveau à le cueillir sous le menton. Trop rapide il était pour lui. Quand je pense qu’avant j’étais aussi rapide que lui… Mais moi j’ai appris à mes dépends qu’il ne servait à rien de courir dans tous les sens pour surpasser en vitesse tous ceux que l’on croisait : la patience permettait d’arriver au même résultat d’une façon plus implacable, mortelle et surtout, frustrante pour son adversaire ! Ressentait-il cette frustration ? Difficile à dire derrière son masque, mais le lien qu’ils entretenaient vibrait de plus en plus d’émotion. Des émotions contradictoires mais qui allaient pour la plupart dans le sens que recherchait Narcisse.

Il se demandait cependant ce que cet homme pouvait bien reprocher aux Dieux. Et si Perséphone avait perdu contre ce gaillard, car ce n’était pas bien reluisant pour elle ça. Ricanant intérieurement, bien loin de la douleur de son corps qui était tout de même fort grande après l’assaut de son forcené d’ennemi, le Dieu du Rêve vit du coin de l’œil derrière ses bras levés l’homme au masque s’élever au-dessus de lui pour créer une sphère cosmique de vide, dans le but évident de l’écraser droit sur le Dieu du Rêve. Souriant, Narcisse baissa sa main gauche et leva la droite vers le ciel. Une nouvelle âme vint fusionner avec celles qu’il accumulait depuis le début de cet affrontement impromptu, provoquant l’avant-dernière métamorphose du Surplis de Narcisse. Celui-ci s’éleva d’un mètre de trois battements d’ailes simultanés et s’illumina de puissance, tandis qu’au-dessus de sa main droite naissant de nouveau les miroirs de l’ombre, en plus grand nombre, et qui formèrent un véritable bouclier protecteur au-dessus du puissant Dieu du Rêve. Dans cet échange de puissance pure, Narcisse put regarder son adversaire dans les yeux -ou tout du moins dans le masque- et profita de cet instant de flottement irréel pour s’adresser à lui, durant cette seconde durant comme une éternité.

« Pourquoi tant de haine envers les Dieux pauvre âme chagrine ? Serais-tu l’un de ces renégats trahis par le destin qu’un Dieu malin avait tracé sur sa route ? »

Puis l’instant éclata, au moment où l’énergie du barbare, presque au contact avec les miroirs, lui revint de façon désordonnée et incontrôlable en pleine face. L’explosion de Cosmos l’envoya loin devant Narcisse, qui put se laisser retomber avec grâce sur le sol détrempé d’un ancien champ de la campagne grec. Narcisse avait à présent trois paires d’ailes, des jambes de cheval mais aussi un corps de centaure dont les pattes avant étaient celles d’un lion, le tout recouvert d’armure bien entendu et dont l’aura du Rêve était plus forte que jamais, privant tous ceux présents autour de lui de quatre de leurs sens « humains ». Il ne restait plus qu'à lui retirer le cinquième et Narcisse pourrait le plonger dans le sommeil de Morphée pour le terrasser des illusions mortelles dont il avait le secret.

« Alors, quel effet cela fait-il d’être impuissant ? Voilà ce que ressent un mortel face à un Dieu. Profites bien de ces dernières sensations car tu rejoindras bientôt le néant que tu sembles tant affectionner, dès que j’aurais dévoré ton âme. »

D’un balayement du bras, Narcisse projeta son aura contre son adversaire, créant par la même une nouvelle illusion qui n’était autre que lui-même, habillé d’une armure qui n’était pas sans rappeler celle d’un certain Chevalier d’Or d’Athéna puisqu’il s’agissait de l’armure du Capricorne ! L’image de Narcisse, au même visage mais aux cheveux noirs comme ils pouvaient l’être de son vivant arma son bras et en appela à la puissance de sa technique fétiche : Excalibur ! Il frappa cinq fois, selon des angles et une précision un peu hasardeuse mais qui ressemblait plus à un simulacre de danse qu’à une réelle technique de combat… Sauf que tout cela visait à enfermer sa victime dans une toile d’énergie dont l’unique endroit sûr était le centre de celle-ci, où Narcisse s’empressa de frapper du bras droit pour faire passer à son adversaire le goût d’aller trop vite.

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MessageSujet: Re: [1748] Celui qui s'en allait par les Sentiers Tortueux [Void]   Mer 12 Sep - 2:13

    Dans un fracas apocalyptique, la sphère de néant rentra de nouveau en contact avec le sombre miroir du Dieu des Rêves. Malgré tous les efforts que Void semblait y mettre, son attaque ne parvint pas à passer la défense de son adversaire, cette fois déployée avec plus de conséquence après son précédent assaut. La rage qui bouillonnait derrière la visière du sombre personnage alla croissante avec les paroles provocatrices de son adversaire, mais elle ne lui fut d'aucun secours face au prévisible retour de flamme qui l'attendait à l'issue de cette confrontation. Frappé par sa propre vague cosmique qui lui éclata au visage, Void fut propulsé vers l'arrière, malmené par les forces qu'il avait lui-même déchainé. Mis au sol pour la première fois du combat, l'homme au masque ne tarda cependant pas à se relever assez vite. Sa rage se faisait moteur de ses muscles sans pour autant obscurcir sa vision, dernier de ses sens encore actif à ce stade du duel. Il ne put cependant s'empêcher de renvoyer ses interrogations au jeune Dieu, le laissant dans l'ignorance par rancune.

      « Même si je te l'expliquais, un Dieu inférieur tel que toi de pourrait comprendre... Que ce soit dans cent, deux cent ou trois cent ans, les tiens n’appréhenderont jamais la vacuité de leur destin. »

    Que cette pensée ait atteinte ou non l'esprit du Fils d'Hypnos ne changea pas grand chose à la suite des évènements. Négligeant ces paroles quelque peu énigmatiques, l'élu d'Oneiros venait d'envoyer vers son adversaire l'image d'un chevalier d'or utilisant son bras pour trancher dans sa chair telle une lame. Avec un minimum de mouvements et une agilité surprenante, Void se déroba à chaque estocade portée par le souvenir lointain du Capricorne dont la ressemblance avec l'apparence actuelle du Dieu du Rêve était troublante. Cela ne sembla cependant pas déstabiliser le Chevalier du Chaos plus que cela, car celui-ci parvint tout de même à échapper au piège tendue par l'illusion en brisant le corps illusoire de celle-ci avant qu'elle vienne lui porter un dernier coup.

    Après un départ sur les chapeau de roues, le combat semblait ralentir au fur et à mesure que l'aura du Fils d'Hypnos s'accaparait le contrôle du terrain et des sens de son adversaire. Malgré le facteur de l'inconnu qui entourait l'homme au masque, Narcisse était parvenu à imposer son rythme en allant jusqu'à le faire sortir de ses gongs. Cette tactique était cependant à double tranchant, car nul ne savait encore jusqu'à Void était prêt à aller sous l'effet d'une telle colère. Tendant sa main vers sa proie, le Chevalier du Chaos profita des derniers instants où sa vue fonctionnerait pour donner à Narcisse un dernier signe de son imminent chute.

      « "Impuissant"... Tu continues d'utiliser ce mot, mais je ne crois pas que tu comprennes ce qu'il signifie réellement. Je vais devoir te l'enseigner à la dure, insecte! »

    « TIAMAT METEOR ! »
    Refermant son poing avec force et rage, Void se laissa guider par son Cosmos en chargeant son bras de son aura chaotique. Revenant aux bases pour trainer son adversaire dans les ténèbres, il utilisa une technique cosmique sous sa forme la plus basique et évidente : les météores. D'un poing fendant l'air, ce fut une nuée de petits projectiles obscurs qui se détachèrent du poing de l'étranger pour se diriger droit sur l'étrange chimère qu'était devenu Narcisse. Alors que son attaque frappait, Void enchainait directement avec une forme d'attaque différente. Son dos se déforma, et l'étrange matière qui semblait constituer sa combinaison se déforma pour former trois paires de tentacules qui n'allaient pas sans rappeler celles d'un certain suppôt des forces infernales. Les membres chitineux convergèrent immédiatement vers le Dieu des Rêves pour, dirons-nous, le ramener à la réalité.


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MessageSujet: Re: [1748] Celui qui s'en allait par les Sentiers Tortueux [Void]   Mer 12 Sep - 10:43

¤ 6 ¤
Mains jointes d’une étrange manière -index et pouce se touchant avec les autres doigts repliés-, le Dieu du Rêve souriait aussi bien intérieurement qu’extérieurement. La nature du monde était ainsi faite que le résultat de cette entrevue déplaisante était écrit dans les étoiles : un mortel ne peut vaincre un Dieu. Même un mortel aussi surprenant que cet homme aux masques dont les efforts étaient de plus en plus vains de secondes en secondes. Narcisse saluait sa performance mais elle n’était que le reflet de la lutte effrénée des Hommes face à une destinée tellement plus forte qu’eux. Les yeux clos, immobile, il laissa venir à lui celui qui se prenait pour un petit tueur de divinité. Son attaque, maniée de la manière la plus basique qui soit, vit s’interposer sur son chemin, à quelques centimètres à peine de Narcisse, ses miroirs d’ombre dont les reflets aspirèrent une nouvelle fois l’énergie de l’attaque de son adversaire pour s’apprêter à lui renvoyer à la tête. Cependant, à travers les interstices laissés libre par l’agencement des miroirs, d’étranges tentacules noirs s’infiltrèrent pour tenter de briser sa concentration en le fouettant sans relâche. Mais comme son attaque, l’artifice de l’inconnu manquait cruellement de puissance et cela restait sans effet sur Narcisse.

A la lueur des flammes vertes du miroir le séparant de son adversaire, avant que celui ne renvoi sa vague d’énergie à son propriétaire, les yeux bleus du fils d’Hypnos croisèrent ceux présumé de l’inconnu derrière son masque.

« Ressens donc l’impuissance d’un insecte à l’ombre de mon pouvoir… »

BLACKOUT

Puis se fût le noir complet.

Pendant surement de longues secondes durant lesquelles l’aura et l’énergie renvoyée repoussèrent l’inconnu, celui-ci ne put plus rien ressentir, faisant de lui moins qu’un Homme : le voici simple âme face au Gardien des Oracles. Ressentait-il toute la frustration de ce monde où plus rien n’existait ? Avait-il seulement jamais fait l’expérience de la mort ? Plus aucun son, aucune odeur, aucun goût, aucune aspérité et seulement le noir, à perte de vue.

Narcisse contemplait son œuvre avec sérénité, appréciant le dernier gain de puissance que l’âme de Zénon lui avait octroyée, tandis qu’il l’invoquait à l’abri de ses miroirs. Maintenant armé d’une seconde paire de bras, Oneiros avait atteint sa forme finale, qu’il n’hésitait pas à révéler si la situation l’exigeait. Ainsi Dieu parmi les mortels, il fit quelques pas, les mains jointes et les bras croisés. Le sol trembla sous chacun de ses pas. Le sol se craquela et à la lueur de ses yeux bleus illuminés par la puissance, ses ailes se déployèrent pour faire face au misérable insecte qu’était cet homme assuré de pouvoir vaincre un Dieu aussi puissant que lui. Sa voix résonna dans le néant spirituel de son adversaire…

« Et maintenant, humain, le néant te plait-il toujours autant ? J’ignore quel était ton but en défiant ainsi les Dieux, mais cela n’aura eu que peu d’importance au final. Une fois ton âme dévorée, je saurais tout ce que je voudrais savoir. Puis on t’oubliera, anonyme parmi les insectes. »

De la force de toutes ses ailes, le Dieu du Rêve s’éleva au-dessus de la terre meurtrie par leur combat et s’approcha de sa victime. Posant simplement l’arrière de son corps au sol, il suréleva ses pattes de lion et frappa un homme à terre, sans sourciller et sans pitié aucune, car il n’était pas un Dieu clément : il se prénommait Narcisse, incarnation d’Oneiros, Dieu du Rêve, Gardien des Oracles, et instigateur du Chaos.

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MessageSujet: Re: [1748] Celui qui s'en allait par les Sentiers Tortueux [Void]   Jeu 13 Sep - 18:27

    Void put de nouveau voir sa technique absorbée et renvoyé vers lui par les miroirs de son adversaire sans pouvoir rien y faire. Ce fut d'ailleurs la dernière chose qui lui fut donner de voir, puisqu'au même instant son dernier sens physique lui fut ôté le plus simplement du monde sur un simple geste du fils d'Hypnos. Malheureusement pour Narcisse, il était bien malaisé de profiter de cette satisfaction sans pouvoir contempler les traits du visage de sa proie ni constater le moindre changement dans sa gestuelle. Si ce n'était pour les météores sombres qui vinrent s'écraser sur sa peau pour le faire reculer de quelques pas avant de se fondre en lui, le Chevalier du Chaos n'aurait probablement pas fait le moindre geste en réaction à la perte de sa vue.

    Le Dieu du Rêve s'approcha en déployant toute sa puissance et en achevant de provoquer celui qu'il pensait avoir piégé dans ses filets. Void restant parfaitement immobile, comme paralysé, son adversaire se risqua pour la première fois à se risquer de lui-même au corps à corps pour venir le frapper de ses membres chimériques. Les griffes du lion auraient certainement pu, à ce stade, dépecer sans mal n'importe quel mortel réduit à l'impuissance par la perte de ses sens. Même un Saint d'Athéna n'aurait pas pu faire grand chose contre cette mort invisible qui resserrait son étau sur lui. Seulement, le problème était bien là... Void n'était pas à proprement parler un mortel.

      « Quoi? C'est tout? »

    Ces mots se glissèrent, irrités, jusqu'à l'esprit de Narcisse alors que ses pattes tentaient de lacérer sa proie. Cependant l'homme au masque ne se trouvait déjà plus là : se dérobant avec une vitesse qui n'avait pas grand chose à envier à celle qu'il déployait déjà au début du combat, Void avait esquivé chaque coup de griffe. Tel un mirage, il disparaissait et apparaissait fugacement pour au final retrouver la place qui avait été la sienne un peu plus tôt. S'élevant dans les airs pour léviter grâce à une impulsion de son sombre Cosmos, le Tueur de Dieux alla porter son visage au niveau de celui de Narcisse, le dévisageant à travers des yeux qui pourtant n'auraient plus dû lui être d'aucune utilisé.

      « Je m'attendais à quelque chose qui ressemblait plus à une mort foudroyante et implacable, vu comment tu te pavanais... Mais tu imagines sérieusement avoir gagné juste en me retirant mes 5 sens? Imbécile. Le peu qu'il me reste sera amplement suffisant pour te mettre à terre! »

    Alors qu'il prononçait ces paroles, Void se volatilisa dans les airs, sa silhouette se dissipant tel un nuage sombre. Son énergie bien reconnaissable ne tarda pas à reparaitre, cette fois-ci dans les hauteurs. Toujours suspendu en plain vol, le Chevalier du Chaos avait fait exploser son Cosmos en tous sens, formant ainsi une véritable tempête d'obscurité dans ce ciel déjà orageux. Son corps se plia sous l'effort, mais son audace ne tarda pas à payer. Pliant les éléments à sa volonté, Void usa de la même technique avec laquelle il avait déjà blessé le Dieu du Rêve lors de l'ouverture de leur danse mortelle. Descendant des cieux comme un avertissement divin, un tourbillon de vent commença à se former, avec en son centre une lumière vive et crépitante.

    « WRATH OF KHAOS ! »
    Dans un bruit de tonnerre assourdissant, une tornade d'un rare violence s'abattit dans toute sa force sur la position de Narcisse, immédiatement suivie d'une déchirure lumineuse qui foudroya tel un châtiment divin la cible de l'homme au masque. Les lames de vents achevèrent alors de balayer la zone en éparpillant les débris du choc, ne laissant que peu d'échappatoires au Fils d'Hypnos pour se soustraire à l'ire de Void. Même diminué, ce dernier était encore capable de déployer une impressionnante force de frappe. Cependant, il restait encore à déterminer si celle-ci serait suffisante pour passer les barrière du Dieu du Rêve ou si elle était elle aussi vouée à se retourner contre son instigateur...


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Narcisse


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MessageSujet: Re: [1748] Celui qui s'en allait par les Sentiers Tortueux [Void]   Sam 15 Sep - 12:53

¤ 7 ¤
Et bien, en voilà un qui aime jouer avec sa vie ! Quelle impertinence, quelle présomption de se croire apte à affronter la toute puissance du Dieu du Rêve ! Que dire face à cette arrogance, à cette stupidité, à cet enchevêtrement d’imbécilités humaines ? Que dire, oui, que dire… Peut-être simplement ceci.

« Tu rêves éveillé, humain, et toute ta force ne pourra pas détourner la marche inexorable du destin. »

Car au final, Narcisse n’était-il pas tout aussi arrogant et agaçant que ce barbare ? Celui-ci n’avait pas hésité une seconde à le défier alors qu’il venait de mettre à mort un vieil homme de la mer sous les ordres de Poséidon, ou l’ayant été. Le caractère bien trempé du jeune homme à la chevelure d’émeraude n’était pas émoussé et sa curiosité encore moins ! Tout ceci n’était qu’une escalade les amenant tous deux à cet instant précis, où tout pouvait basculer.
C’était le lot de ceux qui ne lâchent rien, qui ne reculent jamais, et même s’il frémissait à cette idée, cet inconnu avait en lui un peu de ce qui faisait tout le charme et la beauté chaotique du narcissique Narcisse. Aussi, un combat entre eux ne pouvait les amener qu’à opposer le plus fort de leurs Cosmos dans un duel à mort duquel ne pouvait réchapper qu’un seul vainqueur, laissant son adversaire à terre, anéanti.

Ils se dirigeaient tous deux à grands pas vers cette conclusion épique qui aurait bien valu un orchestre naturelle et symphonique pour les accompagner. Car l’inconnu, malgré la perte de tous ses sens, refusait par sa seule volonté de sombrer dans le sommeil de Morphée, résistant encore à la pression de l’aura écrasante d’Oneiros dont les pattes griffues n’avaient pas réussi à entamer la chaire de sa victime. Le barbare avait encore de la ressource, il fallait se méfier de lui. Et surtout, ignorer ses provocations…
Mais la puissance de Narcisse était telle qu’il se permit de rire face aux pensées de son adversaire. Dans son état ? Le mettre à genoux ? Il était fou pour croire être en état de le vaincre ! Et il allait se faire un plaisir de le lui prouver.

Mais avant cela, il me faut…
Narcisse n’alla pas plus loin, car avec rapidité, son adversaire venait d’échapper à sa vigilance, s’élevant dans les airs à l’ombre des nuages chargés en électricité et dont les grondements laissaient croire à l’apocalypse prochaine de la foudre sur la Terre. Surpris par ce regain d’énergie de la part de son adversaire, il ne put que replier ses ailes et ses bras sur son corps, cherchant à lui épargner la douleur tandis que le barbare déversait sur lui un torrent de Cosmos aussi noir que le néant lui-même.

Accusant le coup, Narcisse fût rejeté en arrière, laissant derrière lui deux longues traces de griffes qu’il planta dans le sol pour freiner sa projection. Puis la tornade Cosmique cessa comme elle avait commencé, et le Dieu du Rêve décroisa les bras. Le long de son visage, une unique perle de sueur glissa et tomba sur le sol déchiqueté. Seul signe extérieur de sa souffrance, il ne transmit aucun mot à son adversaire au masque et se contenta de reprendre lentement contenance, leur laissant à tous deux quelques instants de répit. Une nouvelle âme subit son courroux et celle-ci fût dévorée dans d’atroces cris de détresse que l’esprit de l’inconnu put entendre. Puis il inspira profondément, se redressa de toute sa hauteur, et appela à lui l’énergie des ombres, des rêves et du chaos.

« Ce pouvoir n’est rien entre tes mains ! Vois ce qu’il devient entre les miennes ! »

WRATH OF CHAOS

Puis le cataclysme se répéta une troisième fois.
Sauf que cette fois, c’était le barbare qui allait en faire les frais, car le Dieu du Rêve venait de faire appel, avec discrétion, à l’énergie de son propre monde pour réaliser avec perfection et grâce l’exacte réplique de l’attaque de son adversaire. Mais celle-ci, était-elle réelle ? Oui, et non. Seul l’avenir immédiat de l’homme au masque nous le dira…

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Shinra


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MessageSujet: Re: [1748] Celui qui s'en allait par les Sentiers Tortueux [Void]   Lun 17 Sep - 23:43

    Le dénouement était proche. Même si aucun des deux adversaires ne montrait de réel signe de faiblesse, cela commençait à se faire sentir dans l'air du combat. Le Dieu et son insolent opposant étaient en train de jeter leurs dernières forces dans la bataille. Pour l'un comme pour l'autre, la défaite était inenvisageable. Ce n'était même plus une question d'appartenance à un camp ou d'intérêt personnel, non... C'était une question de fierté. Entre ces deux fortes têtes, les choses devaient être mises au clair avant de pouvoir ne serait-ce que songer à battre en retraite.

    Mais nous n'en étions pas encore là, et Void comme Narcisse était loin d'envisager une telle option. Le premier, son assaut achevé, s'était doucement laissé retomber au sol en observant le résultat. Le second, toujours debout, était en train de récupérer ses forces en assimilant à nouveau une âme supplémentaire. Déployant de nouveau sa Cosmo-énergie, le Dieu du Rêve s’apprêtait à attaquer de nouveau... Cette fois-ci avec une violence qu'il n'avait jusque là jamais déployé face au Chevalier du Chaos. Dire que Void fut prit au dépourvu par une force inconnue aurait cependant été faux, car ce fut à une copie conforme de l'attaque de Perséphone qu'il avait lui-même volé que le mystérieux personnage dut faire face.

      « Qu'est-ce que... ?! »

    Pris de court par la rapidité de l'assaut, l'homme au masque fut fauché et malmené par le vent et la foudre auxquels il avait pris gout. Lacéré de toutes parts par les éléments orageux, le corps de Void manqua de se disloquer à plusieurs reprises, mais les particules sombres qui constituaient son enveloppe se reformèrent inlassablement, lui permettant de conserver forme physique. Lorsque la déferlante cessa, tout ce qu'il restait était une carcasse fumante étalée au sol, inanimée. Si le Fils d'Hypnos pensait cependant pouvoir crier si tôt victoire, sa déconvenue risquait d'être grande. Dans le silence lourd qui s'était abattu sur la clairière dévastée, le poing de Void se sera. Alors qu'il se relevait péniblement, son Cosmos s'élevait, quelque peu différent de ce que Narcisse avait pu sentir jusqu'à présent. L'aura de Void s'était faite brulante et presque... Aveuglante.

      « Non... Je ne la laisserai pas.... Verser de nouveau... Ses larmes et son sang. »

    L'éclat de lumière qui avait entouré le poing du Chevalier du Chaos lorsqu'il s'était relevé fut immédiatement happé et amplifié par les insondables ténèbres qui l'habitaient. Ses pensées éparses se muèrent en un silencieux cri de rage, Void fit éclater tout son Cosmos, faisant trembler le sol et vibrer l'air. Réunissant toute cette énergie chaotique dans son poing, comme lorsqu'il avait lancé ses météores, l'inconnu se tenait prêt à attaquer. Lorsque son bras droit fendit l'air devant lui, l'attaque prit la forme d'un large rayon d'énergie obscur fendant le terrain pour fondre droit sur Narcisse.

    « KHAOS COMET ! »
    La gigantesque comète noire -puisque c'était visiblement de cela qu'il s'agissait- atteignit une vitesse inimaginable pour transpercer sa cible à une vitesse dépassant de loin celle de la lumière. Le pur choc avec cette énergie destructrice n'était cependant pas tout ce que le Dieu du Rêve avait à craindre, car l'énergie malsaine que le rayon allait déposer en lui risquait à tout moment d'imploser directement dans son corps pour le priver de tout Cosmos et de sa vie elle-même. Le potentiel destructeur de cette technique n'était cependant pas suffisant au gout de Void pour qu'il s'arrête là. Comme surgit des ténèbres de sa propres technique, le Chevalier du Chaos venait d'apparaitre devant son adversaire, le dardant de ses poings fermés en venant directement au contact pour le mettre à terre de ses propres mains.

      « Disparais! »


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Narcisse


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MessageSujet: Re: [1748] Celui qui s'en allait par les Sentiers Tortueux [Void]   Mar 18 Sep - 2:21

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Dark Saint Battle by Lost Odyssey on Grooveshark
Bien, voilà qui est mieux, pensa-t-il en voyant son adversaire être quasiment déchiqueté par sa propre attaque, maniée par les mains expertes du Dieu du Rêve. Mais Narcisse savait, que tant que brûlerait en cet homme une étincelle de vie, celui-ci n’abandonnerait pas et continuerait de se relever pour se battre. C’est ce qui se passa, et cela donna lieu à une scène troublante. L’aura du barbare changea, l’espace de quelques instants, révélant plus de lumière que de ténèbres. Se relevant, cette force fût avalée par son aura chaotique et se transforma en une nouvelle attaque projetée contre le fils d’Hypnos. Mais celui-ci, les mains jointes, plaça ses deux autres mains devant lui pour se protéger de l’attaque qui, à l’instant où elle l’atteignit, fût repoussée sur le côté et alla se perdre dans le sol pour y creuser une longue fissure avant de disparaître. Sans équivoque, l’inconnu chargea immédiatement pour prendre Narcisse au dépourvu et celui-ci ne fit aucun mouvement pour éviter les deux coups de poing qu’il lui porta dans le ventre, zone à la hauteur de son adversaire la plus exposée compte tenu de sa taille anormale sous sa forme divine.

Puis il ne se passa rien.
Le Dieu du Rêve resta là, immobile, alors que le poing de l’homme masqué venant de cogner contre son Surplis, produisant dans l’air un bruit de taule écrasée. Comme s’il ne s’agissait que d’une broutille, voir même d’une blague, la chimère des Enfers se mit à rire, d’abord faiblement, plus à gorge déployée, devant les efforts vain de son adversaire pour le vaincre. Oh il avait démontré une puissance hors-norme et une volonté d’acier, mais il en fallait plus pour vaincre un fils d’Hypnos : il fallait être un Dieu.

L’inconnu n’eut même pas à reculer pour se repositionner, car l’aura du Dieu du Rêve venait tout bonnement de disparaître de sa perception, et pendant quelques secondes, il fût réellement seul. Jusqu’à ce qu’il réapparaisse, trois mètres devant lui. S’adressant toujours à son esprit par télépathie via le lien qui les unissait depuis le début de ce combat, Narcisse se permis d’enfoncer le clou de sa frustration en y remettant une couche, faites de mots blessants mais également de révélations pour le moins, surprenantes…

« Sois certain que je ne disparaîtrais pas avant d’en avoir terminé avec toi. » De sa démarche chaloupée, Narcisse commença à tourner autour de l’inconnu. « Je suis tout de même curieux : comment as-tu obtenu ces pouvoirs ? Car il ne n’agit sans aucun doute que d’un emprunt, d’un prêt, ou d’un vol de ta part. Un être humain ne saurait naître avec la capacité à manier le néant, alors ce pouvoir doit forcément appartenir à quelqu’un. »

« Quoiqu’il en soit, même une telle puissance est bien dérisoire face à moi. Malgré toutes tes tentatives, mon armure n’est même esquintée et je suis toujours au mieux de ma forme. »


Et à bien y regarder, c’était effectivement le cas ! Même l’aura de Narcisse semblait aussi forte qu’à la première minute où il était apparu dans cette clairière où s’était vu dérouler leur combat. Comme si rien ne s’était passé depuis ces premières minutes. Et pourtant, l’inconnu était épuisé. Mais jouer les fanfarons ne pouvait tromper la vigilance d’un homme face à un mur infranchissable : Narcisse était lui aussi réellement épuisé. Seule sa forme divine lui permettait de garder contenance et arrogance face à cette situation inhabituelle pour lui, car il avait apprit à aimer le pouvoir qui était le sien, implacable et cruel.

Aussi, pourquoi cette double vision de la même personne ? Laquelle était la vraie ? Celle d’un Narcisse au bord de l’épuisement Cosmique ou celle d’un Narcisse en pleine forme ? Avant que son adversaire n’ait pu se poser ces questions, le Dieu du Rêve enchaîna.

« Je vais t’apprendre quelque chose avant de te dévorer petite âme : rien de tout ceci n’est réelle. Je suis là, tu es là, mais notre combat n’a en réalité jamais eu lieu. Seuls nos esprits combattent depuis la première seconde de notre affrontement. Aussi toute la puissance que tu as déployé, ou cru déployé, c'est en fait évaporée dans la nature sans jamais m’atteindre, car je suis bien là, indemne. Mais même les meilleures choses ont une fin : ta mort est imminente. Tu auras au moins l’insigne honneur d’être dévoré par un Dieu. Ton énergie fera partie de moi à tout jamais et renforcera ma puissance pour les siècles à venir. C’est un magnifique destin n’est-ce pas ? » Acheva-t-il en souriant de toutes ses dents.

Puis sans mot dire, il releva ses deux bras libres et créa une nouvelle sphère d’énergie chaotique identique à la précédente. Il enchainait cette attaque comme s’il ne s’agissait que d’une simple gestuelle à effectuer, et pour lui cela se résumait quelque peu à cela. Au final, seul l’esprit dictait les règles et les limites de sa propre personne. Et voilà ce qui arrivait quand un combat se jouait d’un esprit à un autre, lorsque le Dieu du Rêve était en lice. Après cette attaque, Narcisse prédisait encore cinq minutes de vie à l’homme au masque. Cinq petites minutes…


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MessageSujet: Re: [1748] Celui qui s'en allait par les Sentiers Tortueux [Void]   Jeu 20 Sep - 22:51

    Rien hormis le désespoir ne semblait pouvoir se dégager de la présence écrasante du Dieu du Rêve. Non content de mettre à mal son adversaire en retournant son attaque la plus destructrice contre lui, il ignorait royalement toutes les attaques qui lui étaient portées. Pour un peu, Void aurait pu se croire devant un miroir. D'ordinaire, c'était lui qui dégageait cette impression... Cependant, malgré ce retournement de situation, rien n'indiquait la moindre trace de doute ou de peur dans l'aura de Void. Juste de la colère... Et une détermination inflexible. Qu'il le voit ou non, qu'il l'ignore ou non, les poings du Chevalier du Chaos avaient atteint leur cible. La menace qui pesait sur le fils d'Hypnos était réelle, et cela était déjà une victoire en soi.

    Restant immobile face aux rires et aux provocations de Narcisse, l'homme au masque demeura de marbre face aux interrogations à peine détournées que celui-ci lui soumettait. Ainsi, s'imaginant avoir gagné, il se permettait de poser ses questions? Malheureusement, son adversaire n'était visiblement pas d'humeur à lui répondre, du moins pas de manière franche et directe. Lui-même s'était un peu plusieurs questions à propos de son adversaire, mais celles-ci avaient trouvé une réponse final avec ces coups dérisoires portés directement sur le corps du Dieu du Rêve. Car si ce dernier pouvait manipuler illusion et réalité comme bon lui souhaitait, Void pouvait aller bien plus loin que cela.

      « Pourquoi poses-tu des questions si tu sembles déjà avoir les réponses, pantin? Tu te doutes bien de quelque chose, hein? ... Je vois clair dans ton jeu. Tu es bien loin d'être en aussi bon état que tu le prétends. »

    Visiblement, cette remarque ne plut pas à Narcisse, qui se lança alors dans une explication ayant pour but de lui faire croire qu'il le manipulait depuis le début. A cela, Void n'eut que le temps d'émettre un fugitif sentiment d'agacement au plus profond de son esprit avant que la déferlante ne s'abatte de nouveau sur lui. Quelque part, ce n'était pas aussi grave que cela : privé de ses 5 sens, il ne sentait guère les éléments déchainés le prendre dans leur tourmente pour réduire son corps en charpie. Les blessures qui lui furent infligées n'en demeurèrent pas moins réelle, et ce fut donc avec de larges fissures dans son masque et sa combinaison que l'être sombre s'écrasa de nouveau au sol.

    Dans la faiblesse actuelle de Void, son facteur de régénération ne semblait plus savoir où en donner de la tête. Les filaments de sa combinaison s'agitaient de manière désordonnée, tentant sans y parvenir à se reconstituer pour refermer ses blessures qui, étrangement, ne laissaient nullement paraitre la moindre trace de peau. Seul un fin filet d'un liquide noir s'en écoulait, s'évaporant au contact du sol dans une fumée nauséabonde. Malgré cela, le Chevalier du Chaos se redressa, lentement, centimètre pas centimètre. Depuis la fissure faite dans sa visière, l'éclat d'une pupille d'un jaune presque doré se posa sur le visage de Narcisse avant de disparaitre, et une voix forte vint résonner dans sa tête, dans un sifflement fort désagréable.

      « Finalement, on se ressemble, Narcisse... Ne sois pas surpris. J'ai eu tout le temps qu'il me fallait pour exploiter le lien que tu as aimablement installé entre nos deux esprits. Il m'a juste fallut forcer un peu l'entrée avec mes attaques... »

    Void se remit debout. Sa visière achevait de se reformer, faisant disparaitre la vision éphémère du véritable visage de l'agresseur de Narcisse. Même si son corps peinait à suivre le rythme, le Chevalier du Chaos ne semblait pas le moins du monde avoir perdu sa contenance. Marchant d'un pas lourd vers le Dieu du Rêve, il laissa aller le flot de ses pensées jusqu'à l'âme de Narcisse sans chercher à les voiler comme il avait pu le faire auparavant.

      « Tous deux, nous survivons envers et contre tous. Nous grandissons en nous appropriant les forces de nos ennemis et ne nous soumettons à aucun Maitre. Nous sommes même allés jusqu'à devenir égaux aux Dieux en recevant leurs pouvoirs... Ne peux-tu pas déjà deviner quelle histoire est la mienne? A quelle point elle est semblable à la tienne? Cependant... »

    Arrivé à quelques mètres de Narcisse, l'homme au masque s'était volatilisé. Réapparaissant juste devant le visage de son adversaire, il lui colla immédiatement un coup de poing dans son plexus solaire. Bien entendu, c'était loin d'être assez pour mettre à bas quelqu'un ayant reçu les pouvoirs d'Oneiros. Cela ne risquait même pas d'endommager cette armure dont il était si fier... Mais ce coup n'était en réalité rien par rapport à ce qui allait suivre.

      « Tu es tombé dans ce piège stupide... Tu penses réellement qu'Oneiros t'aurais ainsi choisi comme son successeur? Tu imagines être devenu un Dieu juste parce qu'il t'a confié quelques uns de ses pouvoirs? Pauvre fou... Tu mérites de retourner aux Enfers pour gouter de nouveau à une souffrance éternelle, Narcisse! »

    « KHAOS COMET ! »
    Gardant son premier poing sur le buste de Narcisse, Void avait levé son autre main pour la fermer en y emmagasinait une grande quantité de Cosmos, saturant son bras de cette énergie obscure qui le caractérisait. A bout portant, le Chevalier du Chaos déclencha à nouveau son attaque semblable à une comète. Le rayon obscure visait le visage de Narcisse, celui-là même auquel il semblait autant tenir qu'à sa position d'être supérieur. La rage à l'âme et dans son poing, Void frappa sans retenue avec cette attaque destinée à terrasser des Dieux.


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MessageSujet: Re: [1748] Celui qui s'en allait par les Sentiers Tortueux [Void]   Ven 21 Sep - 0:47

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Sen wo Mukai te by Wakakusa Megu on Grooveshark
Les bras croisés, la chimère des Enfers resta impassible quand aux paroles de son adversaire. Oh il pouvait bien se relever encore et encore, cela ne changerait pas le résultat final : sa défaite était imminente. Son pouvoir chaotique lui-même n’arrivait plus à suivre la cadence imposée par le Dieu du Rêve et les coups qu’il portait à son corps déjà meurtri mettaient bien plus de temps à disparaître qu’aux premières secondes de leur affrontement. Ce qui l’embêtait bien plus en revanche, était d’avoir trop ouvert son esprit à son adversaire. Celui-ci ayant visiblement compris les mécanismes du lien qui les reliait, il s’en était servi pour voir en lui certaines choses. Son nom, son lien avec Oneiros, le fait qu’il soit son successeur… Mais il n’avait pas vu plus loin, et en cela Narcisse savait qu’il n’avait fait qu’effleurer un centième de sa mémoire. Il n’avait pas vu le rituel dans l’ancien Sanctuaire de Byzance, n’avait pas vu le combat qu’avait dû mener Narcisse contre lui-même pour repousser sa nature « humaine » aux frontières de sa personne, et n’avait pas vu la finalité de l’enchevêtrement surprenant de ces actions : Narcisse avait finalement fusionné avec l’esprit d’Oneiros, les transformant tous deux en un nouvel être à part entière, à la fois Narcisse, à la fois Oneiros. Et c’était bel et bien un Dieu, et pas un simple humain affublé de pouvoirs qui n’étaient pas les siens qui lui faisait face.

« Non, il n’y a rien de semblable entre nous, Void. »

Et oui, à présent il connaissait son nom, et s’il poussait plus loin il pouvait en savoir bien plus. Mais ce n’était guère le moment : une fois l’âme de ce barbare ingérée il saurait tout sur lui. Narcisse reconnaissait là une part de sa mauvaise foi mais, tel était le Dieu du Rêve : arrogant, présomptueux et surtout, narcissique. Qu’un autre être lui soit semblable autrement que par son statut de Dieu lui était proprement invraisemblable et cela ne pouvait tout simplement pas exister. Alors pour lui, ce que disait Void en cet instant relevait de la folie. Quel drôle de nom, Void…

Le dit Void, homme au masque dont le pouvoir ne pouvait surpasser le sien, tenta encore une fois de repousser ses limites et celles qui lui avaient été conférées par la Nature elle-même. Il frappa à la vitesse de l’éclair, arrivant au contact du Dieu du Rêve, abattant son poing contre son plexus dans un bond surprenant. Le temps sembla se suspendre, et la chimère vit dans les yeux de Void ce qu’il voulait y voir : une colère sans limite. Le genre de colère qui, si elle n’est satisfaite, fait naître la plus grande frustration qui soit. Mais allait-il rater son coup ?

« Ahhhhhh ! » Cria-t-il de douleur lorsque la puissance du néant le traversa de part en part le visage du Dieu du Rêve.

… Et bien apparemment, non.
Dans une parodie de marionnette démembrée, le corps du Dieu du Rêve se disloqua, et son aura s’étiola comme les flammes soufflées d’une bougie au bord d’un précipice dans lequel elle sombra. Son armure tomba aux pieds de Void et le corps sans vie, et sans tête puisque celle-ci avait été soufflée par la puissance de son adversaire, resta inerte.

Voilà la fin, peut-être pas celle qu’attendait ce jeune homme imbu de sa personne, mais peut-être celle qu’il méritait au fond ? A trop avoir confiance en ses capacités, il ne pouvait que s’en prendre à lui-même d’être aujourd’hui vaincu. La dernière étincelle de vie sembla quitter son corps, et l’aura qui était la sienne disparue. Immédiatement, dans un éclair d’une blancheur aveuglante, l’homme au masque retrouva l’usage de ses cinq sens. Il put donc admirer son œuvre et goûter à la joie de la victoire. Voilà qu’il avait fait une nouvelle victime parmi les Dieux ! N’avait-il pas fait un pas de plus vers son objectif, n’y avait-il pas de quoi être heureux ? Sans doute oui, mais si une chose était certaine…

Taikyoku by Wakakusa Megu on Grooveshark
ILLUSION OF DEATH

C’était bien que Narcisse ne pouvait imaginer ses pensées en cet instant, car il jubilait trop intensément pour cela.

« J’espère que tu as apprécié cette vision éphémère Void. » Glissa-t-il à son adversaire, dans le dos de celui-ci, après s’être penché sur son oreille pour lui susurrer ces mots. « Car à présent c’est toi qui vas la vivre. »

Et dans un coup de tonnerre aussi sourd qu’intense, l’illusion prit fin, révélant un Dieu du Rêve toujours bien portant. L’attaque dont cet homme semblait si fier n’avait eu aucun effet sur lui. Et maintenant, que pouvait-il faire dans son état face à Narcisse ? Ce dernier n’avait plus qu’un pas à faire, pour achever sa misérable vie, et le dévorer. Ce qui le retenait de le faire immédiatement ? La fatigue sans doute, car l’utilisation de tous ces pouvoirs était épuisante et comme il ne faisait pas cela tous les jours, il devait bien s’accrocher pour garder le contrôle de la situation. Au moins Void avait pu y croire, croire que tout ceci était fini, pendant quelques minutes. Un bien beau cadeau, avant de mourir de la main du Dieu du Rêve non ?

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Shinra


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MessageSujet: Re: [1748] Celui qui s'en allait par les Sentiers Tortueux [Void]   Mar 25 Sep - 15:01

    Le dernier instant de Narcisse fut l'un des plus ridicules qu'il eut été donné de voir. Il n'eut pas le droit au moindre mot, pas plus qu'à une position digne. Pantin désarticulé à la tête soufflée par le Cosmos de son adversaire, le corps du Dieu du Rêve s'effondra à terre au milieu de son armure vidée de tout éclat. Son acte déicide accomplis, Void n'avait plus qu'à absorber le peu qui subsistait de son adversaire et de sans retourner vers sa longue quête... S'il avait réellement pensé avoir décroché la victoire.

    Pas un seul instant le Chevalier du Chaos n'avait cru à la pitoyable mise en scène de Narcisse. Tout était si exagéré, si démesuré que l'illusion en était devenue grotesque. Le Fils d'Hypnos n'eut donc pas la satisfaction de voir sa proie être envahie par la déception et le désespoir, tel qu'il l'avait certainement souhaité. Seul sentiment palpable dans l'esprit de Void, sa colère brulante et implacable demeurait inchangée, insensible à tous les artifices du Rêveur pour la faire croitre ou décroitre. Alors que la mascarade cessait et que Narcisse se penchait à son oreille pour murmurer sa fange, Void rétorqua aussi sèchement et dédaigneusement que son esprit pouvait le reproduire.

      « Tu veux que je te dise? ... Tu es un très mauvais acteur. »

    Dans un mouvement d'évasion, l'homme au masque parvint à se soustraire de la proximité écrasante du Fils d'Hypnos pour s'évanouir dans les airs et reparaitre en un éclair une vingtaine de mètres plus loin, face à son adversaire. Lentement, le corps de Void commençait à se remettre des assauts de son adversaire, refermant une à une les blessures qu'il avait gravé dans sa sombre chair. Le Chevalier du Chaos était bien loin d'une guérison complète, mais de toute évidence son état physique n'avait que peu d'importance au regard de l'étranger. Il ne semblait pas un seul instant craindre la destruction de son enveloppe, pas plus qu'il ne craignait d'être incapable, dans son état, de porter le coup fatal au jeune Dieu. Tendant son bras devant lui, paume ouverte vers Narcisse, Void s'offrit une dernière provocation avant le grand final.

      « Je pensais que me mettre à ton niveau te forcerait à déployer toute ta puissance, mais on dirait que c'était bel et bien ton maximum... Très bien, je vais mettre un terme à ton existence qui a déjà trop été artificiellement prolongée, Narcisse. »

    Sur ces mots, la paume du Chevalier s'ouvrit pour former un trou obscur semblant mener directement dans les profondeurs du néant originel. Cette ouverture s'étendit jusqu'à couvrir presque toute sa main, puis d'étranges filins d'énergie commencèrent à s'en dégager, émanant une inquiétante obscurité autour d'elles. Ces fragments commencèrent à s'assembler devant Void, formant peu à peu la silhouette translucide qui évoquait quelque peu celle d'une arme à la bien étrange apparence. Cependant, avant que celle-ci ne puisse complètement s'incarner, la forme éclata dans un son cristallin sans provoquer le moindre remous aux alentours. La seconde suivante, un cri de souffrance à fendre l'âme s'échappait de derrière la visière de Void alors que celui-ci portait les mains à son casque en se tordant. Dans son esprit, brouillé et indistincts, des murmures s'étaient fait entendre, sifflement aiguë se faisant de plus en plus puissant et intolérable. Pour Narcisse, ce spectacle devait être bien difficile à comprendre, mais il s'agissait surement là de sa meilleur chance de terminer ce combat une bonne fois pour toutes.


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Narcisse


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MessageSujet: Re: [1748] Celui qui s'en allait par les Sentiers Tortueux [Void]   Jeu 27 Sep - 1:01

¤ 10 ¤
Le Dieu du Rêve fronça les sourcils devant l’étrange spectacle qu’offrait à ses yeux délicats la vue d’un homme se tordant de douleur par automutilation, ou quelque chose de cet ordre là. Inutile de préciser que tout ceci n’intéressait presque plus Narcisse, dans la mesure où toutes les réponses allaient lui être offertes avec la mort de ce barbare. Son esprit perturbé avait par bien des côtés trop cru aux illusions du fils d’Hypnos et c’était à présent au bord du gouffre de la mort qu’il combattait un Dieu toujours aussi puissant.
Ou presque, mais cela n’était qu’une question de minutes pour qu’il retrouve l’entièreté de sa force mentale et Cosmique. Et son endurance, déjà mise à rude épreuve, en avait vue d’autres : sur ce plan là aussi il récupérait bien plus vite que la normale. Il fallait remercier trois cents ans de combats dans le Colisée des Enfers, et son état de divinité infernale sans doute.

Void avait beau avoir vu certaines choses de lui, il était loin d’avoir ressenti à quel point Oneiros pouvait se montrer impitoyable. De nouveau plongé dans le noir, cet être capable de manier le néant cherchait encore à garder la tête haute, et c’était sans doute droit dans ses bottes qu’il partirait pour l’autre monde, avant d’y être pourchassé par Narcisse et dévoré. On pouvait saluer sa force, mais pas sa clairvoyance : il n’aurait jamais dû affronter Narcisse et allait le regretter amèrement.

« Il n’y a aucun artifice concernant ma puissance Void, et il est dommage pour toi que tu ne t’en sois pas aperçu dès les premiers instants de cet affrontement. Quand à parler d’existences prolongées, peut-être devrait-on parler de toi ? »

Son ton moqueur laissa vite la place à une aura totalement meurtrière. L’heure était venue de mettre un terme à cette entrevue, amusante, intéressante, étonnante même ! Mais qui durait depuis de trop longues minutes déjà. Le Dieu du Rêve était appelé à agir ailleurs et en pleine possession de ses moyens. Dévorer l’âme de Void allait d’ailleurs lui permettre d’améliorer ses capacités lors de son entreprise, cela ne faisait aucun doute.

« Je crois qu’il n’y a plus rien à dire. » Les bras supérieurs tendus vers Void, Narcisse canalisa son Cosmos. « N’ais pas peur, ton séjour aux Enfers sera de courte durée. »

La sphère de puissance du Dieu du Rêve explosa de nouveau autour de lui, et ses lances psychiques parcoururent en un instant la distance qui les séparait de leur cible, cherchant son esprit et exploitant le lien précédemment créé entre les deux adversaires. La maigre barrière mentale de Void n’allait aucunement ralentir cette attaque cette fois, et dans quelques instants, son cœur allait s’arrêter, privé de cet esprit nécessaire à le faire fonctionner. Si cela ne suffisait pas, un coup de griffe ou de sabot pouvait toujours finir le travail.

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Shinra


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MessageSujet: Re: [1748] Celui qui s'en allait par les Sentiers Tortueux [Void]   Mar 2 Oct - 14:38

    Le cri de Void cessa dès l'instant où la vague psychique de Narcisse le percuta. Alors que les derniers fragments de l'étrange murmure achevaient de se dissiper dans l'air, le corps du Chevalier du Chaos tomba lentement en arrière, de tout son long. Avait-il entendu les dernières paroles de son bourreau? Avait-il seulement compris ce qui lui était arrivé? Pour le savoir, il aurait vraisemblablement fallu se rendre dans le Royaume des Morts... Car à n'en pas douté, c'était désormais là que se trouvait l'esprit de cet étrange personnage masqué. Nulle respiration, ni la moindre trace de Cosmos ou de pensée ne pouvait être décelé dans cette enveloppe impie, désormais rendue aussi vide qu'une coquille...

    Mais pouvait-on réellement espérer retirer une quelconque substance à un être qui, par définition, en était dénué?

      « Hmpf... »

    Brisant le silence qui s'était pendant un temps installé dans cette clairière, ce faible son se faufila jusqu'aux oreilles de Narcisse. L'instant suivant, Void était debout, lui faisant face comme si sa dernière attaque n'avait été qu'un mauvais rêve. L'aura de ténèbres qui entourait l'homme au masque différait quelque peu de ce que le Fils d'Hypnos avait pu sentir : toute la colère des ténèbres bouillonnantes avaient laissé place à un calme froid et lointain, des ombres aussi opaques que celles de la nuit. Le lien qui reliait l'esprit de Narcisse à celui de sa proie se retrouva presque immédiatement brisé, balayé par une force ancienne et imposante. La voix de l'étranger s'éleva alors dans les environs, comme venant de plusieurs directions à la fois.

      « Très bien... Considère-toi en période de probation, Narcisse. Continue donc à te rapprocher du pouvoir absolu que détiennent les Dieux, si c'est vraiment celui-ci que tu désires... Vis, bats-toi, grandis encore d'avantage. Et enfin, lorsque tu obtiendras le statut de Divinité véritable... Je reviendrai. Et je te tuerai. »

    Tendant son bras derrière lui, le Chevalier du Chaos puisa dans une réserve d'énergie que nul ne lui avait soupçonné pour former un sombre vortex, portail vers une destination inconnue. Détournant le regard de son ennemi sans lui accorder d'avantage d'intérêt qu'il ne l'avait déjà fait, Void s'engagea dans le passage dimensionnel où sa sombre silhouette ne tarda pas à s'évanouir. Avant que le Dieu du Rêve au pu tenté quoi que ce soit, le vortex retourna aux ombres qui l'avaient vu naitre, laissant Narcisse seul a milieu de ces lieux dévastés par leur combat. Le message qu'il laissait derrière lui n'était peut-être pas aussi profondément gravé qu'il l'avait en premier lieu voulu, mais au moins Void avait réussi à récupérer ce qu'il recherchait.


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Asmita


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MessageSujet: Re: [1748] Celui qui s'en allait par les Sentiers Tortueux [Void]   Dim 7 Oct - 17:35

Victoire de Narcisse.
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MessageSujet: Re: [1748] Celui qui s'en allait par les Sentiers Tortueux [Void]   

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[1748] Celui qui s'en allait par les Sentiers Tortueux [Void]

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