RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 L'Île de Circé ~ L'heure du grand rassemblement !

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Satine


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MessageSujet: L'Île de Circé ~ L'heure du grand rassemblement !    Lun 3 Sep - 23:49


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    «Sérieusement, tu vas fermer ta grande gueule oui?»

    Le malheureux tremblait comme une feuille tandis que je me redressais à demi sur ma couche. Même si je sentais bien qu'il se tramait quelque chose au dehors, tant qu'il n'y avait pas le feu, ça pourrait bien attendre! D'ailleurs, au cas où, je humais un instant l'air avant de darder mon regard cinglant sur le pauvre homme sur qui était tombée, ma mauvaise humeur. D'un doigt accusateur, je désignais le plateau qu'il avait fait tomber dans sa précipitation : ma coupe de vin s'était rependue sur le beau tapis en provenance du Proche-Orient et que j'avais acheté à un prix exorbitant ! Pour une fois que je n'avais pas escroqué le vendeur! Le précieux liquide qui lui, venait directement de ma propriété en Italie, un succulent Verazzano à la robe sombre et au goût délicat, subtil et fruité. Oui, j'en étais désespérément folle, et le voir ainsi gâché par ce trou de balle avait finit de m'énerver.

    La patience ne faisait en même temps pas parti de mes atouts. Un soupir exaspéré passa la barrière de mes lèvres et avant que l'emmerdeur de service ait put en placer une, je lui balançais en pleine tête, une pomme à demie mangée. Celle-ci roula à ses pieds dans un bruit sourd. Le balourd s'empressa de se confondre en excuses pour ensuite ramasser en toute hâte le plateau, la coupe et la pomme. Seulement, et comme il le faisait d'habitude, c'est à dire foutre le camp, il resta planté là, comme un radis. Maintenant que je faisais plus attention aux détails, je remarquais qu'il paraissait réellement nerveux. Je ne me l'avouais pas encore totalement, mais je savais très exactement ce qu'il venait de se passer à Jamir. Poséidon venait de se réveiller. Dans mon âme, ce réveil avait trouvé un échos bien douloureux. Astre venait d'une manière officielle si j'ose dire, de m'être arraché. Comme mes enfants. Ainsi, c'était pour cela que la présence de ce connard m'était insupportable. Je voulais être seule.

    Un nouveau soupir. Bon... si il le fallait vraiment, j'allais revêtir le rôle qui était le mien. Bien à contrecœur par contre. Car l'envie ne brillait plus dans mes prunelles de jades. En tant que représentante de la famille royale, je me devais de prévenir mes pairs disséminés un peu partout dans le Monde, qu'enfin, l'heure était venu. Ô cela ressemblait pour moi au son du glas!

    «Dépêchez-vous de rassembler les hommes, j'ai une déclaration à faire. Allez! Décarrez d'ici!»

    Déjà, je sentais un mal de crâne poindre. Me massant les tempes, je me hâtais de me préparer à lutter contre les rayons du soleil qui continuait de brûler ma peau d'ivoire. En cette occasion, je revêtit mon armure aux reflets dorés et ajouta un très grand châle écarlate que j'enroulais autour de mon cou, cachant ainsi jusqu'au milieu de mon visage, le reste retombant en deux pans sur mes épaule en un soyeux drapé. Touche final à ma mise : un très grand chapeau comme ceux des mousquetaires, tout aussi rouge que ma chevelure dissimulée dans son ombrage. Au rythme de mes pas quand je sortis de mon boudoir, une plume blanche se balançait.

    «Formez les rangs bande de mou du genoux ! Aujourd'hui est un grand jour!» hurlais-je en arrivant dehors, là où une cacophonie indescriptible faisait rage.

    Ça grouillait comme des fourmis, tant tous étaient agités. Ils pressentaient les choses sans pour autant oser y croire. C'était à moi de les conforter dans leur idée. Quelle joie immense ils allaient éprouver! Montant sur un petit promontoire qui était en réalité une colonne détruite et couché sur son flanc, je les jugeais de toute ma hauteur de mes yeux flamboyants.
    Quelques uns à proximité de mon regard se figèrent pour se mettre au garde à vous. Sans que je n'ai à prononcer le moindre mot et peu à peu car la rumeur montait vite dans les rangs, le silence se fit de lui-même. Je laissais sciemment s'écouler quelques secondes avant de clamer haut et fort poussée par la voix de mon cosmos qui ne manquerait pas de parvenir jusqu'à mes pairs :

    «Marinas! Réjouissez-vous car ce jour doit être marqué d'une pierre blanche! Oui! Notre bien-aimé Poséidon vient de s'éveiller à nouveau après ces six longues années de sommeil ! Réjouissez-vous car je vous le dis, nos ennemis trembleront en apprenant la nouvelle! Que résonne le fracas des vagues de l'ébranleur de terre! Ceux qui sont loin de l'Île de Circé, revenez-nous au plus vite pour le grand rassemblement!»

    Pour ponctuer la fin de mon discours, un millier de voix se joignirent en une seule pour signifier leur liesse. Je restais un moment à observer leur visage lumineux. J'aurais sincèrement désiré me mêler à leur joie mais... mon cœur me l'interdisait. Remontant un peu plus mon écharpe sur mon nez, je tournais les talons pour les laisser à leur bavardage. Moi, j'allais attendre dans le Temple, l'arrivée des autres...

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Haiken


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MessageSujet: Re: L'Île de Circé ~ L'heure du grand rassemblement !    Mar 4 Sep - 21:19

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6 Ans!

Ces six années avaient semblé s'écouler à une vitesse tellement lente que Haiken se demandait encore si réellement le temps était venu de se réunir pour enfin s'attaquer au Masque et à ses Sbires et récupérer ce qui leur appartenait, le Sanctuaire Sous-Marin.

Le Général du Dragon des Mers avait eu fort à faire pendant ces longues années, plus qu'il ne l'aurait souhaité. Il n'avait cessé d'oeuvrer dans l'intérêt de Poséidon, à l'exception d'une ou deux escapades pour son compte personnel. Tant de travail et de sueur pour un Dieu qu'il détestait, cela le rendait malade. Mais il devait vivre avec, du moins encore un peu de temps. Il espérait que bientôt le gong de sa liberté sonnerait enfin!

Il s'était rendu à l'île de Circé, entendant l'appel de la Générale de la Sirène Maléfique. La soeur jumelle d'Ann et lui ne s'étaient pas quitté en de très bons termes il y a six ans, il ne savait pas comment leurs retrouvailles allaient se passer, mais il n'était pas très préoccupé non plus. Néanmoins, il avait accepté de faire un effort, pour Ann. Après tout, en tant que soeurs, il était normal qu'elle ne désire pas de querelles entre eux.

Il était arrivé instantanément sur les lieux. D'une part, il n'était pas très loin, étant donné qu'il s'était plus ou moins installé sur cette île. Puis, lorsque que l'on peut utiliser le Triangle des Bermudes pour se déplacer, tout ce fait très rapidement.

Haiken était adossé à l'entrée du Temple, sentant Mary s'approcher de lui. Il avait les yeux fermés et les bras croisés. Il tentait de sentir le Cosmos de son ami Astre, qui s'était éteint de manière soudaine et incompréhensible. Le Cosmos de la Déesse Amphitrite semblait avoir disparu également. Comment? Pourquoi? Toutes ces questions se bousculaient dans sa tête, et il était évident qu'il voulait connaitre les causes de tout cela. Mais c'est un bien mauvais signe, surtout avant une invasion en territoire ennemi.

Alors que Mary s'approchait de lui, il entama finalement la conversation avec elle.

- As-tu senti la disparition du Cosmos d'Astre et d'Amphitrite? Sais-tu ce qui c'est passé?

On pouvait lire la préoccupation de Haiken au sujet d'Astre. Il était celui qu'il avait juré protéger et servir et non Poséidon. Sans le Prêtre, son avenir en tant que Général était incertain, tout dépendrait de la teneur des évènements qui avaient originé la disparition de son Cosmos.


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MessageSujet: Re: L'Île de Circé ~ L'heure du grand rassemblement !    Mar 4 Sep - 21:53

~~ Prise de pouvoir ~~
Arrow Jamir

Debout devant sa propre statue, la Divinité la regardait avec un sourire maussade. Le corps de sa femme était dans sa chambre, endormie après bien des mois et des mois de combat contre des félons de la pire espèce. Et là, allongé devant lui sur le sol, le corps de celui qui fût son prêtre et ami. Il le regardait avec ses traits fins et ses cheveux roux encore maculés de sang, il les nettoya d'une légère brise marine. Alors que le Général de l'Atlantique Sud haranguait ses soldats, il était venu ici dans le plus grand silence en contrôlant son cosmos au point de devenir une ombre imperceptible. Lui, l'Ebranleur des Sols, le Maître des Flots et des Tempêtes était bien triste pour un retour qui aurait dû être auréolé d'un retour magistral. Rien ne s'était passé comme prévu et il s'en voulait...

" Astre, je promets de veiller et sur toi comme sur ma propre famille, tu dormiras pour l'éternité auprès de moi.... Nul ne te touchera dans le futur, tu garderas cette tendresse naïve qui faisait de toi un grand Atlante, tu as aimé mon Peuple et tu mérites les plus grands honneurs. Tes enfants seront placés auprès de mortels qui sont sous notre bénédiction. Quand à tes rêves de paix, je ne remettrai pas en cause le travail de mon épouse pour pacifier nos relations avec Athéna. Reposes toi bien mon Fils ! "

Saluant pour la dernière fois son ami, Poséidon se releva lentement en entendant derrière lui la fin de la harangue de son Général. Décidément, rien ne se passait comme prévu mais les flots avaient ce côté parfois si changeants qu'il en avait pris son parti. Sans un mot, il recouvrit le corps de feu Astre dans un linceul de cosmos d'un bleu saphir assez dense. Chaque plaie de son corps se referma alors pour ne laisser de son visage qu'une plénitude des plus douce. Il s'approcha alors en direction des deux Généraux, arrivés depuis peu, en refermant derrière lui le Naos du Temple, coeur même de son autorité en temps normal ; mais là, c'était un lieu de repos pour des êtres chers et nul ne briserait l'harmonie des lieux en attendant la reconquête de son domaine.

En un instant, une lourde toge blanche rehaussée d'une grande écharpe bleue sur l'épaule droite recouvrirent son corps pour le rendre plus libre de ses mouvements. Non pas qu'il détestait les tenues des habitants de Jamir mais autant porter quelque chose de son rang. Soufflant un moment d'une manière très humaine, ses pas l'amenèrent enfin devant la jeune femme à la longue chevelure de feu et l'intrépide Dragon des Mers, selon ce qu'il avait pu voir quand son esprit séjournait dans l'esprit de son Prêtre, elle s'appelait Mary Red. Ses liens avec l'ancien Prêtre avaient été très forts et Poséidon n'avait pas envie de lourds sanglots dans de telles situations, tout Atlante devait garder ce flegme dans le malheur quoiqu'il arrive. La colère était une chose naturelle mais seulement quand elle valait la peine d'être libéré. Il avait appris tout cela d'Amphitrite et il savait que ses enfants seraient se montrer à la hauteur de leur force d'âme.

" Généraux des Sept Mers ! Mary Red et Haiken Fitz-Empress ! Nous sommes revenus de Jamir et bien des évènements se sont produits qui méritent votre attention. Dame Amphitrite s'est endormie après des années d'effort pour maintenir le dôme aqueux au-dessus de notre Temple à Atlantis. Elle est désolée de ne pas avoir pu vous prévenir plutôt, en effet, les choses ne se sont pas passées comme nous l'aurions souhaité... Reprenant son souffle et se retournant vers la jeune femme. Notre ami, Astre, a pris une décision courageuse à un moment très dangereux de sa vie, il a souhaité vous rester fidèle dans la mort et nous libérer de son corps moribond. C'est pourquoi nous nous sommes incarné dans cet hôte qui serait un descendant du Peuple de Mu. Nous ne pouvons pas vous dire quelle est notre peine d'avoir perdu un tel ami, une épouse si forte alors que nous étions enfermé dans une prison sordide à cause de notre Frère. Sachez que vos enfants seront comme les miens, sachez que le sommeil de notre épouse ne restera pas impuni et sachez, enfin, que je ne vous abandonnerai plus. Dans mes visions, dans le regard d'Astre, nous avons pu apprendre que l'Ombre de notre Epouse serait notre Bouclier alors que les vagues seront notre épée dans les combats à venir ! "

Oui. "Que toutes les ombres soient mon bouclier, que toutes les vagues soient mon épée" allait devenir la maxime qu'il allait suivre dans les années à venir. Fixant le regard de la jeune femme, il cherchait les différentes étapes de colère, déception, rage, peur et mélancolie... Tombant de haut, cette lente chute dans la douleur était une chose que le Dieu comprenait et il avait bien décidé d'aider chacun à dépasser tout cela pour repartir de l'avant. La vie des Hommes n'était au final pas plus tendre que celle des Dieux, c'était cet aspect qui avait toujours plu au Maître des Océans si ce n'était cette manie de se croire au dessus du cycle de la vie.

Il fit alors signe aux servantes d'approcher pour amener un siège à son Général. Cette annonce, aussi triste que surprenante dans le mauvais sens du terme, demandait de prendre des mesures pour la laisser récupérer un peu. Laissant son cosmos se mélanger à celui de Mary, il donnait un peu de fraîcheur à son esprit sûrement choqué et embrumé dans des dizaines de questions sans réponse assez valide pour atténuer ses peines. Le Dieu des Océans n'était pas comme sa tendre épouse, si fortement enfermé dans le protocole du pouvoir impérial, et il voulait que sa présence sur cette Terre soit marqué par la symbolique que ce sacrifice ne serait pas vain dans le futur.

" Général, le temps des pleurs sera venu après que nos troupes se soit rassemblées sur le parvis de ce Temple. Pensez d'abord à ce que Astre aurait souhaité et vaincre nos ennemis était sa plus grande préoccupation, veillons à respecter en cela sa mémoire, allez relevez vous et accompagnez nous ! "

Il prit la main de la belle dame à la chevelure de feu pour l'inviter à se relever face à l'adversité qui frappait chaque membre du Sanctuaire sacré des Sept Mers. C'est alors que le Dieu se retourna enfin vers l'homme le plus dangereux qui soit, au vu de son caractère aussi impétueux et radical que le sien. Ses prunelles azuréennes ne cessaient de le fixer avec force et avec un sourire grave, il fit quelques pas dans sa direction.

" Haiken, nous savons le travail que vous avez fourni pour notre Peuple. Si vous estimez que votre tâche est terminée, nous vous libérons en souvenir d'une vieille promesse ! Vous êtes libre de partir dès ce jour... Silence momentané. Cependant, si vous acceptiez d'être à nos côtés, non pas en soldat mais en tant qu'Atlante, nous aurions la joie de vous savoir à nos côtés. Les haines passées, en souvenir d'Astre, ne seront plus admises ! En échange, nous vous promettons de tout vous dire au sujet de celui qui fût votre Père. C'est votre libre arbitre et nous ne vous imposerons rien ! A vous de choisir ! "

Poséidon tendit alors la main à son Général pour lui signifier ce nouveau pacte, cette nouvelle promesse entre eux. Cette fois-ci, plus de sarcasmes inutiles ou de colères froides et recuites, il était enfin temps de passer à autre chose en considérant le sacrifice de son Prêtre pour cet Idéal qui allait être le sien pendant cette Ere. D'un pas lent, un cosmos phénoménal commençait à se répandre dans toute l'île et les Océans semblaient réagir en chantant bruyamment le retour de leur Maître. Le Trident d'or sortit alors de l'hyperdimension pour se poser sur la paume du Dieu, ses doigts se refermèrent alors pour prendre enfin la mesure de son réveil pour son Peuple.




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Ann


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MessageSujet: Re: L'Île de Circé ~ L'heure du grand rassemblement !    Mer 5 Sep - 21:30





~> Ellipse


"- J'vous l'jure! J'sais rien!"

Mon regard perçant resta rivé dans celui du malheureux que je maintenais acculé contre un mur. De ma main libre je faisais lentement glisser la lame de ma dague contre la joue de de ma proie. Les prunelles de l'homme étaient pleine de peur et de terreur. Cela je pouvais le comprendre, il ne serait plus très beau à voir une fois que j'en aurai fini avec lui, mais cela m'amusait follement.

"- Ecoute moi bien pauvre con. T'as plutôt intérêt à me dire c'que tu sais, et peut-être, je dis bien peut-être, je réfléchirai à te laisser la vie sauve."


Et le v'là qui, tel un môme, se mit à chialer, me faisant lever les yeux au ciel tandis que mon faciès affichait un air agacé. C'est alors que me parvint l'appel de ma bien aimée soeur. Oh j'étais certaine qu'elle ne m'en voudrait pas si j'arrivais quelques minutes en retard. Après tout j'étais en pleine recherche d'informations sur ce Masque qui nous avait privé du Sanctuaire Sous-Marin six années plus tôt.

"- Bon t'accouches connard? On va pas y passer la journée, c'est que j'ai pas que ça à foutre! Tu saisis?"

Ma lame se fit plus pressante, et arriva ce qui devait arriver, le sang perla sur la joue de ma victime. Je pouvais sentir l'homme que j'avais pris en filature depuis quelque temps trembler comme une feuille sous le froid du poignard, mais je n'en avais cure.

Une terrible vague de douleur assaillit alors tout mon corps, que je tentais de masquer, mais en vain. Un seul instant de faiblesse suffit, et ma proie s'échappa de mes filets. J'aurais aimé la rattraper (et je l'aurai eu sans le moindre mal) mais je n'en avais pas la force, j'étais comme liquéfiée, suffoquée. Ce que je venais de ressentir n'était autre que la propre tristesse de mon reflet. Et cela ne pouvait signifier qu'une chose. Mary avait besoin de moi.

*J'arrive soleil de mes nuits.* Pensais-je par devers moi, avant de me mettre en route plus vive et rapide encore qu'à l'accoutumée. L'urgence de la situation vous comprenez. Ce qui aurait dû être un moment de joie pour tous, c'était transformé en véritable cauchemar pour ma soeur. Elle avait déjà tant subi avec la perte de ses enfants. Elle ne méritait pas que le destin s'acharne davantage sur elle encore, car tout comme mes paris, j'avais ressentie à la fois la disparition du cosmos d'Astre et de notre bien aimée déesse.

Parvenue sur l'île de Circée, je m'empressais de gagner le Temple. C'est alors que je le vis, m'arrêtant nette sur le parvis. Instantanément mon regard se porta sur celle sous les ordres de qui j'étais placée, tandis que je m'agenouillais face à notre Empereur. Mon cosmos s'éleva légèrement, nullement agressif, mais plein de bienveillance et de compassion à l'égard de ma Jumelle. Toutes mes pensées étaient tournées vers elle, et lorsque l'Empereur porta son attention sur Haiken, je m'empressai de la rejoindre pour venir prendre sa main et la serrer, entrelaçant mes doigts aux siens afin de lui communiquer toute ma force et l'empêcher de perdre pied.

"- Mary je t'en prie. Reste droite et fière dans l'adversité comme nous l'avons toujours fait ma soeur. Bats toi pour lui. Notre Empereur à raison c'est ce qu'Astre aurait voulu."

C'est alors que parvinrent à mes oreilles les mots à destination d'Haiken. Immédiatement mon regard obliqua vers lui, cherchant le sien. Je tendais le dos quant à la réponse qu'il allait donner à l'ébranleur des terres. Nos deux vies étaient à présent liées, mais néanmoins, il ne nous fallait rien laisser transparaître de nos sentiments. Car nous révéler aux yeux de tous, pourrait être d'un grand risque à la fois pour lui comme pour moi. Je ne tenais pas à mettre sa vie inutilement en danger, et la réciproque était vraie. Je priais juste pour qu'il ne claque pas tout, et je le savais assez impétueux pour cela.
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Waren


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MessageSujet: Re: L'Île de Circé ~ L'heure du grand rassemblement !    Jeu 6 Sep - 15:13

Le soleil léchait l'imposante armure argentée aux reflets bleutés la transformant en une sorte de cocotte minute géante pour l'hôte à l'interieur. Peu aurait pu supporter une telle chaleur... Encore moins ceux à pouvoir s'y endormir et y rêver avec allégresse. Mais pour Waren-pas de problème. Allongé en armure sur les récifs accidentés qui entouraient la bulle de l'Atlantide, le capitaine, aussi étrange que cela pouvait paraître... Préparait son cosmos pour le prochain combat. c'est alors, qu'une horde de Marinas foulèrent l'ecaille du rocher ou il sommeillait.
"Capitaine! Pardonnez nous pour le dérangement mais on a une missive pour vous... du général."
Sur ces quelques mot, un des chevaliers lui tendit un coquillage nacré, large et plat que Waren dût ouvrir pour pouvoir prendre connaissance du message.

"Capitaine Boyles,
Vous avez deux heures de retard! Je vous demande de vous présenter EXPRESSEMENT à la cérémonnie officielle qui a lieu sur l'Ile de Circé en ce moment même en l'honneur du réveil de Poséïdon. Priez pour que votre absence n'est pas encore été remarqué! Sinon vous allez apprendre que les phoques ça peut eventuellement voler!
General de l'antarctique"


Le réveil de Poséïdon. Un évenement notable pourtant, mais qui ne le réjouissait pas particulièrement... Déjà car il le connaissait asser peu. Il l'avait apperçut souvent... mais ne lui avait parlé véritablement qu'une seule fois. Le jour de son naufrage. Le jour ou il avait été elu par l'âme du phoque que renfermait son armure. Un souvenir vague d'un type avec un trident,un regard sévère et supérieur posé sur lui alors qu'il n'etait encore qu'un enfant... Une impression globale désagréable... Le genre de souvenir flou qui laisse un arrière goût amère dans le fond du gosier. Mais ce qu'il redoutait le plus, avec la réapparition de Poseïdon... C'est le durcissement du cadre au sein de l'organisation des Marinas. Waren aimait sa vie telle qu'elle était aujourd'hui. Quelques missions, pas mal de sieste, beaucoup de gueuleton. Un général trés occupé, du coup souvent trop absent pour surveiller ce qu'il faisait... ce qui lui laissait libre champ pour diriger sa barque comme il l'entendait, ou presque. Une seule bonne nouvelle toute fois, un evenement si important juré d'être grandiose et festif! Qui dit festif! Dit banquet! Et c'etait bien là le plus important. Le phoque leva alors sa pesante carcasse et sauta pour s'elever dans le ciel, suivit de prêt par les armures etincellantes des Marinas. A vitesse de la lumière, Waren et les chevaliers qui étaient venu le chercher arrivèrent quelques minutes plus tard sur l'ïle de Circé, lieu de la céremonies. Tous les chevaliers de l'antarctique etaient déjà en place, y compris et surtout, le général qui lui projettait un regard réprobateur tout en gardant une oreille vers l'autel. Le porteur de l'écaille du phoque tenta alors de regagner les rangs dans un maximum de discrétion. Mais tentez d'être discret quand vous mesurez un peu plus de 2m!
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Tristan


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MessageSujet: Re: L'Île de Circé ~ L'heure du grand rassemblement !    Jeu 6 Sep - 23:45

Arrow Ellypse

Allongé sur la couche d'une chambre plutôt confortable, Tristan s'était assoupi après les nombreux efforts de la journée. Du sang presque totalement séché recouvrait une partie de ses vêtements, témoignage des instants agités qui avaient précédé ce repos bien mérité. A la recherche de nouveaux potentiels pour le Sanctuaire Sous-Marin, Tristan avait eu la mauvaise idée de s'aventurer dans des quartiers réputés peu fréquentables de cette bourgade italienne dont il avait déjà oublié le nom. Et bien entendu, il n'avait fallu que peu de temps avant que des pseudo-caïds ne fassent leur apparition pour venir le houspiller un peu trop. Dommage pour eux. D'ailleurs, les cris de fillettes qu'ils avaient émis avant d'être découpés prouvaient bien que de caïds, ils n'avaient que l'apparence. Comme quoi. Lorsqu'on décidait de faire le malin, il fallait toujours être sûr de le faire avec la bonne personne.

Du coup, quoi de mieux qu'un peu de repos dans une auberge de luxe pour se remettre de recherches infructueuses et d'un combat pitoyable? Mais le repos ne semblait pas faire partie des activités autorisées aux Généraux de Poséidon car, à peine endormi, Tristan s'était-il réveillé en ressentant l'appel d'une de ses trouvailles. Mary, la Sirène Maléfique. Tiens donc. S'il ne savait pas l'acte impossible, peut-être aurait il envisagé que cette dernière avait volontairement effectué son appel à cet instant précis afin de gâcher le repos qu'il souhaitait obtenir. Une vieille querelle depuis qu'il avait détruit le bateau des jumelles. Enfin, une querelle bon enfant.

Mais au moins, l'information valait le coup puisqu'il s'agissait de l'annonce du retour de Poséidon. Un instant qu'ils attendaient impatiemment depuis six longues années. Six années à se languir du Sanctuaire Sous-Marin, à espérer chaque jour que l'heure de récupérer leur bien serait sonnée. Et cet instant était enfin là. Et Tristan ne s'était pas fait prier, abandonnant sans un mot la fille de l'aubergiste endormie à ses côtés et disparaissant dans un coup de vent, la porte de la chambre se brisant dans un fracas assourdissant.

Porté par les vents, l'hippocampe avait pris la direction de l'île de Circé, le même endroit où tous s'étaient retrouvés quelques années plus tôt, le même endroit où Poséidon s'était plongé dans un sommeil de six ans pour emprisonner son adversaire. L'endroit où tout avait commencé et l'endroit où tout allait se finir. Au moins, en six ans de sommeil, ils pouvaient avoir la certitude que Poséidon serait reposé et prêt à élaborer de multiples stratégies pour reprendre le Sanctuaire Sous-Marin.

Confiant, Tristan s'était dirigé à pas rapides en direction du Temple, désireux d'en savoir plus sur cette convocation et plus particulièrement sur la suite des évènements. Le vent lui soufflait de se dépêcher et pas instant il n'avait ralenti le pas jusqu'à son arrivée à quelques mètres de l'entrée, Poséidon apparaissant sur son regard. Plusieurs Marinas étaient déjà présents en ces lieux et le Dieu des Océans avait déjà pris la parole. Amphitrite endormie, Astre décédé. De biens sombres nouvelles pour le Sanctuaire Sous-Marin mais rien d'assez fort pour ternir le retour de Poséidon. Le Prêtre avait donné sa vie, les Marinas ne l'oublieraient pas. Et encore moins Mary qui semblaient la plus affectée par cette nouvelle. Faisant souffler une légère brise dans les cheveux d'Ann pour attirer son attention, Tristan lui jeta un regard interrogateur, souhaitant comprendre ce qu'il se passait exactement.

Finalement, bien que souhaitant annoncer son arrivée et accorder le respect dû à Poséidon, Tristan demeura silencieux, face à la scène, attendant un moment plus opportun pour prendre la parole.

Arrow Océanie - Canyon de Sianok


Dernière édition par Tristan le Mar 11 Sep - 23:47, édité 1 fois (Raison : P'tite flèche!)
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Haiken


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MessageSujet: Re: L'Île de Circé ~ L'heure du grand rassemblement !    Sam 8 Sep - 0:06

Mary n'avait pas eu l'opportunité de répondre à Haiken. À peine les deux généraux s'étaient-ils réunis que Poséidon en personne arrivait auprès d'eux, de l'intérieur du temple.

Le Dragon des Mers se sentait mal à l'aise à chaque fois qu'il croisait le Dieu des Océans. Il se demandait vraiment comment il était encore ici à revêtir l'Écaille, appartenant depuis des siècles, au gardien du Pilier de l'Atlantique Nord. Mais plusieurs raisons l'avait poussé à conserver son rôle et les responsabilités qui y étaient liées. Ann était l'une des raisons, mais également son envie d'en savoir plus sur ses origines et surtout, l'opportunité unique de voir son père et le confronter avec son passé.

Poséidon s'approchait de ses deux Généraux, le regard fermé et le pas pesant. Haiken pouvait deviner que quelque chose de grave s'était passé. Son intuition ne l'avait pas trompé, la disparition du Cosmos du jeune Prêtre n'était pas qu'un phénomène passager.

C'est alors que le Dieu des Mers leur raconta ce qui était arrivé à Amphitrite, puis leur racontant la mort d'Astre. Haiken était bouleversé par cette nouvelle, Mary, semblait encore plus perturbée par les mots de la divinité. Le Dragon des Mers ne savait pas jusqu'à quel point ils étaient proches, mais sa mort l'avait manifestement bouleversé. D'ailleurs, comme lié par un pouvoir mystérieux, qui fonctionnait comme un système d'alarme, Ann apparut alors, afin de reconforter sa soeur.

Ils échangèrent à peine un regard, ne voulant pas trahir aux yeux de tous le secret qu'ils avaient décidé de cacher. Mais les surprises ne s'arrêteraient pas là, la suite prit de court le Dragon des Mers.

- Haiken, nous savons le travail que vous avez fourni pour notre Peuple. Si vous estimez que votre tâche est terminée, nous vous libérons en souvenir d'une vieille promesse ! Vous êtes libre de partir dès ce jour.... Cependant, si vous acceptiez d'être à nos côtés, non pas en soldat mais en tant qu'Atlante, nous aurions la joie de vous savoir à nos côtés. Les haines passées, en souvenir d'Astre, ne seront plus admises ! En échange, nous vous promettons de tout vous dire au sujet de celui qui fût votre Père. C'est votre libre arbitre et nous ne vous imposerons rien ! A vous de choisir ! "

Haiken était resté sans réaction. Il pouvait s'attendre à tout de la part du Dieu des Océans, mais qu'il tienne sa promesse, qu'il accepte de libérer le Dragon des Mers de son contrat avant une importante bataille, ayant comme but la récupération du Sanctuaire Sous-Marin, l'étonnait plus que tout.

"Qu'est ce que tu manigances Dieu de malheur!?"

Telles étaient ses pensées à ce moment précis. Il avait beau remué les méninges pour découvrir ce que Poséidon avait en tête, le stratagème derrière de si bonnes intentions, mais il ne parvenait pas à comprendre. Était-il vraiment sérieux? Haiken était libre...LIBRE!

Un bref instant, son regard croisa celui de Ann. Une lueur de préoccupation se manifestait dans son regard. Cela permit à Haiken de reprendre ses esprits. Oui, il était libre, mais il avait encore des promesses à tenir et des comptes à régler. Le timing du Dieu des Mers avait été parfait, car difficilement Haiken abandonnerait les siens maintenant, si près de connaitre toute la vérité sur son passé. Aussi, sa décision ne faisait aucun doute.

- J'avoue que vous me prenez de surprise Seigneur Poséidon! Mais ma liberté a toujours été mon but. Je ne refuserai pas une telle opportunité... Cependant, et je parle en tant qu'homme libre, j'accepte de me joindre à vous le temps de cette guerre. Je veux connaitre mes origines et mon passé, je dois régler mes comptes avec ce "Masque" et l'un de ses Généraux, et surtout, je dois tenir les promesses que j'ai fait. En la mémoire de Astre, et aussi de Caeron, qui m'a jadis sauvé la vie, je ne peux pas partir sans récupérer le Sanctuaire Sous-Marin. Les Marinas peuvent compter sur moi pour vaincre le Masque, après quoi, je ferais ce que bien j'entendrai de faire!

Haiken participerait à cette guerre, mais ce serait probablement la dernière. L'intention de partir était notoire, il ne manquait plus qu'à savoir ce que le futur lui réservait. Pourrait-il vraiment un jour retrouver sa liberté? Et si ce dernier l'avait déjà obtenu mais ne s'en était pas encore rendu compte?
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MessageSujet: Re: L'Île de Circé ~ L'heure du grand rassemblement !    Lun 10 Sep - 22:41

~~ Prise de pouvoir ~~


Les Marinas, ses chers Marinas, arrivaient enfin à son appel et il regardait l'ensemble de cette foule de soldats avec un léger pincement au coeur. Les prochaines batailles allaient être des plus difficiles et beaucoup allait mourir pour son nom et pour la gloire des Océans. Fermant un instant les yeux, il sentit une vague de cosmos qui se rapprochait vers l'île comme une douce musique, des guerriers - et des guerrières - posèrent le pied devant lui avec déférence et espoir d'un jour meilleur. Ses pensées allaient pour ceux qui avaient oeuvré dans l'ombre à cet espoir : Amphitrite tout d'abord et son ami Astre. La peine de les voir dans un tel état le faisait bouillonner mais l'heure n'était pas à la colère ou à la déraison, non, il était le temps de la reconquête de l'honneur de son Peuple.

Il attendait avec attention la réponse de son Général de l'Atlantique Nord quand vint une jeune femme à la chevelure carmine à ses côtés. S'agenouillant, le Dieu des Océans lui fit signe de se relever et la laissa se diriger vers sa soeur. Décidément, Amphitrite avait toujours bon goût et si elle n'était pas si proche... Autant pas s'amuser avec sa femme à quelques mètres de lui ! Il se retourna ensuite pour voir arrivé un géant à la mine pataude et un peu renfrognée. Il l'invitait à s'approcher pour le saluer et le voir parmi les officiers de son armée. Il était clair qu'un tel géant serait une arme dans les années à venir et la garde du pilier de l'Antarctique aurait un officier en attendant le retour du Général de Lyumnades.

" Soyez les bienvenus Capitaines ! Nous sommes heureux de vous compter parmi nous et quand, à vous, jeune Capitaine de la Sirène, ne vous inquiétez pas pour votre soeur, elle restera à nos côtés le temps du deuil. Les larmes sont le début de la guérison de l'esprit et il ne sera jamais permis une quelconque salissure sur le visage de notre ancien Prêtre.

Tristan, notre ami, ne restez pas dans l'ombre ! Ses jeunes guerriers sont ici grâce à vous et l'ombre ne vous sied guère. Nous sommes heureux de vous revoir en bonne santé et je pense que vous connaissez la plupart des officiers présents. Ce serait le moins que nous pourrions vous demander. Nous aurons bientôt une tâche à vous confier dans la future reconquête de notre Terre, la récupération de la Conque de notre Fils ! "


Le Dieu invitait alors d'un geste de la main son Général à s'approcher de lui et le salua d'un geste de la tête avec un sourire. Enfin, le Général du Dragon des Mers ouvrit la bouche après de longues secondes de silence. La suite de ses expressions était un signe que la décision de Poséidon l'avait totalement pris au dépourvu. Lui qui aimait détesté pour avancer, il allait devoir trouvé un autre objet pour faire sentir sa colère et cette querelle enfantine n'amusait plus le Dieu des Océans. Il exprima alors sa vision des choses sans détour, son envie de partir se mélangeait avec la curiosité de son passé pour ne laisser que le goût de la vengeance dans la bouche. Il avait donc pris sa décision et assumait de se reconnaître en homme libre dans son Empire.

Chacun de ses mots était pesé avec soin. La réponse de Poséidon devait lever le dernier doute dans ce coeur si sujet à la crainte du mensonge et de la trahison. S'approchant de lui, son cosmos augmentait de quelques coudées pour bien montrer l'importance des paroles qui allaient suivre. Ses iris saphirins fixèrent le Général en fronçant légèrement les sourcils.

" Haiken ! En quoi êtes vous surpris ? Si il y a une chose que vous devez savoir, c'est que nous ne revenons jamais sur une promesse, qu'elle soit positive ou négative d'une certaine manière. Si vous devez reporté votre colère, ne vous trompez pas d'ennemi ! ... Laissant quelques secondes. De plus, si nous avions souhaité faire de vous un pantin comme les Juges de notre Frère, nous aurions agi avec un peu plus d'intelligence. Oui ! Vous êtes un homme libre et vous pouvez mourir pour qui vous voulez et comme vous le voulez, mais sachez que si nous vous voulons à nos côtés, c'est que votre conseil sera précieux dans les années à venir. Un peu de remise en cause, le sentiment d'avoir toujours à ses côtés un ennemi potentiel est une chose que nous apprécions en vous. Alors ne changez pas ! Dans un souffle un peu plus calme et posant la main sur l'épaule du Général avec un sourire sardonique. Et puis, votre Père, si les rapports de notre épouse ne nous trompent pas.... Vous l'avez déjà rencontré et combattu ! Il ne sait pas qui vous étiez encore, à vous donc de terminer ce travail et de lui poser vos questions... "

Fixant le regard de son Général, il pouvait y lire différents sentiments qui avaient chacune leur raison. Subitement, alors qu'il allait dire autre chose, les sens du Dieu se concentrèrent vers la plage de l'île. Un homme venait d'arriver et de clamer une étrange invitation à l'ensemble des Guerriers de son Sanctuaire. Il avait besoin de troupes mais ne voulait pas en même temps laisser à ses frères et nièce une opportunité de gagner en puissance, sans son accord et son grain de sel. C'est alors qu'une idée germa dans son esprit et il saluait le gout de son épouse pour les manipulations à grande échelle. Il avait peut-être été plus influencé par des siècles à s'observer l'un et l'autre dans une intimité des plus froide. Levant la main de l'épaule d'Haiken, il avançait de quelques pas pour arriver devant tous ses soldats. En effet, sa décision était prise et il n'avait confiance qu'en eux pour tenter de savoir ce que tout cela voulait dire.

" Haiken, Tristan et.... Ann !

Approchez immédiatement ! La situation demande des personnes de caractère et qui seront faire office de tous les moyens pour aller mettre un grain de sel dans ce Tournoi. Est-ce une intrigue de nos frères ou de notre nièce ? Nous n'en savons rien, mais, si nous savons une chose, c'est que vous êtes assez têtus pour briser les barrières des pires comploteurs. Je vais m'occuper de vous envoyer là bas personnellement et ces tatouages sur votre peau seront votre sauf conduit pour aller là bas le plus rapidement possible... Si vous revenez vainqueurs ou que vous dépassez les étapes, nous nous montrerons généreux.... "


Sans s'en rendre compte, il venait de parler de lui à la première personne. Il se rattrapa sur la fin mais il était peut-être trop tard. S'en moquant au final, il insuffla alors son cosmos dans la peau de ses trois Marinas pour faire apparaître sur le côté droit de leur cou un tatouage symbolisant le pouvoir des Mers. Le symbole même du Dieu des Mers, de celui qui fait tremblé le sol de ses sabots dévastateurs, se dessina d'un pigment noir avec des reflets bleutées. Nimbés du cosmos du Dieu, tous les marinas pouvaient voir au même moment un immense champ électrique qui s'ouvrait sur l'Hyperdimension. Le chemin des Dieux était donc ouvert, levant les mains, le Dieu concentra une infime partie de son cosmos en faisant léviter les trois marinas un moment. Brusquement, de l'eau tourbillonna autour d'eux pour les enfermer dans une sphère d'eau pure et douce. Les Ecailles créèrent naturellement des protections pour respirer sous l'eau pour protéger leurs maîtres de cette situation somme toute habituelle pour elles. C'est alors que la sphère emprisonnant les trois guerriers se faufila dans l'hyperdimension à une vitesse prodigieuse. Telle une balle de jeu de paume, elle s'engouffrait dans un chemin que le Dieu lui indiquait !


Le portail se referma sur eux aussi rapidement qu'il n'était né. Le Dieu venait de faire d'une pierre deux coups, il avait trois de ses meilleurs soldats dans ce tournoi et en plus, il allait pouvoir régler certaines affaires urgentes avant de penser à reconquérir son Empire. Il fit alors signe aux officiers encore restants de faire quelques pas vers lui. Scrutant leurs réactions, il savait que les prochaines heures seraient décisives pour la réalisation de son plan et les Marinas n'avaient pas le droit à l'échec...

" Mary.... Venez, pouvez vous nous parler d'une certain ancien Général du Kraken ? "

Citation :
HRP : Haiken, Tristan et Ann sont téléportés pour le tournoi, bon courage à eux !
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Waren


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MessageSujet: Re: L'Île de Circé ~ L'heure du grand rassemblement !    Mar 11 Sep - 0:11

Si seulement Poséïdon avait été une femme... Peut être aurait il eu d'avantage de plaisir à écouter et surtout à regarder ce qui se passait...Mais, fort dommage pour Waren, ce n'etait pas le cas. Le porteur de l'ecaille du phoque s'ennuyais quelque chose de correct... Les discours semblaient s'eterniser encore et toujours... il devait lutter contre la faim qui lui grattait les entrailles et le sommeil qui pesait sur ses paupières... Waren en venait presque à esperer qu'il serait bon qu'on l'envoit en mission! D'ailleurs en parlant de cela, trois Marinas répondant au nom de Haïken, Ann et Tristan furent appellés puis, marqués d'un tatouage bleuté rayonnant légèrement. Ouf nan... tout bien réfléchis! Il l'avait echappé belle. Il n'en voulait pas de ce grafiti... Soudain, un portail s'ouvrit à l'attention des Marinas. Sans nul doute une demonstration de la puissance de Poseïdon. Mais le colosse etait bien trop affamé pour pouvoir l'apprécier. Le phoque fit alors un pas de côté... Profitant de la stupéfaction général pour planter sa dague dans un gros oursin qui avait eu l'infortune de venir s'attacher à un des rochers de l'Ile et tourna la lame plusieurs fois jusqu'à faire eclater la petite coque piquante. Ses glandes salivaires n'etaient plus trés loin de défaillire tant en ce moment présent il désiré plus que tout devorer les entrailles de cette bestiole.... Grmmmf qu'il avait faim. Mais il devait tenir son rang.... se jetter violemment sur la nourriture dans un moment de cérémonnie solennel... Ou rien que penser à le faire c'etait mal... trés mal. Vilain Waren! Mais n'ecoutant que son armure qui ne lui dictait pas souvent grand chose d'intelligent, il se mit a curer l'animal eventré à grand coup de lame avant d'en aspirer le jus avec un sourire niais d'extase... Pas de quoi remplir un estomac biensur.. Mais largement de quoi repousser son ennui et occupper ses papilles en attendant le prochain repas. Il jetta un oeil alentour, léchant ses canines saillantes pour les nettoyer du nectar d'oursin orangé, espérant que personne n'avait vu ça... Espérant aussi que Poseïdon n'etait pas aussi omniscient que l'on voulait bien le lui faire croire...

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Eilaine


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MessageSujet: Re: L'Île de Circé ~ L'heure du grand rassemblement !    Ven 14 Sep - 20:24

=> Ellipse







    L'appel des Mers et des Océans était parvenu jusqu'au pays perdu dans les brumes. Le peuple d'Avalon, surprit d'entendre de nouveau le chant de leurs ancêtres, venait de s'éveiller tout à fait de leur torpeur. Depuis le retour de leur Roi, l'île des pommiers parvenait à étendre sa conscience endormie au delà de l'ancienne Britannia. Ô quelles sombres nouvelles leur étaient parvenues ! L'ancien langage se décryptait aisément, la fille venant de la mer avait elle-même prit soin de faire la traduction. La dame Morgane n'en revenait pas, mais le fracas des vagues contre les berges d'Avalon ne faisait que confirmer ce funeste présage. La Grande Dame aux yeux Améthystes venait de se rendormir. Et le Dieu Llyr, se réveiller après une très longue absence. Il y avait d'autres mystères, dissimulés derrière un voile opaque, et le regard de la faie ne parvenait pas à le transpercer. Aussi, il fallait agir, sortir la tête hors de l'eau. Revenir dans les Mondes des Autres. Et il fallait envoyer les messagers. Des personnes dignes de confiance. Morgane savait qu'elle n'avait donc pas le choix que de faire appel à sa propre famille. Il était temps que tous regagne le tertre du Soleil. Les brumes argentées risquaient de s'évanouir sans la protection de la divine Gardienne de l'ancienne Magie.


    - Rappelez au bon souvenir du Dieu Llyr, que nous sommes toujours là. Et que nous ne devons pas être oubliés.


    Avait dit Morgane avant de les laisser partir pour l'île de la sorcière. L'eau des fontaines et autres points d'eau s’amoncelèrent en une forme changeante et mouvante sous les yeux des personnes présentes dans le Temple. Bientôt, une grande colonne d'eau se mua en une arche aquatique qui libéra, en plus d'une forte lumière crue, comme de la vapeur. Les brumes du Pays d'Alba investissaient les lieux aussi rapidement que la course d'un milliers de chevaux. Ceux là-même que le maître des Eaux harnachait pour son propre char. Quatre silhouettes surgirent, précédés d'une très vieille mélodie issue d'un autre monde, un autre temps. Celle-ci fut couverte par la voix d'une mère et sa fille, qui têtes nues, ouvraient la marche de ce drôle de cortège. Cortège? Car oui, des centaines de corneilles et corbeaux traversèrent le portail aqueux avec force de coassement pour ponctuer l'étrange mélopée. La femme s'arrêta à quelques pas du Dieu, intimant sa fille à en faire de même tandis que les deux autres restaient en retrait. Celle-ci en guise de salutation, alla avec délicatesse s'agenouiller plus près de la divinité pour ensuite, du bout des lèvres, embrasser sa main droite. Son visage angélique se leva vers Poséidon.


    - Mes respects Dieu, Llyr, je me présente, je suis Aalanna Grande Prêtresse d'Avalon, fille de Morgane la faie et Myrddin Emrys, l'enchanteur. Voici ma fille, Eilaine, mon fils, Eiwan et mon époux Serafim, dernier disgybl y gigfan ...


    Les présentations ainsi faites, la Porte s'évanouie. Le silence s'installa. Aalanna, ses deux grands yeux azurs fixés sur la divinité, reprit d'une voix plus solennelle et forte encore :


    - Nous aussi avons eu vent de ce triste chant, celui qui vient de votre cœur ô grand Dieu Llyr et sachez que le peuple de Dagda partage votre peine. Votre épouse, celle-qui-voit-au-delà-des-brumes, veillait sur nous comme une mère. Nous sommes ici pour lui rendre hommage, à elle, comme à vous.


    La petite Eilaine, si semblable à sa mère, frissonna un bref instant quand ses yeux se posèrent sur une femme visiblement anéantie par une nouvelle d'une nature proche de celle qui avait éveillé le peuple du Dieu-Druide. Une main apaisante se posa sur sa frêle épaule, elle sourit avant d'elle-même s'adresser au Dieu de sa petite voix cristalline.


    - La gardienne de l'ancienne magie demeure parmi nous, mais ses pouvoirs se mêlent aux vôtres, ô Dieu Llyr.


    - Nous permettez-vous de réitérer la Promesse Diaphane?


    Compléta la mère tandis que sur son front, brillaient le croissant de Lune, et les dessins autour de son œil gauche, vieilles marques de protection apposées par Elias de Kelliwic'h. Un raie de lumière tomba à l'oblique depuis l'atrium, illuminant les chevelures d'or d'Eilaine et Aalanna. La petite d'ailleurs, âgée de six printemps environ, eut un petit rire en voyant l'un des Marinas, plus grand que tout les autres, essayer d'être discret en avalant un oursin. Elle se releva pour aller chercher son frère et son père, abaisser chacun leur tour, leur capuchon, comme cela devait être fait selon la coutume, et les guida sans un mot devant le Roi des Océans.
    Si la mère et la fille se ressemblaient comme deux gouttes d'eau, le fils était le portrait craché de Serafim. Tous deux portaient des vêtements sombres là où Eilaine et Aalanna portaient le blanc et le bleu saphir, leurs visages au teint blanc eux encadrés par de longs cheveux ailes-de-corbeaux, et des yeux d'onyx, impénétrables.
    Les jumeaux étaient la personnification de la Lune et du Soleil, si différents, si semblables à la fois.


    - Mae'r nos yn dod tangnefedd y Tad
    [Que la nuit apporte la sérénité du Père]

    Déclarèrent de concert, les quatre représentant d'Avalon.
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MessageSujet: Re: L'Île de Circé ~ L'heure du grand rassemblement !    Sam 15 Sep - 3:28

~~ Le Roi Llyr et Avalon ~~


Le Dieu referma ses poings et laissa ses guerriers s'en aller dans l'Hyperdimension. Il fit alors signe à une servante de veiller sur la jeune Mary, et, de lui donner un peu à boire. Regardant l'ensemble des Marinas, il vit le Géant prendre subrepticement un oursin de mer pour l'ingurgiter avec une discrétion qu'on ne lui aurait pas prêté en temps normal. Poséidon fit signe aux Marinas de retourner à leurs postes pendant que ses pas le menait à lui. L'ombre de ce géant lui permettait de se cacher de la lumière d'Apollon et il souriait devant cette perspective. Pendant des siècles, il avait combattu son jeune neveu si facilement influençé par les courants de l'Histoire.

Sans un mot de plus, le Dieu prit à son tour quelques crevettes rosées au feu doux. Les serviteurs tentèrent alors de le servir mais un seul regard suffit à les faire éloigner de la table du Banquet. Dans un grand silence, Poséidon réfléchissait aux derniers évènements en croquant les créatures fraîchement cuites. Sa femme avait laissé une armée opérationnelle et les Spectres avaient retrouvé toute leur puissance avec le retour d'Hadès. Il le sentait au plus profond de lui même, il était là quelque part et son aura menaçante était plus hargneuse qu'à l'accoutumée. Les yeux saphirs fixés sur l'horizon, il les referma un instant pour sentir la gêne de son Capitaine debout à ses côtés face à ce silence.

" Capitaine, nous vous sentons mal à l'aise. Ce banquet ne vous plairait point ?... Nous vous conseillons de prendre ces crevettes, elles sont des plus exquises avec cette mayonnaise venant de France. Ceci dit, des évènements importants se créent à Venise et notre Quaesitor est bien seul. Nous souhaiterions vous voir à ses côtés dans les prochaines heures afin de veiller sur lui. N'hésitez pas à prendre tout le nécessaire à cette table pour préparer votre voyage... De plus, nous souhaiterions qu'un grand banquet soit organisé pour notre venue à Venise dans les prochains jours. Nous vous donnons carte blanche pour tout cela avec le Général de l'Océan Indien. Il se peut qu'Athéna nous accompagne, alors faites cela avec toute la gourmandise possible. "

Un petit sourire en coin témoignait d'une affection naturelle du Dieu envers le Géant. Sa force mais aussi, son "don" pour trouver les plus simples des choses permettrait de dévoiler le mystère entourant cette cité créée de toute pièce par son Frère cadet. Que mijotait-il du haut de l'Olympe ? La Paix ? Chose précieuse certes mais, elle demandait une finesse que le Dieu des Océans ne lui connaissait guère. Subitement, l'eau se mit à entrer en résonance avec son cosmos de façon solennelle. Une colonne d'eau sortit de la mer pour former une arche de brouillard et de lumière diaphane. Poséidon se sentit alors revenir des éons en arrière alors qu'il n'était qu'un jeune voyageur sur le Monde des Mers.

Il s'avança de quelques pas pour observer un étrange ballet de corneilles et de corbeaux qui s'envolaient dans les environs. Une femme, un homme, un jeune garçon et une jeune fille ? Ses sourcils se froncèrent à cette vue avant que la femme ne s'agenouillasse à ses pieds pour se présenter avec une douceur certaine. Le regard de Poséidon devint à nouveau doux et protecteur, et autorisa, par un simple hochement de tête, la présence des étrangers dans son domaine. Il l'écouta avec attention et comprit enfin ce sentiment qui l'habitait depuis leur arrivée. Relevant la tête, son autre main présenta sa paume pour les inviter à être reçu en paix.

" Capitaine, veuillez préparer quelques victuailles à nos invités ! "

Les invités approchèrent alors et Poséidon en profita pour les scruter avec plus d'intérêt.

" Enfants de la belle Avalon, Nous, Llyr, car tel fût l'un de mes noms, réitérons la promesse diaphane de protéger votre domaine comme s'il était le nôtre. Cette terre est encore vierge d'une certaine faiblesse humaine. Notre épouse, Dame Amphitrite, ne peut vous recevoir mais mon pouvoir vous assure la même protection qu'elle vous apportait pendant notre absence. "

La solennité fût couronnée d'une augmentation soudaine du Dieu Llyr. Levant la paume de la main, il matérialisa une clé d'argent entrelacée de lierre en étain. Il s'approcha de l'homme semblable au Corbeau. Une orbe de lumière bleutée et diaphane entourait la clé pour la faire léviter au-dessus de la main. Dans un geste assez inoffensif, elle s'éleva alors dans les airs pour arriver devant lui. L'orbe éclata alors pour tomber entre ses mains.

" Seigneur des Corbeaux, vous serez notre nouveau Gradlon, prenez cette clé et ne la perdez jamais ! Si jamais Avalon était attaquée et que les brumes se déchirent sous la puissance de vos ennemis, cette clé vous permettra de sauver votre Peuple vers l'un de nos bastion dans l'Atlantique Nord, la belle et noble Ker Ys ! Toutefois, notre protection entends que vous protégiez les plus humbles et les coeurs purs.... La lune a toujours été une bonne amie de notre Peuple, Mère des marées et des Mystères, c'est pourquoi nous vous faisons confiance pour cette tâche. Toutefois, si un jour, l'esprit de Galahad le pur vous étreint, venez vers nous car vous aurez perdu pour l'Histoire ! Posant la main sur la tête du fils aux yeux onyx. Nous voyons en vous un grand espoir, Bran Glaz ! Chers amis, vous devez avoir faim... "

Par un geste d'invitation, le Dieu invitait la petite troupe à cette réunion des plus calme. Un Géant, deux enfants, un couple aussi étrange qu'envoutant.... Il était vraiment temps qu'il revienne aux affaires de son Empire...

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MessageSujet: Re: L'Île de Circé ~ L'heure du grand rassemblement !    Dim 16 Sep - 18:59

==> Présentation d'Erin

~ ~ ° ~ ~

La pluie se mit soudain à tomber. Une bruine fine et si légère, se mêlant à l'eau de ses larmes, baignant ses lèvres. Goût de sel et goût de sang entremêlés. Aussi impressionnés qu'effrayés par la Nymphe à la chevelure de jais, les hommes avaient tous fini par quitter les lieux à l'exception de Gregor et du vieux Gontran. Gontran aux tempes grises et blanches qui la regardait sans un mot sans un geste, son regard allant de la fille à la tombe du père. Cela sembla durer des heures avant que Gregor ne finisse par poser une cape sur les épaules d'Erin.

" Je sais que tu n'es pas une femme ordinaire. A vrai dire je n'avais jamais rencontré quelqu'un comme toi auparavant. " souffla-t-il comme pour ne pas la brusquer. Une marque d'égard plutôt surprenante de la part d'un mercenaire.
" Mieux vaudrait m'oublier. "
" Difficile. Autant pour moi que pour lui. "
Un regard vers le vieil homme.
" Il a toujours été comme un père pour moi. " Une voix tendre et si douce. Elle tenait réellement à lui et souhaitait qu'il s'éloigne pour sa propre vie.
" Et eux ? " S'enhardit l'homme.
" Ils m'ont vue telle que j'étais. Je ne sais pourquoi mais depuis le visage de cette femme, Lady Anna, me hante comme si elle n'était pas réellement partie. "
" Les fantômes. Fais attention, fée des eaux. Fais attention. "
" Et toi ? Pourquoi ne pars-tu pas ? Tu connais ces lieux, n'est-ce pas ? "
" On dit que les fées percent le coeur des hommes. Tu n'es pas la seule. Je cherche une fée. Ou plutôt un ange. Enfin, tu n'es pas elle. Je pensais enfin la croiser en ces lieux. Elle y dépose des roses. "


Les yeux d'Erin s'ouvrit tout grands avant qu'elle ne se tourne vers lui.

" Des roses ? "
" Oui, sur les tombes, des roses apparaissent sans qu'aucune trace ne les entoure. "
" Une fée... "
Elle pencha soudain la tête, pensive. "Tu es certain qu'elle est féminine ? "
" Oui. Certain mais elle ne se montre pas. Jamais. A croire qu'elle craint quelque chose. Lui peut-être... "
" Malcom. Même mort, il était toujours aussi impressionnant. Que comptes-tu faire ? Attendre encore ? "
" Et toi, petite Fée des eaux ? "


Erin s'était tue à cette dernière question. Erin aux six monstres se devait de retourner auprès de Poséidon. Elle leva juste la tête avant reprendre.

" Mon destin est de retourner auprès des autres Fées des Eaux. " Une main sur son épaule.
" Un jour peut-être, te reverrai-je, petite fée." Un semblant de sourire avant qu'il ne s'éloigne.

L'heure des adieux était venue et l'homme préféra laisser la jeune femme faire ses adieux à ceux qui étaient toute sa famille. Feu le chevalier de Belmont et Gontran. Gontran qui devrait s'en retourner...


~ ~ ° ~ ~


De longues heures s'étaient écoulées avant qu'elle ne se retrouve seule face à une rivière au cours déchaîné. Elle songeait au vieux guerrier qu'elle avait laissé derrière elle. Sa mission était achevée et il s'en retournerait vers l'une des demeures de la famille Belmont. A cette idée, Erin eut une ultime pensée pour sa mère, dame Elisabeth, et à ses frères et soeurs qu'elle n'avait plus jamais revus. Cette vie-là n'était plus la sienne. Elle l'avait enterrée comme elle avait mis en terre feu son père et le seigneur Malcom. Et puis, il y avait cette tombe, cette tombe qui portait son nom.

" Maître, où que vous soyez, guidez-moi... " Elle entra dans l'eau." Mes soeurs, les Nymphes des eaux, aidez-moi, dites-moi comment le retrouver... "

Sa scale se mit à briller et elle entra dans l'eau. Elle avança dans le cours si vif. Le contact de l'eau au flux rapide lui faisait tant de bien.

Mes soeurs, les Nymphes.

Elle sentit soudain un nouveau cosmos. Loin si loin mais incroyablement puissant tandis que l'eau l'encerclait et que fermant les yeux, elle se laissa couler avant de saisir le flux d'énergie.

" Vers la mer... Menez-moi au fleuve et de là, je rejoindrai la mer et mon maître, mon seul et unique maître, le Seigneur Poséidon. "


~ ~ ° ~ ~


Des terres aux eaux du grand large, Erin aux Six Monstres se laissa simplement guider par le cosmos divin, puissant et aussi irrésistible que le chant des Sirènes. A l'eau douce avait succédé l'eau de mer tandis qu'elle filait encore en encore, toujours plus loin toujours plus vite tant l'attraction de cet appel ne cessait de prendre de l'ampleur sur elle. Rien ne pourrait plus l'empêcher de le rejoindre et enfin, elle aborda une Île.

Circé !!!

Son poing se durcit à cette idée. Pourquoi cette terre en particulier. Le serpent se serra soudain et elle se détendit.

" Tu as raison, je suis froide comme l'eau. Scylla n'a ni coeur ni entrailles. Restons fidèles à cela."

Plusieurs souffles tout contre sa peaux, sous ses écailles. La Louve, l'Ourse, le Vampire, l'Aigle tous les quatre faisaient partie d'elle-même. Sang si chauds si forts auxquels se rajoutait le son des ailes des abeilles. Son et le miel qu'elles lui offraient. Miel et venin. Douceur et cruauté, telle apparaissait Scylla la Nymphe.

Sur ce, elle émergea, sortant de l'eau comme une apparition de rêve. En cet instant où seule la Scale de Scylla semblait recouvrir son corps aux courbes parfaites. L'eau de mer faisait briller sa longue chevelure noire aux reflets bleutés tandis que ses magnifiques yeux bleus brillaient d'un éclat unique. Elle avait un regard aussi profond que l'Océan. On pouvait s'y noyer.

D'un pas lent, elle avança, le peu de tissu la couvrant collé à sa peau. La scale suivait chacun de ses pas tandis que le Fouet claquer contre sa hanche. Et ce fut ainsi qu'elle marcha jusqu'à atteindre le Temple de l'Ebranleur du Sol. D'un regard, elle salua l'ensemble des Marinas déjà présents ainsi que ceux qui se tenaient auprès de celui qui émettait une telle énergie. Sans hésiter, elle avança encore et encore jusqu'à arriver devant lui. Puis, enfin arrivée, elle retira son casque et s'agenouilla, sa longue chevelure noire glissant telle une cape dans son dos.

" Des terres lointaines, j'ai entendu votre appel, seigneur Poséidon. Moi, Erin Belmont, Erin aux six Monstres porteuse de la Scale de Scylla, vous rend hommage et vous fais le serment de lutter pour vous. "

Elle se tut ensuite, attendant que son seigneur lui ordonne de se relever.

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Serafim


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MessageSujet: Re: L'Île de Circé ~ L'heure du grand rassemblement !    Mar 18 Sep - 23:28

==> Ellipse

Ce fut d'abord un soulagement pour Serafim d'entendre que la promesse diaphane était réitérée. Il n'en avait aucune preuve, mais il sentait bien que la folle course du monde allait de nouveaux prendre un élan imprévisible. Cela faisait déjà six ans depuis le dernier événement, six longues années de calme relatif et de nature méfiante, il se préparait déjà au pire, bien qu'il espérait le meilleur pour lui et sa famille. Mais plus que de renouveler le pacte entre l'ile d'Avalon et le royaume sous-marin, le dieu au trident lui fit un étrange présent.

Une clef ! Un sésame vers un autre territoire, qui lui permettait de remplir le rôle qu'il avait toujours souhaité avoir, c'est-à-dire protéger son peuple du monde extérieur. Ce cadeau avait une immense valeur pour le dresseur de corbeau, cependant en écoutant les recommandations du fils de Cronos, il se demandait s'il était vraiment digne d'un tel honneur. « Protéger les humbles et les cœurs purs.», ces quelques mots avaient tétanisé le maitre des corbeaux, comme frapper par la foudre divine du roi de l'Olympe, lui rappelant cette horrible nuit sanglante où il avait ordonné à ses compagnons ailés de prendre la vie d'innocents simplement pour soulager sa colère vindicative.

Silencieusement, le brun observa la clef posée dans la paume de sa main tout en se demandant si un objet de cette nature devait être tenu par des mains souillées du sang des innocents. Il s'apprêtait même à remettre à la déité la clef quand il sentit la main du jeune Eiwan s'accrocher à son long manteau noir. Le jeune garçon avait été un peu effrayé et par reflexe avait trouvé un abri derrière l'homme déterminé qu'était devenu son père.

La scène fit sourire Serafim. Contrairement à sa sœur, Eiwan se montrait méfiant et prudent face à l'inconnu et au mystère, on peut dire qu'il avait hérité cela de son père, de même qu'Eilaine avait reçu la grâce, la beauté et la perspicacité de sa mère en héritage.

« Il ne faut pas avoir peur fils. »

Dit-il d'une voix rassurante tout en ébouriffant sa tignasse sombre. Involontairement Eiwan venait de lui rappeler que sa famille comptait sur lui malgré ce crime odieux. Son devoir en tant que père et époux amant était de les protéger et il ne faiblira pas devant la tâche titanesque qui l'attendait.

Il lança d'abord un regard passionné à son épouse, illuminant les ténèbres captives de ses pupilles d'un éclair amoureux puis à ses enfants avant de déclarer solennellement :

« Maitre des fleuves et des mers. Je ne vous décevrais pas. »

Une phrase courte qu'on pouvait interpréter autant comme un serment sur l'honneur que comme un engagement sur sa vie. Serrant fermement la clef dans sa main il l'a colla contre son cœur et salua respectivement l'ébranleur du sol en inclinant du chef. Le petit Eiwan circonspect, mima son père aussitôt. La scène pouvait faire sourire, mais ce qui venait de se dérouler ici aura surement de lourdes conséquences sur l'avenir du dresseur des corbeaux. On ne fait pas une promesse à un dieu si on ne se sent pas capable de la respecter, ce serait prendre le risque de s'exposer à son courroux et Serafim savait jusqu'où pouvait aller la colère des maitres du monde.

N'osant pas décliner l'invitation du dieu des mers, Serafim se rapprochant de sa merveilleuse femme, serrant sa main douce dont le contact enjôleur lui manquait tant, pour lui demander conseil.

« Mon amour, Ce genre de voyage est éprouvant pour les petits, peut-être devrons nous rester un peu, le temps qu'ils se reposent ? Qu'en penses-tu. »

En disant cela, l'inquiétude assombrit son regard. Ils étaient en territoire Marina et il y avait un serviteur du dieu des océans que l'ancien saint ne voulait pas croiser. Ce requin ivres de sang, de fornication et de violence qu'il avait croisé en terre Asgard, où était-il ? Allait-il participer à cette réunion lui aussi ? A cette pensée, la marque qu'avait laissé le croc destructeur de la bête sur son flanc, se mit à emmètre une douleur lancinante. Cette marque était le symbole de sa faiblesse et de sa lâcheté d'antan, un stigmate qui lui rappelait qui il était.

La tête de Serafim pivota brusquement en direction de la nouvelle entité qu'il venait de percevoir. Fausse alerte ce n'était pas lui, mais l'attitude du gardien d'Avalon avait peut-être alerté sa compagne ou alors un autre observateur.
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MessageSujet: Re: L'Île de Circé ~ L'heure du grand rassemblement !    Mer 19 Sep - 0:53

~~ Le Roi Llyr et Avalon ~~


Le dos tourné, le Dieu des Océans avait senti l'eau l'appeler pour lui communiquer une bonne nouvelle. Alors qu'il terminait d'avancer avec ses nouveaux alliés en direction du banquet préparé par le Marina du Phoque, il se retourna en même temps que Serafim pour saluer son nouveau Général. Il l'observa un instant, troublé par un souvenir ancien, en se demandant pourquoi elle lui ressemblait tant. En effet, les atours de cette femme était telle l'antique Scylla et passé la gêne alors que sa femme était à quelques mètres de là, il l'invita à se relever d'un signe approbateur de la tête.

Il était resté de marbre mais le regard de la fillette n'était pas de nature à masquer son trouble. Les pouvoirs des gens d'Avalon avait cette nature de percer les brumes les plus puissantes. C'est là que le Dieu des Océans se tût un moment. Puis, il fit signe aux serviteurs de servir les enfants en plats royaux et très poissonneux. Dans une certaine tranquillité, les membres présents se restauraient mais un mot fugace d'un esprit proche de lui avait évoqué un nom. Il n'aimait pas lire dans les esprits mais la crainte du Gardien de Ker-Ys en voyant son Général l'inquiétait, il s'était alors permis de pénétrer son esprit et de voir l'impensable. sans dire un mot, il avait senti sa douleur dans son flanc droit et reconnaissait bien là les anciennes pratiques de son ancien Général des Ombres.

Si Amphitrite avait montré une certaine nonchalance pour cela au profit de la culture du résultat, il n'en allait pas de même pour le cadet des Olympiens. Le visage grave, il invita par un signe de la tête le père de cette famille à l'accompagner un moment sur la plage. Il voulait le rassurer mais aussi le prévenir d'une information capitale sur le Requin dans le nouvel Empire qu'il voulait bâtir. Alors que le jeune garçon ne lâchait pas son père, le Dieu s'agenouilla devant lui et lui prit la tête affectueusement pour le réconforter de quelques mots apaisants. Ils s'écartèrent alors du groupe et il se décida à entrer dans le vif du sujet.

" Serafim, tes pensées et tes peurs te trahissent, nous inquiétant un peu, nous nous sommes permis de ressentir cela pour voir ce qu'il en était. Le Capitaine du Requin, Kyro, a été banni de notre Peuple et ne reviendra jamais. Nous ne voulons plus de lui et ses crimes... ne resteront pas impunis ! Nous vous laissons cette marque mais sachez que si un jour votre famille venait à être en grand danger, vous devez venir au plus vite au sein d'Atlantis. La clé que nous vous avons donné ouvre une porte au coeur de Ker-Ys. Si besoin, utilisez la et vous amènerez votre Famille et votre Peuple en Atlantis ! "

Cupidité, mensonge, cruauté... Sa femme avait laissé bien des choses se répandre dans son armée et il tenait à resserrer la vis. En effet, même s'il pensait que chaque homme était libre mais aussi responsable de ses actes, il ne devait pas pour autant tomber dans de telles bassesses. Malgré son conflit séculaire avec Asgard, ils avaient pas mériter telles ignominies et il serait se rappeler que la liberté qu'il donnait aux siens ne devaient pas s'accompagner de telles horreurs. Enfin, ils devaient au moins le faire avec une totale discrétion, car la nouvelle réputation qu'il allait forgé pour son Peuple méritait cet effort. Il savait que le Nouveau Kraken serait un facteur de discorde mais ce problème se réglerait déjà selon son plan.

" Viens, retournons voir les autres, ils ne doivent pas imaginer que nous tentons de faire de vous un futur Général ! "

Dans un éclat de rire, le Dieu tapota l'épaule de l'ancien chevalier d'Athéna en tendant la main pour faire signe qu'il était temps de rejoindre les autres...

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Satine


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MessageSujet: Re: L'Île de Circé ~ L'heure du grand rassemblement !    Ven 21 Sep - 10:02


    Non, c'était impossible, je devais naviguer en plein rêve. En même temps, tout c'était déroulé si vite ! Mais pour moi, le temps venait d'arrêter sa course folle. Hébétée, la révélation s'imposa à moi avec une force inouïe quand, au lieu de voir le visage d'Astre apparaître, ce fut un autre, un inconnu qui avait laissé son corps et son esprit aux bons soins du Dieu endormi.
    Si en d'autres circonstances j'aurais laissé éclater ma joie de revoir notre Seigneur à tous, là je devais admettre que j'en avais cure. Mes pensées tourbillonnaient dans ma tête d'une manière dangereuse : mon cœur s'envolait, désireux de rejoindre mon bien-aimé. Mon esprit avait l'espace d'un instant effleuré le corps à jamais endormi du Grand Prêtre de Poséidon.
    Un cauchemar. Oui, bien sûr ! J'allais me réveiller et constater que tout ceci ne s'était jamais déroulé. Je ne faisais que nier la vérité. Aussi insupportable fusse t-elle, je gardais la tête haute, les yeux pourtant embués de larme amères : mes sentiments resteraient à jamais scellés sous l'ombre de ce grand chapeau et de ce châle.
    Seulement, sans que je m'en rende compte, des mains expertes avaient eu la gentillesse de me guider sur un siège. Assise sur mon séant sans m'en rendre vraiment compte tant j'évoluais en eaux troubles, je me relevais derechef et un peu abruptement quand ma sœur et Haiken arrivèrent. Aussitôt mon aura se mêla à celle de ma sœur, déversant toute la peine, la tristesse et le désarroi dont je débordais.

    Mes yeux de jades cherchèrent ceux de ma jumelle. Je la savais avec moi dans cette épreuve, elle la seule personne au courant pour moi et Astre. Cet amour irraisonné que je lui portait et que je lui porterais toujours. Déjà, le manque m’attrapait à la gorge, me faisant manquer une respiration. J'étais sur le point d'éclater en sanglot quand l'arrivée de Tristan me stoppa net dans cet élan. S'il était normal de pleurer l'être aimé après son trépas, je ne pouvais me résoudre à le faire devant lui. Ravalant pour le moment mes pleurs, je me signais devant l'assemblée en signe d'excuse et de salutation muette. Encore un coup d’œil vers Ann. Là non plus, les mots n'arrivaient pas à passer la barrière de mes lèvres blanches comme la neige.
    Les paroles de Poséidon firent naître une étincelle de vie dans mon être vide, noir : je le regardais quelques instants sans comprendre, un peu perdue, un rien troublée. J'acquiesçais à contrecœur sachant pertinemment qu'il avait raison. Cependant, malgré -je le savais- le fait qu'Astre aussi aurait que cela se passe ainsi, je ne parvenais pas à tout saisir. C'était comme vouloir attraper le vent. Chaque fois, il nous file entre les doigts !

    Je ne prêtais maintenant plus attention à ce qu'il se passait autour de moi. Telle une statue de marbre, je m'étais tourné vers le Temple où reposait le corps inanimé du Grand-Prêtre. Les poings crispés, la mâchoire serrée à l'extrême, un goût métallique ne tarda pas à emplir mon palais. Mes oreilles captèrent la plupart des conversations, sans que je m'y intéresse sincèrement. Même quand le Dieu des Mers laissa Ann, Haiken et Tristan partir pour le tournoi, je n'eus qu'un signe affectueux et discret que pour ma sœur. Serrant sa main entre les mienne, je lui fis savoir que je l'accompagnais dans cette épreuve, que j'étais fière qu'elle participe à ce... tournois. Quand tous eurent disparut de ma vue, la sensation de vide s'accentua. Et si le Destin s'acharnait ? Si il décidait de me prendre ma sœur en plus de mon mari ? L'idée était insupportable.

    Poséidon s'adressa de nouveau à moi, très doux. Cela me touchait beaucoup de voir que même un Dieu n'était pas dépourvu d'humanité ? Hm... Songeuse, j'approchais, docile. À quelques pas de lui, et enfin dans la pénombre d'une grande colonnade, je retirais mon chapeau pour lui répondre. Ma chevelure de feu se déversa en une cascade de boucles dans mon dos. Le Kraken ? Oh, oui !

    « Vous devez faire référence à Caeron de Fragrance, celui dont votre femme m'a chargé de retrouver la trace. Apparemment, au vu de mes investigations, cet homme s'est allié à l'armée du Sombre Empire. Il fut un ami proche de Astre et d'un certain Shion, chevalier d'or du Bélier... D'ailleurs, je m'apprêtais à... »

    Je fus coupé dans mes explications par une autre arrivée ô combien impromptue : un millier de corbeaux et de corneilles jaillirent du néant, d'un portail d'eau pour être exacte, avec force de coassements. D'instinct, je remis mon chapeau sur ma tête et me plaça devant le divinité. Un geste instinctif et sans doute inutile. Mais n'étais-je pas la Gardienne de la Famille Impériale ? Me raccrocher à ce rôle était la seule chose qui me faisait garder la tête hors de l'eau. Mais je compris bien vite que cette visite n'étais pas dangereuse : un couple sortit des eaux, accompagnés de leurs enfants. Cela se voyait tout de suite tant ils ressemblaient à leurs parents. Je me rendis compte que je m'étais raidis pendant l'apparition, aussi, je me détendis un peu, m'écartant pour laisser ces mystérieuses personnes s'exprimer et rendre hommage, à leur manière, au Dieu... Llyr ? Interpellée, je cherchais dans ma mémoire où j'avais pu lire ça... Avalon ? Un sourcil se leva témoignant de ma surprise.

    Me désintéressant de la scène, je ressentis une intrusion dans mon esprit que je refermais aussitôt. Cherchant des yeux d'où provenait cette attaque surprise, je fus stupéfaite de constater que cela venait de la petite fille. Je la détaillais un bref instant avant qu'elle ne s'adressa à moi par télépathie. Je ne compris pas sur le coup, ce qu'elle essayait de me dire. Mais à sa petite mine triste, j'en déduisis rapidement qu'elle était capable de connaître les souffrances des gens. Sur bien des points. Elle partageait ma peine. Sincèrement, et cela me bouleversa. Je laissais Poséidon s'éloigner avec l'homme aux corbeaux et son fils avant de rejoindre la petite Eilaine, et Aalanna, sa maman. D'un geste, je les invitais à se restaurer. J'offris même un petit sourire triste à la petite qui me dévisageait.

    « Hey, le phoque ! Laisse-en un peu pour les autres !»

    Sur ces entrefaites, je découvris une nouvelle présence qui m'avait jusque là échappé, je m'approchais de cette.. Erin et lui tendit la main pour qu'elle s'en saisisse.

    « Bienvenue dans notre galère, amazone, je suis Mary Red, Générale de la Sirène Maléfique. Viens donc te restaurer avec nous, profitons donc de ce bref moment de répit. Car j'ai bien peur que ce soit le dernier !»

    Mon ton amical sonnait faux, je m'en rendais moi-même compte et m'en désolais. Je baissais un peu la tête, tout le poids de la tristesse appuyant sur mes frêles épaules. Quand pourrais-je aller pleurer sur le corps de mon bien-aimé ?[/hide]
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Lily


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MessageSujet: Re: L'Île de Circé ~ L'heure du grand rassemblement !    Sam 22 Sep - 16:36



    ~ Ellipse Arrow

    Les vagues léchaient le sable doré, langoureux, douce caresse de la mer sur la terre frappée du sceau de pouvoir du dieu des flots. Le vent s’éleva, caressant sa chevelure d’or, l’entremêlant entre ses doigts d’ivoires. La jeune fille sourit un fugace instant, disparaissant cependant bien vite dès lors que son regard se perdit dans les cieux. Les étoiles avaient dors et déjà disparut, mais leurs chants continuaient de vibrer dans sa poitrine, lourde d’un sens subtile qu’elle peinait à démêler. Ses mains se crispèrent sur ses bras, se réchauffant de la morsure d’un froid glacial gelant ses entrailles. Leur mélopée était si semblable à ce jour, guère si lointain où tout avait disparut dans le sang et les flammes. Mais ce n’était pas exactement le même. Un bouleversement, un chagrin insondable mais plus mélancolique, moins brutal. Il ne sentait pas le sang.

    Secouant la tête, la petite étoile offrit à son ami, un pâle sourire qu’elle espérait rassurant. Son confident n’était pas étranger à ses inquiétudes, mais c’était son pouvoir qui la troublait ainsi, et de ça, il devait le savoir même si elle prenait garde de ne pas trop en dire. Non pas qu’elle n’avait aucune confiance en lui, bien au contraire, mais elle ne voulait faire peser sur les épaules de Jian, une responsabilité qui lui incombait. Elle savait pourtant qu’il n’était pas dupe…mais elle était si impuissante.

    Comme cette fois…

    Elle les avait entendue, mais n’avait sut les interpréter de la bonne manière, et rien de ce qu’elle avait put dire n’avait changée cela…Et elle se blessait tant et plus pour cette faute. Si seulement ! Si seulement elle l’avait comprit…

    Et puis…La mer se tût. Brutalement, la demoiselle vacilla, hébétée, ressentant dans les tréfonds de son âme un vide soudain. Leur chant s’étaient tût. Ses genoux heurtèrent le sable fin sans un bruit, silencieuse, une première larme roula sur sa joue, dévalant la courbe de son visage. La petite poupée leva sa main à son visage, surprise, troublée par cette mélancolie sans nom, ce chagrin sans âge qui troublait ainsi son âme. Bientôt, leur chanson berça son cœur de ce même rythme, alors que de ses yeux continuaient à se déverser les larmes cristallines.

    Non ! Elle ne devait pas pleurer ! Même si ! Même si…Elle inspira profondément, reprenant un peu le fil de ses propres émotions se faisant tempête chaotique. Maladroitement, elle essuya les gouttes salées du dos de la main, pinçant les lèvres pour contrôler ce soudain abandon. La mélancolie transperçait son âme comme une lance d’argent, le vent soulevant sa chevelure se faisant un écho à cette triste musique des astres. Elle pleurait la mère des écailles. Ses doigts se crispèrent sur son cœur. Même Jian avait du le sentir, à travers son armure, tout du moins y songea t’elle alors que Notos la para de son éclat d’argent. Sa mère n’était plus, mais celui qu’il servait était revenu.

    Alors c’est ça…

    Effaçant les dernières traces de sa faiblesse d’un geste résolu, la petite étoile se redressa, un peu vacillante, tremblotante un instant encore de ce chagrin qui l’avait ainsi terrassé. Elle se retourna sur son ami, lui offrant un sourire contrit, elle parvint à peine à le regarder en face.

    Je…Désolé… Un soupir avant qu’elle ne reprenne d’une voix un peu plus assurée. Je crois qu’il faut y aller. Poséidon est de retour. Tu l’as sentis aussi, n’est ce pas ?

    Elle n’en était pas sur mais, de là où ils étaient – sur une des nombreuses plages bordant l’île de leur refuge – ils pouvaient entendre de bruyant éclat de voix, et une liesse contagieuse semblait envahir les lieux. Et puis il y eut cette vague puissante qui avait ébranlé la mer elle-même, semblant accueillir avec un plaisir certain celui qui était leur maître. Même elle ne pouvait ignorer cette puissance phénoménale qui agitait le monde marin. Sa main se serra contre sa poitrine, là où elle sentait encore le chant des astres, qui bien que plus faible, n’en demeurait pas moins présent. Mélancolie et changement, joie diffuse qui appelait à autant de sourire que d’épreuve à venir.

    Poséidon…Elle craignait cette première rencontre avec ce dieu qu’ils devaient servir, et avait dans un même temps, un étrange espoir si stupide qu’elle s’en voulait de le ressentir. Sa main effleura la fine lame pendant à sa taille, héritage de son père. Un espoir si effrayant… Son écaille la poussait à rejoindre le père des flots, comme cette fois où elle l’avait appelé, mettant en branle un destin chaotique, mais elle lutta un instant contre cette pression pour mettre de l’ordre dans ses pensées. Par reflexe, elle attrapa la main de son ami avant de se diriger là où la joie se propageait, suivant le vent du sud qui la poussait là où demeurait son maître. Sa main tremblait un peu mais se savoir avec l’élu de Léviathan la rassurait et lui permit de lutter contre l’angoisse montant en elle à mesure qu’ils s’approchaient du temple.

    De sa main libre, la demoiselle vérifia que ses larmes n’étaient plus, ressentant pourtant toujours dans son cœur, une lourdeur qu’elle ne connaissait que trop bien. Elle ne connaissait pourtant pas la Mère des écailles mais sa disparition l’avait touché d’une bien vive manière. Elle avait peur, pourtant, avec courage, la petite étoile offrit à son ami un sourire avant qu’elle ne s’approche des lieux de la réunion, rassurée par la présence de la Générale de la sirène dont elle avait perçue la voix.
    Pourtant, ce petit répit fut de courte duré dès lors qu’elle aperçut la masse de protagoniste présent en ces lieux. Des gens inconnus, qui plus est bien plus âgé qu’elle ne l’était. Tout du moins fusse t’il sa première impression, bien vite disparut dès lors qu’elle aperçut entre les adultes, deux enfants encore plus jeune qu’ils ne l’étaient, Jian et elle. De manière incongrue, cela la rassura et apaisa en partie la folle course de son cœur.

    C’est avec réticence qu’elle lâcha la main de son ami. Elle devait être forte et se devait de ne pas être un poids pour l’élu de Léviathan, ça, elle se refusait à l’être. Pourtant, plus elle s’avançait et plus son désir de faire demi tour augmentait, peu assurée qu’elle était dans les grandes assemblées de cet acabit. La présence de Jian et celle de la générale de la sirène maléfique l’aidèrent pourtant à affronter cette nouvelle épreuve. Mais que devait-elle faire ? Rejoindre Dame Mary et les autres guerriers inconnus à ses cotés ? Se présenter au Dieu qui était son seigneur ? Tout semblait s'embrouiller dans son esprit, intimidée qu'elle l'était de cette situation inconnue, si ce n'était embarrassante.
    L'indisponibilité de Poséidon lui fut secourable, et c'est avec cette excuse qu'elle se dirigea vers la sirène et les autres marinas qu’elle ne connaissait pas, saluant les deux enfants avec un sourire troublé. Comme elle semblait étrange cette petite fille si semblable à sa mère ! Cette pensée raviva une blessure cuisante qui lui fit baisser la tête, lui rappelant le souvenir de sa propre génitrice. Morte. Elle secoua la tête et s’avança plus précipitamment encore vers le banquet en ravalant sa douleur.

    Dame Mary... troublée par ce qui se dégageait de la sirène, la jeune fille eut quelques difficultés à trouver ses mots, mais y parvint après un rougissement d’embarras. Excusez nous d’être en retard ! J’ai…Nous… Sa voix mourut avant de donner une explication qu’elle n’avait pas. Elle secoua la tête rougissant de plus belle en baissant la tête. Vous… elle se mordit la lèvre, n’osant pas lui demander si elle allait bien tant cela lui semblait inconvenant dans cette situation. Au lieu de cela elle inclina légèrement le buste devant les autres protagonistes en guise de salutation plus adroite que ce qu’aurait put laisser filer ses lèvres.

    Et puis…Poséidon revint vers eux accompagnés d’un autre homme, inconnu lui aussi. Elle le sentit avant de l’apercevoir, son armure semblant le saluer d’une brise presque caressante, même si c’était là, qu’une trompeuse apparence. Notos était le vent violent appelant les tempêtes mais en ce jour, il était serviteur de Poséidon, et de violence, il n’en avait nul besoin en cette heure de deuil.
    La demoiselle se rappela des leçons de la sirène à ses cotés, s’inclinant devant le dieu, les épaules crispées par une tension sans pareil. Elle craignait tant cette rencontre ! Qui sait ce que la divinité pouvait savoir sur eux ? Qui savait ce qu’il pourrait faire alors, si il en avait connaissance ? Elle ne voulait pas que Jian ait des problèmes par sa faute, à cause de sa volonté à suivre ce destin qu’on leur avait tracé. Un instant, l’améthyste de son regard se posa sur la silhouette de son ami. Elle ne le voulait pas. La gorge nouée la jeune fille se lança.

    Pourtant, une mélopée oubliée envahit son âme, apaisant en partie un tourment trop grand pour de si frêle épaule.

    Je… Elle avait l’intention de se présenter au dieu des mers pourtant, c’est une toute autre phrase qui sortie de sa bouche. Je suis désolée…Pour votre épouse… Silencieuse, elle laissa un instant un chant entendu d’elle seule bercer son cœur avant de murmurer doucement les yeux clos, ses mains se rejoignant sur son cœur. Leurs voix sont si chagrinées…

    Ce ne fut qu’une fois ses mots sortis de sa bouche que la petite étoile se rendit compte de leur teneur si personnelle. L’embarra s’inscrivit sur son visage, alors qu’elle s’inclina plus encore.

    Pardon…Je ne voulais pas…

    Elle secoua la tête plus embarrassée que jamais, avec le souhait sincère de désirer disparaitre à la vue de tous, même de son ami. Qu’avait elle encore été dire là ! Et elle en oublia même de se présenter au dieu des flots.
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MessageSujet: Re: L'Île de Circé ~ L'heure du grand rassemblement !    Dim 23 Sep - 19:07

L'énergie divine se répandait dans l'entièreté du temple. Erin s'était plongée dans sa contemplation, laissant ses sens si particuliers se tendre vers le plus jeune fils de Cronos. Elle sentait cette énergie, ce charisme qui se dégageait de lui tandis qu'elle était toujours agenouillée. Sa parure, maintenant qu'elle était hors de l'eau et dans l'enceinte du Temple, s'était modifiée et révélait enfin toute sa splendeur. Ainsi, se tenait le Général du Pacifique sud devant son seigneur, en tout humilité, tandis que bien des pensées traversaient sa tête.

C'est donc lui, le grand Poséidon, l'homme auquel je suis destinée depuis ma naissance à vouer ma vie. Celui pour lequel, je me suis tant entraînée avant de vaincre Malcom au terme d'un combat plus qu'éprouvant.

Son magnifique regard regard s'attachait à lui, celui à qui elle était destinée à vouer toute sa vie. Erin au coeur aussi dénué d'émotions que l'eau la plus pure se surprit à admirer le maître des flots tandis qu'une étrange chaleur l'envahissait. C'était si singulier comme sensation. Plus elle le contemplait et plus elle se disait qu'elle l'avait déjà rencontré. Une sorte de sentiment planait entre eux. Quelque chose d'impalpable, de chaleureux sans que cela ne semble venir complètement d'elle. Le souvenir...

Scylla... Est-ce toi ?

C'était comme une sorte de mélancolie qui émanait de la scale. Scylla et Poséidon. Un regard soudain et elle remarqua le trouble chez celui qu'elle devait vénérer comme son seigneur.

Scylla la Nymphe, belle d'entre les belles mais au coeur d'eau...

Un geste de la tête de la part du dieu pour l'inciter à se relever. Nulle hésitation de la part de la combattante. Elle avait vite compris ce qu'il se passait. Une ambassade auprès du dieu. A croire qu'elle avait mal choisi l'instant pour revenir. L'Ebranleur du sol n'aurait sans doute pas de temps à lui consacrer dans l'immédiat et elle devrait se renseigner par elle-même. Cette scène lui en rappelait une autre. Celle où elle n'était encore qu'une enfant agenouillée dans l'ombre de son père, Russel Belmont. Puis, ce fut le visage de lady Anna, celle qu'elle prendrait désormais pour modèle. Elle qui ne l'avait rencontrée qu'une seule fois ne pourrait jamais oublié son regard, son magnétisme.

Erin inclina alors la tête en réponse. Puis, elle se releva avec toute l'élégance que des années passées à apprendre toutes sortes d'art en plus de son côté maître des Monstres lui avaient permis d'acquérir. La grâce d'une Nymphe et la froideur d'une lame associée à la pureté et la force de l'eau. Erin était tout cela en plus d'être Scylla aux Six Monstres, féroce et dominatrice. Une fois debout, elle inclina le buste en un dernier salut avant que l'armure ne se mette à briller tandis qu'elle souriait en sentant le souffle de ses protégés glisser sur sa peau.

Tous... Tous mes compagnons se sont apaisés à sa seule présence. Voici donc le pouvoir du Grand Poséidon. Lady Anna, pour lui, je deviendrai aussi majestueuse et puissante que vous l'étiez.

Elle guetta encore un instant son maître qui s'éloignait avec son invité. Un homme escorté de corbeaux accompagné de celle qui devait, de toute évidence, être son épouse et leurs deux enfants. Puis, elle se retourna vers les autres marinas présents et la flamboyante jeune qui lui souhaita la bienvenue. Spontanément, elle saisit sa main avant d'être touchée par l'infinie tristesse se dégageant d'elle. Elle ne savait que faire, venant à peine de débarquer, prenant le temps de réfléchir pendant que la Sirène se présentait.

" Louve, ma tendre Louve, fais ressentir ta chaleur et ton courage et toi l'ourse montre ta force.

Que la louve soit comme un réconfort et l'ourse comme le roc sur lequel s'appuyer.


A ces pensées, les deux animaux apparurent fugitivement. La louve de Scylla caressant doucement la Générale Mary du bout de son museau tandis que l'ourse se dressa soudain derrière elle avant de se serrer un instant, lui offrant sa chaleur et la douceur de sa fourrure.

Erin aux Six Monstres... Comme je dois te décevoir Scylla au coeur d'eau mais si les guerriers de Poséidon ont besoin d'aide, il est de mon devoir de les aider du peu que je puisse leur offrir. Pour lui.

Puis sa voix prit le relais.

" Enchantée, dame Mary, je suis Erin Belmont, Scylla aux six montres et parlant de nourriture... " Un regard vers le festin. Mes trésors ont aussi besoin de se restaurer. Elle avança de quelques pas avant de reprendre. Que nous soyons sur une galère est une chose mais à la force de nos poings, nous pourrons en reprendre le gouvernail et jeter à bas tous nos ennemis. Mais vous avez raison, le répit est une bonne chose s'il est utilisé à bon escient. J'ai juré à quelqu'un de très cher que je ferai tout pour servir le grand Poséidon. Il y a quelques jours à peine avant de l'enterrer ainsi que d'autres, un à un. Oui, je lui ai promis cela sur sa tombe avant d'y déposer quelques fleurs ainsi que sur la mienne. Pour tous ceux qui m'ont connue autrefois, je suis morte, morte et enterrée en des terres que personne n'ose approcher. Erin Belmont repose en paix depuis que Erin aux Six Monstres s'est incarnée. Je lui ai juré. Pour sa mémoire et pour notre seigneur, j'accomplirai mon destin... Aux côtés de ses frères et soeurs, Scylla veillera sur Poséidon.

Le ton était devenu si sérieux. Scylla avait retenu les leçons de son passé. Russel, son père, Anna et Malcom lui avaient appris combien les sentiments pouvaient être autant destructeurs que merveilleux. Elle ne savait si ses paroles seraient bien comprises mais elle ne pourrait supporter de rester sans rien tenter. Mary ne la connaissait pas et rien ne disait que les deux jeunes femmes s'entendraient mais au moins elle avait essayé. Puis, enfin, elle prit part au festin, un sourire amusé avant qu'elle ne s'empare d'une énorme coupe vide.

" Approchez mes abeilles, montrez que nous ne venons pas les mains vides. "

Et tandis que le cosmos de Scylla libérait cette face d'elle-même un énorme essaim sembla engloutir la coupe en un bruit si caractéristique avant qu'elle ne reprenne.

" Il est temps de revenir au bercail. " Lança-t-elle sur un ton plus léger et le nuage bourdonnant se dispersa. Scylla sourit en contemplant la coupe remplie de miel d'une qualité exceptionnelle." C'est peu de choses mais j'espère que ce cadeau vous plaira. "

Un regard vers les enfants, peut-être que comme elle, ils adoraient le miel. Scylla espérait ainsi rompre dans la douceur la glace, espérant faire oublier le fouet attaché à sa scale. Un court instant passa avant qu'une petit jeune fille toute timide ne fasse son entrée. Sa timidité apparente, loin de l'amuser, éveillèrent sa méfiance et instinctivement elle passa la main sur le cuir de son arme tandis que les six monstres se tournèrent vers elle. Ce genre d'attitude pouvait dissimuler une puissance hors norme.
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MessageSujet: Re: L'Île de Circé ~ L'heure du grand rassemblement !    Lun 24 Sep - 20:41

D'une oreille attentive, le maitre des corbeaux écouta les paroles de l'Olympien. L'information que ce dernier délivra fut à la fois perçut comme un soulagement et aussi comme une déception. Le fait de savoir que l'homme qui avait tenté d'outrager le corps de sa femme ne faisait pas partie du peuple du dieu de la mer était une très bonne nouvelle, mais secrètement, il aurait aimé que le nouveau Serafim se confronte à ce guerrier sanguinaire. Finalement, il valait peut-être mieux que les choses restent ainsi, pour lui et surtout pour sa famille. De plus il restait encore une zone d'ombre ! Le capitaine du requin avait été banni du royaume de Poséidon, mais il restait vivant, quelque part sur cette terre.

En réponse à la tape sur l'épaule du dieu Llyr, un sourire crispé froissa son visage blême. De nature austère, Serafim n'était pas du genre à apprécier ce genre de contact de ses contemporains. Et on pouvait comprendre pourquoi il ne pouvait s'empêcher de ressentir un malaise, quand un dieu se montrait si familier avec lui. Mais faisant preuve d'une maitrise, il chassa cette expression faciale pour répondre avec sincérité.

« Il n'y a pas de mots assez fort dans tous les langages humains pour exprimer ma reconnaissance, pour votre geste. Mais je souhaite de tous mon cœur ne jamais avoir à en faire usage. Je souhaite que jamais les miens soient menacés. »

Cependant, Serafim était trop lucide pour croire que les troubles allaient se contenter de survoler l'ile d'Avalon comme un simple nuage gris porté par le vent de la tempête. Seulement l'espoir était la seule bénédiction qui s'était échappée de la boite de pandore et tant qu'il en aura alors ce souhait aura toutes les chances de se réaliser.

« Je doute que vos invités arrivent à penser qu'un déserteur d'Athéna puisse faire partie de vos généraux ! Ils se sous-estimeraient.»

Fit-il remarquer sur le ton de l'humour suite à la dernière déclaration de l'ébranleur du sol.

« Mais vous avez raison, rentrons ! »

Le petit Eiwan manifestait déjà son impatience de retrouver sa sœur, sa mère et surement les plats succulents dans les odeurs alléchantes taquinaient leurs narines. Arrivé dans la pièce, le disciple des corbeaux salua Poséidon et quitta son sillage divin pour rejoindre le reste de sa petite troupe. Il y avait de nouveaux arrivants, des guerriers fiers et impressionnants !

« Comme un air de déjà-vu » Murmura-t-il avec un sourire en coin.

La scène en effet lui rappelait son arrivée au sanctuaire, dans une maison du Bélier surpeuplée de saints, mais c'était une époque révolue, qu'il ne regrettait pas. Etant passé par là il se doutait bien que les serviteurs de Poséidon aimeraient bien se retrouver entre eux, sans la présence d'étranger. Il était peut-être temps de partir, les pommiers d'Avalon lui manquaient aussi, ainsi que la chaleur de son foyer.

En attendant, il salua les gens présents autour de la table avant de s'installer à côté d'Aalanna pour déguster les merveilles que la mer leur offrait pour ce délicieux banquet et aussi un peu de ce miel parfumé et irrésistible.

« Hum c'est doux ! » s'exclama-t-il après avoir porté à sa bouche son index imbibé du liquide doré. Il ne fallut pas attendre longtemps pour que les enfants l'imitent avec une gourmandise assumée.
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MessageSujet: Re: L'Île de Circé ~ L'heure du grand rassemblement !    Mar 25 Sep - 6:20

    Il ne s'était toujours pas pardonné de l'avoir tant inquiétée, et n'en était que plus attentionné à son égard. Même s'ils n'en avaient parlé à aucun moment, elle avait dû s'en rendre compte. Elle le connaissait trop bien pour l'ignorer, quels que soient les efforts déployés pour le cacher. Mais si elle l'avait percé à jour, elle s'était en tout cas bien gardée d'abord le sujet. Auquel cas il ne pourrait que lui en être reconnaissant. Mais ils avaient en tête d'autres préoccupations, à commencer par celle d'assumer une bonne fois pour toute ce qu'ils avaient choisi de devenir. Au fond de lui demeurait une appréhension, celle de trahir la volonté de ses parents. Comment s'en assurer, maintenant qu'ils n'étaient plus là ? Mais sa place était auprès de Seren. Si elle avait décidé de rester ici, il en ferait tout autant. Il en avait fait la promesse.

    Son coeur se serra quand il vit les larmes rouler le long de ses joues pour mieux heurter le sol en silence. Ce n'était bien sûr pas la première fois qu'il la voyait dans cet état. Sans défense après avoir été victime de ces sensations exacerbées qu'elle devait avoir appris à connaître par coeur. Il aurait aimé pouvoir la comprendre, partager son fardeau afin de savoir comment la consoler au mieux. C'était d'autant plus vrai depuis qu'elle avait prédit ce qui fit voler en éclats leur innocence. Hélas, ce n'était pas aussi simple, et il savait que sa tendre amie n'aurait pas voulu lui infliger pareil tourment. À défaut de connaître le mal qui la ronge, il ne put que poser les mains sur ses joues pour en chasser toute trace d'humidité de la cime de ses doigts.

    Il ne supportait pas de la voir triste, et que ce geste soit devenu une habitude lui pesait. Mais il ne pouvait rien faire de plus. Elle était seule à pouvoir lutter contre ses démons intérieurs. Ayant posé genou à terre de manière à se mettre à sa hauteur, il passa les bras autour de sa taille pour lui offrir un peu de cette chaleur dont elle avait grand besoin. Sa présence ne remplacerait pas tous ce qu'ils avaient perdu à elle seule, mais c'était à son grand désarroi tout ce dont il était capable pour lui remonter le moral. Il leur fallait être fort, mais on ne pouvait définitivement pas leur reprocher ces moments de faiblesse. Quand elle s'en senti la force, il l'aida à se relever, soulagé mais toujours inquiet à son sujet.

    Oui, on doit y aller. répondit-il d'un ton calme et paisible. Il n'ignorait pas que sa voix était douce aux oreilles que la jeune fille, et que l'entendre si empreinte de douceur pouvait l'aider à se reprendre. Il aurait voulu pouvoir se consacrer entièrement à son réconfort mais n'en aurait pas l'occasion. Ils étaient attendus ailleurs.

    Ses doigts se faufilèrent entre les siens pour les emprisonner. Cette main, il aurait voulu ne jamais la lâcher. Pouvoir être toujours à ses côtés pour être sûr que rien ne puisse lui arriver. Mais là encore, ce n'était pas à lui d'en décider. Preuve en était faite : dès leur arrivée, on leur avait annoncé qu'ils devraient être séparés. Le sort avait voulu qu'ils ne soient pas sous les ordres du même général. Certes, le fait que le représentant des Lyumnades n'ait pas encore daigné se manifester lui donnait la possibilité de la côtoyer aussi longtemps que Tristan le lui permettrait, et cela nuançait quelque peu la mauvaise nouvelle. Pas assez cependant pour faire disparaître le goût amer de la déception. Qu'elle n'ait que lui sur qui s'appuyer désormais eut cela de bon qu'il en était forcé de garder le sourire et de faire face avec dignité pour lui donner une impression de stabilité. Sans cela, comment aurait-il pu la persuader de se reposer sur lui quand ses propres moyens ne suffisaient plus ?

    Paume contre paume, il pouvait sentir son esprit troublé. Avoir cessé de pleurer ne voulait pas dire que les plaies s'étaient elles aussi refermées. Jian n'avait néanmoins pas perdu l'espoir qu'elle finisse par s'apaiser à son contact, même si ce n'était pas facile. Cela ne l'était jamais quand son âme était en cause. Le bruit des vagues avait eu sur lui un effet apaisant, mais il savait que cela ne durerait pas. Aussi fallait-il se hâter de répondre à l'appel avant qu'ils ne se dissipent entièrement. Sa nervosité n'était guère surprenante, compte tenu des circonstances. N'était-ce pas la première fois qu'ils allaient être présentés à l'ensemble des Marinas ? La plupart se connaissaient sans doute déjà. Peut-être même certains étaient-ils nés sur cette île et ne savaient du monde que ce qu'ils avaient pu en lire.

    Quel accueil réservaient-ils aux nouveaux venus ? Depuis que cette question avait germé dans les profondeurs de son esprit, elle ne l'avait plus quitté. Mais à présent sonnait l'heure de vérité. Qu'il doive s'en réjouir ou au contraire craindre le pire, il serait fixé très prochainement. C'était une certitude. Tout à cette réflexion, il était resté auprès de Seren, dont il sentait si distinctement l'anxiété qu'il l'aurait crue palpable. Il aurait voulu pouvoir la rassurer comme il avait coutume de le faire, mais son état proche du sien se ferait sans doute une joie de l'en empêcher. Néanmoins, une lueur de réconfort dardait au fond de ses prunelles. Quelle que soit cette épreuve, ils l'affronteraient ensemble. Il n'avait pas besoin de plus pour garder contenance et aurait aimé qu'il en soit de même pour elle. C'était une chance, car à l'approche du point de rendez-vous, l'agrégat de cosmos manqua de l'écraser tant il était dense.

    Hormis celui de Seren et le sien, il n'en avait connu que très peu, parmi lesquels ceux de leurs parents et des Saints venus prendre leurs têtes. Il en fut déconcerté. Jamais il n'aurait pensé en découvrir en telle quantité. Tant de puissance concentrée en un seul et même point aurait suffi à lui faire tourner la tête s'il n'avait pas été remis de ses blessures. Fort heureusement, Léviathan l'avait aidé à panser ses plaies, lui permettant ainsi de paraître sous son meilleur jour. Mais que Seren soit également concernée l'avait aussi convaincu de hâter sa guérison afin de ne pas la laisser seule en terre inconnue. L'adolescent la gratifia un sourire chaleureux qui, par chance, parut plus crédible qu'il ne l'aurait espéré. L'instant d'après, il coulait un regard vers les deux jeunes enfants qui se tenaient non loin de là en compagnie de ceux qu'il devinait être leurs parents. Bien qu'ils ne soient pas doté d'armures semblables aux leurs, leur présence en ces lieux demeurait des plus surprenantes.

    Un sombre éclat passa dans ses yeux à les voir ainsi en famille, un privilège qu'il n'aurait pour sa part jamais plus. Il était encore trop tôt pour prétendre en avoir fait le deuil. Il parvint toutefois à redresser la tête et à en détourner son attention pour rejoindre non sans mal l'élue de Notos, qui semblait avoir distingué dans la foule un visage connu. Qu'elle ait déjà pu nouer des relations le surprenait également, même s'il en était principalement heureux pour elle. En ce qui le concerne, il n'avait pas eu cette chance et n'était à la vérité pas sûr d'y tenir. Ils étaient soldats, et il en était de même pour chacune des personnes présentes. Se lier d'amitié avec l'un d'entre eux pouvait vouloir dire le perdre dès le lendemain. Une éventualité à laquelle il n'était pas préparé. S'il devait arriver malheur à Seren, il n'y survivrait pas.

    C'était une peur profonde qui l'obsédait de longue date et qu'il n'avait pu chasser en dépit de tous ses efforts. Elle grandissait chaque jour, et ce sans son aide. Ne point lui donner les moyens de l'anéantir était la seule chose qu'il puisse faire. Une fois à même hauteur, il posa la main sur l'épaule de Seren afin de se présenter à son tour à celle qu'elle était venue visiter. À en juger par son comportement, elle devait la tenir en haute estime. Aussi était-il tout naturel qu'il s'intéresse à elle à son tour, ayant toute confiance en son jugement. Elle n'était guère plus douée que lui en relations humaines, mais il ne doutait pas une seule seconde qu'elle sache s'entourer de personnes de confiance. Tout du moins voulait-il y croire, s'en souciant déjà bien assez sans qu'elle ne lui donne de raison de s'inquiéter.

    Je suis Jian. Enchanté ! avait-il déclaré. Et merci, ajouta-t-il une fois que Seren eut le dos tourné, sur le ton de la confidence. Elle comprendrait. Ses lèvres s'étirèrent dans un sourire radieux. À n'en pas douter, cette personne devait être la fameuse Mary dont Seren lui avait tant parlé. Elle n'avait pas voulu lui donner tous les détails, mais en avait dit bien assez pour qu'il lui en soit reconnaissant. La Sirène Maléfique avait fait beaucoup pour la petite étoile, sans doute plus qu'elle ne s'en serait doutée elle-même. Qu'elle l'ait aidé à s'affirmer était un net progrès, et sans doute ce pourquoi il s'estimait lui être le plus redevable. Au fond, cette chance, lui aussi aurait voulu l'avoir. Un jour peut-être. Après s'être incliné respectueusement, comme son amie avant lui, il suivit cette dernière sans se poser de questions. Grand mal lui en prit, puisqu'elle l'avait mené devant nul autre que Poséidon en personne. Une rencontre que le jeune garçon aurait aimé retarder davantage, mais il était trop tard à présent.

    L'oeil inquisiteur de son Dieu lui fit courber l'échine. Il aurait aimé prendre la défense de Seren, mais sa gorge s'était nouée dès qu'ils s'étaient trouvés en travers de son chemin. Incapable du moindre mot, il ne pouvait qu'espérer que ces gestes de politesse suffisent à le contenter. Il aurait pu retenter sa chance si son instinct n'avait pas été piqué au vif. On avait les yeux posés sur eux. L'une des convives – il n'était pas encore assez instruit pour reconnaître son Écaille et son rang encore moins – fixait Seren d'un air méfiant. Son regard se fit plus froid après avoir croisé le sien. Le bras paré de son bouclier s'éleva instinctivement. D'un cran tout au plus, mais bien assez pour le mettre en évidence – ainsi qu'en travers de sa route. Ses intentions étaient troubles, mais une chose était sûre : elle ne toucherait pas à un seul de ses cheveux aussi longtemps qu'il serait là pour s'interposer.
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MessageSujet: Re: L'Île de Circé ~ L'heure du grand rassemblement !    Mar 25 Sep - 15:02

~~ Une aurore dans le ciel ~~


Revenant sur ses pas, Poséidon vit apparaître deux jeunes étoiles sous ses yeux. Mais le trouble visible de Serafim à son geste assez amical l'interrogeait sur la distanciation que les Dieux avaient créé avec leurs Peuples. S'il était vrai que gouverner demandait parfois de l'autorité et même de de punir, l'empathie était une chose naturelle pour le Dieu des Océans. Il était selon beaucoup le symbole même de la colère et de l'impatience mais c'était oublié le doux reflux de l'écume sur les récifs quand on se repose après une longue nuit de pêche. Oui, il était ainsi, doux et protecteur en même temps qu'impatient et colérique. Souriant à la gêne occasionnée par son geste, il laissa l'ancien chevalier du Corbeau retourner auprès des siens.

Se rapprochant des deux nouveaux venues, il pensait à ce moment là aux dernières paroles de son Général. Ainsi donc, son Frère aîné s'était permis de lui voler un de ses Généraux pour en faire un Spectre, une créature sans foi ni loi, ne pensant qu'à servir leur Sombre Monarque sans se poser la moindre question sur le sens de l'existence. Il se promettait de résoudre cette situation à sa manière, expéditive et sans appel. Dans les souvenirs que lui avait laissé son épouse, certaines choses devaient aller au bout et il ne comptait pas en rester là. Pour l'heure, il avait face à lui deux jeunes recrues assez timides.

La peur se lisait sur leurs visages comme dans un livre ouvert et il était indéniable que Tristan avait encore trouvé des recrues de choix. Alors que la jeune femme bredouillait quelques mots sur sa femme et que son compère levait son bouclier pour se défendre de toute agression, le Dieu s'approcha alors pour laisser son cosmos communier avec les Ecailles. Celles-ci résonnèrent à son appel et le Dieu des Océans se décida à entrer dans le vif du sujet.

" Capitaine, jeune demoiselle, n'ayez crainte de nous demander des nouvelles de notre Epouse. Cela nous touche et elle se repose après de longues années d'efforts pour la sauvegarde de nos Mers. Quand à vous, baissez votre garde en notre présence ! Tant que nous serons là, votre bouclier devra se tourner vers nos ennemis... "

Le ton était doux et à la fois noble, il leva alors la paume de la main pour les inviter à se relever. La nouvelle Garde Marine allait bientôt connaître des évènements difficiles dans la guerre à venir sur leur propre territoire. Brusquement, le souffle court, le Dieu leva les yeux vers le ciel pour voir des étoiles s'éteindre en grand nombre. Quelque chose se répandait dans le Monde et la vie était fauchée inexplicablement. Concentrant son cosmos à son paroxysme, il se retourna en direction de l'ouest et de la Cathédrale de son cher Frère. Mais au lieu de trouver encore un sinistre complot, il sentit une puissance herculéenne dans cette direction.

" Coeos... Comment ?... "

Ses yeux se plissèrent et il comprit que le Sombre Monarque allait devoir défier un adversaire de taille. Le fait de le voir sortir des entrailles de la Terre ne le satisfaisait pas mais un seul Titan, si ce n'était deux, était du ressort du Gardien du Tartare. Fermant le poing, l'Ebranleur des Sols se demandait quand même si tout cela n'était pas arrivé à un trop bon moment. Sans chercher plus loin une réponse qui viendrait en son temps, il fit quelques pas en arrière pour se retourner vers la plage. Là, dans l'horizon, l'eau se mit à bouillonner pour exploser dans un geyser d'eau. Une ombre sortit alors de la brume créée par le jet d'eau. Un navire venait de refaire son apparition après des années à dormir sous les flots, le "Hollandais Volant" était de retour et, sans se retourner, appela ses Marinas. Poséidon n'avait pas changé dans ses projets de rencontrer enfin sa nièce après bien des années à l'écart les uns des autres. Le projet d'Astre ne devait pas être remis en cause et il comptait bien honorer sa Mémoire d'une manière ou d'une autre...

" Marinas, il est temps pour nous de quitter cette île dans l'heure qui suit. Cette île va devenir un lieu de pèlerinage pour le futur, lieu de paix et de sacrifice pour tous les nôtres. Mary, vous en prendrez le commandement en attendant le retour de votre soeur. En s'adressant aux ambassadeurs d'Avalon. Peuple d'Avalon, si vous le souhaitez, notre fidèle ami, Morvac'h, le briseur d'écumes va vous aider à retourner chez vous ou alors.... Tel Lancelot, le Seigneur Serafim souhaiterait nous accompagner ? Il faut parfois affronter son passé pour aller de l'avant et le moment est venu de sceller enfin une paix durable entre nous et notre Nièce, la Déesse de la Sagesse, pour l'honneur et le souvenir de ce cher Astre... "

La fin de l'harangue se termina de façon plus douce et plus amère. Sortant des flots, une quinzaine de chevaux blancs à la crinière aqueuse et à la queue roulant comme des vagues, le regard saphirin et lumineux, galopait vers le Dieu des Océans. Le premier d'entre eux, plus grand et majestueux, frappa le sol pour faire stopper le course et s'approcha seul auprès de son Maître. Caressant sa crinière avec un sourire, Poséidon était heureux de revoir son fidèle ami. Puis, d'un geste de la main, il invita chaque Marina et ambassadeur d'Avalon à choisir leur destrier pour aller vers le "Hollandais Volant" à l'horizon. Un serviteur amena deux chevaux des écumes à Aalanna et Serafim pour les laisser décider tranquillement de leur Destin.

Un flocon de neige tomba alors du ciel en signe néfaste. Poséidon sentit que cette ombre dans le ciel avait commencé son sinistre ouvrage, même la Lune semblait terne et sans saveur, le bruit des vagues était moins étincelant...

Arrow Entrée du Sanctuaire d'Athéna
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Satine


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MessageSujet: Re: L'Île de Circé ~ L'heure du grand rassemblement !    Mar 25 Sep - 18:42





    Ma main tendue ne rencontra pas la chaleur de la peau de celle à qui je venais de saluer courtoisement. Je fus très surprise de sentir une truffe froide et humide rencontrer ma paume nue. Suivie d'une sensation plus douce et plus chaude : les yeux écarquillés en voyant le loup et l'ourse, je ne bougeais pas d'un millimètre. Mes sourcils se rencontrèrent au milieu de mon front, mais ce geste me fit un bref moment oublier mes tourments. Il y avait quelque chose de rassurant au contact de ces animaux. J'offris un regard compatissant à Erin. Tous devait capter ma profonde tristesse, bien que j’essayais un maximum de la dissimuler derrière un masque sérieux, une voix ferme, assurée ainsi qu'un maintient irréprochable.
    J'étais la Sirène Maléfique, je ne devais pas ternir l'éclat sans pareil que diffusait mes pairs. Une telle fragrance se diffusait partout dans l'assemblée ! Une odeur d'iode, un parfum subtil et délicat diffusé par Poséidon en personne. Qu'il emportait dans son sillage. Ma conscience se perdit à le regarder s'éloigner, accompagné par un homme à la mise sombre, un représentant d'Avalon. Le nom de ce pays de légendes m'était familier, qui ne connaît pas les histoires de l’île perdue dans les brumes ? Songeusement, j'observais cet attroupement, écoutait les brouhahas des conversations sans pour autant vouloir m'y mêler.

    Puis, ma petite étoile fit son apparition. Quand je la vis, mon visage , s'illumina d'un doux sourire. Malgré les derniers événements, je ne désirais pas lui montrer cette parcelle de moi, mon côté femme, fragile. Si elle l'avait entrevu l'espace d'un instant, je ne lui donnais pas l'occasion de le déchiffrer, pas même de s'inquiéter à mon tour pour ma personne. Je tâchais de la rassurer d'un geste évasif de la main, mimant une pose détendue. Le visage bien haut, j'allais lui dire de rester calme en soufflant un bon coup, mais la petite fut plus rapide, et je la vis filer devant le Dieu des Mers. Toute trace de cette euphorie feinte disparue totalement. Mes yeux de jades tombèrent sur le fameux ami dont Seren ne cessait de me parler. D'un simple coup d’œil je compris pourquoi la fillette s'était accroché à lui comme une sangsue : non, ce qu'elle m'avait confié ne faisait que confirmer mes opinions. Les deux enfants devaient avoir soufferts par le passé. Il s'adressa à moi d'une voix si basse que je dus tendre l'oreille. Il me remerciait ? Hm, et il était enchanté, soit, cela avait au moins eu le mérite de me faire lever un sourcil circonspect. Un rien amusée, je lui donnais une grande claque amicale dans la dos, avant de suivre sa précieuse amie vers Poséidon.

    Un soupir. Je m'apprêtais à rejoindre les deux enfants pour leur insuffler un peu de courage dont ils manquaient cruellement, mais me ravisa pour me rabattre sur le banquet où s'était formé un petit attroupement. Je fis bien attention de ne pas heurter les enfants du couple Avalonien, croisa au passage le regard saphir de la douce enfant blonde répondant au nom d'Eilaine, ne manquant pas de me faire avoir un léger frisson, et parviens à chiper deux trois crevettes que j'avalais goulûment. Je devais me rendre à l'évidence, je ne parvenais pas à manger. Les crustacés me restaient à travers le gosier et je dus boire d'une traite un grand verre de vin pour faire passer le tout. Mon estomac se noua douloureusement. Encore un soupir.
    Ma tête se tourna vers miel qui libérait une douce odeur : friande de ce liquide doré, j'eus le manque de délicatesse de m'emparer du pot pour y tremper un index. Son goût suave et sucré ne me ragaillardie pas davantage que les crevettes. Sous le regard triste des enfants, je m'abaissais à leur hauteur pour leur tendre le récipient plein à ras bord. Un sourire gêné et ma mine se fit plus sombre encore.

    « Pour moi, plus rien n'a de saveur il semblerait»

    Murmurais-je pour moi-même tandis que la voix du Dieu Olympien résonna dans tout le palais. Mais ce ne fut pas le timbre de celle-ci qui me fit sortir de ma torpeur : non, une silhouette surgissant des flots ne tarda pas à éveiller mon vieil instinct de pirate.

    « Le Hollandais Volant !» clamais-je en courant presque, bousculant quelques marinas eux aussi témoins de cette scène insolite. Bouchée bée, le cœur battant, je vis en cette apparition, l'espoir fugace d'une renaissance. J'aurais tellement voulus qu'Astre soit lui aussi témoin de ce prodige ! « Seigneur Poséidon, il n'y a pas de mots pour traduire ma reconnaissance... Je guiderais les hommes autant que faire ce peut ! Je suis Mary Red, et je tâcherais de me montrer digne du Hollandais Volant !»

    Une pointe de fierté venait à poindre dans ma voix vacillante. Je m'inclinais devant Poséidon. Quand je me redressais, ce fut pour faire face à une troupe d'impétueux chevaux aqueux, les danseurs des flots. Mon regard pétilla, tant de choses se déroulaient, si vite, que j'avais du mal à suivre le fil. Mais mon cœur se tournait une fois encore, vers le Prêtre de Poséidon. J'aurais voulut lui faire mes adieux avant de partir dans cette entreprise. À côté de ma protégée, j'enroulais l'un de mes bras autour de son cou, calant ma tête au creux de son épaule, je laissais mes cheveux rouges glisser... Je restais un moment interdite, surprise moi-même par mon geste instinctif. Je ne parvenais pas à comprendre la voix qui résonnait dans mon être tout entier. Or j'avais ressenti le besoin inexpliqué d'étreindre ma petite Seren, comme le ferait une mère.

    Je lui chuchotais doucement : « C'est marrant, je suis à la fois triste et heureuse. Mon époux vient de périr, mais je sens encore sur moi, son regard aimant. Il m'encourage à redresser la tête. Petite Seren, je voudrais que tu vogues à mes côtés, ainsi je te montrerais mon élément., celle que je suis devenue.»

    Je me détachais d'elle, non sans prendre le temps de faire un clin d’œil à Jian, pour ensuite m'approcher de l'une de ces bêtes sublimes. Je flattais l'encolure d'eau, surprise de ne pas sentir ma main se mouiller. Sans me poser d'autres questions, et après une prière silencieuse pour mon bien-aimé, je montais en scelle, n'oubliant pas de rajuster mon chapeau et mon châle. Même si il faisait nuit, je me méfiais de l'éclat laiteux de la Lune.

    Nous ne sommes jamais trop prudent.



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Eilaine


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MessageSujet: Re: L'Île de Circé ~ L'heure du grand rassemblement !    Mar 25 Sep - 21:29





    Le peuple d'Avalon venait de gagner beaucoup plus qu'il escomptait. L’ancienne allégeance rétablie, le pays caché dans les brumes venait de s'assurer la protection ancestrale du Roi Llyr : ainsi, en renouvelant l'engagement de la « Promesse Diaphane », tous avait trouvé un soutien indéniable du peuple Marinas. Les Atlantes demeuraient importants aux yeux de Morgane, « Celle qui venait de la Mer », et la Grande Prêtresse se devait de respecter les anciennes traditions, les paroles de sa mère. Aussi, voir que les choses se déroulaient au mieux enleva un poids sur les épaules d'Aalanna. Sa fille sembla se détendre en même temps qu'elle, et, pour traduire cela, la petite ne manqua pas d'offrir à sa mère, un sourire radieux. Si chaleureux que l'éclat du soleil paraissait bien pâle à côté. Après tout, n'était-elle pas la personnification de l'union entre la Lune et l'Astre du Jour ? Cette pensée amusa la jeune druidesse qui regarda son époux s'éloigner avec le Dieu des Mers. À quoi bon protester contre la parole de Llyr ? Il était connu pour être comme les vagues s'écrasant contre la jetée : parfois capricieux, tantôt doux et calme, voire en certaines occasions, colérique.

    Ce serait commettre une faute que d'aller à l'encontre de sa volonté. Sur ce point, Dagda n'avait pas à rougir d'être tout aussi lunatique que lui. Cependant, le Père des Druides avait un aspect plus protecteur encore que Llyr. Un côté plus... paternel. Mais sommes toutes les deux Dieux se ressemblaient beaucoup ! Surtout quand il s'agissait d'amour charnel. Ces deux là rivalisaient en conquêtes ! Coupant court au fil de ses pensées, la blonde jeune femme désireuse de se tenir un peu à l'écart, alla trouver refuge dans l'ombre des colonnades. Simple observatrice, Aalanna ne voulait pas prendre part aux réjouissances, si il en existaient réellement. Au moins, le banquet prouvait que l'on fêtait le retour de la divinité marine, et le faste ne laissa pas totalement la demoiselle de marbre : surtout les deux enfants du couple du pays d'Alba qui ne purent s'empêcher de jeter des petits coups d’œils furtifs. Poussant un bref soupir traduisant plus son amusement qu'autre chose, la Prêtresse sortie de sa cachette pour installer les enfants à la table après le passage d'une grande dame à la mise écarlate et au regard à la fois triste et aussi vert que son maître Antiokus. Un bref échange de regard, et elle porta son attention sur la table. Elle aida les enfants à s'installer sur leurs chaises, apercevant au passage son mari revenir de cette discussion avec Poséidon, comme l’appelait le peuple d'Ys. Attablés, elle glissa quelques mots à l'oreille de Serafim, s'assurant que tout s'était bien passé.

    « Que te voulais le Dieu Llyr ?» fit-elle en glissant l'une de ses mains sous la table, à la recherche de celle du maître des corbeaux. « J'ai crus ressentir ton trouble, s'est-il passé quelque chose ? Dis-moi !»

    Une lueur d'inquiétude passa dans ses beaux yeux bleus, semblables à la voûte d'un ciel radieux, sans nuages. Ses doigts s'entortillèrent autour de ceux de son bien-aimé, en quête d'une chaleur réconfortante. Il ne s'était pas passée une heure que déjà, Aalanna se sentait oppressée, loin du Royaume Blanc. Chez eux.
    La lumière du jour déclinait, laissant place aux couleurs du crépuscule, bien vite, l'atrium laissa filtrer une douce lueur orangé, teintant tout ce blanc, immaculé. Les brumes rassurantes ne seraient pas encore leur manteau avant un moment, aussi Aalanna tenta de se ressaisir. Mais la présence de ses enfants à ses côtés, à l'inverse de ce qu'elle aurait pensé, ne la soulagea pas. Au contraire.

    D'un geste protecteur, elle alla envelopper de ses bras, le petit corps d'Eiwan jusque là silencieux. Le garçon était taciturne, parlant peu, mais tellement protecteur avec sa sœur que ça en était touchant ! D'ailleurs, le petit ne détachais pas ses yeux sombres de la silhouette blanche d'Eilaine. Celle-ci capta son regard, et alla le rejoindre sur les genoux de sa mère. Ainsi, la petite famille paraissait parfaitement heureuse et épanouie.

    « Dame Erin, je vous remercie pour ce délicieux miel, les enfants semblent beaucoup l'apprécier. Je me présente, je suis Aalanna, Grande Prêtresse d'Avalon et porteuse de l'armure de l'Aube.»

    Elle préférait épargner ses autres nombreux titres que lui avait octroyé sa mère et sa Tante la Dame du Lac. Ce serait long, et rébarbatif. Présentations faites, son attention fut portée ailleurs. Un somptueux navire venait de fendre la surface des flots avec majesté. Voir pareil spectacle ne fit que désintéresser les enfants du festin et ouvrir leur curiosité. Aalanna se leva précautionneusement, invitant Serafim à le suivre. Car un événement important était en train de se dérouler sous leurs yeux. Approchant d'un pas solennel, la jeune femme à la chevelure blonde contempla le navire paré des couleurs de la fin du jour ainsi que le troupeau des chevaux dansant sur les vagues. Pareilles créatures éveillèrent l'intérêt d'Eilaine et Eiwan qui s’avancèrent au bord de l'eau leurs yeux grands ouverts tant ils étaient ravis et surpris de voir galoper vers eux, ces destriers fougueux. On leur apporta deux d'entre eux, suite aux paroles de Poséidon. Aalanna resta interdite, cherchant dans les yeux d'obsidienne de son amant, une réponse. Que désirait-il ? Serait-il prêt à revenir au Sanctuaire maintenant que leur vie était destinée à rester sous l'étendard de la paix ? Ou l'envie de représenter leur peuple se ferait-il plus forte encore ? Car combattre auprès du Roi Llyr leur assurerait une place de choix, un pacifisme durable entre les deux peuples. Que faire ? Et puis... ne serait-ce pas là une occasion de porter conseils et secours à Dormin ?

    Bref, le choix était difficile. Mais ce n'était pas à elle d'en décider. Cette fois-ci, elle lui laisserait le loisir de choisir quel chemin emprunter, quelle destinée ? Cruel dilemme s'offrant à eux. Puis, il y avait leurs enfants. Qu'adviendraient-ils d'eux si jamais ils venaient à périr ? Tant de questions tourbillonnaient dans son esprit. Et son instinct maternel lui hurlait de ne pas intervenir dans un combat qui n'était au final pas le leur. Mais pour des raisons politiques et diplomatiques, n'était-ce point une occasion en or ? Soupir. Non, décidément, la balance était en parfaite équilibre. Car la sécurité de leurs enfants demeurait assurée ! Quoi qu'il advienne !

    « Mon Amour, Lune des mes Jours, cette décision te revient, saches que je te suivrait quoi que tu décides de faire. Je suis prête aujourd'hui à reprendre les armes si cela est nécessaire. Qu'importe la cause, les raisons, si ton cœur te commandes de revenir là bas, alors qu'il en soit ainsi. Je te suivrais»

    Il n'en fallut pas plus. Car s'illuminait dans le regard du Seigneur des freux, la flamme combative qu'elle avait aperçu une fois. Elle hocha la tête, puis, se tournant vers le Briseur d'écumes elle lui intima de conduire ses enfants en Avalon. Ces derniers protestèrent, pleurèrent, mais leurs pleurs se tarirent quand ils finirent par comprendre. Chacun eu le droit à deux baisers sur leurs fronts avant d'être guidés par Morvac'h. Aalanna eut le cœur lourd quand elle les vit disparaître comme par enchantement.

    Elle finit par se hisser sur sa monture la mine sombre, le regard perdu au delà de l'horizon.
    La lune était pâle et claire, bien terne.

    Des ombres se profilaient à l'horizon.


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Lily


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MessageSujet: Re: L'Île de Circé ~ L'heure du grand rassemblement !    Mer 26 Sep - 11:42



    L’angoisse paralysait la petite étoile, celle-ci se transformant en une chaîne solide entravant ses pensées qui détalèrent dans tous les sens. Elle ignorait tout de la manière de s’adresser à un dieu…Mais que lui avait elle prit ? Elle se fustigea, tant et plus, la tête baissée comme dans l’attente d’un châtiment pour son outrecuidance. Les mots s’étaient échappés de sa bouche sans qu’elle ne parvienne à les arrêter, ceux-ci se faisant sincère parole d’une empathie exacerbée par une musique oubliée et un cœur innocent. Pourtant, nulle punition ne vint alors qu’à ses cotés, elle pouvait sentir plus que voir son ami aussi troublée qu’elle – par sa faute. La divinité était si impressionnante ! Son pouvoir coulait en dehors de lui telle une cascade d’eau aussi belle que dangereuse, n’attendant qu’un instant d’inattention pour vous engloutir entre ses eaux tortueuses. Ou vous accueillir en son sein avec la douce langueur de vague léchant le sable doré. C’est son écaille résonnant grâce au cosmos divin qui diminua en parti la pression que ses pensées tempétueuses faisaient peser sur ses frêles épaules. Timidement, elle redressa la tête aux premières paroles de Poséidon acceptant la curieuse réaction de sa jeune marina – et surtout sa familiarité. Une part d’elle en fut apaisée pour diverse raison, déjà parce que le maître des flots lui semblait accessible, plus que ce que les quelques paroles de sa divine épouse avait laissé deviner d’elle. Bien peu de chose au final mais sa disparition apportait son lot de tourment bien qu’elle soit auréolé de la gloire d’un devoir accomplit – mais à quel prix ? Elle acquiesça, demeurant cependant silencieuse, la gorge nouée par son audace et son précédent embarras.

    Sa tension diminua un instant avant que ses mots ne se tournent vers Jian. Par reflexe, la demoiselle se rapprocha davantage de lui, comme pour le protéger d’un courroux qui ne viendrait pas, car malgré la teneur de son discours, point de colère ni de sentence ne vint finir sa phrase. Puis comme venant de se souvenir d’une nouvelle absence, la petite étoile baissa de nouveau la tête avant de souffler d’une traite quelques mots qui auraient le mérite d’associer un nom à un visage.

    Je suis Seren…Seren Darllenydd…- un instant d’hésitation avant de terminer - Seigneur Poséidon...

    Elle n’eut pas la présence d’esprit de lui rappeler son nouveau grade et son armure, la divinité devait de toute façon, parfaitement les connaître sans qu’elle ne le lui dise. Puis se redressant, l’adolescente vacilla, tremblante alors qu’une horrible sensation d’étouffement vint la submerger brutalement. Inconsciemment, elle s’accrocha à son ami à ses cotés alors que son regard améthyste se perdait dans les cieux, troublé, hanté. Son cœur lui pesait si lourd ! Le vide l’envahit alors que le chant de ses précieuses amies se faisait plus lointain, vacillante comme la flamme d’une bougie face au vent tempétueux.

    Qu’est ce que… ?

    Elle ne comprenait pas – ne voulait pas comprendre également – ce qui pouvait bien ainsi, amenuiser tant et plus une mélopée qui l’avait accompagné depuis toujours. Elle avait toujours entendue leur chant, chaque jour, chaque nuit, celui-ci résonnait dans son âme telle une musique aussi doucereuse qu’habituelle. Aucun mot ne parvint à franchir la barrière de ses lèvres demeurant muette devant ce spectacle macabre qui la tétanisait.

    Si seule ! Elles étaient si seules ! Désœuvrées, abandonnées, disparaissant en silence dans un monde où elles ne pourraient plus jamais chanter…S’éteignant en ne laissant derrière elle, que le vide de leurs absences.

    Ce fut la voix puissante du maître des flots qui la ramena à l’instant présent, elle qui s’était jusque là perdue dans un funeste ailleurs empli d’un vide sans nom. Elle n’était pas seule. Ses doigts se crispèrent sur la main de son ami, contact tangible avec un être cher qui lui prouvait la véracité de ses pensées, la détachant un peu de l’horrible spectacle se jouant dans les cieux et dont elle était victime. Cependant les paroles du divin Empereur des Mers n’étaient pas sans conséquence pour autant, alors qu’apparaissait sous ses ordres un sublime bateau voguant dans les cieux. Un prodige qui pourtant ne parvenait pas à faire oublier à la petite étoile les paroles du dieu.

    La Déesse de la Sagesse. La jeune fille échangea avec l’élu de Léviathan, un regard troublé, si ce n’était angoissé. Une nouvelle épreuve se jouerait pour eux à cet instant alors que le nom de la divinité se frayait un chemin jusqu’à ses lèvres, se faisant murmure évanescent.

    Athéna…

    Ce secret qu’ils avaient chacun prit soin de dissimuler aux yeux des autres allait il tomber si aisément ? Non. Il ne le fallait pas.
    La demoiselle se retourna sur la générale à ses cotés, visiblement ravie par l’honneur que lui faisait là leur seigneur en la nommant à la tête de leur troupe. Elle revint sur le visage de la dame écarlate, soucieuse, ne sachant pas si elle devait croire ou non les gestes rassurant de celle-ci. Son cœur en tout cas, avait bien du mal à ignorer l’éclat ternit de son regard de jade. Surprise par le geste de la générale qui la rapprocha d’elle – en même temps qu’elle la séparait de Jian – elle chuchota au creux de son oreille, une confession qui troubla son âme. Attristée, la petite étoile en oublia leur propres soucies pour partager avec la sirène une courte étreinte qu’elle aurait désirée plus utile.

    Je voguerai à vos cotés Dame Mary, et je pourrai enfin voir de mes propres yeux la célébre Capitaine Ecarlate braver les flots. Une courte pause avant qu’elle ne reprenne plus doucement de cette même voix lointaine qui s’était faite écho aux astres étincelant. Lui aussi voguera à vos cotés. J'en suis sur.

    Malgré les troubles tapis dans son âme se faisant plus nombreux à mesure que les minutes s’égrenaient, la demoiselle voulait autant qu’elle le pouvait, soutenir la sirène maléfique. Car cette femme était précieuse à son cœur, s’étant fait par la force des choses, un soutien dans le chaos de leur nouveau départ, représentant plus que personne, la force que la petite étoile désirait faire sienne pour faire face à l’adversité. Oui. Elle affronterait comme la générale, la tête haute, l’esprit clair ce qui adviendrait là bas, dans ce Sanctuaire dans lequel elle avait vécue.

    Pourtant lorsque la dame s’éloigna pour rejoindre une des magnifiques créatures chevalines qui étaient sorties des flots sous un ordre de leur maître, la demoiselle se retrouva désœuvrée, la solitude empoignant brutalement tout son corps. Son regard se perdit dans les cieux alors que ses mains se crispaient sur sa poitrine sans un mot. Elle devait retenir ses larmes qui menaçaient de s’écouler hors de ses yeux, car celle-ci ne serviraient à rien. Que se passait-il ? Leur chant devenait si lointain ! Si troublé…Il s’effaçait avec une langueur effrayante…

    Un renâclement la fit sursauter alors qu’une des montures océanes c’était approché des deux enfants, semblant s’impatienter de leur inaction. Le regard troublé mais surpris de la jeune fille détailla avec ébahissement le magnifique cheval opalin qui leur faisait face, ses doigts hésitant vinrent cependant se poser sur le chanfrein de l’animal qui baissa la tête à son niveau. Seren adorait les chevaux. Là où ils avaient vécus, il y en avait quelqu’un et chaque fois qu’on lui en donnait la possibilité, la petite demoiselle n’hésitait pas à s’en occupé. Elle était déjà montée dessus, et avait découvert avec ravissement la joie de sentir le vent cingler sa chevelure d’or et partager un rare instant de communion avec un animal aussi beau que noble. Celui qui lui faisait face cependant, n’avait rien à voir avec ceux plus robuste de sa patrie d’adoption, au contraire, il était tout en courbe harmonieuse et la noblesse soulignait chaque courbe de son corps athlétique. Magique.
    Pourtant, la jeune fille se détourna de l’animal pour capturer la main de son ami, lui adressant une prière à lui seul.

    On y va ensemble, d’accord ? Le poids du chant lointain de ses amies nocturne lui était moins pesant à ses cotés. Elle n’était pas seule. Elle devait absolument le sentir pour ne pas se perdre dans les tourments des cieux. ça va aller. On va y arriver…Il ne faut pas qu’on fasse de vague. Je…

    Elle craignait cette confrontation avec ceux qui étaient responsable de tous leur maux, mais tellement de chose se débattait en elle à cet instant, tant d’inquiétude, d’espoir déçu et contraint à mourir dans l’œuf… Les souvenirs d'un cauchemar trop réel.
    Un pâle sourire étira ses lèvres pourtant, pour se rassurer, pour aller de l’avant…Elle le devait, car elle n'était pas seule.

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Solstice


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MessageSujet: Re: L'Île de Circé ~ L'heure du grand rassemblement !    Jeu 27 Sep - 6:04

    L'adolescent avait appris très tôt à voir le cosmos, mais il en rencontrait de rang divin pour la première fois. Aussi naturellement que l'être humain respire, le Dieu des Sept Mers faisait ressentir sa souveraineté. Cette aisance dans son déploiement le perturba plus encore que ses proportions pourtant surréalistes. De Poséidon se dégageait une présence écrasante, un pouvoir abyssal qui semblait ne connaître de limite que celle qu'il voudrait bien lui donner. L'hôte du Léviathan baissa docilement son bouclier, bien qu'il n'ait pu s'empêcher un dernier regard inquiet en direction de cette menace potentielle. Cependant, il ne doutait pas que si elle essayait d'attenter à leur vie, le Maître des Flots ne le permettrait pas. Le respect qu'il imposait aurait suffi à faire taire toute querelle naissante dans l'instant, il en était persuadé sans oser l'avouer – ni se l'avouer, de peur de n'en retirer qu'un sentiment d'infériorité plus oppressant encore. Intimidant était un faible mot, mais ce n'en était pas moins le plus proche de la définition qu'il en aurait donné.

    Lorsque ses parents lui racontaient une histoire du temps où ils étaient encore au service d'Athéna, ils la dépeignaient de puissance égale – d'où le fait que la Terre ne soit pas encore tombée aux mains de ses ennemis. Sans doute était-ce peu approprié, mais il se sentit empli d'un profond respect et d'une gratitude qui ne l'était pas moins. Pour le Roi des Océans tout d'abord, mais aussi pour sa défunte famille à travers lui. Imaginer qu'ils aient bravé une telle force de la nature pour son seul bien-être lui inspirait un soupçon de culpabilité mais aussi et surtout une immense fierté. Ressasser le souvenir des défunts finit néanmoins par lui être désagréable, aussi préféra-t-il se tourner vers des pensées plus actuelles. Ce fut fort heureusement le moment choisi par Seren pour décliner son identité. Arraché à sa torpeur, il jugea utile d'en faire de même – même s'il avait le sentiment perturbant que leur bienfaiteur savait déjà tout de lui, jusqu'aux détails les plus infimes.

    Je suis Jian. Pour vous servir, seigneur Poséidon...

    Sa voix n'avait pas flanché, et il en fut soulagé. Pour autant, il lui aurait été impossible de se détendre aux côtés de son auguste personne. Se tenir à ses côtés était plus qu'il n'en faut pour lui insuffler le respect et la crainte de rigueur en sa présence. Un poids bien lourd à porter pour un enfant de son âge, si propice à l'imperfection. Mais il n'ignorait pas ce qu'il lui devait et ferait au mieux pour payer sa dette. Être un loyal serviteur, il en avait le potentiel. Il n'était pas permis d'en douter. Sa main se resserra sur celle de Seren. Il pensait n'avoir fait aucune fausse note en s'introduisant auprès de son suzerain, mais était-ce réellement le cas ? S'il avait manqué à l'étiquette, il le saurait déjà – du moins essayait-il de s'en convaincre pour se rassurer. Ses doutes furent définitivement écartés quand il les incita à se relever.

    Son répit fut toutefois de courte durée, puisqu'il vit Seren défaillir du coin de l'oeil avant d'avoir pu se redresser de toute sa hauteur. Cela ne l'empêcha toutefois pas de lui porter assistance pour lui éviter tout risque de chute. Elle avait eu le réflexe de se cramponner à lui et il ne put que l'y aider, l'accueillant au creux de ses bras. Cette puissance presque comparable à celle du Divin Neptune l'avait fait frémir, mais c'était bien pire pour elle qui avait été traversée par la mort de toutes ces étoiles. Une mélancolie qu'il aurait voulu noyer dans cette étreinte, mais ce n'était pas si simple. Il fallut attendre que Poséidon entame son discours pour qu'elle puisse reprendre des forces, à son grand apaisement. Ce n'était pas le moment de flancher.

    La voix du Seigneur de l'Écume retentit puissamment. Son ton dynamique résonnait aux quatre vents, tant et si bien que l'on aurait pu croire que nul par-delà les mers n'ignorerait le contenu de ces paroles. Ce fut néanmoins le cas. Entendre ces mots était un privilège qu'il ne réservait qu'à eux. Son armée. Ses soldats. Ses chevaliers élus. L'instant était solennel et il avait agi en conséquence, adoptant le meilleur maintien dont il soit capable non sans avoir au préalable aidé sa compagne d'infortune à en faire de même. La malheureuse n'était pas encore entièrement remise de ses émotions, et c'était à lui de l'aider aussi longtemps que durerait son mal-être. Comble de malchance, le sujet de cette allocution était pour eux le plus délicat qui soit.

    Ça va aller. s'était-il presque senti obligé de lui chuchoter.

    Leur seule participation à la mission était susceptible de causer un incident diplomatique. Le maître des Sept Océans irait-il jusqu'à les proposer en sacrifice, si conclure ce pacte en dépendait ? Cette pensée le paralysa un bref instant. S'il l'avait terrorisé dans un premier temps, Poséidon passait pour être d'une grande bonté, mais il ne le connaissait pas assez pour pouvoir en jurer. Les Dieux avaient traversé le temps et les époques mais continuaient de se réincarner pour mener cette guerre qui les liait dans la fièvre et le sang depuis le premier matin du monde. Bien mal avisé serait celui qui croit pouvoir les déchiffrer. Jian n'était pas assez fou pour y prétendre, et formula à voix basse le voeu que cette première mission ne soit pas également la dernière. Au moins pour Seren. Mais il était encore trop tôt pour savoir à quoi s'en tenir, et il craignait que d'en parler avec leur mécène ne fasse que les précipiter vers un dénouement tragique. Ses préoccupations prirent fin quand sa « seule famille » encore en vie lui fut arrachée – sans penser à mal, cependant.

    Songer à cette conclusion tant redoutée avait même failli lui faire oublier la proximité de leurs semblables, toujours aussi nombreux. Il pouvait s'estimer heureux qu'aucun danger ne soit venu les menacer, se disait-il non sans un regard à la dérobée vers Scylla. Son attention revint sur Mary au moment précis où elle lui adressait un clin d'oeil. L'orphelin s'empourpra quelque peu, peu habitué à ce genre d'attention. Ses appréhensions ne tardèrent pas à refaire surface, mais ce moment d'inattention avait eu le mérite de lui restituer tout son calme. Ce fut alors au tour de Seren de prendre sa main dans la sienne, lui faisant ainsi constater de visu la présence des deux chevaux qui leur étaient destinés. Ils n'avaient que trop attendu pour suivre les ordres et s'embarquer à bord du navire qui devait les emmener au loin. Peut-être ne s'en était-elle pas rendu compte, mais ses doigts étaient animés de tremblements. Pour la rassurer, il raffermit sa prise et déposa un léger baiser sur son front en gage de sa protection.

    Oui, ensemble. Je reste avec toi. avait-il répondu dans un sourire.

    Jian avala sa salive après avoir longuement scruté l'animal. Ce n'était pas la première fois qu'il lui était donné de monter à cheval, mais il n'y avait pas les mêmes dispositions que son amie d'enfance. Aussi loin qu'il s'en souvienne, ses expériences en la matière s'étaient soldées de manière peu concluante. Au reste, il ne s'était plus improvisé cavalier depuis des années. Aussi espérait-il simplement ne pas échouer à la tâche et se ridiculiser devant ceux qui seraient dorénavant ses frères et soeurs d'armes. Se distinguer par sa maladresse dès leur première rencontre serait fatal à son image. Seren voudrait alors le défendre face à leurs quolibets et en ferait également les frais. Le deviner n'était pas bien compliqué. S'il devait échouer, leur réputation s'effondrerait avant même qu'ils n'aient pu la bâtir. La sienne lui importait peu, mais il n'avait aucune intention d'entraîner l'élue de Notos dans sa chute. La seule conclusion qu'il puisse en tirer était facile à déduire à la seule détermination qui enflammait ses pupilles. Pour cela comme pour tout le reste...

    Il n'avait pas le droit à l'erreur.

    ~ Sanctuaire d'Athéna
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MessageSujet: Re: L'Île de Circé ~ L'heure du grand rassemblement !    Sam 29 Sep - 20:50

Serafim tenta de répondre à la question d’ Aalanna, mais il se contenta finalement d’un simple sourire et d’un banal :
Ce n’est rien, tout va bien

Conscient de ne pas être très crédible, il voulut argumenter un peu plus, mais la déclaration de l’ébranleur du sol, fit résonner un étrange écho dans ses oreilles.

Quel était ce son ?

Comme le bruit produit par un gong frappé frénétiquement, ou alors celui de milliers de vagues se précipitant furieusement sur le flanc de la falaise. Non c'était plus fort, plus intense et plus proche, il s'agissait de son cœur, son cœur qui curieusement s'était mis à battre quand il entendit l'ordre de mobilisation du dieu des océans. La divinité parlait bien d'un retour à Athènes, au sanctuaire, fief des saints et d'Athéna, déesse à qui il avait tourné le dos. Il ne s'agissait pas de s'infiltrer sournoisement comme il l'avait déjà fait lors de la rencontre entre Dormin et Aalanna. Cette fois il était dans l'obligation de passer par la grande porte et subir le jugement de tous ! Une épreuve qu'il ne voulait pas tenter, tant le verdict que pourrait délivrer ceux qui furent ses pairs risquait d'être incertain et dangereux. Cependant, le maitre des corbeaux en était venu à la même conclusion que l'Olympien : il ne pourrait jamais faire front à son futur, s'il craignait de se retourner sur le passé.

Aalanna avait parfaitement deviné que le dresseur de corbeaux voulait se rendre dans le pays de sa jeunesse, mais Serafim voulait effectuer ce pèlerinage maudit seul. Si un malheur devait se produire alors il voudrait y faire face seul, mais c'était une hérésie de penser ainsi. Cela faisait six ans que les deux amoureux vivaient ensemble, mais on aurait pu croire qu'ils étaient liés depuis la genèse de ce monde. Aussi Serafim avait deviné que son épouse voulait l'accompagner et il savait parfaitement que tenter de l'en dissuader serait encore plus ardue que d'assécher la mer avec un dé à coudre.

C'est donc en retenant ses larmes que le jeune père fit ses au revoir à sa progéniture, tentant de les rassurer comme il pouvait en leur promettant un retour rapide...rapide...Espérons le ! Même les plus courts voyages pouvaient se métamorphoser en Odyssée ! En tout cas s'il ne pouvait revenir à Avalon alors il fera tout pour que la mère de ses enfants rejoigne le foyer.

« Je n'aime pas les voir pleurer ! »

Dit-il en faisant mine d'ôter un grain de poussière dans son œil. Le défenseur d'Avalon mentait très mal, il s'agissait d'une manœuvre pour camoufler ses propres larmes. Tant que les enfants étaient la, il se retenait, ne voulant pas rendre la séparation plus difficile, mais maintenant qu'ils avaient rejoint Avalon, cette contrainte s'était effacée.

« Avant de partir promet moi de tout faire pour retourner à Avalon, je ne sais pas comment les choses vont tourner là-bas, aussi s'il le faut n'hésite pas à m'abandonner. »

Etant orphelin Serafim, ne voulait pas que ses enfants vivent le même calvaire. Sa demande pouvait paraitre choquante, cependant elle n'était que le reflet de sa peur. Bien sûr en faisant partie de l'escorte de Poséidon, ce genre de dilemme ne devait pas se poser...En principe, le monde était devenu si incertain !

Serafim posa un baiser sur les lèvres de son épouse pour diluer la gravité de ses propos et prit possession à son tour d'une monture. Tout devrait bien se passer, mais un étrange frisson lui parcourait la colonne vertébrale tel un insecte sournois qui s'était glissé sous ses habits.

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L'Île de Circé ~ L'heure du grand rassemblement !

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