RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [1754] Requiem for a nightmare [Hypnos]

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Thalie


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Armure : Roucouler avec le roi de mon coeur au clair de lune et veiller sur Ciel

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MessageSujet: [1754] Requiem for a nightmare [Hypnos]   Dim 2 Sep - 17:17

[HRP : ceci se passe dès qu'Hypnos a perdu conscience sous l'assaut de Bloody Hypnos]

Quand cela a-t-il commencé et quand cela s'arrêtera-t-il ?

La Maison aux Herbes...

Un peu à l'écart et paisible, la demeure de la Saltimbanque ne payait pas vraiment de mine. Hors de l'enceinte sacrée, elle était un havre de paix pour la Souris. Athéna tolérait cet isolement sachant que la jeune femme restait fidèle à son serment.

Le destin d'Angel était l'un des plus tortueux telles les branches du saule. Que dire d'autre ? Depuis son arrivée au Sanctuaire, le jeune chevalier de la Lyre avait été balloté par les évènements avant de sentir son coeur s'ouvrir au plus étonnant des soupirants.

Pour lui, elle avait été jusqu'au bout d'elle-même. Elle était un peu comme les innombrables plantes occupant à présent la place, mauvaise herbe juste bonne à faucher. Enfin, aux yeux de passants ne regardant guère plus loin que leurs propres ignorances et préjugés. Friche et demeure laissées à l'abandon étaient aussi les termes qui revenaient le plus souvent lorsqu'elle entendait parler de la Maison aux Herbes. De quoi la faire sourire. En ces lieux uniques, la blonde artiste se trouvait chez elle. En cette demeurait, elle ne cessait d'oeuvrer. Enfin, lorsque le service de sa déesse ou la joie de retrouver les siens, ses frères et soeurs d'armes ne l'en faisaient sortir.

Et puis, si l'on se donnait la peine de passer le portail, on se rendait bien compte que la maison vibrait entre les troncs des arbres centenaires. Bien sûr, les ronces pouvaient décourager les passants. Ces dernières avaient fini par s'inviter à l'ombre des grands arbres, offrant leurs épines pour préserver la maison de mauvaises langues et autres importuns. Et pourtant, elle était si proche de la route, cette maison. Si proche des chemins s'étirant entre le Sanctuaire, Rodorio et la plage.

Oui, ce lieu était comme son royaume, elle y retrouvait de la fraîcheur et de l'intimité...

D'une main, la blonde musicienne caressait les cordes de sa lyre. Par instants, les sons qu'elle en tirait étaient si déchirants que la nature elle-même semblait pleurer. La nature dont elle s'entourait, développant dans le même temps une vraie pharmacopée. Après tout, dans la nature tout n'est que potions. Remèdes et poisons que seuls des mains d'initiés pouvaient prendre et manipuler sans crainte. Surtout lorsqu'il s'agissait de plantes aussi redoutables que la rue, la ciguë ou encore l'armoise absinthe. La mort et la vie tenaient parfois à si peu de choses. Des nombreuses fleurs s'épanouissaient ainsi sous ses longs yeux bleu émeraude. Pourtant, certaines se distinguaient de leurs compagnes tant elles étaient présentes et mises en valeur. La Souris s'attendrit en les contemplant. Les blanches corolles ne laissaient aucun doute sur leur propriétaires, ces fleurs n'étaient autre que des pavots somnifères.

Le chant de la Lyre se fit plus doux. C'était lui qui le plus souvent faisait vibrer la Maison aux Herbes. Ainsi, s'exprimait la peine mais aussi l'amour et l'espoir de la jeune femme. Ainsi, libérait-elle ce qu'elle ne pouvait montrer aux autres.

- Thalie...

Une larme naquit au coin de ses paupières avant de rouler le long de sa joue.

- Oui, je suis là... Répondit la silhouette qui se dressait dans l'ombre des frondaisons. Un regard et la Saltimbanque enchaîna.
- J'aimerais tant pouvoir parler. Ce secret est si lourd à porter.
- Pourtant, tu ne le peux, petite reine. Que le son de la Lyre s'emplisse de ta souffrance et qu'il la dissipe dans les airs. A vous, vents d'été, de faire le reste.
Elle s'approcha avec douceur du chevalier.
- La musique apaise et libère. Le poids de tes sentiments est devenu si écrasant mais un jour cela touchera à sa fin. Ne désespère pas, chevalier de l'espoir. Ne faiblis pas. N'oublie jamais que ce le roi de ton coeur peut voir, le roi écarlate le voit également. Tout comme Bloody Angel a percé à jour les sentiments qu'Hypnos éprouvent pour toi avantque lui-même ne le réalise. Telle est la puissance de la sournoiserie et la perfidie. La Discorde vicieuse et insidieuse se terre au plus profond de sa victime. A son insu.
- A son insu. Je ne le sais que trop bien.


Colère. Le son de la Lyre se fit soudain colérique et rude. La mélancolie d'Angel avait laissé la place à un air plus énergique. L'instrument suivait les élans du coeur de la blonde artiste. Tout comme Orphée, elle serait un jour capable d'émouvoir n'importe quel être. Une muse y veillait. Orphée, le neveu de la puissante Thalie avait été jusqu'à émouvoir Charon, Cerbère et même le terrible Hadès. De sa Lyre, il avait également surpassé les Sirènes. Angel devait garder foi en son étoile, elle qui était l'héritière de plus grands des musiciens. Et sentant qu'elle avait plus que jamais besoin d'elle, la Muse reprit.

- Noublie pas la prophécie. Tiens bon, ma petite reine, je suis là pour toi, toujours.

Elle la serra avec tant de forces sans pour autant essuyer ses larmes avant de reprendre.

- Lorsque la chute de la tour arrivera, le roi rouge s'emparera de la reine blanche.
- Plutôt mourir...
- Et la folie emportera le roi blanc avant que la reine écarlate ne reprenne sa place auprès de Bloody Hypnos. Ce sera son destin, votre destin si tu faiblis...


Le son de la Lyre s'arrêta soudain.

- Je n'ignore rien de tout cela. Bloody Angel nous l'a laissé en présent. Nous étions quatre à l'entendre..

La reine blanche attend que son roi l'appelle enfin. Seule et silencieuse, elle erre entre les murs d'une tour qu'elle s'est elle-même construite. Pour lui. Pour lui seul mais il ne doit pas savoir. Pas avant que se lève le rideau final. Ce que lui voit, Bloody le voit...

Ainsi, les choses étaient et ce depuis des années. Le poids du secret était si lourd pour ses détenteurs. Du temps, elle devait gagner le maximum de temps et pour cela, elle jouait son plus grand rôle.

Pour vous et vous seul, Roi de mon coeur. Vous êtes mon seul spectateur. Celui pour qui je me sublime et vais jusqu'à dissimuler tout un pan de ma vie.

Ainsi, passaient les nuits, passaient les rêves au plus profond du monde onirique. La reine cache son secret et son plus incroyable trésor. Celui que lui ont offert les Ténèbres et la Lumière. Celui que jour après jour, le professeur n'a eu de cesse de traiter et de concentrer. Un objet que personne n'avait pu contempler depuis des centaines d'années. Le savoir des anciens remontaient à la surface enrichi des connaissances du présent. Les ingrédients eux-mêmes défiaient les lois de la nature telles le pensaient les hommes. La source ou plutôt les deux sources étaient d'une rareté extrême. L'erreur n'était plus permise.

Ensemble, Angel et le professeur oeuvraient entre les murs à l'insu de tous, soutenus par une inspiratrice, une des femmes de la suite du divin Apollon.

Art, herboristerie, alchimie et ombres se mêlaient pour un seul être.

Cela avait commencé par une terrifiante journée et cela s'achèverait dans une horreur encore plus grande.

Un regard à son maître et elle reposa la lyre à ses côtés. Les choses avançaient, le tournant désicif approchait, elle le sentait. L'attente touchait à sa fin et une incroyable plénitude s'empara d'elle avant que ses mots ne lui échappent.

- Ô Thalie, Muse de la Comédie, en ce jour, Hélios brille, si beau sur de vastes étendues alors que le mois d'août commence.

Auguste, sacré...

Sacré comme tu l'es à mes yeux, Ô mon roi.


Un sourire lorsqu'elle entendit des pas sur le chemin.

- Dame Angel.
- Je...
- Non, ne me faites rien remarquer. C'est ma façon d'être et en ce jour, mieux vaut vous concentrer sur ce que je vous apporte. Dans le monde onirique, ils seront libres de prendre la forme que vous leur demanderez. Cela n'altèrera en rien leurs propriétés. Prenez-en soin et puissions-nous tous connaître la fin de ce cauchemar.


Angel contempla les trois objets. L'un d'eux était un arme plus que redoutable capable de transpercer toute chair pour y déverser un poison.

Et dans notre cas un contre-poison, le plus puissant des sérums. Puis, réalisant soudain la tenue de cet homme sans âge.

- Mais vous partez ?
- Mon rôle est achevé, je ne peux rester davantage et nous mettre en danger mais je prierai aussi mes seigneurs pour vous.
- Comment...


Il la fit taire en posant la main sur ses lèvres.

- En intercédant pour nous auprès du divin Hypnos. Elaborer ce genre de choses peut me faire exécuter pour haute trahison. De par la nature même de l'ingrédient principal.
- Vous voulez en rejoindre la source.
- Si je dois mourir, ce sera auprès d'elle.
- Vous...
- La Loyauté, l'Admiration, le Dévouement et l'Amour. Retenez cela, Angel, Eris la perfide est incapable de concevoir de telles choses et même si vous vous retirez dans le monde onirique pour combattre le mal à la source, je prierai pour vous. Et je ne serai pas le seul. Puissent nos sombres maîtres nous entendre.
- Puisse ma déesse me donner la force.


Un sourire convenu et l'homme posa la main sur l'épaule de la Saltimbanque.

- Quel que soit le résultat, il se peut que nos chemins ne se recroisent jamais plus. Adieu, chevalier de l'Espoir. Jamais tu n'auras porté aussi bien ton nom.
- Adieu, Jonathan. Jamais, je ne comprendrais comment un tel homme a pu finir sur le bûcher.


Deux êtres se séparent alors que deux autres s'apprêtent à se retrouver.

Dernières secondes de plénitude alors que les trois objets s'étalaient devant elle. En son fort intérieur, elle avait déjà décidé des futures formes. Les rayons du brillant Hélios la baignèrent une dernière fois avant qu'elle ne ressente le déchirement. Un appel d'une douleur extrême qui frappe en plein coeur et ne laisse après coup qu'une douleur lancinante.

Un signal pour la Saltimbanque avant qu'elle ne pose la main sur le pendentif et ordonne l'ouverture du portail vers leurs terres oniriques. Le fils de Nyx venait de perdre conscience. Tout allait se jouer maintenant.

- Ô roi de mon coeur, entend mon appel et, en notre monde onirique, viens te joindre à moi. Hypnos de toute mon âme, je t'appelle...

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


Terre de sang, terre de fureur à l'état pur. La Soif de Meurtre avait presque accompli son oeuvre et maintenant le point de rupture était tout proche. Lyre en main, Angel détaillait ce qui l'entourait. La présence de Thalie la ressurait alors que le chaos s'apprêtait à prendre possession de l'âme même du dieu du Sommeil.

En cet antre indescriptible, elle appela tout simplement.

- Roi de mon coeur où es-tu ?

L'horizon teinté de pourpre...

- Où es-tu ?

La blonde artiste finit par agir à son tour, une flamme se dessina dans l'immensité en un immense phare avant qu'elle ne se mette à jouer.

Si ma voix n'est pas assez forte, puisse la Lyre t'atteindre où que tu sois...

- Rejoins-moi, mon roi !!!
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MessageSujet: Re: [1754] Requiem for a nightmare [Hypnos]   Dim 2 Sep - 22:42

Arrow [1754] Ritus carnifex Poenae et mirablilia

Douleurs, doutes et tourments, dans les limbes d’un univers onirique non structuré où ne pouvait etre distingué la moindre conception connue de l’esprit, je dérivais, incapable de savoir si je tombais ou si je flottais, je dérivais sans fin, immobile et silencieux. Si je ne pouvais réagir pour le moment, mon esprit lui avait découvert une horrible vérité, j’avais faillis, complètement faillis, j’avais était souillé à un point que je ne pouvais surement même pas imaginer, souillé par l’orgueil, souillé par le venin perfide de ma sœur. Durant des années il avait agi à mon insu, durant des années il s’était déployé exaspérant mes mauvais côtés et ce ne fut que trop tard que j’eus enfin la révélation face à ces faits semblant maintenant si évidents. Combien de temps s’était-il écoulé dans le monde physique depuis ma chute dans les ténèbres ? Je n’avais pas le moindre moyen de le savoir, le temps passant bien plus rapidement dans le monde des rêves, pour moi il s’était écoulé bien assez de temps pour que la honte cède la place à la colère, une colère que je savais dû en partie à mon ennemi, une colère que je savais mauvaise et néfaste mais que je ne pouvais pas refreiner totalement.

Pas cette fois, pas cette fois !

Je devais à présent vaincre une bonne fois pour toutes ce que j’avais autrefois été incapable de détruire, non je devais faire plus que ça, je devais m’assurer que jamais plus cette situation se reproduise, je devais évoluer, je devais trouver un moyen de combattre cette chose sans forme, je devais trouver un moyen de la détruire, et je devais le faire au plus vite.

Reprenant peu à peu des forces alors que j’errais au-delà du temps et de l’espace, je réalisais l’étendu des dégâts que le venin avait réussi à accomplir au travers de moi durant les dernières années, le passage à la cathédrale n’étant que le point d’orge d’une tragédie ayant débuté presque six ans en arrière. Ainsi il avait presque réussit à me détruire, mais étrangement une force semblait l’avoir refreiné à de nombreuses reprises alors qu’il était sur le point de m’engloutir.

Mais qui ? Ou plutôt mais quoi ?

Malgré mes tentatives, je ne pouvais répondre à cette question, je ne voyais rien ni personne pouvant agir en moi avec une telle force, ou plutôt si, il demeurait un principe que j’avais absorbé jadis et à qui je devais ma résurrection sensorielle et émotionnelle.

Néo ? Est-ce encore à toi que je dois ce prodige ? Est-ce toi qui te bats depuis maintenant presque six ans pour mon salut ?

L’hypothèse était improbable voir saugrenue, mais c’était la plus sensée que je parvenais à formuler aussi rapidement à la vue des circonstances. Si réellement je lui devais autant, alors je saurais me montrer reconnaissant le moment venue, mais pour le moment je devais le rejoindre dans la bataille, je devais moi aussi affronter cet autre moi et cette fois je devais en finir, pour de bon.

Amassant alors en moi la poussière d’or qui m’environnait, j’entrepris alors d’accélérer le processus de régénération de ma puissance psychique, je devais etre près pour ce qui allait sans doute etre un terrible combat. Les éternités aveugles commencèrent à céder la place à un espace dont je ne reconnus pas immédiatement l’essence tant il avait été pervertis, j’avais atteint ce qui devait etre mon propre monde onirique, ce que j’avais nommé les éternités dorées, mais devant moi ne se trouvait rien d’autre que des landes anéanties et brulées ou le sang et les cendres tombaient drues comme la pluie. C’était un paysage de cauchemar, un paysage de mort, même le sombre empire paraissait plus réjouissant.

Par tous les feux du sombre empire, tu vas me le payer cher !

Encore cette fureur, elle ne me quittait pas, je savais qu’elle n’était qu’illusion crée par mon plus mortel ennemi pour renforcer ses forces, mais cela ne suffisait pas à m’en débarrasser.

Posant alors le pied sur ce sol sanguinolent, l’espace autour de moi se transforma comme revenant à sa vraie nature, la couleur rouge fut chassée par l’or brillant et la macabre averse ne parvint pas à pénétrer le dôme de poussière d’or que je déversais aux alentours. J’ignorais d’où me provenait une telle puissance alors que je sentais poindre au loin la conscience corrompue qui avait donnée naissance à cette vision grotesque, mais j’étais aidée, une puissance quasi-divine se déployait à mes côtés pour chasser cet envahisseur de mon monde.

« Comment as-tu osé venir dans mon saint des saints ? Venir souiller de tes mains abjectes ce que j’ai de plus intimes ?! »

Alors que je m’échauffais par degrés la brume d’or fut comme repoussée par une brume pourpre qui lui faisait face, je redonnais de la puissance à mon ennemi malgré moi, ma colère et ma haine le nourrissaient, et en retour il les exaspéraient chez moi.

Ce cercle vicieux doit prendre fin, je dois commencer par cela où alors jamais je ne pourrais vaincre.

Une tache plus facile à envisager qu’à faire, la logique ne m’aidait de rien face à la puissance de cette émotion se moquant bien des efforts de l’esprit déployés pour la contenir, rien de construit ne semblait pouvoir l’endiguer, et mes échecs ne rendaient pas la tâche plus facile bien au contraire.

Je poursuivis alors tant bien que mal mon combat grotesque opposant l’esprit à l’instinct lorsque j’entendis au loin, comme porté par un millier d’échos une voix que pourtant rien ne pouvait déformer à mes oreilles.

« Marie-Ange ? Ma reine ? Est-ce toi ? Je suis ici ? Où es-tu donc que je ne puisse te trouver ? »

J’avais beau essayer, je ne parvenais pas à percer cette brume écarlate, elle bloquait mes perceptions et m’empêchait de localiser le cosmos de mon amour que je savais etre également à ma recherche. Le souvenir de son sublime visage, sa voix, la douceur de ces gestes, de sa peau, l’habileté de ses doigts alors qu’ils courraient sur sa lyre… Un millier de souvenirs délicieux et encore un autre millier de souvenirs me revinrent en mémoire, et alors que mon cœur s’attendrissait devant ce bonheur pourtant si improbable, la brume pourpre perdait de plus en plus de terrain.

« Pourquoi ne l’ai-je pas compris plus tôt ? Aussi puissant sois-tu, ta force ne peut rien face à une puissance qui t’es supérieur. L’amour, le vrai existait avant toi, il donna vie à cet univers en donnant le principe d’interaction aux choses inanimées, et face à ce pouvoir tu ne peux rien, la discorde n’a aucune prise sur ce qu’elle ne peut comprendre. »

Faisant grandir cette émotion si pure et puissante, je sentais monter en moi la vague douce et chaleureuse annonçant la venue de larme à mes yeux, et alors que la brume de sang avait presque disparue des environs, j’entendis comme de la musique, des notes se succédaient en parfaite harmonies, comme une invitation au voyage et aux rencontres.

Elle m’appelle, Marie-Ange, mon aimée, dire que tu es venue jusqu’ici. Mais ce combat ne doit pas etre aussi le tiens, ne bouge pas, j’accours vers toi.

M’abaissant jusqu’à toucher du bout des doigts le sol fait de lumière dorée présent sous mes pieds, une vague circulaire se propagea autour de moi alors que je me propulsais dans les airs pour rejoindre au plus vite celle qui en ce moment risquait sa vie mortelle rien qu’en étant présente en ces lieux à présent maudits.

Si jamais tu oses ne serait-ce que de la regarder…

Je savais que s’il parvenait à lui faire du mal, il gagnerait, rien ne pourrait retenir ma fureur si je venais à la perdre, rien… Je devais aller plus vite, encore plus vite. Et tandis que le monde autour de moi n’était plus que lumières pourpres et or défilant sans forme comme dans un vortex, je ressentis la présence de mon aimée se rapprocher chaque fraction de seconde un peu plus.

« Plus vite, plus vite ! »

Repliant l’espace autour de moi par la masse cosmique que j’étais devenu, l’espace onirique se courba pour tomber sous mes pieds alors que se rapprochait celle qui m’avait appelée de ses vœux, celle si chère à mon cœur.

Enfin je réapparus dans le ciel à quelques dizaines de mètres au-dessus d’elle alors que la vague d’énergie résultant de mon déplacement émergeait elle aussi du vortex en une pluie doré venant rendre aux environs immédiat leur beauté d’origine et stoppant nette la pluie sanglante et cendreuse.

« Marie-Ange… »

Ce fut tout ce que je pus dire avant que d’un déplacement rapide je ne la rejoigne et que mes lèvres ne viennent se poser sur les siennes alors que mes bras allèrent tout d’abords saisir sa taille avant de caresser ses cheveux et son dos aux courbes parfaites.

Je dus faire de remarquablement grands efforts pour ne pas que mon ardeur et ma fougue ne s’avèrent etre dangereux pour elle, afin que ces retrouvailles ne soit pour elle qu’une délicate et délicieuse étreinte amoureuse.

L’or autour de nous resplendissait comme jamais il ne l’avais fait auparavant, deux êtres, deux âmes résonnant à l’unisson amplifiait sa puissance et le faisait briller comme mille étoiles, d’une lumière aveuglante jusqu’au moment où enfin après ce qui était paradoxalement une éternité et un temps bien trop court, mes lèvres ne se détachent des siennes. Plongeant mon regard d’or dans ses yeux couleur d’émeraude, j’avais compris à cet instant ce qu’elle venait faire ici, le lien que nous partagions désormais l’avait alerté de ma situation et son amour l’avait conduit ici dans ce lieu désolé.

La serrant fort entre mes bras je glissais ma tête dans son cou et ses cheveux avant de poser mon menton sur son épaule.

« Marie-Ange, reine de mon cœur, pardonne moi de t’avoir fait venir ici, j’ai été faible, faible et fou de croire cet ennemi vaincu, et j’ai été aveugle de ne pas m’en etre rendu compte alors qu’à présent cela me semble si évident. Pardonne-moi mon amour… »

Des larmes me montaient aux yeux alors que je disais ces mots, j’avais tellement honte de moi et j’étais si heureux de la voir, elle qui était venue sans la plus petite hésitation à mon secours sachant pertinemment ce qu’elle devrait affronter, car l’ayant déjà affronté quelques années auparavant.

« Pardonne-moi, j’ai échoué totalement, en tant que dieu et en tant qu’homme, mais je te promets que cette fois je n’échouerais pas, cette fois je vais en finir une fois pour toute. Aucune grotte ne sera assez profonde, aucune tanière ne sera assez obscure pour que cette infamie puisse se soustraire de nouveau à ma vengeance, cette fois il n’aura plus aucun endroit ou se cacher, cette fois il va retourner au néant. »

Tant d’amour, tant de reconnaissance pour elle, elle qui m’avait sauvée déjà sans le savoir. Tant de bonheur à contempler son visage et me perdre dans le bleu de ses yeux aux reflets d’émeraudes.

« Mais tu ne dois pas rester ici, un combat âpre et rude m’attends, je dois en finir avec cet ennemi et tu sais aussi bien que moi que cela ne sera pas facile, je comprends parfaitement ce que tu ressens en ce moment même, mais je t’en supplie ne me force pas à te voir affronter cette chose. »

A l’instant même où je disais cela, je savais que je perdais mon temps, rien ne la détournerais de moi en cet instant. A la fois fier et inquiet, un sourire affectueux illumina mon visage alors que je posais ma main droite sur sa joue pour caresser de mes doigts celle qui se tiendrait à mes côtés lors du prochain combat.

« Si tu tiens malgré tout à rester et combattre avec moi, je sais que je ne pourrais t’en empêcher que par la force, et tu sais pertinemment que jamais je ne pourrais m’y résoudre. Alors qu’il en soit ainsi, prépare-toi, je sens qu’il approche… »

En effet la poussière d’or qui nous entourait commençait à montrer des signes de faiblesses, la brume sanguine à l’extérieur était devenue une véritable tempête hurlante et déferlante.

« Il est là. »

La brume, la pluie, le sang, les cendres et le vent s’agglomérèrent devant nous pour donner naissance à un petit corps humain, celui d’un jeune d’enfant ruisselant d’un liquide pourpre et à la chair cendreuse, ses yeux comme ses cheveux étaient de la couleur du sang et pourtant il n’y avait aucun doute sur son identité, les imposants bijoux dorée ayant perdu tout éclats qu’il portait autour de ses membres graciles ainsi que l’étoile à six branches présente sur son front ne laissaient planer aucun doute.

Relevant alors sa tête que venait marquer un sourire carnassier dans ces yeux pourpre aux pupilles verticale pouvaient se lire toute la folie du monde.

« Il est temps pour vous de mourir afin que je puisse enfin naitre. »
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Thalie


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MessageSujet: Re: [1754] Requiem for a nightmare [Hypnos]   Mer 26 Sep - 19:30

La Pourpre, la couleur des rois et des empereurs, extraite d'innombrables coquillages. Tout autour d'elle se parait de cette teinte en d'innombrables variantes. Sombres et menaçantes, elles étouffaient tout le reste, écrasant l'ensemble de toutes les autres couleurs de sa seule présence. Rouge, tout était rouge comme le voile de Bloody. Le monde onirique était le parfait reflet de la souillure que le venin d'Eris la Perfide avait infligée à l'âme du roi de son coeur.

Hypnos ? Où restes-tu, mon amour ? Où es-tu ?

La blonde artiste avait beau sonder l'horizon, rien ne paraissait. Rouge tout était rouge, signe de tourment, de mauvaise augure. Rien ne paraissait et pire encore, l'écarlate ne cessait de s'étendre de se renforcer. Le roi Rouge venait de porter un coup magistral et il s'apprêtait à faire tomber le roi de son coeur. Un vent se leva venant bousculer Angel qui chancela sous la force du vent. Elle sentit la dague effilée cogner tout contre elle. Elle avait cette arme ainsi que deux autres. Tout avait été fait pour que cela fonctionne. Hypnos comprendrait, elle en était certaine. La jeune femme ne pouvait pas parler mais elle saurait se faire comprendre. Le langage du corps avait son importance et leur amour était aussi unique qu'immense.

Ou es-tu ? Est-ce lui qui te retient...

Ses doigts reprirent leur course sur les cordes.

- Hypnos !!! Roi de mon coeur, viens... Rejoins-moi !

Son cosmos s'intensifia tant son quiétude grandissait. De toutes ses forces, elle l'appelait alors que la rage de Bloody Hypnos redoublait. Elle commençait à se faire sérieusement ressentir, malmenant la sainte de la Lyre. Le sol lui-même prenait une teinte rouge presque noire. Des liens sombres apparaissaient menaçants. Prête à se battre la Saltimbanque embrasa son cosmos et les pans de la tour commencèrent à se déployer.

- Hypnos !!! Mon roi !!!

D'un geste, elle rabattit les pans de la tapisserie sur le sol. Un moyen de maintenir éloignée la peste rouge avant qu'elle ne se remette à jouer. Des accords plus que sublimes s'ensuivirent avant qu'elle ne lève les yeux vers le ciel. Une lumière dorée et puissante accompagnée d'un cosmos qu'elle n'oublierait jamais. Elle leva ses magnifiques yeux bleu émeraude vers lui et son coeur s'emballa.

Hypnos enfin la rejoignait. Une pluie dorée et bénéfique s'abattit alors sur elle. Le divin fils de Nyx avait ainsi repoussé pour un moment le pouvoir de Bloody Hypnos. Les environs redevinrent pareils à eux-mêmes avant qu'elle le lève les bras vers celui qu'elle aimait de toute son âme et de tout son coeur. La Lyre stoppa ainsi son chant tandis qu'elle sentait les bras de son aimé se refermer sur elle. Il la serra avec tant de passion tout en se retenant de la blesser et se blottissant tout contre lui, Angel savourait ses caresses. Elle avait eu si peur de le perdre d'arriver trop tard. Elle leva alors le visage vers lui, le laissant capturer ses lèvres en un baiser plein de passion. Le coeur de la jeune femme s'emballa de nouveau avant de battre au même rythme que celui d'Hypnos.

Le temps sembla un instant s'arrêter avant que leus lèvres se détache et qu'elle ne sente le menton de son roi se poser sur son épaule en un geste plus de tendresse. Son souffle caressa sa joue et elle entendit enfin le son de sa voix. Il s'excusait auprès d'elle pour une faute dont il n'était pas le seul responsable. Elle sentait une grande tristesse l'envahir avant qu'elle ne se reprenne. Elle devait être forte pour eux, forte pour trouver les mots pour le réconforter et l'amener à lutter près d'elle sans risquer de sombrer dans la colère et la vengeance dont se nourrissait Bloody Hypnos.

- Non, roi de mon coeur. Il n'y a rien à pardonner. Je vous aime de tout mon coeur et si quelqu'un a pris le risque de sur-estimer ses forces, c'est bien moi. Moi qui ai pris le risque d'absorber le poison souillant le corps de la déesse Athéna.

Ses mains se posèrent à leur tour dans la chevelure d'Hypnos qu'elle caressa avec tant de tendresse avant qu'elle ne l'embrasse à son tour avec passion.

- Cette faute est la nôtre. Roi mon roi, cette faute nous l'avons commise ensemble et c'est ensemble que nous la réparerons. Je vous aime et face à une force dont Eris ignore tout, Bloody ne pourra rien. Ensemble restons ensemble. Pour moi et pour tous ceux qui m'ont aidée à trouver ceci.

Elle plaça l'arme entre eux. Hypnos la saisirait. Une lame fine et rétractile qui injecterait un très puissant sérum dans le corps de Bloody. Puis, elle susurra à son oreille.

- Mais notre plus grande force reste notre amour. C'est ensemble que nous vaincrons.

Elle ferma les yeux lorsqu'il lui caressa la joue avant d'en se pencher en avant, recherchant une dernière fois la chaleur de ses bras. Un répit suivi du retour de la tourmente. Et Bloody, Bloody ne tarda pas à apparaître tout comme le confirma Hypnos. Son entrée était en tout point pareille à ce que la jeune femme en attendait. Un maelstrom de cendres et de sang qui finit par prendre forme humaine. Celle d'un jeune enfant aux yeux et cheveux d'écarlate paré de bijoux à l'éclat éteint ainsi que d'une étoile à six branches. En tout points, il semblait être un reflet naissant de son roi. L'étonnant venin de Eris prenant vie au plus profond de l'âme de sa victime.

Un enfant...

Angel était femme. Frapper un enfant, même s'il qui n'avait rien d'enfantin et encore moins d'innoncent, était au-dessus de ses forces. Pas comme cela... Cela allait à l'encontre de tout ce que l'artiste était. Elle avait tant de mal...

- Hypnos, endormons-le ensemble, endormons-le... De ma Lyre et de ton pouvoir... Ses forces le quitteront lorsque je pourrai enfin lui donner le remède...
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MessageSujet: Re: [1754] Requiem for a nightmare [Hypnos]   Mer 26 Sep - 23:14

Par tous les feux du sombre empire…

Ce qui se dressa devant nous était au-delà de tout ce que j’avais pu prévoir, devant nous se trouvait un corps humain maculé de cendres et de sang ayant l’apparence d’un enfant âgé d’à peine plus d’une dizaine d’années, si je fut surpris par cette frêle apparence et l'innocence qui s'en dégageait, ces yeux et sa voix eux n’avaient rien d’innocent.

Ainsi c’est à toi que je dois ma honte, ma décadence, ma souillure, maudit sois-tu.

« Maudit-sois-tu mille fois ! »

J’avais dès son apparition ressentit un puissant sentiment de haine et de mépris à son égard, sentiment qui ne faisait que croître au fur et à mesure que le temps passait.

« Il est temps d’en finir, je vais te montrer que sans l’effet de surprise, tu n’es qu’un parasite attendant sa fin ! »

La dague de Marie-Ange à la main, je savais qu’elle allait m’etre utile, même si je ne savais pas encore pourquoi ou comment, mais rien de ce la reine de mon cœur faisait n’était dépourvus de sens. Encore fallait-il m’approcher suffisamment près pour l’utiliser.

L’endormir, oui l’endormir avant d’en finir.

Alors que j’amassais dans mes mains une formidable concentration de cosmos, sans pour autant franchir le seuil de dangerosité pour la reine de mon cœur, je remarquais avec inquiétude la croissance prodigieuse de mon reflet, il grandissait à vue d’œil et visiblement son cosmos aussi croissait de la même manière.

« Pauvre imbécile, tu oublis qui je suis. Ce que tu sais, je le sais aussi, tes souvenirs, tes techniques, tes sentiments, je suis tout ce que tu refuses de devenir, et jamais tu ne pourras me vaincre car je suis toi ! »

L’impensable se produisit alors, mon écarlate reflet imita alors à l’identique ma position et amassa lui aussi une formidable concentration de cosmos pourpre.

La même pose, la même technique…

« Attention mon amour !

Eternal drowsiness !

Eternal drowsiness ! »


Les deux jets de lumières se rencontrèrent alors dans une explosion cosmique cataclysmique fissurant le monde onirique lui-même, soufflant cette réalité comme un tableau fait de sable, et alors que le ciel comme la terre était dissolu, je m’étais saisi de la reine de mon cœur pour empêcher sa chute dans les limbes.

« Je te tiens mon amour, il ne t’arrachera pas à moi, pas tant que je serais là. »

Me tournant vers mon autre moi qui à présent avait la même apparence que moi, son sourire narquois et malsain acheva de me mettre hors de moi.

« Maudit, je vais te réduire en cendre, voyons si tu parviens à suivre cette fois, misérable imposteur ! Encounter another field ! »

Levant la main au-dessus de moi, j’allais user d’une technique incroyablement plus puissante, une technique ne visant qu’à la destruction de ma cible, plus question de l’endormir, il devait disparaître.

La poussière d’or s’éleva alors au-dessus de moi avant que le monde autour de nous ne se transforme pour devenir autre chose, un monde conforme à ma volonté, un autre monde où seules les étoiles existaient, rien d’autre que l’espace et les étoiles pour lieu de combat.

« N’ai crainte mon amour, la sphère de poussière d’or qui nous entoure pourvoira à tes besoins en oxygène, quand à la gravité…

Laisse tomber tes boniments Hypnos, tu perds ton temps, tu as déjà oublié ? Rien de ce que tu as ne m’est inaccessible. Encounter another field ! »


Soudain la brume de sang s’éleva elle aussi, et le monde que j’avais conçu fut emporté, dissout à son tour par cette brume qui disparaissait peu à peu pour nous révéler un tout autre champs de bataille.

Nous nous trouvions à présent dans le cratère d’un volcan en éruption, cerné par les projections de magma et au milieu des effluves de souffre et de vapeur brûlante.

« Marie-Ange ! »

Si je ne craignais pas grand-chose dans un tel endroit, il en était autrement pour la reine de mon cœur.

« Je te l’ai dit imbécile, tu ne peux pas me vaincre, elle non plus d’ailleurs. Sans compter le sérieux handicap que tu as avec toi, tu ne peux te battre à pleine puissance. »

Il disait hélas la vérité, Les attaques de la reine de mon coeur associées aux miennes ne parvenaient apparemment pas à le blesser, et je ne pouvais déployer qu’une portion de mon pouvoir à proximité la reine de mon cœur, alors que lui…

« Ne sous-estime pas la force de celle qui est la reine de mon coeur, son pouvoir pourrait bien être ta fin. Mais il me semble que tu n’y vas pas bien fort toi non plus, tu n’as d’ailleurs pas une seule fois tenté de t’en prendre directement à elle alors que tu la considère d’emblée comme mon point faible, comment cela se fait-il ? Pourquoi te retiendrais-tu sinon à cause de… »

Mes yeux s’écarquillèrent d’effroi à cette pensée.

Toi aussi.

« Toi aussi… Jamais tu ne l’auras ! Tu ne mérites pas un tel trésor ! Encounter another field ! »

Ma rage et ma haine envers lui avait atteint des sommets encore inégalés, et alors qu’il semblait atteindre lui aussi sa pleine puissance, se parant même de la sinistre réplique sanglante de mon surplis, le ciel écarlate creva et les vapeur furent soufflées par ma matérialisation, un immense astéroïde s’enfonçait dans cette dimension pour venir ensevelir à jamais dans sa propre création cette chose immonde qui voulait me voler mon plus beau trésor.

« JHahaha ! Elle m'appartiens au même titre que toi Hypnos, comme je lui appartiens, car je suis toi. De plus tu as oublié le combat contre Bloody-Angel on dirait, elle ne pourras pas plus me blesser que tu n'a put le faire contre son double, elle nous aime beaucoup trop pour cela Hypnos. »

Et alors qu’une vague de froid jaillis de mes mains pour venir transformer une pluie de roche en fusion en roche acérées, je figea ces fragments de pierre dans les airs avant de les projeter sur mon adversaire à une telle vitesse qu’ils en devinrent de nouveau incandescent.

« Joli coup, à moi maintenant. Encounter another field ! »

Comme je le pensais, les fragments de roches explosèrent au contact du surplis divin qu’il portait désormais, et comme si cela ne suffisait pas, il leva lui aussi la main pour faire apparaître un autre astéroïde qui vint percuter le premier les anéantissant tout deux sur le coup, mais nous laissa une pluie de fragments incandescent en guise de souvenir.

Voyons jusqu’où va la ressemblance.

Je devais me reprendre, je devais trouver son point faible, je devais le vaincre ici et maintenant.

« Openning gate of another field. »


A ces mots s’ouvrirent des dizaines de flaque d’or fondue d’où émergèrent lentement des dizaines armes blanches enveloppées d’une aura dorée et crépitantes d’arcs électriques.

« Voyons si ton trésor…

Pfff mais quand comprendras-tu ? Openning gate of another field ! »


S’en suivit alors l’émergence de dizaines de flaque de sang desquelles émergèrent également des dizaines d’armes dégoulinantes d’un liquide pourpre.

« Cesse donc de me recopier misérable imposteur ! »

Abaissant le bras dans sa direction, les armes partirent en un éclair, propulsées sur mon ennemi. Mais aucunes ne parvint jusqu’à lui, toute furent interceptées par les armes qu’il lança contre elles dans une pluie de traits écarlates allant percuter ma pluie de trait dorée.

Ainsi la ressemblance allait jusque-là, mon trésor, ma fierté, il l’avait aussi, il m’avait aussi copié pour cela. Et je ne devais même pas chercher à savoir s’il avait également accès aux artefacts de niveau A ou plus.

Marie-Ange n’y survivrait pas, pas ces artefacts, pas ces armes de destructions massives…

Mais alors que me restait-il comme possibilités ? Il disposait de l’ensemble de mes techniques et apparemment de la même puissance que moi.

« Tu fais erreur Hypnos, mon cosmos est supérieur au tiens maintenant. »

Il pouvait apparemment lire mes pensées, et il disait vrai, contrairement à moi, il ne semblait pas se fatiguer, et j’étais encore sous l’effet de mon séjour dans les limbes…

« Pathétique, tu n’as plus rien à m’apprendre, il est temps pour toi de disparaitre afin que je puisse naitre enfin.

Cesse de te croire déjà victorieux, je suis encore debout !

Encounter another field !

Encounter another field ! »


Apparemment nous avions eu la même idée, si nous ne pouvions pas frapper à pleine puissance à cause de la proximité de la reine de mon cœur, il nous fallait frapper le plus fort possible sur notre ennemi. Et quelle meilleure arme de précision que la structure de la matière elle-même.

« Bakudō no nanajū kyū : Kuyō Shibari !

Bakudō no nanajū kyū : Kuyō Shibari ! »


Décidément j’avais de plus en plus l’impression de me battre contre mon reflet, il connaissait même mes plus secrètes matérialisations ainsi que les arcanes pour les matérialiser, et tout comme moi, il matérialisa huit trous noir de la taille d’une tête d’épingle qui se placèrent en des points précis autour de moi, le prélude à l’apparition du neuvième bien plus gros, une redoutable technique d’immobilisation par la gravité combinée des huit trous noir encadrant entièrement et tri-dimensionnellement leur cible avant que le coup de grâce ne lui soit porté.

« Héhé, nous voilà immobiliser tous les deux, que vas-tu faire à présent ?

La même chose que toi bien sûr. »


Il disait encore une fois la vérité, au lieu de matérialiser le neuvième trou noir sur l’autre, nous le fîmes chacun matérialiser près de nous afin que son attraction disloque ceux nous emprisonnant, et alors que la lumière elle-même était aspirée par la masse infinie de ces corps céleste, je devais me rendre à l’évidence, jamais je ne pourrais le battre ainsi.

Il ne restait pour ainsi dire plus rien du volcan que mon autre moi avait matérialisé, que ce soit via la gate of another field, ou via les trous noirs, la dimension avait entièrement était anéantie, il ne restait plus que le vide et les ténèbres, et Marie-Ange, toujours près de moi, indemne autant que j’avais été en mesure de la protéger.

« Mon amour, que dois-je faire ? Je ne peux le vaincre, c’est comme se battre contre soit même. »

J’étais perdu, et en proie au doute, depuis maintenant plusieurs siècles, je n’avais éprouvé ce sentiment, j’avais oublié jusqu’à son existence. Mais aujourd’hui je le redécouvrais dans toute son horreur, je doutais.

« Tu es perdu Hypnos, rien de ce que tu feras ne pourra me vaincre, car je suis toi, et une fois que tu auras disparut, ma reine et moi seront enfin libéré de ta médiocrité. »

Le regard sans ambiguïté de mon reflet envers ma lune et mes étoiles m’arracha presque un cri de rage, mais je la savais vaine, vaine et impuissante, je n’arrivais pas à me vaincre, cela semblait même impossible. Que devais-je faire ? je sentais de plus en plus la différence de cosmos entre nous, j’avais beaucoup perdu alors que lui semblait en gagner d’avantage à chaque instant. Fatigué, je tomba un genou à terre sur la plateforme qui nous soutenait tout trois, mon temps était compté je le savais, je sentais déjà l’emprise de mon double s’affermir sur mon esprit.

« Lamente-toi Hypnos, il n’y a aucune chance de victoire pour toi. »
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MessageSujet: Re: [1754] Requiem for a nightmare [Hypnos]   Jeu 27 Sep - 18:05

L'enfant l'avait comme attendrie, diminuant ses défenses. Angel était femme et un jour peut-être serait-elle mère ? Une vie heureuse auprès d'un époux même si son destin se révélait des plus surprenants. C'était entre les bras du fils de Nyx qu'elle avait trouvé le bonheur pour lequel elle combattait en cet instant. Pour lui, le roi de son coeur et pour leur amour. Elle avait traversé tant d'épreuves mais aussi rencontré des êtres changeant de l'ordinaire. La blonde musicienne avait été au bout d'elle-même pour lui, pour Hypnos. Son regard si doux se posa sur le roi de son coeur. Elle l'aimait tant.

Un instant s'écoula comme ça avant que d'un geste, Hypnos ne l'éloigne de son reflet sanglant. Elle ne cessait de le détailler, à la recherche de la couronne en forme de serpent.

Mais où ? Il devrait la porter lui aussi ?

Un cri échappa à la Saltimbanque lorsque le monde onirique vola en éclats, laissant la place à un autre univers. La poigne de son roi sur son poignet la réconforta. Le dieu du sommeil veillait sur elle et la protégeait. Un sourire apparut sur son visage.

" Je suis avec toi mon amour. Avec toi, mon beau Lucian. Ensemble... "

Elle l'encourageait de son sourire, de l'intensité de son regard. Elle se souvenait de la puissance et de la bonté du cosmos de l'Amour. La façon dont les choses s'étaient déroulées à Giudecca.

" Freyja m'a montré. La déesse de l'Amour m'a montré la puissance que nos sentiments pouvaient développer. Je suis avec toi, Lucian. Avec toi... "

Elle ne pourrait rien faire en cet instant sinon assister au plus terrifiant des combats, celui qui pouvait anéantir à lui seul tout autour de lui, le combat des dieux. Elle était là, comme impuissante auprès d'eux. D'Hypnos et de Bloody. Tous deux luttaient à une allure folle. Elle ne pouvait manquer le moindre détail de tout de ce qu'il se passait : la croissance phénoménale de Bloody et son regard, ce regard qu'elle n'avait qu'entrevu au détour d'un rêve.

Iris de sang... Pupille verticale comme ceux d'une vipère. Folie et passion, Soif de Meurtre...

Elle le sentait, elle suivait chacun de leur échange. Un combat en miroir. Des jumeaux miroirs mais dont l'un était le roi doré et l'autre le roi rouge.

Sang et Or...

De sang et d'or, telle est la lutte.


Tout allait si vite qu'elle ne pouvait que suivre sans bouger jusqu'à ce qu'une vérité n'éclate. Elle qui ne l'avait que pressentie la voyait confirmer.

Ainsi, vous êtes semblables à ce point là. Ton désir d'être Hypnos est si grand.

Elle le suivit alors, observant tout ce qu'il se passait autour d'elle, la succession des mondes comme on changeait un décor, les attaques qui s'enchaînaient et se heurtaient sans jamais se toucher réellement. Ils avaient les mêmes pensées et les mêmes sentiments envers la Souris. Deux rois se battaient pour elle...

Angel ne pouvait rien dire même si à un moment, elle sentit comme un liquide chaud s'écouler sur son côté. Pourtant, elle ne souffrait pas mais elle était aussi tant concentrée sur le combat.

Cette vie est comme éclose et comme tout être souhaite continuer à vivre sauf que jamais plus je ne redeviendrai Bloody Angel. Plutôt mourir.

Elle sentait le regard de Bloody Hypnos posé sur elle et l'effet que cela produisait sur le roi de son coeur. Le combat reprenait de plus belle, encore plus violent et intense. Elle-même se sentait écrasée et souvent perdue tant cela allait vite. Cela dépasser et de très loin la puissance des chevaliers d'or eux-mêmes.

Athéna, ma déesse... Puissé-je trouver la force et les paroles. Ce monstre de Bloody Hypnos ne doit pas gagner. Je n'ose imaginer le mal qu'il ferait...

Puis, soudain, tout sembla s'arrêter et le roi de son coeur chancela. Terrifiée, Angel le vit mettre un genou à terre. Il donnait les premiers signes de faiblesse. Le regard de la jeune femme alla à la dague. Cette arme symbolisait l'espoir, le remède face au mal.

Non, non, je n'ai pas lutté toutes ces années en vain. Jamais Hypnos et Bloody ne pourront réellement se battre tant que je serai là. Et c'est cela qui peut faire la diférence. Cela et l'amour que vous porte d'autres. Ceux qui ont traversé ces épreuves avec moi. Dormin, professeur Harcher et vous, les deux Etoiles...

Soudain, elle sentit que son tour était venu. Elle ferma les yeux et se concentra.

- Thalie, que tes ailes me portent entre eux...

C'était son souhait et dans la dimension onirique, bien des choses étaient possibles même celle-là. Hypnos l'avait conditionnée pour qu'elle s'y sente bien, qu'elle y vive telle une reine.

- La reine de ton coeur tout comme toi resteras le seul roi de mon coeur...

Le cosmos de la Souris s'embrasa alors faisant apparaître une paire d'ailes argentées et elle se plaça entre eux, face à Bloody avant d'écarter les bras.

- Si tu veux le tuer, il te faudra me tuer d'abord, moi !!!

Sa chevelure d'or voleta tandis qu'elle repoussait un moment son armure, laissant apparaître la majeure partie de son corps.

- Tu dis m'aimer mais regarde ce que tu m'as fait.

Une immense tache se trouvait sur son flanc et lorsqu'elle embrasa quelque peu son cosmos, le sang sembla se changer en une brume qui vint tous les baigner. Le sang qui se déposa sur leurs corps à tous les trois. Elle voulait que Bloody se rende bien compte de la chose. Que le précieux liquide lui colle à la peau. Qu'il ne puisse oublier le mal qu'il venait de lui faire en s'en prenant à Hypnos. Angel rappela ensuite son armure d'argent avant de se détourner de Bloody. Elle ne savait si la voir blessée peut-être grièvement avait fait son effet sur l'incarnation du venin d'Eris mais elle ne tarderait pas à être fixée.

Quelques pas plus tard et elle se retrouva face à Hypnos toujours à genoux. Rapidement, elle repassa un baume spécial sur ses lèvres. Une sorte de crême aux reflets rouges mais ce qui pouvait attirer davantage l'attention de Hypnos était l'une des marques sur le petit boitier le contenant. De l'argent et une rose entrelacées avec une dague...

Puis, elle approcha doucement avant de le prendre entre ses bras, posant la tête du dieu tout contre son coeur. Elle se mit à le bercer avant de lui parler tendrement.

- Apaisez-vous mon roi. C'est de vous qu'il tire ses forces. Il est vous et si vous aviez les mêmes forces à un moment, lui se nourrit de vous de votre force...

Elle prit son visage entre ses paumes si chaudes avant de l'embrasser langoureusement. Leur baiser était long et connaissant le reflet d'Hypnos cela ne pourrait qu'attiser sa jalousie. Cela sembla une éternité tout en étant si court aux yeux d'Angel et elle lorsque détacha ses lèvres de celles de son amant, Hypnos semblait déjà mieux. La plateforme les soutenant avait repris de l'ampleur.

- Je suis et reste avec vous mon roi. De par notre art, jouons lui une mélodie que rien ne pourra surpasser celle vibrant avec nos coeur à l'unisson. Puissent les dieux de l'Amour et les Muses nous soutenir.

Face à l'Amour, Eris la Fielleuse ne peut rien !!!


Et faisant apparaître un siège près de Hypnos, elle prit sa Lyre et se mit à jouer. Le cosmos d'Angel associé à la musique...

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MessageSujet: Re: [1754] Requiem for a nightmare [Hypnos]   Jeu 27 Sep - 20:59

Mon corps semblait comme brisé, et la douleur me torturait, alors que la faiblesse m’envahissait, je sentais mon esprit s’obscurcir, mon double avait acquis tant de puissance, et moi j’étais si faible…

Les ténèbres commençaient à m’ensevelir, et dans le désespoir d’une défaite inéluctable, je découvrais la véritable solitude, celle que l’on éprouve fasse à sa propre fin.

Vais-je finir ainsi ? Etait-ce là mon destin, disparaître fasse à une version monstrueuse de moi-même ?

Je me sentais à présent chuter dans les limbes, notion de rêve non structurés sans espace ni temps, le plus profond niveau du monde onirique, un lieu d’où l’on ne revient généralement pas. Ma vue se troublait, et alors que je revoyais quelques souvenirs défiler dans mon esprit, seule la reine de mon cœur parvenait à éclairer le voile des ténèbres qui était tombé sur mon regard.

Marie-Ange… Pardonne-moi, j’ai fait du mieux que je pouvais en l’occurrence.

Le sommeil m’appelait, un sommeil qui ne venait pas de moi, mais bien de mon alter-égo, désormais maitre à son tour de ma création.

Marie-Ange… Mon amour…

Je revoyais son corps, son visage, son sourire, ses yeux, sa lumière.

Marie-Ange ?

Ce fut d’abord une étincelle dans les ténèbres, mais elle grandit rapidement jusqu’à devenir un phare dans la nuit, le voile se déchirait, parcouru de fissures alors que la lumière d’argent parvenait jusqu’à moi, m’arrachant des limbes où j’avais presque sombré. Dans la lumière étincelante chassant l’obscurité, je crus discerner une main tendue, une main appartenant à la plus belle femme qu’il me fut donné de contempler de toute mon éternité.

Marie-Ange, est-ce que c’est toi ?

Comme attiré vers cette main tendus, je levais à mon tour mon bras et avançait dans sa direction, alors que je m’extrayais d’avantage des limbes, d’autre souvenirs me revenaient, d’agréables souvenirs.

Mon frère, ange des ténèbres, mes enfants…

Non je n’étais pas seul et nus dans les ténèbres, même face à tout ce que mon aller-égo représentait, j’avais quelque chose qu’il ne pourrait jamais usurper, mon vécu.

Je suis prêt.

Saisissant alors cette main de lumière, je fus entouré d’une lumière argenté qui me fit réintégrer la dimension que j’avais laissée derrière moi, et devant moi se trouvait bras écartés ma lune et mes étoiles parée d’une armure d’argent et pourvus d’une magnifique paire d’ailes angélique.

« Marie-Ange ? Mais… Comment ? »

Je ne parvenais pas à y croire, elle était parvenus à maîtriser la matérialisation onirique dans cet espace que nous avions construit tout deux. Un fait sans précédent dans toute l’histoire de l’humanité.

« Marie-Ange, serais-tu… ? »

Son courage, son dévouement, sa force furent magnifiés au moment où repoussant son armure, elle laissa son corps apparaitre dans toute sa gloire céleste, révélant ainsi sa blessure que je n’étais pas parvenus malgré tous mes efforts à empêcher.

« Je, je ne voulais pas, Marie-Ange, je ne te voulais aucun mal, je ne voulais même pas que tu te trouves ici maintenant, toutes ces années, j’étais présent entre vous deux, inspirant passion et félicité à Hypnos, au début ce n’était que pour mieux préparé le moment où je t’aurai tué de mes propres mains, mais cela à changer, tu m’as changé, désormais Hypnos et moi partageons également ceci. Je t’en prie, ne te dresse pas contre moi, car je choisirais la liberté, même s’il me faut te passer sur le corps, rien ne se mettra au travers de mon chemin, rien ni personne, pas même toi. »

Et alors que mon double semblait hésiter pour la première fois de ce combat, Marie-Ange avait transformé son sang en une brume écarlate qui nous entoura bientôt tout trois comme l’aurai fait ma poussière d’or, ou encore la brume sanglante de l’ange des ténèbres.

« Mais cette technique, c’est celle de…

Maudite traitresse, aider un chevalier d’Athéna, je saurais lui faire comprendre son erreur, je… »


Quelque chose dans cette brume semblait différent d’une simple poussière de sang, il s’y trouvait quelque chose d’autre…

« Mais qu’est-ce que c’est que… ? »

Mon double n’eut pas le temps de finir sa phrase que malgré le surplis intact qui le protégeait, il se mette à souffrir atrocement, comme si la brume le brulait au-travers de sa protection divine.

« Que m’as-tu fais sale garce, c’est la dernière fois que tu me blesseras ! »

La rage de mon alter-égo semblait avoir atteint son paroxysme, et alors qu’il se préparait à lancer une nouvelle attaque, je ne pouvais plus ressentir autre chose que de la rage, de la rage pour ma faiblesse, de la rage envers cette parodie qui se prenait pour moi, de la rage sans bornes.

Toujours un genou à terre, je posa les yeux sur la reine de mon cœur qui tournait son dos à l’ennemi tout en s’approchant de moi apparemment sans comprendre l’étendu du danger, je voulais l’avertir, la protéger, mais avant que je ne puisse même ouvrir la bouche, je la vis s’enduire les lèvres d’un baume aux reflets rouge qu’elle tira d’une petite boite frappée d’un sceau reconnaissable entre tous.

« Mais, cette rose ? Tu es allez la voir ? »

Jusqu’où la préparation de la reine de mon cœur allait-elle ? Depuis combien de temps préparait-elle ce moment ? Depuis combien de temps savait-elle à mon sujet ? La honte me submergea un instant et je me sentait perdre tous mes repères devant mon échec total. Mais lorsque Marie-Ange m’enlaça avant de me bercer totalement, je me sentis fondre en larme devant ma situation, pleurant silencieusement, je l’enlaçais à mon tour, voulant tout oublier, tout occulter si ce n’est sa présence à elle, son parfum, sa peau si douce, ses cheveux…

« Comme c’est touchant, je vais vous anéantir tous deux en même temps, si je ne peux l’avoir, alors personne ne l’aura ! »

Levant alors un bras en notre direction, l’autre main vint saisir le poignet de ce bras menaçant.

« Cette position, non pas cette technique !

Au bout de mille mains… »


Je devais réagir et vite, cette technique ne devait pas être achevée.

« Mains de ténèbres inaccessibles, archers du ciel sans reflet…

Marie-Ange libère moi je t’en prie, il va frapper !»


Mais au lieu de relâcher son étreinte, Marie-Ange me révéla une information des plus incroyables, et des plus pertinentes.

« Ainsi c’est donc ça, je le nourris… Comment ne l’ai-je pas vu plus tôt… ?

Voie obscure, vent qui attise les braises, assemblez-vous sans hésiter au bout de mes doigts… »


Avec cette information, le combat aurait pu tourner à notre avantage, si seulement nous survivions à cet arcane de niveau 91. Je voyais déjà la lumière ambiante s’assembler en un millier d’étoiles étincelantes se dressant entre lui et moi, comme autant de menace de mort, une mort totale tant l’énergie déployée serait apocalyptique.

Resserrant mon emprise sur la reine de mon cœur, je laissais mon cœur se remplir de l’amour que j’éprouvais pour elle. Elle semblait partager mon idée et se saisit de mon visage qu’elle prit entre ses chaleureuse paumes avant d’apposer ses lèvres sur les miennes dans un baiser langoureux qui acheva de chasser de mon esprit tout autre sentiment que l’amour irraisonné et infini que j’éprouvais pour elle.

« C’est trop tard pour vous, l’incantation est presque terminé, vous ne l’emporterez pas maintenant, je vais vous détruire tous deux ! »

Les mots pleins de fiel de mon double ne masquaient pourtant aucunement la diminution prodigieuse que subissait son cosmos, s’évaporant à vue d’œil comme si s’échappait de son corps alors que je recouvrais mes forces au même rythme.

« Balles de lumière… Huit corps… Neuf branches… Axe solaire… Trésor vicié… Grande roue.. Tourelle grise… »

Mon double s’épuisait à vue d’œil, déjà son surplis tombait en poussière alors que son corps lui-même redevenait celui d’un adolescent, les étoiles autour de lui pulsaient comme si leur existence même ne pouvait plus être maintenue, elles s’éteignaient les unes après les autres malgré l’acharnement évident de mon alter-égo pour achever une technique qu’il n’était déjà plus en mesure de parachever.

Si pitoyable… Si triste, si seul.

« Garde ta pitié pour les faibles, je n’en ai pas besoin, je vais te briser, je vais te…

Comme tu es misérable. »


Notre étreinte fut à la fois longue mais trop courte, mais Marie-Ange avait raison, il était temps d’en finir avec cette triste histoire.

« Tu as raison Bloody-Hypnos, tu es moi sur bien des points, mais tu es seul, seul et nu dans ta noirceur, tu peux te nourrir de moi aussi longtemps que durera l’univers, jamais tu ne pourras combler le vide de ton existence à moins de devenir toi-même. Laisse-moi te montrer la différence entre nous, laisse-nous te jouer un morceau qui marquera ton esprit à jamais. »

Matérialisant alors mon instrument de prédilection, ma flute d’or, je décidais de faire entièrement confiance à la reine de mon cœur pour la suite des évènements, focalisant entièrement mon esprit sur elle et sur ce qu’elle était pour moi, mon alter égo se retrouvait maintenant dans le corps nu d’un garçon d’à peu près 15 ans, vociférant en vain sans même parvenir à percer la barrière d’or qui nous entourait.

« Ecoute bien toi qui est seul, puisses-tu ouvrir ton esprit à ce qu’est vraiment l’existence, puisse tu en revenir transformé. »

Aux premières notes que je fis, le cosmos de la reine de mon cœur se mêla au mien pour devenir un nouvel astre scintillant aux mers d’azur et aux forets d’émeraudes, fruit de l’union spirituel d’un dieu avec celle de son choix.

Ainsi notre union peut accomplir le miracle de la création ex-nihilo, nous sommes unis et en harmonie face au destin, aussi cruel qu’il puisse etre.

La musique se poursuivit achevant de réduire à son plus simple état ce qui fut surement mon plus rude adversaire, devenus à présent un enfant âgé de moins d’une dizaine d’années, nu, à genoux et sanglotant au milieu de la lumière d’argent et d’or qui émanait de notre astre de lumière ainsi que de nos cosmos et nos accords se mêlant en une symphonie divine, une ode à l’amour face à laquelle la discorde ne pouvait que perdre.

Quand la dernière note tomba en douceur sur cette performance sans commune mesure, je me sentais si bien, si fier d’elle, si désireux de la prendre dans mes bras. Dans son regard je pouvais lire le soulagement qu’elle ressentait à présent que nous avions gagné. Remarquant seulement maintenant le drole de gout que j’avais en bouche, je souris alors devant l’ingéniosité de la reine de mon cœur.

« Le baume, la brume… La dague n’était qu’un leurre n’est-ce pas ? Décidément tu n’avais rien laissé au hasard. »

Je la saisissais dans mes bras avant de plonger mon regard dans le sien, savourant cet instant ou je pouvais enfin ressentir mon amour pour elle sans craindre de l’authenticité de mes sentiments.

« Tu as mentis bloody-Hypnos, jamais je ne t’ai dut mes sentiments pour elle, jamais, ils me sont propres, jamais tu ne les auras. »

Tournant mon visage vers ce qui restait de mon double, je le vis se relever tant bien que mal, couvert de cendre et de larmes de sang qui coulait sans interruptions sur ces petites joues d’enfant, il ne restait plus rien d’agressif dans son regard, rien d’autre que la tristesse et la résignation.

« Achevez moi je vous en prie… »
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MessageSujet: Re: [1754] Requiem for a nightmare [Hypnos]   Ven 28 Sep - 15:36

Un écho s'était doucement élevé avant de se faire murmure, montant crescendo jusqu'à devenir chant. Magnifique et intense, touchant autant l'âme que le coeur, ainsi, s'élevait la divine mélodie née de leur union. Près de son roi, se trouvait assise Angel, presque à genoux à ses côtés. Sa longue chevelure d'or se souvelant au rythme d'un souffle léger. Un éclat d'argent s'accrochait à la douceur de sa peau, elle était l'ange assis à l'ombre du divin fils de Nyx. Celle pour qui s'affrontaient deux rois. Le visage penché en avant, incliné délicatement contre celui qu'elle aimant de tout son être, elle émettait un cosmos si puissant tandis que ses doigts si agiles glissaient et pinçaient les cordes. Accords auxquels se mêlaient le son de la flûte. Chant de l'Amour, chant de l'Espoir s'élevant vers Bloody Hypnos.

Un sourire sur les lèvres d'Angel tandis qu'elle savourait le contact d'Hypnos et la chaleur écrasante de son cosmos. Il était son Soleil, elle était sa Lune. Ensemble, à l'unisson, ils plongeaient l'infortuné Bloody Hypnos dans l'ombre apaisante de la plus fabuleuse des éclipses. Spectacle visible que de leur ennemi commun. Pour Angel n'apparaissait que la lumière d'Hypnos, ses longues ailes d'argent se plaçant tout contre celles du roi de son coeur. Angel, jamais, elle n'avait aussi bien porté son nom. Leur mélodie montait jusqu'au ciel, rayonnant sur l'ensemble du monde oirique. A chaque note, une pluie d'or et d'argent repoussait la souillure tandis que face à eux, Bloody, le malheureux Bloody perdait de ses forces tout comme l'abominable attaque qu'il leur réservait.

Hypnos... Bloody...

Elle les contemplait. L'un étant le reflet corrompu de l'autre et tous deux l'aimaient. Oui, tout deux l'aimaient. La réaction du roi sanglant avait été si éloquente tout comme sa colère en réalisant qu'Hypnos était aimé de sa reine mais aussi de bien d'autres êtres, chacun à leur façon. Tout ce qu'Hypnos avait, Bloody le désirait tant.

Reflet corrompu, malheureuse apparition...

Toi qu'Eris a créé pour nous nuire de la plus horrible des façons a été touché par la beauté de l'Amour.


A vu d'oeil, il perdait de sa force, de sa morgue. Le surplis corrompu n'était plus de souvenirs tout comme sa puissance et la musique continuait encore et encore. L'adolescent laissa la place à un enfant nu, seul et désespéré...

Si désespéré.

Ses pensées s'interrompirent aux parole de son roi et lâchant sa Lyre, elle prit sa main pour la caresser de sa joue. Angel sentait l'épuisement la gagner. Son corps se refroidissait lentement.

- Oui, ensemble, nous avons unis nos efforts pour les créer. Elle... Elle mais aussi Dormin et le professeur ainsi qu'une autre étoile, celle qui aime l'ange...

Angel n'avait rien voulu dire tant que cela ne serait pas fini. Elle resta ainsi quelques instants dans la chaleur du dieu aux cheveux d'or avant que son regard ne se repose sur Bloody.

- Seul si seul... Mon roi, nous pensons la même chose.

Elle se leva sans un bruit et avança doucement vers Bloody. Le venin, devenu inoffensif n'était plus qu'un enfant perdu et désemparé. Face à lui, Angel intensifia son cosmos.

Fil de la Tapisserie.

Les cheveux d'or apparurent soudain en un immense champ chatoyant avant de s'abattre sur le corps si chétif. Bloody ferma les yeux au moment où la toile le submergea. De longues secondes s'écoulèrent avant que le magnifique halo d'argent ne retombe révélant un enfant étonné de se découvrir encore en vie mais recouvert d'un magnifique vêtement.

- Non, mon roi te l'as dit. A toi de vivre. Il te faudra réparer les fautes et donner un nouveau sens à ta vie. Il n'y a qu'un seul et unique roi dans mon coeur et c'est Hypnos, fils de Nyx. Et toi, tu es comme son " petit frère "...

Elle attrapa sa tête avant de l'embrasser sur son front offrant la dernière dose de baume. Le sérum développé spécialement contre la Soif de Meurtre poursuivit son action, libérant cette vie née de la plus horrible des façons mais si désireuse de briller. Restait un dernier acte.

- T'achever ? Non, le poison qui t'a fait naître n'existera bientôt plus tel qu'il a été crée par Eris mais toi... Dès que mon roi se sera occupé de toi, tu auras une chance de renaître.

Face à Hypnos et Bloody, la sainte de la Lyre évoquait l'ange de la Miséricorde. Puis, soudain, son cosmos tomba en flèche tandis qu'elle luttait pour se maintenir en vie.

- A toi, mon roi, à toi avant que ma flamme ne s'éteigne... Tant cette lutte... était à la limite... de mes forces... Toi seul peut nous sauver, mon roi...

[Voilà, les derniers instants de Bloody sont tout proches, la Soif de Meurtre est enfin vaincue, à toi le mot de la fin, mon roi]
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MessageSujet: Re: [1754] Requiem for a nightmare [Hypnos]   Ven 28 Sep - 17:20

Se tenant misérable et désemparé devant moi, mon reflet juvénile encore souillé par ses origines sinistres, si seul, si pitoyable, sanglotant comme l'enfant qu'il était.

Une copie altérée certes, mais tellement semblable. Mais as-tu autre chose en tête que des fragments de mon esprit ? Que ressent-on lorsque l’on se retrouve seul face à la vacuité de son existence ? Pauvre enfant, ton calvaire touche à sa fin.

La musique était terminée, notre œuvre presque accomplie, la reine de mon cœur avait réussi là où seul j’aurai certainement échoué. Encore une fois ses remarquables dons m’étonnèrent au-delà de toute mesure. J’étais si fier, si heureux de l’avoir à mon bras.

Cependant l’effort surhumain qu’elle avait dut consentir pour se surpasser l’espace d’un instant l’avait apparemment épuisé au-delà du raisonnable, les ailes d’argent qui l’avaient porté jusqu’à moi lui avait ouvert un avenir ou elle pourrait trôner à mes côtés dans le firmament, mais pour le moment il lui fallait du repos.

Caressant sa joue qui devenait froide au fur et à mesure que se tarissait son cosmos, je lui transférais une partie du mien afin qu’elle puisse de ses yeux voir la fin de cette aventure.

« Ca par exemple, même le chevalier du capricorne t’a aidé dans cette tache… Sa bonté m’étonnera toujours, il est un héros parmi les hommes, si seulement il avait accepté mon offre, son genre n’aurait jamais eu à le perdre… »

Des remerciements s’imposent, mais pas pour l’instant, j’ai encore quelque chose à accomplir ici.

Mais avant que je ne puisse faire quoi que ce soit, la reine de mon cœur avait annoncée une phrase énigmatique avant que sa tapisserie ne vienne enserrer le petit corps dénudé de bloody, je ne crus pas un seul instant que ce soit pour en finir avec lui.

Pas dans cet état, pas contre un enfant inoffensif désormais.

J’avais vu juste, la toile d’argent retomba laissant apparaître mon alter-ego juvénile débarrassé de sa souillure et à présent vêtu d’une magnifique tenue aux couleurs encore ternes, un bleu nuit qui menaçait de retomber dans la noirceur la plus obscure.

« Ma reine… Tu as raison, il est moi, il aurait pu l’etre encore d’avantage et j’aurai pu etre lui, il m’est lié irrévocablement, mais pas comme un fils, et plus comme mon double, non il sera comme un frère, un petit frère, un jumeau spirituel peut etre, ou alors son évolution l’amènera sur d’autre voies, des voies qui lui seront propres. »

Je m’approchais de lui alors que ma reine l’avait rejoint afin de lui faire cadeau de son baisé curatif, un baisé affectueux sur le front, une marque d’amour qui le maintenait encore du bon côté, mais il allait falloir me résoudre à tenter le tout pour le tout, son etre actuel devait mourir pour que son futur puisse naitre et grandir.

Le cosmos de ma reine tomba alors à grande vitesse, le temps lui était compté, je devais faire vite. Tout en lui transmettant une grande partie de mon cosmos afin de la maintenir encore quelque secondes avec nous, je pris l’enfant dans mes bras avant de lui murmurer à l’oreille.

« Soit libre à présent. »

Et la dague de ma reine se fraya un chemin dans sa chair jusqu’à son cœur, là où l’antidote qu’elle contenait devait etre injecté. Les petits bras frêle de l’enfant se crispèrent sur mon manteau et de sa bouche jaillit un filet carmin qui perla sur mon épaule. Son heure était venue, mais dans ses yeux encore rouge sang, je ne lisais que de la gratitude et une impression de paix intense que je n’aurai jamais crus voir sur son visage si tourmenté.

« Me… Merci… »

Ses yeux se fermèrent alors que les larmes de sang se tarissaient, et fusse à cause du choc, ou de la fatigue, je crus discerner une larme transparente s’échapper au dernier moment de son regard apaisé.

« Adieu, bloody-Hypnos, tu m’auras montré mes limites, et de cela je ne te remercierais jamais assez… »

Et alors que je remarquais que la couleur de ses vêtements s’éclaircissait, je remarquais que la lumière environnante augmentait également, levant les yeux vers la voûte céleste d’une couleur d’encre, je fus stupéfaits de voir qu’elle aussi s’éclaircissait pour devenir un ciel limpide, un ciel d’azur au printemps.

« Ainsi ce monde onirique nous te le devons aussi en partie… »

Il est vrai que s’était grâce à ses actions que l’amour entre Marie-Ange et moi avait atteint son sommet, en quelque sorte il nous avait rapproché.

« Merci à toi… »

Je ne parvenais pas à retenir mes larmes devant cette situation, pourquoi avais-je dut faire cela ? Pourquoi cela m’était-il arrivé ?

« Ma faiblesse, mon orgueil… Tu es moi ! J’ai suivis la même voie, j’ai suivis cette même maudite voie et il aura fallu ta mort pour que je me rende compte de son issue ! »

Je ne cherchais plus à retenir mes sanglots, quelque chose en moi s’était brisé, à jamais, hurlant sous le coup d’une intense souffrance, je restais quelques secondes les bras serrés contre le corps inerte de cet enfant à présent partis pour toujours.

« Pardonne moi, pardonnez-moi tous, j’ai échoué, j’ai totalement échoué… »

Posant l’enfant sur l’herbe verte et fraîche de notre création, je matérialisa immédiatement une large coupe d’ambroisie dont je pris une poignée avant de l’appliquer sur la plaie propre de l’enfant. Celle-ci ne saignait plus, mais elle ne se referma pas pour autant.

Puis ce fut au tour de deux coupes de nectar d’etre matérialisées par mes soins, une alla dans les mains de la reine de mon cœur, l’autre vint à moi.

« Ceci n’est qu’un modeste remerciement pour ce que tu as fais pour moi, jamais je ne pourrais m’acquitter de la dette que j’ai envers toi Marie-Ange, ange parmi les Hommes. »

Après avoir vidé ma coupe d’un trait, je l’enserra dans mes bras avant de l’embrasser tendrement, un long baisé qui aurait pu durer l’éternité si sa condition physique l’avait permis. Ne voulant pas interrompre cette preuve d’amour passionnée, je lui transmettais mes adieux via télépathie.

Merci infiniment ma lune et mes étoiles, va à présent, le nectar accroitra tes facultés de régénération et bientôt tout ceci ne sera plus qu’un souvenir. Repose-toi aussi longtemps qu’il le faudra, je saurai me montrer patient comme tu l’as été dans tes préparatifs. Sache que je t’aime plus que tout, plus que ma propre vie, tu m’as sauvé et m’a tant donné, jamais je n’aurais crus un jour jouir d'un tel bonheur. Je t’attendrais mon amour, ici sera notre chez-nous, cette planète que nous avons créé tout deux sera notre sanctuaire.

Elle devenait poussière d’argent, elle retournait à son corps physique, elle s’évaporait dans mes bras et jusqu’à la dernière seconde je ne la quitta pas de mon étreinte affective. Elle me laissait seul en compagnie du corps inerte de cet enfant à présent libéré de son passé, ses cheveux écarlate avaient pris la couleur du jais, mais les reflets bleutés achevèrent de me convaincre que la transformation était achevée.

« Toi aussi il va te falloir du repos, beaucoup de repos, ta nouvelle vie commence aujourd’hui, toi qui m’a ouvert les yeux, toi ma chair et mon sang, toi qui a divinisée la reine de mon cœur, toi qui par ton action a élevé son pouvoir au firmament, tu seras notre ciel, là où nous trônerons tous trois dorénavant. »

D’un claquement de doigt se matériallisa un vaste lit d’ébène à baldaquin au draps de soie et au matelas de plumes où vint se poser le corps de cet enfant à qui je devais tant, tirant les rideaux sombres pour l’isoler de la lumière environnante, je le laissa ici après l’avoir embrassé sur le front à mon tour, je ne remarqua qu’après coup la lueur en provenance de son front, comme une promesse d’avenir.

Avec un sourire amer, je quittais cet endroit, lieu de ma plus grande défaite et de ma plus belle victoire.

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